04.05.2008

Laurent FABIUS : Le RSA, c’est "le revenu de solidarité absente"

Texte de l’intervention de Laurent Fabius lors de la séance des questions au gouvernement.

Permettez-moi, Monsieur le Premier ministre, de revenir sur le revenu de solidarité active, idée juste qui est d’ailleurs expérimentée dans bien des départements que nous présidons. Encore faut-il être précis sur ses modalités.

► Se pose d’abord la question du coût. On a entendu les chiffres les plus divers : au départ, c’était 10 à 12 milliards ; puis le ministre du budget nous a dit que ce serait 5 milliards ; M. Hirsch tient pour 3 milliards ; et l’autre jour le Président de la République a parlé de 1 ou 1,5 milliard. Laquelle de ces excellences contradictoires faut-il croire ?

► Se pose ensuite la question du financement. Les départements se demandent en effet s’ils ne vont pas avoir à payer. Les titulaires de la prime pour l’emploi sont quant à eux très inquiets : nous avons cru comprendre qu’au-dessus de 1,2 fois le SMIC, vous supprimeriez la PPE. S’il n’y avait que moi qui m’inquiétais, peu importerait ; mais permettez-moi de vous citer une intervention sur France Inter du début du mois d’avril : « Le projet qui est proposé par Martin Hirsch a deux inconvénients : il est coûteux - de l’ordre de 3 milliards - et il conduit à diminuer la prime pour l’emploi pour un certain nombre de Français. » L’auteur de cette intervention frappée au coin du bon sens est M. le Premier ministre !

Quelle est donc votre conception de la solidarité ? Pour nous, elle ne consiste pas à financer les revenus des plus pauvres en taxant les pauvres ! Ce RSA risque de devenir - à cause de vous- un revenu de solidarité absente ! Vous avez dit que nous étions hostiles à tout. Pas du tout : nous sommes contre les injustices, mais nous sommes pour la solidarité, la vraie solidarité !

Dépêche : Martin Hirsch traité de "Pinocchio" par les députés PS

Le Haut Commissaire aux Solidarités actives, Martin Hirsch, a été chahuté mardi à l’Assemblée lors de la séance des questions au gouvernement, par ses anciens camarades de la gauche qui l’ont traité de "Pinocchio".

Il s’est attiré ce quolibet alors qu’il répondait à Laurent Fabius (PS) qui venait de questionner avec vigueur le Premier ministre sur le coût et le financement du Revenu de solidarité active (RSA).

"On a entendu les chiffres les plus divers, au début c’était 10 à 12 milliards, ensuite le ministre du Budget a dit 5 milliards, M. Hirsch tient pour 3 milliards et le président de la République nous a dit que ce serait plutôt 1 ou 1, 5 milliards, laquelle de ces excellences contradictoires faut-il croire ?" avait lancé M. Fabius.

Puis il avait questionné François Fillon sur "sa conception de la solidarité", l’accusant de "financer les revenus des plus pauvres en taxant les pauvres" et évoquant le recours à la Prime pour l’emploi (PPE) pour financer le RSA.

M. Hirsch, ancien président d’Emmaüs et ancien chef de cabinet de Bernard Kouchner dans le gouvernement Jospin, a réaffirmé qu’il allait "recentrer un peu la prime pour l’emploi" pour financer le RSA en assurant que cela "ne lui posait aucun problème".

Accusant le PS d’avoir, "au congrès du Mans (fin 2005, ndlr), proposé la suppression de la prime pour l’emploi", M. Hirsch s’est alors attiré les huées des élus de gauche qui se sont mis à scander "Pinocchio", "Pinocchio", certains faisant le geste d’allonger leur nez pour signifier qu’il mentait.

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27.04.2008

Nicolas Sarkozy, c’est l’omniprésidence de courte vue

Laurent Fabius dénonce dans un entretien publié par La Croix "l’omniprésidence à courte vue" du président Nicolas Sarkozy, dont "l’énergie" s’est selon lui "transformée en agitation". Revenant sur le terme "omniprésidence", qu’il avait utilisé pour qualifier le style de Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius complète : "Après un an d’expérience, je dois préciser : omniprésidence de courte vue."

La Croix :

Nicolas Sarkozy s’exprime cette semaine à la télévision pour tirer le bilan de sa première année à la tête de l’État. Quel regard portez-vous sur son action ? Laurent Fabius : Un regard critique. Non par réflexe pavlovien - c’est l’intérêt général du pays qui m’importe - mais parce que, au vu de son bilan, je constate que la déception l’emporte chez beaucoup de Français qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy. De nombreuses promesses n’ont pas été tenues, notamment sur le pouvoir d’achat qui était pourtant son premier engagement. Quant aux marges de manœuvre, elles ont été dilapidées dans le paquet fiscal, que j’appelle plutôt le boulet fiscal, en consacrant 14 milliards d’euros par an à des dépenses qui n’étaient pas toutes prioritaires. Reconnaissez-vous tout de même au président un vrai volontarisme ? Son énergie de départ était incontestable mais elle s’est transformée en agitation ; souvent même en une sorte d’immaturité compulsive.

Reconnaissez-vous tout de même au président un vrai volontarisme ?

Son énergie de départ était incontestable mais elle s’est transformée en agitation ; souvent même en une sorte d’immaturité compulsive. Le problème avec Nicolas Sarkozy, c’est que le mot « réforme » est utilisé à toutes les sauces, au point de rendre impopulaire toute réforme. La France a besoin de changements positifs. Pour être acceptée, la réforme doit être juste. Or ce n’est en général pas le cas. Je déplore aussi l’improvisation qui règne au sommet de l’État. J’ai employé le premier l’expression « omniprésidence ». Après un an d’expérience, je dois préciser : omniprésidence de courte vue. Le président devrait être l’homme du long terme, de l’anticipation et de la pondération.

Vous ne le créditez donc d’aucune réussite ?

Il en existe, bien sûr, mais pas dans les domaines les plus décisifs. J’approuve les dispositions prises sur l’interdiction de fumer, même si on peut en discuter les modalités. De même, la poursuite de l’action sur la sécurité routière était indispensable. Tout n’est pas noir ou blanc, mais le bilan d’ensemble est gris nettement foncé. Regardez les dernières mesures antifamiliales : elles sont provocantes !

Et la relance de la construction européenne, stoppée par le « non » français...

C’est la crise de l’Europe qui a causé le « non », plutôt que l’inverse. En refusant un nouveau référendum sur le traité, Nicolas Sarkozy a court-circuité le peuple français. Sur le fond, on s’apercevra que le nouveau texte laisse beaucoup de points en suspens. Rien sur les moyens d’une Europe plus écologique et sociale ni pour lutter contre l’euro cher, rien sur la gouvernance économique de l’Union, rien sur l’Europe nécessaire de l’innovation et de la recherche. Sur le plan international, je déplore que le zèle déployé vis-à-vis de George Bush dans l’Otan, en Afghanistan, ou sur l’Iran, se double d’une prise de distance vis-à-vis de nos amis allemands. L’Europe a besoin d’un couple franco-allemand solide.

Vu le contexte économique difficile, un président de gauche aurait-il fait mieux ?

Toutes nos difficultés ne viennent pas de la crise financière mondiale. Malgré et avant celle-ci, il y avait moyen de faire largement autrement. Un président de gauche aurait choisi des priorités claires et différentes : éducation, recherche, formation, PME, pouvoir d’achat. C’est ainsi qu’il fallait utiliser nos marges de manœuvre. Si j’avais été en fonction, j’aurais affecté environ la moitié de l’argent disponible à la réduction de nos déficits et l’autre moitié à préparer l’avenir (éducation, recherche, investissements) ainsi qu’à améliorer le pouvoir d’achat des plus modestes. Et je n’aurais instauré ni les taxes sur les malades ni donné le feu vert aux OGM.

Un an après, le PS vous paraît-il avoir commencé à tirer les leçons de son échec ?

Beaucoup de progrès reste à accomplir. Le PS doit clarifier sa stratégie et trancher entre ceux qui veulent, comme moi, actualiser le rassemblement à gauche tout en l’ouvrant à d’autres, et ceux qui veulent lui substituer une démarche louvoyante. Il nous faut aussi adapter nos propositions au monde de demain avec les enjeux majeurs que sont l’allongement de la durée de la vie, le défi écologique ou les inégalités mondiales.

Que peuvent attendre les Français du prochain congrès du PS et de vous en particulier ?

Un congrès du PS réussi serait consacré à proposer des solutions d’avenir et à éviter de se déchirer. Il nous faut travailler sur le fond au lieu de nous focaliser sur la question de la candidature à la prochaine présidentielle. Quant à moi, je refuse de me mêler aux petites bagarres intestines. Il faut éviter le « bling-bling » et les paillettes. Nous avons besoin de sérieux en politique. C’est le choix que je fais.

Recueilli par Mathieu CASTAGNET

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26.04.2008

AGENDA Laurent Fabius du week-end

bd2ac5a66281be0fb4987381fc991316.jpgSamedi 26 avril, Le Parisien/Aujourd'hui en France publie une brève interview de Laurent Fabius sur la question du financement du "revenu de solidarité active" (RSA).

Dimanche 27 avril, Laurent Fabius sera l'invité de Laurence Ferrari à partir de 12h45 dans l'émission Dimanche+ diffusée sur Canal+.


Toute l'actualité de Laurent Fabius sur www.laurent-fabius.net

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17.04.2008

Laurent FABIUS "Mon rôle : aider à reconstruire la gauche et à proposer des solutions aux problèmes du pays"

Interview de Laurent Fabius parue dans Le Parisien.

Quel jugement portez-vous sur l’action du gouvernement ?

C’est le grand cafouillage. Après les zig-zags gouvernementaux sur la présence à la cérémonie d’inauguration des JO de Pékin, après Mme Kociusko-Morizet dénonçant « la lâcheté » de ses collègues, après le « candidat de la hausse du pouvoir d’achat » transformé en Président du tour de vis, voila l’embrouillamini sur la suppression de la carte familles nombreuses. M. Sarkozy exerce une omniprésidence mais une omniprésidence brouillonne et de courte vue. Avec une faute originelle, les 15 milliards d’euros du paquet fiscal - que j’appelle le « boulet fiscal ». Il y a un problème fondamental d’orientations initiales injustes et de compétence des dirigeants.

La rigueur ne s’imposerait-t-elle pas à n’importe quelle majorité ?

Le sérieux est une chose, la régression en est une autre ! Parmi les 166 propositions de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), celles qui sont de bon sens sont d’ampleur limitée, d’autres sont absurdes comme la baisse des plafonds HLM alors que dans le secteur privé on ne trouve rien à des prix abordables ; ou encore la réduction aveuglément uniforme du nombre des fonctionnaires ; et au total, l’ensemble de ces mesures ne produira pas les résultats financiers escomptés.

Redoutez-vous une contre-offensive du gouvernement ?

Elle a commencé. Sa prochaine cible devrait être à la fois le social et les collectivités locales. Il essaiera d’alourdir les compétences des collectivités locales et d’assécher leurs ressources pour les accuser ensuite de tous les maux, d’autant plus que beaucoup sont dirigées par la gauche. Cette manoeuvre, nous ne devons pas l’accepter.

C’est aussi le sens des projets sur le Grand Paris ?

Pour l’instant, ces projets sont flous mais eux aussi probablement pas dénués d’arrières-pensées électorales. Je me rappelle ce que disait avec humour F. Mitterrand : « On peut tenter toutes les manipulations, on ne remplacera jamais le fait de ne pas avoir assez d’électeurs »...

Le prochain congrès du PS sera-t-il vraiment un congrès d’idées ?

Je l’espère, car il faudra trancher plusieurs sujets de fond. Doit-on, comme je le pense, maintenir la stratégie de rassemblement à gauche tout en l’élargissant, ou bien l’abandonner ? Comment adapter nos propositions en tenant compte du massif défi écologique, de la redistribution indispensable des richesses ou encore de l’allongement de la vie ? Les Français attendent de nous une solide critique du gouvernement mais surtout que nous montrions notre capacité à proposer et demain à gouverner. Le choix des nouveaux dirigeants socialistes se posera également. Ce serait une erreur de confondre l’échéance immédiate du Congrès avec l’échéance présidentielle de 2012.

Quel rôle entendez-vous jouer ?

Aider à reconstruire la gauche et à proposer des solutions aux problèmes du pays. Je ne suis pas candidat pour ce qui relève du superficiel et du bling-bling ; en revanche, si on veut une politique du sérieux et de la compétence, cela m’intéresse.

Y compris par rapport au PS ?

Je ne brigue rien et ne souhaite pas me mêler de la cuisine interne.

Vous ne signerez pas de motion ?

J’apporterai certainement des propositions. La réflexion engagée par le pôle des reconstructeurs me parait utile.

Vous ne perdez pas de vue 2012...

A condition, je le répète, que le besoin de compétence et de pondération soit vraiment ressenti. Actuellement, ce n’est pas la mode. Cela pourrait le redevenir.

Comment jugez-vous l’inflation de candidatures au poste de Premier secrétaire ?

Avec le sourire : je serais embarrassé tout de même qu’il y ait à la fin plus de candidats... que de militants !

Ségolène Royal a relancé sa méthode participative...

Ce que les Français attendent des socialistes, ce sont surtout des réponses convaincantes. Je souhaite que le PS se consacre à cela et pas à se regarder le nombril ni à se déchirer. Les Français ont besoin d’une gauche forte, imaginative et unie. C’est cela qui m’intéresse.

Propos recueillis par Philippe Martinat.

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06.04.2008

Nicolas Sarkozy confond réforme et régression de l’Etat

4 avril 2008
54cbde8bcaf1c9b0e005a19416ebdf47.jpgInvité de RTL, Laurent Fabius a dénoncé la démarche idéologique "ultralibérale" qui s’apprête à annoncer un train de mesures visant à faire des économies dans les dépenses publiques. "J’ai l’impression qu’on confond réforme de l’Etat, nécessaire, et régression de l’Etat qui serait mauvaise", a dit le socialiste. "Il écope en fermant partout les service de l’Etat. C’est extrêmement concret : cela veut dire des professeurs en moins, des infirmières en moins, des policiers en moins, plus de difficultés pour les collectivités locales et je pense que cela va se traduire par un tour de vis supplémentaire très durement vécu et probablement pas efficace", a ajouté l’ancien Premier ministre.
7a9194c616b56dbafcbc31da66e967c4.gif Ecouter l'entretien

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01.04.2008

Laurent Fabius invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1

Pendant près d’une heure, Laurent Fabius a été interviewé sur les grands sujets d’actualité : le déficit budgétaire, la croissance en berne et la crise financière, les retraites, l’envoi de renforts en Afghanistan, la Chine et les Jeux olympiques, la situation au PS. Vous pouvez réécouter l’interview.

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30.03.2008

Fabius : prochains RDV médias

Laurent Fabius sera l'invité du Grand Rendez-vous sur Europe 1 le dimanche 30 mars de 18h à 19h.

Jeudi 27 au soir, Laurent Fabius était l'invité de la seconde partie de l'émission "A vous de juger" sur France 2 consacrée à la Chine, au Tibet et aux JO. Vous pouvez retrouver cette émission à cette adresse: http://programmes.france2.fr/a-vous-de-juger/41385009-fr....

Toute l'information de Laurent Fabius sur www.laurent-fabius.net

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25.03.2008

Laurent FABIUS : "Pour la proposition et l’action sur le fond, je jouerai tout mon rôle"

857c884d3a194dc593636cd1625b6228.png20 mars 2008
fb069478fc4a8b5f816a4fa11343b759.jpgLaurent Fabius affirme, dans un entretien publié, jeudi 20 mars, dans le quotidien Paris-Normandie, que le Parti socialiste doit "préparer un projet différent de celui de notre candidate puisque celui-ci a été rejeté." Laurent Fabius estime aussi que "le PS doit mettre au clair sa stratégie".

"Est-ce qu’il confirme la stratégie du rassemblement de la gauche en l’élargissant, ou bien est-ce qu’il lui en substitue une autre ? Mon choix est clairement en faveur d’une stratégie de rassemblement de la gauche, rassemblement qui peut certes s’élargir à d’autres mais qui ne doit pas être remplacé par d’autres."

Le député de Seine-Maritime estime aussi que "l’organisation même du PS doit évoluer pour faire émerger de nouvelles pratiques et de nouveaux responsables". Sa première tâche, juge M. Fabius, est d’"exercer sa tâche d’opposant et de proposant". Disant craindre "que le gouvernement ne donne un tour de vis supplémentaire", il affirme que les socialistes devront "s’y opposer fermement, mais encore avancer des contre-propositions, notamment sur le pouvoir d’achat, l’emploi, les petites et moyennes entreprises, l’assurance maladie, les retraites". "Pour la proposition et l’action sur le fond, je jouerai tout mon rôle", déclare encore le député PS.

De plus, Laurent Fabius, juge "essentiel" que les banques centrales "assurent la solvabilité" du système financier international, qui traverse une grave crise. Selon l’ancien premier ministre, "il est essentiel que les banques centrales redonnent de la visibilité en assurant la solvabilité en dernier ressort, que soient revues les définitions des normes des grands organismes de crédit, que l’Europe propose des projets industriels, scientifiques, écologiques novateurs".

Laurent Fabius se dit, à nouveau, "critique, aussi, par rapport aux choix de la Banque centrale européenne". Soulignant que, "en cas d’approfondissement de la crise, c’est la population la plus modeste qui trinque d’abord", le député de Seine-Maritime estime que "tout milite pour une régulation plus forte du système mondial". "Je plaide pour une économie sociale et écologique de marché, pas pour une jungle financière", lance-t-il.

LIRE le texte intégral

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17.03.2008

Laurent FABIUS : Le gouvernement doit corriger sa trajectoire

Laurent Fabius a demandé dimanche sur TF1 au gouvernement de "corriger la trajectoire" de sa politique, après la défaite "extrêmement lourde" de la droite aux élections locales qui présente selon lui une dimension "nationale".

"Il y a une défaite très forte du côté de la droite", a-t-il estimé.

"Il y a une dimension nationale" à ces résultats, selon l’ex-président de l’Assemblée nationale.

"Cette dimension nationale, on ne peut pas nier que cela soit de la part des Français et des Françaises une critique extrêmement vigoureuse contre la politique qui est menée", a encore ajouté M. Fabius.

"Si le gouvernement est lucide, il faut qu’il réoriente sa politique", selon l’ex-ministre de l’Economie qui craint "un divorce" entre les électeurs et les gouvernants.

"Nous vous demandons de corriger la trajectoire", a-t-il lancé aux ministres présents sur le plateau, Rachida Dati (Justice) et Xavier Bertrand (Travail).

16 mars 2008

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14.03.2008

Laurent FABIUS : Le gouvernement a prévu un tour de vis après les municipales !

Sur Europe 1, Laurent Fabius maintient que le gouvernement prépare un tour de vis supplémentaire pour l’après-municipales avec de possibles hausses de la CSG, de la TVA ou des diminutions de crédits. Vous pouvez réécouter l’interview.

"Il y a bel et bien en préparation un tour de vis supplémentaire", a déclaré l’ancien Premier ministre socialiste mercredi sur Europe 1.

Laurent Fabius a estimé que ce tour de vis ne serait "pas annoncé comme un plan de rigueur et qu’il n’y aurait pas "une grande publicité avec marqué ’plan de rigueur’". "Mais on risque demain d’avoir soit une augmentation de la CSG, soit de la CRDS, soit de la TVA et des amputations de crédits", a-t-il dit.

Mardi, François Fillon a démenti tout plan de rigueur, affirmant que le budget 2008 voté par le Parlement serait mis en oeuvre" avec éventuellement des ajustements sur les dépenses. "Tout ça est faux. Ce n’est pas digne d’un homme d’Etat que de mentir avec cette constance-là", a-t-il dit à propos des augures alarmistes de Laurent Fabius. Des responsables de la majorité ont démenti en particulier tout projet de hausse de la TVA.

Laurent Fabius, citant une dépêche d’agence de l’époque, a répliqué que le Premier ministre n’avait pas écarté le 12 juin 2007 une hausse de la TVA à compter de 2009 pour financer la protection sociale. "On a oublié, tout ça, moi je n’ai pas oublié", a-t-il lancé, expliquant que le gouvernement n’avait pas pu mettre en application ce qu’il avait préparé en raison du second tour des élections législatives. "La mesure était dans les cartons et monsieur Fillon lui-même l’avait évoquée. C’est grâce au vote qu’on l’a évitée."

Laurent Fabius a réaffirmé que le projet de budget de reposait pas sur la réalité, à commencer par le taux de croissance envisagé de 2,25% pour 2008. "Si on arrive à, péniblement, 1,7% !", a-t-il lancé.

5 mars 2008

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03.03.2008

Laurent FABIUS : la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

Laurent Fabius au forum de Radio J : Paris s’est engagé à prendre des mesures de rigueur après les municipales

Laurent Fabius a affirmé dimanche que la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

"Le 11 février, il y a eu une réunion au niveau européen des ministres des finances", à laquelle assistait Christine Lagarde, a expliqué M. Fabius au Forum de Radio J.

"Vous savez que la France a été mise en accusation à cause de ses déficits. (...) La tonalité du débat qui a eu lieu c’est +Ecoutez, laissez-nous passer le cap des élections municipales, et ensuite nous prendrons des décisions+", a déclaré M. Fabius."Toute l’Europe attend que le gouvernement prenne une série de décisions qu’on cache aux Français", a ajouté l’ancien Premier ministre.

Les ministres des Finances de la zone euro ont appelé le 11 février la France à respecter son engagement d’équilibrer ses comptes publics d’ici à 2010. La France doit "faire en sorte d’atteindre l’objectif en 2010", avait souligné à Bruxelles le président du forum qui regroupe ces ministres (Eurogroupe), Jean-Claude Juncker.

Par ailleurs, Laurent Fabius a exigé que soit "annulée" la prime de 1,5 million d’euros accordée par l’UIMM à son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac. En cas d’impossibilité juridique, il a demandé que le gouvernement dépose "un texte de loi" dans ce sens.

"Ce que je demande (...), c’est que des dispositions soient prises par le MEDEF, par l’IUMM, par l’administration gouvernementale, pour que cette prime absolument absurde qui aurait été donnée" à M. Gautier-Sauvagnac "soit rapportée, que ce soit annulé".

Et "si, juridiquement, ce n’était pas aujourd’hui possible, eh bien que le gouvernement dépose un texte de loi que nous voterons, nous, pour annuler cette disposition". "On ne peut pas dire ’c’est un scandale’ et ne rien faire pour aller contre", a-t-il ajouté, jugeant qu’"il y a quelque chose de pourri dans cette situation invraisemblable".

2 mars 2008


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27.02.2008

Laurent FABIUS : "Pour présider, il faut d’abord se présider soi-même !"



Laurent Fabius était l’invité de la matinale de France Inter.

Ecouter réécouter l'invité d'inter


Laurent Fabius était l’invité de la matinale de France Inter. Vous pouvez réécouter l’interview puis le dialogue avec les auditeurs.

Laurent Fabius a rappelé aujourd’hui que "pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même", alors que l’algarade de Nicolas Sarkozy samedi au Salon de l’agriculture continue de susciter la polémique.

"Au moment de la campagne présidentielle, voyant ce qui se profilait, j’avais dit : pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même. Cette phrase malheureusement trouve toute son actualité", a déclaré le député sur France Inter.

"Je trouve ça absolument lamentable. Qu’il y ait une agression verbale à l’égard du président de la République, c’est lamentable, mais ça arrive à beaucoup d’hommes politiques. Simplement, il ne faut pas se situer dans la réponse sur le même plan, sinon on s’abaisse", a-t-il jugé.

Laurent Fabius a également estimé lundi que le Parti socialiste devait « avoir une ligne claire » pour les municipales, récusant l’« opportunisme » en matière d’alliances électorales.

« Nous définissons dans chaque commune - et il y aussi les élections cantonales - des projets qui doivent être de gauche et rassembleurs », a-t-il déclaré sur France Inter.

« Nous appelons à rassembler autour de nous l’ensemble de la gauche, et certains autres s’ils partagent notre sentiment », a-t-il poursuivi.

Alors que des alliances locales avec le MoDem font débat dans les rangs socialistes, M. Fabius a jugé qu’« il y a des conditions qui doivent être mises, sinon ce serait un opportunisme et l’opportunisme ne mène jamais à rien ».

« C’est le Parti socialiste qui doit lui-même avoir une ligne claire et qui ne doit pas être à la remorque des autres », a-t-il insisté.


Vous pouvez réécouter l’interview puis le dialogue avec les auditeurs sur le blog de Laurent FABIUS



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Elections municipales et cantonales : carton jaune à la droite !



Laurent Fabius appelle les électeurs à adresser un carton jaune à la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Les élections municipales et cantonales seront l’occasion de se prononcer sur la politique mise en oeuvre et à venir du gouvernement Sarkozy-Fillon. Des mauvais coups ont été portés depuis neuf mois : baisse du pouvoir d’achat des salariés et des retraités, taxes médicales, coupes sombres dans les effectifs de la fonction publique, remise en cause de la laïcité, alignement sur la diplomatie de Bush, refus d’organiser un référendum sur le nouveau traité européen. D’autres décisions négatives sont en préparation : augmentation de la TVA et de la CSG, taxes diverses notamment sur les téléphones mobiles et les abonnements à l’Internet, démantèlement du code du travail et du système de retraites par répartition, etc.

Dans 37 jours, en se rendant aux urnes et en choisissant le bulletin socialiste, les Français auront la possibilité d’adresser un carton jaune à la politique actuelle.

Afin de faciliter le travail de mobilisation sur le terrain, nous mettons en ligne sur le site www.laurent-fabius.net un "carton jaune à la droite". S’ils le souhaitent, les sympathisants, les militants, les candidats peuvent le télécharger et l’utiliser lors du porte à porte, sur les marchés, dans les réunions publiques.

Cliquez ici pour le télécharger en haute définition.


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28.01.2008

Laurent Fabius invité de l’émission "On n’est pas couché" sur France 2




Voir la vidéo


26 janvier 2008

La vidéo est malheureusement pour le moment indisponible

En attendant la réparation de ce bug, voici l'un des commentaires écrits à la suite sur le FORUM

Formidable moment de télévision avec un Fabius tenant la dragée haute à ses interlocuteurs, y compris Luccini( ce qui était probablement le plus difficile...), un Fabius démontrant ses facultés d’analyses et de synthèse, de répartis, montrant une énorme culture, un formidable sens de l’humour, et un sens aigu de la relation avec une simplicité exemplaire. Cela ne faisant que regretter encore plus que Laurent Fabius n’ait pas été le candidat du PS à l’élection présidentielle car il aurait peut être été élu et nous serions moins dans la M....


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12:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.01.2008

Crise FINANCIERE : Faute d'action en Europe et en France, la crise financière américaine risque de devenir européenne

Laurent Fabius sera l'invité de Laurent Ruquier ce samedi 26 à 22 h50 sur France 2 dans l'émission "on est pas couchés".

Ecoutez l'interview de Thomas Hughes et Olivier Delagarde sur Itele et France Info 23 janvier

Faute d'action en Europe et en France, la crise financière américaine risque de devenir européenne

Au cours de la séance de questions au gouvernement, Laurent Fabius a formulé six propositions à prendre d'urgence pour faire face à la crise financière. En réponse, le gouvernement qui semble osciller entre fatalisme et dogmatisme, n'a pas juger utile de clarifier sa politique ou de s'engager sur des solutions précises.

Texte de l'intervention de Laurent Fabius :

Monsieur le Premier ministre,

Les événements financiers de ces derniers jours conduisent chacune et chacun d'entre nous à analyser cette situation et aussi à proposer. Il faut le faire sans catastrophisme mais en évitant aussi la méthode Coué et ne pas faire comme si ces événements ne concernaient pas la France.

Dans cet esprit, je vous voudrais formuler six propositions :

1. Au niveau français, nous demandons au gouvernement de nous présenter dans les meilleurs délais des hypothèses de croissance crédibles, qui soient en ligne avec la situation actuelle.

2. Dans ce cadre, nous souhaitons qu'une action particulière soit menée en direction des PME - qui vont souffrir de la contraction du crédit - et en direction des ménages - par le moyen de la Prime pour l'emploi que nous avons créée - et en direction des personnes âgées et des retraités qui ont besoin d'une revalorisation des pensions.

3. Au niveau européen, car tout est lié, nous souhaitons que l'Eurogroupe prennent très rapidement position en direction de la BCE pour que prenne fin l'attitude dogmatique, à cause de laquelle, si elle continue, la crise financière américaine deviendra une crise financière européenne. C'est la responsabilité de la Banque centrale européenne.

4. Nous souhaitons qu'une position européenne commune soit adoptée en direction des fonds souverains, qui sont en situation, dans ce contexte, de prendre le contrôle de grandes entreprises et de grandes banques.

5. Au plan international, nous demandons que plus de transparence soit apportée en ce qui concerne les règles financières, les règles bancaires et les agences de notation.

6. Nous demandons que le Fond Monétaire International se voit confié une mission d'alerte et de traitement sur ces sujets.

Toutes ces propositions exigent que l'on ait un regard critique sur l'hypercapitalisme financier dans lequel la finance finit par tuer l'économie, dans lequel on trouve un mélange très dommageable de cupidité, de laisser-faire et d'incompétence.

Voici nos propositions. Quelles sont les vôtres ?


www.laurent-fabius.net

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18:19 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

23.01.2008

Laurent Fabius : Pourquoi faire taire (un peu) Sarkozy ?



"Avec Sarkozy, les journalistes deviennent des suiveurs"

Laurent Fabius, invité d'arrêt sur images

Pourquoi les hommes politiques s'intéressent-ils au fonctionnement des médias ? Parce qu'ils craignent que ces médias ne les écoutent pas, ou pas assez. C'est peut-être ce qui a poussé Laurent Fabius à lancer sa pétition pour que le temps de parole de Nicolas Sarkozy soit décompté - et limité - par le CSA.

Sa proposition sous le bras, le socialiste s'est prêté au jeu de nos émissions SDF sans vraiment savoir ce qu'était arrêt sur images... avant de s'émerveiller de pouvoir placer « un verbe, un sujet et un complément » dans ses phrases sans se faire rabrouer par un fanatique du chronomètre.

Acte I

Petit exercice impromptu de lecture d'images. Qu'inspire à Laurent Fabius la couverture du Figaro Magazine montrant Nicolas Sarkozy et Carla Bruni regardant ensemble l'horizon ?
Ce commentaire - un peu attendu - sur la "pipolisation" de la politique : « Il y a une différence entre la transparence et l'exhibitionnisme. »
Moins attendu, Fabius l'est certainement quand il avoue qu'il ne « trouverait pas choquant » que le Président se déplace aux frais du contribuable, même pour ses déplacements privés.

Pour comprendre son raisonnement --> Clicker ICI


Acte II

Où l'on parle de chrétienté, et de la récente visite au Vatican du Président. Et où Laurent Fabius dénonce « l'une des dérives des médias : parler plus des coulisses que de l'événement politique en lui-même ».En l'occurrence, plus de l'invitation faite à Bigard ou à Maman Bruni, que du très catholique discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Jean de Latran.
« Le journaliste est devenu un suiveur », regrette Fabius.
Et pour voir Daniel Schneidermann louper magistralement un lancement de vidéo
--> Clicker ICI

Acte III

Parlons de la pétition de Laurent Fabius. Pour tout savoir de la « règle des trois tiers », et comprendre pourquoi le Président et ses conseillers ne sont pas comptabilisés dans l'équilibre politique que sont censées assurer les chaînes, écoutez-le.

Le député assure carrément que décompter le temps de parole du président avec celui du gouvernement serait une mesure de « protection » des journalistes, pour le moment obligés de suivre le rythme d'enfer sarkozyen.
Fabius propose aussi de « prendre le CSA à sa propre réponse ». Comment --> Clicker ICI

Acte IV

Supprimer la pub sur les chaînes publiques ? La gauche « en a eu largement l'idée » , jure le socialiste. Alors pourquoi ne l'a-t-elle pas fait ? « Parce que cela ne fonctionne pas. »

Tiens donc... D'ailleurs, la proposition du Président risquerait de mener à la « privatisation » d'une des antennes publiques, prophétise-t-il.
Alors, on ne fait rien ? Non. Ou pas grand chose. A peine Fabius imagine-t-il « un rattrapage de 4 ou 5 % chaque année » de la redevance.
Retrouvez son argumentaire, mais aussi son décryptage : --> Clicker ICI


Acte V

Les médias ont-ils une responsabilité dans le non-débat sur la ratification du traité européen de Lisbonne ?
Certainement, affirme Fabius... qui les excuse aussitôt puisqu'il croit savoir que ce débat « intéresse moins les gens qu'en 2005 ».
Pour finir, une rapide incursion hors du champs médiatique : quid de la position socialiste sur le traité de Lisbonne ? En regardant les JT, nous n'avons pas compris.

En écoutant Fabius, cela va (un peu) mieux
--> Clicker ICI

Tiens , la table est bancale ... Superbe émission , apaisante : une homme politique , qui connaît son sujet...

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18:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.01.2008

LAÏCITE : Laurent Fabius :"Le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République"



Le député socialiste de Seine-Maritime était l'invité de RTL jeudi matin. "Le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République", a estimé jeudi Laurent Fabius, jugeant "très important" que Nicolas Sarkozy "s'en tienne à la version traditionnelle de la laïcité".


Jean-Michel Aphatie : Bonjour, Laurent Fabius.

Laurent Fabius : Bonjour.

Au Vatican, le 20 décembre, et à Ryad en Arabie Saoudite, lundi, le Président Nicolas Sarkozy a fait deux discours sur la Religion qui ont mis le Parti Socialiste en émoi. Le Président de la république a évoqué au Vatican les racines de la France qui sont essentiellement chrétiennes, a-t-il dit. Et à Ryad, il a dit qu'un homme qui croit est un homme qui espère. Pensez-vous vraiment, Laurent Fabius, qu'avec ce type de déclaration, la Laïcité en France se trouve menacée aujourd'hui ?

S'il n'y avait que les déclarations que vous citez, il y aurait pas de problèmes. Mais je me suis reporté à ces deux textes qui n'ont pas été tellement publiés en France...

Des beaux textes ?

Des textes très travaillés mais qui, j'ai le regret de le dire, rompent avec ce qu'a été la tradition républicaine des différents Présidents, depuis le Général de Gaulle jusqu'à monsieur Chirac. Or, je considère...

Qu'est-ce qui vous fait dire ça ?

Je vais prendre deux, trois exemples parce qu'on ne peut pas être trop long.

Non...

D'abord dans le discours de Latran comme dans le discours de Ryad, M.Sarkozy dit qu'"il n'y a d'espérance que religieuse". Et philosophiquement, on ne peut pas être d'accord avec ça. La République elle-même porte un projet d'émancipation et à partir de cette considération, le Président de la République introduit une espèce de hiérarchie entre les croyants et les non-croyants, les prêtres et les instituteurs.

Je ne dis pas cela en l'air parce que ce serait trop grave. Je dis les choses d'une manière très précise. Je cite trois lignes du discours de Latran. "Dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le Bien et le Mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur, même s'il est important qu'il s'en approche parce qu'il lui manquera toujours (à l'instituteur) la radicalité du sacrifice de sa vie, et le charisme d'un engagement porté par l'espérance. On ne peut pas être d'accord avec ça. Nous connaissons tous des instituteurs, des professeurs qui consacrent totalement leur vie à...

Ils ne s'engagent pas comme un prêtre, je crois que c'est ce qu'il voulait dire. Il y a pas un voeu de célibat. Il n'y a pas des voeux de pauvreté. Un instituteur est dans la société, le prêtre n'y est pas tout à fait. Je crois que c'est que le chef de l'Etat voulait dire ? Ca relève plus du constat que de l'échelle de valeur.

Mais les instituteurs... Mais leur engagement est porté par l'espérance. De la même manière, lorsqu'il y a une présentation de l'histoire où la loi de 1905 est une très grande loi et vue uniquement comme une loi de violence contre la Religion, c'est ne pas reconnaître la réalité. Et puis, alors, pour être encore plus clair. C'est la deuxième citation que je ferai. Elle m'a vraiment renversé. Les propos tenus dans le discours en Arabie Saoudite (Alain Duhamel y faisait allusion), sont vraiment très, très surprenants.

Vous avez deux, trois feuilles devant vous. Et vous avez du mal à retrouver la citation...

Oui, dès le début du discours - c'est M. Sarkozy qui parle - je cite : "Dieu transcendant qui est dans la pensée, dans le coeur de chaque homme. Dieu qui n'asservit pas l'homme mais qui le libère. Dieu qui est le rempart contre l'orgueil démesuré et la folie des hommes. Dieu qui par-delà toutes les différences, ne cesse de délivrer à tous les hommes, un message d'humilité et d'amour, un message de paix et de fraternité, un message de tolérance et de respect."

On peut tout à fait penser ça, en tant que croyant ; mais le Président de la République - j'insiste, c'est l'essentiel - n'a pas à imposer ses croyances privées à la République.

Et à Ryad, Laurent Fabius, Nicolas Sarkozy a aussi dit ceci : "En tant que chef d'un Etat qui repose sur le principe de la séparation de l'Eglise et de l'Etat, je n'ai pas à exprimer ma préférence pour une croyance plutôt que pour une autre. J'ai le devoir de faire en sorte que chacun, qu'il soit juif, catholique, protestant, musulman, athée, franc-maçon ou rationnaliste, se sente heureux et libre en France".

Mais c'est tout à fait exact. Il a dit ça et il a raison de le dire. Mais le reste du discours...

Donc, voyez, il y a de quoi satisfaire tout le monde dans ce discours, Laurent Fabius ?

... Oui, mais on ne peut pas être à la fois Laïc et non-Laïc. La Laïcité, elle s'impose à tous aux croyants comme aux non-croyants.

Pour poser la question clairement, Laurent Fabius, c'est pas un prétexte que vous cherchez ?

Non, pas du tout. Du tout.

C'est pas une fausse polémique pour cacher un embarras sur d'autres dossiers ?

Oui quand je vois... Pas du tout. Dernière citation qui m'a choqué et qui choquera tout le monde. Lorsqu'à la fin de son discours parlant de la politique de civilisation qui est la nouvelle trouvaille pour faire oublier le Pouvoir d'achat et tout le reste, M. Sarkozy -je cite- (je ne déforme pas un propos) dit : "L'Arabie Saoudite et la France partagent les mêmes objectifs d'une Politique de civilisation parce que l'Arabie Saoudite et la France, etc. et qu'il dit (je vais retrouver ma citation)...

C'est dur de travailler sur des extraits !

Non pas du tout !

Et qu'il dit...

Deux, trois feuilles devant vous, c'est un peu compliqué !
... et qu'il dit -c'est encore plus clair - "La politique de civilisation, c'est ce que font tous ceux qui se font fort de concilier, etc. C'est ce que fait l'Arabie Saoudite sous l'impulsion de sa Majesté le roi Abdallah, c'est ce que fait le Président Moubarak en Egypte qui est la sienne". J'ai le regret de dire que j'ai beaucoup d'estime à la fois pour le Président Moubarak et pour Abdallah, mais que dire que la politique de civilisation telle que nous la voulons en France, c'est la même chose qu'en Arabie Saoudite, quand on connaît ce que fait l'Arabie Saoudite : non.

Donc, pour clore le sujet, Laurent Fabius, la citation...

Pour clore le sujet, je n'ai pas de réflexes pavloviens ; mais je disais simplement qu'il y a des croyances privées qu'on respecte, qu'il est très important que le Président de la république s'en tienne à la version traditionnelle de la Laïcité et qu'il faut qu'on ne mélange pas les religions que je respecte et le domaine public dans lesquelles elles n'ont pas à interférer. Voilà. Cela dit, sans passion !

Conclusion de Laurent Joffrin dans son éditorial, hier. Le directeur de "Libération" : "Décidément, le sarkozysme n'est pas un républicanisme". Vous souscrivez ?

Ah ça, c'est peut-être excessif parce que M.Sarkozy est Républicain. Mais je répète, pour la troisième fois, le Président n'a pas à imposer son comportement privé à la République.

Deux questions rapides. 4 février, Versailles, le Congrès pour réviser la Constitution afin d'adopter le traité constitutionnel. Vous serez à Versailles, Laurent Fabius.

Oui, bien sûr.

Et vous voterez "non" ?.

Oui, j'essaie d'avoir une attitude logique. Moi je suis comme le Parti socialiste, plutôt pour un référendum sur cette question parce que la dernière fois, elle avait été tranchée par un référendum, que par la voie parlementaire. A partir du moment où ce qui se décide à Versailles, c'est voie parlementaire ou non, moi je dis Référendum. Je voterai "non".

En revanche, quand le texte viendra ensuite sur le fond, à partir du moment où je crois que c'est l'hypothèse qui prévaudra, il n'y aura pas de référendum, eh bien je ne me prononcerai pas sur le texte lui-même parce que la procédure essentielle n'aura pas été respectée.

Et donc là, vous vous abstiendrez ?

Oui, je pense ou je refuserai de voter. Je crois que si vous voulez, M.Sarkozy a tendu un piège au Parti socialiste, que le Parti socialiste malheureusement est un peu tombé dedans et qu'on est dans une queue de comète ! Maintenant, intéressons-nous à ce qui vient, c'est-à-dire au fondement, au contenu des politiques de l'Europe, c'est ça qui me paraît essentiel maintenant.

Dernière information : le CSA a refusé, hier, de comptabiliser le temps de parole du Président de la république dans le débat politique. Vous aviez même le projet de lancer une pétition à ce sujet. Donc, c'est inutile maintenant ?

Je l'ai fait. Non, pas du tout. On peut la signer sur egalite-audiovisuel.fr. Pourquoi c'est important ? Parce que le Président de la République parle énormément, qu'il faut qu'il y ait une égalité audiovisuelle, qu'il faut donc qu'il y ait l'inclusion du temps du Président dans le temps du gouvernement. Comme il faut changer les textes, nous dit le CSA, pour ça, on aura une occasion dans la révision de la Constitution. Moi, je demande que dans cette révision qui aura lieu après les élections municipales, soit inclus pour tous les présidents de la République, le fait que quand il parle, c'est comptabiliser.

Laurent Fabius, militant laïc, invité de RTL ce matin. Bonne journée.

http://www.rtl.fr/info/chroniques/chroniquesint.asp?dicid...

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12:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius: Nicolas Sarkozy "n'a pas à imposer ses croyances privées à la République

PARIS - "Le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République", a estimé jeudi Laurent Fabius, jugeant "très important" que Nicolas Sarkozy "s'en tienne à la version traditionnelle de la laïcité".

Le député socialiste de Seine-Maritime a affirmé sur RTL que les récents discours du chef de l'Etat sur la religion "rompent avec ce qu'a été la tradition républicaine des différents présidents, depuis le général de Gaulle jusqu'à monsieur Chirac".

Or, "le président de la République n'a pas à imposer ses croyances privées à la République", a estimé Laurent Fabius. "On ne peut pas être à la fois laïc et non-laïc. La laïcité s'impose à tous, aux croyants comme aux non-croyants".

Pour l'ancien Premier ministre, "il est très important que le président s'en tienne à la version traditionnelle de la laïcité". AP

jp/ma

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10:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

15.01.2008

Laurent FABIUS : "Sarkozy sature les ondes". Pour l'égalité audiovisuelle : pétition populaire



Tribune de Laurent Fabius :

« Je veux une République irréprochable ». Sur tous les tons, la main sur le cœur, le Président de la République a martelé et martèle ce credo, pendant la campagne électorale et depuis.

Il y aurait beaucoup à faire pour tenir cet engagement tonitruant ! En tous cas, il existe un moyen radical pour le discréditer définitivement : laisser le Président saturer comme il le fait les ondes, à toute heure, en tout lieu, sur tous les sujets de son choix, sans qu’il soit tenu le moindre compte de ses interventions massives pour le respect du pluralisme démocratique.

La réalité en effet est accablante, et beaucoup s’en émeuvent, bien au-delà des rangs de la gauche. M. Sarkozy est omniprésent notamment dans les journaux télévisés. Il occupe télévisions et radios quotidiennement et y envoie ses collaborateurs le reste du temps. Même le prudent comité Balladur s’en est inquiété, recommandant que « dans la répartition des temps de parole dans les médias audiovisuels, à laquelle le CSA est chargé de veiller, les interventions du Président de la République soient comptabilisées avec celles du gouvernement » (proposition n° 13).

Devant une telle situation, le CSA, tenu par la loi d’assurer « le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion »... et dont tous les membres ont été choisis par l’actuelle majorité, s’en tient à une version tronquée de la règle dite des « trois tiers » qui accorde, à la radio et à la télévision, des temps de parole équivalents au gouvernement, à la majorité et à l’opposition parlementaires mais sans tenir compte des interventions du Président. Saisi par le PS, le CSA, s’appuyant sur la tradition d’un président supposé en dehors et au-dessus des contingences de l’action politique, affirme ne pas pouvoir agir autrement tant qu’une réforme constitutionnelle n’aura pas prévu un texte spécifique.

Et bien, puisqu’il est question de réviser la Constitution pour améliorer notre démocratie, saisissons cette occasion ! Les médias, en particulier audiovisuels, occupent désormais une place centrale dans le fonctionnement de la démocratie : il ne peut être question de voter demain une réforme constitutionnelle si elle ne contient pas une nouvelle règle posant les principes d’une vraie égalité audiovisuelle. En clair, je propose que l’on inscrive dans la réforme constitutionnelle à venir cette règle simple : le temps de parole audiovisuel du président de la République sera désormais comptabilisé avec celui du gouvernement, le total de l’« Exécutif » étant équilibré par les temps de la majorité et ceux de l’opposition.

Je suggère même une rédaction pour cette règle. « Afin d’assurer l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion, les radios et les télévisions doivent respecter, dans leur programme, un équilibre entre trois temps d’intervention : celui du Président de la République et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition parlementaire, et leur assurer des conditions de programmation comparables. Elles doivent également assurer un temps d’intervention équitable aux personnalités appartenant à des formations politiques non représentées au Parlement. »

Sans doute cette proposition concrète ne règlera-t-elle pas tous les problèmes audiovisuels et de la presse en ces temps de « berluskozysme » galopant. D’autres mesures fortes devront être prises. Au moins aura-t-elle le mérite de corriger une inégalité flagrante.

En bref, la prochaine révision constitutionnelle devra garantir expressément l’égalité audiovisuelle. D’où cette « pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle » que j’invite chaque citoyen à signer sur le site www.egalite-audiovisuelle.fr créé à cet effet.

Note précédente : Pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle

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01:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.01.2008

Pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle

Les médias audiovisuels ont pris une place décisive dans l’équilibre de notre démocratie.

Actuellement, cet équilibre est bafoué puisque le temps de parole considérable du Président de la République et de ses conseillers dans les médias n’est pas comptabilisé. Il n’est légalement pas prévu pour les forces démocratiques de lui répondre d’une façon égale. C’est d’autant plus inquiétant qu’une partie des médias audiovisuels et de presse écrite est la propriété de groupes industriels et financiers proches du pouvoir.

C’est pourquoi nous exigeons qu’une disposition constitutionnelle soit adoptée, qui impose désormais le respect d’une vraie règle des trois tiers pour les temps de parole audiovisuel : un tiers pour le Président de la République, ses collaborateurs et le gouvernement, un tiers pour la majorité, un tiers pour les forces d’opposition.

Seule cette règle sera de nature à freiner la saturation et la propagande actuelles, et à amener un meilleur équilibre indispensable à notre démocratie.

Tel est le but de cette pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle, dont nous sommes signataires.


SIGNEZ ET FAITES SIGNER LA PETITION SUR WWW.EGALITE-AUDIOVISUELLE.FR

Tribune de Laurent Fabius :

« Je veux une République irréprochable ». Sur tous les tons, la main sur le cœur, le Président de la République a martelé et martèle ce credo, pendant la campagne électorale et depuis.

Il y aurait beaucoup à faire pour tenir cet engagement tonitruant ! En tous cas, il existe un moyen radical pour le discréditer définitivement : laisser le Président saturer comme il le fait les ondes, à toute heure, en tout lieu, sur tous les sujets de son choix, sans qu’il soit tenu le moindre compte de ses interventions massives pour le respect du pluralisme démocratique.

La réalité en effet est accablante, et beaucoup s’en émeuvent, bien au-delà des rangs de la gauche. M. Sarkozy est omniprésent notamment dans les journaux télévisés. Il occupe télévisions et radios quotidiennement et y envoie ses collaborateurs le reste du temps. Même le prudent comité Balladur s’en est inquiété, recommandant que « dans la répartition des temps de parole dans les médias audiovisuels, à laquelle le CSA est chargé de veiller, les interventions du Président de la République soient comptabilisées avec celles du gouvernement » (proposition n° 13).

Devant une telle situation, le CSA, tenu par la loi d’assurer « le respect de l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion »... et dont tous les membres ont été choisis par l’actuelle majorité, s’en tient à une version tronquée de la règle dite des « trois tiers » qui accorde, à la radio et à la télévision, des temps de parole équivalents au gouvernement, à la majorité et à l’opposition parlementaires mais sans tenir compte des interventions du Président. Saisi par le PS, le CSA, s’appuyant sur la tradition d’un président supposé en dehors et au-dessus des contingences de l’action politique, affirme ne pas pouvoir agir autrement tant qu’une réforme constitutionnelle n’aura pas prévu un texte spécifique.

Et bien, puisqu’il est question de réviser la Constitution pour améliorer notre démocratie, saisissons cette occasion ! Les médias, en particulier audiovisuels, occupent désormais une place centrale dans le fonctionnement de la démocratie : il ne peut être question de voter demain une réforme constitutionnelle si elle ne contient pas une nouvelle règle posant les principes d’une vraie égalité audiovisuelle. En clair, je propose que l’on inscrive dans la réforme constitutionnelle à venir cette règle simple : le temps de parole audiovisuel du président de la République sera désormais comptabilisé avec celui du gouvernement, le total de l’« Exécutif » étant équilibré par les temps de la majorité et ceux de l’opposition.

Je suggère même une rédaction pour cette règle. « Afin d’assurer l’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion, les radios et les télévisions doivent respecter, dans leur programme, un équilibre entre trois temps d’intervention : celui du Président de la République et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition parlementaire, et leur assurer des conditions de programmation comparables. Elles doivent également assurer un temps d’intervention équitable aux personnalités appartenant à des formations politiques non représentées au Parlement. »

Sans doute cette proposition concrète ne règlera-t-elle pas tous les problèmes audiovisuels et de la presse en ces temps de « berluskozysme » galopant. D’autres mesures fortes devront être prises. Au moins aura-t-elle le mérite de corriger une inégalité flagrante.

En bref, la prochaine révision constitutionnelle devra garantir expressément l’égalité audiovisuelle. D’où cette « pétition populaire pour l’égalité audiovisuelle » que j’invite chaque citoyen à signer sur le site www.egalite-audiovisuelle.fr créé à cet effet.

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13.01.2008

Fabius :"sortir un carton jaune" à Sarkozy aux municipales

PARIS (AFP) - L'ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius a souhaité vendredi que les municipales soient l'occasion pour les Français de "sortir un carton jaune" à Nicolas Sarkozy

"Il y aura bien évidemment un aspect local mais je souhaite que ce soit l'occasion pour les Français, chacun dans sa ville ou dans son canton, de dire ce qu'ils pensent de la première phase du quinquennat", a déclaré M. Fabius sur RMC/BFM TV.

"A partir du moment où c'est la première élection après la présidentielle et les législatives" et qu'"en plus M. Sarkozy lui-même dit +je veux politiser+ (...) il me paraît tout à fait normal qu'il y ait une double dimension" nationale et locale dans ces élections, a-t-il expliqué.

"Il s'agit aussi de sortir une espèce de carton jaune par rapport à la deuxième phase", a-t-il ajouté car "si M. Sarkozy obtient un très grand succès aux élections municipales" il pourra mener les réformes comme il l'entend. "Il va dire +on m'a soutenu, donc j'y vais et je double la mise+", selon M. Fabius.

"Ces élections municipales doivent être les élections du carton jaune", a-t-il insisté.

Il a également précisé qu’il se rendrait à Versailles pour participer au Congrès qui doit se prononcer sur la révision constitutionnelle préalable à la ratification du Traité européen. Laurent Fabius votera contre cette révision constitutionnelle, car c’est le seul moyen de contraindre N. Sarkozy à organiser un référendum.


http://www.laurent-fabius.net/article1019.html


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06.01.2008

Laurent Fabius : Du fond du coeur, bonne et heureuse année à tous !





Laurent Fabius est l'invité aujourd'hui 6 janvier de Serge Moati sur France 5 dans l'émission "Ripostes" à 17h45

Note précédente : Laurent FABIUS : Bienvenue en régime berluskozyste

Le blog de Laurent Fabius

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13:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

05.01.2008

Laurent FABIUS : Bienvenue en régime berluskozyste

Laurent Fabius ancien Premier ministre, député PS de Seine-Maritime.

QUOTIDIEN : vendredi 4 janvier 2008
Le président français aimerait, paraît-il, qu’on le compare à la chancelière allemande, Mme Merkel. Après huit mois d’exercice élyséen, une autre comparaison vient malheureusement plutôt à l’esprit : Sarkozy-Berlusconi. Avec le berlusconisme, le sarkozysme partage en effet au moins trois traits essentiels.

D’abord, le rapprochement entre la droite et l’extrême droite. N’oublions pas que c’est ce rapprochement qui explique les résultats électoraux dans la France actuelle comme dans l’Italie d’hier. Certains s’en réjouissent, y voyant la réintroduction dans le champ républicain d’un électorat autrefois latéral. Voire ! C’est oublier que l’opération comporte un prix lourd : tests ADN requis pour filtrer les étrangers, chasse aux sans-papiers jusque dans les écoles, rupture désormais marquée avec notre tradition laïque, approche simpliste de la situation des banlieues - sur ces points, le président français se retrouve plus proche des thèses du Front national que du gaullisme, qu’il a manifestement passé par-dessus bord.

En politique extérieure aussi, beaucoup d’aspects rapprochent M. Sarkozy et l’ancien président du Conseil italien. Nous sommes - et c’est très bien ainsi - les amis et les alliés du peuple américain. Cette amitié et cette alliance ne justifient pas un quasi-alignement sur la politique bushiste, ni en Irak ni en Iran. Elles n’impliquent pas davantage la banalisation programmée de la position française au sein de l’Otan. Avec, en prime, une certaine complaisance concernant des atteintes aux droits de l’homme.

Enfin, et surtout, M. Berlusconi a bâti son pouvoir personnel sur sa domination des médias, M. Sarkozy emprunte le même chemin. Sans doute ne possède-t-il pas lui-même directement ces médias, c’est l’affaire de quelques proches. Mais le système est tout autant cadenassé et antidémocratique.

C’est bien un régime nouveau qui a commencé de s’établir où s’additionnent tristement révérence et concentration autour de certaines puissances d’argent, confusion entre le peuple et le people, mépris pour les contrepoids traditionnels de la démocratie.

Certes, le président français, comme son alter ego italien, ne manque ni d’énergie ni de talents. Certes, sa victoire n’a été possible que par la conjonction de la lassitude envers l’immobilisme précédent et de la défiance envers la gauche. Une gauche divisée, souvent porteuse, non pas comme elle le devrait d’une vision mobilisatrice pour l’Europe et pour la France, mais d’une alternative décevante entre télévangéliste égotiste et arrangements mollassons.

Mon pronostic ? Le berluskozysme français n’apportera pas plus de résultats économiques et sociaux que son cousin transalpin. L’innovation industrielle, sociale, écologique, démocratique, culturelle, qui serait indispensable à notre pays, ne sera pas au rendez-vous.

Le pouvoir d’achat du plus grand nombre, salariés et retraités, stagnera, quand il ne régressera pas. Les chiffres du chômage ne reculeront que sous l’effet mécanique de la démographie.

Et les quatre grandes menaces mondiales - terroriste, nucléaire, climatique, financière - feront l’objet sans doute de moulinets médiatiques, mais, je le crains, d’aucune initiative vraiment décisive du président français.

Quant au débauchage de quelques personnalités autrefois de gauche attirées par l’odeur de la soupe, ce n’est pas lui qui changera la donne.

Faut-il alors se décourager ? Certainement pas ! Le début d’année est propice aux bonnes résolutions. Je formule celle-ci, avec détermination : face au berluskozysme, il est temps de relever le défi… et la tête.

Libération : http://www.liberation.fr/rebonds/301657.FR.php

AGENDA : Laurent Fabius invité de l’émission "Ripostes" sur France 5
6 janvier 2008. A partir de 17h45 en direct sur France 5, il sera le principal invité de l’émission de Serge Moati.

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13.12.2007

Laurent Fabius : "Je n'aurais pas reçu avec le tapis rouge M. Kadhafi. C'est déplacé"




La venue du colonel Kadhafi suscite la polémique jusqu'au sein du gouvernement. Faut-il refuser d'avoir des relations avec un dictateur ?

Si j'avais été président de la République, je n'aurais pas reçu avec le tapis rouge M. Kadhafi. C'est déplacé. Faut-il avoir des relations d'Etat à Etat, y compris avec des régimes dictatoriaux ? La réponse est oui. On ne peut pas faire du commerce uniquement avec des démocraties exemplaires, sinon la balance commerciale serait encore pire que ce qu'elle est. Il y a des échanges commerciaux à avoir avec tous les pays. Mais de là à dérouler le tapis rouge, à recevoir pendant six jours ce monsieur qui était considéré, il y a quelque mois encore, comme un dictateur sanguinaire... J'apprends qu'on va le recevoir à l'Assemblée nationale, qui est, dans le monde, le symbole des droits de l'homme. Je ne suis pas d'accord. Je fais la distinction entre les rapports d'Etat à Etat et cette espèce de super régime donné à Kadhafi qui est absolument inadmissible.

Tony Blair était allé en Libye, Romano Prodi a reçu Kadhafi, les Anglo-Saxons ont des relations diplomatiques suivies avec lui...

Oui, bien sûr. Mais c'est une question de modalités. J'ai l'impression que la France, à travers M. Sarkozy, prend la tête des adorateurs de Kadhafi.

Ne faut-il pas tout faire pour ramener la Libye dans le concert des nations ?

Il faut ramener la Libye et d'autres pays dans le concert des nations. Mais cela ne veut pas dire qu'il faut se transformer, pour reprendre l'expression de Rama Yade, "en une carpette". Tout n'est pas justifié. (...) Regardez ce drame des infirmières. On dit que M. Kadhafi est extraordinaire puisqu'il a fait libérer les infirmières. Oui, mais il les avait fait emprisonner pendant des années. Alors on va oublier l'emprisonnement, les tortures, les viols pendant des années, parce que, sous la pression, il les a libérées ? Il y a là un confusionnisme total.

Y a-t-il un changement de la politique internationale de la France ?

Quand on regarde les dernières positions prises par M. Sarkozy à propos de l'Iran, l'Afghanistan, de l'OTAN, est-ce que la première rupture n'est pas diplomatique ? (...) J'ai été frappé par le voyage de M. Sarkozy aux Etats-Unis, qui était un succès. Ce voyage a marqué les Américains. Le fait qu'un président de la République soit bien reçu par les Américains, c'est très positif. En même temps, faire un discours devant le Congrès des Etats-Unis, pendant une heure, et ne pas prononcer le mot Irak, pose quand même un problème. (...)

Ségolène Royal vous reproche dans son livre un manque d'engagement à ses côtés dans la campagne présidentielle. Vous sentez-vous coupable ?

Non. Je n'ai pas lu le livre.

Elle évoque une alliance possible avec François Bayrou. Seriez-vous favorable à une alliance avec le MoDem ?

Il faut dire ce que l'on fait et faire ce que l'on dit. Si on avait dit aux militants socialistes que le premier ministre ne serait pas socialiste mais centriste, il y aurait eu quelques hoquets.

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Thomas Hugues et Stéphane Paoli

"Le Franc-Parler" (France Inter-i-Télé-"Le Monde") 11 décembre.

Notre note précédente : Laurent FABIUS était hier l'invité du FRANC PARLER : écouter, réécouter l'émission

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11:58 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

29.11.2007

Le pouvoir d’achat est le principal ratage de Sarkozy

Laurent Fabius estime que la question du pouvoir d’achat constitue le principal "ratage" du président Nicolas Sarkozy.

"Il y a évidemment un gros gros problème de pouvoir d’achat. (...) Tout augmente sauf les salaires et les retraites", a déclaré M. Fabius au Grand Rendez-Vous Europe1/TV5/Le Parisien, dimanche 26 novembre.

"Ce qu’on a retenu de sa campagne victorieuse (de M. Sarkozy) c’est je serai le président du pouvoir d’achat : promesse non tenue, totalement non tenue. Il y a deux ratages, le premier ratage, le plus sérieux, c’est le pouvoir d’achat. Le second, qui n’est qu’en partie lié à ce qui se passe en France, c’est l’euro cher", a-t-il dit.

M. Fabius a estimé qu’il fallait en matière de pouvoir d’achat favoriser "les négociations sur les salaires", aller vers un "encadrement des loyers, qui sont en train d’exploser", mettre en oeuvre le chèque transport, envisager une "contribution qui peut être prise sur les super-bénéfices des compagnies pétrolières" et faire "un effort pour les petites pensions".

Sur l’éventualité du conditionnement des "exonérations sociales à l’engagement de négociations sur les salaires", M. Fabius a déclaré : "le gouvernement a l’air de caresser cette idée, s’il s’en saisit, je l’appuierai".

Il a de nouveau fustigé le "paquet fiscal" adopté cet été, estimant qu’il n’était "pas un paquet fiscal, (mais) un boulet fiscal qu’on va traîner pendant des années".

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08:27 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.11.2007

Laurent FABIUS : Il y a un certain ressentiment à l’égard des socialistes

Alors que les socialistes n’ont guère été audibles lors du conflit dans les transports, Laurent Fabius dresse le bilan du mouvement social et livre sa vision de la rénovation du PS dans une interview au journal Libération. "Un parti politique n’a pas à se substituer au mouvement social. En même temps, il faut reconnaître que le PS, dans un passé récent, n’a pas toujours été en pointe dans ce domaine. Il faut que ses dirigeants soient offensifs et clairs."

Quelle leçon politique tirez-vous du conflit social ?

La première leçon, c’est qu’il est déplorable qu’on ait dû arriver à un tel affrontement. Encore faudra-t-il évaluer les résultats des négociations. En tardant à discuter, le gouvernement a fait perdre du temps. Ce qui laisse chez les usagers et les personnels fatigue et ressentiment. Le pouvoir a voulu diviser les salariés, faire apparaître les bénéficiaires des régimes spéciaux comme des privilégiés, alors qu’il accordait près de 15 milliards de cadeaux fiscaux à d’autres.

Fallait-il réformer les régimes spéciaux ?

Bien sûr, il faut une harmonisation. Mais en tenant compte de la pénibilité, de l’espérance de vie et du niveau des retraites.

Pourquoi le PS a-t-il peiné à accompagner le mouvement ?

Un parti politique n’a pas à se substituer au mouvement social. En même temps, il faut reconnaître que le PS, dans un passé récent, n’a pas toujours été en pointe dans ce domaine. Il faut que ses dirigeants soient offensifs et clairs.

Le pouvoir d’achat est-il le dossier le plus épineux pour le gouvernement ?

Tout augmente, sauf les salaires. Beaucoup commencent à se dire qu’on leur a raconté des sornettes avec le« travailler plus pour gagner plus ». D’où un mécontentement à l’égard de l’exécutif, mais qui ne se reporte pas encore en positif sur la gauche.

Quel bilan tirez-vous de six mois de présidence Sarkozy ?

Omniprésidence et omnifinance. Suractivité incontestable, mais efficacité discutable. Ce qui me frappe aussi, c’est la novlangue officielle, cette communication érigée en propagande. « Travailler plus pour gagner plus » fut un slogan clé de la campagne : on voit maintenant la réalité, bien différente. On ferme brutalement 160 tribunaux, cela s’intitule « rapprocher la justice des citoyens ». On supprime plus de 10 000 postes de professeurs par an, cela s’appelle « intéresser les enseignants ». La taxation des malades est rebaptisée « responsabilisation des patients ». Et le chef de l’Etat, lorsqu’il s’augmente de 200 %, ne fait que « rendre transparent son salaire ». A l’opposition d’opérer ce travail de décodage, de déconstruction et de propositions.

En tant qu’ancien Premier ministre, comment jugez-vous le rôle de François Fillon ?

Considérer le Premier ministre comme un simple collaborateur du président est un déséquilibre fonctionnel malsain. Une seule personne ne peut remplir tous les rôles de la République. Je suis en désaccord avec le pouvoir trop personnel qu’on nous propose.

Le PS s’est prononcé en faveur du mini traité européen. Vous rangez-vous à cela ?

Le traité n’est ni « mini », ni « simplifié », il comporte 250 pages et près de 300 amendements ! Nous avions unanimement décidé que ce sujet, tranché en 2005 par le peuple, devait démocratiquement être à nouveau examiné par lui. Je suis de ceux qui n’ont pas changé de position : le refus de procéder à un référendum n’est pas une question de forme, mais de fond. Au-delà de quelques dispositions institutionnelles utiles, je crains que le texte ne permette pas la relance européenne indispensable.

Qu’allez-vous faire sur ce point ?

Présenter des propositions concrètes de relance, notamment celle d’une Coopération européenne pour la recherche et l’innovation (Ceri). Quant au traité lui-même, je ne souhaite pas le cautionner.

Sur quoi doit porter le prochain congrès du PS ?

Sur les valeurs socialistes, beaucoup plus modernes que l’ultralibéralisme. Sur nos propositions, qui, elles, doivent être adaptées et rénovées. Sur la stratégie, enfin : si le PS se contente de regarder ce que font l’ultragauche et le centre, en se laissant ballotter au gré des sondages, alors le potentiel de contestation qui s’exprime se portera sur d’autres que nous et le besoin de propositions ressenti ne sera pas satisfait. Le PS doit, au contraire, constituer une gauche décomplexée, sociale-écologique dans l’économie de marché, rassembleuse, propositionnelle.

Le prochain congrès doit-il être celui du leadership ?

Il faut clarifier les idées, et celles qui prévaudront devront, bien sûr, être incarnées. Mais il serait absurde de poser la question présidentielle de 2012 dès 2008. Une équipe avec un ou plusieurs porte-parole, des personnalités largement nouvelles sont souhaitables. Le moment venu, nous trancherons sur qui doit faire quoi.

Ségolène Royal est-elle toujours en mesure de jouer un rôle de premier plan au PS ?

Je viens de vous répondre.

Quel rôle comptez-vous jouer dans les mois qui viennent ?

Je prendrai position, non dans les jeux internes, mais sur les grandes questions, m’efforçant d’être actif et sage à la fois. Ce qui se passe aujourd’hui au Pakistan ou en Iran, ou bien l’envolée de l’euro destructrice d’emplois, les dégâts du CO2 n’ont-ils pas un peu plus d’importance que les déclarations de tel prétendant PS en mal de médias ? Il y a aujourd’hui - et je le regrette - un vide et parfois même un certain ressentiment à l’égard des socialistes, comme une sorte d’espérance interdite. Nous devons reconstruire pour rendre aux Français cette grande espérance.

Notre note précédente : Laurent FABIUS : Pour une Coopération Européenne de la Recherche et de l’Innovation

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RAG 34. Lolo34

20:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

24.11.2007

Laurent FABIUS : Pour une Coopération Européenne de la Recherche et de l’Innovation

Elaboré depuis plusieurs mois par Laurent Fabius, après large consultation, le projet de CERI permettrait de mutualiser les efforts des pays européens qui le souhaitent dans les deux domaines clés de la recherche et de l’innovation. Ce serait un moyen de relancer l’Europe par une politique concrète. La CERI pourrait être la première coopération renforcée effective.

Clicker sur pour lire la suite ---> le détail du projet ainsi que la présentation du projet en anglais et en allemand.

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23 novembre 2007

RAG 34. Lolo34

08:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

03.11.2007

Traité européen : c’est le peuple qui doit décider

"Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j’espère que ce sera l’occasion pour les socialistes de se rassembler." Interview de Laurent Fabius publiée par Le Parisien / Aujourd’hui en France.

Voterez-vous le projet de traité simplifié adopté à Lisbonne, qui se fixe pour objectif de désembourber l’Europe ?

Laurent Fabius. Le projet, avec ses 250 pages et ses 297 amendements, n’est pas plus « simplifié » que le précédent. En 2005, le peuple s’était prononcé par référendum.

Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j’espère que ce sera l’occasion pour les socialistes de se rassembler.

Au final, voterez-vous oui ou non ?

Je ne vois pas comment on pourrait approuver un déni de démocratie. Chacun, socialiste tenant du oui ou du non, devrait être prêt à faire un effort pour tenir cette position.

Les tenants du non, comme vous, feraient eux aussi un « effort » ?

Ce serait logique. Je souhaite que nous adoptions la position la plus démocratique et susceptible de nous rassembler. C’est d’ailleurs ce qu’a préconisé le rapporteur du PS chargé de ces questions, Benoît Hamon.

Mais Nicolas Sarkozy, comme il l’avait dit lors de la campagne présidentielle, prévoit une ratification cette fois par le Parlement !

C’est le peuple qui doit décider. D’ailleurs, je pense qu’une majorité de Français souhaitent comme moi un référendum.

Ségolène Royal et Bertrand Delanoë appellent déjà à voter oui...

Nous disions tous, il y a quelques semaines, qu’il faudrait un nouveau référendum. Pour ma part, je ne l’ai pas oublié.

Souhaitez-vous que, comme en 2005, le PS consulte ses militants par référendum interne ?

On n’est pas obligé de se tendre à soi-même un piège. (Sourire.)

Comprenez-vous une grève dirigée contre la réforme des régimes spéciaux de retraite ?

Le mouvement a été très suivi, mais les gens sont partagés...

... Et vous-même, êtes-vous partagé ?

Je pense que les régimes spéciaux doivent évoluer, mais après une vraie négociation. De plus, leur remise en cause est vécue par beaucoup comme un ballon d’essai par rapport à la question plus générale des régimes de retraite. Le candidat Sarkozy a répété le slogan « Travailler plus pour gagner plus ». Avec les multiples taxations nouvelles, les augmentations de prix, les reculs de toutes sortes, on constate de plus en plus qu’il s’agit en réalité de « travailler plus pour gagner moins ». On ne peut pas être d’accord.

Mais le statu quo en matière de retraites est-il concevable ?

Il faut des évolutions, mais sur la base d’efforts partagés. Donc une discussion générale sur l’ensemble des retraites, et pas la stigmatisation d’une catégorie de salariés.

Pourquoi souhaitez-vous que le Conseil constitutionnel censure le texte sur les tests ADN, désormais très restrictif ?

Si le texte ne concerne vraiment qu’un tout petit nombre de personnes, à quoi sert-il ? Ce qui me paraît dangereux, c’est l’addition de deux idées qu’il contient, chacune dangereuse : l’idée que notre parcours dans la vie, et surtout le rapport parents-enfants, serait entièrement déterminé par la génétique ; et l’idée que l’étranger serait une sorte de délinquant potentiel, une menace. J’espère que le Conseil constitutionnel annulera cette mesure avec un argument principal : on ne peut pas traiter différemment un enfant adopté et un enfant qui ne l’est pas, ce qui serait le cas avec les tests ADN.

Etes-vous hostile à l’idée de contrôler plus strictement les conditions du regroupement familial ?

Ce n’est pas parce qu’on récuse les tests ADN qu’on est pour une immigration massive et sans règles ! J’ai une autre approche sérieuse, responsable, autour de trois principes, que nous devons gérer dans le cadre européen : 1. l’impératif du codéveloppement ; 2. pour les immigrés en situation régulière, le droit à une vie comme les autres, donc au regroupement familial ; 3. le fait que la France ne peut accueillir « toute la misère du monde » et qu’il faut lutter contre les filières et trafics de clandestins. Trop souvent, l’immigration sert de filon électoral à la droite pour faire oublier son échec sur le plan économique et social. Je refuse cette dérive malsaine.

Faut-il aller jusqu’au bout de la présidentialisation du régime ?

Cessons de jouer avec les mots ! Il faut davantage de pouvoirs au Parlement, un meilleur contrôle des décisions du président, une écoute plus attentive du suffrage populaire. Le rapport du comité Balladur me paraît plutôt intéressant, mais qu’en restera-t-il ?

« Dans le scandale de l’UIMM, il faut désigner un juge »

Souhaitez-vous toute la vérité sur les caisses noires de l’UIMM alors que certains syndicats et même des députés en auraient, dit-on, profité ?

C’est le monde à l’envers ! C’est bien le scandale UIMM. Pourquoi le présenter comme l’affaire des syndicats ou des politiques ? Il faut qu’un juge soit désigné et fasse la lumière rapidement.

Quel doit être le profil du futur premier secrétaire du PS ?

Le PS a bien des défis à relever. Oui ou non, devons-nous revendiquer nos valeurs socialistes ? Je réponds clairement oui. Oui ou non, devons-nous adapter un certain nombre de nos propositions ? Je réponds oui et j’ajoute que notre règle, ce doit être ce que j’appellerai « l’économie sociale et écologique de marché ». Devons-nous adopter une stratégie qui nous isolerait à gauche ou, comme je le crois, nous fixer comme objectif le rassemblement le plus large autour de nous ? Vastes enjeux. C’est cela notre tâche, et non pas de nous disputer en 2008 pour savoir qui sera notre candidat en 2012, 2017 ou 2022 !

D’ici au congrès PS de 2008, que comptez-vous faire ?

Je travaillerai activement à des propositions pour répondre aux préoccupations de fond (emploi, pouvoir d’achat, vieillissement, vivre ensemble, pollutions, mondialisation financière...). Je vais aussi alerter et mobiliser contre les mesures injustes, par exemple la scandaleuse taxe sur les malades. Et poser au pouvoir des questions concrètes, en souhaitant des réponses précises. Oui ou non, le gouvernement s’engage-t-il dans les cinq ans qui viennent à ce qu’il n’y ait pas d’augmentation de la TVA ? Même question pour la CSG et la CRDS. Si l’on refuse de me répondre ou si, comme c’est le cas jusqu’ici, l’on répond à côté, cela voudra dire qu’après les municipales les Français auront à payer une addition encore plus douloureuse et injuste qu’aujourd’hui.

28 octobre 2007 Le Parisien.

RAG 34. Lolo34

12:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

30.10.2007

Laurent Fabius : Traité européen : par respect pour la démocratie, je refuse la ratification parlementaire

Dépêche

( photo:Laurent Fabius au Darfour l'an dernier).L’ancien Premier ministre socialiste Laurent Fabius s’est prononcé mardi pour la première fois pour une non participation au vote sur le nouveau traité européen de Lisbonne.

"En l’état actuel de ma réflexion, je serais d’avis de refuser de participer au vote", a déclaré M. Fabius sur France Inter en expliquant que "c’est la solution la plus logique qui permettrait de rassembler les socialistes".

"Si le président décide que ce ne sont pas les Français qui seront consultés, ça me paraît un déni de démocratie et donc je refuserai de participer au vote" lors d’un Congrès, a déclaré le député de Seine-Maritime, ténor du non au en 2005.

M. Fabius donne ainsi pour la première fois une indication sur son attitude lors du vote du texte alors que jusqu’à présent il se contentait d’affirmer qu’un référendum était incontournable.

Sur le contenu du traité, il a reconnu qu’il y avait "un certain nombre d’avancées, par exemple la création d’un président, d’un haut représentant des affaires étrangères". "En revanche, a poursuivi M. Fabius, il n’y a absolument rien pour débloquer la situation sociale et fiscale de l’Europe (...) absolument rien en matière monétaire. Là aussi ça plaide pour qu’on n’approuve pas ce traité".

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Note précédente : Laurent Fabius : "Le Traité simplifié c'est 250 pages, 297 amendements... pour un texte a minima..." Ecouter l'entretien


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17:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, TRAITE EUROPEEN

Laurent Fabius : "Le Traité simplifié c'est 250 pages, 297 amendements... pour un texte a minima..." Ecouter l'entretien



Laurent Fabius
député PS de Seine Maritime
ancien Premier Ministre et ancien Ministre de l'Economie et des Finances.


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11:13 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

29.10.2007

Traité simplifié version Sarkozy : Trop de dénis de démocatie nuisent au "si peu" de ce qu'il nous reste encore...

Pour Fabius, le PS doit exiger un nouveau référendum

Approuver le traité européen simplifié par voie parlementaire serait "un déni de démocratie", s'insurge Laurent Fabius dans une interview au Parisien.
Après l'adoption du nouveau traité par les 27, le PS s'est donné deux semaines pour parvenir à une position commune sur le texte.
D.So. (avec agence) - le 28/10

Le traité simplifié sur lequel les 27 se sont mis d'accord à Lisbonne il y a moins de dix jours doit-il être soumis à un nouveau référendum ? Alors que le Parti socialiste s'est donné deux semaines pour adopter une position commune Laurent Fabius estime qu'approuver le traité européen simplifié par voie parlementaire serait "un déni de démocratie". Dans Le Parisien de dimanche, l'ancien Premier ministre socialiste, qui avait fait campagne contre la Constitution européenne au printemps 2005, exige l'organisation d'un nouveau référendum et demande un "effort" au PS pour "tenir cette position", sans dire clairement sa position personnelle sur le nouveau texte.

"Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j'espère que ce sera l'occasion pour les socialistes de se rassembler", déclare Laurent Fabius au lendemain d'un Conseil national du PS qui n'a pas officiellement abordé la question européenne. "C'est le peuple qui doit décider. D'ailleurs, je pense qu'une majorité de Français souhaitent comme moi un référendum", souligne-t-il, rappelant qu'il s'agissait d'une des promesses de la campagne présidentielle de Ségolène Royal.

En 2005, les clivages internes sur la Constitution européenne avaient conduit le PS au bord de l'implosion. Après l'adoption du nouveau traité par les 27, le premier secrétaire François Hollande a affirmé que son parti n'empêcherait pas la ratification du traité de Lisbonne. Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, rivaux putatifs pour la direction du parti, se sont prononcés cette semaine pour le "oui" mais des voix s'élèvent pour que les élus socialistes s'abstiennent lors de la réunion du Congrès, début 2008.

(D'après agence)

Laurent Fabius : "Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum.Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j’espère que ce sera l’occasion pour les socialistes de se rassembler." Interview de Laurent Fabius publiée par Le Parisien / Aujourd’hui en France.

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28.10.2007

Bal des absents au conseil national du PS ce samedi. Hollande ne s'opposera pas à la ratification du Traité européen, Fabius réclame le référendum.

Conseil national du PS: le sujet du traité européen a été soigneusement évité

Par Christine COURCOL et Thierry MASURE AFP - PARIS - Les socialistes ont pris soin de ne pas étaler leurs querelles et leurs états d'âme lors de leur Conseil national samedi, en évitant le sujet le plus épineux du moment: le nouveau traité institutionnel censé sortir l'Europe de l'ornière.

Plusieurs personnalités marquantes ont "séché" ce rendez-vous qui ne comportait pas de question décisive à l'agenda, comme Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, en déplacement à l'étranger, Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli ou Dominique Strauss-Kahn, quasiment en congé de parti.

D'un commun accord, selon le premier secrétaire François Hollande, il avait été décidé de ne pas débattre à la tribune de la position à prendre sur le Traité de Lisbonne, grosso modo une version expurgée du projet de Constitution européenne, rejeté par le pays par référendum en 2005.

Ce scrutin avait mis le parti à feu et à sang, le plongeant dans une crise dont il n'est toujours pas sorti.

Le sénateur Jean-Luc Mélenchon -absent lui aussi- et ses amis mis à part, les socialistes sont d'accord pour ne pas s'opposer à la ratification du nouveau "règlement intérieur" de l'Union, selon l'expression utilisée par quelques responsables, qui ne voient dans le texte aucune dynamique pour l'Europe.

Si une majorité de responsables défendent le oui, d'autres prônent l'abstention. D'autres encore, comme Laurent Fabius, identifié depuis 2004 au "non de gauche" -et qui a quitté la réunion bien avant la fin- insistent surtout pour réclamer un nouveau référendum.

Le Bureau national doit se prononcer le 6 novembre, soit en dégageant "une position collective", soit par "un vote majoritaire".

En marge du Conseil national, François Hollande est apparu plutôt confiant sur l'issue de ce débat, "largement apaisé". Échaudé par le précédent de 2005, il a fait savoir qu'il n'insisterait pas auprès de Nicolas Sarkozy pour l'organisation d'une consultation populaire. Une position qui a provoqué une réaction immédiate et négative de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.

Le spectre d'une nouvelle guerre interne sur ce sujet s'éloignant, M. Hollande, qui n'a pas fait connaître de préférence personnelle, insiste désormais pour une position "lisible" du parti.

Il a noté avec satisfaction le ralliement au oui de l'eurodéputé Vincent Peillon et de ses amis, partisans du non en 2005. M. Peillon, qui a été le seul à parler de l'Europe dans son discours, a fait valoir que "si on ne prend pas Lisbonne, on restera à Nice (le traité de Nice, ndlr) pour très longtemps". Mais il a fait du référendum "une question de principe".

La gauche du parti préconise, elle, de "boycotter le vote au parlement" en l'absence de référendum, selon Pascal Cherki. M. Hollande n'a pas fermé la porte à l'hypothèse, dans ce cas de figure, d'une non-participation au vote sur la réforme de la Constitution qui devra précéder la ratification proprement dite.

Pour le reste, le numéro un socialiste s'est efforcé d'accréditer l'idée d'un parti armé de propositions, qu'il a détaillées (TIPP flottante, chèque transport, etc.), pour relever le pouvoir d'achat au moment où, a-t-il dit, "le climat social devient lourd".

Quant à la rénovation du parti, dont il s'est attaché à prouver qu'elle était en route, elle ne se fera pas par une alliance avec le MoDem au moment des municipales, n'en déplaise à Ségolène Royal et ses partisans. Avec François Bayrou, "nous n'avons pas affaire à un partenaire, nous avons affaire à un concurrent", a lâché François Hollande.

RAG 34. Les lolo's 34

17:07 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

24.10.2007

Interrogation sur le non-respect des engagements de campagne de Nicolas Sarkozy sur la baisse des prélèvements obligatoires

Texte d’une "question écrite" déposée par Laurent Fabius auprès du Bureau de l’Assemblée nationale à l’adresse du Premier ministre.

M. Laurent Fabius (Seine-Maritime) interroge le Premier ministre sur un mystère fiscal et social passé plutôt inaperçu jusqu’ici.


Pendant la campagne présidentielle, M. Sarkozy a pris l’engagement, s’il était élu, de baisser de 4 points les prélèvements obligatoires (impôts + cotisations sociales) au cours de son mandat. Cet engagement a été formulé notamment le 22 janvier 2007, réitéré le 8 mars 2007, repris dans "l’abécédaire des propositions de N. Sarkozy".

Or, le "rapport économique, social et financier" joint au budget 2008 présenté récemment par le Premier ministre en accord avec le président de la République contient page 93 un tableau décrivant avec précision les engagements de la France en matière de finances publiques pour les années 2008 à 2012. En 2012, à la fin du quinquennat, le taux de prélèvements obligatoires ne baisse nullement de 4 points. Il ne baisse d’ailleurs non plus ni de 3 points, ni de 2 points ni même d’ 1 point. Tout au mieux, est-il prévu une baisse de 0,3 point par rapport au taux de 2008 si toutefois la croissance de la France s’élève en moyenne à 2,5 %, et aucune baisse des prélèvements si la croissance atteint 3 %. Ces chiffres reprennent, semble-t-il, ceux communiqués officiellement à la Commission européenne dans le cadre du dépôt du programme de stabilité 2009-2012 prévu par la loi .

Au-delà des aspects techniques, cela signifie que, moins de 6 mois après son élection, le président de la République reconnait qu’il ne tiendra pas ses engagements globaux en matière de prélèvements fiscaux et sociaux

M. Laurent Fabius demande à M. le Premier ministre s’il confirme que l’engagement présidentiel ne sera pas tenu, s’il confirme qu’il s’est donc agi pendant la campagne électorale d’un énorme mensonge fiscal ou s’il a une autre explication crédible à fournir pour cet intéressant constat.

23 octobre 2007

RAG 34. Les lolo's 34

09:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

22.10.2007

Laurent Fabius : Les Français commencent à s’apercevoir que le slogan « travailler plus pour gagner plus » était un leurre

Interview de Laurent Fabius publiée par le journal Le Monde. Les propos ont été recueillis par Jean-Michel Normand.

Vous étiez mercredi le principal orateur du groupe socialiste lors de la discussion budgétaire. Faut-il y voir une reconnaissance de la position d’actif sage que vous revendiquez ?

En tout cas, je me réjouis de cette intervention car le budget est l’ossature de la politique du gouvernement. Ce budget 2008 est fondé sur des chiffres auxquels personne ne croit. Il ne soutiendra vraiment ni la demande ni la compétitivité des entreprises. Compte tenu des déficits abyssaux et du "boulet fiscal" qu’il comporte, il y aura donc probablement un autre budget, caché celui-là, mais révélé après les élections municipales de mars. Désosser cette politique, formuler des contre-propositions, c’est un rôle d’opposant utile à un moment où beaucoup à gauche se demandent où est passée l’opposition. J’aimerais que, la bataille parlementaire achevée, ces citoyens interrogatifs se disent : la gauche est de retour.

Il faut agir pour « déconstruire » la droite et reconstruire la gauche. La droite se flatte d’une pseudo-ouverture. Une vraie ouverture eût consisté à demander à l’opposition de la rejoindre sur telle ou telle question en reprenant une partie de ses idées. Là, le Président propose à des personnalités, qui y ont une prédisposition, de venir au Gouvernement appliquer sa propre politique : c’est du débauchage. La fausse ouverture est donc une vraie fermeture du débat démocratique. En même temps, nous devons reconstruire la gauche. C’est-à-dire à la fois réaffirmer nos valeurs - égalité, liberté, laïcité, service public, internationalisme - qui restent pertinentes et adapter certaines de nos propositions pour les rendre mieux opératoires. Il faut enfin clarifier notre stratégie, celle d’une gauche décomplexée, rassembleuse et diverse. A la base, les électeurs, les militants, les élus nous veulent actifs, combatifs. Avec d’autres, je suis décidé à sonner le réveil.

Sur quels sujets faut-il adapter les propositions du PS ?

Le grand sujet, c’est en France et en Europe de nous montrer plus offensifs et plus efficaces dans la mondialisation. Je plaide depuis longtemps pour que nous placions au premier rang l’environnement : nous devons aller beaucoup plus loin qu’aujourd’hui sur les économies d’énergie, la fiscalité écologique, l’habitat, les transports. De même, rendons l’action publique plus efficace : notre système brasse beaucoup d’argent, avec un impact redistributif faible. En matière européenne, nous manquons d’audace : je développerai dans les semaines qui viennent la proposition d’une Coopération européenne pour la recherche et l’innovation (CERI) ; ce serait le premier exemple de "coopération renforcée" réussie.

Le congrès de 2008, qui doit-être celui de la rénovation, devra-t-il régler la question du leadership au sein du PS ?

Plus que d’une simple rénovation, nous avons besoin d’une véritable reconstruction. Elle ne doit pas être fermée sur le PS. A terme, il faut imaginer un grand parti socialiste et progressiste qui respecte les différentes sensibilités de la gauche et dépasse les frontières actuelles. S’agissant du leadership, pourquoi décider en 2008 la candidature pour 2012, 2017 ou 2022 ? En revanche, le Congrès doit permettre de repartir du bon pied et renouveler les équipes. Pour ma part, j’entends me consacrer aux questions de fond sans me mêler du meccano interne.

Quel jugement portez-vous sur le traité européen simplifié et sur les mouvements de grève du 18 octobre ?

Sur le le traité européen simplifié, j’attends de voir le texte mais une chose est déjà acquise : un sujet qui a été tranché par référendum ne peut être à nouveau valablement tranché que par le peuple. J’espère que nous pourrons dégager une position de rassemblement du PS, et que nous saurons aussi considérer l’essentiel, qui ne se trouve pas dans les procédures mais dans les politiques européennes à mettre en oeuvre.

Quant à la mobilisation sociale, au-delà des régimes spéciaux, sorte de ballon d’essai gouvernemental, elle porte sur l’ensemble des retraites, le pouvoir d’achat, l’emploi. Des efforts sont nécessaires, des changements aussi, mais ils doivent être répartis équitablement, or ils ne le sont absolument pas. Les Français commencent à s’apercevoir que le slogan « travailler plus pour gagner plus » était un leurre. C’est le début d’une prise de conscience. Au PS et à la gauche de l’amplifier et d’offrir au pays une autre perspective.

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08:43 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

19.10.2007

Le 2 en 1 de cette année : Laurent Fabius " Il faudrait un nouveau référendum"; Jean-Luc Mélenchon : "Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen"

Interview publiée par Libération et réalisée par Pervenche Berès Députée européenne.

Quelle différence y a-t-il entre le projet de traité constitutionnel et le «traité réformateur» ?

Il ne constitutionnalise plus les «politiques communes» comme le faisait le projet de Constitution. Si le «non» l’a emporté en France, c’est à cause de cela : s’il y a une chose que le débat en France et en Europe a montré, c’est qu’il n’existe pas de consensus sur ces politiques et sur la façon dont elles sont mises en œuvre aujourd’hui. Mais il y a d’autres évolutions négatives dans ce nouveau traité, comme le fait que la charte ne s’applique pas à la Grande-Bretagne et à la Pologne. C’est très révélateur de ce qu’est la nouvelle Europe.

Un référendum doit-il être organisé sur ce nouveau traité ?

Par respect pour la démocratie, Nicolas Sarkozy devrait convoquer un référendum.

Les Français ne risquent-ils pas de voter non une nouvelle fois, en considérant qu’on essaye de faire entrer par la fenêtre un texte qu’ils ont mis dehors par la porte ?

Si on ne les consulte pas à nouveau, c’est sûr qu’ils le penseront. Pour le PS, la bonne stratégie est de demander un référendum et de recommander l’abstention. Il faut éviter que le PS se divise à nouveau, car les lignes de fracture sont toujours là. Si on s’étripe entre nous sur l’Europe, cela veut dire que notre prochain congrès porte uniquement sur cette question. Or ce n’est pas ce que les Français attendent de nous.

Un second non ne signerait-il pas la fin de l’Union européenne ?

C’est pour cela qu’en cas de référendum, le PS doit prôner l’abstention.

Les tenants du non affirmaient en 2005 qu’un rejet du traité constitutionnel serait un «choc salutaire». Or, on n’est manifestement pas sorti par le haut de cette crise.

Je ne suis pas d’accord : on a dû repenser la nature du projet européen comme le montrent les discussions qui ont lieu depuis deux ans. Maintenant, chacun a conscience qu’une Constitution ne suffit pas à résoudre les problèmes de la grande Europe.

Jeu, 18/10/2007

Le blog de RAG dans les média

Jean-luc Mélenchon : Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen

Une réunion de chefs d’états et de gouvernements de l’Union européenne va se réunir à partir de jeudi pour examiner le nouveau projet de traité européen destiné à remplacer celui que la France et la Hollande ont rejeté par référendum. Avant même d’évoquer le contenu du texte qui est en débat, je veux aborder le problème des conditions dans lesquelles, quel que soit le contenu de ce texte, se présentera le mécanisme de ratification en France. En effet, mes efforts d’explication depuis le soir du résultat des législatives de juin 2007 n’ont pas été assez clairs pour permettre à tout le monde de bien comprendre pourquoi ce mécanisme oblige à deux votes. Deux. Prenons donc la démonstration dans l’ordre.

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02:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, FABIUS, PRS, RAG

18.10.2007

Laurent Fabius : Le gouvernement face au contrechoc de la méfiance (vidéo).

Laurent Fabius était hier l’invité du 19/20 de France 3

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17 octobre 2007

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19:51 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

17.10.2007

Laurent Fabius : L’amendement ADN doit être mis à la poubelle

Intervention de Laurent Fabius au grand rassemblement "Touche pas à mon ADN" qui s’est tenu au Zénith de Paris.

Pourquoi le recours aux tests ADN pour contrôler l’immigration régulière est-il inacceptable ? Parce qu’il est au croisement de deux thèses elles-mêmes inacceptables.

La première, c’est la "génétisation" de la société. Par un usage perverti de la science, certains voudraient, contre la tradition philosophique et juridique de notre pays, faire dépendre le destin des individus de la génétique et les sélectionner sur cette base.

On dira : pourquoi cette émotion, c’est une affaire ponctuelle, sans passé ni lendemain. L’ennui, c’est que le précédent Ministre de l’Intérieur proposait, il y a peu, de dépister les comportements pré-délinquants chez les enfants à partir de 3 ans. L’ennui, c’est qu’un candidat à l’élection présidentielle affirmait dans un entretien avec
un philosophe que la pédophilie et le suicide sont inscrits dans les gènes. Et voilà qu’on voudrait maintenant fonder le regroupement familial sur l’inné. Ce biologisme heurte le principe d’égalité. Il est aussi contradictoire avec les odes à la liberté que les partisans du test ADN entonnent volontiers.

La génétisation de la société se croise avec une seconde thèse, également inacceptable, la stigmatisation des immigrés. Quatre lois en quatre ans sur les immigrés ou plutôt contre eux. Les préfets sommés de "faire du chiffre", quitte à organiser la "chasse" aux enfants de sans papiers. Et voilà qu’on nous parle maintenant -c’est la prochaine initiative -de "quotas d’immigrés régionaux" avec débat chaque année au Parlement. La proposition d’un test ADN, c’est laisser entendre qu’un étranger serait par nature un risque et même potentiellement un délinquant. Il est temps de porter un coup d’arrêt. Sinon, l’immigration servira de plus en plus comme bouc émissaire de tous les problèmes et comme un filon pour multiplier les clins d’oeil à l’extrême droite.

Un dernier point. Je ne pense pas que ce soit le seul Monsieur Mariani, auquel on doit cette offensive anti-égalité, anti-liberté, anti-immigré. Dans notre système institutionnel, il faut savoir que les textes de loi s’ils émanent du gouvernement subissent le contrôle du Conseil d’Etat alors que les amendements d’origine parlementaire, eux, en sont dispensés. Il est donc fort possible que les tests ADN ont été proposés par un député pour éviter que le Conseil d’Etat adresse un carton rouge. Ne considérons pas non plus que l’amendement que nous combattons cesserait d’être un scandale parce qu’il serait allégé d’une partie de sa substance puisque c’est précisément pour faire scandale et flatter une certaine opinion qu’il a été proposé et accepté. Ma conclusion est simple : l’amendement ADN doit être mis à la poubelle et, avec lui, les idées qu’il porte. C’est le sens de mon engagement et, je crois, aussi du vôtre.

14 octobre 2007

http://www.laurent-fabius.net/article985.html

Mercredi, lors du débat général sur le projet de budget 2008, Laurent Fabius sera l'orateur principal du groupe socialiste. Son intervention sera diffusée en direct sur La Chaîne Parlementaire à partir de 16h.

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05:34 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, ADN

02.10.2007

Laurent Fabius sur TF1 : "On va dans le mur" (vidéo).

"La politique économique du gouvernement mène le pays droit dans le mur", a estimé samedi 29 septembre Laurent Fabius sur le plateau du 20h de TF1.

"Je suis inquiet, surtout sur la politique économique et sociale. Je pense que beaucoup de gens vont être déçus, là on file plutôt un mauvais coton",", a-t-il déclaré sur TF1. Le député de Seine-Maritime a notamment dénoncé le "paquet fiscal" voté cet été par le Parlement. "Quand un Premier ministre, qui d’ailleurs a été ministre précédemment, dit qu’on est en faillite et que dans le même temps il consacre 15 milliards d’euros, ce qui est colossal, à alléger les charges des gens les plus aisés, à des priorités qui ne sont pas des priorités, on va dans le mur", a estimé Laurent Fabius. Laurent Fabius a en outre critiqué les franchises médicales que le gouvernement souhaite mettre en place dès 2008 pour économiser quelque 850 millions d’euros par an.

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11:49 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

Laurent Fabius : Reconstruire (vidéo, texte intégral)

Texte intégral du discours prononcé par Laurent Fabius lors de la journée nationale d’échanges et de reflexions de Rassembler à gauche, à Paris.



Chers Amis, Chers camarades,

Je commencerai par une anecdote qu’on m’a rapportée récemment. Un des dirigeants du Parti Socialiste est à son bureau. Le téléphone sonne. « Comment vas-tu ? » demande son correspondant. « Ca va très très bien », répond le dirigeant socialiste. « Ah bon, tu n’es pas seul ! Rappelle-moi quand tu pourras parler librement... » Librement et amicalement, c’est ainsi que nous avons échangé aujourd’hui, par-delà les chapelles et les querelles. Librement, c’est ainsi que je veux m’adresser à vous et, à travers vous, à nos concitoyens.

Cinq mois après la victoire de N. Sarkozy et la défaite de S. Royal, notre pays voudrait croire à une amélioration, mais nos concitoyens commencent à constater les faits et doutent en profondeur. Beaucoup de dirigeants socialistes, eux, sont déboussolés. Quant aux militants et aux sympathisants de gauche, comme vous, ils veulent se battre. Ils veulent une opposition active, responsable cela va de soi, capable non seulement de critiquer une méthode ou un calendrier mais de dénoncer avec force le contenu de la politique gouvernementale et de contre-proposer. Qu’entend-on partout ? « Il faut ré-no-ver ». Nous sommes, bien sûr, tous d’accord avec cette aspiration rénovatrice. Mais il faut beaucoup plus : en réalité, et c’est le sens de notre rencontre aujourd’hui et de celles qui suivront, l’urgence est à la reconstruction. Nous avons besoin de déconstruire la droite et de reconstruire la gauche. Nous devons être, nous sommes des reconstructeurs.

* * *

Face à nous, le Président de la République a une stratégie précise.

Au départ, c’est la fameuse et fausse théorie du « choc de confiance ». L’idée martelée que, grâce notamment à près de 15 milliards d’euros de transferts fiscaux en faveur surtout des plus riches, 100 milliards de francs chaque année, grâce à l’affichage énergique d’une volonté de rupture, la croissance repartira automatiquement, l’emploi et le pouvoir d’achat avec. Le problème, c’est que cette stratégie utilise des moyens injustes et qu’elle est contredite par les faits. Au point que l’on est en train de s’apercevoir que le "paquet fiscal" de la droite pourrait bien devenir le "boulet fiscal" de la France.

Pouvoir d’achat érodé, prévisions de croissance gonflées, déficit commercial rouge foncé, déficits budgétaire et social encore plus élevés qu’annoncés : cet illusionnisme sent la fuite en avant pour aujourd’hui et le plan d’austérité pour demain.

"Le réel, disait le psychanalyste Lacan, c’est quand on se cogne". Et bien la droite va se cogner au réel. Elle sera confrontée, c’est pour les prochains mois, à un "contre choc de méfiance". Elle allumera des contre-feux. Pour réduire le plus possible les interventions et services publics, puisque c’est son obsession idéologique, elle invoquera, elle évoque déjà la montée de l’individualisme : comme si le recours au collectif était contradictoire avec la satisfaction des individus ! Elle tentera de diviser les fonctionnaires, en leur promettant une ristourne si les postes de leurs collègues sont supprimés, si elle parvient à ses fins. Il y aura bien au bout du compte moins de fonctionnaires et pas mieux payés. Les Français en général pourront "gagner plus s’ils travaillent plus" ? Non, il faudra travailler plus sans gagner plus ; souvent même, on devra travailler plus et plus longtemps, pour finir par gagner moins, en salaire, en retraite et, une fois toutes les ponctions opérées, en pouvoir d’achat. Le SMIC sera remis en cause, le contrat de travail aussi puisque, dans cette conception, l’avancée économique ne peut exister que par le recul du social. Quant à l’Europe, elle sera à la fois courtisée et accusée de tous les maux pour excuser les échecs gouvernementaux.

La politique gagnante pour la France, ce n’est pas cela. Ce n’est pas de favoriser les plus aisés et de ponctionner les autres. La mesure de toute chose dans la société, ce ne peut pas être seulement l’argent. Notre vision, notre projet sont différents. C’est la priorité donnée à l’éducation et à la culture, au lieu de les amputer, à la recherche au lieu d’agir petit bras, à l’innovation et à l’investissement au lieu de la rente, à la personne humaine. C’est un Etat qui se remet en cause en corrigeant les inégalités au lieu de les creuser. Ce sont des collectivités locales stimulées et non pressurées. C’est une Sécurité Sociale consolidée et non pas amputée pour faire place aux assurances privées. Ce sont le logement et la sécurité améliorés. C’est la construction d’une Europe plus sociale, plus écologique, plus démocratique. C’est l’indépendance à l’égard de toutes les puissances, y compris les Etats-Unis. Disons-le tranquillement, mais disons-le clairement.

La France possède des atouts : notre productivité, notre démographie, notre qualité de main d’œuvre, nos services publics, notre géographie, mais notre pays a besoin de réformes profondes, justes, concertées. Nous avons besoin de renforcer l’offre des entreprises, en particulier les PME, sans amputer le pouvoir d’achat. D’où l’absurdité injuste de mesures telles que la taxation médicale, les hausses de prix tous azimuts, l’augmentation de la TVA (rebaptisée maintenant - jusqu’où va l’invention sémantique ! - « TVA pouvoir d’achat » !) et divers reculs sociaux intervenus ou programmés, contre lesquels il va falloir mobiliser. Nous avons besoin de rassembler le pays dans un effort de dynamisation, de réforme et de justice, plutôt que d’opposer les catégories entre elles : jeunes contre vieux, centre villes contre quartiers, travailleurs contre chômeurs, nationaux contre étrangers, salariés du public contre secteur privé. Nous avons besoin d’une politique de résultats plutôt que d’une politique de médias.

Je mentionne les médias parce que leur maniement joue un rôle majeur dans la stratégie présidentielle. Là aussi, il nous faut déconstruire sérieusement la méthode. Premier temps : le pouvoir sélectionne divers thèmes, en fonction notamment des sondages, pour que le Président les investisse. Deuxième temps : un des thèmes est retenu, on met alors en scène l’ implication personnelle du chef de l’Etat, on mesure l’impact sur l’opinion, on poursuit si c’est positif, sinon on change aussitôt de thème. Le bombardement médiatique est si puissant et le tournoiement des thèmes si rapide que, malgré le courage de beaucoup de journalistes, les médias et l’opinion ont réduits au rôle de suiveurs. Le but est d’éviter à tout prix le temps de l’analyse critique des faits.

L’utilisation systématique de l’émotionnel et du compassionnel vient en renfort. Face à une catastrophe, à un fait divers, à la douleur, chacun est touché. On se dit : "et si c’était ma famille ? mes proches ?" Parfois, on participe à une action de solidarité. Mais on reste discret. Par décence. Là, c’est l’inverse : la compassion d’Etat est érigée en méthode de gouvernement. Après chaque fait divers retentissant, un ministre annonce une nouvelle loi alors qu’il devrait d’abord faire appliquer celles qui existent. Pendant ce temps, l’opium fait son effet : on ne s’interroge ni sur les causes, ni sur les vraies solutions. Déjà, on zappe et on passe à autre chose. Seuls comptent les images et les sondages.

Tout est organisé pour favoriser cette stratégie. Aujourd’hui, vous le savez sans doute, l’expression du Président de la République dans les médias audiovisuels n’est pas décomptée. Le gouvernement, la majorité, l’opposition, oui ; le Président, non ! Or le vrai chef de l’exécutif et de la majorité, plus encore que dans le passé, c’est lui. Il serait donc normal, comme cela a été demandé, que son temps d’intervention audiovisuelle et celui de ses collaborateurs soient désormais comptabilisés, et que soit accordé un temps équivalent à la majorité et à l’opposition. Un texte devrait le prévoir. Ce texte court, j’ai même commencé à l’écrire. « L’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion est une des conditions de la démocratie. Afin d’en assurer le respect, les radios et les télévisions doivent comporter dans leur programme un équilibre entre trois temps d’intervention et assurer des conditions de programmation comparables : celui du Président de la République, de ses collaborateurs et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition ». Je souhaite qu’un article de ce type sur la démocratie médiatique soit inscrit dans la Constitution. Cet aspect est devenu plus décisif pour l’équilibre des pouvoirs que beaucoup de subtilités juridiques dont on discute. Je propose l’adjonction de ce texte et je propose d’en faire un des éléments déterminants de notre vote sur la réforme des institutions.

La tactique dite « d’ouverture » complète enfin la stratégie présidentielle. Ont été convaincues d’entrer au gouvernement - sans trop de mal, semble-t-il - des personnalités anciennement classées à gauche. Il n’a pas été question - ce qui aurait constitué une vraie « ouverture » - de modifier le contenu de la politique de la majorité afin de tenir compte de l’opposition. Non : il s’agit exactement du contraire. Il s’agit d’essayer de disqualifier la gauche en prétendant que la politique de la droite recueille désormais l’assentiment général. Comment qualifier ces transfuges ? Pour moi, c’est une sorte de « club des papillons ». Car, au-delà de leur diversité, ils me semblent présenter deux caractéristiques communes : être attirés par la lumière et voleter de conviction en conviction - comme les papillons volètent de support en support. Le PS a hésité sur l’attitude à adopter. Elle est pourtant simple. Dans les instances, commissions et procédures de la République, nous devons occuper toute notre place ; en revanche nous devons refuser toute participation directe ou indirecte à l’exécutif. La démocratie, c’est d’abord la clarté.

* * *

Déconstruire la droite, reconstruire la gauche. Pour cela, il faut ne pas tout mélanger, les valeurs, les propositions, la stratégie.

 Nos valeurs, nous devons les revendiquer. Elles n’ont pas pris une ride. L’exigence d’égalité, qui constitue le ciment de la gauche, reste pour nous centrale notamment dans la mondialisation financière qui charrie tant d’inégalités et d’injustices. La liberté n’existe pas s’il n’y a pas d’égalité, face aux pressions et oppressions de toutes sortes - et je veux dire notre haut le cœur devant la répression de la « révolution Safran » par les criminels du régime militaire birman. La solidarité est aussi une de nos valeurs fortes, au sein de notre pays comme avec les autres (c’est cela l’internationalisme), ainsi qu’avec les générations futures (cela s’appelle le vrai développement durable). Car il ne s’agit plus seulement pour la gauche de changer le monde mais de sauver le monde... en le changeant. La laïcité enfin, valeur-trésor en réplique aux intégrismes de tous bords. Les voilà les valeurs de la gauche, bien plus en phase que la dérèglementation, la financiarisation ou l’ultralibéralisme chers à la droite si on veut faire face aux défis contemporains. Il faut défendre ces valeurs, ne pas en avoir honte, ne pas baisser la tête mais les populariser, les revendiquer. Il faut une gauche décomplexée.

 Certains de nos propositions concrètes, elles, devront parfois s’adapter. Car le monde a changé. Quand la France souffre comme aujourd’hui d’un décrochage manifeste de croissance par rapport à ses principaux concurrents, la question de l’innovation et de la compétitivité doit être précisément traitée. Quand le système de production et d’échanges est transformé en un gigantesque Monopoly où les entreprises s’achètent et se vendent en un clic, où les salariés sont des variables d’ajustement, où le stress frappe au point de pousser à l’irréparable, le défi de la régulation publique doit être relevé. Quand la situation des comptes publics est grave et que le pouvoir fait de la cavalerie financière, on doit réagir : par exemple, dans la position actuelle de notre pays il faut dire qu’il n’est pas sérieux d’opérer une baisse massive de recettes publiques si elle n’est pas compensée par des ressources équivalentes. L’expérience aussi nous a marqués. Par exemple, la politique environnementale qui, pour nous, convenons-en, a longtemps été périphérique doit devenir essentielle. Puisqu’un Grenelle de l’Environnement se prépare, puisque le risque n°1 est le dérèglement climatique lié au gaz carbonique, je souhaite que nous placions désormais au coeur de nos propositions concrètes une pollutaxe climat énergie, dissuadant particulièrement les émissions de CO2. De même, nous devons apporter des réponses nouvelles aux questions liées à l’allongement de la durée de la vie, la santé, la dépendance, les retraites : pour garantir celles-ci, je souhaite que, là où la droite fait reposer tous les efforts sur les revenus du travail, nous proposions que les revenus du capital soient également soumis à contribution. Proposons concrètement à gauche et proposons moderne.

 Il faut enfin clarifier notre stratégie. Elle reste confuse à l’approche des élections municipales. Alors, précisons. Nous sommes pour le rassemblement à gauche ; nous n’écartons pas par principe de ce rassemblement des personnes ou des forces qui ne s’y trouvaient pas auparavant mais à la condition incontournable qu’existe une cohérence politique. Cohérence nationale, c’est-à-dire refus des accords à la carte. Cohérence de projet, c’est-à-dire affirmation d’objectifs nationaux et locaux communs avec ces partenaires et d’abord le rejet de la politique économique, sociale et fiscale actuelle. Force est de reconnaître que cette cohérence n’existe pas aujourd’hui. Toute autre attitude nous transformerait en un simple mouvement opportuniste avec à terme à la clé de sérieuses déconvenues électorales.

Revendiquer nos valeurs, adapter nos propositions concrètes, clarifier notre stratégie : voilà le chemin pour reconstruire. C’est un parti socialiste à 35 % des voix au premier tour qu’il faut bâtir, un parti diversifié dans son recrutement et ses dirigeants, en phase avec les associations et les syndicats, sachant écouter ses élus locaux mais aussi les fédérer. Un parti qui fasse l’amalgame entre l’expérience et le renouvellement. Un parti à la fois protestataire et gestionnaire. Un parti socialiste qui sera - chacun de ces termes compte - internationaliste, alter-européen, écologiste, éducationnel, paritaire, pour répondre aux grands défis du nouveau siècle. Quand je réfléchis à plus long terme, j’ai même à l’esprit un mouvement rassemblant encore plus largement que le PS aujourd’hui les sensibilités de la gauche, un mouvement socialiste et progressiste. C’est dans cette perspective de l’unité la plus large qu’il faut reconstruire. J’entends parfois parler de « nouvel Epinay ». Pourquoi pa,s à condition qu’on se souvienne qu’à Epinay François Mitterrand avait conçu comme un tout indissociable la reconstruction du parti socialiste et son ancrage déterminé à gauche.

***

Deux remarques avant de conclure.

L’accumulation des déficits et des dettes, l’abondance des promesses fallacieuses, l’ampleur des problèmes vécus par les Français, tout cela me conduit à penser que, mise en difficulté par les faits, la droite cherchera à regagner sur un autre terrain sa popularité menacée. Ce terrain, ce pourrait être d’essayer de nous piéger en concentrant le débat sur la façon d’être plutôt que sur les résultats de l’action. Ne tombons pas dans ce piège Ce terrain, ce pourrait être aussi, de façon plus précise, l’immigration. Là aussi, je propose que nous soyons clairs. Quatre lois de la droite en quatre ans ! Le ministère de l’identité nationale, la traque des enfants de sans papiers et maintenant les scandaleux tests ADN, contraires à notre droit de la bioéthique, contraires à notre approche de la famille et à mon sens contraires aux principes de la Constitution. Cela suffit ! Et pourtant, l’évocation de quotas d’immigrés par métiers et par régions discutés annuellement par le Parlement constitue la dernière trouvaille gouvernementale. Du pain bénit pour un pouvoir qui n’oublie pas ce qu’il doit aux voix d’extrême droite ! Pensez donc : chaque année un débat serait organisé au Parlement sur l’ampleur des quotas d’immigrés ! Comme si pour certains l’immigration était moins une question qu’un filon ! Or voici qu’un certain nombre de socialistes tombent dans le panneau. Et bien, au nom même de nos valeurs et de notre souci d’efficacité, nous devons répondre. L’immigration ne doit pas être pas une braise sur laquelle le pouvoir souffle lorsqu’il se révèle défaillant, c’est une question sérieuse qui doit être traitée sérieusement, c’est une question humaine qui doit être traitée humainement, c’est une question européenne et sur laquelle je souhaite notre mobilisation.

La reconstruction du Parti socialiste et la réussite de nos propositions alternatives passent enfin par une réflexion lucide sur l’Europe. Débat riche. D’ici quelques mois, lorsque le texte en aura été complètement écrit, nous aurons à nous déterminer sur le traité constitutionnel « corrigé ». Nous n’avons oublié ni les arguments échangés de part et d’autre, ni la consultation populaire. Mais de grâce, ne nous enfermons pas dans la seule problématique institutionnelle ! Ne dispersons pas nos forces dans la mécanique procédurale ! Ce dont l’Europe a besoin, c’est surtout d’un cap et d’une stratégie. Nous devons partir d’une donnée économique nouvelle : l’affirmation des pays émergents, dont le réservoir de main d’œuvre est quasi-illimité et la force de frappe économique, financière et même technologique désormais considérable, alors que l’Europe cultive souvent une vision irénique de la mondialisation. Intégrons une autre donnée, politique : les principaux acteurs de la scène internationale ne sont plus ceux du concert européen des nations, Etats-Unis en plus. Désormais le libéral-communisme de la Chine, la puissance énergétique de la Russie, la multitude démocratique de l’Inde, le Brésil, l’Iran, d’autres s’imposent comme des acteurs clefs. Face à ces réalités, l’Europe doit être plus audacieuse et moins naïve. Face aux dumpings chinois ou autres, pourquoi serions-nous un continent passoire ? Face à la crise financière venue des Etats-Unis, pourquoi la Banque centrale européenne est-elle moins active que la Réserve fédérale ? Face à l’affaiblissement des ressources en pétrole ou en gaz, pourquoi la Commission européenne semble-t-elle parfois s’ingénier à favoriser la vente à la découpe de nos grands groupes ? Beaucoup d’entre nous ont été critiqués dans le passé pour avoir proposé que l’Union Européenne soit à la fois offensive et défensive, à travers sa monnaie, sa politique commerciale et de concurrence, l’harmonisation fiscale plutôt que le dumping généralisé, l’exigence de réciprocité des normes sociales et environnementales. Je crois comprendre que les préventions contre ces thèses commencent de reculer ? Affirmer sans arrogance la souveraineté européenne, ce n’est pas être protectionniste. Mais nous devons aussi être offensifs. Proposer par exemple une Communauté européenne de la Recherche et de l’Innovation, ces deux matières premières du futur, Communauté qui pourrait constituer la première « coopération renforcée » effectivement mise en place, notamment avec les pays de l’Euro. C’est une idée forte et neuve. J’espère qu’elle sera reprise par la France lors de sa présidence de l’Union.

***

Chers amis, j’ai été plutôt silencieux ces derniers mois car je voulais laisser le pouvoir « faire ses preuves ». Dans la période qui vient, je ne souhaite pas me mêler aux luttes intestines et souvent fratricides. En revanche je ferai entendre ma voix dans le débat politique de fond, pour une gauche décomplexée, moderne, fidèle à ses valeurs et rassembleuse. J’ai pris des positions ces dernières années, je les assume. Beaucoup d’entre vous ont partagé ces choix. Personne n’est infaillible mais lorsque nous regardons le chemin parcouru, que voyons-nous ? Il n’était pas inutile, me semble-t-il, comme je l’ai fait il y a déjà assez longtemps de proposer le premier aux socialistes le terme et le contenu de la « social-écologie », en insistant sur le caractère transversal et non pas latéral que devait avoir la préoccupation de l’environnement. Il n’était pas superflu plus récemment, face à la montée des communautarismes, d’exiger un coup d’arrêt sur les signes religieux à l’école, qui fut à l’origine de la loi laïque que l’on sait. Il était significatif de proposer de mettre au coeur de nos débats la question des délocalisations, de montrer qu’elles étaient une réalité et non un fantasme, qu’elles appelleraient une riposte d’ampleur à tous les échelons et non des rustines. Il était audacieux il y a deux ans, quand la question fut posée à tous les Français, de refuser au nom de l’Europe sociale que soient gravées dans le marbre d’une Constitution la politique monétaire de la Banque centrale européenne et le primat de la concurrence libre et non faussée, politiques désormais jugées contre-productives par beaucoup. Et il ne fut tout à fait inutile, il y a quatre mois, entre les deux tours des législatives, de débusquer la volonté gouvernementale de financer ses déficits par l’augmentation de la TVA. Ces positions ne nous ont pas valu que des soutiens sur le moment, mais elles ont une cohérence : la conviction qu’est juste, efficace, moderne pour notre pays et pour l’Europe ce qui permet une meilleure régulation collective dans l’espace et dans le temps plutôt que ce qui la détruit. C’est donc une certaine idée de la gauche, de la France et de l’Europe. Je compte la faire vivre dans les grands débats de demain.

J’ai utilisé à cet égard l’expression de « sage actif ». Certains ont retenu la notion de « sage » et oublié en chemin « l’ actif ». Mieux vaut sans doute inverser l’ordre des termes : je serai donc un « actif sage », un responsable engagé qui vous demande d’être engagés.

Qu’on ne compte pas sur moi pour disputer la coupe de France des people ou le championnat d’Europe des paillettes. Ce n’est pas ma conception de la politique, ni mon tempérament. En revanche, je suis d’accord pour la solidité, la crédibilité et la solidarité ; d’ailleurs dans le monde qui vient et sur la durée, existe-t-il une autre voie pour assurer à son pays un vrai progrès ?

Chers amis, Chers camarades, il s’agit ensemble de reconstruire pour reconquérir. Je suis en unité de pensée et d’espérance avec vous et avec des millions de nos concitoyens. Bon travail.

Le site de
Laurent Fabius


RAG 34. Lolo34

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2007 La gauche devient reconstruire la gauche



Dans quelques jours, 2007lagauche.fr deviendra reconstruirelagauche.fr

Ce nouveau site sera notre lieu de débat et d'échanges durant la période de la reconstruction.

Vous y retrouverez des comptes-rendus et des vidéos de la journée du 29 septembre 2007.

Et nous ? Nous devenons Rassembler à Gauche 34 (Hérault)

Amitiés socialistes et militantes à gauche.

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

02:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RECONSTRUIRE LA GAUCHE

30.09.2007

PS: Le retour de FABIUS



20 minutes.fr "Lolo is back". Discret pendant la campagne présidentielle, il avait fait déraper Jean-Louis BORLOO en direct sur la "TVA sociale", avant de se retirer temporairement de la scène politique. Laurent FABIUS a fait sa rentrée hier devant un partère de 700 personnes, venues entendre ce que "le sage actif" avait à dire. Aujourd'hui on se demande quelle est la ligne, de celui qui représentait il y a quelques mois encore "l'aile gauche du parti".

Car Laurent FABIUS n'est (officiellement) "candidat à rien", ne voulant ni "guerres fratricides" (un coup pour JOSPIN) ni "paillettes" (voilà pour ROYAL). L'ancien premier Ministre de François MITTERRAND veut "reconstruire" avec toutes les bonnes volontés du parti: les fabiusiens Claude BARTOLONE et Henri WEBER, le strauskahnien CAMBADELIS, mais aussi les "rénovateurs" Arnaud MONTEBOURG, Benoit HAMON, le très "ouvert" Hubert VEDRINE, ou l'adjointe au Maire de Paris Anne HIDALGO (voir l'article de LIBERATION).

Consensuel, voire "recentré", FABIUS semble aujourd'hui avoir choisi "la voie de la sagesse" afin de rassembler derrière son nom le maximum de "têtes pensantes". Cette "position pivot" pourrait, au moment des comptes du congrès, s'avérer particulièrement utile à un FABIUS isolé depuis son "écart à gauche" du dernier congrès, et son "NON" retentissant au projet de Constitution européenne. Plus proche d'un "socialisme historique à la JOSPIN" (DELANOE n'est pas loin) que des inovations d'une Ségolène ROYAL (qui n'était pas invitée hier), l'obsession de Laurent Laurent FABIUS semble être de ne pas "insulter l'avenir" afin de se préparer un retour au premier plan dès le congrès de novembre 2008 (vraissemblablement par le biais d'une alliance majoritaire).

En attendant, FABIUS va suivre tranquillement le trajet du PS, adoptant une "stratégie d'attente" qui pourrait s'avérer payante, et assurer un retour gagnant sur le devant de la scène politique française, à l'un des derniers éléphants du PS ayant encore échappé à "'l'ouverture".

Affaire à suivre...

RAG 34. Les lolo's 34

16:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS RECONSTRUIRE LA GAUCHE

29.09.2007

Laurent Fabius : Je serai un reconstructeur


Interview de Laurent Fabius publiée par le journal "20 minutes".


Pourquoi avoir si peu parlé jusqu’à présent ?

Un nouveau pouvoir s’est installé, j’ai trouvé normal de le laisser faire ses armes. Et puis, après nos défaites à la présidentielle et aux législatives, un temps de latence me semblait nécessaire.

Que comptez-vous dire ?

Je ne veux pas me mêler des disputes internes au PS. Ce qui m’intéresse, ce sont les analyses et les propositions de fond. Je serai donc un « actif sage ». Un reconstructeur.

Prônez-vous, comme d’autres, la refondation du PS ?

J’utilise le terme de reconstruction. Les valeurs de la gauche, comme l’égalité, la laïcité, l’internationalisme sont modernes et doivent être conservées. En revanche, certaines de nos propositions, dans un monde qui a changé, doivent être modifiées. Et notre stratégie doit être clarifiée, car elle a été plutôt floue dans la dernière période.

Reconstruction, mais pas droitisation ?

Non, le PS doit rester le grand parti de la gauche. Je n’exclus pas qu’à terme s’opère un rassemblement encore plus large, dans une formation socialiste et progressiste, des différentes sensibilités de la gauche. Pour le moment, si l’on doit discuter avec d’autres, il faut que ce soit sur des bases claires. Je n’envisage d’accord aux municipales que national et sur une cohérence de projets.

Donnez-nous quelques exemples de propositions...

Pour financer durablement les retraites et la protection sociale, nous devons proposer de soumettre les revenus financiers à cotisation sociale. En matière d’environnement, il faut aller rapidement vers une « pollutaxe » décourageant les émissions de carbone. Je propose également de lancer le projet d’une Communauté européenne de la recherche et de l’innovation, avec les pays de la zone euro. Sur le terrain de la démocratie, je propose d’inscrire dans la Constitution l’exigence d’équilibre des temps de parole dans les médias audiovisuels, en y intégrant le chef de l’Etat.

Le débat budgétaire, un bon moment pour l’opposition ?

En tout cas, c’est une occasion perdue pour redresser en profondeur la situation. Beaucoup de Français connaissent des difficultés de pouvoir d’achat, ils voient arriver les reculs sociaux, ils vont s’apercevoir que le slogan « Travailler plus pour gagner plus », c’est en réalité « Travailler plus pour ne pas gagner plus » et même souvent gagner moins. Le Premier ministre parle de faillite de l’Etat mais il décide de transférer près de 15 milliards d’euros par an aux plus aisés ! L’injustice est patente. Le réveil risque d’être pénible.

Fabius, c’est toujours une ligne de gauche au PS ?

Je ne m’enferme pas dans des carcans idéologiques. Je regarde les principaux problèmes - l’environnement, l’allongement de la durée de la vie, le financement de la solidarité. Ils ne peuvent être résolus que par la régulation, que propose la gauche, et non par la démolition des règles. Ces dernières années, plusieurs de mes positions ont été anticipatrices. J’ai parlé le premier de social-écologie, j’ai réclamé une loi sur les signes religieux à l’école, j’ai posé en amont la question des délocalisations, j’ai soulevé le lièvre de la TVA dite « sociale »... Il y a une cohérence dans ces positions.

Comment le PS doit-il aborder son congrès en 2008 ?

En essayant de clarifier les questions de fond et de dépasser certaines fractures. C’est une bonne chose que la réunion de demain convie toutes les sensibilités du PS.

Y aura-t-il une motion Fabius ?

Je ne me pose pas ce genre de question aujourd’hui.

Comment jugez-vous les premiers mois de la présidence Sarkozy ?

Beaucoup d’énergie est déployée, et même parfois une certaine fébrilité, mais on n’observe pas de résultat positif sur le plan économique et social, au contraire. Sur le plan international, je suis préoccupé : le discours présidentiel sur l’Afrique n’était pas pertinent, la tension est dommageable avec nos voisins allemands. Nous devons aussi éviter un flirt inopportun avec le président Bush. Enfin j’ai trouvé légères les déclarations récentes à l’emporte-pièce contre l’Iran. Au total, si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le prétendu choc de confiance risque d’aboutir à un contre-choc de méfiance.

Recueilli par Bastien Bonnefous. 28 septembre 2007

RAG 34. Les lolo's 34

10:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

28.09.2007

RAG : Journée nationale d’échanges et de réflexions





Chère Amie, Cher Ami,
Chère Camarade, Cher Camarade,



Notre Parti vient de connaître deux importants échecs électoraux. Nicolas Sarkozy sera au pouvoir pour cinq ans pour une omni-présidence au service de l’hyper-finance, de la régression sociale et du verrouillage démocratique. Dans ce contexte, la gauche doit mener une opposition ferme et déterminée. Elle doit préparer les futures victoires électorales, à commencer par les municipales, cantonales et européennes. Elle doit s’engager sur le chemin de la reconstruction, du renouvellement et de l’ouverture

Pour y travailler ensemble, je te propose de nous retrouver pour une journée nationale d’échanges et de réflexions :

Le samedi 29 septembre de 13 h à 17 h 30

A l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
27 rue Saint Guillaume – 75 006 PARIS

metro : Rue du Bac / Saint Germain des Près


Des intervenants de haut niveau – dirigeants de la gauche, intellectuels, syndicalistes – participeront aux tables rondes. Leur présence, une fois confirmée, sera précisée sur le site www.2007lagauche.net.

Cette journée sera une vraie journée d’échanges au cours de laquelle vous aurez la parole. Chaque table ronde donnera lieu à un rapport qui sera ensuite diffusé.

Je compte sur ta présence pour cette étape importante du calendrier de la refondation et te remercie de bien vouloir nous retourner ton inscription au plus vite.

Amitiés socialistes,

Claude BARTOLONE

PROGRAMME :

Programme détaillé pour la journée de réflexion du 29 septembre 2007

13 h

Accueil

13 h 30

Ouverture des travaux par Claude Bartolone

13 h 45 – 15 h 15

Table ronde n°1
Face au nouveau pouvoir, réinvestir la question économique et sociale

Intervenants : Martine Aubry (sous réserve d ‘agenda), Jean-Christophe Cambadélis, Anne Hidalgo, Stéphane Rozès, Alain Vidalies.

Animatrice : Pascale Boistard

Quelle politique pour travailler mieux et plus nombreux ? Fragmentation sociale, nouvelles inégalités : quelles réponses de gauche ? Comment prendre en compte l'allongement de la vie et le vieillissement ? Comment lutter durablement contre le chômage des jeunes et des seniors ? Comment préserver les services publics et moderniser la protection sociale ?

15 h 15 – 16 h 45

Table ronde n°2
Etre socialiste dans l'Europe et face à la mondialisation

Intervenants : Pervenche Berès, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg, Hubert Védrine.

Animateur : Mohamed Bouabdallah

Qu'est-ce que la gauche peut attendre de la mondialisation ? Que peut-elle proposer à l'Europe ? Comment éviter le décrochage de croissance et de compétitivité en France ? Comment construire une économie sociale-écologique? Comment rééquilibrer le partage entre le capital et le travail ?

16 h 45 – 17 h 30

Conclusion des travaux par Laurent Fabius
Propositions pour la gauche

Télécharger votre bulletin d'inscription

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

09:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG, JOURNEE D'ECHANGES 29 SEPTEMBRE, BARTOLONE, FABIUS, RAG 34

20.09.2007

Laurent Fabius : Nicolas Sarkozy s’aligne sur le MEDEF

19/09 Interrogé par Jean-Michel Aphatie sur RTL, Laurent Fabius a jugé "très frappant de voir que sur tous les sujets sociaux, Nicolas Sarkozy a choisi l’alignement sur la position du MEDEF".


Ecouter, regarder l'interview sur le site de Laurent Fabius

Ecouter (lien permanent)

Le discours de Nicolas Sarkozy sur la politique sociale

Laurent Fabius a déploré mercredi "l’alignement " de Nicolas Sarkozy "sur la position du MEDEF" dans "la quasi-totalité des sujets" sociaux abordés la veille dans son discours. Il a prévenu que la réforme des régimes spéciaux ne serait "pas possible" en quinze jours. S’il reconnaît la nécessité d’"une évolution" des régimes spéciaux, Laurent Fabius a jugé sur RTL que "dire qu’en 15 jours il faut fixer les principes, ce n’est pas possible". "Il faut d’abord qu’il y ait une vraie négociation".

"L’une des questions principales, c’est de savoir comment va s’appliquer la réforme : est-ce que ça va s’appliquer seulement à ceux qui maintenant entrent dans ces entreprises ? Est-ce ça va s’appliquer seulement à ceux qui sont déjà partis en retraite ? Est-ce que cela va être progressif ?", s’est-il interrogé. "C’est décisif et c’est extraordinairement compliqué". "Le président de la République essaie qu’on discute et qu’on tranche sur les régimes spéciaux d’abord et ensuite qu’en 2008 on parle du régime général (...) Est-ce que ça veut dire qu’on va faire payer les régimes spéciaux deux fois ? Se mettre d’abord sur un régime et leur dire vous repassez à la moulinette la deuxième fois ? Ou cela veut dire que (pour) les régimes, on va se mettre d’accord et ils vont être fixés définitivement et à ce moment-là ils restent un peu spéciaux ?", s’est demandé le député de Seine-Maritime. "Les syndicats avaient raison et c’est mon point de vue de dire qu’il faut discuter de la totalité en même temps des régimes spéciaux et du régime général, sinon cela va être la clé des difficultés", a-t-il prévenu.

Globalement, le chef de l’Etat "a abordé énormément de sujets (...) Sur la quasi-totalité des sujets, c’est l’alignement sur la position du MEDEF, c’est très, très frappant", a regretté Laurent Fabius.

Les déclarations de Bernard Kouchner sur l’Iran

Laurent Fabius a reproché mercredi au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner de faire preuve de "beaucoup de légèreté" sur le dossier iranien.

"On ne peut pas traiter la question de la paix et de la guerre comme cela", a-t-il ajouté en regrettant "beaucoup de légèreté" dans les propos tenus dimanche soir par Bernard Kouchner avertissant que le monde devait se "préparer au pire", c’est-à-dire à la "guerre" avec l’Iran. Selon M. Fabius, "c’est dangereux".

Il a ajouté que "par rapport à l’Iran, il faut se caler sur ce que dit l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), il faut que les grandes puissances restent unies et il faut faire pression sur les sanctions".

Laurent Fabius a en outre affirmé qu’il fallait "éviter que la diplomatie française s’aligne désormais sur la diplomatie américaine". "Ayons notre diplomatie indépendante", a-t-il plaidé.

Répondre dans le forum


Le blog de Jean-Michel Apathie

Fabius. Ce matin, RTL avait convié l'ancien premier ministre socialiste à venir répondre à l'offensive anti sociale la pire depuis cinquante que nous n'avons jamais connu. Il n'a appelé ni à l'insurrection, ni à la mobilisation, ni à la révolution. La gauche serait-elle un peu fatiguée? En fait, il est plutôt convenu de la nécessité de l'évolution des régimes spéciaux, d'accord en cela avec Nicolas Sarkozy qui ne souhaite pas leur disparition. Dites, vous ne craignez pas que François Fillon, dont il faut chaque fois redire qu'il est premier ministre, donc chef du gouvernement, on l'oublie mais faut pas, se sente un peu seul ce matin?

Petit déjeuner. Trois blagues de Laurent Fabius, très détendu et catastrophé par l'état du débat au PS. Des colloques pour la rénovation, pfff… a-t-il pouffé.

Première blague, c'est Laurent Fabius qui parle. Hier, Nicolas Sarkozy m'a fait penser à ce cow boy qui s'arrête à la porte du saloon et qui dit d'une grosse voix: il y a quelqu'un qui veut la bagarre ici? Non? Bon, alors je rentre?

Deuxième blague, toujours Fabius qui parle. J'ai lu dans un journal un échange imaginaire qui décrit parfaitement la méthode de François Hollande. Un socialiste dit: il est six heures du matin. Un autre dit: il est six heures du soir. Et François Hollande conclut: nous sommes tous d'accord, il est six heures.

Troisième blague. On nous dit toujours que nous devrions faire notre Bad Godesberg (allusion à un congrès du SPD allemand, en 1959, où il abandonne son vieux programme marxiste et accepte l'économie de marché). Ce serait mieux de faire un Good Godesberg.

Pourquoi n'a-t-il pas fait ces blagues au micro? A mon avis, il aurait dû.

Lire l'intégralité de la note de JM Aphatie : La solitude de Fillon, les blagues de Fabius

RAG 34. Les lolo's 34

19:34 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, SARKOZY

PS : Laurent Fabius inquiète les siens



Pour la première fois depuis plusieurs mois, Laurent Fabius, désormais « sage actif », a réuni une trentaine de ses partisans hier pour un déjeuner à la questure de l'Assemblée nationale. L'ancien Premier ministre, qui ne participe plus au bureau national du PS et n'a pas assisté à l'université d'été de son parti à La Rochelle, a écouté les uns et les autres exprimer leur « blues ». Tant il est vrai que la prise de distance de Fabius avec la cuisine interne du PS fait redouter à certains de ses amis un retrait pur et simple de leur leader de la vie politique.

« Il y a parmi nous un besoin de cohésion, accentué par le fait que La Rochelle n'a pas été un moment de rassemblement pour nous », explique Vincent Léna, secrétaire national du PS. Si Fabius a dressé au cours de ce déjeuner un tableau bien sombre du Parti socialiste (« Il a souligné qu'on devait pouvoir résister à une forme de droitisation », rapporte un participant), il n'a guère délivré de message fort. « Il a son calendrier, il nous dira les choses le 29 septembre », journée de rassemblement des fabiusiens à Paris.

« Ne pas apparaître comme une citadelle assiégée »

Certains élus ont exprimé leur désarroi, craignant que le courant fabiusien ne se « recroqueville sur lui-même ». Fabius a tenté de rassurer, invitant ses troupes à « ne pas apparaître comme une citadelle assiégée ni un groupe de résistants » et à « construire des passerelles ». Claude Bartolone, lieutenant de Fabius, s'est employé après le déjeuner à rassurer les plus inquiets, soulignant notamment que les autres courants n'étaient guère dans un état plus brillant...

N.S
jeudi 13 septembre 2007 Le Parisien

RAG 34. Les lolo's 34

19:34 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, BARTOLONE, PS, RAG, RAG 34

02.09.2007

Laurent Fabius : J’ai essayé de cerner les principaux problèmes qui seront posés dans les années qui viennent

Nos quatre points cardinaux par Laurent Fabius

Sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations de demain. Malgré tous les discours, l’avenir et sa préparation sont en effet les sacrifiés de la politique telle qu’elle va. L’agitation tient souvent lieu d’action. L’instantané médiatique sert de ligne d’horizon. L’émotion supplante la réflexion. Or la France et l’Europe ont besoin d’un cap pour le long terme. Et pour fixer un cap, il faut des points cardinaux.

Notre premier point cardinal, ce devrait être l’environnement. En dépit des cris d’alarme, la plupart des dirigeants politiques et économiques continuent de laisser polluer et saccager notre planète.

Les conditions météorologiques extrêmes de cet été sont pourtant un nouveau signal. Pour prendre le seul problème du gaz carbonique largement responsable de l’effet de serre et des dérèglements climatiques, en supposant même que nous parvenions à stabiliser les émissions par habitant, celles-ci augmenteront pour des raisons démographiques de 40 % dans les 40 prochaines années. Cela s’appelle une catastrophe.
Une stabilisation globale impliquerait de ramener en une décennie les émissions 40 ans en arrière, non seulement pour les Européens, qui s’y sont engagés, mais pour l’ensemble de la planète. On n’en prend pas le chemin !

Nous colloquons, nous protestons, mais nous détruisons. Dans le palmarès de ce qu’il faut bien appeler les éco-criminels, les Etats-Unis viennent en tête. L’Europe commence seulement d’agir. Quant à la Chine - dont 2008 sera la grande année - lorsqu’elle « s’éveillera » au risque environnemental, que restera-t-il à sauver ?
La conclusion est aveuglante, il existe un besoin urgent, vital au sens propre, d’actions politiques : économiser drastiquement l’énergie et en diversifier les sources ; encourager massivement la recherche et l’innovation ; respecter des normes sévères anti-pollution dans les domaines industriel et agricole ; révolutionner les transports, l’habitat et la fiscalité vers cet objectif ; adapter nos modes de consommation et d’alimentation ; mettre en place une Organisation mondiale de l’environnement. Aucune de ces tâches n’est compatible avec une approche traditionnelle, confiant au seul marché le soin d’agir. Nous avons besoin d’une régulation nationale et internationale forte, d’une priorité absolue reconnue au long terme, à la personne humaine et à la vie, thèmes qui doivent être précisément ceux de la gauche. A la France, en lien avec l’Europe, d’engager la rupture sur ce terrain-là.

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Le deuxième point cardinal, c’est l’allongement de la durée de vie, le vieillissement. Là aussi, les données chiffrées sont à la fois négligées et implacables.

Toujours dans les 40 ans qui viennent, la population mondiale dépassera 9 milliards d’habitants contre 6 aujourd’hui. Cet accroissement sera concentré à près de 40 % sur l’Afrique et à plus de 50 % sur l’Asie, ce qui redistribuera le jeu mondial. L’Inde, la Chine, le Brésil se renforceront, les États-Unis seront bien placés, l’Afrique pauvre risque de s’appauvrir encore plus, le Japon, la Russie et l’Europe vieilliront, avec une situation particulièrement critique pour l’Europe du Sud et pour l’Allemagne. Ces bouleversements soulèveront d’immenses problèmes d’environnement - toujours lui -, de croissance, de niveau de vie, de santé, de migrations, d’urbanisme, d’aménagement du territoire.

La préoccupation du vieillissement recoupe notamment les questions de santé et de retraite. En France, elles n’ont pas été vraiment traitées pendant la campagne électorale. Il est impératif de le faire maintenant. Sur le premier point, l’instauration d’un « franchise médicale », qu’il vaudrait mieux appeler « taxation médicale », outre son caractère injuste, ne constitue pas une solution à la hauteur des défis : c’est d’abord sur l’offre de soins et sur la prévention qu’il faut agir. Sur les retraites, posons aux Français la question de fond, celle du degré de solidarité qu’ils souhaitent. Nous possédons un atout, notre excellente démographie, mais nous connaissons une faiblesse grave, le médiocre taux d’emploi des jeunes et des seniors. Là aussi, l’action est urgente, elle ne peut pas être différée.

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L’exigence du développement partagé et de l’égalité réelle fournit le troisième point cardinal. Chacun constate que notre société se délite sous les coups de boutoir des affrontements entre quartiers, générations, ethnies, religions. Citoyenneté, laïcité, solidarité sont mises en cause alors qu’elles devraient être notre triangle magique.

L’appartenance pleine à notre communauté nationale doit être assurée par et pour chaque citoyen. Quels que soient son habitation, sa confession, son âge, sa couleur de peau, chacun(e) a droit à une égalité réelle et pas seulement incantatoire. Pour cela, l’action publique doit être rendue plus ciblée et plus efficace. La lutte contre les discriminations doit être renforcée. La laïcité, valeur essentielle de la gauche, constitue un véritable trésor dans un monde miné par la confusion violente entre le domaine de César et celui de Dieu ; elle est probablement ce que la République française peut proposer de plus utile aux autres nations pour réduire les conflits. Dans l’hexagone, nous devons réaffirmer cette laïcité à l’école, pour l’État et plus largement pour toute la société. Elle sera convaincante si elle s’accompagne d’égalité en actes. C’est là qu’intervient la solidarité.

X

Précisément, le financement solidaire constitue notre quatrième point cardinal. Pour l’Union européenne, le vieillissement de la population et la mauvaise maîtrise de nos finances publiques aboutiraient, si aucune mesure correctrice n’est prise, à faire passer la part de la dette par rapport au produit intérieur brut de plus de 60 % aujourd’hui au chiffre faramineux de 250 % en quatre décennies. Dans un contexte où la répartition entre riches et pauvres est tragiquement inégalitaire, où le partage est déséquilibré entre capital et travail comme entre actifs et inactifs, et alors même que la marchandisation s’étend, cette question du financement solidaire est décisive.

Je plaide pour que certains domaines soient « sanctuarisés » et pour un accès universel aux services essentiels : éducation, culture, santé, eau, assainissement. C’est une mission de la gauche d’agir en ce sens par tous les canaux disponibles, notamment l’édiction de normes internationales et la construction de services publics modernes, ainsi que par la généralisation la plus large des sciences et des techniques.

Le rôle des entreprises et des entrepreneurs privés est crucial mais nous devons veiller aussi à assurer des moyens d’action efficaces à la puissance publique nationale, européenne et internationale. Ils sont indispensables au respect de l’intérêt général ; on vient encore de le constater avec la crise financière née des « subprimes » américaines. La gestion publique doit être profondément réformée. Les cas de maladministration doivent être sanctionnés. Ils ne doivent pas pouvoir être utilisés pour délégitimer l’intervention et les ressources publiques. Sinon, la crise ira de plus en plus à la crise, le déséquilibre au déséquilibre, et la pauvreté à la pauvreté !

Cela vaut notamment pour la France. Nos comptes ont viré au rouge cramoisi, et il y a malheureusement lieu d’être interrogatif face aux choix économiques et fiscaux actuels. Attendons les premiers résultats pour juger ; mais consacrer plus de 10 milliards d’euros chaque année à des mesures fiscales qui ne muscleront vraiment ni la demande (plutôt l’épargne) ni l’offre (ce qui serait pourtant nécessaire) risque de procéder d’un contresens économique pour se terminer par de profonds contrechocs sociaux.

X

Ce que je veux dire, c’est ceci : que les responsables politiques, au lieu de de s’agiter médiatiquement et de polémiquer inutilement, veuillent plutôt considérer ces quatre points cardinaux, ces quatre problèmes de fond : environnement, vieillissement, développement, financement. Et qu’ils s’engagent sur leurs solutions. Le citoyen-électeur retrouvera peut-être alors le sentiment qui seul nourrit les projets, mobilise les pays et permet le progrès : la confiance./.

(Libération 30 août 07)

Notre note précédente :

Laurent Fabius: Favorable "pourquoi pas" à un très grand parti de gauche, et résolumment opposé à l'instauration programmée d'une nouvelle TVA dite "sociale"

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30.08.2007

Laurent Fabius: Favorable "pourquoi pas" à un très grand parti de gauche, et résolumment opposé à l'instauration programmée d'une nouvelle TVA dite "sociale"

Laurent fabius était ce matin l'invité de France Inter. Il a évoqué ses fortes préoccupations concernant l'avenir environnemental de notre planête. Lire sur son site l'article : Nos 4 points cardinaux.
Interrogé par Fabrice Drouelle sur les raisons de son absence à la Rochelle, il a rappelé l'origine de la création de ces universités d'été destinées avant tout à former des militantes et des militants socialistes. Il a aussi bien sûr répondu aux questions des auditeurs.

( tenir compte du temps de téléchargement : une fois sur l'enregistrement attendre l'apparition dans l'icone du bouton play, puis clicker dessus pour lancer l'écoute"> " en bas à droite comme montrée sur la photo)

Ecouter : interactiv

Ecouter : les questions des auditeurs

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29.08.2007

A vos montres et agendas

Laurent Fabius sera l’invité du matin sur France Inter à 8h20 le
30 août 2007

A noter : Journée nationale d’échanges et de débats de "Rassembler à gauche" le 29 septembre 2007

De 9h à 18h à Sciences-Po (Paris)

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01.08.2007

La gauche décomplexée : qu'est-ce que c'est ?

medium_RAGnat1.4.pngVoici un document de travail pour lancer la réflexion sur les orientations du Parti socialiste.

Être de gauche, c’est d’abord assumer ses valeurs (la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la justice, le progrès scientifique et moral, l’internationalisme) et affirmer une méthode (la volonté, la responsabilité, la démocratie). Elles n’ont pas pris une ride. Pour nous socialistes, pour préparer le monde de demain, il ne s’agit pas d’abandonner ce que nous croyons, ni de renoncer à notre démarche, mais de les revendiquer sans complexe. Face au capitalisme financier mondialisé, face aux périls environnementaux, face aux inégalités planétaires, face aux nouveaux conflits, face au sous-développement, nous n’avons pas à nous excuser d’être de gauche. Au contraire, ce sont les désordres du monde qui nous renforcent dans notre volonté de le transformer.

Gauche décomplexée face aux problèmes du monde, mais aussi gauche décomplexée

- face à la droite : nos solutions, parce qu’elles passent par la solidarité, sont plus justes et plus efficaces. Il faut les assumer et non tenter de braconner sur des terres qui ne sont pas les nôtres. La « droitisation » même présentée comme « alliance au centre » n’est pas le salut pour le PS. Elles est plutôt la recette de la défaite.

- face à la gauche de la gauche : nous assumons notre vocation à gouverner, c'est-à-dire à être responsable, dans le refus de la surenchère. Nous suivons l’idéal mais nous sommes dans le réel.

- face à notre propre passé de gauche de gouvernement. Nous avons connu des succès et des échecs. Nous en tirons des leçons. Ce bilan tiré de l’expérience nous invite à être plus réalistes sur certains sujets, plus utopistes sur d’autres. Sans goût pour les vieilles lunes ni pour l’air du temps.

- face à nos voisins européens. Il faut en permanence explorer les solutions mises en œuvre ailleurs. Mais arrêtons de croire que le salut s’y trouve nécessairement. Cessons de nous excuser d’être des républicains français. Nous avons le droit de tenir à notre modèle social. Il doit être réformé. Ses lacunes doivent être comblées. Ses faiblesses corrigées. Pour le sauver, pas pour le démanteler.

En appeler au jusqu’au-boutisme guesdiste façon 1905, au mollétisme façon 1954 (consistant à promettre beaucoup pour agir peu) ou à un virage social-démocrate façon années 1950 (consistant à ne pas promettre grand-chose, donc à ne pas faire davantage), ce sont finalement les différents visages d’une vision vieillie.

Concrètement, la « gauche décomplexée », c’est un ensemble d’engagements et de propositions :

1) Décomplexée, la gauche doit assumer ses objectifs de justice et de progrès social.

- Réaffirmons notre volonté de rééquilibrer la répartition entre le capital et le travail au profit du travail. Depuis le milieu des années 80, la part du travail dans la valeur ajoutée est passée de plus de 72% à 65%. Mais c’est surtout le transfert du risque des détenteurs du capital vers les salariés qui est le phénomène le plus caractéristique des 25 dernières années. L’actionnaire garantit son capital en équilibrant ses participations alors que le salarié est dépendant d’une entreprise, d’un territoire d’une activité donnée et devient la variable d’ajustement qui permet de maintenir les taux de rentabilité en bourse. La gauche doit assumer deux objectifs : la hausse de la rémunération du travail et la sécurisation des salariés. Ces objectifs exigent plus que la seule négociation entre les partenaires sociaux. Pour rendre possibles de telles mesures, il faut modifier notre environnement économique (politique commerciale plus protectrice, politique monétaire plus expansionniste, politique européenne plus sociale). Les entreprises doivent être responsabilisées, par exemple en imposant le principe du « délocaliseur-payeur ».

- Face à la droite, assumons nos propositions concrètes : Pour résoudre la crise du logement, mieux vaut commencer par construire des logements bon marché, accessibles à tous et d’abord aux plus modestes, plutôt que de favoriser uniquement l’accession à la propriété. Nous voulons renforcer les obligations de la loi SRU plutôt que de les abolir, comme l’envisage la droite. Pour permettre l’égalité d’accès aux soins, mieux vaut commencer par assurer l’égalité territoriale et une répartition équitable des praticiens. Pour assurer l’égalité réelle, nous mettons l’accent sur les jeunes. Les 18-25 sont aujourd’hui ceux qui bénéficient le moins de la redistribution. Or c’est à cet âge que l’on acquiert les compétences et les connaissances clefs pour l’avenir individuel et collectif. L’aide sociale destinée aux jeunes doit être réévaluée. Des mesures doivent être prises pour les jeunes sans qualification (sur le modèle des « emplois sécurité-insertion » proposés par Laurent Fabius). L’enseignement supérieur et la formation doivent bénéficier d’un vaste plan de rattrapage. Les comparaisons financières avec nos voisins sont cinglantes : la France néglige son université. Les enfants des classes populaires en sont les premières victimes, quand ils échouent fréquemment dans des premiers cycles sous-encadrés.

2) Décomplexés, nous devons l’être dans le refus de l’assistanat. La gauche revendique la solidarité, mais aussi la responsabilité. Les Français ont quelquefois le sentiment que l’Etat ou les organismes sociaux sont trop généreux à l’égard de certains. A force de ne pas vouloir l’entendre, nous risquons de démonétiser la belle idée de solidarité. Pour nous, la solidarité doit intervenir pour toute femme ou homme dans la difficulté, mais avec comme but le retour à l’emploi. La gauche – y compris dans les collectivités locales qu’elle gère – n’a pas toujours été exemplaire dans ce domaine. Il faut refuser tout ce qui peut aboutir à des trappes à l’inactivité.

Les bas salaires doivent être augmentés pour rendre sa valeur au travail. On ne doit pas s’interdire d’utiliser d’autres mécanismes, comme la « prime pour l’emploi ». C’est la gauche qui l’a créée. Faut-il l’abandonner ?

3) Décomplexés, nous le sommes dans le domaine de la sécurité. La gauche veut la sécurité, mais refuse la dérive autoritaire et l’arbitraire. N’ayons aucun complexe sur la sécurité, valeur de gauche, qui figure en bonne place dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Les résultats de N. Sarkozy depuis 2002 ne sont pas bons. Les violences aux personnes – qui sont les actes les plus graves – ont augmenté de près de 20%.

Assurer la sécurité, cela implique d’abord des forces de l’ordre présentes sur tout le territoire en permanence, et pas seulement dans les centres villes. C’est une police de proximité qui entretient des liens de confiance avec la population. C’est une politique d’égalité réelle qui empêche la formation de ghettos.

4) Décomplexée, la gauche de gouvernement parle vrai sur les questions de financement :

- la dette : sa réduction est une priorité. La charge des intérêts grève de manière inacceptable le budget de l’Etat. D’où la nocivité de la politique de la droite qui veut réduire les impôts des plus favorisés au détriment d’une saine gestion de nos finances. La manœuvre est connue : on dégrade les comptes publics pour imposer ensuite des réductions des dépenses.

- les retraites : la durée de vie s’allonge, donc il faudra travailler plus longtemps. Cet allongement devra se faire en tenant compte de la pénibilité des emplois et des parcours professionnels (notamment pour les femmes), mais il est inévitable. Le dossier des régimes spéciaux doit être ouvert.

5) Décomplexés, nous le sommes face au monde actuel que nous regardons en face. La recherche et l’innovation doivent être favorisées ; les entreprises doivent être soutenues. La recherche doit être développée dans les Universités et les organismes publics. Elle doit l’être dans les entreprises. La gauche n’est pas l’ennemi des entrepreneurs. Elle est l’ennemi des prédateurs. A l’inverse de la droite qui favorise une économie de la rente (avec le bouclier fiscal ou la suppression des droits de succession), la gauche œuvre pour une économie de l’investissement et de l’innovation. Il faut encourager les entreprises à investir (déductibilité des dépenses de R&D;). Il faut soutenir les PME innovantes (loi sur la commande publique, Fonds public d’investissement direct en fonds propres dans les PME performantes).

6) Décomplexée, la gauche doit l’être dans sa défense d’une Europe qui progresse et qui protège. Pour les socialistes, l’Europe n’a pas vocation à être un marché ouvert à tous vents et qui se contente d’organiser la concurrence intérieure entre travailleurs et systèmes sociaux. Nous voulons une Europe qui investisse dans l’avenir (augmentation du budget pour financer le développement technologique). Nous voulons une Europe qui se protège face à la concurrence déloyale de certains pays émergents. Nous voulons une Europe qui favorise la croissance (politique monétaire revue). Nous voulons une Europe qui organise le progrès social partagé au lieu de favoriser l’alignement sur le moins-disant (convergence sociale). Nous n’aurons pas tout en un jour. Mais nous devons défendre nos positions fermement. Nous refusons l’approche de N. Sarkozy qui consiste à soumettre demain au Parlement un texte, maxi ou mini, que les Français ont rejeté par référendum.

7) Une gauche décomplexée, c’est une gauche qui assume le tournant écologique.

- Le développement doit devenir un objectif transversal de toutes les politiques publiques. Les initiatives locales sont intéressantes, mais il revient à l’Etat d’assumer son rôle. Proposons une véritable fiscalité écologique qui modulerait l’ensemble des prélèvements en fonction de l’impact écologique (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu…).

- Pour faire face aux défis énergétiques de l’avenir, la question du contrôle des entreprises clefs du secteur doit être posée. Un pôle public de l’énergie EDF-GDF doit être créé. La question doit être posée pour AREVA et pour TOTAL.

- Pour assurer une gestion efficace de l’eau et des prix raisonnables, les régies publiques doivent être stimulées.

Voilà quelques éléments d’une gauche décomplexée : une gauche qui regarde le monde tel qu’il est, qui promeut ses valeurs et qui prépare l’avenir. Une gauche qui ne rougit pas d’être de gauche. Une gauche qui est prête à regarder sa propre histoire sans tabou. Une gauche de changement qui propose concrètement et qui trace une perspective de long terme.


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17.07.2007

Une gauche moderne n’est pas droitière : Laurent FABIUS lance le débat de la refondation



Laurent Fabius entame la réflexion de fond en vue de la refondation de la gauche. Il publie cette tribune dans "Le Nouvel Observateur".

Pour voir la gauche emporter l’élection présidentielle, il faut remonter près de vingt ans en arrière. C’était François Mitterrand, à ce jour seule figure socialiste dans la galerie des présidents de la Ve République.

Devant cette réalité tout le monde parle de refondation, mais attention aux faux-semblants ! Evitons de jouer « retour vers le passé », l’hypertrophie des égos en plus, un retour présenté paradoxalement comme le dernier cri de la modernité. Il s’agirait notamment d’appliquer en France les recettes traditionnelles de la social-démocratie, longtemps efficaces mais devenues souvent inadaptées face au nouveau capitalisme.

Certes, personne ne possède dès maintenant le sésame de la refondation et je n’entends pas aborder ici en détail les questions importantes d’organisation. Mais pour avancer je suis convaincu que nous devons à la fois maintenir nos valeurs socialistes et revisiter très profondément nos propositions, en les ouvrant davantage sur le monde et sur le futur : c’est la double clé de la refondation.

L’esprit d’ouverture doit d’abord guider l’analyse de notre défaite. Pour 2007, en laissant de côté les questions de personne, toujours discutables, nous avions plusieurs atouts incontestables : le mauvais bilan de la droite, le remords du 21 avril 2002, la forte demande de changement dans le pays et la domination des thèmes de gauche auprès de l’opinion. Ce dernier point doit être souligné. La société française ne s’est pas droitisée. Le refus des excès de la mondialisation financière est vivace. L’exigence de services publics et d’égalité est forte. De nombreuses mobilisations sociales sont survenues ces dernières années. Aujourd’hui, les Français s’inquiètent des nouvelles taxes sur la santé ou des milliers d’emplois d’enseignants supprimés. Ce n’est pas un hasard si le candidat de la droite s’est senti obligé durant la campagne de reprendre dans les mots certaines aspirations de la gauche et si le grand homme de cette séquence électorale fut ... Jean Jaurès.

Une forte demande de gauche donc, qui se termine en victoire de la droite. J’y vois deux raisons principales. Le terrain économique et social a été trop délaissé par nous, au profit de thématiques davantage sociétales, personnelles et morales. La critique des projets de la droite n’a pas été assez convaincante. Ainsi, le fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » n’a pas été efficacement déconstruit. Tirons-en au moins une leçon : les socialistes doivent refuser tout sectarisme, ils doivent aussi refuser le confusionnisme consistant à se laisser glisser sur le terrain de l’adversaire qui peut alors brouiller les cartes et manœuvrer à sa guise.

Au plan électoral l’enjeu de la refondation, c’est la reconquête de notre base populaire qui subit de plein fouet la précarisation et les difficultés de pouvoir d’achat. Les données sont claires : c’est d’abord cet électorat qui nous a manqué, en particulier dans les régions industrielles durement touchées par les effets de la mondialisation. Tous ces Français attendent à juste titre de la gauche plus d’égalité (davantage pour le travail et non pour le seul capital), plus de solidarité (investissements publics dans la santé, l’école, le logement, les transports) et plus de protection (sécurité, juste échange plutôt que libre échange). Pour eux, les questions du pouvoir d’achat et de l’avenir de leurs enfants priment sur tout autre sujet. Ils attendent de la gauche des propositions précises, crédibles et opératoires dans ces domaines. C’est notre défi.

La première exigence pour relever ce défi, c’est-à-dire pour conjuguer solidarité et efficacité, consiste à clarifier enfin notre rapport à la mondialisation. Nous n’avons pas su le faire jusqu’à présent. Evidemment celle-ci constitue un phénomène très complexe. D’un côté, l’ouverture des frontières, la mise en réseau des hommes et des cultures et les avancées technologiques conduisent à un développement humain positif. De l’autre côté, le capitalisme financier creuse les inégalités et en installe de nouvelles ; le marché, utile en lui-même, affaiblit les régulations et les normes dès lors qu’il devient tout puissant ; la recherche systématique de la rentabilité à court terme détruit souvent l’environnement, oppose les individus, déséquilibre les territoires.

Certains ne voient dans la mondialisation que ces désordres et s’enferment dans la seule dénonciation. C’est l’impasse de l’ultragauche dont le diagnostic est parfois juste, mais qui laisse l’espace aux ultra-libéraux faute d’apporter des réponses crédibles. D’autres croient en une « mondialisation heureuse » et recommandent l’adaptation, voire la résignation. Ainsi s’exprime parfois une certaine branche de la sociale démocratie lorsqu’elle prône seulement l’insertion dans la mondialisation telle qu’elle est, estimant possible d’établir des compromis à la façon des années 50. Le problème est que la mondialisation financière actuelle déséquilibre les rapports de forces au profit du capital, précarise les salariés et déstabilise l’action publique dans chaque Etat, rendant largement caduques les vieilles méthodes. Prôner un « socialisme du réel » est juste mais n’a de sens que si on n’oublie pas en cours de route que le réel est devenu plus libéral et plus brutal.

C’est pourquoi je pense qu’aucune de ces voies - l’ultragauche et l’infragauche - n’est vraiment satisfaisante. Oui, la double clé de la refondation, c’est la rénovation de nos propositions dans la fidélité à nos valeurs. Car ces valeurs ne sont pas dépassées. Face à la précarité et à l’individualisme, il y a besoin d’égalité et de solidarité. Face aux communautarismes, il y a plus que jamais besoin de laïcité. Face à la marchandisation généralisée, il y a besoin de services publics et de développement durable. Face à la concentration des pouvoirs, il y a besoin de démocratie libre et de pluralisme. Face à l’explosion des nationalismes, au risque de guerre des civilisations et aux inégalités internationales, il y a besoin d’Europe et d’internationalisme. La gauche doit revendiquer ses valeurs. La gauche moderne n’est pas une gauche droitière.

Je refuse le choix qu’on cherche à nous imposer entre archaïsme et libéralisme. A bien des égards, c’est le libéralisme qui est archaïque. Ses solutions, appliquées durement, mènent souvent aux reculs sociaux, à l’accroissement des inégalités et au saccage de l’environnement. Le socialisme, lui, est fondamentalement progressiste. Nous défendons les conquêtes sociales, nous proposons de développer de nouveaux droits, de créer de nouveaux gisements d’emploi et de croissance, d’agir contre les inégalités, nous refusons l’obscurantisme, nous croyons dans la science et la technique, nous encourageons de nouvelles découvertes améliorant le sort de l’homme.

Mais pour faire vivre ces valeurs dans un monde qui a changé et qui va changer, nous avons besoin de propositions très novatrices. Ne redoutons pas d’être audacieux. Quatre exemples.

Le rapport capital - travail : là où la mondialisation financière exerce une pression à la baisse sur la rémunération du travail, notre réponse en direction de l’emploi et du pouvoir d’achat doit viser la « compétitivité par le haut » et non la course au moins disant. Pour la France, cela implique d’investir beaucoup plus qu’aujourd’hui dans l’enseignement supérieur, la formation, la recherche, la culture, l’innovation ; d’encourager - eh oui ! - les entrepreneurs et l’esprit d’entreprise ; de sécuriser les parcours professionnels et d’améliorer la santé au travail ; de soutenir le pouvoir d’achat par l’amélioration des salaires, des pensions et par une meilleure répartition ; de repenser l’organisation du temps de travail, tout au long de la vie en tenant compte du vieillissement, donnée majeure.

L’Europe : pour agir contre les dérives du libre-échangisme, nous devons proposer de nouvelles régulations. Une vraie réciprocité dans les pratiques commerciales, la lutte contre le dumping social et environnemental, la pénalisation des entreprises prédatrices doivent devenir de nouveaux mots d’ordre. Nous devons relancer et réorienter la construction européenne sans nous contenter de simples ripolinages institutionnels. Pour bâtir une véritable souveraineté économique et sociale de l’Union européenne, l’objectif de convergence sociale européenne doit être réactivé, un budget commun pour la recherche et l’innovation mis en place, une politique monétaire de croissance remplacer celle de l’euro cher, le fétichisme de la concurrence laisser place à une politique industrielle et énergétique concertée. Un tarif extérieur commun doit se substituer aux dérives actuelles.

La puissance publique : dans certains domaines, nous devons rétablir des leviers d’action. C’est le cas pour notre approvisionnement énergétique, enjeu majeur du siècle à venir et secteur où la France possède des atouts magnifiques. De même pour notre capacité à stimuler l’économie, par exemple en faveur des PME innovantes. Dans d’autres domaines tels que la solidarité, nous devons rénover les mécanismes grippés pour éviter, par exemple, les dépendances durables ou l’assistanat. C’est à la gauche de se fixer comme objectif d’améliorer partout l’efficacité de l’action publique, celle de l’Etat et des collectivités territoriales à travers des solutions innovantes.

L’environnement enfin : sa dégradation est gravissime. Elle est, j’en suis convaincu, encore plus avancée qu’on ne le dit. L’exigence écologique doit devenir transversale. Elle doit être prise en compte dans toutes nos politiques nationales et dans toutes les négociations internationales. Une fiscalité écologique doit être mise en place. La recherche d’économies d’énergie doit être généralisée et le ferroutage massivement développé. Socialiste et écologiste, au 21ème siècle, ces deux combats n’en font plus qu’un.

Je n’ai pas évoqué ici les questions d’organisation, mais pour refonder la gauche, il faudra évidemment la rassembler, donc accepter ses différences. A cet égard, le Parti socialiste a vocation à couvrir un espace idéologique et électoral plus vaste qu’aujourd’hui, allant des antilibéraux au centre-gauche. Les alliances avec les communistes, les radicaux, les verts, les progressistes, devront se nouer sur la base du projet socialiste et non à la va-vite. Le recrutement militant devra être diversifié, le fonctionnement moins « personnalisé », le débat d’idées stimulé. Un tel parti, socialiste et progressiste, pourra alors obtenir au moins 35% des voix au premier tour des élections. Cet objectif est parfaitement accessible à condition que chacun accepte de travailler ensemble, de tirer les leçons du passé, de faire taire ses rancunes et ses rancœurs, de s’ouvrir à l’avenir et au monde tout en sachant résister à l’air du temps. Un énorme travail d’unification et d’imagination est indispensable, qui ne peut pas être une opération de laminage. On cherche une méthode pour cette refondation ? Je propose celle-ci : traiter d’abord sérieusement les questions de fond.

Lire sur le même thème : La gauche décomplexée, qu'est-ce que c'est ?

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08:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, REFONDER LA GAUCHE

04.07.2007

Laurent Fabius était ce matin l’invité de Pierre Weil sur France inter

Laurent Fabius répondait ce matin aux questions de Pierre Weil sur France inter.

Ecouter partie 1 : Discours de Fillon, les Institutions.

Ecouter partie 2 : Réflexions sur le PS

Pierre Weill du lundi au vendredi de 7h à 9h




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11:02 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

01.07.2007

Report de la journée nationale d'échanges du 7 juillet.



Le séminaire de réflexion, ouvert à toutes les sensibilités du Parti, prévu le 7 juillet 2007, est reporté au mois de septembre. Ce séminaire, au lieu d'être le dernier épisode de la séquence politique qui s'achève, sera le premier d'un nouveau moment, celui de la réflexion et de la refondation. Vous serez informés de la nouvelle date dès qu'elle sera fixée.


INVITATION RASSEMBLEMENT NATIONAL

Paris, le 25 juin 2007

Chère Amie, Cher Ami,
Chère Camarade, Cher Camarade,

Notre Parti vient de connaître deux importants échecs électoraux. Nicolas Sarkozy sera au pouvoir pour cinq ans pour une omni-présidence au service de l’hyper-finance, de la régression sociale et du verrouillage démocratique.
Dans ce contexte, la gauche doit mener une opposition ferme et déterminée. Elle doit préparer les futures victoires électorales, à commencer par les municipales, cantonales et européennes. Elle doit s’engager sur le chemin de la refondation, du renouvellement et de l’ouverture.

Pour commencer ce travail, je te propose de nous retrouver pour une journée nationale d’échanges et de réflexions :

Le samedi 7 juillet de 10 h à 17 h A l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
27 rue Saint Guillaume – 75 006 PARIS
métro : Rue du Bac / l'État Germain des Près


De nombreux intervenants de haut niveau – dirigeants de la gauche, intellectuels, syndicalistes – participeront aux tables rondes. Leur présence, une fois confirmée, sera précisée sur le site www.2007lagauche.net.

Cette journée sera une vraie journée d’échanges. Nous avons souhaité organiser plusieurs tables rondes au cours desquelles vous aurez la parole. Chaque table ronde donnera lieu à un rapport qui sera ensuite diffusé.

Je compte sur ta présence pour cette étape importante du calendrier de la refondation.

Amitiés socialistes,

Claude Bartolone


Programme prévisionnel

9 h 45 : Accueil

10 h 00 : Ouverture des travaux et présentation de la journée

10h30 – 12h30 Séance plénière : comprendre la France de 2007
Quelles évolutions sociales derrière les résultats électoraux ? Y a-t-il virage à droite de la société française ?

14h00 – 16h00 :

Atelier n°1 : l’action publique au 21ème siècle
L’Etat-providence, la sécurité sociale, la question de l’assistanat, les services publics, l’intervention dans l’économie, etc.

Atelier n°2 : être socialiste français dans l’Europe et dans la mondialisation. Les transformations du capitalisme depuis vingt ans. La réponse socialiste pour une Europe plus sociale et une mondialisation plus juste, plus solidaire et plus équilibrée.

Atelier n°3 : la gauche, le travail, l’entreprise. Construire une économie du développement durable, du travail pour tous, de la croissance. Rééquilibrer le rapport capital-travail. Soutenir et dynamiser les PME.

Atelier n°4 : refonder et ouvrir le Parti socialiste. Quelle organisation, quelles structures, quelles alliances pour construire un Parti qui a vocation à faire 35% au premier tour ?

16h00 – 17h00 : Séance plénière : bâtir le socialisme pour demain. Rapports des ateliers.

Conclusion par Laurent Fabius

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12:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG, BARTOLONE, FABIUS, RAG 34

28.06.2007

Le PS doit garder ses valeurs et refonder ses propositions

28 juin 2007
Laurent Fabius a affirmé jeudi que "les valeurs" du Parti socialiste "collent" avec le monde actuel mais que ses propositions sont "à refondre". "Les valeurs, cela colle, les propositions, à refondre", a-t-il résumé sur RTL, en appelant le PS à "une refondation", objectif "plus vaste" que la rénovation.

Il a suggéré aux socialistes de "se poser trois questions" : celles des valeurs, des propositions, de l’organisation.

"Les valeurs, elles sont en ligne avec le monde qui vient", a-t-il estimé en citant "la laïcité, l’internationalisme et la solidarité".

Selon l’ancien Premier ministre, "en revanche, sur les propositions, il y a "énormément, énormément à changer", évoquant en particulier "le rôle de l’Etat", "l’Europe", "l’écologie".

Quant à "l’organisation" du parti, il a indiqué que pour un PS "autour de 35%", il lui faut être "beaucoup plus ouvert en terme d’origine, de parité".

Il a notamment estimé que le PS devrait "revisiter le dossier des 35 heures". "L’idée de modifier la durée du travail est juste historiquement, la façon dont cela a été fait est contestable", a-t-il estimé.

Le député s’est déclaré par ailleurs "assez désarçonné par la stratégie économique du gouvernement".

"Il faut relancer la croissance. Mais on ne peut pas relancer la croissance si on n’a pas une action franche sur la demande, sur l’offre et si en même temps on cumule les déficits", a-t-il observé sur RTL.

L’ancien Premier ministre a ajouté ne pas voir "la logique économique" du gouvernement de François Fillon. "C’est une de mes préoccupations", a-t-il dit.

Laurent Fabius a contesté le dispositif annoncé sur les heures supplémentaires. "Le fameux slogan ’travailler plus pour gagner plus’, cela va aboutir à travailler plus sans gagner plus", a-t-il affirmé, car "on va appeler heures supplémentaires ce qui était autrefois évolution salariale".

Il a également annoncé à la suite de cette interview qu’il allait quitter le Bureau national du Parti socialiste. "Il faut renouveler", a affirmé le député de Seine-Maritime en recevant quelques journalistes. Il a précisé qu’il entendait cependant "rester très actif" au sein du PS.

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12:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

Grande interview de Laurent Fabius publiée par Le Monde

28 juin 2007

Laurent Fabius propose son analyse de l’accord de Bruxelles intervenu le 23 juin. Il dresse un premier bilan de la présidence Sarkozy. Et il évoque la refondation de la gauche et le rôle qu’il compte y jouer.

Vous aviez défendu le non à la Constitution européenne au sein du PS. Que pensez-vous du traité « simplifié » ?

Le nouveau traité dit « simplifié » est en réalité compliqué. Il serait plus juste de l’appeler « traité corrigé ». Là où, en cas de « non » français, on nous menaçait d’un enlisement pendant au moins trente ans, il était donc possible d’apporter des modifications en quelques semaines !

Ce texte reprend plusieurs avancées institutionnelles comme la présidence stable de l’Union, mais il ne « constitutionnalise » plus des politiques européennes inadaptées et du même coup la lourde partie III, comme nous l’avions souhaité, disparaît. Le résultat reste cependant insuffisant, par exemple pour ce qui concerne les services publics et le volet social ou encore concernant l’accès aux coopérations renforcées entre Etats membres. Il n’y a rien de nouveau sur l’harmonisation fiscale et la Banque Centrale Européenne, alors que ce sont des questions essentielles. Les dérogations consenties aux Britanniques sont multiples. Surtout, il faut que l’Europe, au-delà des aspects institutionnels, se décide enfin à financer les dépenses d’avenir, qu’elle adopte des politiques efficaces pour l’environnement, l’énergie, le commerce, et qu’elle porte une vraie ambition sociale : nous n’avons aucune assurance sur tous ces points, ni aucun engagement de rendez-vous. Pas plus que sur la relance du franco-allemand, décisif à mon sens pour la construction européenne.

Approuverez-vous ce traité quand il sera soumis aux parlementaires ?

Il est beaucoup trop tôt pour porter un jugement. Il faut attendre les résultats de la conférence intergouvernementale pour voir exactement quel texte en sortira, quel sera le vote de chaque pays et rester vigilants. En tous cas il est clair que le « non » a déjà été utile puisqu’il a permis de corriger certains aspects du traité initial.

Nicolas Sarkozy en tire partie. Comment jugez-vous son action ?

A son propos, je parlerai d’omni-présidence. Ce qui caractérise ce nouveau régime, c’est en effet que le même dirigeant est à la fois Président de la République, premier ministre de fait, et à vrai dire ministre de tout. Il s’occupe de tout, contrôle tout, et d’ailleurs le revendique. Quel sera le statut réel du Parlement dans tout cela, mystère. Il faut qu’un meilleur équilibre des pouvoirs soit trouvé car c’est cela une démocratie vivante. L’autre trait du régime, c’est la domination de la finance, avec une répartition très inégalitaire.

Ces deux caractéristiques du nouveau régime, l’omnipouvoir et l’omnifinance, risquent de constituer à terme les points faibles du Chef de l’Etat. Sur le plan économique, les critiques portées contre la TVA anti sociale, contre le refus d’un coup de pouce au Smic, contre les avantages fiscaux aux privilégiés, contre le recul des moyens alloués aux services publics, commencent à être vécues, donc entendues. Plus largement, la logique économique est contestable. Je ne crois pas qu’on puisse augmenter durablement la croissance française, comme nous en avons pourtant besoin, en ne soutenant vraiment ni la demande ni l’offre, tout en cumulant les déficits. Bref, il va y avoir des rendez-vous.

Pensez-vous comme une partie de vos amis au PS que l’élection présidentielle était « imperdable » ?

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02:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

14.06.2007

Le projet de TVA du gouvernement est antisocial

Laurent Fabius a qualifié mardi la TVA sociale projetée par le gouvernement Fillon de "TVA anti-sociale" qui vise à "financer les avantages fiscaux de quelques uns par une ponction sur l’ensemble de la population".

"Nous sommes extrêmement opposés cette TVA anti-sociale", a déclaré l’ancien Premier ministre, lors du point de presse quotidien du PS. "Avant les élections c’est le temps des douceurs mais après vient le temps des additions", a-t-il ironisé.

Cette TVA "signifie qu’on va financer des avantages fiscaux réservés à quelques uns par une ponction sur l’ensemble de la population puisque tout le monde paie la TVA et d’autre part qu’il risque d’y avoir une augmentation des prix qui viendra ponctionner le pouvoir d’achat", a-t-il déclaré.

Il a fustigé la proposition du président da la commission des Finances du Sénat, Jean Arthuis (UMP), mardi dans Les Echos d’augmenter la TVA de 5 points.

Ce serait "faire passer la TVA en moyenne de 19,6 à 24,6 points ce qui est énorme et injuste", a-t-il déploré.

Evoquant l’exemple de l’Allemagne évoqué par Jean-Louis Borloo (Economie), il s’est dit "pas rassuré" car "les Allemands ont augmenté de trois points la TVA et les 2/3 des sommes ont été pour alimenter le budget de l’Etat".

"Quand on nous dit transfert entre les cotisations, je n’y crois pas", a-t-il asséné. "Les friandises fiscales qui représentent entre 10 et 15 milliards d’euros ne sont pas financées et ce serait irresponsable d’augmenter la dette" a-t-il assuré. "Quand vous avez une avalanche de dépenses prévues et des moindres recettes, il est évident qu’il y a sous la table quelque chose" a-t-il argué.

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05:49 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, TVA sociale

13.06.2007

Laurent Fabius manque de peu la réélection

Le député sortant (PS) de la 4e circonscription de Seine-Maritime obtient 49,87% des voix au premier tour.

France 3 Normandie
Laurent Fabius est vraiment dans son bastion. Député depuis1978, maire du Grand Quevilly depuis 1995, il améliore son score de 2002, 49,25%. Au second tour, il sera opposé à l'UMP Marie-Hélène Roux, qui a obtenu 25,40%. Il a lancé un appel au "sursaut" et à la "mobilisation" pour un "équilibrage" droite-gauche en vue du 2nd tour des législatives.

Candidat malheureux à la candidature socialiste pour la présidentielle, Laurent Fabius, en votant dimanche matin à Grand Quevilly, avait souligné qu'il lui serait difficile d'obtenir 50% au premier tour, se disant toutefois assuré que "ça allait aller ici" pour les socialistes.

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17:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LEGISLATIVES 2007, FABIUS

12.06.2007

Point presse de Laurent Fabius au Parti socialiste (vidéo)

Le projet de TVA du gouvernement est antisocial. Laurent Fabius écarte également toute combinaison entre le PS et le MODEM.

Durée : 02:02 Pris le : 12 juin 2007 Lieu : Paris, France Laurent Fabius animait ce 12 juin le point presse quotidien de campagne du PS. Il a lancé un appel à la mobilisation le 17 juin prochain car "plus nous serons nombreux, plus nous pourrons proposer et résister".
Il est de plus revenu sur le projet de création d'une "TVA sociale" :"si on augmente la TVA massivement,il y aura une augmentation des prix. C'est injuste car on veut financer des cadeaux fiscaux par une ponction de la population".



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18:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

07.06.2007

Qui va payer les mesures fiscales de N. Sarkozy ? VOUS

"Il faut choisir entre équilibre démocratique et absolutisme politique et financier" déclare Laurent Fabius lors d’un meeting de soutien à Laurent Cathala, candidat socialiste à Créteil.
Laurent Fabius a opposé mardi soir à Créteil "l’équilibre démocratique" à "l’absolutisme politique", "l’équilibre social, économique et écologique" à "l’absolutisme financier", pour décrire le choix qui s’offrait aux Français pour les législatives.

"Qu’est-ce que le sarkozysme", avait demandé en préambule Laurent Fabius, venu assister à Créteil à un meeting départemental du PS à l’invitation de son ami Laurent Cathala, député-maire de la ville.

Ce sont "deux absolutismes cumulés, additionnés (...) l’absolutisme politique et l’absolutisme financier", a-t-il lancé devant une assemblée de plusieurs centaines de personnes réunies au palais des sports de Créteil.

Détaillant ce que recouvraient ces absolutismes - avec "plus de poids à l’Elysée qu’il n’y en a jamais eu" et des liens avec "le pouvoir économique et le pouvoir financier, et donc le pouvoir médiatique" - l’ancien Premier ministre a voulu faire entendre la "différence" du PS. "Nous pensons qu’il y a des domaines qui doivent échapper à la logique financière", a-t-il dit. "C’est vrai pour l’éducation, la culture, la santé".

"Le 6 mai, nous avons été battus, c’est un fait", a déclaré M. Fabius, mais alors qu’"une deuxième élection majeure" doit avoir lieu, "toute la tactique du pouvoir actuel est de faire comme si elle avait déjà eu lieu".

"A nous de faire la démonstration, la déstructuration, la démolition" des slogans ou des mesures annoncées, a-t-il observé, en passant en revue les franchises médicales - "quatre impôts, quatre taxes" -, la défiscalisation des heures supplémentaires "présentée comme le sésame absolu pour lutter contre le chômage" - ce qui est faux, selon lui -, la déduction des intérêts d’emprunt pour l’achat d’un logement ou l’exonération des droits de succession.

Ces deux dernières mesures vont coûter respectivement 5 et 7,5 milliards d’euros par an, a dit M. Fabius. "Qui va les payer ? Vous", a-t-il lancé en évoquant "une hausse de la TVA" ou le poids de la dette sur les générations futures.

Il s’agit maintenant de savoir si pour la France "il vaut mieux un équilibre démocratique ou un absolutisme politique, un équilibre social, économique et écologique ou bien un absolutisme financier", a conclu M. Fabius, qui "en dépit de tout" continue de "croire" à une possible victoire de la gauche.

RAG 34. Lolo34

12:39 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FISCALITE, FABIUS

Si l’UMP remporte les législatives, ce sera le gouvernement de l’hyperfinance

Vidéo : Laurent Fabius était l’invité du Grand Journal de Canal+ le 6 juin 2007

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RAG 34. Lolo34

11:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FINANCES, FABIUS

21.05.2007

Laurent Fabius appelle les socialistes à "faire bloc" pour les législatives

Laurent Fabius (Darfour 2007).

"Il faut choisir entre "une hyper-présidence" où "tous les pouvoirs seraient concentrés" et "une présidence équilibrée" a-t-il déclaré sur le plateau de LCI, invité de Christophe Barbier.

Laurent Fabius a appelé lundi 21 mai les socialistes à "faire bloc pour la campagne des législatives" afin d’obtenir à l’Assemblée nationale "un rééquilibrage des pouvoirs".

L’ancien premier ministre socialiste a ajouté sur LCI que "les problèmes du PS " seront à traiter après les scrutins des 10 et 17 juin.

Selon Laurent Fabius, candidat en Seine-Maritime, l’enjeu des législatives est de choisir entre "une hyper-présidence" où "tous les pouvoirs seraient concentrés" et "une présidence équilibrée".

Il a jugé que la composition du gouvernement Fillon, avec ses personnalités de gauche, était "électoralement bien jouée", "électoralement habile" de la part du président Nicolas Sarkozy.

Laurent Fabius a souhaité la présence à l’Assemblée nationale d’"un nombre de députés de gauche suffisant pour qu’il n’y ait pas un chèque en blanc" au gouvernement Fillon.

Cliquez ici pour regarder l’entretien sur le site de LCI.



RAG 34. Lolo34

19:11 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, LEGISLATIVES, RAG 34

17.05.2007

Laurent FABIUS : "Si l’on veut un contre-pouvoir, le meilleur moyen, c’est le bulletin de vote socialiste en juin. N’acceptons pas le rouleau compresseur de l’Etat-UMP."

Interview de Laurent Fabius publiée dans La Nouvelle République des Pyrénées, à l’occasion de son déplacement dans la région pour soutenir les candidats socialistes aux législatives.

1) Que pensez-vous de la nette victoire de Nicolas Sarkozy à l’élection présidentielle ? Quelles en sont, selon vous, les raisons principales ?

Les trois ingrédients du succès de N. Sarkozy sontun parti organisé, des idées de droite claires, et une capacité à incarner la fonction de chef de l’Etat. Pourtant, nous disposions pour l’emporter de puissants atouts : ces dernières années le PS a gagné toutes les élections intermédiaires - régionales, cantonales, européennes - et les mobilisations sociales ont montré le refus du tout libéral - souvenons-nous du retrait du CPE. Le bilan du gouvernement sortant était très médiocre. Les thèmes qui font le débat public sont le pouvoir d’achat, l’emploi, les délocalisations, l’école, le logement, les services publics, thèmes qui sont tous au cœur de l’engagement de la gauche. Dans les meetings, le grand homme de la campagne présidentielle fut Jean Jaurès. Tout cela n’est pas le signe d’un virage profond de la société à droite. Encore faut-il de notre côté assumer clairement nos valeurs, proposer avec précision et finalement convaincre. Malgré une magnifique mobilisation militante, cela n’a pas été suffisamment le cas.

2) Y a-t-il des responsabilités ? Lesquelles ?

Le moment venu, il faudra analyser en détail les causes de la défaite et en tirer toutes les conséquences. Pour l’heure, l’essentiel est de préparer les législatives qui ont lieu dans un mois. Face à une droite qui veut concentrer tous les pouvoirs, il faut envoyer un maximum de députés socialistes et de gauche à l’Assemblée, pour résister et pour proposer. C’est la priorité : être aux côtés de nos candidats dans les circonscriptions, comme je le fais cette semaine dans les Pyrénées, où d’ailleurs notre score présidentiel a été meilleur qu’ailleurs.

3) Alors que le conseil national du PS ce week-end aurait dû ramener de la clarté dans le camp socialiste, c’est tout le contraire qui se passe : S. Royal a appelé à désigner très tôt un candidat pour 2012, des personnalités socialistes sont consultées par N. Sarkozy, DSK rejette la responsabilité de la défaite sur Hollande. Où en est le PS ? Doit-il se rénover, se refonder ?

Je déplore le spectacle qui est actuellement donné. Plutôt que de préparer telle ou telle candidature présidentielle pour dans cinq ans, il faut penser à celles et ceux qui sont candidats aux législatives dans moins de cinq semaineset surtout aux préoccupations des Français ! J’appelle donc chaque dirigeant socialiste à se ressaisir. Les premières victimes d’un rouleau compresseur de droite à l’Assemblée, ce seraient les Français. Pensons à eux, soyons à leurs côtés, pratiquons moins le « je » et davantage le « nous ». Et n’enterrons pas le PS : il serait surprenant qu’une refondation commence par un sabordage ! Je plaide pour une « gauche décomplexée », à la fois fière d’être de gauche et consciente des évolutions du monde.

4) Craignez-vous une vague bleue à l’occasion des législatives ?

Rien n’est joué. Certes N. Sarkozy est un homme habile : il va chercher à faire illusion, confondre ouverture et débauchage, quitte à pratiquer la rupture libérale ensuite. Il n’est pas bon qu’un seul parti contrôle toutes les instances nationales, avec en outre de très puissants relais dans la finance et les médias. Si l’on veut un contre-pouvoir, le meilleur moyen, c’est le bulletin de vote socialiste en juin. N’acceptons pas le rouleau compresseur de l’Etat-UMP. Agissons pour faire redémarrer la France et défendre nos concitoyens. C’est l’enjeu de ces législatives.

RAG 34. Lolo34

07:42 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

15.05.2007

Laurent Fabius : "Sans complexe à être ancrée à gauche, sans complexe à regarder le monde tel qu’il est pour l’améliorer."

Interview de Laurent Fabius parue dans le journal Libération. Propos recueillis par Paul Quinio.

Le PS se réunit samedi pour un conseil national qui s’annonce moins mouvementé que prévu. Les règlements de compte sont mis sous cloche ?

J’espère bien que oui. Malgré l’ardeur militante de la campagne, la gauche a subi dimanche dernier une cruelle défaite. Les législatives sont dans un mois. Il serait absurde de rendre plus difficile la situation par ce genre d’attitudes. Celle-ci exige au contraire notre unité.

Mais n’est-ce pas encore reculer le temps des explications nécessaires, voire une manière de les éviter ?

Le moment viendra où il faudra clarifier totalement pourquoi nous avons manqué cette chance historique. La question à laquelle il faudra répondre ne sera d’ailleurs pas seulement pourquoi une défaite, mais c’est l’interrogation centrale pourquoi la victoire largement attendue il y a quelques mois, et pour laquelle nous avions des atouts puissants, s’est-elle transformée finalement en échec ? Mais aujourd’hui, concentrons-nous sur les législatives.

Comment faire campagne pour les législatives, avec, comme conséquence d’une victoire éventuelle des socialistes, une nouvelle cohabitation ?

Dans aucune élection, on ne part battu. Nous faisons campagne pour obtenir le score le plus élevé possible et nous sommes prêts à prendre toutes nos responsabilités en cas de succès. Le PS est un parti de gouvernement, pas de renoncement. Pour cela, affichons clairement nos priorités : l’économique, le social, l’écologique, l’européen. Martelons l’argument central : il faut un rempart de gauche à la droite rouleau compresseur, il faut un contre-pouvoir au pouvoir élyséen. Car attention : les premières projections en sièges qui ont été publiées sous-estiment le possible effet de souffle de la présidentielle sur les législatives. Le risque, ce n’est donc pas seulement celui d’une « modeste » victoire UMP, c’est celui d’un véritable rouleau compresseur, amenant dans le pays un déséquilibre massif et dangereux sur le plan démocratique, social, économique, éducatif, culturel. Si la victoire doit être recherchée, de toute façon, un rééquilibrage est indispensable. L’élection de Nicolas Sarkozy est acquise, elle ne doit pas signifier un chèque en blanc.

Avec six jours de recul, quelles sont, selon vous, les causes de la défaite de Ségolène Royal ? Son ouverture au centre a-t-elle été une erreur ?

Les causes sont multiples. La question de la lisibilité politique en fait certainement partie.

Pourquoi le PS n’a-t-il pas entrepris depuis 2002 le travail nécessaire de refonte idéologique, comme Sarkozy l’a fait avec la droite ?

Il y a eu sans aucun doute à la fois des efforts et des manques. Nous devrons réfléchir à tout cela collectivement. De là à proposer comme mot d’ordre mobilisateur pour les législatives « nous avions tout faux, votez pour nous », je ne le recommande pas. Et ce n’est pas non plus ce que je crois.

Quel rôle doit jouer Ségolène Royal dans les mois qui viennent ?

Le rôle d’une importante responsable socialiste.

DSK estime que l’avenir de la gauche passe par un PS qui s’assume enfin franchement social-démocrate. Qu’en pensez-vous ?

Je pense que, face aux nouveaux enjeux la mondialisation financière, l’émergence de la Chine et de l’Inde, le risque de décrochage économique de la France, la précarisation accrue de la société, la confusion fréquente entre solidarité et assistanat, les périls environnementaux , il faut un PS modernisé et non pas droitisé. Le capitalisme a changé, il est davantage financier, transversal et transnational. Opposons-lui un socialisme offensif, une gauche décomplexée. Sans complexe à être ancrée à gauche, sans complexe à regarder le monde tel qu’il est pour l’améliorer.

La faiblesse de la gauche de la gauche lors de cette présidentielle n’invalide-t-elle pas votre analyse ?

Non. Le score de la gauche non socialiste a été effectivement faible au premier tour, mais celle-ci a été électoralement « siphonnée », en particulier par ses propres divisions et par l’effet du vote utile renforcé par le souvenir du 21 avril 2002. Pour autant, ce que cette gauche porte comme exigence et comme révolte n’a pas disparu. Je continue à souhaiter le rassemblement de la gauche et des Verts, un rassemblement ouvert sur les autres.

Réclamez-vous l’organisation d’un congrès anticipé et un changement de premier secrétaire ?

Non, nous devons éviter les calendriers dictés par telle ou telle convenance personnelle.

Selon vous, les vacances maltaises du nouveau président de la République dessinent-elles le style du quinquennat ?

Le nouveau président devra être jugé aux actes et aux résultats.

Le 12 mai 2007.

RAG 34. Lolo34

06:39 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

14.05.2007

A vos agendas !

Laurent Fabius sera l’invité de l’émission "le franc parler" sur I-tele et France Inter à partir de 19h30 lundi 14 mai.

RAG 34. Les lolo's 34

08:16 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG34

Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Claude Bartolone

Chers camarades, bien entendu que nous aurions tous préféré que ce conseil national se déroule dans une tout autre ambiance, et bien entendu, il nous faut tenir compte qu’il nous reste maintenant cinq semaines, c’est cinq semaines qui séparent les élections présidentielles des élections législatives.

Dans le même temps, il faut tenir compte que ce délai sera encore plus réduit que nous ne pouvons l’imaginer, car à partir du 16 mai, nous le savons les uns et les autres, nos mots, nos arguments, notre argumentation vont buter contre la réalité des images, celle de Chirac quittant l’Élysée, celle de Sarkozy y arrivant, celle du Premier ministre et de son pedigree, celle de l’ensemble du gouvernement, et peut-être son ouverture sur laquelle je reviendrai dans quelques instants.

Du coup, nous avons la responsabilité aujourd’hui, entre nous, à la fois bien entendu d’évoquer les prémices des réflexions que nous aurons à mener ensemble sur les raisons qui nous ont conduit à connaître cet échec inattendu, mais dans le même temps aussi, donner de la force aux 577 candidats qui vont s’adresser à ces électeurs socialistes, à ces électeurs de gauche, qui ont voté pour nous au deuxième tour de l’élection présidentielle, pour leur dire : voilà les raisons que vous avez de revenir voter au moment des élections législatives.

Je vous le dis, chers camarades, nous avons d’autant plus nécessité à le faire que pour une partie de l’électorat populaire, notamment les plus jeunes, si nous devions donner le sentiment que nous partons battus à ces élections législatives, la différence se fera sur le taux de participation que connaîtra la droite et le taux de participation que connaîtra la gauche. Et au bout de cette opération, ce sont des dizaines et des dizaines de sièges qui nous manqueront.

Alors chers camarades, deux mots, avant de parler de la campagne des élections législatives et pour faire suite à ce que vient de nous dire notre premier secrétaire. Oui, je crois qu’il faut que, le moment venu, nous prenions le temps de parler des raisons qui nous ont conduits à cette défaite. Nous avons trop tendance, les uns et les autres, à ne jamais revenir ni sur les bons moments ni sur les mauvais moments. Nous n’avons eu à aucun moment la tentation d’essayer de comprendre pourquoi nous avons gagné les cantonales, les régionales, les Européennes, pourquoi l’électorat populaire a commencé à manifester son amour des urnes et son retour aux urnes au moment de la Constitution européenne. On a même interprété ces signaux peut-être sur le thème : mieux vaut attendre, après tout, avec les résultats qui ont été enregistrés, même si on désigne au dernier moment, celui ou celle qui aura à nous représenter gagnera à tous les coups.

Mais même plus loin, chers camarades, nous n’avons jamais posé la question d’une manière sérieuse entre nous sur les raisons qui nous ont amené à connaître 2002. Je me faisais cette remarque : si nous avions eu à nous poser sérieusement la question sur l’échec de 2002, souvenez-vous à l’époque ce qu’on entendait : on n’entendait pas dans notre électorat, et même au sein du Parti socialiste, que Lionel Jospin et les socialistes avaient perdu parce que nous avions été trop à gauche. On nous reprochait à l’époque l’ouverture du capital, le discours sur la baisse des impôts, une certaine pratique qui, lorsque j’entends un certain nombre de discours aujourd’hui, donne bien le sentiment que nous n’avons pas eu collectivement à nous interroger jusqu’à fond, en dehors d’essayer de croire que c’était un accident électoral sur les raisons qui avaient pu nous amener à connaître la défaite en 2002.

Et puisque j’évoque les élections, je dois vous dire chers camarades qu’il y a un autre point sur lequel je souhaite que, dans les mois qui viennent, nous ayons l’occasion de débattre. C’est ce fameux virage à droite de la société française, je n’y crois pas. Je ne comprends pas pourquoi, au moment des cantonales et régionales, le peuple de gauche, une majorité d’électeurs se serviraient de nous pour les aider à résister à la droite. Je ne comprends pas pourquoi ils découvriraient l’amour du débat politique, et ça a été le cas, quelle que soit la position prise par les uns et les autres, au moment de la Constitution européenne, et d’un seul coup, au moment des élections présidentielles, ayant pris de l’âge en deux ans, ils deviendraient en majorité un électorat de droite.
Je crois qu’il faut s’interroger sur cette apparition d’un nouveau comportement électoral, que je qualifie quelquefois d’électeurs zapping, qui donne le sentiment qu’une partie des électeurs répondent à la question qui leur est posée. Je crois que cela doit nous renvoyer à notre responsabilité, c’est que je suis persuadé que ce comportement zapping est encore plus fort lorsque culturellement, lorsque politiquement, les organisations, et en l’occurrence la nôtre, ne préparent pas assez les militants et le peuple de gauche à se poser les questions qui concernent la mondialisation, l’Europe, les enjeux de la société française, avec une lecture de gauche, des réponses qui doivent y être apportées.

Je voudrais vous faire une remarque sur ce sujet par rapport à Nicolas Sarkozy, et c’est la seule référence que je ferai à Nicolas Sarkozy. Avez-vous remarqué, chers camarades, qu’au moment où l’on analyse sa victoire, on retient souvent chez les commentateurs deux thèmes sur lesquels on nous avait sommé de nous résigner. Aujourd’hui, chacun reconnaît qu’il avait, avec l’UMP, créer un parti pour résister, y compris à Chirac, pour créer le pôle* de rassemblement à droite, pour y compris éliminer ses concurrents.

Aujourd’hui, écoutez le nombre de commentaires sur le thème : il a assumé pour la première fois une idéologie de droite, y compris entre les deux tours. A lui, cela apparaît comme une grande victoire, un succès et une résistance, alors qu’à nous, on nous sommait d’en finir avec les organisations politiques et en finir avec les idéologies. Et cela, il faudra s’en souvenir dans la période qui vient.

Chers camarades, un dernier mot sur cette partie de mon intervention : si la société avait viré à droite, comme on le prétend, comment peut-on imaginer ou interpréter les discours de Nicolas Sarkozy, y compris à la Concorde dimanche, avant de nous offrir un feuilleton télévisé à bord d’un yacht, comment peut-on comprendre cette référence incessante à des thèmes de gauche : le travail, la protection sociale ? Comment comprendre sa référence incessante à Jean Jaurès ? Comment comprendre qu’il a essayé de capter, de rapter un certain nombre de thèmes qui relèvent de notre culture pour essayer de faire croire qu’on pouvait y apporter une réponse de droite ?

Oui, chers camarades, ce sont des éléments sur lesquels il faudra que nous revenions collectivement pour essayer de comprendre ce qui nous est arrivé et déjà préparer la suite.
Alors, bien entendu, on parle quelquefois des tensions, des différences qui peuvent exister entre les uns et les autres. Mais est-ce que ce n’est pas là aussi une responsabilité qui incombe au Parti socialiste compte tenu de la place que nous prenons au sein de la gauche ?

Si nous voulons, pour les uns, être capables y compris de poser la question à l’extrême-gauche, de choisir une bonne fois pour toutes s’ils veulent ou non prendre des responsabilités dans les conseils généraux, régionaux, et demain peut-être au sein d’un gouvernement, si l’on veut sommer une partie du centre d’enfin choisir entre la droite et la gauche, c’est que nous avons à tenir les deux bouts de cette chaîne, et si, au sein de notre organisation politique, nous devions, dès que nous avons une idée à avancer, essayer d’excommunier, au lieu de voir comment on peut vivre ensemble, croyez-moi, cela va être difficile d’attirer les Verts, les radicaux, le Mouvement des citoyens, et les autres républicains, mais là-dessus aussi, je pense qu’il faut qu’on soit clair : nous devons à la fois vivre ensemble, assumer nos différences et nous adresser à l’extérieur en ayant à chaque fois en tête l’affirmation de notre ligne politique. Le Parti socialiste, bien sûr, a vocation à parler à l’ensemble des Français, mais son ancrage, son message, c’est le rassemblement à gauche des forces de gauche.
Puis, après, bien entendu que toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs, qui ont envie de parler avec nous le fassent, Mitterrand a toujours dit : c’est avec des civils que l’on fait des militaires, mais pour faire de bons militaires, autant qu’ils connaissent ce que l’on veut leur faire faire et la feuille de route plutôt que de leur donner le sentiment que c’est le seul uniforme qui est joli.

Chers camarades, j’en viens maintenant à la question de la campagne. Il est évident que, si nous voulons éviter le reproche que nous avons fait à Chirac au lendemain des cantonales, régionales, européennes, référendum, de ne pas tenir compte du vote des Français, nous ne pouvons pas faire la même erreur.
Une majorité de nos compatriotes n’ont pas voté pour nous, n’ont pas voté Ségolène Royal au moment de l’élection présidentielle. Et nous ne pouvons passe aller devant les Français au moment de l’élection législative en leur disant : vous vous êtes trompés et on vous ressert le couvert. Donc il faut à la fois que nous soyons en position de retenir les thèmes, et notamment les thèmes sociaux qui ont été au cœur de la campagne de l’élection présidentielle, et notamment dans un certain nombre de mots employés par le candidat de la droite en montrant quelles sont les positions complémentaires que nous pouvons faire sur ces sujets. Et en particulier en direction d’une partie de la population qu’il ne nous faut pas abandonner.

Moi, chers camarades, sur une circonscription que je commence à bien connaître, j’ai trouvé que, certes, nous avons réussi à rassembler les jeunes, les quartiers populaires, mais nous n’avons pas obtenu le scores qui auraient dû être ceux du Parti socialiste dans un certain nombre de quartiers, de bureaux de vote qui correspondent à des couches moyennes, celles et ceux qui quelquefois, fonctionnaires, petits salariés, tous les deux au SMIC, ont eu le sentiment qu’ils n’étaient plus concernés par notre discours, ont eu le sentiment que nous n’avions plus la possibilité de nous adresser à eux pour leur donner envie de participer à ce rassemblement de gauche, de cette défense des plus défavorisés, qu’ils étaient intéressés par un certain nombre de propositions qui devaient être les nôtres, qui touchent l’environnement, qui touchent à la conception de l’Europe, qui touchent à la conception de la mondialisation.

Et nous devons avoir cet objectif aussi en tête parce que je crois que, si notre objectif est de faire le score le plus élevé possible au moment de ces élections législatives, il faut que nous soyons en mesure de nous adresser certes à celles et ceux qui ont voté pour nous au moment de l’élection présidentielle, mais aussi celles et ceux qui se sont abstenus, celles et ceux qui ne se sont pas reconnus dans la campagne que nous avons pu mener, dans les thèmes que nous avons pu avancer parce qu’on ne peut pas leur dire, d’une manière définitive : vous avez voté Sarkozy, donc vous êtes idéologiquement de droite à tout jamais.

Chers camarades, oui, il va falloir que l’on mette en avant un certain nombre de thèmes, y revenir, dans la mesure où je ne crois pas que, pour un certain nombre d’électeurs des quartiers populaires qui ont voté Sarkozy, ils ont voté pour lui pour mettre en place la franchise de soins qui creusera les inégalités dans l’accès à la santé et ouvre la voie à une privatisation de l’assurance maladie ; je ne pense pas qu’ils aient voté pour lui pour développer une fiscalité de classe avec un bouclier fiscal abaissé à 50 % ; je ne crois pas qu’ils aient voté pour lui pour instaurer à la hussarde la sélection dans l’enseignement supérieur.
Et c’est pour cela qu’il nous faut aller à cette bataille des élections législatives en entretenant d’une certaine manière une double espérance. D’abord, on ne peut pas y aller en disant : on a perdu. Comme je le disais au début de mon propos, si nous y allons en disant : c’est cuit, on a perdu, je ne vois pas pourquoi les électeurs n’accompagneraient pas ce mouvement. Mais dans le même temps, il va falloir aussi insister sur ce que représente l’équilibre à l’Assemblée nationale.

Chers camarades, je terminerai sur un seul exemple : si le groupe socialiste à l’Assemblée nationale et au Sénat n’avaient pas été à la hauteur qui a été la sienne entre 2002 et 2007, croyez-vous que l’ISF existerait encore ? Croyez-vous que la loi SRU existerait encore ? Croyez-vous que Gaz de France serait encore dans le public ? Croyez-vous que le CPE ne serait pas devenu une réalité ? Il va falloir aussi donner le sentiment à nos compatriotes qu’ils peuvent compter sur les socialistes et sur la gauche pour agir, mais aussi pour les protéger.
Chers camarades, nous avons décidé, au niveau de la direction du Parti socialiste, de tenir à la disposition de l’ensemble des candidats et des fédérations un quatre pages, qui sera disponible dès le début de la semaine en fonction des moyens qui nous seront accordés par la trésorerie, une affiche pourra être préparée, la maquette est prête, on verra ce qui pourra être fait.

Je sais que pour bon nombre d’entre vous, les thèmes de campagne sont arrêtés, le matériel est préparé, mais la campagne se gagne aussi dans un certain nombre de circonscriptions où nous n’avons pas sur le papier des chances de gagner, mais où des camarades courageux vont se battre pour permettre à la gauche de faire le meilleur score possible aux élections législatives, et nous devons aussi penser à eux.

Chers camarades, il ne me reste qu’un mot : je vous évoquais le 16 mai. Il est temps de montrer dès aujourd’hui la qualité de nos débats, de nos travaux, de notre rassemblement, parce que ce sera un message essentiel pour que, à la fin du deuxième tour, nous soyons le plus nombreux possible à l’Assemblée nationale.

RAG 34. Lolo34

07:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Claude Bartolone, rassembler à gauche, RAG 34

08.05.2007

Laurent Fabius : Modernisation ne signifie pas droitisation

Moderniser, oui ; droitiser, non

"Notre tradition à gauche, ’c’est le nous’, on travaille ensemble". Laurent Fabius a prôné lundi soir l’unité et le rassemblement à l’issue du Bureau national du Parti socialiste, soulignant que la priorité est désormais "aux législatives" et au "collectif".

"Hier soir on a été battu. Il faut reconnaître la défaite mais elle a des explications", a précisé l’ancien Premier ministre sur France-3. "Il y a un an, tout le monde pensait que la gauche allait l’emporter (...) et puis finalement on a été battu, il va falloir réfléchir sur tout cela et être humble".

Selon lui, les couteaux n’ont pas été tirés lors du Bureau national qui se tenait rue de Solférino. "On travaille toujours ensemble", a ajouté le député socialiste de Seine-Maritime. Avec François Hollande "la décision que nous avons prise" est de dire que "la priorité est aux législatives, et la priorité est au collectif, au rassemblement. Notre tradition à gauche, ’c’est le nous’, on travaille ensemble".

Laurent Fabius a prôné le "rassemblement". "Cette idée de mettre la priorité sur les législatives et sur le collectif a été entérinée. On aurait été absolument désastreux si au lendemain d’une défaite en plus on donnait le spectacle d’un Parti socialiste qui se dispute, en tout cas moi je ne veux pas de cela".

Il a précisé que chacun avait "sa place". "Il y aura François Hollande, Ségolène Royal, Dominique Strauss-Kahn, moi et quelques autres responsables et on va aider nos camarades aux législatives".

Le député de Seine-Maritime a estimé qu’il ne faut pas réclamer des têtes, "ce n’est pas l’état d’esprit que j’ai".

"Je pense qu’il faut examiner pourquoi on a perdu", a conclu Laurent Fabius, soulignant que le PS "n’a pas su identifier M. Sarkozy" et "convaincre que Ségolène Royal avait les capacités aussi fortes que Nicolas Sarkozy".

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19.04.2007

Laurent Fabius : 48 heures pour convaincre et faire gagner la gauche !

Nous sommes à quelques heures d’une échéance électorale décisive. Dimanche 22 avril, il y aura douze candidats, mais deux chemins possibles : celui du conservatisme brutal avec le candidat de l’UMP, celui du changement à gauche avec Ségolène Royal.

Beaucoup de nos compatriotes sont encore indécis. C’est pourquoi ces derniers instants de campagne sont importants. Ils feront l’élection. Jeudi soir à Toulouse auprès de notre candidate, vendredi en campagne dans le Lot et en Haute-Garonne, dans ma circonscription de Seine-Maritime aussi, partout, mon message est simple : le seul bulletin de vote du changement, c’est le bulletin socialiste.

J’appelle chacune et chacun à se mobiliser. La gauche peut et doit gagner. Pour cela, elle a besoin de toutes les énergies. Il n’y a de victoire que collective.

Laurent Fabius

Laurent Fabius dans la campagne :


Le 19 avril à 19 h00 , à Toulouse, participation au meeting national de Ségolène Royal. A suivre en direct sur la Web TV du parti socialiste.

Le 20 avril, déplacement en Haute-Garonne et dans le Lot.

20:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

17.04.2007

Déclaration de Laurent FABIUS

A une semaine des échéances et à un moment où beaucoup d’électeurs hésitent, il est nécessaire de rappeler clairement des éléments simples.

Le Parti Socialiste est un parti de gauche. Il agit dans le cadre du rassemblement de la gauche et des Verts pour changer profondément la politique économique, sociale et européenne actuelle.

Il n’est donc pas question que le PS s’allie avec l’UDF, formation de droite dont les choix politiques sont contraires aux nôtres.

La gauche peut et doit gagner. Pour cela, elle a besoin de clarté, pas de confusion ni de vieilles lunes.

Dimanche 15 avril 2007

(Photo : Laurent Fabius au DARFOUR 2007)

RAG 34. Les lolo's 34

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Laurent Fabius bat la campagne pour la candidate socialiste

Article publié par la Voix du Nord à l’occasion d’un déplacement de Laurent Fabius au Quesnoy.(13 avril 2007)

Le centre Lowendal était comble hier soir au Quesnoy et devant un parterre de plusieurs centaines de sympathisants et de militants socialistes, Laurent Fabius est venu soutenir Ségolène Royal à la présidentielle.

Le teint hâlé, le costume parfait, Laurent Fabius a serré énormément de mains hier soir. À commencer par les employés de l’hôpital Léon-Schwartzenberg qu’il a visité et par quelques patients. Sur l’invitation du député Christian Bataille, et aux côtés du premier secrétaire de la fédération socialiste du Nord, de Freddy Dolphin, maire, et du sénateur Paul Raoult, Laurent Fabius n’a pas manqué de saluer les militants de la salle du centre Lowendal, debout pour l’accueillir.

« Centrer sur l’essentiel »

« Il reste peu de jours pour convaincre. Ségolène Royal est notre porte-drapeau », a-t-il lâché d’entrée à la salle. À dix jours désormais du premier tour, Laurent Fabius s’est dit confiant en la candidate socialiste. Ce sera selon lui un « combat droite-gauche ». « Il est important que nous socialistes nous nous recentrons sur des thèmes majeurs ». « Il faut dans les derniers jours centrer la campagne sur l’essentiel, et montrer notre volonté très profonde de changement sur le plan de l’emploi, du social, de l’éducatif, du sanitaire, du logement ».

« Changement »

Le « changement », Laurent Fabius en aura fait le maître mot hier de la soirée. « Je ne vois pas comment en reprenant les mêmes, il y ait un changement. Il faut marteler que le changement passe par une présidence nouvelle et une équipe nouvelle pour des orientations nouvelles. Le changement ne doit pas être importé par Nicolas Sarkozy ou par François Bayrou ». Laurent Fabius a insisté aussi sur le rôle du président de la République. « L’importance est que la personne à la tête de l’État soit une personne posée, maîtresse d’elle-même et qui n’engage pas la France dans telle ou telle aventure. Êtes-vous sûr que Sarkozy n’aurait pas engagé la France s’il avait été à la tête de l’État dans l’aventure irakienne ? ». Quant au candidat François Bayrou, il a rappelé « qu’il était de droite » et « qu’il s’appropriait un électorat de gauche ». Au candidat de l’UDF, Laurent Fabius veut lui opposer « l’alternance démocratique » et met en garde contre une réunion droite-gauche : « après ce sera quoi, le choix des extrêmes ». Face aux électeurs indécis, Laurent Fabius « pense que la participation au vu des inscriptions sur les listes électorales et les demandes de procuration sera forte. Et donc cette indécision prendra fin ». Un contexte différent donc de 2002. « Il faut ramener la campagne à des choses simples, de changement, portées par Ségolène Royal, face aux autres campagnes de régression portées par un seul candidat de la droite ». Des propos qui ont en tout cas fait mouche chez les militants socialistes dont il reste encore une semaine pour convaincre encore les indécis.

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03.04.2007

Laurent Fabius : Nicolas Sarkozy est le candidat de l’affrontement et de la déchirure

Laurent Fabius a qualifié lundi Nicolas Sarkozy de "candidat d’affrontement", "de déchirure", en l’opposant à Ségolène Royal qui est la "candidate du changement". L’ancien Premier ministre socialiste a affirmé sur RTL que "sur le terrain", il ressentait "une hostilité assez forte à Nicolas Sarkozy, perçu comme un candidat d’affrontement là où Ségolène Royal est plutôt perçue comme une candidate du changement".

Le candidat de l’UMP, qui tient "des propos outranciers", est "un candidat de déchirure alors qu’un président de la République doit rassembler", a-t-il dit.

Alors que l’ancien ministre de l’Intérieur a accusé la gauche de "faillite morale", après les incidents de la gare du Nord, M. Fabius a jugé l’attaque "violente et totalement injustifiée".

"Quel est le ministre de l’Intérieur sortant ? Si on devait chercher la responsabilité des problèmes d’insécurité, il faut quand même la chercher d’abord dans ceux qui assument les responsabilités depuis quatre ou cinq ans", a-t-il jugé.

Selon Laurent Fabius, "M. Sarkozy fait appel à ses grands classiques lorsqu’il est un petit peu en difficulté (...), la question de la sécurité et la question de l’immigration".

Le président de l’UMP "va essayer de développer l’affrontement", mais la gauche doit "centrer la campagne sur l’économique et le social", a estimé M. Fabius.

Ecouter, télécharger l'enregistrement de Laurent Fabius invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL.

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14:13 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, SARKOZY, RAG 34

27.03.2007

Laurent Fabius: "l'essentiel doit être l'économique et le social"

PARIS (AP) - Laurent Fabius a estimé mardi matin que les Français n'allaient pas "déterminer" pour qui ils allaient voter à la présidentielle en fonction de l'identité nationale, mais plutôt en fonction de leurs préoccupations économiques et sociales.

"Ce n'est pas là-dessus que les gens vont se déterminer", a jugé le député socialiste sur i>télé, à propos du débat sur l'identité nationale qui alimente actuellement la campagne. "Je souhaite qu'on revienne à ce qui est l'essentiel des préoccupations, c'est-à-dire l'économique et le social".

"Je dis que nous avons au départ tous les atouts pour gagner et que nous devons centrer sur l'économique et le social", a poursuivi l'ancien Premier ministre, soulignant qu'"il y a un décalage entre les thématiques qui sont diverses, et l'économique et le social qui est vraiment central".

Il s'est toutefois gardé de juger la ligne de la candidate socialiste. "Ségolène Royal est assez grande pour se déterminer elle-même, elle le fait, et elle le fait bien", a-t-il affirmé, précisant que le scrutin lui paraissait "tout à fait ouvert et parfaitement gagnable".

Laurent Fabius a enfin assuré être totalement engagé aux côtés de Ségolène Royal. "J'ai toujours considéré qu'on ne pouvait gagner des campagnes électorales qu'en étant collectif", a-t-il déclaré. "Si on veut gagner, il faut que toutes les bonnes volontés soient rassemblées, et la mienne est là". AP

jp/cb

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10:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

26.03.2007

Laurent Fabius : Avis de tempête sur l’Europe et sur la France !

Si l’Europe ne prend pas conscience de la réalité de la mondialisation, elle risque de devenir d’ici quelques années un sous-traitant industriel, voire un désert.

Version longue d’une tribune publiée par Le Figaro

Je sais bien que les prises de positions abondent sur l’analyse de la globalisation. Pas un journal, pas un colloque sans que la question ne soit évoquée. Et pourtant, ce qui me frappe, c’est moins la fréquence des évocations que la myopie qui souvent les accompagne.

On nous répète que la mondialisation est un fait - c’est l’évidence -, qu’il serait suicidaire de la nier - autre évidence -, mais on ajoute qu’elle sera nécessairement bénéfique pour tous - ce qui est plus que discutable. Sur le plan économique, il s’agirait d’une simple application de la vieille théorie des « avantages comparatifs » : avec le développement des échanges internationaux le niveau de vie de toutes les nations s’accroîtrait mécaniquement, chaque pays se spécialiserait dans ce qu’il a de meilleur, la concurrence entre nations se développant harmonieusement par une hausse des salaires et des conditions dans les pays pauvres. Le résultat de cette pétition de principes, c’est que l’humanité toute entière est censée profiter de la mondialisation, cependant que les zones riches, dont l’Europe, conserveraient leur avance par rapport aux pays émergents grâce à la prééminence de leur recherche et de leur formation. Le problème, c’est que cette vision n’a pas grand-chose à voir avec ce qui est en train de se produire.

Ceux qui soutiennent cette approche - et qui prétendent par exemple que les délocalisations d’activités constituent un phénomène marginal ! - oublient une donnée centrale : pour la première fois dans l’histoire du monde, des Etats (la Chine, l’Inde, à un moindre degré le Brésil) vont posséder à la fois une population immense ainsi qu’une recherche et une technologie excellentes. Cela signifie que l’avance prétendument automatique de l’Europe, ou des Etats-Unis, par rapport à ces nations-continents devient une fausse évidence teintée d’arrogance. Ils produiront à bas coût des biens et des services aussi performants qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Comme par ailleurs leur population comporte une « armée de réserve » de plusieurs centaines de millions de personnes pesant durablement sur le marché du travail, la prétendue égalisation rapide des salaires et des conditions ne va nullement de soi. Quant à la révolution des technologies de l’information et de la communication, essentielle pour comprendre la globalisation, elle réduit drastiquement l’importance des coûts de transport et de la distance physique entre les producteurs de biens ou services et leurs clients. Ce qui nous attend et que ressentent vivement les Français quelle que soit la région ou la taille de l’entreprise où ils travaillent, peut se résumer ainsi : presque aucune activité ne sera désormais à l’abri. Avec des conséquences massives sur l’emploi, le niveau de vie, la protection sociale et la cohésion nationale.

*

Comment répondre à ce gigantesque défi ? Par une analyse sans complaisance. Et par une stratégie qui à la fois dynamise et protège.

Les choix politiques mis en œuvre aux niveaux national et européen devraient favoriser ce dynamisme. Pour relever le défi de la mondialisation, pour en faire une mondialisation de solidarité plutôt que de précarité, nous avons besoin d’actions européennes fortes et coordonnées dans ces domaines clés du futur que sont la recherche, l’éducation, la formation, l’innovation, où nous prenons du retard. Nous avons besoin d’anticiper socialement et économiquement les mutations. Nous avons besoin que les décisions adéquates, notamment financières, soient prises. Ce n’est pas le cas. En Europe, certains pays, dont l’Allemagne, s’en sortiront peut être mieux que d’autres ; mais l’Union et ses gouvernements continue de refuser les moyens nécessaires à la fameuse « stratégie de Lisbonne ». Elle reste beaucoup trop timide dans ses actions d’innovation. Elle laisse se développer en son sein et au dehors le dumping social, fiscal et environnemental. Elle cultive les discours et prend du retard. Il en est de même au niveau national malgré certaines initiatives utiles comme les pôles de compétitivité.

L’Europe doit retrouver sa double dimension solidaire et protectrice. C’est sur cette base qu’elle s’est construite. C’est en termes de progrès et de protection que nos concitoyens nourrissent un espoir européen. Cela suppose des changements fondamentaux par rapport aux orientations actuelles. Une autre politique monétaire que celle de la Banque Centrale Européenne qui, avec sa marotte de l’euro cher, condamne Airbus et beaucoup d’entreprises, dont l’automobile ou la chimie, à produire hors zone euro. Une autre politique de la concurrence, qui devrait encourager les champions européens au lieu de les ignorer ou de les pénaliser. Une autre attitude envers nos partenaires extérieurs, afin d’aider leur développement mais d’inclure désormais dans les discussions commerciales la question des normes environnementales, celle des standards sociaux et des parités monétaires. On retrouve là, qu’on le veuille ou non, certains débats qui ont accompagné la décision du peuple français lors du vote sur la Constitution européenne. Je suis pour ma part un Européen convaincu ; précisément à cause de cela, je maintiens qu’il faut relancer et réorienter l’Europe, non vers une dérive encore plus libérale, non vers une Europe forteresse, mais vers une Europe qui protège en même temps qu’elle progresse. Une Europe ouverte, pas une Europe offerte. Une stratégie industrielle de réciprocité, pas de naïveté. Nous en sommes loin !

*

Et nous devons agir d’autant plus vite que deux évolutions se produisent, qui aggravent les risques.

Les pays émergents sont en train d’accumuler de fantastiques excédents financiers, ils commencent à les utiliser systématiquement pour acquérir des sociétés à base européenne ou américaine. Directement, sur fonds publics, à l’exemple de ce qu’a décidé la Chine à partir de ses 1000 milliards de dollars de réserves de change. Indirectement, à travers leurs entreprises, comme ont commencé de le faire l’Inde, la Russie et d’autres. Les Etats-Unis en prennent conscience. Chez eux, le débat sur la stratégie industrielle n’est pas interdit. L’Europe, elle, laisse se dérouler le processus de désindustrialisation sans réagir : elle risque de se réveiller trop tard, ses principaux fleurons étant devenus extra-européens, cependant que les fonds multinationaux privilégient de plus en plus la finance par rapport à l’économie et les activités situées hors d’Europe plutôt que dans l’Union elle-même.

Dans le même temps, beaucoup de gouvernements, guidés par un dogmatisme qu’ils sont les seuls au monde à appliquer, veulent faire reculer toute régulation collective, alors même que la puissance publique devrait être à la fois modernisée et mieux utilisée face aux dérèglements de la mondialisation financière. Oui, une puissance publique réformée constituerait un outil précieux pour une stratégie de développement et de protection.

*

Ce problème est, au sens propre, vital. La mondialisation comporte des opportunités immenses et des risques tout aussi grands. L’échéance démocratique qui se déroule actuellement en France devrait aborder la question de front. La candidate socialiste s’attache à le faire. Avons-nous oui ou non un avenir industriel ? Et comment le construire ? Si on ne traite pas sérieusement la question, avis de tempête sur l’Europe et sur la France ! Il n’y a pas seulement le premier et le deuxième tour : il y a aussi le troisième tour, celui des faits.

22 mars 2007

Le blog de Laurent Fabius

07:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, EUROPE, UE, FRANCE

18.03.2007

Laurent Fabius : Pour gagner, il faut de la clarté : il n’est pas question pour le PS et la gauche de gouverner avec l’UDF.

Ségolène Royal doit rassembler l’ensemble des voix de gauche dès le premier tour. C’est la condition de la dynamique pour la victoire contre la droite et d’un vrai changement pour la France.

Pour gagner, notre candidate doit rassembler le maximum de suffrages au premier tour et donc réunir les voix de la gauche. Pour y parvenir, alors que F. Bayrou alimente la confusion en laissant penser que le clivage entre gauche et droite est dépassé, le PS doit dire clairement qu’il ne gouvernera pas avec l’UDF. Laisser entendre le contraire, c’est affaiblir notre candidate en faisant du vote Bayrou un vote utile. Or, c’est faux !

L’UDF est un parti de droite, qui a toujours gouverné avec la droite. Aujourd’hui encore, l’UDF gère 30 Conseils généraux avec l’UMP. Et pas un seul avec la gauche. L’UDF est le parti de Valéry Giscard d’Estaing. Il a compté parmi ses membres Raymond Barre, Alain Madelin, Christine Boutin ou Jean-Pierre Raffarin. Ce sont tous des progressistes bien connus !

Il n’y a pas aujourd’hui en France de désir de centre. Il y a un désir de changement, auquel le pacte présidentiel de Ségolène Royal répond. Pour gagner, nos propositions doivent être concrètes. Elles doivent répondre en priorité aux préoccupations de ceux qui attendent de la gauche une nouvelle donne. A gauche sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’école, le logement, la santé et les services publics. A gauche sur la mondialisation financière et la réorientation européenne.

Nous devons dénoncer davantage la droite et ramener le pouvoir sortant à son bilan. Il n’est pas concevable que M. Sarkozy qui gouverne depuis cinq ans puisse apparaître comme l’homme du changement. C’est une supercherie !

Opposition frontale à la droite qui a abîmé la France depuis 2002, propositions socialistes pour changer la vie quotidienne de nos concitoyens, alliances de gouvernement à gauche, voilà le chemin de la victoire et de l’espoir.

Interview sur LCI - mercredi 14 mars :
Durée : 08:46|Pris le : 14 mars 2007|Lieu : Paris, FranceLaurent Fabius explique qu'il n'est pas question pour la gauche de gouverner avec Bayrou. François Bayrou est un homme de droite, qui l'a toujours été. Ses propositions sont de droite.



Revue de presse des interventions récentes de Laurent Fabius: Clicker ICI

RAG 34. Les lolo's 34

10:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

10.03.2007

Laurent FABIUS : L’issue de cette élection dépendra de notre capacité à répondre à la "demande de gauche"

10 mars 2007 Interview de Laurent Fabius parue dans Le Parisien

Ségolène Royal est aujourd’hui pointée au même niveau que Lionel Jospin début mars 2002. Y a-t-il pour elle un risque de décrochage ?

Rien n’est acquis, mais il faut prendre très au sérieux la situation. Celle-ci est la conséquence de ce que je décris depuis longtemps : si l’opposition n’est pas assez claire, assez frontale, alors la différence gauche-droite se brouille. Si en outre la différence des projets n’est pas vraiment ressentie, la confusion menace. Il faut réagir : notre objectif n’est pas de préparer la présidentielle de 2012 mais de gagner en 2007 ! Et c’est parfaitement possible.

La droite est-elle plus convaincante ?

Nous sommes face à ce que j’appellerai le paradoxe de 2007. Les Français veulent le changement par rapport à la politique sortante mais ils semblent pour l’instant préférer au deuxième tour les candidats issus de la majorité sortante ! D’autre part, les thèmes dominants de cette campagne, à la différence de 2002, sont des thèmes plutôt de gauche (pouvoir d’achat, emploi, éducation, protection sociale), alors que les candidats de gauche n’en captent pas le bénéfice jusqu’ici. L’issue dépendra de notre capacité à mieux répondre à cette demande.

Quelle est votre recette ?

D’abord renvoyer systématiquement les candidats de droite à leur bilan. Qu’un homme comme N. Sarkozy, pilier du Gouvernement et champion toutes catégories du déficit, de l’augmentation des impôts et de la faible croissance, puisse prétendre incarner le changement, relancer la croissance, baisser les impôts et réduire les déficits, c’est incroyable ! Que F. Bayrou, lui aussi pivot du « système », ancré à droite et qui a marqué son passage à l’Education nationale par une attaque sans précédent contre l’école laïque puis refusé la loi contre les signes religieux à l’école, puisse se présenter comme le candidat anti-système et obtenir le soutien de beaucoup d’enseignants, cela prouve qu’un énorme travail d’explication reste à mener. Il faut aussi conforter la crédibilité et le caractère collectif de notre campagne. C’est la clé, cette clarté. Clarté dans notre critique de la droite. Clarté dans notre ancrage à gauche. Clarté dans notre volonté d’un projet nouveau pour rassembler et dynamiser la France. Rien ne serait plus erroné maintenant que d’essayer de faire du Bayrou sans Bayrou.

Faut-il s’opposer frontalement à François Bayrou ?

Bien sûr ! Je confirme que sa démarche n’est pas la nôtre et qu’il est exclu que nous gouvernions avec lui. Pas par sectarisme, mais parce que nous refusons la confusion.

Les éléphants gâchent-ils l’image de Royal ?

A propos de ces petites bêtes, j’utiliserai volontiers la formule de JP Sartre en l’adaptant : « L’éléphant, c’est les autres... ». Ce qui est certain, c’est qu’on a besoin autour de notre candidate de tout le monde ; et qu’il faut situer la campagne présidentielle à son vrai niveau. La question clé c’est : Comment assurer l’avenir de la France et de l’Europe face aux bouleversements de la mondialisation ? Une des réponses essentielles, c’est que nous avons besoin d’une politique différente pour l’Europe, à la fois beaucoup plus dynamique et qui nous protège davantage (voir l’affaire Airbus). Sur les grandes questions - le vieillissement, l’environnement, l’investissement, l’endettement, le renouvellement - il existe des réponses de droite, qui passent par davantage de précarité, et notre réponse de gauche, la solidarité, qui est une valeur moderne et ne dispense pas de réformes profondes. C’est tout cela qu’il faut mieux expliquer.

Le PS et l’UMP n’ont-ils pas le pouvoir de décider, grâce aux parrainages, qui pourra se présenter à la présidentielle ?

Il aurait fallu changer les règles avant, c’était du ressort du gouvernement. Maintenant, il est tard.

Jacques Chirac devrait annoncer dimanche qu’il renonce officiellement à conquérir un nouveau mandat...Je respecte l’homme, qui est plutôt sympathique ; mais je constate aussi que, pendant 40 ans, ses convictions successives ont été aussi flamboyantes que fluctuantes ; sa longue présidence aura fait perdre pas mal de temps à la France. C’est surtout cela qui me frappe : par rapport aux grands problèmes de notre pays et de l’Europe, une présidence du temps perdu.

Son soutien possible à Nicolas Sarkozy modifiera-t-il la donne ?

Pas vraiment. On connaît la réalité des sentiments qu’ils se portent. Sur le fond, M. Sarkozy propose de s’inspirer de M. Chirac là où il a échoué (l’économique et le social) et il veut s’en distinguer là où il a marqué (l’international et la laïcité républicaine). Significatif, non ?

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03.03.2007

Les difficultés d’Airbus : une nouvelle confirmation qu’il fallait dire "non" au Traité constitutionnel européen


Laurent Fabius chargé des questions internationales au sein de l'équipe du pacte présidentiel a répondu ce jeudi aux questions de Nicolas Demorand et des auditeurs de France Inter.

Sujets abordés : Bayrou, Airbus, Darfour,etc.

Ecouter, télécharger l'émission

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28.02.2007

Darfour : "Il faut que la France tape du poing sur la table".

De retour du Darfour, Laurent Fabius revient sur la tragédie qui s’y déroule. "C’est le plus important massacre du début du XXIè siècle." Il demande que la France s’engage fortement.
24 février 2007

Laurent Fabius sur Europe1 entretien avec JP Elkabach




SAUVONS LE DARFOUR !

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26.02.2007

Laurent FABIUS : "Les Français vont avoir à faire un choix : solidarité ou précarité. Nous sommes réunis pour faire gagner la solidarité, c’est-à-dire pour faire gagner la gauche."

En présence de plus de 7000 militants et sympathisants, Laurent Fabius a accueilli Ségolène Royal au Grand-Quevilly. Vidéo : Retrouvez le discours prononcé par Laurent Fabius.

http://www.laurent-fabius.net/article845.html

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Laurent FABIUS : "La France, c’est la voix de ceux qui n’ont pas de voix, l’espoir de ceux qui n’ont pas d’espoir"

Laurent Fabius :
"Je comprends que l’on réponde aux préoccupations immédiates. Il faut le faire. Ce n’est pas une élection abstraite. Mais le débat doit aussi aborder les grands choix." Laurent Fabius est l’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.
L'ancien premier ministre, qui revient du Darfour, appelle au micro de Jean-Pierre Elkabbach la France à se mobiliser rapidement sur le terrain. Il évoque la présidentielle et, en "quelqu'un de responsable", veut que la gauche gagne.
L’interview :


SAUVONS LE DARFOUR !

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25.02.2007

“Une pour tous et tous pour une”

Samedi 24 février, Ségolène Royal a tenu un meeting au Zénith de Rouen, dans la commune du Grand Quevilly. Avant de céder la parole à la candidate, Laurent Fabius a conclu son discours par une adaptation libre du célèbre adage d’Alexandre Dumas : “une pour tous et tous pour une”.

A l’issue de cet évènement, Laurent Fabius, député de Seine Maritime, Alain Le Vern, président de la région Haute Normandie, Henri Weber, député européen, Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne, Chrisophe Bouillon, premier fédéral de Seine Maritime, et enfin Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis, livrent leurs impressions sur cette après-midi de fête et de rassemblement en Haute-Normandie.

Quelques minutes après le discours de Ségolène ROYAL ...



Télécharger le discours de Ségolène Royal en format PDF

Télécharger le discours de Laurent Fabius en format PDF

Le PACTE PRESIDENTIEL en vidéo et en musique : 100 mesures résumées dans un clip de 12 mns

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24.02.2007

Laurent FABIUS : "Tous pour une, une pour tous ! "

Royal et Fabius réunis pour bâtir "la gauche du XXIe siècle"

GRAND-QUEVILLY, Seine-Maritime (Reuters) - Ségolène Royal et Laurent Fabius ont appelé samedi les socialistes au rassemblement lors d'un meeting commun au cours duquel la candidate du PS, du MRC et du PRG a dit vouloir bâtir "la gauche du XXIe siècle".

"Je veux bâtir avec vous tous la gauche moderne, celle du XXIe siècle", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes devant environ 7.500 personnes réunies au Zénith de Grand-Quevilly, en Seine-Maritime, fief de Laurent Fabius.

Devant une foule enthousiaste, elle a défendu une "gauche moderne et efficace" qui s'appuie sur "des valeurs de gauche adaptées pour accompagner ces mutations, pour apaiser les inquiétudes".

Assurant qu'elle s'inscrivait dans le sillage de François Mitterrand, Léon Blum et de l'ensemble des gouvernements socialistes, citant Lionel Jospin et Pierre Bérégovoy, elle a plaidé pour une gauche qui n'oublie "ni les luttes ouvrières, ni les conquêtes sociales", ne renonce pas "à l'égalité réelle", "n'en rabat pas sur la laïcité et les services publics" et a "les yeux ouverts sur la réalité".

Lors d'un discours de près d'une heure, la candidate a opposé "ceux qui croient à la bienveillance du marché, censé régler tous les problèmes" et "ceux qui croient à la volonté politique", "ceux qui croient que l'individu s'en tirera tout seul" et "ceux qui savent que la responsabilité individuelle se conjugue avec les solidarités collectives".

Elle a égrené les propositions de son "pacte présidentiel", de l'"allocation autonomie" pour les jeunes, à son projet de "taxer plus le capital que le travail", affirmant une nouvelle fois qu'elle augmenterait le smic à 1.500 euros brut "le plus tôt possible" dans la législature si elle est élue.

"TOUS POUR UNE"

Face aux attaques de la droite, accusée de prôner "la guerre de tous contre tous", Ségolène Royal a défendu sa méthode participative demandant "que l'on cesse de crier au populisme parce que j'ai pris la peine, avant d'agir, d'entendre ce que le peuple à nous dire".

"Qu'on cesse de brandir l'épouvantail de la démocratie d'opinion parce que je reviens aux sources de la démocratie, dont le premier principe est qu'on gouverne avec le peuple et pas contre lui", a-t-elle ajouté sous les applaudissements.

Laurent Fabius, candidat malheureux à l'investiture socialiste, avait auparavant sonné le rassemblement.

"Désormais, chère Ségolène, c'est 'une pour tous et tous pour une'", a lancé le député de Seine-Maritime, assurant : "Nous sommes ici rassemblés dans le même esprit offensif et amical pour dire notre souhait que d'ici peu de semaines, la présidente de la République s'appelle Ségolène Royal".

L'ancien Premier ministre a porté la charge contre Nicolas Sarkozy et François Bayrou, surnommant une nouvelle fois le candidat de l'UMP "Monsieur Supercherie" et critiquant le "confusionnisme" du candidat de l'UDF qui apporterait selon lui à l'UMP des voix d'électeurs de gauche "abusés".

"Il n'est pas question, en particulier si on se souvient du 21 avril 2002, de faire de dispersion des voix", a-t-il souligné.

Dans ce bastion fabiusien, militants et sympathisants sont sortis du Zénith plus convaincus que rassérénés, à l'image de Claude Boulanger, une militant PS de 74 ans, qui a trouvé la candidate "très bien" mais estime qu'"elle a adapté son discours aux circonstances".

Lors de la "primaire" socialiste en novembre, les militants avaient voté à 61,5% pour l'ancien Premier ministre, lui offrant son meilleur score national, et à 24,1% pour Ségolène Royal.

Gérard Bouet, 57 ans, militant fabiusien note qu'elle "a bien évolué en matière sociale".

"Satisfaite", Maryse Morcamp, une militante PRG de 60 ans espère : "Si elle fait tout se qu'elle dit ce sera parfait".

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13.02.2007

Laurent Fabius : Quel projet socialiste pour l’Europe ?

En présence de 900 militants, sept intervenants ont réfléchi à l’avenir de l’Europe et ont dialogué avec la salle. Laurent Fabius a conclu la rencontre.

Discours de Laurent Fabius
Chers amis, chers camarades,

C’est la première fois que nous nous retrouvons depuis l’issue de la campagne interne du PS. Pour réfléchir et pour nous mobiliser : c’est compatible ! Je suis très heureux de cette rencontre. Je remercie les intervenants de grande qualité et de toutes sensibilités, avec lesquels on peut être ou non d’accord, qui nous ont exposé leurs analyses stimulantes. Ségolène Royal a été investie. Elle dispose pour gagner de réels atouts, à commencer par le Parti Socialiste, ses militants et ses élus. Rien n’est joué, nous devons nous battre, mais notre première force, il ne faut pas l’oublier, est considérable, c’est le Poing et la Rose, le poing que l’on serre pour dire sa conviction, la rose pour projeter une vie meilleure.

La période des « primaires » est donc derrière nous, mais les révoltes, les aspirations, les thèmes qu’ensemble nous avons portés sont bien là. En votre nom, j’ai défendu et je défends l’ancrage à gauche du PS sans lequel le nécessaire rassemblement des forces de progrès est impossible et la capacité de changer la vie illusoire. Nous voulons une France et une Europe fortes et solidaires, fortes parce que solidaires. C’est notre combat. C’est notre projet pour la présidentielle, pour les législatives et pour la suite.

Aujourd’hui, des millions de femmes et d’hommes attendent de Ségolène Royal, du Parti Socialiste et de la gauche un vrai changement. La présidentielle, c’est une vision plus une crédibilité : à nous, tous ensemble, de les faire vivre.

Dans 70 jours exactement, le premier tour. Face à nous, en particulier le candidat de l’UMP. Il faudrait dire pour être complet candidat du MEDEF, candidat du pouvoir sortant, candidat de l’Europe anglo-saxonne et du capitalisme financier. M. Sarkozy cherche à se montrer sous un autre jour, son fameux « j’ai changé ». Il semble qu’il ait effectivement changé... le rédacteur de ses discours. L’élu de Neuilly se transforme en Gavroche des luttes sociales. Le président du Conseil général des Hauts-de-Seine devient un petit frère des pauvres. Il en appelle à Jean Jaurès ! Bientôt peut être Maurice Thorez et Hugo Chavez !

M. Sarkozy, c’est M. Supercherie. Il promet de gouverner comme s’il n’avait pas depuis cinq ans tout gouverné. Il martèle à l’intention de chaque catégorie que les désirs de celle-ci seront ses priorités. Il annonce des dépenses massives en plus de la dette actuelle du pays et y ajoute des baisses d’impôts sans jamais dire comment il financera. Il prétend revaloriser la fonction enseignante, mais ne remplacera qu’un fonctionnaire partant à la retraite sur deux. Il parle peuple aux travailleurs pour mieux les abuser, rejouant l’air chiraquien de la fracture sociale. M. Sarkozy, c’est donc une sorte de M. Chirac en culottes courtes, avec la guerre en Irak en plus et la laïcité républicaine en moins.

Cela fait cinq ans que pour notre part nous lui menons une « opposition frontale ». Maintenant qu’est venue l’heure de la confrontation électorale, nous devons être aux avant-postes de la bataille contre l’extrême droite et la droite. Il n’y a pas à hésiter : il faut se mobiliser pour gagner.

Se mobiliser aussi contre ce qu’il faut bien appeler l’aimable imposture de M. Bayrou ! Sur la plupart des sujets importants, celui-ci a voté avec l’UMP. Son parti l’UDF doit son existence et sa représentation parlementaire au bon vouloir de l’UMP. Il dirige les collectivités territoriales avec l’UMP et contre la gauche. « Je refuse de choisir entre gauche et droite », répète-t-il. Mais gouverner, c’est choisir. Davantage de concurrence ou davantage de solidarité, davantage pour les services publics ou davantage pour le marché, davantage pour le travail ou davantage pour le capital. Le but de M. Bayrou, en tous cas son résultat, c’est d’attraper des voix au premier tour pour mieux les offrir moyennant récompense au candidat de la droite au second. Ne laissons pas se développer cette ambiguïté. Je souhaite que le PS réaffirme clairement qu’il n’envisage pas de gouverner avec l’UDF, non par sectarisme évidemment, mais par clarté. Cela placera chaque électeur devant sa responsabilité.

Chers camarades, pour gagner, il faut convaincre et pour convaincre, il faut proposer. Il y a urgence sociale. Recul du pouvoir d’achat. Difficultés croissantes pour se loger. Emplois en berne. Protection sociale et droit à la santé remis en cause. Services publics fragilisés. Perte de repères. Les plus touchés sont nos électrices et nos électeurs - les couches populaires et les classes moyennes. Devant la peur de l’avenir pour soi-même et plus encore pour ses enfants, chacun essaie, comme il peut, de s’en tirer. L’adversaire devient alors celui d’à côté ou d’en face : le voisin, le collègue de travail, l’immigré, perçus non plus comme des égaux, mais comme des rivaux, pour l’accès à l’école, à l’emploi, au logement, aux soins. Avec à la clé une ghettoïsation accrue des territoires et de toute la société.

Il faut que nos réponses à cette volonté de changement mêlée d’une peur de l’avenir soient concrètes, précises, populaires - parce qu’au-delà des alliances électorales, nous avons besoin d’une coalition sociale pour réussir la transformation, nous appuyant sur les mobilisations et les luttes de ces dernières années, par exemple pour la retraite ou contre le CPE.

La première condition de la victoire est de nous engager sur des avancées rapides en faveur des couches populaires, avec des propositions fortes pour améliorer le pouvoir d’achat. Les Français doivent savoir qu’avec la gauche, ils vivront mieux. Nous verrons ce que proposera Ségolène Royal. Je considère qu’une hausse immédiate du SMIC - d’au moins 100 euros - et des petites retraites est nécessaire, en la couplant avec une négociation sociale pour qu’elle soit diffusée aux autres salaires. On parle beaucoup de la « valeur travail ». Mais revaloriser le travail, c’est d’abord développer l’emploi et le payer correctement. Qualifications renforcées, conditions de travail améliorées, rémunérations augmentées - voilà ce que souhaitent les salariés. Le débat sur le droit au logement opposable est important (et nous avons été parmi les premiers à le proposer dans notre parti) mais il ne faudrait pas réduire la question du logement à celle des SDF. Car les difficultés de logement sont générales. Nous disons depuis longtemps qu’il faudra construire massivement, remédier à la ségrégation territoriale, assurer à tous un habitat décent et freiner la hausse des loyers. Avec 72 % de logements sociaux dans ma commune de Grand Quevilly, je n’accepte pas les discours et encore moins les leçons sur le logement social de la part de ceux qui ne respectent pas la loi SRU et ont - comme à Neuilly - moins de 3 % de logements sociaux dans leur ville. Pour assurer la solidarité indispensable, les services publics devront également être défendus, à commencer par la sécurité et la santé - ce qui suppose un effort massif en faveur de l’hôpital. Il faudra prendre en compte la révolution du vieillissement, dégager les ressources nécessaires pour organiser une réelle prise en charge de la dépendance avec la création d’une cinquième branche de la sécurité sociale. Des financements incitant à l’emploi stable, sûr et faisant appel au capital devront être sollicités.

Car l’emploi, la croissance et une stratégie volontariste pour notre économie sont le fondement de notre engagement sur la « question sociale ». Les chiffres du chômage ne s’améliorent qu’à coup de radiations administratives et d’emplois précaires. Nous devons, nous, indiquer une voie ambitieuse et crédible pour l’emploi : relancer la consommation par la hausse du pouvoir d’achat, faire de l’innovation et de la recherche une priorité réelle, lutter vraiment contre la désindustrialisation et les délocalisations, soutenir les entrepreneurs, les créateurs, les PME. Pour cela, il faut une puissance publique capable d’agir et un droit du travail non pas rigide, mais solide.

Priorités, l’éducation, l’école, la jeunesse. Notre système éducatif est en malaise. Beaucoup de jeunes ne voient plus l’école comme leur alliée dans la vie ou comme un moyen de promotion sociale. Beaucoup d’enseignants doutent de leur mission et sont victimes d’une paupérisation. Notre responsabilité, c’est non pas comme la droite de crier à la faillite de l’école pour préparer sa privatisation, mais de proposer aux professeurs un nouveau pacte pour la revalorisation de leur fonction, la clarification de leur mission et l’amélioration de leur métier. Un plan pour une école de l’égalité et de la solidarité : moderniser - et non supprimer - la carte scolaire, créer un soutien éducatif gratuit après la classe, mieux moduler l’allocation des moyens, garantir aux meilleurs élèves de tous les établissements un accès aux filières d’excellence. Pour l’université, l’encadrement dans les premiers cycles doit être amélioré et les liens avec les grandes écoles et avec la recherche publique relancés. Pour tous les jeunes, proposer un avenir, notamment à ceux qui sortent trop tôt du système scolaire et manquent de qualifications. Cela suppose de redonner toute sa noblesse à l’enseignement professionnel et technologique.

Notre campagne doit montrer notre confiance et notre amour de la République. Notre vision de la République, c’est le vivre ensemble. Quand la société n’est plus capable d’assurer à chacun les sécurités de base, on se retourne d’autant plus vers sa « communauté », parfois sa secte. Nos concitoyens attendent de nous que, tout en rendant plus efficace l’action publique, nous inversions la tendance. Charte de la laïcité ; lutte contre les discriminations ; retour sur les baisses d’impôt envers les plus riches. Les entreprises devront être mieux associées au financement de la sécurité sociale. Leurs charges et impôts devront être modulées pour tenir compte de leur rôle social. Nous devrons engager la réduction de la dette, qui fait peser sur les générations futures une pression inacceptable. Et pour renouer le lien entre les citoyens et les élus, une République parlementaire nouvelle devra être fondée afin de mettre un terme aux dérives de la monarchie présidentielle.

Question sociale, question éducative, question démocratique, question écologique. Ségolène Royal a bien raison de vouloir faire de la France la nation de l’excellence environnementale. Nous avons été parmi les premiers à plaider pour une « social-écologie » permettant de préserver la planète. La sauvegarde de la Terre, des éco-systèmes et de l’humanité ne peut pas être suspendue à la mise en œuvre d’une Organisation des Nations Unies pour l’environnement, au demeurant nécessaire et que proposait déjà F. Mitterrand. Certains choix dépendent de nous, citoyens français ou européens, collectivités territoriales, président, gouvernement et Parlement, ici et maintenant ! Outre la nomination d’un Vice Premier Ministre chargé du développement durable, trois mesures fortes devraient être proposées sitôt l’arrivée de la gauche aux responsabilités. Une vraie stratégie de réduction des charges en matière d’énergie, avec une aide personnalisée à l’isolation des logements, en complément de l’APL. Un « référé nature » en cas d’atteinte manifeste aux équilibres naturels. Enfin - et j’ai vu avec plaisir que cela était proposé par le rapport Strauss-Kahn / Migaud -, la taxation à l’échelle européenne des produits importés de pays pollueurs. Il y a urgence environnementale.

* * *

Chers amis, tout cela que je viens de rappeler dépend de nous, mais sera évidemment beaucoup plus difficile si nous ne parvenons pas à faire évoluer l’Union européenne dans le bon sens. D’où le thème choisi pour notre mobilisation aujourd’hui au confluent de la plupart de nos difficultés et de nos espérances. Car tout se tient. Il faut des ressources publiques pour financer nos projets ; mais si l’Europe est celle du désarmement fiscal, comment avancer ? Il faut lutter contre les délocalisations, hors l’Europe et même dans l’Union, mais si l’Europe n’est pas plus offensive dans la préparation de son avenir et n’exige pas de ses partenaires la réciprocité en matière sociale, fiscale, environnementale, monétaire, c’est une illusion ! Il faut étendre la démocratie ; mais si l’Union accroît ses compétences sans approfondir la démocratie, c’est un leurre !

Que ceux qui voudraient faire l’Europe dans le dos des peuples acceptent enfin d’entendre le message Français dont la portée est européenne et non pas nationale, encore moins nationaliste ! Le « non » du 29 mai 2005 n’était nullement un « non à l’Europe ». Nous, ici, que nous ayons dit oui ou non, nous sommes des pro-européens convaincus. Nous pensons que l’Europe a besoin d’être relancée et réorientée. Les citoyens européens, à commencer par les Français, demandent non pas moins d’Europe mais plus d’Europe et une autre Europe. Les Européens ne veulent plus d’une Europe qui se contente d’accroître la concurrence entre les territoires, les entreprises, les salariés, les législations et qui tire vers le bas les modèles sociaux. Ils ne veulent plus d’une Europe qui laisse surévaluer sa monnaie et nous amène - ce qui est un comble - à devoir construire nos Airbus européens en zone dollar. D’une Europe qui fragilise les services publics. D’une Europe offerte à tous les vents de la mondialisation financière sans se préoccuper des conséquences économiques, sociales et écologiques. C’est l’ensemble de ces politiques, soutenues par l’UMP et l’UDF, qui est la cause du malaise européen. Quand, comme nous, on aime passionnément l’Europe, alors il faut regarder lucidement la situation qui est en train de la détruire, et réagir.

Car, pour les pays qui la composent, par rapport à la paix et à la prospérité du monde, l’Europe reste un grand projet, un grand dessein, qu’il faut relancer et réorienter. Bien entendu, pour cela il faudra négocier et il faudra passer des compromis, notamment avec nos partenaires allemands. Cela ne justifie pas à mes yeux - et le prochain chef de l’Etat devra le dire avec force - que 18 pays membres se réunissent, à Madrid ou ailleurs, pour parler d’Europe sans la France, pays fondateur, moteur, acteur.

Ce débat européen, la droite a choisi de l’escamoter. Il est vrai que son bilan européen est plutôt calamiteux : élargissement indéfini ; compression du budget communautaire à 1 % du PIB, au détriment de l’investissement et de la solidarité avec les nouveaux entrants ; refus de donner une suite politique au vote du 29 mai en formulant des propositions précises à nos partenaires... Que dit M. Sarkozy ? « Ne parlons pas d’Europe, mais mettons-nous d’accord au lendemain des élections sur un mini-traité ratifié par le Parlement. » Ce Mini-traité, ce serait une maxi-supercherie. Car mini ou pas, il consisterait à vouloir faire avaliser par la voie parlementaire ce que la majorité des Français ont refusé par référendum.

Alors, que faire ? Je crois nécessaire d’avancer sur trois fronts. Les institutions, les politiques, les frontières.

Les institutions. Ce n’est pas ressenti comme une priorité par la population, mais c’est important car le fonctionnement doit être amélioré. L’Europe a besoin d’une Constitution pour améliorer sa marche et d’un cadre clair et démocratique. Le nouveau texte devra être ratifié par référendum. La description du contenu des politiques n’a rien à faire dans une Constitution. En clair, l’essentiel de la troisième partie devra être rediscutée par ailleurs. On pourra reprendre en l’améliorant le gros de la seconde partie, consacrée aux droits fondamentaux. Et il faudra rediscuter le contenu de la première et de la quatrième. Les Etats membres devront pouvoir mettre en place plus facilement des « coopérations renforcées » pour rendre possible une intégration différenciée. Le processus décisionnel devra être revu pour permettre le vote à la majorité qualifiée concernant, par exemple, les choix fiscaux qui ont un impact sur le marché intérieur, c’est-à-dire principalement la taxation des entreprises et de l’épargne. Il faudra que le texte rende possibles des avancées sociales significatives. Nous disposons de deux ans pour cette renégociation : entre l’actuelle présidence allemande et la présidence française fin 2008.

Durant cette période, d’autres questions fondamentales - les politiques, les projets - devront venir à la table de négociation, c’est le deuxième aspect du plan de relance ; notamment le budget, la Politique agricole commune, la politique commerciale, la politique énergétique et environnementale. Nous devrons demander des inflexions significatives des politiques européennes autour de la notion d’« Europe européenne ».

en matière monétaire : le Parlement devra pouvoir délibérer périodiquement sur un objectif d’inflation ; l’Eurogroupe exercer une vraie compétence de change ; la Banque Centrale Européenne agir pour l’emploi et la croissance, pas seulement contre l’inflation, et rendre des comptes ;

en matière budgétaire et fiscale : l’Union doit disposer de ressources nouvelles et pouvoir emprunter pour investir dans l’avenir (recherche, éducation, infrastructures) ; nous devrons rechercher un accord sur une assiette commune pour l’impôt sur les sociétés et un niveau plancher tout en avançant sur la taxation de l’épargne ;

en matière sociale : une stratégie d’harmonisation par le haut doit être initiée afin de mettre fin à la concurrence vers le bas. Les services publics doivent être garantis.

en matière industrielle et d’énergie, la Commission, le Parlement et le Conseil devraient soutenir les entreprises européennes, favoriser la constitution de champions continentaux, ne pas laisser la concurrence régir et finalement détruire les services publics, miser sur l’indépendance énergétique européenne, les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la valorisation de l’environnement ;

en matière de politique commerciale : l’Union doit se donner pour objectif de rééquilibrer les conditions de concurrence entre les producteurs des pays émergents et les producteurs européens.

Ces différents points conditionnent une vraie réorientation européenne. Car, même si c’est une sorte de pavé dans la marre, le dogmatisme libre-échangiste actuel refuse de prendre en compte la vraie nature de la mondialisation à l’oeuvre : comme si l’arrivée de la Chine et de l’Inde sur le marché mondial et la révolution technologique présente ne changeaient pas radicalement la donne ! La vieille théorie de l’économiste Ricardo sur les avantages comparatifs entre pays ne s’applique plus. Pour la première fois, la population et la technologie vont aller de pair. La pression que ce réservoir de bras et de matière grise exerce sur les salaires et les conditions sociales sera énorme. Dans ces conditions, il est vain d’attendre un répit spontané pour les salariés européens - et d’abord les moins qualifiés. Il est illusoire de penser que nous aurons en Europe toujours une longueur scientifique d’avance sur les pays émergents. C’est une vision arrogante et dépassée ! Il faut prendre le défi chinois et indien très au sérieux.

Le défi consiste à faire face aux Etats-Unis d’un côté et de l’autre à rééquilibrer les conditions de l’échange entre l’Europe, la Chine et l’Inde. Celles-ci ne jouent pas avec les mêmes règles que nous : en matière de droits sociaux, d’environnement, de normes juridiques, de respect des règles du marché, de change, de régulation de l’économie par la société civile. D’où les délocalisations qui, si la même logique se poursuit, vont s’amplifier. Il faut s’efforcer de réduire ces écarts par le dialogue. Si ce dialogue n’avance pas, on doit pouvoir avoir recours, au moins de façon temporaire, à des mesures de protection. Attention ! Qu’il n’y ait pas de malentendu : que l’Europe se protège ne signifie pas qu’elle doive se transformer en forteresse, qu’elle puisse faire l’économie de s’adapter et de se réformer. Et c’est vrai pour la France. Nous voulons une Europe à la fois offensive et défensive. Offensive, par davantage de recherche, d’investissements, de formation. Défensive : le droit du commerce international ouvre des pistes (tarif extérieur, anti-dumping, normes, lutte contre la contrefaçon). L’Europe pourrait prendre l’initiative, je l’ai évoquée, d’une discussion sur la mise en place d’une « taxe environnementale » concernant les produits non propres ou dont le pays de fabrication n’a pas ratifié le protocole de Kyoto. Et là où les autorités imposent des règles restrictives en matière de contrôle d’entreprises par des firmes étrangères, la discussion doit conduire à mettre en place des conditions d’échange plus équitables. Faisant cela, l’Europe ne ferait que...pratiquer ce que les Etats-Unis mettent en œuvre pour défendre leurs intérêts. Cette stratégie ne devra pas nuire aux pays en développement, auxquels pourrait être réaffectée une partie de ces taxes.

Je souhaite que nous nous saisissions pleinement de ces questions, dont les populations sentent bien qu’elles sont posées. Sans caricature. En écoutant les objections. Mais en traitant sérieusement le problème de fond. Europe ouverte plutôt qu’Europe offerte. Juste échange plutôt que libre-échange. Offensive technologique et scientifique plutôt que frilosité budgétaire. Préférence communautaire plutôt que délocalisations industrielles. Réciprocité plutôt que naïveté. Au fond, ce que je souhaite, c’est que nous allions dans le sens d’une Europe européenne. Et je souhaite - l’élection présidentielle nous en offre l’occasion - que ce débat - qui est aussi celui de l’avenir de notre potentiel économique - puisse avoir lieu chez nous, comme il a lieu actuellement par exemple au Congrès des Etats-Unis. La police de la pensée a fait suffisamment de victimes. Nous devons débattre librement de la souveraineté économique européenne par rapport aux Etats-Unis, à la Chine et à l’Inde. J’espère que ce débat sera mené dans la campagne présidentielle et législative par le PS car il cimente pour une large part la gauche et doit servir les intérêts de notre pays et de notre continent.

Institutions, politiques, troisième pilier nécessaire du plan européen de relance et de réorientation, la question des frontières. L’Union s’est élargie considérablement pour les raisons historiques et géographiques que l’on sait. Ce fut à la fois une avancée et une difficulté. Certains pays n’ont pas vocation à entrer dans l’Union, au moins dans un avenir envisageable. Je pense pour ma part à la Turquie, au Maghreb, ou à l’Ukraine. Nous savons pourquoi certains de nos partenaires souhaitent ces élargissements : plus l’Europe est hétérogène, plus elle est diluée, plus ils se réjouissent ! Ayons la force de contrer cette logique. En contrepartie, mettons en place des mécanismes de partenariat beaucoup plus poussés en faveur de la démocratie, des droits de l’homme et de la croissance économique. C’est ce que j’appelle, depuis déjà longtemps, le troisième cercle de l’Union.

Au sein même de l’Europe, un premier cercle d’Etats eurovolontaires devra donc s’organiser de manière plus cohérente pour avancer plus vite. Le moteur de ce cercle devrait être le couple franco-allemand, en coopération avec la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, l’Espagne, d’autres s’ils le veulent. Ces Etats pourraient se mettre d’accord sur une gouvernance commune dans les domaines économiques et sociaux et sur une politique étrangère partagée. Avant 2014, un siècle après le début de la Première Guerre Mondiale, l’Allemagne, la France, d’autres devraient créer une armée commune. Institutionnellement, ce premier cercle - qui demeurera ouvert - sera fondé sur des coopérations renforcées. C’est pourquoi, je l’ai dit plus haut, il est décisif de faciliter ces coopérations dans le nouveau texte constitutionnel.


* * *

Chers amis, chers camarades, la vision de la France et de l’Europe que je viens de tracer, c’est la feuille de route possible pour une gauche décomplexée, qui place au premier rang la question sociale, la question éducative, la question écologique et la question démocratique. Demain, notre candidate et amie Ségolène Royal s’exprimera à Villepinte et dira les grandes orientations de son projet présidentiel. Je souhaite de tout mon cœur qu’elle s’adresse d’abord aux Français les plus humbles, à ceux pour qui le présent est difficile et l’avenir incertain. Avec des idées fortes et des mots simples pour mobiliser notre peuple et lui tracer un chemin. Nos adversaires sont multiples, en France et ailleurs : la droite, l’extrême droite, les puissances financières, l’idéologie du laisser faire, leurs apôtres et leurs instances. Mais je veux nous mettre en garde, nous les socialistes et nous la gauche, contre un autre adversaire, d’autant plus redoutable que nous le sous-estimons parfois : je veux parler de la résignation. Dans la mondialisation actuelle, on voudrait que la gauche se résigne à un choix impossible : soit rendre les armes et pratiquer une sorte de social-centrisme, soit tenir bon en se faisant accuser d’archaïsme. Ne nous laissons pas enfermer dans cette alternative. Soyons fiers de nos valeurs et de notre histoire de socialistes. Revendiquons les conquêtes rendues possibles par les luttes, saisissons le monde tel qu’il change et montrons, en particulier à la jeunesse, notre volonté de le rendre meilleur. Soyons convaincants. Ce qu’on attend de nous, c’est une volonté de construire du nouveau à partir d’une vision moderne, forte et juste de la France, de l’Europe et du monde. Bonne campagne, mes camarades ! Et à très bientôt !

RAG 34. Les lolo's 34

23:58 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

04.02.2007

Claude Bartolone, fabiusien : " Que la fête commence !"

L'invité de...
Roland Mihaïl
(le dimanche de 8h50 à 8h59)

Claude Bartolone, député de la Seine Saint-Denis (6ème circonscription) et très proche de laurent fabius.


Claude Bartolone dit à Ségolène Royal : "Que la fête commence !"



Dimanche 4 février 2007

RAG 34. Les lolo's 34

09:49 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BARTOLONE, FABIUS, RAG 34

01.02.2007

A VOS AGENDAS ! attention modification !









ATTENTION MODIFICATION DE L’AGENDA

Chère amie,
Cher ami,

Notre réunion nationale autour de Laurent FABIUS initialement prévue le samedi 3 février est reportée au Samedi 10 février 2007.
(pour info, le rassemblement des secrétaires de section est reporté également d’une semaine et se déroulera le 11/02)

Merci de bien vouloir modifier vos agendas.

Infos et inscriptions suivent.

Je t’invite à prendre connaissance de la tribune de Laurent FABIUS “A Gauche, pour gagner, et pour changer” publiée le 8 janvier en te connectant sur le site internet www.laurent-fabius.net


Bien à toi.

Claude BARTOLONE

Cher (e) camarade,

Je te remercie de bien vouloir bloquer sur ton agenda la journée du Samedi 3 février 2007.

Nous aurons le plaisir de nous retrouver à la Mairie du 20ème arrondissement de Paris pour une réunion nationale de débats et d’échanges.

Le programme détaillé de cette journée et le bulletin d’inscription te parviendront dans la première quinzaine de Janvier.

Je t’invite dès aujourd’hui à faire circuler largement cette information auprès de nos amis de ta fédération.

Comptant sur ta mobilisation et en te souhaitant une bonne et heureuse année, je t’adresse mes amitiés socialistes.

Laurent FABIUS

RAG 34. Lolo34

09:41 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG, RAG 34

31.01.2007

Laurent FABIUS : RIEN N'EST JOUE !

A un peu moins de trois mois du scrutin présidentiel, rien n’est joué. Si les récentes études d’opinion semblent moins favorables à notre candidate, tout peut encore se retourner dès lors que les thématiques choisies sont claires et pertinentes et que le débat de fond est engagé.

Ne dilapidons pas notre énergie sur les terrains fangeux où on voudrait nous attirer, concentrons-nous sur nos propositions, défendons tous ensemble nos couleurs, parlons à nos électeurs et parlons de la France.

La première priorité pour moi est la question sociale. Les Français veulent d’abord des réponses progressistes et précises sur les salaires, l’emploi, les retraites, le logement, les services publics. Le candidat UMP, qui est aussi celui du MEDEF, ne les apporte manifestement pas. A nous de le faire par un projet réel et novateur de transformation sociale et de développement durable, qui contribue aussi à relancer et à réorienter l’Europe.

La question éducative est également décisive. Il se murmure que le candidat UDF progresserait dans les milieux enseignants. Ce serait un comble pour qui a en mémoire ses attaques contre l’école publique lorsqu’il siégeait dans des gouvernements conservateurs. Là aussi, développons nos propositions pour une société de la connaissance, une société laïque qui fasse toute sa place à l’éducation et lui donne les moyens de réussir.

Bref, assumons notre opposition frontale au gouvernement, prenons les attentes de changement à bras le corps, apportons les réponses nécessaires sur le fond, faisons-le d’une façon solidaire et constructive, et l’horizon s’éclairera.

Publié sur le site de Laurent Fabius


RAG 34. Lolo 34

17:32 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

Laurent Fabius: le PS doit "défendre ses couleurs" et "parler à ses électeurs"

PARIS (AFP) - Laurent Fabius appelle mercredi le Parti socialiste "à défendre ses couleurs", "parler à ses électeurs" et "assumer une opposition frontale au gouvernement", dans un texte intitulé "rien n'est joué", mis en ligne sur son site internet.

Au moment où les sondages sont "moins favorables" à Ségolène Royal, l'ancien Premier ministre, candidat malheureux de la primaire interne socialiste, estime que "tout peut encore se retourner dès lors que les thématiques choisies sont claires et pertinentes et que le débat de fond est engagé".

"Ne dilapidons pas notre énergie sur les terrains fangeux où on voudrait nous attirer, concentrons-nous sur nos propositions, défendons tous ensemble nos couleurs, parlons à nos électeurs et parlons de la France", ajoute-t-il.

"Assumons notre opposition frontale au gouvernement, prenons les attentes de changement à bras le corps, apportons les réponses nécessaires sur le fond, faisons-le d’une façon solidaire et constructive, et l’horizon s’éclairera", assure-t-il.

M. Fabius avance deux "priorités" de la campagne. La "première" est la question sociale, dit-il, et elle nécessite "des réponses progressistes et précises sur les salaires, l'emploi, les retraites, le logement, les services publics".

Laurent Fabius juge également "décisive" la question éducative, au moment où "il se murmure que le candidat UDF progresserait dans les milieux enseignants".

"Ce serait un comble pour qui a en mémoire ses attaques contre l’école publique lorsqu’il siégeait dans des gouvernements conservateurs", ajoute-t-il, faisant notamment allusion à la tentative de François Bayrou de réformer la loi Falloux sur le financement de l'enseignement privé.

RAG 34. Lolo34

13:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

19.01.2007

Journée nationale d'échanges autour de Laurent Fabius : A vos agendas !

Le 10 février aura lieu, autour de Laurent Fabius, une journée nationale d'échanges et de débats sur le thème: "Quel projet socialiste pour l'Europe?".

Si vous souhaitez participer, merci d'envoyer vos coordonnées postales à l'adresse électronique suivante: [email protected].

Lire l'intervention à Dublin de Laurent Fabius : Relancer et réorienter le projet européen

Message de Claude BARTOLONE

Député de la Seine Saint-Denis
Paris, le 17 janvier 2007
Cher(e) Camarade,

La campagne présidentielle entre maintenant dans sa phase active. L’UMP a investi son candidat qui, dès sa désignation, a mis en avant les priorités d’une droite ultra-libérale : fin des 35 heures, politique fiscale qui aggraverait les injustices, remise en cause du code du travail et du droit de grève, immobilisme institutionnel, renégociation de la Constitution européenne rendant impossible l’avènement de l’Europe sociale, …

Derrière notre candidate, nous devons porter haut les valeurs et les propositions de notre projet socialiste, seul capable de donner envie aux Français, et notamment aux classes populaires, de croire en la Gauche.

Aux côtés de Laurent FABIUS, nous entendons être utiles au parti, au pays et à l’Europe en continuant à promouvoir notre idée d’un socialisme offensif et d’une gauche décomplexée porteurs du rassemblement sans lequel il ne peut y avoir de changement.

Durant cette campagne, nous devons présenter nos arguments sur les thèmes du pouvoir d’achat, du logement, de l’école, de la santé, de l’environnement et de l’Europe sociale, qui sont les éléments de projet indispensables pour gagner.

Avec la présidence française de l’Union européenne en 2008 et des questions telles que les frontières de l’UE, la lutte contre les délocalisations et la réforme des institutions, l’Europe sera plus que jamais un fil rouge de la campagne présidentielle.

Dans cette perspective, j’ai le plaisir de t’annoncer que nous nous retrouverons autour de Laurent FABIUS pour une journée nationale d’échanges et de débats sur le thème suivant : Quel projet socialiste pour l’Europe ?

Samedi 10 février 2007
de 14 h à 17 h 30
à la Mairie du 20ème arrondissement de Paris
salle des fêtes - 6 place Gambetta 75020 PARIS

Cette manifestation nous donnera l’opportunité de nourrir notre réflexion politique de tes analyses et propositions.

Je te serais reconnaissant de bien vouloir retourner ton bulletin d’inscription avant le 07 février 2007.

Je compte sur ta présence et t’invite naturellement à mobiliser nos amis en grand nombre.

Reçois, Cher(e) Camarade, mes sincères amitiés socialistes.

Claude BARTOLONE

Téléchargez le bulletin d'inscription.doc

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

11:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

18.01.2007

Laurent Fabius : Relancer et réorienter le projet européen !

17 janvier 2007
L’Europe a besoin d’une relance forte. Pour cela, il faut utiliser la renégociation du Traité constitutionnel afin de mener un vrai débat sur ce que nous voulons faire ensemble.

A l’occasion d’une conférence prononcée à Dublin (Trinity College), intitulée "More future for the European Union", Laurent Fabius publie aujourd’hui dans le journal Les Echos une tribune reprenant l’essentiel des propositions développées dans le discours.

Retrouvez dans quelques heures le texte complet de cette conférence.

Relancer et réorienter le projet européenL’Europe a besoin d’une relance forte. Pour cela, il faut utiliser la renégociation du Traité constitutionnel afin de mener un vrai débat sur ce que nous voulons faire ensemble. L’« Europe des projets » ou l’« Europe des résultats » ne me paraissent pas à la hauteur des enjeux, ni le « mini-traité » à ratification parlementaire avancé par Nicolas Sarkozy. Nous avons besoin d’une nouvelle Constitution ratifiée par référendum.

La France doit dire clairement que les Français ne revoteront pas sur le même texte, mais que nous sommes prêts à conserver les quelques avancées du Traité - comme le demandent l’Allemagne et d’autres - en échange d’une prise en compte des souhaits et des réserves exprimées par le peuple français.

Pour la renégociation du Traité constitutionnel, je suis favorable à une approche en trois temps. D’abord acter que la description détaillée des politiques n’a rien à faire dans une Constitution, dont le rôle est plutôt de définir le cadre général permettant à ces politiques d’évoluer dans le temps. En clair, la troisième partie du texte devrait être écartée. Certaines de ses dispositions pourraient être rediscutées dans un Traité séparé. Le gros de la deuxième partie - la déclaration des droits fondamentaux - pourrait être maintenu. Enfin, et c’est le point litigieux, les première et quatrième parties devraient être profondément revues. Il faudra se mettre d’accord sur de nouvelles avancées. Les coopérations renforcées devront être facilitées. Nous devrons aller vers le vote à la majorité qualifiée pour les décisions fiscales qui ont un impact sur le marché intérieur. Et rediscuter la composition de la Commission - une Commission sans représentant allemand ou français n’étant pas souhaitable. Surtout, le texte devra rendre possibles des avancées sociales significatives.

En parallèle, nous devrons progresser rapidement dans plusieurs domaines clés. Concernant l’intégration économique, la renégociation du budget de l’Union en 2008 devra être mise à profit pour le muscler, rouvrir son financement et l’orienter vraiment vers la préparation de l’avenir : recherche, éducation, infrastructures, etc. Nous devrons rechercher un accord sur une assiette commune et un niveau plancher pour l’impôt sur les sociétés.

S’agissant de la politique commerciale, il est impérieux de montrer comment les Européens peuvent à la fois être offensifs et défendre leurs entreprises et leurs emplois d’une concurrence déloyale en provenance notamment de la Chine et de l’Inde. Des mécanismes peuvent être utilisés pour diminuer la pression sur nos industries et leur permettre de se moderniser sans pour autant menacer la croissance des pays en développement. Par exemple des droits anti-dumping. La mise en œuvre ne sera pas simple et elle tranchera avec l’idéologie dominante. Mais, à terme, ces décisions bénéficieront à tous, car il n’est pas dans l’intérêt des pays en développement que s’approfondisse en Europe la crise sociale et politique actuelle, faite de menaces sur les rémunérations et de multiplication des délocalisations. Nous voulons le juste échange et non le dogmatisme du libre-échange. L’Europe ouverte, pas l’Europe offerte.

Nous devrons revoir aussi notre politique monétaire pour que la croissance et l’emploi figurent clairement parmi ses objectifs. Le fonctionnement de l’Eurogroupe devra être amélioré pour garantir un dialogue régulier entre celui-ci et la Banque Centrale Européenne et lui permettre de faire entendre sa voix dans les enceintes internationales (Banque Mondiale, FMI...). Nous devrons avancer vers une vraie coordination budgétaire entre les Etats ayant adopté l’Euro, si nous voulons que celui-ci reste viable.

En commençant avec ceux qui le souhaitent, nous devrons nous mettre d’accord sur une stratégie d’harmonisation sociale par le haut pour stopper la concurrence intracommunautaire qui tire vers le bas les systèmes sociaux.

Une politique énergétique commune destinée notamment à sécuriser nos approvisionnements doit être lancée sans tarder. En parallèle, l’Union devra redoubler d’efforts pour l’environnement par une stratégie commune pour continuer à réduire nos émissions de gaz à effet de serre et par une relance des négociations internationales.

Enfin, la défense européenne doit sortir du virtuel en progressant vers la standardisation des équipements, l’harmonisation des formations et la création d’unités communes. La France et l’Allemagne devraient montrer le chemin en lançant le projet ambitieux d’une armée commune.

Pour rendre ces avancées possibles, le moment est venu de redéfinir l’organisation interne de l’Union. A 27 Etats membres, l’uniformité signifie l’alignement sur le plus petit dénominateur commun, donc la paralysie. Je pense préférable l’idée d’une Europe différenciée, une Europe des trois cercles. Au centre, les Etats les plus eurovolontaires, aspirant à construire une Union plus étroite, dont le moteur sera probablement l’Allemagne et la France, en coopération avec la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, l’Espagne ou d’autres. Un second cercle pourrait réunir les autres membres de l’Union, dont certains rejoindront à terme le premier cercle. Enfin, le troisième cercle comprendra les pays qui sont étroitement associés à l’Europe tout en n’ayant pas vocation à devenir des membres à part entière, au moins dans un avenir prévisible : Turquie, Ukraine, Maghreb...

Avec un projet ainsi précisé et un cadre ainsi fixé, l’Union verra enfin ses frontières définies - ce qui est une nécessité. Car comment promouvoir une entité politique dont la définition ne serait pas stabilisée ?

C’est en parlant clair et en lançant avec nos voisins rapidement la discussion sur ces points concrets que nous pourrons relancer et réorienter le projet européen.

RAG 34.Lolo34

21:01 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG34

09.01.2007

Laurent Fabius : "notre candidate dispose de nombreux atouts pour l'emporter en 2007"

Laurent Fabius était ce matin l'invité de Jean-Michel Apathie sur RTL
(doc audio). Ecoutez réécoutez l'entretien.



L'invité de RTL : Laurent Fabius 8 janvier durée : 8:09


clickez dans la fenêtre du lecteur dailymotion pour lancer la diffusion.

Le texte de l'entretien :

- Jean Michel Aphatie : Bonjour Laurent Fabius.

Laurent Fabius : Bonjour et bonne année à vous.

- Merci de vos voeux. Vous soutenez désormais Ségolène Royal, dont vous dites dans un texte que vous avez publié, hier, sur votre site Internet qu'elle bénéficie, je vous cite, "d'une conjoncture politique très favorable qui doit lui permettre de remporter l'élection présidentielle". Quelles sont, d'après vous, puisque vous imaginez maintenant qu'elle peut entrer à l'Elysée et que vous la soutenez pour cela, les qualités qu'a Ségolène Royal pour exercer ce mandat particulier, difficile, de présidente de la République ?

D'abord, l'analyse de fond. Je crois, effectivement, que la situation politique est bonne pour notre candidate. Pourquoi ? Parce qu'il y a une volonté très profonde de changement, c'est évident, et que le changement est quand même mieux incarné par la gauche qui n'est pas au pouvoir que par la droite qui est au pouvoir. Cà, ça me paraît évident. Deuxièmement, ce qui me frappe aussi, c'est qu'actuellement, les thèmes qui sont dominants dans le débat politique et puis dans l'esprit des Français, ce sont les thèmes économiques et sociaux. C'est là-dessus que la gauche est la meilleure. Et puis, on a su rassembler autour de nous, enfin autour de Ségolène Royal, le candidat du Parti radical, le candidat Chevènement alors qu'en 2002, ça avait été quand même un gros problème. Donc, nous disposons des atouts nécessaires. Et puis, Ségolène Royal a montré, ne serait-ce que dans la campagne interne du Parti socialiste, qu'elle avait des qualités de pugnacité qui lui ont permis d'être désignée.

- Mais pour exercer ce mandat particulier, quelle qualité elle a, d'après vous, parce que l'élection présidentielle est une élection personnelle ?

Oui c'est une élection particulière ; mais ce sera aux Français de juger. Mais je pense, ne serait-ce qu'en prenant les études d'opinions qu'elle a beaucoup d'atouts. Alors, je m'empresse de dire qu'en même temps, il faut être très prudent parce que l'élection présidentielle c'est très compliqué parce que quand même les sondages n'ont qu'une valeur relative. A mon avis, on sera fixé sur la tendance de fond, fin février, début mars. Je pense que quand on regarde les élections précédentes, c'est à peu près à ce moment-là que le mouvement apparaît vraiment.

Mais il ne faut pas rester - je ne suis pas un observateur, je suis un acteur - donc, je souhaite qu'on mette l'accent sur un certain nombre de thématiques sur lesquelles moi-même je me suis souvent exprimé qui, à mon avis, vont être déterminantes. Je crois que la question du pouvoir d'achat et de l'emploi sera évidemment déterminante. La question du logement dont on parle beaucoup ces jours-ci. La question de l'Europe sociale. La question de la laïcité. La question de l'Europe qui va revenir au premier rang. Si Ségolène Royal fait une bonne campagne sur ces thèmes, si elle arrive à rassembler non seulement le Parti socialiste, mais l'ensemble de la gauche, à ce moment-là, je pense que nous avons de bons atouts.

- Le mandat présidentiel, pour une grand part, une part importante, ce sont les relations internationales. Ségolène Royal est en Chine. Est-ce que ces visites internationales vous convainquent ? Est-ce qu'elle vous semble à la hauteur de la gestion des problèmes internationaux ?

C'est tout à fait normal pour des responsables politiques de premier niveau d'aller à l'étranger, en particulier en Chine. Moi-même je m'y suis rendu souvent, soit à l'invitation des dirigeants, soit pour faire des conférences. J'ai reçu les dirigeants chinois ici et la Chine est quand même une des grandes puissances du futur. Donc, le principe de ces visites - il ne faut pas du tout le contester -, c'est une très, très bonne chose de le faire.

- Mais est-ce qu'elle vous paraît à la hauteur des dossiers dans ces démarches, dans ces prises de parole, dans ces positions ? Comment vous la jugez, Laurent Fabius ?

Je sais bien qu'il y a des commentaires qui sont faits mais alors, vraiment les commentaires sont faits sur des aspects tout à fait latéraux, marginaux. J'ai vu qu'il y avait un commentaire sur tel ou tel mot qui avait été utilisé. Ca, c'est le degré zéro de la politique.

- "Bravitude".
Allons sur le fond des sujets.

- Alors, par exemple sur le fond, elle parle beaucoup plus des "droits humains" que des "droits de l'homme". Certains ont dit : "Tiens, comme c'est étonnant !" Ca vous étonne, Laurent Fabius ?

Moi, je ne fais pas d'énorme différence. Le droit humain, je crois que c'est la traduction de "Human Rights", qui est le mot anglais.

- Elle est Anglo-saxonne, Ségolène Royal ?

Non. Mais c'est une nuance. Mais l'important c'est d'en parler parce que pendant très longtemps, la France a eu une attitude qui n'a pas été d'ailleurs très, très efficace qu'on appelle d'ailleurs en chinois - excusez la prononciation - le Ka Tao, c'est-à-dire l'idée qu'il faut respecter l'autorité en place, et surtout ne pas aborder des sujets tabous. Et pendant plus de quarante ans, on a essayé de vivre sur le fait que le général de Gaulle avait été le premier à reconnaître, comme vous le savez, la Chine et que donc, il fallait que, nous, nous en tirions les bénéfices. Moyennant quoi, nous n'en avons tiré aucun bénéfice. Donc, il faut aborder les sujets sans tabou, sans provocation non plus. Et je pense que c'est ce que Ségolène Royal a fait.

- Quand elle a été en Israël, elle a dit : "Le Mur que construit Israël pour séparer ces populations des populations palestiniennes, dans certains cas, il est acceptable". Qu'en pensez-vous, Laurent Fabius ?
Non, là, moi je me réfère au droit international. Vous savez que le droit international a condamné l'existence du Mur. Ca ne veut pas dire que les problèmes soient simples. Ils sont extrêmement compliqués en Israël et en Palestine. Mais moi je me cale sur le droit international ; et donc là-dessus, je n'ai pas cette position là.

- Et vous n'êtes pas inquiets que votre candidate ait une position différente, et si elle représente la France demain, amène la diplomatie française sur un terrain différent ?

Non, je pense qu'il y aura des ajustements. En tout cas, l'essentiel c'est qu'aujourd'hui, Ségolène Royal a beaucoup de cartes en mains, que dès lors que les thèmes choisis sont en écho avec les soucis profonds des Français et avec les problèmes que va avoir la France, nous avons tout à fait les éléments pour gagner mais ce ne sera pas facile ; et il faut se préparer à une campagne assez rude.

- Pendant le débat interne des Socialistes, vous aviez manifesté votre inquiètude. Sur l'absence de programme de Ségolène Royal, vous aviez utilisé cette phrase ironique qui avait marqué les esprits : "Je préfère dire : voici mon programme plutôt que mon programme, c'est voici." Votre inquiétude est-elle levée, aujourd'hui, Laurent Fabius ?

Ecoutez, il y a un projet socialiste que nous avons adopté à l'unanimité...

- Qui ne sera pas celui de la candidate...

Bon, j'ai défendu, en tout cas, ce projet socialiste : le fait que l'unanimité des Socialistes se soit prononcée sur ce programme ne suffit pas à le disqualifier, vous en serez d'accord. Maintenant, Ségolène Royal est en train d'élaborer à partir de ce projet, ce programme, ses propres positions. Nous verrons ce qu'elles seront, je crois à la fin du mois de janvier, au début du mois de février. Et je pense, j'espère, que ça ira dans la direction du projet socialiste.

- Vous êtes associé à la rédaction du programme de Ségolène Royal, Laurent Fabius ?
Pour le moment, non.

- C'est, comment dirais-je, un aveu qui en dit long ?

Non, il n'y a pas d'aveu à ça. Moi j'ai dit ma disponibilité, mon soutien. J'ai demandé à tous mes amis de soutenir Ségolène Royal qui est désormais notre candidate. Et je suis disponible.

- Mais on ne vous utilise pas beaucoup, pour dire les choses clairement ?

Disons qu'il y a encore des marges de progression.

- C'est une campagne... vous pensez que vous vous y sentirez à l'aise, Laurent Fabius ?

Sentirez ou sentiriez ?

- Vous vous y sentirez à l'aise, Laurent Fabius ?

Oui, pourquoi pas ! Bien sûr. Bien sûr. Moi ce que je souhaite, si vous voulez, sur le fond c'est que la France ait devant des problèmes considérables, y'a quand même une attente immense de changement. La gauche, me semble-t-il, est la mieux capable d'apporter ce changement. Ce sera très compliqué. Alors, il faut rassembler tout le monde.

- D'un mot, François Bayrou dénonce l'attitude de TF1 qui, dit-il, avantage outrageusement les deux grands candidats : Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Vous comprenez ce que veut dire François Bayrou ?Oui, je pense que les médias, vous comme les autres grands médias, doivent faire un effort pour donner leur place à tous les candidats. Mais au-delà de tel ou tel candidat, le problème posé, c'est un vrai problème. C'est le problème de l'indépendance du système médiatique ; et j'espère que là aussi, ce sera une question abordée parce que l'indépendance des médias, c'est un élément clef de la démocratie.

- Laurent Fabius qui est disponible pour la campagne présidentielle, était l'invité de RTL ce matin.


RAG 34. Les lolo's 34

18:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, PS, RAG 34

Laurent Fabius : A gauche pour changer et pour gagner.

En ce début d´année, j´adresse à chacune et à chacun tous mes souhaits de bonheur et de réussite. Je formule aussi des voeux de paix pour la planète et de sagesse pour l´humanité : elles en ont tant besoin ! Pour la France, j´espère un grand débat démocratique, une mobilisation citoyenne pour un vrai changement à gauche.
Dans 4 mois, la possibilité de l´alternance : ce sera le grand enjeu politique de 2007 ! Si, comme je le souhaite et le crois possible, la gauche gagne les élections, elle aura devant elle une tâche exaltante mais rude. L´année qui vient de s´achever offre un condensé de ces difficultés.

2006 a notamment été l´année d´une crise sociale profonde, celle du CPE. Peu qualifiés ou diplômés, beaucoup de jeunes risquaient de se voir condamnés à la précarité, interdits de CDI. Il y avait danger. Il fallait agir. Ce fut une mobilisation d´avenir, mais la question de l´emploi des jeunes n´est pas réglée pour autant.

Les désordres institutionnels ont également été notoires, l´affaire Clearstream, le fiasco judiciaire d´Outreau, les incessantes querelles au sein de l´exécutif. La vérité est que nos institutions sont fourbues. Le temps d´une République nouvelle est venu.

Les crises internationales n´ont pas manqué non plus, avec l´échec dramatique de G. W. Bush en Irak, les provocations d´Ahmadinejad en Iran, la guerre du Liban et le scandale permanent du Darfour. Là aussi, il y a un besoin vital d´équilibre, de paix, d´Europe, de France.

Pour autant, des prises de conscience utiles ont progressé. Le documentaire d´Al Gore sur le dérèglement climatique a provoqué un choc salutaire. Les impasses du capitalisme financier dans les domaines énergétique, environnemental, culturel ou social ont été spectaculaires. Une prise de conscience s´est opérée concernant le besoin de frontières européennes claires, l´urgence d´une relance fondée sur une réforme de la Banque centrale, l´adoption de règles fiscales et sociales communes pour lutter contre les délocalisations. Ces demandes, qui furent celles des partisans du Non de gauche en 2005, sont aujourd´hui reprises, du moins en paroles, par presque tous les candidats à l´élection présidentielle. Reste à convaincre nos partenaires que l´approche française n´est pas étroitement nationale, mais d´intérêt général pour l´Europe. Ce ne sera pas facile, mais ni la politique, ni la construction européenne n´ont jamais été choses faciles.

*

Dans ce contexte, notre candidate, Ségolène Royal, et une majorité de gauche auront à relever de nombreux défis et d´abord celui de l´emploi et de la croissance. Depuis 2002, la France a régulièrement fait moins bien que ses partenaires en la matière. Les chiffres du chômage ne s´améliorent aujourd´hui qu´à coup de radiations administratives massives et d´emplois précaires. Lutter vraiment contre la désindustrialisation, relancer la consommation par la hausse du pouvoir d´achat, donner priorité à l´éducation et à la recherche, soutenir les entrepreneurs, les créateurs, les PME, agir pour la compétitivité de nos entreprises, mettre en oeuvre une politique européenne plus favorable à la croissance : voilà notre obligation.

Notre deuxième défi sera celui de la démocratie. Au-delà des inscriptions nombreuses sur les listes électorales, dont nous nous réjouissons tous, redonner confiance en l´action publique est indispensable. La question du régime est posée. Elle n´a pas encore été vraiment abordée à ce stade de la campagne. Les institutions ne sont pas une clause périphérique du changement, mais sa clé de voûte : plus une démocratie est vivante, plus la société et l´économie le sont aussi. Si utile soit-elle, la démarche participative ne suffira pas à elle seule à rééquilibrer les pouvoirs. Comme l´a clairement posé le projet socialiste, une République parlementaire nouvelle devra voir le jour à travers une réforme constitutionnelle ratifiée par référendum. Cet engagement devra être prolongé par un renforcement de la démocratie sociale, par une consolidation de la démocratie territoriale, par une remise à plat de la démocratie culturelle et médiatique et par la mise en place d´une vraie sécurité publique, à proximité des citoyens, à l´écoute des victimes, à l´action contre toutes les délinquances, avec des forces de l´ordre soutenues dans leur mission républicaine et non pas transformées, pour des besoins électoraux, en police anti-jeunes ou anti-quartiers.

L´éducation sera, elle aussi, décisive. De nombreux élèves se trouvent dans une relation conflictuelle avec le « système scolaire ». Nos enseignants en viennent à douter parfois de leur mission et se sentent mal épaulés par leur hiérarchie. Nous avons besoin non d´une série de réformettes, mais d´une vraie volonté de changement, avec pour objectif de faire à nouveau de l´école publique le socle du vivre ensemble. Cela suppose de redonner confiance aux professeurs en respectant les spécificités de leur métier, de moderniser la carte scolaire, de créer un soutien éducatif gratuit après la classe, de mieux moduler l´allocation des moyens, de garantir aux meilleurs élèves de tous les établissements un accès aux filières d´excellence. Pour l´université, l´encadrement dans les premiers cycles devra être amélioré et les liens avec les grandes écoles et avec la recherche publique relancés. Quant à la laïcité, elle devra être promue, notamment par une charte pour les services publics adossée à la Constitution. Faire du prochain quinquennat celui de la laïcité renforcera la cohésion nationale contre les communautarismes et donnera à la France un rôle exemplaire face aux intégrismes.

Aujourd´hui, le pouvoir d´achat constitue la principale préoccupation des Français. Combien de nos concitoyens, à partir du 15 du mois, ne peuvent plus faire face ! J´ai souhaité une hausse rapide du SMIC couplée à une grande négociation sociale pour que cette hausse soit diffusée aux autres salaires. En matière de logement, la réalité, c´est la pénurie de logements sociaux et l´augmentation vertigineuse des prix. Depuis déjà longtemps, on sait qu´il faudra construire massivement, remédier à la ségrégation territoriale, freiner la hausse des loyers et assurer à tous un habitat décent. J´ai proposé à diverses reprises que le droit au logement opposable soit inscrit dans nos textes et effectivement mis en oeuvre. Je me réjouis qu´on avance en ce sens, même s´il faut rester vigilants car il y a loin de la proclamation à l´action. Pour assurer la solidarité indispensable, les services publics devront être défendus, à commencer par la santé - ce qui suppose un effort massif en faveur de l´hôpital. Il faudra également mieux prendre en compte la révolution du vieillissement, trouver les financements nécessaires pour nos retraites et pour une réelle prise en charge de la dépendance avec la création d´une cinquième branche de la sécurité sociale.

Nous devrons relancer la construction européenne. On le voit chaque jour davantage, l´Europe a besoin d´une vaste réforme institutionnelle et d´un contrat démocratique passé avec les peuples. En 2008, il reviendra à la présidence française de conclure les négociations pour un nouveau traité constitutionnel. Contrairement à ce que l´on entend ici ou là, ce texte devra être soumis à référendum. Révision du mandat de la Banque centrale européenne et du pacte de stabilité, politique commune en faveur de l´innovation et de la recherche, adaptation de la politique commerciale de l´Union (avec un vrai tarif extérieur commun), stratégie industrielle qui ne se réduise pas à une application dogmatique des règles de la concurrence, défense des services publics qu´il faut protéger, conditionnement de tout nouvel élargissement à ces avancées - voilà plusieurs évolutions à enclencher. Dans le domaine social, il nous faudra engager avec ceux qui le souhaitent une politique de convergence ayant vocation, à terme, à s´étendre à toute l´Union. Sur ces sujets comme sur d´autres - en particulier, dans la perspective de bâtir une armée commune cent ans après Verdun, -, je souhaite que nous prenions des initiatives avec l´Allemagne, qui doit rester notre premier partenaire pour faire avancer l´Europe.

Cette Europe devra jouer un rôle beaucoup plus actif en matière internationale. La dérive atlantiste que porte N. Sarkozy bloquerait l´Europe politique. Contribuer à la paix, à prévenir et à régler les conflits, faire contrepoids à la mondialisation financière, accélérer le développement des régions à l´écart, notamment l´Afrique : la liste des tâches est impressionnante. En cohérence avec ces engagements, nous devrons faire davantage entendre notre voix : refus de l´unilatéralisme, attachement au rôle des institutions internationales, promotion des droits de l´homme, du progrès social et de l´écologie planétaire. Nous devrons revoir notre stratégie d´immigration dans un sens plus solidaire et plus soucieux des intérêts à long terme de notre territoire.

Le dernier défi que nous aurons à relever est celui de la social-écologie. C´est le grand enjeu du 21ème siècle. La France et l´Europe devront peser de tout leur poids pour de nouveaux engagements concrets en faveur de la réduction des gaz à effet de serre. Nous devrons obtenir, à terme, la création d´une Organisation mondiale de l´environnement et l´Europe organiser en son sein une nouvelle solidarité écologique, en utilisant l´outil fiscal. Une politique énergétique commune devra sécuriser nos approvisionnements et coordonner nos efforts afin de réduire l´impact écologique négatif du mode actuel de développement. Sur le territoire métropolitain lui-même, l´habitat écologique, les transports en commun, le ferroutage, les nouvelles énergies propres devront être massivement développés.

*

Tous ces défis montrent l´ampleur et la difficulté de la tâche. D´autant plus que, d´ici au 6 mai 2007, les obstacles politiques ne manqueront pas. La droite, laissez-fairiste dans son action, voudra faire oublier ses échecs par un flot de promesses virtuelles qu´elle présentera sous un jour social - à cet égard, N. Sarkozy n´incarne nullement la rupture avec les années Chirac. L´extrême droite cherchera à tirer un profit électoral de la pénétration de ses thèses et du populisme ambiant. Percer à jour les mensonges de l´UMP, combattre la menace FN, c´est le moins que l´on puisse attendre de la gauche républicaine qui aspire à l´alternance.

Désignée par les militants socialistes, Ségolène Royal bénéficie d´une conjoncture politique très favorable, qui doit lui permettre de remporter l´élection présidentielle et d´obtenir une majorité de gauche lors des législatives. A quatre mois du scrutin, les enjeux économiques et sociaux dominent en effet le débat public : c´est évidemment un atout pour la gauche que de pouvoir faire campagne sur ses propres thèmes. L´électorat socialiste commence à être mobilisé par le refus d´un nouveau 21 avril 2002. Des partenaires traditionnels - le PRG et le MRC - qui avaient présenté des candidatures concurrentes en 2002, seront cette fois-ci nos alliés. La situation au sein de « l´autre gauche » doit nous permettre d´enclencher une dynamique de rassemblement - qui sera d´autant plus forte qu´elle aura été d´abord pratiquée au sein du PS. Notre candidate a donc les atouts en main pour gagner. Dans ce combat, je l´aiderai et la soutiendrai sans ambiguïté, mais ne renierai pas les idées que je porte, celles du projet socialiste, de la République parlementaire nouvelle et de l´Europe sociale. Je serai fidèle à mes convictions et au choix des socialistes.

Pour convertir ce succès potentiel en victoire réelle, encore faut-il que plusieurs conditions soient remplies.

Nous devrons être ambitieux sur les objectifs que nous poursuivons. Dans le passé, nous nous sommes souvent laissés enfermer dans un choix impossible : rendre les armes en nous faisant taxer de « libéraux » ou résister en nous faisant accuser d´archaïsme. Entre 2007 et 2012, le Parti Socialiste et la gauche ne devront pas chercher à imiter tel ou tel exemple supposé, mais inventer leur propre voie dans la mondialisation libérale et forger la gauche de demain. Nous devrons conjuguer l´égalité et la liberté, montrer que la création et la redistribution des richesses ne sont pas séparables, relever le défi de la compétition mondiale et refuser d´abandonner l´humain et la planète au laisser-faire destructeur.

Nous devrons être précis sur les moyens que nous mobiliserons. Avec le quinquennat, le temps de l´action s´est contracté : par mandature, en général deux gouvernements d´environ 30 mois chacun. Raison de plus pour engager le changement dès les premiers jours. Concrètement, cela suppose de notre part un diagnostic partagé, des projets de loi bien préparés, des partenaires sensibilités - syndicats, élus locaux, associations -, ainsi que des décisions systématiquement assorties d´évaluation. Cela vaut aussi à l´échelon européen. Etre précis sur les outils, c´est dire en particulier comment financer. La dépense publique devra viser partout l´efficacité. La poursuite des déficits actuels, creusés depuis 2002, serait immorale et dangereuse : immorale car nos enfants ne sont pas des organismes de crédit illimité, mais les citoyens et les contribuables de demain ; dangereuse car lorsqu´un pays ne prépare plus le futur, à l´extérieur il recule et à l´intérieur seules quelques collectivités, sociétés, individus fortunés s´en sortent. Dans une politique financière ambitieuse et sérieuse, la fiscalité constitue un moyen et non une fin. Il n´est pas sérieux de promettre une baisse tous azimuts des ressources publiques, sans dire quelles actions publiques on supprimera alors qu´elles sont déjà souvent à court de moyens. Priorité devra aller au financement des dépenses d´avenir et à la maîtrise de la dette afin de garantir la compétitivité durable de notre économie et la prise en charge solidaire des grands choix de la Nation. Au cours des dernières années, la droite a distribué les cadeaux fiscaux aux plus riches tout en augmentant les prélèvements obligatoires : dès le collectif budgétaire de l´été 2007, des choix différents, plus justes et plus efficaces, devront être opérés.

Enfin, nous devrons être clairs sur nos alliances. Qui peut croire pour la France aux vertus enchanteresses des « grandes coalitions » ? Elles gomment les clivages démocratiques, règlent rarement les problèmes, risquent d´être suivies d´une poussée extrémiste ou abstentionniste - voire des deux ! Pour mener une politique de gauche, mieux vaut s´appuyer sur les formations de gauche et le dire clairement. Faire une croix sur le rassemblement de la gauche reviendrait à faire échouer l´alternance. Il revient donc au PS, sans hégémonisme, de conduire rapidement la discussion de fond avec nos partenaires afin d´élaborer un contrat de mandature et en y associant, s´ils le souhaitent, ceux qui à gauche sont prêts à troquer la contestation systématique pour la transformation. Il ne reste pas beaucoup de temps pour le faire.

Si nous assumons ainsi nos valeurs et notre histoire tout en sachant nous tourner vers l´avenir, si nous formulons des propositions précises adaptées aux défis qui nous attendent, si nous dessinons un prolongement politique aux mobilisations sociales et aux expressions électorales intervenues depuis 2002, je suis convaincu que nos concitoyens nous écouteront et que, sans nous signer un chèque en blanc, ils nous feront confiance. En revanche, si nous hésitons sur notre identité, si nous mollissons sur nos alliances à gauche et sur notre stratégie, en préférant l´accompagnement plutôt que le changement, alors le peuple risque de ne pas se retrouver durablement dans la gauche. Car dans 4 mois, ce n´est pas seulement une élection qui se joue : c´est la capacité de la gauche à proposer un espoir à la France et une boussole à tous ceux qui refusent que le marché et l´argent dominent tout, non seulement l´économie, mais la société et la pensée elle-même. Il n´y a pas de place pour de petites querelles lorsqu´on a face à soi une aussi grande cause. Gagner ensemble cette grande cause, tel est mon souhait ardent pour 2007.

Laurent Fabius.

RAG 34. Lolo34

17:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, FABIUS, RAG 34

06.01.2007

Pour un droit au logement effectif et opposable

En ce début d’année 2007, le logement est plus que jamais en tête des priorités. Rareté, prix élevés, mal logement, SDF : les problèmes sont urgents et s’aggravent du fait de l’inaction du gouvernement. Retrouvez ici mes interventions récentes et mes propositions pour rendre le droit au logement effectif et opposable.

Réponse à une question d’une militante : "Les revenus sont en baisse ou stagnent, les retraites sûrement aussi, les loyers augmentent de façon vertigineuse, même les salariés ont du mal à se loger... Comment comptez-vous répondre à cette angoisse et faire du logement une priorité ? Le logement est un droit essentiel."
JOËLLE BARNABO (Isère), 55 ans, infirmière. Inquiète face à la flambée des loyers et la baisse continue du pouvoir d’achat, elle redoute d’être contrainte à quitter la capitale de l’Isère pourla campagne.

Je suis heureux que notre projet lui fasse une place importante.

C’est un enjeu d’amélioration de la vie quotidienne et de justice sociale sur lequel j’insiste depuis longtemps : ma commune de Grand Quevilly compte 70% de logement sociaux. L’horizon de notre projet doit être le « droit au logement opposable » juridiquement, ce qui suppose d’inscrire le droit de chacun à un logement décent dans la Constitution. Selon la belle formule de Jaurès, pour changer vraiment les choses, nous devrons « accrocher notre char à une étoile ». Et être très volontaristes.

Très concrètement, nous ne règlerons la crise du logement que par une série de mesures fortes :

construire au moins 120.000 logements sociaux chaque année, en libérant des terrains, en renforçant les sanctions contre les maires qui refusent le minimum de 20 % de logements sociaux, y compris par une intervention directe du Préfet sur ces territoires. Un effort spécial devra être fait en direction du logement étudiant.

en utilisant les mécanismes à notre disposition, limiter la hausse des loyers au niveau de l’inflation.

supprimer les excès du dispositif “Robien” : il ne doit plus y avoir d’aide publique fiscale sans contrepartie sociale. Cela contribuera à casser la spéculation qui accompagne cet effet d’aubaine pour les plus riches ;

inciter les petits propriétaires privés à remettre en location leur logement : en échange de loyers accessibles et plafonnés, nous devrons leur offrir une garantie de percevoir leur loyer en cas de défaillance du locataire et d’obtenir une aide à la remise en état de leur logement en cas de dégradation ;

aider davantage l’accession à la propriété des plus modestes ;

alléger la charge du logement en mettant en place le « bouclier logement » proposé par notre projet socialiste, en revalorisant régulièrement les aides au logement amputées par la Droite.

http://www.laurent-fabius.net/article800.html

RAG 34. les lolo's 34

10:11 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

29.11.2006

Claude Bartolone : «Ségolène Royal a intérêt à muscler son discours»

Claude Bartolone, proche de Laurent Fabius, explique pour Marianne2007.info les nouveaux défis qui attendent Ségolène Royal au lendemain de son investiture par le Parti socialiste.

Marianne2007.info : Ses adversaires reprochent à Ségolène Royal de ne pas avoir de projet. Y a-t-il des questions sur lesquelles elle devrait se prononcer plus clairement ?
Quoi qu'elle fasse, ses adversaires ne la ménageront pas. Mais elle a tout intérêt à muscler son discours sur les questions internationales. Certes, elle prévoit un déplacement au Liban, c'est une bonne chose. Mais on a pu être surpris d'entendre aussi peu de références à l'international, et notamment au Moyen-Orient, dans son discours d'investiture. Je n'ai aucune idée de sa politique sur la question, or ce sont des éléments essentiels à préciser lorsque l'on brigue la fonction présidentielle.

Comment les soutiens de Laurent Fabius vont-ils se repositionner dans cette campagne ?
Désormais, Ségolène Royal a les cartes en main. Nous prenons acte du vote des militants, nous sommes tout à fait prêts à la soutenir… à condition, bien sûr, qu'elle ne nous demande pas de faire des meetings sur la suppression de la carte scolaire, ou sur d'autres thèmes avec lesquels nous sommes en désaccord.

Jean-Luc Mélenchon soutenait, comme vous, la candidature de Laurent Fabius. Que pensez-vous de ses prises de position en faveur d'une candidature de la gauche antilibérale ?
En réalité, Jean-Luc Mélenchon n'est pas sur une position aussi discordante qu'il veut bien le dire. Il n'y a jamais eu aucun débat au PS sur la candidature de la gauche de la gauche. Lui croit qu'il faut défendre cette idée et que cette candidature est nécessaire. Tant qu'il le fait dans le cadre de son parti et en soutenant la candidature socialiste, je ne vois pas où est le problème. On lui fait un mauvais procès.

Depuis son échec aux primaires du PS, Laurent Fabius est un peu en retrait. A quand son retour dans la campagne ?
Il a réuni ses amis samedi soir pour analyser cette élection. Depuis, il se repose en Ariège et reprend des forces, mais ne vous inquiétez pas, il sera de retour très bientôt !

Mardi 28 Novembre 2006
Anna Borrel

RAG 34. Les lolo's 34

10:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Bartolone, Fabius, FABIUS, Mélenchon, ROYAL, RAG 34

21.11.2006

Lettre de Kléber Mesquida aux militant(e)s qui ont soutenu la candidature de Laurent Fabius

Télécharger la lettre de notre député (doc )

Cher(e)s Camarades,

Après un débat intense et riche, la démocratie s’est exprimée et une forte majorité s’est dégagée afin que Ségolène Royal soit investie pour les présidentielles.

Mandataire Départemental de Laurent Fabius, j’avais demandé que ce vote se déroule dans la transparence démocratique des scrutins de la république et je remercie vivement tous les camarades qui ont œuvré en ce sens. .

Notre fédération a enregistré 37,7% d’inscrits supplémentaires par rapport au Congrès du Mans. Néanmoins, les voix obtenues par Laurent Fabius ont augmenté dans l’Hérault de 31,5%.

Je mesure la part active que vous avez prise dans ce résultat et je vous en suis pleinement reconnaissant. La vie du Parti ne s’arrêtera pas à l’échéance de 2007 et notre mobilisation doit rester entière.

Comme je l’ai toujours affirmé, JE M’ENGAGE PLEINEMENT dans cette campagne présidentielle derrière notre candidate et j’appelle toutes et tous les militants à se mobiliser fortement et à œuvrer pour rassembler toute la gauche.

Fidèles au Projet socialiste, nous devons être en synergie pour défendre les valeurs socialistes aux prochaines présidentielles.


Amitiés socialistes,

Kléber MESQUIDA

RAG 34. Lolo34

17:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Kléber MESQUIDA, RAG 34

Cher(e) camarade,

Cher(e) camarade,

Je viens de rendre publique la déclaration suivante :

« Les militantes et les militants du Parti Socialiste ont voté massivement et c'est d'abord à eux que je pense. Par leur participation au scrutin, par leur contribution au débat qui s'est déroulé ces dernières semaines, par leur adhésion au projet socialiste début juin, ils ont donné un exemple de démocratie. L'ensemble des Français en ont été témoins et en seront juges. De cela, nous pouvons collectivement être fiers.

Les militants ont tranché. Je salue Ségolène Royal et je la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l'extrême droite. Il lui revient désormais d'assurer le rassemblement de tous les socialistes. J'y suis évidemment prêt.

Je salue également Dominique Strauss-Kahn que mes vœux de sympathie et d'amitié accompagnent ce matin, face au deuil personnel qui l'a frappé.

Je remercie les 33 000 militantes et militants qui, en métropole et outre-mer, m'ont apporté leurs suffrages. Au-delà de leur vote, je les remercie pour leur mobilisation au service des idées et des propositions que nous avons portées ensemble, pour l'emploi et les salaires, pour la laïcité et les services publics, pour la réorientation sociale, économique, environnementale et démocratique de l'Europe. Qu'ils n'en doutent pas : ces combats sont justes. Ils devront être au cœur de la campagne présidentielle et du prochain quinquennat. Ils seront le ciment de l'indispensable rassemblement de la gauche.

Pour ma part, je continuerai d'agir en ce sens, car je reste convaincu que c'est la seule orientation politique capable de faire gagner durablement la gauche, les Français et la France. »

Dans ces circonstances, je veux te dire personnellement combien je te suis reconnaissant pour l'action que tu as menée pendant toute cette campagne au service de nos idées. Cela a représenté un engagement exigeant, une mobilisation courageuse, souvent très difficile, et je le mesure pleinement.

Même si les résultats ne sont pas eux de nos espérances, je reste convaincu de la justesse de nos positions sur le fond.

L'action continue, ensemble, et en amitié.

A toi et à très bientôt.

Laurent Fabius

RAG 34. Les lolo's 34

07:37 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

18.11.2006

Réaction de notre Député Kléber MESQUIDA aux propos racistes de George Frêche

KLEBER MESQUIDA

Député de l’Hérault
1er Vice-président du Conseil Général
Maire de Saint-Pons de Thomières

COMMUNIQUE DE PRESSE

De Kléber MESQUIDA
Député de l’Hérault


Après les propos délibérés de Georges FRECHE, faisant référence à la couleur de la peau, ne pas réagir relèverait de la complicité ou de la lâcheté.

Ces propos sont intolérables. Le sélectionneur choisit les meilleurs, sans tenir compte de leurs couleurs.

Ayant deux petits fils de couleur, je serai fier pour mon Pays, si un jour, ils portent celles de la France.

[email protected]

Permanence Parlementaire

1, rue Général Thomières 34500 BEZIERS

[email protected]

RAG 34. Lolo34

09:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : FRECHE raciste?, MESQUIDA, RAG 34

17.11.2006

Dégelée royale pour la gauche


Patrick Devedjian UMP a estimé qu'avec la large victoire de Ségolène Royal, la société française avait glissé à droite.

RAG 34 Lolo 34

16:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : "Les militants ont tranché. Je salue Ségolène Royal et je la félicite pour son succès"

"Les militants ont tranché. Je salue Ségolène Royal et je la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l'extrême droite", a déclaré Laurent Fabius dans une courte déclaration de près de deux minutes, debout derrière un pupitre dans une salle de l'Assemblée nationale.

La première pensée de Laurent Fabius est allée aux 33.000 militants socialistes ayant voté pour lui jeudi.

"Au delà de leur vote, je les remercie pour leur mobilisation au service des idées et des propositions que nous avons portées ensemble, pour l'emploi et les salaires, pour la laïcité et les services publics, pour la réorientation sociale, économique, environnementale et démocratique de l'Europe".

"Ces combats sont justes. Ils devront être au coeur de la campagne présidentielle et du prochain quinquennat. Ils seront le ciment de l'indispensable rassemblement de la gauche", a-t-il souligné.

"Je reste convaincu que c'est la seule orientation politique capable de faire gagner durablement la gauche, les Français et la France".

"Les militants ont tranché. Je salue Ségolène Royal et je la félicite pour son succès. Les militants lui ont donné tous les moyens pour l'emporter en 2007. Je lui souhaite bonne chance pour le grand combat contre la droite et l'extrême droite", a dit Laurent Fabius.

"Il lui revient désormais d'assurer le rassemblement de tous les socialistes, j'y suis évidemment prêt", a-t-il ajouté. Il avait appelé Ségolène Royal dans la matinée pour la "féliciter".

"Je salue également Dominique Strauss-Kahn que mes voeux de sympathie et d'amitié accompagnent ce matin, face au deuil personnel qui l'a frappé", a-t-il ajouté. La mère de l'ancien ministre de l'Economie est décédée mardi.

Selon les résultats officiels transmis par le PS dans la nuit, Ségolène Royal a été élue avec 60,62% des voix des militants socialistes.

Dominique Strauss-Kahn est arrivé deuxième de la course à l'investiture, avec 20,83% des suffrages et Laurent Fabius troisième avec 18,54%.


RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

Ven, 17/11/2006 - 13:21

15:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Evènement : Jean-Luc Mélenchon sera présent pour intervenir au cours du 2ème grand Meeting de la gauche antilibérale ce soir au Zénith de Montpellier

Seront aussi présents avec Jean-Luc Mélenchon ce soir à la tribune du GRAND MEETING UNITAIRE ET POPULAIRE POUR BATTRE LA DROITE ET POUR UNE GAUCHE ANTILIBERALE

MONTPELLIER 17 NOVEMBRE 20H PARC DES EXPOSITIONS
M.G.BUFFET, J.BOVE, C. AUTAIN, P.BRAOUZEC, C PICQUET, Y
SALESSE, R.M. JENNAR, R REVOL, M NAUDY

Le discours de René REVOL, lors du premier meeting au Mans



Toutes les interventions du premier meeting au Mans (14) Cliquer ici


Lolo34

13:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : dégelée royale, gauche antilibérale, PRS, Mélechon, Revol, RAG 34

Dur dur, la vie de militant socialiste à Montpellier

La victoire de Ségolène ne souffre d'aucune contestation, les militant(e)s se sont "librement" prononcés en sa faveur à une écrasante majorité (61 à 62 %).

A Montpellier dans la tradition, après la saillie matinale du jour de Georges Frêche "trop de blacks dans l'équipe de France de football", le travail des acesseurs mandatés au national et au régional était dès lors fort compromis.

Notre huissier n'a pas chômé... Et je suis heureux d'être rentré ce soir ainsi que tous mes camarades venus de Paris sans égratignures ou autres dommages corporels.

Nous conserverons longtemps la blessure de ce vilain cauchemar, infligé malgré nous par la rencontre malheureuse avec "les forces antidémocratiques de l'Hérault".

Lolo34.

Quelques extraits de presse :

Nouvel Obs 18h15 - Montpellier Stéphane Brunel, mandataire de Laurent Fabius pour l'Hérault, a fait appel à un huissier pour faire constater "des irrégularités".Selon Stéphane Brunel "dans le bureau de vote de Montpellier 8, les assesseurs pour le compte de Laurent Fabius n'ont pas pu rentrer." Il a d'autre part affirmé que "le vote a commencé avant 16h dans le bureau de Montpellier 6", tandis que "à Montpellier 1, le vote a lieu à un autre endroit que celui prévu par la fédération."

PARIS (AP) - Alors que les militants socialistes sont appelés à voter pour le premier tour de la primaire ce jeudi, les fabiusiens, qui ont mandaté un huissier, ont constaté des irrégularités dans le déroulement du vote dans plusieurs sections socialistes de l'Hérault "Lorsque je suis arrivé à la salle Albert Camus (de Montpellier), j'ai constaté qu'il y avait des doublons", a expliqué à l'Associated Press Me Stéphane Bézard, mandaté par les militants fabiusiens de la section de l'Hérault. "J'ai constaté que certains assesseurs se sont fait jeter dehors et un petit monsieur a été bousculé", a poursuivi l'huissier. Ces assesseurs représentaient Laurent Fabius a affirmé à l'Associated Press Stéphane Brunel, assesseur national dans la fédération de l'Hérault et militant fabiusien. Selon René Reval, représentant de Fabius à Montpellier, les interdits de bureaux de vote étaient assesseurs de Dominique Strauss-Kahn et de Laurent Fabius.Par ailleurs, "à la salle Rabelais, à 17h, il n'y avait pas un chat et aucun militant n'avait encore voté. Enfin, il y a des endroits où ils nous ont avoué qu'ils ne contrôlaient pas les identités parce qu'ils connaissaient les militants", a ajouté Me Bézard lors d'une conversation téléphonique.
Stéphane Brunel a également affirmé à l'Associated Press avoir constaté qu'une urne contenait déjà des bulletins à 15h45, soit un quart d'heure avant le début des votes.Laurent Fabius avait exprimé mardi soir "quelques doutes" sur le déroulement du scrutin et avait mis en garde contre des fraudes qui entacheraient le scrutin interne au Parti socialiste.

RAG 34.

10:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, RAG 34

Georges Frêche est un multirécidiviste de la provocation raciste

Georges Frêche, le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, a regretté mardi soir, au cours d'un conseil d'agglomération qu'il présidait que l'équipe de France de football compte "neuf blacks sur onze" alors que selon lui, "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre". Explication de Georges Frêche : "Ce serait le reflet de la société. Mais là, s'il y en a autant, c'est parce que les blancs sont nuls". Et d'insister : "J'ai honte pour ce pays. Bientôt, il y aura onze blacks. Quand je vois certaines équipes de foot, ça me fait de la peine".

Rappel : Le 30 novembre, Georges Frêche doit comparaître devant le tribunal correctionnel de Montpellier pour ses propos sur les harkis. Lors d'une cérémonie le 11 février 2006 à Montpellier, il avait traité de "sous-hommes" des harkis qui avaient participé le matin même à une manifestation de l'UMP.

RAG 34. Lolo34

09:36 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : FRECHE mutirécidiviste de la provocation raciste

16.11.2006

Transparence du vote à l'investiture PS dans l'Hérault : un reportage FR3 Montpellier à quelques heures du scrutin.

René Revol, responsable fabusien était l'invité hier de FR3. 19/20 Montpellier.


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RAG 34. Les lolo's 34.

09:24 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, REVOL, FABIUS, RAG 34

Rappel concernant l'organisation du vote de Jeudi prochain

Chère Camarade,
Cher Camarade,

Depuis maintenant plusieurs semaines nous menons les débats et défendons la candidature de Laurent FABIUS devant les militants de notre Parti. Dans quelques heures, chacun aura à faire un choix crucial pour l’avenir du PS, de la Gauche et de la France.

Durant ces quelques jours qui nous séparent du scrutin plusieurs actions doivent être menées :

Un rappel à tous nos camarades de section du lieu et des heures de votes. Une chaîne téléphonique de rappel peut être mise en place, cela permet de s’assurer de la mobilisation de tous les amis et d’assurer le co-voiturage si nécessaire.
Un rappel spécifique de nos “anciens” militants non à jour de cotisations depuis 2005 mais qui figurent pour la grande partie sur les liste d’émargement et qui par conséquent dispose d’un droit de vote après règlement des cotisations.
S’assurer que l’appel aux militants de Laurent FABIUS ci joint est ou a été diffusé auprès de tous les membres de nos sections.
Pendant l’assemblée de vote, là aussi, plusieurs actions sont à mener :

Participer, en fonction des besoins, aux contrôles des votes (liste d’émargement, accueil des camarades, urnes, ...). Notre candidat doit être représenté par un mandataire dans chaque section de notre Parti. Il y a donc de nombreuses tâches à se partager et chacun peut, en fonction de ses possibilités, oeuvrer à cette démocratie qui n’est pas seulement “participative” mais bien réelle.
S’assurer que l’ensemble de nos amis se sont bien présentés devant l’urne pour voter.
La présentation d’une pièce d’identité pour pouvoir voter est obligatoire. Ceci est clairement indiqué dans les circulaires et les statuts.
Chaque incident doit être indiqué sur le procès verbal qui sera transmis à la fédération (s’assurer que le PV transmis soit bien arrivé et que c’est le bon !).

Après les votes, il reste une tâche essentielle, celle du dépouillement :

Chaque militant peut – et doit ! - assister et/ou participer aux opérations de dépouillement, c’est là aussi que se vérifie la démocratie.
Comme indiqué ci dessus, le procès verbal doit indiquer le moindre problème survenu pendant le scrutin et doit être signé par les mandataires (ou assesseur) des candidats.

Quelques fédérations posent encore des difficultés (Hérault, Bouches du Rhône, Var,...). La très grande majorité des fédérations ont fait un travail remarquable, quelques unes, souhaitent se démarquer en pratiquant une “participation non démocratique”, alors faisons partie des jurys militants qui exigent un vote libre et transparent !

Bon premier tour et vivement le second !

Amitiés socialistes.

Claude BARTOLONE

RAG 34. Lolo34

07:45 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, RAG 34

Lettre ouverte de Laurent Fabius aux militantes et aux militants socialistes

A quelques jours du 1er tour du vote de désignation du candidat socialiste, Laurent Fabius s’adresse directement aux militantes et militants dans une lettre ouverte.

Pour télécharger la lettre au format PDF, cliquer ici.

Chère camarade, cher camarade,

Je t’écris cette lettre car, à l’heure de la décision, je souhaite te convaincre que, si tu m’accordes ta confiance, ensemble nous ferons gagner les socialistes et la gauche en 2007. Ensemble, nous réussirons le changement.

Les 16 et 23 novembre prochains, tu feras ton choix. En toute liberté. Le socialisme, c’est d’abord un choix de liberté. Ne te laisse pas dicter ton vote de l’extérieur. Ne te demande pas ce que les autres sont censés voter, mais ce que, toi, tu veux pour ton pays et pour la gauche. Au fond de toi, tu sais la vérité : nous ne gagnerons la présidentielle que si nous réussissons à remobiliser les électeurs que nous avons perdus et à en conquérir de nouveaux. Ceux-là seront au rendez-vous électoral s’ils ont la certitude que la gauche a pris la mesure de l’urgence sociale. A quoi bon voter si rien ne change au quotidien ?

Oui, en 2007, le temps de la gauche est venu. Une gauche d’alternance, pas une gauche d’apparence. Il faut d’urgence une autre politique pour la France. Chirac a échoué, Sarkozy fait peur, Le Pen est en embuscade, le changement doit venir de nous.

Pour mériter la confiance, nous devons répondre à au moins trois exigences. C’est le sens de ma candidature.

- L’ancrage populaire. Durant la campagne, notre candidat sera en phase avec les électrices et les électeurs de gauche s’il est à l’unisson des mobilisations populaires depuis 2002 : le refus du démantèlement des retraites en 2003, l’opposition frontale à la droite lors des scrutins de 2004, la volonté de stopper la dérive libérale de l’Europe en 2005, le combat de la jeunesse contre le CPE en 2006. J’ai entendu en particulier la demande profonde des banlieues et je veux que nous y répondions en traitant partout avec la même détermination la question de l’égalité et celle de la sécurité. 2007 doit être le prolongement des combats et des attentes populaires.

- La fidélité à nos valeurs républicaines et laïques. Nous aurons à combattre Sarkozy et sa dangereuse devise, Libéralisme-Communautarisme-Bushisme. Notre candidat aura d’autant plus de chances de l’emporter qu’il aura inlassablement défendu l’identité républicaine de la France, et d’abord la laïcité, aujourd’hui mise en cause dans les quartiers, à l’hôpital, à l’université par la montée du communautarisme. Depuis longtemps, je me suis engagé avec force pour que la laïcité soit réaffirmée à l’école. Je refuse toute révision de la loi de 1905 et tout recensement ethnique. Je récuse toute confusion entre la politique et la religion, toute intrusion de la foi dans la loi, toute abdication de la citoyenneté face aux communautés. Désigné et élu, je serai le premier militant et le premier garant de notre pacte laïc.

- La volonté de mettre réellement en œuvre notre projet socialiste. Notre projet, c’est notre force face à la droite. Il est l’œuvre collective des socialistes. Il permet de rassembler toute la gauche. Il répond à l’urgence sociale et donne des outils pour préparer l’avenir. Je me sens pleinement candidat du projet socialiste. Non seulement parce que j’ai contribué à sa rédaction et que je l’ai enrichi, mais parce que ses principales orientations correspondent à celles que je développe depuis 2002 : soutien au pouvoir d’achat et à l’emploi ; effort massif en faveur du logement ; défense des services publics et du rôle de l’Etat ; priorité réelle à l’éducation, à l’enseignement supérieur et à la recherche ; écologie active ; réforme des institutions pour une nouvelle République parlementaire ; relance et réorientation de l’Union européenne. Je crois, moi, qu’il est prioritaire de nous battre pour l’amélioration du pouvoir d’achat et de la vie quotidienne des Français et pour une Europe par la gauche. Ce projet sera le mien avant, pendant et après la campagne interne. Nous le mettrons en œuvre.

Certains affirment : « Fabius, sa ligne politique est la bonne, mais il n’est pas assez moderne ». Avec force, je veux te dire ceci : mes valeurs n’ont pas changé, ce sont celles de l’humanisme socialiste de Jaurès, Blum, Mendès-France, Mitterrand et Jospin, mais j’ai appris de notre expérience politique collective, j’ai entendu les Français et d’abord ceux qui espèrent en la gauche. J’ai tiré les leçons de 2002. J’ai pris la mesure de la dérive libérale de l’Europe et du péril écologique. Je ne sous-estime pas le grand choc de la mondialisation financière. Tout cela appelle des réponses nouvelles : par exemple, une loi programme précise pour répondre au formidable défi environnemental ou encore la subordination de tout nouvel élargissement européen à l’engagement réel d’une harmonisation sociale et fiscale. Je ne crois pas qu’il soit vraiment moderne de vouloir copier la social-démocratie des Trente Glorieuses ou le blairisme qui a fini par s’allier avec Bush en Irak. Oui, le monde a changé et, sur certains points, j’ai évolué avec lui. Ma sincérité est de le dire et de le revendiquer pour avancer.

Nos électrices et nos électeurs ne veulent pas revivre des échecs. Pour autant, chacun le voit, il y a un débat entre socialistes à ce sujet. Pour moi, c’est par des valeurs, des propositions et des alliances à gauche que nous l’emporterons. Nous gagnerons si nous rassemblons la gauche. Nous rassemblerons la gauche si nos propositions sont clairement à gauche. Ma candidature est le fruit de ces convictions.

La France que prépare la droite est brutale et précaire. Avec toi, avec tous les socialistes, je veux construire une France forte parce que solidaire. Notre modèle social n’est pas un fardeau : il est au contraire notre chance dans une mondialisation qui veut tout balayer. Ce n’est pas non plus un héritage immobile : c’est un édifice à parachever et à consolider sans cesse. Assurément, des réformes sont nécessaires. Nous les mettrons en œuvre. Mais nous devons refuser les pseudo-réformes qui tournent à la régression. Car avant de soi-disant « briser les tabous », il faut dire avec précision par quoi ils seront remplacés, surtout quand il est question des acquis sociaux ou éducatifs qui ont été obtenus par des gouvernements de gauche. Et je n’accepterai pas que nous empruntions à la droite ses solutions. Ensemble, nous devrons agir pour sauver nos retraites, assurer l’égalité d’accès à la santé, mieux aider tous les enfants à réussir à l’école, redonner espoir à notre jeunesse, lutter effectivement contre toutes les discriminations, miser sur la culture, l’innovation, la générosité avec les pays pauvres, et d’abord l’Afrique. Ensemble, nous devrons rétablir la sûreté républicaine et garantir un aménagement solidaire du territoire, notamment par la présence des services publics dans les villes comme dans les campagnes. Je suis pour une société du progrès partagé. C’est cela la France forte et solidaire que je défends.

Chère camarade, cher camarade,

Avec toi, avec ton soutien, avec ta voix, nous y arriverons ensemble. Et ensemble nous ferons reculer le mur des injustices dans notre pays. « Là où il y a une volonté, il y a un chemin » : c’est la leçon de vie et d’action que j’ai retenue de François Mitterrand. Nous sommes le parti socialiste, pas le parti fataliste.

J’ai confiance dans nos chances de succès en 2007. Dans les atouts de notre pays. Dans la capacité de mobilisation de notre peuple. Confiance dans notre Parti socialiste. Je crois en la politique. Sois libre et avançons ensemble, à gauche, pour gagner !


Laurent Fabius

RAG 34. Les lolo's 34

07:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

15.11.2006

Laurent Fabius répond aux questions des lecteurs de Libération

(Libération - 15 novembre 2006)

"Le projet socialiste est le ciment pour rassembler la gauche, pour la faire gagner et changer la politique de notre pays"

1) Quelle est votre position sur la durée et le cumul des mandats ?

Sur cette question comme sur les autres, mes réponses sont en phase avec le projet socialiste. Non par une sorte de respect sacré, mais parce qu’il s’agit du projet que tous les socialistes ont élaboré, puis adopté, et qu’il est à mon avis le ciment pour rassembler la gauche, pour la faire gagner et changer la politique de notre pays. Je n’ai donc pas à l’égard de notre projet la même attitude que mes deux compétiteurs qui s’y réfèrent un peu comme une relique mais se plaisent à le contredire y compris en matière institutionnelle. La limitation des cumuls sera un élément important de la réforme d’ensemble que, si je suis élu, je proposerai dès septembre 2007 pour une République parlementaire nouvelle. Le mandat du Président sera renouvelable une seule fois. Les parlementaires ne pourront détenir aucun autre mandat, ni les ministres exercer de fonction exécutive locale. Pour les mandatslocaux, là aussi limitation du renouvellement dans le temps. Et nous mettrons en place un vrai statut de l’élu, notamment pour faciliter l’accès aux fonctions électives des salariés du privé. Tout cela permettra de faire accéder aux responsabilités plus de femmes, de jeunes et de Français de toutes origines.

2) Alignerez-vous les régimes spéciaux de retraite sur le régime général ?

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RAG 34. Lio et les lolo's 34

21:22 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, RAG 34, 2007lagauche

Laurent fabius a répondu aux questions des auditeurs de France Inter

Laurent Fabius était ce matin l'invité de France inter. Au cours de l'émission Inter-Activ il a répondu aux nombreuses questions des auditeurs.



RAG 34. Lolo34

13:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, RAG 34

Les 13000 premiers signataires du comité de soutien

Mar, 14/11/2006 - 17:24 Consultez la liste des 13000 premiers signataires du comité de soutien à la candidature de Laurent Fabius.
• De ABAD à AZZOUZ, cliquer ici

• De BA à BYCZKEK, cliquer ici

• De CAABI à CZARNECKI, cliquer ici

• De DA CONCEICAO à DUZER, cliquer ici

• De EBERHARDT à FUZEAU, cliquer ici

• De GABOREAU à GWES, cliquer ici

• De HABAS à KYVEL, cliquer ici

• De L’AZOU à LYPS, cliquer ici

• De MABILLE à MZOUGHI, cliquer ici

• De NAASSILA à OZKUL, cliquer ici

• De PACARY à QUIOT, cliquer ici

• De RAAB à RUSTALET, cliquer ici

• De SAADI à SZONYI, cliquer ici

• De TABANOU à UTHURRY, cliquer ici

• De VACCA à VUILLEMOT, cliquer ici

• De WADOUX à ZYTNICKI, cliquer ici

Cette liste des signataires sera régulièrement mise à jour. N'hésitez pas, vous aussi, à vous inscrire en ligne


La liste complète des signataires sera bientôt publiée. N'hésitez pas, vous aussi, à vous inscrire en ligne

Contacts : Les comités de soutien locaux

RASSEMBLER A GAUCHE 34.
Lolo 34 et les lolo's 34.

12:44 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius récuse les accusations de machisme

Laurent Fabius a récusé sur France 2 les accusations de machisme portées à son encontre par Ségolène Royal avant le vote pour l'investiture présidentielle socialiste.

"On peut avoir des désaccords politiques (...) sur un certain nombre de points mais (il ne faut) pas se victimiser soi-même en disant 'mais non ce n'est pas un désaccord politique, c'est à cause d'une attitude machiste'", a souligné Laurent Fabius.

Il a rappelé sa lutte pour le respect du droit des femmes, racontant son discours à la tribune du congrès du PS à Dijon, en 2003.

Laurent Fabius sur France 2
Laurent Fabius était ce soir l'invité du journal de 20 heures de France 2. Retrouvez ici la vidéo de son interview.



RAG 34. Lolo34

10:26 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, machisme, 2007lagauche, RAG 34

14.11.2006

Appel de 111 syndicalistes membres du parti socialiste en soutien à la candidature de Laurent Fabius

La question sociale sera au cœur des prochaines échéances électorales.

Parce que depuis 2002, de nombreuses luttes ont eu lieu sur l’emploi, contre les délocalisations, pour le pouvoir d’achat... sans compter les grandes mobilisations de 2003 contre la loi Fillon sur les retraites et celles de 2006 contre le CPE, les attentes sont fortes et le niveau d’exigence aussi. A chaque scrutin important depuis 2002, une majorité s’est exprimée contre la droite et sa politique, contre le libéralisme.

L’urgence sociale est au cœur des attentes des salariés et de la majorité des français.

En tant que syndicalistes de tous horizons et en tant que socialistes, nous sommes à un poste d’observation de ces réalités. A partir de nos expériences et de nos pratiques concrètes, nous témoignons que des engagements forts et précis sont attendus de la part de ceux qui représentent le salariat sur le terrain politique et en premier lieu les socialistes.

Sur les salaires et le pouvoir d’achat d’abord. Plus personne ne croît à la valeur des indices mesurant le pouvoir d’achat tant les produits et services de première nécessité pèsent dans le budget de chaque salarié. Au-delà du sentiment de décrochage des salaires par rapport aux prix, il y a la réalité des fins de mois. Il faut donc un acte politique fort.

C’est pourquoi la hausse du SMIC à 1500 euros doit être le plus rapide possible, avec 100 euros de plus par mois tout de suite. C’est urgent pour celles et ceux qui ont les revenus salariaux les plus faibles. C’est aussi le point de départ des négociations à mener dans l’ensemble des branches professionnelles.

Nécessaire, cette hausse n’est pas suffisante. Elle doit s’accompagner de mesures sur la grille des salaires afin que ceux-ci suivent les prix et la productivité des entreprises.

Le « politique » a les moyens de donner des signaux forts en revalorisant les salaires de la fonction publique. C’est à cette condition que le rapport de forces dans les négociations pour les salariés du privé peut s’inverser contrairement aux dernières années ou le partage des richesses s’est fait au détriment du travail.

Sur les 35 heures, leur généralisation à toutes les entreprises doit être une mesure de justice sociale. Il faut les encadrer par la loi en rétablissant la majoration des heures supplémentaires dès la 36ème heure et en revenant sur la flexibilité, les horaires maximum, les forfaits.

Sur les retraites, la belle conquête du droit à la retraite à 60 ans à taux plein doit être réaffirmée. C’est un acquis de la gauche. Ni la retraite à la carte, ni les calculs de la durée du travail sur la durée de la vie n’y réponde. Comme le projet l’affirme, la retraite à 60 ans doit demeurer un droit.

Pour assurer son financement il faut s’appuyer sur le plein emploi, mais il faut surtout mettre à contribution les ressources des entreprises qui accumulent les profits financiers et cherchent à privatiser l’épargne retraite socialisée : celle assise sur les cotisations. Une négociation sera nécessaire revenant sur les décrets Balladur de 1993 et la loi Fillon de 2003 qu’il faut abroger. Mais au-delà de la concertation sociale indispensable, c’est la Loi qui doit trancher pour assurer l’égalité de toutes et de tous face à la retraite.

Les désordres du monde poussent des entreprises à délocaliser. Face aux drames humains, aux licenciements, les mesures d’accompagnement ne peuvent suffire. Il faut agir à l’échelle internationale et européenne mais il faut aussi des contraintes qui interdisent le laisser faire et les pratiques patronales multiples. Le principe « délocalisateur-payeur » est un garde fou en ce sens bien plus efficace que les déclarations moralisatrices contre les patrons dits « voyous ».

Sur tous les sujets sociaux, on voit ressurgir la vieille lune du contrat qui serait supérieur à la Loi. C’est faire croire qu’il y a égalité entre les contractants... Bien sûr qu’il faut négocier, qu’il faut des accords, des conventions collectives... c’est l’une des activités principale des syndicalistes que nous sommes. Bien sûr qu’il y a des compromis possibles mais à la condition que les règles soient claires. Pas d’accord, de contrats, ni de conventions en dessous de la Loi doit être la première règle. La loi doit encadrer parce que les salariés sont dans un lien de subordination avec leur employeur, le syndicalisme qui les représente souffre du même rapport d’infériorité. Développer le syndicalisme est une nécessité en n’agréant que les accords majoritaires, en asseyant la représentativité sur des règles objectives mais pour prendre tout son sens, le dialogue social doit pouvoir s’appuyer sur de bonnes lois qui rétablissent l’égalité entre salariés et employeurs. De bonnes lois conduisent à de bons contrats. Toute notre pratique le démontre et l’histoire sociale aussi. Procéder à l’inverse affaiblit celles et ceux qui sont les moins protégés, divise le salariat, multiplie les situations et contribue à la précarité.

Tous les syndicalistes le savent, renvoyer à la négociation -sans base législative sur laquelle s’appuyer- renvoie le plus souvent aux constats de carence ou d’impuissance. Ce n’est pas à la gauche et aux socialistes de tenir ce discours-là.

Les questions posées depuis 5 ans, et bien souvent depuis plus longtemps, nécessitent des réponses claires et des engagements précis. De même les menaces et les propositions du Medef sur le droit du travail notamment doivent être contrecarrées.

Quels que soient nos engagements antérieurs, nous constatons que seul Laurent Fabius en tirant un certain nombre de leçons du passé et en analysant la situation concrète s’engage dans cette voix.

C’est pourquoi nous, syndicalistes et membres du Parti Socialiste, appelons à voter pour lui le 16 novembre.

C’est la meilleure façon de voter pour nous.

Renvoyez vos signatures à :
- Jean-Claude Branchereau, [email protected]
- Jean-Yves Lalanne, [email protected]
- Gérard Gaumé, [email protected]
- Eric Thouzeau, [email protected]

Les 111 premiers signataires :

Argentin Jean-Louis, Bachelerie Jean, Ballester Jean-Luc, Barges Jean-Louis, Barges Joséphine, Beauné Guy, Belinguier Christian, Bernadicou Michel, Berne Jean-François, Berthelot Gilles, Blot Jean-Paul, Bonnet Alain, Boufrou Brahim, Branchereau Jean-Claude, Brossard Pierre, Bruguera Dominique, Caron Gilles, Cazalet Jean-Michel, Chegut Jean-Yves, Contremoulin Gérard, Dague Didier, Deblock Véronique, Dedet Pierre, Defroment René, Descormes Michel, Draussin Serge, Duneufjardin Stella, Fasso Sybille, Ferret Jacqueline, Ferrière Hervé, Flambeaux Claudine, Frayssé Olivier, Frigère Michel, Frigout Marie-Dominique, Frigout Bernard, Garet Olivier, Gaumé Gérard, Gerente Patrick, Gilibert Maryse, Giordano Anne, Giradot Alain, Gomez Stéphane, Grangeon Bernard, Guelon Joel, Guiheneuf Claude, Jacottin Arnaud, Kalfa Patrice, Kersale Paul, Kirschving Jean-Luc, Komorowski Georges, Lagrifoul Régis, Lalanne Jean-Yves, Lanternier Ugo, Lascoux Jean-François, Leborgne Patrice, Le Fiblec Hervé, Liebaert Philippe, Lienemann Pierre, Lombard Jacques, Marquer Yves, Martel Georges, Martin Benoit, Marty Anne-Marie, Mathieu Fred, Mehimmedetsi Eric, Mejias De Haro Anne, Menegain Dominique, Meng Thierry, Meurisse Jérémie, Minenna Michel, Morange Alain, Morcrette Jean, Moufakkir Djamel, Mouquet Hélène, Mouret Olivier, Moutat Bernard, Nivet Jean-Michel, Ouziel Michèle, Pachkoff Michel, Pagnon Jean-Michel, Painchan Réza, Palmiéri René, Pinel Claude, Polian Eric, Pontillon Thierry, Présumey Vincent, Préveral René, Renaudineau Philippe, Rouffignac Jean-Claude, Rouvière Jacques, Sanchez Roger, Santana Jean-Claude, Saxel Jean-Bernard, Schupp Christophe, Seiller René, Signorini Robert, Soulet Gilbert, Tarrin Jean-Michel, Taupier Michel, Thouzeau Eric, Tomaszeck Stéphane, Torchala Pascal, Turbet Jean-Laurent, Vacheron Raymond, Varas Nicole, Vayssières Jean-Yves, Verdier Philippe, Verger Gérard, Vescoso Jean-Charles, Wojtowicz Marc, Wortham Geneviève.

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18:26 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Vidéo : Laurent Fabius était l’invité de l’émission politique "Dimanche+" sur Canal+

Laurent Fabius était l’invité de l’émission politique "Dimanche+" sur Canal+. Retrouvez la vidéo du reportage tourné lors de son déplacement dans le Pas-de-Calais et de son interview.


Dimancheplus
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13:24 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

René REVOL, sur Divergence FM : Réécouter l'émission

René REVOL, membre du PS, vice président de PRS (Pour la République Sociale),membre du collectif de porte-parole pour les candidatures unitaires antilibérales était hier l'invité à 19h00 sur Divergence FM 93.9 MHZ de l'émission "Radiographie".
Il a dit pourquoi il soutenait la candidature de Laurent Fabius à l'investiture socialiste lors de la consultation du 16 novembre prochain. Il a parlé également du grand meeting antilibéral du 17 novembre réunissant au Parc des Expositions de Montpellier, Marie-Georges Buffet, Clémentine Autain, José Bové, Patrick Braouzec entre autres.



Le discours qu'on reproche à René Revol d'avoir prononcé lors du meeting antilibéral au Mans.


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09:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, REVOL, PRS, RAG 34

Laurent Fabius : "Un candidat socialiste ne gagnera pas les élections s'il n'a pas avec lui les jeunes"

Laurent Fabius : "Un candidat socialiste ne gagnera pas les élections s'il n'a pas avec lui les jeunes"
Laurent Fabius a affirmé lundi à Marseille qu'un candidat socialiste "ne peut pas gagner l'élection sans le soutien des jeunes", lors d'une conférence de presse remarquée avec le président du Mouvement des jeunes socialistes Razzye Hammadi.
"Un candidat socialiste ne peut gagner l'élection s'il n'a pas avec lui les jeunes (...) Le soutien des jeunes et le soutien aux jeunes sont absolument indispensables", a affirmé M. Fabius qui effectuait un déplacement à Marseille trois jours avant le premier tour de la primaire des socialistes.

Interrogé sur sa présence aux côtés de M. Fabius, Razzye Hammadi a rappelé que "le MJS ne prendra pas position sur tel ou tel candidat".

"Moi, je suis ici aux côtés d'un ami, d'un camarade et aussi à ses côtés parce qu'il fait partie de ceux qui entendent ce qu'est la voix de la jeunesse dans la famille socialiste et qui ressemble étrangement au-delà de la famille socialiste à ce qui peut se dire chez les jeunes", a précisé le président du MJS.

La fédération socialiste des Bouches-du-Rhône, quatrième de France, a apporté son soutien à Ségolène Royal. Laurent Fabius n'a pas manqué d'égratigner ses concurrents, qualifiés de "compétiteurs et d'amis". Il a jugé la candidature de Ségolène Royal "déroutante".

"S'agissant de Ségolène Royal, sa candidature est apparue déroutante car on attendait d'une pré-candidate socialiste qu'elle défende le projet socialiste. Or, ses thèses sont pour l'essentiel en contradiction avec celui-ci", a-t-il déclaré lors d'un point de presse avant un meeting à Marseille devant plusieurs centaines de militants.

Quant à Dominique Strauss-Kahn, "il s'inscrit dans la social-démocratie, version minimale. C'est une approche extrêmement datée, assez archaïque qui n'est pas en phase avec les exigences du monde moderne" a estimé Laurent Fabius ajoutant que "ce n'est pas la position traditionnelle du PS qui est socialiste".

"On ne peut faire gagner la gauche qu'en étant clairement à gauche", a par ailleurs martelé M. Fabius. Il a "regretté" qu'il n'y ait pas eu davantage de débats avec l'ensemble des militants lors de cette campagne pour les primaires.

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08:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, MJS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

13.11.2006

Le mot de la semaine : Lettre à un ami socialiste

La lettre hebdomadaire de René REVOL - - N° 6 –

[email protected]
Lundi 13 novembre 2006

Le mot de la semaine

Lettre à un ami socialiste

(vous trouverez ci après la réponse que j’ai faite à un courrier d’une vieille connaissance savoyarde)

Mon cher Paul,

Voilà de longs mois que tu ne m’as pas fait signe et qu’est-ce que j’apprends ? Après des années de militantisme syndical puis associatif, tu te décides à faire de la politique en adhérant au printemps dernier au PS (20Euros). Je ne te savais pas aussi radin ; tu aurais pu payer une cotisation annuelle de 10% de ton salaire mensuel comme les statuts le spécifient… Ce n’est qu’une taquinerie car au fond je suis enchanté que tu t’engages politiquement, moi qui ais failli te convaincre au lendemain du 21 avril.Je sais que cet engagement pour toi est fondé sur des convictions, et que tu ne fais donc pas partie de la sociologie moyenne supposée des nouveaux adhérents, si on en croît un sondage qui nous dit que 55% d’entre eux font partie des cadres supérieurs et professions libérales, 11% d’entre eux accepteraient de diffuser un tract mais que 20% veulent bien être élus….

Aujourd’hui tu m’écris que tu ne sais plus pour qui voter jeudi soir. « Après avoir vu en Ségolène un facteur de renouveau, je ne suis plus très sûr de moi.Qu’en penses tu ? » m’écris-tu. Tu dois savoir que je défends la candidature de Laurent Fabius et je suis honoré que tu ne me prennes pas pour un supporter aveuglé, et que tu trouves un intérêt à une discussion raisonnée. Tu as lu les argumentaires des trois candidats et suivi certains débats ; aussi je voudrais ici me situer à un autre niveau pour éclairer nos choix collectifs.

Nous ne sommes plus dans le monde relativement assuré et organisé des années soixante dix, quand nous nous sommes rencontrés pour la première fois. Le monde a basculé et il faut en prendre la mesure. La mondialisation libérale de l’économie, l’effondrement du communisme bureaucratique, l’extension de la pauvreté et de la misère jusque dans les pays développés, les réactions communautaristes et fascistes de plus en plus puissantes, la décomposition idéologique des élites, la tentation pour tous du repli individualiste, et le retour de la guerre comme mode de règlements des conflits…Tout cela, tu l’avais repéré. Et dans ce monde qui bascule, l’idéologie dominante (ou le programme commun des puissants) est clair : à la peur du désordre et du chaos répondre d’une part par un appel à l’ordre, à la sécurité, à la remise au pas et d’autre part par imposer la discipline qu’entraîne la compétition marchande et « la nécessité pour chacun de se prendre en charge », la fameuse responsabilité individuelle. Bref le programme de la droite depuis que Thatcher et Reagan ont pris la main et l’ont perpétué à travers Bush et Cie. Je sais que tu penses comme la majorité d’entre nous que la social démocratie européenne, blairiste notamment, a cédé à cette pensée unique.

Or aujourd’hui je te demande de relire toutes les propositions que Ségolène Royal a volontairement propulsé dans le débat médiatique : elles font toutes partie de ce patrimoine idéologique sécuritaire et libéral de la droite et de l’extrême droite : « les français ne travaillent plus et sont fainéants », nous dit la droite, et elle répond remise en cause des 35h et vive la valeur travail; « les enseignants ont trop de vacances et sont absents » et elle nous répond il faut leur imposer 35h de présence dans les établissements ; « l’Etat central est trop puissant » et elle nous propose de régionaliser encore plus alors que la décentralisation est devenue à l’évidence une catastrophe source d’inégalités croissantes; « il faut être plus ferme avec tous ces jeunes qui cassent tout » et elle avance son idée d’encadrement militaire dès la première infraction à rebours de tout ce que nous apprend le traitement des primo délinquants ; « il y a trop d’immigrés, trop de clandestins et notamment trop de regroupement familial » et elle ose proposer le traitement cas par cas à la Sarkozy et les visas saisonniers sans regroupement familial, bref pire même que ce qu’a fait Berlusconi en Italie ; « les services publics coûtent trop chers » et elle commence à suggérer que la renationalisation d’EDF GDF préconisée par le projet socialiste ne serait pas financièrement possible; « le Smic est trop élevé et cela dissuade les embauches » et elle s’oppose à 100 Euros d’augmentation immédiate du SMIC sous prétexte que ce serait irréaliste ; « les régime spéciaux de retraite sont des privilèges » et elle accepte une « remise à plat » des régimes spéciaux alors que le problème vient d’une loi Fillon qui fait payer aux retraités et aux assurés sociaux une réforme qui ménage entreprises et épargnants...Je peux encore ajouter une bonne vingtaine de provocations de Royal dans ce genre. Car ce sont ces coups médiatiques qui comptent et pas le discours béat pour endormir les militants.

Où est le renouveau ? C’est une opération populiste libérale qui s’appuie sur l’idéologie dominante pour vaincre la résistance de la gauche et du mouvement social. Déjà la tentative de lier le PS à la constitution libérale de l’Europe avait cherché à liquider la gauche en la dissolvant dans une alliance avec le libéralisme de la droite (et dans la campagne pour le Oui Royal avait été odieuse), mais la réaction populaire du 29 mai avait déjoué l’opération. L’appareil, qui avait fait campagne pour le Oui avec une violence inouïe (tu te souviens de ce que j’avais subi), ne s’y est pas trompé : il a enfourché le cheval du renouveau « royaliste » avec la même détermination et avec les mêmes méthodes d’intimidation. Ici dans l’Hérault nous en avons de beaux spécimen (T’en fais cette fois ci on s’en occupe sérieusement de ces magouilleurs de scrutin). Ils espèrent obtenir l’assentiment des adhérents en pensant qu’ensuite il sera beaucoup plus difficile au peuple de gauche d’imposer une autre issue tant les élections présidentielles se prêtent moins qu’un référendum à la construction d’une réponse alternative.

Tu dois savoir comme moi qu’ils se trompent. Toi qui vis et travailles dans un quartier populaire, tu sais que nous sommes sur une poudrière sociale et que si la gauche n’est pas au rendez vous de la colère populaire, celle ci s’exprimera d’une manière ou d’une autre, pas nécessairement sympathique et progressiste. Il faut n’avoir rien vu de ce qui s’est passé ces dernières années pour l’ignorer.

Alors il nous revient, à nous socialistes, d’assumer notre responsabilité : ouvrir une nouvelle voie alternative au libéralisme économique et sécuritaire dominant. C’est l’honneur de Laurent FABIUS de l’avoir compris et de proposer au PS cette voie. Nous n’avons pas toujours été d’accord avec lui mais je ne comprends pas l’argument qui consiste à considérer que n’étant pas d’accord avec les options passées de Fabius, cela nous amènerait à voter aujourd’hui pour DSK ou SR qui défendent toujours ces options social-libérales. Un peu de cohérence tout de même !

Enfin un dernier argument (et souvent c’est le seul) : « elle nous permet de gagner contre la droite ». A l’aune des sondages de novembre des années qui précédaient les élections présidentielles nous aurions du avoir comme Rocard en 81, Barre en 88, Balladur ou Delors en 95 et Jospin en 2002…Pourquoi ces erreurs ? Non pas que les sondages soient faux, mais ils mesurent une humeur du moment et ne peuvent enregistrer la logique des forces à l’oeuvre dans la confrontation sociale et politique. Bref appartenir à un parti politique nécessite de faire un minimum d’analyse politique. Or qu’est ce qui peut faire gagner la gauche ? Que la question sociale soit au centre de l’enjeu électoral dans la lignée du mouvement anti CPE et du 29 mai. Or Ségolène Royal évacue la question sociale pour se situer sur le terrain de l’ordre ! Outre que çà va diviser profondément et durablement la gauche (si tu savais le nombre de gens de gauche que je rencontre qui m’annoncent leur intention de ne jamais voter socialiste y compris au second tour si c’est Royal), au bout du chemin Sarkozy et Le Pen auront imposé leurs discours et rafleront la mise. On a déjà connu cela. En sachant que comparaison n’est pas raison, par beaucoup d’aspects aujourd’hui nous avons plus à apprendre des années trente que des années qui ont suivi 1945. Soit une gauche couarde et qui accepte le discours dominant, soit une gauche populaire, ferme , ouvrant la voie à une transformation sociale. Bref nous ne faisons pas qu’un choix de candidat. […]
Amitiés. René

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MON AGENDA DE LA SEMAINE

Lundi 13 novembre 18h

Emission enregistrée sur Radio Divergence FM Montpellier

Lundi 13 novembre

20h Grenoble

Deuxième grand Meeting unitaire national où j’interviens en
tant que porte parole provisoire des collectifs unitaires aux côtés
de M.G. Buffet, J.Bové, F.Bavay, C.Debons, C.Autain ,Y.Salesse

Mardi 14 Novembre 11h30

Participation au débat d’une section socialiste

Jeudi 16 Novembre 16-22h

Vote des adhérents socialistes

Vendredi 17 à 2OH
Montpellier

Parc des Expos troisième grand meeting unitaire
antilibéral avec tous les porte parole

Cette semaine je vous conseille particulièrement : le blog de Jean-Luc Mélenchon et notamment ses articles de
vendredi 10 à dimanche 12. Le dernier article permet de souligner à quel point on peut à la fois être engagé dans l’action politique et mener une réflexion théorique de fond.
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com ;
http://www.jean-luc.melenchon.fr ; http://www.pourlarepubliquesociale.org; http://c.unitaire2007.34.free.fr

RAG 34. Les lolo's 34

17:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 11 La lettre hebdo de René REVOL , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS, René REVOL, RAG 34, Primaires PS

"Les choses ne se passeront pas comme prévu"

13 novembre 2006

Interview de Laurent Fabius publiée dans Metro, en plus de la lettre aux militantes et militants.

Cliquez ici pour consulter la lettre aux militants

Pourquoi avez-vous décidé d’écrire cette lettre aux militants ?
Nous sommes dans la dernière ligne droite avant le premier tour et je voudrais m’adresser directement à eux tous. Mon message principal dans cette lettre c’est : soyez libres ! Ne vous demandez pas pour qui les autres vont voter mais ce que vous souhaitez vous-même pour votre pays et pour la gauche.

Avez vous réussi la campagne que vous souhaitiez ?
J’espère qu’elle a permis de mieux cerner les différences entre les trois candidats. Est-ce que l’amélioration du pouvoir d’achat, du logement et de l’emploi est décisive, et veut-on s’en donner les moyens, je réponds oui, alors que mes compétiteurs sont plus réservés. Je suis pour un renforcement de l’école et du service public alors que mes camarades souhaitent « lever les tabous », quitte à admettre une certaine marchandisation. Autre réalité : j’assume mes propositions, plutôt que les corriger en permanence. Sur les suites à donner au « non » à la constitution européenne, nous avons aussi nos différences. Mais je m’interroge : le vote s’effectuera-t-il à partir des débats de fond ou serons-nous dans une mécanique seulement « médiatico-sondagière » ?

Pensez-vous qu’il y aura un grand décalage entre les sondages et le scrutin de jeudi ?
Je pense que les choses ne se passeront probablement pas comme prévu. En 1980, le favori des sondages était Michel Rocard et c’est François Mitterrand qui a été finalement désigné avec le succès que l’on sait. En 1995, Lionel Jospin, au rang modeste dans les sondages, a été désigné et dès lors propulsé en avant. Aujourd’hui, on nous dit que Ségolène Royal doit être choisie parce les sondages l’auraient décidé. Mais moi, je n’ai pas rencontré beaucoup de militants socialistes qui disent « vive l’encadrement militaire des jeunes » ou « bravo à un vigile au fond de la classe ! »

Beaucoup estiment que l’élection d’une femme présidente serait un grand progrès pour la France...
Je souhaite que les femmes aient un rôle beaucoup plus important dans la politique et dans la société. Et j’ai proposé, si je suis élu, que dans mon gouvernement il y ait autant de femmes que d’hommes : ce sera une vraie révolution. Pour autant, chacun conviendra qu’être une femme ne constitue pas un programme politique en soi et que le projet politique qu’on porte est décisif.

Le PS est-il vraiment en phase avec les attentes des Français ?
C’est la grande question et c’est le sens de ma candidature, car je m’inscris dans la continuité des mouvements sociaux de 2003, des élections anti-libérales de 2004, du référendum de 2005 et du rejet du CPE. Si on croît qu’on va rassembler les couches populaires et moyennes avec une gauche floue, on se trompe. Je veux répondre concrètement à l’urgence sociale et relever les grands défis de notre avenir. Pour cela, je veux rassembler.

RAG 34. Les lolo's 34

16:45 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, RAG 34, 2007lagauche

Jean-Luc Mélenchon : La sincérité des votes pour Ségolène Royal est mise en cause par les pratiques de la Fédération de l'Hérault

"LE MONDE" daté du mardi 5 septembre. Pendant que Ségoléne annonçait son programme, Georges frèche promettait 85 % des bulletins de vote de sa fédération.
Des multirécidivistes ! Après tant de rappels à l’ordre, de congrès en congrès, tant de sévères rectifications (cette fois ci plus de six cent cartes bidons ont déjà été radiées du fichier selon une annonce faite en bureau national sans que l’on sache ni pourquoi, ni lesquelles, ni qui l’a décidé), après la suspension de Frêche pour propos racistes, une nouvelle fois les énergumènes qui règnent en maîtres dans la fédération de l’Herault se préparent à faire des leurs. Le vote pour l’investiture du candidat à l’élection présidentielle s’y prépare comme après un stage dans une République bananière. Ces pitoyables truqueurs ont été encouragés avant-hier par la visite de leur candidate , Ségolène Royal, en grande pompe et accompagnée du numéro deux du parti Farnçois Rebsamen. Depuis, leur insolent refus de se plier au règles que tout le parti a mis en place en vue de rectifier les pratiques frauduleuses constatées au moment du congrès du Mans n’a plus de limite. Quelle rigolade pour eux de soutenir "la République du respect", de lutter contre "la perte des repères" et la "mise au carré des familles" en bourrant les urnes pour que ces nobles slogans l’emportent ! Cette fois ci c’est la fois de trop. Puisque rien ne sert de réclamer, discuter, argumenter dans les commissions qui travaillent depuis dorénavant deux mois, puisqu'aucun engagement n’est tenu, il faut que la justice soit saisie. Je vais le faire. Car la situation est spécialement grave. Monsieur Frêche, suspendu du PS, et son homme de main à la tête de la fédération de l’Hérault organisent au vu et au sus de tous une opération de truquage des votes impliquant sept mille cartes du PS. L’impact du vote truqué représente deux points dans le résultat final. C'est-à-dire qu’il peut en changer le sens.
Que se passe-t-il ?

DES TRICHEURS METHODIQUES ET ENDURCIS

Ce monsieur a été suspendu par la commission nationale des Conflits du Parti Socialiste pour avoir traité les harkis de sous hommes!
En dépit d’innombrables rappels, mises en garde, admonestations, tout reste tordu comme au premier jour de la discussion. Le fichier des adhérents répartis par section n’a toujours pas pu être vérifié par les mandataires locaux des candidats, les adresses et horaires d’ouverture de tous les bureaux de vote ne sont pas communiqués. Enfin, et ce n’est pas le moins savoureux… : le premier secrétaire fédéral refuse d’appliquer le contrôle des pièces d’identité des votants car il considère cette pratique, pourtant décidée nationalement, comme « honteuse » et contraire à la « morale socialiste ». Tout cela vient après le constat de pratiques endurcies de mépris et de provocation bien dans le style de cette très glauque équipe. Voyez plutôt. Demandées depuis le 13 octobre, la liste des secrétaires de sections à contacter arrive le 9 novembre après tous les débats. Elle ne comporte ni les numéros de téléphone ni les mails ! Cette façon si particulièrement sournoise de travailler est destinée à pousser à bout les mandataires tout en rendant leur travail impossible. Quand après des dizaines de coups de fils et d’interventions de toutes sortes la liste des lieux précis de scrutin parvient enfin, à la date limite et après admonestation solennelle du bureau national sur rappel du bureau national du PS, sur 118 sections, il en manque 45 et notamment celles qui donnent lieux à contestations réitérées à chaque congrès. Petite provocation, cette liste mentionne cependant le lieu de vote de la lunaire et abracadabrantesque section numéro 11, « section dé-territorialisée », dont le secrétaire est…. le premier secrétaire fédéral. Qu’est ce qu’une section déterritorialisée ? Personne ne connaissait ce type de section avant que cette fédération ne doivent avouer l’existence de ces deux cent quatre vingt cartes sans attache locale. Ce seraient les cartes de personnes qui ne veulent pas que leur adhésion au PS soit connues localement…. Tel quel ! A ce foutage de gueule s’ajoute à présent un pied de nez savoureux : …c’est précisément cette très étrange section dont le bureau national avait décidé qu’elle ne voterait pas… Pour le sel de l'humour grinçant de ces messieurs, signalons l'existence d'une section nommée à bon droit "OPAC" qui regroupe un nombre notoire de personnes ayant sans doute un rapport avec l'office de HLM du même nom. Cette section a réussi l'exploit au congrès du Mans de compter davantage de voix pour la motion de Frêche que d'inscrits. Mais ce n'était pas la première fois. Alors pourquoi se géner ensuite?

POURQUOI TANT D'INSOLENCE
Personnellement je ne crois pas une seconde que François Hollande soit pour quoi que ce soit dans ces sombres trafics. Il suffisait de voir à quel point il était excédé en bureau national lorsque cette question est venue. Mais l’insolence des ces messieurs les caciques de l’Herault est en soi un signe. Ils savent comment ont été acquis certains votes décisifs dans le passé, notamment celui du référendum et celui du vote du congrès de Dijon où les minorités ont été flouées des quinze mille voix qui ont fait la différence, sans parler du vote pour le congrès du Mans où, le nombre de votants a doublé dans le transfert entre Montpellier et Paris ! Ces gens là savent qui ils ont servi. C’est pourquoi ils se savent intouchables même après des décisions du bureau national. La preuve. Au précédent congrès ces messieurs avaient déjà été pris la main dans le sac. Après des heures de discussions, la garde rapprochée de Solférino avait concédé l’annulation des votes de trois sections. C’était certes symbolique. Mais c’était un premier pas. Au moment du vote final, cette réserve fut purement et simplement levée sans autre discussion et le résultat des trois sections réintégré à la grande hilarité des tricheurs qui narguaient leurs victimes. Comment s’étonner dès lors qu’ils se croient tout permis : seule fédération de France qui n’ouvre pas sa presse fédérale aux débats des candidats, seule qui n’installe pas de commission fédérale d’organisation sans y être contrainte par une décision nationale, puis qui ne respecte aucune des prérogatives de cette commission, seule qui n’annonce aucune des réunions contradictoires prévues par le règlement de cette campagne, seule qui ne donne pas la iste des secrétaires de section, seule dont le premier secrétaire fédéral est en même temps le président du comité de soutien de Ségolène Royal tandis que Georges Frêche président du comité régional de soutien, reçoit la dame en toute majesté ! Dans l’Hérault éclate la supercherie de tout ces bla blas du prêche Royaliste sur la rénovation des pratiques, le respect, la révolution contre les éléphants et tutti quanti. A chaque visite de Ségolène Royal et chacune de ses embrassades avec ces messieurs les hommes qui vont bourrer les urnes pour elle, ils se savent davantage impunissables. Et ceci dès le premier jour. Sans qu'elle ait jamais le moins du monde protesté ni manifesté la moindre prise de distance avec le monsieur que le parti socialiste a suspendu pour avoir traité les harkis de sous hommes! C'était le 22 septembre et Georges Frêche annonçait que la Fédération de l'herault donnerait 85% des voix a Ségolène. Ce jour là sans crier gare cette fine équipe lachait Straus Kahn et passait à Ségolène avec la certitude du résultat du vote dans tous les cas. Et comme c'est eux qui tiennent dorénavant la clef du deuxième tour, ils se pensent au dessus de toute prise. Tant que l'affaire reste dans les instances du parti... Mais la justice, elle, se fiche des moyens de pressions dont disposent ces messieurs. C'est vers elle qu'il faut se tourner si nous n'obtenons pas une capitulation sans condition de cette bande !

Jean-Luc Mélenchon.

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12:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, Jean-Luc Mélenchon, RAG 34

René REVOL, sur Divergence FM

René REVOL, membre du PS, vice président de PRS (Pour la République Sociale),membre du collectif de porte-parole pour les candidatures unitaires antilibérales sera l'invité à 19h00 sur Divergence FM 93.9 MHZ de l'émission "Radiographie".
Il dira pourquoi il soutient la candidature de Laurent Fabius à l'investiture socialiste lors de la consultation du 16 novembre prochain. Il parlera également du grand meeting antilibéral du 17 novembre réunissant au Parc des Expositions de Montpellier, Marie-Georges Buffet, Clémentine Autain, José Bové, Patrick Braouzec entre autres.

Ecoutez l'émission sur le net :
http://www.divergence-fm.org/flux.php3

ou clicker sur : Divergence en MP3...128Kbs puis clicker sur la page de shoutcast sur le bouton


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11:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, René REVOL, PRS, RAG 34, FABIUS

Pourquoi je voterai Fabius (par un non-fabiusien)

Jonathan Malentin est militant dans la fédération de Loire-Atlantique.

Contre toute attente et par défaut, Laurent Fabius me semble aujourd’hui la meilleure chance de la gauche dans la perspective de la présidentielle 2007. Explications.

Ancien sympathisant vert, adhérent PS depuis un peu plus d’un an, je me considère comme un social-démocrate radical et écologiste, proche de l’aile gauche du PS et notamment du courant NPS. Je suis particulièrement attaché à la réhabilitation de l’impôt et du rôle de l’État, à la réforme d’institutions à bout de souffle, et à la sauvegarde de l’environnement. Comme Hamon et Emmanuelli, j’étais favorable à une candidature de compromis, de rassemblement, au centre du PS : Hollande surtout, Aubry éventuellement. Ces deux personnalités ne partagent pas toutes mes idées, mais j’étais prêt à faire cette concession au nom de la cohésion du parti.

Or, de toute évidence, les trois candidats à l’investiture sont tous des candidats de discorde au sein du parti. Fabius est un homme compétent et expérimenté, il est, sur une ligne claire, à la gauche de la sociale-démocratie, avec un ensemble de propositions cohérentes ; mais le référendum a laissé des traces, et des rancoeurs demeurent. Strauss-Kahn est lui aussi un homme de conviction, avec une ligne claire et assumée de centre-gauche ; mais son image sociale-libérale le rend difficilement acceptable par les socialistes purs et durs. Quant à Royal, c’est sans doute la candidate la plus clivante. Elle n’a ni projet cohérent, ni vision politique : elle se contente de lancer des pavés dans la mare pour faire parler d’elle. Elle a tout fait pour éviter les débats internes, avec les jeunes socialistes comme entre présidentiables. Elle ne veut pas convaincre les militants par les idées, mais par la peur : votez pour moi, sinon vous perdrez... Enfin, en tant qu’employeuse, elle a été condamnée aux prud’hommes, ce qui est rhédibitoire pour la candidate d’un parti qui se targue de défendre les travailleurs.

On le voit, donc, aucun candidat ne rassemble vraiment tous les socialistes. Dès lors, que faire ? Peut-être se souvenir qu’in fine, ce n’est pas le PS qui gouvernera, mais une coalition de gauche. Le PS n’est pas majoritaire seul ; il devra s’entendre avec les Verts, le MDC de Chevènement, le PCF et autres antilibéraux... Dès le second tour de la présidentielle, il faudra tenir un discours rassembleur, qui parle aux électeurs de toutes les gauches. Aux législatives, il faudra trouver un accord de gouvernement, concessions programmatiques à l’appui, avec nos alliés naturels. Sous peine d’être laminés par la machine de guerre UMP.

Qui, aujourd’hui, peut rassembler la gauche ? Certainement pas Royal : la gauche radicale ne supporte pas ses dérives droitières. Strauss-Kahn ? L’équation risque d’être difficile à résoudre : ce candidat est plus libéral que le projet socialiste (il est contre la renationalisation d’EDF et de GDF) alors que la gauche radicale est moins libérale que le projet. En fait, le seul qui puisse mettre tout le monde d’accord, c’est Fabius. L’homme est assez pragmatique pour séduire le centre-gauche, et il a créé des liens avec les antilibéraux au cours de la campagne référendaire. D’ailleurs, c’est le seul candidat qui parle de rassembler la gauche. Le choix est clair. Ce sera Fabius.

Convaincre ne sera pas facile. Quand je m’adresse à certains partisans de Royal, j’ai l’impression de parler à des groupies plus qu’à des militants. Car la candidate s’adresse à leur affect, à leur foi, à leur passion, plus qu’aux idées et aux arguments rationnels. On leur sussure un discours apolitique : c’est une femme, elle a de bons sondages... À ceux-là, je demande juste un instant de politique ; je fais appel à leur raison, à leur amour du débat d’idées, à ce qui les a poussé à s’engager, un jour, dans un parti de gauche, à la défense des plus faibles.

Qu’est-ce qui peut faire gagner le PS, au fond ? Qu’est-ce qui peut pousser le peuple à nous faire confiance, en ces temps de cynisme et de désenchantement ? Des propositions claires et précises pour améliorer le quotidien des citoyens, et notamment des plus faibles. On peut discuter les propositions de Fabius, mais concédons-lui au moins le mérite de la clarté. Le Smic à 1500 euros avant 2012, avec une première augmentation de 100 euros dès 2007, c’est clair et précis. La possibilité, pour les préfets, de se substituer aux maires qui ne respectent pas la loi SRU sur les quotas de logements sociaux, c’est clair et précis. L’organisation d’un référendum sur les réformes institutionnelles prônées par le projet socialiste, et ceci dès l’automne 2007, c’est clair et précis. Or, ce que propose Royal, c’est beaucoup plus flou. Est-elle toujours pour l’adhésion obligatoire à un syndicat, comme elle l’avait dit en mai dernier, avant de relativiser ses propres propos ? Est-elle toujours contre le mariage des homosexuels, elle qui a longtemps dit non et qui, maintenant que la proposition est dans le projet, s’est retranchée dans un vague peut-être ? Est-elle pour la suppression de la carte scolaire, ou pour son assouplissement ? Est-elle pour un assouplissement des 35 heures, comme elle le disait au printemps, ou pour l’extension de cette mesure à tous, comme le demande le projet socialiste ? Est-elle pour ou contre l’entrée de la Turquie dans l’Union européenne, en dehors du fait que son opinion sera « celle du peuple français » ? On ne sait pas. Dès lors, pourquoi les électeurs lui feraient-ils confiance ? Car en face, il y aura des adversaires qui, eux, auront certainement des réponses précises aux problèmes des Français.

Vous croyez aux sondages, vous ? Mais vous savez bien que nous ne sommes pas encore entrés dans la véritable campagne électorale. Vous savez bien que, tant que le grand débat n’a pas eu lieu, les sondés sont encore peu impliqués, et donc, qu’ils répondent par les noms dont on parle le plus dans les médias. Tout cela est extrêmement volatile. Souvenez-vous du CPE : au début, les sondages étaient favorables à cette mesure ; mais après le grand mouvement social, après la grande polémique, ils rejetaient massivement le projet du gouvernement. Souvenez-vous des élections de 2002 : six mois avant, Jospin faisait près de 25% dans les sondages, et Le Pen, seulement 6 à 8%. On a vu le résultat. Souvenez-vous du référendum sur le Traité constitutionnel : avant la campagne, les sondages donnaient 66% pour le oui... ce qui poussa de nombreux militants à choisir le oui lors du référendum interne. Après une campagne d’une rare intensité, le non faisait 55% ! Alors allons-nous suivre les sondages ? Allons-nous nous interdire de choisir le candidat le plus clair dans ses propositions, sous prétexte qu’il n’est pas au plus haut dans les sondages ? Vous savez combien faisait Mitterrand, dans les sondages, fin 1980 ? 15%, pas plus que Marchais. En 1981, il passait la barre des 25% avant de remporter l’élection... Les fondamentaux de la gauche, ça ne donne pas des sondages mirobolants, mais ça donne des victoires électorales.

Alors pourquoi pas Fabius ? On l’a vu, ce candidat est une solution de compromis qui rassemble la gauche. C’est un homme expérimenté, qui fera une excellente campagne électorale : souvenez-vous de son discours de Lens, brillant au point d’ébranler certains partisans de Royal. Est-il sincère ? A-t-il vraiment changé comme il le prétend ? Je ne sais pas. Je ne suis pas dans sa tête. S’il ne l’est pas, ce sera aux électeurs, à nous tous, de le sanctionner aux prochaines élections. Mais ce que je sais, c’est que ses adversaires sont bien mal placés pour mettre en doute sa sincérité. Car aujourd’hui, ils disent que le projet socialiste est le leur... Mais les idées présentes dans le projet socialiste, ne les ont-ils pas longtemps combattues, au temps où seul Fabius les défendait ? Ne trouvaient-il pas « archaïques » la renationalisation de GDF, le Smic à 1500 euros, l’application plus stricte de la loi SRU sur le logement social... jusqu’à ce que ces idées soient inclues dans le projet socialiste ? Sont-ils vraiment sincères, eux, quand ils disent vouloir s’en tenir à ce projet ? Je ne sais pas non plus. Je ne fais pas de procès d’intention. Je juge sur les faits, et sur les propositions.

Et le fait est que Fabius est le candidat du projet socialiste. Les débats télévisés l’ont montré, Fabius est le seul candidat qui ne s’éloigne pas du projet, qui est notre projet à tous. Sur l’extension des 35 heures à tous les salariés, Royal s’est montrée embarrassée ; elle ne semble pas très enthousiasmée par cette idée. Strauss-Kahn, lui, semble hostile à la renationalisation d’EDF et de GDF, pourtant indispensable à la constitution du grand pôle public d’énergie que nous souhaitons tous. Quant aux 7 propositions de Fabius, elles ne s’écartent jamais du projet, elles se contentent de le préciser. Plusieurs exemples :

1) Sur le Smic, le projet socialiste prévoit d’atteindre 1500 euros avant la fin de la législature. Fabius propose de commencer par une hausse de 100 euros dès 2007, geste fort en faveur des salariés les plus modestes. Il propose également de passer par une grande négociation des partenaires sociaux pour discuter d’autres problèmes touchant le monde du travail, par exemple les salaires hors Smic. Bref, quand l’extrême gauche propose le recours systématique à la loi, quand Strauss-Kahn propose le recours systématique au contrat (pour lui, même le Smic devrait être déterminé par les négociations), Fabius propose un compromis moderne entre la loi et le contrat.

2) Sur les institutions, le projet prévoit une république plus parlementaire, avec un président responsable devant la loi, l’introduction d’une dose de proportionnelle pour les législatives, la réforme du Sénat, le droit de vote des étrangers aux élections locales... Fabius propose d’organiser un référendum sur ces réformes, dès l’automne 2007.

3) Sur le logement, de plus en plus coûteux pour les catégories populaires, le projet socialiste prévoit une application plus stricte la loi qui oblige toutes les communes à fournir 20% de logements sociaux ; loi qui n’est pas appliquée puisque les maires de droite préfèrent payer l’amende. Fabius propose de donner aux préfets le pouvoir de se substituer aux maires qui ne prennent pas leurs responsabilités.

4) Sur les 35 heures, le projet prévoit de réunir les partenaires sociaux pour faire le bilan de ce qui a marché et de ce qui n’a pas marché, puis d’étendre les 35 heures à tous les salariés. Fabius est le candidat qui défend le plus ce point du projet.

La candidature de Fabius a d’autres qualités. Sur la laïcité, il a une position de fermeté, comme tous les intégrismes et tous les communautarismes. Sur l’environnement, mon vieux fond écolo me pousse à dire qu’il ne va pas assez loin, mais les autres candidats non plus ; et on aurait tort de refuser les avancées proposées par Fabius, comme le grand programme de ferroutage, le vice-premier ministre de l’environnement, ou l’amélioration du principe pollueur-payeur. Sur l’Europe, il défend depuis longtemps un plan pour sortir de l’impasse : l’Europe des cercles. C’est, au fond, l’idée du noyau dur, une idée qui va au-delà du oui et du non au projet constitutionnel, puisqu’il est défendu par des personnalités aussi diverses que l’Allemand Joshka Fischer et l’Italien Romano Prodi. Le noyau dur, qu’est-ce que c’est ? Les pays qui veulent aller plus loin dans l’approfondissement et l’harmonisation (l’Allemagne, la France, l’Italie, la Belgique, l’Espagne...) forment un noyau dur fédéral sur la base d’un Traité constitutionnel simplifié et amélioré. Les pays plus souverainistes, qui voient l’Europe comme un simple espace de libre-échange (Royaume-Uni, Pologne...) ne s’engagent pas plus et restent dans la configuration actuelle de l’Union : c’est leur droit. Ainsi, la construction européenne avance, chacun allant à son rythme. Qui peut être contre cette proposition aujourd’hui ? Que l’on ait lutté pour ou contre le Traité constitutionnel, aujourd’hui, il faut se rassembler sur le projet socialiste, et le projet socialiste a tranché : il faut trouver autre chose. L’Europe des cercles me paraît une bonne méthode pour cela.

Pour terminer sur l’Europe, et puisque le Parti socialiste a tout de même pour vocation d’être à la défense des salariés contre le libéralisme sauvage, je laisserai le dernier mot à John Monks, président de la Confédération européenne des syndicats, interviewé par Libération : « [Les élites] pensent que l’Europe ne peut concurrencer les Etats-Unis, la Chine ou l’Inde qu’en bradant l’Etat-providence, qu’en réduisant les services publics et qu’en brisant le pouvoir des syndicats à gérer les changements. Cette opinion se retrouve chez des hommes politiques de centre gauche comme Tony Blair, Gerhard Schröder et au PS. A part, peut-être, Laurent Fabius... »

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08:33 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

"De la volonté, de la générosité et de la liberté"

"Pour que la France retrouve sa puissance, son visage et son rang." Retrouvez ici la vidéo du discours prononcé par Laurent Fabius à l’occasion d’une réunion avec les militants de Paris, à La Belleviloise dans le 20ème arrondissement.

Laurent Fabius a déclaré dimanche à Paris qu'il serait "paradoxal" que les militants socialistes élisent jeudi un candidat à l'Elysée qui défende "des positions en contradiction totale avec le projet socialiste", une allusion claire à Ségolène Royal.

A quatre jours du vote des adhérents, c'est une démonstration de l'unité faite autour de lui qu'a tenté d'apporter le candidat, dans un lieu emblématique de la gauche (La Bellevilloise, à Ménilmontant), où prirent la parole Jaurès et Blum.

Debout autour de lui avaient pris place, outre quatre maires fabiusiens de Paris et son "équipière" Sophie Chikirou, des personnalités comme l'ex-ministre Marie-Noëlle Lienemann, Jacques Généreux (Nouveau parti socialiste, gauche du parti) et Michaël Moglia, venu du courant d'Arnaud Montebourg "Rénover, maintenant".

Devant plusieurs centaines de militants parisiens qui l'ont ovationné, aux cris de "Laurent, président!", M. Fabius en a appelé aux "fondamentaux de la gauche". "Ce serait un extraordinaire paradoxe que les socialistes choisissent quelqu'un dont les positions qui sont en flèche sont en contradiction totale avec le projet socialiste", a affirmé le candidat.

"Je ne veux pas choisir entre mes deux compétiteurs. Regardez sur quoi nos amis font l'essentiel de leur campagne: un jour l'encadrement militaire (...), un autre que le professeur s'occupe de l'enseignement tandis que quelqu'un d'autre s'occupe de la discipline (...)", a déclaré M. Fabius à propos des positions de Mme Royal.

"Tel autre veut renforcer l'université en la dynamitant", a-t-il dit, visant Dominique Strauss-Kahn.

L'ancien Premier ministre a demandé que, "si on ne donne pas une prime supplémentaire à celui qui soutient le projet socialiste, qu'au moins il ne reçoive pas un handicap!".

Dans une allusion à la prise de position de Mme Royal pour les 35 heures hebdomadaire de présence effective des enseignants dans les collèges et lycées, le député de Seine-Maritime a souligné qu'il est "important de dire la même chose devant les militants et devant les Français".

"Il faut assez peu connaître le métier d'enseignant pour penser que la charge de travail s'arrête au moment où vous avez quitté l'établissement", a-t-il dit. "L'école est la priorité, alors, ne détruisons pas le système français", a-t-il mis en garde.

Parlant des sondages faits auprès des sympathisants PS, M. Fabius a dénoncé "cette opération extraordinaire qui consiste (...) à sonder des personnes qui ne voteront pas pour expliquer à ceux qui voteront ce qu'ils doivent faire".

RAG 34. Lolo34

08:04 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

12.11.2006

Djamel Keriche : "Il faut un Président sans ambiguïté à gauche, cet homme est Laurent Fabius"

Djamel Keriche, ancien secrétaire de section de Chambéry (Savoie), est âgé de 27 ans. Il est aujourd’hui le Président national de l’Association pour l’Intégration des Jeunes Issus de l’Immigration (AIJIIR.)

Militant socialiste depuis 1997, j’ai très vite pris de nombreuses responsabilités au sein de notre parti : membre des différentes instances fédérales, secrétaire de section de Chambéry, membre du Conseil National…

Et puis est arrivé dans mon parcours militant le 21 avril 2002 ; j’étais dans ma fédération avec des militants, devant le poste de télévision, lorsque avec effroi nous avons vu tomber les terribles nouvelles. Non seulement notre candidat a été éliminé par les citoyens, mais en plus le candidat frontiste était passé devant nous.

Pourquoi ? Comment, cela à pu se produire ? Autour de moi je ne voyais que des visages décomposés, et moi-même je n’ai pu m’empêcher de verser quelques larmes. Tous juraient, ce soir-là, élus et militants, qu’ils avaient compris la leçon, à savoir qu’il fallait être fidèle à nos valeurs de Gauche, et être à l’écoute de nos électeurs, des classes populaires et des Français.

Lors de notre congrès de Dijon en 2003, outre les annonces et les contritions, j’ai entendu un discours qui a enfin réchauffé mon cœur de socialiste, celui de Laurent Fabius. J’ai compris que cet homme que je connaissais peu, était l’un des seul à avoir pris toute la mesure de ce qui c’était passé quelques mois plutôt.

Militant anti-raciste au sein d’une association nationale, j’ai trouvé dans son discours de Dijon l’ensemble des valeurs pour lesquelles je me bats au quotidien, la lutte contre la ségrégation et le communautarisme, la méritocratie, l’égalité des citoyens et la défense de la laïcité.

A l’époque, déjà, on me disait de ne pas trop montrer ma sympathie pour Laurent Fabius…

Bien avant le débat interne sur le référendum, j’ai entendu au Conseil National Laurent Fabius exprimer ses craintes sur le traité constitutionnel, et là aussi j’ai apprécié la sincérité de l’homme, la justesse de son argumentation et l’écoute profonde des attentes de nos électeurs. Je l’ai donc naturellement suivi, même si cela paraissait étrange pour quelques camardes qui ont vu s’évaporer, comme neige au soleil, l’ensemble de mes responsabilités fédérales et nationales au sein du Parti.

Mais nos convictions et la fidélité à nos valeurs, sont bien plus importantes que quelques éphémères fonctions.

Lorsque, aujourd’hui je vois l’état de notre pays et que j’entends la souffrance des plus fragiles d’entre nous et les demandes par nos concitoyens d’une politique vraiment à gauche, je regrette d’autant moins mon choix car Laurent Fabius est le seul des trois candidats à mettre au cœur de ses débats, de ses interventions, les préoccupations centrales des Français : le pouvoir d’achat, le logement, l’emploi ou l’environnement.

Je ne souhaite pas que notre pays s’enfonce dans le « politique show » à l’américaine, ou s’oriente vers une démocratie d’opinion où les décisions politiques se prennent à l’aune des sondages.

Oui, il nous faut redresser la barre, oui il faut un Président sans ambiguïté à gauche, oui cet homme est Laurent Fabius.

RAG 34. Lovely34.

18:57 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius dialogue avec l'outremer

Depuis longtemps, Laurent Fabius s'est engagé en faveur de l'outremer. Loin des visions parfois généralistes et floues de la situation des français ultramarins, il a souhaité engager le dialogue avec les militants socialistes d'outremer.

Retrouvez ici ces échanges et les propositions de Laurent Fabius : pour les lire en ligne, cliquer ici, pour les télécharger sous forme de fichier PDF (123 ko), cliquer ici.

Face au constat d'échec des politiques menées par le gouvernement, Laurent Fabius insiste sur la nécessaire continuité territoriale, un développement économique tenant compte de la situation spécifique de ces territoires et de leur situation géographique, la lutte contre les discriminations et le chômage. Ses propositions font ainsi largement échos aux besoins et aux demandes exprimées sur le logement, le pouvoir d'achat, la laïcité et les services publics.

Lors de son dernier déplacement en Guyane, Martinique et Guadeloupe (pour consulter, sur le site de Laurent Fabius, le dossier spécial sur cette visite, cliquer ici) en février dernier, le soutien franc et clair apporté par Aimé Césaire fut une preuve supplémentaire du lien entre Laurent Fabius et l'outremer. « Un monde se termine, un autre cycle va commencer. J'ai la faiblesse de penser que ce sera le cycle Fabius » avait ainsi chaleureusement lancé Aimé Césaire à un Laurent Fabius visiblement ému.

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18:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius : "Les militants souhaitent un vote libre, donc tout reste ouvert"

(Le Monde - édition datée du 12 novembre 2006)

Considérez-vous que tout est encore ouvert pour la primaire socialiste ?

Beaucoup a été fait pour que les opinions soient préformées. Mais les militants souhaitent un vote libre, donc tout reste ouvert.

Comment voyez-vous le second tour, s'il y en a un ?

Il opposera sans doute Ségolène Royal et moi-même, c'est-à-dire deux visions politiques différentes, l'une qu'on pourrait appeler le blairisme régionalisé et l'autre qui est tout simplement socialiste.

Sur votre stratégie, justement, vous avez privilégié deux axes : l'environnement et le non à la Constitution européenne. Mais c'est Nicolas Hulot qui semble capitaliser, tandis que la gauche du non cherche à s'unir hors du PS et que Jean-Pierre Chevènement annonce sa candidature. Comment l'expliquez-vous ?

Parmi les candidats socialistes, je crois être celui qui se trouve au point de jonction de ces éléments. Par les positions que j'ai prises, je suis sans doute le mieux à même de rassembler toute la gauche ainsi que les Verts, condition de notre victoire. Le péril écologique, sur lequel j'insiste depuis longtemps, apparaît maintenant aux yeux de tous. Le changement climatique constitue une véritable arme de destruction massive. Le prochain président de la République devra susciter des transformations majeures pour y répondre et entraîner l'Europe dans le même sens. S'il existe un domaine où le libéralisme a failli, c'est bien celui-là. Quant à la Constitution européenne, la première tâche du futur président sera de respecter le vote des Français. Ayant été à l'unisson de nos concitoyens, j'estime avoir une certaine crédibilité pour porter ce changement, c'est-à-dire la réorientation et la relance indispensables de l'Europe. Et j'éprouverai sans doute moins de difficultés que d'autres à convaincre Jean-Pierre Chevènement de faire équipe avec nous.

Et Nicolas Hulot, est-il de gauche ?

Politiquement, il m'a dit qu'il n'avait pas d'engagement. C'est un homme très compétent. Et je serai heureux qu'il exerce de hautes responsabilités à nos côtés.

Vous expliquez parfois vos difficultés en dénonçant "l'idéologie dominante". Qu'entendez-vous par là ?

A droite, et parfois aussi à gauche, beaucoup professent que ce sont le coût du travail et le coût de l'Etat social qui sont les causes de tous nos maux. L'idéologie dominante ne voit donc de salut que dans la baisse de l'un et de l'autre. Je pense plutôt que la source de nos difficultés économiques résulte de la mauvaise spéculation de notre économie et de l'insuffisance de notre effort de formation et de recherche. La solution est alors dans le redéploiement, l'innovation, la formation. C'est ce que l'idéologie dominante appelle mon "archaïsme"...

Dominique Strauss-Kahn se réclame de la social-démocratie. Et vous ?
Je suis tout simplement socialiste ! Beaucoup de sociaux-démocrates estiment que la régulation publique est dépassée et que le contrat doit systématiquement l'emporter sur la loi. Cette approche peut avoir sa valeur dans des pays à fort taux de syndicalisation. Mais en France je vous rappelle qu'il y a moins de 10 % de syndiqués. Tout cela débouche souvent, dans ces pays, sur des coalitions où l'on ne distingue plus sa gauche de sa droite : telle n'est pas mon approche.

Il n'y a pas de mutation au PS ?

Si, le débat interne que nous venons de vivre l'atteste. Le PS s'adapte progressivement au nouvel âge de la démocratie dans lequel nous sommes entrés. Nous devons toujours nous remettre en question pour relever les nouveaux défis, mais nous devons le faire dans la fidélité à nos valeurs.

Ne craignez-vous pas d'apparaître comme le gardien du temple, en l'occurrence celui d'un socialisme qui aurait peu évolué ?

C'est un grand classique du PS de désigner comme archaïque celui avec lequel on a un désaccord. J'ai connu cela avec les débats Rocard-Mitterrand ou Blair-Jospin. Toute la question est de savoir si on opère une modernisation socialiste ou une modernisation sociale libérale ou encore de droite. Regardez ce qui se passe en matière énergétique, avec la panne d'électricité qui a touché plusieurs pays d'Europe. La cause principale est que les entreprises n'ont pas assez investi parce qu'elles se sont entre-dévorées et sont totalement soumises aux impératifs du marché. Voilà où nous conduisent les prétendus "modernes" ! Et bien je suis pour une autre modernité. Une modernisation en cache toujours une autre.

Prenez un autre exemple, la laïcité. On nous dit que cette valeur ne "fait pas moderne" alors que c'est l'inverse et que les guerres, malheureusement nombreuses à travers le monde, sont d'abord des guerres de religion. Moi, je défends les principes laïques, en particulier parce que ce sont des principes de paix. Je souhaite même adosser à la Constitution une charte de la laïcité applicable notamment à l'hôpital.

Cette laïcité réaffirmée est-elle compatible avec une France qui, religieusement, devient beaucoup plus diverse, multiculturelle ?

Elle est d'autant plus nécessaire. Est-ce que la crise de nos banlieues disqualifie la République ? Au contraire ! Cette crise confirme l'actualité de la République, à condition que celle-ci ne devienne pas une République des apparences. Si dans un quartier vous n'avez ni école de qualité, ni logements décents, ni sécurité au quotidien, ni propositions d'emplois, ni lutte contre les discriminations, la République se transforme en une abstraction. Je suis hostile au modèle communautariste - religieux, ethnique ou régional - et j'entends bien, si je suis investi, que ce soit là un des grands débats que j'aurai avec M. Sarkozy, dont la démarche me semble inverse de la mienne.

Vous défendez un Etat fort. N'a-t-il besoin aussi de se réformer ?

Certainement ! Mais tirer comme conclusion, du fait qu'il y a des réformes importantes à opérer et qu'une vraie décentralisation est indispensable, qu'il ne faut pas d'Etat fort, impulsant, équilibrant, ce serait injuste et dangereux. Ne jetons pas le bébé avec l'eau du bain.

Par exemple, il faut abandonner l'idée, si elle existe, qu'enseigner au lycée Henri-IV ou à Aulnay-sous-Bois, revient au même. A Aulnay, il faut un encadrement renforcé qui permette d'être plus près des élèves. Pour l'enseignement supérieur, nous avons besoin de classes préparatoires aux grandes écoles dans les universités elles-mêmes, afin que des étudiants d'Université accèdent aux grandes écoles.

Vous ne supprimez pas les prépas de lycées ?

Non, les deux systèmes peuvent coexister.

Dominique Strauss-Kahn estime que la machine redistributrice mise en place depuis l'après-guerre ne parvient pas à réduire les inégalités et qu'il faut mieux les attaquer à la racine...

La racine, ce sont notamment les bas salaires et l'écart énorme des rémunérations. Il faut d'abord améliorer cet aspect-là. C'est ce que concrètement je propose, quand d'autres disent : "Pour les salaires, on verra."

Vous souhaitez rouvrir le dossier sur l'harmonisation fiscale, sociale en Europe. Quels moyens avez-vous ?

Cette harmonisation vers le haut est décisive, sinon les délocalisations intra-européennes se multiplieront. On devrait établir, par exemple, une fourchette européenne de taux pour l'impôt sur les sociétés et une assiette commune comme pour la TVA. En matière sociale et de rémunération minimum, nous avons aussi besoin de davantage de convergences entre Européens. Tant qu'on n'obtiendra pas de garanties dans ces domaines, je propose de différer tout nouvel élargissement. L'une des grandes erreurs que nous avons commises dans les années 1990, ce fut de ne pas avoir approfondi son fonctionnement avant d'avoir élargi l'Union. Continuons sur cette voie, même avec les meilleures intentions du monde, et nous aboutirons à une Europe diluée, impuissante, dont les peuples s'écarteront. C'est ce que je veux éviter...

Comment comptez-vous convaincre vos partenaires ?

Un exemple, là aussi. Les Allemands attachent beaucoup d'importance aux évolutions qu'ils ont obtenues lors de la négociation du traité constitutionnel concernant les mécanismes de vote et les spécificités du fédéralisme allemand. Nous devons leur faire savoir, nous, notre attachement à un vrai pilotage économique de la zone euro.

Donc vous échangez la double majorité et la séparation des compétences contre la gouvernance économique ?

Ce n'est pas si simple, mais il existe des marges pour une renégociation.

Mettez-vous toujours en cause l'impartialité de François Hollande dans la primaire socialiste ?

Il s'est placé, ou il a été placé, dans une situation délicate. Chacun jugera.

Propos recueillis par Arnaud Leparmentier et Isabelle Mandraud

RAG 34. Lolo34

09:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, lagauche2007, RAG 34

10.11.2006

Le Monde nous publie, France Bleu nous écoute, Midiblogs de chez Midi-Libre nous boude...

Notre blog RAG 34 reconnu au sein de la blogosphère politique connait un "désamour passager" de la part du rédacteur en chef de la plateforme midiblogs. Il est vrai que dans l'Hérault : La Raison a ses raisons que nous n'ignorons pas. Le Monde a puisé dans notre blog cette semaine, pour informer sa rubrique "La campagne heure par heure" la lettre des mandataires héraultais de Laurent Fabius adressée à François Hollande concernant l' organisation "contreversée" du vote pour l'investiture socialiste le 16 novembre prochain dans notre département.

C'est quand la démocratie et l'information objective dans l'Hérault ?
Voir la rubrique : la campagne présidentielle, heure par heure.www.lemonde.fr


RAG 34. Lolo34

23:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, Lettre à Hollande, 2007lagauche, PRS, RAG34

L'organisation du vote à l'investiture socialiste fait débat dans l'Hérault

La visite éclair de Ségolène Royal le 8 novembre à la Mairie de Montpellier s'effectue à un moment où, l'organisation du vote des militants pour la désignation des candidats à l'investiture socialiste le 16 novembre prochain fait débat dans l'Hérault. Nous portons à votre connaissance la lettre adressée à François Hollande à ce sujet par les mandataires de Laurent Fabius.

Dimanche 5 novembre 2006

René REVOL
Mandataire suppléant pour la Fédération de l’Hérault de Laurent Fabius
Au nom également de Kléber MESQUIDA, mandataire titulaire


A François HOLLANDE
Premier secrétaire
A la commission nationale de suivi


Double à Robert NAVARRO,
Premier Secrétaire Fédéral

Objet : Conditions de préparation de la désignation de notre candidat pour l’investiture présidentielle dans la fédération de l’Hérault

Cher(e)s camarades,

Par la présente, je voudrais vous aviser des conditions dans lesquelles le scrutin des 16 et 23 novembre se prépare dans l’Hérault. Aucune des conditions réclamées dans la circulaire nationale n’est respectée :

-aucune commission de suivi départementale n’a été mise en place, à laquelle en tant que mandataire d’un des candidats nous aurions du être convoqués.Le secrétaire fédéral s’est contenté de convoquer le BFA ( ?) le lendemain du vote!

-les coordonnées des secrétaires de section ne nous ont pas été communiquées

-aucune possibilité de consultation du listing électoral par sections nous a été
autorisée ; nous voulions notamment vérifier que de nombreux adhérents nous disent craindre d’être inscrits plusieurs fois.

-aucune réunion débat de sections nous a été communiquée par la Fédération, les seules réunions n’ont été connues que par nos démarches individuelles,

-aucune publication fédérale nous a été proposée,

-le secrétaire fédéral a par ailleurs indiqué dans une circulaire de début octobre que la liste électorale fédérale avait été validée nationalement, alors qu’au même moment la commission nationale nous indiquait le contraire,

-Au conseil fédéral, le secrétaire fédéral (qui présidait la séance avec Georges Frêche pourtant exclu de toutes les instances représentatives du Parti) a indiqué que tous les nouveaux adhérents pourront voter, qu’ils aient été ou non présentés en section, car tous avaient été validés.

-Enfin à ce jour, aucune disposition n’est prise pour qu’on nous communique le 9 novembre (date limite) les lieux où les sections organiseront leur vote.

Dans ces conditions je ne vois pas quel crédit on pourrait accorder à un scrutin où il n’y aurait pas de liste électorale publique et où on ne connaîtrait pas les lieux de vote.Nous demandons une réaction immédiate du premier secrétaire national et de la commission électorale nationale. La mise sous tutelle dans l’urgence de la Fédération de l’Hérault nous paraît être la seule solution pour permettre la tenue régulière du scrutin des 16 et 23 novembre.

René REVOL

RAG 34. Lolo34

19:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, RAG 34

3ème débat PS : Vidéo intégrale

Laurent Fabius : changer l’Europe par la gauche et remettre la France en tête par le socialisme
7 novembre 2006

Retrouvez l’intégralité du troisième débat entre les présidentiables socialistes, consacré à l’Europe, aux questions internationales, à la défense et à l’environnement.

Vidéo du débat



Soucieux de permettre un vrai choix démocratique au sein du Parti socialiste, www.laurent-fabius.net retransmet l’intégralité du troisème débat entre les présidentiables socialistes.

RAG34. Les lolo's 34.

11:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

09.11.2006

Vote des militants du PS: "tout est ouvert", selon Fabius

Laurent Fabius, l'un des trois candidats à l'investiture socialiste pour l'élection présidentielle, juge que "tout est ouvert" à huit jours du vote des militants du PS, dans une interview à paraître dans La Nouvelle République jeudi.

"Je suis confiant et déterminé. Je constate que les choses bougent. Grâce aux débats, ma candidature est soutenue par un nombre croissant de militants. On nous avait dit: "le résultat est acquis, pas la peine de débattre". Or, au fil de la campagne, les différences apparaissent nettement entre les candidats", affirme l'ancien Premier ministre.

Evoquant les sondages qui le placent derrière ses deux concurrents Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, M. Fabius se demande "quel crédit accorder à des enquêtes menées auprès de tout le monde sauf des militants qui vont effectivement voter". "Tout cela participe d'un certain bourrage de crâne", assure-t-il, espérant "que les militants choisiront librement".

Il juge toutefois que l'expérience des primaires internes "s'avère plutôt positive". "Elle montre qu'un parti peut discuter sans se disputer et que trois personnalités de qualité peuvent débattre sans se déchirer. On ne reviendra pas en arrière et c'est tant mieux !", dit-il.

Interrogé sur l'hypothèse d'un accord avec M. Strauss-Kahn lors d'un éventuel second tour, le député de Seine-Maritime affirme: "Chaque chose en son temps. Je souhaite un score élevé au premier tour et gagner au second. Car je pense être le mieux placé pour rassembler la gauche, condition de notre victoire".

RAG 34. Lolo34

08:06 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

08.11.2006

Laurent Fabius estime que sa candidature pourrait dissuader Chevènement

Laurent Fabius a estimé mercredi que sa désignation par les militants socialistes comme candidat du PS à l'Elysée pourrait dissuader Jean-Pierre Chevènement d'entrer en lice.

"Si je suis candidat, il ne le sera pas nécessairement", a déclaré M. Fabius sur Canal+.

Jean-Pierre Chevènement, qui avait obtenu 5,33% des suffrages au premier tour de la présidentielle de 2002, a annoncé lundi qu'il serait candidat à nouveau en 2007.

A huit jours du vote des militants socialistes, Laurent Fabius a "demandé aux socialistes d'être libres, de ne pas subir le bourrage de crâne et l'intoxication".

"Le vote utile sera le vote qui permettra de désigner un président qui changera les choses en France dans le sens des idées socialistes", a-t-il dit.

Alors que sa concurrente Ségolène Royal fait souvent référence à son action à la tête de la région Poitou-Charentes, l'ancien Premier ministre a souligné que "la France n'est pas une grande région". "Présider la France, ce n'est pas présider une addition de régions", a-t-il dit.

Les militants socialistes voteront le 16 novembre, et éventuellement le 23 en cas de deuxième tour, pour départager Laurent Fabius, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Chevènement encore ? Ecoute plutôt la chanson SEGOLANE " Car si elle ne gagne pas , elle dira comme Jospin que c'est la faute à Chevènement..."



RAG 34. Lio et les lolo's 34.

13:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, CHEVENEMENT, FABIUS, SEGOLANE, 2007lagauche, RAG34

07.11.2006

Rénover dans la fidélité demande la suspension d'Arnaud Montebourg

« Rénover dans la fidelité » constate de façon unanime une intolérable dérive de certains camarades qui, en contradiction totale avec les fondamentaux de "Rénover Maitenant" soutenant la 6e République, la démocratie comme moyen et comme fin dans le Parti socialiste et le courant, le respect du vote du peuple de gauche le 29 mai dernier, ne sert qu’à diviser et à nuire à la réputation de notre courant et à la poursuite de la défense de nos idées.

Nous condamnons le déni de démocratie et de camaraderie que constitue la manière dont a été organisée la "consultation" des adhérents de "Rénover Maintenant" en vue d'arrêter la position du conseil d'administration (absence de vote dans trop d'associations, 'consultation' par mail sous couvert de 'rémontée majoritaire', refus du principe démocratique "un adhérent = une voix", etc.).

"Rénover dans la fidélité" prie aimablement, conformément au principe de responsabilité politique que les rénovateurs défendent en toute circonstance, Arnaud Montebourg de bien vouloir remettre sa démission de président délégué.

Dans l’attente, le président délégué est provisoirement suspendu dans ses fonctions jusqu’au prochain conseil d’administration. L’usage du nom « Rénover, maintenant », du logo « Rénover, maintenant » ainsi que l’utilisation du fichier de l’association lui sont retirés. »

http://renoverdanslafidelite.over-blog.com/

Nathanaël Uhl

RAG 34. Lolo34

18:49 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, Rénover dans la Fidélité, MONTEBOURG, RAG 34

Laurent Fabius : Si je suis élu, le numéro deux du gouvernement sera en charge de l’environnement

6 novembre 2006
Laurent Fabius était l’invité des 4 vérités sur France 2.
Laurent Fabius, candidat à l’investiture socialiste pour la présidentielle, a contesté à Ségolène Royal le droit de se dire seule capable de rassembler la gauche du oui et celle du non, alors qu’il est « le seul qui ait voté au référendum comme la majorité des Français et des socialistes ».


Pour lancer la diffusion doubleclicker sur la fenêtre du lecteur dailymotion.

« Parmi mes soutiens il y a des partisans du non et des partisans du oui, comme, par exemple, Gilbert Mitterrand », le fils de l’ancien président, note M. Fabius dans une interview au Progrès daté de lundi.

Pour lui, il y a là « une question de crédibilité ».

« Il me semble que le Président français qui arrivera au conseil des chefs d’Etats et de Gouvernement européens en disant "j’exprime pleinement le vote des Français" aura une crédibilité au moins égale à celui ou à celle qui dirait "personnellement, j’ai trouvé génial le projet de Constitution mais je vous demande désormais de le changer car les Français sont d’un avis différent" », déclare le député de Seine-Maritime.

M. Fabius souligne aussi les différences entre lui, « un socialiste », et ses deux concurrents, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, qui sont dans une démarche « plutôt de type démocrate-sociale et blairiste », et « pas suffisamment volontariste ».

« M. (Nicolas) Sarkozy vient de trouver excellent le slogan de Ségolène Royal en faveur de l’"ordre juste", Dominique Strauss-Kahn, lui, propose une "société de confiance", formule d’Alain Peyrefitte et de Raymond Barre », note M. Fabius.

Il précise des différences de programme, comme sur la réforme des institutions : « République parlementaire nouvelle » pour lui, « régime présidentiel » pour eux.

En outre, alors qu’il est « partisan de faire de l’éducation le premier budget de l’Etat », eux « veulent surtout "dynamiter" notre système scolaire en confiant aux proviseurs le recrutement des enseignants ou en introduisant les chaires privées à l’université ».

M. Fabius se dit aussi favorable à une « réorientation de l’Europe face à la mondialisation », avec « un nouveau traité constitutionnel qui sera soumis à référendum » et « un traité social et fiscal », tandis qu’eux, selon lui, veulent « des projets plus flous ».

Il a expliqué vouloir donner une place beaucoup plus importante à l’environnement dans l’action du gouvernement.

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12:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, effet de serre, réchauchement, NAIROBI, KYOTO, CO2

06.11.2006

Laurent Fabius conteste que Ségolène Royal soit la seule capable de rassembler

Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a contesté à Ségolène Royal le droit de se dire seule capable de rassembler la gauche du oui et celle du non, alors qu'il est «le seul qui ait voté au référendum comme la majorité des Français et des socialistes».

«Parmi mes soutiens il y a des partisans du non et des partisans du oui, comme, par exemple, Gilbert Mitterrand», le fils de l'ancien président, note M. Fabius dans une interview au Progrès daté de lundi.

Pour lui, il y a là «une question de crédibilité».

«Il me semble que le Président français qui arrivera au conseil des chefs d'Etats et de Gouvernement européens en disant "j'exprime pleinement le vote des Français" aura une crédibilité au moins égale à celui ou à celle qui dirait "personnellement, j'ai trouvé génial le projet de Constitution mais je vous demande désormais de le changer car les Français sont d'un avis différent"», déclare le député de Seine-Maritime.

M. Fabius souligne aussi les différences entre lui, «un socialiste», et ses deux concurrents, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, qui sont dans une démarche «plutôt de type démocrate-sociale et blairiste», et «pas suffisamment volontariste».

«M. (Nicolas) Sarkozy vient de trouver excellent le slogan de Ségolène Royal en faveur de l'"ordre juste", Dominique Strauss-Kahn, lui, propose une "société de confiance", formule d'Alain Peyrefitte et de Raymond Barre», note M. Fabius.

Il précise des différences de programme, comme sur la réforme des institutions : «République parlementaire nouvelle» pour lui, «régime présidentiel» pour eux.

En outre, alors qu'il est «partisan de faire de l'éducation le premier budget de l'Etat», eux «veulent surtout "dynamiter" notre système scolaire en confiant aux proviseurs le recrutement des enseignants ou en introduisant les chaires privées à l'université».

M. Fabius se dit aussi favorable à une «réorientation de l'Europe face à la mondialisation», avec «un nouveau traité constitutionnel qui sera soumis à référendum» et «un traité social et fiscal», tandis qu'eux, selon lui, veulent «des projets plus flous».

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09:22 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

05.11.2006

Laurent Fabius à Limoux (Aude) : "La République, c'est d'abord l'égalité sociale"

Pousuivant l'orientation d'une gauche décomplexée, le candidat à l'investiture socialiste affirme que "le social, c'est d'abord le salarial".

Laurent Fabius, candidat à l'investiture PS pour l'élection présidentielle, a affirmé vendredi 3 novembre à Limoux (Aude) qu'avec lui à l'Elysée, "la venue au pouvoir de la gauche, ce sera d'abord une amélioration du pouvoir d'achat".

Devant près de 400 personnes, Laurent Fabius a déclaré que "la république, c'est d'abord l'égalité sociale". "Le socialisme, c'est d'abord le social. Et le social, c'est d'abord le salarial", a-t-il ajouté.

Selon l'ancien Premier ministre, "si la gauche n'est pas capable d'apporter d'abord un mieux pour les salaires et les petites pensions, beaucoup de gens vont être déçus et vont se demander à quoi sert la gauche". Sinon, "il ne faut pas s'étonner que les gens ne se rendent pas aux urnes", a-t-il dit.

"Si vous me choisissez comme candidat, la hausse des salaires et pensions, petits et moyens, ce sera la priorité, la venue au pouvoir de la gauche, ce sera d'abord une amélioration du pouvoir d'achat", a affirmé Laurent Fabius.

"Dire qu'on ne pourra pas le faire est un discours imbibé par les idées de droite", a-t-il ajouté, en demandant que "la gauche soit elle-même".

Défenseur des services publics

Laurent Fabius s'est d'autre part posé en défenseur des services publics, affirmant que s'il est élu, il se "mettrait en travers" du projet de la commission européenne d'ouvrir toutes les activités postales à la concurrence.

"Si je suis élu, je dirai que je refuserai tout élargissement nouveau de l'Union tant qu'il n'y aura pas de directive précise protégeant les services publics et qu'on n'aura pas obtenu des règles d'harmonisation fiscale et sociale" dans l'UE, a-t-il prévenu.

Le député de Seine-Maritime s'est démarqué de Ségolène Royal en estimant que "la France, ce n'est pas simplement une addition de régions". Selon lui, "la diversité est une force et il faut la favoriser, mais l'Etat est nécessaire pour opérer la péréquation, pour l'aménagement du territoire".

Laurent Fabius a affirmé que "la seule façon pour la gauche de gagner, c'est que son candidat s'engage sur une politique de gauche, clairement anti-libérale". "On ne rassemblera pas à gauche sur la suppression de la carte scolaire, sur l'encadrement militaire de ceci ou de cela. Sinon, nous nous exposons à de graves désillusions", a-t-il lancé.

RAG 34. Lolo34

07:18 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34, Primaires PS

04.11.2006

Laurent Fabius : Ma conviction, c’est que l’on ne pourra l’emporter qu’en rassemblant la gauche. Mon combat, c’est pour une gauche d’alternance, à la fois de résistance et de changement.

Interview de Laurent Fabius à l’agence AP. 3 novembre 2006

Croyez-vous pouvoir vous imposer au second tour de la primaire du PS et battre Ségolène Royal, dont certains jugent qu’elle marque le pas ? Quel est votre poids au PS et pesez-vous plus lourd que Dominique Strauss-Kahn que d’aucuns présentent comme le "deuxième homme" ?

La logique d’un vote démocratique, c’est un scrutin à deux tours. Les 16 et 23 novembre prochains, les militants diront ce qu’ils souhaitent, pour les socialistes et pour la France. J’ai confiance. Parce que je suis soutenu par une base solide et mobilisée au sein du parti. Parce que ma candidature prolonge les choix que j’ai portés depuis 2002 - pour la laïcité et le rassemblement de la gauche, contre l’opposition molle et la dérive libérale de l’Europe - et qui garantissent le rassemblement des forces de gauche. Les débats ont commencé à faire bouger les lignes. De nombreux militants se retrouvent dans ces combats, ainsi que dans ma vision du socialisme et du Parti socialiste. Non qu’ils se découvrent subitement « fabiusiens » ! Je ne le leur demande d’ailleurs pas. Mais sur le fondement d’une analyse politique, ils considèrent que l’orientation que j’incarne est la bonne. Cette ligne, c’est celle d’une gauche décomplexée.

A vous entendre, Ségolène Royal serait un clone de Tony Blair, DSK le nouveau Gerhard Schroeder et vous-même l’héritier de François Mitterrand autour d’une ligne de "gauche décomplexée". Qu’est-ce qui vous différencie fondamentalement, selon vous, de vos deux camarades ?

Je n’ai pas attendu 2006 pour me réclamer de la démarchede François Mitterrand. Celui-ci était porteur de deux exigences : le rassemblement de la gauche et le vrai changement. Je m’inscris dans cette filiation. Mes deux camarades possèdent des talents certains mais ils se réclament davantage l’une du blairisme avec régionalisme, l’autre de la social-démocratie classique. Ces choix sont respectables, mais ils ne correspondent ni à notre projet, qui est socialiste, ni au monde d’aujourd’hui, qui est dévoré par le marché et la recherche du profit maximum à court terme. Par exemple, quand des fonds de pension à l’autre bout du monde exigent d’une entreprise et de ses salariés un retour sur investissement de 12 % alors que le carnet de commandes n’augmente pas au-delà de 3 %, il faut autre chose qu’un slogan ou un compromis bienveillant pour inverser la tendance. Il faut une volonté politique et une résistance de la puissance publique. Quand je dis : « augmentation du SMIC de 100 € », on me répond : « les partenaires sociaux en décideront ». Quand je défends l’école publique et laïque, on me rétorque « autonomie de recrutement par les chefs d’établissement » - autrement dit fin du statut national des enseignants - ou « dynamitage des universités » - donc privatisation. Quand je dis Etat fort et efficace face au marché, on me dit « le contrat plutôt que la loi » ou bien « la Région y pourvoira ». Quand je dis « République parlementaire nouvelle », on m’oppose des « jurys de surveillance des élus » ou le « régime présidentiel ». Ma différence, c’est de défendre et d’enrichir notre projet. Ma conviction, c’est que l’on ne pourra l’emporter qu’en rassemblant la gauche. Mon combat, c’est pour une gauche d’alternance, à la fois de résistance et de changement. Le débat maîtrisé que nous avons entre nous commence à lever le voile sur des zones d’ombres. La lumière qui perce au sein du PS est un atout pour mes idées.

Vos deux compétiteurs disent incarner le renouveau. D’autres jugent votre discours "archaïque". Que répondez-vous à ceux qui vous accusent d’être l’homme du "passé" ?

Les mêmes qui me reprochent d’être dans le paysage depuis longtemps expliquent à présent qu’ils jouaient un rôle clef aux côtés de F. Mitterrand dès 1981. Avoir de l’expérience et en tirer toutes les leçons, c’est utile. Parce que j’ai beaucoup réfléchi à ce que nous ont dit nos électeurs le 21 avril 2002, je ne me suis pas trouvé en porte à faux avec eux le 29 mai 2005 lors du référendum européen. Penser, comme c’est mon cas, que nous avons face à nous des défis nouveaux qui appellent des réponses nouvelles, mais sans renier nos fondamentaux de gauche, c’est être non pas archaïque mais moderne. La crise écologique, la mondialisation financière, le capitalisme actionnarial, l’Europe à 27 - ce sont autant de réalités que la social-démocratie n’avait pas prévues. Le blairisme des années 1990 ne permet pas de les affronter. Moi, je suis pour un socialisme des années 2000. Nos propositions ne sont pas archaïques, elles sont volontaristes. Notre projet présente à la fois des mesures immédiates pour répondre à l’urgence sociale et des engagements de long terme pour construire l’avenir. Ce que je trouve archaïque, c’est d’expliquer que l’avenir, ce serait toujours moins de protection sociale, des salaires qui stagnent, des services publics qui régressent, un Etat qui s’efface, une laïcité qui recule, une Europe qui s’élargit indéfiniment sans harmonisation fiscale et sociale. Cela, c’est le 19ème siècle ou le 20ème, pas le 21ème siècle !

Vous n’avez guère ménagé Ségolène Royal. Si elle était investie par les militants le 16 novembre prochain, craignez-vous qu’elle n’ait pas le "cuir" assez "dur", comme dit DSK, pour affronter le candidat de l’UMP et qu’elle s’essouffle en pleine campagne présidentielle ?

Je me refuse à ce genre de commentaires. Ce qui m’importe, c’est la volonté et la ligne politique. La volonté suppose de ne pas dire une chose, puis son contraire le lendemain pour essayer de revenir dans les clous. Quant à la ligne politique souhaitable, à mes yeux elle est claire : pour affronter la droite, le PS doit être solidement ancré à gauche. Qui peut sérieusement penser que l’on triomphera de N. Sarkozy en lui empruntant ses thèmes ?

Vous vous voulez "le" candidat du projet du PS, que vous promettez d’appliquer. Il a parfois été jugé un peu terne et manquant de souffle. Comment comptez-vous lui donner des couleurs un peu plus personnelles ?

Ce projet, avec d’autres, je l’ai inspiré et j’ai contribué à sa rédaction. J’y retrouve donc des idées auxquelles je tiens, comme la revalorisation du pouvoir d’achat, l’amélioration des conditions de logement ou la République parlementaire nouvelle. Aucun de ces trois thèmes ne me paraît terne ! Ma démarche est de l’enrichir. C’est le sens des 7 engagements que j’ai rendus publics dès la fin du mois d’août et que vous trouverez sur mon site Internet [www.laurent-fabius.net].

Quatre exemples.

1) Notre projet propose de porter le SMIC à 1500 € avant la fin de la législature. Je m’engage à l’augmenter de 100€ dès l’été 2007.

2) En matière de logement, notre projet veut renforcer la mixité sociale. Je propose par conséquent de donner au Préfet un pouvoir de substitution aux maires dans les communes anti-mixité sociale - en général dirigées par des équipes de droite.

3) Notre projet insiste sur l’écologie : je propose que le Ministre en charge de l’écologie soit le numéro 2 du prochain gouvernement et qu’une loi-programme écologique fixe sur 5 ans nos objectifs chiffrés dans ce domaine.

4) Enfin, en matière institutionnelle, notre projet souhaite une profonde réforme des institutions. Je m’engage à consulter le peuple dès septembre 2007 par référendum pour mettre en œuvre cette République parlementaire nouvelle.

Le projet du PS, dont vous vous faites le champion, coûterait selon les estimations du parti 49 milliards d’euros sur cinq ans. Vous l’avez vous-même enrichi en proposant par exemple de faire couvrir par la "Sécu" la dépendance des personnes âgées et handicapées. Le PS a admis qu’il faudrait revenir sur les baisses d’impôt votées par la droite et vous avez reconnu que les Français devraient faire des efforts. Lesquels ?

Nous avons pris soin de chiffrer nos propositions et de préciser comment nous les financerons. Contrairement à la droite et dans la fidélité à la démarche que nous avions engagée avec Lionel Jospin, nous souhaitons maîtriser notre niveau d’endettement lors du prochain quinquennat. L’apport de la croissance sera évidemment décisif. Il faudra aussi revenir sur les baisses d’impôts injustes de la droite : ce sera l’objet du collectif budgétaire de l’été 2007. Je propose, en outre, de dégager des marges de manœuvre en revenant sur les allégements de charges - largement inutiles - actuellement accordés aux plus grandes entreprises. Sans baisser la garde, il faudra remettre à plat nos dépenses militaires et européaniser davantage nos équipements. S’agissant des efforts, je pense que les grandes entreprises bénéficiaires et les plus hauts revenus devront être sollicités. En tous les cas, pas question de suivre la méthode Chirac-Raffarin-Villepin-Sarkozy : demander tous les sacrifices aux foyers modestes et multiplier les cadeaux pour les plus aisés. Je veux une France forte et solidaire.Forte parce que solidaire. Chacun devra y contribuer.

Les principales propositions de Laurent Fabius
Voici un inventaire des principales propositions de Laurent Fabius, qui "enrichissent" le projet du PS. L’ancien Premier ministre se veut le candidat "du pouvoir d’achat" et d’une "gauche décomplexée" pour "une France forte et solidaire".

ECONOMIE ET SOCIAL
- pouvoir d’achat : augmenter le Smic de 100 euros dès l’été 2007 et réunir une "conférence nationale" pour diffuser cette hausse aux petits et moyens salaires
- 35 heures : les "généraliser" et "rétablir" la majoration des heures supplémentaires
- entreprises : suppression progressive des exonérations de cotisations pour les entreprises de plus de 500 salariés. Instituer le "principe délocalisateur-payeur" : une entreprise qui délocalise devra rembourser les aides publiques et continuer à payer la taxe professionnelle pendant trois ans. Suppression des avantages fiscaux des stock-options dans les entreprises de plus de cinq ans
- fiscalité : loi de finances rectificative en juillet pour "revenir sur les baisses d’impôts injustes de la droite"
- énergie : renationaliser EDF et le rapprocher de GDF
- recherche : augmenter le budget de 10% par an
- armée : "remise à plat" des dépenses militaires
- retraites : fixer "un niveau de retraite minimum" s’approchant du Smic
- santé : suppression du jour férié non payé et création à terme d’une cinquième branche de la "Sécu" pour couvrir la dépendance des personnes âgées et handicapées

QUESTIONS DE SOCIETE
- banlieues : réunir dès l’automne 2007 des "états généraux de la jeunesse et des quartiers". Mettre en oeuvre des "pactes de solidarité urbaine" entre l’Etat et les quartiers difficiles
- sécurité : rétablir la police de proximité. Créer un conseil de sécurité intérieure présidé par le Premier ministre, décliné au niveau local. "Etablissements éducatifs spéciaux" pour les adolescents "en grande difficulté", "séjour de rupture en centres éducatifs" et "mesures de réparation" en alternative à la prison
- immigration : régularisation "large mais pas aveugle" des sans-papiers
- éducation : soutien scolaire après la classe et "place accrue" à l’éducation physique et artistique. Augmenter les moyens des ZEP. "Améliorer" la carte scolaire pour "casser les ghettos scolaires"
- logement : les préfets pourront se "substituer" aux maires qui refusent de construire des logements sociaux. Avancer vers "le droit opposable au logement". Limiter la hausse des loyers à celle de l’inflation
- homosexualité : légaliser le mariage et l’adoption par les couples homosexuels même s’il "faudra en convaincre l’opinion"
- environnement : "loi de programmation sur cinq ans" fixant des "objectifs précis" sur les économies d’énergie, énergies renouvelables ou économies d’eau, votée en début de législature. Le numéro deux du gouvernement serait "ministre d’Etat chargé du Développement durable"

INSTITUTIONS
- "nouvelle République parlementaire" : référendum en septembre pour mettre en oeuvre le droit de vote aux étrangers aux élections locales, la parité au sein du gouvernement et la responsabilité pénale du chef de l’Etat. La Constitution rendrait obligatoire la saisine des partenaires sociaux avant toute loi sur le droit du travail ou la "Sécu"
- laïcité : il promet d’être "un président laïc" qui "refusera de toucher" à la loi de 1905 sur la séparation de l’Eglise et de l’Etat

EUROPE
- subordonner "tout nouvel élargissement" à l’adoption d’un "traité d’harmonisation sociale et fiscale" pour éviter les délocalisations et d’une directive européenne sur les services publics
- soumettre à référendum une nouvelle Constitution "plus courte", "lisible par tous" et "recentrée sur les valeurs et les institutions"
- services publics : moratoire européen sur l’ouverture à la concurrence du marché de l’énergie, prévue au 1er juillet pour les particuliers. Refus de la directive européenne sur la privatisation de l’activité postale.

RAG 34. Lolo34.

09:56 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, lagauche2007, RAG 34

03.11.2006

Vidéocast de Laurent Fabius sur son blog : Laurent Fabius répond aux questions posées par les internautes.

Au cours d'un dialogue avec Laurence Rossignol et Sophia Chikirou, j'ai répondu aux principales questions que vous m'avez posées depuis lundi. Je vous remercie d'avoir répondu nombreux à cette proposition de dialogue par vidéo interposée. Je précise que la vidéo est filmée depuis mon bureau de l'Assembleé Nationale.



doubleclickez sur la fenêtre du lecteur Dailymotion pour lancer la diffusion

Voici ce "vidéocast":

Vous trouverez mes réponses à vos questions sur l'augmentation du SMIC, les retraites, la lutte contre les délocalisations, la relance de l'Europe, la République parlementaire nouvelle, et sur la campagne pour la désignation.
Quelques citations :

Constitution européenne : « pour la renégociation, celui qui a été en écho avec le peuple français aura une crédibilité plus forte qui celui qui a expliqué pendant huit mois que la Constitution était merveilleuse. »

Démocratie participative : « on n’a pas à jeter la suspicion sur les élus. S’ils font leur travail, on les réélit. S’ils ne font pas leur travail, c’est au suffrage universel de les sanctionner. »

Gagner en 2007 : « On ne peut gagner qu’avec le rassemblement de la gauche. Et on ne peut rassembler la gauche que sur des positions authentiquement de gauche. Ce n’est pas sur la suppression de la carte scolaire, le dynamitage des universités ou le refus de renationaliser EDF que tu vas rassembler la gauche. »

« Le problème pour moi, c’est d’être investi par le Parti socialiste. Mais une fois que je serai investi, je pense être beaucoup mieux capable que mes camarades de rassembler la gauche. »

Campagne interne :

« François Hollande m’amuse. Je crois qu’il n’y a que lui qui s’imagine qu’il est impartial. Il me fait penser à un arbitre qui suit un match entre les bleus et les verts et qui dit à la 72ème minute, ‘maintenant, je vais jouer avec les verts’. »

« Il faut que les militants socialistes se sentent libres. Il ne faut pas qu’ils se disent « qu’est-ce que la SOFRES nous recommande de voter ». Qu’est-ce que, eux, ils veulent ? Si les militants socialistes sont profondément ancrés à gauche - ce que je crois - et soutiennent le projet socialiste, c’est incontestablement ma candidature qui porte cela. Je leur demande simplement d’être libres. »

Il faut revendiquer une « gauche décomplexée » parce que « souvent la droite donne des complexes à la gauche ». Elle arrive à faire passer pour des « réformes courageuses » des réformes qui ne sont qu’une destruction de notre modèle social.

« J’adore les meetings. [..] C’est d’ailleurs pour cela, paraît-il, que l’on a refusé que les débats régionaux soient télévisés. Il avait eu le meeting de Lens, où j’avais fait un tabac. » Résultat, « plus jamais ça » a dit la direction du Parti socialiste.

Le premier débat télévisé : "c’était la télévision avant l’ère khroutchchevienne "

RAG 34. Ann et les lolo's 34

19:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

Didier Codorniou : "Le sens de mon engagement pour Laurent Fabius"

1979, Yves MALQUIER, Patrick SALAS, Guy COLOMINE et Didier CODORNIOU (de gauche à droite)
représenteront les couleurs "orange et noir" dans l'équipe de France en tournée en Nouvelle Zélande. Le 14 juillet, Patrick et Didier feront partie du XV tricolore vainqueur pour la première fois des All-Blacks chez eux à Auckland. Historique !


Ancien international de rugby, Didier Codorniou est maire de Gruissan, et conseiller régional du Languedoc-Roussillon.
1987:collège 1/2 finaliste UNSS à Lille.Quelques joueurs avec leurs parrains Didier Codorniou - Jo Maso et J. Pierre Durrieux.



Toute ma vie est structurée autour de valeurs incontournables : l'amitié, la fidélité, la solidarité, l'exemplarité, le respect et la morale. Ces valeurs ont fondé mon engagement politique pour François Mitterrand, dès l'automne 1980. Ces valeurs, je les porte comme élu depuis 2001.

Je crois, moi aussi, que le politique doit apporter la « preuve par l'exemple » dans un contexte général d'incompréhension de la population vis-à-vis des élus. Aussi, j'attache une grande importance au pouvoir de l'exemple. Le 27 octobre 2005, Laurent Fabius m'a fait l'honneur de venir à Gruissan. J'ai pu mesurer alors, avec les interventions de bienvenue, le lien fort qui unit Laurent Fabius au département de l'Aude. Chacune et chacun a pu mesurer la justesse de son choix (à rebours des études d'opinion) lors du référendum sur la Constitution Européenne.

Pour ma part, j'avais clôturé mon intervention sur ces phrases :
« Laurent, tu as la stature d'un homme d'Etat. Nous sommes en quête d'une identité forte, nous sommes en quête d'une espérance pour le peuple de gauche. Oui, mais dans un Parti Socialiste uni et solidaire. Oui, mais dans une Gauche rassemblée. Laurent, nous comptons sur toi pour nous aider à y parvenir. »

Aujourd'hui, ces phrases restent d'actualité.

Toutes celles et tous ceux pour qui les mots ont un sens ne seront pas surpris de mon engagement en faveur de Laurent Fabius

Allez les petits !

RAG 34.Les lolo's 34.

18:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, Didier CODORNIOU, 2007lagauche, RAG 34

RDV avec Laurent Fabius ce soir 18h30 à Limoux (AUDE)

Cher(e)s ami(e)s et camarades,

Rendez-vous avec Laurent à 18 h30 ce soir vendredi 3 novembre, salle de l'Elysée à Limoux dans l'Aude.

RAG 34. Les lolo's 34.

15:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius : “La démocratie jusqu’au bout”


L’Hebdo des socialistes du 4 novembre présente les propositions des trois candidats à l’investiture sur en matière de démocratie et d’institutions. Retrouvez l’analyse de Laurent Fabius et ses réponses à cinq questions de militants tirées au sort.

Chère camarade, cher camarade,

Al’évidence, notre pays connaît une crise politique profonde. Ces dernières années, les secousses se sont intensifiées, plus fréquentes et plus violentes : choc massif du 21 avril 2002, abstention en hausse, montée des extrêmes, crise du CPE. La démocratie devient précaire.

Pour répondre à cette crise, je propose, avec le projet socialiste, une approche globale. Impossible de se contenter de rustines ou de propositions gadgets dont le résultat est de creuser le sentiment antipolitique ambiant, non de le résorber. Notre but doit être différent, à la fois plus clair et plus volontaire : je veux donner de nouveaux droits aux citoyens et mieux équilibrer les pouvoirs. Ces changements de grande ampleur devront être soumis à référendum dès septembre 2007.

1) Fonder une République parlementaire nouvelle. Au sein de notre Parti, nous avons beaucoup débattu des réformes démocratiques à mener. Certains ont prétendu que ce n’était pas une question majeure. D’autres ont plaidé pour un régime plus présidentiel. Ma position n’a pas varié : il n’y aura de vrai changement institutionnel que si nous fondons une République parlementaire nouvelle. C’est le choix de notre projet. Je regrette que les divers candidats, s’ils le revendiquent devant les militants, continuent souvent de proposer d’autres orientations à l’extérieur.
Cette République parlementaire introduira un nouvel équilibre des pouvoirs entre le Président de la République, le Premier ministre et le Parlement. Le chef de l’Etat ne nommera plus les membres du Conseil constitutionnel, ni ceux du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (démocratie médiatique). Il ne présidera plus le Conseil Supérieur de la Magistrature (indépendance de la magistrature). Il sera pénalement et politiquement responsable. Il rendra des comptes à la Nation – pas seulement une fois l’an à l’occasion du 14 juillet ! Il sera garant du long terme et du pacte républicain. Il demandera au gouvernement d’agir pour faire face à l’urgence sociale et pour préparer l’avenir. Le Premier ministre sera le capitaine de l’équipe en charge de l’action au quotidien et il engagera chaque année sa responsabilité devant le Parlement. Le gouvernement sera paritaire et comportera un n° 2, ministre d’État en charge de l’environnement. Les droits du Parlement seront renforcés : suppression du « domaine réservé » et du 49-3, reconnaissance d’un statut à l’opposition, rôle accru des commissions d’enquêtes, etc. Une dose de proportionnelle sera introduite et le cumul des mandats sera interdit. Ces avancées devront être prolongées par une politique européenne plus démocratique. Lors de la renégociation du nouveau Traité constitutionnel, j’agirai notamment pour obtenir de nos partenaires que le Parlement européen soit associé à la définition des objectifs de l’Union en matière de politique économique, commerciale et monétaire.

2) Mettre au premier plan la démocratie sociale. Afin que des coups de force tels que le CPE ne se reproduisent plus, je propose de rendre obligatoire, dans la Constitution, la consultation des partenaires sociaux avant la présentation au Parlement de toute réforme du portant sur les principes fondamentaux du code du travail ou de la Sécurité sociale. Le syndicalisme et la négociation s’en trouveront renforcés. La représentativité des syndicats sera fondée sur leurs résultats électoraux. Le principe majoritaire s’appliquera désormais pour les accords sociaux.

3) Bâtir une vraie démocratie territoriale, alors qu’elle a été fragilisée par la pseudodécentralisation Raffarin-Villepin-Sarkozy. Les responsabilités ont besoin d’être simplifiées pour que les citoyens sachent quelle collectivité fait quoi (la commune, c’est la proximité ; l’intercommunalité, les services publics locaux ; le département, les solidarités ; la région, le développement économique). La péréquation sera renforcée par l’État qui, à mes yeux, doit rester le garant de l’égalité entre les territoires. Les élus bénéficieront – enfin ! – d’un vrai statut et il ne sera pas question pour moi de laisser se mettre en place des « jurys de surveillance des élus » à côté du suffrage universel ou contre lui. Je refuse la précarisation des territoires et des élus locaux.

4) Agir pour une démocratie citoyenne. Par des avancées concrètes et non des slogans ambigus. Le droit de vote aux élections locales pour les étrangers qui résident régulièrement en France depuis plus de 5 ans sera reconnu. J’ouvrirai la possibilité de lois d’initiative citoyenne et permettrai la saisine directe du Conseil constitutionnel. Nous développerons la participation citoyenne partout où elle est possible et utile (budgets participatifs, conseils d’usagers des services publics, droit de pétition, assemblées de circonscription, comptes rendus de mandats…). La comptabilisation du vote blanc sera retenue. Le rôle et le financement des associations seront consacrés, car elles restent le moyen privilégié pour les citoyens d’exprimer leur engagement civique.
Pour moi, il ne peut y avoir de vraie démocratie sans laïcité, c’est-à-dire sans respect de la neutralité de l’espace public. Laïcité, République, démocratie : pour un président socialiste de la République, cela constiue un tout, essentiel.

Lire les réponses de Laurent Fabius à 5 questions de militants tirées au sort

RAG 34. Les lolo's 34.

08:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, Parti socialiste, RAG 34

Ils soutiennent la candidature de Laurent Fabius



Benoît Hamon, Gilbert Mitterrand, Jacques Généreux, Eric Halphen, Marc Dolez, Michaël Moglia, Martin Malvy... de nombreuses personnalités socialistes et de gauche apportent leur soutien à la candidature de Laurent Fabius.

Tous les soutiens de Laurent Fabius sur www.2007lagauche.fr

Benoît Hamon A consulter : Lettre ouverte aux amis que je conserve à Rénover Maintenant

Gilbert Mitterrand A consulter : témoignage de soutien

Jacques Généreux A consulter : « Qui peut faire gagner la gauche en 2007 ? »

Eric Halphen A consulter : "Je préfère de loin la candidature de Laurent Fabius"

Marc Dolez A consulter : « Nous pensons que Laurent Fabius est celui qui a le mieux tiré les leçons du 21 avril 2002 »

Michaël Moglia A consulter : Trois questions à Michaël Moglia

Pierre Juquin A consulter : "Pour moi, c’est Fabius !"

Martin Malvy A consulter : "Il est fiable et solide"

Stéphane Delpeyrat A consulter : Laurent Fabius est « le seul candidat qui a tiré les leçons du 21 avril »

Pascal Cherki A consulter : Le 16 novembre, je voterai Laurent Fabius !

Michel Charasse A consulter : « La démocratie est fragile et doit rester à l’abri des gadgets »

Françoise Castex A consulter : "Je fais le choix d’une vision d’avenir pour la France et pour l’Europe : je fais le choix de Laurent Fabius."

A consulter aussi :
L’appel des 63 parlementaires qui soutiennent Laurent Fabius
L’appel des membres de Renover maintenant qui soutiennent Laurent Fabius

Henri Weber A consulter : Trois questions à Henri Weber

Marie-Noëlle Lienemann A consulter : « Il y a besoin de rassembler la gauche pour gagner »

Jean-Luc Mélenchon A consulter : Trois questions à Jean-Luc Mélenchon

Alain Vidalies A consulter : « Un choix de raison et de cohérence »

André Laignel A consulter : Trois questions à André Laignel

Jean-Claude Perez A consulter : Trois questions à Jean-Claude Perez

Claude Bartolone A consulter : Trois questions à Claude Bartolone

Pascal Popelin A consulter : Trois questions à Pascal Popelin

Yves Rome A consulter : « Il y a une ligne politique derrière Laurent Fabius »

Philippe Esnol A consulter : Trois questions à Philippe Esnol

Christian Bourquin A consulter : Trois questions à Christian Bourquin

Marianne Louis A consulter : Trois questions à Marianne Louis

Jean-Francis Dauriac A consulter : Trois questions à Jean-Francis Dauriac

Laurence Rossignol A consulter : Laurence Rossignol : Que peuvent attendre les femmes de 2007 ?

Pierre Castagnou A consulter : Trois questions à Pierre Castagnou

Pierre Aidenbaum A consulter : Trois questions à Pierre Aidenbaum

Tous les soutiens de Laurent Fabius sur www.2007lagauche.fr

Consulter la page web sur le site de Laurent Fabius

RAG 34. Lolo34

07:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

01.11.2006

Les 10000 premiers signataires du comité de soutien

Consultez la liste des 10000 premiers signataires du comité de soutien à la candidature de Laurent Fabius.





• De ABAD à AZZOUZ, cliquer ici

• De BA à BYCZKEK, cliquer ici

• De CAABI à CZARNECKI, cliquer ici

• De DA COSTA à DUZER, cliquer ici

• De EBERHARDT à FUZEAU, cliquer ici

• De GABOREAU à GWES, cliquer ici

• De HABAS à KYVEL, cliquer ici

• De L’AZOU à LYPS, cliquer ici

• De MABILLE à MZOUGHI, cliquer ici

• De NAASSILA à OZKUL, cliquer ici

• De PACARY à QUIOT, cliquer ici

• De RAAB à RUSTALET, cliquer ici

• De SAADI à SZONYI, cliquer ici

• De TABANOU à UTHURRY, cliquer ici

• De VACCA à VUILLEMOT, cliquer ici

• De WAGENFUHRER à ZYTNICKI, cliquer ici

Contacts : Les comités de soutien locaux


RASSEMBLER A GAUCHE 34. Lolo 34 et les lolo's 34.

16:34 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34, FABIUS, soutien à Laurent FABIUS

31.10.2006

Laurent Fabius : "Je revendique une gauche décomplexée"

(Lyon Capitale - 31 octobre 2006)
Ségolène Royal semble toujours la favorite et Dominique Strauss-Kahn son challenger. Croyez-vous toujours pouvoir vous imposer ?

Bien sûr ! Est en train de se former autour de ma candidature un vaste rassemblement de militants de sensibilités diverses qui souhaitent que notre candidat défende vraiment le projet socialiste et s’engage pour une alternative politique claire à la mondialisation libérale en tirant toutes les leçons de l’expérience. Les débats commencent à briser le bruit médiatique et l’enfumage sondagier. La gauche, c’est la liberté de penser, pas le bourrage de crâne ! Un an avant l’élection de 1981, François Mitterrand - j’étais alors son jeune collaborateur - n’était pas en tête dans les enquêtes d’opinion. Mais il a tenu bon et défendu ses convictions. J’en fais de même et j’ai bon espoir de gagner.

Vous avez été le plus pugnace lors du dernier débat. Très Mitterrandien. Mais vous semblez incarner un Président “à l’ancienne”, alors que Royal et DSK semblent plus “modernes”...

N’est-ce pas plutôt l’inverse ? Elire un président, c’est choisir une personnalité, mais c’est avant tout vouloir un projet politique.Or, le projet que je défends est le seul à dire pourquoi et comment relever les défis du futur, défi écologique, celui de l’éducation, celui de l’allongement de la durée de la vie, celui de la relance et de la réorientation européenne. Si je suis élu, je proposerai une République parlementaire nouvelle. Mes deux camarades ont une vision nettement plus présidentialiste. Même relooké « moderne », un monarque à l’Elysée reste un monarque... A mes yeux, le Président doit cesser d’être le dirigeant irresponsable qu’il est aujourd’hui, exprimer le long terme, défendre les valeurs républicaines, ne pas court-circuiter le Parlement et le Premier ministre. Il doit savoir anticiper, résister, connaître et aimer la France et les Français. C’est mon cas. Et c’est tout à fait moderne.

Peut on dire que Royal, c’est la participation, DSK la négociation et vous la loi ?

Ce serait une caricature ! Je crois à la démocratie participative, à condition qu’elle soit au service des citoyens et pas une simple opération de communication. Je crois aussi au contrat - je l’ai d’ailleurs souvent pratiqué dans les fonctions que j’ai occupées. Mais par expérience, je sais que la loi peut protéger et l’absence de loi asservir. C’est une vision superficielle de la société de penser que, parce qu’on va asseoir les syndicats et le Medef face à face, les salaires vont augmenter comme par enchantement. S’il n’y a pas un gouvernement de gauche qui avance des objectifs et utilise les instruments à sa disposition, rien de positif ne se passera pour les salariés, ni pour les petits entrepreneurs d’ailleurs. Avec la mondialisation financière et une société minée par la précarité, plus que jamais l’impulsion et le cap doivent venir du politique !

À plusieurs reprises, vous avez accusé Ségolène Royal de "faire le lit de l’extrême-droite". La trouvez-vous dangereuse ?

Nous sommes tous membres du PS et je veille à ne pas attaquer mes compétiteurs. Plutôt que de chercher à développer un contre-projet au moyen d’un concours Lépine des idées choc, parfois peu réalistes, parfois inefficaces, pour moi l’idée la plus nouvelle, c’est d’appliquer le projet socialiste qui seul peut rassembler la gauche, rassemblement qui conditionne la victoire. Les militants n’ont pas voté pour une copie du programme de Tony Blair... Et quand ces idées ont été présentées au congrès du PS, elles ont fait 2 % !

Les idées de Ségolène Royal sur les camps militaires ou les jurys populaires marquent-elles un point de rupture par rapport aux valeurs de gauche ?

Je doute que ces positions permettent de rassembler la gauche. Ne relèvent-elles pas surtout d’une stratégie de communication ? Il s’agit, après un sondage et avant un débat télévisé, de rendre publique une idée pour susciter une controverse dans l’opinion. Si ça accroche on continue, si ça décroche on fait marche arrière et on change de thème. L’encadrement militaire des primo-délinquants devient un encadrement humanitaire. Vous croyez que l’armée a les moyens d’encadrer 48 000 jeunes ! Quant au Conseil des ministres, si vous le rendez public, vous en faites une scène médiatique, c’est-à-dire le contraire de ce qu’il doit être : un lieu de travail et de délibération.

Ségolène Royal a l’argument d’être une femme...

C’est incontestable ! Je suis à 100 % pour que les femmes aient un rôle beaucoup plus important notamment en politique et je crois être le seul à avoir proposé que le gouvernement soit strictement égalitaire entre les femmes et les hommes. Mais je ne crois pas que l’on détermine son vote uniquement en fonction du sexe.

En quoi êtes-vous meilleur pour battre Nicolas Sarkozy, lui aussi très fort pour susciter le débat ?

Je le battrai en me situant sur les terrains concrets de préoccupation de l’électorat populaire et des couches moyennes : le pouvoir d’achat, le logement, l’éducation, la santé, les services publics - dont la sécurité fait partie. En répondant aussi aux grands problèmes qui sont devant nous.

Sous Jospin, vous étiez perçu comme un Tony Blair français. Comment croire à votre revirement antilibéral ?

Après le séisme du 21 avril 2002, après Le Pen au 2ème tour de la présidentielle, après les bouleversements de la mondialisation financière, après les gravissimes menaces écologiques, si vous n’adaptez pas votre logiciel, c’est que vous vivez sur la planète Mars ! Je garde les valeurs qui ont toujours été les miennes, mais sur certaines solutions, j’ai évolué, je l’assume, et je ne crois pas un instant qu’on puisse arriver à redonner une perspective de progrès avec une vision tiède de la gauche. Le discours de gauche est régulièrement dénigré comme étant « archa ïque », comme si les valeurs de gauche étaient d’un autre temps. Des mesures rétrogrades deviennent des « remises en cause courageuses » ! Et bien, moi, j’appelle un chat un chat. Je revendique une gauche décomplexée.

On a le sentiment que des passerelles se créent entre vous et DSK. Y aura-t-il un accord de désistement ?

J’apprécie ses qualités, mais il y a aussi des points de divergences. Je pense que la gauche doit porter un changement plus important que la « social-démocratie » à l’ancienne. Quelle est la réponse social-démocrate à la mondialisation ? La transformation ou la résignation. A ce stade du débat, on ne sait pas vraiment.

Alors que les Allemands ont décidé de passer l’âge de la retraite de 65 à 67 ans, le PS veut la maintenir à 60 ans. N’est-ce pas irresponsable ?

Ce droit doit être maintenu, mais le système actuel n’est pas financé et il est injuste. La loi Fillon aboutit à des pensions trop faibles, en particulier pour les femmes qui ont accompli des carrières courtes. Il faudra trouver de nouvelles recettes, tenir compte de la pénibilité et fixer une retraite minimum. Tout cela demandera une vaste négociation. Nous devrons ouvrir cette discussion rapidement.

Des entreprises chinoises rachètent des pans de notre industrie, comme Rhodia à Lyon. Faut-il s’inquiéter du développement de la Chine, ou se réjouir de le voir sortir du tiers-monde ?

Les deux ! Mais le problème, c’est l’absurdité de la politique européenne de concurrence. Et la faiblesse de notre politique commerciale, industrielle, monétaire et de recherche. Lorsque les États-Unis n’ont pas voulu que les chinois achètent une de leur société pétrolière, ils l’ont empêché. Lorsqu’ils souhaitent être offensifs, ils le sont. En Europe, on tergiverse. Je veux que l’Europe propose une autre perspective de développement où l’humain passe avant le marché. Je veux que l’Europe soit généreuse et ouverte, je ne veux pas qu’elle soit offerte.

Si vous étiez Président, à quel pays réserveriez vous votre première visite officielle ?
L’Allemagne d’abord, pour la relance de l’Europe. Et ensuite l’Afrique noire, parce que la question du développement est une question majeure et qu’il faudra en finir avec ce qu’on appelle la “France-Afrique”. Je connais bien les africains et je les aime. La France doit être à l’avant-garde pour les aider à développer leurs projets et leur continent.

RAG 34. Lolo34

08:08 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

30.10.2006

Laurent Fabius au Grand Jury RTL : vidéo et son

Laurent Fabius était hier l'invité du Grand Jury RTL-LCI-Le Figaro. Retrouvez ici la vidéo et le son de son interview.


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RAG 34. Les lolo's 34.

16:18 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

17 conseillères régionales et conseillers régionaux d'Ile-de-France apportent leur soutien à Laurent Fabius

Pour une Ile-de-France forte et solidaire, forte parce que solidaire, nous votons Laurent Fabius.
17 conseillères régionales et conseillers régionaux d'Ile-de-France apportent leur soutien à Laurent Fabius

Les 16 et 23 novembre, les militants socialistes désigneront leur candidat pour l’élection présidentielle. Nous, conseillères régionales et conseillers régionaux socialistes d’Ile-de-France apportons sans réserve notre soutien à Laurent Fabius et appelons tous les socialistes franciliens à soutenir sa candidature.

Face à une droite de démolition sociale, il faut une gauche de combat. La gauche ne reviendra au pouvoir qu’en se rassemblant. Ce rassemblement ne peut se faire qu’autour du Parti socialiste et sur une ligne de gauche. Laurent Fabius est le seul à porter cette ligne. Il est bien le seul à avoir tiré les leçons du 21 avril. Il est le seul, parmi les trois candidats du PS, à avoir anticipé et soutenu le vote des Français pour le référendum du 29 mai 2005.

En proposant une vision pour notre pays, un projet pour la France et l’Europe, des propositions concrètes pour les français, nous savons que Laurent Fabius est le seul à pouvoir redonner un espoir à celles et ceux qui souffrent de la politique menée par le gouvernement, qui ont besoin des socialistes pour voir leur quotidien s’améliorer.

Elu(e)s socialistes d’Ile-de-France, venu(e)s de motions différentes, nous constatons en effet chaque jour le besoin de mettre en application rapidement les engagements proposés par Laurent Fabius comme la nécessité économique et sociale de l’augmentation du pouvoir d’achat et le droit effectif au logement. Nous constatons également l’urgente nécessité de construire l’avenir par une écologie active, un soutien véritable à la jeunesse, aux étudiants et à la recherche. Pour cela, nous avons besoin d’un Etat fort et volontaire aux cotés de nos Régions pour répondre aux besoins exprimés par les françaises et les français. 2007 sera l’élection du changement.

Pour une Ile-de-France forte et solidaire, forte parce que solidaire, nous votons Laurent Fabius.

Premiers signataires :

Serge Mery (93), Vice-président aux Transports • Elisabeth Gourevitch (92), Vice-présidente en charge des lycées et des politiques éducatives • Emmanuel Maurel (95) • Celine Baumel (78) • Maurice Lobry (92) • Marianne Louis (91) • Daniel Goldberg (93) • Pascale Le Néouannic (92) • Olivier Thomas (91) • Michèle Valladon (78) • Philippe Kaltenbach (92) • Nadia Brahimi (94) • Janine Maurice-Bellay (93) • Martine Legrand (93) • Dominique Lafon (92) • Geneviève Wortham (77) • Charlotte Brun (95) ancienne présidente du MJS

RAG 34. Les lolo's 34

07:54 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

29.10.2006

Questions de société : les réponses de Laurent Fabius

Retrouvez ici les réponses de Laurent Fabius aux questions portant sur les questions de société posées par cinq militants socialistes tirés au sort par l'Hebdo des socialistes.

Laurent CHÉNO (Paris)

L’action des associations, le mariage de Bègles, les débats du Congrès, la discussion du Projet, ont permis le débat à propos de l’ouverture du mariage et de l’adoption pour les couples de même sexe. Le Projet a acté cette double ouverture. T’engages-tu à mettre en oeuvre sans délai ces deux réformes ?

Oui. Voilà en effet un engagement qui appartient à ces grandes avancées de société dont la gauche doit être porteuse. En 1981, nous avons dépénalisé l’homosexualité. En 1997, nous avons fait le PACS. La prochaine étape, c’est l’ouverture du mariage et de l’adoption aux couples de même sexe. Cela fait longtemps que, pour ma part, je soutiens cette position. Je m’étais exprimé dans le magazine Têtu à ce sujet dès 2003.

Cette évolution, déjà en oeuvre dans de nombreux pays d’Europe, nous la construirons avec la société et non pas contre elle. Avec des principes clairs. Le mariage homosexuel engage deux personnes adultes. Pour ce qui est de l’adoption, je considère qu’elle doit être ouverte à tous, dès lors qu’elle est la rencontre entre un projet parental et un enfant que les circonstances de la vie ont privé de famille. Ce qui, à mon sens, exclut toute convention ou transaction commerciale visant à mettre des enfants au monde à cet effet. Le droit à l’enfant ne peut pas s’accommoder de la marchandisation du corps.

Philippe FOLIOT (Bouches-du-Rhône)

Comment comptes tu intégrer l’écologie dans ton action politique pour qu’elle n’apparaisse pas comme un gadget mais comme une composante essentielle de ton action ?

Pour l’homme et pour la planète, la question écologique est désormais un enjeu de survie. Je me suis engagé de longue date pour la « social-écologie » et pour une écologie active. Si je suis investi et élu, je conduirai ce combat avec la plus grande détermination.

Le ministre en charge de l’écologie sera le numéro 2 du gouvernement : il disposera de larges pouvoirs. Je suis le seul des candidats à l’investiture socialiste à le proposer. Parce que l’expérience m’a montré que, contrairement à ce que prétendent certains, ce n’est pas une question de protocole, mais de poids dans la décision finale.

L’écologie active, ce sont des politiques transversales ambitieuses qui nous permettront de faire évoluer en profondeur nos modes de production et de consommation. Sans impulsion nationale, les actions régionales restent des expérimentations certes utiles mais insuffisantes. Le respect des engagements de Kyoto ou du bon état écologique des eaux au niveau européen demande une autre dimension de l’action.

C’est pourquoi, je me suis engagé à ce qu’une loi de programmation fixe sur cinq ans des objectifs contraignants en matière d’économies d’énergie, d’énergies renouvelables, de préservation de l’eau et de développement des transports collectifs. Elle sera votée au début de la prochaine législature. L’écologie, ce ne sont pas seulement de beaux discours et des promesses vagues, comme savent les faire Messieurs Sarkozy ou Chirac. C’est une urgence et une nécessité. Ce sont une volonté et des actes 2 forts. L’écologie, c’est un combat et ce combat sera le mien ! En France, en Europe et dans les instances internationales : je souhaite qu’avant la fin du mandat l’Organisation mondiale de l’environnement que nous appelons tous de nos voeux soit enfin mise en place.

Pascal SEVEN (Bas-Rhin)

J’habite dans un quartier difficile dans la périphérie de Strasbourg. Je vois mon quartier se dégrader au jour le jour, à cause de certains parents trop laxistes avec leurs enfants. Que comptes-tu faire pour responsabiliser ces parents ?

Je partage avec toi le constat qu’il y a beaucoup de familles en grande difficulté. Pourquoi les parents apparaissent-ils souvent débordés par leurs enfants, même très jeunes ? Pourquoi tant d’enfants en souffrance et en échec scolaire ? Un être humain pour se construire a besoin de repères. Beaucoup d’enfants reçoivent de l’amour, mais sont insécurisés par ce que tu appelles toi le laxisme, et qui est souvent la difficulté de certains parents à produire dans la famille des règles et des normes et à les faire respecter. Je note aussi que notre société ne les aide pas beaucoup. L’enfant est une cible de la pub et du marketing, un prescripteur qui doit avoir le dernier mot sur ses parents. Pour que les parents exercent leur autorité, faut-il les sanctionner, au risque, précisément, d’affaiblir leur autorité ? Faut-il par exemple leur ôter les allocations familiales, ou multiplier les mises sous tutelle à la première incivilité des enfants ? Je crois plutôt qu’il faut aider les parents pour trouver des réponses adaptées à chaque famille.

Ceci peut être fait par des professionnels ou dans un cadre associatif. A chaque fois, l’engagement de l’Etat et des collectivités locales est nécessaire. J’ajoute que l’éducation des enfants est tout de même plus facile quand les parents ont du travail et quand la collectivité (par des modes de garde collectifs pour les plus petits ou par le soutien scolaire après la classe) s’engage en faveur de leurs enfants. Pour nous, la justice sociale est aussi la clef d’un meilleur équilibre familial. Nous ne sommes pas là pour « rééduquer » les familles, mais pour les responsabiliser et les aider.

Franck Peyrou (Alpes-Maritimes)

S’agissant des personnes en situation de handicap, je souhaiterais connaître ton opinion sur la loi de février 2005 facilitant la scolarisation des élèves concernés dans des établissements ordinaires, et plus généralement la politique que tu entends mener sur le handicap.

Les objectifs de la loi de février 2005 sont ambitieux, mais leur application est très compromise par le manque de financement, de structures d’accueil et de moyens humains. C’est vrai notamment en milieu scolaire. Ces difficultés sont douloureusement ressenties par les enfants et les adolescents concernés, et par leurs familles. Elles sont d’autant plus inacceptables que J. Chirac avait fait du handicap l’un des grands chantiers de son quinquennat. Là aussi, la désillusion est au rendez- vous.

Notre projet prévoit de faire de l’intégration scolaire une priorité. Nous agirons pour que les personnes handicapées aient le même droit à la ville, au travail et aux services publics que les autres. Enrichissant et précisant cette démarche, je me suis engagé à relever le défi de la dépendance des personnes âgées et des personnes handicapées par la création d’une cinquième branche « dépendance » de la Sécurité Sociale. Grâce à un financement solidaire, nous développerons ainsi une véritable politique de prise en charge des personnes handicapées pour permettre une insertion scolaire et professionnelle conforme au projet de vie de chacun. Nous mettrons en oeuvre un plan sur cinq ans de développement des structures d’accueil conformes aux besoins et une véritable politique de santé mentale. Je souhaite aussi qu’à la fin de mon mandat la prestation de compensation du handicap soit réévaluée par rapport au SMIC.

Nos concitoyens frappés par la maladie et le handicap ne réclament pas la charité, ils veulent le respect de leur dignité et l’égalité des droits. J’agirai en ce sens.

Stéphane DESMAISON (Bouches-du-Rhône)

En matière d’éducation, le gouvernement Villepin a décidé de s’attaquer à la question du temps de travail des enseignants : quelles mesures envisages-tu en la matière ? Que faut-il changer d’autre dans les conditions de travail des enseignants ?

La première chose à changer, c’est de soutenir les enseignants, au lieu de les dénigrer, comme le fait la droite. Ils font un travail magnifique et difficile. Nous serons à leur côté. Je l’ai dit avec force lors de notre deuxième débat télévisé.

Souvenons-nous aussi que le gouvernement Jospin avait décidé un plan pluriannuel de recrutement d’enseignants. Non seulement ce plan a été annulé, mais la droite a supprimé massivement des postes. Il nous faudra donc à la fois réparer les dégâts de J. Chirac et assurer le remplacement des enseignants du « baby boom » partant à la retraite. Nous aurons à effectuer 40 000 recrutements annuels lors du prochain quinquennat. Le moment est donc particulièrement opportun pour envisager avec les enseignants les modalités d’évolution de leur métier : recrutement, formation, présence dans les établissements et conditions d’exercice du métier.

S’agissant du temps de travail, il faudra prendre en compte des pénibilités nouvelles. Je pense particulièrement aux premières années d’exercice et aux enseignants qui sont affectés dans des établissements difficiles. Dans ces situations, des allégements de service pédagogiques à des fins de formation ou de travail en équipe pourraient être envisagés. Tout cela dans la concertation.

S’agissant des missions des enseignants, j’entends souvent des responsables politiques parler de leur élargissement : surveillance, animation scolaire, etc. Mais attention : pour moi, la mission de transmission des connaissances et des compétences doit rester au coeur du métier d’enseignant. Cela n’exclut évidemment ni le travail en équipe qui est fondamental, ni d’autres formes de présence dans l’établissement que le face à face pédagogique. Mais sans confusion des missions, avec des compensations justes et aussi le soutien d’autres jeunes adultes. C’est pourquoi je propose la création d’assistants d’éducation qui pourraient bénéficier ensuite d’un accès aux emplois d’enseignant. On pourrait ainsi faire d’une pierre trois coups : assurer des tâches d’encadrement, mettre en oeuvre un pré-recrutement et assurer plus de démocratisation dans le recrutement des nouveaux enseignants.

RAG 34. Lio et Les lolo's 34.

09:13 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, société, famille, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

28.10.2006

Deuxième débat régional : "Je propose qu'en 2007 le candidat du PS applique le projet socialiste!"

Premier orateur du deuxième débat régional entre les candidats à l'investiture du Parti socialiste jeudi 26 octobre soir au Zénith de Paris, Laurent Fabius s'en est pris à Nicolas Sarkozy un an après les violences urbaines.

"Il y a un an, à un jour près à quelques kilomètres d'ici Bouna et Zyad mourraient carbonisés. Depuis, dans la ville de Clichy-sous-Bois comme dans beaucoup d'autres villes, rien n'a changé", a déclaré Laurent Fabius devant 6.000 militants franciliens.

"Nous savons que ces problèmes sont extraordinairement difficiles mais nous savons aussi que rien ne changera sans un changement politique", a-t-il poursuivi avant de saluer l’action de Claude Dillain, maire de Clichy-sous-Bois et de Jean-Yves Le Bouillonnec, maire de Cachan.

"Ce sera un des grands enjeux de 2007 : il faut que les électrices et les électeurs de France et notamment ceux des banlieues qui veulent que reviennent la paix civile et l'harmonie et que ces quartiers aient une chance, votent et décident en 2007 de mettre M. Sarkozy en retraite", a-t-il insisté.

"Ce qui se passe dans les banlieues signe l'échec total" du ministre de l'Intérieur et "une autre politique de la sécurité sera indispensable" dont la première mesure sera "la nécessité urgente de recréer la police de proximité". Laurent Fabius a ensuite a insisté sur la nécessité de lutter contre les discriminations, "innombrables dans ces quartiers" et il a rejeté "avec force" la proposition d'un "recensement ethnico-racial de la population". La "religion" ou la "couleur de la peau" ne peuvent devenir une "case dans un recensement ou une catégorie administrative", a-t-il déclaré.

"Nous devrons parier sur la jeunesse de ces quartiers" a déclaré Laurent Fabius qui s'est également engagé à lancer "une réforme ambitieuse des moyens" déployés par l'Etat dans les quartiers : c’est un véritable "plan de renaissance urbaine" qu’il faudra mettre en œuvre et il faudra proposer "aux communes les plus défavorisées un pacte de solidarité urbaine" avec des "objectifs" chiffrés.

Se posant à nouveau en défenseur du projet du Parti socialiste face aux "idées nouvelles qui jaillissent autour de nous et chez nous", Laurent Fabius a proposé "l'idée la plus nouvelle, celle avec laquelle aucune autre ne pourra rivaliser. Je propose qu'en 2007 le candidat du PS applique le projet socialiste ! Non pas parce que c'est un texte sacré", mais parce qu'il "tire les leçons des modifications du capitalisme mondial, les leçons de notre expérience gouvernementale, il vise à transformer la société, il est seul capable de faire face aux défis qui nous attendent et de rassembler la gauche", provoquant des applaudissements nourris de la salle, pleine à craquer.

Tout au long de la soirée, les trois candidats sont apparus en net désaccord sur la place à donner au projet socialiste dans la campagne. L’ambiance était parfois électrique entre partisans de Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, qui applaudissaient leur champion respectif et sifflaient par moments ses concurrents.

Partisan du "non" à la Constitution européenne lors du référendum de 2005, Laurent Fabius a été hué par une partie de la salle quand il lui a été demandé de préciser ses idées pour relancer l'Europe. "La première décision que devra prendre le président de la République, ce sera de respecter le suffrage universel", a-t-il réaffirmé dans le brouhaha.

Il a rejeté la proposition de Nicolas Sarkozy de soumettre un "mini-traité" européen aux parlementaires. "Ce sur quoi un référendum s'est prononcé ne pourra être réexaminé que par un référendum", a-t-il affirmé.

Prenant le contrepied de M. Fabius, "les catégories populaires ne vont pas venir vers nous simplement parce qu'on agitera le projet", Mme Royal a appelé les militants à ne pas avoir "peur du peuple". Une phrase perçue comme tellement provocatrice par ceux qui distribuent régulièrement des tracts sur les marchés que les huées d'une grande partie de la salle se sont fait longuement entendre. Comme lorsque, plus tard Mme Royal a repris la parole pour sa conclusion.

Dans la journée précédant le débat, Laurent Fabius avait regretté que celui-ci se tienne en présence des journalistes de la presse écrite mais sans caméras ni matériel d'enregistrement. "C'est un paradoxe: on évoque les caméras au conseil des ministres et moi, je souhaiterais qu'il y ait aussi la presse, les médias dans les réunions de militants", a-t-il déclaré.

A l'inverse, le premier secrétaire de la fédération de Paris, Patrick Bloche, s'est dit "pas forcément choqué". "C'est en quelque sorte une grande réunion de section. Pour une fois, on va être entre nous".

RAG 34. Les lolo's 34

20:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, projet socialiste, FABIUS, lagauche2007, RAG 34

Laurent Fabius : En 2007, la gauche a un rendez-vous décisif avec l’école et les enseignants

L'Hebdo des socialistes du 27 octobre est consacré aux propositions des trois candidats à l’investiture sur les questions de société.

Cher(e)s camarades,

La mondialisation financière n’a pas seulement précarisé l’économie ; elle est en train de diviser et de déchirer notre société. La rentabilité passe avant l’humanité, l’intérêt général après les intérêts particuliers. La marchandisation libérale creuse les inégalités et fabrique de l’insécurité sociale. La droite s’accommode de cette société du chacun pour soi. Pas nous. C’est le sens de ma candidature. Je crois qu’une autre société est possible, plus forte parce que plus solidaire. Je l’ai dit lors de nos deux premiers débats télévisés. Cela implique plusieurs engagements.

1) Bâtir l’Ecole de l’égalité réelle
L’école est le socle du pacte républicain. Quand elle est déstabilisée, c’est toute la société qui vacille. Oui, en 2007, la gauche a un rendez-vous décisif avec l’école et les enseignants. Nous devrons aider davantage les enfants qui en ont le plus besoin, notamment en augmentant les moyens accordés aux ZEP, et proposer un droit au soutien scolaire après la classe à tous les enfants. Pour casser les ghettos scolaires, il faut améliorer la carte scolaire, et non la supprimer. Nous garantirons aux meilleurs élèves de tous les lycées un accès aux formations en classes préparatoires. Enfin, nous ouvrirons une négociation avec les enseignants sur les conditions difficiles de leur métier. Pour le supérieur, nous devrons accroître massivement les moyens consacrés aux Universités. Pour lutter contre l’échec en premier cycle, nous améliorerons le soutien des étudiants.

2) Promouvoir la laïcité face au communautarisme et agir contre les discriminations

La laïcité est le pilier de notre vivre ensemble. Dans la fidélité à mon engagement du congrès de Dijon pour une loi contre les signes religieux à l’école, si je suis élu chef de l’Etat, je ne laisserai pas la loi de 1905 être démantelée. Une Charte de la laïcité dans les services publics, et d’abord à l’hôpital, sera adoptée. La laïcité sera enseignée à l’école et la diversité religieuse respectée dans notre pays.

La lutte contre les discriminations sera une priorité et l’Etat devra donner l’exemple. Nous renforcerons les pouvoirs de la Haute Autorité de Lutte contre les Discriminations.

3) Garantir l’égalité entre les territoires par les services publics

Sans territoires forts, rien n’est possible. Je suis partisan de la décentralisation. Socialiste et républicain, je crois à l’Etat dont la tâche première est d’assurer une égalité de traitement entre tous les territoires, qu’il s’agisse de la politique éducative et d’enseignement supérieur, de la santé, des équipements et des infrastructures. La France est une communauté nationale, en métropole et outre-mer, pas une simple addition de régions.

En 2007, il faudra garantir à chaque Française et à chaque Français un accès aux services publics essentiels que sont l’eau, l’électricité, la santé, l’éducation, la poste, la sécurité, le téléphone et l’internet. Je m’opposerai à la directive européenne de privatisation de l’activité postale prévue pour 2009.

4) Rétablir l’autorité de l’Etat et la sécurité

Comme toutes les inégalités, nous combattons l’inégalité devant la sécurité. Je ne laisserai pas dire que les socialistes ne s’occupent pas de sécurité. C’est faux et blessant pour nous tous, et d’abord pour nos élus locaux.

Le bilan de N. Sarkozy est calamiteux, nous ne pouvons pas nous inspirer de ses méthodes. En 2007, il faudra une autre politique de sécurité, fondée sur la police de proximité, que nous rétablirons, sur une justice plus efficace grâce à un budget augmenté, sur la prévention de la délinquance et l’aide aux victimes trop souvent oubliées. Etablissements éducatifs spéciaux pour adolescents en grande difficulté, séjour de rupture en centres éducatifs, développement des mesures de réparation comme alternative à la prison : nous défendrons la fermeté et l’humanité.

5) Promouvoir le pluralisme et la démocratie culturelle

Nous, socialistes, avons la culture au coeur. Elle ouvre sur le monde et sur les autres. Elle apprend l’esprit critique et le sens civique. Je souhaite que chaque jeune Français ait accès aux grandes disciplines artistiques. Les équipements sociaux et culturels des quartiers devront être une priorité. Nous soutiendrons la création artistique.

Pour les grands médias, notamment audiovisuels, il nous faudra préciser les règles d’équité, veiller à la déontologie et au pluralisme, redessiner les compétences et les modes de désignation des organes de régulation, soutenir l’audiovisuel public.

Cher(e)s camarades, la France du « marche ou crève » de la droite est une France en recul. Un pays est fort quand il porte un dessein commun et juste. Redonner un avenir à tous, et d’abord à notre jeunesse, par la solidarité et non par la concurrence généralisée, par l’égalité et non par la logique du plus fort, par la laïcité et non par le repli identitaire : voilà le dessein que je propose aux socialistes et aux Français. Une France forte parce que solidaire.

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11:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, éducation, enseignement, recherche, 2007lagauche, RAG 34

Henri Weber : «Il faut affirmer le clivage droite-gauche»

(Libération - 27 octobre 2006) Henri Weber est secrétaire national du PS et député européen

Laurent Fabius est toujours scotché au plancher des sondages. Qu'est-ce qui l'empêche de décoller ?

Si Moïse avait disposé de sondages, les Hébreux seraient toujours esclaves en Egypte, disait le président Truman ! La valeur prédictive des sondages est nulle, a fortiori lorsqu'ils concernent les adhérents du PS dont il n'existe aucun échantillon représentatif... Le résultat du vote en étonnera plus d'un.

Vous voulez dire que Fabius a encore une chance d'être désigné ?

Je sens que les choses commencent à bouger. Laurent Fabius tente avec obstination de donner une expression politique à la résistance du peuple de gauche. Et au fil des débats, on voit bien que des lignes politiques différentes s'expriment.

Comment qualifieriez-vous celle de Ségolène Royal ? De «populiste» ?

Ségolène Royal a dit qu'il y avait beaucoup à apprendre de Tony Blair. A la suite de Bill Clinton, Blair a mis en oeuvre une stratégie de «triangulation», comme on dit en sociologie politique. Mais on peut aussi bien parler de stratégie «attrape-tout» ! Il s'agit de s'approprier les thèmes de l'adversaire, réputés électoralement les plus rentables, et de les amalgamer aux siens propres. C'est ce que fait Royal avec les signaux qu'elles envoient sur l'encadrement militaire, la carte scolaire ou les 35 heures.

Pour Blair et Clinton, cela a été une tactique gagnante...

Oui, mais nous sommes en France, où l'on assiste à une double radicalisation. A droite mais aussi à gauche : on l'a vu avec la protestation contre le CPE, aussi bien qu'aux régionales de 2004 ou lors du référendum en 2005. Or, Royal brouille le clivage droite-gauche et c'est la divergence stratégique majeure avec Fabius. Nous pensons qu'il faut au contraire affirmer ce clivage et l'incarner.

La proposition de jurys populaires brouille-t-elle ce clivage ?

C'est en tout cas une bonne illustration de la manière de faire de Royal, qui trouble de plus en plus les socialistes. Deux jours après la sortie d'une étude indiquant qu'une majorité de Français juge leurs élus corrompus, elle fait cette proposition, qui n'a jamais été débattue au sein du PS. Nous sommes en total désaccord avec cette pyramide de jurys populaires, de la commune jusqu'au conseil des ministres.

Vous concentrez vos attaques contre Ségolène Royal. Dominique Strauss-Kahn vous conviendrait-il mieux ?

C'est une autre ligne politique, celle de l'acclimatation en France du modèle social-démocrate de l'Europe du nord. Cela consiste, par exemple, à privilégier le contrat sur l'action de l'Etat. Ce n'est pas ce que nous pensons, pas plus que nous sommes d'accord sur les «nationalisations temporaires» : elles consisteraient à socialiser les pertes et à privatiser les profits !

Propos recueillis par Jean-Dominique MERCHET

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09:39 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34, Henri WEBER

27.10.2006

Ecoutez Fabius au Zénith hier soir à Paris

Ecoutez Laurent Fabius au Zénith. tendez bien l'oreille.



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15:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS au Zénith, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius interviewé sur Europe 1

Laurent Fabius était ce matin l'invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1 pour faire le bilan du deuxième débat régional. Il est revenu sur la situation dans les banlieues, les délocalisations et l'Europe. Retrouvez ici son interview.


LF271006
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12:22 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

Deuxième débat régional : "Je propose qu'en 2007 le candidat du PS applique le projet socialiste!"

Premier orateur du deuxième débat régional entre les candidats à l'investiture du Parti socialiste jeudi 26 octobre soir au Zénith de Paris, Laurent Fabius s'en est pris à Nicolas Sarkozy un an après les violences urbaines.

"Il y a un an, à un jour près à quelques kilomètres d'ici Bouna et Zyad mourraient carbonisés. Depuis, dans la ville de Clichy-sous-Bois comme dans beaucoup d'autres villes, rien n'a changé", a déclaré Laurent Fabius devant 6.000 militants franciliens.

"Nous savons que ces problèmes sont extraordinairement difficiles mais nous savons aussi que rien ne changera sans un changement politique", a-t-il poursuivi avant de saluer l’action de Claude Dillain, maire de Clichy-sous-Bois et de Jean-Yves Le Bouillonnec, maire de Cachan.

"Ce sera un des grands enjeux de 2007 : il faut que les électrices et les électeurs de France et notamment ceux des banlieues qui veulent que reviennent la paix civile et l'harmonie et que ces quartiers aient une chance, votent et décident en 2007 de mettre M. Sarkozy en retraite", a-t-il insisté.

"Ce qui se passe dans les banlieues signe l'échec total" du ministre de l'Intérieur et "une autre politique de la sécurité sera indispensable" dont la première mesure sera "la nécessité urgente de recréer la police de proximité". Laurent Fabius a ensuite a insisté sur la nécessité de lutter contre les discriminations, "innombrables dans ces quartiers" et il a rejeté "avec force" la proposition d'un "recensement ethnico-racial de la population". La "religion" ou la "couleur de la peau" ne peuvent devenir une "case dans un recensement ou une catégorie administrative", a-t-il déclaré.

"Nous devrons parier sur la jeunesse de ces quartiers" a déclaré Laurent Fabius qui s'est également engagé à lancer "une réforme ambitieuse des moyens" déployés par l'Etat dans les quartiers : c’est un véritable "plan de renaissance urbaine" qu’il faudra mettre en œuvre et il faudra proposer "aux communes les plus défavorisées un pacte de solidarité urbaine" avec des "objectifs" chiffrés.

Se posant à nouveau en défenseur du projet du Parti socialiste face aux "idées nouvelles qui jaillissent autour de nous et chez nous", Laurent Fabius a proposé "l'idée la plus nouvelle, celle avec laquelle aucune autre ne pourra rivaliser. Je propose qu'en 2007 le candidat du PS applique le projet socialiste ! Non pas parce que c'est un texte sacré", mais parce qu'il "tire les leçons des modifications du capitalisme mondial, les leçons de notre expérience gouvernementale, il vise à transformer la société, il est seul capable de faire face aux défis qui nous attendent et de rassembler la gauche", provoquant des applaudissements nourris de la salle, pleine à craquer.

Tout au long de la soirée, les trois candidats sont apparus en net désaccord sur la place à donner au projet socialiste dans la campagne. L’ambiance était parfois électrique entre partisans de Ségolène Royal, Laurent Fabius et Dominique Strauss-Kahn, qui applaudissaient leur champion respectif et sifflaient par moments ses concurrents.

Partisan du "non" à la Constitution européenne lors du référendum de 2005, Laurent Fabius a été hué par une partie de la salle quand il lui a été demandé de préciser ses idées pour relancer l'Europe. "La première décision que devra prendre le président de la République, ce sera de respecter le suffrage universel", a-t-il réaffirmé dans le brouhaha.

Il a rejeté la proposition de Nicolas Sarkozy de soumettre un "mini-traité" européen aux parlementaires. "Ce sur quoi un référendum s'est prononcé ne pourra être réexaminé que par un référendum", a-t-il affirmé.

Prenant le contrepied de M. Fabius, "les catégories populaires ne vont pas venir vers nous simplement parce qu'on agitera le projet", Mme Royal a appelé les militants à ne pas avoir "peur du peuple". Une phrase perçue comme tellement provocatrice par ceux qui distribuent régulièrement des tracts sur les marchés que les huées d'une grande partie de la salle se sont fait longuement entendre. Comme lorsque, plus tard Mme Royal a repris la parole pour sa conclusion.

Dans la journée précédant le débat, Laurent Fabius avait regretté que celui-ci se tienne en présence des journalistes de la presse écrite mais sans caméras ni matériel d'enregistrement. "C'est un paradoxe: on évoque les caméras au conseil des ministres et moi, je souhaiterais qu'il y ait aussi la presse, les médias dans les réunions de militants", a-t-il déclaré.

A l'inverse, le premier secrétaire de la fédération de Paris, Patrick Bloche, s'est dit "pas forcément choqué". "C'est en quelque sorte une grande réunion de section. Pour une fois, on va être entre nous".

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11:02 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

26.10.2006

Laurent Fabius est le seul à se prononcer clairement pour l'instauration d'une nouvelle République parlementaire

Tribune publiée dans le quotidien Libération du 26 octobre 2006 par Julien Collette, secrétaire général de la Convention pour la VIe République, et Michaël Moglia, secrétaire général de Rénover maintenant.

L'avenir passe par une VIe République

La réponse à la crise actuelle consiste à replacer de la responsabilité politique, là où il en manque : dans nos institutions politiques.

En visant l'instauration d'un mécanisme de «surveillance populaire» des élus par la mise en place de «jurys de citoyens», dont on ne sait d'ailleurs pas, même approximativement, quel serait le champ de responsabilité et à quel(s) niveau(x) de représentation politique ils officieraient, Ségolène Royal fait une profonde erreur de diagnostic.

En pensant que, pour permettre aux responsables politiques de retrouver auprès des citoyens leur crédibilité, il faut multiplier les procédures de contrôle, la candidate à l'investiture propose en fait de brouiller encore un peu plus le fonctionnement de nos institutions et d'alimenter la confusion des pouvoirs et le mélange des responsabilités. Car la démocratie française ne souffre pas aujourd'hui d'un manque d'instances ­ de la commune à l'Union européenne, cinq niveaux de collectivités se partagent l'exercice des politiques publiques, en en délégant, en plus, une bonne partie à des organismes à vocation territoriale ou fonctionnelle, allant des communautés de communes aux «pays» et syndicats en tout genre. Mais la démocratie française souffre avant toute chose de ce «trop-plein» institutionnel qui, en plus de nourrir des coûts de fonctionnement non négligeables, provoque un invraisemblable écheveau de compétences, meilleur terreau de l'irresponsabilité qui prospère encore plus dès lors que, pour pallier les déficiences d'un statut de l'élu en pointillé, les responsables politiques locaux et nationaux cumulent mandats et fonctions.

Dès lors, on voit mal ce qu'apporteraient des «jurys populaires» à l'édifice, sinon y installer encore plus de confusion : deux légitimités se heurteraient nécessairement, celle d'un «peuple» s'exprimant par la voix de quelques citoyens tirés au sort, avec tous les aléas que cela implique en termes de représentativité, et celle de parlementaires ou de maires, de présidents de département ou de région élus au suffrage universel. Le «choc des légitimités» qui en résulterait immanquablement ne ferait que provoquer la paralysie de l'action collective alors qu'il s'agit plus que jamais, aujourd'hui, de réarmer le politique. Ce «choc des légitimités» finirait, surtout, par remettre en cause l'utilité même du suffrage universel. Pourquoi voter, puisque l'on pourrait, à intervalles réguliers et au gré du hasard du tirage au sort, juger sur pièces, et sur place, son député ou son maire ? Pourquoi voter puisqu'il deviendrait si simple de soumettre à la question ses puissants, proches ou lointains ? Pourquoi voter puisque l'on pourrait facilement imaginer créer de tels «jurys» sur le Web ou par téléphone, sans avoir même à se déplacer ?

Finalement, on voudrait transformer les femmes et hommes aspirant à des fonctions politiques en simples démagogues, on voudrait les déresponsabiliser complètement que l'on ne s'y prendrait pas mieux...

A l'inverse, la réponse à la crise politique que traverse notre pays consiste à replacer de la responsabilité politique là où il n'y en a plus, ou plus beaucoup, c'est-à-dire dans l'ensemble de nos institutions politiques.

Et la réponse à cette crise politique, c'est l'instauration d'une VIe République parlementaire permettant la délibération et l'action.

Alors, l'utilité d'instituer des «jurys populaires» disparaîtra d'elle-même, et avec elle la tentation de préférer la sanction à l'élection pour réguler l'exercice du pouvoir dans notre société démocratique.

Convaincus de la nécessité d'une rénovation profonde de nos institutions qui permette de réconcilier les Français avec leur démocratie, nous appelons aujourd'hui de nos voeux que le candidat socialiste à l'élection présidentielle porte un projet institutionnel, fondé sur la responsabilité, et revalorisant la délibération. A nos yeux, Laurent Fabius est le seul à se prononcer clairement pour l'instauration d'une nouvelle République parlementaire et, par là même, seul à répondre au malaise démocratique qui nous a conduits au 21 avril.

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13:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Institutions, vième République, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

La laïcité, bon Dieu !

Tribune publiée dans le quotidien Libération du 26 octobre 2006 par André Laignel, maire (PS) d'Issoudun (Indre) secrétaire général de l'Association des maires de France, député européen, ancien ministre et Henri Pena-Ruiz, philosophe, écrivain, ancien membre de la commission Stasi.

Face aux communautarismes elle reste un des seuls lieux soustraits aux groupes de pression.

En République, tous les citoyens, athés, croyants, ou agnostiques, doivent jouir des mêmes droits. Cette égalité est la meilleure garantie de leur liberté. Elle implique la neutralité spirituelle des institutions publiques, ainsi dotées d'une légitimité authentique. Prétendre qu'il n'y a d'espoir que par les religions, comme le fait monsieur Sarkozy, c'est faire injure aux athées dont l'humanisme est source de valeurs autant que peut l'être la croyance en un dieu. Peut-on oublier que, dans la résistance à l'oppression nazie, sont tombés ensemble Honoré d'Estienne-d'Orves, «celui qui croyait au ciel», et Gabriel Péri, «celui qui n'y croyait pas» ?

Si la République laïque se refuse à tout privilège public des religions ou de l'athéisme, c'est pour mieux promouvoir ce qui importe à tous les hommes : justice, santé, instruction, culture. Les étourdis qui oublient la solidarité entre la défense des services publics et celle de la laïcité seraient bien avisés de se souvenir de l'action de madame Thatcher, qui détruisit les services publics en Angleterre et délégua la question sociale aux associations religieuses, invitées à suppléer par la charité aux carences d'un Etat désormais absent. Si la charité est respectable, elle ne peut tenir lieu de justice sociale. Justice sociale portée par la carte scolaire, mise en place depuis 1963, socle commun de l'égalité des chances. Les diverses déclarations qui s'en prennent à cet acquis sous prétexte de liberté de choix des parents entretiennent une grave illusion. On sait qu'une telle «liberté» est proportionnelle au niveau d'aisance sociale ou culturelle, et aboutit à remettre en cause la mixité sociale.

La neutralité laïque ne signifie nullement absence de valeurs fortes. Tout au contraire. Solidarité, fraternité, souci du bien commun sont à même de réunir tous les êtres humains, et non certains d'entre eux seulement. Cette portée universelle de l'idéal laïc est trop souvent méconnue. C'est dire que la croyance religieuse n'a pas à être mieux traitée que la conviction athée. Et réciproquement.

Le bien commun est aujourd'hui menacé. Et la laïcité également. Les grands services publics, et l'école laïque ­ école de tous ouverte à tous ­ donnent pourtant chair et vie à l'intérêt général et incarnent concrètement l'universalisme laïc, si essentiel dans une société guettée par les replis communautaristes. Ces services conçus pour le bien de tous et de chacun, méritent une attention et un soutien sans faille de la part des pouvoirs publics. L'école laïque, notamment, accueillant sans discrimination les croyants et les athées, les enfants de toutes origines, répond au beau mot de République, qui veut dire chose commune à tous. Il n'y a pas d'étranger dans l'école laïque : un enfant de l'école publique est un enfant de la République. N'en déplaise à l'actuel ministre de l'Education, l'école laïque est bien par essence l'école de la République. Tenir la balance égale entre elle et l'école privée est peu républicain. L'école laïque, c'est l'école de la liberté, en un double sens : la liberté y enseigne et y est enseignée. La circulaire de Robien, prise en application de la loi du 13 août 2004 relative aux «libertés locales», modifie les règles de financement des frais de scolarité d'un élève inscrit dans un établissement confessionnel ou public situé en dehors de son lieu de résidence. En redéfinissant la nature des dépenses prises en compte dans le calcul du forfait communal, elle aboutit à leur alourdissement en faveur de l'enseignement privé.

Il est nécessaire, après trop de silence ou de renoncement tacite, de rappeler le principe de la priorité absolue des fonds publics pour l'école publique. Peut-on admettre qu'en France trop de communes soient encore dépourvues d'école publique ? Le rapport de la commission Stasi appelait à faire cesser cette injustice, qui traduit un manquement de l'Etat à ses devoirs. Il est également paradoxal que l'école publique manque cruellement de moyens pour encadrer plus efficacement les élèves, alors qu'en raison de la loi Debré de 1959 des crédits publics irriguent massivement les écoles privées sous contrat.

On ne peut, au nom du «réalisme», continuer à se satisfaire d'une situation où chaque recul en prépare d'autres. Une chose est d'affirmer la liberté des écoles privées à se développer. Autre chose est de se croire obligé de financer ce développement, en contradiction avec la tradition laïque et notamment la loi Goblet de 1886. L'argument selon lequel les écoles privées rempliraient «une mission de service public» est aussi irrecevable que celui qui conduirait à dire la même chose des milices privées. Il fut l'apanage invariable des partisans de l'école privée. Pourquoi ne peut-on l'admettre ? Parce que l'instruction publique n'est pas une «prestation» comme une autre, qu'il serait possible de déléguer comme on le fait de la construction d'un édifice ou de toute autre prestation matérielle. La nature de l'institution qui enseigne, et notamment celle des principes qui l'animent, importe en l'occurrence au plus haut point. Il n'est pas vrai q0u'une organisation privée, mue par la quête du profit ou le ressort du prosélytisme religieux puisse assumer aussi bien le service public d'instruction que l'école publique laïque, institution organique de la République dont Condorcet faisait le levier de l'émancipation générale et de la citoyenneté éclairée. Bien sûr, pour cela, il importe que l'école publique assume pleinement les missions que les familles sont en droit d'attendre d'elles. Elle ne le fait pas toujours, dira-t-on, et le réseau des écoles privées se trouve ainsi conduit à combler certaines de ses carences, notamment en matière d'encadrement des élèves. Il faut à l'évidence oeuvrer pour élever la qualité du service public d'instruction et d'éducation, ce qui implique, entre autres, une priorité absolue des deniers publics pour l'école publique.

Les services publics doivent être à l'abri de toute accusation de partialité et de discrimination. La loi de 2004 interdisant de porter ostensiblement des signes religieux distinctifs à l'école a eu le mérite de rappeler les principes de la laïcité et de fixer clairement les barrières. La laïcité garantissant la liberté des consciences permet l'émancipation notamment des jeunes filles et des femmes, pour certaines enfermées dans des modèles sexistes. Garantir l'accès de toutes et de tous, garantir la mixité dans les pratiques culturelles, sportives, associatives, c'est faire vivre la laïcité. L'école laïque veut voir dans chaque enfant cette part d'universalité qui en fait un sujet porteur de droits égaux, sans distinction de sexe, d'orientation sexuelle, de culture d'origine, de conviction spirituelle. Dans un monde en plein déchirement, elle reste un des seuls lieux soustraits aux groupes de pression religieux, idéologiques, ou économiques. Il est grand temps de rappeler cette fraternité qui advient dans le partage du meilleur de l'être humain : la liberté de la conscience qui juge en connaissance de cause, et fonde ainsi la citoyenneté sur une lucidité agissante.

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09:28 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : laïcité, Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

25.10.2006

Laurent Fabius sort renforcé du second débat télévisé entre les présidentiables socialistes.

Seul candidat en plein accord avec le projet socialiste, Laurent Fabius marque des points auprès des militants qui ont participé à l’élaboration de ce projet et voté très majoritairement pour l’approuver.

Parce que Laurent Fabius est le candidat du changement à gauche, il est le seul à tenir partout et à tous le même discours : un discours de gauche. Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn disent une chose hors du Parti et le contraire dedans. Devant les militants, ils sont obligés de reprendre les propositions de Laurent Fabius après avoir commencé par les désapprouver : sur la laïcité, sur la République parlementaire, sur l’immigration, sur les familles, sur le SMIC, sur les délocalisations, etc.

Après leur ralliement aux propositions, à quand leur ralliement au candidat ? L'original ne vaut-il pas mieux que la copie ?

Plus que jamais, Laurent Fabius est le centre de gravité du Parti, seul capable de le mener à la victoire en rassemblant tous les socialistes puis toute la gauche.



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15:46 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius : le changement à gauche pour une société forte parce que solidaire

24 octobre 2006

Retrouvez l’intégralité du second débat entre les présidentiables socialistes, consacré aux questions de société.

Soucieux de permettre un vrai choix démocratique au sein du Parti socialiste, www.laurent-fabius.net retransmet l’intégralité du second débat entre les présidentiables socialistes.

Vidéo du débat

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15:09 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius, l'écorché permanent

(Le Monde - édition du 25 octobre 2006)
La "peur au ventre". C'est ainsi que les envoyés de Laurent Fabius, tel Michel Pajon, le maire de Noisy-le-Grand, racontent comment ils se sont acquittés de leur mission : convier, par groupe de 50, du 16 au 19 octobre, dans une vingtaine de fédérations socialistes, des nouveaux adhérents - réputés acquis à la candidature de Ségolène Royal. Pour en avoir le cœur net. Assommés par les sondages qui assurent, semaine après semaine, la suprématie de la présidente de Poitou-Charentes dans la course à l'investiture présidentielle, les fabiusiens ont lancé une contre-enquête.

Le résultat, gardé secret, a fait l'effet d'un baume sur des plaies. "10 % des nouveaux adhérents sont des "royalistes" convaincus qui ne veulent même pas discuter, 20 % sont d'anciens militants revenus au PS qui regardent aussi vers Strauss-Kahn et Fabius, les autres, 70 %, n'ont pas encore pris leur décision", résume le député de Seine-Saint-Denis, Claude Bartolone, maître d'œuvre de la campagne de Laurent Fabius. De quoi puiser des forces pour continuer.

Car, qu'il pleuve ou qu'il vente, que Laurent Fabius soit bon ou non dans ses interventions, l'encéphalogramme de sa popularité reste désespérément plat. Comme si l'opinion publique avait d'elle-même pris la décision de le débrancher.

A Lens, le 16 septembre, lors de la première confrontation entre sept présidentiables du PS, l'ancien premier ministre s'était montré sans conteste le meilleur orateur. Son discours sur "la gauche et la France, deux causes superbes qui méritent que l'on y consacre toute une vie", avait nourri les applaudissements de la salle et suscité des dizaines de SMS de félicitations de la part de responsables socialistes de tous bords. Les fabiusiens se sont pris à espérer. Mais il ne s'est rien produit : la courbe de popularité de leur champion, dans les jours qui ont suivi, est restée amorphe. L'homme, pudique, avouait alors sa blessure : "Ce qui me déçoit un peu, c'est que ça n'a pas l'air de se traduire dans les enquêtes d'opinion", disait-il. Mais, se hâtait-il d'ajouter, "elles n'ont pas de valeur prédictive".

Un mois plus tard, à Clermont-Ferrand, le 19 octobre, les présidentiables ne sont plus que trois en lice, lui, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, et le phénomène se reproduit. Laurent Fabius conquiert son public en parlant des "valeurs laïques du socialisme". Mais à la sortie, ce n'est pas lui que les caméras attendent. Il se veut le plus "clair", le plus "précis" sur la relance de l'Europe, les 35 heures, l'augmentation du smic ("100 euros tout de suite"), le développement durable, pour lequel il propose la création d'un poste de vice-premier ministre, la réforme des institutions avec référendum "dès l'automne 2007" ? Rien n'y fait. On ne l'écoute pas. Une "seule explication" apparaît désormais aux yeux de Laurent Fabius : "Ce n'est pas l'idéologie dominante."

Dix fois, vingt fois par jour, il se réchauffe au souvenir de Mitterrand. L'ancien chef de l'Etat n'était pas non plus populaire avant de s'imposer et de devenir le premier président socialiste de la Ve République. A lui aussi, on reprochait ses origines bourgeoises, son cynisme, ses manoeuvres d'appareil. "Mitterrand disait : "Faut en passer par là"", soupire Laurent Fabius, qui aimerait bien, tout de même, qu'on finisse par reconnaître ses qualités, parce que jouer "l'écorché permanent", ce n'est pas très drôle. "J'adore les compliments, ne soyez pas avares, ne prenez pas de circonvolutions particulières", lance-t-il avec ironie à ses visiteurs dans son bureau de l'Assemblée nationale.

Si ça ne vient pas, ce n'est pas grave. "Il y des cycles, même en politique. Des cycles où ça va, et d'autres où ça va moins bien." Souvent, ça va mal. Parfois, seulement, ça va bien. Cela n'a pas toujours été ainsi. Le 30 août 2002, quatre mois après la défaite cinglante de Lionel Jospin au premier tour de l'élection présidentielle, un sondage Louis Harris pour Le Monde faisait de Laurent Fabius le meilleur leader pour 23 % des personnes interrogées, devant Martine Aubry (21 %), Dominique Strauss-Kahn et François Hollande (18 %). Nul ne songeait alors à Ségolène Royal... Depuis, les derniers sont arrivés premiers. Et le premier s'est retrouvé en queue de peloton - alors qu'il est le seul des trois candidats restants à avoir déjà mesuré son influence auprès des militants. Ni Ségolène Royal ni Dominique Strauss-Kahn n'ont jamais présenté en leur nom un texte de motion de congrès soumis au vote des adhérents.

Mais il y a toujours des raisons d'espérer. Ces dernières semaines, le cercle des partisans de Laurent Fabius s'est agrandi - sans que cela fasse les titres des journaux. Le candidat a rallié à sa cause des nouveaux venus, des jeunes, des déçus d'Arnaud Montebourg, comme Michaël Moglia, 34 ans, secrétaire général de son groupe Rénover maintenant. D'autres aussi parmi ceux qui ont attendu après François Hollande, comme le député européen Benoît Hamon, cofondateur du courant Nouveau Parti socialiste (NPS). Ils rejoignent ceux qui les ont précédés au congrès du Mans, en novembre 2005, tel le député des Landes, Alain Vidalies, un ancien popereniste. "Je commence à réunir des gens, je porte quelque chose, se réjouit Laurent Fabius. Je ne leur demande pas de devenir fabiusiens."

Et puis le contact avec les jospiniens a été renoué. A Lens, chacun a pu voir les deux frères ennemis s'entretenir à plusieurs reprises ensemble. Lionel Jospin confiait alors à Laurent Fabius son irritation contre François Hollande. Puis Jospin a abandonné la partie. Fabius, lui, s'est maintenu, avec ce commentaire : "Deux hommes d'Etat, l'un s'en est allé."

Les temps sont durs pour Laurent Fabius, mais il peut compter sur le soutien indéfectible de ses fidèles. La "fabiusie", comme on dit, c'est d'abord un groupe compact d'hommes et de femmes dévoués, les élus, Pervenche Bérès, Henri Weber, pour n'en citer que deux, comme les jeunes conseillers, Guillaume Bachelay et Stéphane Israël.

Toujours présents, ils essuient les bourrasques sans broncher, partagent les repas dans la bonne humeur, au moins une fois par semaine, à la questure de l'Assemblée, et vouent un véritable culte à leur chef. Quand ils ne se voient pas, Claude Bartolone et Laurent Fabius se téléphonent au moins une demi-douzaine de fois par jour. Le "chef" commence à 7 heures du matin : "T'as lu la presse ?" Thomas, aussi, son fils aîné de 24 ans, vient de plus en plus souvent le voir dans ses meetings. "Pour soutenir papa", dit-il tout simplement.

Pas question d'imiter l'aîné du couple Royal-Hollande, autre Thomas de 21 ans, qui mène campagne sur la Toile pour sa mère. Même génération, autre conception. Chez les Fabius, la vie privée est un mur infranchissable.

Pourtant, l'ancien premier ministre a plus d'une fois tenté de "fendre l'armure" et de se présenter sous un jour plus "cool". A chaque fois, cela a tourné à la catastrophe. Comme en 2003, lorsqu'il a marié recettes de cuisine et réflexions sur la politique dans son livre Cela commence par une balade. Cela a sonné faux. Toujours le même désamour de l'opinion. Laurent Fabius s'est réfugié derrière l'ironie. "A quel point serais-je plus sympa si j'avais 25 kg de plus et des boucles ?", lançait-il à ses supporteurs, à Pantin, le 8 octobre.

C'est comme ses formules. Une fois sur deux, elles lui reviennent en boomerang. Sa sortie, à La Rochelle, en août - "Mon projet, ce n'est pas Voici, mais voici mon projet" -, après les couvertures des magazines people de l'été sur Ségolène Royal, lui a valu de figurer à la "une" du même Voici... Il jure ne pas être l'auteur de la fameuse petite phrase "Qui va garder les enfants ?", lorsqu'à l'automne 2005, à Nevers, Ségolène Royal a clairement affiché ses ambitions. Mais vraie ou fausse, cette saillie lui a aliéné une partie des sympathisant(e)s et des militant(e)s.

Malgré tout, Laurent Fabius refuse de faire appel à des professionnels de la communication. "J'ai peut-être tort, mais je n'aime pas le mélange des genres, dit-il. Les idées doivent valoir par elles-mêmes." Certes, comme tout bon candidat, il a pris le virage d'une campagne "moderne" et ouvert son blog. "Quand je prends une position qui marque, je regarde les réactions, avance-t-il. Sur les délocalisations, j'ai eu pas mal de mails charpentés." Mais la méthode Fabius reste la même, méthodique. Ses réseaux d'experts, tout aussi fidèles que ses partisans, à quelques exceptions près, lui fournissent matière à réflexion. Ensuite, il fait son "miel tout seul".

Sa position pour le "non" à la Constitution européenne a rallié à sa cause la gauche du parti et lui a fait perdre des amis. Jack Lang s'est affranchi de sa tutelle. Robert Badinter lui conserve son "amitié", mais choisit désormais... Dominique Strauss-Kahn. Surtout, cette position a ravivé le problème le plus aigu chez Fabius : "Chez lui, le déficit de sincérité aux yeux de ses contemporains est un trou sans fond", note Jean-Michel Helvig dans son livre L'Homme qui voulait être président (Robert Laffont). Cela a marqué toute sa vie politique depuis l'affaire du Rainbow-Warrior jusqu'à celle du sang contaminé, qui le poursuit encore.

"J'ai tiré les enseignements des échecs de la gauche, j'ai changé", répète Laurent Fabius, qui dit aujourd'hui se sentir "en accord" avec lui-même. "Au départ, j'étais très impérieux et je n'écoutais pas les autres, pas du tout, confessait-il à Pantin pour le plus grand plaisir de ses supporteurs. Mais je corrige mes erreurs, je travaille en équipe. Et j'écoute, j'écoute."

Isabelle Mandraud

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14:29 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

L'écologie au cœur de la puissance publique, avec Laurent Fabius

Tribune publiée par sur Libération.fr Jean-Paul Deléage, historien des sciences, professeur des universités, directeur de la revue «Ecologie & Politique»

Vu l'urgence des périls écologiques, un poste de vice-Premier ministre de l’écologie est nécessaire. Un défi que lui seul, parmi les candidats socialistes à l'Elysée, est capable de relever.

Les semaines qui viennent seront cruciales pour l’avenir d’une gauche écologique dans notre pays car les socialistes désignent bientôt leur candidat(e) à l’élection présidentielle. En toute connaissance bien entendu des choix programmatiques de chacun des trois postulants. Avec la juste conscience aussi de la double urgence écologique et sociale qui devra inspirer la politique du président de la République qu’élira le peuple de France.

Je m’en tiendrai ici à l’urgence des périls écologiques et au premier d’entre eux, celui du réchauffement climatique. Sortir du dilemme de la catastrophe humaine ou de la catastrophe écologique suppose certes l’élaboration d’un projet de société à rebours de l’utopie néolibérale. Mais il implique surtout des engagements précis et des actes immédiats.

Chacun pressent à quelles difficultés nous serons confrontés si nous n’infléchissons pas radicalement nos consommations énergétiques, si nous ne prenons pas immédiatement acte des changements nécessaires dans les grands choix publics d’aménagement et de transport, de soutien à de nouvelles orientations pour la recherche à l’échelle européenne (en concertation avec nos voisins allemands en particulier), à des reconversions massives de notre appareil de production, qu’il s’agisse d’énergie, d’industrie ou d’agriculture. A l’opposé de la privatisation de GDF, il convient de répondre par la création d’un grand pôle public de l’énergie, voire d’une Agence française de l’énergie, en mesure de coordonner l’innovation technologique et sociale pour répondre aux demandes qui montent dans notre société.

Le risque est immense : avant la fin de ce siècle, l’humanité aura peut être irrémédiablement dégradé notre planète. Le défi est donc central, car c’est de notre survie qu’il s’agit. Je pense, à la suite du regretté René Dumont, que seul un socialisme écologique est en mesure de relever ce défi, car la droite libérale, structurellement enfermée dans les froids calculs des profits immédiats, ne peut qu’aggraver la situation pour le long terme. Pour encadrer la nécessaire reconversion de l’appareil de production, il faut décider de la restructuration de la puissance publique elle-même.

Ce grand projet d’un socialisme écologique ne peut prendre corps dans notre pays que si la nouvelle majorité dont nous sommes nombreux à vouloir l’élection en finit avec la marginalisation sans fin du ministère de l’Environnement. La meilleure solution est probablement la création d’une responsabilité au plus haut niveau du dispositif ministériel français, comme l’ont dit avant moi des écologistes connus de tous. Un vice-Premier ministre de l’écologie pourrait ainsi assurer la prise en compte de l’écologie dans l’ensemble des politiques de l’Etat, au cœur de l’action gouvernementale. On peut penser que ce ministre aurait sous sa tutelle, pour imaginer la France de demain, des organismes comme la Délégation à l’aménagement du territoire et le Commissariat Général au Plan. Ainsi que le pouvoir d’élaborer avec les divers ministères en charge de l’aménagement et des transports, de l’industrie et de l’agriculture, les axes forts de la politique de chacun.

Laurent Fabius est le premier des candidats du Parti socialiste en lice pour la présidentielle à s’être clairement et publiquement engagé sur ces propositions fortes. Il est le premier des dirigeants socialistes à avoir pris au sérieux les menaces qui pèsent sur l’humanité et sa planète comme en témoignent l’organisation d’un colloque sur ce thème à l’Hôtel de Lassay dès 1989 et la publication de son livre C’est en allant vers la Mer, en 1990. C’est pourquoi il est celui, me semble-t-il, qui est en mesure d’agir concrètement pour situer l’écologie au cœur de la puissance publique. A l’aube du vingt-et-unième siècle, cette volonté politique est désormais une nécessité vitale.

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07:54 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : développement durable, écologie, environnement, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

24.10.2006

"Nous ne gagnerons les prochaines élections présidentielles et législatives que si nous défendons et incarnons une ligne politique directement, clairement, offensivement anti-libérale"

19 octobre 2006

Discours de Laurent Fabius au débat régional d’investiture de Clermont-Ferrand.

Chers camarades,

Je veux vous saluer toutes et tous, rassemblés et si nombreux ce soir à Clermont Ferrand, et remercier chaleureusement celles et ceux qui ont contribué à l’organisation de ce débat régional.

Je souhaite réfléchir avec vous au sens que, pour les socialistes, 2007 doit avoir dans le prolongement des cinq dernières années.

Avril 2002 : le 21 et cette soirée terrible pour nous tous. Je l’ai vécue aux côtés de Lionel Jospin. Lorsqu’on va aux élections, on peut toujours être battu. Mais ce dimanche-là, ce ne fut pas une simple défaite, mais une gifle. Elle n’est pas à porter au débit de notre camarade Lionel, elle est une responsabilité collective si l’on en juge par la réalité sociale du résultat. Au 1er tour de la dernière élection présidentielle, le Parti Socialiste a recueilli 13 % du vote des ouvriers, 13 % du vote des enseignants et des jeunes, moins de 20 % du vote des enseignants et des agriculteurs. La division a bien sûr pesé sur l’issue du scrutin, mais elle n’est pas une explication suffisante. La vérité d’avril 2002, c’est que nous avons déçu les Français, et d’abord nos électeurs, sur le plan de la vie concrète et quotidienne.

2003 ! C’est le grand mouvement contre le plan Fillon mettant en cause les retraites. De retour aux responsabilités, la gauche ne devra pas oublier la mobilisation sociale de cette année-là quand elle aura à reprendre le dossier des retraites.

En 2004, nous avons remporté de magnifiques succès dans les régions et les départements. Nous les devons bien sûr aux qualités de nos candidats, mais ce n’est pas leur faire injure, au contraire, que de rappeler que la première cause de notre victoire, c’est la volonté de nos électeurs d’infliger une défaite cuisante à la droite et à sa politique libérale. Cela non plus, pour préparer les futures échéances, nous ne devons pas l’oublier !

2005 : c’est l’année du référendum dont nous connaissons tous le résultat. Les Français - à commencer par une majorité du peuple de gauche - n’ont pas dit Non à l’Europe, mais Non à la dérive libérale et marchande l’Union européenne. Il est prévu, dans notre projet socialiste, de relancer et réorienter l’Europe, c’est un engagement qu’il faudra respecter scrupuleusement lorsque nous serons aux responsabilités.

En 2006, nous avons participé, avec toute la gauche, à la mobilisation contre le CPE dont je remercie notre jeunesse et qui a fait reculer le gouvernement de la droite. Comme avec le Non pour l’Europe, il s’agissait de refuser la logique du tout-libéral en France.

Quelle est la grande leçon pour 2007 des votes et des luttes survenus depuis 2002 ? Elle est simple : nous ne gagnerons les prochaines élections présidentielles et législatives que si nous défendons et incarnons une ligne politique directement, clairement, offensivement anti-libérale. Nous n’avons pas à mettre nos pas dans ceux de la droite, nous n’avons pas à mettre nos pas dans ses valeurs ni ses thèmes, nous avons à [couvert par les applaudissements]

Chers camarades, en 2007, nous gagnerons si nous savons dire la vérité sur le monde, sur l’Europe et sur la France. C’est le rôle du président de la République-chef de l’Etat que de fournir une explication sur le présent et de tracer un chemin pour le futur.

La vérité, c’est que le monde a profondément changé. Et cela explique pour une large part les changements que je porte et que je propose. Le capitalisme a d’une certaine façon changé de nature et de dimensions - et l’on sait ici, à Clermont Ferrand, avec Michelin, ce que cela veut dire. Industriel autrefois, le voilà financier avec le résultat et le profit pour seul objectif. Familial et national jadis, il est désormais mondial, avec l’apparition des nouvelles technologies qui font qu’en un click d’ordinateur, des milliards d’euros peuvent être transférés d’un bout à l’autre de la planète. Bien sûr, le patron d’hier n’était pas nécessairement un philanthrope, mais il avait souvent un certain souci du social et de l’amélioration des conditions de travail et de vie des ouvriers. Aujourd’hui, ce sont des actionnaires ( par les fonds de pension) et des managers qui décident d’en haut et de loin pour des centaines de milliers de salariés jamais consultés, ni écoutés. Le capitalisme est également universel. Autrefois, il y avait un secteur marchand aux frontières délimitées, essentiellement économiques, industrielles, commerciales. Maintenant, le marché veut tout contrôler, tout envahir, tout régenter : les économies, le service public, les pays, la vie.

Le capitalisme est devenu un hypercapitalisme financier et transnational, il est en train de tout envahir et il faudrait que nous, les socialistes et la gauche, nous restions passifs devant ce bouleversement, proposant les mêmes analyses et les mêmes propositions qu’hier ? Quand des fonds de pension exigent un retour sur investissement de plus de 10 % quand la croissance n’atteint pas le tiers de ce pourcentage, comment peut-on y arriver ? Soit en réduisant les salaires, soit en réduisant l’emploi, soit en réduisant la protection sociale, soit en réduisant tout cela et en délocalisant en plus ! Les conséquences de cette fuite en avant du capitalisme sont immenses. Si nous laissons faire, il n’y aura plus aucun secteur industriel délocalisable en France qui ne sera effectivement délocalisé. Les services publics ne pourront être maintenus dans les territoires, dans les quartiers comme dans les campagnes. Le code du travail sera laminé. Les syndicats seront mis en pièce. Les socialistes doivent tirer les leçons de 2002 : nous comprenons la mondialisation libérale, nous refusons de subir sa loi. C’est pourquoi nous avons débattu du projet socialiste dans nos sections et dans nos fédérations. C’est pourquoi nous l’avons adopté et que, comme candidat à l’investiture de notre Parti, je le revendique et je veux l’enrichir. Le projet socialiste, c’est l’alternative à la mondialisation financière.

L’Union européenne a elle aussi beaucoup changé. Elle reste un magnifique idéal pour les socialistes. Mais soyons lucides : l’Union européenne telle qu’elle va depuis plusieurs années sert trop souvent de cheval de Troie à la mondialisation financière au lieu de lui opposer un barrage et une alternative. Songez que l’UE a annoncé son intention à l’horizon début 2009 de privatiser la Poste ! Si les socialistes laissent faire, que va-t-il se passer ? En Auvergne et ailleurs, il n’y aura plus un seul prix du timbre, mais une multitude de timbres dont le montant variera en fonction de la richesse des territoires - moins cher là où la Région est riche, plus cher là où la Région est pauvre. L’harmonisation sociale et fiscale, la reconnaissance du service public, la capacité à réorienter la politique tarifaire et commerciale de l’Europe pour encourager nos produits, nos emplois, nos usines, nos savoir-faire - voilà les priorités d’une politique de gauche pour l’Europe comme l’attendent les peuples. En 2004, nous avons remporté la victoire aux élections européennes avec ce slogan : « Et maintenant, l’Europe sociale ! » En 2007 et après, il faudra s’en souvenir.

La vérité, c’est aussi que nous voulons une autre France que celle que la droite démolit depuis 2002 et qu’elle veut dégrader plus encore après 2007. La France des socialistes, c’est une France où l’on soutient le pouvoir d’achat, où l’on prépare l’avenir, où l’on préserve l’environnement, où l’on sauvegarde les services publics, où l’on soumet à référendum une nouvelle République parlementaire nouvelle. Ces engagements figurent en toutes lettres dans notre projet, mais alors d’où vient cette impression qu’il ne nous engage pas tous identiquement ? Dans le train qui m’a amené à Clermont Ferrand, un contrôleur de la SNCF m’a dit : « Monsieur Fabius, j’ai entendu parler du débat, cela paraissait intéressant bien qu’un peu corseté, mais moi, ce que je voudrais, c’est que vous, les candidats socialistes, vous puissiez clarifier les choses ». Clarifier, cela ne signifie pas se disputer. En revanche, débattre suppose de discuter afin que vous, les militants, vous vous forgiez vous-mêmes, librement, sur pièces, votre jugement. Entre les trois candidats qui sollicitent vos suffrages, il y a des différences et parfois même des divergences. Disons-les et assumons-les !

Par exemple, en matière de pouvoir d’achat, nous avons, semble-t-il, des désaccords. Bien sûr que nous sommes tous favorables à la croissance et pour des entreprises qui avancent mieux et plus vite. Bien entendu que quand un décision concrète est annoncée, il faut mettre en face le financement. C’est ce que je fais quand je dis que l’augmentation du Smic supposera d’être compensée, pour les petites et moyennes entreprises, par des allégements de charges. C’est ce que je fais quand je dis que pour revaloriser les petites pensions de retraite, il faudra demander un effort au capital et aux grandes entreprises. La solidarité a un coût, mais elle est notre choix politique. Le projet socialiste fixe l’horizon de 1500 euros pour le Smic d’ici à 2012 et je propose pour ma part, au lendemain des élections, de le revaloriser immédiatement de 100 euros. Alors, j’entends le Medef, la droite et parfois d’autres me critiquer pour proposer cela. Je persiste et je signe. Car il est, à mes yeux, légitime que pour des personnes qui gagnent 1000 euros net par mois, l’arrivée de la gauche se traduise par une augmentation plus forte du Smic que lorsque c’est la droite qui accède au pouvoir.

Différence aussi à propos du rapport entre le contrat et la loi. Je suis à fond pour le développement du contrat et ce n’est pas par hasard si je propose que, dans la révision de la Constitution que je soumettrai par référendum au peuple français dès septembre 2007, un article prévoie que désormais, aucune réforme touchant les principes du code du travail ou de la sécurité sociale ne pourra être engagée sans avoir été soumise à l’avis des partenaires sociaux. Mais, une fois encore, soyons lucides ! Dans la conférence nationale salariale que nous proposons tous et qui est prévue par notre projet dans la foulée des élections, comment arriverons-nous concrètement à faire bouger le patronat s’il n’y a pas le gouvernement de la gauche qui avance sur un certain nombre de choix économiques et sociaux ? Le Medef vote souvent UMP parce qu’il soutient la précarité des salariés. Que lâchera-t-il lors de ces négociations ? Donc il faudra une claire volonté politique de résister à certains intérêts au nom de l’intérêt général - là aussi, tirons les leçons de l’expérience. Oui, à mes yeux, l’Etat doit être au rendez-vous et incarné par le gouvernement que le prochain président de la République socialiste aura composé sur la base du mandat que les Français lui auront donné par le suffrage universel. Démocratie politique et démocratie sociale sont intimement liées et c’est à l’Etat d’agir pour faire la jonction.

Différence encore, pourquoi le taire, sûr le rôle des régions. Je soutiens à fond la décentralisation. Mais certains veulent régionaliser tantôt la politique de l’immigration, tantôt les universités, un jour les tribunaux, le lendemain les prisons. Mais quelle est la logique, libérale au passage, de ces orientations ? Une logique de creusement des inégalités entre les Français et entre les territoires ! Dès lors que toutes les régions n’ont pas les mêmes ressources, je reste un fervent partisan de l’Etat républicain dont la tâche première est d’assurer une égalité de traitement en métropole et en outre-mer, qu’il s’agisse de la politique éducative et d’enseignement supérieur, de la santé, des équipements et des infrastructures. C’est le devoir du socialisme, en tout cas à mes yeux, de défendre cette approche républicaine, à la fois volontaire et solidaire, de l’Etat.

Je ne sépare pas le fond du projet socialiste et la stratégie du Parti socialiste. Une autre vérité doit donc être dite : nous ne pourrons pas gagner les élections sans nos partenaires. Dans notre pays, il y a un Parti communiste, il y a un parti des Verts, il y a les amis de Jean-Pierre Chevènement, il y a le Parti Radical de Gauche et, avec le PS, tous - et d’autres -constituent la gauche. Les propositions que je formule s’inscrivent dans cette réalité qui est aussi, comme cela l’était pour François Mitterrand, une exigence : il n’y a pas de victoire possible dans le rassemblement de la gauche.

Chers camarades,

La campagne contre la droite sera rude. Nous trouverons face à nous des adversaires redoutables, aux moyens financiers et médiatiques colossaux, et qui n’hésiteront pas à s’en servir. Dans ce combat, l’atout qui est le nôtre, c’est vous, les militantes et les militants. Il va falloir tenir bon et je vous demande de tenir bon. Tenir bon quand, dans un monde où les valeurs matérielles veulent tout dominer, il faut prendre la défense de ceux qui n’ont rien, à commencer par les enfants scolarisés de parents sans papiers. Tenir bon quand, face à la montée du communautarisme et des intégrismes, il faut préserver coûte que coûte la laïcité. Tenir bon quand, face aux périls et à l’égoïsme, il faut rappeler que la devise de la République, qui est aussi celle du socialisme, peut sauver le monde. Je m’engage devant vous à défendre nos valeurs et notre identité socialistes. Si je suis désigné et élu, il ne sera pas question pour moi de reculer d’un pouce, j’agirai pour les faire vivre et progresser. Vive le socialisme ! Vive la gauche ! Vive la République ! Vive la France !

RAG34. Lolo34.

12:30 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

De nombreux nouveaux militants rejoignent le comité de soutien de Laurent Fabius.

Nous publions aujourd'hui quinze témoignages de soutien de nouveaux militants.

Retrouvez le message de : Jean-Michel Breton (Yonne), Anne Dehut-Souman (Hauts-de-Seine), Véronique Olivi (Alpes-Maritime), Yvan Lubrany (Essonne), Roland Buttay (Hérault), Anton Goldin (Eure-et-Loir), Jacques Petriment (Isère), Benjamin Pourchez (Somme), Alain Gélin (Paris), Bruno Allart (Vienne), Stéphane Juranics (Saône-et-Loire), Michel Janssens (Paris), Daniel Boulier (Haute-Vienne), Bernard Gregory (Vienne), Vincent Coussedière (Haut-Rhin).

Cliquez ici pour consulter ces messages.

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12:17 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Utiliser la démocratie participative pour démolir la démocratie représentative serait une faute

Réaction de Laurent Fabius parue dans le Parisien / Aujourd’hui en France du 24 octobre 2006.

La démocratie participative, beaucoup d'élus la pratiquent, à juste titre, depuis longtemps : écoute de la population et des associations, conseils de quartiers, comptes rendus de mandats...

Personne n'en a le monopole. Il faut savoir se remettre en cause et innover dans ce domaine. Mais utiliser la démocratie participative pour démolir la démocratie représentative serait une faute. Le juge de paix s'appelle le suffrage universel. C'est la différence entre la démocratie et la démagogie.

RAG 34. Les lolo's 34.

11:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, démocratie participative, 2007lagauche, RAG 34

23.10.2006

Laurent Fabius : "Mon projet est socialiste, solidaire, républicain et laïc"

Entretien publié le 23 octobre 2006 par le journal L'Est Républicain.

Alors que doit se dérouler, demain soir, le deuxième débat télévisé entre les candidats à la candidature socialiste, l'ancien ministre insiste davantage sur ce qui le différencie de ses « compétiteurs ».

A l'heure où le clivage droite-gauche semble moins opérant, vous vous situez nettement à gauche. Pourquoi ?

Même si certains enjeux peuvent dépasser la frontière entre la gauche et la droite, il y a deux projets différents. L'approche de l'UMP et de Nicolas Sarkozy est libérale, communautariste, orientée vers la politique Bush aux Etats-Unis. Mon projet est socialiste, solidaire en matière économique, républicain et laïc au plan social, et soucieux de réorienter l'Europe. Ce sont donc deux visions différentes de la société.

Vous êtes aussi à gauche à l'intérieur du parti socialiste...
Je crois à une gauche volontariste et qui résiste aux dérives du libéralisme financier. Dominique Strauss-Kahn se définit davantage comme social-démocrate, comme Tony Blair ou Gerhard Schroeder qui veulent s'adapter à l'hypercapitalisme. Ségolène Royal insiste sur la dimension locale, intéressante mais pas suffisante : ce n'est pas seulement à partir de la région que l'on renforcera le pouvoir d'achat des salariés ou que l'on combattra le réchauffement de la planète.

Certains s'étonnent de vos choix alors que vous avez été plus social-libéral au gouvernement. Y a-t-il un positionnement de conquête du pouvoir différent de celui de son exercice ?

Mes valeurs fondamentales n'ont pas changé depuis mon adhésion au PS, il y a trente ans. Mais sur certains points, j'ai évolué et je l'assume. Soit parce que le monde lui-même a changé, avec des réalités nouvelles telles que les délocalisations, la concurrence farouche de l'Inde ou de la Chine, la marchandisation du service public. Soit parce que je tire les conséquences de notre expérience gouvernementale. Nous avons été sèchement battus en 2002 et nous n'avons pas retrouvé l'électorat populaire. De même en 2005, quand la position officielle du PS n'a pas été suivie par beaucoup d'électeurs de gauche désireux d'une Europe différente. J'en tire les conséquences.

Vous insistez beaucoup sur l'Etat et la loi. Cela correspond-il aux attentes de dialogue social, de contrat

Il faut les deux. L'Etat est indispensable pour assurer l'impulsion et l'égalité, mais il ne peut se substituer à la société. Sur le plan contractuel, la réforme de la Constitution, que je prévois à l'automne 2007, introduira l'obligation d'une consultation des partenaires sociaux avant d'organiser toute réforme touchant aux principes du droit du travail et de la sécurité sociale.

« Remettre l'Europe sur les rails »

Vous proposez une hausse notable et rapide du SMIC. Les entreprises pourront-elles suivre ?

Si l'on veut augmenter les petits salaires, le SMIC est le seul instrument dont un gouvernement dispose. Il faut l'utiliser dans un souci de justice sociale et pour relancer l'économie. En même temps, nous organiserons une conférence salariale pour diffuser cette hausse aux autres salaires. Les grandes entreprises peuvent en général absorber cette augmentation de 8 % du SMIC. Quant aux PME, elles bénéficieront d'une baisse de leurs charges.

Vous évoquez beaucoup l'Europe alors que vous avez appelé à voter non au référendum. C'est un paradoxe ?

Pas du tout. Je veux remettre l'Europe sur les rails. J'ai effectivement été étonné que mes compétiteurs n'en parlent quasiment pas, car on ne peut évoquer les questions de croissance ou de services publics, sans s'interroger sur la dérive libérale de l'Europe. S'il n'y a pas harmonisation sociale et fiscale au sein de l'Union, les délocalisations s'y amplifieront. Pour celles hors d'Europe, sans politique offensive pour des règles commerciales communes ou des standards sociaux et environnementaux minimaux, nous serons laminés. Si on veut relancer la machine en France, il faut avoir une vision différente de l'Europe plus sociale, plus écologique, plus démocratique, plus dynamique en économie et en recherche, plus cohérente.

« Le féminin d'éléphant, ce n'est pas gazelle », avez-vous dit. Est-ce pour contester qu'il y ait parmi les candidats socialistes des anciens et des nouveaux ?

Tous ceux qui se présentent pour l'investiture socialiste ont en commun d'appartenir à la même génération, à quelques années près, d'avoir été tous trois ministres avec François Mitterrand et Lionel Jospin et de tous se présenter pour la première fois. Avoir été, en plus, premier secrétaire du PS et Premier Ministre comme ce fut mon cas, ne peut pas être tenu pour un handicap, j'imagine. Entre nous, les différences sont donc politiques et non générationnelles.

« Redonner un espoir »

Craignez-vous le vote des nouveaux militants du parti socialiste ?

Non. Qu'ils soient nouveaux ou anciens, les militants doivent être libres de leur vote. Ils écoutent et ils réfléchissent. Avant de répondre à la question « Qui ? », il faut répondre à « Comment on gagne ? » et « Pour faire quoi ? ». Le PS ne peut gagner que sur des thèmes de gauche, qui sont l'emploi, le logement, la formation, l'environnement, la sécurité, et non en courant après M. Sarkozy mais sur nos propres valeurs et propositions. Nous devons redonner un espoir. Nous avons montré notre capacité gestionnaire mais il s'agit désormais de présenter un projet qui soit aussi une autre vision de la société et permet de changer les choses. C'est ce que je fais.

Sur quelle alchimie peut se jouer la prochaine présidentielle ?

Un projet mobilisateur et une capacité de rassembler la gauche : je suis prêt.

Vous êtes « prêt et déterminé »...

Oui. Et en même temps tranquille parce que je crois que les idées que je développe sont les plus modernes. La social-démocratie traditionnelle sera vite dépassée. Dans la mondialisation impitoyable qui est en train de se mettre en place, les instruments de la volonté politique sont et seront très importants.

Propos recueillis par Chantal Didier

RAG 34. Lolo34

15:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius, répond à nos camarades Seine et Marnais: Retraites, délocalisations, dette de l’Etat

Quel que soit notre choix, arrêtons de nous laisser insulter. Par Jean-Francis Dauriac- Nous savons tous que notre responsabilité est grande, pour notre parti, la gauche et notre pays. Nous voulons tous gagner. Et, il devient insultant de considérer que tout serait joué d’avance ( à quoi bon voter dans ce cas ?) ou que certains d’entre nous ne se prononceraient qu’en fonction des sondages… 1/ Nous savons tous qu’ils sont éphémères et volatiles, et n’ont jamais donné les gagnants 6 mois avant les élections. 2/ Nous sommes assez grands pour choisir sur la base des propositions concrètes des candidats 3/ Nous avons tous tiré les leçons de 2002. Et nous savons donc que pour gagner, il faudra soit les voix de gauche qui nous ont manqué en 2002, soit les voix du Centre, ce qui serait un autre choix de société.
Laurent Fabius, répond aux militants de notre département : Retraites, délocalisations, dette de l’Etat
Dans les débats de nos sections seine et marnaises, les militants nous ont posé des questions que nous avons transmises à Laurent Fabius. Voici ses réponses.

Laurent Fabius : du concret sur les retraites
Question d’une militante du 77 de Avon Fontainebleau: Comptez-vous revenir sur la réforme des retraites mise en place par la Droite, et selon quelles modalités ? La réponse de Laurent Fabius : « Les mesures prises par la droite conduisent à baisser fortement le niveau des retraites sans en garantir le financement. De nombreux retraités vont passer en dessous du seuil de pauvreté, en particulier les femmes qui ont eu des carrières morcelées. Cela, je ne l’accepte pas.... Pour lire la suite cliquez ici

Laurent Fabius : du concret contre les délocalisations

Question d’un militant de Savigny le Temple : Dans le contexte de mondialisation de notre époque, quels sont les moyens d’intervention du politique sur une grande entreprise française qui déciderait de délocaliser une grande partie de sa production française vers des pays ou la main d’oeuvre est moins coûteuse ? La réponse de Laurent Fabius : « Contrairement à d’autres, je n’ai jamais sous-estimé l’ampleur des délocalisations. Elles sont liées souvent à la mondialisation financière contre laquelle nous devons offrir une vraie alternative politique....Pour lire la suite cliquez ici

Laurent Fabius: du concret pour réduire la dette

Question d’un militant de Chelles : Le déficit du budget 2006 ainsi que 2007, malgré les artifices utilisés par Thierry Breton, est et sera énorme, les dépenses prévues par le PS vont accroître ce déficit. Que prévois-tu pour permettre le désendettement de notre pays ? (pas de langue de bois, pas de comparaisons avec des pays qui font aussi mal que nous, des engagements concrets) La réponse de Laurent Fabius : « Le déficit et la dette se sont beaucoup alourdis depuis 2002, alors que nous les avions contenus dans le cadre du gouvernement de Lionel Jospin.... Pour lire la suite cliquez ici

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12:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

"La dimension locale" sur laquelle Ségolène Royal "insiste" n'est "pas suffisante", selon Laurent Fabius

PARIS (AP) - Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour la présidentielle, affirme qu'il croit "à une gauche volontariste et qui résiste aux dérives du libéralisme financier", alors que "Ségolène Royal insiste sur la dimension locale, intéressante mais pas suffisante".

"Ce n'est pas seulement à partir de la région que l'on renforcera le pouvoir d'achat des salariés ou que l'on combattra le réchauffement de la planète", poursuit-il, en estimant par ailleurs que Dominique Strauss-Kahn "se définit davantage comme social-démocrate, comme Tony Blair ou Gerhard Schröder qui veulent s'adapter à l'hypercapitalisme".

Dans un entretien publié lundi dans "L'Est Républicain", l'ancien Premier ministre explique également que "même si certains enjeux peuvent dépasser la frontière entre la gauche et la droite, il y a deux projets différents".

"L'approche de l'UMP et de Nicolas Sarkozy est libérale, communautariste, orientée vers la politique Bush aux Etats-Unis", assure M. Fabius, en soulignant que son "projet est socialiste, solidaire en matière économique, républicain et laïc au plan social, et soucieux de réorienter l'Europe".

Il affirme aussi que ses "valeurs fondamentales" n'ont pas changé depuis son adhésion au PS, il y a trente ans. "Mais sur certains points, j'ai évolué et je l'assume. Soit parce que le monde lui-même a changé (...) soit parce que je tire les conséquences de notre expérience gouvernementale".

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10:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Roland Buttay, nouveau militant : "Pourquoi je soutiens Laurent Fabius"

Roland Buttay est un nouveau militant de la fédération de l'Hérault (section de Magalas-Roujan).

Peux-tu nous dire ce qui a motivé ta décision de rejoindre le Parti Socialiste ?

Je suis en effet nouvel adhérant du PS mais j'ai près de 60 ans et j'ai toujours voté à gauche sauf ... au deuxième tour de la dernière Présidentielle où je suis allé voter Chirac, ce que je n'ai cessé de regretter depuis me promettant bien de ne jamais recommencer !

Partant donc du principe que cette fois-ci il me faudrait voter Socialiste aux deux tours pour éviter l'erreur de la dernière fois j'ai décidé d'adhérer au PS pour participer au choix du candidat.

Pourquoi soutiens-tu aujourd’hui la candidature de Laurent Fabius à l’investiture ?

Mes antécédents politiques de gauche ne me portaient pas naturellement vers Fabius mais depuis la campagne du référendum sur la constitution Européenne j'ai découvert en lui un homme politique remarquable, qui a su prendre le temps d'analyser en profondeur ce texte particulièrement indigeste dans une optique parfaitement antilibérale et donner à l'électeur de gauche mais pro-européen que je suis le courage de voter NON. Sans les arguments de Fabius je me serais certainement laissé avoir par l'argument du "non fatal à l'Europe.

Par ailleurs je trouve la position de Fabius tout-à fait cohérente dans cette campagne puisqu'il annonce une politique résolument de Gauche (il est le seul). Laurent Fabius a beaucoup expérience et il sait que s'il est élu il devra rendre des comptes à ce sujet à ses électeurs (là encore il est le seul)...

C'est cette seconde raison ainsi que la campagne médiatique effrénée pour Ségolène Royal qui m’a décidé à soutenir la candidature de Laurent Fabius. Je pense que les gens qui s'engagent politiquement sont assez grands pour faire leur choix et je n'accepte pas l'ingérence des médias.

Face à la droite, quelles sont, selon toi, les thèmes que doit mettre en avant le Parti Socialiste ?

Les thèmes que doit mettre en avant le PS sont ceux contenus dans "Réussir Ensemble le Changement" à condition que l'interprétation de ce projet Socialiste soit celle qu'en fait Laurent Fabius car elle me convient parfait

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10:03 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007lagauche, RAG 34

22.10.2006

ASSEMBLEE DEPARTEMENTALE de RAG 34


Assemblée départementale de RAG 34

En présence de :

Kléber MESQUIDA et René REVOL

à MONTAGNAC 34

LUNDI 23 OCTOBRE 2006

à 20 h 00

Salle du REX

N’hésitez pas à inviter le maximum de militants et sympathisants

A bientôt.

Contact : Annie Couderc Moneron

0670556527
[email protected]
[email protected]



RAG 34 (HERAULT)

21:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG 34, ASSEMBLEE DEPARTEMENTALE RAG 34, 2007lagauche

Les enjeux du sport dans le débat national

Chers Amis, je suis intervenu vendredi dernier, à l'occasion d'un colloque organisé par la région Haute-Normandie, sur les enjeux du sport dans le débat national.

Je vous propose de prendre connaissance de cette intervention. Le sport est un enjeu important pour lequel les politiques doivent proposer une nouvelle ambition.

Merci de vos commentaires,

Laurent Fabius.

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Je vous remercie de m’avoir invité à conclure vos débats. Non seulement parce que c’est toujours un plaisir pour moi d’intervenir dans ma région de Haute-Normandie, et en présence de son Président Alain Le Vern et du Président Amsallem et de nombreuses autres personnalités. Mais, parce que, fondamentalement, le sport - pas seulement parce que j’en ai été un pratiquant fervent - constitue un enjeu de société qui me tient très à cœur et dont je considère qu’il doit avoir toute sa place dans les grands débats à venir. Parodiant une formule célèbre, on pourrait dire que « chaque Français a été, est ou sera sportif ». La formule est encore plus vraie si on englobe dans le sport, à la fois le « sport pratique » et le « sport spectacle ».

Oui, le sport est au cœur de notre vie quotidienne et de notre vie sociale. Et pourtant, beaucoup de responsables politiques n’y accordent pas suffisamment d’attention. Peut être parce qu’ils pensent que les sportifs en parleront mieux qu’eux : de fait, le Ministère des sports est souvent revenu à de grands champions. A gauche, il existe aussi parfois chez certains le sentiment que la valeur de compétition qui fait partie du sport serait étrangère à notre logiciel : rien n’est plus faux. Les valeurs du sport se nomment dépassement de soi, esprit d’équipe, jeu collectif, sens des responsabilités, promotion et mixité sociale, citoyenneté active, dévouement pour une grande cause. Bref, des valeurs à encourager.

D’ailleurs, n’en déplaise à certains, la gauche est historiquement à l’origine des grands principes sur lesquels repose l’organisation du sport dans notre pays : les lois sur l’éducation populaire de 1936, la loi d’orientation sur le sport que j’ai fait voter en 1984, ou la loi Buffet sur la création d’un Centre national de lutte contre le dopage en 1999. Au niveau plus local, nos collectivités savent dégager les moyens nécessaires pour démocratiser la pratique du sport.

A rebours, beaucoup constatent que la politique menée par le gouvernement depuis cinq ans est contestable. La loi de 1984 a été détricotée pour renforcer l’influence des intérêts financiers dans le sport, sans véritable contrepartie. La semaine passée, un symbole est tombé avec l’autorisation faite aux clubs les plus fortunés d’être introduits en bourse. Au moment même où le football professionnel traverse une crise profonde sur fond de matchs truqués en Italie, de pratiques financières douteuses en Grande-Bretagne, ou de paris sur Internet en France, cette décision illustre un certain renoncement de l’Etat. Le « sport argent » se renforce quand le sport au cœur de la cité, comme enjeu de citoyenneté et de mixité, s’affaiblit, faute d’un soutien suffisant de l’Etat. Le « sport citoyen » n’est pas assez soutenu.

Une ambition renouvelée pour le sport est nécessaire. Je voudrais formuler devant vous quelques propositions en ce sens, qui sont autant d’appels au débat.

1. S’inspirer du « 1% culture » pour renforcer les moyens accordés au Ministère des sports.
Il est nécessaire que l’Etat reconnaisse, à la mesure de son poids, la valeur et la dimension sociale du facteur sportif.

Quels que soient les artifices de présentation utilisés, le budget sport ne peut rester au niveau où il se trouve aujourd’hui. Environ 0,12 % du budget de l’Etat, cela n’est pas acceptable, eu égard à l’importance de la pratique physique et sportive dans notre société et à son rôle dans la mise en œuvre des grands programmes de santé publique et d’intégration sociale.

A l’instar du « 1% culturel », né de la volonté politique forte de François Mitterrand, l’Etat devrait se rapprocher de l’objectif d’1% de son budget consacré au sport. Le rôle du Ministère des sports doit être renforcé. Les partenariats avec les Fédérations sportives doivent avoir pour objectifs simples de redonner confiance au mouvement sportif, et de restaurer la crédibilité perdue de l’Etat. Ce volontarisme et cette prise de conscience, pourraient s’illustrer par exemple par la création d’une chaîne sportive sur la TNT.

2. La place du sport et de l’éducation physique à l’école doit être réaffirmée

A l’école, il est établi que le sport contribue à l’apprentissage des valeurs citoyennes. Pourtant sa place reste insuffisante. Il faut donc renforcer sa présence. Et dans le même temps améliorer les conditions de formation des filières STAPS. Avec les enseignants et les parents d’élèves, il me paraît indispensable d’engager une réflexion sur l’organisation du temps scolaire. Donner à l’enseignement du sport la place qu’il mérite suppose de libérer du temps en semaine, et pas seulement le mercredi. Du primaire au collège, les élèves devraient pouvoir bénéficier d’une activité sportive encadrée par les enseignants, mais aussi par les collectivités, les Clubs et le mouvement sportif. Ce réaménagement des horaires scolaires ira de pair avec une meilleure répartition annuelle du temps d’études et une amélioration du rythme personnel des élèves.

Sur la base d’un accord avec tous les acteurs de la vie éducative, il faut donc parvenir à modifier les rythmes scolaires pour mieux les adapter au rythme de vie des enfants. Cela conduira le mouvement sportif à se structurer pour répondre à cette nouvelle demande, à professionnaliser ses activités pour rendre les services nécessaires à la population et à renforcer ses liens avec le monde scolaire.

3. Le sport de haut niveau doit être à la fois soutenu et moralisé

A l’heure actuelle, seuls les sports collectifs professionnels proposent un statut de sportif de haut niveau et une « sécurité sociale » pendant la durée des contrats.

Ce dispositif doit pouvoir s’adapter aux sports non professionnels en proposant un « statut » de sportif de haut niveau qui permette de vivre sa passion en bénéficiant des droits sociaux et médicaux pendant la durée de l’activité de sportif, ainsi que des programmes d’insertion professionnelle autour de la valorisation des acquis de l’expérience. La France doit évidemment valoriser ses talents sportifs, elle doit aussi les aider à structurer leur vie à l’issue de leur « carrière » sportive. La vie sportive est souvent de plus en plus longue, il n’est pas rare qu’elle aille au-delà de 35 ans, ces années doivent pouvoir être intégrées dans le calcul de la retraite.

S’agissant de la lutte contre le dopage, réaffirmons que cette question relève non seulement de l’éthique sportive mais aussi de la santé publique. La multiplication des affaires liées au dopage, notamment dans le cyclisme, nuit gravement à l’image du sport professionnel. Je considère que l’indispensable contrôle sanitaire et économique des produits dopants est encore insuffisant. L’agence mondiale de lutte contre le dopage manque de moyens financiers et coercitifs. Trop souvent, elle est condamnée à agir avec un temps de retard. Dans le même esprit, une lutte efficace contre le dopage doit s’inscrire dans le cadre d’une redéfinition des contraintes imposées aux sportifs et d’un suivi médical strict. Nous devrons reprendre la réflexion nationale et internationale en matière de dopage, y associer tous les acteurs du monde sportif, et promouvoir une grande campagne d’information en direction des jeunes, avec le renfort d’athlètes, de médecins et de dirigeants. Puisque la lutte contre le dopage ne peut être abordée efficacement qu’à l’échelon de la planète, il serait souhaitable qu’une « conférence mondiale contre le dopage » se tienne avant les prochains Jeux Olympiques qui doivent se dérouler à Pékin en 2008. C’est une proposition que je défendrai.

4. La formation aux métiers du sport doit être mieux assumée

Il y a dans notre Pays 16 millions de licenciés, de bénévoles, de sportifs et de dirigeants. C’est énorme. Mais a-t-on pris véritablement la mesure ? Je ne le crois pas. Il en va pourtant de l’avenir d’un modèle unique au monde. Pour permettre à toutes celles et à tous ceux qui vivent au quotidien leur passion pour le sport, l’Etat doit se saisir de cet enjeu, en donnant notamment aux bénévoles la possibilité de valoriser leur expérience dans le cadre de leur vie professionnelle. Concrètement, je souhaite que deux mandats de dirigeant bénévole dans des associations sportives puissent être validés dans le cadre d’un diplôme au sein des UFR STAPS.

5. Les infrastructures doivent être rénovées

Sans équipements sportifs de proximité adaptés à la pratique, le sport ne peut évidemment pas se développer. Ici encore la puissance publique doit être le garant de l’équité entre les territoires. Elle doit soutenir davantage les projets d’équipements portés par les collectivités locales en augmentant la part du budget du sport consacré au Centre National pour le Développement du Sport (CNDS). Elle doit également inciter à l’organisation de grandes compétitions internationales, en soutenant les candidatures des fédérations et en profitant de ces événements pour moderniser les équipements existants et en créer de nouveaux. C’est toute la conception de la politique du sport en faveur des grands équipements qui doit être aujourd’hui réexaminée pour l’inscrire dans la durée et lui donner une véritable cohérence autour d’un « plan décennal d’équipements sportifs de proximité ».

6. Créer une dynamique territoriale et mobiliser les acteurs locaux
Garant d’un développement harmonieux du sport sur tout le territoire, l’Etat doit agir en étroite concertation avec les collectivités locales et l’ensemble des acteurs de terrain. La décentralisation concerne aussi le sport. Ne serait-il pas souhaitable de donner aux Régions la compétence de coordonner l’ensemble des actions au sein de Conférences régionales, présidée par les Présidents de Région et regroupant les collectivités territoriales et locales, le mouvement sportif régional, et les services de l’Etat, à l’instar de ce qui se pratique déjà dans certaines régions. Des observatoires régionaux du sport, étroitement liés à l’Université, pourraient être créés permettant une analyse permanente des activités sportives et physiques en régions et en adaptant les pratiques.

7. Le sport au cœur de la cité

Pour finir, j’aimerais évoquer une conversation que j’ai eue l’été dernier avec des présidents de ligues en marge d’un match de la coupe du monde de football en Allemagne. Tous m’ont dit leur insatisfaction devant l’insuffisante reconnaissance par l’Etat de leur rôle social.

Il s’agit d’une question importante. Pour moi, le sport doit être partie prenante d’une politique de cohésion et d’intégration sociale. Dans nos quartiers, le sport est un lieu de brassage au sens le plus fort du terme : entre des jeunes de différentes origines, entre les sexes, entre les générations aussi.

C’est un bien précieux, qu’il ne faut abandonner ni aux seules logiques marchandes, ni aux dérives communautaristes. C’est la raison pour laquelle je souhaite non seulement que l’Etat et les collectivités locales renforcent le soutien accordé à celles et ceux qui font vivre le sport au quotidien, mais aussi que nous réaffirmions la place du sport dans la cité. Je suis un militant de la laïcité. Je souhaite qu’une charte sur la laïcité soit adossée à la Constitution. La laïcité doit vivre dans l’espace public. Cela concerne évidemment aussi le sport. Si les Français nous investissent de leur confiance, je veillerai à ce que le sport garde ce statut de brassage, de promotion et de liberté qui doit être le sien et qui fait sa formidable richesse.

RAG 34. Lolo 34.

08:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sport, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

20.10.2006

Laurent FABIUS : Je veux être pragmatique, précis et de gauche. Et je place la personne humaine au centre de tout.

Relance de l’emploi, soutien aux entrepreneurs et lutte contre la précarité
24 août 2006

Mes engagements pour l’emploi et la croissance au profit de tous.

Le chômage et la précarité minent notre société. Nous placerons la relance de l’emploi durable et la lutte contre la précarité au cœur de notre projet. Pour l’emploi, cela exigera un soutien de la demande des ménages et la dynamisation des entreprises.

Dans les grandes entreprises, les exonérations de cotisations sociales, largement inutiles, seront progressivement supprimées. Les ressources ainsi récupérées seront affectées à raison d’un tiers pour les emplois jeunes, un tiers pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur, un tiers pour le soutien aux investissements et à la croissance des petites et moyennes entreprises. Ces dernières bénéficieront d’un accès garanti à la commande publique.

Pour permettre le succès durable des entreprises qui se créent, nous accroîtrons durant les premières années d’activité les facilités fiscales et sociales, l’accès au crédit, ainsi que les aides à l’innovation et à l’exportation.

Contre la précarité, nous créerons une couverture professionnelle universelle qui, par un soutien efficace aux chômeurs, un accès renforcé à la formation professionnelle permanente et des droits sociaux garantis, permettra de mieux aménager les temps de transition professionnelle. Dans le même esprit, nous abrogerons le CNE.

Ces propositions sont ma contribution à l’enrichissement du projet socialiste. Elles ne s’y substituent pas et ne visent pas à l’exhaustivité. Ce sont des engagements concrets et d’application immédiate au lendemain de l’alternance pour que chaque Française, chaque Français sache dès maintenant quels seront les changements précis apportés par une victoire présidentielle de la gauche.

Cliquez ici pour consulter mes interventions récentes dans le domaine de l’économie et de l’emploi.

J’ai pris 7 engagements précis pour 2007. Cliquez ici pour consulter mes autres engagements.

"Un autre avenir est possible. Contre la société précaire, construisons une France forte et solidaire." Laurent Fabius

RAG 34. Lolo34

21:48 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Najwa Confaits : "Pourquoi je soutiens Laurent Fabius"

Najwa Confaits milite à la section du Havre, elle est candidate aux législatives dans la 8ème circonscription de Seine-Maritime. Elle a publié le témoignage suivant sur son blog.

Les raisons pour lesquelles je soutiens Laurent Fabius candidat à la candidature pour les élections présidentielles de 2007 tiennent au fait que c’est un homme sincère et fidèle.

Sincère tant dans ses relations humaines que dans ses convictions politiques bien ancrées à gauche. Le faux procès intenté par quelques personnes sur cette question témoigne d’une grande rigidité d’esprit et d’une certaine mauvaise foi de la part de ces gens. Vous avouerez donc qu’au cours de ces nombreuses années, Laurent puisse progresser, puisse s'améliorer au vu de sa riche expérience politique (Premier ministre, ministre de l’économie, ministre de la recherche, Président de l’Assemblée Nationale...) et au vu du malaise social grandissant que traverse notre pays. Un malaise qu'il a perçu très tôt et dont il s'est emparé pour rendre l'espérance.

Son parcours politique et humain me plaît. Il révèle un homme généreux et soucieux du bien-être de ses concitoyens dans un monde de plus en plus financier et individualiste. D’ailleurs les 7 propositions faites par Laurent Fabius, que je vous invite à lire, montrent à quel point il se préoccupe du quotidien des gens, de tout ce qui touche à notre vie, pour faire en sorte qu'elle soit meilleure.

Enfin Laurent Fabius est fidèle dans ses engagements. Il a le respect de la parole donné. Il me l’a tout d’abord prouvé personnellement dans son soutien politique constant. Les habitant(e)s de Grand-Quevilly dont il est le Député et le 1er Adjoint au Maire lui reconnaissent aussi cette grande qualité humaine. Il s’était engagé à transformer leur ville ouvrière, empreinte d’une grande tristesse urbaine en une ville agréable, dynamique, solidaire à l'égard de toutes les couches de la population. Son engagement a été tenu : Grand-Quevilly est aujourd’hui une ville où il fait bon vivre à tous les niveaux.

Laurent Fabius est le candidat du projet socialiste. Il est le mieux placé aujourd'hui pour le diffuser, pour le faire vivre auprès de toute la population. Ce projet est à l'image de l’homme : généreux, solidaire et humaniste. Or, je suis intimement persuadé que c'est en défendant ces valeurs, en les déclinant dans toutes nos propositions que nous pourrons faire gagner la Gauche, avec Laurent Fabius en 2007.

Pour toutes ces raisons, je voterai Laurent Fabius le 16 novembre prochain.

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18:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Najwa CONFAITS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34, Primaires PS

Trois questions à Henri Weber :" Il faut mettre le paquet sur les universités et la recherche"

Henri Weber, député européen, est interviewé par 2007 la Gauche. Il rappelle ici les raisons de son soutien à Laurent Fabius et souligne l'importance de ses propositions concernant l'Université.



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18:21 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Henri WEBER, Primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius : Face au projet précaire et brutal de la droite, je répondrai à l’urgence sociale et je préparerai l’avenir.


L'Hebdo des socialistes du 21 octobre est consacré aux propositions des trois candidats à l’investiture sur les questions économiques et sociales. Retrouvez ici l’analyse de Laurent Fabius. Ses réponses aux questions des militants sont ici.



Chers camarades,

Face à l’urgence économique et sociale, je veux partir de la réalité et affirmer une claire volonté politique. La réalité, c’est qu’une grande majorité de nos concitoyens vivent ou redoutent la précarité. Emploi, logement, accès aux soins, services publics : la précarité se généralise. Ma volonté, avec tous les socialistes, c’est de refuser cette prétendue fatalité et de proposer un autre projet de société.

La droite porte une responsabilité écrasante : France en déficit, recherche scientifique en panne, explosion des contrats courts, conditions de vie qui se dégradent.

La dérive libérale de l’Europe, pourtant refusée par les peuples, aggrave la situation.

Surtout, le capitalisme a changé. Industriel et national auparavant, le voilà financier et transnational.

« Tous concurrents et que le moins cher gagne », telle est sa règle qui conduit à de dramatiques impasses, humaines, sociales, climatiques, sanitaires. Si la gauche n’arrête pas cette course folle, qui le fera ? Face à un capitalisme dur, il ne faut pas un socialisme mou.

Ces choix permettront à la France de renouer avec une croissance forte et durable.

1) Première urgence, le pouvoir d’achat et l’emploi.

J’ai proposé de porter le plus rapidement possible le SMIC à 1500 €, dont 100 € tout de suite, et d’organiser une conférence salariale pour diffuser cette hausse aux petits et moyens salaires. Je propose aussi de garantir à tous les retraités ayant cotisé un nombre suffisant d’années un niveau de pension minimal qui devra s’approcher du SMIC. Les femmes qui ont eu des carrières morcelées auront ainsi une pension décente.

Nous créerons la Couverture Professionnelle Universelle (CPU). Par une garantie de revenus et un accès à la formation professionnelle permanente, elle permettra d’aménager les temps de transition professionnelle. Le CNE sera abrogé. Dans les grandes entreprises, les exonérations de cotisations sociales seront progressivement supprimées. Les ressources ainsi récupérées seront affectées pour les emplois jeunes, pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur, pour les investissements et la croissance des PME.

Le soutien au pouvoir d’achat et à l’investissement des entreprises doit nous permettre de renouer ainsi avec une croissance forte et durable, qui est indispensable.

2) Deuxième urgence : préparer l’avenir et mieux nous défendre dans la mondialisation.

Comme je m’y suis engagé devant le collectif « Sauvons la Recherche », le budget de la recherche sera augmenté de 10 % par an.

Avec le gouvernement, je proposerai à nos partenaires une réorientation de la politique monétaire, de la politique de la concurrence et de la politique commerciale de l’Union européenne.

En France, le principe du « délocaliseurpayeur » sera instauré : si une entreprise délocalise, elle devra rembourser les aides publiques reçues, payer la taxe professionnelle pendant trois ans et financer le reclassement des salariés concernés.

Pour limiter les OPA souvent destructrices d’emplois, les salariés disposeront d’un droit de contrôle étendu, à travers une double consultation du conseil d’administration et du comité d’entreprise.

3) L’urgence, c’est aussi d’agir pour le logement et la politique de la ville.

120 000 logements sociaux locatifs seront construits chaque année. Dans les communes ne respectant pas le minimum prévu de 20 % de logements sociaux, le Préfet se substituera au maire. La hausse des loyers sera limitée à celle de l’inflation.

Pour les quartiers, des « Pactes de Solidarité Urbaine » entre l’Etat et les agglomérations seront négociés et conclus. Nous développerons l’accompagnement social et éducatif précoce des mineurs dérivant vers la violence. Et nous lutterons contre toutes les discriminations.

4) Dans les quartiers comme dans les campagnes, le changement nécessitera des services publics forts.

Les enseignants seront confortés dans leur mission de transmission des savoirs. Les jeunes bénéficieront d’un soutien périscolaire public après la classe. De nouveaux moyens seront dégagés pour les élèves en difficulté.

Je défendrai l’hôpital public et veillerai à ce que des médecins s’installent partout sur le territoire. La prévention sera développée, notamment pour lutter contre l’obésité. Nous investirons pour réduire le temps d’attente pour les examens médicaux.

En matière énergétique, je demanderai un moratoire européen sur la dérégulation dans le domaine de l’énergie. Comme le prévoit notre projet, EDF repassera sous contrôle 100% public et sera rapproché de GDF. Cela ne nécessitera pas de fonds budgétaires. Un vaste plan d’économies d’énergie et de développement des énergies alternatives sera engagé et les transports les moins polluants auront la priorité.

Voilà, concrètement, quelques aspects majeurs de la politique économique et sociale que nous engagerons lors du prochain quinquennat. A la fois par la loi et par le contrat. Par le niveau national comme au niveau local. Face au projet précaire et brutal de la droite, je répondrai à l’urgence sociale et je préparerai l’avenir. Il s’agit de construire une France forte et solidaire. Forte parce que solidaire. Je m’y engage avec chacune et chacun de vous.

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Feuilleter l’Hebdo

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16:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Une vérité qui dérange

Bonjour à tous,

J'ai organisé hier soir dans ma ville, à Grand-Quevilly, une projection en avant-première du film d'Al Gore "Une vérité qui dérange" sur les périls écologiques. C'est un très bon film, qui indique de manière claire l'urgence des dangers et la nécessité de l'action. J'encourage chacun à aller le voir!

Je vous propose de regarder un petit reportage de France 3 Normandie sur cette projection.



Retrouvez-vous toutes mes projections sur l'écologie dans mon billet sur l'urgence écologique.

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10:56 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, urgence écologique, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34, Primaires PS

Laurent Fabius pourrait bien créer la surprise le 16 novembre

(Le Nouvel Observateur - 19-25 octobre 2006.)

Carré et direct. Concret et sans complexes. Le mal-aimé du parti la joue à l'ancienne. Rien à voir avec la stratégie de la reine des sondages.

C'est la fin du discours. La voix se mouille et baisse d'un ton. Laurent Fabius évoque la fragile alchimie de la victoire, ces petits signes qui grandissent avec le temps. D'abord l'espoir de vaincre, puis la fierté, l'envie et enfin la certitude. « J'ai connu ces instants en 1981, ils comptent parmi les plus beaux de ma vie. Je voudrais pouvoir offrir un succès de même ampleur au peuple et à la gauche. » Samedi 14 octobre, c'est la Fête de la Gerbaude à Marcillac (Gironde). Au pied de l'estrade, dans les assiettes, le sauté de canard refroidit. Comme chaque année, les socialistes du cru se retrouvent pour célébrer la fin des vendanges.

Le candidat à l'investiture laisse parler son cœur en terrain conquis. La Gironde a toujours figuré en bonne place sur la carte de ses fidèles. A la tribune, élus et responsables locaux se succèdent pour saluer, les uns après les autres, « le fils spirituel de François Mitterrand ». Méditatif, Fabius accueille le compliment en dodelinant comme un métronome. A ses côtés, Gilbert, l'autre fils, le « vrai », acquiesce. Le 16 novembre il votera pour Laurent, par « fidélité amicale » mais aussi parce qu'il suit la bonne stratégie. Celle du Père : « rassembler les socialistes pour rassembler la gauche ensuite ». Dans son discours, Fabius a évoqué sa révolte contre les injustices, les salaires de misère, les pensions modestes, et même la participation des communistes au gouvernement. Le temps semble s'être arrêté sur les premières côtes de Blaye. Un parfum d'années 1980 flotte dans la salle. Il résonne même, par la voix de Jean-Louis Aubert (ex-Téléphone), dont la chanson « Temps à nouveau » a été choisie comme hymne de campagne.

On est loin des canons à confettis qui clôturent les meetings de Dominique Strauss-Kahn ! Loin aussi de l'ambiance réunions Tupperware des raouts de Ségolène Royal. Sûr de son héritage, Fabius la joue classique, à l'ancienne. Trop peut-être. Et pourtant. Malmené par les sondages qui sourient à ses deux rivaux, dédaigné par la presse, conspué par une partie de son camp, le député de Seine-Maritime pourrait bien créer la surprise le 16 novembre.

Pas la grande surprise, bien sûr. Personne ne le voit, au soir du premier tour, damer le pion à Ségolène Royal. Le match paraît trop inégal : moins de caciques derrière lui, moins de soutiens dans les fédérations, moins de succès chez les nouveaux adhérents... Mais personne ne croit non plus à un Fabius scotché aux 10% d'intentions de vote des sympathisants socialistes que lui promettent des sondages aux méthodes contestables. A la veille du premier débat télévisé, les pointeurs de la rue de Solférino, qui ne comptent pas parmi ses partisans, le plaçaient devant Dominique Strauss-Kahn, avec un score avoisinant les 24%. Soit quelques points de plus que lors du congrès du Mans, il y a tout juste un an.

Fabius, qui a toujours dévoré les sondages, assure désormais ne plus goûter cet exercice. Il sait qu'il fera plus que ce que lui annoncent les journaux. Il sait aussi, dit-il, qu'une fois désigné « le candidat socialiste, quel qu'il soit, sera mécaniquement crédité de 50% des intentions de vote ». Combien lui faut-il pour se qualifier pour un second tour ? Chez les fabiusiens, les calculettes tournent à plein régime. Mais à vide ! Bien malin qui pourra dire comment voteront les 65 000 nouveaux militants. « Fatigué, mais ultradéterminé », selon un de ses proches, Fabius refuse de livrer son pronostic. Il préfère afficher une sérénité sans faille. « Si le débat porte vraiment sur le fond, je gagnerai», crâne-t-il. Histoire de montrer ses muscles, mais aussi de laisser entendre, s'il perd, que le superficiel l'aura emporté chez les militants.

Sur quoi reposent les espoirs de la maison Fabius ? Sur une poignée de ralliements, d'abord. Vieux crabes et jeunes pousses, archéos et rénovateurs, Fabius a vu venir à lui des personnalités d'horizons divers, notamment des déçus de l'ancien courant NPS (23,54% des voix au congrès du Mans). Arnaud Montebourg et Vincent Peillon, les frères ennemis de la rénovation, pensaient apporter leurs troupes respectives dans la corbeille de Ségolène Royal. Le premier n'a pas su convertir tous ses partisans, à commencer par son secrétaire général, le nordiste Michaël Moglia, numéro deux de son mouvement. Le second a largué en route les autres dirigeants de NPS qui ne partagent pas son enthousiasme pour la favorite des sondages.

Benoît Hamon, cofondateur du courant, votera ainsi Fabius sans « se boucher le nez », par souci de « cohérence ». « Quand on imagine les rendez-vous de l'après-présidentielle, on se dit que le seul homme d'expérience qui sache apporter des réponses, c'est lui. » Plusieurs proches d'Henri Emmanuelli partagent cette analyse. Une bonne partie du MJS aussi. Fabius espère d'autres ralliements. Il voudrait surtout qu'ils parlent haut et fort. Car - c'est à la fois la faiblesse de sa campagne et le ressort de sa surprise -beaucoup de ceux qui voteront pour lui le feront en silence. Par élimination et non par adhésion. On en trouve même chez les amis de Jospin qui l'ont combattu sans relâche depuis vingt ans. « Dans ma famille, chez mes amis, dans le parti, au plan local comme national, j'entends dire qu'il faut oublier les vieux combats de Rennes et du référendum européen. Aujourd'hui, la seule question qui vaille, c'est : qui a la bonne taille pour l'habit de président ? Qui saura faire ? Et la réponse qui vient, le plus souvent, c'est Laurent », témoigne un grognard du tout premier cercle jospiniste, qui n'exclut pas de s'y résoudre mais refuse de le dire ouvertement.

A-t-on jamais remporté une victoire avec une armée de « malgré-nous » ? C'est la principale inconnue de l'équation Fabius. L'autre porte sur une question de timing : il ne reste qu'un mois avant le premier tour de la primaire socialiste. Court, très court pour combler le retard sur Ségolène, même si « Laurent a appris auprès de Mitterrand que rien n'est jamais joué jusqu'à la dernière minute, confie un proche. Il croit au talisman de la chance qu'on tient dans sa main ». Formidable Sarah Bernhardt sur une estrade, l'ancien Premier ministre a prévu de tout donner dans les confrontations avec ses « compétiteurs », comme il les appelle. « Les débats seront rudes contre la droite, raison de plus pour s'entraîner », ironise-t-il.

Matthieu Croissandeau

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19.10.2006

Et si nous reparlions du Droit du Travail entre autres choses !

Primaires PS : après le premier débat, mis à part Laurent Fabius précis sur les 35 heures, les retraites, le pouvoir d'achat, l'Europe, etc : Nous voulons entendre la suite... En attendant place aujourd'hui sur le blog RAG 34, à Gérard FILOCHE, inspecteur du travail, militant socialiste "et plus si affinités" !

Discours de Gérard Filoche à Cuincy le 30 septembre. Université d'automne FMDS.


Lire les notes récentes à propos de Gérard Filoche :

Dernier ouvrage : http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/10/1...

Dernière note :
http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/archive/2006/10/1...


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Claude Bartolone : "Ce n’est pas en rafistolant le système libéral que l’on s’en sortira"

Retrouvez ici l'interview de Claude Bartolone dans La Matinale de Canal + du 18 octobre 2007. Il y réagit au premier débat télévisé entre les trois candidats à l’investiture du Parti socialiste.



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18.10.2006

Premier débat télévisé : premières réactions

Premier débat télévisé : premières réactions
Retrouvez ici les premières réactions de Jean-Luc Mélenchon, Claude Bartolone et Marie-Noëlle Lienemann enregistrées à l'issue du débat.
Propos recueillis par Alexandre Sulzer pour 20 Minutes :


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Jacques Généreux : « Qui peut faire gagner la gauche en 2007 ? » (VIDEO : discours de Pantin)

Retrouvez ici la vidéo du discours de Jacques Généreux le 8 octobre dernier à Pantin.



Lire la Lettre ouverte de Jacques Généreux aux nouveaux adhérents du PS

Retrouvez la vidéo du discours de Laurent Fabius à l’université de rentrée de FM-D&S; le 30 septembre à Cuincy

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Laurent Fabius : «Il faut redonner un cap, tracer un dessein»

Retrouvez l'interview de Laurent Fabius parue dans le journal Ouest France du 17 octobre 2006.

Du social-libéralisme vous êtes passé en quelques années à une position de gauche beaucoup plus radicale : pourquoi ce changement ?

Mes valeurs n’ont pas changé, elles ont toujours été celles du socialisme – liberté, égalité, laïcité, responsabilité, solidarité. Mais le monde, lui, a changé (péril environnemental, mondialisation financière, précarité généralisée,…), et les réponses ne peuvent plus être tout à fait les mêmes. Par ailleurs, j’ai tiré la leçon de nos succès et de nos échecs, en particulier la défaite collective de 2002, où toute une partie de notre électorat nous a abandonnés. La vraie rénovation consiste à apporter les bonnes réponses au monde d’aujourd’hui et de demain. C’est ce que je fais.

Depuis ce fameux 21 avril 2002 et l’élimination du candidat socialiste, qu’est-ce qui a changé au PS ?

Ce 21 avril n’a pas été un accident, ni seulement le résultat d’un trop-plein de candidats à gauche. Depuis, nous avons bâti un nouveau programme, le projet socialiste. Il apporte des réponses concrètes sur l’emploi, les salaires, le logement, la santé, etc… et, en même temps, il prépare le futur dont la clef s’appelle recherche, éducation, environnement, République. Ce projet reprend beaucoup de mes propositions. Je le porterai avec d’autant plus de force.

Depuis quatre ans, la défiance vis-à-vis du système politique ne s’est guère atténuée, et le sentiment du déclin s’est plutôt accentué : cela vous paraît-il justifié ?

La défiance envers le politique reste vive. Dans la République parlementaire nouvelle que je propose, le président et le Premier ministre devront écouter davantage et rendre compte régulièrement de leurs engagements. Je ne crois pas à une fatalité du déclin français et européen : il faut redonner un cap, tracer un dessein. C’est mon objectif.

Qu’est-ce qui vous fait dire que vous êtes plus « à gauche » que vos deux rivaux socialistes à l’investiture présidentielle ?

Lors des débats, on verra le degré d’engagement de mes compétiteurs. Sur plusieurs points et non des moindres - la carte scolaire, la manière de traiter les primo-délinquants, la régionalisation, l’énergie, l’immigration, - les positions de tel ou telle ont jusqu’ici été assez éloignées du projet socialiste. Je suis fidèle à ce projet, que j’ai largement contribué à bâtir et que je veux maintenant enrichir. Si je suis élu, je l’appliquerai pour conduire le changement en France et en Europe.

Comment analysez-vous les déboires d’Airbus et quelles leçons en tirez-vous ?

Il y a plusieurs causes. Des fautes ont été commises : processus de décision trop complexes, manque de cohésion informatique. Quant aux dirigeants, certains n’ont pas été à la hauteur, ce qui ne les a pas empêchés de s’octroyer des stocks-options en millions ! Le consortium paye aussi la facture d’un euro surévalué de 50% par rapport à la monnaie chinoise et au dollar. Je demande depuis longtemps à la Banque centrale européenne de gérer l’euro dans l’intérêt de l’Europe comme la Banque fédérale américaine gère le dollar dans l’intérêt des Etats-Unis, de leurs entreprises et de leurs salariés. Cela dit, j’ai une grande confiance en Louis Gallois pour sortir l’entreprise de la difficulté. C’est un homme remarquable, qui ne sépare pas la vision industrielle et la dimension sociale.

Concrètement comment pourrait se passer l’augmentation du pouvoir d’achat à votre entame de mandat ?

Il y aura une mesure immédiate d’augmentation du Smic de 100 euros. Pour ne pas être pénalisées, les petites entreprises bénéficieront d’allègements de charges. Une conférence salariale avec les partenaires sociaux articulera la hausse du Smic et celle des autres salaires en la diffusant aux diverses branches. Le service public sera également concerné sans que les comptes de la Nation soient déséquilibrés. Nous insisterons aussi d’emblée sur un défi : l’égalité salariale homme/femme. La relance de la croissance reposera à la fois sur le pouvoir d’achat, sur la dynamisation des entreprises et sur la priorité éducation-recherche-innovation.

Il y a un an se déclenchaient les émeutes des banlieues. Quelle serait votre politique pour qu’elles ne se reproduisent pas ?

Le gouvernement a fait toute une série de promesses. Il ne les a pas tenues. Logement, transports, emploi, c’est là-dessus qu’il faut agir. C’est un vrai plan de renaissance urbaine qui est nécessaire, attaquant les problèmes de façon globale. L’encadrement dans les écoles doit être plus fort. Les préfets doivent se substituer aux maires qui ne respectent pas les 20 % de logements sociaux. Les jeunes continuent de se faire contrôler trois fois par jour par la police. Il faut revenir sur la suppression absurde de la police de proximité.

Et la justice, est-elle trop laxiste comme l’en accuse le ministre de l’Intérieur ?

Elle est surtout démunie. Elle manque de greffiers, d’éducateurs, de photocopieuses,… et de magistrats. M. Sarkozy est un ministre inefficace. En permanence, tel un joueur de poker, pour se refaire il est amené à doubler la mise. Il débarque dans les cités, entourés de caméras. Il montre du doigt les juges. Mais, les atteintes aux personnes n’ont jamais été aussi nombreuses en France depuis qu’il est ministre. À ce poste on a besoin de quelqu’un de calme et d’efficace.

On a beaucoup parlé de la carte scolaire. Certains dans le camp laïc souhaitent, non pas la supprimer, mais au contraire l’étendre aux établissements privés. Vous approuvez ?

Il me semble légitime que les établissements privés sous contrat contribuent eux aussi à la mixité sociale.

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09:13 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

17.10.2006

Laurent Fabius : « La présidentielle de 2007 doit offrir un débouché politique aux votes et aux mobilisations populaires »

Retrouvez l'interview de Laurent Fabius parue dans le journal L’Humanité du 17 octobre 2006

Vous partez, dites-vous, à la reconquête des couches populaires. Pourquoi ont-elles déserté la gauche ?

Elles se méfient du passé, subissent la crise, veulent un espoir. Il existe une continuité entre l’échec de 2002, les mouvements sociaux de 2003, les succès de la gauche aux régionales et cantonales de 2004, le non au référendum de 2005, le mouvement contre le CPE en 2006 : la présidentielle de 2007 doit offrir un débouché politique aux votes et aux mobilisations populaires. C’est pourquoi, je place ma candidature sous le signe du pouvoir d’achat, de l’emploi, de la lutte contre les délocalisations, de l’éducation, du logement, de la santé.

Pensez-vous que les évènements de l’an dernier dans les banlieues signent la fin du modèle républicain ?

Cela signe surtout l’échec de M. Sarkozy. Où sont les améliorations promises ? Le modèle républicain n’est nullement dépassé, il faut le soutenir par des moyens concrets et une volonté politique. En faveur de l’école, du logement, de l’emploi, de la lutte contre les discriminations, de la laïcité, d’une politique de prévention et de sécurité. Les services publics sont le patrimoine de ceux qui en n’ont pas.

En 2000 vous étiez adepte des baisses d’impôt. Quelles sont vos propositions aujourd’hui en matière fiscale ?

La situation est très différente : les déficits sont importants, les besoins considérables et le gouvernement pratique l’injustice fiscale. Il faudra donc une fiscalité plus juste et des rentrées supplémentaires. Revenir sur les cadeaux aux privilégiés, miser sur la croissance, rééquilibrer la fiscalité du travail et du capital. Il faudra aussi mettre en oeuvre le principe «délocaliseur-payeur», prendre en compte les revenus dans le calcul de la taxe d’habitation, pratiquer une vraie péréquation financière : il est anormal que Saint-Denis paie pour Neuilly ! Nous aurons à utiliser l’outil fiscal contre la pollution et pour inciter aux économies d’énergie.

Si la fusion GDF/Suez est entérinée, que faudra-t-il faire pour que l’entreprise revienne dans le giron public ?

Cette privatisation se traduirait par des augmentations de tarifs pour l’usager et elle n’empêcherait pas les OPA sauvages. C’est une faute grave de se priver d’un outil d’indépendance nationale. La gauche devra donc agir en vue d’un rapprochement entre EDF, redevenu complètement public, et GDF. Plusieurs techniques sont possibles. La privatisation d’aujourd’hui n’est pas irréversible. AREVA, EDF, GDF... Toutes ces entreprises peuvent être le socle d’une vraie politique énergétique française et européenne.

Que devra faire un Président de la République de gauche vis-à-vis du processus européen ?

Dès juin 2007, un sommet européen se réunira : la position française devra être claire en faveur d’une relance et d’une réorientation de l’Europe. En 2008, la France assumera la présidence de l’Union, au moment où la renégociation du traité se posera à nouveau. En dernier ressort, le peuple devra trancher par référendum. Aujourd’hui, la cherté de l’euro conduit Airbus à vouloir délocaliser ses productions dans la zone dollar. En matière économique, nous porterons une nouvelle politique de soutien à la croissance. Nous devrons proposer une approche commune en matière énergétique et de recherche. Nous aurons à traiter également la question de l’élargissement, en lien avec une nécessaire harmonisation sociale et fiscale de l’Europe sans laquelle la porte serait ouverte à toutes les délocalisations. L’Europe ne doit pas être le cheval de Troie de la mondialisation financière. Elle doit avancer sur des projets concrets, mais elle a surtout besoin d’un grand dessein et d’une vraie réorientation : je veux porter cela. Pour mener cette bataille politique en Europe et changer le cours des choses, mieux vaut un Président de la République de gauche, pro-européen, et qui s’oppose à la dérive libérale de l’Union.

Les sondages vous placent derrière les candidats qui ont fait campagne pour le oui. Comment expliquez-vous ce décalage ?

Il y a effectivement une part de mystère. La plupart des Français qui ont voté non ont voulu, comme moi, exprimer à la fois leur attachement européen et leur refus des dégâts du libéralisme en Europe. Je veux gagner en rassemblant la gauche, ce qui suppose le respect du vote des Français et le rassemblement de tous. C’est plus important que les sondages !

En 2001 vous déclariez que le PS n’a pas vocation à porter le PCF à bout de bras. Comment voyez-vous désormais le rassemblement à gauche ?

Je n’ai pas tenu ce propos et ce n’est pas ma pratique : au niveau national comme dans ma commune de Grand Quevilly, je pratique le rassemblement à gauche. Je suis socialiste, et en même temps je sais qu’il existe une authentique sensibilité communiste qui nourrit l’identité historique de la gauche française. Nous devons nous écouter et travailler ensemble, car les socialistes et les communistes, avec les radicaux, les verts, les amis de Chevènement sont les représentants du peuple que nous voulons rassembler. Le PS, et moi même si je suis élu, nous aurons d’autant plus de responsabilités dans cette démarche que nous sommes la première force du rassemblement. Il ne s’agit pas de refaire à l’identique l’union de la gauche façon 1981, ni la majorité plurielle 1997. Nous devons construire un rassemblement, en précisant les engagements de chacun avec si possible une plate-forme commune. Je ne lorgne pas vers le centre, je veux rassembler la gauche, dans une majorité puis au gouvernement. Notre objectif commun doit être de battre Sarkozy et de combattre Le Pen en proposant une politique alternative.

Vous vous êtes prononcé pour une régularisation globale des sans-papiers. Que répondez-vous à ceux qui y voient un «appel d’air» ?

L’appel d’air vient surtout de la comparaison entre la richesse de certains pays et la misère des autres. La plupart des migrants qui viennent chez nous ou se fracassent aux portes de l’Europe le font parce qu’ils n’ont pas d’autre choix pour se nourrir et offrir un avenir à leurs enfants ! Notre première réponse doit donc être le soutien au développement des pays pauvres. Quant à la question de la régularisation, elle se pose pour les personnes qui sont en non-droit et dont il faudra examiner la situation ; mais elle ne peut pas être un mode de gestion permanent.

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09:44 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius à Cuincy : vidéo du discours et du débat

Retrouvez ici la vidéo du discours de Laurent Fabius à l’université de rentrée de FM-D&S; le 30 septembre à Cuincy ainsi que ses réponses aux questions de la salle sur le pouvoir d’achat et logement, la fiscalité, la décentralisation, les retraites, la carte scolaire, la santé, la recherche, l’immigration et la mobilisation du Réseau Education Sans Frontières. Vous trouverez l'ensemble des autres interventions sur le site de Démocratie & Socialisme.



Réponses aux questions de la salle



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09:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

16.10.2006

Primaires PS : Midi Libre ouvre ses colonnes à Laurent FABIUS


Laurent Fabius : « Clairement à gauche pour gagner l’élection »
Retrouvez l'interview de Laurent Fabius parue dans le Midi Libre du 16 octobre 2006.

L’arrivée de jeunes candidats ne donne-t-elle pas un coup de vieux à votre génération ?

Nos âges sont voisins et nous sommes tous candidats pour la première fois. Certes il faut être en bonne forme pour exercer ce mandat. C’est mon cas. Mais la « nouveauté » n'est pas une question d’état civil. Ce qu’on attend du Président c’est qu’il allie l’expérience et la passion du futur. J’ai conscience des défis qui viennent et j'ai l'expérience du pouvoir au niveau national, européen et international. C'est un atout, à condition d’en tirer les conclusions. Il s'agit d'élire le chef de l'Etat.

Vous avez aussi connu les affres du pouvoir. Les électeurs auront-ils oublié le sang contaminé ?

Il ne faut pas oublier, mais dire la vérité. Ce drame a été un profond malheur pour les personnes touchées. La justice a mis dix ans à se prononcer. Elle a conclu que je n’étais en rien coupable mais que, au contraire, mon action comme Premier Ministre avait permis de sauver des vies. De cette épreuve, il faut saisir les leçons pour éviter de nouveaux drames sanitaires.

Que pensez-vous de l'irruption du Rainbow Warrior dans la précampagne ?

Une affaire qui date de vingt ans et qui resurgit, comme le disait Louis Jouvet : "Bizarre, bizarre". Sur le fond, cette affaire a constitué en son temps une faute du ministère de la Défense. A l’époque, j’ai établi la vérité et sanctionné. La leçon est la nécessaire transparence dans le fonctionnement de l'Etat.

Comment jugez-vous l'irruption de la peopolisation dans la vie politique ?

Le peuple et le people, ce n’est pas la même chose. Et le politique n’est pas le médiatique ! Je souhaite que les dirigeants élus par les Français s’assument comme des responsables politiques. Laissons la confusion des genres à l’Amérique. Je ne veux pas qu’en France l’audimat remplace le bulletin de vote.

Voyez-vous dans les résultats des sondages une forme d'injustice ?

Les sondages n’ont aucune valeur prédictive. Regardez le "oui" au référendum sur le traité constitutionnel. Il devait tout balayer : le « non » l’a emporté ! Notre premier débat socialiste à Lens a permis à chacun de se faire une idée plus précise de la réalité. Je compte bien profiter du moment de la campagne pour apparaître tel que je suis et expliquer ce que je veux faire pour notre pays et avec lui.

De ministre de l'Economie au chantre du non au référendum, comment expliquez-vous votre évolution ?

Ce qu'on demande au ministre des Finances, c'est notamment de bien gérer les finances. C’est ce que j'ai fait dans le gouvernement Jospin. Les valeurs socialistes qui sont les miennes depuis 30 ans, n'ont pas changé. J’ai tiré simplement les conséquences de l’échec collectif d'avril 2002. Les employés, les enseignants, les agriculteurs, les ouvriers, les jeunes n'ont pas voté en nombre pour notre candidat. J’ai partagé le mouvement profond de la population : les mobilisations sociales de 2003, les succès collectifs de la gauche en 2004, le non au traité constitutionnel de 2005, le front anti-CPE en 2006. En 2007, si le candidat socialiste n'incarne pas ce refus du libéralisme et de la finance à outrance, il ne gagnera pas. J’ai donc tiré les conséquences de 2002 et j'ai analysé l'évolution du monde : les problèmes actuels (délocalisations, concurrence de la Chine, etc…) ne sont pas tous les mêmes qu’il y a 15 ans. Les réponses que nous devons apporter non plus. La dynamique de rassemblement à gauche que je défends est la seule qui puisse nous faire gagner l’élection et réussir ensuite. Comme François Mitterrand je pense que si la gauche ne développe pas ses propres thèmes, mais emprunte les causes d’une droite qui elle même court après l’extrême droite, alors à l’arrivée la défaite est double : morale et électorale.

Si vous n'êtes pas désigné par le PS, vous présenteriez-vous quand même ?

Non, il ne doit y avoir qu'un seul candidat socialiste appuyé sur un travail collectif. Si je suis désigné puis élu, je souhaite d’ailleurs que mes compétiteurs travaillent à mes côtés. Pour le changement, il faudra mobiliser tous les talents.

Si ce n'était pas le cas, quelles conséquences tireriez-vous ?

J’ai un objectif : appliquer le projet socialiste, rassembler la gauche, gagner. J’espère emporter l’adhésion des militants socialistes sur ce projet.

Comment jugez-vous le basculement de Frêche de DSK vers Mme Royal ?

Je m’étonne toujours lorsqu’un dirigeant donne les résultats précis du vote avant celui-ci. J’espère que les militants seront libres, je les exhorte à l’être.

DSK annonce qu'il avait une lettre de soutien de sa part…

Soyons sérieux. Il s’agit de la France. Il s'agit de choisir la personne qui, dans sept mois, peut devenir le chef de l'Etat. La seule question que devront se poser les militants c'est celle-ci : "Selon ton intime conviction, qui est le plus capable en notre nom d'être le Président de la République ?"

CE QU’IL DIT AUSSI

Sarkozy

Sa démarche repose sur une triple approche : en matière économique, l'hyper-libéralisme ; en matière sociale, le communautarisme ; à l'international, le bushisme. Et je le trouve plutôt agité personnellement. Or, pour présider la République, il faut d’abord savoir se présider soi-même.

Villepin

Il y a des Villepin successifs, éloquent à l’ONU, choquant sur le CPE. Aujourd’hui, sa préoccupation première me paraît de mettre des bâtons dans les roues de son collègue Ministre de l’Intérieur. Ce n’est pas ma conception d’une bonne marche de l'Etat.

Gouvernement

Il faudra un gouvernement resserré et paritaire. Et un vice premier ministre, chargé des questions de développement durable. Le Premier ministre, véritable chef d'équipe, devra présenter chaque année sa politique devant l'Assemblée et la soumettre au vote. Le Président devra, lui aussi, rendre des comptes et s’engager.

Propositions

Certains au PS m’ont reproché de proposer une hausse du Smic. Avec 1254 euros brut par mois, tiendraient-ils le même langage ? J'ai toujours considéré que le socialisme, c'est d'abord la justice sociale.

Fonction présidentielle

Mon regard sur la fonction présidentielle a changé avec l’expérience. J'ai connu le pouvoir à son plus haut niveau. Ce qui m'anime, ce n'est pas cette quête. Si je suis candidat, c'est que j'ai une haute idée de la France et de la gauche. Je me souviens de mon entrée à l'Assemblée. J'ai été accueilli par Gilbert Senès et Raoul Bayou, alors députés de l'Hérault. Ce dernier m'a interpellé : "Je vais t'expliquer ce qu'est la 5e République : quand tu es dans l'opposition, tu ne peux pas l'ouvrir. Et quand tu es dans la majorité,… on te demande de la fermer". La gauche n'y a jusqu’ici pas changé grand chose. Désormais, il faut une République parlementaire nouvelle. Chef de l’Etat : une grande charge et un immense honneur, qui donne d’abord des devoirs, et non tous les droits.

Le PS et les camarades

Nous sommes trois candidats, je crois être celui qui revendique d’être véritablement porteur du projet socialiste. J'y ai beaucoup contribué, je veux le défendre, l'enrichir et non pas l'affadir ou le contredire. Mes collègues prennent pas mal de distances avec lui et sur pas mal de sujets. Mes propositions précises sur le pouvoir d'achat des couches populaires et moyennes ne semblent pas vraiment emporter leur adhésion. Sur l'Education nationale, j'ai noté aussi des différences : je ne pense pas que l'on règlera les problèmes de sécurité et de mixité sociale en mettant un vigile au fond des classes ou en supprimant la carte scolaire. Je ressens aussi une différence sur la laïcité. Personnellement, je suis un défenseur strict de la laïcité. Autre exemple : la place de l'Etat ; je suis à fond pour la décentralisation, mais elle ne doit pas faire disparaître l'Etat. Quand j'entends tel ou tel camarade dire qu'il faudra régionaliser la justice ou la politique d'immigration, je ne suis pas d’accord.

Programme

Le programme du PS, je le respecte totalement et je veux l'enrichir. Le pouvoir d'achat ? Il faut rehausser le Smic à 1500 euros, avant la fin de la législature, avec 100 € tout de suite et organiser aussi une grande conférence salariale dès 2007 portant sur l’ensemble des salaires. Les retraites aussi devront être revalorisées. Les constructions de logements sociaux doivent s'accélérer ; si les maires s'y refusent, les préfets doivent pouvoir se substituer à eux. Des mécanismes anti-spéculation immobilière doivent être mis en route. Une République parlementaire nouvelle doit voir le jour : un référendum devra être organisé, dès septembre 2007, sur les changements institutionnels indispensables. Autre nouveauté, une loi-programme écologique sera proposée sur cinq ans pour fixer des objectifs concrets : économies d’énergie, diversification énergétique, eau, transports collectifs, etc... La préparation solidaire de l'avenir pour les jeunes et les personnes âgées est une autre piste majeure. Je formule des propositions précises sur tous ces thèmes, ainsi que pour relancer et réorienter la construction européenne.

Lun, 16/10/2006 - 10:48

RAG 34. Lolo34

13:12 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Cette semaine zoom sur : Préparation solidaire de l’avenir

Préparation solidaire de l’avenir
24 août 2006

Mes engagements pour préparer l’avenir, notamment pour les jeunes et les seniors.

Quelle France laisserons-nous à nos enfants et nos petits enfants ? Ce sera l’un des enjeux de 2007. Ni la question des retraites ni celle de l’assurance maladie ne sont réglées, et l’endettement de notre pays s’aggrave. Je demanderai au gouvernement d’organiser sans délai une concertation pour préparer les décisions indispensables, qui seront fondées sur davantage de solidarité. Cette solidarité s’exercera à tous les âges de la vie.

Pour lutter contre la « marchandisation » de l’école et les inégalités devant le soutien scolaire, les jeunes qui le souhaitent pourront bénéficier d’un encadrement péri-scolaire public après la classe, tant à l’école primaire que dans le secondaire. Parce que c’est largement là que se joue la promotion sociale et l’égalité en actes, l’encadrement des premiers cycles universitaires sera renforcé.

L’effort en faveur des universités sera accompagné d’une priorité accordée à la recherche, sacrifiée par les équipes actuelles alors même qu’elle constitue la clef des emplois de demain et du dynamisme de notre économie.

Préparer un avenir solidaire, c’est aussi relever le défi de la dépendance des personnes âgées : nous affecterons un prélèvement à cette mission ainsi qu’aux personnes handicapées, préfigurant la création d’une cinquième branche « dépendance » de la Sécurité sociale. La charge des Départements sera allégée à due concurrence et le jour férié non payé institué par le gouvernement Raffarin sera supprimé.

Parce que la santé est notre bien commun, une véritable politique de prévention sera mise en place : je demanderai au gouvernement et au Parlement l’interdiction totale du tabac dans les lieux publics et la mise en place d’un plan de lutte contre l’obésité, qui frappe cruellement en particulier les enfants des familles populaires.

Ces propositions sont ma contribution à l’enrichissement du projet socialiste. Elles ne s’y substituent pas et ne visent pas à l’exhaustivité. Ce sont des engagements concrets et d’application immédiate au lendemain de l’alternance pour que chaque Française, chaque Français sache dès maintenant quels seront les changements précis apportés par une victoire présidentielle de la gauche.

Cliquez ici pour prendre connaissance de mes interventions récentes dans le domaine de l’éducation et de la recherche et ici pour le domaine de la protection sociale.

J’ai pris sept engagements précis pour 2007. Cliquez ici pour consulter mes autres engagements.

RAG 34. Lolo34.

09:21 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Claude Bartolone : « Nos débats ne feront pas le jeu de la droite »

Retrouvez ici l'interview de Claude Bartolone parue dans Le Parisien du 14 octobre 2006.

Ségolène Royal se réserve le droit de ne pas participer à tous les débats organisés par le PS. Qu'en pensez-vous ?

Je ne comprends pas sa réaction. Cette idée n'est pas sortie du chapeau comme ça à l'improviste. Le Parti socialiste a décidé collectivement, pour permettre à chacun des militants de se faire une idée précise sur les candidats, de mettre sur pied trois débats télévisés et trois débats devant les adhérents. C'est utile. Pourquoi remettre ce choix en cause aujourd'hui ?

Elle estime qu'une confrontation trop brutale entre les prétendants risque de faire le jeu de la droite...

Je trouve cette remarque vexante, insupportable même. Car en disant cela, Ségolène Royal sous-entend qu'un certain nombre de socialistes, pour des raisons de boutique, seraient prêts à perdre l'élection présidentielle. Non, tout le monde au PS mesure bien les conséquences désastreuses d'une victoire de la droite sur le plan social comme sur le plan international.

A propos de l'entrée de la Turquie dans l'Europe, Ségolène Royal ne dit ni oui ni non. Comprenez-vous sa position?

Franchement non. La conférence de presse qu'elle a tenue à l'Assemblée mercredi sur l'Europe était vraiment le modèle de ce qu'il ne faut pas faire. Ségolène Royal n'a répondu à aucune des préoccupations du peuple de gauche pour relancer la construction européenne. Pas un mot sur l'Europe sociale, les délocalisations ou l'évolution de la démocratie institutionnelle. Cerise sur le gâteau : sa non-réponse sur la Turquie qui donne franchement le sentiment qu'elle n'a pas d'avis sur la question. C'est un peu triste. Car je n'oublie pas que, dès 2008, c'est le nouveau président français qui sera à la tête de l'Union et devra relancer le processus de construction européenne. Je vois mal le chef de l'Etat dire aux Français « Dites-moi ce que vous voulez, je ferai ce que vous voudrez ». Le rôle d'un dirigeant, c'est aussi d'éclairer les enjeux et de défricher l'avenir.

Laurent Fabius ne décolle pas dans les sondages. Vous y croyez toujours ?

J'y crois plus que jamais. D'abord parce que le CSA vient d'indiquer que les sondages n'étaient pas représentatifs, dans la mesure où une bonne partie des personnes interrogées ne votera pas pour désigner notre candidat Et surtout parce que les positions que prend Laurent Fabius sur l'emploi, le logement l'école, la sécurité, l'environnement ou l'Europe rencontrent chaque jour davantage d'adhésion au sein du PS.

Propos recueillis par Frédéric Gerschel

RAG 34. Lolo34

09:06 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Jean-Luc Mélenchon : « Les candidats n'ont pas le droit de dire qu'ils n'ont pas d'avis »

Retrouvez ici l'interview de Jean-Luc Mélenchon, sénateur de l'Essonne, parue hier dans Le Parisien Dimanche

On a le sentiment que, comme beaucoup, vous avez été pris de court par le « phénomène Royal »...

Au PS, j'ai été habitué depuis toujours à des débats d'idées. Que la scène publique soit aujourd'hui, en fait de débat occupée à ce point par le problème des apparences — physiques, voire sexuées — est pour moi, une chose assez nouvelle, que je déplore. L'essentiel avance masqué. On assiste en France au même « phénomène » que dans les autres partis sociaux-démocrates européens où l'aile droite dite « moderniste » l'a depuis longtemps emporté. Sous cet angle, les choses sont claires, le PS a le choix de se mettre — ou non — au diapason des partis de Blair, de Schröder, de Zapatero ou encore des partis de l'Europe du Nord qui ont tous mis la question sociale entre parenthèses au profit de préoccupations qui sont d'ordinaire les priorités de la droite : les mœurs, la famille, l'ordre. S'aligner ou pas ? Tel est l'enjeu. Ce qui me surprend et même me sidère, c'est la méthode utilisée : un véritable phénomène d'hallucination collective.

« Hallucination », vous y allez fort.

Que faudrait-il dire quand on ne chiffre aucune proposition ? Un exemple : Ségolène Royal a dit qu'au premier acte de délinquance commis par des jeunes, elle souhaite les envoyer dans des centres encadrés par des militaires. Cela fait combien de jeunes par an, à votre avis ? Je vous le dis : 48 000. Soit autant que la population carcérale totale actuelle. Cette proposition-là n'a donc aucun sens. Or personne ne réagit.

Ce sera peut-être le cas mardi avec le premier débat télévisé ?

J'ai cru comprendre que Ségolène Royal, après avoir pourtant posé beaucoup de conditions, n'exclut pas de « s'affranchir » de certains des débats prévus...

Discuter, cela veut dire quoi ?

C'est avoir un vrai débat sans trucage. On se réclame de la démocratie participative, et on souhaite que les trois socialistes ne se parlent pas directement n'échangent pas d'arguments : quelle comédie !

La vraie compétition, pour vous, c'est Royal-Fabius ?

Oui, mais il y a trois candidats et trois orientations différentes et légitimes. Royal, c'est la droite de la social-démocratie : on survalorise les questions sociétales et on juge habile tactiquement de reprendre les mots de l'adversaire. C'est une ligne désastreuse...

Le second choix, pour les militants PS, c'est Strauss-Kahn...

Lui, c'est la candidature de nostalgie du bon vieux temps où la social-démocratie européenne arrivait à faire des compromis avec le patronat parce qu'il y avait du grain à moudre. Mais le capitalisme a changé. La finance transnationale le domine. Il faut inventer une nouvelle stratégie de négociation.

Reste votre ami Fabius...

Oui, j'ai choisi Fabius. C'est un choix de raison. Il a la stature d'un homme d'Etat. Sa priorité, c'est le social au moment où le pays est divisé comme jamais par l'inégalité des revenus. Le pouvoir d'achat est la question clef. Puis Fabius défend de façon intransigeante la laïcité de l'Etat. Et il croit à une société d'économie mixte, où le secteur public a — sans complexes — un rôle à jouer. Enfin, il a su dire non à la Constitution européenne. Nous aurons besoin d'un président de ce type quand il faudra s'asseoir à la table des 25 pour y présider, au nom de la France, l'Union. Permettez-moi d'ajouter que le début de pré-campagne nous fait faire des découvertes. Comme Ségolène Royal n'avait jamais participé jusqu'ici à un des débats majeurs qui ont marqué la vie du PS et du pays, personne ne savait ce à quoi elle croyait

Et maintenant ?

Nous découvrons, au travers de ses quelques prises de position claires (sur la sécurité, les 35 heures ou la carte scolaire) qu'elle prend des distances sévères avec les positions du PS. Ou bien alors, comme sur la Turquie, elle se déclare par avance d'accord avec ce que décidera le moment venu le peuple français. C'est là une approche très discutable du rôle du président : il ne propose pas, il suit A ce compte-là, pourquoi Ségolène Royal n'a-t-elle pas emboîté le pas des tenants du non à la Constitution ? Le peuple ne s'est-il pas exprimé ? J'insiste : spécialement sur les dossiers qui engagent lourdement la vie du pays, les candidats n'ont pas le droit — moral et politique — de dire qu'ils n'ont pas d'avis.

Comment va finir cette campagne interne ?

Si je savais ! Nous ferons pour le mieux. Les médias pipolisent notre débat et en plus, 80 000 personnes viennent d'adhérer chez nous à tarif réduit pour désigner le candidat mais sans qu'on les éclaire sur notre histoire collective et sur les enjeux. Il y a en tout cas une certitude : ce n'est pas un match entre la gazelle et les éléphants car tous les éléphants du parti font bloc derrière Ségolène. Le féminin d'éléphant ce n'est pas gazelle !

Vos adversaires vont dire que vous n'avez pas un mot contre la droite...

Je parle du PS car, en l'état c'est au PS que nous avons un choix crucial à faire. Mais, au fond, la droite vit une crise semblable à la nôtre. Allez suivre le débat au Sénat sur la fusion GDF-Suez : non seulement toutes les cartes ne sont pas sur la table mais, dans une ambiance crépusculaire, aucun ténor de droite ne prend la parole. En fait la masse du petit peuple de droite n'aime pas le libéralisme, n'aime pas la richesse arrogante et croit à l'Etat, aux valeurs du travail bien fait et bien payé. Mais, comme nous, ils se sont fait piquer les clés de la voiture par des libéraux et ils ne peuvent plus descendre en marche !

L'extrême droite, à vous entendre, aurait de quoi engranger ?

J'adhère à la mise en garde solennelle de Fabius : au moment où Sarkozy — qui d'ailleurs semble chercher à corriger le tir — court derrière Le Pen, ce n'est sûrement pas le moment pour la gauche de courir derrière Sarkozy. Oui, quand tant de gens sont désorientés, l'extrême droite peut beaucoup engranger. Il y a donc un devoir de résistance. Balayons tout d'abord chez nous !

Propos recueillis par Dominique de Montvalon

RAG 34. Lolo34

09:01 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

14.10.2006

La liste des 8000 premiers signataires du comité de soutien de Laurent Fabius est en ligne.

La liste des 8000 premiers signataires du comité de soutien de Laurent Fabius est en ligne.
Une liste plus complète des signataires sera bientôt publiée. N'hésitez pas, vous aussi, à vous inscrire en ligne

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La profession de foi de Laurent Fabius

Chère camarade, cher camarade,

En 2007, la France va choisir son chemin. Soit c’est la droite qui l’emporte et notre pays glissera sur le toboggan libéral. [..]

Soit c’est la gauche, et le vrai changement sera possible : nous le souhaitons et nous y travaillons de toutes nos forces. Dans le prolongement des conquêtes obtenues de haute lutte, face à la droite et aux intérêts de l’argent, par les gouvernements de L. Blum, F. Mitterrand et L. Jospin, le Parti Socialiste et la gauche pourront alors contribuer à bâtir une France forte et solidaire. Une France forte parce que solidaire.
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RASSEMBLER A GAUCHE 34.
Lolo 34 et les lolo's 34.

12:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

13.10.2006

Claude Bartolone met en garde Ségolène Royal qui veut boycotter les débats

Claude Bartolone est l'invité de Christophe Barbier sur LCI. Il met en garde Ségolène Royal qui veut boycotter les débats.



(AP - 13 octobre 2006)

Alors que Ségolène Royal a annoncé jeudi qu'elle pourrait boycotter les débats internes au Parti socialiste, le fabusien Claude Bartolone a rappelé vendredi que c'est elle qui "ne voulait pas que ces débats aient une audience plus importante" alors "il a fallu trouver un compromis" et, selon lui, ses souhaits ont été respectés.

"S'il y a trop de débats, je me réserve le droit de ne pas m'y assujettir. Je verrai si c'est nécessaire de poursuivre", avait affirmé jeudi la candidate à l'investiture socialiste, au premier jour de sa visite à La Réunion. "J'entends ces petites phrases où l'on me met en cause. Je n'y réponds pas. Les socialistes ne doivent pas se regarder le nombril et le peuple français ne veut pas voir les socialistes se replier sur eux-mêmes".

"Je ne comprends même pas comment elle peut en douter", a répondu Claude Bartolone sur LCI. "Cette remarque est blessante après 'la machine à perdre', la remise en cause des débats, laisser entendre qu'il y aurait des socialistes qui seraient prêt à perdre les élections présidentielles..."

"Vraiment, je souhaite qu'elle retrouve son calme le plus rapidement et qu'elle se rendre compte que ces débats son nécessaires", a insisté Claude Bartolone avant de citer la conférence de presse tenue par Ségolène Royal sur l'Europe mercredi: "elle n'avait aucun contradicteur, et pourtant ça a été une conférence où elle a été imprécise et où elle a tenu des propos qui ne permettent pas de rassembler le peuple de gauche sur la question européenne".

"Je pense que ce n'est pas une question de débats. Il faut que les socialistes soient précis. Il faut que nos candidats à la candidature soient ciselés pour donner envie (...) de voter à gauche au moment venu", a précisé le directeur de campagne de Laurent Fabius.

Il a mis en garde contre un nouveau 21 avril. En 2002, "le parti a été trop silencieux". Et "nous n'avons pas été capables de dire collectivement à Lionel Jospin: voilà la campagne ne prend pas".

"Un moment donné il faut passer un compromis, y compris pour respecter les souhaits de Ségolène Royal. Elle ne voulait pas que ces débats aient une audience plus importante sur une chaîne généraliste ou que la télévision et la radio puissent assister aux débats régionaux. Nous n'avons pas voulu casser la baraque. Il a fallu trouver un compromis, nous allons le faire sous une forme qui est acceptée par tous les candidats", a souligné Claude Bartolone

Il a également pointé du doigt François Hollande et son impartialité. "Je le trouve arbitre engagé: vous savez le genre d'arbitre qui est sur le banc de touche. Il essaie de donner la règle et puis dès qu'il voit sa candidate en danger il rentre sur le terrain".

"J'espère qu'il va arrêter ce genre de pratique parce que ça va nous donner une drôle d'impression sur la définition du mot impartialité", a conclu Claude Bartolone.

RAG 34. Les lolo's 34.

15:30 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, Claude BARTOLONE, 2007lagauche, RAG 34

Claude Bartolone :"Il nous faut une candidature ciselée et précise qui donne envie de voter à gauche..."

Claude Bartolone invité ce matin sur LCI a rappelé l'impérieuse nécessité de débattre au sein du PS, face à la menace de boycott émise par Ségolène Royal.
"Il nous faut une candidature ciselée et précise qui donne envie de voter à gauche..."



RAG 34. Lolo34

14:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Primaires PS, Claude BARTOLONE, 2007lagauche, RAG 34

12.10.2006

2007 : le blog des jeunes à Gauche !

Jeunes de gauches, jeunes du NON au TCE, jeunes qui militent pour une France plus sociale et contre le libéralisme rampant : un nouveau blog de soutien à Laurent Fabius est apparu il y a peu, animé par des jeunes qui veulent une France de gauche !

France socialiste, puisque tu existes... n'hésitez pas à vous tenir informés de l'actualité de ce blog !

RAG 34. Lio

15:54 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 008 BlogoPolitis , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : blogopolitis, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius : “Candidat du projet socialiste pour faire gagner la gauche”

Voici le texte intégral de la profession de foi de Laurent Fabius publiée dans l’hebdo des socialistes du 14 octobre.

Chère camarade, cher camarade,

En 2007, la France va choisir son chemin.

Soit c’est la droite qui l’emporte et notre pays glissera sur le toboggan libéral. Les droits, les solidarités, beaucoup de libertés seront remis en cause. La précarité s’aggravera. Les privilèges aussi. A l’échelle européenne, l’élection d’un président et d’une majorité de droite serait perçue comme l’alignement de la France sur le modèle économique dominant. Une victoire de Sarkozy marquerait le succès de l’ultra-libéralisme, du communautarisme et du bushisme. L’Etat serait placé entre les mains d’un homme agité et dangereux.

Soit c’est la gauche, et le vrai changement sera possible : nous le souhaitons et nous y travaillons de toutes nos forces. Dans le prolongement des conquêtes obtenues de haute lutte, face à la droite et aux intérêts de l’argent, par les gouvernements de L. Blum, F. Mitterrand et L. Jospin, le Parti Socialiste et la gauche pourront alors contribuer à bâtir une France forte et solidaire. Une France forte parce que solidaire.

Le défi est donc considérable. Il ne sera pas facile à relever. Mais il est à notre portée. Les socialistes doivent mesurer le poids de leur responsabilité. L’élection présidentielle de 2007 ne ressemblera pas aux précédentes, le contexte est inédit : une droite plus dure, une extrême droite plus menaçante que jamais, l’Europe à relancer et à réorienter, la mondialisation à maîtriser, la planète à sauver du réchauffement climatique et de l’embrasement nucléaire.

Face à ces dangers et à ces chantiers, l’espérance ne peut venir que des socialistes et de la gauche rassemblée. Les 16 et 23 novembre prochains, en métropole et Outre-Mer, chaque militante, chaque militant, camarade de longue date ou qui nous a rejoints récemment, aura à faire un choix.

Le sens de ma candidature est clair.

1. Je veux être le candidat du projet socialiste. Après avoir contribué à inspirer ce projet, j’ai pris 7 engagements pour 2007 qui le respectent et l’enrichissent : l’augmentation du Smic de 100 € dès le retour de la gauche au pouvoir ; la fin des exonérations inefficaces de cotisations sociales dans les grandes entreprises afin de stimuler les emplois jeunes, l’investissement des PME et la recherche scientifique ; l’intervention de l’Etat pour obliger réellement les maires à construire au moins 20 % de logements sociaux ; une loi-programme fixant nos objectifs précis pour la protection de l’environnement et la nomination d’un vice-premier ministre chargé du développement durable ; la création d’une nouvelle branche de la sécurité sociale face à la dépendance des personnes âgées et des handicapés ; un référendum dès septembre 2007 pour l’établissement d’une République parlementaire nouvelle, avec une démocratie sociale et territoriale étendue ; le refus de tout nouvel élargissement de l’Europe avant l’approbation d’un traité social et l’adoption par référendum d’une nouvelle Constitution respectant le vote des Français. Si je suis investi puis élu, je mettrai au cœur de notre action, comme le propose notre projet, l’amélioration des conditions de vie de nos concitoyens, la lutte contre les inégalités et la construction du futur de notre pays. Mon projet sera celui du Parti socialiste, avant, pendant et après la campagne présidentielle.

2. Je veux être le candidat du rassemblement de la gauche et des Verts. J’ai travaillé aux côtés de F. Mitterrand et de L. Jospin. Nous savons tous que la gauche ne peut l’emporter que si elle est rassemblée. Ce rassemblement doit s’opérer autour du PS. Il n’est possible que si le PS défend des valeurs, des propositions et des alliances clairement de gauche. C’est mon engagement. Mes combats sont ceux de la gauche rassemblée : le pouvoir d’achat, l’éducation et la recherche, les services publics, la laïcité, la social-écologie, l’Europe sociale. Mon ambition est que sur la base d’un contrat nous gouvernions avec les forces de gauche qui le souhaitent.

3. Je veux tirer les leçons de notre expérience collective pour mieux servir la gauche, la France et l’Europe. On ne s’improvise pas chef de l’Etat. Je connais bien la France rurale et urbaine. J’ai été ministre à plusieurs reprises, Premier ministre, président de l’Assemblée nationale. Je sais ce que sont les épreuves du pouvoir. J’ai travaillé en équipe au service de la Nation et négocié au nom de la France dans les sommets européens et les enceintes internationales. Je suis l’élu de Grand-Quevilly et de la Seine-Maritime depuis plus de 25 ans, territoire ouvrier et populaire où les mots logement, chômage, délocalisations, besoin de services publics pour la santé et les transports ont tout leur sens. Ma candidature vise à donner un débouché politique aux attentes de nos concitoyens et une espérance à notre jeunesse.

Etre le candidat de notre projet socialiste, rassembler la gauche, tirer pleinement les leçons de l’expérience : ce sont pour moi 3 clefs de la victoire et de l’alternance, du succès aux élections puis aux responsabilités.

A l’inverse, nous devons éviter de commettre certaines erreurs.

La première consisterait à rechercher la victoire en oubliant notre identité et notre fierté socialistes. Notre identité, c’est le débat et la délibération collective. Notre identité, c’est notre projet. Evitons de le contredire ou de l’affadir ! Et débattons vraiment. Nous sommes socialistes. Nous l’emporterons si nous plaçons au cœur de la campagne nos thématiques, qui s’appellent le pouvoir d’achat, l’emploi, le logement, la santé ; la lutte contre la précarité, l’école, l’innovation, la culture ; la laïcité, la solidarité, le développement durable, la démocratie, l’Europe sociale. Plusieurs de ces priorités ont un coût : mais quel serait le coût pour la société et pour nous-mêmes si nous renoncions ? Nous traiterons également avec grand soin la sécurité ou l’immigration : faisons-le à partir de nos propositions et de nos convictions républicaines et humanistes. Ne courons pas après Sarkozy, qui lui-même court après Le Pen. Ne faisons pas le jeu des extrêmes en tenant un discours ambigu sur des sujets aussi décisifs que la carte scolaire, le regroupement familial ou la prévention de la délinquance. Si nos électeurs ne voient pas distinctement la différence entre gauche et droite, ils risquent de ne pas être au rendez-vous de 2007.

Une autre erreur à éviter serait de nous éloigner de nos partenaires de la gauche et des Verts pour lorgner vers le centre. Dans un monde où le profit à court terme domine, la volonté de peser sur le cours des choses est une exigence commune à toute la gauche et notre principale ligne de partage avec la droite. La tentation de tourner nos regards vers le centre plutôt que de considérer nos partenaires de la gauche et des Verts a été écartée par notre projet à la quasi unanimité : elle ne doit pas revenir sous une autre forme, de type blairiste.

La troisième erreur consisterait à nous fier aux sondages et non à l’expression profonde des citoyens depuis 2002. Les sondages ne font pas les suffrages. Aucun institut de sondage ne fera campagne à la place des militantes et des militants. Le renouveau souhaitable porte non pas sur les apparences, mais sur le fond. Nous avons à faire un choix de nature politique, en distinguant l’écume des vagues et la profondeur de l’océan. La profondeur de l’océan, ce sont les attentes que nos concitoyens ont exprimées avec force depuis quatre ans, soit dans les urnes, soit dans les mobilisations sociales. Depuis 2002 en particulier, mes combats sont en résonance avec ces aspirations profondes de notre peuple. Ils ont été ceux de la gauche mobilisée et victorieuse. Dans la bataille face à la droite, je ne flatterai pas l’opinion, je m’appuierai sur le Parti socialiste et sur ce mouvement de fond, pour l’emporter et préparer l’alternative.

Les socialistes doivent mesurer le poids de leur responsabilité. Je veux être digne de votre confiance et de votre volonté de gagner.

Le débat qui est devant nous n’est pas une « épreuve », mais une chance pour notre Parti. Réfléchir pour bien choisir, c’est cela, la démocratie. Les deux autres candidats qui se présentent aux suffrages des militants ont de grandes qualités, je partage avec eux beaucoup de convictions, nous avons aussi entre nous des différences et même sans doute des divergences. Alors, abordons-les avec franchise et fraternité pour nous rassembler ensuite. Si je suis désigné et élu, je souhaite m’entourer notamment de mes compétiteurs afin de constituer l’équipe de France pour le changement.

Chaque militante, chaque militant a dans ses mains une grande responsabilité. Au-delà des sensibilités et des débats passés, il s’agit de choisir, à travers une candidature, à la fois une ligne politique et une conception exigeante de la politique, une capacité à servir l’Etat. Il s’agit de désigner le candidat socialiste à l’élection présidentielle, donc potentiellement, le prochain président de la République. Je m’engage avec chacune et chacun de vous et je vous adresse mes très chaleureuses amitiés socialistes.

Laurent Fabius

Propositions, réflexions, discussions sur www.laurent-fabius.net

RAG 34. Les lolo's 34.

10:30 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : primaires PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Trois questions à Christian Bourquin

Membre du Bureau National du PS, Christian Bourquin est président du Conseil Général des Pyrénées-Orientales et Premier Vice-Président du Conseil Régional Languedoc-Roussillon

Pourquoi as-tu décidé de soutenir Laurent Fabius ?

J’ai décidé de suivre Laurent Fabius pour plusieurs raisons. Tout d’abord parce qu’il défend une ligne politique et un projet politiques clairs et véritablement de gauche. C’est lui qui, à mes yeux, incarne le mieux notre projet. Par ailleurs, Laurent Fabius est celui qui est le mieux placé pour rassembler la gauche et donc faire l’union entre les partis de gauche. Enfin, ses 7 engagements pour 2007 répondent parfaitement aux attentes des habitants de mon département.

Peux-tu nous parler de ta rencontre avec lui ?

Notre première rencontre s’est bien sûr faite au sein du Parti Socialiste, il y a maintenant quelques années ! Notre rencontre « idéologique », ou intellectuelle, s’est faite autour de la bataille pour le Non à la Constitution Européenne. Il m’a semblé alors évident d’aider Laurent dans ce combat. Il est venu à plusieurs reprises à la rencontre des Catalans qui l’ont accueilli à bras ouverts car ils se reconnaissaient dans son discours.

Le soutenir au moment du Congrès du Mans, et maintenant pour la désignation à la présidentielle, est la continuité de cette première victoire commune. Nous avons donc depuis 2 ans partagé des moments importants de la vie du PS mais aussi des Français. J’ai ainsi découvert un homme d’expérience, qui est capable de faire gagner la gauche et la France… et dont je partage pleinement la ligne politique et les aspirations.

Laurent Fabius a pris 7 engagements pour 2007. Lequel te mobilise le plus ?

Comme je vous le disais, tous répondent aux besoins et aux attentes des habitants des Pyrénées-Orientales. Département qui, rappelons-le, a voté à 65% contre la Constitution Européenne, qui compte près de 15 000 RMIstes… En tant que Président du Conseil Général de ce département, ces 7 engagements me semblent primordiaux. Si je devais en défendre un plus que les autres, ce serait celui prévoyant une relance et une réorientation de l’Europe. Nous sommes un département malade du libéralisme mis en place par le gouvernement UMP depuis 2002.

Le projet de Constitution qui nous a été soumis par référendum n’était pas acceptable pour nous, d’autant plus que nous sommes un département frontalier qui souffre probablement davantage que les autres de l’Europe libérale que l’on essaie de nous imposer. Instituer une harmonisation fiscale et sociale entre Etats membres, soumettre par référendum une nouvelle constitution, plus courte, lisible par tous et recentrée sur les valeurs et les institutions sont deux éléments qui me semblent donc essentiels aux intérêts des Français et des habitants de mon département en particulier.

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10:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Christian Bourquin, 2007lagauche, RAG 34

LES 3 PROFESSIONS DE FOI DES CANDIDATS PS A L' INVESTITURE PRESIDENTIELLE


LA PHOTO DU JOUR

Les coulisses du plateau
Voici la maquette du plateau de télévision qui accueillera les 17 et 24 octobre, et le 7 novembre sur La Chaine Parlementaire et Public Sénat, les débats entre les trois candidats socialistes à l'investiture. Chaque candidat disposera de 30 minutes de temps de parole pour répondre aux questions et cinq minutes réparties entre introduction et conclusion des débats

LES 3 PROFESSIONS DE FOI DES CANDIDATS A L' INVESTITURE PRESIDENTIELLE

Laurent Fabius : “Candidat du projet socialiste pour faire gagner la gauche”
Voici le texte intégral de la profession de foi de Laurent Fabius publiée dans l’hebdo des socialistes du 14 octobre. Lire la suite de cet article.

Ségolène Royal : “Devoir de victoire”
Voici le texte intégral de la profession de foi de Ségolène Royal publiée dans l’hebdo des socialistes du 14 octobre. Lire la suite de cet article

Dominique Strauss-Kahn : “Social et démocrate !”
Voici le texte intégral de la profession de foi de Dominique Strauss-Kahn publiée dans l’hebdo des socialistes du 14 octobre. Lire la suite de cet article

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09:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : primaires PS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius « J’espère des débats télévisés façon TNT, pas ORTF »

(20 Minutes - 11 octobre 2006)

Ségolène Royal est toujours en tête des sondages alors que l’on connaît depuis une semaine les trois candidats aux primaires socialistes. Il n’y a donc pas d’effet de clarification ?

La valeur prédictive des sondages à plusieurs mois d’une élection est très faible. En 1995 et en 2002, si on avait écouté les sondages, E. Balladur puis L. Jospin auraient été élus. Je ne m’occupe pas des sondages, mais du fond. La France va mal, le vrai changement ne peut venir que de la gauche et des Verts, qui ne se rassembleront que sur des propositions clairement à gauche. C’est ce choix que je porte au sein du PS.

Vous voulez être le candidat du pouvoir d’achat. Qu’apportez-vous de plus sur ce thème que Ségolène Royal ou Dominique Strauss-Kahn ?

Lors de l’élaboration du projet du PS, j’avais proposé l’augmentation du Smic à 1500 € au cours de la prochaine législature. Mes compétiteurs estimaient, alors, que c’était trop. Finalement, le PS a repris ma proposition dans le projet. Aujourd’hui, je précise les choses, en proposant une hausse du Smic de 100€ tout de suite, couplée à une grande conférence salariale pour discuter d’une revalorisation des autres salaires. Même démarche pour le logement, la santé, ou l’environnement. C’est clair, c’est concret, c’est qui est attendu par des millions de Français. Je veux une amélioration du pouvoir d’achat, nécessaire économiquement et socialement.

Comment incarner le renouveau alors que l’on vous connaît depuis les années 1980 ?

Le renouveau doit d’abord s’opérer dans le contenu des décisions prises : je propose une nouvelle politique économique, sociale, éducative, écologique. Et je revendique mon expérience de l’Etat. Il est préférable d’en avoir pour négocier avec le président américain, russe ou iranien. Le renouveau passera aussi par les personnes : si je suis investi et élu, mon gouvernement sera novateur, avec une parité totale hommes-femmes et un n°2 en charge du développement durable. Ce vice-Premier ministre aura un rôle clé.

Vous passez pour être le meilleur orateur au PS. Les futurs débats internes devraient donc vous avantager ?

Le débat, c’est la démocratie. Et l’énergie dans un débat vient des convictions que l’on défend. On ne tranche pas les grandes questions simplement en lisant côte à côte des fiches. Les débats télévisés qui doivent avoir lieu seront, je le souhaite, une vraie discussion, pas une dispute. J’espère que ce seront de réels débats et non des débats télévisés... façon ORTF plutôt que TNT.

Ségolène Royal pratique-t-elle un double discours, dans les médias et devant les militants socialistes ?

Je n’ai aucune intention d’attaquer des camarades socialistes . Mon adversaire, c’est la droite, Nicolas Sarkozy, et l’extrême droite. Ces derniers temps, des propositions ont été mises sur la place publique, qui ne figurent pas dans le projet du PS ou qui lui sont même contraires, par exemple sur la carte scolaire ou l’encadrement militaire des primo-délinquants : j’ai fait part à chaque fois de mon désaccord. L’amitié n’exclut pas la franchise. Et le renouveau même dont nous parlions consiste à dire précisément ce qu’on fera et à tenir ses engagements. Ce sera ma règle.

Trouvez-vous que François Hollande remplit son rôle de Premier secrétaire du PS en toute impartialité ?

En tous cas, il est nécessaire qu’il le fasse. L’impartialité et la loyauté sont dues aux militants du PS et à la démocratie.

Recueilli par Bastien Bonnefous

RAG 34. Ann

00:07 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, 2007lagauche, RAG 34

11.10.2006

Vidéo : Laurent Fabius, "Je suis candidat pour relancer et redresser la France"

Laurent Fabius est l'invité de l'émission "Etats généraux" sur France 5, présenté par Paul Amar. Il débat avec les jeunes invités sur le plateau.



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11:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Le cas travailliste, à méditer

Tribune publiée par Philippe Marlière dans le journal Le Monde du 9 octobre 2006.

Anciens et nouveaux adhérents, fidèles de courants et ralliés de la dernière heure, les socialistes éliront bientôt leur candidat à l'élection présidentielle. Ils feront bien entendu ce choix en connaissance des ambitions de chacun des trois prétendants. Pour éclairer leur jugement, ces militants seraient bien avisés d'étudier de près le cas travailliste. Le PS est en apparence éloigné du travaillisme britannique, mais pourrait grandement s'en rapprocher à l'issue de ce scrutin interne.

Le 12 mai 1994, le leader travailliste John Smith décéda brutalement. M. Smith était un social-démocrate attaché au lien avec le mouvement ouvrier. Il envisageait un partenariat avec les syndicats pour mettre en oeuvre le programme social de son parti (arrêt de la privatisation des services publics, instauration d'un salaire minimum, lois de décentralisation). A l'heure de son décès, l'ultra-libéralisme thatchérien était discrédité et John Smith aurait aisément remporté l'élection de 1997. Tony Blair, son successeur, fut élu par les adhérents, après que Gordon Brown, son concurrent principal, eut renoncé à se présenter.

En 1994, M. Brown était perçu comme un social-démocrate de gauche, proche des syndicats, une figure appréciée des militants. Des cadres influents du parti et des syndicats se détournèrent de lui au dernier moment. Ils estimèrent que sa réputation d'homme de gauche pourrait effrayer l'électorat flottant et que son profil intellectuel "ne passait pas" dans les médias. Issu d'un milieu conservateur, ostensiblement distant vis-à-vis du parti et, surtout, terriblement photogénique, Tony Blair reçut l'appui de l'appareil. C'est ainsi que ce grand parti du salariat se persuada de soutenir Blair : il fallait présenter aux électeurs le candidat que les sondages plébiscitaient.

Très peu de ces cadres travaillistes firent ce choix par conviction politique. Ils expliquèrent qu'une fois élu, le "droitier Tony" se soumettrait au parti et mènerait une politique sociale-démocrate. Ces barons travaillistes ne prirent pas au sérieux les propos du futur premier ministre. Mal leur en a pris. Dès 1994, Tony Blair annonça la fin de la social-démocratie britannique. Entre 1997 et 2006, il a tenu parole.

A partir de 1995, le discours travailliste, déjà très recentré, prit une tournure résolument droitière. Tony Blair entreprit de faire de son parti le parti des entrepreneurs et du business, se fit le chantre de l'économie flexible. Il affirma vouloir dépasser "l'opposition stérile" entre la gauche et la droite et promit de ne revenir ni sur la plupart des lois antisociales de l'ère Thatcher ni sur les privatisations les plus scandaleuses de cette période (les chemins de fer). Sur les questions de sécurité, il déborda sur leur droite les conservateurs, préconisant l'incarcération des mineurs délinquants.

Tony Blair discourut sur les droits et les devoirs civiques, stigmatisant les "chômeurs oisifs" qui vivent volontiers des allocations. Culturellement conservateur, il opéra une volte-face sur des questions de société, sensible aux arguments électoraux de son entourage (l'homoparentalité).

Il vanta les mérites de la démocratie participative dans un livre manifeste (New Britain, My Vision of a New Country, 1996) : il fallait, confiait-il, "décentraliser le pouvoir le plus près des gens, leur permettre de prendre les décisions qui les affectent". Ce ne furent que des paroles. Il renâcla à mettre en place les lois de décentralisation, court-circuita le National Executive Committee (l'instance exécutive du parti) au profit de structures technocratiques sous ses ordres et traita avec mépris l'opposition populaire à sa politique (guerre d'Irak, privatisation des services publics, vote d'investiture du candidat travailliste à la mairie de Londres en 2000).

Quand les syndicats s'opposèrent à ses partenariats privé- public dans les services publics (c'est-à-dire leur privatisation rampante), Blair les qualifia de "forces du conservatisme". Le New Labour facilita les adhésions par Internet à 10 livres sterling la carte. Entre 1995 et 2000, le nombre d'adhérents passa de 200 000 à 450 000. Très peu de ces nouveaux adhérents (essentiellement issus des classes supérieures) prirent part à la vie du parti. Ils votèrent en masse les réformes visant à prendre congé des politiques sociales-démocrates.

Une telle rupture avec la tradition socialiste et les attentes populaires découragea les plus dévoués des militants. Aujourd'hui, le Parti travailliste ne compte plus que 180 000 adhérents. Les syndicats, hostiles à la politique du New Labour, ont réduit ou supprimé le montant de leur contribution politique, certains encore se sont désaffiliés du parti.

A partir de 2001, le terme "New Labour" avait disparu des publications du parti, tant il était tourné en dérision par le public. Le fumeux débat sur la "troisième voie", censée théoriser la philosophie blairiste, lassa et cessa au même moment. L'amorçage d'un débat national sur la "société du respect" il y a un an a connu un bide retentissant. Les médias parlèrent à cet égard de marketing creux. Les trois succès électoraux du blairisme ont été acquis contre un Parti conservateur détesté du public et très droitier.

Le scrutin majoritaire à un tour a assuré le reste : en 2005, avec 35 % des votes exprimés, le Parti travailliste a obtenu 55 % des sièges. Lors de ces trois élections, le vote travailliste a dégringolé de 13,5 millions à 10,7 millions, puis à 9,6 millions de voix. Le taux de participation est passé de 72 % à 59 % entre 1997 et 2001. L'abstention atteint un niveau record en Europe chez les jeunes et les catégories populaires. Dix ans après, le candidat des sondages a vieilli ; son sourire un peu figé se fait désormais rare. Il va laisser derrière lui un parti en ruine et un Royaume-Uni plus néolibéral que jamais.

RAG 34. Les lolo's 34

10:17 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : new labour, travaillistes, 2007lagauche, RAG 34

Jacques Généreux : « Qui peut faire gagner la gauche en 2007 ? »

Lettre ouverte aux nouveaux adhérents du PS

Chers camarades,

À peine avez-vous rejoint le PS, et déjà vous tenez entre vos mains la clef d’un tournant historique pour le pays et pour l’Europe. Vous êtes en effet 89 000 à avoir adhéré depuis mars, dont 75 000 avant le 1er juin, date limite d’adhésion pour prendre part au vote d’investiture pour l’élection présidentielle. Dans ce vote qui déterminera qui, de Laurent Fabius, Ségolène Royal, ou Dominique Strauss Kahn mènera la bataille contre la droite, c’est vous qui allez faire la différence. Responsabilité plus lourde qu’il n’y paraît à première vue, car il ne s’agit pas seulement de trancher entre trois porte-parole potentiels d’un même projet socialiste, mais de choisir entre deux visions différentes de la politique, des institutions, de la société française, de la construction européenne, du combat contre la droite et enfin de la campagne pour l’élection présidentielle.

Pour télécharger ce document, cliquer ici.
Nombre de nos dirigeants, supposant que vous êtes peu au fait du débat politique qui traverse ce parti et toute la gauche européenne, s’efforcent de vous persuader du contraire : l’orientation des socialistes serait censée être identique quel que soit le ou la candidate, et votre responsabilité se limiterait à identifier parmi des prétendants interchangeables sur le fond celui qui est le plus populaire. Ces mêmes dirigeants comptent sur la campagne massive d’adhésion à 20 euros, pour transformer ce qui devrait être un débat politique en un concours de popularité ; ils parient sur l’idée que les nouveaux adhérents se contenteront de désigner le ou la candidat(e) qui sera en tête des sondages, au moment du vote, reléguant ainsi au second plan le débat d’orientation politique qui a divisé les socialistes sur la Constitution européenne. Telle est, en tous cas, l’analyse unanime que font les politologues de ce qui se passe dans notre parti. Vous allez, je n’en doute pas, faire la démonstration qu’il s’y passe quelque chose de bien plus sérieux.

En effet, je crois, pour ma part, que vous avez adhéré avec le souci légitime et méritoire d’apporter votre contribution à la victoire de la gauche en 2007 et pour éviter la répétition de la catastrophe du 21 avril 2002. Il serait donc pour vous singulièrement désespérant de n’avoir été, au bout du compte, que les instruments d’une manœuvre d’appareil assurant le contrôle du parti à ceux qui ont été massivement désavoués par les électeurs de gauche le 29 mai 2005, et conduisant la gauche à un inéluctable échec au printemps 2007. Convaincu que l’immense majorité d’entre vous ne nous a pas rejoint pour cela, mais pour juger en conscience de ce qui peut aujourd’hui sauver le pays du projet antisocial et antirépublicain de Nicolas Sarkozy, je vous propose ici de considérer en toute rigueur le choix dont vous devrez assumer la responsabilité.

Comment éviter une défaite de la gauche ?
Le simple rejet de la droite ne garantit pas l’alternance en faveur de la gauche. Les facteurs de la défaite d’avril 2002 sont toujours aussi actifs. L’électorat populaire n’est disposé à voter socialiste (cf. régionales et européennes) que sur une ligne d’affrontement avec la droite néolibérale. Mais il rejette massivement la position du PS, dès que le parti s’écarte de cette ligne et manifeste la moindre convergence avec la droite (29 mai 2005). La sociologie imaginaire qui avait conduit Lionel Jospin à tenir un discours de séduction des « classes moyennes » et à soutenir des positions ambiguës (fiscalité, retraites, services publics, « projet pas socialiste » !) a été invalidée et lourdement sanctionnée par le vote du 21 avril 2002. Elle l’a été à nouveau le 29 mai 2005 et le sera assurément en 2007 si les socialistes se retrouvent une fois de plus à côté de leur camp, et non à ses côtés dans la bataille contre le Medef et contre l’Europe néolibérale.

Pour être au second tour, en l’absence de candidature unitaire à gauche, il faudra mobiliser la totalité de l’électorat socialiste et cela n’est possible qu’en tournant le dos à la stratégie suicidaire de 2002. Une fois passé le premier tour, pas une seule voix de gauche ne devra manquer au candidat socialiste. Et, là encore, deux options se présenteront : faut-il rassembler l’électorat de gauche, ou bien séduire d’hypothétiques électeurs centristes en faisant droit aux thèmes de campagne de la droite ? Certes, il ne faut pas laisser à la droite le monopole de l’expression sur la sécurité ou l’immigration. Mais les socialistes ne peuvent en ces matières que dénoncer l’insécurité croissance engendrée par la politique soi-disant sécuritaire de Sarkozy, proposer un développement partagé avec les pays d’émigration et dessiner la perspective d’une société pacifiée par le plein emploi, l’éducation, l’intégration républicaine, etc. Tenir cette ligne ne nous rapporte guère de suffrages, car celle-ci exige d’être pleinement mise en oeuvre pour être crédible. Mais ce n’est pas une raison pour singer le discours répressif et conservateur de la droite : ce discours est inconciliable avec le projet socialiste et contraire à l’intérêt général. Afficher la moindre convergence avec la droite sur ces questions, ne fait que valider les thèses de cette dernière, conforter ses électeurs dans leur choix et dégoûter du socialisme toujours plus d’électeurs.

Seule une gauche assumée et concentrée sur la question sociale peut gagner en 2007. Elle seule peut remobiliser les classes populaires et séduire la part des classes supérieures qui aspire à une société de solidarité et de paix sociale. N’oublions pas qu’en avril 2002, le vote des cadres supérieurs pour le PS s’est effondré autant que le vote ouvrier ! En faisant une part quelconque au discours néolibéral ou néo-conservateur, un candidat socialiste ne prend aucune voix à la droite : il perd des voix dans toutes les catégories sociales.

C’est ce dernier diagnostic qui, en 2004, a conforté tous les courants de ce parti – sauf celui auquel appartenaient alors Ségolène Royal et Dominique Strauss Kahn - dans leur rejet du TCE : le temps n’était plus au compromis avec, mais au combat frontal contre les néolibéraux. Nous avons alors prévenu nos camarades qu’il serait impossible de distinguer le « oui » socialiste du « oui » des néolibéraux, et que le PS risquait sur ce référendum un divorce complet avec son électorat. Nous avions raison et il faut maintenant reconstruire la crédibilité du PS à gauche. Cette question restera au cœur de la campagne de 2007, car c’est sous présidence française (en 2008) que s’achèvera la renégociation du TCE.

Le projet de la droite néolibérale est de passer outre le vote des Français, en obtenant la ratification d’un mini traité strictement institutionnel et en laissant en l’état tous les traités qui organisent l’Union en espace de guerre économique et de marchandisation progressive des biens publics. Si le candidat socialiste fait de cette renégociation un enjeu du débat et prend l’engagement d’assurer un réel débouché politique au « non » de gauche et pro-européen, il remobilisera en sa faveur tous les réseaux militants qui ont fait la victoire du « non ». Dans le cas contraire, ces mêmes réseaux mèneront une campagne contre le (la) candidat(e) socialiste. Durant la campagne nationale que j’ai menée pour le « non socialiste » dans des dizaines de villes, j’ai mesuré la reconnaissance du peuple et des militants de gauche pour la manifestation de cette autre voix (autre voie) socialiste. Mais j’ai enregistré partout la même promesse que ce mouvement de résistance populaire n’apporterait pas son soutien à un candidat socialiste qui aurait fait campagne pour le « oui ».

Certes, il nous faut aussi le soutien de la forte minorité d’électeurs socialistes qui a voté « oui » au référendum. Mais ce soutien ne fera pas défaut à un partisan du « non » qui se bat pour un nouveau traité européen plus proche du projet socialiste. En revanche, l’investissement personnel intense qu’a constitué la conversion au « non », pour des électeurs et des militants traditionnellement favorables aux traités européens – ajouté au mépris public pour leur position – a nourri chez ceux-ci le sentiment d’une victoire inespérée contre le néolibéralisme dominant. Ils attendent désormais un débouché politique concret à cette victoire.

Croire qu’aujourd’hui, pour eux, c’est déjà une histoire ancienne qui ne pèsera en rien sur leur choix en 2007 est une dangereuse illusion. Nombre d’entre eux prendront pour un pur mépris du vote populaire, un déni de leur incontestable victoire, la candidature d’un(e) socialiste, qui se serait distingué(e) par une admiration sans borne pour le TCE et des propos affligeants sur les « nonistes ». Cette réaction est d’autant plus probable que, au cours des derniers mois, nous avons tellement insisté sur la nécessité de « dépasser » notre division interne entre le « oui » et le « non », que beaucoup de nos concitoyens redoutent que ce dépassement soit en fait l’enterrement de l’écrasante victoire du « non ».

Allons-nous expliquer au Français que la préservation de notre unité, de notre appareil, passe avant l’intérêt général du pays, passe avant le respect du mandat donné par le peuple pour exiger une réorientation de la construction européenne ? Ferons-nous l’unité des socialistes en aggravant notre désunion avec le peuple de gauche ?

Alors, certes, il faut nous rassembler et dépasser notre division. Mais la seule façon de la dépasser sans finir dans le ravin de la défaite, c’est de reconnaître que nos électeurs ont tranché le débat en préférant le « non » socialiste au « oui » socialiste ; c’est de signifier, par notre vote en novembre, que l’aspiration massivement majoritaire dans le pays est désormais majoritaire dans le parti.

Comment évaluer les candidatures ?

Pour répondre à cette question, il faut nous en poser quelques autres. Qui évitera de répéter les erreurs de diagnostic de 2002 ? Qui est le plus en phase avec le mouvement social anti-néolibéral qui s’est manifesté le 29 mai 2005 ? Qui a renoncé a la stratégie suicidaire qui tire le discours politique vers un centre inexistant, brouille l’identité socialiste et nourrit le vote aux extrêmes ? Qui s’écarte le plus résolument d’une stratégie de « triangulation » consistant à mordre sur l’électorat de la droite en reprenant certains de ses thèmes de campagne ? Qui peut rassembler le PS et le PC sur un combat commun au second tour, et s’assurer aussi le soutien de tous les réseaux militants de la gauche ? Qui a la crédibilité pour promettre aux Français qu’il ne signera pas un nouveau TCE à peine amendé et ne tournant pas le dos à l’Europe espace de libre concurrence déloyale ? Qui manifeste le plus de respect pour le projet socialiste ?

Les postulant(e)s à l’investiture ont d’ores et déjà apporté des éléments de réponse à ces questions par les positions qu’ils ont prises publiquement.

L’orientation et les déclarations de Ségolène Royal mettent la gauche en danger

Ségolène Royal a multiplié les déclarations visant à occuper le terrain électoral de la droite (sur la sécurité, l’école, l’encadrement de la jeunesse, « l’éducation » des parents, la carte scolaire, etc.), n’hésitant pas au passage à dire le contraire de ce qui constitue le projet commun du parti socialiste et à indisposer sérieusement nos partenaires communistes [ceux-ci ont déjà fait savoir qu’avec Ségolène Royal toute entente PS-PC paraissait impossible]. Ségolène Royal manifeste ainsi sa conviction que la victoire dépend moins du rassemblement de la gauche, sur les exigences spécifiques de la gauche, que du débauchage d’une fraction de l’électorat de la droite. Ce faisant, elle divise la gauche et nous expose, au second tour, à l’hostilité manifeste de dizaines de milliers de militants de gauche. Et la mobilisation de ces derniers contre nous se traduirait au minimum par une poussée de l’abstention au second tour.

En refusant le débat avec les jeunes socialistes, en prenant ses distances à l’égard du « projet », Ségolène Royal révèle une conception du politique conforme à la logique présidentialiste de la Ve République : une personnalité s’impose par une relation directe avec le peuple, au-delà des partis. Elle compte donc justifier sa candidature par sa cote momentanée dans les sondages, et non par sa capacité à faire adhérer les Français au projet socialiste. Et il lui serait en effet difficile de procéder autrement, puisque les propositions auxquelles elle a donné le plus de retentissement public ne sont pas celles du parti socialiste.

Au mépris du projet, du débat avec les militants, et de la conception socialiste des institutions, Ségolène Royal s’est engagée dans une campagne personnelle de séduction dont l’efficacité médiatique met la gauche en danger : elle détruit la possibilité d’un rassemblement effectif de la gauche, elle transforme le parti en club de supporters et confie aux sondages d’opinion le soin d’arrêter les orientations politiques, elle pousse à son dernier degré la personnalisation de la vie publique, ce cancer qui tue la démocratie. Elle a ainsi déjà détruit la seule chance qu’il lui restait pour faire oublier son adhésion enthousiaste au TCE rejeté par les trois quarts des électeurs de gauche.

Seul Laurent Fabius peut rassembler à gauche

Pour l’information des nouveaux adhérents, je ne suis pas « fabiusien ». Bien avant 2002, je suis de ceux qui ont critiqué dans la presse une dérive centriste de certaines mesures économiques engagées sous la responsabilité de Dominique Strauss Kahn puis de Laurent Fabius (notamment en matière de fiscalité). Mon analyse politique n’a pas changé et fut hélas confortée par le double effondrement du parti dans les classes populaires en 2002 et en 2005.

En revanche, Laurent Fabius a opéré une inflexion majeure dans son combat politique. Il est le seul dirigeant de l’ancienne majorité qui ait tiré, comme leçon du 21 avril 2002, la nécessité de prendre un autre cap et de rassembler en priorité la gauche sur une ligne d’opposition frontale au modèle de la droite. Il est, au sein de cette majorité, le premier à avoir placé l’ « écologie sociale » au cœur du projet socialiste. Il est encore le seul des candidats à être resté aux côtés des communistes, du mouvement social et des altermondialistes, dans le combat pour une autre Europe. Il est ainsi, de fait, le seul susceptible de susciter un rassemblement de tous les électeurs de gauche, au second tour de l’élection présidentielle.

Certes, Laurent Fabius – comme Ségolène Royal et Dominique Strauss Khan – est solidairement responsable du bilan du gouvernement Jospin et donc aussi de la défaite en 2002. Mais, de tous les candidats, il est le seul à assumer sa part de responsabilité, sans se défausser sur des boucs émissaires qui nous éviteraient l’examen lucide des raisons qui ont nourri la défection de l’électorat populaire. S. Royal et D. Strauss Kahn ont fait une analyse commune du 21 avril et du 29 mai. Selon eux ce n’est pas leur orientation politique qui est en cause, mais la colère confuse et l’incompréhension de classes populaires désorientées et sur lesquelles le PS ne peut plus compter pour conserver le pouvoir. D’où la nécessité où nous serions de chercher des voix ailleurs.

Pour Laurent Fabius et tous ceux qui le soutiennent, le fait que les petits, les sans grades, les estropiés de la concurrence sauvage nous aient abandonné en 2002, ne justifiera jamais que nous les abandonnions à notre tour !

À moins de dire définitivement adieu au socialisme, nous n’avons pas d’autre issue que de défendre et de rassembler le peuple de gauche. Il s’agit de reconquérir sa confiance par une rupture assumée avec les ambiguïtés passées. Seul Laurent Fabius ouvre cette perspective en tournant le dos aux privatisations, à la concurrence dans les services publics, aux avantages fiscaux concédés aux détenteurs du capital et des plus hauts revenus. Seul Laurent Fabius entend faire campagne, en priorité, sur le pouvoir d’achat des bas salaires, sur le logement social, sur la réhabilitation de l’État républicain et laïc, sur la protection contre les délocalisations, sur la défense des services publics contre leur démantèlement programmé par la Commission européenne, bref, sur une politique résolument à gauche qui soumet l’économie à la régulation politique en vue du progrès social.

Seul Laurent Fabius rompt avec le présidentialisme et s’engage à soumettre rapidement par référendum une réforme instituant une nouvelle démocratie parlementaire, tandis que Ségolène Royal manifeste son attachement à la conception gaulliste de la fonction présidentielle. Cette différence est essentielle, car dans la logique actuelle de nos institutions, l’orientation fondamentale d’un nouveau gouvernement ne sera pas celle que les militants ont validé, mais celle du ou de la président(e). En s’engageant publiquement pour une autre conception de la République, Laurent Fabius révèle son intention de gouverner sous le contrôle du parlement et en dialogue avec les partis de la future majorité.

En conformité avec cette conception de la politique, seul Laurent Fabius respecte le projet de notre parti. Il ne fait aucune proposition contraire à ce projet ; il a présenté ses « engagements pour 2007 » comme la concrétisation tangible et immédiate d’orientations inscrites dans le projet commun des socialistes. Certains ironisent aujourd’hui sur la nature « électoraliste » de certaines de ses promesses (celle sur le Smic, notamment). Mais c’est bien avec des promesses que la gauche a accédé au pouvoir et c’est en les tenant qu’elle peut s’y maintenir. Il nous faut juste ne pas nous tromper de slogans : je préfère « 100 euros de plus pour le Smic » à l’« encadrement militaire des jeunes ».

Le mirage de l’opinion

J’attends donc toujours l’exposé des bonnes raisons que nous aurions d’investir une candidate qui prend des positions contraires au « projet », qui divise la gauche, exploite la stratégie électorale de rassemblement au centre qui nous a conduit à la catastrophe du 21 avril 2002 et n’a toujours pas reconnu la victoire du « non » de gauche, le 29 mai 2005. Je n’ai à ce jour entendu qu’un seul argument en sa faveur : sa popularité persistante dans les sondages d’opinion. Les dirigeants qui soutiennent Ségolène Royal assument clairement cette seule et modeste raison de leur choix : « les sondages montrent qu’elle a le plus de chance de gagner ».

Du point de vue de la science politique, cet argument est parfaitement inconsistant. Mais, même s’il avait la moindre consistance il serait politiquement et moralement inacceptable. Pour ma part, je ne soutiens jamais un candidat ou une position politique parce qu’ils ont le plus de chances de gagner, mais parce que je veux qu’ils gagnent et que je mène la bataille politique nécessaire à leur victoire. N’inversons jamais la fin et les moyens. Pourquoi nous battons nous ? Pour être dans le camp des vainqueurs ? Ou pour faire gagner notre camp ? Depuis des mois, trop de camarades cherchent dans les sondages la réponse à la question « qui va gagner » pour savoir qui ils doivent soutenir, au lieu de se poser la seule question digne d’un militant politique : « pour quelle orientation politique et, par conséquent, pour quel candidat doit-on se battre » ? Battez-vous pour le seul candidat qui respecte le projet socialiste et le mandat donné par nos électeurs pour engager la bataille contre l’Europe néolibérale et pour l’Europe sociale ! Et alors, même si vous ne serez jamais sûrs de la victoire, vous serez certains d’accomplir votre devoir de militant..

Pour ceux qui restent néanmoins sensibles aux sondages d’opinion, je rappelle que l’expérience comme la science politique nous enseignent qu’à partir de deux mois et au-delà d’une élection, les sondages ne nous apprennent strictement rien sur le résultat probable. « Suivre l’opinion » n’est pas seulement une posture indigente pour un militant, c’est une illusion trompeuse comme un mirage. L’opinion, ça n’existe pas, ça se fabrique et se modèle par la communication et par le combat politique. Si l’on veut se faire une idée de l’orientation et du type de campagne susceptible de conduire à la victoire, nous avons mieux que les sondages d’opinion : nous avons les votes de nos électeurs en 2002, en 2003, en 2004 et en 2005 et les enquêtes sur la composition sociologiques des votes et les motivations des électeurs. Sur cette base plus fiable, on sait que l’orientation néo-conservatrice des propos de Ségolène Royal et sa quête d’électeurs nouveaux au centre-droit nous conduisent à la défaite électorale. Les électeurs ne soutiennent les socialistes que sur un programme de transformation sociale en opposition radicale au néolibéralisme et au néo-conservatisme de la droite. Les électeurs de gauche ont massivement choisi le « non » socialiste à la Constitution européenne et rejeté le « oui » socialiste « compatible avec le oui de la droite ». Si nous leur présentons ce dont ils ont ainsi clairement manifesté l’exigence ils seront au rendez-vous au printemps. Sinon, nous connaîtrons la même séquence politique qu’en 2004-2005.

Tant que les électeurs ne sont pas confrontés au vrai choix, l’opinion exprime sa méfiance et son incertitude face à des options connues de longue date ; le désir de changement favorise mécaniquement une option nouvelle et inattendue et le mimétisme (bien établi par la psychologie sociale) fait le reste : tant qu’il n’y a pas d’enjeu véritable, la majorité des sondés se contente de ratifier le mouvement majoritaire ! Mais au jour du vrai choix et quand l’enjeu est de taille, les fondamentaux reprennent toujours le dessus. Les électeurs qui au premier tour, auront voté communiste ou auront usé d’un bulletin d’extrême gauche pour exprimer leur protestation, ceux-là ne voteront pas mécaniquement au second tour pour n’importe quel (le) socialiste. Laurent Fabius a une chance de mobiliser tous ceux-là pour battre la droite. Ségolène Royal, qui fait déjà campagne pour séduire d’autres électeurs que ceux-là, ne peut s’attendre qu’à leur défection.

La bulle des sondages éclatera et avec elle l’espoir d’une autre politique. Ne répétons pas l’erreur de 2004. Durant l’automne 2004, combien de camarades ont dit « oui » au référendum interne, parce qu’alors les deux tiers des Français disaient « oui » dans les sondages ? Le « oui » était au sommet de sa popularité. Des hommes et des femmes de gauche indifférents à l’écume médiatique, confiants dans le pouvoir du combat politique, se sont alors mis en campagne et, six mois plus tard, les deux tiers des électeurs de gauche et 55 % des Français votaient « non ». Nous voici aujourd’hui dans le même décalage trompeur entre l’humeur de sondés qui ne sont ni dans l’isoloir, ni en fin de campagne électorale. À la fin, il se produira la même chose qu’en mai 2005. Quand Sarkozy aura eu des dizaines d’occasions de souligner les points sur lesquels il est d’accord avec Ségolène Royal, quand tous les réseaux militants de la gauche non socialiste auront fait implicitement ou explicitement campagne contre une candidate à leurs yeux inacceptable, des centaines de milliers de nos électeurs potentiels diront « non » à un PS inconsistant et illisible face à une droite consistante et limpide.

Camarades, notre seule chance de faire gagner le projet socialiste est de susciter, à partir de la fin novembre, le même enthousiasme militant, la même volonté d’en découdre avec le néolibéralisme qui a saisi le peuple de gauche durant la campagne sur le référendum européen, a saturé les courriers électroniques et battu le pouvoir des médias. Ce peuple en sommeil attend un signe fort des socialistes pour se remettre en mouvement. Au moment même où il n’espère plus que nous aurons la lucidité de choisir un candidat qui s’engagea à ses côtés en 2005, surprenons-le. Disons-lui, en novembre que c’est maintenant que s’accomplit la promesse du 29 mai, et alors rien ne pourra l’arrêter.

Jacques Généreux

RAG 34. Les lolo's 34.

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10.10.2006

Laurent Fabius : "Ne courons pas après Sarkozy, qui court après Le Pen"

(Le Monde - 10 octobre 2006)

La Corée du Nord vient de procéder à un essai nucléaire. Cette situation internationale oblige-t-elle à redessiner le portrait du président de la République de demain ?

En tout cas, c'est quelqu'un qui devra avoir les nerfs solides, une expérience internationale forte, d'autant plus que la France est membre du Conseil de sécurité des Nations unies, et d'autant plus que le chef de l'Etat a à sa disposition l'arme nucléaire. A la tête de l'Etat, il faut une personne qui soit sage, calme.

Vous avez coutume de dire que Nicolas Sarkozy est quelqu'un d'agité. Cela le disqualifie-t-il ?

J'ai dit que pour présider la République, il faut d'abord se présider soi-même. Je combats les idées de M. Sarkozy sur le fond, car c'est un homme ultralibéral, je suis socialiste ; il est communautariste, je suis laïc républicain ; il est bushiste, alors que je suis européen et pour l'indépendance nationale.

Au-delà de ces positions de fond, je crois ne pas être le seul à constater parfois une espèce d'agitation. Je pense que cette haute fonction demande une personne calme.

Ségolène Royal fait l'analyse que le vote du 21 avril 2002, comme d'une certaine façon le non à la Constitution européenne, reflète un malaise de l'identité française, et elle exalte la nation. En êtes-vous choqué ?

La nation, ce n'est pas la propriété de tel ou tel parti politique. Mais il faut faire attention à ne pas permettre qu'il y ait une dérive, une perversion ou une mauvaise interprétation. Pour moi, la nation, c'est la République. Les deux notions sont toujours liées. Il ne faut pas dériver de la nation vers le nationalisme. Rappelez-vous la formule de Mitterrand utilisée dans son dernier discours émouvant devant le Parlement européen : "Le nationalisme, c'est la guerre."

Les partis d'extrême gauche peinent à réunir les 500 signatures nécessaires à une candidature à la présidentielle. Faut-il les aider et appeler les maires à signer pour eux ?

Nous avons pris une règle assez logique, que je soutiens : les élus socialistes vont soutenir le candidat socialiste. Nous avons des partenaires traditionnels : les communistes, les radicaux de gauche, les amis de Jean-Pierre Chevènement, etc. Il faut avoir une discussion avec eux pour essayer de bâtir une plate-forme commune. Nous ne serons pas d'accord sur tous les points. Il faut un contrat. (...) Pour ce qui concerne l'extrême gauche, c'est différent. Ils ont toujours dit qu'ils ne voulaient pas aller au gouvernement. La question qui leur sera posée : au deuxième tour de scrutin, s'il y a un candidat de droite et un candidat de gauche, préfèrent-ils assurer la victoire de la droite, ou celle de la gauche.

Imaginez-vous encore Jean-Marie Le Pen au second tour de la présidentielle face, éventuellement, à un candidat de gauche ?

J'ai eu récemment une réunion intéressante avec des maires de mon département. Les maires ont en général une très bonne perception de ce qui se passe sur le terrain. Je suis dans une zone très industrielle, ouvrière.

Beaucoup d'entre eux me disaient que ce qu'ils entendaient, c'est une thématique d'extrême droite. Cela m'inquiète beaucoup. D'autant plus que le ministre de l'intérieur, M. Sarkzoy, par un paradoxe, est en train d'alimenter cette thématique d'extrême droite en faisant tout pour placer les débats sur le terrain de la sécurité.

Vous dites qu'il le fait délibérément ?

Je le crains. Car lui-même se dit qu'il va être affronté au candidat socialiste au deuxième tour, qu'il doit récupérer l'électorat de l'extrême droite, et donc il va prendre un certain nombre de positions sur la sécurité, sur l'immigration. Et en faisant cela, il alimente le vote d'extrême droite. Selon la formule de M. Le Pen, les gens préfèrent l'original plutôt que la copie. D'autant plus que M. Sarkozy est d'une "inefficacité crasse". C'est extraordinaire de voir que ce ministre est chargé de la sécurité depuis quatre ans, et jamais il n'y a eu autant d'atteintes aux personnes.

Vous voulez dire que M. Sarkozy crée les conditions d'un Le Pen à nouveau au second tour ?

En échouant sur la sécurité, tout en prenant des recommandations qui sont proches de celles du Front national, M. Sarkozy, qui devrait être un facilitateur et un homme de solutions, alimente le feu. C'est pour cette raison que je lui en veux. (...) Pour ce qui concerne le Parti socialiste, je demande que nous ne courions pas après M. Sarkozy, qui, lui-même, court après M. Le Pen.

Si vous échouez, participerez-vous à un gouvernement si la gauche gagne la présidentielle ?

J'ai déjà occupé beaucoup de fonctions. Dans cette circonstance, il y aura besoin de prendre des gens nouveaux. En revanche, j'ai dit que si je suis investi et élu, je demanderai à mes compétiteurs et à d'autres d'apporter leur talent dans mon équipe.

Propos recueillis par Raphaëlle Bacqué, Laurent Bazin et Stéphane Paoli
Mar, 10/10/2006 - 18:10

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18:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent Fabius invité de "Franc parler" : Un entretien sur le fond et sans contrefaçons.

Laurent Fabius,invité hier lundi 9 octobre à l'émission FRANC PARLER animée par Stéphane Paoli sur France Inter, a répondu sur le fond et sans "tabous" à toutes les questions posées par les journalistes.



Laurent FABIUS, est notre meilleur candidat socialiste !

http://www.2007lagauche.com/?q=node/576

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08.10.2006

Jean-Luc Mélenchon : "Nous ne demandons pas à notre candidat de marcher sur l'eau"

Discours de Jean-Luc Mélenchon lors du grand rassemblement des comités de soutien de Laurent Fabius à Pantin, le dimanche 8 octobre 2006.




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21:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-Luc Mélenchon, FABIUS, PRS, 2007lagauche, RAG 34

Grand rassemblement national des comités de soutien à Pantin

Plus de 1500 militants et de nombreux élus et responsables socialistes se sont réunis autour de Laurent Fabius à Pantin. Consultez le dossier consacrée à cette réunion. Les vidéos de toutes les interventions seront mises en ligne.

Dépêche AFP :

Laurent Fabius a voulu montrer sa capacité à rassembler au-delà de ses soutiens traditionnels, sur une ligne de gauche, lors d’un grand meeting de lancement de sa campagne à l’investiture PS à l’élection présidentielle, dimanche à Pantin.

Devant quelque 1.500 cadres du parti, brandissant des affichettes ou portant au revers de leur veste des autocollants "Laurent Président", l’ancien Premier ministre s’est présenté comme "le candidat du projet socialiste, le candidat du pouvoir d’achat, le candidat de la construction du futur".

M. Fabius s’est posé en défenseur des Français les plus modestes.

"Je n’accepte pas, a-t-il déclaré sous un tonnerre d’applaudissements, les salaires de misère, les cadences insupportables, les pensions qui ne permettent pas de vivre, l’écart écrasant des richesses, je n’accepte pas que des dizaines de milliers de familles ne puissent se loger décemment".

"Je veux porter l’espoir de tous ceux qui ont la même révolte" et "ne pas mettre mon drapeau dans ma poche", a-t-il ajouté, en prônant "une France forte parce que solidaire".

Il s’est voulu précis dans ses propositions, notamment sur les petits salaires, faute de quoi la gauche risque la défaite en 2007, selon lui. "Si, sur cette question, la réponse de certains candidats est « On verra », je crains que la réponse des électeurs, le moment venu, soit « On verra »", a-t-il lancé.

M. Fabius opte ainsi pour une stratégie très différente de Ségolène Royal, qui le distance très largement dans les sondages auprès des sympathisants socialistes, à six semaines du choix du candidat par les militants.

Le député de Seine-Maritime s’est affirmé très déterminé : "Je suis prêt à endurer toutes les attaques pour défendre ce que vous pensez et faire honneur à notre peuple", a-t-il assuré.

Dans un discours d’une heure très applaudi, M. Fabius s’est efforcé de démontrer ses capacités de chef d’Etat, passant en revue les grands problèmes internationaux : les tentatives de l’Iran de se doter de l’arme nucléaire, le conflit israélo-palestinien, l’approvisionnement énergétique (pétrole et gaz), le sort de l’Afrique.

Le député de Seine-Maritime avait réuni autour de lui une brochette inhabituelle : à ses alliés de la campagne pour le non au référendum sur la Constitution européenne (comme Jean-Luc Mélenchon), s’étaient joints des responsables d’autres sensibilités.

Parmi eux, Jacques Généreux, de la direction du Nouveau parti socialiste (NPS, gauche du parti), Michaël Moglia, secrétaire général de "Rénover, maintenant", le courant d’Arnaud Montebourg (allié à Ségolène Royal), Marc Dolez, animateur de la frange la plus à gauche du PS.

L’avant-veille, Benoît Hamon, l’un des dirigeants du NPS, réputé influent chez les jeunes socialistes, avait pris position à titre personnel pour Laurent Fabius dans la course à l’investiture.

"D’autres vont nous rejoindre. Je leur lance un appel, nous avons besoin d’eux, j’ai besoin des militants", a lancé M. Fabius.

S’il a souhaité "dépasser" la querelle au sein du parti entre partisans du oui et du non lors du référendum de mai 2005, M. Fabius a insisté sur la nécessaire "réorientation de l’Europe". "Je demande que la façon dont fonctionne l’Europe soit conforme à l’intérêt des Européens" et que l’Union "soit capable de défendre l’intérêt des Européens et des Français", a-t-il affirmé.

Dépêche AP :

L’ancien Premier ministre Laurent Fabius a donné dimanche à Pantin (Seine-Saint-Denis) le coup d’envoi de sa campagne interne pour l’investiture socialiste pour la présidentielle en se présentant comme le "candidat du projet socialiste", réservant l’essentiel de ses attaques à Nicolas Sarkozy quand ses partisans s’en prenaient vivement, sans la nommer, à Ségolène Royal.

Accueilli par les "Laurent, président !" de plus d’un millier de responsables de ses comités de soutien réunis dans un gymnase de Pantin, Laurent Fabius s’est défini comme le "candidat du projet socialiste", "du pouvoir d’achat" et "de la construction du futur".

Il s’en est pris à Nicolas Sarkozy et à son "inefficacité abyssale" en tant que ministre de l’Intérieur. "Lui qui devrait contribuer à l’apaisement, il joue à l’embrasement" et "il contribue à la violence", a-t-il accusé.

Il a fustigé les "expéditions matinales et brutales qui stigmatisent un quartier", "dressent les populations les unes contre les autres" et "finissent par ridiculiser la police", avant de "demander respectueusement au chef de l’Etat" de "rappeler son ministre de l’Intérieur à la fois à l’ordre et au calme".

Il serait "inconvenant que celui qui depuis quatre ans échoue dans sa tâche de maintenir la sécurité (...) puisse se prévaloir aujourd’hui des conséquences de son propre échec pour en tirer un profit !", a-t-il tonné. "Ce n’est pas parce que ça a fonctionné pour l’extrême droite et pour la droite en 2002 que nous sommes prêts à ce que cela marche encore en 2007".

"Je suis socialiste et je défendrai le projet socialiste", a martelé Laurent Fabius. "Nous gagnerons à partir de nos thématiques. Nous convaincrons avec nos propositions", a-t-il insisté, alors que ses amis politiques accusent Ségolène Royal de trop se démarquer du projet officiel du PS.

"Je suis candidat parce que (...) je n’accepte pas les salaires de misère, les cadences insupportables", "l’écart écrasant des richesses" et parce que "je n’accepte pas qu’on puisse se voir refuser un logement, un emploi, l’entrée dans une boîte de nuit et subir trois contrôles par jour au motif de la consonance de son nom ou de la couleur de sa peau", a affirmé le candidat à la candidature.

Se gardant d’attaquer directement ses rivaux socialistes, M. Fabius a joué clairement la carte de l’expérience en soulignant que "à l’heure du choix, une seule question comptera : lequel, dans votre conviction intime, est le mieux capable, au nom des socialistes, de remplir (la) fonction" de président de la République.

Il a évoqué rapidement la "controverse sur la nation", notion évoquée à plusieurs reprises par Ségolène Royal lors de son discours à Vitrolles, pour rappeler que "la nation, lorsqu’il s’agit de la France, s’identifie à la République". "Il ne faut jamais laisser croire, laisser dire, par je ne sais quelle dérive de la parole ou de la pensée, que la nation (...) pourrait dériver vers le nationalisme", a-t-il prévenu. "Nous sommes des internationalistes", a-t-il rappelé. "Nous aimons notre patrie, nous aimons la République, mais nous ne voulons pas de dérive".

"Le nationalisme, c’est la guerre !", avait lancé avant lui Jean-Luc Mélenchon. Et "l’amour des siens retranché par rapport aux autres, c’est le communautarisme, et le communautarisme, c’est la guerre civile !". Dans une allusion à Mme Royal, M. Mélenchon a aussi loué les "qualités de retenue et de pudeur" de Laurent Fabius, qu’il a opposées à "l’étalage d’images de famille princière".

M. Fabius a conclu son discours en se livrant à un exercice d’autocritique, concédant s’être montré au début de sa carrière politique "très impérieux. Je n’écoutais pas beaucoup et même souvent pas du tout les autres"... Mais désormais, "j’écoute, j’écoute, j’écoute", a-t-il assuré. En espérant être entendu. AP

RAG 34. Lolo34

19:36 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Laurent FABIUS sera l'invité de FRANC PARLER lundi 9 octobre à 19h15

Emission animée par Stéphane Paoli, sur France Inter, avec Le Monde et I Télé.

Stéphane Paoli (le lundi à 19h20)
Le Franc-parler, parce qu’il est encore possible, parce qu’il est temps qu’on l’entende, parce que ce sera l’occasion de traiter du fond et des enjeux pour la France avant l’élection présidentielle ...
Invité de l’émission "Le Franc Parler" de 19h15 à 20h : Laurent FABIUS
9 octobre 2006.

RAG 34. Lio (les lolo's 34).

13:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Jean Glavany "l'élection du candidat(e) PS n'est pas pliée"

FRANCE INTER W.E : l'invité de...
à 08:50 par Roland Mihaïl

Ce dimanche matin, Jean GLAVANY répondait aux questions de Roland Miahïl notamment et principalement sur la campagne interne du PS en vue de désigner sa ou son candidat en vue de l'élection présidentielle 2007.

Ecoutez :



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09:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : campagne interne PS, GLAVANY, FABIUS, ROYAL, DSK, 2007lagauche, RAG 34

Laurent FABIUS : Pour répondre au désarroi, il faudra parler précis.

L'intervention de Laurent Fabius au Conseil National du 7 octobre 2006.

Extraits:

"Le rôle du Parti Socialiste et de son candidat doit être de mener campagne d’abord sur nos thématiques qui s’appellent le social, l’économique, la République, l’écologique, le démocratique, bref que notre devoir est de faire écho non pas aux « huées fanatiques » que Jaurès dénonçait déjà voilà un siècle, mais aux attentes du peuple de gauche. Cela n’interdit évidemment pas d’être présents sur tous les terrains qui intéressent les Français. C’est la ligne politique que je propose, celle du rassemblement de la gauche car sans lui, rien n’est possible.

Mes camarades, vous êtes les responsables du Parti Socialiste. Dans cette salle, certains ont déjà pris leur décision et savent pour quel candidat ils voteront. Ce n’est pas forcément moi, mais cela n’empêche évidemment pas l’estime, le respect, l’affection. D’autres n’ont pas encore arrêté leur choix. Ils partagent la ligne politique, les
valeurs, les propositions que je porte dans notre débat, mais ils craignent une sorte d’embrigadement. Je veux leur dire qu’il ne s’agit pas de préparer un congrès, ni de soutenir une motion, mais de faire un choix, à la fois le plus collectif et le plus individuel des choix - ce qui en fait le plus difficile aussi. Ce choix, c’est la réponse à
donner à cette question, la seule qui vaille : quel est celui des candidats qui saura le mieux exercer la présidence de la République française en notre nom ? C’est un choix collectif car il nous engage tous et, en même temps, un choix personnel qui exige que l’on s’engage, que l’on se jette dans la mêlée, que l’on prenne sa
responsabilité pour apporter la réponse que l’on croit juste pour les socialistes, pour la gauche, pour la France. J’en appelle à l’intime conviction de chacune et de chacun et je m’engage, devant vous, à faire tout mon possible, si je suis désigné et élu, pour être digne de votre choix."


L.Fabius CN 07/10/06
envoyé par PartiSocialiste
Vous pouvez aussi visionner sur le site du Parti Socialiste, les interventions de Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal.

Cliquez ici pour consulter le dossier consacré au Conseil National sur le site du Parti Socialiste.

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08:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : candidatures FABIUS ROYAL DSK, 2007lagauche, RAG 34

07.10.2006

Investiture socialiste - Les trois débats télévisés

Trois débats thématiques sont organisés à la télévision
17 octobre (questions économiques et sociales)
24 octobre (société - environnement)
7 novembre (Europe - International)


Ils seront diffusés en direct dès 20h30 sur les chaînes parlementaires
LCP AN et Public Sénat (disponibles sur le câble, TNT, satellite,
sites Internet des chaînes).
Ce sont les questions des militants, tirées au sort, qui seront posées à l’antenne.
Vous pouvez dès à présent nous les adresser :par Internet : www.parti-socialiste.fr/questions
Par courrier : parti socialiste - questions investiture - 10 rue de Solferino, 75 007 Paris

15 questions supplémentaires seront également tirées au sort chaque semaine, auxquelles répondront les candidats dans L’hebdo des socialistes. Les réponses seront aussi publiées dans le blog.
Télécharger la charte d'organisation du débat interne pour la présidentielle au format PDF

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11:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : campagne interne PS, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

Marie-Noëlle Lienemann : « Il y a besoin de rassembler la gauche pour gagner »

Marie-Noëlle Lienemann était hier matin l'invitée de Christophe Barbier sur LCI où elle s'est exprimée sur la politique du logement et la désignation du candidat socialiste pour l'élection présidentielle.

Retrouvez ici l’enregistrement de cet entretien.



Ségolène Royal n'est pas imbattable, assure la fabiusienne Marie-Noëlle Lienemann

PARIS (AP - 6 octobre 2006) - La porte-parole de Laurent Fabius Marie-Noëlle Lienemann a assuré vendredi sur LCI que Ségolène Royal, la candidate à l'investiture socialiste en tête dans les sondages, n'est pas "imbattable".

A la question de savoir si Ségolène Royal est "imbattable", Marie-Noëlle Lienemann a répondu: "Je ne le crois pas". "Elle a choisi une ligne qui est grosso modo du blairisme", a estimé la députée européenne, pour qui une telle ligne "serait une fragilité" pour le Parti socialiste dans la suite de la campagne.

"Il y a besoin de rassembler la gauche pour gagner" la présidentielle, a-t-elle expliqué, et "pour rassembler, il faut une ligne de gauche". "Il ne suffit pas de dire: 'on fait un accord au dernier moment avec les forces politiques'".

"Il serait mortel pour la gauche de prendre des positions politiques qui rendent politiquement impossible le vote d'un certain nombre de nos électeurs", a-t-elle averti, mettant en garde contre une ligne qui serait insuffisamment marquée à gauche.

Quant à Jack Lang, qui a annoncé son désistement dans la course pour l'investiture socialiste mais n'a pas annoncé sa préférence, "il devrait, je crois, voter pour la gauche du parti, pour Laurent Fabius", a-t-elle dit. "Même si lui a voté 'oui' (au référendum sur la Constitution européenne), je sais qu'il n'est pas du tout sur une ligne de ressembler au blairisme, d'alignement américain", a estimé Marie-Noëlle Lienemann, ancienne ministre du Logement.

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07:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : Marie-Noëlle LIENEMANN, FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

06.10.2006

Affaire Redeker : Fabius appelle Chirac à s'exprimer

(d'après NouvelObs.com - 5 octobre 2006)
Laurent Fabius, candidat à l'investiture PS à l'élection présidentielle, a condamné mercredi 4 octobre, les menaces de mort contre Robert Redeker et a appelé le président de la République à s'exprimer sur le sujet pour défendre la liberté d'expression.

Sur son blog Internet, Laurent Fabius a "condamné avec la plus grande fermeté les 'fatwas' lancées à l'encontre du philosophe" qui sont "inacceptables dans notre République".

"La vie de Robert Redeker et la liberté d'expression doivent être défendues, sans état d'âme", ajoute l'ancien Premier ministre, en précisant qu'il "ne partage absolument pas" la vision du philosophe dont le texte dans le Figaro était "truffé d'affirmations sans démonstration et de généralisations abusives". "Si ses propos sont diffamatoires, il existe des tribunaux pour en juger", estime-t-il.

Selon lui, Jacques Chirac, "resté silencieux dans cette affaire", doit "prendre ses responsabilités sur un sujet qui est au cœur de notre pacte républicain".

"En tant que chef de l'Etat, il lui appartient de rappeler la loi fondamentale: la France est une République laïque, indivisible, démocratique et sociale", ajoute Laurent Fabius.

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Les 6000 premiers signataires du comité de soutien

Consultez la liste des 6000 premiers signataires du comité de soutien à la candidature de Laurent Fabius.

Voici un message de Claude Bartolone :

Chère Camarade, Cher Camarade, Chère Amie, Cher Ami,

Le dimanche 1er octobre, Laurent Fabius s’est déclaré candidat à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle de 2007. Nous sentons tous que sa candidature répond à un profond besoin, celui d’un vrai changement à gauche pour une France forte et solidaire, forte parce que solidaire.

La dynamique autour de lui s’accélère. Pour conduire ensemble ce rassemblement, nous avons besoin de moyens. L’aide financière, même modeste, du plus grand nombre possible de camarades est aujourd’hui nécessaire.

Avec Laurent, le succès est à notre portée. A nous tous de nous mobiliser.

D’avance, merci pour ton aide. Amitiés socialistes.

Claude Bartolone.



La liste complète des signataires sera bientôt publiée. N'hésitez pas, vous aussi, à vous inscrire en ligne

Contacts : Les comités de soutien locaux

RASSEMBLER A GAUCHE 34.
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05.10.2006

Fabius "candidat du pouvoir d'achat"

FLEURANCE, Gers (AP - 1 octobre 2006) -- Et de trois. Après Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius a officialisé dimanche sa candidature à l'investiture du PS pour la présidentielle. "Candidat du pouvoir d'achat", l'ancien Premier ministre, distancé dans les sondages, s'est démarqué de Mme Royal dans un discours très à gauche prononcé sous la Halle de Fleurance (Gers).

"J'ai décidé, si les militants socialistes le veulent, d'être candidat à la présidence de la République", a déclaré M. Fabius à la fin d'une allocution d'une demi-heure devant environ 200 militants qui l'ont interrompu à de nombreuses reprises aux cris de "Fabius président". Il avait auparavant participé dans la même ville à l'université d'automne du mouvement "Sauvons la recherche".

"J'ai pris cette décision parce que la France a besoin de changement, que le changement ne peut venir que de la gauche, que de la gauche rassemblée autour d'un projet novateur", a ajouté le député de Seine-Maritime devant plusieurs élus locaux, dont Martin Malvy, président du conseil régional de Midi-Pyrénées.

L'ancien Premier ministre a reconnu que "la tâche ne sera pas facile" mais qu'il avait "confiance". Celui qui fut le chef de file du "non" de gauche au référendum de 2005 sur la Constitution européenne a rappelé l'époque où les sondages mettaient le "oui" à 75%.

"Les sondages sont par rapport à la réalité profonde de l'opinion comme l'écume de la vague par rapport à la profondeur de l'océan", a-t-il dit.

Laurent Fabius a inscrit sa candidature dans les combats de la gauche depuis la défaite de 2002: les manifestations contre la réforme des retraites de 2003, le triomphe aux régionales et aux cantonales en 2004, la victoire du "non" au référendum de 2005 et le mouvement contre le contrat première embauche (CPE) de 2006.

Il a vu dans ces combats un point commun: "le refus d'une société dominée exclusivement par l'argent". "C'est cela à nouveau qui sera en cause en 2007", a-t-il lancé.

Rappelant les grandes lignes de son programme présidentiel, Laurent Fabius a pris l'engagement de "porter" le projet socialiste. "Notre pays ne va pas bien. Il a besoin de changement", a résumé l'ancien Premier ministre.

Laurent Fabius, qui s'est engagé à augmenter le SMIC, les salaires et les retraites, s'est présenté comme le "candidat du pouvoir d'achat qui parle aux salariés les plus modestes, aux salariés moyens, aux pensionnés". Il a également promis un "effort massif" pour l'emploi, l'éducation, le logement et la santé, une "République parlementaire nouvelle" avec un "gouvernement composé à égalité de femmes et d'hommes".

L'ancien Premier ministre s'est aussi engagé à "réorienter construction européenne sur le plan social, économique et écologique face à la mondialisation en respectant les résultats du dernier référendum".

Sur tous ces sujets, il faut des "décisions immédiates et la vision", a glissé Laurent Fabius. "S'il y a seulement la vision, et qu'elle n'est accrochée sur rien de précis, on dit 'c'est du baratin"', a-t-il lâché dans une pique à Ségolène Royal.

S'inscrivant dans la tradition socialiste, Laurent Fabius rendu hommage à François Mitterrand, son père en politique, mais aussi à Lionel Jospin, dont il espère aujourd'hui bénéficier du retrait.

Le député de Seine-Maritime a opposé sa vision de la France à la "société brutale et précaire" que prépare Nicolas Sarkozy, "communautariste qui met côte à côte et peut-être front contre front les différentes communautés".

"Je suis candidat à la présidence de la République pour changer et pour gagner", a conclu Laurent Fabius, avant de partir sur les paroles de la chanson de Jean-Louis Aubert "Temps à nouveau": "Il est temps à nouveau, oh temps à nouveau, de nous jeter à l'eau".

Après Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn, Laurent Fabius est le troisième candidat déclaré à l'investiture du PS, alors que le délai fixé pour le dépôt des candidatures expire mardi à 15h. Jack Lang a fait savoir dimanche sur Canal+ qu'il annoncerait sa décision mardi matin.

RAG 34. Lolo34.

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Grand rassemblement de soutien le 8 octobre à Pantin (93)

Grand rassemblement national des comités de soutien à la candidature de Laurent Fabius
Dimanche 8 octobre 2006
de 9h30 à 13h
Gymnase Maurice BAQUET
6/8 rue d’Estienne d’Orves
93500 PANTIN

Métro: ligne 5 stations Hoche ou Eglise de Pantin
RER: ligne E gare SNCF de Pantin puis bus 170.

Pour consulter le plan d'accès, cliquez ici.

Pour télécharger l'invitation et le bulletin d'inscription (à retourner avant le 6 octobre), cliquez ici. N'hésitez pas diffuser largement cette invitation.



RASSEMBLER A GAUCHE 34.
Lolo34 et les lolo's 34

11:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : 2007lagauche, rag34, Rassembler à Gauche 34, Fabius

Soutien à Laurent Fabius : Les 4000 premiers signataires


Les 4000 premiers signataires:
De ABBAOUI à BERTINOTTI , cliquer ici
De BERTRAND à BUTTAY , cliquer ici
De CAABI à CURTILLAT, cliquer ici
De DA SILVA à DUVIEUBOURG, cliquer ici
De EBERHARDT à GEUS, cliquer ici
De GEWERC à IZQUIERDO, cliquer ici
De JACOB à LE GLATRE, cliquer ici
De LE GOFF à MARTEL, cliquer ici
De MARTELIN à OVIDE, cliquer ici
De PACCHIOTTI à ROCHETTE, cliquer ici
De RODE à SZONYI, cliquer ici
De TABANOU à ZYTNICKI, cliquer ici





La liste complète des signataires sera bientôt publiée. N'hésitez pas, vous aussi, à vous inscrire en ligne

Contacts : Les comités de soutien locaux


RASSEMBLER A GAUCHE 34.Lolo 34 et les lolo's 34.

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04.10.2006

Trois questions à Irène Félix

Irène Félix est Première secrétaire fédérale du Cher et Vice-Présidente du Conseil général.

Pourquoi as-tu décidé de soutenir Laurent Fabius ?

Je suis particulièrement attachée à deux idées qui se complètent : celle de solidarité nationale et celle de laïcité. Les Françaises et les Français, pour se reconnaître dans la République, ont besoin de vérifier au jour le jour que la solidarité nationale est la meilleure protection collective et que l'affirmation de lois universelles, d'intérêt général, est la meilleure garantie pour les libertés individuelles.

J'ai décidé de soutenir Laurent Fabius pace qu'il n'a jamais confondu la promotion de la démocratie territoriale avec l'affaiblissement de la solidarité nationale et parce qu'il a été et est celui qui, dans le PS, a su et sait parler fort quand la laïcité est bousculée.

Peux-tu nous parler de ta rencontre avec lui ?

C'est mon ami Jean-Pierre Saulnier, bien connu dans le Cher, qui m'a présentée à Laurent Fabius en 1997. Depuis, je l'ai rencontré régulièrement pendant les cinq années où j'ai été membre du Bureau National du Parti Socialiste. Laurent Fabius nous a aussi fait le plaisir de venir dans le Cher à deux reprises au cours des deux dernières années dans une ambiance détendue et amicale.

Laurent Fabius a pris sept engagements pour 2007. Lequel te mobilise le plus ?

Son engagement pour le pouvoir d'achat des salariés et retraités modestes. Je suis Vice-Présidente d'un Conseil Général, en charge des solidarités et je suis bien placée pour constater que beaucoup de nos concitoyens, même quand ils travaillent, ne bouclent pas les fins de mois. Augmenter le SMIC, exiger des négociations salariales, agir sur le coût du logement, tenir bon sur la maîtrise publique de l'énergie, revaloriser l'école et l'offre publique ou associative péri-scolaire, tout cela va fait partie des urgences et Laurent Fabius est celui qui en a pris le plus nettement la mesure.

RAG 34. Les lolo's 34.

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Laurent FABIUS : « Il faudra d’abord s’occuper du pouvoir d’achat : du SMIC, des salaires et des retraites »

Quelques heures après sa déclaration de candidature, Laurent Fabius était l’invité du journal de 20h de France 2. Retrouvez ici l’enregistrement de cet entretien:



RAG 34. Les lolo's 34.

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03.10.2006

Laurent FABIUS : Etat d'urgence écologique !

L'urgence écologique

(Cœur de Voh, Nouvelle Calédonie Photo de Yann Arthus Bertrand)

Dérèglement climatique, augmentation des pollutions, catastrophes naturelles, ma conviction est forte et ancienne : le 21ème siècle sera écologique ou ne sera pas. Pour l’homme et pour la planète, c’est désormais une question de survie. Il est grand temps de réagir en faveur d’une écologie active. C’est un de mes sept engagements pour 2007. Je souhaite y revenir dans ce billet car la question écologique devra être au cœur de notre rendez-vous avec les Français.

La prise de conscience de cette situation se développe rapidement, y compris aux Etats-Unis, comme le montre l’excellent film de l’ancien vice-président Al Gore et les initiatives prises par certains Etats américains. Mais il reste un décalage considérable entre les discours et les actes. Dans notre pays, la plupart des forces politiques et des candidats à la présidentielle parlent d’écologie, mais bien peu indiquent sur quelles mesures concrètes ils s’engagent pour faire du développement durable une priorité dans tous les domaines de l’action publique.

Le bilan de la droite sur ce sujet est consternant : loi sur l’eau vidée de son contenu, plan climat sans mesure contraignante, affaiblissement politique du ministère chargé de l’environnement et réduction très forte de ses crédits, privatisation d’EDF et de GDF qui prive nos concitoyens d’un outil majeur de régulation publique, construction d’un nouveau réacteur nucléaire EPR sans débat et sans perspectives fortes pour les énergies renouvelables, discrédit international avec l’équipée du Clémenceau au mépris de la Convention de Bâle sur les déchets dangereux. Quant aux propositions du candidat Sarkozy, il ne faut pas beaucoup d’effort pour lire entre les lignes l’obéissance fidèle aux lobbies divers qui agissent contre l’écologie.

Pour moi, l’urgence écologique est simultanément une urgence sociale. C’est vrai au niveau mondial comme à l’intérieur de nos frontières. Qui sont les premières victimes de la raréfaction des ressources en eau propre ? Lorsque Katrina balaie La Nouvelle Orléans, quels sont ceux que l’administration de M. Bush laisse plusieurs jours sans secours ? Chez nous, qui souffre prioritairement de la montée des prix de l’essence, de l’augmentation du prix de l’eau, de la dégradation de l’environnement urbain ? La politique écologique de la gauche, après 2007, devra s’appuyer dans toutes ses dimensions sur les principes de ce que j’ai appellé depuis longtemps la « social-écologie », qui vise à concilier en permanence la plus haute exigence écologique avec la justice sociale.

C’est pourquoi il est important, sur la base de notre projet socialiste, d’approfondir et de préciser nos propositions. Celles-ci ne peuvent se limiter à un discours vague sur l’excellence environnementale ou à des propositions emblématiques, comme l’interdiction de l’expérimentation des OGM de plein champ, qui sont indispensables mais ne suffisent pas. Leur mise en œuvre devra s’appuyer sur un débat démocratique permanent, qui ne se limite pas à recueillir les observations et les propositions, mais qui fournit aux citoyens un vrai droit d’être informé dans la transparence, de donner leur avis, d’alerter et de débattre, et un vrai pouvoir de prendre des initiatives.

Plusieurs mesures fortes, sur lesquelles je m’engage, montrent ce que nous entendons faire pour un changement écologique à la hauteur des enjeux :

1) Une loi programme fixant sur cinq ans des objectifs contraignants sur les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la préservation de l’eau et le développement des transports collectifs

Cette loi s’appuiera sur deux mesures montrant clairement notre différence par rapport à la politique actuelle, et indispensable pour atteindre ces objectifs : EDF retrouvera un statut 100% public, et la mise en concurrence de l’énergie pour les particuliers prévue par la droite au 1er juillet 2007 sera immédiatement réexaminée.

En matière de politique énergétique, la priorité aux économies et aux énergies renouvelables se traduira par plusieurs mesures très ambitieuses. Dans l’habitat, la mise aux meilleures normes d’isolation de tous les logements sociaux devra être réalisée sur les cinq prochaines années. Dans les transports, sera mis en œuvre un programme volontariste de ferroutage, jusqu’à présent toujours annoncé mais jamais réalisé. La diversification énergétique se traduira par un accroissement très important des crédits en faveur des énergies renouvelables et de l’habitat écologique.

Face au péril du dérèglement climatique, je proposerai à nos partenaires européens l’adoption d’une fiscalité écologique fondée sur le principe du pollueur/payeur. Et nous mobiliserons la communauté internationale pour qu’une Organisation mondiale de l’environnement voie enfin le jour, capable notamment de sanctionner les pays qui violent le protocole de Kyoto et de faire respecter les exigences environnementales dans les échanges internationaux.

2) Agir pour un véritable service public de l’environnement

Il n’existe pas en France de service public de l’environnement identifiable par les citoyens. Lorsqu’ils souffrent du bruit ou des odeurs d’une installation industrielle, lorsqu’ils suspectent la présence de plomb dans leur logement, les Français n’ont pas de service de proximité vers lequel se diriger spontanément. Ceci suppose de sortir de l’incantation et de constituer enfin le grand ministère de l’environnement autour des pôles environnement, agriculture, transports et énergie, placé sous l’autorité d’un vice-Premier ministre, Ministre d’Etat chargé du développement durable. Il impose aussi, en matière d’eau et de déchets, de rendre aux collectivités publiques leur pouvoir de décision aujourd’hui limitée dans les faits par certains intérêts privés.

3) Un plan national de soutien pour des villes écologiques.

80 % des Français vivent aujourd’hui dans les villes et leurs périphéries. Or, la réalité urbaine quotidienne est trop souvent celle du bruit, de la laideur, de l’étouffement. La politique de l’environnement doit améliorer l’environnement quotidien des Français. Pour cela, je veux relancer une politique de lutte contre le bruit et aider à la couverture des périphériques et des grands axes des centres-villes. Il faudra aussi rétablir les aides publiques au transport collectif laminées par la droite depuis 2002 et rééquilibrer les dépenses entre le transport individuel routier, privilégié, et les autres modes de transport. Je propose enfin d’encourager un aménagement du territoire plus écologique, notamment en incitant au rapprochement de l’habitat avec le lieu de travail.

4) De vraies initiatives pour la reconquête de nos ressources naturelles.

Le patrimoine naturel de notre pays est très dégradé. 75 % des eaux douces françaises sont contaminées par les nitrates et les produits phytosanitaires, la Méditerranée a perdu une large part de ses poissons avec l’envahissement de la taxifolia et la pêche intensive, les sept parcs naturels nationaux sont remis en cause par la loi présentée par le gouvernement, les marais et les rivières s’appauvrissent faute d’entretien et augmentent les risques d’inondations, les terrains durablement pollués se multiplient.

Dans notre pays comme dans le monde, la nature et sa diversité biologique sont en danger. C’est pourquoi il faudra réorienter la politique de l’eau en faveur de la préservation de la ressource, lancer un programme national anti-phytosanitaire permettant de diminuer par deux en cinq ans les volumes répandus par l’agriculture, et renforcer l’action de protection des espaces naturels.

5) Un vice Premier ministre, Ministre d’Etat en charge du développement durable

La mise en œuvre de ces engagements réclamera l’engagement personnel et constant du prochain Président de la République. Mais, dans la République parlementaire nouvelle que je souhaite mettre en place, où le Président aura le pouvoir d’impulser, le devoir de s’expliquer et le droit d’arbitrer, ce ne sera pas à lui de gouverner. Ne mélangeons pas les rôles. Il importe donc que le ministre en charge de l’écologie dispose de larges pouvoirs et qu’il occupe une position centrale au sein du gouvernement. Pour cela, je souhaite qu’il soit le numéro 2 du gouvernement, en tant que Ministre d’Etat ou vice-Premier ministre. L’écologie accédera alors, enfin, au rang politique que justifie le défi sans précédent qu’elle représente pour l’humanité, pour notre planète et, pour notre avenir commun.

Oui, nous sommes en état d’urgence écologique. Répondons-y par des actes concrets. Ce sera notre responsabilité après l’alternance de 2007.

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34.

11:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, FABIUS, RAG 34, 2007lagauche

Pourquoi, pour l’écologie, nous choisissons Laurent Fabius

Claude GEWERC, Président du Conseil Régional de Picardie
Géraud GUIBERT, Vice-président de la communauté urbaine du Mans, Responsable national à l’écologie du Parti Socialiste
Philippe MARTIN, député du Gers, Président du Conseil général
Jacques SANTROT, Conseiller Régional de Poitou Charente, Président de la Communauté d'agglomération de Poitiers, Maire de Poitiers

Chacun en a aujourd’hui conscience, le dérèglement climatique, la réduction de la biodiversité, les pollutions et leurs conséquences sanitaires sont devenus des enjeux majeurs pour aujourd’hui et demain. La gauche et les socialistes ne peuvent plus sous-estimer ces défis qui engagent l’avenir de la planète et de l’humanité, et qui sont devenus pour une partie de la population des préoccupations fortes et des critères de vote qui comptent. Dans la perspective de 2007, il est important de choisir le candidat qui aura le mieux intégré cette préoccupation et la vision la plus claire des changements à opérer dans ce domaine.

Au-delà de la fidélité à l’homme et de l’accord profond avec la stratégie de rassemblement à gauche seulement possible sur une ligne clairement de gauche, notre choix en faveur de Laurent Fabius s’explique par une réflexion de fond sur les caractéristiques que doit avoir à notre avis notre candidat face à ces enjeux de fond. Pour les socialistes, la politique écologique future doit, selon nous, dans la période qui s’ouvre, se fonder sur quatre caractéristiques.

1) Il est d’abord nécessaire d’avoir une vision à long terme, alors que la vie politique et médiatique pousse aux raisonnements et aux positionnements de court terme. Ceci suppose des convictions de longue date, claires et fortement ancrées. C’est le cas de Laurent Fabius, qui a été un des premiers, dans ses écrits et en particulier dans son livre « C’est en allant vers la mer » paru en 1990, à consacrer un chapitre entier à ce sujet en mettant en évidence l’importance des sujets écologiques. Il a été un des premiers à prendre position et à agir pour que le parti socialiste prenne totalement en charge ces sujets, sans les sous-traiter à d’autres.

2) Il est en deuxième lieu indispensable, pour nous socialistes, de lier étroitement l’enjeu écologique à celui de la solidarité, dans notre pays, dans le monde et avec les générations futures. L’apport propre des socialistes doit être de penser dans le même mouvement le changement écologique et le changement social, car l’un ne peut aller sans l’autre. Ceci suppose d’avoir une vision précise des contradictions que cela peut impliquer, par exemple sur les prix de l’essence ou la politique agricole, et surtout des propositions adaptées pour les surmonter. Il ne sert à rien de prôner l’excellence environnementale si on ne dit pas à l’avance très concrètement ce qu’on veut décider sur des sujets sensibles. C’est ce que Laurent Fabius a courageusement fait, en prenant position contre l’EPR ou en participant personnellement à la mobilisation de la confédération paysanne contre les OGM tout azimut.

3) Il est tout aussi nécessaire, et c’est la troisième exigence, de relier l’enjeu écologique aux méfaits d’un système économique et sociale qui tend à généraliser la concurrence et le recours au secteur privé dans tous les domaines. Chacun le sait, il n’y aura de vraies percées écologiques que sur la base de régulations publiques fortes, que ce soit dans les domaines énergétiques, de l’habitat, des transports ou de l’urbanisme. En ce sens, les engagements clairs de Laurent Fabius sur le retour à un statut 100% public d’EDF, le réexamen immédiat de la mise en concurrence de l’énergie pour les particuliers prévue par la droite au 1er juillet 2007 ou le renforcement du service public de l’environnement et en particulier de l’eau sont décisifs. Il est de la même façon évident que l’utilisation indispensable de la fiscalité dans la lutte contre le changement climatique suppose une harmonisation européenne impossible à atteindre tant que ces sujets sont soumis à l’unanimité, qui, heureusement, n’a pas été gravée dans le marbre par un texte constitutionnel. Ceci constituera un des moyens de sortir par le haut de l’échec de l’extension de la TGAP, du à l’époque, rappelons-le, à une décision particulièrement contestable du conseil constitutionnel.

4) L’enjeu écologique sans doute le plus important est enfin aujourd’hui de convaincre que nous sommes prêts, au-delà des discours et des propositions emblématiques, à agir massivement, par exemple contre le changement climatique. La multiplication des initiatives locales, pour lesquelles de nombreuses collectivités à direction socialiste sont en pointe, est une excellence chose, mais le principal défi aujourd’hui est d’agir pour les généraliser grâce à une politique ambitieuse au niveau national. Notre population est très sceptique dans ce domaine, trop habituée au décalage permanent entre les discours et les actes, particulièrement sensible en matière environnemental. Ceci suppose, comme Mendès-France et Mitterrand nous l’ont appris, non de rester dans le flou, mais de faire à l’avance des propositions claires et courageuses qui, en cas d’élection, seront d’autant plus applicables qu’elles seront ratifiées par notre peuple. C’est le sens de la démarche de Laurent Fabius dans ses 7 engagements, dont le quatrième, l’écologie active.

Le choix de notre candidat est un acte important. Il doit s’opérer non en fonction de telle ou telle pression, mais d’une analyse lucide des caractéristiques des uns et des autres face aux enjeux de l’heure. La question de l’écologie est d’autant plus importante pour nous qu’il s’agit d’un thème majeur pour rassembler la gauche. C’est un raison de plus de nous faire choisir Laurent Fabius, pour un socialisme à la fois rénové et fier de son identité, un socialisme écologique.

RAG 34. Les lolo's 34.

09:45 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : écologie, environnement, développement durable, 2007lagauche, FABIUS, RAG 34

02.10.2006

Déclaration de candidature de Laurent Fabius "J’ai décidé, si les militantes et les militants socialistes le veulent, d’être candidat à la Présidence de la République."


"J’ai décidé, si les militantes et les militants socialistes le veulent, d’être candidat à la Présidence de la République."


Texte de la déclaration

J’ai décidé, si les militantes et les militants socialistes le veulent, d’être candidat à la Présidence de la République.

J’ai pris cette décision parce que la France a besoin de changement. Parce que le changement ne peut venir que de la gauche, de la gauche rassemblée autour d’un projet novateur.

Le projet socialiste que je porterai comprendra d’abord l’amélioration du pouvoir d’achat, en particulier par l’augmentation du Smic, des salaires et des retraites. J’engagerai un effort massif pour l’emploi – qui implique des entreprises dynamiques - ; un effort pour l’éducation, la formation et la recherche ; un effort pour le logement et la santé. Avec le nouveau gouvernement qui sera constitué et qui sera composé à égalité de femmes et d’hommes, j’avancerai vers une République parlementaire nouvelle, organisant une vraie responsabilité politique, défendant les services publics et tenant bon sur le terrain de la laïcité. Enfin je me mobiliserai pour relancer et réorienter la construction européenne sur le plan social, sur le plan économique, sur le plan écologique face à la mondialisation et en respectant, bien sûr, les résultats du dernier référendum.

Dans ce monde nouveau et rude, la tâche ne sera pas facile. Mais j’ai confiance. J’ai confiance parce que la France, ce pays magnifique et que j’aime, porte en elle des ressources puissantes. J’ai confiance parce que je me suis préparé pour cette tâche. J’ai confiance parce que je sais que la majorité des Français, en particulier les jeunes, ne veulent pas d’une société brutale et précaire que leur prépare Monsieur Sarkozy, mais qu’ils veulent comme nous une France forte, une France juste, une France sûre, une France solidaire : une France forte parce que solidaire.

Voilà pourquoi je suis candidat à la Présidence de la République : pour changer et pour gagner. Vive la République et Vive la France !

Cliquez ici pour télécharger ce texte en format PDF.

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34.

09:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, 2007lagauche, RAG 34

01.10.2006

Laurent Fabius "assume complètement" sa réorientation politique

CUINCY (AFP - 30 septembre 2006) - Laurent Fabius, qui doit confirmer dimanche sa candidature à l'investiture socialiste pour la présidentielle, a déclaré samedi à Cuincy (Nord) "assumer complètement" son changement d'orientation politique, l'expliquant par le fait que lui-même et la gauche "ont gouverné".
"Les valeurs du socialisme n'ont pas varié d'un iota (...) mais sur les propositions concrètes, il est vrai que les choses ont changé pour moi", a déclaré M. Fabius lors de l'université de rentrée du courant Forces militantes pour la démocratie et le socialisme (FMDS) de Marc Dolez, rallié à sa candidature.

"Si j'ai changé ? Oui, je l'assume complètement", a ajouté l'ancien Premier ministre, en faisant allusion à ses engagements très marqués à gauche depuis deux ans, alors qu'il a longtemps eu l'image d'un social-libéral.

"Les choses ont changé, d'abord parce qu'on a gouverné et que j'ai gouverné", a-t-il expliqué, évoquant également un "monde qui n'est plus le même".

"Tout cela fait qu'honnêtement, je dis aujourd'hui que si le pays doit être redressé, ce doit être par la gauche, que si la gauche veut gagner, ce ne peut être que sur des positions clairement de gauche", a ajouté celui qui avait, comme M. Dolez, soutenu le "non" au référendum sur la Constitution européenne de mai 2005.

"Ce que je dirai, je le ferai mais je refuserai aussi tout conservatisme", a-t-il promis, très applaudi, appelant au "rassemblement de toute la gauche".

Parmi les soutiens à sa candidature, M. Fabius a pu noter celui de Michaël Moglia, secrétaire général du courant "Rénover, maintenant" d'Arnaud Montebourg, rallié, lui, à Ségolène Royal.

RAG 34. Lolo34

09:21 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, 2007lagauche, rag34

30.09.2006

Dernière minute :


- La déclaration de candidature à l'investiture socialiste de Laurent Fabius sera retransmise en direct sur LCI dimanche 1er Octobre à partir de 11h30.

- Laurent Fabius sera l'invité du journal de 20h de France 2 le dimanche soir.

Rassembler à Gauche 34. Lolo34

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28.09.2006

Royal, DSK et Fabius incarneront les "trois lignes" proposées aux militants socialistes, selon Claude Bartolone

PARIS (AP - 28.09.06) -- Le retrait de Lionel Jospin de la course à l'investiture socialiste redessine l'offre politique pour la campagne interne du PS en "trois lignes", selon le député de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone.

"Une ligne très 'opinion publique' présentée par Ségolène Royal dont on a du mal quelquefois à comprendre quelles sont toutes les positions", a indiqué Claude Bartolone jeudi sur LCI.

"Une ligne portée par Dominique Strauss-Kahn qui se veut plus sociale-démocrate, et puis la ligne présentée par Laurent Fabius qui veut, sur des propositions précises, donner envie aux électeurs de gauche d'aller voter parce que c'est vraiment l'objectif", a estimé le directeur de campagne du député de Seine-Maritime.

Jeu, 28/09/2006 - 12:25
Claude Bartolone France Inter 13 h00



RAG 34. Les lolo's 34

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26.09.2006

Laurent Fabius : « Je souhaite qu’il y ait des débats et des règles équitables. »

Pour la désignation du candidat socialiste, je souhaite qu’il y ait des débats et des règles équitables.
26 septembre 2006

Laurent Fabius était ce matin l’invité des "4 vérités" sur France 2.

Dépêche
Laurent Fabius a de nouveau réclamé mardi "des règles équitables" de désignation du candidat du Parti socialiste (PS) pour l’élection présidentielle, tandis que le Bureau national du PS devait aborder les modalités de cette désignation mardi.

"Il faut qu’il y ait des débats à la fois à la télévision et dans les régions", a plaidé M. Fabius, candidat déclaré à l’investiture socialiste pour 2007. "France 2 nous avait invités, et puis tel ou tel candidat ou candidate a refusé, moyennant quoi il n’y a pas de débat", a-t-il rappelé au passage.

"Il faut bien évidemment que la direction centrale du PS soit impartiale, équitable", a ajouté le député de Seine-Maritime avant de juger cette direction "assez partisane".

Laurent Fabius a rappelé sur France 2 "le succès" de la confrontation organisée le 16 septembre à Lens entre tous les présidentiables socialistes et souhaité "qu’on s’inspire de cet exemple".



Dans INTERSOIR, selon France Inter, rue de Solférino après la réunion du Bureau national on était parvenu à un accord, concernant l'organisation des débats et donc de la bonne respiration démocratique du Parti socialiste.



A suivre, notamment au sein de la Fédération "socialiste" de l'Hérault, depuis le référendum perdu par notre Parti : le cas des listes électorales indisponibles, régularité des votes, etc.
Répondre dans le forum

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« Je veux agir pour mon pays, pour mes convictions et pour battre M. Sarkozy »

Interview de Laurent Fabius publiée dans le Journal du Dimanche

Vous plafonnez à 3% dans les sondages. Décourageant, non ?

Sept mois avant l’élection, la valeur prédictive des sondages est quasi nulle. On l’a vu lors des échéances précédentes. Si le débat au sein du PS se poursuit comme il a commencé à Lens, les choses vont bouger. Elles ont déjà bougé. Malheureusement, l’appareil central du PS fait blocage : les conditions d’une désignation loyale ne sont pas remplies. Des débats devraient avoir lieu dans chaque grande région avec les militants : on refuse de les organiser. « L’appareil » devrait être impartial : il est à fond, Premier secrétaire en tête, pour une des candidatures. Et on peut avoir des doutes sur les conditions de vote dans plusieurs fédérations verrouillées. Cela doit être corrigé rapidement. Ce n’est pas digne de l’enjeu.

A Lens, vous avez traité Nicolas Sarkozy de « caniche de Georges Bush »...

J’ai repris, mot pour mot, une formule appliquée à M. Blair pour décrire sa relation avec M. Bush. J’ai été, en effet, choqué par la critique des choix internationaux de la France formulée par M. Sarkozy depuis l’étranger ; alors même qu’il s’agit d’une des rares actions positives du gouvernement dont il est le numéro deux. M. Sarkozy est bien le candidat préféré de M. Bush.

Quel regard portez-vous sur son bilan gouvernemental ?

Nicolas Sarkozy à Bercy, c’est un endettement français qui a augmenté comme jamais. Nicolas Sarkozy Place Beauvau, c’est une insécurité des personnes accrue. A cela s’ajoute ses provocations contre les banlieues, les jeunes, les magistrats, la laïcité... Pour exercer les plus hautes fonctions de l’Etat, il est préférable de ne pas être trop agité.

Etes-vous le candidat le plus à gauche au PS ?

Je suis socialiste, laïc et républicain. Je pense qu’on ne peut battre la droite que dans le rassemblement de la gauche et qu’on ne peut rassembler la gauche que sur des valeurs et des positions clairement de gauche. C’est celles que j’ai prises depuis plusieurs années en tirant les leçons de notre défaite en 2002. Si des responsables de gauche croient que c’est en empruntant des thématiques de droite qu’on mobilisera nos électeurs, ils se trompent. La gauche prendrait le risque de perdre en route une partie des siens et son âme.

C’est à Ségolène Royal que vous pensez ?

Je pense à certains débats qui ont été lancés : la carte scolaire, l’encadrement militaire, les 35 heures ou le regroupement familial. Veillons à ne pas dériver. A force de vouloir soi-disant « briser les tabous », attention à ne pas briser la gauche !

Vous avez rencontré Lionel Jospin récemment. Que vous a-t-il demandé ?

Rien. Nous avons discuté dans un climat amical et avec le souci de l’avenir de la France. Je ne me présente pas contre qui que ce soit à gauche. Je veux agir pour mon pays, pour mes convictions et pour battre M. Sarkozy, dont le projet et le caractère me paraissent dangereux. Je refuse une France brutale et précaire. Je porte une France forte parce que solidaire. Voila ce dont nous avons parlé.

Si vous n’étiez pas désigné par les militants, pourriez-vous vous présenter malgré tout ?

Mon objectif est évidemment le succès. Quel qu’il soit, le vainqueur bénéficiera du soutien des autres. Et je veux être d’autant plus respectueux de mes compétiteurs que, si je l’emporte, je souhaite qu’ils acceptent de hautes responsabilités dans notre future équipe de France.

Si vous n’étiez pas désigné par les militants, pourriez-vous ne plus faire de politique ?

C’est la première fois que j’aborde une telle élection. Je me sens à l’aise avec mes convictions, en phase avec ce que ressent le peuple français, et plein d’énergie. Le futur est devant !

En Hongrie, le Premier ministre a admis avoir menti pour gagner, n’y est-on pas contraint ?

Non. Comme l’écrivait Jaurès, un responsable doit « chercher la vérité et la dire », montre qu’à travers les efforts à accomplir, il existe un chemin d’espérance. C’est ma démarche.

Que vous inspirent les propos de Nicolas Sarkozy sur les magistrats ?

Ce n’est pas en se défaussant démagogiquement sur les magistrats que M. Sarkozy convaincra. L’indépendance judiciaire est un principe de la République. Il est choquant qu’il y porte atteinte. J’attends des ministres qu’ils résolvent les problèmes, pas qu’ils les aggravent.

Propos recueillis par Florence Muracciole

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10:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, comité de soutien 34, 2007lagauche, rag 34

25.09.2006

Laurent Fabius : Le droit effectif au logement, une grande conquête du siècle qui vient.

Intervention de Laurent Fabius aux journées parlementaires du Parti Socialiste à Nantes (20 septembre 2006)

Chers camarades,

Je voudrais, à l’occasion de notre journée parlementaire et à huit mois d’échéances décisives pour notre pays, aborder la question du logement.

Cet enjeu n’est pas pour moi abstrait ou théorique. Depuis plus de 25 ans, je suis l’élu d’une commune qui compte 72 % de logements sociaux, ce qui n’a pas grand-chose à voir, je l’admets, avec la situation de Neuilly-sur-Seine et de ses 2,5 % de logements sociaux. A Grand-Quevilly, lorsque je constate un tel écart, une telle inégalité, entre deux France, je mesure l’importance fondamentale du logement. Dans notre projet socialiste, il y a beaucoup d’excellentes priorités, mais - à cet égard aussi, il faut tirer toutes les leçons de l’expérience - affirmer trop de priorités pourrait conduire nos concitoyens à n’en retenir aucune. Que demandent-ils ? Un bon emploi, une bonne formation, un bon logement. C’est pourquoi j’ai l’intention que le logement figure non seulement au cœur de notre projet, mais au cœur de notre campagne, puis - c’est là l’essentiel - au cœur de notre politique.

Les raisons de ce choix sont évidentes. Le logement, c’est la qualité de la vie et la dignité dans sa vie : quand on habite dans un HLM avec des ascenseurs qui fonctionnent, des boîtes aux lettres propres, des appartements spacieux et fonctionnels permettant aux enfants de pouvoir faire tranquillement leurs devoirs et aux parents de recevoir la famille et les amis, c’est la vie qui change. La priorité du logement, c’est aussi une sécurité renforcée, un environnement valorisé, une économie consolidée.

Dans les mois qui viennent, des ministres UMP vont nous expliquer, sur les écrans et sur les ondes, qu’ « il n’y a jamais eu autant de logements ». Il est vrai que 400 000 logements ont été construits l’an dernier. Pourtant, nous les socialistes et la gauche, nous disons : « cette politique ne marche pas ». Et nous avons raison ! Non seulement les financements publics et les incitations fiscales pour le logement vont vers ceux qui disposent déjà de l’argent nécessaire (le fameux « Robien »), mais quand la droite construit, c’est souvent pour les mêmes. A cet égard, ce que propose N. Sarkozy pour demain, c’est la politique de l’actuel gouvernement en pire. Il prône la vente des logements sociaux, véritable miroir aux alouettes, mais ne propose pas d’en construire de nouveaux. Avec une telle dérive, le parc social risque de se transformer en parking social. Autres mauvais coups : la mise en cause du maintien des habitants dans les lieux, la banalisation du livret A ou encore l’affirmation que le marché parviendra « naturellement » à réguler l’offre et la demande de logements.

Nous sommes porteurs d’une politique alternative à ces recettes libérales. Notre projet est précis : construction de 120 000 logements sociaux par an, « bouclier logement », mutualisation des cautions, constitution de réserves foncières via les agences foncières régionales, lutte contre la précarité des jeunes face au logement. Toutefois, sur le point qui concerne le respect de l’article 55 de la loi SRU, je crois que nous devons aller plus loin. Actuellement, des maires - en général de droite - dérogent à la loi, quitte à payer des pénalités fixées par le législateur avec l’argent du contribuable et à en faire un argument électoral pour laisser les « classes laborieuses, classes dangereuses » dans les communes voisines. L’augmentation des pénalités ne suffira pas à changer les choses. Face à de telles pratiques et de tels abus, nous devons affirmer notre volonté politique. C’est pourquoi, parmi les 7 engagements précis pour 2007 que j’ai rendus publics récemment, je propose que l’Etat se substitue aux maires défaillants dans la construction de logements sociaux.

Chers camarades, pour redonner espoir aux Français et pour réussir ensemble le changement, nous devons faire le lien entre le quotidien et le lointain, entre le concret et la quête de sens. Le droit au logement permet de faire cette jonction. Non pas du jour au lendemain, car nous ne sommes pas des marchands d’illusions, mais progressivement et réellement : d’abord pour les jeunes, puis pour les personnes en situation d’urgence, pour tous les autres au final. Disons la vérité : pour qu’existe demain un véritable droit opposable au logement (comme en Ecosse), nous devrons faire prévaloir l’intérêt général et la puissance publique face à l’exigence de profit et de rentabilité à court terme du marché. Inscrivons notre démarche pour demain dans le mouvement historique pour le progrès. Après l’accès aux soins et l’accès à l’éducation, l’accès au logement par tous et pour tous doit être une grande conquête des années qui viennent. Si nous avançons dans cette direction, alors nous redonnerons l’envie de croire à la politique aux couches populaires et la confiance aux couches moyennes. C’est ce que l’on attend des socialistes en 2007.

RAG 34. Les lolo's 34.

11:45 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : droit au logement, logement, pouvoir d'achat, loyer, immobilier, 2007lagauche, Fabius

24.09.2006

Marie-Noëlle Lienemann : De Lens à la Courneuve !

Le débat fut très instructif et riche à Lens. D’abord un coup de chapeau à la fédération du Pas de Calais qui a su innover et nous offrir un moment politique de haut niveau. Sans parti pris excessif, je dois dire que Laurent Fabius nous a fait un discours de tribun, d’homme d’Etat, une analyse politique de haut vol ou on retrouvait tout à la fois l'obligation de combattre avec force Sarkozy et entrainer autour de perspectives concrètes et d’avenir. D’ailleurs, les militants présents ne s’y sont pas trompés et les ovations ont été particulièrement nourries. Alors qu’au dire de chacun et au vue des sondages, c’était loin d’être joué. Il y eu la forme, mais surtout, il y a eu le fond, et bien sûr là est l’essentiel. Lionel Jospin fit aussi une intervention forte avec ce sens de l’analyse qu’on lui connaît, sa défense sans concession d’une certaine façon de faire de la politique, sa conception du parti (qui n’est pas un parti de supporter), de la démocratie (qui n’est pas d’opinion) et du socialisme. Un Lionel Jospin fidèle à lui-même. Je n’ai pas pu percer s’il serait ou non candidat. J’ai plutôt eu l’impression qu’il se situait comme un grand sage, avec une sorte de recul. Mais ce recul est assez fréquent, alors il est difficile de tirer des plans sur la comète.

Sur le fond, quelques différences sont apparues très nettement, même si elles n’ont pas toujours été perçues et relatées par les médias. Dominique Strauss-Kahn a assumé avec courage sa ligne social-démocrate qui revient à une forme de banalisation européenne du socialisme Français et de notre pays. Je suis en désaccord profond avec ce choix qui fait la part trop belle à l’acceptation de la domination du libéralisme et du marché. Nous avons déjà eu avec lui un débat lors du référendum sur l’Europe. Brillant, inventif, il n’en est pas moins résolument à la droite de la gauche. Nous ne pourrons pas gagner sur cette ligne et encore moins répondre à l’aspiration de nos concitoyens. Mais il a le mérite d’assumer une orientation politique.

Ségolène Royal fut beaucoup plus ambiguë. Dans un premier temps, et sans contradiction, ces ambigüités n’apparaissent pas nettement mais, lorsqu’elles les lèvent, il y a des choix qui sont inquiétants. Par exemple, elle affirme dans un premier corpus de phrases que nous devons rééquilibrer le rapport entre le capital et le travail...fort bien! Mais juste après elle ajoute " en réduisant les taxes qui pèsent sur le travail"... et rien d’autre! Rien sur la hausse des salaires, et aucune référence à la relance du pouvoir d’achat. Or la baisse des taxes et impôts sur le travail sont la revendication du Medef et le programme de la droite. Au passage cela ne change en rien le rapport capital travail. Au contraire c’est l’Etat et la collectivité publique qui mettent la main à la poche. Seuls la revalorisation des salaires et l’accroissement de la fiscalité sur le capital peuvent atteindre cet objectif. Pourquoi Ségolène Royal choisit-elle les termes et la proposition phare du patronat et de la droite ? Cette affaire des salaires n’est pas nouvelle. Elle avait renvoyé d’un revers de main la proposition de Laurent Fabius sur une augmentation immédiate de 100 euros du SMIC dès 2007 pour atteindre rapidement les 1500 Euros (proposition à l’époque ironiquement critiquée et désormais reprise par notre projet). Mais il est vrai qu’il y a quelques semaines, dans le Figaro, Julien Dray, conseiller de Ségolène Royal, disait que la présidentielle se jouerait sur la sécurité !
Je pense que la gauche ne gagnera que si elle impose que l’enjeu social et économique soit premier ! Il l’est dans la vie quotidienne des français.

Par ailleurs j’ai trouvé sa déclaration sur le développement de l’Afrique un peu sommaire. Elle estimait que l‘Afrique avait une grande chance et une richesse incomparable: le solaire ! Les africains apprécieront. Là encore comment éluder l’indispensable redistribution des richesses et la nécessité de ne pas laisser un développement uniquement aux mains du marché? Mettons cela sur le compte du manque de temps. Mais j’avais déjà été alertée par ses déclarations sur le co-développement où il n’y avait jamais le moindre engagement financier ou opérationnel exigeant pour la France, l’Europe et les pays riches.

Laurent Fabius a assumé sa ligne de gauche : relance des salaires, soutien au pouvoir d’achat, politique écologique ambitieuse, relance de la politique industrielle, lutte contre les délocalisations, fidélité au Non français, réorientation de la construction européenne et pôle public EDF GDF...à 100% public!
Il a plaidé pour le rassemblement des forces de gauche.

Le lendemain, à la fête de l’Humanité, il manifestait sa volonté d’être un acteur engagé de ce rassemblement. Car il ne suffit pas de faire des discours, il faut aussi construire des rapprochements d’où l’importance de la ligne de gauche et des gestes amicaux, des discussions approfondies pour converger. ! Dans les allées, on entendait des militants communistes qui lançaient: « c’est bien Laurent, tu as bien fait de revenir » ou bien « Tiens bon à gauche! ». La persévérance dans sa ligne politique commence à être comprise et reconnue! Pour ma part j’ai l’intime conviction qu’elle seule peut nous amener à la victoire.

Le chemin du rassemblement des socialistes et de la gauche aurait du être tracé plus tôt et par tous. Nous voilà à l’heure des choix alors ne tardons plus !


Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

15:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Marie-Noëlle Lienemann, Fabius, rag34, 2007lagauche, Lolo34

Dialogue militant avec Laurent Fabius (Mardi 26/09 - Paris 15)

Dialogue militant avec Laurent Fabius (Mardi 26/09 - Paris 15)
A l'initiative de Rénover dans la fidélité, Laurent Fabius débattra avec les adhérents et sympathisants de "Rénover Maintenant"

Mardi 26 septembre à partir de 20h30
au Patronage laïque du 15e arrondissement
72 avenue Félix-Faure - Paris 15e (M° Boucicaut)

Pour consulter le plan d'accès, cliquez ici.

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

15:30 Publié dans 005 AGENDA , 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, RAG 34

23.09.2006

2007 premiers signataires pour 2007

Consultez la liste des 2007 premiers signataires du comité de soutien à la candidature de Laurent Fabius.

De ABDALLAH à BUTTAY, cliquer ici

De CAABI à DUVAL-DESMONTS, cliquer ici

De EBERHARDT à JURE, cliquer ici

De KA à LYPS, cliquer ici

De MABILLE à RUMEAU, cliquer ici

De SABATIER à ZWIEBEL, cliquer ici




La liste complète des signataires sera bientôt publiée. N'hésitez pas, vous aussi, à vous inscrire en ligne

Contacts : Les comités de soutien locaux


RASSEMBLER A GAUCHE 34. Lolo 34 et les lolo's 34.

21:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Comité de soutien Laurent FABIUS 34, rag34

Laurent Fabius : " Touche pas à ma laïcité! "

Chers Amis,

Après avoir contribué à mettre le feu à nos banlieues, M. Sarkozy propose désormais d'en finir avec la laïcité à la française. Sa dernière idée est de donner suite à un rapport - le rapport Machelon - qui préconise une révision radicale de la loi de 1905. De quoi s'agit-il précisément ? D'ouvrir la possibilité aux communes de financer la construction de lieux de culte. En fait, cela reviendrait à mettre la politique dans la religion et la religion dans la politique. Les impôts des citoyens financeraient des cultes particuliers. On peut imaginer à l'avenir des campagnes électorales municipales avec pour thème : "votez pour ma liste, et vous aurez une Église, une mosquée ou une synagogue". Ou l’inverse.

Ce serait favoriser le communautarisme, les communautés se repliant sur certaines municipalités pour trouver un lieu de culte à leur convenance. La perspective ? Des conseils municipaux contrôlés par des communautés !

Toutes les dérives deviendraient alors possibles. Le principe d'égalité conduira à interdire de refuser aux uns ce qui est accordé à d'autres, puisque juridiquement tous les cultes se valent. Et dès lors que la notion de secte n'existe pas dans notre droit, tous les pseudo-cultes auront droit au financement public !

Aux États Unis, une telle mesure serait inconstitutionnelle. En Allemagne où le financement des cultes existe, il se fait à travers la contribution de chaque citoyen à l'exercice du culte de son choix.

En France, avec la logique de ce rapport commandé par M. Sarkozy, on en finirait avec la séparation des Églises et de l'État, fondement depuis un siècle de notre pacte républicain.

Je suis et je serai toujours un défenseur de la laïcité. Parce que dans le monde où nous vivons, la laïcité, c'est la paix et la paix, c'est la laïcité. Pour cette raison je suis radicalement opposé à la remise en cause de la loi de 1905. J'appelle à défendre la loi de 1905 et à refuser la révision que propose M. Sarkozy. La laïcité n'est pas un tabou, c'est une chance ! La nôtre.

L'égalité entre les religions, le respect de tous les citoyens, la lutte contre les discriminations ne passent absolument pas par le refus de la laïcité, mais au contraire par sa réaffirmation.

Touche pas à ma laïcité !

Laurent Fabius.

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

11:45 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : laïcité, Fabius, 2007lagauche, rag34, Lolo34

Rejoignez vous aussi le Comité de soutien 34 à la candidature de Laurent FABIUS !

Comité de soutien à la candidature de Laurent Fabius dans l'Hérault :
Les premiers signataires du comité de soutien à la candidature de Laurent Fabius dans l'Hérault invitent les camarades qui le souhaitent à les rejoindre.

Parmi les premiers signataires :

Kléber MESQUIDA Député, Robert TROPEANO Sénateur, René REVOL membre du conseil national, Jean ARCAS Vice-Président du Conseil Général, Francis BOUTES Vice-Président du Conseil Général, Jean Noël BADENAS, Jean Luc FALIP Conseiller Général, Rémy PAILHES Conseiller Général, … Et les membres suivants des instances dirigeantes de la Fédération de l'Hérault : Alain BARRAU, Myriam BUI-XUAN, MF ESCUDIE, Bruno FLACHER, Alain MANTEGHETTI, Bernard MARTY, Jean MEDAN, Michel MINENNA, Monica MOLINA, JF NGUEMA, Pierre PISTRE, Roger RAMOS, Rosy SUCHAIL, Joël VEZINHET.

Pour contacter le comité de soutien par mail :
[email protected] ou [email protected]

Pour vous rendre sur le site du comité de soutien, cliquez ici.

RAG 34. Les lolo's 34.

10:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : comité de soutien Laurent FABIUS, 2007lagauche, rag34

22.09.2006

Place aux femmes ? Que peuvent attendre les femmes de 2007 ?

Laurence Rossignol : Que peuvent attendre les femmes de 2007 ?
Equipière de Laurent Fabius et Vice-Présidente du Conseil régional de Picardie, Laurence Rossignol est secrétaire nationale aux droits des femmes et à la parité

Que peuvent attendre les femmes de 2007 ?

Aujourd'hui, les inégalités se creusent aussi entre les femmes. D'un côté, il y a les plus diplômées qui ont conquis l'égalité professionnelle et dont les revenus sont suffisants pour rémunérer une employée de maison qui va les aider à concilier responsabilités domestiques et professionnelles. Elles serrent les dents mais font face. Et puis il y a toutes les autres, celles qui forment les gros bataillons des bas salaires, des travailleurs précaires, du temps partiel contraint, des familles monoparentales, celles qui arrêtent de travailler au 3eme enfant. Celles qui ne font pas face à des enfants de plus en plus difficiles. Celles là attendent autre chose que des victoires symboliques! Pour elles, il faut d'abord un engagement clair sur le SMIC. 100 euros tout de suite dit Laurent Fabius après avoir obtenu du PS le SMIC à 1500 euros ! C'est un engagement pour les femmes !

Je crois que la gauche devra aussi mettre un terme aux dispositifs qui éloignent les femmes de l'emploi et organiser l'extinction de l'APE qui a eu un effet désastreux sur l'activité professionnelle des mères de famille. Corrélativement l'accueil de la petite enfance et le développement du péri scolaire devront être une priorité, car c'est la condition pour que l'égalité ne soit pas réservée à celles qui gagnent le plus.

Enfin j'attends de la gauche qu'elle aborde la politique familiale dans son articulation avec la sécurité sans démagogie. Je crois que, seule une toute petite minorité des parents d’enfants « qui partent en vrille » est laxiste, irresponsable ou complice. D'ailleurs, on observe que dans une même fratrie il y a souvent des enfants sans problèmes et un enfant qui dérive. Le rôle de la gauche n'est ni d'excuser, ni de culpabiliser mais de comprendre et d'agir. L'idée selon laquelle les parents, en réalité les mères car ce sont elles qui sont au front, devraient seuls dans la famille exercer une autorité de fer pour compenser tout le désordre de la société libérale est vouée à l'échec. La société consumériste est organisée pour que les parents cèdent devant l'enfant prescripteur. Il ne faut pas seulement prévenir et punir, il faut aussi interdire pour protéger. Interdire les publicités pour les enfants pendant les dessins animés, les premix qui cachent l'alcool sous le goût du soda, les crédits à la consommation qu'on peut obtenir d'un seul clic sur internet.... C'est donc d'un vrai projet de gauche dont les femmes ont besoin ; un projet qui prenne la mesure du désastre humain de l'ultralibéralisme et mobilise la société pour l'affronter.

Ainsi on pourrait donc être femme, de surcroît féministe et soutenir la candidature de Laurent Fabius à l'investiture ?

Bien sûr ! La parité ne vise pas à substituer la problématique de genre à toutes les questions politiques. Tout le monde convient qu'il serait absurde de préférer une présidente de droite à un président de gauche, au motif que le sexe l'emporterait sur toute autre considération. Pourquoi alors, dans le Parti Socialiste, le déterminant de genre l'emporterait-il sur le contenu du projet ? Le choix entre les différents candidats n'est pas un choix de personnes, mais un choix d'orientation pour la gauche.

Contrairement à ce qui circule, ce n'est ni le bal des ego, ni les éléphants contre la gazelle, ni les machos contre la suffragette ! Il serait insultant de ne concéder, comme seule identité à Ségolène Royal, que son identité sexuée. Pour ma part, je lui reconnais d'être porteuse d'une vision de la société et de la gauche qui doivent être livrées au débat. Le féminin n'est pas un programme politique ! Etre sommés de soutenir la candidature d'une femme par ce que c'est une femme aboutirait au résultat opposé à celui qu'ambitionne la parité. Je me méfie terriblement des arguments qui nourrissent l'idée que les femmes feraient, par essence, de la politique autrement. Comme Arnaud Montebourg qui justifie son soutien à Ségolène Royal, au motif que les femmes, par ce qu'elles mettent les enfants au monde, sont par nature programmées pour le dévouement ! Si c'était vrai, il faudrait alors réserver l'action publique aux mères de famille, de préférence nombreuse, et en exclure les nullipares ! Et quant aux hommes, disqualifiés à cette étape du progrès scientifique, est-il bien raisonnable de les laisser s'approcher du pouvoir ?

Tout cela serait cocasse, si on ne voyait poindre, derrière les bonnes intentions, l'enfer du plus vieux machisme : celui qui glorifie l'éternel féminin virginal et maternant. Aux femmes, le concret et le pragmatisme, aux hommes, l'abstraction. Aux femmes, la douceur et l'abnégation, aux hommes, la violence et le goût du pouvoir. Lorsque la loi sur la parité a été votée, certaines féministes s'y sont opposées au nom de l'universalisme en dénonçant ce que la parité portait de différientialisme. Nous avons combattu leurs critiques et nous avons gagné. Il serait paradoxal et déplaisant qu'aujourd'hui, les faits leur apportent de nouveaux arguments !

On peut donc critiquer une femme en politique sans pour autant être machiste ?

Le terrorisme de la bien-pensance qu'exercent les néoconvertis à la cause des femmes est franchement insupportable. Il y a des critiques inacceptables : je me souviens, par exemple, de l'épouse de Gerhard Schröder qui avait reproché à Angela Merkel de ne pas avoir mis d'enfants au monde, ce qui la disqualifiait pour s'occuper de la chose publique ! Il est cependant difficile de mener sérieusement et durablement le débat si l'on considère que les contradicteurs sont tous des machos et les contradictrices, des godiches manipulées par les hommes ! La concurrence en politique est âpre et parfois violente, tous sexes confondus. Veillons à ce que les considérations de sexe n'entrent pas dans le débat, ni pour disqualifier une candidate, ni pour éviter la nécessaire confrontation des idées.


L'engagement en faveur de la parité et de la mixité de Laurence Rossignol :

RAG 34. Lovely 34.

12:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Parité, mixité, place aux femmes, Fabius, 2007lagauche, RAG 34, Lovely 34

21.09.2006

Liste des premiers signataires au COMITE DE SOUTIEN 34 à la CANDIDATURE DE LAURENT FABIUS

PARTI SOCIALISTE




PRESIDENTIELLES : LES RAISONS DE NOTRE CHOIX


Cher(e) camarade

L’échéance des présidentielles de 2007 sera capitale pour la France. La Droite avec sa politique ultra
libérale a démantelé la plupart des acquis sociaux, mais a aussi plongé notre pays dans une crise
économique, sociale et institutionnelle sans précèdent.

L’espérance de changement ne peut venir qu’avec un candidat capable d’ancrer son programme résolument à gauche, qui a tiré les leçons du 21 avril, qui réponde aux préoccupations journalières des français. Pour gagner en 2007, notre candidat doit avoir la capacité à rassembler toute la gauche, fidèle à l’oeuvre et au message de François MITTERRAND.

Pour nous, notre choix se porte sur Laurent FABIUS, notamment,

. Parce qu’il a prôné le premier l’opposition Frontale à la Droite et rejette clairement tout
accord avec l’UDF,
. Parce que sa ligne politique est claire et qu’il ne tend pas à coller aux propositions de la Droite,
. Parce qu’il est un militant constant de la laïcité et des valeurs républicaines,
. Parce qu’il préfère casser les ghettos que transformer les écoles en ghettos et s’oppose résolument à la suppression de la carte scolaire,
. Parce que dès l’avant congrès du Mans, il avait proposé le SMIC à 1500 euros, d’abord récusé ensuite accepté par tous et qu’aujourd’hui il s’engage pour une augmentation immédiate de
100 euros
,
. Parce qu’il s’engage sur une loi programme du développement durable fixant sur 5 ans les
objectifs,
. Parce qu’il s’engage pour un droit effectif au logement, l’Etat pénalisera le Maire défaillant et
s’y substituera,
. Parce qu’il s’est prononcé le premier sur une fusion EDF-GDF dans un grand pôle 100% public,
. Parce qu’il s’engage à une révision constitutionnelle par référendum dès 2007 pour créer une république nouvelle parlementaire, et pleinement laïque alors que certains évoquent une
« république de respect »,
. Parce que dans le prolongement du 29 mai et le refus de la dérive libérale, il propose une
réorientation démocratique et sociale de l’Europe,
. Parce que les SONDAGES ne sont pas les SUFFRAGES et que si l’on se fiait aux sondages : GISCARD aurait été réélu en 1981 (IFOP), Balladur aurait battu CHIRAC en 1995, JOSPIN en 2002 était crédité par la SOFRES de 27% au 1er tour et 51% au 2ème tour !... Mais aussi, trois mois avant le référendum CSA accordait 60% pour le oui…
. Parce qu’il a l’expérience et le courage d’un homme d’Etat, pour nous, Laurent FABIUS ne représente pas l’alternance, mais il incarne une ALTERNATIVE résolument ancrée à gauche et capable de rassembler toute la gauche.

Comme nous l’avons fait pour le référendum et lors du Congrès du Mans, notre choix est dicté par notre seule conscience, sans suivisme, avec l’âme de militants libres.


C’est dans cet esprit que nous invitons les camarades qui le souhaitent à nous rejoindre dans le Comité de Soutien à Laurent FABIUS.

Parmi les premiers signataires : Kléber MESQUIDA Député, Robert TROPEANO Sénateur, René REVOL membre du conseil national, Jean ARCAS, Francis BOUTES, Vices Présidents du Conseil Général, Jean Noël BADENAS, Jean Luc FALIP, Rémy PAILHES, Conseillers Généraux, … Et les membres suivants des instances dirigeantes de la Fédération de l'Hérault : Alain BARRAU, Myriam BUI-XUAN, MF ESCUDIE, Bruno FLACHER, Alain MANTEGHETTI, Bernard MARTY, Jean MEDAN, Michel MINENNA, Monica MOLINA, JF NGUEMA, Pierre PISTRE, Roger RAMOS, Rosy SUCHAIL, Joël VEZINHET.

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[email protected] ou
[email protected]

En indiquant votre : Nom : prénom : adresse :
(Tél. : fax : mail : ).

RASSEMBLER A GAUCHE 34 (Hérault). Lolo 34 et les lolo's 34.

17:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Comité de soutien RAG 34, RAG 34, 2007lagauche, FABIUS

63 parlementaires appellent à soutenir la candidature de Laurent Fabius pour rassembler la gauche


1/4 des parlementaires socialistes appellent à soutenir la candidature de Laurent Fabius pour rassembler la gauche.

Premier appel de parlementaires socialistes pour l’investiture de Laurent Fabius à l’élection présidentielle

Représentants du peuple, nous partageons et nous exprimons ses souffrances et ses attentes.

Ces souffrances s’appellent précarité, chômage, vie chère, absence de services publics suffisants dans les quartiers ou les campagnes. La politique de la droite accroît les inégalités. C’est pourquoi nous la combattons à l’Assemblée nationale, au Sénat, au Parlement européen, et sur le terrain dans les mobilisations sociales.

Les attentes populaires sont tout aussi claires ! Pouvoir d’achat, logement, école, ambition industrielle et scientifique, démocratie nouvelle, Europe qui protège les salariés et qui préserve l’environnement, voilà ce que demandent nos concitoyens.

Une victoire de N. Sarkozy en 2007 produirait une déflagration libérale destructrice.

Seul un succès de la gauche permettra le vrai changement. Pour gagner, il faudra rassembler, ce qui n’est possible que sur des valeurs, des propositions et des alliances clairement de gauche.

C’est l’enjeu de la désignation du candidat socialiste et c’est pourquoi nous nous engageons aux côtés de Laurent Fabius :

- Parce qu’il a tiré pour le futur toutes les leçons de la défaite du 21 avril 2002 et agi pour stopper la déferlante libérale en France et en Europe ;

- Parce qu’il possède l’expérience nationale et internationale sans laquelle on ne conduit pas une grande nation dans un monde instable et menaçant ;

- Parce qu’il a toujours défendu avec courage les valeurs républicaines, et d’abord la laïcité contre le danger communautariste ;

- Parce qu’il n’a cessé depuis 2002 de préparer le rassemblement des forces de gauche, condition de la victoire et du changement ;

- Parce qu’il revendique le projet socialiste auquel il a largement contribué et qu’il enrichit à travers sept engagements précis pour 2007 et pour l’avenir.

Avec Laurent Fabius, nous voulons construire une France forte et solidaire, forte parce que solidaire. Nous appelons les militantes et les militants socialistes à soutenir sa candidature pour rassembler la gauche, battre la droite et réussir ensemble le changement en 2007.

Premiers signataires :

ANDRIEUX Sylvie (D - 13), ANGELS Bernard (S - 95), BACQUET Jean Paul (D - 63), BALLIGAND Jean-Pierre (D - 02), BAPT Gérard (D - 31), BARTOLONE Claude (D - 93), BATEUX Jean-Claude (D - 76), BERES Pervenche (DE), BERGE LAVIGNE Maryse (S - 31), BLISKO Serge (D - 75), BOUCHERON Jean-Michel (D - 35), BROTTES François (D - 38), CARCENAC Thierry (D - 81), CATHALA Laurent (D - 94), CHARASSE Michel (S - 63), CHARZAT Michel (D - 75), CLAEYS Alain (D - 87), COCQUEMPOT Gilles (D - 62), COURTEAU Roland (S – 11), DOLEZ Marc (D - 59), DREYFUS SCHMIDT Michel (S - 90), DUMONT Jean Louis (D - 55), DUPRE Jean Paul (D - 11), DURRIEU Josette (S - 65), DUSSAUT Bernard (S - 33), FERREIRA Anne (DE), FORGUES Pierre (D - 65), FRECON Jean Claude (S - 42), GAUTIER Charles (S -44), GOURIOU Alain (D - 22), HABIB David (D - 64), HUREL Sandrine (S - 76), IMBERT Françoise (D - 31), KHIARI Bariza (S - 75), LACUEY Conchita (D - 33), LAIGNEL André (DE), LAMBERT Jérôme (D - 16), LEFAIT Michel (D – 62), LEROY Jean Claude (D – 62), LIENEMANN Marie-Noëlle (DE), LONCLE François (D - 27), MADRELLE Bernard (D – 33), MADRELLE Philippe (S - 33), MARTIN Philippe (D - 32), MASSION Marc (S - 76), MATHUS Didier (D - 71), MELENCHON Jean-Luc (S - 91), MESQUIDA Kléber (D - 34), MICHEL Jean (D - 63), MICHEL Jean-Pierre (S – 70), MIGAUD Didier (D - 38), NERI Alain (D - 63), PAJON Michel (D - 93), PEREZ Jean Claude (D - 11), QUILES Paul (D - 81), RAOULT Paul (S – 59), ROY Patrick (D - 59), SAUGUES Odile (D - 63), SIGNE René-Pierre (S - 58), TROPEANO Robert (S - 34), VANTOMME André (S - 60), VIDALIES Alain (D - 40), WEBER Henri (DE).


RAG 34. Les lolo's 34.

15:45 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : candidature FABIUS, www.2007lagauche.fr, RAG 34

Laurent Fabius : "Le projet de Sarkozy, c'est une France brutale et précaire; le mien c'est celui d'une France forte et solidaire"

Laurent Fabius invité ce jeudi matin sur France Inter a répondu aux questions des journalistes et auditeurs de la chaîne.

Parmi les sujets abordés : La suppression de la police de proximité "faute grave de Sarkozy", la carte scolaire et ses améliorations, les sondages sont non prédictifs,la nécessité de rassembler la gauche pour gagner en 2007, la fusion Suez GDF,etc.

Question directe et interactive



Rassembler à Gauche 34. Ann et les lolo's 34.

10:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, 2007lagauche, RAG 34

19.09.2006

Fabius revient à la Fête de l'Huma avec un message de rassemblement

Un an après un passage mouvementé à la Fête de l'Humanité qui lui avait valu crachats et jet d'oeuf, Laurent Fabius y est revenu dimanche, porteur d'un message de "rassemblement" et accueilli cette fois avec plus de chaleur.

"Salut Lolo, c'est pour toi qu'il faut voter", "Socialistes! à gauche toute!", ont lancé sur son passage quelques visiteurs. Seules de rares huées ont retenti pendant la promenade d'une heure du candidat à l'investiture socialiste, dans les allées du parc de la Courneuve où, l'an dernier, il avait reçu un oeuf sur la tête.

Entouré d'une nuée de caméras, l'ancien Premier ministre s'est acheté pour 10 euros un T-shirt rouge vif, orné du portrait du poète Arthur Rimbaud.

Il a conversé avec Marie-George Buffet durant quelques minutes, le temps pour les responsables des deux pôles de la gauche, qui se tutoient, de dire tout le mal qu'ils pensent de Nicolas Sarkozy et de sa politique envers les immigrés.

"Il y a un mot qu'il ne faut pas prononcer ici à la fête, c'est Sarkozy", a raconté Mme Buffet tandis que M. Fabius renchérissait: "les gens sont inquiets" devant le "personnage, nous avons une responsabilité" de gagner.

"Cela me fait plaisir d'être à tes côtés pour dire que le rassemblement à gauche est nécessaire", "les Français en ont marre, ils disent mettez-vous d'accord, débrouillez-vous, rassemblez-vous", a insisté M. Fabius.

La dirigeante communiste, qui veut rassembler une gauche radicale, a nuancé : "il faut cette fois une gauche qui vraiment réussisse, c'est notre mot d'ordre".

M. Fabius a précisé devant la presse être "porteur d'un message: c'est qu'il faut rassembler la gauche pour réussir à changer la France". "Il faut au deuxième tour que tout le monde se rassemble, vraisemblablement autour du candidat socialiste, sur une base nouvelle pour changer les choses".

Le député de Seine-Maritime a aussi évoqué l'épisode de l'an passé: "Ce n'est pas toujours facile. L'an dernier, il y avait eu des incidents avec quelques zozos", mais "le rassemblement à gauche est une grande tâche, qui mérite qu'on fasse preuve de détermination". Cette année, "l'accueil est bon enfant, chaleureux", a-t-il commenté.

Au grand oral des présidentiables PS samedi à Lens (Pas-de-Calais), M. Fabius s'était également fait l'avocat du "rassemblement de la gauche", qui "ne peut s'opérer que sur des positions authentiquement de gauche".

Pour le sénateur PS Jean-Luc Mélenchon, la venue de M. Fabius à la fête de l'Huma est "un geste très positif qui va contribuer à détendre les tensions et les crispations entre les forces de gauche".

Elahe MEREL

RAG 34. Les lolo's 34.

10:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, fête de l'Huma, 2007lagauche, rag34

Revue de presse : "Laurent Fabius, théatral et percutant"

Revue de presse sur le discours prononcé par Laurent Fabius aux Chantiers du Pas-de-Calais à Lens le 16 septembre 2006

Le Parisien

Laurent Fabius, théatral et percutant : 17/20

D'une voie grave et pénétrée, Fabius qui prend la parole en dernier captive la salle d'emblée en évoquant la disparition d'une figure locale. Puis s'en prend violemment à Nicolas Sarkozy, « homme dangereux » et « futur caniche du président américain ». Sans la nommer, il réfute à plusieurs reprises les thèmes ou positionnements de Royal. Sur la stratégie d’abord : « le rassemblement ne peut s’opérer que sur des positions authentiquement de gauche. » Sur la carte scolaire ensuite : « c’est un outil fort de la mixité sociale. » Sur les sondages enfin : « ils n’ont aucune valeur au niveau de la prédiction : la réflexion ça existe, le débat, ça existe, l’engagement, ça existe. » Enfin, la voix brisée, semblant au bord des larmes , il termine évidement sur Jaurès, et soulève la salle. Multiples acclamations, public emballé.

20 Minutes

Laurent Fabius a conquis samedi l'auditoire lensois, en creusant seul son sillon du candidat à gauche toute. [..]

« Fabius m'a impressionné, explique Guy, fonctionnaire à Arras et militant ségoléniste. Il est le meilleur candidat de gauche, mais pourrait-il pour autant battre Sarkozy ? »

Reuters

Plus de trois heures après la fin du débat, Laurent Fabius serrait toujours des mains et signait des autographes sous un chapiteau où déjeunaient plus de 1.000 personnes.

Le Monde

Après son intervention réussie, à Lens, devant les militants du Pas-de-Calais, qui ont chaleureusement applaudi son discours, samedi 16 septembre, suivi à la télévision par les autres, l'ancien premier ministre a reçu une pluie de messages de félicitations. [..]

Les amis de Lionel Jospin n'ont pas été les plus avares de compliments, même parmi ceux qui, comme Bernard Poignant, président du groupe socialiste au Parlement européen, ne cachent pas leur hostilité depuis le référendum sur la Constitution européenne. [..]

La conclusion de M. Fabius, "la gauche et la France sont deux causes superbes et cela vaut qu'on y consacre toute une vie", ne peut laisser insensible M. Jospin. [..]

A Lens, dans la salle attenante au hall Pierre-de-Coubertin où se sont retrouvés les présidentiables, les deux hommes se sont longuement parlés. A deux pas, d'autres, comme le député du Nord Yves Durand, proche de Martine Aubry, louait le "talent" de l'ancien premier ministre de François Mitterrand. "Fabius s'est défoncé", notait de son côté Pierre Mauroy.

Parmi les militants, certains se disaient "ébranlés" à la sortie. "Il m'a bien surprise. Même s'il est loin dans les sondages, je m'en fiche, je crois que je vais voter pour lui", affirmait à la sortie une jeune femme de 26 ans.

Connu pour ses talents d'orateur, M. Fabius a touché l'assistance quand il a laissé paraître son émotion. Seul le député de Seine-Maritime a ouvertement parlé de sa candidature à la tribune. "Je m'y suis préparé et je me sens la capacité, comme d'autres, à l'être."

Seul aussi, il a évoqué les sondages annoncés par "un mot plus personnel", provoquant ainsi un petit frisson dans la salle. "Il faut que ce soit par la réflexion, l'intelligence que, petit à petit, vous vous forgiez une conviction, a-t-il lancé aux militants. La réflexion, ça existe ; le débat, ça existe ; l'engagement, ça existe !"

Souvent accusé d'insincérité, M. Fabius est apparu, samedi, comme l'un des intervenants les plus sincères : "Sur l'essentiel, nous sommes d'accord. Mais il y a des points où il faut aller plus loin." Il est ainsi le seul à avoir nettement rejeté la suppression de la carte scolaire. "Je ne serai jamais sur cette position-là !", s'est-il écrié. Enfin, sa diatribe contre Nicolas Sarkozy lui a attiré la sympathie du public.

Le Figaro

De tous les intervenants, il est le seul à assumer clairement des différences avec ses rivaux. [..]

Orateur talentueux, il parvient à enflammer l'assistance, notamment lorsqu'il s'en prend au candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy [..]. La salle exulte. [..]

En citant Jaurès, il finit, ému et à nouveau longuement applaudi.

La République des Pyrénées

En fait, si vrai choix il doit y avoir chez les socialistes le 16 novembre prochain, il pourrait sans dommage être réduit à une confrontation entre S. Royal et L. Fabius: une gauche moderniste face à une gauche traditionaliste. Cela ne laisse qu'un mince espace aux autres.

Agence France Presse

Un ton au-dessus des autres postulants à l'investiture PS pour 2007 (Dominique Strauss-Kahn et Jack Lang notamment), les deux anciens Premiers ministres sont sortis du lot dans le Pas-de-Calais.

Ils ne sont pas toutefois dans la même situation: M. Fabius a exclu de s'effacer devant M. Jospin, tandis que l'ex-leader de la gauche plurielle doit, pour "y aller", convaincre MM. Strauss-Kahn et Lang de se retirer à son profit.

Libération

C’est un Laurent Fabius très offensif qui a rappelé ses propositions, notamment la hausse du Smic. Et, aussi, sa motivation : «J’ai l’intention d’être candidat à l’investiture. Je le souhaite.» Et de s’offrir, après une sortie sur l’importance jugée démesurée des sondages, destinée à Ségolène Royal qui semble avoir définitivement fait le break en la matière, le champion de la droite, «qui se fixe comme objectif d’être le futur caniche du président des USA.»

Une intervention offensive, qui attira à son auteur les plus vifs applaudissements.

Associated Press

Alors qu'on lui demandait à l'issue de son grand oral si la réunion de Lens aura fait bouger les lignes au PS, l'ancien Premier ministre a répondu, modeste: "c'est à vous de juger". "J'ai essayé de montrer que, tout en partageant beaucoup de choses avec les autres candidats, il y a des points sur lesquels il fallait trancher". "Il y a des orientations de fond sur certains points qui peuvent être différentes", a-t-il dit. [..]

Devant un public lensois séduit, qui a largement voté contre la Constitution européenne en mai 2005, l'ex-leader du "non" a continué à sculpter son image de "candidat du pouvoir d'achat", "authentiquement de gauche": hausse "immédiate" du SMIC de cent euros pour le porter à 1.500 euros au moins d'ici 2012, retour de GDF dans le giron public ou "excellence environnementale" avec une "loi programme" sur cinq ans.

Nice-Matin

L. Fabius, champion toutes catégories de l'art oratoire

Agence France Presse

Outre Mme Royal, l'ex-leader de la gauche plurielle et Laurent Fabius, candidat déclaré à l'investiture alors que M. Jospin hésite encore, se sont partagé les applaudissements les plus nourris.

Ecouté au début dans un silence impressionnant, M. Fabius s'est lancé dans une diatribe anti-Sarkozy, traitant le président de l'UMP et probable candidat de "futur caniche du président des Etats-Unis".

Reuters

Alors que les sondages le classent dernier ou avant-dernier de la compétition interne, Laurent Fabius a fait jeu égal avec [Ségolène Royal et Lionel Jospin] à l'applaudimètre. […]

L'ancien Premier ministre a également dénoncé l'omnipotence des études d'opinions. "Si on écoutait les sondages à quoi servirait les débats?". "Il faut que ce soit par la réflexion, par l'intelligence, le débat maîtrisé, amical, que petit à petit vous les militants vous vous forgiez votre conviction".

Lun, 18/09/2006 - 07:52

RAG 34. Les lolo's 34.

10:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lens, grand oral de Lens, discours Laurent Fabius, 2007lagauche, rag34

17.09.2006

Bravo Laurent !

Ce matin la presse dans son ensemble est élogieuse à ton égard. Et les militant(e)s qui te soutiennent sans relâche en sont très heureux.
L'excellente tenue de cette première rencontre entre les candidats potentiels à l'investiture PS pour la Présidentielle 2007 nous a permis de clarifier au fond ce qui nous oppose à la ligne toujours aussi floue défendue par notre camarade Ségolène. Nous devons donc continuer d'expliquer aux militant(e)s que pour battre la droite en 2007, notre projet doit être clairement à Gauche pour rassembler au delà de notre Parti. Ce que notre Premier secrétaire dans son discours de clôture n'a pas manqué de nous rappeler hier à Lens.

Merci Laurent, avec toi fiers d'être socialistes, plus que jamais nous soutenons ta candidature. Beau dimanche à toi à la Fête de l'Huma, pour une Gauche rassemblée autour de ta candidature.

Bonne campagne à toutes et tous !

Laurent Fabius : « Je sais que la gauche et la France sont deux causes superbes qui méritent qu’on leur consacre sa vie »
Le discours prononcé par Laurent Fabius à Lens le 16 septembre 2006 à l'occasion des Chantiers du Pas-de-Calais.

L'enregistrement AUDIO


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Emission Canal + du mardi 12 septembre 2006



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Rassembler à Gauche 34.Lolo34 et les lolo's 34.

21:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Laurent Fabius, 2007lagauche, rag34

Laurent Fabius : « Je sais que la gauche et la France sont deux causes superbes qui méritent qu’on leur consacre sa vie »

(Photo : Laurent à Créteil en Mars 2006)

Devant un public lensois séduit, qui a largement voté contre la Constitution européenne en mai 2005, l'ex-leader du "non" a continué à sculpter son image de "candidat du pouvoir d'achat", "authentiquement de gauche": hausse "immédiate" du SMIC de cent euros pour le porter à 1.500 euros au moins d'ici 2012, retour de GDF dans le giron public ou "excellence environnementale" avec une "loi programme" sur cinq ans.

Le poing rageur et la voix forte, le député de Seine-Maritime s'en est également pris avec férocité à son possible rival de l'UMP Nicolas Sarkozy, qui s'est rendu cette semaine aux Etats-Unis. "Il est avant tout un pro-américaniste, il est un zélateur de Bush. Nous n'avons pas besoin à la tête de l'Etat de quelqu'un qui se fixe comme programme d'être le futur caniche du président des Etats-Unis", a-t-il tempêté.

Aussi ses proches se prenaient-ils à espérer que l'étape lensoise marque un tournant. "C'est le début, je crois, d'un retournement de conjoncture médiatique", a analysé sa porte-parole Marie-Noëlle Lienemann. L'entourage de l'ancien Premier ministre a fait savoir que Laurent Fabius serait "assez actif" dans les jours qui viennent: il doit rencontrer Marie-George Buffet à la Fête de l'Huma dimanche et réunira mardi à l'Assemblée une cinquantaine de parlementaires.

Consulter notre note précédente : Bravo Laurent !


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Rassembler à Gauche 34.Lolo34 et les lolo's 34.

19:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Laurent Fabius, Sarkozy, Bush, Laurence Ferrari, 2007lagauche, rag34

15.09.2006

Laurent Fabius : « J'en ai plus qu'assez que le seul endroit où on ne débatte pas vraiment » soit « le Parti socialiste »

PARIS (AFP - 14 septembre 2006) - "J'en ai plus qu'assez que le seul endroit où on ne débatte pas vraiment" soit "le Parti socialiste", s'est agacé jeudi Laurent Fabius, candidat à l'investiture du PS pour la présidentielle.

A moins de trois semaines de l'ouverture de la campagne interne au PS, l'ancien Premier ministre a réclamé "qu'on organise des débats sur le fond, maîtrisés, avec la télévision" entre les candidats. "On ne peut pas se protéger en permanence", a-t-il sermonné sur itélé, dans une flèche au Premier secrétaire du PS François Hollande ainsi qu'à Ségolène Royal, accusée par ses compétiteurs d'esquiver le débat.

Durant la campagne interne qui s'ouvrira le 3 octobre, le PS devrait organiser trois débats entre les candidats déclarés, voire un quatrième en cas de second tour. Or, leurs modalités n'ont pas encore été fixées: derrière un pupitre ou non, modérés ou pas par un animateur, retransmis à la télévision ou sur Internet. Les militants choisiront leur candidat le 16 novembre (le 23 en cas de second tour).

L'entourage de M. Fabius a par ailleurs confirmé que celui-ci a déjeuné lundi avec Lionel Jospin, à la demande de ce dernier. Les deux hommes, qui ne s'étaient pas vus depuis le printemps 2004 et ont longtemps entretenu des rapports compliqués, ont évoqué la situation en Europe et se sont retrouvés sur la nécessité que le débat interne au PS soit "maîtrisé" mais "réel", selon un proche de M. Fabius.

De même source, on certifie qu'il n'y a "pas de pacte négatif" entre eux "pour faire barrage" à quelque candidat que ce soit au PS, mais qu'il peut y avoir "des convergences sur ce que doit être l'orientation du PS et le sens d'une candidature en 2007".

RAG 34. Les lolo's 34.

13:20 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, 2007lagauche, rag34, Rassembler à Gauche 34

Vous aussi, soutenez la candidature de Laurent Fabius !

Comme de nombreux militants, apportez votre soutien à la candidature de Laurent Fabius
Le débat au sein du Parti socialiste fait apparaître de plus en plus clairement les différences entre la ligne politique de gauche défendue par Laurent Fabius et une ligne moins ferme, plus "blairiste", proposée par d’autres.

De nombreux militants qui se reconnaissent dans la démarche de Laurent Fabius lui apportent publiquement leur soutien. Retrouver ici les messages de soutien adressés sur le site de Laurent Fabius depuis le 1er mai 2006.

N'hésitez pas à laisser vous aussi un commentaire.

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RAG 34. Les lolo's 34.

07:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, élections 2007, rag34

14.09.2006

Démocratie participative sur le net ?

On dit que certains candidats ont le monopole de la démocratie participative par le biais d'internet.

Laurent Fabius, avec son site web qu'il lit régulièrement, celui du Rassemblement à Gauche, propose un vrai débat. Et ses blogs de soutiens, alimentés par autre chose que par des coupures de presse, par de vrais militants, vous proposent d'aller à la rencontre des élus et militants qui le soutiennent.

Merci aux camarades des bouches du rhône : plus il y a de blogs recensant les idées de chacun des candidats, plus le débat aura de chances de s'installer au sein de la gauche - et du Parti socialiste !

"Avec notre victoire en 2007, la France peut redevenir forte, écoutée, respectée. Solide parce que solidaire. Vive la République ! Vive la France !"

Laurent Fabius (Créteil 12 mars 2006)

Bonjour !

Et bienvenue sur la page d'accueil du site du comité de soutien de Laurent Fabius dans les Bouches-du-Rhône.
Vous trouverez sur ce blog tout ce qui explique pourquoi nous souhaitons qu'il devienne le candidat du Parti Socialiste à la présidentielle, tout ce qui justifie notre envie qu'il soit élu président de la République en 2007.
Nous avons organisé ce site selon de grands thèmes qui pourraient devenir ceux de sa campagne, mais nous espérons aussi que ce blog deviendra un lieu de débat à l'écart des slogans creux et des basses opérations de marketing politique.

Bonne lecture, à bientôt dans la bataille !

http://francesolidaire.over-blog.com/

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RAG 34. Les lolo's 34.

18:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 008 BlogoPolitis , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rag34, Fabius, 2007lagauche, blogopolitis

Avant le 27 septembre !

Communiqué de nos camarades Désirs d'avenir :

Avant le 27 septembre !

Comme vous le savez, le Parti Socialiste désignera le 16 novembre 2006 son candidat ou sa candidate à la candidature pour l'élection présidentielle de 2007. Le 23 novembre en cas de second tour.

Ce message vous concerne
• Si vous figurez parmi les 84 239 nouveaux adhérents du parti socialiste (ayant adhéré entre le 9 mars et le 1 er juin 2006) …
• Ou si vous connaissez l’un d’entre eux….

Afin que ce scrutin se déroule dans les meilleures conditions, le Parti Socialiste s’attaque maintenant à la constitution des listes électorales dans chaque département.

Afin de pouvoir participer au vote du 16 novembre (comme à celui du 23), les nouveaux adhérents doivent impérativement se manifester auprès du secrétaire de section dont ils dépendent ou auprès de la fédération socialiste de leur département.

Cette démarche doit être effectuée au plus tard le 27 septembre 2006. Au-delà de cette date, il ne sera plus possible de prendre part au vote du 16 novembre.

Bref : si vous êtes un nouvel adhérent, faites vous connaître auprès de votre section ou auprès de la fédération socialiste…. Et faites le savoir ….

Christophe Chantepy
Président de Désirs d’avenir

34 - Hérault - Liste des comités

le Cap d'Agde
Nathalie Pendino - [email protected]
Montpellier
Jean Maillet - [email protected]


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Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

16:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : élections 2007, rag34, Fabius, 2007lagauche

Camarades, soyons cohérents ! Appel des jeunes de FMDS 43 à soutenir la candidature de Laurent Fabius

Appel des jeunes de FMDS 43 à soutenir la candidature de Laurent Fabius
samedi 9 septembre 2006

Camarades, soyons cohérents !

Le choix du candidat socialiste, actuellement en débat dans nos rangs, est décisif pour toute la Gauche, pour l’avenir des salariés et des jeunes de ce pays ! Nous avons toute notre place à y prendre ! C’est bien aux militants et à eux seuls que doit revenir la décision.

Pour beaucoup d’entre nous, nous nous sommes engagés en politique en choisissant le premier parti de la gauche après le choc du 21 avril 2002.

Nous sommes une génération marquée par l’élimination de la gauche dès le premier tour de la présidentielle et nous ne souhaitons pas revivre ce traumatisme d’avoir à voter pour les libéraux afin de barrer la route au fascisme ! C’est là le premier critère dans le choix du futur candidat socialiste ! Celui ou celle qui portera nos couleurs devra d’abord être en capacité de rassembler la gauche au premier tour pour l’emporter au second.

Dés juin 2002 nous avons tiré les leçons de ce retentissant échec en faisant l’analyse que la politique conduite au gouvernement entre 1997 et 2002 puis la campagne du candidat socialiste n’avaient pas suffisamment incarné pour les classes populaires une volonté de rupture avec le libéralisme et la loi du profit. Nous nous étions alarmés de l’éloignement de notre base sociale traditionnelle (ouvriers, employés, jeunes).

Nous avons, depuis plus de 4 ans et deux congrès du PS tenté d’infléchir à gauche sa ligne politique et si, à quelques occasions des divergences tactiques et stratégiques nous ont séparés tous les courants de gauche successifs (NM, NPS, AS, RM, PRS, FMDS) ont défendu les mêmes options : rassemblement sans exclusive de toute la gauche, lutte contre la mondialisation et l’Europe libérale, VIe République, protection et extension des services publics, justice fiscale, rénovation du parti...

Nous nous sommes également battus ensemble au côté du mouvement social et syndical pour défendre la retraire solidaire par répartition, le code du travail et lutter contre la précarité et les privatisations, pour dénoncer les atteintes à tous les droits sociaux et les libertés publiques mis à mal par une droite revancharde.

Dés la fin 2003 nous avons refusé le carcan libéral et atlantiste de la constitution européenne. Ensuite nous avons fait le choix d’incarner publiquement dans le Non de gauche un non socialiste. Notre campagne a d’ailleurs contribué au basculement d’une majorité de l’électorat socialiste vers le non donc elle fut un atout maître dans cette grande victoire populaire du 29 mai 2005 !!

Dans cette bataille décisive et fondatrice nous avons rencontré les amis de Laurent Fabius qui eux aussi ont contribué à cette victoire capitale pour l’avenir de la gauche et de l’Europe ! Ils avaient compris qu’il fallait stopper la dérive libérale de l’UE, renouer avec les classes populaires victimes des politiques de moins disant social et fiscal permanent ! Ce choix a alors placé Fabius au coeur de la Gauche qui, faut-il le rappeler, a très majoritairement choisi le non en 2005...

Au vu de son parcours antérieur et du déchaînement médiatique entretenu contre lui par la presse, propriétés des bétonneurs et des marchands de canons, Fabius a fait preuve de constance, de fermeté et de courage. Il a contribué a crédibiliser le non dans l’électorat PS au départ hésitant. Il a fait un choix fondateur au moment où les sondages annonçaient le oui à 75 % !

Nous sommes désormais à l’heure du choix d’un candidat inévitable dans le système bonapartiste de la Ve République (d’où l’urgence d’en finir avec le présidentialisme qui tue le débat public). Après plusieurs mois de réflexion nous avons fait le choix de soutenir Laurent Fabius pour cette échéance.

Certes nous avons combattu durement (et à juste titre) les choix fiscaux du ministre des finances en 2000-2002 ainsi que certaines propositions qu’il émettait à la même époque mais il n’était pas tout seul au gouvernement à l’époque...De plus son évolution montre qu’il a su tirer des leçons de l’échec (ce qui n’est pas le cas de tous les dirigeants du PS) des socialistes le 21 avril 2002 en voulant mettre le cap à gauche... tel que TOUTE la gauche du PS (dont Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Benoît Hamon) le demandaient depuis 4 ans.

Dans les débats actuels Laurent Fabius est le présidentiable qui porte les idées et les thématiques qui sont les plus proches des nôtres :
- Il propose une augmentation de 100 euros du SMIC tandis que la principale présidentiable de la motion A, qu’ont déjà rallié des camarades de NPS et RM, estime que c’est trop...
- Il met en avant sa volonté de créer une République nouvelle parlementaire et pleinement laïque alors que d’autres évoquent une vague « République du respect » ;
- En continuité avec sa prise de position pour le NON il propose de réorienter le cours de la construction européenne quant d’autres ne propose rien sur ce sujet majeur ;
- Il souhaite revenir à plus de justice fiscale en supprimant les exonérations scandaleuses sur les stocks options ;
- Il propose de faire de l’éducation et de la prévention le coeur de sa politique quand d’autres évoquent un encadrement militaire pour la jeunesse et la remise en cause de la carte scolaire ;
- Il propose la fusion d’EDF-GDF dans un grands pole 100% public.

Certes nous souhaiterions que Fabius s’engage plus nettement et plus franchement pour la redistribution des richesses du capital vers le travail, qu’il remette davantage en cause la Ve République et qu’il s’adresse plus encore au coeur du salariat et de la jeunesse mais ces quelques mesures sont déjà de nature a nous offrir une perspective autre que celle d’un blairisme à la française qui conduirai fatalement la gauche dans le mur... Or, nous voulons tous battre la droite et éviter la rupture libérale, autoritaire et atlantiste de Sarkozy !

Les choix de Fabius sont aujourd’hui les plus susceptibles de remplir deux conditions indispensables à la victoire en 2007 : rassembler toute la gauche et renouer avec les classes populaires qui nous ont abandonné en 2002.

Nous avons encore des points de désaccords avec Fabius (d’ou le choix d’une motion NPS-AS séparée au congrès de 2005) mais nous faisons le choix le plus cohérent au vue de notre orientation défendue avec constance depuis 2002.

Laurent Fabius c’est le choix de la raison mais surtout de la continuité dans notre engagement. Comment trouver une logique politique à soutenir aujourd’hui des candidats qui hier faisaient l’éloge de Blair, montraient des hésitations à s’engager franchement contre le CPE et faisaient campagne pour le oui à la constitution libérale européenne ? Comment après avoir défendue une VIe République et demander l’abrogation des lois scélérates de la droite choisir des candidats qui se sont montrés les plus hostiles à nos idées ? Comment dans le même temps refuser de soutenir le seul candidat qui a voté non et qui souhaite l’ancrage à gauche du PS le plus net ???

Pour certains il faudrait rallier tel ou tel candidat aujourd’hui porté par les sondages et les médias sans se soucier de la ligne politique et des propositions qu’il font ... Il faudrait renoncer à nos idées sous prétexte que les élites et la presse auraient déjà annoncé le résultat...avant le vote des militants socialistes mais surtout des citoyens français...Suivant ce raisonnement il aurait fallu nous rallier au OUI parce que tous les sondages et autres faiseurs d’opinion disaient qu’il allait l’emporter haut la main six mois plus tard ??? Il aurait également fallu soutenir Michel Rocard contre François Mitterrand en 1980 et investir Jacques Delors en 1994... L’histoire a justement montré que rien n’est jamais écrit d’avance et que l’avenir n’est que ce que nous décidons d’en faire collectivement.

Nous devons refuser clairement de nous laisser imposer nos choix avant que n’ai eu lieu de vrais débats ! Accepter cela c’est aussi accepter pleinement la perméabilité du PS « aux forces de l’argent » comme disait Mitterrand ainsi qu’aux groupe de pression et autres lobbys extérieurs. C’est enfin admettre que ce ne sont plus les militants mais les médias qui choisissent les candidats. Pour nous la n’est pas la voix de la démocratie et de la rénovation...

Faire de la politique c’est avoir des convictions et les défendre jusqu’au bout, c’est refuser de brader ses opinions sur l’autel de calculs personnels à court terme. Certes nous avons fait un choix difficile mais il est réfléchi et résolu car comme le disait Hugo nous avons choisit la conscience et non pas la consigne ! Nous lançons un appel à tous les jeunes camarades qui ont voté pour la motion 5 (NPS-AS) lors du dernier congrès pour qu’à l’heure décisive du choix il fasse eux aussi le choix de la cohérence et de la fidélité à leurs idées !

- Julien GUERIN ( ex membre du BN du MJS, FMDS 43)
- Flavian BOUCHET (Animateur fédéral du MJS 43, FMDS)
- Yoann ROUVIERE (FMDS 43)
- Pierre CORTESE (FMDS 43)
- Anna GERBIER (FMDS 43)

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RAG 34. Les lolo's 34.

15:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Je ne suis pas seul à soutenir Laurent FABIUS

Je ne suis pas seul pour soutenir Laurent FABIUS !... La planète internet jouera un rôle essentiel lors de la prochaine présidentielle. La première phase pour les socialistes, c’est la désignation de leur candidat. Face à l’ostracisme des médias contre Laurent FABIUS, la planète internet s’agite et une multitude de sites se créent. Cela prouve au moins que rien n’est joué, et que ceux qui hésitent pour un autre choix que le choix officiel, ne sont pas seuls ! Je me propose de vous donner quelques sites de soutiens à Laurent FABIUS :

Le site internet de Laurent FABIUS : http://www.laurent-fabius.net/

Le blog de Laurent FABIUS : http://fabius.typepad.com/

Le site de soutien : http://www.2007lagauche.net/

Le site de Jean–Luc MELENCHON : http://www.jean-luc-melenchon.fr/

Le site de PRS : http://www.pourlarepubliquesociale.org/

Le site des sites et blogs de soutiens à Laurent FABIUS : http://fabiusonline.over-blog.com/

et aussi :

http://renoverdanslafidelite.over-blog.com/

Rassembler à Gauche 34 : http://lrassemblezagauche.midiblogs.com/

Le site des camarades du 62 : http://fabius2007.over-blog.com/

Dans les Bouches du Rhône : PRS 13 : http://prs-aix-marseille.over-blog.com/

Blog 13 de soutien à Laurent FABIUS : http://francesolidaire.over-blog.com/

Bon surf...publié par Didier HACQUART

Le Blog Politique de Didier HACQUART, Adjoint au Maire PS à Vitrolles (13)







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Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

13:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, 2007lagauche, rag34

08.09.2006

Où va le Parti socialiste, ce 8 septembre 2006 ?

Où va le PS ?

Une candidate à la candidature peu à peu et très habilement imposée par le pouvoir médiatique à l'opinion consumériste -la chose politique soudain réduite à l'achat impulsif d'une marque de lessive dont on se défait aussitôt pour en choisir une autre - Une candidate à la candidature approuvée par le Parti socialiste d'en haut qui décidemment tarde à retirer les fruits de notre défaite du 21 avril 2002.

Pourtant depuis cette date, les indicateurs restent au rouge. Pas de chèque en blanc ! Les militants, les sympathisants d'en bas sont à leur grand dame, souvent mieux défendus par François Bayrou UDF comme pour la suppression de l'ASS pour les chômeurs de longue durée. Et aujourd'hui, par Dominique de Villepin UMP qui vient à notre rescousse en proposant de maintenir et de renforcer la carte scolaire, certes en l'aménageant. Démarche toute inverse de la ligne royalo sarkosiste... Nous les français d'en bas, nous fichons bien des manoeuvres électorales d'en haut, dès lors qu'elles améliorent notre ordinaire.

Tout cela, bien que peu comparable à l'actuelle situation rappelle à bien des égards un étrange goût de référendum perdu. Alors, Devoir de victoire, ou gueule de bois après le premier tour ?

Lolo34.

Sur notre blog, l'article de Rénover dans la fidélité :

Chronique d'une défaite annoncée.

Vendredi 08 Septembre 2006

Chronique d´une défaite annoncée

L´oeil rivé sur les sondages, des socialistes pensent que Ségolène Royal est aujourd´hui la seule à pouvoir battre Nicolas Sarkozy. Le président de l´UMP regarde, lui, avec gourmandise notre parti tomber dans le piège qu´il nous a tendu. Car, fin connaisseur de la chose politique, il sait - lui - que la création des médias ne tiendra pas un seul instant face à elle.

D´abord, parce que la popularité de la présidente de la Région Poitou-Charente, pour élevée qu´elle soit, est essentiellement générée par la présence que lui accordent les médias, Le Nouvel Observateur en tête. Ce dernier hebdomadaire est d´ailleurs bien connu pour la pertinence de ses choix : thuriféraire de Rocard face à Mitterrand, avec le résultat que l´on connaît, il s´est fait dernièrement le héraut du oui au Traité constitutionnel européen. Avec le même succès. La forte place accordée par les médias à la compagne du Premier secrétaire du Parti socialiste n´empêche pas, aujourd´hui, un début d´érosion de sa popularité. Et pour cause.

Au fur et à mesure que le débat s´inscrit dans la réalité des propositions, où il faut commencer à préciser ce qui n´était hier que des belles orientations sur le « sens », la « méthode Royal » montre ses limites. Le concret effraie la nouvelle icône des sondeurs. Elle a raté sa rentrée à Frangy-en-Bresse. Son discours, que tout le monde annonçait fondateur, a déçu. A telle enseigne que Christian Paul, député de la Nièvre et co-animateur de notre courant « Rénover Maintenant », se pose des questions. Libération soulignait « un programme en pointillés », ne répondant pas, loin s´en faut, aux exigences politiques par nous formulées depuis décembre 2005.

Erosion de la popularité de Ségolène

L´Université d´été de La Rochelle a constitué le deuxième faux-pas d´une Ségolène visiblement mal à l´aise devant les militants socialistes. Son refus de débattre avec les camarades du MJS ou de se prêter au travail en atelier laisse une impression aigre-douce. Madame Royal aurait-elle du mal à assumer la contradiction ? Nicolas Sarkozy s´en frotte les mains, lui qui est un débatteur redoutable. L´autre élément qui ressort de La Rochelle et qui explique l´érosion de la popularité de Ségolène, notamment dans l´électorat socialiste, c´est qu´elle donne la très nette impression de contourner le Parti socialiste.

Le ministre de l´Intérieur a senti l´adversaire qu´il s´est choisie en difficulté. Aussi, après lui avoir tressé des lauriers depuis le printemps, demandant à ses amis de la presse d´accorder large place à la vertueuse dame des Deux-Sèvres, il a volé à son aide. Pour donner de la crédibilité à Ségolène, il a commencé à faire tonner ses lieutenants. D´Yves Jégo à Brice Hortefeux, les critiques contre la candidate malheureuse à la mairie de Niort ont fusé. Ce qui distille le message suivant : « Elle commence à être dangereuse, donc nous sortons l´artillerie lourde ». Le militant socialiste lambda se dit que, du coup, elle peut vraiment battre le petit Nicolas. Les petits barons du PS font la même analyse et se réunissent autour de la favorite des sondeurs. Et le tour est joué, Nicolas est rassuré, l´adversaire qu´il s´est construite est toujours en lice. Toute prête à offrir la voie royale vers l´Elysée au patron des Hauts-de-Seine.

« on ne bat pas la droite en reprenant ses arguments »

C´est qu´elle y met une évidente bonne volonté. Après avoir doublé, sur sa droite, le « premier flic de France » en proposant l´encadrement militaire pour les jeunes délinquants, elle récidive en s´en prenant à la carte scolaire : « L´idéal serait de supprimer la carte scolaire », explique la nouvelle égérie des éléphants en devenir du Parti socialiste. L´émoi est grand, tant, même Nicolas Sarkozy n´a pas osé aller aussi loin. Le petit Bonaparte en puissance ce régale : il sait qu´Arnaud Montebourg a raison quand il dit qu´ « on ne bat pas la droite en reprenant ses arguments ».

Car battre la droite dans ces conditions-là sera particulièrement ardu. Outre que l´électeur nagera en pleine confusion : une candidate du PS reprenant les idées de l´UMP, il sera bien difficile, sur ces bases politiques, de convaincre l´électorat de gauche non socialiste de voter pour la défenseuse du chabichou au second tour de la présidentielle. Il existe en effet une frange importante de l´électorat de gauche qui n´est pas prête à voter contre Sarkozy si on lui propose un programme politique qui ne serait qu´un succédané de la politique mise en oeuvre par le numéro deux du gouvernement actuel. Nicolas peut être content : sa pièce, Chronique d´une victoire annoncée, co-produite par un parti socialiste pour l´heure aveugle, semble promise à un franc succès.

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

17:10 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : où va le ps ?, politique, lagauche2007, rag34

07.09.2006

Michel Pelamourgue : Languedoc-Roussillon: au Parti socialiste qui soutient qui?

Michel Pelamourgue, rédacteur chef Multimédia de Midi Libre dans son aticle publié le 6 septembre sur son blog pose la bonne question. Nombre de sympathisant(e)s et militant(e)s ne cachent plus désormais leur impatience à vouloir connaître la position de leurs élu(e)s socialistes à 2 mois de l'élection de celle ou de celui qui représentera le PS durant la campagne Présidentielle 2007.

A la terrasse d'un café sur la Comédie à Montpellier. Un vieux militant socialiste, devant son café-crème, déplie Midi-Libre et Libération. Les photos de Ségolène Royal s'étalent sur les pages intérieures des deux journaux à la surprise de ce Montpelliérain pro-Jospin. "C'est pas possible" répète ce quinqua: "Il va forcément se passer quelque chose...elle n'ira pas au bout", soupire-t-il. Et pourtant! Ségolène Royal semble bien avoir les faveurs de l'opinion. D'après le sondage réalisé par Midilibre.com, elle devance de très loin les éléphants du PS. Et, de nombreux élus commencent à se ranger derrière la présidente du conseil régional de Poitou-Charente. En Lozère, dimanche des militants socialistes (et pas tous "Royalistes") de la région sont allés la soutenir. Georges Frêche était à la tribune. "Le temps des femmes me paraît venu" a lâché le président du conseil régional. Mais dans le Midi, Strauss-Khan, Lang, Hollande, Fabius ont aussi leurs partisans en Languedoc-Roussillon. Tour d'horizon.

Tour d'horizon des fédérations socialistes en Languedoc-Roussillon:

Les terres socialistes audoises, longtemps considérées comme fabiusienne, ont rejoint, il y a peu Arnaud Montebourg et seraient en passe de devenir... Royalistes.

Dans les Pyrénées-Orientales la Fédération socialiste est fabiusienne.

La Lozère qui vient d'accueillir Ségolène Royal a visiblement choisi son camp.

Le Gard serait plutôt supporteur de Dominique Strauss Khan.

L'Hérault, que l'on croyait dans une position "attentiste", semble pencher, si l'on se réfère à la visite de Florac de dimanche dernier, pour Ségolène Royale. En effet, Robert Navarro, le patron de la fédération de l'Hérault et Hélène Mandroux, maire PS de Montpellier, étaient venus soutenir celle qui fait figure de favorite pour l'investiture à l'élection présidentielle. Georges Frêche qui assitait aussi à cette fête aurait même convié Ségolène Royal pour un meeting au Zénith à Montpellier, début octobre

En Languedoc-Roussillon: qui soutient qui?

Laurent Fabius:
- Christian Bourquin, président du conseil régional des Pyrénées-Orientales et vice-président du Conseil régional;

-Kleber Mesquida, député de l'Hérault.

François Hollande:

Lionel Jospin: Geneviève Tapié

Jack Lang:

Ségolène Royal:

- Paul Alliès, directeur du département de sciences politiques de l'université de Montpeller 1.

-Jacques Bascou, député de l'Aude.

- Eric Andrieu, responsable de Fédération socialiste de l'Aude.

-Robert Crauste, conseiller régional.

- Marcel Rainaud, le président du conseil général de l'Aude, pourrait rejoindre Ségolène Royale très prochainement.

- Damien Alary, président du conseil général du Gard, jusque là partisan de Dominique Strauss Kahn, est allé accueillir Ségolène Royale en Lozère. Le signe d'un changement?

Dominique Strauss-Kahn:

- Simon Sutour, sénateur du Gard

-Fabrice Verdier, secrétaire de la Fédération du Gard

- Stéphane Cabrier, secrétaire adjoint de la fédération du Gard

Ce n'est qu'une première liste qui sera complétée dans les jours à venir. Si vous voulez y figurer, actionnez la fonction commentaire.

Le blog de Michel PELAMOURGUE sur Midiblogs

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

09:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : politique, rag34

06.09.2006

Aux camarades du NPS, nous disons que désigner notre candidat est un choix politique.

medium_arton350.20.gifPour battre Sarkozy et réussir ensemble le vrai changement, le Parti Socialiste doit désigner un
candidat qui prolonge les votes des Français (scrutins de 2004, référendum de 2005) et les
mobilisations sociales (pour les retraites et la sécurité sociale, contre le CPE) depuis 2002.

L’investiture présidentielle par les militants socialistes doit correspondre à un choix politique. Et non pas à une mode médiatique ou sondagière (huit mois avant l’élection, les enquêtes d’opinion se trompent toujours) ni à un réflexe de type « institutionnel » ou « fonctionnel » (l’idée que le Premier secrétaire devrait mécaniquement représenter le Parti aux élections est surtout valable dans les régimes parlementaires comme l’Espagne, la Grande-Bretagne ou l’Allemagne).

Parce que nous ne sommes pas un parti de supporters mais de militants politiques, nous pensons que chacun d’entre nous doit faire prévaloir la réflexion sur l’impulsion, la raison sur les sondages. Pour nous, le choix politique justifie la candidature de Laurent Fabius à l’élection présidentielle.

1) Laurent Fabius a tiré toutes les leçons de l’expérience

-Il a tiré toutes les leçons de la défaite du 21 avril 2002
Si nous avons perdu en 2002, ce n’est pas d’abord parce qu’il y avait trop de candidats à gauche, mais parce qu’il n’y avait pas assez d’électeurs pour voter PS. Le pouvoir d’achat, la défense du service public, le rôle de l’Etat face au marché n’ont pas été au coeur du projet et de la campagne de notre candidat. Nos électeurs s’en sont donc détournés. Depuis quatre ans, la situation des Français s’est aggravée : salaires qui n’augmentent pas, précarité qui s’accroît, délocalisations qui se multiplient. Le mal d’avenir est partout, et d’abord chez les jeunes. Le PS doit être porteur d’un vrai changement pour répondre à l’urgence sociale.

-LF s’est engagé pour le Non et incarne le changement d’Europe attendu par les Français. L’Union européenne est au point mort par la faute de dirigeants qui s’enferrent dans le libéralisme alors que leurs peuples attendent une Europe sociale et démocratique, capable de peser dans le monde. C’est pourquoi le Non a été majoritaire le 29 mai chez les Français, parmi les électeurs de gauche et au sein de l’électorat socialiste. C’est pourquoi le Non pro-européen et anti-libéral cimente toute la gauche. Parmi tous les candidats à l’investiture, Laurent Fabius est le seul à s’être mobilisé pour le Non au référendum et peut, s’il est désigné et élu, réorienter l’Europe.

2) Laurent Fabius est le candidat d’une France forte parce que solidaire

-Il est le candidat de la fidélité au projet
Nous avons un projet socialiste. Tous les candidats proclament qu’ils s’en inspireront, mais en réalité, nombreux sont ceux qui le critiquent ou annoncent par avance qu’ils s’en exonèreront s’ils sont élus. Laurent Fabius assume le projet. Les propositions qu’il met en avant visent à l’enrichir, non à le démolir.

-Il est le candidat du pouvoir d’achat
Lors du congrès du Mans, L. Fabius a été critiqué pour avoir proposé l’objectif du SMIC à 1500 euros ; aujourd’hui, cette mesure est au coeur du projet socialiste. Il fait de la question sociale sa priorité absolue à travers la revalorisation des bas et des moyens salaires, ainsi que des pensions modestes. C’est une question de justice sociale car ces 20 dernières années, le partage de la valeur ajoutée entre le profit et le travail a baissé de 10 %. Revaloriser le travail, c’est d’abord payer les gens correctement.

-Le candidat de la nouvelle Europe
Partisan du Non au TCE, L. Fabius fait de la relance politique de l’Europe un préalable non négociable. Il est aujourd’hui le seul parmi les candidats à décrire clairement la feuille de route d’un président de gauche : moratoire sur l’élargissement tant que les règles de l’Union et sa solidarité internes n’auront pas été redéfinies, renégociation d’un nouveau traité constitutionnel soumis au référendum, négociations en vue d’un traité social pour harmoniser par le haut les droits sociaux dans l’Union.

-Le candidat de la laïcité et du refus du communautarisme
Au Congrès de Dijon, L. Fabius s’est engagé avec force en faveur d’une loi sur les signes religieux à l’école. D’abord combattue par certains camarades, cette idée a été reprise par le Parti puis par l’Assemblée Nationale : aujourd’hui, la situation dans les établissements scolaires s’est apaisée. De tous les candidats à la candidature, L. Fabius est le seul à s’engager clairement et fermement en faveur de la laïcité républicaine, notamment en proposant une charte de la laïcité dans les services publics adossée à la Constitution.

-Le candidat de la nouvelle République parlementaire
Notre projet est précis, mais la plupart des candidats à l’investiture interne restent flous. Et pour cause : tous sont plutôt favorables à un régime de type présidentiel. Seul LF s’engage, s’il est élu, à soumettre au référendum populaire dès l’automne 2007 la modification de la Constitution pour un régime parlementaire.

-Le candidat du rassemblement de la gauche
Pour battre la droite, il faut rassembler la gauche, ce qui n’est possible qu’avec des valeurs, des propositions, des alliances clairement à gauche. Si la ligne politique est floue, la défaite risque d’être au rendez-vous. Pire encore, si le PS cède aux sirènes blairistes, l’échec est certain.

-Le candidat anti-Sarkozy
Au sein de notre Parti, c’est L. Fabius qui a proposé la ligne d’opposition frontale à la droite qui nous a permis d’emporter de magnifiques victoires collectives en 2004. Parce que ses propositions pour changer et ses alliances pour gouverner sont claires, L. Fabius ne risque pas de semer la confusion dans l’électorat de gauche. Parce qu’il a l’expérience et le courage d’un homme d’Etat, il est crédible face à Sarkozy. Parce qu’il est un socialiste laïc et pro-européen, il fait la différence avec Sarkozy, le libéral communautariste et pro-américain. C’est avec une candidature Fabius que le clivage entre la gauche et la droite sera le plus net.

Parce que les militants du NPS savent que la vraie rénovation, c’est d’abord le vrai changement politique, leur responsabilité est forte dans le choix du candidat qui devra rassembler la gauche et affronter la droite. Leur attachement à la République laïque et sociale, leur volonté de gouverner la mondialisation libérale, leur refus de l’Europe vaste zone de libre-échange, leur souhait d’une démocratie parlementaire et sociale refondée sont autant de combats portés par Laurent Fabius et partagés avec lui.
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Les lolo's 34.

10:30 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, Fabius

05.09.2006

Pierre Castagnou soutient Laurent Fabius

Pierre Castagnou, Maire du 14e arrondissement et Conseiller de Paris, retrace son parcours auprès de Laurent Fabius et souligne la cohérence de ses sept engagements.



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13:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

03.09.2006

Laurent Fabius : Je souhaite être le candidat du pouvoir d’achat

1er septembre 2006
Interview publiée dans Le Parisien.

Pensez-vous comme le Premier ministre qu’il y a un malaise sur le pouvoir d’achat ?

Le mot malaise est faible. Je le vois dans ma ville de Grand-Quevilly : les gens constatent que presque tout augmente mais que les salaires, eux, ne suivent pas. Il n’y a que dans les statistiques du gouvernement que le pouvoir d’achat augmente ! La réalité, c’est que la vie est de plus en plus chère, ce qui crée un sentiment d’injustice.

Chèque transport, majoration de la prime pour l’emploi... Le gouvernement s’efforce pourtant à faire face, non ?

J’ai fait le calcul : une personne qui serait au maximum de ces deux mesures touchera un peu plus d’un euro par jour. Le compte n’y est donc absolument pas ! Même si toute amélioration est bonne à prendre, le mécontentement restera présent.

Vous êtes dur, après tout 360 euros par an, ce n’est pas rien !

Oui, mais la mesure « prime pour l’emploi » va finir, avec ce gouvernement, par se substituer à la hausse des salaires et encourager les entreprises à se tourner vers l’Etat afin qu’il prenne leur relais. Quant au chèque transport, son caractère facultatif limite franchement sa portée. D’autant que de nombreuses catégories (chômeurs, personnes âgées, jeunes) qui n’en bénéficieront pas. D’ailleurs, les réactions syndicales et patronales ont été très mitigées.

Et vous, qu’auriez-vous fait de plus pour relancer le pouvoir d’achat des Français ?

On pourrait immédiatement rétablir la TIPP flottante que j’avais créée et que la droite a supprimée. Quand le gouvernement dit qu’il n’engrange pas d’argent sur la hausse du pétrole, il ment. Seriez-vous d’accord pour baisser les taxes (près de 80% par litre) sur l’essence, ce serait plus simple et plus efficace, non ?

Au minimum il serait normal que l’Etat n’empoche pas davantage quand les prix augmentent. Par ailleurs, je préconise une taxation exceptionnelle des compagnies pétrolières avec redistribution des sommes concernées. Si je me place dans l’hypothèse de la présidentielle, je souhaite être le candidat du pouvoir d’achat.

Quelles sont vos propositions concrètes ?

Pour les ménages, je préconise d’abord une augmentation rapide du Smic. Si on n’utilise pas cet outil à la disposition du gouvernement, il ne se passera rien. Voilà pourquoi je propose 100 euros ( + 8 %) tout de suite, ce qui constitue une hausse réelle et responsable, compensée pour les petites entreprises par des exonérations. En revanche, je propose pour les grandes entreprises la suppression des exonérations de charges, qui se sont révélées inefficaces. Il convient dans la foulée d’organiser une grande conférence salariale afin que la revalorisation du Smic soit répercutée sur les autres salaires. Car il ne s’agit évidemment pas de mettre tout le monde au Smic, mais de faire en sorte que la hausse du Smic profite à tous.

La suppression des charges sur les petites entreprises, le gouvernement vient de l’annoncer, il vous a pris de vitesse ?

Elle n’est pas financée et elle ne vient pas en compensation d’une hausse du Smic.

Vous proposez 8% sur le Smic, alors que depuis 2004, il a déjà augmenté de 11,4%. N’êtes vous pas finalement timide par rapport à la droite ?

Il faut choisir : on me reproche d’être trop audacieux ou trop timide ? Le fait d’accorder aux bas salaires 100 euros de plus par mois dans la cinquième puissance du monde me paraît tout à fait raisonnable. C’est une question de justice sociale. D’autant qu’au cours des 20 dernières années, le partage de la valeur ajoutée entre le profit et le travail a baissé de 10 %. Revaloriser le travail, c’est d’abord payer les gens correctement. J’y suis favorable socialement et économiquement.

En France, le pouvoir d’achat a commencé à stagner au moment des 35 heures. S’ils veulent gagner plus, les gens ne doivent-ils pas d’abord avoir la possibilité de travailler plus ?

Je n’ai jamais été l’ennemi d’un certain nombre d’adaptations du temps de travail. Mais s’il s’agit de supprimer en fait les 35 heures, ce n’est pas le mouvement de l’histoire.

Souhaitez-vous utiliser de nouveau la baisse des impôts pour redonner de l’argent aux Français ?

La dette de notre pays a beaucoup augmenté depuis 2002. Le déficit budgétaire est là. Il faut dire la vérité : en 2007, nous ne multiplierons pas les largesses fiscales et nous reviendrons sur celles qui ont été faites par la droite en direction des ménages aisés. Il y a une disproportion totale entre l’euro supplémentaire par jour accordé aux familles modestes et les 4 milliards d’euros qui vont être distribués aux plus fortunés.

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07:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 007 POSITIVE PRECARITE ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualites, politique, rag34

Laurent Fabius invité de France Culture : Le rendez-vous des politiques

31 août 2006
Laurent Fabius est l’invité du rendez-vous politique de France Culture, présenté par Raphaël Enthoven avec Eric Conan (journaliste à L’Express), Caroline Broué (journaliste et collaboratrice aux Matins de France Culture), Géraldine Muhlmann (professeur de sciences politiques), Maryvonne de Saint-Pulgent (conseiller d’Etat).

Au cours de l’interview, le dossier du Proche-Orient a été largement abordé ainsi que la question européenne.
(Durée 60 mns).


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07:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , 02 URGENCE LIBAN ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, actualites, 2007lagauche, rag34

02.09.2006

Laurent Fabius : Mes propositions

SMIC à au moins 1 500 € (hausse immédiate de 100 €) et réduction des inégalités de rémunération

Relance de l’emploi, soutien aux entrepreneurs et lutte contre la précarité.

Droit effectif au logement.

Relance et réorientation de l’Europe.


1 Laurent Fabius prend beaucoup de distance par rapport aux sondages et le dit à Hélène Fontanaud (Europe1).


2 Hélène Fontanaud détaille les "sept engagements pour 2007" de Laurent Fabius dans Europe Midi :
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18:30 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualites, politique, 2007lagauche, rag34, rassembleràgauche34

Claude Bartolone : « Fabius a de réelles chances »

(Interview parue dans Le Télégramme de Brest – 1er septembre 2006)
Premier lieutenant de Laurent Fabius, Claude Bartolone, député-maire du Pré-Saint-Gervais (Seine-Saint-Denis), veut encore croire aux chances de son leader d’être désigné par les militants comme candidat du Parti socialiste pour 2007. L’université d’été de La Rochelle, au cours de laquelle Ségolène Royal n’a pas été vraiment à la fête, et qui a vu le retour de Lionel Jospin dans le jeu socialiste, renforce les espérances du clan Fabius. Reste que le chemin sera malaisé pour le plus impopulaire des présidentiables du PS.

L’université d’été du PS à La Rochelle marque-t-elle à vos yeux le début de la chute de Ségolène Royal ?

J’observe simplement que l’université d’été de La Rochelle a permis de mesurer la généralité de ses propos. On ne peut en tout cas qu’être étonné de constater qu’elle a refusé de répondre aux questions des jeunes socialistes.

Le retour de Lionel Jospin change-t-il la donne au sein du Parti socialiste ?

Je ne le crois pas. Jospin est revenu avec beaucoup d’honnêteté. Il a certainement eu du mal à le faire. On peut comprendre les raisons pour lesquelles il lui a fallu tout ce temps pour répondre à la question : pourquoi avons-nous perdu la dernière élection présidentielle ?

Je pense que son intervention fermait davantage un cycle qu’elle n’en ouvrait un nouveau. Mais ses propos auront du poids dans la mesure où il s’est exprimé sans détour sur un certain nombre de candidats, et, notamment, à propos de Ségolène Royal.

Le front anti-Royal est-il nécessaire à vos yeux ? Est-il en ordre de bataille ?

Je ne souhaite pas la constitution d’un tel front. Je ne voudrais pas que l’on donne le sentiment qu’il existe, au sein du PS, une coalition contre tel ou telle. C’est maintenant aux militants d’écouter et d’examiner les propositions des uns et des autres, afin qu’ils soient en mesure de choisir celui ou celle qui nous permettra à la fois de gagner et de changer.

C’est la raison pour laquelle Laurent Fabius a souhaité publier ses sept engagements pour 2007.

Tirant les leçons de l’échec de 2002, il a compris que l’électorat populaire avait besoin d’engagements précis. Ce n’est qu’à cette condition que ces électeurs s’engageront et n’assisteront pas passivement à un match entre la gauche et la droite qui leur donnerait le sentiment d’être les oubliés sociaux de cette compétition électorale.

Lorsqu’on analyse les sondages, Laurent Fabius est aujourd’hui le candidat à la candidature socialiste le plus mal placé. A-t-il encore des atouts ?

J’accorderais la moindre attention aux sondages s’ils avaient donné, ne serait-ce qu’une fois, le résultat de l’élection présidentielle un an à l’avance. En 1981, 1988, 1995 et 2002, jamais aucun sondage n’a donné le résultat un an avant l’échéance.

Pour ce qui concerne les atouts de Laurent Fabius, il me semble qu’il dispose de chances réelles. Chacun reconnaît qu’il est porteur d’un projet politique. Y compris ceux qui ne soutiennent pas sa candidature. Lorsque le numéro 2 du PS (François Rebsamen) a appelé un certain nombre de candidats à se retirer, il n’a pas cité Fabius, parce qu’il a considéré que celui-ci était porteur d’une ligne politique et qu’il était donc légitime qu’il expose ses arguments devant les militants.

Ses propositions sur le Smic et la revalorisation de 100 euros des plus bas salaires, sur le logement, l’environnement et la construction européenne montrent que Laurent Fabius est un responsable politique qui n’a pas seulement analysé les raisons de la défaite de 2002, mais qu’il a bâti un projet pour que la victoire soit le signal, pour l’électorat de la gauche, qu’un véritable changement est possible.

Comment expliquez-vous le désamour qui frappe Laurent Fabius ?

Lorsqu’on refait le cours de la carrière de Laurent Fabius, on constate que, bien souvent, on a fait appel à lui quand les choses allaient mal. Il est devenu Premier ministre lorsque des centaines de milliers de manifestants étaient dans la rue contre les réformes scolaires présentées par le gouvernement Mauroy. Il est devenu premier secrétaire du Parti socialiste quand les juges étaient à la porte de Solferino, lors de l’affaire des fausses factures. Il a été nommé ministre de l’Economie et des Finances après les difficultés rencontrées par Dominique Strauss-Kahn et Christian Sauter, alors que la conjoncture économique française se retournait. Du coup, comme on fait appel à lui dans des circonstances difficiles, il est sans doute marqué par le fait qu’il a été amené à appliquer bien souvent des mesures impopulaires qui ne correspondaient pas à sa ligne politique, mais qui étaient nécessaires pour permettre à la France de continuer à figurer parmi les grandes nations.

N’y a-t-il pas, dans cette impopularité, des éléments plus personnels ?

L’affaire du sang contaminé pèse probablement encore. La justice lui a pourtant rendu raison sur ce dossier en reconnaissant qu’il avait sauvé de nombreuses vies humaines en prenant rapidement, aussi rapidement qu’il était alors possible, les bonnes décisions. Mais beaucoup, compte tenu des manipulations politiques auxquelles ce dossier a donné lieu, le regardent de manière suspicieuse. Comme s’ils demandaient encore à être convaincus.

Il reste deux mois et demi avant la désignation du candidat socialiste à la présidentielle. Comment Laurent Fabius va-t-il s’y prendre pour revenir dans le jeu ?

Politique, politique, politique ! Ce qui nous a manqué en 2002 peut devenir notre atout maître en 2007. Un projet politique et des propositions précises permettront de rassembler les socialistes, la gauche, et, au second tour, de rassembler les Français opposés au projet communautariste et atlantiste de Sarkozy.

Ségolène Royal se présente aujourd’hui comme l’héritière de François Mitterrand. Cela vous agace-t-il ?

Je ne suis pas agacé parce que je pense que, dans un débat, il faut savoir écouter les arguments des uns et des autres. Mais je crois qu’elle commet une faute historique.

François Mitterrand a été un grand leader du Parti socialiste. Il a participé à tous les choix historiques du parti. Il s’est exprimé à chaque congrès pour donner le la et une orientation politique claire aux militants. Un choix qu’il a toujours privilégié, au risque assumé de se trouver en désaccord avec les sondages d’opinion. Rien que pour cela, il y a un grand écart entre François Mitterrand et Ségolène Royal.

Si Ségolène Royal est investie, ferez-vous campagne pour elle ?

Oui. Quand on milite dans une organisation politique, il faut en accepter les règles, dès lors que les conditions du choix sont démocratiques et respectées par tous.

Pensez-vous que l’actuelle direction du parti respectera la transparence que vous appelez de vos voeux ?

Je pense que, dans cette période, le premier secrétaire se doit de garantir la clarté du débat. Il lui faut démontrer que les moyens du PS sont mis à la disposition de tous les candidats pour leur permettre de faire campagne sur un pied d’égalité.

Avez-vous un doute à ce sujet ?

Je préférerais ne pas en avoir…

Propos recueillis par Philippe Reinhard

Le blog de Claude Bartolone









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10:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique

Mes 7 engagements pour 2007, par Laurent Fabius

Je propose 7 engagements concrets et d’application immédiate au lendemain de l’alternance pour que chaque Française, chaque Français sache dès maintenant quels seront les changements précis apportés par une victoire présidentielle de la gauche.

Déclaration de Laurent Fabius du 23 août 2006.

Cliquez ici pour télécharger ces propositions dans un document PDF, que vous pourrez facilement imprimer et diffuser le plus largement possible.

L’échéance présidentielle de 2007 sera décisive pour l’avenir de la France. Un succès de la droite signifierait le ralliement de notre pays au modèle dominant, fondé sur la toute puissance du capitalisme financier, la violence des inégalités, la mise en concurrence exacerbée des individus et des territoires, le cloisonnement de la société en communautés et l’alignement diplomatique sur les positions américaines.

Au contraire, une victoire de la gauche marquera, bien au-delà de nos frontières, un coup d’arrêt à l’hyperlibéralisme et la volonté de faire primer les valeurs d’humanité, de laïcité et de solidarité dans la mondialisation. Les Français ont soif d’avancées et de perspectives nouvelles. 2007 sera l’élection du changement. Il revient à chaque citoyen de se saisir de l’enjeu pour faire en sorte que ce changement soit positif.

Le bilan de la droite au pouvoir est mauvais : en dépit des discours trompeurs, la pauvreté a augmenté, la solidarité a reculé, l’autorité de l’Etat est affaiblie, la démocratie est abîmée. Jamais le fossé entre les précaires et les prospères n’a été aussi profond. La gauche doit gagner pour éviter à la France l’impasse sarkozyste. La gauche doit s’unir pour réussir.

Candidat à l’investiture socialiste pour l’élection présidentielle, je suis convaincu que la gauche peut l’emporter. A la triple condition que nous tirions toutes les leçons de notre expérience aux responsabilités, que nous osions engager une politique alternative aux dérives libérales et que nous sachions mobiliser une majorité de nos concitoyens autour d’une ambition précise de progrès.

En ce début de XXIème siècle, après les décennies de la reconstruction, puis de l’insertion dans le monde moderne et de l’édification européenne portées par le général De Gaulle et François Mitterrand, notre pays manque de projet collectif. Il faut refaire de la France une référence pour le progrès démocratique, pour l’égalité, pour la générosité, pour les droits de l’homme, tout en nous hissant à nouveau parmi les leaders du développement économique, de l’innovation et de la recherche. Comme j’en avais fortement exprimé le souhait, le projet adopté par les socialistes permet de porter cette nouvelle ambition collective et le rassemblement à gauche, clefs de la victoire en 2007.

Jusqu’ici ce projet a été insuffisamment expliqué. Or il nous offre les bases d’une nouvelle donne. Il vise d’abord à garantir en même temps le plein emploi et le développement durable. Il a pour objectif davantage d’égalité réelle en métropole et outre-mer, qu’il s’agisse de démocratiser le savoir, d’assurer fermement la sécurité ou de renforcer les solidarités grâce aux services publics, pour les jeunes et les moins jeunes, dans les villes riches et les quartiers populaires ou dans nos campagnes. Il ambitionne de refonder la République, en allant vers un régime réellement parlementaire, un nouvel âge de la décentralisation, une vraie démocratie sociale, une justice rénovée, une immigration régulée par le co-développement, et une culture émancipatrice. Il confirme et amplifie la priorité que la gauche accorde à l’école laïque, en l’étendant d’une part à nos universités et à la recherche scientifique, et d’autre part à la prise en charge collective de la petite enfance. Au plan international, il veut faire réussir la France en Europe et dans le monde, en relançant l’Union Européenne, en maîtrisant la mondialisation financière et en mettant en œuvre une nouvelle politique de défense, qui réponde aux nouvelles menaces.

Ce projet très ambitieux, volontariste, implique un Etat fort et efficace. Il serait dommageable de l’affadir ou de lui substituer des généralités, variables en fonction des auditoires et des circonstances, car cela reviendrait à l’affaiblir et à brouiller notre message de changement auprès des électeurs. Il faut au contraire le préciser et l’enrichir. Chaque Française, chaque Français doit savoir dès maintenant quels seront les changements précis apportés par une victoire présidentielle de la gauche, et selon quel calendrier. C’est pourquoi, dans le respect de ce projet, je propose aujourd’hui 7 engagements concrets et d’application immédiate au lendemain de l’alternance. J’entends les discuter et les populariser auprès des socialistes puis de toute la gauche et de l’ensemble des Français, pour réussir le vrai changement en 2007.

1 - SMIC à au moins 1 500 € et réduction des inégalités de rémunération.

La France est profondément inégale. Afin de réduire les inégalités sociales et d’encourager la croissance, le pouvoir d’achat des revenus petits et moyens sera amélioré. Le nouveau gouvernement augmentera immédiatement le SMIC de 100 €. En compensation, les cotisations sociales seront allégées pour les entreprises de moins de 50 salariés. Une conférence salariale examinera notamment la diffusion de la hausse du SMIC aux autres salaires.

Pour compenser la hausse du coût des carburants, une prime transport sera instaurée pour les salariés. Les mesures fiscales les plus injustes de la droite seront remises en cause dans le cadre d’un collectif budgétaire d’été.

Les régimes sociaux et fiscaux réservés aux « stock options », qui ont donné lieu à beaucoup d’abus de la part de certains dirigeants, seront supprimés, sauf pour les entreprises en création pendant leurs 5 premières années d’activité.

2 – Relance de l’emploi, soutien aux entrepreneurs et lutte contre la précarité

Le chômage et la précarité minent notre société. Nous placerons la relance de l’emploi durable et la lutte contre la précarité au cœur de notre projet. Pour l’emploi, cela exigera un soutien de la demande des ménages et la dynamisation des entreprises.

Dans les grandes entreprises, les exonérations de cotisations sociales, largement inutiles, seront progressivement supprimées. Les ressources ainsi récupérées seront affectées à raison d’un tiers pour les emplois jeunes, un tiers pour la recherche scientifique et l’enseignement supérieur, un tiers pour le soutien aux investissements et à la croissance des petites et moyennes entreprises. Ces dernières bénéficieront d’un accès garanti à la commande publique.

Pour permettre le succès durable des entreprises qui se créent, nous accroîtrons durant les premières années d’activité les facilités fiscales et sociales, l’accès au crédit, ainsi que les aides à l’innovation et à l’exportation.

Contre la précarité, nous créerons une couverture professionnelle universelle qui, par un soutien efficace aux chômeurs, un accès renforcé à la formation professionnelle permanente et des droits sociaux garantis, permettra de mieux aménager les temps de transition professionnelle. Dans le même esprit, nous abrogerons le CNE.

3 – Droit effectif au logement

Pour des millions de personnes, toutes générations et tous territoires confondus, le logement est trop cher ou totalement inaccessible. La construction et la rénovation de logements seront un moteur majeur de la politique de croissance et l’axe d’un plan national d’économies d’énergie.

Au moins 120 000 logements sociaux locatifs devront être construits chaque année. Pour relancer l’accession sociale à la propriété, le taux de TVA sera réduit à 5,5%. Le financement de ces mesures sera notamment dégagé par un plus strict encadrement des avantages de Robien. Un programme spécial sera engagé pour les logements d’urgence, afin qu’ils soient dignes et sécurisés.

La mise en place d’un « bouclier logement » viendra limiter le poids du loyer dans le pouvoir d’achat des foyers à revenus modestes. Dans les communes ne respectant pas le minimum prévu de 20 % de logements sociaux, l’Etat – autrement dit le Préfet - se substituera d’office au maire défaillant pour la réalisation de ces logements.

4 – Écologie active

Dérèglement climatique, augmentation des pollutions, catastrophes naturelles : le 21ème siècle sera écologique ou ne sera pas. Pour l’homme et pour la planète, c’est désormais une question de survie. Il est grand temps de réagir.

Je ferai du développement durable une exigence prioritaire dans tous les domaines de l’action publique. Une loi programme fixera sur 5 ans les objectifs précis à atteindre concernant notamment les économies d’énergie, les énergies renouvelables, la préservation de l’eau et le développement des transports collectifs. EDF retrouvera un statut 100% public. Prévue par la droite au 1er juillet 2007, la mise en concurrence de l’énergie pour les particuliers sera immédiatement réexaminée.

L’expérimentation des OGM de plein champ sera interdite. Le numéro 2 du gouvernement sera chargé, en tant que Ministre d’Etat ou vice premier ministre, du développement durable. Face au péril du dérèglement climatique, je proposerai à nos partenaires européens l’adoption au sein de l’Union d’une fiscalité écologique fondée sur le principe du pollueur / payeur ainsi que le lancement d’un grand programme de ferroutage.

Et nous mobiliserons la communauté internationale pour qu’une Organisation mondiale de l’environnement voie enfin le jour, capable notamment de sanctionner les pays qui violent le protocole de Kyoto et de faire respecter les exigences environnementales dans les échanges internationaux.

5 –Préparation solidaire de l’avenir.

Quelle France laisserons-nous à nos enfants et nos petits enfants ? Ce sera l’un des enjeux de 2007. Ni la question des retraites ni celle de l’assurance maladie ne sont réglées, et l’endettement de notre pays s’aggrave. Je demanderai au gouvernement d’organiser sans délai une concertation pour préparer les décisions indispensables, qui seront fondées sur davantage de solidarité. Cette solidarité s’exercera à tous les âges de la vie.

Pour lutter contre la « marchandisation » de l’école et les inégalités devant le soutien scolaire, les jeunes qui le souhaitent pourront bénéficier d’un encadrement périscolaire public après la classe, tant à l’école primaire que dans le secondaire. Parce que c’est largement là que se joue la promotion sociale et l’égalité en actes, l’encadrement des premiers cycles universitaires sera renforcé.

L’effort en faveur des universités sera accompagné d’une priorité accordée à la recherche, sacrifiée par les équipes actuelles alors même qu’elle constitue la clef des emplois de demain et du dynamisme de notre économie.

Préparer un avenir solidaire, c’est aussi relever le défi de la dépendance des personnes âgées : nous affecterons un prélèvement à cette mission ainsi qu’aux personnes handicapées, préfigurant la création d’une cinquième branche « dépendance » de la Sécurité sociale. La charge des Départements sera allégée à due concurrence et le jour férié non payé institué par le gouvernement Raffarin sera supprimé.

Parce que la santé est notre bien commun, une véritable politique de prévention sera mise en place : je demanderai au gouvernement et au Parlement l’interdiction totale du tabac dans les lieux publics et la mise en place d’un plan de lutte contre l’obésité, qui frappe cruellement en particulier les enfants des familles populaires.

6 – Extension et rénovation de la démocratie

Le régime actuel et les pratiques de la Vème République sont à bout de souffle. Une nouvelle République parlementaire doit être mise en place pour rendre possible de nouvelles conquêtes démocratiques. Une profonde révision de la Constitution sera soumise à référendum dès septembre 2007.

Cette refonte instaurera notamment le droit de vote aux élections locales pour les étrangers installés durablement en France, le mandat parlementaire unique, l’extension des pouvoirs de l’Assemblée Nationale, la parité au sein du gouvernement, la responsabilité pénale du chef de l’Etat, ainsi que les éléments constitutionnels de la réforme de la justice.

Sans remettre en cause les prérogatives ultimes du législateur, elle instituera une concertation sociale obligatoire avant l’examen de toute loi portant sur les principes fondamentaux du code du travail et de la sécurité sociale. Une charte sur la laïcité sera adossée à la Constitution.

Une véritable démocratie territoriale sera engagée, fondée sur le respect par l’Etat de ses engagements financiers, la clarification des compétences, la participation effective des citoyens à l’action locale et la garantie de l’égal accès de tous aux services publics essentiels : école, hôpital, eau, poste et Internet, transports, sécurité.

Notre pacte républicain sera réaffirmé partout : après la crise des banlieues, il sera particulièrement indispensable de réunir des états généraux de la jeunesse et des quartiers, afin d’aller plus loin dans la lutte contre les discriminations et pour la promotion de tous les talents de notre pays ; nous le ferons à l’automne 2007.

7 – Relance et réorientation de l’Europe

Dans le monde actuel traversé de menaces et de conflits, l’Europe ne joue pas un rôle à la mesure de sa mission de paix, d’indépendance et d’équilibre : on le constate dramatiquement au Proche-Orient. Le futur Président de la République aura pour mission de relancer l’Union européenne. Cela exigera une réorientation d’ensemble, dans la fidélité au vote des Français le 29 mai 2005.

Je combattrai la politique absurde de l’euro cher et du laisser-faire libéral, responsable de nombreuses délocalisations. Le pilotage économique et monétaire de l’eurogroupe face notamment à la Banque centrale européenne devra être amélioré, un traité d’harmonisation sociale et fiscale entre Etats membres élaboré, et une nouvelle Constitution adoptée par référendum, plus courte, lisible par tous et recentrée sur les valeurs et les institutions. Le budget européen devra être renforcé.

Tout nouvel élargissement de l’Union sera subordonné à la réalisation préalable de ces avancées, indispensables notamment pour lutter contre la mondialisation financière. Et je proposerai la mise en place d’une défense européenne aux autres Etats membres qui le souhaitent.

* * *

Une grande élection dans une grande démocratie doit permettre aux citoyens de prendre la mesure des choix et de trancher. Les responsables politiques doivent éviter la démagogie qui laisse penser que « nettoyer les cités au kärcher » règlera les problèmes. Ils doivent aussi éviter la facilité médiatique, qui consiste à donner l’illusion du renouvellement par des propos généraux sans en préciser les modalités concrètes. La vraie rénovation exige des engagements précis : c’est cela respecter les citoyens dans une démocratie refondée.

En 2007, nos électeurs attendent une gauche qui propose et qui innove. Notre peuple veut donner du sens au projet collectif France. Il veut des dirigeants accessibles, honnêtes, soucieux de l’intérêt général. Il veut une France solide et solidaire. La mise en œuvre de notre projet y contribuera puissamment, en particulier ces propositions qui sont susceptibles de rassembler très largement. Si je suis investi, ces 7 engagements précis constitueront l’armature du prochain mandat présidentiel et le Président de la République en rendra compte chaque année devant la Nation. C’est ainsi que nous redonnerons aux Français, particulièrement à la jeunesse, la confiance et l’espérance nécessaires en leur pays et en eux-mêmes. Je ne sous-estime pas les difficultés, mais la France n’est pas condamnée à s’aligner ou à se résigner. Elle n’a pas qu’une histoire que nous devons revendiquer ; elle a un avenir que nous devons construire. Elle peut être de nouveau en tête, redevenir une référence en Europe et dans le monde. Pour cela, il faut courage, esprit de justice, vérité et volonté.


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09:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique

01.09.2006

Nouveau blog : Le blog de Claude Bartolone

LE BLOG de Claude BARTOLONE

Les nouveaux marqueurs du Parti socialiste
La gauche et la droite, c’est bonnet blanc et blanc bonnet ! Poujadisme primaire ? Mauvaises intentions médiatiques ? Complexification des rites et des enjeux politiques ? Peu importe. Voilà en tous cas les termes de la dangereuse thèse qui s’érigeait en instantané de la scène politique française il y a quelques mois encore, et qui nous a tant coûté. Lorsque cette différence donne le sentiment de ne plus exister, la place est faite au règne de l’abstentionnisme, de l’extrémisme, du rejet du suffrage universel. Et que serait la gauche sans le suffrage universel ?
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12:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, 2007lagauche, partisocialiste

Trois questions à Jean-Luc Mélenchon

Jean-Luc Mélenchon est ancien ministre et Sénateur de l'Essonne. Il répond ici aux questions de 2007 la Gauche
Durée : 05:59



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11:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : politique, rag34, 2007lagauche

Laurent Fabius : Lancement du site de mon comité de soutien : www.2007lagauche.fr


2007 lagauche.fr : le site du rassemblement autour de Laurent Fabius
Bienvenue sur 2007lagauche. Ce site vous tiendra au courant, au jour le jour, de la campagne pour la désignation du candidat socialiste.

Pour en savoir, cliquez sur les liens « que proposons-nous ? » et « qui sommes-nous ? » dans la colonne de gauche. Sur ce site, vous pouvez vous inscrire au Comité de soutien de Laurent Fabius et à la lettre d’information.

Ce site est le vôtre, celui de tous ceux qui souhaitent que Laurent Fabius porte nos couleurs en 2007. Adressez-nous vos témoignages ; parlez-nous de votre action locale ; indiquez-nous les dates de vos réunions; envoyez-nous vos photos : tout cela sera mis en ligne sur le site.

LE SITE DE MON COMITE DE SOUTIEN

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09:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : actualités

31.08.2006

Trois questions à Nathanaël Uhl

Nathanaël Uhl est militant de la fédération de Paris. Membre du conseil d'administration de Rénover Maintenant Paris, il est porte parole de "Rénover dans la fidélité".

Tu appartiens au courant « Rénover maintenant », mais tu as refusé de suivre le ralliement d’Arnaud Montebourg à Ségolène Royal, pourquoi ?

Pour les camarades qui se reconnaissent dans « Rénover dans la fidélité », la question de l’alliance politique est primordiale. Nous ne croyons pas aux ralliements d’opportunité. Ma modeste expérience au Parti socialiste, depuis 1998, me démontre qu’aucune perspective nouvelle ne peut s’ouvrir sans accord sur des bases politiques claires.

Le discours de Ségolène Royal à Frangy, son premier discours de candidate, devait permettre de voir si les conditions nécessaires à un tel accord étaient réunies. Au final, ce texte nous révèle « un programme en pointillés », pour reprendre le titre de Libération ; un programme duquel les valeurs essentielles de « Rénover Maintenant » sont exclues. Sur le rééquilibrage nécessaire entre capital financier et travail ? Rien. Sur l’Europe ? Hors l’environnement et la recherche, je reste sur ma faim. Sur la 6e République ? Elle botte en touche et va même jusqu’à remercier Arnaud Montebourg de ne pas avoir utilisé le terme dans son introduction. De quoi heurter profondément nombre de camarades. Après son discours de Frangy et son refus de débattre avec les jeunes socialistes à La Rochelle, nous pouvons mesurer combien les conditions pour un accord politique avec Ségolène Royal ne sont pas réunies.

Qu’est-ce qui a motivé ton soutien à la candidature de Laurent Fabius ?

En premier lieu, je ne suis pas fabiusien, je ne l’ai jamais été. J’ai observé l’évolution de Laurent Fabius au lendemain du 21 avril 2002 et j’ai relevé, au fur et à mesure que le temps avançait, les signes successifs d’une véritable remise en question de sa part. Il a compris, le premier, que nous avions perdu – tous ensemble – parce que nous nous étions coupés de ceux pour qui le parti socialiste est censé se battre depuis sa création : les couches populaires, les chômeurs, les précaires, les travailleurs pauvres, les populations les plus stigmatisées et discriminées.

Il a compris, je crois sincèrement, le divorce entre les classes populaires et la gauche ; divorce sanctionné par le fait que le Front national reste encore aujourd’hui le premier parti parmi les ouvriers, les chômeurs…
Aujourd’hui, Laurent Fabius a posé, noir sur blanc, des engagements et un programme clairement ancré à gauche qui porte, en soi, non seulement les conditions de l’alternance, mais les conditions de l’alternative. Ses propositions peuvent nous faire gagner, car elles offrent une base solide pour construire un contrat de gouvernement avec l’ensemble des partis de gauche autour du Parti socialiste.

Enfin, Laurent Fabius offre aux militants de « Rénover Maintenant » des points de convergence forts en termes politiques. Que ce soit sur la réorganisation des pouvoirs de l’Union, les engagements européens en matière de droits sociaux ou encore sur les nouvelles régulations économiques et sociales. Le contenu qu’il donne à l’évolution institutionnelle nécessaire qu’il envisage demain pour la France répond, assez significativement, aux aspirations des militants de « Rénover Maintenant », sensibilité qui reste la mienne et celle de mes ami(e)s. Il s’est engagé nettement sur la voie d’une république parlementaire, sur la suppression du 49-3, sur la responsabilité pénale du chef de l’Etat, sur la réforme de la Justice. Et propose de soumettre ces mesures aux Français au travers d’un référendum, dans un délai de 6 mois après son élection.

A partir de ces points de convergence politique, je suis obligé de reconnaître que, à mes yeux de militant rénovateur, les idées défendues par « Rénover Maintenant » sont bien plus proches de celles de Laurent Fabius que de n’importe quel autre candidat à la candidature. Je dis bien n’importe quel autre…

Parmi les 7 engagements pour 2007 de Laurent Fabius, lesquels te semblent les plus importants ?

Ceux qui nous paraissent, au sein de « Rénover dans la fidélité », les plus essentiels sont en premier lieu la réduction des inégalités salariales avec l’augmentation du SMIC à 1 500 euros bruts ; un plan de création d’emplois et de lutte contre la précarité ; la reconnaissance d’un droit effectif au logement. A cela s’ajoute, la rénovation des institutions, que Laurent Fabius ne néglige pas du tout parmi ses engagements, et qui retient aussi tout notre intérêt de militants attachés à la perspective d’une nouvelle République, plus juste et plus responsable.

En effet, nous défendons l’idée que la rénovation pour laquelle nous militons ne se fera pas sans un engagement des citoyens et un intérêt renouvelé de leur part pour la chose publique. C’est grâce à cette ouverture vers l’extérieur que les partis pourront enfin changer, et que la République comme la société évolueront. La 5e République est en pleine déliquescence, aussi parce que nos concitoyens ont déserté le champ politique. Or, comme le disait Engels à la fin du 19e siècle : « Pour pouvoir faire de la politique, il faut d’abord pouvoir se nourrir, se loger, se soigner ».

Mer, 30/08/2006

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

06:35 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les sondages... déjà

En 1981, à quelques mois de l'élection présidentielle, François Mitterrand était clairement devancé dans les sondages par Michel Rocard, se souvient cet article paru dans Le Monde d'aujourd'hui. Un rappel historique à méditer...

L'élection présidentielle de 1981 est la première dans laquelle les sondages d'opinion aient joué un rôle aussi important. Aujourd'hui, quand les adversaires de Ségolène Royal, au PS, opposent les sondages et le choix des militants, ils se réfèrent souvent à cette période, qui a vu deux personnalités socialistes, François Mitterrand et Michel Rocard, rivaliser, dans les enquêtes d'intention de vote, pour l'investiture du parti. Ces enquêtes ont pesé lourd, aussi, dans la campagne elle-même, que ce soit pour le candidat communiste, Georges Marchais, dans l'opposition, ou pour Jacques Chirac, président du RPR, en compétition avec le président sortant, Valéry Giscard d'Estaing, dans la majorité.

Dès l'automne 1978, Michel Rocard a ouvert les hostilités avec François Mitterrand en condamnant "un certain archaïsme politique", formule dont chacun a compris qu'elle désignait le premier secrétaire du PS, et en plaidant pour le "parler vrai, plus près des faits".

Le député des Yvelines s'est posé en promoteur d'une gauche réaliste, promettant moins et tenant plus, accompagnant le changement de la société par le contrat plutôt que le provoquant par la loi. Ses adversaires, au sein du PS, n'ont pas tardé à le surnommer "Rocard d'Estaing", établissant ainsi un parallèle entre le "libéralisme avancé" du président de la République et le socialisme redéfini que propose le député des Yvelines.

L'affrontement de ces deux conceptions a tourné à l'avantage de Mitterrand au congrès de Metz, en avril 1979, mais de peu. Dans les sondages, Rocard continue à devancer le premier secrétaire. La fin de l'année 1979 et les premiers mois de 1980 voient le chef de file de la "deuxième gauche" écraser le député de la Nièvre dans les souhaits d'avenir et dans les intentions de vote des Français. Deux journalistes, Hervé Hamon et Patrick Rotman, publient un livre, L'Effet Rocard (Stock), qui s'appuie sur ces enquêtes pour expliquer la popularité de l'ancien dirigeant du PSU et affirmer qu'elle n'est pas un effet de mode. Durant l'été, pourtant, la cote de Mitterrand se redresse au détriment de son rival.

Les mitterrandistes font valoir que le succès de Michel Rocard est dû en partie à la faveur dont il bénéficie auprès d'électeurs de la droite, qui ne voteront pas pour lui le moment venu. Cependant, une analyse attentive des sondages, dont font état les politologues Jean-Luc Parodi et Pascal Perrineau lors d'un colloque organisé en septembre, montre que le député des Yvelines devance celui de la Nièvre chez les électeurs de gauche, avec une incertitude chez ceux du PCF.

Le 19 octobre, de sa mairie de Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines, Rocard annonce qu'il brigue la candidature socialiste, en précisant qu'il se retirera si Mitterrand décide d'être candidat. Son initiative, ratée dans la forme et mal calculée sur le fond, ne produit ni l'adhésion qu'il en escomptait pour lui-même, ni l'intimidation qu'il espérait provoquer chez le député de la Nièvre. Celui-ci annonce sa candidature trois semaines après.

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Rassembler à Gauche 34 (Hérault). Lolo34.

06:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.08.2006

Avant La Rochelle, Laurent Fabius occupe le terrain

Dépêche Reuters, par Laure Breton

Après la rentrée de Ségolène Royal et avant l'université d'été des socialistes à La Rochelle, Laurent Fabius occupe le terrain dans l'espoir de relancer sa campagne pour l'investiture présidentielle.

L'ancien Premier ministre doit présenter à la presse sa "profession de foi" de candidat mercredi et publie jeudi une interview "de remise en perspective" dans L'Express.

Il y exclut de se présenter sans être adoubé par les militants, qui doivent voter en novembre, esquisse le programme de ses cent premiers jours à l'Elysée - conférence nationale sur l'emploi, revalorisation du smic, suppression des "cadeaux fiscaux", voyage en Afrique et conseil européen.

Avant la fin de la semaine, Laurent Fabius devrait également faire paraître dans un grand quotidien une tribune consacrée au Proche-Orient et son arsenal de campagne s'est étoffé mardi avec la mise en ligne d'un site internet "de rassemblement et de soutien", 2007lagauche.fr.

Ce retour en fanfare n'a "rien à voir" avec l'apparition hypermédiatisée de la favorite des sondages et son discours à Frangy-en-Bresse dimanche, jurent les Fabiusiens, rappelant qu'ils avaient promis dès le début de l'été une "expression politique forte" pour la dernière semaine du mois d'août.

Programmée ou fortuite, la concomitance les ravit et, jugent-ils, sert très bien les besoins de la campagne interne de Laurent Fabius que son bras droit, Claude Bartolone, résume sous le slogan: "Ecoutez la différence".

"Ça ne tombe pas mal pour nous mais on n'y peut rien. On ne pouvait pas imaginer qu'elle ne dirait rien pendant 50 minutes...", s'amuse l'un des conseillers du candidat.

Tous les présidentiables ont rendez-vous vendredi, samedi et dimanche sur les bords de l'Atlantique et "pour que ça ne tourne pas au bal des 'ego'", il fallait lancer le débat sur le fond, ajoute-t-il.

"SEPT ENGAGEMENTS POUR 2007"

A La Rochelle, Laurent Fabius sera vendredi le premier invité du Mouvement des jeunes socialistes (MJS), devant lequel défileront tous les prétendants, à l'exception notable de Ségolène Royal qui a finalement décliné l'invitation.

La prestation télévisée de mardi soir au journal de TF1 et les "sept engagements pour 2007" ont été travaillés tout l'été, partagé entre l'Ariège et Paris.

A huit mois de l'élection présidentielle, "on n'est plus dans le pourquoi mais dans le comment. Il faut faire des propositions précises qui marquent un véritable renouvellement", souligne Claude Bartolone.

Sur le plateau de TF1, Laurent Fabius s'adressera donc "à tous les Français", et non aux seuls militants socialistes, à qui il parlera "pouvoir d'achat, recherche, logement, emploi: ce qui prépare la société de l'avenir".

Il "veut montrer qu'il existe une réelle alternative au communautarisme, à l'atlantisme et à l'individualisme proposés par Nicolas Sarkozy", ajoute le député de Seine-Saint-Denis.

Cette campagne de différenciation, à usage interne et face à l'UMP, doit encore porter ses fruits.

Selon le dernier sondage CSA pour Le Parisien et i-Télé, paru lundi, l'ancien Premier ministre arrive en cinquième position des présidentiables socialistes préférés des Français, à 43 points de Ségolène Royal.

Sans nier que la bataille sera rude, Laurent Fabius "l'ultra-laïc" recommande aux socialistes de ne pas remettre leur choix entre les mains de "Sainte Ifop" ou "Sainte Sofres".

Mar, 22/08/2006.

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

17:35 Publié dans 13 U.E La Rochelle 2006 , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

22.08.2006

Jean-Luc Mélenchon: "Laurent Fabius a décidé d'assumer les fondamentaux de la gauche"

Sénateur PS de l'Essonne, Jean-Luc Mélenchon, partisan de Laurent Fabius, commente pour Le Figaro les interventions de Ségolène Royal et de Lionel Jospin.

LE FIGARO. – L'expérience de Lionel Jospin est-elle un atout pour 2007 ?

Jean-Luc MÉLENCHON. – Ce n'est pas une vertu négligeable, mais il n'est pas le seul à l'avoir. Pour être dans la course pour 2007, il faut dorénavant accepter de dialoguer avec les autres candidats. Il doit dire ce qu'il pense de la candidature de Ségolène Royal. Sinon, à quoi bon ?

Quelle peut être l'influence de la crise au Proche-Orient sur le débat présidentiel, notamment au PS ?

Un retour au réel. Car actuellement il y a une ambiance La croisière s'amuse. C'est insupportable ! La «pipolisation» de la présidentielle est criminelle. Elle masque la gravité des problèmes qui montent. Or, le monde entre en état d'urgence. Avec la guerre au Liban, un nouveau seuil de violence a été franchi dans les relations internationales. Avec l'échec de l'OMC en juillet, c'est le symptôme aigu d'un grave dérèglement général. Partout le rapport de forces à l'état brut devient la règle assumée. Et la politique de la superpuissance américaine consiste à favoriser sciemment les extrêmes pour légitimer son droit d'ingérence. Face à cela, la gauche est inexistante.

Ségolène Royal s'est fixé comme objectif dimanche de rétablir la «valeur travail». Peut-elle rassembler la gauche ainsi ?

Au niveau du degré de généralités qu'elle a exprimé, il n'y a pas de débat possible. Son discours était creux, même si la machine à encenser a fonctionné. Tout dépend du contenu qu'on donne à la «valeur travail». La droite utilise ce mot aussi. La gauche d'habitude parle des relations sociales, de la qualification, des rémunérations. Ce genre de précisions fait la différence entre les bons sentiments et une politique concrète. Ce sera l'objet des débats à venir.

Si Ségolène Royal est investie par le PS, que ferez-vous ?

Comme beaucoup de gens de gauche, je serai déçu. Et... mis au pied du mur. Je devrai faire la part entre mes convictions profondes et les contraintes de circonstance.

En 2002 comme en 2005, le PS s'était trouvé en décalage avec son électorat. Prend-il aujourd'hui le chemin pour renouer avec les couches populaires ?

Il y a un automatisme qui pousse au vote utile. Il peut faire illusion. Mais compte tenu des enjeux, le peuple français doit être appelé à s'impliquer plutôt qu'à donner un chèque en blanc. C'est un rude travail d'éveil civique et d'information argumentée. On est loin du compte aujourd'hui. À coup de sondages, le débat est bloqué sur la couleur de la cravate du capitaine.

Quelles sont les chances de Laurent Fabius aujourd'hui ?

L'expérience, d'abord. C'est une valeur décisive en période de troubles. Ensuite, l'orientation politique de fond. Au référendum, avec la majorité des Français, il a dit non au système européen actuel. Il est donc légitime pour renégocier la règle du jeu. De plus, il veut mettre le pays en mouvement sur une dynamique d'union populaire et de progrès social. Enfin, il opte pour une réorganisation républicaine de la France. Et il est intransigeant sur la laïcité. Bref, lui a décidé d'assumer les fondamentaux de la gauche.

Paru dans l'édition du 22 août 2006

www.lagauche2007.fr

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

20:15 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Jean-luc Mélenchon : Pour moi c'est Laurent Fabius !

Après la "discrète rentrée" de Madame Royal tout aussi bien orchestrée qu'une partition à la Sarkozy, Jean-Luc Mélenchon sénateur PS du courant Pour la République Sociale a pu s'exprimer sur l'antenne de France Inter à 13h00 aujourd'hui.



Le numéro 2* du PS voudrait nous imposer son choix : C'est la camarade Madame Royal !

Pour nous, c'est Laurent FABIUS !

* (François Radsanem).

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

14:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.08.2006

Laurent Fabius répond aux questions d'un camarade de Rénover Maintenant qui soutient sa candidature (2)

18 août 2006
Réponses à un camarade "Rénover Maintenant"

Bonjour à tous,

J'ai reçu de la part d'un camarade du courant "Rénover Maintenant" le message et les questions ci-dessous. Il m'a semblé que mes réponses pourraient vous intéresser. Vous les trouverez ci-dessous. Bonne lecture et n'oubliez pas de me faire part de vos commentaires.

Laurent Fabius.

Laurent, cher camarade,

Je me permets de te solliciter en tant que militant du Parti socialiste, impliqué dans le courant Rénover Maintenant. A ce titre, j'ai milité pour qu'Arnaud Montebourg soit candidat à la candidature. Nous savons qu'aujourd'hui, il n'en sera rien. Il nous semble, à de nombreux camarades et à moi, que tu puisses représenter nos idées dans l'investiture présidentielle. Mais quelques questions demeurent, sur lesquelles nous aimerions avoir tes réponses. Je me permets de te les livrer toutes, tu les traiteras selon le temps que tu peux leur accorder : une par une ou toutes à la suite.

Nathanaël Uhl.

1 - A l'intérieur du Parti comme à l'extérieur, tu cultives une démarche assez "mitterrandienne". Est-ce qu'il n'est pas temps, au contraire, de rompre avec cet héritage ? Est-ce que ce n'est pas aussi cela la rénovation ?

Se souvenir de François Mitterrand ne consiste pas à abdiquer toute pensée aigue ou toute réflexion personnelle. Et certainement pas à négliger l’exigence impérieuse de rénovation. Quand j’évoque sa mémoire ou son message, je manifeste d’abord ma fidélité personnelle à un homme hors du commun, que j’ai accompagné dans la phase la plus décisive de sa vie politique. C’est à ses côtés que j’ai mené mes premiers combats politiques ; que j’ai partagé la passion de l’action locale et découvert l’expérience de ministères-clés comme le Budget, l’Industrie et la Recherche ; c’est lui qui m’a appris à agir en européen convaincu, mais aussi exigeant et c’est à sa demande que j’ai dirigé le gouvernement. Je lui suis reconnaissant de m’avoir accordé sa confiance, dans les bons et dans les mauvais moments. J’apprécie la loyauté et la fidélité. C’est pourquoi j’ai toujours refusé d’ajouter ma voix à la pluie de critiques qui ont pu se manifester durant les dernières années de sa présidence, y compris au sein du Parti Socialiste. Chaque homme, chaque bilan, chaque vie a évidemment ses « plus » et ses « moins », ses lumières et sa part d’ombre. Mais, j’ai toujours pensé que chez Mitterrand, les « plus » l’emportaient largement. C’est pourquoi j’ai été heureux de voir les socialistes désormais unanimement rassemblés autour de sa figure et de son action à Jarnac, en janvier, pour le 10ème anniversaire de sa mort.

"Ancrer la parti socialiste à gauche pour créer les conditions du rassemblement de la gauche"

Mais, au-delà de cette fidélité personnelle, la démarche mitterrandienne que tu évoques, et dans laquelle je me reconnais, est avant tout pour la gauche et pour notre pays, une démarche politique. Elle me paraît plus que jamais d’actualité à l’approche des échéances 2007. Elle tient en deux choix :

- d’abord ancrer le Parti Socialiste à gauche pour créer les conditions du rassemblement de la gauche autour des socialistes. F.Mitterrand savait que les stratégies dites de « troisième force » et d’alliance avec le centre conduisent la gauche à l’échec. Pour fédérer la gauche autour du PS, il a doté celui-ci d’une véritable volonté de transformation sociale. Ce choix ne s’est pas imposé sans mal car, déjà à l’époque, certains camarades avait un goût prononcé pour la pensée libérale et pratiquaient la « danse du centre ». Je n’en étais pas et je n’en suis toujours pas aujourd’hui, alors que ce débat est toujours d’actualité. Des prises de position récentes montrent qu’il sera en réalité au cœur de notre campagne interne pour la désignation du candidat : veut-on créer les conditions politiques d’un gouvernement de rassemblement de la gauche ou cherche-t-on, en se référant un jour à Blair et en empruntant le lendemain à Sarkozy, à se rapprocher du centre droit ?

- l’autre choix mitterrandien, c’est d’avoir su conjuguer la transformation sociale et l’action gouvernementale dans la durée. Avant Mitterrand, la gauche avait su mettre en œuvre de grandes avancées, mais il lui avait été ensuite difficile de gouverner dans la durée. Souviens-toi du Cartel, du Front populaire, de la Libération ou encore de Mendès France. Mitterrand a brisé la « malédiction du pouvoir » : avant lui, la gauche gouvernait par éclipses ; avec lui, elle a agi durablement. Les conquêtes de 1981-1986 – la cinquième semaine de congés payés, la retraite à 60 ans, l’abolition de la peine de mort, le sauvetage de notre industrie par la nationalisation de certains groupes, la décentralisation, la relance européenne avec Kohl face à Thatcher, la démocratisation de l’audiovisuel, la dépénalisation de l’homosexualité – ont été significatives. Ensuite, réélu en 1988, Mitterrand a voulu inscrire ces conquêtes dans le temps, c’était le sens du deuxième septennat qui n’a pas eu le même souffle, ni la même audace que le premier. Ce choix mitterrandien – volonté et durée – doit rester le nôtre pour le futur. Comme je l’avais souhaité, le projet que nous avons adopté cette année est ambitieux, mais il ne doit pas être travesti ou affadi ; cette ambition, nous devrons l’inscrire dans la durée de l’action gouvernementale.

Voilà les raisons qui expliquent ma fidélité à la démarche mitterrandienne, ce qui ne signifie pas servilité intellectuelle ou refus des évolutions indispensables. Sur un point en particulier, je marquerai clairement une différence pour 2007 : la question des institutions. Pour F. Mitterrand, il fallait démontrer que la gauche était capable de gouverner dans le cadre des institutions de la Vème République. Cette démonstration a été faite et ces institutions ont montré leurs limites, nous avons besoin d’une profonde réforme. C’est un exemple parmi d’autres de la « rénovation » dont je veux être porteur. Au fond, avant d’aller au combat présidentiel en 2007, je préconise de relire « Le coup d’Etat permanent ». J’y trouve des propositions qui restent actuelles et qui sont même devenues urgentes.

2 – Précisément, tu as évoqué à plusieurs reprises une nécessaire évolution des institutions en France. Pour autant, tu ne parles pas de 6e République. Peux-tu nous expliquer le contenu que tu donnes à cette évolution institutionnelle ?

Je suis clairement partisan d’une République nouvelle de nature parlementaire et nous pourrions faire le lien avec le sujet précédent en disant que la relecture du « Coup d’Etat permanent » est revigorante. Pour 2007, je suis heureux que notre projet, après certaines hésitations, ait tranché dans ce sens. Cela n’a pas été sans difficultés ! Plusieurs de nos responsables étaient - et sont peut-être demeurés - favorables à un régime présidentiel. Ce n’est pas le régime à mes yeux le plus efficace, ni le plus équilibré. En outre c’est celui que propose N.Sarkozy. D’autres camarades plaidaient en faveur du statu quo, pensant que la question institutionnelle est relativement secondaire et que quelques bonnes pratiques locales conjuguées à une extension de la décentralisation pouvaient remplacer une authentique réforme des institutions et de l’Etat. Je ne suis pas d’accord. Parce que je connaissais ces réserves, j’ai fait le choix d’intervenir dans le cadre de la Commission du projet et publiquement en faveur d’une réforme des institutions et pour un régime parlementaire : tu peux par exemple consulter l’entretien que j’ai accordé au Monde sur ce sujet en mai dernier [www.laurent-fabius.net/article499.html].

Mon analyse est la suivante. La France vit une crise démocratique profonde. Le président ne préside plus, le gouvernement ne gouverne plus, le parlement parle à peine, les partenaires sociaux sont court-circuités ou priés d’acquiescer. Quant au peuple, il n’est plus entendu ! Régionales, cantonales, européennes, référendum – quand les Français votent, la droite se bouche les oreilles et poursuit sa politique comme si les urnes n’avaient pas parlé ! Après le fiasco du CPE et la lamentable affaire Clearstream, on pourrait dire de ce régime : « Jacques Chirac l’a tué ». Les institutions sont fourbues. Il faut leur redonner des nerfs, grâce à une République nouvelle.

"Une république nouvelle parlementaire"

Si je suis désigné par les socialistes, puis élu par les Français, nous soumettrons à référendum dès septembre 2007 les fondements de cette République nouvelle. Les rôles de l’Assemblée nationale et du Premier ministre seront renforcés, et celui du président recentré sur l’arbitrage, le long terme et les valeurs qui fondent la cohésion de la Nation. Concrètement, cela signifie notamment : la responsabilité pénale du chef de l’Etat, le mandat unique pour les parlementaires, une dose de proportionnelle pour l’élection des députés, la suppression de l’article 49-3, un statut pour l’opposition, la parité gouvernementale, le droit de vote des étrangers aux élections locales, ainsi que les aspects constitutionnels de la réforme de la justice. Pour assurer un Etat impartial, le Président ne sera plus membre du Conseil supérieur de la magistrature, ne nommera plus les membres du Conseil constitutionnel ou du Conseil supérieur de l’audiovisuel. Cette refondation démocratique s’étendra à la démocratie territoriale, la démocratie sociale et la démocratie culturelle, qui seront renforcées. Enfin, pour ancrer la démocratie participative dans notre pacte républicain, je suis favorable à un mécanisme qui permettrait à une proposition de loi soutenue par plus d’un million de Français d’être examinée par le Parlement.

Vient alors la question sémantique que tu soulèves. D’un point de vue juridique, la « VIème République » suppose que la nouvelle assemblée nationale ait un mandat constituant, que l’actuelle Constitution soit abrogée et entièrement réécrite, et que de nouvelles élections législatives se tiennent après l’adoption de la nouvelle Constitution. Durant ce laps de temps, l’action économique et sociale de la France sera suspendue alors même que les urgences, dès mai et juin 2007, s’appelleront la hausse des salaires et des pensions, le collectif budgétaire pour l’école, le logement, la santé, la recherche, l’environnement, et que des rendez-vous européens auront lieu au cours desquels la France devra marquer avec force sa volonté d’engager, avec ses partenaires les plus euro-volontaires, une réorientation de l’Europe et une relance sociale et démocratique. Voilà pourquoi je parle plutôt de « nouvelle République ». Je pense que l’on peut réformer très profondément et très rapidement les institutions actuelles sans passer par ces différentes étapes. Et, au-delà des termes, pour arriver au même but : une République nouvelle parlementaire.

3 - Tu te présentes comme un républicain, défenseur de la laïcité, ce qui inclut la lutte contre les communautarismes. Dans quelle mesure cette position est-elle compatible avec la rénovation qui passe par plus de place accordée aux femmes et aux "minorités visibles" ?

Tu as raison d’évoquer cet attachement à la laïcité. Si je devais me définir, je dirai : socialiste, républicain et laïc. La laïcité, j’y suis attaché depuis le lycée ! Pour moi, la laïcité n’est pas une valeur parmi d’autres, c’est la clé de voûte de notre vivre ensemble. Elle ne doit pas être « ouverte », « adaptée », relativisée, ou que sais-je encore, elle doit être constamment réaffirmée. J’ajoute que les événements qui déchirent actuellement le monde ne font que me renforcer dans cette conviction. L’alternative aux fondamentalistes de tous bords, les islamistes iraniens comme, d’une autre façon, les évangélistes américains, c’est la laïcité à la française : chacun est libre de pratiquer un culte ou de ne pas en pratiquer, mais il réserve ce choix à la sphère privée.

Citoyenneté plutôt que religiosité et communautés, cette conviction n’est pas nouvelle. Elle me sépare par exemple totalement de N. Sarkozy et elle sera un élément fondamental de clivage pour les prochaines échéances. J’avais fait de la laïcité le thème central de mon intervention lors du Congrès de Dijon en mai 2003. J’ai plaidé pour qu’une loi interdise les signes religieux ostensibles dans nos écoles. Là encore, plusieurs de nos responsables défendaient un autre point de vue, préférant un statu quo intenable – et d’abord pour les chefs d’établissement et les enseignants ! – à la réaffirmation de la laïcité. Dans le prolongement de cette loi, je souhaite qu’une Charte sur la laïcité soit adossée à la Constitution. Cette proposition, que j’avais formulée, figure désormais dans le projet socialiste.

"Faire en sorte que la diversité soit mieux reprséntée dans nos rangs"

Mais, pour moi, réaffirmer la laïcité ne signifie en aucun cas ignorer le visage moderne et divers de la France. Je suis partisan d’une stricte égalité de droits et de devoirs entre les différentes religions, ce qui exige une plus grande reconnaissance de l’Islam. Je suis un adversaire acharné de toutes les discriminations, qu’elles visent les immigrés installés sur notre territoire, les jeunes Français issus de l’immigration, ou nos compatriotes d’Outre-Mer. Je partage la demande d’égalité formulée par les homosexuels. Je suis un combattant de la cause des femmes. Nous devrons faire preuve de volontarisme pour aller jusqu’au bout de la parité : c’est notamment le sens de ma proposition d’un gouvernement intégralement paritaire. Sans avoir recours à des quotas, nous devons faire en sorte que la diversité soit mieux représentée dans nos rangs.

Par exemple, il y a deux ans, j’ai soutenu la candidature de Bariza Khiari au Sénat, qui est à ce jour la seule femme originaire d’Afrique du Nord à siéger dans cette assemblée. Lors des législatives, j’ai aussi souhaité que des candidats issus de la diversité puissent se présenter en nombre suffisant et en position éligible. J’ajouterai un élément : le renouvellement générationnel. Beaucoup de trentenaires m’accompagnent. Lors du Congrès du Mans, j’ai fait en sorte qu’ils soient présents au conseil national du PS au titre de la motion Rassembler à Gauche. La remise en cause du cumul des mandats doit leur permettre d’accéder en plus grand nombre à l’élection. Enfin, s’agissant du prochain gouvernement, il devra marquer un équilibre entre l’expérience qu’exigent des circonstances très difficiles et que légitime la qualité de nos responsables et le nécessaire renouvellement des équipes.

4 - L'Université d'été de Rénover Maintenant à Fouras a lieu dans quelques jours. Qu'as-tu à dire aux camarades de notre courant ?

Comme ce fut le cas lors des précédentes échéances, le choix du candidat socialiste à l’élection présidentielle ne sera pas seulement celui d’un homme ou d’une femme. Ce sera le choix d’une ligne politique et d’un grand dessein pour la France. Le sens de ma candidature est clair : en rassemblant les socialistes d’abord, la gauche et les Verts ensuite, une majorité de Français enfin, je souhaite être le Président d’un vrai changement.

Des débats auront lieu entre les différents candidats dans le cadre de notre campagne interne. Sans artifice ni zig-zag, j’espère qu’ils permettront d’aller au fond des choses.

Sur cette base et loin des pressions médiatico-sondagières ou de la dérive people, chaque militant(e) se déterminera en conscience, au nom de l’idée qu’il (elle) se fait de la gauche, de ses valeurs et de son action. Il - ou elle - aura aussi à se demander qui d’entre nous, sollicitant son suffrage, s’attache vraiment dire ce qu’il fera et ce qu’il ne fera pas.

"Faire de la politique avec un grand P pour changer de contenu et de méthode"

A l’échelon local, les amis qui m’accompagnent et ceux de ta sensibilité échangent, agissent, s’opposent et proposent souvent ensemble. Depuis 2002, dans le parti ou dans les mobilisations sociales, nous nous sommes retrouvés dans des causes communes : je pense notamment à notre refus fondamental de la dérive libérale de l’Europe et à notre volonté de faire barrage aux méfaits de la mondialisation financière. Comme les institutions et la démocratie, ces deux enjeux seront au cœur de l’élection de 2007. Pour leur donner un débouché politique, il faudra des convictions solides, et non des positionnements de circonstance ou quelques propos à l’emporte pièces, sur fond d’apologie du blairisme et de mondialisation
« heureuse ». Comment par exemple, se faire le chantre d’une Europe plus démocratique et sociale, après avoir expliqué à la veille du 29 mai 2005 que si les Français votaient NON, il faudrait privatiser les cantines scolaires de telle ou telle Région. Pas sincère. Est-ce crédible ? Je souhaite, moi, que nous fassions réellement de la politique avec un grand P pour changer de contenu et de méthode, à la lumière de notre expérience, dont il faut reconnaître objectivement les réussites et les échecs. C’est cela la vraie rénovation. Vous pouvez compter sur moi pour tenir des engagements qui, si souvent, nous ont rassemblés et nous rassemblent.

Le blog de RENOVER DANS LA FIDELITE

Le blog de Laurent Fabius.

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

07:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

18.08.2006

Laurent Fabius : Dans le Var des bloggeurs soutiennent sa candidature

Animé par des camarades du Var (Viviane Surjus et Serge Rossi), ce blog de soutien à la candidature de Laurent Fabius vous présentera l'action de Laurent, et des points d'actualités socialistes. Le Rassemblement à Gauche (RAG) est ainsi présent sur internet dans de plus en plus de départements. N'hésitez pas à visiter ce site qui sera mis à jour pendant l'université d'été de la Rochelle...
Pour lire la suite cliquez ici

Rassembler à Gauche 34. Lovely34.

08:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Laurent FABIUS 2007 : Vous aussi, SOUTENEZ sa candidature ! (1)



Comme René Revol, membre du CN, conseiller municipal PS 34 Hérault, et de nombreux militants, apportez vous aussi dès à présent votre soutien à la candidature de Laurent Fabius. (Publication de notre comité de soutien 34 en septembre).

Le débat au sein du Parti socialiste fait de plus en plus apparaître les différences entre la ligne clairement à gauche défendue par Laurent Fabius et une ligne moins ferme, plus "blairiste", proposée par d’autres. De nombreux militants qui se reconnaissent dans la démarche de Laurent Fabius lui apportent publiquement leur soutien.

OUI, LA GAUCHE PEUT ENCORE BATTRE LA DROITE EN 2007 ! Soyons, soyez socialistes !
Pour signer cet appel, renvoyez le formulaire ci-dessous par mail au Comité de soutien parisien à la candidature de Laurent FABIUS à [email protected] :

OUI, Je soutiens la candidature de Laurent Fabius pour l’investiture à l’élection présidentielle de 2007 et je rejoins la liste des signataires. OUI, J’accepte que mon nom soit éventuellement publié.

NOM :..................... Prénom :.......................................................... Section :........................................................... Responsabilités au PS :............................................... Mandats électoraux :............................................... Adresse :.......................................................... E-mail :............................................................. Téléphone:......................................................

[email protected]

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

07:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

16.08.2006

Arnaud Montebourg : Ciel ma Ségolène !

Arnaud Montebourg, notre éléphant précoce et préféré, nous joue sa version de Feydeau : Ciel ma Ségolène !
"Les cocu(e)s malgré eux" ne seront évidemment pas heureux de ces réjouissances. Et si il fallait encore enfoncer le clou et les épines pour les non comprenants : C'est Madame Royal qui mène le bal et décide ou non de s'inviter à la petite fête "pétales de rose bleu pâle" donnée dans le fief de notre jeune camarade Arnaud.

Aussi, après avoir bu le calice jusqu'à la lie : avant que d'embaumer la naphtaline, sortez vite de vos placards ! Camarades, n'attendez pas 2012 ! ! !

Sans doute m'estimerez-vous injuste. Mais passé le "caquetage médiatique", disons juste que : Qui aime bien châtie bien.


(info 13 h00 France Inter du 16.08.06).

Rénover fidèlement : un zeste de fraîcheur dans l'eau tiède du ségolisme.
RENOVER DANS LA FIDELITE

Notes sur le même sujet :

1 Rénover dans la fidélité : un blog de militants d'Arnaud Montebourg qui soutiennent Laurent Fabius
2 Arnaud Montebourg : Un éléphant avant l'heure rejoint le "club des zigzagueurs".
3 Arnaud Montebourg : "Pourquoi je me suis abstenu ? "

Rassembler à Gauche 34. Lolo34

17:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : un référendum sur les institutions dès septembre 2007 s'il est élu

PICHERANDE (AFP) - Laurent Fabius, candidat à l'investiture socialiste pour 2007, a annoncé vendredi à Picherande (Puy-de-Dôme) que s'il était élu président de la République, il organiserait un référendum dès septembre 2007 qui porterait notamment sur les institutions.

Ce référendum portera sur "le droit de vote des étrangers installés sur notre sol aux élections locales, le renforcement du rôle de l'Assemblée nationale, les éléments constitutionnels de la réforme de la justice", a dit M. Fabius.

Il portera également sur "la responsabilité pénale du chef de l'Etat et la parité introduite au sein du gouvernement", a poursuivi devant des journalistes l'ancien Premier ministre, qui était invité au lac Chauvet, sur la commune de Picherande, par ses amis socialistes du Puy-de-Dôme.

"Ce référendum doit être fait sans tarder pour aboutir à une extension, à une rénovation de la démocratie et à une vraie démocratie parlementaire", a-t-il affirmé.

M. Fabius a réaffirmé la nécessité de la tenue de trois débats entre les candidats socialistes à l'investiture, avant le vote des militants en novembre. Ils devraient porter sur les questions économiques et sociales, de société et d'environnement, et de politique étrangère, a-t-il précisé. Il a également souhaité un quatrième débat, avant un éventuel second tour.

"Même si tous les candidats sont socialistes, ils ont des approches différentes sur certains points", a souligné Laurent Fabius. "Pour moi, le gouvernement, c'est un gouvernement de rassemblement de la gauche. D'autres de mes camarades ont peut-être une idée différente, et je le pressens".

"On ne peut pas pour une élection aussi importante que l'élection présidentielle se contenter de l'apparence, de l'écume des choses", a-t-il estimé.

"Au-delà de l'écume, les Français ne sont pas intéressés par la +pipolisation+ de ceux-ci ou de ceux-là", a-t-il dit : "Ils veulent savoir quel est le projet, est-ce qu'il y aura un pilote dans l'avion et quel sera le chemin de l'avion".

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

11:00 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Un blog creusois pour soutenir Laurent Fabius

C'est au tour de nos camarades Creusois de se mobiliser pour soutenir Laurent Fabius sur internet.Blog tout beau tout neuf, le blog du comité de soutien (23) à Laurent Fabius, est prêt à recevoir vos commentaires, vos encouragements.En augmentation, le nombre de blogs de soutien à Laurent Fabius, alimentés régulièrement et avec passion par les camarades, sillonera bientot toute la France. A paraitre prochainenement, des interviews avec des élus de terrain qui soutiennent Laurent Fabius...
Pour lire la suite cliquez ici

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

10:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

14.08.2006

Laurent Fabius soutenu par Rénover dans la fidélité : Le blog des militants socialistes de "Rénover Maintenant"

La rénovation, c’est d’abord la fidélité à nos convictions
Nous, militants de Rénover Maintenant, condamnons avec fermeté le refus de la direction du Parti socialiste et de son Premier secrétaire de permettre l’expression de la sensibilité rénovatrice en empêchant Arnaud Montebourg de se présenter comme candidat à l’investiture de notre parti pour l’élection présidentielle. Cette manœuvre d’appareil nous contraint donc à prendre position pour un autre candidat dans le cadre de la campagne de désignation.

1) Nous avons toujours considéré que la victoire de la gauche lors des élections présidentielles et législatives a pour condition le rassemblement de l’ensemble des forces de gauche. A l’évidence, cela suppose la désignation d’un candidat socialiste qui a porté l’aspiration majoritaire de l’électorat de gauche lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen. A l’inverse, une candidature d’inspiration blairiste rendrait impossible le rassemblement de la gauche et ouvrirait mécaniquement la voie à une alliance avec le centre.

2) La crise politique que nous traversons, scandée notamment par le 21 avril 2002 et le 29 mai 2005, marque le divorce des couches populaires avec la représentation politique. Réconcilier le peuple avec la gauche, et le Parti socialiste en particulier, exige des mesures économiques et sociales volontaristes. C’est en renouant avec sa volonté de transformation sociale que le PS remplira les conditions de la victoire.

3) Enfin, les événements récents tels que l’affaire Clearstream confirment notre analyse sur le nécessaire passage à la 6e République, authentiquement parlementaire. A partir de ces 3 orientations, qui ont toujours été celles de Rénover Maintenant, et après lecture attentive des prises de positions des différents candidats à la candidature, nous appelons l’ensemble des camarades à : maintenir et développer le courant Rénover Maintenant dans son autonomie ; la vie de notre sensibilité et notre engagement aux côtés d’Arnaud Montebourg ne s’arrêtent pas l’échéance présidentielle de 2007 ;
· voter et faire voter en faveur de Laurent Fabius, seul candidat à répondre aux exigences politiques de fond portées par notre courant depuis sa création. C’est cette position que nous défendrons lors de notre université d’été de Fouras. C’est cette position que nous souhaitons voir adoptée par la majorité des militants qui s’y retrouveront. C’est cette position que nous attendons des principaux responsables de notre sensibilité.

Si tu partages les analyses développées dans cet appel, nous t’invitons à le signer et à le faire signer par de nombreux camarades.

nathan lalbiges.

Une autre voie

Ainsi donc, la direction nationale de Rénover maintenant, le courant auquel j’appartiens, a décidé de soutenir Ségolène Royal, pour « peser sur la ligne » dixit Thierry Mandon, notre porte-parole national. Pour ma part, je ne me satisfais pas de cette inflexion. Et je propose d’explorer ensemble une autre possibilité : le soutien à Laurent Fabius.

Nos textes fondateurs motivent et éclairent ce choix. Dès ses débuts, Rénover Maintenant s’est engagé dans la voie de la transformation sociale. Nous savon tous, au regard de la situation de ce pays et des enjeux qui sont posés à tous les socialistes, que « recoudre la France » ne suffit pas. Notre combat pour la 6e République, notre opposition au Traité constitutionnel européen (TCE), notre exigence sur les questions économiques et sociales – réitérés encore dernièrement lors des discussions sur le projet, après avoir été développés tout au long de nos travaux théoriques – s’inscrivent dans un processus de transformation sociale.

A ce jour, le seul candidat à avoir donné de réels gages politiques et programmatiques dans ce sens s’appelle Laurent Fabius. Ce dernier, par ailleurs, est le seul des candidats à la candidature, depuis qu’Arnaud a été contraint au retrait par une manœuvre d’appareil, à avoir soutenu de manière claire le « non » au référendum sur le TCE. Ce n’est pas anecdotique, tant nous aurons besoin de l’ensemble de nos partenaires (qui ont, dans leur majorité, refusé le dit traité) pour gagner au 2e tour. La candidature de Laurent Fabius est donc celle du rassemblement de la gauche contre les tentations d’alliance au centre. Certes, on me répondra que Fabius ne représente rien, que les sondages le donnent perdant. Nous avons trop d’expérience, nous connaissons trop notre histoire récente, pour savoir qu’il ne faut pas se laisser aveugler par les études d’opinion. Lorsque l’on me parle chiffres de cette nature, je pense toujours à Jospin en 2001 ou à Rocard en 1980. Et puis, la politique c’est d’abord une construction politique. La construction politique que nous avons toujours défendue repose sur des bases claires : la transformation sociale plutôt que l’accompagnement, la solidarité (active et responsabilisante) plutôt que la charité (qui infantilise et ne résout rien), un ancrage à gauche ferme et clair. Là encore, seul Laurent Fabius, au regard de ses prises de positions depuis plus de deux ans, nous donne les garanties nécessaires.

En fonction de quoi, je propose et mets en débat, en demandant que nous tranchions à Fouras par un vote militant, cette orientation politique.

Amitiés socialistes et rénovatrices

Nathanaël Uhl, membre de bureau RM 75

RENOVER DANS LA FIDELITE

Notes sur le même sujet :

1 Rénover dans la fidélité : un blog de militants d'Arnaud Montebourg qui soutiennent Laurent Fabius
2 Arnaud Montebourg : Un éléphant avant l'heure rejoint le "club des zigzagueurs".
3 Arnaud Montebourg : "Pourquoi je me suis abstenu ? "

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

08:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Renover dans la fidélité : un blog de militants d'Arnaud Montebourg qui soutiennent Laurent Fabius

C'est officiel : des militants du courant rénover maintenant ont choisi, suite au ralliement d'Arnaud Montebourg à Ségolène Royal, de rejoindre et de soutenir Laurent Fabius. Pour expliquer ce choix, il ont créé un blog de libre débat. Ce blog s'apelle Rénover dans la fidélité.Rénover dans la fidélité : un titre militant s'il en est. Un titre qui veut expliquer le choix que font des militants pour qui l'engagement politique et les valeurs priment plus que les ralliements de dernière minute et les discours creux ou seul l'intérêt de certains ne sonne pas vide.
Ce blog a pour vocation de rassembler les militantes et les militants de Rénover maintenant, courant du Parti socialiste, qui refusent de voir leurs idées bradées pour une alliance opportuniste avec Ségolène Royal.
A voir à visiter


URGENCE LIBAN !

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

07:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

31.07.2006

Choix du candidat PS: les fabiusiens craignent "une fraude massive"

PARIS (AFP) - Claude Bartolone, chef de la campagne de Laurent Fabius pour l'investiture socialiste en vue de l'élection présidentielle, a mis en garde lundi contre "une fraude massive" lors du vote de désignation du candidat par les militants au mois de novembre.

Le secrétaire national et député de Seine-Saint-Denis a adressé une lettre, qu'il a rendue publique, au premier secrétaire François Hollande pour protester contre le fait que les nouveaux adhérents ne seraient pas tenus de se présenter devant leur section pour pouvoir voter lors de ce scrutin.

Il rappelle que, lors du Conseil national du 11 mars, la direction du PS avait été amenée "à préciser que seraient respectées les règles statutaires d'une présentation indispensable en section des nouveaux adhérents, qui est la seule garantie d'un minimum de transparence du corps électoral".

Estimant que "la circulaire ne valide aucune des exigences nécessaires à cet effet", M. Bartolone demande à M. Hollande "de rapporter immédiatement cette circulaire et de tenir (son) engagement", laissant entendre qu'à défaut, il pourrait se tourner vers les tribunaux.

Affirmant que ce texte a été adressé aux fédérations "sans aucune consultation préalable", le responsable socialiste écrit qu'il "ne vise à rien d'autre qu'à habiller de rigueur la préparation possible d'une fraude massive".

De son côté, Laurent Fabius s'est refusé à commenter le soutien d'Arnaud Montebourg à Ségolène Royal. "Cela n'appelle pas à un commentaire particulier. Le choix des socialistes se fera sur des bases politiques et non sur des invocations de Sainte IFOP ou Sainte Sofres", a-t-il expliqué .

Il a appelé à l'organisation à la rentrée de débats entre les candidats à la candidature socialiste "qui auront statutairement déposé leur candidature". "Ces débats sur les choix politiques de chacun des candidats passionneront les Français qui verront un grand parti choisir sur un programme politique", a estimé Laurent Fabius.

"Pour ma part, je pense que nous avons une grande chance de battre la droite par le choix clair d'une politique de gauche, pouvant réunir toute la gauche au deuxième tour", a-t-il précisé.

Par ailleurs, Laurent Fabius, a apporté lundi à Perpignan son soutien à la proposition du Dr Patrick Pelloux d'une limitation à 5% de la fermeture de lits hospitaliers l'été.

24 juillet 2006.


Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

09:55 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

28.07.2006

Avant la trêve estivale

Message de René REVOL, CN du PS, animateur de Rassembler à Gauche 34 et de PRS 34,

Cher(e)s ami(e)s et camarades,

Ce mois de juillet écrasé par la chaleur n'a pas empêché les mauvais coups des réactionnaires en France comme à l'étranger. De Sarkozy qui récuse les 2/3 des sans papiers à l'incompréhensible acharnement militaire israélien contre le peuple libanais sous prétexte de se défendre des attaques tout aussi injustifiées du hezbollah...Lorsque vous êtes présents, participez à toutes les mobilisations.

Nous vous invitons à vous préparer à une rentrée active et militante.
A l'échelle internationale notre action pour une Europe plus politique et sociale et plus indépendante prendra notamment la forme d'une campagne internationale pour une Constituante Européenne, comme l'ont lançé ensemble Oscar Lafontaine et jean-Luc Mélenchon. * Lire la déclaration commune Lafontaine Mélenchon

En France, cette rentrée appelera une action résolue pour que se réalise l'union de la gauche sur un programme de gauche seul moyen de balayer la droite et l'extrême droite. Cela signifie notamment que face à la dictature médiatique nous promouvons et défendons la seule candidature interne au PS susceptible de rassembler la gauche car fidèle aux mouvements sociaux et électoraux de ces deux dernières années, la candidature de Laurent Fabius. Nous faisons appel à la raison et aux convictions des militants, et non aux opérations de séductions superficielles pour mieux faire passer l'alignement sur le blairisme.

Aussi en tant que membre du Conseil national du PS j'ai accepté d'être parmi ceux qui parrainent cette candidature. Je vous appele toutes et tous à signer en ligne , sans attendre, la pétition de soutien à la candidature de laurent Fabius. Vous trouverez cette pétition sur le blog rag34. N'attendons pas l'opinion des médias et comme en 2005 pour le TCE (Traité de Constitution Européenne) exprimons publiquement nos convictions.

Le blog RAG34 fonctionne tout l'été et reste un lien précieux avec l'actualité militante. Et je tiens ici en votre nom à tous à féliciter les animateurs bénévoles de ce blog, les fameux lolo's 34, qui font un travail remarquable.

Enfin je vous rappelle que ceux d'entre vous qui sont présents sur la région le 1er août que comme chaque année depuis sa disparition en 2000, nous honorerons la mémoire du remarquable militant Maurice VIOLS, le 1er Août à 10h au Cimetière de Palavas-les-Flots.

Grabels, le 26 juillet

René REVOL

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Rassembler à Gauche 34. Lolo34, Les lolo's 34.

10:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

05.07.2006

Laurent FABIUS : SOUTENEZ vous aussi sa candidature !



Comme René Revol, membre du CN, conseiller municipal PS 34 Hérault, et de nombreux militants, apportez vous aussi dès à présent votre soutien à la candidature de Laurent Fabius. (Publication de notre comité de soutien 34 en septembre).

Le débat au sein du Parti socialiste fait de plus en plus apparaître les différences entre la ligne clairement à gauche défendue par Laurent Fabius et une ligne moins ferme, plus "blairiste", proposée par d’autres. De nombreux militants qui se reconnaissent dans la démarche de Laurent Fabius lui apportent publiquement leur soutien.

OUI, LA GAUCHE PEUT ENCORE BATTRE LA DROITE EN 2007 ! Soyons, soyez socialistes !
Pour signer cet appel, renvoyez le formulaire ci-dessous par mail au Comité de soutien parisien à la candidature de Laurent FABIUS à [email protected] :

OUI, Je soutiens la candidature de Laurent Fabius pour l’investiture à l’élection présidentielle de 2007 et je rejoins la liste des signataires. OUI, J’accepte que mon nom soit éventuellement publié.

NOM :..................... Prénom :.......................................................... Section :........................................................... Responsabilités au PS :............................................... Mandats électoraux :............................................... Adresse :.......................................................... E-mail :............................................................. Téléphone:......................................................

[email protected]

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

13:05 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

18.05.2006

Parce que la France n’est pas un confetti, comme de nombreux militants, apportez votre soutien à la candidature de Laurent Fabius

medium_final.6.jpgLe débat au sein du Parti socialiste fait de plus en plus apparaître les différences entre la ligne clairement à gauche défendue par Laurent Fabius et une ligne moins ferme, plus "blairiste", proposée par d’autres. De nombreux militants qui se reconnaissent dans la démarche de Laurent Fabius lui apportent publiquement leur soutien.

Si vous souhaitez vous aussi apporter votre soutien à la candidature de Laurent Fabius, merci de laisser un message sur le forum associé à cet article, en cliquant sur :

FORUM DE SOUTIEN

Parce que la France n’est pas un confetti...

C’est parce que la France doit continuer à incarner un espoir social pour l’immense majorité des hommes et des femmes d’Europe que j’ai voté "non", comme vous, Monsieur le Premier Ministre, le 29 mai 2005.

C’est parce que vous avez pu observer au plus près la dérive euro-libérale grâce aux hautes fonctions que vous avez occupées, il y a peu encore, que vous avez pris conscience que des millions de Français finiraient par ne plus supporter un tel nivellement de leur niveau de vie et la dégradation continue de leurs emplois.

Ainsi, un premier succès populaire, auquel vous devez être associé, a été atteint le 29 mai grâce à la décision du peuple français de rejeter le Traité de Constitution Européenne préparé par les intérêts libéraux. Les insultes et attaques personnelles dont vous fûtes la victime tout au long de la campagne référendaire vous honorent dans votre parcours bien solitaire d’alors.

A présent, il est temps de vous soutenir à nouveau car vous êtes finalement le seul candidat d’envergure nationale et gouvernementale porteur d’une véritable rupture, bien plus réelle et construite que celles de Monsieur Sarkozy, pour la droite, ou de Madame Royal, au PS. Je forme donc des voeux sincères pour que votre première étape réussie du 29 mai 2005 soit suivie par d’autres, jusqu’à la fonction suprême. Il s’agira d’abord de vous désigner candidat du PS, et nous sommes déjà très nombreux à avoir fait ce choix, je le sais et j’en suis convaincu.

Parce que la France est plus qu’un confetti et que je ne veux pas confier les affaires de mon pays à des dirigeants qui risqueraient de le diminuer encore, je serai à vos cotés pendant la période qui s’ouvre.

Je vous transmets tous mes encouragements,

Fidèlement.

Message de: Laurent B.
Le 2006-05-13 23:38:53

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34 (lio).

19:25 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.01.2006

Laurent FABIUS interviewé le 11 janvier dernier sur Europe 1 par Jean-Pierre Elkabbach:


Volonté, changement et rassemblement de la gauche

11 janvier 2006

Interview de Laurent Fabius sur Europe 1 par Jean-Pierre Elkabbach

Confirmant sa candidature à l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2007, Laurent Fabius a précisé que trois mots guideraient son action : la volonté, le changement et le rassemblement de la gauche.

"Changer la vie vraiment" : voilà quel doit être l’objectif de la gauche pour les prochaines échéances. Le changement est aujourd’hui une urgence.

Laurent Fabius évoqué également la polémique sur le budget et l’augmentation de la dette. Contrairement à ce prétend le gouvernement, la dette a beaucoup plus augmenté sous les gouvernements de droite depuis 20 ans (en moyenne 2,2%) que sous les gouvernements de gauche (1,1%).

Clickez--> ECOUTER L'ENTRETIEN SUR LE SITE DE LAURENT FABIUS

09:40 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

20.01.2006

La volonté trouve toujours son chemin.

Laurent Fabius : la volonté trouve toujours son chemin
( site internet de Laurent Fabius , 4 janvier 2006)


Pour la France, en raison du calendrier politique, 2006 risque d’être en réalité dominé par 2007. Et 2007 se

jouera largement sur la notion de « changement ».La situation économique, sociale, psychologique de

notre pays est en effet malheureusement si préoccupante que la nécessité de changements profonds

crève les yeux. Beaucoup de Français, et pas seulement de gauche, sont fatigués du contexte actuel où on

leur demande de lourds efforts, sans vraie efficacité, ni justice, ni perspective. Il est probable que nos

concitoyens saisiront la prochaine grande échéance démocratique pour exprimer leur volonté

d’alternance.A partir de ce constat de bon sens, on peut toutefois tirer des conclusions opposées. Le chef

de l’UMP martèle, lui, l’idée qu’il incarnerait le changement, alors que la gauche exprimerait, à ses yeux,

l’immobilisme. Je pense exactement l’inverse.


N. Sarkozy, porteur de changement ? Certainement pas, si « changer » signifie avancer et construire. Son

vrai projet est de nature libéro-communautariste, contraire à notre tradition et à l’intérêt général. Le n°2 du

gouvernement est aux affaires depuis désormais assez longtemps pour qu’on puisse le juger sur ses

résultats. A Bercy, sa gestion des finances publiques a été médiocre et sa politique industrielle faible. Au

ministère de l’Intérieur, son bilan en matière de sécurité publique - au-delà de la propagande - est mince.

Sa démarche envers les collectivités locales est calamiteuse. Quant à ses provocations et divisions à

répétition, le cinéaste Luc Besson a évoqué en une formule cinglante le comportement de « Karcher 1er ».

Il est exact que l’activisme n’a jamais remplacé l’action.

A partir de là, la gauche devrait être portée par une lame de fond. Ce n’est pas (encore ?) le cas. Il nous

reste en effet plusieurs conditions à réunir.

D’abord - et ce n’est injurieux pour personne de le souligner - il existe un problème incontestable de

leadership. Celui-ci n’émergera qu’avec la désignation du candidat socialiste. C’est pourquoi on doit

souhaiter qu’elle ne soit pas trop tardive. Ensuite, il nous faut dresser un tableau véridique de la situation

du pays. L’emploi salarié ne repart pas. L’endettement français est massif et, surtout, il continue de

s’accroître. Le commerce extérieur plonge. La cohésion sociale et l’éducation sont en panne. Les retraites

et l’assurance maladie ne sont pas financées. Ce qui n’empêche nullement MM. de Villepin et Sarkozy d’

étaler leurs mérites supposés par médias interposés ! La réalité, c’est que en matière de recherche

scientifique, clé de l’avenir, rien de nouveau n’est engagé par eux, ou trop peu. Rien de concret pour

relancer la dynamique européenne. Rien concernant la stratégie indispensable pour relever le colossal

défi chinois, celui de la mondialisation. A la gauche de dire la vérité, sans complaisance, et d’assortir son

diagnostic d’une détermination farouche. Nous possédons de puissants atouts. Ni la France ni l’Europe ne

sont condamnées. J’ai souvent parlé de la nécessité d’un grand dessein. Notre pays doit oser.

Le projet de la gauche, c’est notamment de permettre à la fois de progresser et de protéger. Un emploi,

une formation, un logement : voilà un message de progrès, simple, concret, accessible, que souhaitent les

Français. Nos concitoyens demandent aussi aux dirigeants politiques de faire respecter quatre sécurités

majeures : la sécurité physique (présence de la police de proximité et lutte contre le terrorisme), la

sécurité sanitaire et sociale (confiée davantage aux partenaires sociaux), la sécurité professionnelle

(formation systématique et reclassement plutôt que licenciement et précarité), la sécurité

environnementale (la France doit prendre la tête d’une démarche de social-écologie). Pierre Mendès

France soulignait avec raison que, face à l’argent fort, il fallait un Etat fort. Nous devons réhabiliter cet Etat

fort - ce qui ne veut pas dire bureaucratique -, refonder notre démocratie (réforme des institutions, service

civique obligatoire, décentralisation audacieuse) et pratiquer une laïcité républicaine sans faiblesse.

Sur ces bases-là, 2006 doit commencer à montrer qu’on peut rassembler la gauche, les verts et tous ceux

qui souhaitent le changement pour faire redémarrer la France. La leçon d’Avril 2002 ne doit pas être

oubliée : ou bien les responsables de gauche font le nécessaire pour opérer le rassemblement ; ou bien

ils préfèrent les poisons de la division, et ils en subiront les conséquences : le drame, c’est que la France

alors aussi ! Comme des millions de Français, je refuse cette fausse fatalité. J’agirai avec détermination

pour le rassemblement.

Ces jours-ci, que d’admirateurs de F. Mitterrand ! Combien de fois m’a-t-il confié avec le sourire : « vous

verrez qu’après m’avoir attaqué avec violence ils voudront m’étouffer sous leurs compliments ». Nous y

sommes ! Et bien, inspirons-nous du meilleur de son enseignement : la volonté trouve toujours son chemin

05:50 Publié dans 004 Laurent FABIUS 2008 | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note