17.03.2008

Laurent FABIUS : Le gouvernement doit corriger sa trajectoire

Laurent Fabius a demandé dimanche sur TF1 au gouvernement de "corriger la trajectoire" de sa politique, après la défaite "extrêmement lourde" de la droite aux élections locales qui présente selon lui une dimension "nationale".

"Il y a une défaite très forte du côté de la droite", a-t-il estimé.

"Il y a une dimension nationale" à ces résultats, selon l’ex-président de l’Assemblée nationale.

"Cette dimension nationale, on ne peut pas nier que cela soit de la part des Français et des Françaises une critique extrêmement vigoureuse contre la politique qui est menée", a encore ajouté M. Fabius.

"Si le gouvernement est lucide, il faut qu’il réoriente sa politique", selon l’ex-ministre de l’Economie qui craint "un divorce" entre les électeurs et les gouvernants.

"Nous vous demandons de corriger la trajectoire", a-t-il lancé aux ministres présents sur le plateau, Rachida Dati (Justice) et Xavier Bertrand (Travail).

16 mars 2008

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14.03.2008

Laurent FABIUS : Le gouvernement a prévu un tour de vis après les municipales !

Sur Europe 1, Laurent Fabius maintient que le gouvernement prépare un tour de vis supplémentaire pour l’après-municipales avec de possibles hausses de la CSG, de la TVA ou des diminutions de crédits. Vous pouvez réécouter l’interview.

"Il y a bel et bien en préparation un tour de vis supplémentaire", a déclaré l’ancien Premier ministre socialiste mercredi sur Europe 1.

Laurent Fabius a estimé que ce tour de vis ne serait "pas annoncé comme un plan de rigueur et qu’il n’y aurait pas "une grande publicité avec marqué ’plan de rigueur’". "Mais on risque demain d’avoir soit une augmentation de la CSG, soit de la CRDS, soit de la TVA et des amputations de crédits", a-t-il dit.

Mardi, François Fillon a démenti tout plan de rigueur, affirmant que le budget 2008 voté par le Parlement serait mis en oeuvre" avec éventuellement des ajustements sur les dépenses. "Tout ça est faux. Ce n’est pas digne d’un homme d’Etat que de mentir avec cette constance-là", a-t-il dit à propos des augures alarmistes de Laurent Fabius. Des responsables de la majorité ont démenti en particulier tout projet de hausse de la TVA.

Laurent Fabius, citant une dépêche d’agence de l’époque, a répliqué que le Premier ministre n’avait pas écarté le 12 juin 2007 une hausse de la TVA à compter de 2009 pour financer la protection sociale. "On a oublié, tout ça, moi je n’ai pas oublié", a-t-il lancé, expliquant que le gouvernement n’avait pas pu mettre en application ce qu’il avait préparé en raison du second tour des élections législatives. "La mesure était dans les cartons et monsieur Fillon lui-même l’avait évoquée. C’est grâce au vote qu’on l’a évitée."

Laurent Fabius a réaffirmé que le projet de budget de reposait pas sur la réalité, à commencer par le taux de croissance envisagé de 2,25% pour 2008. "Si on arrive à, péniblement, 1,7% !", a-t-il lancé.

5 mars 2008

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04.03.2008

François Léotard : "Depuis que tu es à l’Elysée je suis inquiet"

EXTRAITS

Au cours de leur vie politique, les deux hommes se sont croisés et appréciés. Mais aujourd’hui François Léotard*, qui publie chez Grasset un texte au titre sans équivoque "Ca va mal finir", dresse un réquisitoire impitoyable sur l’action du Chef de l’Etat.

Ca a débuté comme ça. Une élection, une fête, du Champagne. Et du chiffre d'affaires au mètre carré. C'était pétillant. Je n'allais pas bouder mon plaisir puisque j'avais voté pour lui. [...] Naturellement mon cote gaulliste avait quelques regrets. La France prenait des allures de grande surface, et parmi les candidats mon produit était en tête de gondole. La publicité et les promesses s'accompagnaient l'une l'autre comme deux petites voleuses qui font les sacs à main. Ensemble tout était possible. J'étais heureux qu'on soit ensemble. C'est étonnant comme on aime à croire ce qui n'est pas croyable.
Il a fallu plusieurs mois pour entendre parler de faillite. L'homme de Matignon, Mon le velouté, s'était laissé aller. Faillite ! C'est un mot que l'on aurait aimé entendre au mois de mars, avant l'élection... Au moment des giboulées. On s'y serait fait. Moi, je pensais à Churchill : "Je n'ai à vous offrir que de la sueur, des larmes et du sang." Et Londres bombardée tous les soirs. Nous, on allait très bien. Merci. La dette faisait à peu près l'équivalent du budget de l'Education nationale. Les intérêts seulement ! Pas le capital. Je me disais : ça va être bien. On pourra faire deux fois plus de lycées... Il suffira de rembourser ce que nous devons, de revenir à l'équilibre et le tour sera joué ! D'autres le font autour de nous. C'aurait été une promesse de grande qualité. Un millésime rare au rayon de l'œnologie politique. J'avais oublié que la dette, c'est comme la morphine : du bonheur immédiat ! On a donc choisi la béatitude. [...] Dès le lendemain on ne fut pas déçu : la retraite monastique bercée par le clair de lune sur un scénario de Fitzgerald, le clapotis des flots au large de Malte, puis aussitôt après le déferlement des milliardaires, la chasse aux nigauds baptisée modestement "ouverture", les infirmières bulgares, le drapeau tricolore relooké par Prada, les intermittences du cœur sous les ombrages de la Lanterne, un gouvernement tétanisé par les engueulades, les escapades à Saint-Tropez, enfin les bien-aimés du pouvoir, le gratin du Bottin mondial : Chavez, El-Assad, Kadhafi, Poutine... les cancres du passage en terminale de la démocratie. Je commençais, petit à petit, à bouffer mon bulletin de vote. [...] Sarkozy, c'est Glenn Gould en moins délicat. Il joue avec les mots sur son piano. Un artiste. Comme l'interprète canadien, il accompagne ses partitions de soupirs, de mouvements du visage qui donnent à la pièce jouée la permanente allure d'un chef-d'œuvre. Mais ce n'est pas du Bach.
Prenons l'exemple de ses rapports avec la police. Ils ont séduit une droite qui ne plaisante pas avec ces choses-là, ils ont alimenté ses nombreux discours, et sans doute, comme pour tous les enfants, marqué son parcours. Voilà une institution qu'il aime. Il s'y plaît. [...] Sarkozy ne parle pas de la police. Il est la police. Il est l'ordre. L'ordre seulement, mais l'ordre complètement. Sa doctrine est faite : les loubards des banlieues n'ont pas de problèmes sociaux, ni de logement, ni de culture, ni d'emploi. Les pédophiles n'entrent pas dans la catégorie de l'acquis mais dans celle de l'inné, les récidivistes que la prison a largement amochés doivent y retourner le plus vite possible. Ils ont été jugés ? Aucune importance. Pour le même délit, déjà purgé, on va inventer 'un suivi' en milieu fermé, c'est-à-dire une deuxième prison qui s'ajoute à la première, mais sans jugement. A quoi bon ? C'est l'Etat qui doit décider, c'est-à-dire l'exécutif, c'est-à dire la police. Il semble que notre président n'ait lu ni Tocqueville, ni Montesquieu, ni Benjamin Constant, il semble que la séparation des pouvoirs lui soit une énigme. Si l'on rend la justice Place-Beauvau, ce sera plus rapide. Et surtout plus près de l'Elysée. [...] On se souvient qu'il répétait volontiers qu'on ne faisait appel à lui que dans les moments désespérés. Alors il arrivait, soulevait le RPR et l'exaltait en quelques jours, redressait le budget de la nation, rendait à la police la confiance qui lui manquait. [...]
C'est vrai, on aurait dû se méfier. Dans le monde sauvage des animaux politiques, il ne faut pas être sur le passage d'un prédateur. Je le sais, j'ai traversé imprudemment la savane. Chirac était un carnassier débonnaire. Avec lui, on était mort, mais c'était sans rancune. Chacune de ses victimes, antilope déchiquetée et consentante, devenait digne d'une amitié nouvelle définitivement inoffensive. Avec Sarko, c'était différent. Le fauve avait - si l'on peut dire - une mémoire d'éléphant. Un jour, me parlant justement de Chirac, il m'avait dit : "François, n'oublie jamais ceci : je suis fidèle à mes ennemis." J'en ai encore froid dans le dos. L'ouverture n'a rien changé à cela. Elle donne à la victime un côté comestible qui la fait s'aplatir avec une docilité déconcertante. La douceur de Jack Lang dans ses approches concentriques du pouvoir fait penser aux roucoulements des pigeons qui ne voient pas, dans la casserole, les olives dont ils seront bientôt entourés. [...] Et je crains que la belle histoire qui nous est racontée du haut de l'Elysée ne se termine mal. Parfois je ne peux empêcher un certain malaise de venir en moi. J'essaie de le chasser et il revient. Je prends un livre et ça revient de plus belle. [...] Depuis que tu es à l'Elysée je suis inquiet. Qu'est-ce qui t'a pris exactement ? Je lis dans un journal que désormais la police française arrête des enfants... J'ai suivi avec consternation le morceau de Grand-Guignol qui t'a mis dans les bras de Kadhafi... J'apprends que tu as une «plume» qui te fait dire des bêtises... Il paraît que tu n'écoutes plus ceux qui t'entourent... Tu aurais même traité mon ami Martinon d"'imbécile"... Et ce pauvre Mon avec ses beaux yeux de labrador... C'est pas bien tout ça, Nicolas. Je te le dis parce que nous avons grandi ensemble. [...] Et puis ces histoires d'ADN pour le regroupement familial, ce n'est pas toi ! Tu t'es fait déborder par quelques malades de l'UMP Des frénétiques... [...]
Tu as eu raison de citer Guy Môquet. Cette jeunesse-là, intacte et fervente, qui s'abat d'un seul coup, laissant derrière elle le grand silence du courage, cette jeunesse-là, elle est belle et sans doute plus belle que la nôtre... J'aurais aimé qu'à côté de Guy Môquet tu cites Aragon, celui de 'l'Affiche rouge'. Parce qu'il parle de Manouchian et que le poème d'Aragon est lové dans l'écriture de la dernière lettre du futur fusillé. Pourquoi dis-je cela ? Parce que ces étrangers "mais nos frères pourtant" ont davantage honoré la France que ces "bons Français" qui tranquillement la salissaient à Vichy. Parce que ce sont souvent des étrangers qui ont aimé notre pays plus que nous ne l'avons fait. Parce qu'ils portaient "des noms difficiles à prononcer", parce qu'ils considéraient que peut-être dans le mot France il y avait un désir de droit et - qui sait - une résistance cachée.

"Ca va mal finir", par François Léotard, Grasset, 138 pages, 10 euros.

* photo : François Léotard, ancien ministre de la Culture et de la Défense

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03.03.2008

Laurent FABIUS : la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

Laurent Fabius au forum de Radio J : Paris s’est engagé à prendre des mesures de rigueur après les municipales

Laurent Fabius a affirmé dimanche que la France s’est engagée auprès de ses partenaires européens à prendre, après les municipales, des mesures pour "combler les trous" budgétaires, qui entraîneront des augmentations d’impôts.

"Le 11 février, il y a eu une réunion au niveau européen des ministres des finances", à laquelle assistait Christine Lagarde, a expliqué M. Fabius au Forum de Radio J.

"Vous savez que la France a été mise en accusation à cause de ses déficits. (...) La tonalité du débat qui a eu lieu c’est +Ecoutez, laissez-nous passer le cap des élections municipales, et ensuite nous prendrons des décisions+", a déclaré M. Fabius."Toute l’Europe attend que le gouvernement prenne une série de décisions qu’on cache aux Français", a ajouté l’ancien Premier ministre.

Les ministres des Finances de la zone euro ont appelé le 11 février la France à respecter son engagement d’équilibrer ses comptes publics d’ici à 2010. La France doit "faire en sorte d’atteindre l’objectif en 2010", avait souligné à Bruxelles le président du forum qui regroupe ces ministres (Eurogroupe), Jean-Claude Juncker.

Par ailleurs, Laurent Fabius a exigé que soit "annulée" la prime de 1,5 million d’euros accordée par l’UIMM à son ancien président Denis Gautier-Sauvagnac. En cas d’impossibilité juridique, il a demandé que le gouvernement dépose "un texte de loi" dans ce sens.

"Ce que je demande (...), c’est que des dispositions soient prises par le MEDEF, par l’IUMM, par l’administration gouvernementale, pour que cette prime absolument absurde qui aurait été donnée" à M. Gautier-Sauvagnac "soit rapportée, que ce soit annulé".

Et "si, juridiquement, ce n’était pas aujourd’hui possible, eh bien que le gouvernement dépose un texte de loi que nous voterons, nous, pour annuler cette disposition". "On ne peut pas dire ’c’est un scandale’ et ne rien faire pour aller contre", a-t-il ajouté, jugeant qu’"il y a quelque chose de pourri dans cette situation invraisemblable".

2 mars 2008


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27.02.2008

Laurent FABIUS : "Pour présider, il faut d’abord se présider soi-même !"



Laurent Fabius était l’invité de la matinale de France Inter.

Ecouter réécouter l'invité d'inter


Laurent Fabius était l’invité de la matinale de France Inter. Vous pouvez réécouter l’interview puis le dialogue avec les auditeurs.

Laurent Fabius a rappelé aujourd’hui que "pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même", alors que l’algarade de Nicolas Sarkozy samedi au Salon de l’agriculture continue de susciter la polémique.

"Au moment de la campagne présidentielle, voyant ce qui se profilait, j’avais dit : pour bien présider la République, il faut d’abord se présider soi-même. Cette phrase malheureusement trouve toute son actualité", a déclaré le député sur France Inter.

"Je trouve ça absolument lamentable. Qu’il y ait une agression verbale à l’égard du président de la République, c’est lamentable, mais ça arrive à beaucoup d’hommes politiques. Simplement, il ne faut pas se situer dans la réponse sur le même plan, sinon on s’abaisse", a-t-il jugé.

Laurent Fabius a également estimé lundi que le Parti socialiste devait « avoir une ligne claire » pour les municipales, récusant l’« opportunisme » en matière d’alliances électorales.

« Nous définissons dans chaque commune - et il y aussi les élections cantonales - des projets qui doivent être de gauche et rassembleurs », a-t-il déclaré sur France Inter.

« Nous appelons à rassembler autour de nous l’ensemble de la gauche, et certains autres s’ils partagent notre sentiment », a-t-il poursuivi.

Alors que des alliances locales avec le MoDem font débat dans les rangs socialistes, M. Fabius a jugé qu’« il y a des conditions qui doivent être mises, sinon ce serait un opportunisme et l’opportunisme ne mène jamais à rien ».

« C’est le Parti socialiste qui doit lui-même avoir une ligne claire et qui ne doit pas être à la remorque des autres », a-t-il insisté.


Vous pouvez réécouter l’interview puis le dialogue avec les auditeurs sur le blog de Laurent FABIUS



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Elections municipales et cantonales : carton jaune à la droite !



Laurent Fabius appelle les électeurs à adresser un carton jaune à la politique du gouvernement Sarkozy-Fillon.

Les élections municipales et cantonales seront l’occasion de se prononcer sur la politique mise en oeuvre et à venir du gouvernement Sarkozy-Fillon. Des mauvais coups ont été portés depuis neuf mois : baisse du pouvoir d’achat des salariés et des retraités, taxes médicales, coupes sombres dans les effectifs de la fonction publique, remise en cause de la laïcité, alignement sur la diplomatie de Bush, refus d’organiser un référendum sur le nouveau traité européen. D’autres décisions négatives sont en préparation : augmentation de la TVA et de la CSG, taxes diverses notamment sur les téléphones mobiles et les abonnements à l’Internet, démantèlement du code du travail et du système de retraites par répartition, etc.

Dans 37 jours, en se rendant aux urnes et en choisissant le bulletin socialiste, les Français auront la possibilité d’adresser un carton jaune à la politique actuelle.

Afin de faciliter le travail de mobilisation sur le terrain, nous mettons en ligne sur le site www.laurent-fabius.net un "carton jaune à la droite". S’ils le souhaitent, les sympathisants, les militants, les candidats peuvent le télécharger et l’utiliser lors du porte à porte, sur les marchés, dans les réunions publiques.

Cliquez ici pour le télécharger en haute définition.


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12.02.2008

Nicolas Sarkozy contre l'espérance républicaine,



par Bariza Khiari et Jean-Pierre Michel

Comme il l'avait fait avec les imams lors des émeutes dans les banlieues en 2005, Nicolas Sarkozy prône la présence des religions dans le champ politique pour pacifier les tensions sociales aggravées par sa politique. Après avoir tenté d'ethniciser la question sociale, il essaie aujourd'hui de la confessionnaliser. En survalorisant l'appartenance religieuse par rapport à l'appartenance à la nation républicaine, il contribue un peu plus chaque jour à communautariser notre société. En hiérarchisant les monothéismes, il instille un ferment de division supplémentaire, comme il l'a déjà fait entre Français et immigrés, ou entre salariés du public et du privé.

En déclarant que, dans l'apprentissage des valeurs, "jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé" et que la morale laïque "risque toujours de s'épuiser", le chef de l'Etat tente de discréditer la laïcité et l'école républicaine, son lieu d'expression historique. Cela revient à affirmer la supériorité de la foi sur la raison. Cette dérive doit être refusée catégoriquement. Foi et raison relèvent de deux domaines distincts. C'est cela l'intuition fondamentale de la laïcité. Les valeurs républicaines transmises par l'instituteur sont la condition du vivre ensemble. Héritée des Lumières, la morale laïque est une étape essentielle dans la construction d'un individu autonome et d'un citoyen libre et éclairé.

Voilà pourquoi le principe de laïcité et la loi de 1905 ne peuvent donner lieu à aucun compromis. La laïcité n'est pas amendable, elle n'a pas à être "ouverte" ou "positive". Les jeux rhétoriques autour du terme de laïcité masquent mal la volonté du président de restaurer une certaine confusion entre Etat et religion.
Les valeurs républicaines restent le remède aux tensions que nous connaissons actuellement. Seul le respect de la loi de 1905 peut constituer une garantie face au mouvement d'atomisation de la société. La laïcité n'est pas une contrainte, mais un instrument essentiel d'émancipation et de libération. Pour justifier ses attaques contre la loi de 1905, Nicolas Sarkozy prend notamment pour prétexte la nécessité de donner aux musulmans de France la possibilité d'exercer dignement leur culte. Quel paradoxe, si l'on se souvient des "moutons égorgés dans la baignoire" et de ses autres dérapages !

Puisque cette question de l'islam est posée, nous devons y répondre avec clarté. Non, il n'y a pas plus ni moins d'incompatibilité entre l'islam et la République laïque qu'entre les autres religions et la République ! Il n'y a pas d'incompatibilité dès lors que la République installe un cadre rigoureux, dès lors qu'elle ne transige pas sur ses principes fondateurs. La loi sur les signes religieux à l'école en constitue le meilleur exemple.

RÉVISION DANGEREUSE ET INUTILE

Les conditions dans lesquelles les musulmans de France peuvent pratiquer leur culte sont trop souvent indignes et doivent indéniablement être améliorées. Mais cet effort ne nécessite pas une révision des principes de 1905, qui serait dangereuse et inutile.

Dangereuse, puisqu'elle signifierait une porte ouverte à divers mouvements obscurantistes ou sectaires. Inutile dans la mesure où la puissance publique dispose d'ores et déjà des moyens politiques et juridiques nécessaires pour donner aux musulmans les mêmes droits qu'aux autres croyants. S'il est souvent difficile de construire une mosquée, ce n'est pas parce que le cadre juridique serait trop restrictif, mais par défaut de volonté politique. Ce sont d'ailleurs souvent les élus de droite qui refusent d'accorder les permis de construire pour les mosquées.

La diversité et l'acceptation de l'islam sont le test de crédibilité de notre République laïque, qui doit pouvoir concilier les termes du triptyque République, laïcité, égalité. La République n'est pas seulement une forme de régime politique. Elle est un ensemble de principes, de valeurs. Elle est surtout un projet. Affirmer que la République a besoin de croyants convaincus, c'est nier la valeur de ce projet.

La République n'a pas besoin de croyants pour exister, elle a besoin de citoyens égaux qui bâtissent ensemble leur avenir. L'espérance n'appartient pas aux seules religions. La République elle-même est la plus grande de nos espérances : espérance dans nos valeurs et notre projet commun, espérance dans la justice sociale, espérance dans un monde meilleur, ici et maintenant.

Bariza Khiari, sénatrice de Paris, membre du bureau national du Parti socialiste
Jean-Pierre Michel, Sénateur (PS) de la Haute-Saône
Lun, 28/01/2008

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11.02.2008

SARKOZY : Sauve qui peut à NEUILLY !

Le désaveu de David Martinon suscite une envolée de critiques

Reuters - Bertrand Delanoë et François Bayrou ont sévèrement commenté lundi les mésaventures du porte-parole de l'Elysée, David Martinon, dans sa course aux municipales à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine).

"Ce n'est pas la France, mais c'est révélateur d'une culture politique, d'une manière de faire de la politique qui me heurte, qui me choque, qui ne correspond pas du tout à mes propres engagements", a déclaré sur LCI le maire socialiste de Paris.

"J'ajoute qu'(au-delà des personnes), Neuilly est une ville qui préfère payer des amendes plutôt que de faire un peu de logement social et le vrai sujet de la campagne à Neuilly n'est pas évoqué", a-t-il ajouté.

Interrogé sur France Inter en direct de Pau (Pyrénées-Atlantiques), où il est candidat aux élections municipales, François Bayrou a évoqué pour sa part un phénomène de cour.

"Vu de Pau, on est un peu abasourdi devant ces rebondissements quotidiens inattendus d'une espèce de feuilleton dont le vrai sujet est la cour : qu'est-ce qui se passe à la cour ?", a déclaré le président du Mouvement démocrate.

"Dans les cercles de pouvoir, qui est le favori, la favorite, qui est disgracié, qui va être promu, qui va être jeté ?", a-t-il ajouté. "Ceci est profondément malsain".

Jean Sarkozy, fils du président de la République, et les dirigeants UMP locaux se sont désolidarisés dimanche du porte-parole de l'Elysée David Martinon, tête de liste UMP pour les municipales à Neuilly-sur-Seine.

Nicolas Sarkozy avait lui-même donné son aval à l'automne à la candidature de David Martinon, dans ce qui fut son fief politique entre 1983 et 2002.

Pour François Bayrou, ce qui se passe à Neuilly "traduit un climat interne d'affrontement".

"Tout ça c'est la présidence de la République, c'est l'Elysée, c'est les plus proches du président de la République et ceux qui jouent un rôle très important dans l'équipe élyséenne", a fait remarquer l'ancien candidat centriste à l'élection présidentielle.

Le secrétaire général de l'UMP, Patrick Devedjian, a confirmé qu'une réunion aurait lieu lundi soir au siège de l'UMP à Neuilly pour tenter de démêler la crise.

"Je crois qu'il y avait notamment des désaccords que la manière de mener campagne, sur la stratégie même de la campagne", a-t-il analysé sur le plateau d'i-Télé.

A la question de savoir si Jean Sarkozy ferait, le cas échéant, un bon maire de Neuilly, Patrick Devedjian a répondu : "Il a beaucoup de talent, il a sans doute hérité des qualités politiques de son père, il est très sympathique, il se débrouille très bien... Il a 22 ans".

Nicolas Sarkozy avait 28 ans lorsqu'il est devenu maire de Neuilly pour la première fois, en 1983.

Elizabeth Pineau

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02.02.2008

Sénatoriales à la sauce héraultaise : Ce qu'en disent les lolo's 34



Vous êtes nombreuses et nombreux à nous interpeller sur le fait que nous ne relations pas le nouvel épisode "bis" et douloureux pour nos consciences des sénatoriales, où Georges FRÊCHE est candidat. Ce qui nous importe dans notre activité militante : Les municipales, pour sortir un carton jaune-rouge à la droite. Nous vous proposons donc quelques articles de presse, Le Monde, Libé, Midi Libre.
Quant à nous, au moment du vote le 31, nous ne pourrons être présents, en raison de nos activités professionnelles, et de notre travail de militant(e)s socialiste de terrain au coeur de la campagne municipale en cours.

Lolo34 (admin du blog) et les lolo's 34 : Lovely34, Ann et Lio.

Mesquida : « Un exclu du PS n'a jamais été investi »

ENTRETIEN : Le député PS Kléber Mesquida est l'un des signataires de la lettre dénonçant la candidature de Frêche aux sénatoriales Les tensions internes au PS héraultais ont-elles un écho à l'Assemblée nationale ? Non, pas encore. François Hollande et tout le bureau national ont été destinataires de notre lettre mais la plupart ne l'ont pas encore lue. En fait, ce qui est commenté ici, c'est l'article de Marianne de lundi, où Frêche évoque aussi sa réintégration, où il dit qu'il apportera 85 % des voix des militants à Ségolène Royal. Est-ce cela la démocratie que...

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Sénatoriales La désignation de Frêche fait tousser Paris

Rue Solferino, on se croyait débarrassé du cas Frêche depuis que, le 27 janvier 2007, les instances nationales du PS avaient voté à l'unanimité son exclusion. Mais c'était sans compter sur le pouvoir que celui-ci exerce sur la fédération socialiste de l'Hérault et, plus particulièrement, sur son conseil fédéral, dont 83 de ses 85 membres l'ont désigné, vendredi dernier, tête de liste pour les...

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Georges Frêche, le retour?
Après avoir projeté de racheter une statue de Lénine pour la dresser Place de la Comédie à Montpellier, le patron de la région Languedoc-Roussillon manifeste un net regain de forme politique. Et envisage de s'installer... en tête de liste pour les sénatoriales de septembre.

L'ancien maire de Montpellier, qui avait traité des harkis de "sous-hommes" et regretté que l'équipe de France de foot soit composée de "neuf Blacks sur onze" alors que "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre", avait été exclu pour deux ans du PS, l'an passé.

Pour contourner l'écueil, il se verrait bien en "tête de liste d'ouverture d'une liste de gauche soutenue par la Fédération PS de l'Hérault", résume un socialiste. Ingénieux...

Reste tout de même à convaincre la direction du parti...

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Soutenu par le PS de l'Hérault, M. Frêche brigue un mandat de sénateur

Un an après en avoir été exclu à la suite de ses déclarations sur la proportion - qu'il jugeait trop élevée - de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, Georges Frêche provoque de nouveaux remous au sein du Parti socialiste. Mercredi 30 janvier, la commission électorale nationale du PS devait entendre le premier secrétaire de la fédération de l'Hérault, dont les instances ont désigné le président du conseil régional de Languedoc-Roussillon pour conduire la liste PS lors des élections sénatoriales de septembre.

Après avoir écouté M. Frêche, invité à prendre la parole devant ses ex-camarades, le conseil fédéral de l'Hérault a avalisé le 25 janvier - par 83 voix pour, deux contre et deux abstentions - la proposition qui lui était faite de confier la conduite de la liste à l'ancien maire de Montpellier, sous l'étiquette "divers gauche".

Cette décision devra être ratifiée par les militants, ce dont ne doute pas Robert Navarro, premier secrétaire fédéral, qui estime que "rien dans les statuts n'interdit de confier la tête de liste à une personnalité qui n'est pas membre du PS". "Georges Frêche, qui peut entraîner beaucoup de grands électeurs derrière lui, est un personnage important dans le département : il demeure aussi l'un des nôtres et mérite une certaine réhabilitation", ajoute M. Navarro qui dénonce "un procès en sorcellerie"...

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23.01.2008

Laurent Fabius : Pourquoi faire taire (un peu) Sarkozy ?



"Avec Sarkozy, les journalistes deviennent des suiveurs"

Laurent Fabius, invité d'arrêt sur images

Pourquoi les hommes politiques s'intéressent-ils au fonctionnement des médias ? Parce qu'ils craignent que ces médias ne les écoutent pas, ou pas assez. C'est peut-être ce qui a poussé Laurent Fabius à lancer sa pétition pour que le temps de parole de Nicolas Sarkozy soit décompté - et limité - par le CSA.

Sa proposition sous le bras, le socialiste s'est prêté au jeu de nos émissions SDF sans vraiment savoir ce qu'était arrêt sur images... avant de s'émerveiller de pouvoir placer « un verbe, un sujet et un complément » dans ses phrases sans se faire rabrouer par un fanatique du chronomètre.

Acte I

Petit exercice impromptu de lecture d'images. Qu'inspire à Laurent Fabius la couverture du Figaro Magazine montrant Nicolas Sarkozy et Carla Bruni regardant ensemble l'horizon ?
Ce commentaire - un peu attendu - sur la "pipolisation" de la politique : « Il y a une différence entre la transparence et l'exhibitionnisme. »
Moins attendu, Fabius l'est certainement quand il avoue qu'il ne « trouverait pas choquant » que le Président se déplace aux frais du contribuable, même pour ses déplacements privés.

Pour comprendre son raisonnement --> Clicker ICI


Acte II

Où l'on parle de chrétienté, et de la récente visite au Vatican du Président. Et où Laurent Fabius dénonce « l'une des dérives des médias : parler plus des coulisses que de l'événement politique en lui-même ».En l'occurrence, plus de l'invitation faite à Bigard ou à Maman Bruni, que du très catholique discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Jean de Latran.
« Le journaliste est devenu un suiveur », regrette Fabius.
Et pour voir Daniel Schneidermann louper magistralement un lancement de vidéo
--> Clicker ICI

Acte III

Parlons de la pétition de Laurent Fabius. Pour tout savoir de la « règle des trois tiers », et comprendre pourquoi le Président et ses conseillers ne sont pas comptabilisés dans l'équilibre politique que sont censées assurer les chaînes, écoutez-le.

Le député assure carrément que décompter le temps de parole du président avec celui du gouvernement serait une mesure de « protection » des journalistes, pour le moment obligés de suivre le rythme d'enfer sarkozyen.
Fabius propose aussi de « prendre le CSA à sa propre réponse ». Comment --> Clicker ICI

Acte IV

Supprimer la pub sur les chaînes publiques ? La gauche « en a eu largement l'idée » , jure le socialiste. Alors pourquoi ne l'a-t-elle pas fait ? « Parce que cela ne fonctionne pas. »

Tiens donc... D'ailleurs, la proposition du Président risquerait de mener à la « privatisation » d'une des antennes publiques, prophétise-t-il.
Alors, on ne fait rien ? Non. Ou pas grand chose. A peine Fabius imagine-t-il « un rattrapage de 4 ou 5 % chaque année » de la redevance.
Retrouvez son argumentaire, mais aussi son décryptage : --> Clicker ICI


Acte V

Les médias ont-ils une responsabilité dans le non-débat sur la ratification du traité européen de Lisbonne ?
Certainement, affirme Fabius... qui les excuse aussitôt puisqu'il croit savoir que ce débat « intéresse moins les gens qu'en 2005 ».
Pour finir, une rapide incursion hors du champs médiatique : quid de la position socialiste sur le traité de Lisbonne ? En regardant les JT, nous n'avons pas compris.

En écoutant Fabius, cela va (un peu) mieux
--> Clicker ICI

Tiens , la table est bancale ... Superbe émission , apaisante : une homme politique , qui connaît son sujet...

RAG 34. Les lolo's 34

18:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.12.2007

Jean-Luc Mélenchon : Il faut un référendum sur le nouveau traité (france info).

(photo RAG34-JLM inauguration du local PRS à Sète le 6 déc). Ecouter l'entretien. Jean-Luc Mélenchon était ce soir l'invité de France Info. Il a entre autre rappelé que la voie référendaire était la voie normale pour ratifier le nouveau traité européen.

Ce qui a été voté par le peuple, ne peut être défait que par le peuple !


Ecouter l'émission

RAG 34. Les lolo's 34

18:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.11.2007

Novembre "surbooké", mouvements sociaux en couvaison : ça sort!



Le calendrier du mois de novembre est bien chargé :

Hausse du carburant...

Liberté de la presse

Opéra de Paris, RATP, La Poste, France Telecom, LCL (l'ancien crédit Lyonnais), etc.

POUVOIR D'ACHAT OUI, NON AUX PLANS SOCIAUX SANS CONTREPARTIE !

13 et 14 novembre : Transports et énergie (mouvement de grève reconductible par tranche de 24h00);

20 novembre : Education nationale, étudiants, ensemble de la fonction publique, etc. (pouvoir d'achat, emploi, salaires retraites,etc);

29 novembre : Justice (carte judiciaire)...

BLOG RAG 34 en berne le 20. Nous serons nous aussi en grève le 20 novembre pour les mêmes motifs : Pouvoir d'achat, salaires, etc.


ATTENTION, HAUTE TENSION !



A suivre.

RAG 34. Lolo34

20:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

10.11.2007

N. Sarkozy et l’OTAN : la faute

Au cours de mon audition par la « Commission du Livre Blanc de la Défense » aujourd’hui (8/11/2007), j’ai eu l’occasion de donner mon point de vue sur la déclaration de N. Sarkozy sur l’OTAN faite hier à Washington. On en trouvera ci-dessous un résumé.

Paul Quilès

Le Président de la République, en réaffirmant à Washington l’amitié franco- américaine, a donné comme illustration la volonté de la France (la sienne surtout !) de revenir dans la structure militaire intégrée de l’OTAN, dont le général de Gaulle avait décidé de sortir en 1966.

Ce faisant, il a commis une double erreur :

1)- celle de conditionner ce retour de la France à la reconnaissance par les Américains de la nécessité de la défense européenne….comme si nous avions besoin d’eux pour décider de l’avenir de ce qui deviendra un des piliers de l’Europe politique. Cette sorte d’allégeance est inutile et dangereuse. Dans la récente période, les Britanniques ont pu juger, au cours des opérations de guerre au Kosovo puis en Irak, le peu de cas que font les Américains de ces prétendues « relations privilégiées » dans leur prise de décisions militaires.

2)- la 2ème erreur est de nature strictement politique. Quels que soient les arguments de type militaire –dont on peut d’ailleurs discuter de la pertinence- qui plaideraient pour un retour complet de la France dans les structures de l’OTAN, est-ce bien le moment de donner au monde entier un message, qui sera perçu comme un renfort apporté par la France à la politique étrangère et de sécurité des Etats-Unis ? Le moins que l’on puisse dire est que cette prise de position n’est pas opportune, alors que G. Bush se trouve de plus en plus violemment critiqué sur la scène internationale pour le caractère unilatéral de sa politique. La France devrait plutôt manifester son refus des analyses simplistes de l’administration Bush, qui conduisent à accentuer dangereusement les tensions et les déséquilibres du monde et qui renforcent la course aux armements.
Pour ces 2 raisons, la déclaration de N. Sarkozy sur l’OTAN peut être qualifiée de faute politique et c’est à ce titre qu’il faut la dénoncer.

Le blog de Paul Quilès

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10:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : QUILES, OTAN, SARKOZY

09.11.2007

Chiffres du chômage : en finir avec la confusion

En publiant les chiffres du chômage pour le mois de septembre, le gouvernement entretient la confusion quant à la réalité de la situation de l’emploi. Qui les Français doivent-ils croire ? La Ministre de l’Économie et de l’emploi du mois de septembre qui expliquait que communiquer sur des statistiques mensuelles était dénué de sens, ou celle du mois d’octobre qui s’enthousiasme sur ces mêmes chiffres ?

Les Français ne peuvent se fier aux chiffres mensuels de l’ANPE encensés ce mois-ci par le gouvernement, dès lors que le rapport qu’il a commandé lui-même à l’IGF et l’IGAS a conclu que « Les données ANPE ont surestimé d’environ 20% la baisse du chômage ces dernières années ».

Pour le Parti socialiste, la communication du gouvernement autour de chiffres sujets à controverse ne sert qu’un but hautement contestable : semer la confusion à la veille de la publication par l’INSEE de son « Enquête Emploi » (12 novembre) qui révisera à la hausse les taux de chômage avancés depuis un an.

Communiqué
d’Alain VIDALIES, Secrétaire national aux Entreprises

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11:13 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : CHOMAGE, PRECARITE, EXCLUSION

31.10.2007

Martine à la plage ? Non c'est Sarkozy en Corse

Pas de bol pour le proconsul Sarkozy et son Conseil des ministres délocalisé ...

Un Conseil des ministres qui s'assied en pétant ses excès de CO2 sur les bonnes résolutions du Grenelle de l'environnement effet de serre : déploiement d'avions, de bâteaux, d'estafettes, etc; et sa soudaine augmentation de 140 % de salaire autodécidée, semblent provoquer l'ire de Dame Nature : "et hop", une alerte météo au sud de l'Île, agrémentée d'une grève flash de la méditérranéan airlines...

La Corse est bleue CRS, et les navires de guerre font des ronds dans l'eau au large de Bastia et d'Ajaccio.

Combien ça coûte ?

(Nous aussi dans le populisme, on sait faire).



Martine en loupe pas une : Toute la série


RAG 34. Lio des lolo's 34

13:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY EN CORSE

30.10.2007

POUVOIR D'ACHAT : Sarkozy n'en parle pas, il s'augmente son salaire de 140 % !

PARIS (AFP) - Le salaire du président français Nicolas Sarkozy va plus que doubler, en vertu d'un amendement déposé dans le cadre de l'examen au parlement des crédits des pouvoirs publics, a annoncé mardi le patron des députés UMP (droite majoritaire), Jean-François Copé.


"Le traitement du président va être aligné sur celui du Premier ministre", a indiqué M. Copé.

Pour 2008, le salaire du président de la République s'élève à 101.488 euros brut, comme en 2007, soit environ 8.500 euros mensuels. Le salaire annuel du Premier ministre atteint 240.000 euros brut, selon des estimations.

Cette modification du traitement du chef de l'Etat sera apportée par voie d'amendement gouvernemental au budget 2008, au cours de l'examen mardi après-midi par les députés des crédits dévolus aux pouvoirs publics, a-t-il précisé.

Ce texte est assuré d'être voté, l'UMP disposant d'une large majorité au parlement.

"C'est un souci de transparence mais aussi de cohérence. Etre président de la République, être chef de l'Etat, c'est une responsabilité considérable. Je trouve tout à fait normal que le président de la République ait une rémunération comparable à ce qui est celle du chef du gouvernement et des chefs d'Etat des pays européens", a-t-il ajouté.

La moitié des Français gagne moins de 1.500 euros par mois, selon les statistiques.

Le groupe d'opposition socialiste à l'Assemblée nationale a estimé qu'une hausse du traitement du président Nicolas Sarkozy n'était "pas opportune à l'heure où la plupart de nos concitoyens connaissent de grandes difficultés à boucler leurs fins de mois".

Le député apparenté socialiste René Dosière, qui s'est fait une spécialité du budget de l'Elysée, s'est déclaré lundi favorable à une éventuelle augmentation du salaire de M. Sarkozy, à condition que le chef de l'Etat paie "ses dépenses personnelles".

La lettre hebdomadaire confidentielle Profession politique affirme que "le budget de l'Elysée va tripler en 2008" avec la réintégration de 800 personnes "prêtées" par des administrations, ce qui conduira à une hausse de la dotation, +grosso modo de 32 à 100 millions d'euros+".

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17:34 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

24.10.2007

"Les magouilles du proconsul" Sarkozy : Avec l'A.D.N *, tout est possible !

* ADN : les Amis De Nicolas

Financement des partis: le gouvernement reporte la proposition de loi Nouveau Centre


PARIS - Un report au petit goût de revanche pour François Bayrou: les débats tournant à l'orage mercredi dans l'hémicycle sur la proposition de loi ouvrant au Nouveau centre le droit au financement public des partis politiques, le gouvernement a préféré reporter la suite de l'examen de ce texte, sans fixer de date à ce stade "mais sans l'enterrer NDLR".

La matinée a été agitée à l'Assemblée lors de l'examen de ce texte déposé par le Nouveau centre pour permettre à une formation ayant 15 députés (le NC en a 21) d'accéder à la manne publique de 80,3 millions d'euros, que se partagent chaque année divers partis. Mardi, le gouvernement avait annoncé l'inscription de ce texte en urgence à l'ordre du jour des travaux des députés, un fait rare.

En vertu de la loi du 11 mars 1988, il faut actuellement recueillir au moins 1% des voix aux législatives, et présenter des candidats dans au moins 50 circonscriptions. Des conditions que le NC n'a pas remplies lors des législatives des 10 et 17 juin derniers.

En rupture de bans avec ses anciens camarades ralliés à l'UMP, François Bayrou est monté au créneau pour défendre une motion de procédure. "C'est la première fois depuis que la Ve République existe qu'on voudrait voter une loi pour le bénéfice matériel et financier d'un parti politique qui n'a pas réussi à obtenir les voix nécessaires", a-t-il tempêté. "Les lois ad hominem sont interdites!".

Le fondateur du MoDem a dénoncé le caractère rétroactif du texte. "C'est une rupture du principe d'égalité, parce que vous allez avantager des partis qui n'ont pas rempli les conditions fixées par la loi précédente, au détriment de partis qui les ont remplies ", s'est-il indigné, menaçant de saisir le Conseil constitutionnel.

Il a également évoqué le coût du texte, qui "entraînera inévitablement une aggravation de dépenses", exigeant que la commission des Finances soit saisie. "C'est à périmètre financier constant, il n'y a donc absolument pas d'aggravation de la charge publique", lui a répondu Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, au nom du gouvernement.

Il s'en est fallu de peu que la motion de procédure de François Bayrou soit adoptée, le PS étant venu en masse, au point de surpasser en nombre des députés UMP visiblement embarrassés par le texte.

Très remontés, les députés PS ont multiplié les manoeuvres dilatoires, faisant claquer leurs pupitres dans le plus grand chahut. Dans les couloirs, les journalistes ont assisté à une très franche explication entre Henri Emmanuelli (PS) et Jérôme Chartier (UMP).

Voyant le vote de son texte menacé, le patron des députés NC François Sauvadet a demandé la vérification du "quorum" (majorité des députés présents), artifice de procédure qui permet surtout de suspendre la séance pour rameuter au plus vite des troupes.

Au final, Roger Karoutchi a préféré reporter la suite de l'examen du texte, regrettant "autant d'excès de tous côtés". Mais pas question, a-t-il assuré au Nouveau centre, d'enterrer le texte: il sera "naturellement" inscrit "à l'ordre du jour prioritaire par le gouvernement", a-t-il promis.

L'examen "sera poursuivi en fonction du calendrier parlementaire", a-t-il répété dans l'après-midi lors des questions au gouvernement.

Ce texte est "tout à fait normal dans le cadre de la diversité" politique, a-t-il appuyé. "Je rappelle que dans le financement de la vie publique, et c'est un élément que nous aurons à corriger, des groupes n'ayant aucun élu ni à l'Assemblée, ni au Sénat reçoivent du financement public". AP

sch/ljg



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21:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

19.10.2007

Le 2 en 1 de cette année : Laurent Fabius " Il faudrait un nouveau référendum"; Jean-Luc Mélenchon : "Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen"

Interview publiée par Libération et réalisée par Pervenche Berès Députée européenne.

Quelle différence y a-t-il entre le projet de traité constitutionnel et le «traité réformateur» ?

Il ne constitutionnalise plus les «politiques communes» comme le faisait le projet de Constitution. Si le «non» l’a emporté en France, c’est à cause de cela : s’il y a une chose que le débat en France et en Europe a montré, c’est qu’il n’existe pas de consensus sur ces politiques et sur la façon dont elles sont mises en œuvre aujourd’hui. Mais il y a d’autres évolutions négatives dans ce nouveau traité, comme le fait que la charte ne s’applique pas à la Grande-Bretagne et à la Pologne. C’est très révélateur de ce qu’est la nouvelle Europe.

Un référendum doit-il être organisé sur ce nouveau traité ?

Par respect pour la démocratie, Nicolas Sarkozy devrait convoquer un référendum.

Les Français ne risquent-ils pas de voter non une nouvelle fois, en considérant qu’on essaye de faire entrer par la fenêtre un texte qu’ils ont mis dehors par la porte ?

Si on ne les consulte pas à nouveau, c’est sûr qu’ils le penseront. Pour le PS, la bonne stratégie est de demander un référendum et de recommander l’abstention. Il faut éviter que le PS se divise à nouveau, car les lignes de fracture sont toujours là. Si on s’étripe entre nous sur l’Europe, cela veut dire que notre prochain congrès porte uniquement sur cette question. Or ce n’est pas ce que les Français attendent de nous.

Un second non ne signerait-il pas la fin de l’Union européenne ?

C’est pour cela qu’en cas de référendum, le PS doit prôner l’abstention.

Les tenants du non affirmaient en 2005 qu’un rejet du traité constitutionnel serait un «choc salutaire». Or, on n’est manifestement pas sorti par le haut de cette crise.

Je ne suis pas d’accord : on a dû repenser la nature du projet européen comme le montrent les discussions qui ont lieu depuis deux ans. Maintenant, chacun a conscience qu’une Constitution ne suffit pas à résoudre les problèmes de la grande Europe.

Jeu, 18/10/2007

Le blog de RAG dans les média

Jean-luc Mélenchon : Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen

Une réunion de chefs d’états et de gouvernements de l’Union européenne va se réunir à partir de jeudi pour examiner le nouveau projet de traité européen destiné à remplacer celui que la France et la Hollande ont rejeté par référendum. Avant même d’évoquer le contenu du texte qui est en débat, je veux aborder le problème des conditions dans lesquelles, quel que soit le contenu de ce texte, se présentera le mécanisme de ratification en France. En effet, mes efforts d’explication depuis le soir du résultat des législatives de juin 2007 n’ont pas été assez clairs pour permettre à tout le monde de bien comprendre pourquoi ce mécanisme oblige à deux votes. Deux. Prenons donc la démonstration dans l’ordre.

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RAG 34. Les lolo's 34

02:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, FABIUS, PRS, RAG

18.10.2007

Les lolo's 34 du BLOG RAG 34 : solidaires avec les grévistes.

RDV cet AM à la manif ...

Les lolo's 34

12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.10.2007

Grande première sur le web ! en ce moment en direct grand meeting concert : TOUCHE PAS A MON ADN !

Un grand concert-meeting de SOS Racisme en « direct live »

Vivez en direct sur Internet l'événement du Zénith de Paris ce dimanche !

« Touche pas à mon ADN »

organisé par SOS Racisme, Charlie-Hebdo et Libération dimanche 14 octobre à partir de 18H sur l'un de ces trois sites :

live.sos-racisme.org www.liberation.fr www.arte.tv


TOUCHE PAS A MON ADN

OPPOSITION A L'AMENDEMENT MARIANI

Dimanche 14 octobre au Zénith de Paris à partir de 18 h

De plus en plus de personnalités s'associent à ce concert / meeting organisé par SOS RACISME, CHARLIE HEBDO et LIBERATION.

En effet, Isabelle Adjani, Josiane Balasko, Bénabar, Emmanuelle Béart, Carla Bruni, Stomy Bugsy, Phil Darwin, Fellag, Julie Gayet, Claude Leroy, Mélissa, Michel Piccoli, Renaud, Sanseverino, Soprano, Niels Tavernier, Les têtes raides, Tiken Jah Fakolly, Philippe Torreton, Youssoupha ont d'ores et déjà répondu présents.


Se joindront eux Clémentine Autain, François Bayrou, Laurent Fabius, René Frydman, François Goulard, Bernard-Henri Lévy, François Hollande, Axel Khan, Valérie Lang, François Léotard, Corinne Lepage, Aurélie Philipetti.

L'événement sera présenté par Serge Moati avec les organisateurs : Dominique SOPO, SOS Racisme, Philippe VAL, Charlie Hebdo, Laurent JOFFRIN, Libération.


Par pur esprit de la loi républicaine, SOS RACISME en partenariat avec CHARLIE HEBDO et LIBERATION ira jusqu'au bout pour que l'amendement Mariani ne passe pas. Nous ne faiblirons pas jusqu'à son retrait.

L'objectif de ce concert / Meeting prévu ce dimanche est de fédérer les fervents défenseurs de l'égalité républicaine qui fait la fierté de notre pays autour de l'idée d'une nation soudée par une communauté de destin et non pas par une communauté génétique.

Nous ne laisserons pas la génétique entrer dans le domaine du contrôle étatique, contraire à notre idée de la civilisation et de la liberté.

Nous ne manquerons pas non plus de rappeler qu'en plus de faire partie d'une longue série de mesures et de déclarations qui jettent une suspicion généralisée et récurrente sur les étrangers, cet amendement introduit en plus des changements profondément négatifs sur les plans éthiques, scientifiques et du vivre ensemble.

RAG 34. Les lolo's 34

19:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Débat/Forum , Famille , Francophonie , Musique , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ADN, SOS RACISME

12.10.2007

SANS-PAPIERS : "Techniquement le mot rafle est le mot juste"

Jean-Pierre Dubois: «Techniquement, rafle est le mot juste» Professeur de droit constitutionnel et d'histoire des idées politiques à l'Université Paris Sud, Jean-Pierre Dubois préside la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) depuis 2005.

« On est toujours très prudent, parce qu'il y a des mots qui rappellent des choses très fortes mais on assiste depuis plusieurs mois à des opérations systématiques, préparées, qui conduisent à des bouclages d'un certain nombre de zones. Il y a une partie des arrondissements de l'Est parisien, notamment le 19ème, où cela se passe régulièrement. On voit des forces de police qui remontent une rue, en fouillant systématiquement les cafés, les commerces, les cages d'escalier. Le mot de rafle vient à l'esprit parce que, techniquement, il s'agit bien de cela. Ensuite il faut mesurer les choses, parce ce n'est pas parce qu'on constate qu'il y a bien une tendance à voir se multiplier ce genre d'opérations, qu'on est dans les mêmes conjonctures historiques que celles auxquelles le mot rafle renvoie dans notre inconscient collectif. Mais on ne peut pas dissimuler qu'il y a apparition de ce genre de choses. »

« C'est une histoire qui remonte à loin. La ligue des droits de l'homme s'était insurgée il y a près de vingt ans contre les dérives des contrôles d'identité. Nous avons eu à la suite des lois Pasqua un élargissement des possibilités de contrôle tout à fait considérable. Il y a quelques dizaines d'années en France, un contrôle d'identité ne pouvait intervenir que s'il y avait des raisons extrêmement précises de penser qu'une infraction venait d'être commise ou qu'il y avait un risque très particulier pour l'ordre public. L'état de la législation depuis les lois Pasqua, donc depuis très longtemps, autorise des interprétations extrêmement laxistes. C'est à dire que si les parquets n'y prêtent pas attention, on peut pratiquement organiser des contrôles d'identité à peu près n'importe où, n'importe quand, avec des conditions de temps et de lieu extrêmement larges. Et c'est tout à fait ce qui se passe.»

«La séquence réelle, si l'on regarde la réalité des pratiques judiciaires et policières, c'est que le Président de la République dit: j'en veux 25.000, son ministre dévoué, qui est un collaborateur de M. Sarkozy, reproduit exactement la même logique, c'est à dire qu'il en veut 25.000. Donc les préfets et les procureurs sont soumis à des pressions du ministère de l'Intérieur, du ministère de la Justice, et on leur dit "attention vous êtes en retard". Vous avez vu que M. Hortefeux a convoqué un certain nombre de préfets en leur disant "c'est pas bien, vous n'êtes pas productifs". La même pression existant au parquet, on leur dit "il faut y aller, il faut faire du chiffre", et pour faire du chiffre, il faut faire des coups de filets, il faut ratisser large. Et c'est ce qui se passe. C'est d'ailleurs pour ça qu'on a autant de cas maintenant avec des enfants scolarisés.»

« Quand on est préfet ou procureur et qu'on vous dit "il m'en faut plus dans les centres de rétention", on tape sur ceux qui sont les plus intégrés. Parce que c'est beaucoup plus facile d'aller arrêter des gens à la sortie d'uneécole que de chercher des gens qui sont dans la clandestinité. Donc il y a plus de familles, il y a plus d'enfants, ça fait du nombre et ils sont plus faciles à attraper. C'est comme ça qu'on arrive à des opérations de type rafle, parce qu'on est dans une logique de rendement. Nous voyons maintenant des préfets s'exprimer en terme de rendement comme s'il étaient là pour améliorer l'efficacité de l'administration. Ce qui est insupportable humainement parce qu'en fait le rendement cela veut dire que des gamins retournent vers un inconnu qui peut être synonyme de mort ou d'extrême danger avec leurs cahiers et leur livre d'école sous le bras.»

« Rappelez-vous, au printemps dernier, quand ce grand père chinois avait été arrêté à la porte de l'école Rampal, c'était dans le cadre d'une de ces rafles. On remonte, on se met à proximité des écoles, on bloque les
issues, et on tend le filet, on attend les poissons. C'est effectivement insupportable. Quant aux dispositions sur les contrôles d'identité, on a des réquisitions qui sont incroyables, qui sont vraiment pour la forme. Des sans-papiers, on sait : dans certaines zones de Paris ou de la banlieue, on peut tendre le filet : c'est très poissonneux. On le fait systématiquement aux mêmes heures. On calcule quelques fois les jours. Souvent, c'est le jeudi, parce que ça permet d'affaiblir la défense des droits en centre de rétention parce le week-end, les gens de la Cimade ne sont pas là le dimanche. On en est au point où les choses sont calibrées pour affaiblir la défense des droits. Tout cela est malheureusement de plus en plus organisé, de plus en systématique. Mais même si on a un préfet ou un procureur qui peut être plus ou moins humain sur le plan personnel, ce sont des rouages d'une machine
politique et administrative. Et ils ont une pression politicienne au dessus d'eux qui dit "toujours plus, toujours plus". Et donc on est dans le systématique. »

« Nos sections essayent de montrer à tel préfet ou tel procureur qu'il y a des cas insupportables. Humainement, il y a des choses terribles. La famille Popov risquait la mort au Kazakhstan, avec leurs gosses. On a arrêté ça au dernier moment. Parfois on n'y arrive pas. Ce jeune kurde qui a été assassiné après avoir été considéré comme pas en danger par l'Ofpra on n'a pas pu. Plus fondamentalement, nous disons à la magistrature vous ne pouvez pas accepter ça. Vous ne pouvez pas accepter d'être à la remorque d'une logique policière. C'est la séquence Nicolas Sarkozy - Brice Hortefeux - les Préfets - la police et, en bout de chaîne, les procureurs, qui répondent à une pression policière ou à une pression politique, et qui mettent l'application du code de procédure pénale en harmonie avec l'exécution d'une volonté politique. La règle de droit devient seconde. Ce n'est pas le rôle décent de la magistrature.»

« La circulaire du 21 février 2006 c'est un mémento du chasseur. Les services de M. Sarkozy à l'époque avec M. Guéant, son directeur de cabinet à l'Intérieur, ont pris la jurisprudence de la Cour de cassation qui avait interdit que l'on mette la main sur des sans-papiers dans des lieux protégés - leur domicile par exemple -, et ils ont en creux, indiqué, de manière très obligeante et précise, tous les endroits où, à contrario, l'on pouvait alpaguer des sans-papiers. En prenant en creux la jurisprudence protectrice. On avait cité le cas le plus extraordinaire, c'est l'histoire des cliniques : la police peut entrer dans un hôpital ou une clinique, elle ne peut pas rentrer dans les
chambres, parce que quand même les chambres, c'est un domicile. Et comme la Cour de cassation avait dit çà, MM Sarkozy et Guéant ont dit alors c'est possible dans les couloirs, c'est possible dans les toilettes,
c'est possible dans les blocs opératoires. On nous a dit "mais enfin jamais on n'envisageait une seule seconde de faire arrêter quelqu'un en cours d'intervention chirurgicale". Peut être mais alors pourquoi écrire
cela? Nous avons déféré cette circulaire devant le conseil d'Etat qui nous répondu qu'il n'y avait rien là qui menace les droits fondamentaux.»

« Je ne veux pas abuser des parallèles historiques, mais on sait très bien que le conseil d'Etat a été quelquefois un bon protecteur des libertés, mais quand la pression politique était trop forte, y compris dans des moments beaucoup plus graves que la période actuelle, le conseil d'Etat n'a pas tenu. Est-ce que le conseil d'Etat pouvait défendre les droits de l'homme face à des régimes comme celui de Vichy ou même aux pires moments de la torture sous la guerre d'Algérie ? On ne peut pas demander trop au droit et aux juges. Mais nous ne sommes pas dans ces moments là justement. Nous avons été très déçus. Nous espérions davantage et nous continuerons d'essayer. »

Propos recueillis par Karl Laske

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Le site de RESF

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23:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RESF, SANS-PAPIERS, RAFLE, IMMIGRATION

11.10.2007

Touche pas à mon ADN : Déjà 120.000 signatures !

"La terre appartient à celui qui la cultive et l'enfant à celui qui l'élève" Berthold Brecht.
Pourtant si l'on en croit un sondage (encore un), les français seraient 58 % à approuver les tests ADN spécialement réservés aux immigrés voulus par la Loi Hortefeux. Bientôt l'empreinte adn pour une carte de transport, une couverture sociale, une assurance... Ca vous rappelle quelque chose ?
Les lolo's 34.


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Notre pétition rassemble ce jour plus de 120 000 signatures ! C'est une démonstration incroyable de notre résistance citoyenne face à un amendement qui, sur les plans éthique, scientifique et du vivre ensemble introduit des changements profondément négatifs.
Malgré tout, le gouvernement s'entête au delà de tout bon sens. Nous pouvons gagner ce combat, mais il faut passer à la vitesse supérieur : la mobilisation.

C'est pourquoi, nous appelons l'ensemble des citoyens opposés à ce dispositif, quelque soit leur horizon politique, à nous rejoindre pour un

GRAND MEETING CONCERT CONTRE LES TESTS ADN

Dimanche 14 octobre à 18h au Zénith de Paris (Métro porte de Pantin)

(Les invitations gratuites sont retirer dans les Fnac, dans la limite des places disponibles, ainsi qu'au siège de

SOS Racisme - 51 avenue de Flandre - 75019 Paris - 01 40 35 36 55)

en présence de Josiane Balasko, François Hollande, Bertrand Delanoë, Bernard Henri Levy,
Bénabar, Kery James, Tiken Jah Fakoly, Stomy Bugsy et bien d'autres...

Nous devons tous nous mobiliser, alors diffusez cette invitation au maximum de gens. La majorité parlementaire nous dit qu'elle agit conformément à ce que pense le peuple ? Eh bien montrons ce que le peuple en pense.

N'oubliez pas de continuer à signer et faire signer la pétition sur www.touchepasamonadn.com

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NON aux tests ADN."Charlie" lance une pétition contre la loi sur les tests ADN :

Ils ont déjà signé :
Isabelle Adjani, Raymond Aubrac, François Bayrou, Laurent Fabius, Dan Franck, René Frydman, François Hollande, Axel Kahn, Bernard-Henri Lévy, Pierre Mauroy, Jean Claude Mailly, Jeanne Moreau, Patrick Pelloux, Ségolène Royal, Jorge Semprun, Dominique Sopo, Francis Spizner, Bernard Thibault, Lilian Thuram, Philippe Val, Dominique de Villepin.

SIGNEZ LA PETITION sur www.touchapasamonadn.com

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07:23 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TESTS ADN

08.10.2007

Heures supplémentaires : une machinerie coûteuse et inefficace

Le Parti socialiste dénonce une nouvelle fois le caractère illusoire du slogan “travailler plus pour gagner plus“.
Ce dispositif exclut deux tiers des salariés qui ne font aucune heure supplémentaire et qui n’auront pas plus le choix d’en faire puisque cette décision appartient au seul employeur.
Au surplus, il va notablement alourdir le coût du travail dans les entreprises de moins de 20 personnes, qui consomment les trois quarts des 900 millions d’heures supplémentaires annuelles.
Ainsi, le choix du gouvernement n’est pas de nature à encourager à la création de nouveaux emplois, et ignore les réponses spécifiques nécessaires en direction des jeunes, des salariés âgés et des travailleurs à temps partiel contraint.
Au total, le gouvernement a choisi de dilapider la somme de 6 milliards d’euros pour un effet plus qu’incertain sur l’emploi et la croissance.
Le Parti socialiste aurait lui proposé la mise en place d’une démarche contractuelle avec les PME-PMI liant la baisse des charges aux créations d’emplois effectuées, pour remettre au travail un maximum de français.

Communiqué du Bureau national

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06.10.2007

Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler, il faut l’augmenter!

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Sarkozy a accordé en juillet 15 milliards d’euros de transferts fiscaux vers les plus riches d'entre-nous !

Et vous, qu’avez-vous reçu ?


. J’ai gagné 250 000 euros par an car je fais partie des mille contribuables disposant d’un patrimoine financier supérieur à 15 millions d’euros qui ont bénéficié du « bouclier fiscal ».

. Je paierai beaucoup moins d’impôt sur la fortune (ISF)

. J’ai gagné 200 000 euros car je viens d’hériter avec ma soeur d’1,5 millions d’euros et les successions de ce niveau ne sont désormais plus imposées.
. RIEN, et pourtant, j’appartiens à « la France qui se lève tôt » à laquelle (Passage de 20 % à 30% de l’abattement sur la valeur de la résidence principale).

Nicolas Sarkozy a tant promis pour se faire élire…

Sarkozy, c’est : pas de cadeaux pour « la France qui se lève tôt »

Et maintenant, qu’allez-vous payer ?


Ce sont les Français qui vont devoir régler « cash » les 15 milliards de cadeaux fiscaux du mois de juillet. Le gouvernement lui-même expliquait voici quelques mois qu’il fallait 3 % de croissance en 2008 pour absorber « le paquet fiscal ».
Aujourd’hui, tous les économistes en France comme en Europe tablent sur une croissance en France inférieure à 2 %.

La facture, ce sera :

. Création de « franchises médicales » sur les consultations, les médicaments,les examens, les analyses…

. Augmentation de la TVA (baptisée TVA sociale) ;

. Transfert de charges vers les collectivités locales non compensées

. Suppression de 23 000 postes de fonctionnaires ;par l’État, qui contraignent à l’augmentation de la fiscalité locale ;

. Augmentation des tarifs publics et abandon au secteur privé de services publics

. Hausse prévisible de la CRDS (contribution au remboursement de la dette sociale) ;comme GDF ;

. Baisse du pouvoir d’achat pour tous, abandon des promesses (par exemple l’augmentation de 25 % du minimum vieillesse).

Le pouvoir d’achat, il ne faut pas en parler,il faut l’augmenter!



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21:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : POUVOIR D'ACHAT

04.10.2007

Sarkozy : Je suis partout...



Sarkozy et le bouton de veste

Du 1er mai au 31 août, Sarkozy est apparu 224 fois dans les journaux télévisés sur les seules six chaînes hertziennes. C'est plus du double de Chirac dans les quatre premiers mois de son mandat. De droite ou de gauche, les commentateurs habitués à mesurer la valeur des choses aux unités de « bruit médiatique » qu’elles totalisent sont fascinés. Le nouveau président, « hyperactif » et « hypermédiatique », est vraiment très fort... Mais le matraquage auquel se livre le président de la République ne traduit pas simplement sa personnalité ostentatoire. Il répond à une nécessité politique.

Sarkozy ne se contente pas de faire du bruit. Il déploie jour après jour et thème après thème un discours construit, qui doit autant au travail patient mené par les tâcherons de l’UMP depuis qu’il a pris la direction de ce parti qu’à son goût pour la mise en mots à destination du plus grand nombre.

Les premiers mois de la présidence Sarkozy se caractérisent en effet par une multitude de discours « fondateurs » qui visent à redéfinir les principales politiques de l’Etat. Dans son discours aux ambassadeurs, Sarkozy annonce que la politique étrangère sera entièrement réorganisée autour de quelques défis au premier rang desquels « le choc entre l’Islam et l’Occident ». Peu de temps après, Kouchner évoque une guerre avec l’Iran et le retour de la France dans le commandement intégré de l’OTAN est à l’ordre du jour. La politique sociale fait l’objet d’un discours de Sarkozy le 18 septembre dernier. Au nom de la responsabilisation des salariés et des chômeurs, l’ensemble des fondements du droit social et de la protection sociale sont attaqués. Conséquences pratiques : la réforme du contrat de travail, la fin de la revalorisation automatique du SMIC, la remise à plat des minimas sociaux, de nouvelles sanctions contre les chômeurs… Dans le domaine de l’assurance-maladie, la proposition présidentielle des franchises signe un complet renversement des principes de solidarité qui fondent la Sécu. Désormais, les malades doivent payer pour les malades. De même, « Service public 2012 » dessine la fin du statut de la fonction publique au nom de la souplesse et de la réduction des coûts : non remplacement d’un départ en retraite sur deux, fin des concours, individualisation des rémunérations, statuts négociés de gré à gré… On pourrait allonger la liste. Sarkozy a aussi posé les bases d’une nouvelle politique culturelle (lettre de mission à Christine Albanel du 1er août) et d’une nouvelle politique universitaire et de recherche. Et il présentera prochainement le nouveau cadre de la politique environnementale en conclusion du Grenelle de l’environnement.

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12:57 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.10.2007

Laurent Fabius sur TF1 : "On va dans le mur" (vidéo).

"La politique économique du gouvernement mène le pays droit dans le mur", a estimé samedi 29 septembre Laurent Fabius sur le plateau du 20h de TF1.

"Je suis inquiet, surtout sur la politique économique et sociale. Je pense que beaucoup de gens vont être déçus, là on file plutôt un mauvais coton",", a-t-il déclaré sur TF1. Le député de Seine-Maritime a notamment dénoncé le "paquet fiscal" voté cet été par le Parlement. "Quand un Premier ministre, qui d’ailleurs a été ministre précédemment, dit qu’on est en faillite et que dans le même temps il consacre 15 milliards d’euros, ce qui est colossal, à alléger les charges des gens les plus aisés, à des priorités qui ne sont pas des priorités, on va dans le mur", a estimé Laurent Fabius. Laurent Fabius a en outre critiqué les franchises médicales que le gouvernement souhaite mettre en place dès 2008 pour économiser quelque 850 millions d’euros par an.

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11:49 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

21.09.2007

RETRAITES : La réforme des socialistes


L'HEBDO DES SOCIALISTES N°458




La réforme des retraites est une nécessité, mais pas à l'emporte-pièce ni surtout au seul bénéfice des assurances privées. C'est ce qu'affirme le grand témoin de notre dossier, Danièle Karniewicz, responsable de la Caisse nationale d'assurance vieillesse.
Outre une analyse du poids réel des fameux régimes spéciaux, L'Hebdo met en avant les propositions concrètes et détaillées défendues par le Parti socialiste.
Il n'y a malheureusement pas que sur les retraites que la politique conduite par Nicolas Sarkozy est inquiétante. Pierre Moscovici dénonce une politique étrangère qui affaiblit le positionnement international de la France. Et nous revenons également sur la terrible régression que serait le recours aux tests ADN dans le cadre du regroupement familial.
Le processus de rénovation se poursuit également dans L'hebdo : cette semaine, c'est le sociologue François de Singly qui interpelle les socialistes, sur les aspects positifs de l'individualisme.

L'hebdo en ligne

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23:21 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES

20.09.2007

Laurent Fabius : Nicolas Sarkozy s’aligne sur le MEDEF

19/09 Interrogé par Jean-Michel Aphatie sur RTL, Laurent Fabius a jugé "très frappant de voir que sur tous les sujets sociaux, Nicolas Sarkozy a choisi l’alignement sur la position du MEDEF".


Ecouter, regarder l'interview sur le site de Laurent Fabius

Ecouter (lien permanent)

Le discours de Nicolas Sarkozy sur la politique sociale

Laurent Fabius a déploré mercredi "l’alignement " de Nicolas Sarkozy "sur la position du MEDEF" dans "la quasi-totalité des sujets" sociaux abordés la veille dans son discours. Il a prévenu que la réforme des régimes spéciaux ne serait "pas possible" en quinze jours. S’il reconnaît la nécessité d’"une évolution" des régimes spéciaux, Laurent Fabius a jugé sur RTL que "dire qu’en 15 jours il faut fixer les principes, ce n’est pas possible". "Il faut d’abord qu’il y ait une vraie négociation".

"L’une des questions principales, c’est de savoir comment va s’appliquer la réforme : est-ce que ça va s’appliquer seulement à ceux qui maintenant entrent dans ces entreprises ? Est-ce ça va s’appliquer seulement à ceux qui sont déjà partis en retraite ? Est-ce que cela va être progressif ?", s’est-il interrogé. "C’est décisif et c’est extraordinairement compliqué". "Le président de la République essaie qu’on discute et qu’on tranche sur les régimes spéciaux d’abord et ensuite qu’en 2008 on parle du régime général (...) Est-ce que ça veut dire qu’on va faire payer les régimes spéciaux deux fois ? Se mettre d’abord sur un régime et leur dire vous repassez à la moulinette la deuxième fois ? Ou cela veut dire que (pour) les régimes, on va se mettre d’accord et ils vont être fixés définitivement et à ce moment-là ils restent un peu spéciaux ?", s’est demandé le député de Seine-Maritime. "Les syndicats avaient raison et c’est mon point de vue de dire qu’il faut discuter de la totalité en même temps des régimes spéciaux et du régime général, sinon cela va être la clé des difficultés", a-t-il prévenu.

Globalement, le chef de l’Etat "a abordé énormément de sujets (...) Sur la quasi-totalité des sujets, c’est l’alignement sur la position du MEDEF, c’est très, très frappant", a regretté Laurent Fabius.

Les déclarations de Bernard Kouchner sur l’Iran

Laurent Fabius a reproché mercredi au ministre des Affaires étrangères Bernard Kouchner de faire preuve de "beaucoup de légèreté" sur le dossier iranien.

"On ne peut pas traiter la question de la paix et de la guerre comme cela", a-t-il ajouté en regrettant "beaucoup de légèreté" dans les propos tenus dimanche soir par Bernard Kouchner avertissant que le monde devait se "préparer au pire", c’est-à-dire à la "guerre" avec l’Iran. Selon M. Fabius, "c’est dangereux".

Il a ajouté que "par rapport à l’Iran, il faut se caler sur ce que dit l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), il faut que les grandes puissances restent unies et il faut faire pression sur les sanctions".

Laurent Fabius a en outre affirmé qu’il fallait "éviter que la diplomatie française s’aligne désormais sur la diplomatie américaine". "Ayons notre diplomatie indépendante", a-t-il plaidé.

Répondre dans le forum


Le blog de Jean-Michel Apathie

Fabius. Ce matin, RTL avait convié l'ancien premier ministre socialiste à venir répondre à l'offensive anti sociale la pire depuis cinquante que nous n'avons jamais connu. Il n'a appelé ni à l'insurrection, ni à la mobilisation, ni à la révolution. La gauche serait-elle un peu fatiguée? En fait, il est plutôt convenu de la nécessité de l'évolution des régimes spéciaux, d'accord en cela avec Nicolas Sarkozy qui ne souhaite pas leur disparition. Dites, vous ne craignez pas que François Fillon, dont il faut chaque fois redire qu'il est premier ministre, donc chef du gouvernement, on l'oublie mais faut pas, se sente un peu seul ce matin?

Petit déjeuner. Trois blagues de Laurent Fabius, très détendu et catastrophé par l'état du débat au PS. Des colloques pour la rénovation, pfff… a-t-il pouffé.

Première blague, c'est Laurent Fabius qui parle. Hier, Nicolas Sarkozy m'a fait penser à ce cow boy qui s'arrête à la porte du saloon et qui dit d'une grosse voix: il y a quelqu'un qui veut la bagarre ici? Non? Bon, alors je rentre?

Deuxième blague, toujours Fabius qui parle. J'ai lu dans un journal un échange imaginaire qui décrit parfaitement la méthode de François Hollande. Un socialiste dit: il est six heures du matin. Un autre dit: il est six heures du soir. Et François Hollande conclut: nous sommes tous d'accord, il est six heures.

Troisième blague. On nous dit toujours que nous devrions faire notre Bad Godesberg (allusion à un congrès du SPD allemand, en 1959, où il abandonne son vieux programme marxiste et accepte l'économie de marché). Ce serait mieux de faire un Good Godesberg.

Pourquoi n'a-t-il pas fait ces blagues au micro? A mon avis, il aurait dû.

Lire l'intégralité de la note de JM Aphatie : La solitude de Fillon, les blagues de Fabius

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19:34 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, SARKOZY

18.09.2007

Sarkozy veut une refonte du système social français



PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy a confirmé mardi sa volonté de procéder rapidement à une vaste refonte du système social français, qu'il juge à bout de souffle.


Le président de la République, qui s'exprimait devant l'Association des journalistes de l'information sociale (Ajis), a proposé aux partenaires sociaux d'y prendre leur part mais les a avertis qu'il ne laisserait pas les discussions "s'enliser".

"Il y a aujourd'hui trois certitudes", a-t-il déclaré : "Notre système social n'est pas tenable financièrement, notre système social décourage le travail (...) ; enfin, notre système social n'assure pas l'égalité des chances."

Ce système "produit aujourd'hui plus d'injustice que de justice", a-t-il dit. "Il faut donc en changer (...) C'est un nouveau contrat social, profondément renouvelé, profondément différent, que nous devons élaborer ensemble", fondé sur "le travail, le mérite et l'égalité des chances" et renouant "avec les principes d'efficacité et de justice".

Tout au long d'un discours de 54 minutes, prononcé dans l'enceinte du Sénat, le chef de l'Etat s'est efforcé de montrer qu'il entendait passer du dire au faire et des promesses électorales à l'action.

REFORME DES REGIMES SPECIAUX

Il a ainsi confirmé sa volonté de "réformer sans tarder" les régimes spéciaux de retraite pour les aligner sur le régime de la fonction publique, tout en donnant sur ce chapitre quelques gages aux syndicats.

"Dès demain (le ministre du Travail) Xavier Bertrand (...) va entamer des discussions avec tous les acteurs concernés", dont les centrales syndicales, a-t-il dit. Et les principes d'harmonisation définis à l'issue de cette concertation, qui ne devra pas "excéder deux semaines", seront "déclinés par la négociation, entreprise par entreprise".

Il a confirmé sa volonté de procéder à la fusion, contestée par les syndicats, de l'Unedic et de l'Agence nationale pour l'emploi dans un grand "service de l'emploi".

"La fusion aura lieu parce que c'est l'intérêt des demandeurs d'emploi", a déclaré Nicolas Sarkozy, qui a demandé à la ministre de l'Economie, Christine Lagarde, de lui faire des propositions à ce sujet "dans les 15 jours".

Cette fusion, a-t-il assuré, permettra "de faire une plus grande place aux partenaires sociaux", qui "conserveront leurs prérogatives" dans la détermination des règles d'indemnisation des chômeurs.

Nicolas Sarkozy a en outre plaidé pour une remise à plat de l'indemnisation du chômage et des sanctions pour les chômeurs qui refusent des "offres valables d'emploi".

Plus généralement, il a réaffirmé sa volonté de lutter contre la fraude. "Je ne veux plus que les Français payent pour les excès de quelques uns, particuliers ou entreprises", a-t-il déclaré.

"JE JOUE CARTES SUR TABLE"

Nicolas Sarkozy a également confirmé sa volonté de réformer le contrat de travail. Mais s'il a évoqué parmi les pistes de réflexion les "modes de rupture négociée" du contrat, il n'est pas allé jusqu'à réitérer sa proposition d'un contrat unique, auquel les syndicats sont hostiles.

Il s'en est remis aux négociations entre les partenaires sociaux sur la réforme du marché du travail et s'est dit "confiant dans leur capacité à dégager des compromis innovants".

Le gouvernement "tirera toutes les conséquences de ces négociations à la fin de l'année" et, s'il n'y a pas d'accord entre les partenaires sociaux, l'Etat "prendra les mesures appropriées", a-t-il ajouté.

Pour redresser les comptes de l'assurance-maladie, il a annoncé l'ouverture d'un "grand débat sur le financement de la santé", dont il souhaite tirer les conclusions au premier semestre 2008, date à laquelle il veut aussi voir aboutir le chantier de l'assurance contre le risque dépendance.

Le chef de l'Etat a souhaité aller plus loin dans l'assouplissement de la semaine de 35 heures et la simplification de la réglementation du temps du travail et a demandé au gouvernement de supprimer les "verrous fiscaux, sociaux et règlementaires" qui entravent l'emploi des seniors.

Une conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat se tiendra dans la seconde quinzaine d'octobre, a-t-il annoncé, réaffirmant qu'une commission indépendante serait chargée de faire chaque année au gouvernement et aux partenaires sociaux des recommandations en matière de revalorisation du smic.

"Je joue cartes sur table", a lancé Nicolas Sarkozy, qui a assuré que sa porte resterait ouverte aux syndicats.

Il les a cependant avertis que le dialogue social ne devait pas "être un alibi à l'inaction" : "Pour les prochains mois, il n'est pas question de laisser les discussions s'enliser."



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18:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

Immigration : Brice Hortefeux apparaît favorable au test ADN...

mais attend le verdict de l'Assemblée.






PARIS - Alors que son projet de loi sur la maîtrise de l'Immigration doit être examiné ce mardi par les députés, Brice Hortefeux n'a pas souhaité soutenir clairement l'amendement instaurant des tests ADN pour les candidats au regroupement familial mais a laissé entendre qu'il n'y voyait pas d'objections.

"Le candidat à l'immigration peut ainsi, par un test ADN, accélérer la procédure", a d'abord plaidé le ministre de l'Immigration sur RTL, avant d'ajouter: "Est-ce que cela serait obligatoire? La réponse est non. (...) Est-ce que nous serions isolés en Europe? non".

"Par respect du Parlement, j'attends que le débat se déroule" (avant de se prononcer personnellement NDLR), a-t-il souligné, rappelant qu'avec ce texte les députés jouaient leur rôle de "proposition" et d'"imagination" et qu'il n'y avait donc pas lieu de "pousser des cris d'orfraie".

"Il ne doit pas y avoir de débat interdit ni de sujet tabou" en matière d'immigration, a insisté M. Hortefeux, qui a par ailleurs nié être "choqué" par les propos tenus par Fadela Amara. Dimanche, la secrétaire d'Etat à la Politique de la ville s'est dite "heurtée", "en tant que fille d'immigrés", par cet amendement.

"Ce n'est pas un texte gouvernemental", a souligné M. Hortefeux.

Le ministre a rappelé que son projet de loi répondait à un engagement de campagne" de Nicolas Sarkozy et qu'à ce titre, il devait "être tenu".

M. Hortefeux a ensuite défendu une autre mesure controversée de ce projet de loi en assurant que le test de langue française auquel seraient soumis les candidats à l'immigration ne durera que "15 minutes" et qu'en cas d'échec, un "stage de deux mois" sera proposé.

"J'essaie d'appliquer la politique qui est la mienne avec le maximum d'humanité et d'efficacité", a-t-il conclu.

Le projet de loi sur l'immigration va notamment dans le sens d'une immigration "choisie", comme le souhaite Nicolas Sarkozy, avec l'ambition de porter de 7 à 50% la part de l'immigration de travail. AP

pf/ma

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18:11 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : IMMIGRATION, ADN, HORTEFEUX

16.09.2007

Débat animé des partis de gauche à la Fête de l'Humanité AFP

Par Christine COURCOL AFP - LA COURNEUVE- Les responsables des quatre principaux partis de la gauche se sont retrouvés samedi après-midi sur une estrade de la Fête de l'Humanité pour annoncer une riposte commune à la politique du gouvernement sans réussir toutefois à cacher leurs profonds désaccords.

L'affiche était inédite avec côte à côte, François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Cécile Duflot (Verts) et Olivier Besancenot (LCR). "C'est un événement", a dit Mme Buffet.

A sa demande, les chefs de parti se sont accordés sur une réunion mardi soir pour mettre en place un "comité de riposte" à la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy. La rencontre devrait avoir lieu au siège du PCF.

Le contenu de la discussion de mardi n'a pas été précisé, Olivier Besancenot souhaitant une prise de position commune sur les régimes spéciaux de retraite, tandis que François Hollande demandait que le débat porte plus généralement sur le pouvoir d'achat.

Cécile Duflot, repoussant le spectre d'une nouvelle victoire de la droite, a plaidé pour un projet commun "écologiste".

Olivier Besancenot a estimé qu'il ne fallait pas "esquiver ce qui nous divise", mais qu'il fallait "au-delà de ces divergences" travailler "ensemble contre la droite", avec autre chose qu'une "union de la gauche molle".

"On ne pense pas tous pareil", a noté François Hollande, mais on est "tous unis contre la droite" et "on a besoin de toutes les formations, y compris de la gauche de la gauche".

Cependant, selon lui, "au-delà de la riposte nécessaire, il faut travailler ensemble sur des propositions, un projet, une perspective, une vision". Il a refusé à cet égard de distinguer "une gauche plus pure et une autre plus réaliste".

"Arrêtons d'opposer gauche de gouvernement et autre gauche", a renchéri Mme Buffet.

M. Hollande -qui a essuyé à son arrivée quelques huées- a indiqué que sur sa proposition devrait être mis en place fin septembre un "comité de liaison" de la gauche. On y parlera "pas seulement de la riposte, de la critique, de ce que nous ne voulons pas, mais de ce que nous proposons ensemble pour offrir une alternative, une politique différente au pays", a-t-il dit.

Mais la LCR ne devrait pas y participer. "La LCR est sur une autre démarche, révolutionnaire", a souligné le premier secrétaire du PS, pour qui "on peut pas dire à un pays, vous allez changer uniquement par des mouvements de rue".

A la tribune, MMe Buffet a évoqué les municipales, à l'origine de tensions entre PCF et PS, en demandant que "toute la gauche soit réunie dès le premier tour". M. Hollande s'est borné à se dire favorable à "des listes de rassemblement de la gauche, le plus largement possible".

Devant la presse, il a précisé que lorsque les résultats électoraux "justifieront" que le PCF puisse être "chef de file", les socialistes "seront derrière lui". Mais il a indiqué qu'il pourrait y avoir "quelques primaires". "On mettra ça en négociation", a-t-il dit.

Il a semblé aussi éloigner devant la presse l'éventualité d'alliances avec le Modem, parlant de "stratégie de rassemblement de la gauche dès le premier tour", avec éventuellement "des renforts" au second tour, mais "autour d'un projet". Alors que François Bayrou, a-t-il dit, est favorable à l'idée d'un rassemblement "tantôt avec les uns, tantôt avec les autres, donc avec personne".

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12:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FÊTE DE L'HUMA 2007

14.09.2007

" TVA sociale " : le gouvernement recule pour mieux sauter

La communication du gouvernement sur l’ajournement de la mise en place de la TVA sociale ne saurait masquer la réalité : la réforme n’est pas enterrée, mais simplement ajournée pour cause d’élections municipales imminentes.En effet, la multiplication des rapports (trois en à peine un trimestre) et le renvoi devant le Conseil Economique et social attestent de l’intérêt que porte toujours le gouvernement à cette proposition, ce que confirme le Secrétariat d’état à la prospective.
Le Parti socialiste rappelle donc son opposition la plus ferme à une telle mesure dont les principales caractéristiques sont d’être :
• socialement injuste : les baisses de cotisations seraient financées par une hausse des taxes qui pèsent plus lourd pour les ménages modestes et moyens ;
• économiquement dangereuse : selon le rapport de la ministre de l’Economie et des Finances, les bénéfices d’une telle réforme sont théoriques ou sujet à caution (création d’emplois, gains de compétitivité), à la différence des dangers qui sont avérés, notamment celui d’un dérapage de l’inflation. Ces risques ne sont pas anodins et pourraient gripper la consommation des ménages, dernier moteur de la croissance encore allumé ;
• moralement condamnable : elle contredit en tout point l’engagement solennel du Président de la République pris à la veille du second tour des élections législatives.

Communiqué du Secrétariat national


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08.09.2007

Croissance : échec total de la droite !

vendredi 7 septembre 2007 par Gérard Filoche

Au bout de six ans de pouvoir, Sarkozy prétend qu’il « ira chercher la croissance n’importe où ». Parisot affirme réclame des « réformes structurelles » encore pire que celles mises en œuvre à ce jour. Tous les deux sont aux abois : il est annoncé 1,8 % de croissance au lieu de 2,25 %, une catastrophe de plus.
Mais sont-ils autistes ?


La dernière fois que la croissance française etait supérieure à celle des pays comparables c’était quand la gauche était au pouvoir avec Lionel Jospin.

C’était quand on faisait reculer le chômage avec les 35 h, quand on embauchait des « emplois-jeunes », quand on développait les services publics, protégeait les salariés contre les licenciements, et quand on gardait la retraite à 60 ans. A ce moment-là la France salariée travaillait plus et produisait plus que les pays voisins ! Nous avons toujours le plus fort taux de productivité du travail au monde !

Mais le chômage qui devrait baisser massivement pour des raisons démographiques, est maintenu à hauteur de 4 millions par la suppression des dizaines de milliers de postes de fonctionnaires, par des plans sociaux permanents, et, tout comme le blocage des salaires, à commencer par le Smic, freine la relance de l’économie. Chaque poste de fonctionnaire en moins, c’est un jeune chômeur de plus.

Pour relancer la croissance, on en a la preuve, année après année, mois après mois, qu’il faut faire le contraire de ce que la droite et Sarkozy nous imposent depuis six ans : il faut embaucher des fonctionnaires parce que cela ne « coûte » pas mais au contraire cela rapporte, parce que les services publics aident l’économie, parce le recul du chômage développe le consommation, parce que la hausse de la masse salariale crée des appels d’air, parce que le problème n’est pas le « coût du travail » mais le coût du capital qui est trop élevé et qu’il ne réinvestit pas plus qu’il ne partage.

Les « cadeaux » fiscaux faits aux riches, ca ne marche pas, ils engrangent et continuent comme avant de spéculer ailleurs, rapaces et avides. La flexibilité, la mobilité, la précarité, cela va contre les intérêts des entreprises qui ont besoin de main d’œuvre formée, stable, bien rémunérée. Pour résister au tsunami de la mondialisation libérale, il faut que le salariat se sente bien considéré, bien traité, bien payé, et non pas rabaissé, déconsidéré, surexploité.

Après une gabegie de cadeaux aux riches, Mme Parisot ose affirmer le 5 septembre, sortant de chez M Sarkozy, qu’il faut “tout faire pour reconstituer les marges des entreprises”. Mme Parisot ment comme elle respire :

Jamais le CAC 40 n’a eu tant de marges : 100 Mds en 2006, 84 en 2005, 66 en 2004, 57 en 2004.

“La Tribune” du 26 juillet titrait que “les profits des entreprises n’ont jamais été aussi élevés depuis 45 ans”.

Jamais les fortunes n’ont été si nombreuses et si considérables : “Challenges” en juillet annonçait que les 500 premières fortunes avaient gagné 80 milliards d’euros de plus (Mme Parisot est la 273e des 500 premiers fortunes). Il y a 400 000 millionnaires en euros. 5 % de la population détient près de 50 % de patrimoine, à l’autre bout 10 % détient moins de 1 %.

Tout cela ne débouche sur aucune reprise, relance, mais sur plus de spéculation, plus de délocalisations, de plans sociaux, de licenciements, d’exclus et de pauvres, il y a 7 millions de travailleurs pauvres, et 4 millions de chômeurs.

Cette économie basée sur le “enrichissez-vous” et le “mérite” favorise les médiocres profiteurs, et non pas les investisseurs ni les créateurs, elle freine la consommation, la productivité, et coûte en indemnités, gâchis dans les quartiers, les écoles, les hôpitaux, nourrit le délitement social et les reculs de notre civilisation.

La clef de la croissance est exactement là où Sarkozy ne va pas la chercher et exactement là où Mme Parisot, dont la pensée est bloquée au 19e siècle, ne veut pas la voir.

Vive la France des 35 h pour toutes et tous, vive la France de la retraite à 60 ans, pour qu’on travaille tous, pour qu’on produise plus dans de bonnes conditions en gagnant plus et alors nous aurons une meilleure croissance.

Gérard Filoche, jeudi 6 septembre

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30.08.2007

Sarkozy s'invite au MEDEF, Mélenchon voit rouge. (doc audio)

Rupture républicaine ? Sarkozy devant le MEDEF (syndicat non représentatif de l'ensemble du patronnat) se prépare à annoncer les mesures qu'il entend prendre pour aider le pouvoir d'achat des français. Jean-Luc Mélenchon s'indigne du procédé choisi par le premier représentant de notre république.

Ecouter : http://www.box.net/shared/irjh54ehyv

Lire : Le dernier ouvrage de Jean-Luc Mélenchon : En quête de gauche publié chez BALLAND.

Prix éditeur: EUR 19,90
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26.08.2007

Discours de Ségolène ROYAL à Melle : désir d'ancrer le PS à droite ?

Crédit Photo : TF1/LCI Ségolène Royal à la Fête de la Rose, à Melle (25 août)

Dans un discours fleuve de 1h30 prononcé hier dans son fief de Melle, notre ex candidate à l'élection présidentielle entend ramener les "brebis égarées" du PS (Kouchner et les autres passés chez Sarkozy). Des talents dont le PS ne peut se passer pour se rénover, selon elle.

Il ne manque pourtant pas de jeunes et prometteurs talents ni d'idées au sein de notre parti pour réfléchir sincèrement à notre projet socialiste 2012.

De la Rochelle on attend mieux que cela. Le PS pour survivre à un clash qui se profile, doit s'adresser et répondre enfin aux inquiétudes grandissantes des travailleurs précarisés, des chômeurs, et de tous les plus pauvres d'entre-nous. Ce que notre ex candidate continue allègrement d'ignorer !

Au revoir Madame Royal, il est temps de tourner la page. ( Livre à paraître de Marie Noëlle Lienneman).

Infos France Inter du 26 août : Extrait de son discours : Ecouter

http://www.box.net/shared/i4zh0er8rq

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25.08.2007

Economie : Ne laissons pas Keynes aux émules du libéralisme !

"Quand une idée simple prend corps, il y a une révolution" (Ch. Péguy, Note conjointe sur M. Descartes)

Non à l'économie casino ! Plutôt que de baisser les impôts des plus riches il est préférable d’augmenter les salaires de ceux qui travaillent !

Par Simon Thouzeau

L'article en PDF

L’idée simple de Keynes est d’opérer une véritable réflexion sur la pertinence de l’enseignement qu’il a reçu en économie. Keynes n’est pas un révolutionnaire, il a pourtant révolutionné la théorie économique.

Qui est Keynes ?

Né à Cambridge en 1883 (année de la mort de Marx), John Maynard Keynes est issu d’une famille de la moyenne bourgeoisie intellectuelle. Son père est professeur de logique et d’économie à Cambridge et sa mère devint la première femme maire de Cambridge. Élève brillant, Keynes fréquente des peintres, des écrivains (Virginia Woolf), des philosophes. Ce cercle d’amis se caractérise par un certain anticonformisme, ces jeunes se veulent moralement et sexuellement "libérés".

Ce n’est qu’en 1905 que Keynes commence véritablement à s’intéresser à l’économie en suivant les cours de Marshall (économiste classique). Les premières recherches de Keynes le conduisent à travailler sur les probabilités. Nommé au Trésor au début de la guerre 14-18, Keynes s’illustre par la rédaction de Conséquences économiques de la paix (1919), où il soutient l’incapacité de l’Allemagne à payer les réparations exigées par le traité de Versailles et annonce une catastrophe sociale et politique comme suite logique d’un tel traité.

Keynes est, dans la vie qu’il mène ou dans les idées qu’il défend, cependant encore très imprégné d’idées libérales classiques. Pour mener un train de vie élevé, il se lance dans la spéculation mais se trouve en 1920 pratiquement ruiné.

C’est au cours des années 20 puis des années 30 que sa pensée évolue progressivement au contact de l’analyse monétaire (1930 : Traité sur la monnaie). C’est en 1936 qu’il produit son œuvre majeure : la Théorie générale de l’emploi, de l’intérêt et de la monnaie. Il s’agit pour lui d’essayer de comprendre et de trouver des réponses à la crise économique de l’époque. Il préconise pour cela notamment la relance par des investissements étatiques. Reconnu comme un économiste majeur, bien que critiqué, Keynes, qui est fait Baron, participe dans les années 40 à l’élaboration du système dit de Bretton Woods. Il décède en 1946.

Keynes : politiquement libéral…

Si Keynes est politiquement un libéral (en 1928 il contribue à la rédaction du programme économique du parti libéral), c’est un libéral "conscient". Keynes s’inscrit dans une tradition qui fait de l’essor des activités économiques un moyen de stabiliser l’ordre social.

La conception que Keynes a de la nature humaine est celle d’un libéral classique puisqu’il considère que l’instinct de lucre de l’individu est un élément essentiel du fonctionnement de nos sociétés. Le doux commerce apaiserait les mœurs : "la possibilité de gagner de l’argent et de constituer une fortune peut canaliser certains penchants dangereux de la nature humaine dans une voie où ils sont relativement inoffensifs (...) Il vaut mieux que l’homme exerce son despotisme sur son compte en banque que sur ses concitoyens". La violence des entreprises accompagnant l’impérialisme et la colonisation du début du XX ne semble pas avoir sauté aux yeux du bourgeois qu’est Keynes.

Keynes dénigre Marx sans pour autant produire de véritable argumentation. Il méprise le socialisme doctrinaire qui serait le "résidu poussiéreux" d’un projet dépassé depuis longtemps traitant de problèmes aujourd’hui passés et analysés par un homme il y a plus d’un siècle. "La lutte des classes, écrit-il, me trouvera du côté de la bourgeoisie instruite". Pourtant les réflexions de Keynes peuvent alimenter une critique économique anti-libérale, car s’il est socialement et politiquement libéral, économiquement c’est une autre histoire. Ainsi il considère qu’il n’est "nullement vrai que les individus possèdent un droit imprescriptible à une "liberté naturelle" dans leur activité économique. Il n’existe nulle "convention" qui puisse conférer un privilège éternel à ceux qui possèdent déjà ou à ceux qui deviennent des possédants" (in La Fin du laissez-faire). Pour Keynes "le problème politique de l’humanité consiste à combiner trois choses : l’efficacité économique, la justice sociale et la liberté politique".

… mais économiquement c’est une autre histoire

Keynes remet d’abord la "science" économique à sa place. "Il ne faut pas exagérer l’importance du problème économique, il ne faut pas sacrifier à ses nécessités supposées d’autres affaires, d’une portée plus grande et plus permanente". Si les libéraux de tout temps justifient leur comportement irresponsable par les lois naturelles de l’économie (la loi du marché…), Keynes pense au contraire que "l’économie est essentiellement une science morale et non pas une science naturelle, c’est-à-dire qu’elle utilise l’introspection et les jugements de valeur". Aussi quand les libéraux tentent de nous faire croire que les marchés financiers constituent le plus performant des systèmes (transparence, vérité des prix), on peut leur rétorquer en s’appuyant sur Keynes que la bourse s’appuie d’abord sur des croyances, des "conventions", un système de valeurs qui fait dire à un moment que Enron est la plus grande des entreprises puis deux mois plus tard que c’est la honte du capitalisme.

Keynes, critique de l’économie et des économistes "J’accuse la théorie économique classique d’être en elle-même une de ces jolies techniques raffinées qui prétendent traiter du présent en faisant abstraction du fait que nous savons très peu sur l’avenir". Pour Keynes l’avenir n’est pas déterminé, rien n’est inéluctable. Keynes est incisif et il y a bien en lui une volonté d’aménager réellement le capitalisme et le système de valeurs dont il est porteur. Keynes ne se limite pas à l’idée de gestion ou d’accompagnement. "Nous devons inventer une nouvelle morale pour un nouvel âge. En même temps nous devons, si nous voulons apporter quelque chose de neuf, apparaître iconoclastes, dangereux, dérangeants, voire désobéissants envers ceux qui nous ont engendrés" (in Suis-je libéral ?)

Intérêt personnel/ intérêt collectif

Keynes se distingue nettement de la doctrine de la "main invisible" (Adam Smith & Cie…) selon laquelle ce sont les intérêts privés qui réalisent naturellement l’intérêt général. "Le monde n’est pas ainsi fait que les intérêts privés et collectifs coïncident nécessairement (…) on ne saurait déduire des principes de l’économie politique que l’intérêt personnel dûment éclairé œuvre toujours au service de l’intérêt général (…) l’expérience ne confirme pas que des individus sont toujours moins clairvoyants lorsqu’ils sont réunis en une unité sociale que lorsqu’ils agissent isolément".

Si Keynes justifie une certaine dose d’inégalité pour stimuler l’activité économique, il conclut cependant que "pour stimuler ces activités et satisfaire ces penchants [à l’enrichissement personnel], il n’est pas nécessaire que la partie se joue avec des mises aussi élevées qu’aujourd’hui. Avec des mises beaucoup plus faibles le jeu serait tout aussi efficace dès lors que les joueurs en auraient pris l’habitude".

Keynes stigmatise par ailleurs les inégalités de la société de son époque : « on peut justifier par des raisons sociales et psychologiques de notables inégalités dans les revenus et les fortunes, mais non une amplitude aussi grande qu’à l’heure actuelle »

Qu’est-ce qu’une « relance keynésienne » ?

Il est d’usage de considérer que les politiques économiques menées après 1945 sont des politiques de relance keynésienne dans la mesure où l’Etat relance l’économie en injectant des liquidités dans l’économie sous la forme de politiques de grands travaux, de dépenses d’investissement. Cette politique de relance s’appuie sur un effet multiplicateur (le "multiplicateur keynésien") qui est le mécanisme par lequel une dépense nouvelle de l’Etat engendre une hausse de la production supérieure à la dépense initiale [Capul/Garnier, Dictionnaire d’Economie]. Du fait de l’ouverture de nos économies dans les années 70, le multiplicateur a perdu de son efficacité*. Ainsi quand la France relance en 1981, une partie des investissements profite aux pays étrangers car les Français ont plus d’argent à dépenser et le système économique national peine à faire face à la demande. Pourtant toute relance keynésienne n’est pas forcément vouée à l’échec. L’Europe étant économiquement fermé (à 80 %) - c’est-à-dire que l’essentiel de son commerce est constitué de ventes et d’achats à l’intérieure de la zone Europe-, il est possible, sans subir de fuite notable de capitaux, d’opérer une relance économique au niveau européen. Mais l’économique ne se coordonne pas sans intervention du politique et c’est justement ce qui manque à l’Europe.

Inflation ?

Oui mais une relance entraîne nécessairement, à long terme, de l’inflation rétorquent les libéraux. Heureusement ce n’est pas si simple. Les libéraux commettent deux erreurs : premièrement l’inflation (modérée) n’est pas forcément un fléau mais peut permettre à une économie de s’ajuster ; deuxièmement il n’y a inflation après une relance économique que si l’ensemble des moyens de production ont été utilisés ( capital et travail, c’est-à-dire machines et travailleurs). En effet, relancer alors que les entreprises ne peuvent produire plus entraîne une hausse des prix (les consommateurs sont plus riches mais il y a toujours autant de produits d’où la hausse des prix). Conclusion lorsque les libéraux disent qu’à long terme une relance entraîne de l’inflation, cette affirmation est vraie et d’une banalité affligeante car il arrive bien un moment où à force de soutenir la relance l’ensemble des moyens de production sont effectivement utilisés. Ce long terme cela correspond chez des gens comme Milton Friedman (économiste libéral de l’école de Chicago) à une dizaine d’années - c’est-à-dire que de façon continue l’Etat soutiendrait l’économie pendant plus de dix ans ! Comme le dit Keynes « à long terme nous sommes tous morts ». Il faut d’abord se soucier du présent et du futur proche et non pas s’inquiéter du taux d’inflation que l’on risquerait de connaître dans 30 ans !

Keynes est ici intéressant dans la mesure où il distingue la « véritable inflation » (quand tous les facteurs de production sont utilisés) et la « semi-inflation ». Cette dernière apparaît de façon modérée au début d’une relance. Les entreprises qui ne sont pas sûres que la croissance sera de longue durée peuvent préférer hausser leurs prix plutôt que de se compliquer à engager du personnel et faire des investissements qui à l’avenir ne seront pas forcément rentabilisés. Pour ne pas casser la croissance qui redémarre il faut donc accepter cette semi-inflation : progressivement les conventions changent, la croyance en une conjoncture positive relance progressivement le système économique. Hausser les taux d’intérêts comme le fait la BCE à chaque fois que l’inflation apparaît c’est casser tout espoir de croissance…

Non à « l’économie casino »

Keynes s’illustre enfin par sa critique des marchés financiers : il parle à ce propos « d’économie casino » (Marx dénonçait quant à lui le « capital fictif »). Keynes s’attaque aux rentiers, cette catégorie de personnes qui n’investissent pas réellement et captent les richesses créées. Il parle « d’euthanasier les rentiers » car ce sont eux qui paralysent l’économie, freinent les investissements productifs et volent une partie du « surproduit social » (ça c’est plutôt du Marx). Keynes constate que le développement des marchés financiers s’accompagne de la spéculation et c’est pour lutter contre ce fléau que l’ancien spéculateur repenti de Cambridge propose la mise en place d’une taxe sur les capitaux (comme quoi l’idée n’est pas nouvelle).

Oui à une meilleure répartition des richesses !

"Les vices marquants du monde économique dans lequel nous vivons sont l’incapacité à assurer le plein emploi et le caractère arbitraire et inéquitable de la répartition de la fortune et des revenus" disait Keynes. Selon lui, en situation de sous emploi ce n’est pas l’épargne des riches qui permettra de relancer l’économie mais une redistribution vers les ménages les plus pauvres qui ont une plus forte propension à consommer (l’argent reçu servira à améliorer le quotidien et sera donc dépensé- et non pas épargné- ce qui est profitable pour l’économie).

Conclusion : plutôt que de baisser les impôts des plus riches il est préférable d’augmenter les salaires de ceux qui travaillent !

Simon Thouzeau. Mercredi 3 septembre 2003

* Il ne faut pas oublier que l’ouverture des économies, même si elle correspond à une évolution constante au fil des siècles, n’a pas été toujours continue. Ainsi l’entre deux-guerre fut une période de repli des échanges internationaux. Ce n’est qu’en 1973 que l’on retrouve le même degré d’ouverture des économies qu’en 1913.

Sources : pour les citations de Keynes, cet article s’appuie essentiellement sur le livre de P. Combemale Introduction à Keynes (La Découverte, Repères). Ce livre est clair et très intéressant mais nécessite quelques connaissances en économie pour apprécier pleinement la richesse de l’analyse keynésienne.

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01.08.2007

La gauche décomplexée : qu'est-ce que c'est ?

medium_RAGnat1.4.pngVoici un document de travail pour lancer la réflexion sur les orientations du Parti socialiste.

Être de gauche, c’est d’abord assumer ses valeurs (la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la justice, le progrès scientifique et moral, l’internationalisme) et affirmer une méthode (la volonté, la responsabilité, la démocratie). Elles n’ont pas pris une ride. Pour nous socialistes, pour préparer le monde de demain, il ne s’agit pas d’abandonner ce que nous croyons, ni de renoncer à notre démarche, mais de les revendiquer sans complexe. Face au capitalisme financier mondialisé, face aux périls environnementaux, face aux inégalités planétaires, face aux nouveaux conflits, face au sous-développement, nous n’avons pas à nous excuser d’être de gauche. Au contraire, ce sont les désordres du monde qui nous renforcent dans notre volonté de le transformer.

Gauche décomplexée face aux problèmes du monde, mais aussi gauche décomplexée

- face à la droite : nos solutions, parce qu’elles passent par la solidarité, sont plus justes et plus efficaces. Il faut les assumer et non tenter de braconner sur des terres qui ne sont pas les nôtres. La « droitisation » même présentée comme « alliance au centre » n’est pas le salut pour le PS. Elles est plutôt la recette de la défaite.

- face à la gauche de la gauche : nous assumons notre vocation à gouverner, c'est-à-dire à être responsable, dans le refus de la surenchère. Nous suivons l’idéal mais nous sommes dans le réel.

- face à notre propre passé de gauche de gouvernement. Nous avons connu des succès et des échecs. Nous en tirons des leçons. Ce bilan tiré de l’expérience nous invite à être plus réalistes sur certains sujets, plus utopistes sur d’autres. Sans goût pour les vieilles lunes ni pour l’air du temps.

- face à nos voisins européens. Il faut en permanence explorer les solutions mises en œuvre ailleurs. Mais arrêtons de croire que le salut s’y trouve nécessairement. Cessons de nous excuser d’être des républicains français. Nous avons le droit de tenir à notre modèle social. Il doit être réformé. Ses lacunes doivent être comblées. Ses faiblesses corrigées. Pour le sauver, pas pour le démanteler.

En appeler au jusqu’au-boutisme guesdiste façon 1905, au mollétisme façon 1954 (consistant à promettre beaucoup pour agir peu) ou à un virage social-démocrate façon années 1950 (consistant à ne pas promettre grand-chose, donc à ne pas faire davantage), ce sont finalement les différents visages d’une vision vieillie.

Concrètement, la « gauche décomplexée », c’est un ensemble d’engagements et de propositions :

1) Décomplexée, la gauche doit assumer ses objectifs de justice et de progrès social.

- Réaffirmons notre volonté de rééquilibrer la répartition entre le capital et le travail au profit du travail. Depuis le milieu des années 80, la part du travail dans la valeur ajoutée est passée de plus de 72% à 65%. Mais c’est surtout le transfert du risque des détenteurs du capital vers les salariés qui est le phénomène le plus caractéristique des 25 dernières années. L’actionnaire garantit son capital en équilibrant ses participations alors que le salarié est dépendant d’une entreprise, d’un territoire d’une activité donnée et devient la variable d’ajustement qui permet de maintenir les taux de rentabilité en bourse. La gauche doit assumer deux objectifs : la hausse de la rémunération du travail et la sécurisation des salariés. Ces objectifs exigent plus que la seule négociation entre les partenaires sociaux. Pour rendre possibles de telles mesures, il faut modifier notre environnement économique (politique commerciale plus protectrice, politique monétaire plus expansionniste, politique européenne plus sociale). Les entreprises doivent être responsabilisées, par exemple en imposant le principe du « délocaliseur-payeur ».

- Face à la droite, assumons nos propositions concrètes : Pour résoudre la crise du logement, mieux vaut commencer par construire des logements bon marché, accessibles à tous et d’abord aux plus modestes, plutôt que de favoriser uniquement l’accession à la propriété. Nous voulons renforcer les obligations de la loi SRU plutôt que de les abolir, comme l’envisage la droite. Pour permettre l’égalité d’accès aux soins, mieux vaut commencer par assurer l’égalité territoriale et une répartition équitable des praticiens. Pour assurer l’égalité réelle, nous mettons l’accent sur les jeunes. Les 18-25 sont aujourd’hui ceux qui bénéficient le moins de la redistribution. Or c’est à cet âge que l’on acquiert les compétences et les connaissances clefs pour l’avenir individuel et collectif. L’aide sociale destinée aux jeunes doit être réévaluée. Des mesures doivent être prises pour les jeunes sans qualification (sur le modèle des « emplois sécurité-insertion » proposés par Laurent Fabius). L’enseignement supérieur et la formation doivent bénéficier d’un vaste plan de rattrapage. Les comparaisons financières avec nos voisins sont cinglantes : la France néglige son université. Les enfants des classes populaires en sont les premières victimes, quand ils échouent fréquemment dans des premiers cycles sous-encadrés.

2) Décomplexés, nous devons l’être dans le refus de l’assistanat. La gauche revendique la solidarité, mais aussi la responsabilité. Les Français ont quelquefois le sentiment que l’Etat ou les organismes sociaux sont trop généreux à l’égard de certains. A force de ne pas vouloir l’entendre, nous risquons de démonétiser la belle idée de solidarité. Pour nous, la solidarité doit intervenir pour toute femme ou homme dans la difficulté, mais avec comme but le retour à l’emploi. La gauche – y compris dans les collectivités locales qu’elle gère – n’a pas toujours été exemplaire dans ce domaine. Il faut refuser tout ce qui peut aboutir à des trappes à l’inactivité.

Les bas salaires doivent être augmentés pour rendre sa valeur au travail. On ne doit pas s’interdire d’utiliser d’autres mécanismes, comme la « prime pour l’emploi ». C’est la gauche qui l’a créée. Faut-il l’abandonner ?

3) Décomplexés, nous le sommes dans le domaine de la sécurité. La gauche veut la sécurité, mais refuse la dérive autoritaire et l’arbitraire. N’ayons aucun complexe sur la sécurité, valeur de gauche, qui figure en bonne place dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Les résultats de N. Sarkozy depuis 2002 ne sont pas bons. Les violences aux personnes – qui sont les actes les plus graves – ont augmenté de près de 20%.

Assurer la sécurité, cela implique d’abord des forces de l’ordre présentes sur tout le territoire en permanence, et pas seulement dans les centres villes. C’est une police de proximité qui entretient des liens de confiance avec la population. C’est une politique d’égalité réelle qui empêche la formation de ghettos.

4) Décomplexée, la gauche de gouvernement parle vrai sur les questions de financement :

- la dette : sa réduction est une priorité. La charge des intérêts grève de manière inacceptable le budget de l’Etat. D’où la nocivité de la politique de la droite qui veut réduire les impôts des plus favorisés au détriment d’une saine gestion de nos finances. La manœuvre est connue : on dégrade les comptes publics pour imposer ensuite des réductions des dépenses.

- les retraites : la durée de vie s’allonge, donc il faudra travailler plus longtemps. Cet allongement devra se faire en tenant compte de la pénibilité des emplois et des parcours professionnels (notamment pour les femmes), mais il est inévitable. Le dossier des régimes spéciaux doit être ouvert.

5) Décomplexés, nous le sommes face au monde actuel que nous regardons en face. La recherche et l’innovation doivent être favorisées ; les entreprises doivent être soutenues. La recherche doit être développée dans les Universités et les organismes publics. Elle doit l’être dans les entreprises. La gauche n’est pas l’ennemi des entrepreneurs. Elle est l’ennemi des prédateurs. A l’inverse de la droite qui favorise une économie de la rente (avec le bouclier fiscal ou la suppression des droits de succession), la gauche œuvre pour une économie de l’investissement et de l’innovation. Il faut encourager les entreprises à investir (déductibilité des dépenses de R&D;). Il faut soutenir les PME innovantes (loi sur la commande publique, Fonds public d’investissement direct en fonds propres dans les PME performantes).

6) Décomplexée, la gauche doit l’être dans sa défense d’une Europe qui progresse et qui protège. Pour les socialistes, l’Europe n’a pas vocation à être un marché ouvert à tous vents et qui se contente d’organiser la concurrence intérieure entre travailleurs et systèmes sociaux. Nous voulons une Europe qui investisse dans l’avenir (augmentation du budget pour financer le développement technologique). Nous voulons une Europe qui se protège face à la concurrence déloyale de certains pays émergents. Nous voulons une Europe qui favorise la croissance (politique monétaire revue). Nous voulons une Europe qui organise le progrès social partagé au lieu de favoriser l’alignement sur le moins-disant (convergence sociale). Nous n’aurons pas tout en un jour. Mais nous devons défendre nos positions fermement. Nous refusons l’approche de N. Sarkozy qui consiste à soumettre demain au Parlement un texte, maxi ou mini, que les Français ont rejeté par référendum.

7) Une gauche décomplexée, c’est une gauche qui assume le tournant écologique.

- Le développement doit devenir un objectif transversal de toutes les politiques publiques. Les initiatives locales sont intéressantes, mais il revient à l’Etat d’assumer son rôle. Proposons une véritable fiscalité écologique qui modulerait l’ensemble des prélèvements en fonction de l’impact écologique (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu…).

- Pour faire face aux défis énergétiques de l’avenir, la question du contrôle des entreprises clefs du secteur doit être posée. Un pôle public de l’énergie EDF-GDF doit être créé. La question doit être posée pour AREVA et pour TOTAL.

- Pour assurer une gestion efficace de l’eau et des prix raisonnables, les régies publiques doivent être stimulées.

Voilà quelques éléments d’une gauche décomplexée : une gauche qui regarde le monde tel qu’il est, qui promeut ses valeurs et qui prépare l’avenir. Une gauche qui ne rougit pas d’être de gauche. Une gauche qui est prête à regarder sa propre histoire sans tabou. Une gauche de changement qui propose concrètement et qui trace une perspective de long terme.


medium_RAG341.741.pngRAG 34. Les lolo's 34

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23.07.2007

Sénatoriales; Monique Pétard : Pourquoi je suis candidate au Sénat ?



Montpellier, le 17 juillet 2007.

Chers (es) camarades,

Contrairement à ce qu’on aurait pu penser, une élection partielle est organisée en plein mois d’août pour remplacer le poste laissé vacant au Sénat par André VEZINHET, élu aux législatives.

Je suis donc candidate à l’investiture par les militants de notre parti et je viens vous indiquer pourquoi je sollicite vos suffrages.

Quels sont les enjeux ?

Au plan national : les enjeux sont les mêmes que pour le second tour des législatives que nous venons de vivre : faire barrage à l’omniprésence de l’UMP. Le Sénat représente la défense des collectivités territoriales. Aujourd’hui, les régions, les départements et les communes de gauche savent agir pour nos valeurs au plus près des citoyens. Mais pour combien de temps pourront-elles encore le faire avec un ETAT qui se défausse de plus en plus de ses responsabilités ? Le groupe socialiste au Sénat remplit son rôle de garde-fou en proposant et en faisant voter de nombreux amendements.

Au plan local : une Sénatrice implantée dans l’Est héraultais, comme je le suis, devient un acteur important du territoire parce qu’elle crée un équilibre avec le Sénateur Robert TROPEANO, mon collègue et ami, quant à lui implanté à l’Ouest (Maire de Saint Chinian).

L’enracinement dans un mandat local permet de supporter, au plan national, des dossiers importants comme le développement durable, le logement, l’emploi, l’avenir de la viticulture et de la conchyliculture.

Pour le parti : les militants sont d’accord aujourd’hui pour une nécessaire rénovation. Pour porter notre projet, il conviendra de conjuguer renouvellement des personnes et expérience politique, diversité des âges et des provenances.

Au plan militant : « davantage de femmes dans les assemblées élues » représente une avancée sociale, dont nous pouvons, nous socialistes, nous enorgueillir parce que cette loi est juste et met fin à des décennies de discrimination. Et d’ailleurs, nombre de femmes ont fait leur preuve à la tête ou dans les équipes municipales. Ce combat pour la Parité fait partie depuis longtemps de mon engagement politique, vous le savez, et il mérite d’être poursuivi au Sénat !

Quelle légitimité ? Membre du parti, élue de la Ville de Montpellier en 1995, puis d’opposition à Juvignac, Conseillère générale depuis 1998, j’ai pu montrer que j’étais une élue de terrain, partageant la vie de mes contemporains et à l’écoute de leurs difficultés. Député-suppléante d’André VEZINHET, je me suis battue à ses côtés pour que l’on puisse maintenir un peu de justice sociale et d’équité territoriale dans notre département héraultais.

Quelles compétences ? Mon expérience des groupes et de l’animation d’équipes me donne des capacités de mobilisation. Mon expérience d’élue dans l’équipe municipale de Montpellier m’a fortement attachée à la capitale régionale, à ses élus, ses corps constitués et ses habitants. L’expérience d’élue, chef de file de l’opposition à Juvignac ma beaucoup appris.

Enfin, et c’est peut-être le plus important pour ces Sénatoriales, par mes actions de Présidente de la commission Environnement et Développement Durable, j’ai beaucoup travaillé avec le rural et les hauts cantons, dont je connais bien les maires et leurs équipes. Pour avoir vécu dix ans dans une petite commune rurale, j’en mesure les difficultés et les enjeux.

C’est dans l’action et le partenariat d’objectifs que se fonde la reconnaissance réciproque. C’est sur ce socle, et avec le concours indispensable des sections, que je compte me mettre au service de notre parti et de la fédération pour une victoire partagée.

Très amicalement,

Monique PETARD.
Conseillère générale du
10ème canton de Montpellier
Conseillère municipale de Juvignac

Lire notre note précédente :
Kléber MESQUIDA : Pourquoi nous soutenons la candidature de Monique PETARD ?

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09:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Sénatoriales, Monique PETARD

22.07.2007

Pour un référendum sur le nouveau traité européen



L'Humanité a publié mardi 17 juillet un appel d'une vingtaine de personnalités de gauche pour exiger un référendum sur le nouveau traité européen. Jean-Luc Mélenchon et François Delapierre en sont signataires.


Un referendum pour le nouveau Traité européen !

Le dernier Conseil européen de Bruxelles du 23 juin 2007 a décidé de confier à une Conférence intergouvernementale de travailler d’ici à la fin de l’année à la rédaction d’un nouveau Traité européen « simplifié », suite au rejet par les peuples hollandais et français du Traité constitutionnel. Le Président de la République française, puis son ministre des Affaires étrangères, ont néanmoins explicité les grandes lignes de ce nouveau traité « simplifié ». Il ressort qu'il concernera le système et le mode de décisions européens, les questions sociales, les valeurs constitutives de l’Union et des mesures significatives concernant la lisibilité de l’Union. Ce nouveau Traité « simplifié » aura des conséquences majeures et directes pour la vie de nos concitoyens et de nos institutions. Cela implique donc qu'il soit soumis à referendum.

Tout d’abord, conformément à la Constitution française, dès lors que ce nouveau Traité modifiera le fonctionnement de nos institutions il devrait être soumis à approbation populaire. En second lieu, si le besoin existe absolument de réconcilier l’Union européenne et les peuples européens alors ce Traité doit être aussi leur affaire. Le précédent Traité, dit constitutionnel, a montré que la voie parlementaire n’était pas la voie par laquelle les peuples pouvaient se reconnaître. Et si ce nouveau Traité fait la synthèse entre les tenants du « non » et du « oui », ainsi que le dit le Président de la République, alors que peut-il craindre d’un referendum ? Les arguments du ministre des Affaires étrangères selon lesquels la ratification par la voie parlementaire évitera les inconvénients précédemment constatés ne peuvent être recevables. La démocratie n’est pas négociable. Elle ne peut souffrir d’une mise à l’écart, d’un manque d’appropriation par les peuples européens de la construction européenne. Le retour de la politique suppose que notre peuple soit consulté. Il a défait le précédent Traité. Il doit s’exprimer sur ce nouveau Traité. C’est une double exigence : nationale et européenne. En conséquence, nous appelons solennellement le Président de la République Française à soumettre le nouveau Traité à la ratification de notre peuple et à décider de l’organisation d’un referendum.

Que l’on soit pour ou contre ce nouveau Traité, l’Europe ne se fera pas contre les peuples. Elle ne se fera pas sans eux. Elle se fera nécessairement avec eux !

Premiers signataires : Clémentine Autain, Maire adjointe de Paris ; Robert Bret, Sénateur ; André Chassaigne, Député, Président de l’ANECR ; François Delapierre, Délégué général de PRS ; Jean Desessard, Sénateur ; Christian Favier, Président du Conseil général du Val-de-Marne ; Jean-Claude Gayssot, ancien ministre, Conseiller régional ; Dominique Grador, Conseillère régionale ; Jacqueline Fraysse, Députée ; André Laignel, Député européen ; Jérôme Lambert, Député ; Marie-Noëlle Lienemann, Députée européenne ; Jean-Claude Lefort, Député honoraire ; Patrick Le Hyaric, Directeur de l’Humanité ; Jean-Luc Mélenchon, Sénateur, Président de PRS ; Jean-Claude Sandrier, Député, Président du Groupe de la gauche démocrate et républicaine à l’Assemblée nationale ; Noël Mamère, Député-maire ; Paul Quilès, ancien ministre, René Revol, vice Président de PRS, Marie-Pierre Vieu, Conseillère régionale.

Un site Internet va être ouvert pour soutenir cette initiative : http://referendumeurope2007.free.fr

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07:47 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MINITRAITE, POUR UN REFERENDUM

17.07.2007

Poilade du jour : L'Etat veillera à protéger les grévistes, assure Xavier Bertrand

Reuters -17 juillet- Alors que le texte sur le "service minimum" va être examiné au Sénat, le ministre du Travail, des Relations sociales et de la Solidarité, Xavier Bertrand, assure que l'Etat sera vigilant quant aux pressions que des entreprises voudraient exercer sur des salariés grévistes.

Le projet de loi sur le dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres de voyageurs est examiné ce mardi par les sénateurs. Le texte, qui s'appliquera à partir du 1er janvier 2008, vise à garantir un service minimum en cas de grève. Il prévoit notamment de rendre obligatoire le dépôt d'un préavis 48 heures avant tout conflit.

"Nous serons vigilants à l'égard des entreprises qui utiliseraient ce préavis pour faire pression sur des salariés grévistes. Il n'y aura pas de constitution de fichiers dans les entreprises", déclare Xavier Bertrand dans un entretien aux Echos.

Le gouvernement est, selon lui, prêt à "garantir plus explicitement le droit de grève des salariés, si des parlementaires proposent des amendements en ce sens".

"Ce texte n'est pas une victoire pour qui que ce soit. Mais les Français n'auraient pas compris que nous n'allions pas au bout de cette réforme", ajoute le ministre du Travail.

Xavier Bertrand se déclare par ailleurs plutôt hostile à l'extension du service minimum à d'autres secteurs, au-delà des transports terrestres.

A l'Education nationale ou à La Poste, "on n'a pas forcément besoin d'une loi", estime-t-il.

"Pour ce qui est des transports aériens, le sujet ne se pose pas de la même manière car il n'est plus question des besoins quotidiens des Français", fait-il remarquer.

Qui se moque de qui ?



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16:04 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICE MINIMUM, DROIT DE GREVE

Une gauche moderne n’est pas droitière : Laurent FABIUS lance le débat de la refondation



Laurent Fabius entame la réflexion de fond en vue de la refondation de la gauche. Il publie cette tribune dans "Le Nouvel Observateur".

Pour voir la gauche emporter l’élection présidentielle, il faut remonter près de vingt ans en arrière. C’était François Mitterrand, à ce jour seule figure socialiste dans la galerie des présidents de la Ve République.

Devant cette réalité tout le monde parle de refondation, mais attention aux faux-semblants ! Evitons de jouer « retour vers le passé », l’hypertrophie des égos en plus, un retour présenté paradoxalement comme le dernier cri de la modernité. Il s’agirait notamment d’appliquer en France les recettes traditionnelles de la social-démocratie, longtemps efficaces mais devenues souvent inadaptées face au nouveau capitalisme.

Certes, personne ne possède dès maintenant le sésame de la refondation et je n’entends pas aborder ici en détail les questions importantes d’organisation. Mais pour avancer je suis convaincu que nous devons à la fois maintenir nos valeurs socialistes et revisiter très profondément nos propositions, en les ouvrant davantage sur le monde et sur le futur : c’est la double clé de la refondation.

L’esprit d’ouverture doit d’abord guider l’analyse de notre défaite. Pour 2007, en laissant de côté les questions de personne, toujours discutables, nous avions plusieurs atouts incontestables : le mauvais bilan de la droite, le remords du 21 avril 2002, la forte demande de changement dans le pays et la domination des thèmes de gauche auprès de l’opinion. Ce dernier point doit être souligné. La société française ne s’est pas droitisée. Le refus des excès de la mondialisation financière est vivace. L’exigence de services publics et d’égalité est forte. De nombreuses mobilisations sociales sont survenues ces dernières années. Aujourd’hui, les Français s’inquiètent des nouvelles taxes sur la santé ou des milliers d’emplois d’enseignants supprimés. Ce n’est pas un hasard si le candidat de la droite s’est senti obligé durant la campagne de reprendre dans les mots certaines aspirations de la gauche et si le grand homme de cette séquence électorale fut ... Jean Jaurès.

Une forte demande de gauche donc, qui se termine en victoire de la droite. J’y vois deux raisons principales. Le terrain économique et social a été trop délaissé par nous, au profit de thématiques davantage sociétales, personnelles et morales. La critique des projets de la droite n’a pas été assez convaincante. Ainsi, le fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » n’a pas été efficacement déconstruit. Tirons-en au moins une leçon : les socialistes doivent refuser tout sectarisme, ils doivent aussi refuser le confusionnisme consistant à se laisser glisser sur le terrain de l’adversaire qui peut alors brouiller les cartes et manœuvrer à sa guise.

Au plan électoral l’enjeu de la refondation, c’est la reconquête de notre base populaire qui subit de plein fouet la précarisation et les difficultés de pouvoir d’achat. Les données sont claires : c’est d’abord cet électorat qui nous a manqué, en particulier dans les régions industrielles durement touchées par les effets de la mondialisation. Tous ces Français attendent à juste titre de la gauche plus d’égalité (davantage pour le travail et non pour le seul capital), plus de solidarité (investissements publics dans la santé, l’école, le logement, les transports) et plus de protection (sécurité, juste échange plutôt que libre échange). Pour eux, les questions du pouvoir d’achat et de l’avenir de leurs enfants priment sur tout autre sujet. Ils attendent de la gauche des propositions précises, crédibles et opératoires dans ces domaines. C’est notre défi.

La première exigence pour relever ce défi, c’est-à-dire pour conjuguer solidarité et efficacité, consiste à clarifier enfin notre rapport à la mondialisation. Nous n’avons pas su le faire jusqu’à présent. Evidemment celle-ci constitue un phénomène très complexe. D’un côté, l’ouverture des frontières, la mise en réseau des hommes et des cultures et les avancées technologiques conduisent à un développement humain positif. De l’autre côté, le capitalisme financier creuse les inégalités et en installe de nouvelles ; le marché, utile en lui-même, affaiblit les régulations et les normes dès lors qu’il devient tout puissant ; la recherche systématique de la rentabilité à court terme détruit souvent l’environnement, oppose les individus, déséquilibre les territoires.

Certains ne voient dans la mondialisation que ces désordres et s’enferment dans la seule dénonciation. C’est l’impasse de l’ultragauche dont le diagnostic est parfois juste, mais qui laisse l’espace aux ultra-libéraux faute d’apporter des réponses crédibles. D’autres croient en une « mondialisation heureuse » et recommandent l’adaptation, voire la résignation. Ainsi s’exprime parfois une certaine branche de la sociale démocratie lorsqu’elle prône seulement l’insertion dans la mondialisation telle qu’elle est, estimant possible d’établir des compromis à la façon des années 50. Le problème est que la mondialisation financière actuelle déséquilibre les rapports de forces au profit du capital, précarise les salariés et déstabilise l’action publique dans chaque Etat, rendant largement caduques les vieilles méthodes. Prôner un « socialisme du réel » est juste mais n’a de sens que si on n’oublie pas en cours de route que le réel est devenu plus libéral et plus brutal.

C’est pourquoi je pense qu’aucune de ces voies - l’ultragauche et l’infragauche - n’est vraiment satisfaisante. Oui, la double clé de la refondation, c’est la rénovation de nos propositions dans la fidélité à nos valeurs. Car ces valeurs ne sont pas dépassées. Face à la précarité et à l’individualisme, il y a besoin d’égalité et de solidarité. Face aux communautarismes, il y a plus que jamais besoin de laïcité. Face à la marchandisation généralisée, il y a besoin de services publics et de développement durable. Face à la concentration des pouvoirs, il y a besoin de démocratie libre et de pluralisme. Face à l’explosion des nationalismes, au risque de guerre des civilisations et aux inégalités internationales, il y a besoin d’Europe et d’internationalisme. La gauche doit revendiquer ses valeurs. La gauche moderne n’est pas une gauche droitière.

Je refuse le choix qu’on cherche à nous imposer entre archaïsme et libéralisme. A bien des égards, c’est le libéralisme qui est archaïque. Ses solutions, appliquées durement, mènent souvent aux reculs sociaux, à l’accroissement des inégalités et au saccage de l’environnement. Le socialisme, lui, est fondamentalement progressiste. Nous défendons les conquêtes sociales, nous proposons de développer de nouveaux droits, de créer de nouveaux gisements d’emploi et de croissance, d’agir contre les inégalités, nous refusons l’obscurantisme, nous croyons dans la science et la technique, nous encourageons de nouvelles découvertes améliorant le sort de l’homme.

Mais pour faire vivre ces valeurs dans un monde qui a changé et qui va changer, nous avons besoin de propositions très novatrices. Ne redoutons pas d’être audacieux. Quatre exemples.

Le rapport capital - travail : là où la mondialisation financière exerce une pression à la baisse sur la rémunération du travail, notre réponse en direction de l’emploi et du pouvoir d’achat doit viser la « compétitivité par le haut » et non la course au moins disant. Pour la France, cela implique d’investir beaucoup plus qu’aujourd’hui dans l’enseignement supérieur, la formation, la recherche, la culture, l’innovation ; d’encourager - eh oui ! - les entrepreneurs et l’esprit d’entreprise ; de sécuriser les parcours professionnels et d’améliorer la santé au travail ; de soutenir le pouvoir d’achat par l’amélioration des salaires, des pensions et par une meilleure répartition ; de repenser l’organisation du temps de travail, tout au long de la vie en tenant compte du vieillissement, donnée majeure.

L’Europe : pour agir contre les dérives du libre-échangisme, nous devons proposer de nouvelles régulations. Une vraie réciprocité dans les pratiques commerciales, la lutte contre le dumping social et environnemental, la pénalisation des entreprises prédatrices doivent devenir de nouveaux mots d’ordre. Nous devons relancer et réorienter la construction européenne sans nous contenter de simples ripolinages institutionnels. Pour bâtir une véritable souveraineté économique et sociale de l’Union européenne, l’objectif de convergence sociale européenne doit être réactivé, un budget commun pour la recherche et l’innovation mis en place, une politique monétaire de croissance remplacer celle de l’euro cher, le fétichisme de la concurrence laisser place à une politique industrielle et énergétique concertée. Un tarif extérieur commun doit se substituer aux dérives actuelles.

La puissance publique : dans certains domaines, nous devons rétablir des leviers d’action. C’est le cas pour notre approvisionnement énergétique, enjeu majeur du siècle à venir et secteur où la France possède des atouts magnifiques. De même pour notre capacité à stimuler l’économie, par exemple en faveur des PME innovantes. Dans d’autres domaines tels que la solidarité, nous devons rénover les mécanismes grippés pour éviter, par exemple, les dépendances durables ou l’assistanat. C’est à la gauche de se fixer comme objectif d’améliorer partout l’efficacité de l’action publique, celle de l’Etat et des collectivités territoriales à travers des solutions innovantes.

L’environnement enfin : sa dégradation est gravissime. Elle est, j’en suis convaincu, encore plus avancée qu’on ne le dit. L’exigence écologique doit devenir transversale. Elle doit être prise en compte dans toutes nos politiques nationales et dans toutes les négociations internationales. Une fiscalité écologique doit être mise en place. La recherche d’économies d’énergie doit être généralisée et le ferroutage massivement développé. Socialiste et écologiste, au 21ème siècle, ces deux combats n’en font plus qu’un.

Je n’ai pas évoqué ici les questions d’organisation, mais pour refonder la gauche, il faudra évidemment la rassembler, donc accepter ses différences. A cet égard, le Parti socialiste a vocation à couvrir un espace idéologique et électoral plus vaste qu’aujourd’hui, allant des antilibéraux au centre-gauche. Les alliances avec les communistes, les radicaux, les verts, les progressistes, devront se nouer sur la base du projet socialiste et non à la va-vite. Le recrutement militant devra être diversifié, le fonctionnement moins « personnalisé », le débat d’idées stimulé. Un tel parti, socialiste et progressiste, pourra alors obtenir au moins 35% des voix au premier tour des élections. Cet objectif est parfaitement accessible à condition que chacun accepte de travailler ensemble, de tirer les leçons du passé, de faire taire ses rancunes et ses rancœurs, de s’ouvrir à l’avenir et au monde tout en sachant résister à l’air du temps. Un énorme travail d’unification et d’imagination est indispensable, qui ne peut pas être une opération de laminage. On cherche une méthode pour cette refondation ? Je propose celle-ci : traiter d’abord sérieusement les questions de fond.

Lire sur le même thème : La gauche décomplexée, qu'est-ce que c'est ?

RAG 34. Lolo34

08:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, REFONDER LA GAUCHE

15.06.2007

MANIF DE DROITE : TRAVAIL,FAMILLE,TELEVISION...(vidéo)

La culture, ça fait mal à la tête.

Gauchistes : terroristes !

On a gagné, on a gagné : Ca c'est d'la cravate de droite !

Les riches à Versailles, les pauvres sur la paille !

Nous sommes fiers des violences policières

BIGARD, BIGARD, AHaHA HAHA...

La culture ça fait mal à la tête !

Moins d'artistes, plus de police !

Johnny reviens, tu paieras moins...

Le tiers-monde au travail ...

Christine BOUTIN, montre-nous le chemin...

etc.
Pardon, pardon pour le dérangement !

Des "artistes de rue de droite" se mobilisaient pour "soutenir" le gouvernement. Manif organisée par les intermittents du spectacle en 2003.



Durée: 09:08 pris le: 26 Avril 2007 Lieu : France Le 25 octobre 2003, des "artistes de rue de droite" se mobilisaient pour "soutenir" le gouvernement.

Arnaud Contreras a réalisé un documentaire-court sur cet évènement culturel inouï, absurde, à prendre avec humour (dommage qu'il faille le préciser, mais les commentaires de gauche comme de droite sont parfois trop emportés).

Pour + d'infos sur la vidéo:
www.contreras.fr

En savoir plus : RESTONS VIVANTS !

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16:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Manif de DROITE

02.06.2007

Parlons de la légalité du Contrat Nouvelle Embauche

Le Tribunal des conflits vient de trancher. Ce n’est pas le juge administratif, mais le juge judiciaire qui connaîtra de la conformité du CNE vis-à-vis du droit international.
L’enjeu était d’importance car le Conseil d’Etat a déjà eu l’occasion de valider la légalité du CNE (octobre 2005) alors que certains Conseils des Prud’hommes le considèrent pour le moment contraire au droit international du travail (Longjumeau, avril 2006).

Retour sur le droit en vigueur…

Ce que dit le droit international (Convention 158 de l’OIT)

• Le principe : un motif valable de licenciement (art.4 de la Convention)

"Un travailleur ne devra pas être licencié sans qu’il existe un motif valable de licenciement lié à l’aptitude ou à la conduite du travailleur ou fondé sur les nécessités du fonctionnement de l’entreprise, de l’établissement ou du service."

• L’exception : une période d’essai raisonnable (art.2.2.b de la Convention)
"Ne bénéficient pas de cette protection "les travailleurs effectuant une période d’essai (…) à condition que la durée de celle-ci soit fixée d’avance et qu’elle soit raisonnable."

Ce que dit le droit français

• Le principe du CNE :

une période d’essai de 2 ans. Le CNE est soumis au code du travail à l’exception des dispositions relatives au droits des salariés en matière de licenciements "pendant les deux premières années courant à compter de sa date de conclusion."


• L’interprétation : absence de motif réel et sérieux (circulaire du 8 mars 2006)
"Le licenciement durant la période de consolidation n’est pas subordonné à l’existence d’une cause réelle et sérieuse."
Toute la question est donc de savoir si un délai de 2ans est raisonnable. Les salariés ont leur petite idée…

L'abrogation du CNE fait partie des mesures qui seront prises si Ségolène Royal est élue. A contrario Du duo Bayrou Sarkozy qui chercheront à le péreniser ou à s'en inspirer pour instituer un contrat unique de travail.



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07:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CNE, RAG 34

21.05.2007

Laurent Fabius appelle les socialistes à "faire bloc" pour les législatives

Laurent Fabius (Darfour 2007).

"Il faut choisir entre "une hyper-présidence" où "tous les pouvoirs seraient concentrés" et "une présidence équilibrée" a-t-il déclaré sur le plateau de LCI, invité de Christophe Barbier.

Laurent Fabius a appelé lundi 21 mai les socialistes à "faire bloc pour la campagne des législatives" afin d’obtenir à l’Assemblée nationale "un rééquilibrage des pouvoirs".

L’ancien premier ministre socialiste a ajouté sur LCI que "les problèmes du PS " seront à traiter après les scrutins des 10 et 17 juin.

Selon Laurent Fabius, candidat en Seine-Maritime, l’enjeu des législatives est de choisir entre "une hyper-présidence" où "tous les pouvoirs seraient concentrés" et "une présidence équilibrée".

Il a jugé que la composition du gouvernement Fillon, avec ses personnalités de gauche, était "électoralement bien jouée", "électoralement habile" de la part du président Nicolas Sarkozy.

Laurent Fabius a souhaité la présence à l’Assemblée nationale d’"un nombre de députés de gauche suffisant pour qu’il n’y ait pas un chèque en blanc" au gouvernement Fillon.

Cliquez ici pour regarder l’entretien sur le site de LCI.



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19:11 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, LEGISLATIVES, RAG 34

Le gouvernement est nommé : premières remarques

Malgré l'intoxication médiatique en cours, le gouvernement Fillon n'a rien de nouveau et sympathique.

Un gouvernement nettement à droite

En nommant Bernard Kouchner, Nicolas Sarkozy veut désarmer toute opposition en faisant croire que la gauche est dans son gouvernement. Intox ! La gauche sera à l’Assemblée au lendemain des législatives… ce qui n’est pas du tout la même chose.

Le gouvernement Fillon est un gouvernement clairement à droite :

- Les deux principaux ministres dans l’ordre protocolaire, Fillon et Juppé, sont célèbres pour avoir mis des millions de personnes dans la rue contre leurs projets de remise en cause des droits sociaux. Ne nous faisons pas d’illusions. C’est un gouvernement de combat, qui a plusieurs revanches à prendre.
- C’est un gouvernement qui vise avant tout au rassemblement des droites. Tous y sont : aile chiraquienne (Juppé, Alliot-Marie), aile dite « droite sociale » (Borloo), UDF (Morin), signe envoyé à l’électorat FN (ministère de l’Identité nationale occupé par Hortefeux).
- Quant au rideau de fumée Kouchner, il faut rappeler que Bernard Kouchner explique depuis longtemps que la frontière gauche-droite est une question dépassée. Sur les questions internationales, il est d'ailleurs souvent d'accord avec la droite (comme sur la guerre en Irak , où il aurait voulu engager la France aux côtés de Bush).

Le nombre de 15 ministres n’a rien d’exceptionnel ni de moderne

Le chiffre de 15 est même très courant : 15 ministres de plein exercice dans le gouvernement Raffarin 1, 16 dans le gouvernement Juppé, 16 dans le gouvernement Jospin. Ce chiffre n’a donc aucune raison d’être présenté comme un signe de modernisation de l’Etat.

Des secteurs qui passent au premier plan

 L’immigration
Pour la première fois depuis Vichy, un département ministériel à part entière est consacré à l’immigration (depuis il n’y avait eu que des secrétaires d’Etat sur cette question), ce qui traduit la volonté de mettre au premier plan de l’agenda gouvernemental la question des étrangers dans la droite ligne de l’agitation idéologique entretenu par Sarkozy sur cette question depuis 2002.

 Les finances publiques
L’affichage d’un super ministère du budget et des comptes publics manifeste la volonté de réduction des dépenses publiques en tête des priorités gouvernementales, faisant des questions financières et comptables un objectif politique à part entière et non plus un moyen au service des autres politiques. Le rattachement de la fonction publique à ce ministère du budget est le signal d’une volonté de coupe sombre dans la fonction publique et de privatisation progressive du statut de la fonction publique.

Des secteurs qui passent au second plan

L’analyse complète des conséquences du redécoupage ne pourra être effective qu’avec la publication des décrets d’attribution des différents ministères, qui précisent les directions attribuées à chaque ministre.

 Sécurité sociale
Le rattachement de la tutelle de la sécurité sociale au ministre du budget est le signe que la politique de protection sociale est réduite à un enjeu comptable au détriment de la couverture des assurés et de la politique de santé publique. C’est cohérent avec la logique sarkozyste de mise en place d’une franchise ajustable sur les soins où l’objectif de réduction des dépenses prime sur celui de protection des patients.

 Affaires étrangères
Le Quai d’Orsay sera dépouillé à la fois de ses services concernant l’aide au développement et de ceux concernant les Français de l’étranger et les étrangers en France (qui seraient rattachés au ministère de l’immigration). Cela le privera des moyens d’une politique étrangère globale. Cela risque également de cantonner le réseau des consulats à des taches de police en lien avec la politique de l’immigration au détriment des missions culturelles, sociales et politiques qu’ils exercent encore aujourd’hui en lien avec les ambassades.

http://www.pourlarepubliquesociale.org/

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20.05.2007

Benoît Hamon : "Ce gouvernement est une opération politicienne" (vidéo)

Le député européen, Benoît Hamon réagissait vendrdi midi à l'annonce du gouvernement de François Fillon. "C'est un gouvernement très marqué à droite dans sa composition comme dans sa structure. Le fait qu'il soit confirmé qu'il y ai un ministère de l'immigration, du co-développement et de l'identité nationale dénote cette orientation". De plus, le député européen a opposé la volonté d'ouverture de ce gouvernement à celle d'un objectif de "démolition de la gauche", une "opération politicienne".



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08:23 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FILLON 1, BENOIT HAMON, RAG 34

12.05.2007

Comment on perd une élection, par Alexis Dalem

LE MONDE | 09.05.07

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Si elle était désignée, sa défaite serait presque assurée." Cette phrase, je l'ai écrite dans un texte publié dans ces mêmes colonnes le 25 août 2006. J'y expliquais que, malgré les sondages, qui n'ont aucune valeur prédictive à plusieurs mois du scrutin, l'équation personnelle et la ligne politique de Ségolène Royal ne pouvaient conduire le Parti socialiste qu'à un échec.

J'aurais préféré que les faits me donnent tort. En relisant ces lignes, le sentiment qui domine est celui d'un immense gâchis. Car cette élection était imperdable pour la gauche. Imperdable parce que rarement le candidat de la droite a suscité une telle peur et un tel effet de vote "anti". Parce que jamais depuis 1974 une majorité sortante n'a gagné l'élection présidentielle.

Parce que le souvenir du 21 avril 2002 a fortement mobilisé la gauche. Imperdable surtout parce que tout montrait une attente de gauche très forte dans le pays. Un sondage Ipsos sorti des urnes du 22 avril révèle que, parmi les six thèmes qui ont le plus compté dans le choix des Français, cinq donnent un avantage à la gauche (chômage, pouvoir d'achat, éducation, exclusion-pauvreté, retraites) contre un seulement à la droite, l'insécurité, dont le poids dans la campagne a été bien moindre qu'en 2002.

Le candidat de la droite l'emporte, mais la France n'est pas à droite. La plupart des thèmes qui ont dominé le débat depuis des années sont de gauche : demande de protection contre les déséquilibres de la mondialisation, demande d'une Europe plus sociale et plus démocratique ("non" au traité constitutionnel), demande d'une protection sociale consolidée (mobilisation contre les réformes Fillon), demande d'un droit du travail protecteur (mobilisation contre le contrat première embauche), demande de services publics garantis dans les quartiers comme dans les zones rurales, demande d'une nouvelle donne écologique, demande d'une école de l'égalité réelle, demande d'un Etat fort, capable de réguler et de stimuler l'économie.

Alors pourquoi cet échec ? La principale raison, c'est Ségolène Royal elle-même, non sa personne, mais ses choix politiques. Tout autre candidat aurait probablement fait mieux qu'elle.

Ces choix, ceux d'une ligne politique perdante, elle les a arrêtés le plus souvent seule, sans consulter son parti. Ségolène Royal a imposé une droitisation des thématiques - ordre, sécurité, drapeau -, ce qui revenait à remettre au coeur du débat des thèmes favorables à la droite. Autant offrir directement l'élection à l'adversaire ! Elle a privilégié le discours sur la méthode (la démocratie participative, le "renouvellement politique") et sur le sociétal, qui sont des questions secondaires pour l'électorat.

Elle a délaissé les thèmes économiques et sociaux, l'enjeu européen et la mondialisation, alors qu'ils constituent la clef pour l'avenir, ce que les Français savent bien. A tel point - grand paradoxe - que Nicolas Sarkozy a pu se présenter comme le candidat de la protection contre les "désordres du libéralisme". Elle a opéré un déplacement vers le centre confirmé par l'offre d'alliance faite à François Bayrou, qui a jeté dans la perplexité de nombreux électeurs de gauche.

La campagne brouillonne de Ségolène Royal, marquée par l'improvisation permanente, a permis à Nicolas Sarkozy d'apparaître comme le candidat de la crédibilité, du rassemblement et surtout du changement, alors qu'il était le candidat de la majorité sortante. Cette campagne sans véritable ligne directrice a été trop solitaire et trop personnalisée. Les impairs se sont multipliés et les propositions sont restées floues. "Nous en discuterons après." Mais les Français ne votent pas pour des promesses de discussions !

Tout faux, en un mot. S'il y avait une leçon à tirer du 21 avril 2002, c'était qu'il fallait retrouver le chemin de l'électorat populaire. Ségolène Royal a cru y parvenir en parlant d'ordre, de sécurité et de participation, alors que cet électorat attendait un vrai changement à gauche sur le terrain économique et sociale, fondé sur des propositions précises. Résultat : sa campagne a eu un effet démobilisateur sur l'électorat de gauche. Elle n'a su rassembler ni son camp, ni sa base électorale, ni créer une dynamique au-delà.

Les sondages sortis des urnes montrent que près de la moitié de ses électeurs n'a voté pour elle que par rejet de Nicolas Sarkozy. Face à un candidat moins polarisant, son score aurait été encore plus faible. Contrairement à ce qu'elle prétend, elle n'a pas engagé le renouvellement de la gauche ; elle a approfondi sa crise.

Le Parti socialiste doit accepter de tirer pleinement les conséquences de ce fiasco. Rien ne serait pire que de refuser, au nom de l'unité, d'analyser ses raisons et d'opérer les remises en cause nécessaires. Faire ce travail est d'ailleurs le meilleur moyen pour préparer les législatives : montrer aux Français, et avant tout aux électeurs de gauche, que l'on a compris leur message. Renouveler la politique, c'est d'abord cela : mettre chacun devant ses responsabilités.

Le parti a besoin d'une refondation autour d'une ligne authentiquement de gauche, d'une gauche concrète et d'avenir. C'est là l'enjeu de fond. Ségolène Royal a imposé sa candidature à partir d'une critique du socialisme français qualifié d'"archaïque". Ce discours lui a valu le soutien d'une partie du monde médiatique, intellectuel et culturel acquise à l'idéologie de la "troisième voie". Selon eux, le problème du PS français viendrait de ce qu'il n'a pas réalisé son aggiornamento social-démocrate. Le résultat de cette élection contredit cette affirmation. Le socialisme du centre porté par Ségolène Royal est mis en échec. Les Français ont préféré la présomption du changement avec Nicolas Sarkozy, si douloureux puisse-t-il être, au risque du statu quo avec le social-centrisme de la candidate socialiste.

Face aux quatre grands enjeux actuels - persistance du chômage de masse, risque de décrochage économique de la France, précarisation généralisée de la société et nouveaux périls environnementaux -, seul un projet de transformation à gauche peut être crédible. C'est ce projet renouvelé, en prise avec les enjeux de demain, et enfin sérieux qu'il faut maintenant reconstruire.

Alexis Dalem est chercheur en science politique et corédacteur en chef de la "Revue socialiste".

RAG 34. Lolo34

07:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Alexis DALEM, RAG 34

11.05.2007

Réflexions d’après le second tour : Pour tout citoyen de gauche, l’urgence est désormais la bataille pour les législatives.

Quelques enseignements d’un sondage sorti des urnes (Ipsos)

Pas d’effet de vote féminin :

52 % des votes des femmes pour Sarkozy / 48 % des votes des femmes pour Royal
54 % des votes des hommes pour Sarkozy / 46 % des votes des femmes pour Royal
nb le vote des femmes légèrement plus à gauche n’est pas une nouveauté.

Vote par âge

Sarkozy Royal

70 et + 68 % 32 %
60-69 61 % 39 %
18-24 42 % 58 %

Vote selon les catégories socioprofessionnelles, résidence …

Sarkozy Royal
Agriculteurs 67 % 33 %
Artisans commerçants 82 % 28 %
Cadres sup /professions libérales 52 % 48 %
Professions intermédiaires 49 % 51 %
Employés 49 % 51 %
Ouvriers 46 % 54 %
Chômeurs 25 % 75 %
Ruraux 57 % 43 %
Villes < 100 000 54 % 46 %

Motivations du vote :

Sarkozy Royal
Envie qu’il (elle) soit président(e) 77 % 55 %
Barrer la route à l’autre 18 % 42 %
Non réponse 5 % 3 %

Réflexions d’après le second tour :

Pour tout citoyen de gauche, l’urgence est désormais la bataille pour les législatives.

S’il est logique que des sensibilités différentes se présentent au premier tour, cela ne prêche pas pour autant pour l’éparpillement. Il devrait être d’ores et déjà réaffirmée par chaque composante qu’au second tour il y aura désistement pour le candidat de gauche le mieux placé. Cela dans la tradition de la gauche du désistement républicain et comme moyen pour la gauche de s’affirmer clairement. Cela permettrait d’ailleurs, en écartant les tentatives de ceux qui rêvent d’accrocher le Ps aux basques de Bayrou, d’amorcer pratiquement le travail de refondation de la gauche, d’engager positivement l’indispensable travail quant aux raisons de l’échec des présidentielles.

Voici, au lendemain du scrutin, trois axes de réflexion.

Nicolas Sarkozy a su lui décomplexer la droite

 Un échantillon de cette droite se trouvait à La Concorde dimanche soir. Si Bush mobilise les WASP (les blancs anglo-saxons de confession protestante), Sarkozy rassemble les NAP (le ‘ghetto’ de Neuilly, Auteuil, Passy) sur le lieu symbolique des victoires de la droite, certes pas à la Bastille.

 Pas de pleine citoyenneté sans les droits civils (droits et libertés de la personne), les droits politiques, et enfin les droits sociaux. Or le candidat NS a décomplexé la droite en menant d’abord une campagne systématique contre les droits sociaux, renouant avec l’héritage et l’identité profonde de la droite. La charge redoublée contre les droits sociaux a pour axe un discours contre l’assistanat versus les vertus du travail, la place du mérite et la responsabilité de chacun dans la réussite. Chacun est libre de travailler plus pour gagner plus, de devenir propriétaire, pas de droits sans devoirs etc. … avec pour corollaire l’Etat light, le saccage des services publics. Est oisif ou pauvre qui le veut bien. L’arrogance est de retour au pouvoir. Pas de pitié pour les chômeurs, les précaires, les sans-droits, les exclus.

 La conquête des droits sociaux étant le produit des luttes sociales, il convient de balayer l’héritage de mai 68, au nom de la lutte contre la pensée unique. Il faut rendre illégitime l’extension des droits, les avancées sociales conquises par la grève générale, faire refluer les idéaux d’égalité et d’émancipation individuelle. VGE et Chirac n’ont pu frontalement mettre en cause cette pensée dite unique. Pour se présenter au peuple VGE fait campagne en 74 pour la continuité dans le changement, Chirac gagne en 95 en discourant sur la fracture sociale, fait sa campagne du second tour en 2002 sur les valeurs républicaines. L’idéologie anti-égalitaire de droite a longtemps paru délégitimée ou refoulée. NS opère un terrible bond en arrière, empruntant même dans ses propos sur les gènes aux idées des néo-conservateurs américains, retrouvant la démarche réactionnaire de la théorie sur les dons. Vers un retour à Alexis Carrel ?

 NS a su rassembler large dès le premier tour en valorisant le thème de l’identité française pour ramener les électeurs frontistes. N’oublions pas les énormes concessions aux idées frontistes :
Quand il dit « La France n’a jamais commis de génocide, la France n’a pas inventé la solution finale », il revient sur la démarche qui consistait à reconnaître la responsabilité de l’Etat français sous le régime de Pétain ou durant la colonisation. Cela revient à nier les pires moments de l’histoire de la France et à blanchir ses protagonistes.
« On n’est pas polygame, on pratique pas l’excision sur ses filles, on n’égorge pas son mouton dans la baignoire ». Brutale stigmatisation des immigrés. Bien pire que le bruit et les odeurs, d’autant que s’y rajoute le on de la condescendance, du mépris.
« J’aimerais qu’on puisse parler de nation sans être traité de nationaliste, qu’on puisse parler d’immigration sans être traité de raciste, de parler de protéger notre économie sans être traité de protectionniste. On ne peut plus parler de rien. » Mais qui sont les censeurs ? Pas les grands médias à sa botte, mais le surmoi social qui empêche de dire tout haut ce que l’on pense tout bas (telles les pulsions de haine et la xénophobie). Il dédouane les électeurs frontistes et affranchit leur parole.
Il se veut le président de la République qui pense aux victimes. Mais il le fait par un procédé pervers en évoquant des faits horribles, pour que la raison soit submergée par les réactions passionnelles – celles qui ont pu dans les années 90 déclencher des pétitions pour le retour à la peine de mort, celles qui devraient faire admettre la peine incompressible et la fin du principe fondamental de l’individualisation des peines.

La gauche n’a pas su être conquérante.

Il serait vain de faire de Ségolène Royal le bouc émissaire. Les responsabilités se situent aussi largement en amont et dans les pratiques de certains cercles dirigeants du Ps.

 La gauche a perdu la bataille idéologique, l’hégémonie culturelle a changé de camp. Tout est fait pour gommer l’existence de rapports de classe. Dans ses rapports aux autres, au monde et à lui-même, injonction est faite à l’individu de s’assumer dans un monde marchand qui fait fi des liens solidaires ; chacun, tenu pour pleinement responsable de lui-même, doit construire sa place, son employabilité, sa valeur marchande. L’individu vaut d’abord ce qu’il gagne et il faut pour cela qu’il réponde aux attentes du marché, selon les canons du moment. Le philosophe allemand Alex Honneth parle à ce propos de réification de la personnalité. Cela n’est certes pas nouveau, mais il y a eu amplification, à l’image de la star ac ou du jeu du maillon faible. Or non seulement n’a pas été mené un vrai combat d’idées et de principes, mais le Ps a été pénétré de l’idéologie blairiste dite de la 3ème voix. Un tel combat ne peut d’ailleurs s’ordonner que nourri de la lutte pour la préservation et l’extension des conquêtes sociales. Pour le Ps, le poids en son sein de la 2ème gauche, sa composition élitaire de la direction du parti déconnectée du petit salariat, l’abandon du travail dans les entreprises … ne le prédisposaient pas à remplir ce rôle.

 Le bilan de 2002 n’a jamais été tiré, comme si le Ps avait une rente de situation et des électeurs captifs. Penser que la norme en démocratie est de ne plus pouvoir exprimer un vrai choix politique est une perversion de la démocratie. L’inversion des scrutins par Jospin a été de ce point de vue une énormité qui perpétue ses effets délétères.

 La campagne pour le non et sa victoire, avec la défense d’une Europe sociale, avait remis en selle les principes démocratiques, les idéaux de justice sociale et de solidarité, la défense des services publics, le sens du bien public. Cette réappropriation en marche de ces idéaux républicains et socialistes s’était faite malgré et contre la direction du Ps. Il ne s’agit pas ici de revenir sur le gâchis d’une occasion manquée à la gauche de la gauche. Mais cela a contribué à un énorme recul et d’une dynamique unitaire indispensable pour gagner au second tour , et de la capacité de la gauche à conforter une reconquête alors en cours de l’hégémonie culturelle. Plus encore, cet échec, couplé avec les carences du Ps, a désorienté tout un électorat populaire qui avait participé à l’insurrection civique du 29 mai, électorat qui a pu alors être sensible aux sirènes du candidat de droite offrant la solution individualiste du travailler plus pour gagner plus, voire au discours sécuritaire et anti-immigrés.

De la démocratie d’opinion aux jeux télévisuels : une perversion de la démocratie.

Les sondages et les médias ont joué un rôle majeur :

 Rôle dans la désignation de la candidate socialiste, mais aussi une fois celle-ci désignée dans son dénigrement. De là à imaginer une machination de NS (disposant d’un réseau dans les médias pour susciter un choix qui lui soit favorable) il y a un pas qu’il n’est pas utile de franchir. Rôle dans la montée dans les sondages de Bayrou qui a su vilipender la concentration des médias, médias qui d’ailleurs ne lui en ont guère voulu dés lors que se conjuguait à leur intérêt marchand, l’intérêt politique de la droite.

 Rôle dans le jeu qui consiste à privilégier l’image et les postures, à faire émerger des communautés d’émotion plutôt que de faire débattre des perspectives programmatiques. Mais les responsabilités sont aussi largement celles des équipes et de la candidate : Désirs d’avenir plutôt que les militants et responsables, personnalisation et usage du je jusqu’à plus soif, zig-zag en cours de campagne (Blair / retour au programme PS / entre-2 tours centriste) en oubliant les fondamentaux que connaît bien Sarkozy : on gagne en oeuvrant d’abord à rassembler son camp.

 Il y a eu comme une transposition dans les médias du jeu du maillon faible. Pierre Rosanvallon dit à ce propos que la présidentielle est tout autant un jeu de désélection que celui de l’élection en fonction des programmes. Il s’agit alors pour le candidat de dévoiler sa proximité avec le public, d’établir un lien quasi compassionnel, ce qui l’éloigne des orientations générales et du débat public sur le bien commun. La soumission aux médias c’est ce désir de coller à des opinions diverses et changeantes, à chercher à apparaître proche, réactif, et cela en lançant parfois des idées floues, mal élaborées, discutables, nourrissant le sentiment d’improvisation, voire d’incompétence. NS a préféré marteler sur les mêmes clous, pour susciter un vote d’adhésion. Le choix de la triangulation (d’aller sur les thèmes de la droite) de notre candidate a brouillé les repères, sans réellement convaincre si on en croit les sondages sortis des urnes.

La belle formule de Gramsci : L’Etat est une hégémonie culturelle cuirassée de coercition s’applique remarquablement à l’Etat sarkozyste. Comme l’urgence sociale n’a pas reflué à cette étape, on peut s’attendre à une période chaotique et difficile. En réduire le coût social et politique passe par l’unité et le réarmement idéologique de la gauche. Donc par la nécessité de souder nos rangs et la capacité d’engager un débat collectif, dans le Ps et dans toutes les composantes de la gauche.

Bruno Flacher Enseignant à l'Université Montpellier III

Lundi 7 mai 2007.

Hérault quelques résultats (Télécharger format.doc)

RAG 34. Les lolo's 34

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09.05.2007

Le PS est-il en ordre de marche pour les élections législatives ? (vidéo)

Premier carnet de campagne pour François Hollande après la défaite de Ségolène Royal. Au lendemain de la soirée électorale, le Premier secrétaire du PS tire un premier bilan de la campagne et se projette dès aujourd'hui dans le combat qui s'annonce autour des élections législatives.
Au sommaire de ce numéro :
- Quel bilan tirer de la campagne de Ségolène Royal ?
- Le PS est-il en ordre de marche pour les élections législatives ?
- Autour de qui va s'organiser la campagne pour les élections législatives ?
- Comment organiser un grand mouvement de gauche ?
- Quels sont les thèmes qui vont marquer la campagne législative ?
- Quel avenir pour le mouvement démocrate de François Bayrou ?

Carnet de campagne de François Hollande n°16



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08.05.2007

A la Une de PRS : La défaite

A chaque jour suffit sa peine. Celle qui s’abat sur nous est déjà considérable. La gauche est à terre. Il faut le dire sans détours. Car la première étape avant de se relever, c’est de s’apercevoir que l’on est au sol. Les résultats du second tour ont confirmé les inquiétudes du premier. Sarkozy a su créer une dynamique d’adhésion majoritaire autour d’un projet de droite pleinement assumé. C’est la première fois depuis très, très longtemps. Cela se paiera. Non pas seulement comme un accident dans quelques plans de carrière. Mais dans l’issue de la grande confrontation toujours en cours avec les libéraux pour savoir de quel côté basculera notre pays. Face à la dynamique Sarkozy, le dispositif imaginé par les responsables de la gauche, de toute la gauche, a volé en éclats. La gauche a failli à son devoir de victoire. Que reste-t-il des savantes stratégies de ceux qui étaient persuadés que le rejet de la droite susciterait mécaniquement un vote utile débouchant sur la victoire électorale inéluctable du candidat socialiste qualifié au deuxième tour ? Que reste-t-il de tous ceux qui ont semblé poursuivre dans cette campagne des objectifs sans rapport avec la défaite de la droite ?

Le moment venu, il faudra bien comprendre en quoi et pourquoi cela n’a pas marché. L'heure approche des remises en cause fondamentales. Mais les lendemains immédiats de défaite ne sont pas propices au grand déballage. Le peuple de gauche doit encore réaliser ce qui s’est passé. Les nôtres se sont radicalisés dans les derniers jours de la campagne mais la gauche n'a pas su pour autant entraîner la majorité de la société. C'est un décalage redoutable. Des millions de gens réalisent brutalement que leur cauchemar se réalise. C'est à eux que nous devons parler. Ne brûlons pas cette étape. Car rien ne serait pire que le déni de la réalité. On continue comme on a commencé, entend-on ici ou là, comme si l'on n'avait pas connu de défaite ! C'est ce qu’il ne faut sûrement pas faire. La ferveur n'inverse pas les faits. Tôt ou tard ceux-ci prennent leur revanche. Faisons leur donc leur place dans nos têtes, car rien ne remplace le discernement lorsque l'on veut préparer l’avenir.

Le site national de Pour la République Sociale

RAG 34. Les lolo's 34

12:45 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS

06.05.2007

Estimations à 20h00 : Un homme, une femme, une femme, un homme ?

Nicolas Sarkozy élu président de la République avec un score proche de : 53,06 %








Ségolène Royal : 46,94 %










La France a choisi : A DROITE TOUTE !









Les résultats très certainement connus dès avant 18h00 ce dimanche, les communes qui ont dans la couronne parisienne, majoritairement votées pour la candidate socialiste (60%), se sont vues envahir cet après-midi par des compagnies de CRS, par crainte d'incidents selon France Info (18h40-19h30).

Vous en aviez rêvé, la France bleue CRS est enfin là !

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

20:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 02 URGENCE LIBAN ! , 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le winner est SARKOZY !

05.05.2007

Souvenirs, souvenirs (3.02.2006) ... Affaire des caricatures, SARKOZY défend fermement la liberté d'expression!

L'AFFICHE INTERDITE:

VOTEZ LE PEN!
Pour info l'affiche interdite est dans notre album photos.

Le photographe de Sarkozy baîllonne la liberté d’expression sur l’Internet
Le 19 décembre 2005, le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris lançaient l’affiche « Votez Le Pen », avec un portrait de Nicolas Sarkozy pour dénoncer la guerre menée aux étrangèrEs et la dérive du ministre de l’Intérieur vers un discours et une politique d’extrême droite toujours plus affirmée. Une affiche largement collée dans les rues de Paris et disponible en téléchargement sur le site Web d’Act Up-Paris.

Le 21 décembre 2005, les représentants légaux du photographe, utilisant des menaces de poursuites judiciaires pour « contrefaçon » d’une photographie de Sarkozy, ont contraint Act Up-Paris de retirer le visuel de cette affiche de son site Web.

Ainsi, pour la première fois depuis longtemps en France, un particulier vient de demander et d’obtenir sous la menace et au nom de ses intérêts privés, le retrait d’une expression politique diffusée sur l’Internet, sans qu’une décision de justice vienne à l’appui de cet état de fait.

Le fait d’une utilisation « non autorisée » (la fameuse « contrefaçon ») d’une photographie officielle d’un homme public ne nous semble justifier en rien, et en tout état de cause, nous apparaît comme un acte de censure pur et simple. Les intérêts commerciaux d’un photographe de régime ne nous semblent pas non plus être une raison suffisante pour interdire le libre exercice du droit de critique de la politique gouvernementale, qui devrait être celui de tout citoyen.

Qui plus est, nous sommes tout de même en droit de nous demander quel rôle réel a joué l’UMP dans cette plainte pour le moins opportune pour violation du « droit d’auteur » qui permet de baîllonner l’une des voix qui dénoncent le recyclage des idées d’extrême-droite dans la politique du ministre de l’Intérieur, en particulier, et de la droite en général (comme l’a souligné l’édition de la semaine dernière du Canard enchaîné). C’est en tout cas ce que pourrait laisser entendre l’arrestation aujourd’hui même de plusieurs membres du 9e collectif en rapport avec cette campagne.

Considérant qu’il s’agit là d’une remise en cause de la liberté d’expression sur l’Internet, qui s’inscrit dans un contexte global de répression des mouvements sociaux et d’atteinte aux libertés publiques.

Considérant que c’est aussi une grave remise en cause du principe fondamental du droit à la critique, à la satire ou à la caricature de ceux et celles qui font profession de l’excercice du pouvoir.

Considérant qu’il est important dans de telles circonstances d’exprimer notre solidarité avec le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris.

Nous appelons chacun et chacune à télécharger les fichiers numériques de cette affiche, à les diffuser, à les partager, à les reproduire sur leurs propres sites web ou blogs, afin que, dans le cadre répressif de l’Etat d’exception sous lequel nous vivons, la liberté d’expression garde encore un peu de sens.

Paris le 22 décembre 2005
samizdat.net

Une affiche provocatrice, pour dénoncer les propos d'un "caporal en campagne"exhortant sa compagnie, à nettoyer au "karcher", les lieux de bannissement de toutes ses "racailles". Au delà de ces propos de café du commerce, nous attendons mieux des ors de la République, de notre Ministre de l'Intérieur.
Un déjà vu idéologique, comme ce Georges Ripert, nommé, le 6 septembre 1940, sous-secrétaire d’État à l’Instruction publique , qui déclarait nécessaire de "nettoyer l'école primaire";bien avant l'invention du Karcher, et de plus, responsable de la suppression des Écoles normales, de l’exclusion des enfants juifs et de l’interdiction des syndicats d’enseignants, dont le SNI!

Dans mon inconsient cette affiche interdite, m'en remémore une autre, à contrario très largement diffusée en 1944 : l'Affiche Rouge ( voir dans l'album photos).

Face au Pouvoir, le Peuple est toujours nu.
Maladresses obligent et Carnaval bientôt: moquons-nous donc, un peu, beaucoup..!
A la suite, la musique adoucit les moeurs, (magnéto Lolo).
Play, pause, stop. C'est trop facile...


Contre-Danse Hongroise
Vidéo envoyée par rag34

Contredanse Hongroise
d'après la danse hongroise n°5 de Brahms
(Paroles de J. B.)

Pasqua, Ponia, Pasqua, Ponia,
Pasqua, Ponia, Marcelin !

IL nous vient tout droit de Hongrie
Il est tout p'tit Nicola-as Sarkozy
Nosferatu du quai des Orfèvres
Le brushing, les dents longues, grandes zoreilles, l'oeil est sombre
Planquez vous-ou le voilà!

On l'adore chez tous les pandores
Les CRS de lui aiment les caresses
Hongrois rêvé de tous les Poulets
La matraque la flash-balle les menottes au radiateur
on va bientôt ho déguster hé!

Quand il voit un Rom
Tout de suite il le dégomme
Quand il voit un Beur
Il fait chauffer le charter
Quand il Voit un Black
On entend voler les claques
Aïe! il est comme ça ha!
Notre Ni-i-i-colas

Attention les gars v'la Nicolas ha!
Attention les filles v'la Sarkozy hi!
Attention les gars v'la Nicolas la!
Attention les filles v'la Sarkozy zi!

A quoi pense-t-il , Aurait il des ambitions
Mais que fait-il, Il s'approche de Matignon
A quoi rêve-t-il, veut-il se faire désirer
Mais ou va-t-il, Il s'approche de l'Elysée
Donne tes papiers !!

VOIR AUSSI: Clickez--> Sarkozy : Les Trente ans de politique d’un jeune loup (post) gaulliste


Rassembler à gauche 34. Lolo34.

17:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : SARKO Votez LE PEN !

01.05.2007

A 20h30 En ce moment et en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour nous c'est elle" au stade Charlety

Suivez en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour nous c'est elle" au stade Charlety .

A suivre : Yannick Noah, Renaud, Higelin, etc.

Suivre le direct sur www.parti-socialiste.tv

Ségolène Royal sera rejointe par Benabar, Cali, Michel Delpech, Disiz La Peste, Leny Escudero, Miossec, Yannick Noah, Mafia Kafri, Renaud, Sapho, Têtes raides, Mokobé, Kery James, Grand corps malade et d'autres artistes qui exprimeront leur soutien et leur espoir de voir gagner la "France présidente" le 6 mai.

Ne ratez pas ce rendez-vous auquel assisteront des dizaines de milliers de personnes ! Suivre le direct sur www.parti-socialiste.tv

* Stade Charléty
99 boulevard Kellermann
75013 Paris
RER Cité universitaire


RAG 34. Les lolo's 34

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29.04.2007

Vous ne pourrez plus dire que vous ne saviez pas ! Nicolas Sarkozy en campagne électorale : chronique d’une dérive anti-républicaine

« Mes chers amis, nos électeurs nous ont quitté pour le FN parce que nous n'étions pas décidés à défendre les valeurs qui sont les nôtres ». (Lyon, 5 avril 2007)

A quelques jours du premier tour de l’élection présidentielle et à l’occasion d’une des déclarations les plus honteuses de Nicolas Sarkozy sur un supposé déterminisme génétique, nombre de commentateurs ont pu relever les dérives du candidat de l’UMP vers une droite décomplexée.

L’examen des discours, des articles, des interviews de Nicolas Sarkozy montre pour tout observateur attentif une mue nationaliste, identitaire et réactionnaire d’un candidat qui, en trois mois, a tourné le dos aux fondements idéologiques de la droite républicaine.

Ce document consigne et met en cohérence les mots du sarkozysme en campagne. Il ne se veut pas un énième décryptage du programme du candidat de l’UMP, mais une chronique de ce qui s’est opéré durant cette campagne. Militants politiques, nous nous attendions à ce que Nicolas
Sarkozy égrène sa « rupture » au plan économique et social ; il a fait plus, définissant une « rupture » culturelle avec notre bien commun, la République telle qu’elle avait été refondée en 1945. Nicolas Sarkozy a inventé la droite de l’avenir en puisant dans le passé le plus refoulé de la droite nationaliste de l’affaire Dreyfus et de l’entre-deux-guerres.

Nous avons écrit ce document pour que personne ne puisse dire qu’il ne savait pas, pour que nos concitoyens soient éclairés et alertés avant le choix crucial de l’élection, pour que chacun vote en conscience, en ne passant pas à côté de ce que Nicolas Sarkozy nous a dit dans cette campagne de sa rupture, de sa « France d’après… ». La seule alternative face au projet de Nicolas Sarkozy, c’est de voter pour la candidate de la transformation sociale et de la défense de nos valeurs républicaines : la candidate socialiste Ségolène Royal.

Le réveil du nationalisme identitaire

Un nationalisme outrancier

Nicolas Sarkozy voulait parler de la nation pour redonner à ses partisans la « fierté d’être Français ». Sa campagne a pris à plusieurs reprises les accents d’un nationalisme outrancier que l’on avait plus entendu chez un candidat de la droite républicaine depuis 1945. Parti en guerre contre des ennemis imaginaires (les « repentants »), Nicolas Sarkozy n’a cessé de dire que la France n’avait rien à se reprocher. Balayant d’un revers de la main la reconnaissance officielle par Jacques Chirac en 1995 de la complicité de l’État français dans la déportation des Juifs de France, il a même remis au goût du jour une espèce de germanophobie pour exalter l’innocence française.
« Nous avons tout lieu d’être fiers de notre pays, de son histoire, de ce qu’il a incarné, de ce qu’il incarne encore aux yeux du monde. Car la France n’a jamais cédé à la tentation totalitaire. Elle n’a jamais exterminé un peuple. Elle n’a pas inventé la solution finale, elle n’a pas commis de crime contre l’humanité, ni de génocide ». (Caen, 9 mars 2007)
Nicolas Sarkozy s’est aussi attaché à disculper la France de son passé colonial. Devant l’électorat pied-noir et harki de Toulon ou de Nice, il a défendu le bilan positif de la colonisation, au mépris de la réalité historique et des efforts de réconciliation menés depuis les années 1960.
« Je revendique le droit de dire qu’il n’y a pas eu beaucoup de puissances coloniales dans le monde qui aient tant œuvré pour la civilisation et le développement et si peu pour l’exploitation ». (Villebon-sur-Yvette, 20 mars 2007)

Une conception identitaire de la nation

La vision de la nation portée par Nicolas Sarkozy depuis trois mois s’inscrit directement dans la lignée des conceptions identitaires, agrariennes et biologiques du nationalisme d’extrême droite. Être Français selon lui, c’est d’abord et avant tout l’être par le sang :
« Nul ne peut comprendre l’attachement charnel de tant de Français à la terre de France s’il ne se souvient pas que coule dans leurs veines du sang paysan voué pendant des siècles à féconder le sol français ». (Lille, 28 mars 2007)
La dialectique entre une bonne terre et un bon sang n’est que l’apothéose d’une pensée fondée sur l’exclusion, le repli face à des éléments « externes » ne portant pas dans leurs veines les mêmes caractéristiques que les nationaux. On comprend mieux pourquoi l’immigration est conçue par le candidat de l’UMP comme une menace pour l’identité nationale. Sa proposition de créer un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale » ressuscite ainsi la peur de l’étranger, amalgamant immigrés intégrés de longue date dans la société française, nouveaux arrivants réguliers et clandestins, tous porteurs du même danger : celui de « dénaturer » la nation.
« A force que l’immigré se sente rejeté et que celui qui l’accueille se sente dépossédé de son identité et de plus en plus étranger dans son propre pays, on prépare la haine, non la fraternité » (Besançon, 13 mars 2007)

Une vision ethnique du monde

À force de dire de Nicolas Sarkozy qu’il n’est pas raciste, on passe à côté d’un trait récurrent de son discours qui ne peut manquer d’interroger : loin de l’universalisme républicain, le candidat de l’UMP pense le monde à partir de catégories ethniques et raciales. Défendant au micro de France Inter le 12 mars 2007 sa proposition de créer un « ministère de l’immigration et de l’identité nationale », il a parlé de l’existence d’une « race chinoise », alors que cette notion n’a aucun sens. Plus largement, l’obsession génétique et ethnique de Sarkozy révèle son incapacité à penser l’altérité autrement que sous une forme biologique.

Une conception réactionnaire de la société

L’individu déterminé par ses gènes

Nicolas Sarkozy a livré une vision de l’homme profondément déterministe en déclarant à Philosophie magazine, en avril 2007 : « J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1200 ou 1300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense »
On retrouve dans cette affirmation la tentative de voir en chaque homme le simple aboutissement des informations génétiques qu'il a reçues lors de sa conception. Cette résurgence de théories déterministes du comportement nous rappelle les vieilles querelles de la fin du XIXe siècle à propos du problème de l'inné et de l'acquis. La tentation de réduire, classer et hiérarchiser l’ensemble des dimensions de la complexité des comportements humains à l’aide d’une seule grille de lecture – génétique en l’occurrence – et de s’en servir pour prédire l’avenir des personnes relève d’une tradition bien sombre. Derrière un discours de valorisation du "mérite" et de l'effort, Nicolas Sarkozy propose une approche déterministe des comportements humains, attentatoire à la liberté et profondément inégalitaire.
C’est aussi cette tentation qui avait conduit l’ancien Ministre de l’Intérieur à proposer dans son projet de loi de prévention de la délinquance la détection très précoce des « troubles comportementaux » censés désigner les futurs délinquants. La disposition du projet de loi – finalement abandonnée sous la pression d’une forte mobilisation - invitait les professionnels de l’enfance à repérer des facteurs de risques prénataux et génétiques, et à dépister dès 36 mois les signes d’« indocilité, agressivité, impulsivité ».
Le retour des femmes au foyer
Malgré un discours d’apparence moderne sur certains sujets de société, Nicolas Sarkozy a dévoilé une vision extrêmement archaïque et traditionaliste des femmes. Il n’a ainsi pas hésité à développer une mythologie de l’éternel féminin digne du régime de Vichy, renvoyant les femmes à leur essence maternelle et protectrice : « Les valeurs des femmes, c’est la générosité, le don de soi, le travail, l’engagement, la famille, la paix, la vie. » (Rencontre « Femmes et égalité des chances » le 6 avril 2007). La femme ne serait qu’une mère à qui la société doit confier le rôle de prendre soin des enfants mais aussi des personnes âgées. Prenant le contre-pied du projet d’émancipation et de réduction des inégalités hommes/femmes défendu depuis la Libération, le candidat de l’UMP nous propose de valoriser par un salaire maternel les femmes qui restent à la maison, considérant qu’elles jouent ainsi leur rôle dans la société : « Je donnerai des droits sociaux et des droits à la retraite aux mères de famille qui se consacrent exclusivement à l’éducation de leurs enfants. » (Rencontre « Femmes et égalité des chances » le 6 avril 2007).

Des religieux dans les banlieues et les écoles

Nicolas Sarkozy a également réaffirmé qu’il souhaitait faire sortir la religion de la sphère privée, s’écartant ainsi du modèle républicain de laïcité. Jugeant que la société et la République ne permettent pas de donner du sens au vivre-ensemble, le candidat de l’UMP pense que c’est à la religion de jouer ce rôle, et d’assurer ainsi la pacification et le maintien de l’ordre social dans les quartiers.
« Si dans nos quartiers on évoquait un peu plus souvent le sens de la vie, si on disait aux jeunes que la vie est unique, qu'elle n'est pas un bien de consommation comme les autres, peut-être qu'on aurait alors moins de violence » (interview à La Croix , 4 avril 2007).
En matière d’éducation, Nicolas Sarkozy s’écarte également de la mission républicaine de l’école et de l’idéal de mixité en prônant le libre choix total des parents. Selon lui, l’école ne doit être que le lieu de prolongement des conceptions religieuses ou communautaires des parents, reproduisant ainsi les valeurs familiales, qui priment sur les valeurs communes de citoyenneté républicaine et de mixité. Jamais la droite n’avait aussi clairement pris le parti d’un démantèlement de l’école publique.

La société des rentiers

En stigmatisant les chômeurs, les jeunes, les pauvres, Nicolas Sarkozy souhaite imposer un ordre social « régénéré », où les plus riches accumuleront en paix leur patrimoine avec l'aide de l'État (suppression des droits de succession), quand les travailleurs seront contrôlés, précarisés et culpabilisés. Cette remise en ordre est le fruit d'une idéologie réactionnaire et profondément dangereuse. Elle est assise sur un projet de creusement des inégalités sociales et de mise en concurrence de groupes entre eux.
Les « bons Français » et « l’anti-France » : le moralisme sarkozyste

La diabolisation de la gauche

Nicolas Sarkozy, à cause de sa conception dangereuse de l'exercice du pouvoir, aime à se poser dans le débat comme la référence morale, construisant son discours contre la « pensée unique ». L'évènement fondateur de cette anti-France qu’il souhaite combattre serait Mai 68 et sa postérité à gauche et en France. L’exécration de la gauche « soixante-huitarde », « droit-de-l'hommiste », figure un ennemi intérieur - quand l'immigré sera l'ennemi de l'extérieur. Cet ennemi intime, accusé de tous les maux, le laxisme en tête, vient à point nommé pour lui opposer une mise en ordre autoritaire et réactionnaire. Un seul exemple suffit à le montrer : c'est pour combattre l'’« esprit de jouissance » que Nicolas Sarkozy prône l'« esprit de sacrifice » quand il traite de la valeur travail et des contreparties que l'État doit exiger des travailleurs.

La France des « hystériques » et des « racailles »

La cohérence du projet de Nicolas Sarkozy se fait dans l'insulte et la diabolisation des positions des uns et des autres. Les caricatures des propositions de ses concurrents sont nombreuses, l'anathème, et l'insulte aussi. Ses propos sont parfois sexistes, qualifiant Ségolène Royal d'« hystérique », souvent délirants, assimilant la critique de l'intervention policière Gare du Nord à une défense des « fraudeurs », toujours blessants, quand les émeutes des banlieues ne suscitèrent dans sa bouche que les réponses de « karcher » et « racailles ». Aujourd'hui, à quelques jours du premier tour de l'élection présidentielle, la prudence verbale n’est plus de mise. Elle a été remplacée par l'indignation, l'attaque permanente, renvoyant dos à dos candidats et journalistes, médias et partis, comble du cynisme quand on sait que sa filiation avec les leaders mondiaux de la droite décomplexée va jusqu’à entretenir, lui aussi, des liens extrêmement étroits avec les patrons des grands médias nationaux.

La justification de la violence des « honnêtes gens »

Dressant les Français les uns contre les autres, l’ex-ministre de l’Intérieur a été même jusqu’à justifier l’usage de la violence par certains groupes sociaux. Ainsi, la violence contre l'État serait légitime quand elle procède de la « colère » de groupes sur lesquels il s’appuie (manifestation de marins pêcheurs conduisant à l’incendie du Parlement de Bretagne en 1994).
« Chez les marins, on ne fraude pas, on ne triche pas. Ici quand on manifeste, quand on recours à la violence, ce n’est jamais pour se distraire, ce n’est jamais pour nuire à autrui, c’est parce qu’on est désespéré, c’est parce qu’on n’a plus de recours et qu’on se sent condamné à la mort économique et à la mort sociale » (Lorient, 3 avril 2007)
A l'inverse, il dénie le droit de violence légitime aux catégories qu'il stigmatise (leur violence serait purement « gratuite »), formées non par sur des intérêts économiques mais sur la couleur de la peau, le quartier et bientôt - qui sait ? - les gènes. Contre les plus faibles en revanche, la violence d'État est légitime et maximale : ce sont les sans-papiers SDF qui viennent chercher un peu de nourriture auprès des Restos du Cœur et qui sont arrêtés, les ouvriers grévistes, les enfants raflés à la sortie des écoles. Pour Nicolas Sarkozy, la violence est donc un moyen de gouvernement opératoire couplée à la création idéologique d'un corps social structuré en corporations qui ne regroupe plus les travailleurs selon leurs intérêts mais obéit à une stratégie de mise en ordre de la société.

OOOO

Il est souvent dit que Nicolas Sarkozy aurait fait la synthèse des trois droites françaises, la droite bonapartiste, la droite orléaniste, la droite légitimiste. Force est de constater que ce qui structure fortement sa pensée, ce sont les thèmes clefs de la droite nationaliste telle qu’elle s’était cristallisée à la fin du XIXème siècle avec l’affaire Dreyfus. L’antisémitisme en moins. Et c’est beaucoup. Le libéralisme économique en plus. Et cela est évidemment important. Mais pour le reste, l’autorité, l’identité nationale, le déterminisme biologique, la défense de l’ordre, etc..., tout s’y retrouve. Nous ne sommes plus dans la tradition gaulliste mais dans autre chose qui a plus à voir avec l’évolution d’une part importante des droites européennes, en Italie et en Espagne particulièrement, qui à leurs politiques économiques libérales adjoignent tout un corpus doctrinal réactionnaire. Et cela ne peut pas être masqué par quelques citations empruntées à Jaurès et à Blum ! Il est difficile dans une campagne trop éclatée de prendre conscience des logiques politiques qui sont à l’œuvre. C’est pourquoi ce document veut montrer à quelle cohérence inquiétante il faut faire barrage dans l’intérêt même des Français et de la République.


AVEC SARKOZY, TOUT SERA PENIBLE, LE 6 MAI JE VOTE et JE FAIS VOTER POUR Ségolène ROYAL !

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28.04.2007

En ce moment dialogue entre Ségolène ROYAL et François BAYROU. Pour l'Hérault sur la FM : RMC 104.3

"L'impossible" débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aura bien lieu ce matin à 11 h00 et sera retransmis depuis un hôtel parisien par BFMTV et RMC infos.

Avec Sarkozy tout devient pénible !

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11:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DEBAT ROYAL BAYROU ce samedi à 11h00

27.04.2007

Nicolas Sarkozy, un espoir pour toutes les sectes

Nicolas Sarkozy n'a pas fini de nous vendre sa "laïcité ouverte" et s'il met la pédale douce actuellement sur son projet de kärchérisation de la loi de 1905, il ne semble pourtant pas avoir renoncé à l'idée. Dans son dernier entretien au quotidien La Croix, il promettait simplement en effet de ne pas avancer sans "discussion avec l'ensemble des religions". On est loin du renoncement. Nicolas sarkozy constitue un formidable espoir pour toutes les sectes qu'il préfère d'ailleurs nommer - c'est plus joli - «nouveaux mouvements spirituels». Nous avons pu constater dernièrement la disparition d'un certain nombre de vidéos mettant en cause Sarkozy (qui a une conception très berlusconienne de la liberté de la presse et des médias en général et un staff très efficace). Voici une vidéo, encore en ligne. Lire la petite fiche de Nicolas...

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Yann.

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11:45 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LAICITE

J-9 : Ségo au chrono ! Bayrou à la proue ?

L'impossible débat
C'était annoncé par Jean-Louis Bianco : Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou après de longues tractations devait avoir lieu ce samedi matin 28 avril à partir de 11h00 sur Canal + et à la radio sur France Inter.

Mais c'était sans compter sur les pressions exercées par Sarkozy pour en empêcher le déroulement selon les certitudes des deux intéressés.

Comédie tragicomique d'après l'entourage de Sarkozy.

Le vrai drame, c'est qu'avec Nicolas Sarkozy et ses Zamis tout devient pénible !

L'IMPORTANT C'EST LE DEBAT DU 2 MAI !


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Nicolas Sarkozy pris en flagrant délit d’incompétence

Intervenant sur TF1 hier soir, Nicolas SARKOZY a indiqué ne pas comprendre pourquoi la Slovénie pouvait baisser son impôt sur les sociétés alors que la France ne peut baisser son taux de TVA applicable aux restaurateurs.

On peut s’étonner de cette profonde méconnaissance des règles fiscales de la part du candidat de l’UMP qui fut pourtant successivement Secrétaire d’état au Budget puis ministre de l’Économie et des Finances.

Il convient donc de rappeler à Nicolas SARKOZY que la détermination des assiettes et la fixation des taux des impôts directs est du ressort exclusif des États membres. Il n’existe en la matière aucune obligation communautaire, à la différence de la TVA, dont les taux sont encadrés par des accords communautaires qui imposent un taux général plancher et un accord unanime pour y déroger sectoriellement, afin de lutter contre le dumping fiscal.

La démagogie de Nicolas SARKOZY, qui promet unilatéralement des baisses de TVA qui nécessitent l’assentiment unanime du conseil européen, est éminemment condamnable. Doit-on avoir la cruauté de lui rappliquer que l’UMP avait formulé cette proposition en 2002, avec le résultat que l’on sait ? L’harmonisation de la fiscalité en Europe, qui est absolument nécessaire, mérite de arguments et des objectifs clairs : c’est ainsi qu’en 1999 la gauche a demandé puis obtenu un taux de TVA réduit pour le secteur du bâtiment.

L’Union européenne doit se doter d’un impôt sur les sociétés, qui passe par une harmonisation au préalable des bases puis des taux de cet impôt.

Communiqué de Michel SAPIN,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité

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07:56 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FISCALITE, RAG 34

Défense des droits des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel

Les intermittents du spectacle et de l’audiovisuel, en occupant, avec des associations de chômeurs, le toit du siège de l’UNEDIC, manifestent à nouveau pour la défense de leurs droits.

Le Parti socialiste rappelle qu’il a constamment apporté son soutien à la juste revendication de ces professions artistiques et culturelles,dont le droit à l’indemnisation du chômage a été gravement remis en cause par les protocoles de 2003 et 2006, que le pouvoir actuel a avalisés.

A travers la lutte que celles-ci mènent, il y va de la défense d’une création vivante dans notre pays, de la promotion de la diversité culturelle qui ne peut être soumise à la seule loi du marché et de la rentabilité immédiate, et de la richesse d’une vie artistique libre et foisonnante.

Alors que le candidat de la droite Nicolas SARKOZY entérine un dispositif inique imposé par le MEDEF, qui vise à exclure de très nombreux artistes et techniciens des annexes 8 et 10 et à démanteler la politique culturelle publique, Ségolène ROYAL, au contraire, a pris position pour sa remise à plat en prônant une nouvelle négociation collective, dans un cadre élargi, et avec des conditions clairement posées par le nouveau gouvernement qu’elle formera à l’agrément d’un futur accord :

mise en place d’un système réellement pérenne et équitable, replaçant les annexes 8 et 10 au coeur de la solidarité interprofessionnelle ;
retour aux 507 heures en 12 mois ;
incitation forte afin que les entreprises culturelles et audiovisuelles employant des intermittents pour des fonctions permanentes, transforment leurs contrats en CDI.
Seule la victoire de Ségolène ROYAL à l’élection présidentielle permettra de sauver un régime d’indemnisation du chômage menacé par la politique libérale de la droite, et de redonner un nouvel élan à la création artistique dans notre pays.

Communiqué de Anne HIDALGO
Secrétaire nationale à la Culture et aux Medias

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07:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INTERMITTENTS DU SPECTACLE

26.04.2007

Elections - Diam's voit Nicolas Sarkozy comme "un danger"

La rappeuse française perçoit le candidat UMP à l'élection présidentielle comme un "danger" potentiel.

La rappeuse Diam's voit en Nicolas Sarkozy "un danger", a-t-elle déclaré, lundi, à Paris, lors de la conférence de presse de présentation du DVD de sa tournée, Au tour de ma bulle. "Je ne le vois pas comme un mec de droite mais comme un danger. Il n'aime pas le peuple mais il s'aime lui", a estimé la rappeuse, en réponse à une question sur les résultats du premier tour de l'élection présidentielle. Nicolas Sarkozy a été qualifié, dimanche, pour le second tour de la présidentielle, avec 31,18% des voix, contre 25,87% à sa rivale socialiste Ségolène Royal.

"Je suis contente de savoir que je vis dans un pays où onze millions de personnes sont d'accord avec ses idées", a ironiquement déclaré la rappeuse, se disant "triste" du résultat de Nicolas Sarkozy au premier tour. "Je ne suis pas d'une génération qui vote pour quelqu'un qu'elle aime, je vote contre quelqu'un que je n'aime pas", a-t-elle poursuivi. Interrogée sur ce qu'elle pensait faire dans dix ans, elle a répondu: "Je ne sais pas si je rapperai encore, car on ne rappe pas sans rage. Mais si Nicolas Sarkozy passe, on aura encore cinq ans de beau rap !"

Enrico dans les bras de Sarkozy

Diam's a épinglé Nicolas Sarkozy dans La Boulette, chanson-phare de son disque à succès Dans ma bulle, sorti il y a un an, dont les paroles disent :"Y a comme un goût de démago dans la bouche de Sarko".

Enrico Macias, lui, ne partage pas les craintes de Diam's. Lundi, le chanteur a adapté les paroles d'une de ses chansons "Toi Paris, tu m'as pris dans tes bras", devant quelques milliers de militants UMP, venus assister à la première réunion publique de second tour de la présidentielle de Nicolas Sarkozy. S'accompagnant de sa guitare, Enrico Macias a lancé "Toi Sarko, je suis bien dans tes bras", sous les acclamations du public, dont beaucoup d'étudiants revêtus d'un T-shirt portant l'inscription "les étudiants avec Sarkozy".

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Musique/RAP : SARKO lepénise la France. Pour la rapeuse DIAM's : C'est pas ma France à moi...

Alors que Sarkozy voudrait lepéniser la France, la chanteuse Diam's pourtant nommée quatre fois à la cérémonie des victoires de la musique a été boudé par "la profession". Simple boulette ou juste Présidentielle oblige ?



Diam's
Ma France à moi
2006 "Dans ma bulle"

Ma France à moi elle parle fort, elle vit à bout de rêves,
Elle vit en groupe, parle de bled et déteste les règles,
Elle sèche les cours, le plus souvent pour ne rien foutre,
Elle joue au foot sous le soleil souvent du Coca dans la gourde,
C'est le hip-hop qui la fait danser sur les pistes,
Parfois elle kiffe un peu d'rock, ouais, si la mélodie est triste,
Elle fume des clopes et un peu d'shit, mais jamais de drogues dures,
Héroïne, cocaïne et crack égal ordures,
Souvent en guerre contre les administrations,
Leur BEP mécanique ne permettront pas d'être patron,
Alors elle se démène et vend de la merde à des bourges,
Mais la merde ça ramène à la mère un peu de bouffe, ouais.
Parce que la famille c'est l'amour et que l'amour se fait rare
Elle se bat tant bien que mal pour les mettre à l'écart,
Elle a des valeurs, des principes et des codes,
Elle se couche à l'heure du coq, car elle passe toutes ses nuits au phone.
Elle parait faignante mais dans le fond, elle perd pas d' temps,
Certains la craignent car les médias s'acharnent à faire d'elle une cancre,
Et si ma France à moi se valorise c'est bien sûr pour mieux régner,
Elle s'intériorise et s'interdit de saigner. Non...

{Refrain: x2}
C'est pas ma France à moi cette France profonde
Celle qui nous fout la honte et aimerait que l'on plonge
Ma France à moi ne vit pas dans l' mensonge
Avec le coeur et la rage, à la lumière, pas dans l'ombre

Ma France à moi elle parle en SMS, travaille par MSN,
Se réconcilie en mail et se rencontre en MMS,
Elle se déplace en skate, en scoot ou en bolide,
Basile Boli est un mythe et Zinedine son synonyme.
Elle, y faut pas croire qu'on la déteste mais elle nous ment,
Car nos parents travaillent depuis 20 ans pour le même montant,
Elle nous a donné des ailes mais le ciel est V.I.P.,
Peu importe ce qu'ils disent elle sait gérer une entreprise.
Elle vit à l'heure Américaine, KFC, MTV Base
Foot Locker, Mac Do et 50 Cent.
Elle, c'est des p'tits mecs qui jouent au basket à pas d'heure,
Qui rêve d'être Tony Parker sur le parquet des Spurs,
Elle, c'est des p'tites femmes qui se débrouillent entre l'amour,
les cours et les embrouilles,
Qui écoutent du Raï, Rnb et du Zouk.
Ma France à moi se mélange, ouais, c'est un arc en ciel,
Elle te dérange, je le sais, car elle ne te veut pas pour modèle.

{au Refrain, x2}

Ma France à moi elle a des halls et des chambres où elle s'enferme,
Elle est drôle et Jamel Debbouze pourrait être son frère,
Elle repeint les murs et les trains parce qu'ils sont ternes
Elle se plait à foutre la merde car on la pousse à ne rien faire.
Elle a besoin de sport et de danse pour évacuer,
Elle va au bout de ses folies au risque de se tuer,
Mais ma France à moi elle vit, au moins elle l'ouvre, au moins elle rie,
Et refuse de se soumettre à cette France qui voudrait qu'on bouge.
Ma France à moi, c'est pas la leur, celle qui vote extrême,
Celle qui bannit les jeunes, anti-rap sur la FM,
Celle qui s' croit au Texas, celle qui à peur de nos bandes,
Celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante.
Celle qui regarde Julie Lescaut et regrette le temps des Choristes,
Qui laisse crever les pauvres, et met ses propres parents à l'hospice,
Non, ma France à moi c'est pas la leur qui fête le Beaujolais,
Et qui prétend s'être fait baiser par l'arrivée des immigrés,
Celle qui pue le racisme mais qui fait semblant d'être ouverte,
Cette France hypocrite qui est peut être sous ma fenêtre,
Celle qui pense qui pense que la police a toujours bien fait son travail,
Celle qui se gratte les couilles à table en regardant Laurent Gerra,
Non, c'est pas ma France à moi, cette France profonde...
Alors peut être qu'on dérange mais nos valeurs vaincront...
Et si on est des citoyens, alors aux armes la jeunesse,
Ma France à moi leur tiendra tête, jusqu'à ce qu'ils nous respectent.

Diam's vue par Faïza Guène pour Infos jeunes

Je vais vous raconter une histoire. Dans cette histoire, il y a une fille qui kiffe la musique.
Il y a ceux qui disent que ce n'est pas de la musique de filles et il y a surtout ceux qui kiffent sa musique.

C'est l'histoire d'une princesse d'aujourd'hui qui n'est ni blonde, ni perchée sur des talons aiguilles. Elle ne présente pas la météo et elle a choisi une autre option que celle de dormir cent ans en attendant qu'un looser vienne la réveiller. La princesse a du caractère, elle a troqué la robe bouffante contre un jean , s'est parée d'une coupe garçonne et a saisi le micro pour affronter le monde.

L'héroïne de mon histoire, ce n'est pas elle par hasard.
La princesse est décalée, très tôt, elle a compris tout un tas de trucs.
Dans la course, elle était loin devant. C'est peut-être aussi l'avantage d'aimer porter des baskets et pas ces souliers de verre qui font chuter à la longue.

Comme souvent dans ce genre de contes, ça ne démarre pas au top. La princesse est blessée, elle est nourrie d'histoires qui font mal. Elle ne lâche pas l'affaire pour autant, et passe enfin au deuxième chapitre, celui qui dit que la princesse doit se faire entendre. Alors elle choisit son arme et ses munitions; un stylo qu'elle a chargé de détermination, de larmes et de cœur.
Pas de pomme empoisonnée, de marâtre ou de nains, mais tout de même quelques obstacles. On lui met des bâtons dans la plume. Elle surmonte en tant que vaillante princesse de cette histoire, à force de patience, de passion et grâce aux barres chocolatées dont elle raffole.

Et puis, peu à peu, les mots chassent les maux.
La princesse Diam's se fait un nom qu'on ne brise pas à coup de baguette magique. Il pleut sa musique sur les ondes du royaume de France, elle peut crier victoire au micro. Elle berce à coups de rage, émeut avec force. La princesse a raconté son histoire, dans sa musique, elle ouvre son univers, elle fait partager son intimité avec ce qu'il faut de pudeur. On se tatoue sa voix dans l‘âme. Le public est conquis, la vibe de Diam's coule en milliers d'exemplaires. La princesse vit pour sa musique, elle a l'humble ambition et la ferme intention d'écrire la prochaine page de cette histoire puisque sort le nouvel album. Voilà que le diamant revient briller.

Comment est-ce possible de rire, pleurer, danser et réfléchir, tout ça à la fois, sur un album rap?? C'est que je me suis dis en l'écoutant. Une fantastique claque de talent, d'originalité et de risques. Ceux qui ont aimé « Brut de femme » seront enchantés de voir combien tous les ingrédients qu'ils ont adorés dans la recette Diam's sont à nouveau réunis mais à la puissance 10.
Ce qui arrive dans vos oreilles, c'est de la Boulette.
« Diam's, raconte nous des histoires… »
Si ça ne tient qu'à moi, j'écris déjà la fin, La princesse vécut toute sa vie dans la musique et fit beaucoup d'albums…

Rédigé par Infos Jeunes 2006 le Samedi 04 Février 2006



"C'est pas ma France à moi,..celle qui vénère Sarko, intolérante et gênante..."

RAG 34. Lio

15:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DIAM'S, RAG 34

Sarkozy "père fouettard" des chômeurs

Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès" avec "une diversité politique très large"

Ségolène Royal à l'émission "A vous de juger" sur France 2 le 25 avril 2007 - France 2
Lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2, la candidate socialiste a estimé que tendre la main à François Bayrou "est une démarche responsable, respectueuse des électeurs et utile pour la France".

Elle a par ailleurs accusé Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine" pour draguer "les voix populistes".


Sarkozy "père fouettard" des chômeurs
Le candidat UMP, dit-elle, est dans "le mépris des gens, les suspicions sur la fraude". "Je vois beaucoup de personnes qui n'ont pas de travail et qui aimeraient bien se lever tôt", a-t-elle encore affirmé. Si elle est élue, a-t-elle poursuivi, les chômeurs ne refuseront pas d'emplois parce que leur retour à l'emploi sera "accompagné".

"Quand j'entends une espèce de discours tonitruant "y'a qu'à", "vous allez voir ce que vous allez voir", de père fouettard (...) alors qu'il y a tellement d'abus de l'autre côté, parmi les amis du pouvoir, je me dis que ce n'est pas bon pour la France", a déclaré la candidate socialiste sur France 2, après avoir évoqué le "parachute doré" de Noël Forgeard.

Contre la délinquance
"Aujourd'hui, il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore délinquants, ceux qui sont à l'école primaire et au collège, en repérant ceux qui ont des difficultés pour bien les recadrer", a déclaré Ségolène Royal.

Elle suggère également "des internats scolaires de proximité, pour que les enfants soient à l'abri des influences du quartier" et maintient son idée d'encadrement militaire pour les jeunes délinquants.

François Bayrou a "bougé" au cours de la campagneConcernant François Bayrou, elle a affirmé: "Je crois qu'il a, au cours de cette campagne, compris un certain nombre de choses" et en particulier "des valeurs inscrites dans mon pacte présidentiel" telles que "l'Etat impartial", "l'efficacité écologique" ou "la priorité éducative".

Elle a cité au crédit du candidat centriste "le constat qu'il fait sans concession de la situation de la France et des propositions de Nicolas Sarkozy.

"Je ne cherche pas à séduire", "je n'ai pas soif de pouvoir", a déclaré Ségolène Royal, "je cherche à rassembler", a-t-elle expliqué, revendiquant le droit de piocher des "bonnes idées (...) partout pour que la France se redresse".

Le Darfour et pressions sur la Chine
Ségolène Royal n'exclut pas un boycott des Jeux olympiques de Pékin pour faire pression sur la Chine, qui s'oppose à des sanctions contre le Soudan, accusé de graves atteintes aux droits de l'homme au Darfour.

"On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde, je pense qu'il faut qu'il y ait là aussi des menaces de sanctions très fermes. Il faut ouvrir des corridors humanitaires. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable".

Les otages en Afghanistan
Ségolène Royal a refusé d'évoquer dans la campagne la situation des Français enlevés en Afghanistan, afin d'éviter de leur nuire.

"Je demande que cette affaire-là ne soit pas utilisée (...) dans cette campagne, et je demande que M.Sarkozy ne l'utilise pas non plus", a-t-elle déclaré. "Les sujets de cette gravité ne peuvent pas être abordés de cette façon là. Cela met les otages en danger", a-t-elle ajouté.

Mme Royal a par ailleurs estimé que "les troupes françaises (...) ont toute leur place aujourd'hui en Afghanistan".

RAG 34. Lolo34

03:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY père fouettard des chômeurs

24.04.2007

René REVOL : Communiqué

René REVOL
Vice-Président de PRS (Pour la République Sociale)


Membre du Conseil National du PS

Communiqué

Le 22 avril nous pouvons d’abord fêter deux victoires :

1) une participation électorale exceptionnelle qui prend l’allure d’une véritable insurrection civique : les citoyens ne veulent plus que les choses se décident sans eux. On retrouve un mouvement qui s’était déjà exprimé lors du référendum du 29 mai 2005. Les théoriciens de l’apathie civique du peuple français en sont pour leur frais. Les abstentions passées exprimaient une demande de renouveau politique qui s’est ce dimanche exprimé par une forte participation.

2) le recul du Front national dans ce contexte de mobilisation électorale est une revanche du peuple contre le mauvais coup du 21 avril 2002. Lorsque les citoyens se mobilisent Le Pen recule.

La mobilisation de l’électorat de gauche a permis de qualifier la candidate du Parti Socialiste, Ségolène Royal, pour le second tour.

Nous nous réjouissons d’y avoir contribué à notre modeste place. Il est possible désormais pour la gauche d’offrir une alternative à l’orientation libérale-sécuritaire de Sarkozy. Toutes les forces doivent désormais se mobiliser pour le mettre en échec et construire ensemble une autre voie.

Les forces populaires du changement social sont intactes : celles qui ont refusé la régression sociale en 2003 contre la loi Fillon, celles qui ont refusé l’Europe libérale le 29 mai 2005, celles qui ont mis en échec le CPE et un monde de précarité et de chômage. Toutes ces forces disponibles doivent être aujourd’hui rassemblées et mobilisées. Cela ne se fera pas en cherchant à séduire François Bayrou ou à reprendre son programme, lui qui a cherché à apparaître frauduleusement comme un renouveau tout en maintenant sa politique libérale et conservatrice. Adressons nous au peuple tout entier pour conduire fermement un changement social et démocratique avec l’ordre dominant.

Oeuvrons ensemble à ce que le peuple de France le 6 mai prochain ouvre une voie nouvelle en infligeant une défaite historique au candidat libéral-sécuritaire, Nicolas Sarkozy, en votant et en faisant voter pour Ségolène Royal.

Le 23 Avril 2007

RAG 34. Lolo34

13:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, Communiqué

21.04.2007

Le 22 avril, je me réveille, je vais voter, je ne vote ni SARKO ni LE PEN !

Vidéo à voir en URGENCE : 2007 Plus jamais çà, 2002 souvenez-vous !
Pour ne pas que l'histoire ne bégaye, pour que le 22 avril ne soit pas un 21 avril bis, pour que ça change et que ça change fort.



Durée : 04:09 Pris le : 19 avril 2007 Lieu : France

RAG 34. Les lolo's 34

20:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Plus jamais ça ! le 22 avril je me réveille, je ne vote ni SARKO, ni LE PEN

20.04.2007

Le best of de Sarkozy

Il circule tellement de choses sur Sarkozy en ce moment qu'un best of s'impose :

Le vrai Sarkozy :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/fr/cluster/politics/featured/v...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Le bilan de Sarkozy :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
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Sarkozy et les médias :

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http://www.dailymotion.com/video/x1qj28_ex-directeur-figm...

Les amis de Sarkozy :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video/xvn1i_les-amis-de-sarkozy-la-suite
http://www.dailymotion.com/video/x1qmm8_sarkozy-et-les-lo...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et l'économie

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et la génétique :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bp%C...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy%2Bp%C...

Sarkozy et la France :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...
http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Sarkozy et Al-Qaïda :

http://www.dailymotion.com/relevance/search/sarkozy/video...

Et plein d'autres choses sur : http://sarkostique.over-blog.com/

RAG 34. Les lolo's 34

08:13 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le best of de SARKOZY

19.04.2007

Les propos de Nicolas Sarkozy sur la solution finale déclenchent une polémique en Allemagne

Le Frankfurter Allgemeine Zeitung a publié un article intitulé "Sarkozy s'en prend à l'Allemagne" après que ce dernier en meeting les 7 et 31 mars puis dans la revue Philosophie Magazine, ait expliqué que « la France n'a pas à rougir de son histoire », n'a pas « commis de génocide », ni « inventé la solution finale ».
De tels propos sont la négation de la réconciliation franco-allemande construite depuis 50 ans par tous les Présidents de la Cinquième République.

Sur le même sujet : L'article de Elisabeth Guigou sur son blog :

Les propos indignes de Nicolas Sarkozy sur l'Allemagne

Le 7 mars dernier à Caen, le 31 mars à Nice puis une fois encore dans la revue Philosophie Magazine, Nicolas Sarkozy a tenu des propos sur l’Allemagne indignes de quelqu’un ayant l’ambition d’être Président de la République : « Il y a beaucoup de nations à travers le monde qui traversent des crises sociales, monétaires, politiques, et qui n’inventent pas la solution finale ni ne décrètent l’extermination d’une race. […] La France a été humiliée, bafouée sous l’Occupation. Cela l’a-t-elle conduite à perpétrer un massacre ? »

De tels propos sont la négation de la réconciliation franco-allemande construite depuis 50 ans par tous les Présidents de la Cinquième République : Charles De Gaulle avec Conrad Adenauer, Valéry Giscard d’Estaing avec Helmut Schmidt, François Mitterrand avec Helmut Koll. Plus récemment Jacques Chirac et Lionel Jospin avec Gerhard Schröder et Angela Merkel. Les mains jointes de François Mitterrand et Helmut Koll devant les tombes de Verdun en reste aujourd’hui le plus émouvant symbole. Un candidat qui dit et répète ces attaques inadmissibles contre notre principal partenaire européen, de surcroît alors que l’Allemagne, avec Angela Merkel, préside l’Union Européenne, n’est pas digne d’accéder à la fonction de Président de la République Française.

Ces attaques sont une nouvelle preuve de la brutalité du candidat de la droite. Il ne conçoit les relations entre les individus, les catégories sociales et même les peuples qu’en terme de rapport de force et d’affrontement. On le savait déjà dangereux pour la cohésion nationale. Il se révèle menaçant pour l’image et l’influence de la France en Europe. Ce dont notre pays a besoin pour défendre ses intérêts et pour poursuivre l’union de l’Europe, c’est d’une présidence apaisée, sereine, volontaire et respectueuse de nos partenaires européens. Ségolène Royal sera cette Présidente.

RAG 34. Les lolo's 34.

10:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

18.04.2007

Le programme commun libéral de Bayrou et Sarkozy

« Il y a une confrontation nette de projet de société entre Nicolas Sarkozy et moi. Alors qu'il n'y a pas cette confrontation entre Ségolène Royal et moi. »
François BAYROU au Nouvel Observateur, 15 mars 2007

Pourtant, le programme économique et social de Bayrou est semblable à celui de Sarkozy et contraire à celui de Ségolène Royal :

Emploi, Salaires : Bayrou d’accord avec Sarkozy contre Royal


-Sarkozy contre la hausse du SMIC = Bayrou contre la hausse du SMIC ≠ Royal pour la hausse du SMIC

-Sarkozy pour la « liberté de travailler plus pour gagner plus grâce aux heures sup » = Bayrou pour « améliorer son revenu par le libre jeu des heures sup »≠ Royal pour la relance salariale et les 35 heures par la négociation

-Sarkozy contre l’abrogation du CNE et pour un « contrat de travail unique » + flexible = Bayrou contre l’abrogation du CNE et pour un « contrat de travail unique » + flexible ≠ Royal pour l’abrogation du CNE et la limitation des contrats précaires.


Fiscalité : Bayrou d’accord avec Sarkozy contre Royal

-Sarkozy pour réduire l’ISF= Bayrou pour réduire l’ISF ≠ Royal contre la réduction de l’ISF.

-Sarkozy pour réduire les droits de succession = Bayrou pour réduire les droits de succession ≠ Royal contre la baisse des droits de succession.

-Sarkozy ouvert à la hausse de la TVA= Bayrou ouvert à la hausse de la TVA ≠ Royal contre la hausse injuste de la TVA.

-Sarkozy pour de nouvelles baisses de charges patronales = Bayrou pour de nouvelles baisses de charges ≠ Royal pour conditionner les actuelles baisses de charges à l’emploi.

-Sarkozy contre la taxation des superprofits = Bayrou contre la taxation des superprofits ≠ Royal pour la taxation des superprofits (notamment Total).

Au moment de répartir les richessses, Bayrou est toujours d'accord avec Sarkozy, jamais avec Ségolène Royal !



medium_8781.30.jpgRené Revol et la section de Grabels 34.

RAG 34. Les lolo's 34

09:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Le programme commun libéral de Bayrou et Sarkozy, RAG 34

17.04.2007

Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage ! La gauche peut, doit, va gagner.

Seule Ségolène Royal est en mesure de battre Sarkozy au 2e tour
dimanche 15 avril 2007 par Gérard Filoche

Si la gauche réussit à faire passer Ségolène le 22 avril, elle aura toutes les chances de battre Sarkozy le 6 mai... elle aura un pouvoir attractif pour sortir de l’abstention toutes les voix de gauche, et pour attirer au delà. Sarkozy sera rejeté comme le sortant agité, l’homme au karcher dangereux...
Mais si Ségolène est éliminée le 22 avril, cela se jouera à droite et Sarkozy battra Bayrou ou Le Pen le 6 mai

Il faut le dire maintenant aux manoeuvriers marginaux à la Rocard-Kouchner qui appellent à écarter Ségolène Royal pour que ce soit Bayrou qui batte Sarkozy : cela n’arrivera pas !

Il faut que ceux qui seraient désorientés et pourraient commettre l’erreur irréparable en croyant mieux faire barrage à Sarkozy le sachent, le comprennent à temps. Il n’y a aucune chance chance pour le “sortant” Bayrou, le clone de l’autre “sortant” Sarkozy : ce sont les électeurs de droite qui trancheront et ils sont majoritairement UMP contre UDF.

A notre niveau, dans notre camp, nous faisons tout et devons tout faire pour que la gauche batte la droite, et pas pour que la gauche arbitre entre les candidats de droite.

Nous voulons donc, il reste huit jours, que Ségolène soit la mieux placée possible le 22 avril pour l’emporter le 6 mai.

Dans ce pays, la gauche est majoritaire en profondeur, quoique semblent en dire les sondages du moment, les réserves de voix sont à gauche, il faut révéler cette majorité, la mobiliser, la rassembler, c’est possible et qu’on le veuille ou non, seule Ségolène Royal est, dans cette élection, en mesure d’opérer ce rassemblement si elle passe la barre du premier tour.

Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage !
Nous mobilisons tout notre camp de gauche, la gauche peut, doit, va gagner.

Mais nous n’arbitrerons pas sinon entre les deux droites Bayrou et Sarkozy, nous appellerons à ne voter ni pour l’un ni pour l’autre !

De façon active, des millions et des millions d’électeurs de gauche refuseront de cautionner l’un des candidats de droite au deuxième tour, si par malheur il n’y avait que ce choix. Une telle subordination aggraverait la défaite.

Si par malheur, comme le veulent Rocard et Kouchner, nous étions écartés au premier tour, nous ferions campagne, nous mobiliserions au deuxième tour pour que la gauche conserve ses forces et reste en dehors du traquenard, qu’elle ne se soumette à aucun des candidats du camp adverse. Ni Poher, ni Chirac, ni Bayrou...
Nous tirons les leçons du “vote Chirac” du 5 mai 2002 et de l’usage qu’il a fait de nos voix en piétinant pendant cinq ans toutes les aspirations sociales des millions de salariés qui produisent les richesses de ce pays.

Que les candidats de droite aient le moins de voix possible pour faire leur politique anti-sociale !

Pas une voix de gauche pour les sortants Bayrou-Sarkozy
Pas une voix de gauche, ni le 22 avril, ni le 6 mai pour ceux qui ont voté toutes les mesures ultra libérales depuis 2002, la loi Fillon sur les retraites, la loi Douste-Blazy contre la Sécu, les lois contre le code du travail, la baisse des impôts des riches, les mesures contre les sans papiers et les immigrés, la politique répressive de l’état pénal, le CNE et le CPE...

Ce refus de cautionner aucun des candidats de la droite sera à coup sur empiriquement suivi par une très large majorité de la gauche. Cela suffira.

Nous œuvrerons concrètement de toutes nos forces pour que cette majorité soit la plus large possible et que peu d’électeurs se fassent abuser par le camp adverse.

Et ce seront donc les électeurs de droite Udf et Ump qui départageront les candidats Ump et Udf.

Pas nous.

Pas la gauche.

Pour nous, ce sera bonnet blanc blanc bonnet, vert chou, chou vert.

Ceux, comme Rocard et Kouchner qui appellent à trahir leur camp dés maintenant, en votant dés le 22 avril pour un candidat de droite contre un autre, en seront pour leurs frais : ils divisent la gauche aujourd’hui sans assurer la victoire de leur nouveau champion Bayrou demain. Celui-ci serait battu le 6 mai par Sarkozy.

Leur manoeuvre ne paiera pas : chacun comprendra que seule la candidate de gauche est en mesure de rassembler le maximum des voix de gauche, pas un candidat de droite.

Que le gouvernement qui doit suivre est un gouvernement de toute la gauche, pas d’alliance avec la droite ou le prétendu « centre ».

Gérard Filoche, le 15 avril 2007


RAG 34. Lolo34

07:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, CHASSONS LA DROITE

15.04.2007

La droite a tellement peur que Ségolène soit au 2e tour qu’elle déclenche les « intox » pour l’en empêcher et nourrir encore la diversion Bayrou



dimanche 15 avril 2007 par Jean-Jacques Chavigné

La Droite, la classe dominante n’ont qu’une peur : que Ségolène Royal soit présente au second tour. Ils savent très bien qu’elle aurait, alors, de fortes chances de l’emporter.Et ils craignent les dynamiques que nous pouvons donner à sa victoire après quatre années de luttes sociales (de 2002 à 2006) et de votes victorieux (de 2004 à 2005)

« Mme Royal menacée au premier tour, M. Sarkozy au second », tel était, d’ailleurs, le titre d’un article de Jean-Baptiste de Montvalon dans « Le Monde » du 11 avril. La conclusion de cet article qui se présentait comme une synthèse de l’analyse des principaux instituts de sondage était tout aussi significative : « Au risque d’amoindrir sa capacité de rassemblement au second tour, M. Sarkozy a attiré à lui des électeurs du FN. Au risque de se voir éliminée dès le premier tour, Mme Royal a laissé « filer » un partie des sympathisants du PS chez M. Bayrou ».

Cette peur de la Droite et de la classe dominante permet de donner l’éclairage adéquat à la rumeur faisant état d’une soi-disant enquête des Renseignements Généraux. Selon cette enquête, Ségolène Royal arriverait en 4ème positions au 1er tour, après Sarkozy, Le Pen et Bayrou. Le but de cette rumeur, complaisamment colportée sur l’Internet et par les principaux médias, est évident : il s’agit de jouer sur la peur qu’inspire Sarkozy et d’insinuer l’idée, chez les électeurs de gauche, que seul Bayrou pourrait lui faire barrage.

Cette peur permet également de comprendre la simultanéité de cette rumeur et du tapage médiatique autour de l’annonce de Rocard faite à Bayrou. Ce tapage tente d’estomper les frontières entre la gauche et la droite et de renforcer l’image de « sauveur » de Bayrou au moment même où la rumeur affirme que Bayrou précéderait Ségolène Royal au 1er tour.

Que Rocard se soit prêté intentionnellement ou pas à cette manœuvre est son problème. Mais son annonce, en dernier ressort, fait le jeu de Sarkozy. Bayrou n’a jamais, en effet, été qu’un leurre utilisé par la Droite et les principaux médias pour tenter de fourvoyer les électeurs de gauche. Leur but, leur but unique est de faire gagner Sarkozy.

La victoire de Sarkozy serait inéluctable en cas de 2ème tour Sarkozy-Bayrou. Sarkozy garderait ses voix du 1er tour et ferait le plein des voix des électeurs de Le Pen. Bayrou garderait ses voix du 1er tour mais la plus grande partie des électeurs de gauche et d’extrême gauche s’abstiendrait. Nous appellerions massivement à l’abstention ! A juste titre : Bayrou et Sarkozy sont deux hommes de droite, ils ont participé à tous les coups bas de la Droite contre le salariat entre 1993 et 1997 et entre 2002 et 2007. Il n’y en a donc pas un pour racheter l’autre.

La présence de Ségolène Royal au second tour remettrait tout à plat au soir du 1er tour.

Tous les sondages sur le second tour dont on nous rebat aujourd’hui les oreilles ne vaudraient plus tripette. Les instituts de sondage, eux-mêmes, le reconnaissent d’ailleurs volontiers. Raymond Cayrol (CSA) avouant même qui si l’on avait remplacé Bayrou par Corinne Lepage dans les sondages sur le second tour, celle-ci l’aurait vraisemblablement emporté sur Sarkozy...

Mais pour que tout soit remis à plat, il faut que Ségolène Royal soit présente au second tour et qu’aucun électeur ne se trompe sur l’enjeu du vote du 22 avril.

Jean-Jacques Chavigné, le samedi 14 avril

DEVOIR DE VICTOIRE, le 22 avril CHASSONS LA DROITE !

RAG 34. Les lolo's 34

14:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Chassons la droite !, SARKOZY, BAYROU, RAG 34

” Lettre à un électeur hésitant”

Tract du MJS : ” Lettre à un électeur hésitant”

Télécharger le tract en PDF

RAG 34. Les lolo's 34

08:39 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lettre à un électeur hésitant, MJS

14.04.2007

Quand Le Pen fait un appel du pied à Sarkozy





"Nicolas Sarkozy n'a pas l'aversion viscérale que Jacques Chirac prétendait avoir pour moi"
(Le Pen, 11.04.07)

Jean-Marie Le Pen n'exclut pas « a priori » l'idée d'un rapprochement avec l'UMP. Nicolas Sarkozy estime lui que « celui qui est le moins à droite qu'avant, c'est le Pen ! ».

A quoi jouent Nicolas Sarkozy et Jean-Marie Le Pen ? Si les deux candidats à l'élection présidentielle se sont opposés ces derniers jours pour savoir qui sera le plus français, chacun lance aujourd'hui quelques perches vers l'autre camp. Par entretiens interposés, ils rendent implicitement envisageable l'idée d'une normalisation des relations entre l'UMP et le FN. Finie la « haine » que Jacques Chirac pouvait avoir pour Jean-Marie Le Pen.

Dans l'entretien qu'il donne ce matin au Figaro, le leader frontiste évoque à nouveau « une ère nouvelle » qui existerait entre le FN et l'UMP. « Si Sarkozy dit qu'il est d'accord pour un rapprochement, pourquoi pas ? Cela dépendra de l'intérêt de notre pays et de l'intérêt de notre mouvement », déclare-t-il. Et comme si ce n'était pas assez clair, Jean-Marie Le Pen ajoute : « Nous n'avons pas d'a priori, ni contre lui ni contre personne », soulignant au passage, qu'« (il n'a) pas de contentieux personnel avec Sarkozy, comme (il en avait) avec Chirac ». Il raconte d'ailleurs qu'il a « rencontré deux fois Sarkozy pour parler de problèmes de technique électorale ». Un leader du FN à « chaque fois reçu fort courtoisement » par Nicolas Sarkozy. Et si l'existence d'un accord de désistement pour les législatives « paraît difficile » à Jean-Marie Le Pen, il n'en reconnaît pas moins « des points possibles d'accord et de convergence » sur « l'école, la réforme fiscale, la réforme des retraites ».

Dédiabolisation de Le Pen
En face, Nicolas Sarkozy ne va pas si loin. Mais dans l'entretien qu'il donne aujourd'hui à Libération, il explique que « celui qui est le moins à droite qu'avant, c'est le Pen ! » La conséquence de la droitisation de sa campagne ? En traitant des sujets de prédilection du FN – immigration, sécurité – Nicolas Sarkozy peut envisager de récupérer une partie des électeurs du FN, mais a aussi permis une dédiabolisation de Jean-Marie Le Pen.

Marine Le Pen expliquait hier à Marianne2007.info qu'« à l'UMP, la haine viscérale à l'égard du FN ne remporte pas l'accord de beaucoup d'élus ». On se souvient par ailleurs des accords passés lors des élections régionales de 1998 entre certains élus de droite et le FN. Aujourd'hui, c'est Jérôme Rivière, député de Nice élu sous les couleurs de l'UMP et maintenant président du comité de soutien de Villiers qui estime qu'« un accord avec le FN ne doit plus être tabou ». Les velléités d'accord existent. Reste à savoir jusqu'où celles-ci peuvent aller.

http://www.marianne2007.info/Quand-Le-Pen-fait-un-appel-d...

Jeudi 12 Avril 2007

François Vignal

RAG 34. Les lolo's 34

21:27 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY LE PEN

Le Front National : Non, Le Pen n’a pas changé !

I) Non, Le Pen n’a pas changé !

"Nicolas Sarkozy n'a pas l'aversion viscérale que Jacque Chirac prétendait avoir pour moi"
(Le Pen, 11.04.07)

• Dans une première phase de la campagne, Le Pen a tenté de « recentrer » son image :
il s’est affirmé de « centre droit » et a mis en avant sa fille Marine Le Pen, censée incarner la « modernité » du Front National. Cette stratégie visait à gommer les outrances pour gagner de nouveaux électeurs.

• Mais, inquiet de la concurrence électorale que lui livre Sarkozy sur ses thèmes, Le Pen est revenu à ses fondamentaux en multipliant de nouveau les outrances et les provocations vis à vis par exemple des homosexuels ou des immigrés.

• Même s’il a essayé de se faire décerner un brevet de « respectabilité» démocratique à travers l’affaire des signatures, il reste donc clairement ce leader d’extrême droite, ultra nationaliste, populiste, négationniste et xénophobe, qui cherche à exploiter démagogiquement les peurs et les désarrois des couches populaires.

• Son discours reste marqué par ses obsessions habituelles : la défense des valeurs morales traditionnelles et la stigmatisation de la « décadence » soixante-huitarde, responsable de la « décomposition intellectuelle et morale de l’école », le rejet de «l’Europe de Bruxelles », le retour au protectionnisme économique, et, bien sûr, la dénonciation de l’immigration qui reste le leitmotiv obsessionnel et central du FN.

II) La préférence nationale est une escroquerie

• Dans le discours sur l’immigration et les immigrés, une légère inflexion tactique a été apportée :

– La présence remarquée d’une jeune fille d’origine maghrébine sur l’affiche de campagne, le soutien de Dieudonné, la présence de personnes d’origine étrangère dans les équipes constituent des clins d’?il symboliques à destination de certaines franges de l’électorat (y compris un électorat lui-même issu de l’immigration) que le racisme de Le Pen a jusqu’ici empêché de basculer en sa faveur. De même, le discours officiel se recentre sur la dénonciation de l’immigration clandestine (au nom même du malheureux immigré) et reconnaît au contraire comme français, et donc désormais comme objet potentiel de la « préférence nationale », les français issus de l’immigration.

– Mais, en réalité, Le Pen fait le pari que ces distinguo, destinés à élargir sa base électorale, ne lui vaudront aucune défection dans les fractions solides de son électorat qui ne font aucune distinction entre l’immigré avec une carte d’identité française et l’immigré en situation irrégulière. Du reste, lorsque le débat vient sur la question des discriminations à l’embauche subies par les jeunes français issus de l’immigration, Marine Le Pen (émission
d’Arlette Chabot) fait voler en éclat cette distinction en déplorant que ceux-ci ne soient pas plus « francisés », notamment dans leurs prénoms.

– En vérité, Le Pen continue de jouer sur le fantasme d’une invasion ou d’une « colonisation à l’envers » de la France par les étrangers. Il entretient l’idée que ces derniers capteraient les emplois, les logements sociaux, et les aides sociales au détriment des « français ».

– Tout ceci est évidemment faux. Même s’il faut résoudre le problème du travail clandestin et repréciser certaines règles, il n’y a pas d’immigration massive, a fortiori « d’invasion » de la France.

– Les immigrés ne prennent pas les emplois des français, leur taux de chômage est deux fois plus élevés que la moyenne et ils occupent souvent des emplois dans des secteurs en pénurie de candidats. Il y a en outre une hypocrisie majeure dans le slogan de la préférence nationale : celle-ci est censée s’appliquer à tous les français. Mais en réalité, en dénonçant l’attribution aux immigrés des aides sociales, Le Pen vise essentiellement les français issus de l’immigration qu’il veut opposer aux « français de souche ».

– Le Pen veut exploiter le mécontentement des plus pauvres en leur faisant croire que les personnes issues de l’immigration sont responsables de leurs difficultés. Il transforme la question sociale en une question raciale et élude les vrais problèmes : la lutte contre le chômage et la précarité, la répartition des richesses entre le capital et le travail, le pouvoir d’achat, la redistribution sociale,...

III) Le Pen n’est pas le candidat des « petits » et des « sans grades ».

• Depuis le 21 avril 2002, Le Pen essaie de se présenter comme le candidat du monde du travail et des plus modestes. Il a repris ce refrain lors de son récent discours à Lille, avec des envolées prétendument anti capitalistes.

• Mais en réalité, le programme économique et social concret du FN est profondément libéral : démantèlement de l’Etat, baisse de l’impôt sur le revenu et sur les successions,…

• Au service des plus riches dans les faits, le FN ne fait aucune proposition sur des mesures réelles en faveur des plus pauvres. Au-delà de ses gesticulations nationalistes et anti européennes, Le Pen ne propose aucune solution concrète et réaliste pour résoudre les grands problèmes du pays.

• Certes, les électeurs qui votent Le Pen veulent d’abord protester contre les partis de gouvernement qui n’ont pas toujours su résoudre leurs problèmes. Mais le vote Le Pen n’améliorera pas leur situation. La réponse aujourd’hui réside dans les solutions nouvelles et réalistes que Ségolène Royal, qui a écouté et pris en compte dans son programme les messages délivrés par les français, proposent de mettre en oeuvre si elle est élue.

La meilleure réponse au Front National, la réalisation du Pacte Présidentiel

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21:27 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Le PEN, FN

Touche pas à mes milliards...

Il faut oser. Au cours du même article, un journaliste des Echos souligne la hausse "saisissante" du bénéfice des principales banques françaises, qui dépasse pour les 6 premières banques nationales 28 milliards d'euros en 2006, soit 2,7 % de plus qu'en 2005...et estime qu'"ajouter une réglementation bancaire des tarifs bancaires comme le réclament certains candidats, menacerait une activité qui emploie 400 000 salariés et génère 2,8 % du PIB"

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12:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BANQUES

13.04.2007

Gêne médiatique autour des propos sarkozystes

Deux semaines après les propos teintés d’« eugénisme », selon certains, du candidat de l’UMP, des journalistes expliquent leur retard à l’allumage.

Michel Onfray n’a pas été le seul à rester muet face aux propos de Nicolas Sarkozy sur le déterminisme génétique de la pédophilie et du suicide des jeunes. Les médias, pourtant avares de scoops et de déclarations croustillantes, notamment durant la campagne électorale, ont mis plusieurs jours avant de relayer l’information. Simple oubli ou problème idéologique ? Selon différents journalistes, la première solution semble être la seule explication. « C’est un ratage de notre part, confie un confrère de Libération. Nous avons mis du temps à réagir plus par un souci d’organisation car idéologiquement, nous sommes très à l’aise pour faire un coup de timbale sur des déclarations si stupides. » Au Monde, Philippe Ridet semble plus détaché : « Nous ne pouvons pas éplucher toutes les interviews de tous les candidats et la dépêche AFP se dégageant de cet entretien ne mentionnait aucunement ces propos. Nous avons repris l’information quand elle a ressurgi en fin de semaine dernière. » Or, dès le 25 mars, l’AFP y faisait état. Les propos qui détonnent et étonnent sont dorénavant exploités en masse et alimentent les débats avec deux semaines de retard.

Cindy Bonnaud.

http://www.marianne-en-ligne.fr/exclusif/virtual/mdias/e-...

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09:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DETERMINISME GENETIQUE, SARKOZY

11.04.2007

Chirac aurait offert son soutien à Sarkozy pour échapper aux poursuites judiciaires...

INFO ou INTOX ?

Le canard enchaîné laisse entendre ce matin que Chirac aurait offert son soutien à Sarkozy contre l'abandon des poursuites judiciaires qui devraient normalement se déclencher prochainement à son encontre dès la fin de son mandat.

Si l'indépendance de la Justice et de l'adage du : laissons agir la justice, je lui fais entière confiance se vérifiaient au lendemain du 6 mai...

Ecouter, en savoir plus




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12:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : CHIRAC, EMPLOIS FICTIFS, SARKOZY, JUSTICE, RAG 34

Rocard propose le haut débit à 5 euros par mois

Crédit Photo : AFP/DAMIEN MEYER
Michel Rocard remet son rapport sur les enjeux du numérique à Ségolène Royal

En mission pour Ségolène Royal, l'ancien Premier ministre propose dans un rapport "un tarif social de l'accès haut débit" pour réduire la fracture numérique.

Il appelle également au soutien de la filière jeu vidéo.


Un accès mensuel à Internet pour le prix d'un repas chez Mac Do. Voilà ce que propose Michel Rocard pour en finir avec la fracture numérique qui laisse un Français sur deux à l'écart de la révolution Internet. Cet accès à prix discount est une des 94 propositions du rapport "République 2.0, pour une société de la connaissance ouverte" qu'il vient de remettre à Ségolène Royal.

Dans son chapitre consacré au "progrès numérique pour tous", la plupart des propositions de Michel Rocard font écho au livre blanc adressé aux candidats à la présidentielle par le collectif Renaissance numérique. C'est le cas en particulier pour celles qui concernent l'équipement des français en micro-informatique. En s'appuyant sur des opérations de dons et "recyclage" de PC, il estime que l'objectif de 75% des Français connectés en 2012 - au lieu de 44% aujourd'hui - est "ambitieux mais réaliste". Michel Rocard propose aussi la "prise en charge de l'ordinateur portable de 100 000 étudiants, sous condition de ressources".

Le haut débit "social" à 5 euros


Une fois réglé le problème de l'équipement, c'est sur l'accès à Internet proprement dit que Michel Rocard fait sa proposition la plus originale : "Le prix de l'accès à Internet constitue une barrière pour les ménages modestes. A côté du tarif social de l'abonnement au téléphone , un tarif social de l'accès haut débit devra donc être instauré. Financé par le fonds numérique, son niveau serait d'environ 5 €/mois". Ce fonds numérique que Michel Rocard veut créer soutiendra aussi à hauteur de 20% les mesures prises par les collectivités pour réduire la fracture numérique.

Le collectif Renaissance numérique juge cette idée "très intéressante" et se réjouit de l'ambition d'un rapport qui "couvre tous les champs du numérique et reprend neuf de nos mesures", par la voix de sa vice-présidente, Christine Balagué. "Nous sommes aussi sensibles aux propositions sur un accès facilité pour les personnes handicapées et l'espace de liberté à préserver sur Internet", ajoute-t-elle pour LCI.fr.

Licence globale et jeux vidéo

Parmi les nombreux autres sujets évoqués, la "licence globale", soutenue à demi-mot par Ségolène Royal. Michel Rocard reste très prudent sur le sujet : l'expression n'est d'ailleurs pas employée une seule fois, tout juste souhaite-t-il "mettre en oeuvre une solution qui assure la sécurité juridique des échanges, mais préserve les intérêts des artistes autour d'une rémunération consensuelle qu'il conviendra de défendre vigoureusement au niveau européen".

L'ancien Premier ministre évoque aussi la filière jeu vidéo qui traverse une phase difficile. La France est souvent qualifié de "troisième" pays du jeu vidéo mais la filière ne cesse de perdre des emplois, au profit du Canada, par exemple. Michel Rocard veut donc aller plus loin que les crédits d'impôts déjà mis en place pour aider les éditeurs et appelle au lancement d'"une gamme d'outils de soutien aux studios, ciblant particulièrement leur besoin de financement permanent". L'UMP se préparerait à riposter avec une synthèse des propositions de Nicolas Sarkozy sur le numérique.

Olivier LEVARD


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09:02 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROCARD, FAIT, HAUT DEBIT, FRACTURE NUMERIQUE, RAG 34

10.04.2007

Laurent Fabius : Les propos inacceptables de Nicolas SARKOZY sur le déterminisme génétique

Communiqué de Laurent Fabius

Les propos de Nicolas SARKOZY sur la pédophilie et les tendances suicidaires chez les jeunes ne peuvent laisser sans réaction. Prétendre que ces comportements sont totalement prédéterminés revient à enfermer chaque individu dans une fatalité sur laquelle il n’aurait aucune prise. Une telle approche contredit l’état des recherches actuelles de la science. Surtout, elle nie la liberté inaliénable de chaque personne de construire sa vie par ses choix et par ses actes. Aucun républicain, aucun humaniste, dans la fidélité à l’universalisme des Lumières, ne peut approuver ces propos.

Cette prise de position, inspirée des néoconservateurs américains, traduit une vision de l’homme et de la société malheureusement assez proche de l’eugénisme. Elle est inacceptable, d’autant plus de la part d’un candidat à l’élection présidentielle.


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21:48 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, EUGENISME, DETERMINISME, RAG 34

Nicolas Sarkozy s'improvise philosophe de l'inné et de l'acquis. Moment d'anthologie garanti : à vos cassettes !

Après ses propos très critiqués à droite comme à gauche concernant sa vision presque "eugéniste" de la société. Nicolas Sarkozy signe et persiste dans ses déclarations, refusant ainsi d'admettre la parfaite absurdité de ses ânonnements de dernier de la classe.

Nous tenons là enfin, le digne successeur de celui qui, n'ayant jamais su murmurer à l'oreille des chevaux, savait in petto flatter le cul des vaches...

De quoi s'inquiéter vraiment !



Ecouter ses "réflexions" sur France 2 ce matin :




Notes sur le même sujet :

1/2 Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS

2/2 Nicolas Sarkozy est-il eugéniste ?

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19:04 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : EUGENISME, SARKOZY

2/2 Nicolas Sarkozy est-il eugéniste ?

Les dernières déclarations quasi eugénistes et "glaçantes" de Nicolas Sarkozy lors d'un entretien avec Michel Onfray pour Philosophie Magazine, nous ont rappelé le siècle dernier où l'on croyait pouvoir améliorer une hypothétique race aryenne et plus "souriant" avant l'ére de la génétique, à l'héridité de l'alcoolisme. Lire ou relire L'assomoir d'Emile Zola.
Ces dernières déclarations nous assomment et nous font plus que jamais prendre conscience de la vraie nature et de la dangerosité du candidat de l'UMP, si il devait demain nous présider.

Au delà, nous avons choisi de vous proposer quelques extraits tirés de l'encyclopédie libre Wikipédia qui explique ce qu'est l'eugénisme.

Bonne lecture !

Rappel : Les déclarations de N.Sarkozy :

N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.

Eugénisme Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'eugénisme désigne la volonté d'améliorer l'espèce humaine. Ce souhait, qui existe depuis l'antiquité peut se traduire par une politique volontariste d'éradication des caractères jugés handicapants ou de favorisation des caractères jugés « bénéfiques ».

On peut distinguer l'eugénisme, pratique humaine, sociale et collective, de la préoccupation individuelle généralisée (chez l'homme et chez les animaux) d'assurer à ses enfants le « meilleur » co-reproducteur (quoique « meilleur » puisse signifier : taille des cornes, couleurs des plumes, ou étendue du patrimoine ou de la culture, etc.), ainsi que de la pratique qui consiste à favoriser le plus prometteur de ses enfants. Ces stratégies ne se préoccupent pas du devenir de l'espèce humaine, mais seulement de l'avenir de ses propres enfants ou de sa famille. Néanmoins, les méthodes et les buts, une fois sommés sur l'ensemble des individus, sont bien les mêmes.

Geoffrey Miller, dans son livre The mating mind, explique même pourquoi l'adultère, chez les humains comme chez les animaux vivant théoriquement en couple, représente un élément essentiel d'amélioration d'une espèce.

L'eugénisme plus strict qui serait régi par une société pose de sérieuses questions éthiques car il implique une sélection portant nécessairement une part de subjectivité et une part de contrainte (ne serait-ce qu'envers les individus écartés, ou à l'égard des individus incités à se reproduire, voire à se reproduire avec telle personne et nulle autre).

En outre, l'histoire du XXe siècle a fourni des exemples de graves dérives morales associées aux politiques eugéniques.

Interprétations de l'eugénisme

La conception darwinienne n'a pas été reçue de la même façon dans tous les pays. Ainsi la France, par exemple, est restée longtemps réticente aux idées darwiniennes car marquée par le lamarckisme et influencée par la position de l'Église Catholique.

La théorie de Lamarck est réfutée depuis la découverte de la génétique. Il est cependant intéressant de la rappeler :

pour Lamarck, le moteur de l'évolution reposait surtout sur l'hérédité de caractères acquis, favorisant la descendance d'individus ayant fait l'effort de s'adapter. Selon Lamarck, l'amélioration des races humaines passe par conséquent par l'amélioration des conditions de vie, de façon à ce que la modification de son environnement améliore à terme la qualité de l'homme futur. Cet eugénisme là - qui fut aussi raciste parfois - a constitué la position eugéniste dominante en France, ainsi qu'une incitation - hélas ici bien inutile, puisque les caractères acquis ne se transmettent pas - à la pratique du sport.
pour Darwin, le moteur de l'évolution reposait sur la sélection naturelle éliminant les individus les moins adaptés à la survie et ne favorisant que les plus aptes à la reproduction (y compris dans le fait de séduire un partenaire et de prendre soin de la progéniture) ; prudent, toutefois, Darwin expliqua aussi dans L'Origine des espèces que sa théorie restait compatible avec une éventuelle transmission de caractères acquis.

De bonnes intentions, des moyens discutables, un but incertain

Selon ses défenseurs l'eugénisme visait à assurer une humanité plus adaptée, donc en principe plus heureuse. Ce n'est donc pas sa fin en elle-même qui a été critiquable, mais bien souvent les moyens choisis. Si le diabète, l'hémophilie et d'autres maladies héréditaires venaient à être éliminées par thérapie génique, tout le monde en serait ravi ; cette forme d'eugénisme ne pose pas les difficultés de sa variante du XIXe et XXe siècles, périodes où les moyens utilisés avaient dépassé les bornes autorisées par nos propres valeurs .

Mais quid de l'orientation à choisir, même par des moyens licites ?

Au XVIIIe siècle, on aurait pu vouloir favoriser l'émergence d'hommes robustes capables surtout d'une grande endurance pour devenir portefaix ou travailleurs de force. Au XIXe, la machine à vapeur avait déjà commencé à faire à ce type d'hommes une concurrence si bon marché qu'elle les transforma progressivement en chômeurs : ils étaient déjà sur ce point devenus non-concurrentiels et condamnés à se reconvertir ou à mourir de faim. L'eugénisme aurait ici augmenté le nombre des inadaptés.
Le XIXe siècle aurait favorisé sans doute l'apparition d'un autre type d'humain : l'employé aux écritures à la mode de Dickens, capable d'additionner douze heures par jour de longues colonnes de chiffres sans se fatiguer ni se tromper. Quel emploi la deuxième moitié du XXe siècle, où un ordinateur faisait le même travail pour juste quelques centimes et en un temps bien plus court, aurait-elle pu trouver pour un type d'homme n'ayant que ces qualités-là à offrir ? L'eugénisme aurait là encore augmenté le nombre des inadaptés.
Et dans les deux cas en moins de six générations.

« Nous devons éviter que nos jolis objectifs deviennent les geôliers de nos enfants », disait Myron Tribus (« We should ensure that our goals do not become their gaols », avec un jeu de mots entre goals/buts et gaols/geoles ).

Bien plus que les moyens employés, qui peuvent dans certains cas être irréprochables, c'est probablement là que se trouve la principale impasse de l'eugénisme. Même lorsque celui-ci s'attache à autre chose qu'à la simple élimination - en observant une stricte éthique - des maladies héréditaires. Car, dans certains cas particuliers, ce qui est une maladie peut être, aussi, un facteur de survie : que l'on repense par exemple à la célèbre anémie falciforme, maladie héréditaire qui permet de résister au paludisme.

La variété et le nombre (la biodiversité) représentent autant d'opportunités possibles d'adaptation des systèmes vivants à des conditions futures inconnues, et donc à la survie de l'espèce. L'élimination systèmatique de tous les caractères jugés handicapants ou superflus à un moment donné pourrait parfaitement abréger la durée de vie d'une lignée... Les sélectionneurs de races animales, qui le savent, prennent soin de conserver (sous forme de paillettes de sperme congelées, par exemple, ou sous forme d'information : c'est l'un des enjeux du séquençage génétique) les caractères que par ailleurs ils éliminent dans les animaux de production. Ils savent qu'un demi-siècle peut s'intéresser à la seule quantité, et par exemple le demi-siècle suivant au contraire à des qualités gustatives, etc.

Mais grâce à cet exemple, on peut considérer qu'il suffirait de conserver certains caractères, tout en les supprimant de l'humanité présente, pour les réintroduire à l'avenir si le besoin s'en faisait sentir. Une telle pratique eugénique permettrait à l'humanité de maîtriser son adaptabilité et son évolution. Les auteurs de science-fiction et de politique-fiction s'interrogent néanmoins sur le sens que les eugénistes donnent au mot « bénéfique » : pour les individus, ou simplement pour l'État ? (voir Le meilleur des mondes).

Position de différents pays sur l'eugénisme

Droit français

La question de l'eugénisme est traité par le code pénal, dans le Sous-titre II du Titre I du Livre II, intitulée « Des crimes contre l'espèce humaine » :

Article L 214-1 : « Le fait de mettre en œuvre une pratique eugénique tendant à l’organisation de la sélection des personnes est puni de trente ans de réclusion criminelle et de 7 500 000 euros d’amende ».
Article L 214-3 : « Cette peine est portée à la réclusion criminelle à perpétuité et de 7 500 000 euros d’amende lorsqu’elles sont commises en bande organisée »
À l'Assemblée nationale, le scrutin n°167 sur l’ensemble du projet de loi relatif à la bioéthique, a été adopté avec modifications en deuxième lecture séance du mardi 8 juin 2004 (310 votants, 304 suffrages exprimés, 187 pour, 117 contre).

Cependant, aussi claire qu'elle paraisse, la position française est en pratique bien plus ambiguë, si on considère les obligations de dépistage (visites prénatales obligatoires) et les facilités légales ainsi que l'encouragement à l'avortement lorsque l'enfant à naître présente des malformations : il s'agit manifestement de pratiques eugénistes, qui ne posent pas de problèmes sociaux.

Lire l'intégralité de l'article Wikipédia

Notre note précédente : 1/2 Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS





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12:53 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : EUGENISME, SARKOZY

1/2 Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS




D'un côté, un philosophe athée, antilibéral, hédoniste et libertaire. De l'autre, un candidat à la présidentielle n'hésitant pas à remettre en cause la loi sur la séparation de l'Église et de l'État, un ministre de l'Intérieur rêvant au rétablissement de l'autorité. À notre initiative, les deux hommes se sont rencontrés. On s'attendait à un choc frontal, il a été question de la croyance, du mal, de la liberté, de la transgression.
Propos recueillis par Alexandre Lacroix et Nicolas Truong / Photographies de Frédéric Poletti

Voici un court extrait du dialogue publié intégralement (sur 8 pages) dans Philosophie magazine n°8. Il s'agit de la fin du premier entretien entre les deux hommes (qui se sont ensuite revus pour prolonger la discussion). Après une première demi-heure extrêmement tendue, la conversation a pris une tournure existentielle, et deux visions de l'homme s'opposent.

(...)

Nicolas Sarkozy : Je me suis rendu récemment à la prison pour femmes de Rennes. J'ai demandé à rencontrer une détenue qui purgeait une lourde peine. Cette femme-là m'a parue tout à fait normale. Si on lui avait dit dans sa jeunesse qu'un jour, elle tuerait son mari, elle aurait protesté : « Mais ça va pas, non ! » Et pourtant, elle l'a fait.

Michel Onfray : Qu'en concluez-vous ?

N. S. : Que l'être humain peut être dangereux. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents. Non, chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d'innocence et de dangers.

M. O. : Je ne suis pas rousseauiste et ne soutiendrais pas que l'homme est naturellement bon. À mon sens, on ne naît ni bon ni mauvais.
On le devient, car ce sont les circonstances qui fabriquent l'homme.

N. S. : Mais que faites-vous de nos choix, de la liberté de chacun ?

M. O. : Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.

N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.

M. O. : Puisque notre entrevue touche à sa fin, je voudrais vous offrir quelques cadeaux utiles avant que nous nous quittions.

[Michel Onfray tend à Nicolas Sarkozy ses
quatre paquets.]

N. S. [amusé] : Vous croyez que ma situation est si grave ?

[Nicolas Sarkozy déballe ses livres tandis que Michel Onfray commente ses choix.]

M. O. : Totem et Tabou, je vous l'offre parce que Sigmund Freud y traite du meurtre du père et de l'exercice du pouvoir dans la horde. L'Antéchrist de Friedrich Nietzsche, pour la question de la religion, la critique radicale de la morale chrétienne à vous qui, parfois, allez à la messe en famille. Michel Foucault, c'est une lecture que je recommande plus particulièrement au ministre de l'Intérieur, adepte des solutions disciplinaires. Dans Surveiller et punir, Michel Foucault analyse le rôle du système carcéral et de l'emprisonnement, puis de leur relation avec la norme libérale. Pierre-Joseph Proudhon, enfin, car il montre qu'on peut ne pas être libéral sans pour autant être communiste.

N. S. : Ai-je prétendu une chose pareille ?

M. O. [se référant à ses notes] : Oui, dans votre livre Témoignage, page 237 : « Le communisme, l'autre mot de l'antilibéralisme ».

N. S. : Vous, vous êtes communiste ?

M. O. : Ni communiste ni libéral. Je pense qu'il y a des options, notamment libertaires, de gestion du capital qui sont intéressantes et qui reposent sur la coopération, la mutualité,
le contrat, la fédération ou les crédits populaires. Proudhon est un auteur qu'on lit peu aujourd'hui, et souvent mal.

N. S. : Donc, ça vous intéresse, la complexité ?

M. O. : Bien sûr ! Il vaut mieux qu'on finisse sur un
éloge de la complexité que sur le braquage idéologique
de la première demie-heure...

(...)

Philosophie Magazine

RAG 34. Les lolo's 34.

12:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Michel Onfray, SARKOZY

09.04.2007

Battre la droite est aujourd’hui la priorité absolue !

Il faut voter Ségolène Royal dès le premier tour !

Le bilan de la droite, UMP-UDF, n’est qu’un avant-goût de ce qu’elle prépare et veut imposer aux travailleurs, aux jeunes et aux retraités. Si Sarkozy ou Bayrou l’emportait, le pire serait à prévoir. Toute la gauche doit donc agir pour assurer leur défaite : c’est non seulement nécessaire pour éviter le pire, mais aussi pour retrouver la possibilité d’une politique de gauche constructive.

Pour mettre toutes les chances de son côté, la gauche aurait dû s’unir autour d’un programme commun de gouvernement : elle aurait ainsi mobilisé fortement son électorat et l’aurait emporté haut la main. Ce n’est pas ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait avant l’élection devra être fait après.
Mais notre détermination à battre la droite n’en est pas moins impérative. Cette victoire de la gauche reste possible et même probable. Il suffit que le peuple de gauche s’empare du seul moyen disponible pour cela : voter pour la candidature de Ségolène Royal. Face à Sarkozy, Bayrou ou Le Pen, tout électeur de gauche votera pour elle au second tour. Mais il faut qu’elle passe le cap du premier tour.

La seule chance de la droite réside dans l’indécision d’une partie de l’électorat de gauche. Sarkozy et Bayrou espèrent en l’abstention de ces électeurs. Au contraire, pour préserver l’avenir, nous devons voter Ségolène Royal dès le premier tour.

Battre Sarkozy-Bayrou-Le Pen à tout prix
Depuis 2002, nous savons ce que veulent l’UMP et l’UDF, Sarkozy et Bayrou : démanteler le code du travail qui protège les salariés au travail et au chômage, privatiser les services publics et délocaliser les entreprises pour engraisser les opérateurs financiers qui dominent le monde, accroître le chômage et précariser tous les emplois en généralisant le CNE pour faire encore baisser les salaires, travailler plus pour gagner moins, réduire les pensions de retraites, laisser courir la spéculation immobilière, supprimer un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite, désengager l’Etat pour baisser les impôts des riches...

Ils n’osent même pas tout dire. Leurs formulations restent générales. Leur programme socio-économique est creux, comme celui de Chirac en 2002. Jamais Chirac n’avait annoncé ses intentions : leur politique est basée sur le cynisme et l’opacité. Pour connaître leurs projets, il faut saisir quelques confidences, décrypter leur langage codé, voir ce qu’ils ont détruit en quatre ans et ce sur quoi ils ont dû reculer avec l’intention d’y revenir. Les patrons du CAC 40 connaissent le contenu du programme vide de Sarkozy-Bayrou : ils savent qu’il sera rempli par les revendications du Medef, l’atelier programmatique de la droite et de l’extrême droite.

Le programme de la droite à l’offensive n’est pas un banal programme d’une droite sur la défensive : ils veulent décourager toute lutte sociale, comme l’avait fait Thatcher face aux mineurs britanniques.

L’hostilité manifestée par les usagers de la gare du Nord envers la violence policière a confirmé la coupure entre la police et la population. Cette coupure ne fait pas peur aux chefs de la droite car ils veulent que la police soit prête à intervenir brutalement contre les manifestations et les grèves.

Depuis 2002, le peuple de gauche attend sa revanche
Les manifestations massives du 1er Mai 2002 contre « le facho et l’escroc » montraient la combativité des électeurs de gauche contre la droite. En 2003 contre Fillon qui s’attaquait aux retraites par répartition, en 2004 avec le raz de marée électoral de la gauche, en 2005 avec la politisation que révéla le débat sur le traité constitutionnel européen, en 2006 avec la victoire contre le CPE, à chaque fois, l’ampleur de la mobilisation confirma que le peuple de gauche n’aurait de cesse de confirmer, en termes électoraux, la majorité qu’il représente dans l’opinion. A l’occasion de 2007, la mobilisation électorale de la gauche promettait d’être forte.

Cette élection présidentielle se présente sous un jour plus favorable pour la gauche que toutes les autres. Elle doit donner un débouché politique aux mobilisations croissantes des dernières années. En échange, les partis et courants de la gauche doivent se donner les moyens de répondre à cette aspiration majoritaire, attendue par les électeurs et électrices de gauche, 60 % de l’électorat.

L’union de la gauche est la réponse démocratique à cette aspiration majoritaire
L’union de toute la gauche autour d’un programme commun de gouvernement démocratiquement élaboré et adopté est la réponse que tous les partis de la gauche doivent apporter à leur électorat.

Mais la gauche, ses partis et courants, n’a pas donné cette réponse au peuple de gauche et la victoire, que l’union de la gauche aurait assurée, est devenue moins certaine.

La « gauche de la gauche », regroupée dans les « collectifs pour une alternative unitaire anti-libérale », a refusé cette stratégie démocratique de constitution d’une union de la gauche. Elle a coupé la gauche en deux, oubliant dans son cadre « unitaire » le PS, le Parti des Radicaux de Gauche de Christiane Taubira, le Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement et les Verts, c’est-à-dire la majorité de la gauche. La division appelant la division, les « collectifs » ont éclaté et trois candidatures en sont issues : Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et José Bové. La victoire de la gauche n’est pas au bout de cette stratégie de division.

Le Parti Socialiste n’a pas répondu, lui non plus, à cette attente. Il n’a pas proposé d’union de toute la gauche, sans exclusive. Il n’a pas voulu confronter ses propositions programmatiques aux programmes des autres forces de la gauche, notamment à celui des « collectifs ». Ses dirigeants se sont dispensés de répondre parce qu’ils savent que le PS dispose d’une place privilégiée dans la gauche : tous les yeux sont tournés vers lui. Son choix sera perçu comme le choix majoritaire de la gauche. C’est pourquoi il a connu un tel afflux et que le nombre de ses adhérents a doublé en un an.

L’union de la gauche ne sera pas possible sans victoire de la gauche à la présidentielle
La constitution de l’union de la gauche, avant l’élection présidentielle, aurait permis de présenter une candidature commune et d’assurer la victoire de la gauche et de son programme commun.

Ce n’est pas le choix qui a été fait, ni par les uns ni par les autres. Électeurs et électrices de gauche, devons-nous bouder cette élection pour manifester notre insatisfaction mais en laissant la voie ouverte à la droite ? Ou devons-nous préserver l’avenir en décidant d’assurer la défaite des thatchériens Sarkozy, Bayrou et Le Pen ?

Quel électeur de gauche peut justifier de laisser la victoire aux marionnettes du Medef et des patrons du CAC 40 ?
La gauche ne dispose pas d’un programme élaboré et adopté démocratiquement, reconnu par toutes ses composantes. Est-ce une raison pour laisser la droite appliquer le programme du Medef ? Est-ce une raison pour permettre à Laurence Parisot d’imposer à tous et toutes la précarité du travail, de la généraliser à tous les salarié-e-s ?

L’union de la gauche, qui aurait assuré la victoire, nous manque. Mais nous pouvons néanmoins gagner. Nous devons gagner. L’union de la gauche, qui n’a pas été réalisée avant, devra être construite après la défaite de la droite. Elle est indispensable pour répondre à l’attente des électeurs de gauche, qui court depuis 2002. L’union est une question incontournable, qui ne peut pas être éludée, et les électeurs de gauche peuvent agir en sa faveur. Dans la marche vers l’union, le vote pour Ségolène Royal, dès le premier tour, est la première étape.

Pour préparer l’avenir : votons Ségolène Royal dès le premier tour
La candidature de Ségolène Royal n’est pas la candidature commune de la gauche, désignée à la majorité, à la suite d’un processus démocratique engageant l’ensemble de la gauche. Mais elle est la candidature présentée par le parti majoritaire à gauche, le Parti socialiste, largement majoritaire à gauche.

Personne ne peut, avec quelque crédibilité, contester que dans le cadre d’une union de la gauche constituée autour d’un programme commun, toutes ses composantes auraient accepté que la candidature commune soit désignée à la majorité. Cette majorité aurait, très probablement, désigné une candidature issue du parti majoritaire. Ça ne s’est pas déroulé ainsi et les responsabilités de cette erreur devront être étudiées. Mais, en tant que candidature du parti majoritaire à gauche, celle de Ségolène Royal prend, par défaut, la place de candidature pour toute la gauche, seule candidature gagnante de la gauche.

Cette élection a un enjeu qui dépasse la personne de Ségolène Royal. Décider de voter Ségolène Royal ne suppose pas d’approuver ses déclarations ou de juger qu’elle est une candidate représentative de la gauche. Décider de voter Ségolène Royal ce n’est pas porter un jugement sur ses qualités de candidate, c’est comprendre la place qu’occupe sa candidature. C’est s’emparer de sa candidature parce qu’elle est, maintenant, le seul moyen pour battre Sarkozy, Bayrou et Le Pen.

Il n’y aura pas de session de rattrapage
Ce serait une grave erreur de croire que si la droite l’emportait à cette présidentielle, nous pourrions nous rattraper sur les législatives de juin ou par les mobilisations sociales de la prochaine rentrée. Une défaite à la présidentielle serait amplifiée aux législatives (une victoire aussi sera amplifiée), comme ça s’est passé aux législatives de juin 2002 et à toutes les législatives qui suivent de quelques semaines une défaite, même en remontant à Mai 68. Quant aux mobilisations sociales, elles se heurteraient à la démoralisation qui résulterait d’une défaite, aux provocations policières et à l’offensive immédiate de la droite.

La première mobilisation que nous devons réussir est celle de la première étape : la mobilisation électorale de ce 22 avril. L’indécision et l’abstention seraient sources de défaites successives. Mais si la gauche franchit ce cap du premier tour, alors, à chaque étape suivante, 6 mai, 10 juin, 17 juin, rentrée sociale, nous monterons une marche de plus dans la mobilisation.

La marche de la gauche est plus lente que nous ne le souhaitions pour répondre aux attentes du peuple de gauche. Le programme commun de la gauche n’est pas encore disponible, mais nous devons poursuivre la route qui nous y conduit. Celle de l’unité et de la démocratie.

jeudi 5 avril 2007
Pierre Ruscassie

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17:34 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DEMOCRATIE ET SOCIALISME, Pierre RUSCASSIE, RAG 34

08.04.2007

S.A.R.K.O par les Gars de la Royal

Les gars de la royal hissent le pavillon noir et chantent le S.A.R.K.O !

Durée : 03:22 Pris le : 04 novembre 2006 Lieu : 75015, France La nouvelle chanson des GARS DE LA ROYAL, qui ont decide de s'interresser aussi au petit Nicolas.

Retrouvez les paroles sur le site : http://www.lesgarsdelaroyal.com

Sur le site, vous retrouverez les paroles, la vidéo, le MP3, le WAV à télécharger ainsi que les dessins de Kelkin, un jeu et nos billets d'humeur !!!! :)

Funny video about Nicolas Sarkozy, french politician who runs as a candidate in the presidential election of 2007 and who follows right wing policies.



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08:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : S.A.R.K.O, les gars de la royal, RAG 34

07.04.2007

Nicolas Sarkozy ne veut pas polémiquer sur la pédophilie

SAINT-REMY-DE-PROVENCE, Bouches-du-Rhône (Reuters) - Critiqué par Ségolène Royal et François Bayrou pour ses déclarations sur la pédophilie, Nicolas Sarkozy a déclaré samedi qu'il ne souhaitait pas polémiquer sur le sujet et a appelé ses rivaux à garder leur calme.

"Je ne souhaite pas polémiquer. Il y a beaucoup de nervosité de la part de François Bayrou et de Ségolène Royal', a déclaré le candidat de l'UMP à la présidentielle lors d'une séance publique de dédicace de son livre "Ensemble" à Saint-Rémy-de-Provence, dans les Bouches-du-Rhône.

Dans le dernier numéro de Philosophie Magazine, Nicolas Sarkozy déclare incliner "à penser qu'on naît pédophile". "Et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie", ajoute-t-il dans le cadre d'un dialogue avec le philosophe Michel Onfray.

"Si moi je m'étais permise de dire des énormités pareilles, je pense que cela aurait émergé dans le débat public", a jugé vendredi la candidate socialiste, tandis que le président de l'UDF qualifiait d'"inquiétants" et de "glaçants" les propos de son rival.

"Il faut que chacun garde son calme et se consacre à ses projets. Ce n'est pas en attaquant les autres que l'on progresse dans les sondages", a ajouté Nicolas Sarkozy samedi.



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16:31 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Analyse critique du programme de François Bayrou

Le programme dévoilé par François Bayrou ne contient pas de véritable surprise. Il reste, de fait, largement prisonnier d’une vision conservatrice de la société française et du centre de gravité politique des notables et des élus de l’UDF.

I) Sur le plan du droit du travail et de l’emploi

François Bayrou reprend globalement le diagnostic et les propositions de Nicolas Sarkozy. Il n’est pas question d’abroger le CNE. Il s’agit à travers les développements des heures supplémentaires de travailler plus pour gagner plus. En outre le schéma de relance de l’emploi emprunte aux sentiers traditionnels : exonérations de charges sociales, suppression des cotisations sociales qui entraîneraient une multiplication des effets d’aubaine et de substitution sans conséquence sérieuse ni positive pour l’emploi. Sa préoccupation en matière de démocratie sociale reste largement formelle et ne touche pas à la réalité de l’entreprise.

François Bayrou se contente de généralités sur la nécessité de la reconquête industrielle comme s’il n’avait pas pris la mesure de la gravité de la situation : 350 000 emplois industriels perdus en 5 ans. Ces ambitions en matière de recherche et d’innovation restent limitées au regard de l’ampleur du
retard accumulé.

II) Sur le terrain budgétaire et fiscal

Le candidat de l’UDF propose un retour à une orthodoxie budgétaire stricte. La recherche de l’équilibre du budget de fonctionnement à tout prix renvoie à une logique bien concrète de réduction du nombre d’agents publics et d’amenuisement du rôle du service public. Sans un mot sur les nécessités d’une croissance forte et durable, le candidat centriste propose tout simplement une cure de désendettement sans aucune contre partie et sans aucun amortisseur. Cette conduite déboucherait très vite, à la fois, sur une croissance encore plus atone et des conflits sociaux. L’objectif d’une politique économique ne peut se limiter au désendettement même s’il reste nécessaire. La recherche de la croissance maximale, la reconquête de l’équilibre du commerce extérieur sont des ambitions au moins aussi légitimes et nécessaires. Leur réalisation peut d’ailleurs permettre de réduire le poids de la dette comme l’expérience de la période 1997/2002 l’a démontré. L’amorce d’un cercle vertueux, croissance, emploi durable, réduction des déficits et de la dette, reste la meilleure solution.

D’autant que, dans le même mouvement, François Bayrou préconise le maintien du bouclier fiscal à 60 %, et l’extension des exonérations fiscales sur les successions. Nous sommes là en présence de propositions proches des recommandations fortement clientélistes du candidat de l’UMP. Nous sommes
surtout face à une politique financière et fiscale particulièrement injuste.

III) En termes de protection sociale

Le candidat de l’UDF inquiète à la fois par ses propositions et ses impasses. Il recommande une remise en cause explicite de la CMU au profit d’un système dit « personnalisé et proportionnel au revenu » ainsi que l’introduction d’un système de retraite par capitalisation, puisque relevant d’une logique à points. Parallèlement, le discours de François Bayrou reste évanescent sur la gravité de la situation de l’hôpital public ou sur l’importance de la montée en puissance de la dépendance liée au vieillissement attendu de la population. D’une manière générale, le programme de l’UDF mésestime l’ampleur de l’urgence sociale et sanitaire. Il traduit une méconnaissance de la réalité sociale : 7 millions de personnes sous le seuil de pauvreté, et 13 % de la population renonçant à se soigner.

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07:48 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Programme BAYROU

Les révélations d'Azouz Begag dans le grand silence médiatique

Le limogeage d'un ministre à quinze jours de l'élection présidentielle serait-il un non événement ? Cela expliquerait le grand silence autour de la « démission », hier, d'Azouz Begag. A moins qu'il ne s'agisse d'un stratégie pour mieux étouffer des révélations qui dérangent…

Un quart de page dans Le Monde, sept petites lignes dans Le Figaro : le limogeage, hier, d'Azouz Begag, est à peine un événement, en tout cas sûrement pas un sujet de une. Côté UMP, on cherche à minimiser. Et pour cause. Tout commentaire un peu trop relayé risquerait de faire de la publicité au livre à l'origine de la révocation du ministre délégué à la Promotion de l'égalité des chances. Un ouvrage dangereux, à quinze jours de l'élection présidentielle. Un tissu de « mensonges éhontés », selon Nicolas Sarkozy. La défense n'est pas encore au point face à un déballage très embarrassant : dans Un Mouton dans la baignoire (Fayard), dont Marianne publie les bonnes feuilles ce samedi, Azouz Begag lève en effet le voile sur le caractère violent du candidat de l'UMP.

« Tu es un connard ! »
Petit extrait. Azouz Begag, las de passer pour le « beur de service » aux ordres de Nicolas Sarkozy, lâche à quelques journalistes cette « petite phrase » : « Je ne m'appelle pas Azouz Sarkozy ! » Comme il le rappelle dans son livre, Libération en fait le titre d'un article. Lui assume, amusé. Mais on n'éclabousse pas impunément le ministre-candidat. Pour ce trait d'esprit malheureux, Azouz Begag essuie d'abord les remontrances de Villepin puis, sur un tout autre ton, celles de Nicolas Sarkozy en personne. Attention, ça fait mal : « Je décroche. C'est l'offensé. Il me passe un savon tellement incroyable que je ne peux m'empêcher de le consigner sur le champ : « Tu es un connard ! Un déloyal, un salaud ! Je vais te casser la gueule ! Tu te fous de mon nom.. Azouz Sarkozy ! (…) » Je suis cloué à mon téléphone. A chaque fois que j'essaie de placer un mot, il me coupe : « J'en ai rien à foutre, de tes explications ! Tu vas faire une dépêche à l'AFP pour t'excuser, sinon je te casse la gueule… » » Et ce n'est que début. La suite dans le numéro de Marianne dans les kiosques dès demain !

Vendredi 06 Avril 2007
Anna Borrel

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07:34 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AZOUZ BEGAG, SARKOZY, RAG 34

06.04.2007

Nicolas Sarkozy sait que sur son bilan il est en position de faiblesse et il instrumentalise l'immigration pour tenter de le dissimuler.

François Hollande estime que Nicolas Sarkozy " sait bien que sur son bilan il est en position de faiblesse et il instrumentalise l'immigration et l'invective pour tenter de le dissimuler".

"Nicolas Sarkozy est le sortant de cette élection : pourquoi ne dit-il pas qu'il est fier de son action? Il dit qu'il faut rompre mais avec qui, avec lui-même ? Le chômage n'a pas baissé, les inégalités se sont creusées, l'endettement public n'a jamais atteint ce niveau".

Il appelle à voter dès le premier tour de la présidentielle pour Ségolène Royal, "la seule à incarner le changement" et ajoute "nous, nous ne voulons plus jamais revoir ça", en faisant allusion au premier tour de la présidentielle de 2002 qui avait vu Lionel Jospin écarté de la suite du scrutin.

Revenant sur les incidents de la gare du Nord, le premier secrétaire du PS rappelle que "c'est la gauche qui a la réponse à la question de la sécurité parce qu'elle raisonne globalement de la prévention jusqu'à la répression, de l'éducation jusqu'à la dissuasion. Si on veut lutter contre les brutalités et les violences, il faut d'abord agir sur les causes: la misère, la pauvreté, les ghettos, les discriminations".

Il accuse le candidat UMP de vouloir engager "un démantèlement et du code du travail avec sa proposition du contrat unique, et du service public en voulant ne remplacer qu'un fonctionnaire sur deux, et de la protection sociale" en préconisant une franchise de remboursement des soins.

"C'est un système à plusieurs vitesses qu'il veut instaurer, où certains auront la CMU, d'autres hésiteront à se faire soigner tandis que certains pourront se payer des assurances privées. Les Français ne veulent pas de cette société-là, de l'indigence pour les plus pauvres et de l'assurance pour les plus riches, une société à l'américaine où la carte de crédit remplace la carte de santé".

François Hollande affirme que le contrat première chance proposé par Ségolène Royal est "une formule exceptionnelle uniquement destinée aux 200.000 jeunes sans formation qui n'ont aucune chance d'embauche", ce qui le différencie du CPE que le gouvernement a tenté d'instaurer en 2006.

François Hollande en meeting dans le Var le 4 avril.


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08:03 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, SARKOZY

04.04.2007

Parlons du climat de tension sociale installée par la droite

Une série d’évènements a révélé, depuis plusieurs semaines, un climat de tension dans notre pays. Si ces éléments portent sur des sujets différents, le point de cohérence existe : une dégradation du quotidien vécu, niée et camouflée par le gouvernement.

La tension sociale : l’emploi en danger

• Les crises sociales se multiplient, toutes plus symboliques les unes que les autres…

. Airbus : + de 4000 emplois menacés. Alcatel lucent : + de 1500 emplois menacés. La Camif : + de 400 emplois menacés

•…et le gouvernement maquille la réalité. Les chiffres du chômage sont maquillés et l’étude de l’INSEE est tenue secrète pour faire croire à une amélioration. La manœuvre continue aujourd’hui avec un chiffre annoncé de 8,4% en total contradiction avec les relevés d’Eurostat qui tablent sur 9,8% (cf.D&A; d’hier)

La tension démocratique

• L’acharnement contre les sans-papiers…

. Frénésie législative, mise en scène de Cachan, guet-apens aux abords des écoles et des associations caritatives…

•…est le symbole d’une logique de division permanente. Les français contre les immigrés. Les banlieues contre les centres villes. Les jeunes contre la police.Le repli communautaire…

La tension en terme d’insécurité

• Nos concitoyens ne se sont jamais autant senti en insécurité…

. 4millions de personnes sont agressées physiquement ou verbalement chaque année

•…et la culture du chiffre imposée par le Ministre de l’intérieur leur a fait perdre confiance. Aujourd’hui 2 victimes sur 3 ne portent pas plainte.


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08:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Sarkozy et le Rmi

Depuis plusieurs semaines, Nicolas Sarkozy fait le choix délibéré de s’en prendre systématiquement aux Rmistes, en les qualifiant d’assistés et en en faisant des boucs émissaires. Le dernier exemple en date a consisté à s’en prendre à la politique de la région Ile-de-France en faveur des Rmistes, et tout particulièrement au dispositif de gratuité des transports en commun pour les Rmistes qu’a mis en place cette collectivité.

Nicolas Sarkozy ignore-t-il que la question de la « capacité à se déplacer » des personnes en grande souffrance sociale est l’un des principaux freins à la réinsertion ? Comment espérer retrouver un emploi si vous n’avez pas de quoi vous payer un ticket de train ou de métro pour honorer vos rendez-vous, vous rendre à l’ANPE… ? Loin d’installer les Rmistes dans leur situation, la gratuité des transports en commun est un instrument majeur de sortie de l’assistanat pour les personnes touchées par l’exclusion et qui, pour une très grande majorité et quoi qu’en dise Nicolas Sarkozy, ne s’y complaisent pas.

Au lieu de s’en prendre avec sa violence habituelle aux Rmistes et aux politiques qui tentent de les aider à se sortir de cette situation, Nicolas Sarkozy devrait plutôt s’interroger sur les conséquences de la politique menée par le gouvernement auquel il a appartenu pendant 5 ans. Car ce gouvernement détient le triste record du nombre d’allocataires du RMI : + 300 000 en 5 ans ! Le refus de l’assistanat, cela passe d’abord par éviter de plonger des centaines de milliers de personnes dans la nasse du RMI pour faire baisser le nombre de chômeurs « comptabilisables ».

Communiqué de presse de Julien Dray
Porte-parole du PS

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07:26 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RMI, RAG 34

03.04.2007

Ségolène.R ne veut plus que Nicolas.S insulte les français

Ségolène Royal est revenue ce matin sur les déclarations de Nicolas Sarkozy qui affirme qu'elle même et les socialistes étaient du côté des fraudeurs des voleurs et pourquoi pas pire... Une fois ça va, mais il ne faut pas qu'il'y revienne ..." a prévenu notre candidate.

Sauf votre respect, Monsieur S : Une fois ça va, alors n'y revenez plus !

Ecouter sa réponse :






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18:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, ROYAL, SARKOZY

Laurent Fabius : Nicolas Sarkozy est le candidat de l’affrontement et de la déchirure

Laurent Fabius a qualifié lundi Nicolas Sarkozy de "candidat d’affrontement", "de déchirure", en l’opposant à Ségolène Royal qui est la "candidate du changement". L’ancien Premier ministre socialiste a affirmé sur RTL que "sur le terrain", il ressentait "une hostilité assez forte à Nicolas Sarkozy, perçu comme un candidat d’affrontement là où Ségolène Royal est plutôt perçue comme une candidate du changement".

Le candidat de l’UMP, qui tient "des propos outranciers", est "un candidat de déchirure alors qu’un président de la République doit rassembler", a-t-il dit.

Alors que l’ancien ministre de l’Intérieur a accusé la gauche de "faillite morale", après les incidents de la gare du Nord, M. Fabius a jugé l’attaque "violente et totalement injustifiée".

"Quel est le ministre de l’Intérieur sortant ? Si on devait chercher la responsabilité des problèmes d’insécurité, il faut quand même la chercher d’abord dans ceux qui assument les responsabilités depuis quatre ou cinq ans", a-t-il jugé.

Selon Laurent Fabius, "M. Sarkozy fait appel à ses grands classiques lorsqu’il est un petit peu en difficulté (...), la question de la sécurité et la question de l’immigration".

Le président de l’UMP "va essayer de développer l’affrontement", mais la gauche doit "centrer la campagne sur l’économique et le social", a estimé M. Fabius.

Ecouter, télécharger l'enregistrement de Laurent Fabius invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL.

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14:13 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, SARKOZY, RAG 34

TVA sociale » : un impôt antisocial

À l’occasion de la parution de son livre « Ensemble », Nicolas Sarkozy propose d’expérimenter la « TVA sociale ».

Son projet fiscal est désormais complet et connu : il compile les idées les plus injustes et les plus improductives. La « TVA sociale » n’a de social que le nom. En réalité, elle serait :
• socialement injuste, car elle ferait payer aux consommateurs l’allègement des cotisations accordé aux entreprises au moyen d’une contribution proportionnelle ;
• économiquement dangereuse, car elle réduirait le pouvoir d’achat des ménages, freinant dès lors la consommation, moteur essentiel de la croissance en France.

Nicolas Sarkozy propose donc aux consommateurs de payer les impôts de leurs employeurs au prétexte de la préservation de leur propre emploi : voici une bien curieuse conception de la réhabilitation du travail !

Cette proposition est d’autant plus provocante qu’elle suit celle de l’abaissement du seuil du bouclier fiscal à 50% - ce qui équivaudrait quasiment à supprimer l’ISF.

Le Parti socialiste rappelle donc son opposition à cette proposition, révélatrice du modèle de société socialement injuste et économiquement dangereux de Nicolas Sarkozy.

Communiqué de François HOLLANDE,
Premier secrétaire

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13:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : TVA sociale, SARKOZY

L’introuvable franchise de Nicolas Sarkozy

Le Parti Socialiste s’étonne de l‘inconstance des positions du candidat de l’UMP concernant l’avenir du système de santé de notre pays.

Alors même que l’absence de toute référence à la franchise de soins dans son programme exposé jeudi 28 mars dans la presse avait été amplement remarquée et commentée, Nicolas Sarkozy s’est fait à nouveau le héraut de ce dispositif individualiste et brutal.

Après les contradictions successives quant au montant de cette franchise non remboursée, passée en quelques semaines d’une centaine à une dizaine d’euros, voire à quelques centimes, cette nouvelle volte-face avec quatre franchises (examens biologiques, le médicament, les consultations et l’hôpital) ne surprend personne.

L’engagement en faveur d’un tel dispositif représente une menace réelle pour l’assurance-maladie collective, les plus riches étant encouragés à se tourner vers les assurances privées tandis que les plus pauvres repousseraient le plus possible les soins, et alimenteraient le moment venu le coûteux embouteillage des services d’urgence.

En outre, la franchise « hôpital » se superposerait au forfait hospitalier, ce qui témoigne de l’extrémisme et de l’aspect « usine à gaz » de la mesure.

Alors que l’accès aux soins a connu une dégradation de grande ampleur depuis cinq ans, Nicolas Sarkozy s’obstine à développer l’exclusion des soins pour les moins favorisés comme mode de régulation des finances sociales.

Le Parti Socialiste le déplore, et s’engage à l’inverse à mener les réformes nécessaires pour conforter notre système de santé solidaire. Il importe aujourd’hui de tout faire pour réduire l’inégalité d’accès aux soins. N’oublions jamais qu’en 2007, 13% de la population renoncent d’ores et déjà à se soigner pour des raisons financières.

Communiqué de Pascal Terrasse, Secrétaire national à la santé, et de Claude Pigement, Responsable national à la santé.

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13:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

Prix de l’humour politique : on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui

Le jury du prix « Press club, humour et politique », présidé par Jean Miot, ancien président de l’Agence France Presse (AFP) a sélectionné une phrase de Jean-Marie Le Pen.

Jean-Marie Le Pen, répondant à la question « Si vous êtes élu Président, quel sera votre premier voyage à l’étranger?, avait répondu “Montfermeil”.

Cette phrase, stigmatisant les habitants de Montfermeil et confinant au racisme, relève d’un humour particulièrement douteux.

Le Parti Socialiste regrette le choix du « Prix Press club, humour et politique » de cautionner ainsi les propos de Jean-Marie Le Pen. Et, pour citer Pierre Desproges, moins sinistre que Jean-Marie Le Pen, le jury de ce prix ne devrait pas oublier que « l’on peut rire de tout mais pas avec n’importe qui ».
Communiqué de Faouzi Lamdaoui ,

Secrétaire National à l’Egalité et au Partenariat équitable.

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00:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : HUMOUR

02.04.2007

Ségolène Royal invite Nicolas Sarkozy à tenir à ses nerfs

Ségolène Royal est revenue lors de l'émission Dimanche+ (Canal +) sur les incidents de la gare du Nord et les propos de Nicolas Sarkozy l’accusant d'être du côté "des émeutiers et des fraudeurs".

Ségolène Royal appele Nicolas Sarkozy a "rendre des comptes"" sur son ""mauvais bilan"".

"L'insulte n'a pas sa place dans une campagne présidentielle. Par respect pour les électeurs, il faut savoir tenir ses nerfs.

Ca voudrait dire que si demain M. Sarkozy était par malheur élu, il se mettrait à insulter les autres chefs d'Etat et de gouvernement qui ne pensent pas comme lui.

La violence de ses propos augure mal de l'identité personnelle de Nicolas Sarkozy".

Il doit rendre des comptes sur ce que disent les Français. 80% d'entre eux estiment qu'il y a une montée des violences et des insécurités. La question est : 'qu'a fait le ministre de l'Intérieur pendant cinq ans ?' ".

> Lire l'intégralité de l'interview

RAG 34. Les lolo's 34

09:45 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, SARKOZY

31.03.2007

Lire, découvrir (2/2) : "La priorité à gauche, permettez !" Léo Ferré.

(Léo Ferré Montpellier Zénith 1989)

Il n'y a plus rien

Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec
le sable qui se remonte un peu, comme les vieilles putes qui remontent leur peau, qui tirent la couverture.

Immobile... L'immobilité, ça dérange le siècle. C'est un peu le sourire de la vitesse, et ça sourit pas lerche, la vitesse,
en ces temps.

Les amants de la mer s'en vont en Bretagne ou à Tahiti...
C'est vraiment con, les amants.

(Paul Gauguin : D'où venons-nous? Qui sommes nous? Où allons nous ? 1898.)

IL n'y a plus rien

Camarade maudit, camarade misère...
Misère, c'était le nom de ma chienne qui n'avait que trois pattes.
L'autre, le destin la lui avait mise de côté pour les olympiades de la bouffe et des culs semestriels qu'elle accrochait
dans les buissons pour y aller de sa progéniture.
Elle est partie, Misère, dans des cahots, quelque part dans la nuit des chiens.
Camarade tranquille, camarade prospère,
Quand tu rentreras chez toi
Pourquoi chez toi ?
Quand tu rentreras dans ta boîte, rue d'Alésia ou du Faubourg
Si tu trouves quelqu'un qui dort dans ton lit,
Si tu y trouves quelqu'un qui dort
Alors va-t-en, dans le matin clairet
Seul
Te marie pas
Si c'est ta femme qui est là, réveille-la de sa mort imagée

Fous-lui une baffe, comme à une qui aurait une syncope ou une crise de nerfs...
Tu pourras lui dire :"T'as pas honte de t'assumer comme ça dans ta liquide sénescence.
Dis, t'as pas honte ? Alors qu'il y a quatre-vingt-dix mille espèces de fleurs ?
Espèce de conne !
Et barre-toi !
Divorce-la
Te marie pas !
Tu peux tout faire :
T'empaqueter dans le désordre, pour l'honneur, pour la conservation du titre...

Le désordre, c'est l'ordre moins le pouvoir !

Il n'y a plus rien

Je suis un nègre blanc qui mange du cirage
Parce qu'il se fait chier à être blanc, ce nègre,
Il en a marre qu'on lui dise : " Sale blanc !"

A Marseille, la sardine qui bouche le Port
Etait bourrée d'héroïne
Et les hommes-grenouilles n'en sont pas revenus...
Libérez les sardines
Et y'aura plus de mareyeurs !

Si tu savais ce que je sais
On te montrerait du doigt dans la rue
Alors il vaut mieux que tu ne saches rien
Comme ça, au moins, tu es peinard, anonyme, Citoyen !

Tu as droit, Citoyen, au minimum décent
A la publicité des enzymes et du charme
Au trafic des dollars et aux traficants d'armes
Qui traînent les journaux dans la boue et le sang
Tu as droit à ce bruit de la mer qui descend
Et si tu veux la prendre elle te fera du charme
Avec le vent au cul et des sextants d'alarme
Et la mer reviendra sans toi si tu es méchant

Les mots... toujours les mots, bien sûr !
Citoyens ! Aux armes !
Aux pépées, Citoyens ! A l'Amour, Citoyens !
Nous entrerons dans la carrière quand nous aurons cassé la gueule à nos ainés !
Les préfectures sont des monuments en airain... un coup d'aile d'oiseau ne les entame même pas... C'est vous dire !

Nous ne sommes même plus des juifs allemands
Nous ne sommes plus rien

Il n'y a plus rien

Des futals bien coupés sur lesquels lorgnent les gosses, certes !
Des poitrines occupées
Des ventres vacants
Arrange-toi avec ça !

Le sourire de ceux qui font chauffer leur gamelle sur les plages reconverties et démoustiquées
C'est-à-dire en enfer, là où Dieu met ses lunettes noires pour ne pas risquer d'être reconnu par ses admirateurs
Dieu est une idole, aussi !
Sous les pavés il n'y a plus la plage
Il y a l'enfer et la Sécurité
Notre vraie vie n'est pas ailleurs, elle est ici
Nous sommes au monde, on nous l'a assez dit
N'en déplaise à la littérature

Les mots, nous leur mettons des masques, un bâillon sur la tronche
A l'encyclopédie, les mots !
Et nous partons avec nos cris !
Et voilà !

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Je suis un chien ?
Perhaps !
Je suis un rat
Rien

Avec le coeur battant jusqu'à la dernière battue

Nous arrivons avec nos accessoires pour faire le ménage dans la tête des gens :
"Apprends donc à te coucher tout nu !
"Fous en l'air tes pantoufles !
"Renverse tes chaises !
"Mange debout !
" Assois-toi sur des tonnes d'inconvenances et montre-toi à la fenêtre en gueulant des gueulantes de principe

Si jamais tu t'aperçois que ta révolte s'encroûte et devient une habituelle révolte, alors,
Sors
Marche
Crève
Baise
Aime enfin les arbres, les bêtes et détourne-toi du conforme et de l'inconforme
Lâche ces notions, si ce sont des notions
Rien ne vaut la peine de rien

Il n'y a plus rien... plus, plus rien

Invente des formules de nuit: CLN... C'est la nuit !
Même au soleil, surtout au soleil, c'est la nuit
Tu peux crever... Les gens ne retiendront même pas une de leur inspiration.
Ils canaliseront sur toi leur air vicié en des regrets éternels puant le certificat d'études et le cathéchisme ombilical.
C'est vraiment dégueulasse
Ils te tairont, les gens.
Les gens taisent l'autre, toujours.
Regarde, à table, quand ils mangent...
Ils s'engouffrent dans l'innomé
Ils se dépassent eux-mêmes et s'en vont vers l'ordure et le rot ponctuel !

La ponctuation de l'absurde, c'est bien ce renversement des réacteurs abdominaux, comme à l'atterrissage : on rote
et on arrête le massacre.
Sur les pistes de l'inconscient, il y a des balises baveuses toujours un peu se souvenant du frichti, de l'organe, du repu.

Mes plus beaux souvenirs sont d'une autre planète
Où les bouchers vendaient de l'homme à la criée

Moi, je suis de la race ferroviaire qui regarde passer les vaches
Si on ne mangeait pas les vaches, les moutons et les restes
Nous ne connaîtrions ni les vaches, ni les moutons, ni les restes...
Au bout du compte, on nous élève pour nous becqueter
Alors, becquetons !
Côte à l'os pour deux personnes, tu connais ?

Heureusement il y a le lit : un parking !
Tu viens, mon amour ?
Et puis, c'est comme à la roulette : on mise, on mise...
Si la roulette n'avait qu'un trou, on nous ferait miser quand même
D'ailleurs, c'est ce qu'on fait !
Je comprends les joueurs : ils ont trente-cinq chances de ne pas se faire mettre...
Et ils mettent, ils mettent...
Le drame, dans le couple, c'est qu'on est deux
Et qu'il n'y a qu'un trou dans la roulette...

Quand je vois un couple dans la rue, je change de trottoir

Te marie pas
Ne vote pas
Sinon t'es coincé

Elle était belle comme la révolte
Nous l'avions dans les yeux,
dans les bras dans nos futals
Elle s'appelait l'imagination


Elle dormait comme une morte, elle était comme morte
Elle sommeillait
On l'enterra de mémoire

Dans le cocktail Molotov, il faut mettre du Martini, mon petit !

Transbahutez vos idées comme de la drogue... Tu risques rien à la frontière
Rien dans les mains
Rien dans les poches

Tout dans la tronche !

- Vous n'avez rien à déclarer ?
- Non.
- Comment vous nommez-vous ?
- Karl Marx.
- Allez, passez !

Nous partîmes... Nous étions une poignée...
Nous nous retrouverons bientôt démunis, seuls, avec nos projets d'imagination dans le passé
Ecoutez-les... Ecoutez-les...
Ca rape comme le vin nouveau
Nous partîmes... Nous étions une poignée
Bientôt ça débordera sur les trottoirs
La parlotte ça n'est pas un détonateur suffisant
Le silence armé, c'est bien, mais il faut bien fermer sa gueule...
Toutes des concierges !
Ecoutez-les...

Il n'y a plus rien

Si les morts se levaient ?
Hein ?

Nous étions combien ?
Ca ira !

La tristesse, toujours la tristesse...

Ils chantaient, ils chantaient...
Dans les rues...

Te marie pas Ceux de San Francisco, de Paris, de Milan
Et ceux de Mexico
Bras dessus bras dessous
Bien accrochés au rêve

Ne vote pas

Ố DC8 des Pélicans
Cigognes qui partent à l'heure
Labrador Lèvres des bisons
J'invente en bas des rennes bleus
En habit rouge du couchant
Je vais à l'Ouest de ma mémoire
Vers la Clarté vers la Clarté

Je m'éclaire la Nuit dans le noir de mes nerfs
Dans l'or de mes cheveux j'ai mis cent mille watts
Des circuits sont en panne dans le fond de ma viande
J'imagine le téléphone dans une lande
Celle où nous nous voyons moi et moi
Dans cette brume obscène au crépuscule teint
Je ne suis qu'un voyant embarrassé de signes
Mes circuits déconnectent
Je ne suis qu'un binaire

Mon fils, il faut lever le camp comme lève la pâte
Il est tôt Lève-toi Prends du vin pour la route
Dégaine-toi du rêve anxieux des biens assis
Roule Roule mon fils vers l'étoile idéale
Tu te rencontreras Tu te reconnaîtras
Ton dessin devant toi, tu rentreras dedans
La mue ça ses fait à l'envers dans ce monde inventif
Tu reprendras ta voix de fille et chanteras Demain
Retourne tes yeux au-dedans de toi
Quand tu auras passé le mur du mur
Quand tu auras autrepassé ta vision
Alors tu verras rien

Il n'y a plus rien

Que les pères et les mères
Que ceux qui t'ont fait
Que ceux qui ont fait tous les autres
Que les "monsieur"
Que les "madame"
Que les "assis" dans les velours glacés, soumis, mollasses
Que ces horribles magasins bipèdes et roulants
Qui portent tout en devanture
Tous ceux-là à qui tu pourras dire :

Monsieur !
Madame !

Laissez donc ces gens-là tranquilles
Ces courbettes imaginées que vous leur inventez
Ces désespoirs soumis
Toute cette tristesse qui se lève le matin à heure fixe pour aller gagner VOS sous,
Avec les poumons resserrés
Les mains grandies par l'outrage et les bonnes moeurs
Les yeux défaits par les veilles soucieuses...
Et vous comptez vos sous ?
Pardon.... LEURS sous !

Ce qui vous déshonore
C'est la propreté administrative, écologique dont vous tirez orgueil
Dans vos salles de bains climatisées
Dans vos bidets déserts
En vos miroirs menteurs...

Vous faites mentir les miroirs
Vous êtes puissants au point de vous refléter tels que vous êtes
Cravatés
Envisonnés
Empapaoutés de morgue et d'ennui dans l'eau verte qui descend
des montagnes et que vous vous êtes arrangés pour soumettre
A un point donné
A heure fixe
Pour vos narcissiques partouzes.
Vous vous regardez et vous ne pouvez même plus vous reconnaître
Tellement vous êtes beaux
Et vous comptez vos sous
En long
En large
En marge
De ces salaires que vous lâchez avec précision
Avec parcimonie
J'allais dire "en douce" comme ces aquilons avant-coureurs et qui
racontent les exploits du bol alimentaire, avec cet apparat vengeur
et nivellateur qui empêche toute identification...
Je veux dire que pour exploiter votre prochain, vous êtes les
champions de l'anonymat.

Les révolutions ? Parlons-en !
Je veux parler des révolutions qu'on peut encore montrer
Parce qu'elles vous servent,
Parce qu'elles vous ont toujours servis,
Ces révolutions de "l'histoire",
Parce que les "histoires" ça vous amuse, avant de vous interesser,
Et quand ça vous intéresse, il est trop tard, on vous dit qu'il s'en prépare une autre.
Lorsque quelque chose d'inédit vous choque et vous gêne,
Vous vous arrangez la veille, toujours la veille, pour retenir une place
Dans un palace d'exilés, entouré du prestige des déracinés.
Les racines profondes de ce pays, c'est Vous, paraît-il,
Et quand on vous transbahute d'un "désordre de la rue", comme vous dites,
à un "ordre nouveau" comme ils disent, vous vous faites greffer au retour et on vous salue.

Depuis deux cent ans, vous prenez des billets pour les révolutions.
Vous seriez même tentés d'y apporter votre petit panier,
Pour n'en pas perdre une miette, n'est-ce-pas ?
Et les "vauriens" qui vous amusent, ces "vauriens" qui vous dérangent aussi,
on les enveloppe dans un fait divers pendant que vous enveloppez les "vôtres" dans un drapeau.

Vous vous croyez toujours, vous autres, dans un haras !
La race ça vous tient debout dans ce monde que vous avez assis.
Vous avez le style du pouvoir
Vous en arrivez même à vous parler à vous-mêmes
Comme si vous parliez à vos subordonnés,
De peur de quitter votre stature, vos boursouflures, de peur qu'on vous montre du doigt,
dans les corridors de l'ennui, et qu'on se dise : "Tiens, il baisse, il va finir par se plier, par ramper"
Soyez tranquilles ! Pour la reptation, vous êtes imbattables ; seulement, vous ne vous la concédez
que dans la métaphore... Vous voulez bien vous allonger mais avec de l'allure,
Cette "allure" que vous portez, Monsieur, à votre boutonnière,
Et quand on sait ce qu'a pu vous coûter de silences aigres,
De renvois mal aiguillés
De demi-sourires séchés comme des larmes,
Ce ruban malheureux et rouge comme la honte dont vous ne vous êtes jamais décidé à empourprer
votre visage,
Je me demande comment et pourquoi la Nature met
Tant d'entêtement,
Tant d'adresse
Et tant d'indifférence biologique
A faire que vos fils ressemblent à ce point à leurs pères,
Depuis les jupes de vos femmes matrimoniaires
Jusqu'aux salonnardes équivoques où vous les dressez à boire,
Dans votre grand monde,
A la coupe des bien-pensants.

Moi, je suis un bâtard.
Nous sommes tous des bâtards.
Ce qui nous sépare, aujourd'hui, c'est que votre bâtardise à vous est sanctionnée par le code civil
Sur lequel, avec votre permission, je me plais à cracher, avant de prendre congé.
Soyez tranquilles, Vous ne risquez Rien

Il n'y a plus rien

Et ce rien, on vous le laisse !
Foutez-vous en jusque-là, si vous pouvez,
Nous, on peut pas.
Un jour, dans dix mille ans,
Quand vous ne serez plus là,
Nous aurons TOUT
Rien de vous
Tout de nous
Nous aurons eu le temps d'inventer la Vie, la Beauté, la Jeunesse,
Les Larmes qui brilleront comme des émeraudes dans les yeux des filles,
Le sourire des bêtes enfin détraquées,
La priorité à Gauche, permettez !

Nous ne mourrons plus de rien
Nous vivrons de tout

Et les microbes de la connerie que nous n'aurez pas manqué de nous léguer, montant
De vos fumures
De vos livres engrangés dans vos silothèques
De vos documents publics
De vos réglements d'administration pénitenciaire
De vos décrets
De vos prières, même,
Tous ces microbes...
Soyez tranquilles,
Nous aurons déjà des machines pour les révoquer

NOUS AURONS TOUT

Dans dix mille ans.

Note sur le même thème

RAG 34. Lovely34

15:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Léo FERRE, POESIE, RAG 34

Lire, découvrir : (1/2) "Poète... vos papiers!", préface de Léo Ferré 1956

La poésie contemporaine ne chante plus. Elle rampe. Elle a cependant le privilège de la distinction, elle ne fréquente pas les mots mal famés, elle les ignore. Cela arrange bien des esthètes que François Villon ait été un voyou. On ne prend les mots qu'avec des gants: à "menstruel" on préfère "périodique", et l'on va répétant qu'il est des termes médicaux qui ne doivent pas sortir des laboratoires ou du codex. Le snobisme scolaire qui consiste à n'employer en poésie que certains mots déterminés, à la priver de certains autres, qu'ils soient techniques, médicaux, populaires ou argotiques, me fait penser au prestige du rince-doigts et du baise-main. Ce n'est pas le rince-doigts qui fait les mains propres ni le baise-main qui fait la tendresse. Ce n'est pas le mot qui fait la poésie, c'est la poésie qui illustre le mot.

L'alexandrin est un moule à pieds. On n'admet pas qu'il soit mal chaussé, traînant dans la rue des semelles ajourées de musique. La poésie contemporaine qui fait de la prose en le sachant, brandit le spectre de l'alexandrin comme une forme pressurée et intouchable. Les écrivains qui ont recours à leurs doigts pour savoir s'ils ont leur compte de pieds ne sont pas des poètes: ce sont des dactylographes. Le vers est musique; le vers sans musique est littérature. Le poème en prose c'est de la prose poétique. Le vers libre n'est plus le vers puisque le propre du vers est de n'être point libre. La syntaxe du vers est une syntaxe harmonique - toutes licences comprises. Il n'y a point de fautes d'harmonie en art; il n'y a que des fautes de goût. L'harmonie peut s'apprendre à l'école. Le goût est le sourire de l'âme; il y a des âmes qui ont un vilain rictus, c'est ce qui fait le mauvais goût. Le Concerto de Bela Bartok vaut celui de Beethoven. Qu'importe si l'alexandrin de Bartok a les pieds mal chaussés, puisqu'il nous traîne dans les étoiles! La Lumière d'où qu'elle vienne EST la Lumière...

En France, la poésie est concentrationnaire. Elle n'a d'yeux que pour les fleurs; le contexte d'humus et de fermentation qui fait la vie n'est pas dans le texte. On a rogné les ailes à l'albatros en lui laissant juste ce qu'il faut de moignons pour s'ébattre dans la basse-cour littéraire. Le poète est devenu son propre réducteur d'ailes, il s'habille en confection avec du kapok dans le style et de la fibranne dans l'idée, il habite le palier au-dessus du reportage hebdomadaire. Il n'y a plus rien à attendre du poète muselé, accroupi et content dans notre monde, il n'y a plus rien à espérer de l'homme parqué, fiché et souriant à l'aventure du vedettariat.
Le poète d'aujourd'hui doit être d'une caste, d'un parti ou du Tout-Paris.
Le poète qui ne se soumet pas est un homme mutilé. Enfin, pour être poète, je veux dire reconnu, il faut "aller à la ligne". Le poète n'a plus rien à dire, il s'est lui-même sabordé depuis qu'il a soumis le vers français aux diktats de l'hermétisme et de l'écriture dite "automatique". L'écriture automatique ne donne pas le talent. Le poète automatique est devenu un cruciverbiste dont le chemin de croix est un damier avec des chicanes et des clôtures: le five o'clock de l'abstraction collective.

La poésie est une clameur, elle doit être entendue comme la musique. Toute poésie destinée à n'être que lue et enfermée dans sa typographie n'est pas finie; elle ne prend son sexe qu'avec la corde vocale tout comme le violon prend le sien avec l'archet qui le touche. Il faut que l'oeil écoute le chant de l'imprimerie, il faut qu'il en soit de la poésie lue comme de la lecture des sous-titres sur une bande filmée: le vers écrit ne doit être que la version originale d'une photographie, d'un tableau, d'une sculpture.
Dès que le vers est libre, l'oeil est égaré, il ne lit plus qu'à plat; le relief est absent comme est absente la musique. "Enfin Malherbe vint..." et Boileau avec lui... et toutes les écoles, et toutes les communautés, et tous les phalanstères de l'imbécillité! L'embrigadement est un signe des temps, de notre temps. Les hommes qui pensent en rond ont les idées courbes. Les sociétés littéraires sont encore la Société. La pensée mise en commun est une pensée commune. Du jour où l'abstraction, voire l'arbitraire, a remplacé la sensibilité, de ce jour-là date, non pas la décadence qui est encore de l'amour, mais la faillite de l'Art. Les poètes, exsangues, n'ont plus que du papier chiffon, les musiciens que des portées vides ou dodécaphoniques - ce qui revient au même, les peintres du fusain à bille. L'art abstrait est une ordure magique où viennent picorer les amateurs de salons louches qui ne reconnaîtront jamais Van Gogh dans la rue... Car enfin, le divin Mozart n'est divin qu'en ce bicentenaire!
Mozart est mort seul, accompagné à la fosse commune par un chien et des fantômes. Qu'importe! Aujourd'hui le catalogue Koechel est devenu le Bottin de tout musicologue qui a fait au moins une fois le voyage à Salzbourg! L'art est anonyme et n'aspire qu'à se dépouiller de ses contacts charnels. L'art n'est pas un bureau d'anthropométrie. Les tables des matières ne s'embarrassent jamais de fiches signalétiques... On sait que Renoir avait les doigts crochus de rhumatismes, que Beethoven était sourd, que Ravel avait une tumeur qui lui suça d'un coup toute sa musique, qu'il fallut quêter pour enterrer Bela Bartok, on sait que Rutebeuf avait faim, que Villon volait pour manger, que Baudelaire eut de lancinants soucis de blanchisseuse: cela ne représente rien qui ne soit qu'anecdotique. La lumière ne se fait que sur les tombes.

Avec nos avions qui dament le pion au soleil, avec nos magnétophones qui se souviennent de "ces voix qui se sont tues", avec nos âmes en rade au milieu des rues, nous sommes au bord du vide, ficelés dans nos paquets de viande, à regarder passer les révolutions. Le seul droit qui reste à la poésie est de faire parler les pierres, frémir les drapeaux malades, s'accoupler les pensées secrètes.

Nous vivons une époque épique qui a commencé avec la machine à vapeur et qui se termine par la désintégration de l'atome. L'énergie enfermée dans la formule relativiste nous donnera demain la salle de bains portative et une monnaie à piles qui reléguera l'or dans la mémoire des westerns... La poésie devra-t-elle s'alimenter aux accumulateurs nucléaires et mettre l'âme humaine et son désarroi dans un herbier?
Nous vivons une époque épique et nous n'avons plus rien d'épique. A New York le dentifrice chlorophylle fait un paté de néon dans la forêt des gratte-ciel. On vend la musique comme on vend le savon à barbe. Le progrès, c'est la culture en pilules. Pour que le désespoir même se vende, il ne reste qu'à en trouver la formule. Tout est prêt: les capitaux, la publicité, la clientèle. Qui donc inventera le désespoir?
Dans notre siècle il faut être médiocre, c'est la seule chance qu'on ait de ne point gêner autrui. L'artiste est à descendre, sans délai, comme un oiseau perdu le premier jour de la chasse. Il n'y a plus de chasse gardée, tous les jours sont bons. Aucune complaisance, la société se défend. Il faut s'appeler Claudel ou Jean de Létraz, il faut être incompréhensible ou vulgaire, lyrique ou populaire, il n'y a pas de milieu, il n'y a que des variantes. Dès qu'une idée saine voit le jour, elle est aussitôt happée et mise en compote, et son auteur est traité d'anarchiste.

Divine Anarchie, adorable Anarchie, tu n'es pas un système, un parti, une référence, mais un état d'âme. Tu es la seule invention de l'homme, et sa solitude, et ce qui lui reste de liberté. Tu es l'avoine du poète.
A vos plumes poètes, la poésie crie au secours, le mot Anarchie est inscrit sur le front de ses anges noirs; ne leur coupez pas les ailes! La violence est l'apanage du muscle, les oiseaux dans leurs cris de détresse empruntent à la violence musicale. Les plus beaux chants sont des chants de revendication. Le vers doit faire l'amour dans la tête des populations. A l'école de la poésie, on n'apprend pas: on se bat.
Place à la poésie, hommes traqués! Mettez des tapis sous ses pas meurtris, accordez vos cordes cassées à son diapason lunaire, donnez-lui un bol de riz, un verre d'eau, un sourire, ouvrez les portes sur ce no man's land où les chiens n'ont plus de muselière, les chevaux de licol, ni les hommes de salaires.
N'oubliez jamais que le rire n'est pas le propre de l'homme, mais qu'il est le propre de la Société. L'homme seul ne rit pas; il lui arrive quelquefois de pleurer.
N'oubliez jamais que ce qu'il y a d'encombrant dans la morale, c'est que c'est toujours la morale des autres.
Je voudrais que ces quelques vers constituent un manifeste du désespoir, je voudrais que ces quelques vers constituent pour les hommes libres qui demeurent mes frères un manifeste de l'espoir.

À la page des textes de Léo ferré

14:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : Léo FERRE, POESIE, RAG 34

Le chiffre du jour : 67

67, c'est le nouvel âge légal du départ à la retraite que vient d'adopter l'Allemagne droite et gauche confondues, pour lutter disent-ils contre le déficit démographique lié au vieillissement de la population.

Achtung ! Sarkozy, Bayrou, Le Pen pourraient bien vite s'en inspirer ...


"Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, ..." Léo Ferré.

RAG 34. Lovely34

14:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITE, RAG 34

Bayrou, l’UDF : La réforme des retraites


Le soutien de l’UDF à la réforme Fillon
En 2003, Bayrou juge nécessaire et courageuse la réforme des retraites qui porte notamment à terme à 42 ans la durée de cotisations nécessaire pour avoir une retraite à taux plein. Bayrou regrette même que cette réforme n’aille pas plus loin encore en terme de flexibilité : « Nous avons soutenu la réforme des retraites. Elle n'est pas exactement celle que nous souhaitions. Nous l'aurions voulue universelle, c'est-à-dire englobant aussi les régimes qu'on appelle " spéciaux ", et nous l'aurions aimée plus souple, ouvrant la voie à une retraite à la carte, par points » (Bayrou, 3 juillet 2003 à l’Assemblée nationale).

Critiquant la méthode du gouvernement, le président de l’UDF déclare aussi qu’il aurait préféré la voie référendaire : « faute d’avoir recherché cet appui populaire, on a fait une réforme à moitié ». Mais embarrassé, il ajoute que l’exécutif ne doit pas reculer devant la forte mobilisation sociale suscitée par la loi Fillon: « ça n’est pas passer en force que de discuter un texte et de le voter au Parlement » (Le grand Jury RTL/Le Monde/LCI, 25 mai 2003).

Au final, lors des débats, les députés et sénateurs UDF votent à l’unanimité en faveur du texte. Ils refusent également de voter la motion de censure défendue par les socialistes. Le 3 juillet 2003, Hervé Morin, président du groupe UDF à l’AN, débute ainsi son explication de vote : « le groupe UDF votera de bon cœur cette réforme ».

Dans les pas de Sarkozy pour enterrer la retraite à 60 ans
Sur le fond, le candidat de l’UDF ne remet donc absolument pas en cause la réforme Fillon, qui a pourtant fait les preuves de son inefficacité (le déficit cumulé de la branche vieillesse depuis trois ans dépasse 7 milliards €). Il prône un « système de retraite à la carte », moins solidaire et se situe dans la logique libérale de Sarkozy, qui veut faire travailler le plus longtemps possible après 60 ans, sans garantie sur le niveau de pension. Compte tenu de la difficulté du marché de l’emploi des seniors et de la liberté de choix plus que relative dont disposent les salariés quant à leur âge de départ en retraite, cette idée est, au mieux, une illusion, au pire, un mensonge.

Groupe riposte des sénateurs socialistes
Coordinateurs : Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Bel

RAG 34. Lovely34

13:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, BAYROU, UDF, RAG 34

Bayrou, l’UDF, une mystification au profit de la droite

François BAYROU n’est pas un barrage à Nicolas SARKOZY : c’est une impasse politique.
François BAYROU dans une démarche purement électorale, s’est fait le champion du « ni droite ni gauche ». Or, au regard de son parcours personnel mais aussi des positions politiques de son groupe nous constatons qu’il est et demeure un véritable homme de Droite.
Comme N Sarkozy, F BAYROU a été ministre des gouvernements Balladur et Juppé.
F BAYROU et l’UDF ont voté la quasi-totalité des textes de loi proposée par l’UMP durant cette législature notamment ceux de régression sociale (retraite, assurance maladie, droit du travail, loi de finances…)

Au niveau institutionnel, Après avoir longtemps été opposé à un changement institutionnel d’importance, F BAYROU propose désormais une VI° République qui demeure bien floue.
Comme N Sarkozy, il veut un pouvoir présidentiel fort et l’effacement du 1er Ministre. (réforme de l’article 20 de la constitution)
Un gouvernement exécutant les décisions présidentielles
Une dose de proportionnelle qui varie du simple au double et donc peu crédible
Un ralliement tardif au non cumul des mandats

Bayrou à l’Elysée, la crise assurée :

Bayrou élu devrait une grande partie de sa légitimité à l’électorat de gauche. Pour autant il est le seul homme politique dont chacun peut être sûr qu’il n’aura jamais de majorité politique pour gouverner.

Une chambre bleue claire UDF-UMP émergerait des législatives, au sein de laquelle les centristes seront très probablement minoritaires du fait de l’impossibilité de réformer le scrutin entre le 6 mai et le 1er tour des législatives. Dès lors le Gouvernement ne peut être que de Droite. Cela rend impossible la mise en œuvre de la proposition centrale de Bayrou de constituer un gouvernement d’union nationale qui transcenderait les clivages politiques.

En outre, F Bayrou ne pourra nommer un 1er ministre de gauche. Ce dernier n’aurait aucun intérêt de gouverner avec une telle chambre. F Bayrou sera donc contraint de revenir aux fondamentaux de la séparation gauche/droite et de nommer une personnalité susceptible de voir son discours de politique générale accepté par la majorité parlementaire, elle sera donc nécessairement de droite. Reste que dans cette éventualité il se coupera d’une partie de sa légitimité et son action apparaîtra donc comme une escroquerie électorale.

Après une campagne démagogique, la mise en œuvre de la stratégie Bayrou peut avoir comme effet redoutable d’accentuer le fossé entre citoyens et politiques et, in fine, très certainement de renforcer les extrêmes.

BAYROU candidat antisystème de salon
En matière économique et sociale F BAYROU incarne la continuité dans la précarisation. Dans ce secteur comment être surpris par la très forte imprégnation libérale du candidat centriste quand on sait que F Bayrou a été conseillé par Alain MADELIN qui « se sent plus proche, sur bon nombre de points, du candidat de l’UDF que de celui de l’UMP. » le monde du 23 février 2007.

F BAYROU : Un bilan libéral et des propositions libérales : quelques exemples

En matière de Service Publics :

Comme l’UMP et N.Sarkozy, F Bayrou et l’UDF ont accéléré le mouvement de la libéralisation et le démantèlement des services publics via
la libéralisation des télécommunications et la privatisation de France Telecom,
la libéralisation totale du secteur de l’énergie,
l’ouverture du capital des opérateurs historiques (EDF et GDF) et leur transformation d’établissement public en société anonyme
la privatisation d’Air France.

Les propositions de F Bayrou en matière d’emploi et de politique salariale

F BAYROU se situe dans la continuité de la politique économique et sociale menée par l’UMP depuis 5 ans. Il lui arrive même de prendre pour modèle M Thatcher et R Reagan.

Comme N Sarkozy qui dit « travailler plus pour gagner plus » F Bayrou propose au salarié le « jeu libre des heures supplémentaires pour gagner plus »
Comme N.Sarkozy et le MEDEF F Bayrou ne parle jamais des 1,5 millions de salariés qui voudraient travailler plus et sont contraints d’accepter des temps partiels. (ces salariés sont pour 80% des femmes)
Comme N Sarkozy et le MEDEF, F Bayrou veut un contrat de travail unique plus souple pour les employeurs notamment en matière de licenciement. C’est la généralisation de la précarisation du CNE
Comme N Sarkozy, F Bayrou ne veut pas abroger le CNE (qui n’a que très peu créé d’emploi et qui s’est substitué au CDI)
Comme le veut le MEDEF, F Bayrou veut privilégier la « rupture de contrat par consentement mutuel » ce qui affaiblira les salariés et réduira leur indemnisation en cas de licenciement.
Comme N Sarkozy et le MEDEF, F Bayrou est opposé à la RTT et entend donc finaliser son démantèlement.
Comme N Sarkozy, et le MEDEF, F Bayrou n’entend pas augmenter le SMIC.

Bayrou le chantre de l’injustice sociale

F Bayrou là encore se situe dans le credo libéral, où la solidarité avec les plus fragiles n’est pas de mise.
Comme N Sarkozy, F Bayrou n’entend pas augmenter les retraites et ce alors que les effets injustes de la réforme commencent à se faire sentir notamment sur les populations les plus fragiles (tout particulièrement les femmes.)
Comme N Sarkozy, F Bayrou veut continuer la politique d’exonération de cotisations aux entreprises (son programme en prévoit pour 8 milliards) sans contrepartie en matière de création ou de sauvegarde de l’emploi. .. La cour des comptes a émis un avis très sévère sur cette logique
F Bayrou veut réduire les impôts et donc continuer à assécher les recettes de l’Etat pour mieux l’affaiblir. Il poursuit donc l’œuvre de précarisation de l’Etat que le RPR et l’UMP se sont toujours attachés à mettre en œuvre.
Comme N Sarkozy, F Bayrou n’entend pas remettre en cause les niches fiscales qui bénéficient aux plus aisés.
F Bayrou veut élargir l’assiette de l’ISF pour mieux diminuer la contribution des plus riches….

La connivence entre l’UDF et l’UMP durant l’ensemble de cette législature alliée aux similitudes programmatiques des candidats F Bayrou et de N Sarkozy, démontre à quel point F BAYROU ne constitue pas une alternative crédible au programme de l’UMP et encore moins un barrage contre N Sarkozy.

F Bayrou incarne bien une version démagogique et populiste au service de son propre intérêt. Il se veut l’incarnation de l’homme providentiel issue des terroirs et de la France éternelle et entretient une image conservatrice que stigmatise cette belle envolée « la France elle veut qu’on mette les choses à leur place » conseil national de l’UDF en 2006

Au mieux « la révolution pacifique » qu’appelle F-BAYROU de ses vœux se soldera par une « révolution de palais » et une crise politique forte et nécessairement par une accentuation de la décrédibilisation du politique laissant à la logique économique libérale au moins un mandat présidentiel pour se renforcer.

Ainsi « voter Bayrou » quand on veut rompre avec la logique libérale de l’UMP notamment, quand on veut plus de Justice et un vrai changement, est à tout point de vue, une escroquerie et une lapalissade.

L’alternative c’est Ségolène ROYAL qui la propose et c’est son programme qui l’organise réellement.

Groupe riposte des sénateurs socialistes
Coordinateurs : Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Bel

RAG 34. Lovely34

13:08 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, UDF, RAG 34

29.03.2007

Le vrai bilan de Sarkozy au ministère de l'intérieur (vidéo version courte)

Retour sur quelques dossiers traités par Sarkozy durant ces 4 années de gouvernance.
Photo prise rue La Boétie à Paris, dans le 8e arrondissement, le 15 février, lors de la manifestation des salariés parisiens de l'entreprise devant le siège d'Alcatel-Lucent.




Durée : 18:40 Pris le : 09 mars 2007 Lieu : France2002 – 2006 : Retour sur quelques dossiers traités par Sarkozy durant ces 4 années de gouvernance.
http://homopoliticucus.blogspot.com/

Version courte : http://www.dailymotion.com/video/x1hgw2_sarkozy-le-bilan-version-courte/

RAG 34. Les lolo's 34

09:07 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

28.03.2007

Emeutes répétées : Défiance grandissante de la population envers la police... RAG 34 s'interroge !

A trois semaines du premier tour de l'élection présidentielle, en moins de dix jours déjà deux incidents sérieux avec la police à Paris

Après l'émeute rue Rampal dans le 19 ème à Paris, suite à la venue de la police pour interpeller un grand père sans papiers venu récupérer ses petits enfants au sortir de l'école maternelle; hier la violence est encore montée d'un cran, lors de la tentative d'interpellation d'un voyageur sans billet, sur les quais du métro proche de la gare du Nord.

Deux incidents graves sur l'échelle des faits divers, mais qui par leur surgissement soudain à la veille d'une élection majeure, nous interrogent.

Pourquoi les forces de maintien de l'ordre sont depuis plusieurs mois systématiquement prises violemment à partie par la population dès qu'elles interviennent pour des opérations habituellement qualifiées de simple police ?

Trop de bavures ? Manque d'effectifs? Manque d'organisation du travail (stress, faire du chiffre à tout prix,etc) ? Manque de considération et de reconnaissance du personnel ? Manque de formation? Abandon définitif et sans cesse réaffirmé des services publics issus du Conseil National de la Résistance ?

Pas seulement, ces incidents prouvent surtout le divorce relationnel de la population d'avec une police perçue comme juste répressive utilisant volontiers la force; démonstration violente inappropriée et marque de la faiblesse des moyens pourtant souverains de la République.

Contrairement aux déclarations et propositions de Sarkozy, il est urgent de renouer le dialogue avec la population en rétablissant notamment une police de proximité, mais aussi une vraie politique de prévention contre la délinquance.

Souhaitons ensemble que l'élection présidentielle ne se joue pas une fois encore sur des questions de sécurité, thème porteur depuis toujours et si cher à la droite qui a su et sait l'exploiter à chaque élection.

Comme en 2002, Il ne faudrait pas qu'un fait divers "sordide" vite monté en épingle par une certaine presse "aux ordres de Sarkozy" nous prive du débat démocratique qui nous est du, et que nous n'aurons plus de sitôt si nous n'y prenons garde !

Et tout cela, alors même que la France devra dès le lendemain des élections assurer la prochaine présidence de l'Europe. Faut-il vous le rappeler, à un moment majeur sinon clé de notre politique pour les prochaines décennies à venir ?!

Quelle mondialisation ? Quelle Europe ? Quelle place pour la France ? Logement, emploi, éducation, pouvoir d'achat, recherche, etc.

Ne nous laissons pas une fois de plus voler les élections ! Le 22 avril votez aussi pour la défense des services d'Etat dus au public !

RAG 34. Lolo34

14:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SECURITE, INSECURITE, VIOLENCE, POLICE, EMEUTES, RAG 34

27.03.2007

Bilan du ministère de l'intérieur

Dans son discours prononcé place Beauvau, Nicolas Sarkozy a éludé ce qui aurait dû être le bilan de son deuxième parcours au ministère de l’intérieur. Derrière l’exercice de style imposé, il y a la réalité des mauvais résultats :

- une montée continue des violences contre les personnes qui ont augmenté de 30% depuis 2002 ;

- des violences urbaines d’une ampleur sans précédent, le recul de l’Etat de droit dans de nombreuses banlieues où il est impossible pour la police de faire son travail normalement, au point même qu’en fin de parcours le Ministère de l’intérieur lui-même a mis à l’étude le retour à un sécurité publique de proximité hier tant décriée ;

- des tensions accrues entre la police et la justice et une chaîne pénale déstabilisée par une inflation législative inefficace ;

- une culture du chiffre obsessionnelle qui entraîne de nombreux effets pervers dans le travail des forces de l’ordre et dégrade leur rapport à la population.

Au regard des promesses faîtes par la droite en 2002, le constat est celui d’un échec. L’insécurité s’est endurcie et de nouveau les policiers et gendarmes expriment leur déception et un réel malaise.

Fort de toutes ces expériences, le Parti socialiste réaffirme qu’une autre politique est possible pour garantir la sécurité de tous et partout.

Communiqué de Delphine Batho
Secrétaire nationale chargée de la sécurité

RAG 34. Les lolo's 34

18:13 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

26.03.2007

Battre la droite pour mieux refonder la gauche

par Marc Dolez député socialiste du Nord

Avec environ 35% des intentions de vote au premier tour, son plus bas niveau depuis 1969, la gauche est en passe, une fois encore, de perdre l’élection présidentielle.

Et pourtant elle devrait s’imposer sans coup férir, au regard du rejet massif de la politique de la droite, à plusieurs reprises depuis 2002, tant dans les urnes que dans la rue.

Et pourtant, face au danger Sarkozy, elle devrait rassembler tous les républicains attachés au modèle social français issu de la Résistance, inquiets de l’ultralibéralisme, du communautarisme et de l’atlantisme du ministre de l’intérieur.
Pourquoi alors un tel décalage avec la volonté du peuple et un tel décrochage avec le mouvement social ?

A l’évidence, le débat avec la droite n’est pas suffisamment frontal et la ligne de démarcation trop souvent franchie avec l’emprunt d’idées au camp adverse, d’où une grande confusion politique qui fait actuellement le lit de l’illusion centriste.

En vérité, la présidentielle s’apparente désormais plus à une compétition de personnalités qu’à une confrontation de projets politiques.

L’image prime sur les idées et les valeurs, le destin personnel sur l’ambition collective, le court terme sur la préparation du futur.

C’est le triomphe, mortifère pour la gauche, d’un marketing politique qu’elle devrait récuser au lieu de s’y couler.

C’est l’américanisation de notre vie politique, considérablement amplifiée par l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, d’ailleurs voulues en leur temps par la gauche elle-même !

Pour l’avenir même de la République et de la démocratie, le moment est vraiment venu de s’interroger sur le principe de l’élection du président de la République au suffrage universel, porte ouverte au populisme et à toutes les aventures. Continuer à faire l’impasse sur le sujet pourrait un jour se payer très cher.

Plus fondamentalement encore, l’état actuel de la gauche résulte pour beaucoup de la profonde crise d’identité qui la secoue et affecte particulièrement le Parti Socialiste depuis qu’au pouvoir il s’est avoué impuissant face aux lois du marché.

La leçon du 21 avril 2002, terrible sanction de cette impuissance politique, n’a pas été tirée, comme le « oui » au projet libéral de constitution européenne l’a confirmé. S’y ajoutent, consternant constat, la division et l’émiettement des forces de gauche qui ont assuré la victoire du Non, privant pour le moment le vote fondateur du 29 mai 2005 de toute perspective politique.

La gauche va mal. Toute la gauche.

Il serait vain de le nier sous prétexte de prochaines consultations électorales car, dans tous les cas de figure, sa refondation s’impose.

L’affirmer maintenant n’est en rien démobilisateur pour le scrutin à venir ; au contraire, cette perspective crédibilise davantage encore la nécessité de battre tout de suite la droite.


3 conditions, 3 engagements

Non, la défaite de la gauche n’est pas inéluctable car celle-ci dispose de réserves importantes qui, faute de discerner une alternative antilibérale, sont indécises et hésitantes.

Il est encore temps de les mobiliser.

C’est évidemment au Parti Socialiste et à sa candidate, seule en mesure de représenter la gauche au second tour, qu’il appartient pour l’essentiel de créer les conditions de la mobilisation et du rassemblement de toute la gauche.

Il y en a principalement trois, sachant que l’appel à battre Sarkozy pour indispensable qu’il soit n’est guère suffisant, comme le démontrent les enquêtes d’opinion.

Renouer avec le combat frontal contre la droite, projet contre projet.

Pour la gauche, la présidentielle est avant tout un débat de fond sur le choix de société et non « un lien direct entre le peuple et une personnalité », comme l’a malencontreusement affirmé la candidate. L’oublier est une faute majeure.

Ecarter irrémédiablement toute hypothèse de gouvernement ou d’alliance avec l’UDF. Cette clarification est d’autant plus urgente que certaines voix parmi les plus autorisées l’évoquent sans détour. Un tel scénario signifierait la remise en cause de la stratégie d’union de la gauche et l’implosion du Parti d’Epinay.

Placer la question sociale au cœur de la campagne, en s’adressant aux salariés et à la jeunesse, à tous ceux qui, plongés dans la pauvreté, la précarité et la peur du lendemain, souffrent durement de l’implacable et cynique logique financière du capitalisme. L’urgence sociale exige des mesures concrètes et d’application immédiate pour revaloriser le pouvoir d’achat, assurer à chacun le droit à l’emploi, au logement, à l’éducation, à la santé. Mettons les en débat sans plus tarder.

Engageons nous, sans faux-fuyants, sur la généralisation des 35 heures et la garantie de la retraite à 60 ans.

Expliquons précisément comment nous nous opposerons aux licenciements boursiers et lutterons contre les délocalisations.

Renforçons le rôle irremplaçable et les prérogatives de l’Etat, seul garant de l’égalité républicaine.

Plutôt que d’appeler au vote utile, qui ne favorise pas la diversité indispensable au rassemblement, mieux vaut expliquer ce qui changerait vraiment avec une présidence socialiste.

Dans cet esprit et au-delà du désaccord avec le « pacte présidentiel », trois engagements de la candidate seraient particulièrement révélateurs du sens que la gauche, revenue aux responsabilités, donnerait à son action :

Abrogation de toutes les lois antisociales et liberticides de la droite, à commencer par la loi Fillon sur les retraites, et ainsi clairement afficher l’impossibilité de facilement s’en accommoder, comme cela a été le cas dans le passé.

Refus absolu du diktat européen sur la libéralisation de l’électricité et la libéralisation de l’ensemble du secteur postal, et ainsi affirmer la volonté de la gauche de mener sa politique, y compris contre Bruxelles.

Renforcement réel des pouvoirs d’une Assemblée Nationale à élire à la proportionnelle, le plus vite possible sans attendre 2012, et ainsi rendre le pouvoir aux représentants du peuple.

Dans ces conditions, la victoire à la présidentielle deviendrait possible.

Sur ces bases, la refondation de la gauche s’engagerait favorablement.

Retrouver l’authenticité socialiste
Souhaiter ardemment la victoire de son camp n’interdit pas la lucidité : la gauche est à refonder.

« L’ordre juste » n’a évidemment rien à voir avec la lutte des classes ou un socialisme réformiste, pas plus que la démocratie d’opinion avec la démocratie militante ou le « New Labour » de Tony Blair avec le Parti de Jaurès et de Mitterrand.

Une page se tourne. L’avenir du Socialisme est en jeu en France comme en Europe où, après plusieurs électrochocs au cours du XXe siècle, la social-démocratie a perdu ses principaux repères, ses « défenses immunitaires » pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu.

Cette fragilité résulte de sa conversion au libéralisme économique et de son incapacité, après la chute du mur de Berlin, à définir un projet alternatif de transformation sociale.

En France, depuis le tournant libéral de 1983, la question est posée au Parti Socialiste : inscrit-il toujours son action dans le but de la transformation vers un autre mode d’organisation sociale ou considère t’il le capitalisme comme « l’horizon indépassable » ?

Ou, autrement dit, qu’est-ce qu’être Socialiste aujourd’hui ?

« Celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi,...avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, ne peut pas être adhérent du Parti Socialiste ».

La réponse de François Mitterrand, au congrès d’Epinay en 1971, fait écho à celle de Jaurès, dans son célèbre discours sur « les deux méthodes » en 1900 : « Le Parti Socialiste est un parti d’opposition continue, profonde, à tout le système capitaliste, c’est-à-dire que tous nos actes... doivent être dirigés vers la suppression la plus rapide possible de l’iniquité capitaliste ».

Le monde a beaucoup changé, mais pas l’exploitation de l’homme qui s’est même enrichie de moyens modernes massivement plus efficaces.

En ce début de siècle, le Socialisme reste cette idée neuve pour la justice sociale, l’égalité entre les hommes et la libération des peuples.

C’est la conviction de nombreux militants, à l’intérieur comme à l’extérieur du Parti Socialiste, qui ne se résignent pas à la faiblesse et à l’impuissance actuelles de la gauche.

Au renoncement et à la soumission, ils entendent toujours opposer le volontarisme politique, la transformation sociale et un véritable internationalisme ; à l’obscurantisme et aux intégrismes de tous poils, le progrès et la laïcité.

Face au libéralisme sous toutes ses formes, ils veulent porter un projet de société, fidèle aux idéaux de la gauche et aux valeurs de la République, adapté aux évolutions sociales, économiques et environnementales de notre temps.

C’est le sens de la refondation socialiste à engager, qu’elle que soit l’issue de la présidentielle, pour redonner toutes ses couleurs à la gauche.

La perspective est enthousiasmante.

Elle suppose cependant que tous ceux qui la partagent puissent enfin et rapidement se retrouver.

Le 19 Mars 2007

Marc DOLEZ, député PS du Nord, animateur de Forces Militantes.

Démocratie et socialisme

RAG34. Lolo34

17:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : DOLEZ, DEMOCRATIE et SOCIALISME, RAG 34

25.03.2007

BAYROU : une campagne orange tutti fruti...

Après le désormais célèbre: Mangez des pommes! de la campagne UMP de Chirac en 1995,

L'UDF de Bayrou embraye en offrant des clémentines "sans pépins" aux jeunes populaires, et à la population pas dupe de ses manoeuvres électorales à "but non lucratif".

La révolution orange menée en Ukraine et très en deçà depuis, des aspirations et espérances des ukrainien(ne)s, a manifestement inspiré les publicitaires du coquin Bayrou. Pitoyable plagiat sans gloire d'une droite aux abois mais toujours au pouvoir depuis 2002.

Trésor autrefois : on offrait une orange à noël dans du papier d'argent.

2007, pour celles et ceux qui croient encore au père noël, papa Bayrou excausera tous vos voeux...

En 1974 Giscard à la barre... 2007 : Bayrou, y'en a marre !

Préparez les tomates !




Commentaire de notre camarade Bruno lamothe
Plagiat aussi de la chanson célèbre de Lucien Boyer 5en 36) :

Avec des gestes de gamine
Elle vendait des mandarines
Et dans les rues de Buenos Aires
De sa voix claire, vous les offrait
Dans sa corbeille on choisissait
Et à l'oreille elle vous glissait :

Prenez mes mandarines
Elles vous plairont beaucoup
Car elles ont la peau fine
Et de jolis pépins pour vous
Prenez mes mandarines
Et dites-moi où vous perchez?
A moins qu'ça vous chagrine,
J'irai vous les éplucher

Mais de ce commerce illicite
La police s'émut bien vite
Trois semaines après le commissaire
D'un ton sévère l'interrogeait
Mais pour séduire le magistrat
Dans un sourire elle lui chanta :

Arpètes, trottins, midinettes
N'l'écoutez pas restez honnêtes
Si votre patron vous désire
Il faut lui dire : j'rentre au bercail
J'veux bien qu'tu prennes c'est un détail
Toutes mes peines c'est mon travail

Mais pas mes mandarines
Elles vous plairaient beaucoup
Car elles ont la peau fine
Mais elles ne sont pas pour vous
Car je les ai promises
A celui que j'aime bien
J'ferais peut-être une bêtise
Mais je les lui donnerai pour rien

RAG34. Lolo34.

19:00 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU

J-30, Sarkozy à la Guadeloupe : Non Nicolas, Shoelcher ne rime pas avec Karsher...

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Ne laissez pas le loup sortir du bois !

I) Sarkozy en visite aux Antilles a déclaré aujourd'hui qu'il n'entend plus rien changer à sa campagne et par la même à son programme.

- Immigration choisie = nouveau pillage des forces intellectuelles des pays de l'Afrique francophone en voie de développement;

- Ministère de l'idendité nationale couplé à l'immigration = amalgame délétère qui nie la dimension du droit à la résidence et à l'intégration des travailleurs étrangers;

- Communitarisme + remise en cause de la laïcité (loi 1905) )= négation de la République une et indivisible;

- Contrat unique de travail sur le modèle du CNE qui n'a pas fait ses preuves = toujours plus de main d'oeuvre bon marché et corvéable à merci;

- Privatisation accélérée des services dus au public, et délocalisations facilitées par sa vision économique ultralibérale du laisser faire = désertification de nos campagnes et pauvreté normalisée;

- Refus de reconnaître notre non au référendum au Traité de Constitution Européenne , en nous imposant sans nous consulter par la voie du Parlement un nouveau "mini Traité" = déni de démocratie envers le peuple souverain.


II) Poursuite de l'abandon des valeurs et des solidarités de notre République :

"La France aux bons français" = stigmatisation accrue :

- des travailleurs privés d'emploi "la France qui se lève tôt contre celle des "fainéants"";

- des français issus de l'immigration "La France tu l'aimes ou tu la quitte.";

- de la police contre la Justice qui ne fait pas son travail ..;

- etc.

Alors que le candidat sortant Sarkozy très silencieux sur la récente disparition de Lucie AUBRAC et plus avant sur les crimes de Pinochet se pavane aux Antilles,

sa police continue de rafler à Belleville, Murviel les Béziers et ailleurs sur notre territoire avec la pire violence les parents et leurs enfants scolarisés sans papiers !

- Interpellation d'une directrice d'école maternelle placée en garde à vue qui voulait s'interposer à l'arrestation d'un grand père chinois et de ses petits enfants au sortir de l'école. Et plus tard contre les parents : jets de gaz lacrymogènes, coups de matraque, etc, en présence de leurs enfants.

INDIGNATION !

III) La liste des criantes injustices et des nouvelles privations inacceptables de liberté que nous propose le supermenteur de la droite sortante est loin d'être exhaustive.

Françaises, français ne reconduisez pas les sortants au pouvoir garants du pire à venir :

- plus d'insécurité;

- la vie encore plus chère;

- toujours plus de précarité et d'injustice !

Sarkozy, Bayrou, Le Pen sont dangereux pour notre pays.

RESISTANCE !

Ne laissez pas sortir les loups du bois !

Vive la France, Vive la nouvelle République !


En savoir plus sur : Victor Shoelcher

Note précédente : Le vrai Sarkozy












RAG 34. Les lolo's 34

11:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, BAYROU, LE PEN, Ne laissez pas le loup sortir du bois !

Exclu : les vidéos de la rafle policière de SARKOZY : Liberté, égalité, fraternité, ça te dit quelque chose ?




Ni diabolisation, ni rien. Les faits, tous les faits rien que les faits !



Durée : 08:18Pris le : 20 mars 2007Lieu : Paris, FranceRafle de parents d'élèves "sans-papiers" à l'école Rampal, Paris, 20 mars 1997.

Filmée par Juliette Warlop.

URL d'origine "La Télé Libre" : http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/03/des-maternelles-du-xxeme-a-paris-sous-tension/

Témoignage :

Durée : 01:58 Pris le : 20 mars 2007 Lieu : Paris, France Lundi 19 mars en fin de journée, nous avons assisté, révoltés, à une tentative d’arrestation devant l’école maternelle Rampal d’une dame venue chercher une petite fille à la sortie de l’école.
Malgré l’intervention des parents présents, et celle d’enseignants, les policiers ont fouillé et interrogé cette femme, prenant de haut les protestations, devant les enfants et parents traumatisés. Ils l’ont ensuite emmené pour une destination qu’ils n’ont pas voulu préciser, laissant la petite fille désemparée...
Suivis et à nouveau "interpellés" par des parents de façon véhémente, les forces de l’ordre ont fini par relâcher leur proie plutôt que de provoquer une émeute. Cet incident a eu lieu lors d’une énième rafle dans le quartier de Belleville.
Ce soir, mardi 20 mars, au même endroit, après plusieurs allers-retours dans le quartier, les policiers ont finalement assiégé un café (situé à l’angle de 4 écoles, les écoles Lasalle et Rampal), et y arrêtant, notamment, un grand-père de 2 enfants scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville.
Après l’avoir maintenu dans le café pendant plus d’une heure, la police décidait d’embarquer ce grand-père juste avant la sortie d’école de 18h. Les parents d’élèves, des enseignants, les militants de RESF et les habitants du quartier tentaient d’intervenir. La réaction des policiers fut immédiate : ils cherchaient violemment à disperser la mobilisation, n’hésitant pas utiliser la violence physique et un peu plus tard à asperger la rue de gaz lacrymogène. Les parents présents aux sorties d’écoles, avec leurs enfants et leurs poussettes, atteints par les puissants gaz lacrymogènes, se réfugiaient dans l’école élémentaire Lasalle pour fuir cette scène particulièrement traumatisante.
Le grand-père a finalement été emmené dans un commissariat du 2ème arrondissement.





RAG 34. Les lolo's 34

11:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : RAFLE, SARKOZY, RAG 34, ESF

24.03.2007

Le vrai Sarkozy

À quelques semaines des élections, Nicolas Sarkozy essaie désespérément de faire croire qu’il n’est plus le même. Mais un certain nombre d’images ou de mots sont encore dans tous les esprits. La rupture est devenue tranquille et il dit avoir changé. A-t-il si peur de son bilan qu’il veuille le faire oublier sous un flot de promesses irréalisables et changeantes?

I) Vrai bilan/ faux bilan

Depuis 30 ans que Nicolas Sarkozy est en politique qui croirait qu’il représente un homme neuf? Il peut évidemment soutenir qu’il a été freiné dans son action par les obligations de la solidarité gouvernementale, mais il est un domaine où il ne peut se soustraire à ses responsabilités, c’est son action au ministère de l’intérieur qu’il a occupé en maître absolu pendant près de quatre ans, (du 7 mai 2002 au 31 mars 2004 puis du 31 mai 2005 à mars 2007).

Faux bilan: les chiffres avancés avec constance par Nicolas Sarkozy sont faux. Il prétend que la délinquance a reculé de 9% en 5 ans. C’est faux. De simples manipulations statistiques lui permettent d’escamoter un demi-million d’infractions transformées en simples main-courantes. Mais il lui a été impossible de dissimuler les affaires de violence qui, elles, il est bien obligé de l’admettre, sont en augmentation constante: + 14% en 5 ans.

Echecs: Nicolas Sarkozy voulait être jugé sur les chiffres. + 50.000 victimes de violence en plus depuis 5 ans, 10.000 par an en moyenne. La violence dans les banlieues a atteint des sommets inégalés en novembre 2005, mais des incidents graves se produisent très régulièrement aujourd’hui encore dans les quartiers sensibles (attaques d’autobus, agressions des forces de l’ordre), le nombre de voitures brûlées a augmenté (malgré là encore des tentatives de manipulations statistiques), les violences scolaires sont en recrudescence, la violence dans les stades n’a à l’évidence pas été stoppée...

Les parades éculées. Face à ces échecs répétés, Nicolas Sarkozy utilise toujours les mêmes méthodes, éculées mais payantes: il reçoit les victimes et les instrumentalise pour appuyer sa propagande. Il propose des modifications législatives pour rendre la loi encore plus sévère et les lois s’empilent les unes sur les autres…Il crée de nouveaux fichiers (le dernier en date celui des enfants qui font l’école buissonnière). Il critique les juges pour leur laxisme (alors qu’ils n’ont jamais été aussi répressifs: + 10.000 détenus entre 2002 et 2007).

Une répression inutile et dangereuse. Nicolas Sarkozy n’a d’autre méthode qu’une répression qui privilégie le « chiffre » et qui n’a à l’évidence aucun impact positif sur l’évolution de la délinquance mais qui met les libertés en péril et creuse un fossé entre la police et la population, notamment les jeunes. Son mot d’ordre est d’augmenter à n’importe quel prix les interpellations et les gardes à vue. Résultat: 530.000 gardes à vue en 2006, une augmentation de 40.000 gardes à vue par an depuis 5 ans! Avec nombre d’excès qui sont dénoncés par des autorités de contrôle françaises ou internationales. La chasse aux étrangers irréguliers est ouverte toute l’année avec des objectifs chiffrés fixée à la police: 25.000 en 2006, quelque soient les drames humains en jeu. On arrête les enfants, les étudiants, les étrangers qui viennent chercher de quoi manger aux restaurants du coeur ou les parents qui viennent chercher leurs enfants à l’école.

II) Le projet : Moins de sécurité, moins de libertés

Nicolas Sarkozy n’a pu aller jusqu’au bout de ses idées: même ses amis de l’UMP n’ont pas voulu nombre de ses projets attentatoires aux libertés ou contraires à la Constitution. Sa victoire lui permettrait de mettre enfin en place ce meilleur des mondes dont il rêve, une France sous très haute surveillance avec moins de sécurité et moins de liberté.

La santé publique au service du maintien de l’ordre. En 2006, Nicolas Sarkozy a voulu instaurer une politique de détection précoce des troubles du comportement dès l’âge de 3 ans. Il était prévu qu’un “carnet de comportement” répertorie à vie les turbulences des enfants jusqu’à leur majorité. La mobilisation du monde de la santé l’a provisoirement obligé à reculer.

Police, justice aux ordres. Une prévention de la délinquance qui ne sera qu’un quadrillage serré du territoire avec un peu plus de fichiers, la mort définitive du secret professionnel (déjà à moitié mort avec la loi sur la “prévention de la délinquance”). Un peu plus de compagnies de CRS en guise de police de proximité. Une police au service exclusif de Nicolas Sarkozy qui pourra utiliser sans complexe les Renseignements Généraux pour “actualiser” les fiches des opposants. Des juges surveillés à qui l’on fournira un “guide de l’application des lois”, qui seront sommés de remplir un peu plus les prisons grâce à des peines automatiques et qui seront priés de quitter leurs fonctions s’ils déplaisent (comme le ministre de l’intérieur l’a demandé pour le président du tribunal pour enfants de Bobigny accusé de démission)

Une France des conflits. Dans cette France dont rêve Nicolas Sarkozy, les Français se lèveront tôt mais les conflits aussi ! La précarisation du travail grâce au contrat unique (extension du CNE), les privilèges accordés sans vergogne aux plus riches (bouclier fiscal, suppression de fait de l’impôt sur les fortunes, suppression des droits de succession...), la réduction des services publics (un fonctionnaire partant à la retraite sur deux n’étant pas remplacé), l’ignorance dramatique des vrais problèmes des banlieues (uniquement traités par le recours à la répression) ne peuvent que conduire à de très fortes tensions sociales et à l’accroissement des violences.

Les promesses illusoires. Dans un exercice politique inédit, Nicolas Sarkozy, fait des promesses électorales mais les retire avant même d’avoir commencé à les exécuter: la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires (impôts et charges) a été repoussée à 5 ans,10 ans, puis 20 ans. S’il est élu, Nicolas Sarkozy qui disposera de tous les leviers du pouvoir, appliquera vraiment tout de suite les réformes qui ne coûteront rien au budget et fera de vraies économies dans ce domaine qui l’insupporte tant, les droits de l’homme !



Refusons la France injuste et inquiétante que nous propose Nicolas Sarkozy !

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17:44 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

23.03.2007

François Bayrou : Une manoeuvre politique

François Bayrou construit sa démarche sur le ni droite ni gauche. C’est une supercherie. C’est une vieille recette de la droite à chaque veille d’élection présidentielle. La France a besoin de choix clairs. Le centre que préconise le candidat UDF n’est ni nouveau, ni neutre. Ce que propose François Bayrou, c’est la confusion.

François Bayrou dans les faits

¦ Il a été ministre d’Edouard Balladur puis de Jacques Chirac, de 1993 à 1997. Sur l’ensemble de la dernière législature, l’UDF a voté tous les textes majeurs, et presque toutes les lois importantes.

¦ Son engagement était très explicite dès juin 2002 lorsqu’il indiquait « voter UMP ou UDF mais en tout cas pas voter socialiste » et lorsqu’il rajoutait « il faudra entre l’UMP et l’UDF des relations suivies et une organisation de notre travail en commun sur la base d’un partenariat. Préparons-le d’ores et déjà ».

¦ François Bayrou dirige un parti où tous les élus travaillent avec l’UMP, dans les régions, les départements et les municipalités.

¦ François Bayrou a souvent pris ses distances avec les principes de laïcité, que ce soit en 1994 (loi Fallou), comme ministre de l’Éducation nationale, ou bien plus récemment, en se prononçant contre la loi sur le port des signes religieux ostentatoires à l’école.

François Bayrou dans les idées

¦ Son programme économique et social est « UMP compatible ». Comme Nicolas Sarkozy, le leader de l’UDF :

– fait l’impasse sur le pouvoir d’achat des salariés et des retraités ;

– propose des exonérations sociales portant sur les heures supplémentaires, rejoignant ainsi le « travailler plus pour gagner plus » ;

– préconise un nouveau cadeau pour les entreprises, sans contrepartie exigée, mais avec effets d’aubaine garantis qui grèverait de 4 milliards d’euros supplémentaires les comptes de la sécurité sociale.

¦ Plus graves, et plus révélatrices encore, ses solutions fiscales.

Là, François Bayrou s’aligne sur Nicolas Sarkozy. Il partage la même volonté de réduire l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les successions.

¦ Au prétexte de favoriser les fruits du travail, le candidat de l’UDF, fortifie la rente.

François Bayrou a une posture : celle de la confusion. Il a un objectif : permettre à la droite, comme en 2002, de confisquer le débat auquel les Français ont droit.
Il n’a qu’un mandat commun à toute la droite : empêcher le changement social et politique dont le pays a besoin.

Vous ne vous laisserez pas voler votre victoire : Ségolène Royal est la seule candidate du changement,
dès le premier tour, pour gagner au second.




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13:58 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, RAG 34

L’UDF, force d’appoint de l’UMP

À un mois de la présidentielle, François Bayrou prétend incarner une autre idée de la politique. Mais derrière les discours du franc-tireur, il y a les actes. Présent dans les deux assemblées parlementaires, le groupe UDF, par ses votes, ne s’est jamais signalé comme une alternative à l’UMP.

François Bayrou s’affiche aujourd’hui comme le chef d’un parti « différent des autres », « ni de droite, ni de gauche », avec un programme qui va « renverser le système ». Mais la posture d’opposant affichée par l’UDF est récente. Les quatre premières années qui ont suivi les législatives de 2002, l’UDF a toujours voté avec l’UMP. La dissidence ne commence vraiment qu’en mars 2006, à treize mois de la présidentielle. François Bayrou vote la motion de censure déposée par le Parti socialiste contre le contrat première embauche (CPE). Mais Il n’est suivi que par 9 députés, sur les 29 que compte son groupe à l’Assemblée nationale.

Le président de l’UDF a du mal à discipliner son parti. En juin 2004, les débats sur le projet de loi relatif à l’assurance maladie voient même François Bayrou être mis en minorité au sein de son propre groupe. Toutefois, en matière de sécurité, l’UDF n’a jamais voté contre les lois qui constituent le socle de la politique sécuritaire et répressive de Sarkozy. En fait, l’UDF souffre d’un manque de cohésion que l’absentéisme chronique de François Bayrou ne permet pas d’endiguer : il brille par son absence dans les trois quarts des votes. Autre comportement emblématique, lorsqu’à l’Assemblée nationale, le chef de l’UDF s’oppose à la majorité en 2006, c’est « à titre personnel », et jamais au nom de son mouvement politique.

Ainsi, l’UDF apporte son suffrage à tous les budgets présentés entre 2002 et 2005, alors même que l’endettement public de la France est entré en zone rouge (+ 8 %) et a déclenché une mise en garde de l’Union européenne. Ce qui n’empêche pas François Bayrou de déclarer : « La dette que nous avons laissée s’accumuler sur la tête de nos enfants est telle qu’il est honteux de leur en laisser la charge.»

L’UDF a rarement agi de manière autonome au sein des deux assemblées. Même si elle se revendique « centriste », indépendante des autres formations politiques, son président, François Bayrou, a appartenu à deux gouvernements de droite, de 1993 à 1997 : celui d’Édouard Balladur, puis celui d’Alain Juppé. Une orientation qu’il a confirmée en 2002, à la veille des législatives, en appelant à « voter UMP ou UDF, mais pas socialiste » (journal télévisé de TF1, le 3 juin).

En matière de positionnement, les chiffres parlent d’eux mêmes : à l’Assemblée nationale, et plus encore, au Sénat, où le groupe UMP à lui seul ne dispose pas de la majorité, l’UDF a voté le plus souvent avec l’UMP. Entre 2002 et 2007, sur les lois les plus importantes, l’UDF a voté à 44 reprises avec l’UMP et seulement à 16 reprises avec le Parti socialiste, mais surtout depuis 2006…

Olympia Nemet



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08:35 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

22.03.2007

Bayrou, le bon pote de Sarkozy. Tatcher et Reagan sur le même bâteau !

Le programme de Bayrou… centré sur l’ultralibéralisme

Le programme de Bayrou? Il se résume en deux mots : libéralisme outrancier. Il tient en trois temps: réduire l’État, aider les plus riches, servir les entreprises. Les plus faibles n’ont qu’à se terrer.
Le centrisme, c’est ni la gauche, ni la gauche…

Réduire l’État

Bayrou veut atrophier l’État. Pour lui, « c’est évidemment sur les dépenses [qu’il faut] agir plus que sur les recettes ». Il veut même « inscrire, dans la Constitution, l’interdiction pour un gouvernement de présenter un budget en déficit de fonctionnement hors période de récession ». L’État pourrait financer par le déficit des investissements par le déficit, mais ne saurait être déficitaire sur son fonctionnement. Une mesure démagogique : le budget de l’État n’est pas celui d’un ménage. Aberrante surtout : la règle Bayrou priverait l’État de politique budgétaire. Ces déficits ne seraient autorisés qu’en période de récession ? Mais si l’activité ralentit, il n’y a pas pour autant récession, et la hausse du chômage peut exiger une réaction budgétaire pour relancer l’économie. Par sa règle, Bayrou lierait les mains de l’État. D’ailleurs, il ne veut pas non plus que la politique monétaire soutienne l’action budgétaire. Il se réjouit que la Banque centrale européenne (BCE) soit si indépendante. Pour lui, si elle « ne luttait pas contre la hausse des prix, particulièrement dans le domaine immobilier où, pour l’instant, on ne peut pas dire qu’on ait obtenu des résultats impressionnants, c’est à coup sûr les plus faibles et les plus fragiles qui paieraient l’addition ». Justement : la BCE n’a pas endigué la hausse des prix immobiliers parce que les objectifs de croissance et d’emploi ne sont pas dans ses priorités statutaires et qu’elle n’a de compte à rendre à personne. Ce dont les plus faibles font les frais.

Redistribuer vers le haut

Bayrou veut aussi baisser les impôts, donc réduire les recettes de l’État. Mais il prévient, nostalgique, que même « au plus beau temps de Margaret Thatcher et de Reagan, personne n’a jamais baissé les prélèvements obligatoires de plus de 1,5 point ». Bayrou a pour modèles Thatcher et Reagan. En attendant, il veut élargir l’assiette de l’ISF par une incitation pour les contribuables à « déclarer le vrai montant de leur patrimoine ». Comprenez : réduire l’ISF pour qu’il ne coûte plus rien aux plus aisés. Puis il prévient, courageux : « Ne comptez pas sur moi pour aborder la question de la suppression des niches qui ne peuvent évidemment que susciter des conflits avec des catégories différentes et très nombreuses de la population, parce qu’immédiatement vous donnez l’impression de montrer du doigt ceux qui en bénéficient. » Ne surtout pas froisser les plus aisés. Bayrou propose donc que « l’avantage fiscal né du cumul des niches soit plafonné pour chaque contribuable à un montant fixé en pourcentage de son impôt, par exemple 20 % de l’impôt dû, avec un plancher pour que les petits revenus ne soient pas défavorisés ». Les plus riches bénéficieraient donc d’un abattement fiscal de 20 %. Mais que ceux dont les fins de mois sont dures se rassurent : s’ils gagnaient beaucoup plus, ils y auraient droit. C’est ça, la justice fiscale de Bayrou : se concilier les gros revenus et rappeler aux petits revenus que s’ils étaient gros, ils profiteraient aussi de ces avantages.

Servir les entreprises

Bayrou veut « une France proentreprise ». Avec son plan de soutien à la petite entreprise, il se fait acclamer par les patrons de la CGPME. Et le candidat de droite y va à la hache : suppression des charges pendant cinq ans pour toute entreprise qui créera deux emplois nouveaux. Quelle perte de recettes pour la sécurité sociale ! Quelle aubaine pour les employeurs qui auraient de toute façon créé deux emplois ! Et comme aucune création d’emplois non qualifiés ne serait exigée en retour,ils n’auraient aucune raison d’embaucher des personnes non qualifiées. Ils seraient en revanche incités à recruter les salariés qualifiés qui auraient trouvé sans peine un emploi. Surtout que Bayrou veut que « l’heure supplémentaire rapporte 35 % de plus qu’une heure normale et que cette prime soit déduite des charges à payer de manière que l’heure supplémentaire coûte à l’entreprise exactement le même prix qu’une heure normale ». Or, c’est l’employeur qui décide si heure supplémentaire il y aura et pour qui. Et logiquement, il aura tendance à demander des heures supplémentaires à ses salariés les mieux payés, ceux pour lesquels la déduction de charge sera la plus rentable. Ainsi, les bas salaires resteront bas. Et la proposition de Bayrou radie les 35 heures : les heures supplémentaires coûtant autant que les heures normales, l’employeur les privilégiera à l’embauche. Les exclus resteront exclus.

L’UDF est comme l’UMP : libérale. Bayrou masque son idéologie derrière des slogans d’entraide pour paraître charitable, mais il est, en fait, bien en ligne avec l’orthodoxie libérale. Il place l’entreprise et ses exigences au premier rang des priorités, devant l’être humain, devant la nécessité d’un État protecteur. Qui sont les centristes ? Jean-Pierre Soisson, qui n’a jamais refusé l’appoint des voix du Front national ? Raymond Barre, qui veut sauver l’honneur de Papon? Ne cherchez pas le centre. Il a toujours été à droite.

Franz Stoyeski

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15:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU copain de SARKOZY

21.03.2007

Pépite du net : les manifestations contre la réforme de la loi Falloux (vidéo)

Images d'archives du journal de 20h d'Antenne 2 : les manifestations contre la réforme de la loi Falloux

En 1994, François Bayrou est alors ministre de l'éducation nationale du gouvernement Balladur et veut faire passer en force une réforme de la "loi Falloux" pour permettre aux collectivités territoriales de subventionner les établissements privés au delà du seuil des 10 % prévu par la loi. Plus d'un million de personnes descendent alors dans la rue.

Voir la vidéo

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10:15 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Loi FALLOUX

20.03.2007

Le couac du jour, la colère du jour

Le couac du jour

• L’UMP a fait savoir hier à ses militants et sympathisants qu’il serait de bon aloi de diffuser le discours de Nicolas Sarkozy de dimanche auprès des jeunes de leur entourage. Le texte précise expressément "via vos mailing lists ou celles de vos enfants."Le thème de la famille est plus que jamais au cœur de la campagne…
(Source: Libé du jour)

La colère du jour

Nicolas Hulot vient de piquer une colère.
L’esprit du pacte écologique aurait disparu,l’environnement serait redevenu un sujet à la marge…

L’occasion de faire 2 rappels :

• Nicolas Sarkozy est le seul candidat à s’opposer à la généralisation des procédures de démocratie participative quand les grands enjeux de sociétés sont en balance (proposition n°4 du pacte).

• François Bayrou entretient le flou sur sa volonté de réorienter les subventions agricoles vers une agriculture de qualité (proposition n°3 du pacte).

RAG 34. Lolo34

21:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, SARKOZY, HULOT

19.03.2007

René REVOL réintégré dans tous ses droits au sein du Parti Socialiste

De la part du blog du comité de soutien à René Revol :

Communiqué de René REVOL

Ce samedi 17 mars la Commission Nationale des Conflits du Parti Socialiste a annulé la décision d’exclusion prise à mon encontre le 27 janvier dernier par la Commission des conflits de l’Hérault, présidée par Michel Guibal, et soutenue dans cette initiative par le premier fédéral, Robert Navarro.

Je me réjouis de cette décision qui me rétablit dans tous mes droits de militant socialiste, membre du Conseil National. Je m’en réjouis d’autant plus que la Commission Nationale a pris cette décision après m’avoir confronté à mes accusateurs, confrontation que la commission départementale avait refusé, le débat contradictoire ayant permis ainsi de mettre en évidence le caractère infondé des accusations portées contre moi. Souhaitons que cette décision soit l’occasion pour la Fédération de l’Hérault de prendre un nouveau départ afin qu’elle devienne la maison commune de tous les socialistes, dans l’acceptation de la diversité de leurs sensibilités.

Je tiens ici à remercier chaleureusement les très nombreux socialistes de l’Hérault sans oublier les nombreuses personnes de toutes les sensibilités de gauche qui m’ont apporté leur soutien dans cette épreuve.

Désormais, à un mois d’une échéance essentielle pour l’avenir de notre pays, je continue à faire activement la campagne de Ségolène Royal, en tant que candidate désignée par mon Parti, ainsi que celle d’André Vezinhet, candidat du PS dans ma circonscription. J’appelle toutes les militants de gauche, quelque soient leurs choix politiques, à se rassembler au second tour pour chasser une droite dont le pouvoir a été si
catastrophique pour notre peuple depuis cinq ans.

Bien à vous toutes et tous.



medium_8781.31.jpg René REVOL, le 18 mars 2007



medium_RAG341.489.pngRAG 34. Lolo34

Consulter la liste des premiers signataires

09:38 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, PS, RAG 34

18.03.2007

La Jeunesse n'est pas une charge mais une chance pour notre pays !

Confrontée à une génération qui, à bien des égards, vit déjà moins bien que celle de ses parents, la droite a fait un choix : celui de la mettre au pas.
Dans son programme à l’attention de la jeunesse, Nicolas Sarkozy tire sur deux grosses ficelles : L’assimilation jeune-délinquant et le fait que pour les politiques publiques, la jeunesse est une charge.
Après un bilan désastreux qui a vu l’explosion du chômage chez les jeunes et l’aggravation des inégalités, l’UMP nous propose d’entériner cet état de fait et nous offre pour seule perspective la précarité.

I) Critique des Propositions de l’UMP :
Supprimer la carte scolaire
Cette mesure aura comme seul effet d’annuler la mixité sociale garantie, certes de manière insuffisante, par la carte scolaire. Le libre choix, c’est la liberté pour ceux qui en ont les moyens. Avec ce projet, ce sera la mise en place définitive d’une ségrégation sociale et territoriale généralisée.
Contrat d’autonomie pour les jeunes
Plagiée sur le projet socialiste, cette proposition est réduite au prêt à taux zéro…Pour la droite, l’autonomie se limite aux seuls problèmes financiers et ce, complètement en décalage avec les attentes de la jeunesse. La droite souhaite substituer la dépendance des jeunes vis-à-vis de leurs parents à une dépendance vis-à-vis des banques. Ce n’est pas en offrant comme seule perspective de s’endetter que l’on rétablira l’égalité des chances. Renouvelable chaque année, ce prêt a vocation à remplacer le système de bourse…
Défiscaliser les revenus du travail étudiant
C’est encourager le salariat étudiant qui est une des premières causes d’échec, en particulier pour les étudiants issus des milieux les plus modestes. Ne payant pas d’impôt sur le Revenu, cette promesse est purement démagogique et restera un gadget.
Un contrat de travail unique à droit progressif
Bienvenue dans la précarité pour tous ! Non seulement l’expérience du CNE a démontré que la vulnérabilisation des salariés ne fait pas baisser le chômage, mais en l’absence de dispositif d’insertion et d’accompagnement des jeunes à leur entrée sur le marché du travail, la précarité et le chômage des jeunes ne sont pas prêts de baisser.
Rien sur la santé des jeunes, aucune proposition concernant l’accès au logement, ni même l’accès au premier emploi et bien sûr, aucune solution pour rétablir l’égalité des chances.
La politique suivie depuis 2002 renforce les inquiétudes que nous pouvons avoir. C’est une politique contraire à la jeunesse qu’ont mené les gouvernements successifs : Contrat Première Embauche, loi Fillon sur l’éducation, harcèlement policier dans les quartiers, apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, destruction méthodique des systèmes de protection sociale… La liste est longue et loin d’être exhaustive.
Nicolas Sarkozy a initié et accompagné toutes ces mesures en ajoutant sa touche sécuritaire qui a pour unique objectif de faire des jeunes les boucs émissaires de l’échec de 5 années passées au ministère de l’Intérieur.

II- Propositions de Ségolène Royal
Ségolène Royal, dans son pacte présidentiel, prend en compte les aspirations de la jeunesse. Elle fait le choix de la confiance parce que, pour elle, la jeunesse n’est pas un problème, elle est une partie de la solution aux problèmes de la France.
• Une allocation autonomie pour sortir les jeunes de la dépendance et de la précarité. C’est le contraire d’une société de l’assistanat que propose Ségolène Royal, elle veut signer un pacte avec la jeunesse donnant des droits mais également, fixant des devoirs pour chaque jeune qui en bénéficiera.
• Un droit au premier emploi pour tous les jeunes qui au bout de six mois sur le marché du travail sont encore au chômage. Nous proposons que la société fasse le pari de la jeunesse, que les entrepreneurs ne considèrent plus les jeunes comme un risque pour leur entreprise. Avec les emplois-tremplin, le dispositif Eva et le service civique, Ségolène Royal propose un plan ambitieux et cohérent pour permettre aux jeunes d’accéder au premier emploi.
• Un cautionnement public pour aider à l’accès au logement et un plan de construction de logements pour les étudiants et pour les jeunes travailleurs. Parce que trop de jeunes ne peuvent pas avancer les cautions, parce que trop d’étudiants et de jeunes travailleurs n’arrivent pas à trouver de logements avec des loyers accessibles. Ségolène Royal a décidé de mettre les moyens pour en finir avec ces situations inacceptables.
• Une carte santé jeune pour permettre aux jeunes de consulter gratuitement des généralistes et des spécialistes. De plus en plus d’étudiants et de jeunes salariés renoncent à se soigner pour des raisons financières. Parce que la santé de notre jeunesse mérite tout les efforts, et ce, d’autant plus qu’avec une prévention accrue, il est prouvé que les dépenses médicales, au final, diminueront.
Des sanctions financières pour les entreprises qui abusent des stages et des emplois précaires. Nous ne voulons plus de cette société de l’employé-kleenex à la merci des dirigeants et actionnaires de son entreprise! Pour retrouver leur dignité, les jeunes doivent pouvoir construire leur avenir en toute sérénité et Ségolène Royal propose de moduler les impôts des entreprises en fonction de la qualité des contrats auxquels elles ont recours.
• Le droit à la contraception gratuite pour toutes les jeunes filles de moins de 25 ans. C’est une demande forte exprimée par un grand nombre de jeunes et qui reflète cette volonté d’enfin pouvoir maîtriser son avenir au delà de considérations financières. Le droit à disposer de son corps est primordial dans l’accès à l’autonomie pour les femmes et Ségolène Royal l’a entendu.
• Un prêt de 10000 euros à taux 0 pour que chaque jeune puisse lancer son premier projet de vie. Le crédit est trop souvent inaccessible aux jeunes, faute de personnes dans leur entourage pour garantir ces prêts ou du fait des situations trop précaires de grand nombre de jeunes. Ségolène Royal veut donner les moyens à chacun de construire son avenir.
• Un investissement massif dans l’éducation et des dispositifs de suivi individualisés pour lutter contre le décrochage scolaire. L’inégalité à l’école et durant le parcours scolaire est à l’origine de toutes les inégalités et de toutes les difficultés futures. Les socialistes n’acceptent plus de voir un jeune décrocher du système scolaire parce que ses problèmes familiaux ou sociaux l’empêchent de pouvoir mener ses études sereinement. Ségolène Royal veut faire primer la réussite du plus grand nombre sur la sélection qui laisse trop d’élèves sur le bord de la route.

L’aspiration au changement est forte chez les jeunes. Une chose est sûre, ce n’est pas dans le projet de l’UMP pour 2007 qu’elle trouvera un débouché politique. C’est bien dans le pacte présidentiel de Ségolène Royal !
Le progrès pour tous et le respect pour chacun !





RAG 34. Lovely34

10:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JEUNES, JEUNESSE, RAG 34

Laurent Fabius : Pour gagner, il faut de la clarté : il n’est pas question pour le PS et la gauche de gouverner avec l’UDF.

Ségolène Royal doit rassembler l’ensemble des voix de gauche dès le premier tour. C’est la condition de la dynamique pour la victoire contre la droite et d’un vrai changement pour la France.

Pour gagner, notre candidate doit rassembler le maximum de suffrages au premier tour et donc réunir les voix de la gauche. Pour y parvenir, alors que F. Bayrou alimente la confusion en laissant penser que le clivage entre gauche et droite est dépassé, le PS doit dire clairement qu’il ne gouvernera pas avec l’UDF. Laisser entendre le contraire, c’est affaiblir notre candidate en faisant du vote Bayrou un vote utile. Or, c’est faux !

L’UDF est un parti de droite, qui a toujours gouverné avec la droite. Aujourd’hui encore, l’UDF gère 30 Conseils généraux avec l’UMP. Et pas un seul avec la gauche. L’UDF est le parti de Valéry Giscard d’Estaing. Il a compté parmi ses membres Raymond Barre, Alain Madelin, Christine Boutin ou Jean-Pierre Raffarin. Ce sont tous des progressistes bien connus !

Il n’y a pas aujourd’hui en France de désir de centre. Il y a un désir de changement, auquel le pacte présidentiel de Ségolène Royal répond. Pour gagner, nos propositions doivent être concrètes. Elles doivent répondre en priorité aux préoccupations de ceux qui attendent de la gauche une nouvelle donne. A gauche sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’école, le logement, la santé et les services publics. A gauche sur la mondialisation financière et la réorientation européenne.

Nous devons dénoncer davantage la droite et ramener le pouvoir sortant à son bilan. Il n’est pas concevable que M. Sarkozy qui gouverne depuis cinq ans puisse apparaître comme l’homme du changement. C’est une supercherie !

Opposition frontale à la droite qui a abîmé la France depuis 2002, propositions socialistes pour changer la vie quotidienne de nos concitoyens, alliances de gouvernement à gauche, voilà le chemin de la victoire et de l’espoir.

Interview sur LCI - mercredi 14 mars :
Durée : 08:46|Pris le : 14 mars 2007|Lieu : Paris, FranceLaurent Fabius explique qu'il n'est pas question pour la gauche de gouverner avec Bayrou. François Bayrou est un homme de droite, qui l'a toujours été. Ses propositions sont de droite.



Revue de presse des interventions récentes de Laurent Fabius: Clicker ICI

RAG 34. Les lolo's 34

10:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

17.03.2007

Réforme du contrat de travail : Bayrou rejoint Sarkozy

medium_52408.25.jpgFrançois Bayrou vient coup sur coup de déclarer qu’il n’avait jamais entendu supprimer le contrat « nouvelles embauches » et qu’il était favorable à un « CDI avec une période d’essai suffisante pour permettre de la souplesse ».

Ces propositions sur le contrat de travail sont exactement les mêmes que celles formulées récemment par Nicolas Sarkozy.

Le Parti socialiste rappelle que, contrairement à ce que prétend Monsieur Bayrou, le contrat « nouvelles embauches » est exactement le même dispositif que le contrat « première embauche » quant à la situation des salariés concernés. Dans les deux cas, le salarié peut être congédié à tout moment pendant deux ans sans motif, sans préavis, sans indemnité.

Le Parti socialiste rappelle également aux deux candidats de droite que le droit du travail permet déjà aux employeurs d’imposer jusqu’à deux mois de période d’essai aux salariés, et jusqu’à six mois aux cadres. Ces durées sont largement suffisantes pour l’évaluation par les employeurs des capacités professionnelles de leurs salariés.

La proposition des deux candidats de droite d’un contrat de travail avec période d’essai plus longue reviendrait à instituer l’équivalent d’un CPE pour tous les salariés. Un tel recul serait synonyme de précarité accrue pour les salariés, sans aucun effet bénéfique sur l’emploi, comme en témoignent plusieurs enquêtes du ministère du travail lui-même.

A l’opposé du projet de Nicolas Sarkozy d’instituer un contrat de travail unique sur le modèle du CNE, Ségolène Royal s’engage à abroger ce dispositif inefficace et néfaste, et à faire du CDI et de l’emploi stable le droit commun du travail.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

RAG 34. Lolo34

13:04 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE, CPE, CNE, CONTRAT UNIQUE, RAG 34

Simone Veil critique le projet Sarkozy sur l'immigration

PARIS (AFP) - Simone Veil, qui a exprimé son soutien à Nicolas Sarkozy, critique le projet du candidat de l'UMP de créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, dans une interview à l'hebdomadaire Marianne à paraître cette semaine.

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L'ancienne ministre UDF Simone Veil et le candidat UMP à la présidentielle, Nicolas Sarkozy, le 8 mars 2007 à Paris © AFP/Archives

"Je n'ai pas du tout aimé cette formule très ambiguë. J'aurais préféré parler d'un ministère de l'immigration et de l'intégration", explique Mme Veil à propos de ce projet très controversé, selon le texte diffusé par Marianne par courrier électronique.

Comme on lui demande si elle a fait part de son désaccord à M. Sarkozy, Mme Veil répond: "Il est très difficile à joindre en ce moment. Mais je compte bien lui en parler. Je lui ai toujours dit ce que j'en pensais".

"Nicolas Sarkozy, pour moi, est le plus qualifié pour devenir président de la République, même si je ne suis pas toujours d'accord avec certaines de ses positions ou de ses attitudes", ajoute Mme Veil.

"On doit prendre position, on ne peut pas se défausser", affirme-t-elle.

M. Sarkozy, interrogé sur cette réaction de Mme Veil vendredi en marge d'un déplacement, a estimé que "chacun avait le droit d'avoir sa propre opinion".

Mme Veil déclare en outre concernant la candidate socialiste: "Je ne suis pas socialiste (...) mais j'admire la force et le courage de Ségolène Royal de s'être engagée dans ce combat".

En revanche, Mme Veil réitère ses critiques contre François Bayrou, candidat UDF, affirmant qu'"il n'a pas la carrure d'un président". "Aujourd'hui, ses propositions me paraissent très peu démocratiques", précise-t-elle.

RAG 34. Les lolo's 34

09:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Veil, ministère de l'immigration et de l'identité nationale

16.03.2007

A propos de la disparition de Lucie AUBRAC : Sarkozy, jeune malappris en panne d'Histoire ?

"Belle conscience" : Sarkozy cite volontiers Jaurès, Blum, mais oublie de rendre hommage à Lucie Aubrac ( femme trop communiste ?) une authenthique héroïne qui a participé à la libération de La France du joug nazi mais qui a aussi surtout oeuvré à son heureuse reconstruction au sein du Conseil national de la Résistance : Création des assurances sociales et de l'ensemble de nos services publics que vous et vos coquins démantelez jour après jour sans vergogne !

Ma colère que je voudrais désormais partagée ne s'éteindra pas d'aussitôt. Cet oubli inacceptable, vous vaudra sans doute l'un de ces courroux mémorables du peuple français si vous deviez demain continuer de gouverner. Prenons date !

Votre hommage même tardif pour témoigner sinon reconnaître l'oeuvre immense de Lucie Aubrac, me et nous réconforterait. Vive la France, vive la République !

"Entre ici Lucie Aubrac ..."

Note précédente


RAG34. Lovely34

16:05 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : AUBRAC Lucie, SARKOZY, RAG 34

Claude Bartolone : « François Bayrou est un prestidigitateur »

medium_claudeBartolone.7.pngLe député Claude Bartolone, proche de Laurent Fabius, revient sur les débats qui agitent le PS sur la meilleure façon de contrer François Bayrou.

medium_lolgomarianne.10.jpgDes dissensions ont éclaté au sein du PS suite aux propos de Dominique Strauss-Kahn dans Le Monde au sujet de François Bayrou. Vous n'êtes pas d'accord avec lui…
Claude Bartolone : Les dissensions proviennent du fait que les déclarations de DSK laissent penser que François Bayrou pourrait rejoindre un gouvernement de gauche. Or à un moment où les électeurs réclament de plus en plus de morale, d'honnêteté et de clarté, il faut éviter ce genre de confusion. Quand DSK dit qu'il faut créer un front anti-Sarkozy, ça ne va pas. Pour Ségolène Royal et Laurent Fabius, il faut bien expliquer pourquoi nous voulons battre Sarkozy. On ne peut pas marier l'eau et le feu. Nous ne voulons pas rassembler tous ceux qui sont contre Nicolas Sarkozy : nous rassemblons sur un projet, le Pacte présidentiel, qui est de gauche. Au premier tour, nous souhaitons présenter une alternative à la droite, qu'elle soit de l'UDF ou de l'UMP. D'ailleurs, je vous signale que nous sommes actuellement face à un dispositif très classique : Sarkozy-Bayrou, cela rappelle Chirac-Raymond Barre, Chirac-Balladur ou encore Chirac-Giscard. Le RPR a essayé de se débarrasser de l'UDF en créant l'UMP, mais ça n'a pas marché.

François Bayrou monte dans les sondages, notamment parce qu'il séduit des électeurs de gauche. Comment stopper l'hémorragie ?
La seule manière d'agir est de l'obliger à être clair. Pour obtenir les voix de droite de son électorat traditionnel et mordre à gauche, il est contraint à la confusion, il entretient l'illusion. Or les Français ne veulent pas d'un prestidigitateur comme Houdini, ils veulent voter pour un programme. Bayrou ne pourra pas rester dans les généralités en ce qui concerne l'emploi et d'autres questions clefs. Est-il est pour une relance par la consommation ? Est-il pour les heures supplémentaires exonérées de contributions sociales comme Nicolas Sarkozy ? En ce qui concerne les retraites, est-il pour la poursuite du plan Balladur et du plan Fillon, ou souhaite-t-il, comme nous, une autre vision, qui ne pénalise pas les chômeurs et les non qualifiés ? Sur tous ces sujets, il va devoir s'exprimer.

Ségolène Royal a repris récemment une proposition du candidat UDF : elle a dit qu'il fallait « empêcher quelques grands groupes, notamment le BTP, les télécoms et l'industrie militaire de s'emparer progressivement de tous les médias ». Mais elle n'a pas dit comment elle comptait s'y prendre…
Elle est dans son rôle de candidate : elle est là pour fixer le cap. Ce sera au gouvernement et au Premier ministre de voir, techniquement, comme s'y prendre. On ne peut pas, d'un côté, appeler à une façon de gouverner plus responsable et plus respectueuse du Parlement et, de l'autre, imposer des directives. De plus, il y a des solutions différentes selon les médias. Par exemple, TF1 doit renouveler sa concession sous la prochaine présidence de la République. Ce pourra être l'occasion de fixer de nouvelles règles.

Mercredi 14 Mars 2007
Anna Borrel.

RAG 34. Lio des lolo's 34

14:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, BARTOLONE, RAG 34

La droite et les OGM : mensonges à tous les étages

I) Plantes OGM : pas d'avantages décisifs et des doutes persistants
Les plantes OGM actuellement mises en culture ne présentent pas d'avantages décisifs sur le plan économique comme sur le plan de la santé, de l'environnement, ou des problèmes liés à la faim dans le monde.
Au contraire, elles constituent pour le moment un cheval de Troie pour la conception américaine des brevets qui pourrait nous conduire vers une appropriation du vivant par de grandes firmes privées multinationales.
La biodiversité est un patrimoine commun. Les Pays du sud ont le droit de choisir et de maîtriser leur modèle de développement sans qu’il leur soit imposé, dans le respect de leur environnement, et tous les agriculteurs du monde doivent disposer de ce même droit.
Cette commercialisation est d'autant plus inacceptable que cette utilisation à des fins mercantiles de plantes génétiquement modifiées se fait alors que peu de recherches sont menées, de façon objective et désintéressée, sur les effets pour la santé et l'environnement. Or, de vraies questions restent posées sur les OGM actuels, et notamment leur culture en plein champ.

II) L'UMP complice des firmes multinationales productrices d'OGM
Le programme de l’UMP explique que « le service rendu par les OGM n’est toujours pas probant au regard des risques et des inquiétudes qu’ils soulèvent. » C’est pourtant une politique diamétralement opposée à cette affirmation qu’a conduite l’UMP depuis 2002.
Le projet de loi sur les OGM a ainsi été élaboré sous l’emprise des grandes firmes multinationales pour faire la part belle à la brevetabilité du vivant et au libéralisme de la production agricole de masse. Ce projet présenté par le gouvernement Villepin-Sarkozy, n’était rien d’autre qu’un projet d’autorisation des OGM, exonérant de toute responsabilité les firmes productrices d’OGM, plutôt que la simple transposition de la directive européenne attendue depuis longtemps.
Les différents gouvernements de droite ont largement contribué à créer un climat délétère et violent autour du dossier des OGM, par l'absence de transparence, de débats et de réelle concertation dont ils sont comptables sur le sujet, comme par les moyens dérisoires qu'ils ont choisi de consacrer à la recherche publique.
Et Nicolas Sarkozy est d'ailleurs le seul candidat d'importance à ne pas avoir pris position clairement en faveur d'un moratoire sur les cultures d'OGM en plein champ, ce qui constitue de fait une validation des cultures d'OGM en France.

III) Avec Ségolène Royal, un moratoire sur les cultures OGM en plein champ
Après le moratoire longtemps appliqué en Europe à l’instigation du gouvernement Jospin, les reculades successives des gouvernements de droite, et leurs mensonges sur la réalité des essais en plein champ, ont favorisé la dissémination dans de nombreux endroits en France.
Il y a ainsi actuellement jusqu'à 5000 hectares de maïs transgéniques cultivés sans cadre réglementaire, surfaces qui d’ailleurs augmentent régulièrement dans la plus totale illégalité, ce qui a conduit 19 régions de France à voter contre les essais OGM en plein champ.
Avec les socialistes, Ségolène Royal s'est ainsi opposée fermement aux autorisations de commercialisation et de mises en culture en plein champ délivrées actuellement sans débat démocratique et sans qu'existe un quelconque régime de responsabilité clairement établi en cas de contamination
Elle propose au contraire d’organiser un grand débat public qui définira la politique à mettre en oeuvre pour ne pas handicaper les cultures conventionnelles et préserver le développement de l’agriculture biologique. Dans l'attente, les cultures OGM en plein champ seront immédiatement arrêtées.
Il faudra dans le même temps assurer le développement d'une recherche d'excellence conduite dans la transparence, selon de stricts protocoles de mise en oeuvre et d'évaluation, par des organismes publics correctement financés. Il faut notamment développer l'indispensable recherche médicale à long terme sur les effets des OGM, en particulier en toxicologie.

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Avec Ségolène Royal : prévention, précaution, recherche et progrès

RAG 34. Lolo34

13:21 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, RAG 34

La dangereuse banalisation de Le Pen

Pour Stéphane Wahnich, directeur de l’Institut de sondage SCP communication, co-auteur de Le Pen, les mots ( éd. La Découverte, 1998), le leader frontiste réussit à banaliser son image et son discours, sans rien abandonner de son idéologie, mais aurisque de progresser encore dans l’opinion

Comment le discours de Jean- Marie Le Pen a-t-il évolué ?
Le Pen souhaite être banalisé car il a compris que c’était la condition de sa réussite électorale. Dans ses discours,il a donc mis un bémol à ses attaques racistes et antisémites. Il a également assoupli sa vision biologique et guerrière de la société. Il a compris que ces thèmes étaient inaudibles en démocratie. Pour autant, le naturalisme social n’est pas abandonné. Son nationalisme est empreint d’une vision biologique de la société, d’un appel au respect de « l’ordre naturel », de la « nature humaine ». Au point de nier le fondement du christianisme qui, dans la Bible, conduit l’homme à dépasser la nature, à la dominer, par le savoir et la science. Le Pen est dans une vision « paganiste », dans un univers où les hommes sont ravalés au rang d’« animaux ». Le danger, c’est que sa vision de l’homme « devant se soumettre à la nature » conduit à une vision racialiste du monde.

Il n’a donc pas abandonné ses fondamentaux ?
La rhétorique traditionnelle est, en effet, toujours présente. Le déclin, la déchéance de la France, font encore partie de son discours.Il continue de prôner une société de la tradition. Il ne dit pas agriculteur, par exemple, mais cultivateur, éleveur ou vigneron. Les métiers qu’il cite, ce sont les « petits patrons, les commerçants, les paysans, les ouvriers ». Il évoque un pays mythifié, avec un vocabulaire des années 1950. Il va parler « d’arithmétique au lieu de mathématique, de « poteau télégraphique » à la place du téléphone.Tout ce qui s’inscrit dans le progrès est exclu de son discours car il s’adresse à des gens désorientés face à la modernité. Il décrit, pour coller à cet électorat en perte d’identité, une société qui n’existe plus. Jamais, par contre, il ne fait référence à la catégorie des cadres, des chercheurs, des ingénieurs, de tout ce qui fait la modernité du monde actuel.

La diabolisation était-elle efficace ?
Beaucoup de commentateurs prétendaient que la diabolisation le renforçait. C’est faux. C’est justement parce qu’aujourd’hui il n’est plus assez diabolisé qu’il progresse dans l’opinion. Le Pen l’a bien compris. C’est pour cette raison qu’il a abandonné, en partie, sa rhétorique guerrière et ses provocations. Il y a encore 15 ans, Le Pen était présent dans les médias mais les journalistes s’efforçaient de montrer en quoi il était insupportable. Aujourd’hui, Le Pen est invité sur les plateaux comme n’importe quel autre homme politique. Sur ses affiches, il met en avant une jeune fille, apparemment issue de l’immigration. Cela ne sert pas spécifiquement à attirer l’électorat jeune ou beur mais à contribuer à sa banalisation, à rassurer les Français. Je ne suis pas raciste, la preuve. Le Pen devient acceptable, et c’est maintenant qu’il est le plus dangereux.

Vous êtes responsable d’un institut de sondage. Comment perçoit-on le vote Le Pen dans les enquêtes d’opinion ?
Dans les résultats bruts, Le Pen est rarement à plus de 3 %. Les chiffres sont donc systématiquement « redressés ».Les gens, d’une manière générale, ont plus de mal à dire qu’ils votent à droite, et encore plus à l’extrême droite. On sait corriger les chiffres pour les partis comme le PS, l’UDF et l’UMP, cet exercice reste très difficile concernant le FN. C’est pourquoi son vote est systématiquement sous-évalué. Cette année encore, on retrouvera un fort électorat Le Pen, car les raisons pour lesquelles il existait en 2002 sont toujours présentes en 2007.

Sarkozy capte-t-il l’électorat lepéniste ?
En évoquant les musulmans qui « égorgent les moutons dans les baignoires » ou en parlant de nettoyer les banlieues « au Kärcher », Sarkozy tente de récupérer les voix de Le Pen. C’est une erreur, ça ne marchera pas. C’est moins le chômage ou l’immigration qui font voter Le Pen que la déstructuration identitaire liée à la modernité. Or, Sarkozy est déjà dans la modernité. À ce titre, il ne peut pas capter les voix de Le Pen. Et ce n’est pas deux ou trois appels du pied qui vont changer les choses. Par contre, il lui confère ainsi une certaine légitimité. Car la banalisation de Le Pen, c’est aussi les petites phrases des autres.

RAG 34. Les lolo's 34

09:34 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Le Pen

14.03.2007

Le choix du second tour : Entre héritiers du giscardisme et du chiraquisme lepénisé d'hier ? Choisissons ensemble le socialisme de demain !

Heureusement que la moitié d'entre-nous n'a pas encore choisi pour qui ils voteront au premier tour !

Car chez Bayrou, il n'y a cruellement pas de pilote dans l'avion et, chez Sarkozy l'ultralibéralisme matîné de lepénisme nous fait redouter le pire du pire....

Certes pour nous, Ségolène Royal n'était pas notre candidate préférée, pour cause de centrisme revendiqué. Mais aurons-nous, aurez-vous encore le choix au second tour et au delà, si le pire du pire venait à aboutir ?

Il nous, il vous appartient de qualifier Ségolène Royal dès le premier tour !

Contre les droites d'hier, inventons et organisons ensemble "l'eurométissage" et le "peer to peer", "gagnant-gagnant" pour toutes et tous. Non à la la société barbelée du pire promise par le trio Bayrou, Sarkozy, Le Pen !

Les droites ne passeront pas par moi, le 22 avril je vote socialiste !



RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34.

12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Contre les droites d'hier, inventons ensemble le socialisme de demain!

Sarkozy et l’ouverture au Front national

« L’ouverture » de Nicolas Sarkozy doit donc être prise pour ce qu’elle est, une simple opération tactique pour jouer de la confusion des mots et des idées.

I) Dissimulation
Nicolas Sarkozy n’est plus à droite, il est « de France » ! :
« Lorsqu’il s’agit de l’élection présidentielle, il s’agit de la France. Et lorsqu’il s’agit de la France, il n’y a plus de camp, il n’y a plus de parti. » (discours à la Mutualité, 11 février 2007).
Hier – c’était en 2006 ! – Nicolas Sarkozy voulait représenter « une droite décomplexée », aujourd’hui, il veut être le candidat de « la réconciliation ». Et de re-citer (c’est désormais une habitude…) Jean Jaurès et Léon Blum, qui n’en peuvent mais…
Et d’accueillir – plus prosaïquement – deux transfuges de l’UDF, André Santini, pris dans « le système des Hauts-de-Seine », Christian Blanc, aspirant ministre depuis longtemps…
Il y a eu sans doute un sentiment d’urgence dans l’état-major de l’UMP : faire oublier la dureté libérale des propositions concrètes du candidat sortant, gêner le candidat de l’autre droite, François Bayrou zélateur d’un introuvable « entre-deux » politique, fournir des prétextes commodes à quelques intellectuels en mal de conservatisme, voici les raisons de cette posture. Mais la réalité est autre.

II) Sectarisme
C’est bien beau de parler « d’ouverture » et de « réconciliation », encore faudrait-il que Nicolas Sarkozy l’ait prouvé, ne serait-ce qu’un petit peu, dans ses comportements au pouvoir.
Dans les Hauts-de-Seine, son fief, qu’il entend dominer sans partage, il ne cesse de< réduire son opposition au silence dans les assemblées départementales ; il refuse de lui communiquer les résultats des audits menés dans le département, la privant ainsi délibérément de moyens d’action.
Au Parlement, il n’a cessé d’afficher son mépris pour la gauche, et tout particulièrement pour les socialistes, qu’il a accusés à plusieurs reprises de préférer « leur parti à leur pays ». Comme si en matière de comportement clanique, le RPR hier, et l’UMP aujourd’hui pouvaient donner des leçons !
La boulimie de pouvoir qui est la sienne (son projet ne comporte aucune mesure concrète pour rééquilibrer les pouvoirs, à la différence de celui, précis, de Ségolène Royal…),laisse bien mal augurer de ce que pourrait être « l’État irréprochable » qu’il vante ! L’utilisation des renseignements généraux à des fins partisanes en est déjà une preuve… sans compter la pression continue sur les médias.

III) Regards vers le Front national
En fait, la seule « ouverture » concrète que Nicolas Sarkozy pratique, est une ouverture idéologique vers le Front National.
Les slogans sont clairs : « La France, aimez-la ou quittez-la », « Notre pays a un fort besoin d’autorité. »
Les concepts ne le sont pas moins, le « pays réel » est opposé au « pays légal », vieille thématique de l’extrême droite française.
Les complaisances sont multiples, l’allusion aux « égorgeurs de moutons », à la polygamie, au mariage forcé, la réhabilitation de la colonisation, la dénonciation d’un « racisme anti-français », etc. Autant de signes donnés à l’électorat du Front national et qui sont bien compris comme tels.



RAG 34. Lolo34

06:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, FRONT NATIONAL, RAG 34

13.03.2007

Sarkozy : candidat du salariat jetable

Les prises de position répétées de Nicolas SARKOZY en faveur d’une possibilité de rupture du contrat de travail par consentement mutuel confirment que le candidat de l’UMP est d’abord le porte-parole du MEDEF et du patronat le plus rétrograde.Le Parti socialiste rappelle que la rupture amiable du contrat de travail existe déjà en droit français, et a pour conséquence normale que le salarié ne peut alors se prévaloir de l’assurance-chômage.

Dès lors, la proposition du MEDEF, aujourd’hui reprise par Monsieur SARKOZY, n’est destinée qu’à remplacer l’actuel droit du licenciement par un droit de la « séparabilité », chère à l’organisation patronale, qui priverait le salarié de tout droit de recours contre l’employeur.

Dans ces conditions, le contrat de travail unique proposé par Nicolas SARKOZY serait en réalité, au mieux un CPE pour tous, et plus probablement un contrat dont la rupture ne pourrait pas être contestée par le salarié.

Cette évolution reviendrait à instituer dans notre pays le principe du salarié jetable à tout moment, sans motif, en appliquant aux relations sociales les principes de résiliation contractuelle du droit commercial.

A l’opposé de ce projet de régression sociale généralisée, Ségolène ROYAL propose de faire du CDI la référence en droit social, en incitant financièrement les entreprises à recourir à cette forme d’emploi stable et pérenne.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

RAG 34. Lolo34

11:41 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

12.03.2007

Bayrou et l’UDF défendent la même politique anti-sociale que Sarkozy et l’UMP

Qui peut douter que François Bayrou et l’UDF soient de droite, agissent au service des intérêts du Medef et se moquent éperdument des droits des travailleurs salariés ou indépendants ?

La France d’en haut
Les positions de l’UDF, fondée par Giscard d’Estaing, présidée maintenant par François Bayrou, sont l’expression d’un monde qui ignore les fins de mois difficiles et dont les préoccupations sont à l’opposé de celles qui taraudent ceux pour qui les difficultés sont permanentes parce qu’elles se présentent dès le début du mois. Bayrou appartient à un monde qui s’estime être la France d’en haut : « Ah ? Tu n’es que professeur de collège ? » disait-il à un ancien camarade de classe qu’il avait perdu de vue. La fréquentation des allées du pouvoir peut créer le sentiment d’appartenir à une élite : Bayrou ne doute pas que les institutions bonapartistes, gaullistes, de la V° République, soient taillées pour lui-même.

Le gouvernement du « centre »
En Italie, discréditée, la démocratie chrétienne s’est effondrée, laissant la place à Berlusconi qui a pu rassembler des nationalistes aux libéraux. En Allemagne, c’est la démocratie chrétienne qui s’est imposée comme le parti dominant de la droite et qui s’étend jusqu’aux frontières de l’extrême droite. Mais en France, la place de parti dominant de la droite est occupée par l’UMP qui, comme en Italie et en Allemagne, amalgame le nationalisme et le libéralisme. Les restes de l’UDF, regroupés autour de Bayrou, n’ont plus de place pour réussir le même amalgame. C’est pourquoi Bayrou tente de convaincre que « la France se gouverne au centre » n’a comme carte d’identité que le libéralisme.

Le pôle extérieur
Comme tous les autres dirigeants de la droite François Bayrou a construit sa carrière politique personnelle en s’adaptant aux institutions monarchiques de la V° République. Mais si l’UDF ne s’est pas fondue dans l’UMP, c’est parce que Bayrou, minoritaire au sein de la droite, est plus visible en restant à l’extérieur d’un appareil construit pour servir un seul chef. Ce n’est pas par refus de l’orientation libérale du parti dont Sarkozy s’est emparé.

Le libéralisme de la droite
On peut en juger par la politique que Bayrou et l’UDF ont suivie depuis 2002. Il ont approuvé les lois anti-sociales les plus scélérates préparées par le gouvernement :
Le 3 juillet 2002, François Bayrou approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
Le 15 octobre, il approuve la loi Fillon sur les salaires, le temps de travail et le développement de l’emploi, combattue par les groupes socialiste et communiste, qui prévoit de nouvelles exonérations de cotisations patronales.
Le 19 novembre, il vote le budget 2003 du gouvernement Raffarin.
Le 17 décembre 2002, le groupe UDF approuve la loi sur les marchés de l’énergie et le service public de l’énergie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste .
Le 28 janvier 2003, François Bayrou approuve la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 15 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste qui s’oppose à la modification des modes de scrutin des régionales et européennes : cette modification sera adopté au titre de l’article 49-3 de la Constitution.
Le 29 avril, l’UDF signe un chèque en blanc au gouvernement Raffarin en votant la loi qui habilite le gouvernement à légiférer par ordonnances pour « simplifier » la codification du droit.
Le 2 juillet, Bayrou refuse de voter la motion de censure socialiste du gouvernement Raffarin qui, par le projet de loi Fillon, s’attaque aux retraites par répartition en baissant le montant des pensions malgré l’opposition massive de la mobilisation sociale (1,5 million de manifestants à Paris).
Les 3 et 24 juillet, il approuve cette loi Fillon de contre-réforme des retraites, qui est combattue par tous les députés de gauche.
Le 4 novembre, il vote le budget de la sécurité sociale pour 2004, auquel s’opposent les groupes socialiste et communiste.
Le 25 novembre 2003, il approuve la loi sur le RMI qui crée le « Revenu minimum d’activité », combattu par les groupes socialiste et communiste.
Le 2 mars 2004, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
Le 5 avril, il approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
Le 7 avril, il approuve la loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 15 juin, il approuve la loi sur le handicap, qui supprime un jour férié (lundi de Pentecôte) et qui est combattue par la gauche.
Le 23 novembre, il vote le budget 2005 du gouvernement. Le 7 décembre 2004, il approuve la loi Borloo, dite « de cohésion sociale », combattue par la gauche.
Le 22 mars 2005, il approuve la loi Ollier, portant sur l’organisation du temps de travail en entreprise, combattue par la gauche.
Le 23 mai, il approuve la loi de transposition des directives européennes sur l’ouverture des services postaux à la concurrence, combattue par toute la gauche. - Le 18 octobre, il approuve la loi d’orientation agricole, qui est combattue par les groupes de la gauche, socialiste et communiste.
Le 15 novembre, il approuve l’application de la loi du 3 avril 1955 pour instaurer l’état d’urgence qui est refusé par les groupes socialiste et communiste.
Le 29 novembre, il approuve la loi sur la sécurité et les contrôles frontaliers, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 6 décembre 2005 , il approuve la loi sur le « retour à l’emploi », qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 31 janvier 2006, il approuve la loi sur le logement, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 21 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
Le 30 mai 2006, il approuve encore la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, qui est combattue par toute la gauche.

Un tournant tactique
Le jusqu’au-boutisme de Villepin, accroché au CPE, signe la fin de la politique d’appoint inutile de l’UDF à l’UMP. À partir de la rentrée politique de septembre 2006, avec l’entrée dans la pré-campagne présidentielle, Bayrou sait qu’il va être laminé par l’appareil UMP s’il ne se démarque pas de Sarkozy. Rester collé à Sarkozy c’est disparaître. S’en distinguer c’est sans danger : l’UMP possède à elle seule la majorité absolue des députés. Les 30 UDF devenaient même ridicules de venir faire inutilement l’appoint aux 360 UMP. Bayrou refait ainsi surface sur la scène politique et endigue provisoirement la chute continue de la démocratie chrétienne française depuis la fin du MRP. Mais l’aspiration à l’unité de toute la gauche et le poids de l’appareil UMP écrasent peu à peu la place disponible pour l’UDF. Sa respiration se réduit à celle qu’autorise le desserrement conjoncturel des étaux qui l’enserrent.

Pierre Ruscassie

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11.03.2007

Chirac ou un verre plein à l'étranger et à moitié vide en France

Copyright © Allociné 2007
PARIS (Reuters) - Jacques Chirac devrait mettre un point final dimanche à quarante années de vie politique dont douze à l'Elysée, où ses succès à l'international l'ont emporté sur sa politique intérieure à l'exception de son dernier pari européen.

Ce que les Français en retiendront, "je n'en sais rien", reconnaît le président à Pierre Péan, auteur d'un "Inconnu de l'Elysée" sorti mi-février.

"Ce que je souhaiterais qu'ils retiennent, c'est que, contrairement aux apparences qu'elle donne à certains moments et pour certains aspects de son histoire, la France est un pays - s'efforce d'être un pays - de tolérance", confie le chef de l'Etat.

Sous sa houlette, le service militaire obligatoire disparaît début 1997 et le quinquennat est institué en 2000. C'est aussi sous son autorité que sont votées les lois réformant les régimes de retraite et l'assurance-maladie, puis l'interdiction à l'école des signes ostensibles d'appartenance à une religion.

Sa présidence consacre également l'interdiction de la cigarette dans les lieux publics, instituée le 1er février dernier. Son deuxième mandat avait été placé sous le signe de "grands chantiers" comme la lutte contre le cancer, l'aide aux handicapés et la sécurité routière.

Mais c'est dans le domaine économique et social que les fruits peinent à être récoltés, les économistes évoquant au mieux un "bilan contrasté" des années Chirac.

Elu en 1995 sur le thème de la "fracture sociale", Jacques Chirac est reconduit à la tête de l'Etat sept ans plus tard après l'élimination surprise de son adversaire de gauche, Lionel Jospin, au profit de celui du Front national, Jean-Marie Le Pen, au terme d'une campagne dominée par les questions de sécurité.

Réélu avec plus de 82% des voix, il assiste impuissant à la remontée du chômage en 2002 et 2003 et tente de contrer la montée du communautarisme. Combinés, les deux facteurs débouchent sur les violences de l'automne 2005 dans les quartiers difficiles.

Douze années après son accession à la magistrature suprême, on compte toujours plus de deux millions de sans-emploi en France et la baisse amorcée en 2004 s'accompagne d'une hausse du nombre de RMIstes.

Alors qu'il prônait la "remise en ordre des finances publiques" - "un point obligé" - la dette française est passée de 496 milliards d'euros en 1995 à plus de 1.100 milliards.

Il avait fait de la baisse de 30% de l'impôt sur le revenu l'une de ses principales promesses de campagne en 2002. Selon le ministre du Budget Jean-François Copé, les impôts auront finalement baissé d'environ 20% en moyenne entre 2002 et 2007.

FRANCOPHONIE ET ECOLOGIE

Au chapitre international, les choses avaient mal commencé pour Jacques Chirac.

Un mois après son élection, il se met le monde à dos en décidant la reprise des essais nucléaires dans le Pacifique, en pleine commémoration du cinquantenaire d'Hiroshima. Il y mettra un point final en janvier suivant.

Le chef de l'Etat endosse par la suite tous les atours du militant écologiste, sa croisade culminant en septembre 2002 avec son appel de Johannesbourg. "Notre maison brûle et nous regardons ailleurs", avait-il tancé ses homologues.

Il n'a de cesse de mettre en garde une humanité qui "danse sur un volcan", fustigeant les pays n'ayant pas signé le protocole de Kyoto, militant pour la création d'une Organisation des Nations unies pour l'Environnement et prônant le développement du Sud.

Défenseur de la francophonie, avocat de l'Afrique - où il s'est rendu quasiment chaque année -, Jacques Chirac s'est aussi posé en chantre du multilatéralisme, tenant tête à des Américains qui l'agacent "à toujours vouloir imposer leur point de vue", avoue-t-il à Pierre Péan.

En septembre 2001, il est le premier chef d'Etat étranger à se rendre aux Etats-Unis après les attentats de New York et Washington. Dix-huit mois plus tard, contre l'avis de nombreux partenaires européens, il prend la tête des opposants à l'intervention américaine en Irak, ce qui s'avérera l'une de ses décisions les plus visionnaires.

"J'ai répété 36 fois à (George) Bush qu'il commettait une erreur monumentale", dit-il à propos du chef de la Maison blanche, aujourd'hui contraint de faire machine arrière dans un conflit qui a coûté la vie à plus de 3.000 Américains.

"MOUTON NOIR"

Mais pour ses détracteurs, le deuxième mandat de Jacques Chirac a pris fin le 29 mai 2005, jour du référendum sur la Constitution européenne en France.

Si elle dit "non", la France sera le "mouton noir" de l'Europe, avait prévenu le président lors d'une émission télévisée quelques semaines avant une consultation qu'il avait lui-même voulue. Le traité constitutionnel, fruit de longues années de négociations à 25, est pourtant repoussé par plus de 54% des Français, plongeant l'Europe dans un marasme dont elle tarde à sortir.

Vendredi à Bruxelles, lors de son probable dernier Conseil européen, il a esquissé un mea culpa. "Je suis désolé de, peut-être, ne pas avoir fait tout ce qu'il aurait fallu pour éviter ce qui a été une mauvaise chose pour l'Europe et pour la France", a-t-il déclaré devant la presse.

L'échec du référendum européen traduit un manque d'intuition de l'Elysée à l'égard de l'opinion française et en rappelle un autre: celui de la dissolution de 1997.

Conseillé par Dominique de Villepin, Jacques Chirac décide d'organiser de nouvelles législatives afin d'obtenir une majorité plus solide. Mauvais calcul: la "gauche plurielle" l'emporte, marquant le début de cinq ans de cohabitation avec Lionel Jospin.

Dernier président à avoir fait l'expérience de la guerre, révulsé par l'antisémitisme - "C'est physique", dit-il -, Jacques Chirac multiplie les gestes symboliques pour réconcilier les Français avec les pans sombres de leur histoire.

En juillet 1995 - il est à l'Elysée depuis deux mois - il est le premier chef d'Etat à dénoncer le rôle de Vichy dans la déportation des juifs pendant la Deuxième Guerre mondiale. "Ce qui s'est passé avec les juifs pendant la guerre est impardonnable, et il y a un moment où il faut le dire", explique-t-il simplement à Pierre Péan.

En janvier dernier, il préside à l'entrée des Justes au Panthéon, ces Français qui sauvèrent les juifs d'une mort quasi-certaine en déportation.

Pudique et secret sur sa vie privée, Jacques Chirac lève un coin de voile au cours de son second mandat en faisant partager son amour de l'art. Une passion qui se traduira par la construction du musée des Arts premiers du quai Branly, vaste paquebot coloré signé Jean Nouvel surnommé dès sa naissance, en juin 2006, "musée Chirac".

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10.03.2007

Ministère de "l'immigration et de l'identité nationale": tollé contre Sarkozy


PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy, en prônant la création d'un "ministère de l'immigration et de l'identité nationale", s'est attiré les vives critiques de ses adversaires politiques et des associations qui y ont vu un appel du pied à l'électorat FN, à six semaines du premier tour.

"Je veux un ministère de l'immigration et de l'identité nationale", a annoncé jeudi soir le candidat UMP lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2.

La proposition a été dénoncée dès jeudi soir par le PS, pour qui le ministre de l'Intérieur "laisse entendre que l'immigration est une menace potentielle pour la culture française". Le PS a demandé vendredi à M. Sarkozy de "revenir sur cette proposition" et "reconnaître son dérapage".

Le numéro un PS François Hollande a enfoncé le clou: "Je crains vraiment que dans cette campagne Nicolas Sarkozy soit dans un flirt poussé avec les thèses du Front national".

Le candidat UDF, François Bayrou, a renchéri, estimant "qu'en enfermant dans la même phrase immigration et identité nationale", Nicolas Sarkozy a franchi "une frontière". En meeting à Perpignan vendredi soir, M. Bayrou a jugé que "l'identité nationale de la France, elle a un nom, c'est la République".

"On ne mélange pas dans le même ministère immigration et identité nationale. D'abord on ne fait pas un ministère de l'identité nationale. On ne fait pas un ministère de la France", a-t-il dit.

"Les masques tombent: Nicolas Sarkozy est dangereux pour la démocratie et pour les valeurs de la République", a estimé la candidate PCF Marie-George Buffet, pour qui "accoler immigration et identité nationale renvoie aux épisodes les plus sombres de notre histoire".

Face à ces critiques, la porte-parole du candidat UMP, Rachida Dati, a fait valoir que "il n'y a rien de choquant, ni aucune connotation à immigration et à identité nationale".

Vendredi, le candidat de l'UMP s'est lui-même défendu devant la presse contre ces "mauvaises polémiques" car l'identité française, ce n'est pas un gros mot".

"L'Histoire de France, la fierté d'être Français, l'identité française sont au coeur de la campagne électorale", a-t-il ensuite affirmé lors d'une réunion publique à Caen.

L'idée de ce nouveau ministère a été approuvée par Jean-Marie Le Pen qui voit là "une petite opération de racolage sur les terres du FN".

Elle a en revanche suscité l'indignation d'associations. La Ligue des droits de l'homme s'est déclarée "scandalisée" par cette proposition, qui "constitue un appel de pied supplémentaire à l'extrême droite".

SOS Racisme a regretté que "l'immigration serve à nouveau de lamentable épouvantail aux échecs et aux failles du passé" et affirmé que les candidats à la magistrature suprême "ne doivent pas divertir les citoyens en flattant les plus bas instincts d'une partie d'entre eux".

Dans la même veine, le Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples (Mrap) affirme que Nicolas Sarkozy "n'a pas utilisé ces termes par hasard" et qu'en associant ces termes, "il libère la parole et l'idéologie raciste, il menace gravement la cohésion nationale".

"Visiblement, Nicolas Sarkozy entreprend la danse du ventre devant l'électorat de Le Pen", ironise le Réseau éducation sans frontières, voyant comme "ministre de l'Identité nationale" Johnny Hallyday, soutien de Nicolas Sarkozy qui s'est installé en Suisse tout en demandant la nationalité belge.

Samedi, Arnaud Montebourg, porte-parole de Ségolène Royal, a estimé que "la lepénisation du discours de Nicolas Sarkozy est en marche" et que "la question des contreparties politiques aux parrainages donnés à Jean-Marie Le Pen est désormais posée".

"Nicolas Sarkozy est manifestement un candidat à la dérive", a estimé le porte-parole de la candidate socialiste à la présidentielle dans une déclaration à l'AFP, suite à l'annonce du candidat UMP de son projet de créer s'il est élu "un ministère de l'immigration et de l'identité nationale".

Pour le député de Saône-et-Loire, "la question des contreparties politiques aux parrainages donnés à Jean-Marie Le Pen est désormais posée". Au début de la semaine, M. Sarkozy avait indiqué qu'il se "battrait" pour que M. Le Pen -et Olivier Besancenot (LCR)- puissent être candidats.

"A quand l'arrivée de la famille Le Pen au gouvernement et au pouvoir dans les wagons du sarkozysme ?", se demande M. Montebourg.



Souk CHANTHALANGSY



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Royal dénonce l'amalgame créé par Sarkozy sur l'immigration

PARIS (Reuters) - Ségolène Royal dénonce dans la proposition de Nicolas Sarkozy de créer un "ministère de l'Immigration et de l'Identité nationale" un amalgame assez ignoble.

"Je trouve assez ignoble de faire cet amalgame entre l'identité française et les travailleurs immigrés, étrangers, qui viennent ici pour contribuer à la croissance économique", a déclaré la candidate socialiste à l'élection présidentielle en marge de sa visite au Salon de l'agriculture à Paris.

"Je pense que c'est une confusion malheureuse", a-t-elle ajouté. "Jamais les travailleurs immigrés n'ont menacé l'identité française. Au contraire, les immigrés réguliers (...) viennent souvent faire du travail que les Français ne veulent pas faire."

Le candidat de l'UMP à l'Elysée a avancé cette idée jeudi soir sur le plateau France 2, lors de l'émission "A vous de juger", parce qu'à ses yeux "le dossier de l'immigration est explosé en trois ministères différents".

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14:38 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, SARKOZY, RAG 34

09.03.2007

Bayrou, l’étrange cas du faux anti-système

Oui, on est tous d’accord : François Bayrou est la superstar de cette précampagne présidentielle. Selon un sondage CSA paru ce matin, le leader centriste obtiendrait 24% des intentions de vote au premier tour, sur les talons de Ségolène Royal (25%) et de Nicolas Sarkozy (26%). En septembre, ces intentions n’étaient que de 7%. De quoi s’agit-il? D’un vrai tremblement de terre dans l’opinion ? D’un simple coup de foudre envers le candidat ? D’une opération de marketing politique réussie ?

Dans tous les cas, l’ascension du prophète Bayrou est plus qu’étonnante. Dans la culture politique espagnole, les propulsions de ce genre sont très rares et les partis du centre n’existent plus. La formation centriste UCD a gouverné l’Espagne pendant la première législature après la fin du franquisme, quand la transition démocratique obligeait au rassemblement gauche-droite. Ensuite, le parti a disparu en raison de disputes internes ; les formations nationalistes ont alors endossé le rôle du cavalier au grand bal du pouvoir.

En France, une certaine tradition centriste et très conservatrice pourrait justifier l’inattendue adhésion de forces vers la candidature de Bayrou. Pour les partisans de la post-idéologie (qui n’a pas entendu ces jours-ci que «la gauche et la droite n’existent plus» ?), Bayrou devient le juste compromis, l’arbitre du pouvoir, le tenant de la vérité politique. L'affichage permanent de son origine campagnarde (son entourage nous informe, par exemple, qu’il possède deux tracteurs) n’est pas un hasard. Il est le gardien du passé glorieux de la France face à l’inquiétante société du mérite de Sarkozy, où l’on se voit plutôt loser, et aux incompréhensibles «cercles vertueux» de Royal, qui pourraient mettre fin à quelques hiérarchies. Et que serait la France sans ses hiérarchies?

Ce qui m’échappe, c’est l’indulgence des citoyens vis-à-vis d’un personnage si loin d’être l’anti-système qu’il prétend devenir. Ex-ministre de Balladur et de Juppé pendant quatre ans et soutien du gouvernement Raffarin, dont il a approuvé tous les budgets et la plupart des lois, Bayrou deviendrait un dissident du toute dernier minute. Pourquoi a-t-il tardé si longtemps à se rendre compte que l’accroissement de la dette publique est une mauvaise chose ? Comment a-t-il tardé autant à découvrir que le système bipolaire ne fonctionnait plus ? «Et comment expliquez-vous que les cerises mûrissent en juin? Les hommes aussi, vous savez, mûrissent», répond-il aux attaques, pour l’instant pas trop nombreuses.

Bien sûr, tout le monde a le droit de changer. Mais tous les candidats de premier ordre devraient avoir le même droit à la critique. Qu’est-ce qu’on dirait de Ségolène si elle proposait d’inscrire l’interdiction de la dette dans la Constitution, comme Bayrou l’a proposé ? Qu’est-ce qu’on dirait de Sarkozy s’il affirmait «Ma femme aime bien que je sois viril», comme Bayrou l’a fait ?

J’emprunte les mots de Philippe Lançon: Bayrou serait «celui pour qui on vote quand on ne sait pas pour qui on va voter». Le vote anti-système deviendrait ainsi assez conformiste. Et Bayrou, un autre président par défaut après la victoire de Chirac en 2002. Français, où est votre esprit critique ?

• Alex Vicente •

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Mélenchon s'inquiête de la percée de Bayrou : Il y a le feu au lac !


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11:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, RAG 34

Mélenchon s'inquiête de la percée de Bayrou : Il y a le feu au lac !

Il y a le feu au lac, je n’hésite pas à le dire. Pourtant une certaine esthétique politique recommande de rester impavide quoi qu’il arrive. Je n’y ai jamais souscrit par méfiance d’instinct contre les étranges aptitudes à l’auto hypnose qu’impliquent certains prétendus sangs froids. La montée en puissance de Bayrou dans les sondages (j'inclus leur dimension manipulatoire dans mon analyse) menace bel et bien de jeter tout le paysage politique cul par-dessus tête et il est bien temps de réagir. Il y a quinze jours devant le bureau national du PS cette question a été débattue. Il s’est bien sûr trouvé un musclé du sang froid pour recommander à toutes les autres mauviettes participantes de « garder leur calme » quand bien même ne l’avions-nous nullement perdu. Puis nous fumes invités à une virile indifférence, bien sûr vigilante, mais détachée, qui ne « donne pas de prime à nos adversaires en parlant d’eux » et tuti quanti. L’antienne s’acheva dans l’indépassable invitation à « s’en tenir à nous même, à nos propres propositions », pour « obliger tous les autres à se déterminer par rapport à nous ». D’habitude, c’est la façon de parler de tous les chevaux de Troie. Mais ce n’était pas le cas cette fois-ci où seule l’arrogance était en œuvre. Pour ma part, j’ai dit, je persiste et signe, que cette sorte de « sang froid », toute proportion gardée, a déjà démontré sa nullité face Le Pen jusqu’au jour où celui-ci nous est passé devant. J’ai donc recommandé qu’on en tire les leçons.

Commençons par éviter de diaboliser Bayrou. D’abord pour tenir compte du fait que les diables sont devenus sympathiques en politique depuis quelques temps… Ensuite parce que la diabolisation est une paresse de l’esprit qui ne convainc personne. Enfin pour qu’on se souvienne combien cette campagne est nécessairement, obligatoirement, incontournablement, une campagne d’éducation populaire en direction des désorientés et désemparés face auxquels il ne suffit pas d’agiter des excommunications pour emporter la décision. Car ceux là constituent l’essentiel des français à ce jour. Et ce n’est pas la peine de se demander trop pourquoi ils sont tellement nombreux si l’on veut éviter de s’entendre montrer, citation à l’appui (comme cela m’est arrivé sur le plateau d’ITV), comment les principaux acteurs de la scène ayant eux-mêmes brouillé les clivages qui organisaient la pensée collective dans notre pays (ah ! Sarkozy citant Jaurès et Blum !), ils récoltent dorénavant à foison la confusion qu’ils ont semé si généreusement.
Faisons court. La gauche est menacée d’être éjectée du second tour par monsieur Bayrou (Sarkozy aussi, et on verra d’ici peu que c’est tout autant). Le nier est irresponsable si l’on tient compte de ce que nous entendons et constatons autour de nous. Pour l’essentiel Bayrou est surtout un problème à droite où il pioche l’essentiel de son électorat. Mais il est aussi un problème pour nous dans certaines catégories sociales, inutile de le nier. Il faut donc colmater la brèche là où elle est ouverte. Non pas en général mais au cas particulier. Je pense en particulier aux enseignants. C’est d’ailleurs dans l’éducation que la supercherie de monsieur Bayrou fonctionne le plus grossièrement. Je crois qu’il faut en faire la démonstration méthodique. Il est tellement révoltant de voir quelqu’un qui a voté contre la loi sur les signes religieux ostentatoires à l’école se draper dans les plis du drapeau de la laïcité ! Et plus insupportable encore que l’abrogateur de la loi Falloux puisse faire des mouvements de menton en défense de l’école publique sans qu’on lui éclate de rire au nez ! Et ainsi de suite. Mon dossier déborde d’arguments. Je me suis mis au travail. J’ai intégré l’équipe de campagne socialiste à l’heure où il semble bien compris qu’on a besoin de tout le monde pour la bataille de gauche puisque ça va moins bien que prévu…. Ceux qui menaient les opérations n'ont pas eu tout le succès qu'ils étaient en droit d'espérer. Le coup de main expérimenté est indispensable. Au Sénat, le président du groupe socialiste, Jean-Pierre Bel qui coordonne l’action, m’a confié l’animation de la cellule des argumentaires. Une vingtaine de personnes se réunissent pour faire le travail de fouille et de mise en forme des arguments à rendre disponibles pour ceux qui veulent les propager et convaincre autour d’eux. J’ai rencontré Jean-Louis Bianco co-directeur de la campagne et notre rencontre a été assez concrète, je dois dire. A chacun sur le terrain je recommande d’en faire autant. Quel que soit votre choix à gauche, et surtout si vous êtes socialistes ou communistes, aidez plutôt que commentez, agissez plutôt que soupesez. Ce qui nous menace si le Parti Socialiste est absent du deuxième tour et si le Parti communiste est humilié est une catastrophe qui va plus loin qu’un simple revers électoral. Un changement d’époque politique où la gauche serait condamnée à hésiter entre collaboration et figuration.

Le blog de Jean-Luc Mélenchon

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11:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Les propositions de François Bayrou tournent au plagiat de Nicolas Sarkozy

François Bayrou a présenté il ya peu ses propositions économiques et sociales. Derrière l’apparence d’un équilibre centriste se dissimule un projet authentiquement libéral et droitier, qui tourne bien souvent au plagiat de celui de Nicolas Sarkozy.Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou fait l’impasse sur la question du pouvoir d’achat et sur l’évolution des salaires et revenus. Il condamne ainsi la consommation des ménages à rester faible, et les inégalités sociales à perdurer.

Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose davantage d’heures supplémentaires aux salariés qui travaillent déjà et à qui les entreprises daigneraient accorder quelques heures de travail en plus. Ce serait bien entendu au détriment des salariés à temps partiel qui cherchent à travailler plus, ou des chômeurs qui souhaitent tout simplement travailler.

Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose des exonérations de cotisations massives et indifférenciées. Ainsi, les deux emplois « francs » de cotisations seraient excessivement coûteux pour la collectivité et provoqueraient des effets d’aubaine massifs à l’avantage des entreprises, de loin les plus nombreuses, qui auraient embauché en l’absence de ces exonérations.

Tout comme Nicolas Sarkozy, François Bayrou propose de ne pas toucher aux réformes fiscales injustes de ces dernières années, et même de les aggraver. Il partage la même volonté d’abaisser fortement, jusqu’à les vider de leur contenu, l’impôt sur la fortune et l’impôt sur les successions.

Enfin, François Bayrou propose bien peu de politiques nouvelles pour préparer l’avenir. Les grands discours sur la recherche, l’université et l’éducation finissent dramatiquement en peau de chagrin.

Ainsi, au-delà des paroles, au-delà des discours, les propositions précises de François Bayrou ne sont que la pâle copie de celles de Nicolas Sarkozy.

Communiqué de Michel SAPIN, Secrétaire national à l’Economie et à la fiscalité

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La cellule anti Bayrou du candidat sortant Sarkozy accueille Simone Veil

François Bayrou "ne représente que lui-même", dit Simone Veil

PARIS (Reuters) - L'ancienne ministre centriste Simone Veil a apporté publiquement son soutien au candidat de l'UMP à l'élection présidentielle Nicolas Sarkozy et tiré à boulets rouges sur son rival de l'UDF François Bayrou.
Le ministre de l'Intérieur et Simone Veil, qui vient de retrouver sa liberté de parole en quittant le Conseil constitutionnel, ont déjeuné ensemble en tête-à-tête au QG du candidat.

"Quand on a travaillé ensemble (..) j'ai eu beaucoup d'admiration tout de suite pour Nicolas, et pas seulement de l'admiration mais de l'amitié", a déclaré Simone Veil.

Elle n'a pas précisé quelle forme prendrait sa participation à la campagne de Nicolas Sarkozy, mais elle a fustigé le candidat de l'UDF François Bayrou, aujourd'hui en hausse dans les sondages.

"Il ne représente pas tu tout (le) centre, il ne représente que lui-même", a-t-elle dit. "Il propose quelque chose qui n'est pas du tout viable".



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08.03.2007

Têtu souligne l'homophobie d'une vidéo des jeunes UMP

Une vidéo anti-PS moque Bertrand Delanoë sur son homosexualité

Une vidéo, postée sur le site Dailymotion, cherche à moquer «les éléphants du PS» et attribue à chacune des figures historiques du Parti socialiste une description peu flatteuse. Le procédé est courant parmi les militants politiques en période électorale, et, bien que popularisé par le succès des sites de vidéos en ligne, n'a rien de bien notable en soi. En revanche, la manière dont Bertrand Delanoë est désigné hargneusement sous le terme de «Notre Dame de Paris» semble gênant: il cherche ainsi à ridiculiser le maire de Paris au prétexte de son homosexualité. Le film est signé par les Jeunes populaires, les militants «jeunesse» de l'UMP, qui s'étaient déjà distingués l'an dernier par leur ambiguïté sur la question, lorsqu'ils avaient fait un amalgame entre homosexualité et pédophilie (lire Quotidien du 21 février 2006). Joints au téléphone par Têtu au siège du parti de la majorité, à Paris, les Jeunes de l'UMP se sont refusés à tout commentaire sur le message posté en leur nom.

Et aussi...

(21/02/2006) Les jeunes UMP de l'IEP de Bordeaux amalgament homosexualité et pédophilie
(23/02/2006) Propos homophobes des JUMP de Bordeaux: le MJS de la Gironde a porté plainte
(24/03/2006) Les Jeunes populaires présentent des excuses pour les propos homophobes des Jump de Bordeaux

Copyright tetu.com

par Paul Parant

Info du 6 mars 2007

Têtu.com

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01:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : UMP, SARKOZY, HOMOPHOBIE, RAG 34

07.03.2007

SARKOZY : "Comme un avion sans ailes..."

"Airbus, la volonté de définir ensemble des politiques industrielles"

Hier encore N. Sarkozy expliquait que l'Etat n'avait pas à intervenir dans le dossier Airbus. Aujourd'hui, N. Sa rkozy tente d'utiliser le précédent de la crise d'Alstom comme la preuve de son volontarisme industriel. Il oublie au passage de rappeler que sa décision en 2004 visait prioritairement à préserver les intérêts financiers particuliers de quelques actionnaires : accompagner un plan de restructuration drastique rendant l'entreprise profitable et attractive, pour finalement vendre 21% du capital à… Bouygues.

A l'opposé, hier, Ségolène Royal a présenté son plan d'action pour sortir Airbus de la crise. Aujourd'hui, à Berlin, à l'issue de son entretien avec Angela Merkel, Chancelière allemande, Ségolène Royal a réaffirmé sa volonté de trouver des solutions concrètes à cette crise. "Nous partageons totalement l'objectif selon lequel l'Europe doit défendre sa filière aéronautique" et en particulier "ses capacités de recherche". L'Allemagne et la France doivent "définir en commun des politiques industrielles".


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21:42 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, SARKOZY, RAG 34

Le piège des signatures : "le mezzo voce" de SARKOZY

Attention, la campagne présidentielle est menacée par un nouveau pas en avant dans la confusion. Jusqu’ici, Sarkozy le susurrait mezzo voce. Lundi 5 mars, il déclare sur un plateau télévisé qu’il juge indispensable que Le Pen et Besancenot soient candidats. Au nom de la démocratie. L’UMP appelle les élus non membres d’un parti à leur apporter des parrainages. Toujours au nom de la démocratie. Un conseiller général de l’UMP en Seine-Maritime décide de « montrer l’exemple » en donnant sa signature à Le Pen. Il appelle ses collègues à faire de même. Et précise que s’il avait été de gauche, il aurait donné son paraphe à Besancenot ou Bové. Encore une fois au nom de la démocratie. Toute la droite, des éditorialistes du Figaro aux dirigeants de l’UMP, se met en mouvement pour permettre à Le Pen d’être candidat sans entraîner aucune réaction à gauche. Il faut dire qu’au même moment, plusieurs candidats dénoncent le soi-disant verrouillage du Parti socialiste qui refuse de leur donner des signatures. Le président de l’UMP semble en passe de réussir un sacré coup double : garantir sans susciter de réaction la présence du FN à la présidentielle tout en semant affrontement et rancœur à gauche.

Un parti peut tout à fait décider de donner des signatures au candidat d’une autre formation. Mais c’est un mensonge de faire croire que c’est au nom de la démocratie. Lorsque Sarkozy veut donner des signatures à Le Pen, il agit en fonction de ses seuls intérêts. Son directeur de campagne ne s’en cache même pas. Il explique à ses amis UMP que les sondages réalisés en fonction de l’hypothèse où Le Pen ne serait pas candidat montrent que Sarkozy ne récupèrerait que 10% de ses voix, beaucoup moins que le report attendu dans le cas inverse. La démocratie n’est donc pour rien dans ce calcul. De toutes façons, la démocratie ne consiste pas à confier à un parti quel qu’il soit le droit de choisir ceux qui pourront se présenter à ses côtés. C’est en effet méconnaître qu’un tel soutien comporte toujours des contreparties. Le coup de pouce de Sarkozy à Le Pen ne sera pas gratuit. Le chef du FN a déjà donné des signes en ce sens (voir le A Gauche de la semaine dernière). La démocratie voudrait plutôt que l’on réforme le système des parrainages. Tout en sachant que s’il est contestable, il ne concentre pas le caractère antidémocratique de la Cinquième République. L’essentiel porte plutôt sur la réduction de la vie politique à l’élection présidentielle, quel que soit le nombre de candidats autorisés à y concourir, et sur la concentration des pouvoirs dans les mains du président, quel que soit le nombre de personnes ayant postulé à la fonction. Toutes choses qui n’ont pas été conçues par De Gaulle pour assurer la domination des partis mais bien au contraire pour diminuer leur rôle.

A Gauche, le premier candidat à avoir annoncé qu’il demanderait des signatures à l’UMP « au nom de la démocratie » a été Olivier Besancenot. Il réagissait à la consigne donnée aux élus socialistes par François Hollande de réserver leurs signatures à Ségolène Royal. A l’époque, j’avais approuvé cette décision. Avec Jean-Luc Mélenchon, nous l’avions même souhaitée. Car les dirigeants socialistes qui souhaitaient offrir à Besancenot un paquet de signatures pour qu’il se présente le faisaient avec une stratégie bien précise : donner à la LCR les moyens de briser le rassemblement unitaire antilibéral en constitution. S’ils avaient été suivis, le PS aurait délégué à la LCR le rôle d’opposition de gauche de façon à prendre le PCF en tenailles. Ces responsables plaidaient qu’il valait mieux s’entendre avec un partenaire qui ne porte aucune exigence politique à votre égard, puisqu’il a annoncé par avance ne jamais gouverner avec vous, au détriment d’autres qui parlent de changer toute la gauche et ont encore des élus, donc des prises de guerre en perspective. A l’inverse, le refus du PS d’encourager l’éclatement poussait l’autre gauche à se rassembler. Divisés, beaucoup risquaient en effet de ne pouvoir concourir faute des 500 signatures. A l’époque personne en dehors de la LCR n’avait d’ailleurs protesté contre la décision de Hollande. Beaucoup de partisans d’une candidature commune de l’autre gauche et notamment José Bové espéraient que Besancenot serait du coup obligé de rejoindre le rassemblement in extremis faute de signatures. Là encore, il n’était guère question de démocratie.

45000 élus sont autorisés à donner leur parrainage. La majeure partie d’entre eux est attachée à la démocratie. S’il ne s’agissait que de cela, des dizaines de candidats auraient leur compte de signatures. D’autant que seul un tiers de ces élus appartient à un parti. Mais tous font de la politique. Donner son parrainage est un acte politique. L’UMP a fait un choix politique : permettre à Le Pen d’être candidat. La gauche doit le pointer comme tel et expliquer pourquoi elle le conteste. Dès lors ses formations doivent assumer les choix et accords politiques qu’elles font de leur côté, en demandant ou en donnant des signatures à tel ou tel. Cette question ne concerne pas les seuls socialistes puisqu’elle est celle des formes et du contenu de l’union des gauches.

François DELAPIERRE


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AIRBUS : "Nous sommes face à un véritable choix politique"

A l'issue du meeting de Ségolène Royal à Mont-de-Marsan, Alain Vidalies, secrétaire national du PS aux entreprises revient sur les prises de position de la candidate sur la question d'Airbus. "Nous sommes face à un véritable choix politique", explique-t-il.



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09:47 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, VIDALIES, RAG 34

La politique industrielle selon Nicolas Sarkozy, c'est le gouvernement aux abonnés absents.

Arnaud Montebourg dénonce "les fanfaronnades de Nicolas Sarkozy sur sa politique industrielle", alors que "des dizaines de milliers de salariés en ont été les victimes", notamment à Alstom.

"Résumons la politique industrielle de Nicolas Sarkozy : destruction d'emplois, cession par appartements et connivence avec le secteur privé, et désengagement à tous les étages. La politique industrielle selon Nicolas Sarkozy, c'est le gouvernement aux abonnés absents".

Le porte parole de Ségolène Royal conteste les propos du président de l'UMP, qui "se prévaut d'avoir défendu Alstom comme preuve de ses capacités de responsable public".

"Dans ce dossier, Alstom est passé de 8.400 salariés à 2.800 salariés sur le site de Belfort, les constructions navales de Saint-Nazaire ont été vendues sans aucune contrepartie ni garantie de maintien d'activité et l'Etat actionnaire, conformément à la philosophie du désengagement qu'il prône dans le dossier Airbus, s'est désengagé du capital au profit de son ami personnel Bouygues".

Pour Arnaud Montebourg, le candidat de l'UMP "a oublié d'évoquer Péchiney, racheté par voie d'OPA par Alcan le canadien, Arcelor racheté par Mittal l'indien, sans que les équipes Sarkozy au pouvoir n'aient levé le petit doigt".

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Sarkozy et le regroupement familial : une stigmatisation inacceptable des immigrés et de leurs familles

Nicolas Sarkozy vient une nouvelle fois de lancer un signal fort en direction des électeurs du Front National en proposant de soumettre le droit au regroupement familial à des “tests d’intégration”.Le droit à mener une vie familiale normale, pilier de l’intégration républicaine, ne saurait être remis en cause. Au même titre que l’immigration de travail et d’asile, l’immigration légale de famille s’inscrit dans la tradition de notre pays et ne saurait être dépréciée ou considérée comme “subie”.

Le Parti Socialiste s’insurge contre cette nouvelle stigmatisation des immigrés et de leurs familles par le Ministre de l’Intérieur. Le Parti Socialiste exige que le Ministre-candidat cesse de ternir l’image de notre pays, terre d’accueil, à des fins électoralistes. .

Paris, le 06 mars 2007

Communiqué de Faouzi Lamdaoui, Secrétaire national adjoint à l’Egalité et au Partenariat équitable


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07:19 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, IMMIGRATION, RAG 34

05.03.2007

Le code du travail assassiné ? Ouverture du procès du meurtrier de 2 agents de l’inspection du travail

Du 5 au 12 mars à Périgueux, procès du premier meurtre en 114 ans d’histoire de deux agents de l’inspection du travail... Claude Duviau, le meurtrier des deux inspecteurs du travail Sylvie Trémouille et Daniel Buffière, abattus le 2 septembre 2004 à Saussignac en Dordogne sera jugé. Tous les syndicats de l’inspection du travail semblent s’orienter, vers un appel à une présence nationale, à partir du lundi 5 mars-mardi 6 mars à Périgueux.

Un agriculteur jugé pour avoir tué 2 inspecteurs du travail

Claude Duviau comparaît lundi à Périgueux pour "homicides volontaires sur personnes chargées d'une mission de service public". Les deux inspecteurs étaient venus contrôler son exploitation, en 2004 en Dordogne.

Le procès d'un agriculteur accusé d'avoir tué deux inspecteurs du travail venus contrôler son exploitation, en 2004 en Dordogne, s'est ouvert ce lundi à Périgueux dans un climat tendu entre fonctionnaires et paysans. Claude Duviau, 57 ans au moment des faits, comparaît pour "homicides volontaires sur personnes chargées d'une mission de service public", un crime passible de la réclusion à perpétuité. C'est la première fois que des inspecteurs du travail étaient tués en service.

Le 2 septembre 2004, Sylvie Trémouille, 40 ans, agent de l'Inspection du travail, de l'emploi et de la politique sociale agricole (ITEPSA), et Daniel Buffière, 47 ans, inspecteur de la Mutualité sociale agricole (MSA), s'étaient présentés dans l'exploitation de Claude Duviau à Saussignac, près de Bergerac. Les deux agents, venus contrôler les contrats des sept employés saisonniers chargés de la cueillette des prunes, avaient signifié à Claude Duviau le fait que quatre d'entre eux n'étaient pas en règle.

"Coup de folie"

Claude Duviau avait ouvert le feu sur Daniel Buffière, le tuant sur le coup. Il avait ensuite tué Sylvie Trémouille en lui tirant dans le dos alors qu'elle tentait de s'enfuir. L'agriculteur avait tenté sans succès de mettre fin à ses jours en retournant l'arme contre lui. Blessé au visage, il avait été conduit au CHU de Bordeaux et sauvé.

Devant les experts psychologues et psychiatres l'ayant examiné, Claude Duviau a présenté son geste comme un "coup de folie" lié à ses difficultés professionnelles et à son état dépressif. Il a relaté en particulier le placement en liquidation judiciaire de son exploitation et ses craintes de se retrouver avec son épouse en liquidation personnelle. Il a affirmé qu'il avait programmé de se suicider après la fin des récoltes pour sauver ses biens avec les assurances décès.

Interrogé lors de l'enquête sur le sentiment de haine éprouvé à l'encontre des inspecteurs, Claude Duviau a fait allusion à une précédente condamnation du tribunal correctionnel de Bergerac, en juin 2003, pour emploi d'un étranger non muni d'une autorisation de travail salarié.

Verdict attendu le 9 mars

Les syndicats de fonctionnaires ont appelé à un rassemblement lundi devant la cour d'assises, avant l'audience, et à un second mardi dans la ville, suivi d'un débat public, pour témoigner leur solidarité aux familles des victimes. "La présence de nombreux agents (...) est la meilleure réponse à apporter à ceux qui voudraient ne voir dans le double meurtre qu'un fait divers dramatique ou à l'inverse un dérapage compréhensible de l'exaspération contre une administration aveugle et anonyme", dit l'intersyndicale dans un communiqué.

Les organisations agricoles n'ont pas annoncé de rassemblement. La Coordination rurale (minoritaire), tout en condamnant le crime, l'impute publiquement aux difficultés économiques de la profession agricole. "La Coordination rurale tient à rappeler que c'est la violence économique qui attire la violence physique irraisonnée contre autrui aussi bien que contre soi. La détresse économique et psychologique de toute une profession fait redouter à la Coordination rurale l'annonce par les médias d'un nouveau coup de folie lié au désespoir", dit-elle dans un communiqué.

Le ministre de la Cohésion sociale, Jean-Louis Borloo, et le ministre délégué à l'Emploi, Gérard Larcher, ont annoncé qu'ils seraient représentés "au plus haut niveau" à l'audience et ont réaffirmé leur soutien aux familles des victimes. Le verdict est attendu le 9 mars.

D'après agence.

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16:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : DROIT DU TRAVAIL, CODE DU TRAVAIL, RAG 34

Découvrez les vidéos et podcasts des personnalités qui s’engagent contre Nicolas Sarkozy.

De nombreux artistes, scientifiques, journalistes, ont répondu favorablement à notre demande et des podcasts viendront s’ajouter ici de jour en jour.

Thierry Pech, secrétaire général de la République des Idées


Guillaume Duval, rédacteur en chef d’Alternatives économiques
Thomas Piketty, économiste
Christine Lazerges, professeur de droit à la Sorbonne
Patrice Chéreau, réalisateur et metteur en scène
Michel Konitz, avocat
Françoise Cotta, avocate
Philippe Besson, écrivain
Erell Delesvaux, militante syndicale
Sibeth N’Diaye , militante mutualiste
Marie Dosé, avocate
Jean-Pierre Azema, historien, enseignant à Sciences-po Paris
Christophe Grébert, blogueur monputeaux.com
Agnes Salvadori, militante dans une association d’éducation populaire

Ecouter, voir les autres podcasts et vidéos

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10:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ANTISARKO, SARKOZY, RAG 34

Bayrou et l’UDF défendent la même politique anti-sociale que Sarkozy et l’UMP

Bayrou est le clone de sarkozy, karcher avoué en moins

Qui peut douter que François Bayrou et l’UDF soient de droite, agissent au service des intérêts du Medef et se moquent éperdument des droits des travailleurs salariés ou indépendants ?
La France d’en haut
Les positions de l’UDF, fondée par Giscard d’Estaing, présidée maintenant par François Bayrou, sont l’expression d’un monde qui ignore les fins de mois difficiles et dont les préoccupations sont à l’opposé de celles qui taraudent ceux pour qui les difficultés sont permanentes parce qu’elles se présentent dès le début du mois. Bayrou appartient à un monde qui s’estime être la France d’en haut : « Ah ? Tu n’es que professeur de collège ? » disait-il à un ancien camarade de classe qu’il avait perdu de vue. La fréquentation des allées du pouvoir peut créer le sentiment d’appartenir à une élite : Bayrou ne doute pas que les institutions bonapartistes, gaullistes, de la V° République, soient taillées pour lui-même.

Le gouvernement du « centre »
En Italie, discréditée, la démocratie chrétienne s’est effondrée, laissant la place à Berlusconi qui a pu rassembler des nationalistes aux libéraux. En Allemagne, c’est la démocratie chrétienne qui s’est imposée comme le parti dominant de la droite et qui s’étend jusqu’aux frontières de l’extrême droite. Mais en France, la place de parti dominant de la droite est occupée par l’UMP qui, comme en Italie et en Allemagne, amalgame le nationalisme et le libéralisme. Les restes de l’UDF, regroupés autour de Bayrou, n’ont plus de place pour réussir le même amalgame. C’est pourquoi Bayrou tente de convaincre que « la France se gouverne au centre » n’a comme carte d’identité que le libéralisme.

Le pôle extérieur
Comme tous les autres dirigeants de la droite François Bayrou a construit sa carrière politique personnelle en s’adaptant aux institutions monarchiques de la V° République. Mais si l’UDF ne s’est pas fondue dans l’UMP, c’est parce que Bayrou, minoritaire au sein de la droite, est plus visible en restant à l’extérieur d’un appareil construit pour servir un seul chef. Ce n’est pas par refus de l’orientation libérale du parti dont Sarkozy s’est emparé.

Le libéralisme de la droite
On peut en juger par la politique que Bayrou et l’UDF ont suivie depuis 2002. Il ont approuvé les lois anti-sociales les plus scélérates préparées par le gouvernement :
Le 3 juillet 2002, François Bayrou approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
Le 15 octobre, il approuve la loi Fillon sur les salaires, le temps de travail et le développement de l’emploi, combattue par les groupes socialiste et communiste, qui prévoit de nouvelles exonérations de cotisations patronales.
Le 19 novembre, il vote le budget 2003 du gouvernement Raffarin.
Le 17 décembre 2002, le groupe UDF approuve la loi sur les marchés de l’énergie et le service public de l’énergie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste .
Le 28 janvier 2003, François Bayrou approuve la loi Sarkozy sur la sécurité intérieure, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 15 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste qui s’oppose à la modification des modes de scrutin des régionales et européennes : cette modification sera adopté au titre de l’article 49-3 de la Constitution.
Le 29 avril, l’UDF signe un chèque en blanc au gouvernement Raffarin en votant la loi qui habilite le gouvernement à légiférer par ordonnances pour « simplifier » la codification du droit.
Le 2 juillet, Bayrou refuse de voter la motion de censure socialiste du gouvernement Raffarin qui, par le projet de loi Fillon, s’attaque aux retraites par répartition en baissant le montant des pensions malgré l’opposition massive de la mobilisation sociale (1,5 million de manifestants à Paris).
Les 3 et 24 juillet, il approuve cette loi Fillon de contre-réforme des retraites, qui est combattue par tous les députés de gauche.
Le 4 novembre, il vote le budget de la sécurité sociale pour 2004, auquel s’opposent les groupes socialiste et communiste.
Le 25 novembre 2003, il approuve la loi sur le RMI qui crée le « Revenu minimum d’activité », combattu par les groupes socialiste et communiste.
Le 2 mars 2004, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
Le 5 avril, il approuve la déclaration de politique générale de Jean-Pierre Raffarin.
Le 7 avril, il approuve la loi sur la formation professionnelle tout au long de la vie, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 15 juin, il approuve la loi sur le handicap, qui supprime un jour férié (lundi de Pentecôte) et qui est combattue par la gauche.
Le 23 novembre, il vote le budget 2005 du gouvernement. Le 7 décembre 2004, il approuve la loi Borloo, dite « de cohésion sociale », combattue par la gauche.
Le 22 mars 2005, il approuve la loi Ollier, portant sur l’organisation du temps de travail en entreprise, combattue par la gauche.
Le 23 mai, il approuve la loi de transposition des directives européennes sur l’ouverture des services postaux à la concurrence, combattue par toute la gauche. - Le 18 octobre, il approuve la loi d’orientation agricole, qui est combattue par les groupes de la gauche, socialiste et communiste.
Le 15 novembre, il approuve l’application de la loi du 3 avril 1955 pour instaurer l’état d’urgence qui est refusé par les groupes socialiste et communiste.
Le 29 novembre, il approuve la loi sur la sécurité et les contrôles frontaliers, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 6 décembre 2005 , il approuve la loi sur le « retour à l’emploi », qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 31 janvier 2006, il approuve la loi sur le logement, qui est combattue par les groupes socialiste et communiste.
Le 21 février, il refuse de voter la motion de censure socialiste.
Le 30 mai 2006, il approuve encore la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, qui est combattue par toute la gauche.

Un tournant tactique
Le jusqu’au-boutisme de Villepin, accroché au CPE, signe la fin de la politique d’appoint inutile de l’UDF à l’UMP. À partir de la rentrée politique de septembre 2006, avec l’entrée dans la pré-campagne présidentielle, Bayrou sait qu’il va être laminé par l’appareil UMP s’il ne se démarque pas de Sarkozy. Rester collé à Sarkozy c’est disparaître. S’en distinguer c’est sans danger : l’UMP possède à elle seule la majorité absolue des députés. Les 30 UDF devenaient même ridicules de venir faire inutilement l’appoint aux 360 UMP. Bayrou refait ainsi surface sur la scène politique et endigue provisoirement la chute continue de la démocratie chrétienne française depuis la fin du MRP. Mais l’aspiration à l’unité de toute la gauche et le poids de l’appareil UMP écrasent peu à peu la place disponible pour l’UDF. Sa respiration se réduit à celle qu’autorise le desserrement conjoncturel des étaux qui l’enserrent.

Pierre Ruscassie vendredi 23 février 2007.

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09:38 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, RAG 34

02.03.2007

Vaincre Sarkozy, maintenant

L'ensemble de la gauche doit penser au second tour et ne pas se tromper d'ennemi.

QUOTIDIEN
Marc Abéles, anthropologue (EHESS-CNRS), étienne Balibar, philosophe (Paris-X Nanterre), Robert Castel, sociologue (EHESS), Monique Chemillier-Gendreau, professeur de droit (Paris-VII), Yves Duroux, philosophe (ENS-Cachan), Françoise Héritier, anthropologue (Collège de France), Emmanuel Terray, anthropologue (EHESS), Michel Tubiana, avocat.

Les péripéties de la campagne électorale ­ candidatures projetées ou abandonnées, «petites phrases», polémiques ­ risquent fort de faire oublier l'enjeu principal de l'affrontement. Cet enjeu, quel est-il ? Voici un candidat qui se présente au nom d'une droite nouvelle, et qui représente effectivement une synthèse, inédite en France, entre Thatcher et Berlusconi. Bien entendu, ce candidat multiplie les rideaux de fumée, rend hommage aux «travailleurs», évoque Jaurès et Blum, dont il n'a sans doute jamais lu une ligne, afin d'amuser la galerie.
Mais sitôt qu'il passe aux propositions concrètes, la réalité apparaît. Elles sont toutes marquées du signe du libéralisme économique le plus offensif. Qu'on en juge :
­ bouclier fiscal à 50 %, vidant de toute substance l'impôt sur la fortune ;
­ abolition de l'impôt sur les successions ;
­ démantèlement du Code du travail, par l'institution d'un «contrat unique», inspiré de l'actuel CNE, et aboutissant à priver le salarié de toute sécurité effective pendant les premières années de son embauche ;
­ franchise uniforme sur les dépenses de santé, à la charge des assurés ;
­ limitation du droit de grève, par l'institution d'un référendum obligatoire au bout de huit jours de conflit ;
­ non-renouvellement d'un fonctionnaire sur deux, et notamment d'un enseignant sur deux, avec tous les effets qu'une telle mesure peut produire sur les services concernés.
Si, à ces propositions, on ajoute l'atlantisme agressif affiché par le candidat de l'UMP, on obtient le côté Thatcher. Quant au côté Berlusconi, il se manifeste sous deux aspects :
­ l'utilisation sans vergogne de tous les moyens de l'Etat (préfectures, services de police) à l'appui de sa candidature. Que le ministre de l'Intérieur, chargé d'organiser les élections et de veiller à leur loyauté, soit lui-même candidat, voilà qui nous ramène aux beaux jours du second Empire et de la candidature officielle ;
­ les liens étroits qui unissent le candidat aux dirigeants des grands groupes de l'audiovisuel et de la presse écrite : Bouygues, Lagardère, Dassault, etc. D'où le formidable battage organisé par ces groupes en sa faveur.
Par rapport à ses deux modèles, Thatcher et Berlusconi, le candidat de l'UMP n'apporte que deux touches vraiment originales : d'une part, la multiplication, sous couvert de lutte contre l'insécurité, de textes répressifs instituant un contrôle social de plus en plus étroit sur des catégories de plus en plus nombreuses de la population ; d'autre part l'intensité de l'offensive qu'il mène contre les étrangers ­ non seulement contre les étrangers en situation irrégulière, avec la multiplication des rafles, l'arrestation des enfants dans les écoles, etc. Mais aussi contre les étrangers régulièrement établis sur notre sol, avec la précarisation des titres de séjour et les restrictions draconiennes apportées au droit au mariage et au droit de vivre en famille.
Face à une menace aussi redoutable, la mobilisation de la gauche devrait être générale. Or ce n'est pas ce que l'on observe. On observe d'abord un Parti socialiste qui ne défend que très mollement sa candidate contre le tir de barrage auquel elle est soumise. Tout se passe comme si les «éléphants» éliminés avaient décidé de se retirer du terrain et d'assister en spectateurs à la suite du match. Comportement suicidaire, bien sûr, car ils seront eux aussi entraînés, et pour longtemps, dans une éventuelle défaite...
On observe ensuite une gauche de la gauche représentée par non moins de quatre candidats. Comme il est naturel, chacun d'eux veut arrondir sa petite part du gâteau électoral. Il s'en prend donc beaucoup moins à la droite ­ regardée comme hors d'atteinte ­ qu'à ses concurrents les plus proches ou à la candidate socialiste, dont il espère débaucher quelques électeurs. Démarche ruineuse : car qu'on le veuille ou non, plus on jettera le discrédit sur Ségolène Royal avant le premier tour, moins l'appel in extremis à voter pour elle au second tour aura de chances d'être entendu, et on aura finalement travaillé pour le roi de Prusse, ou plutôt pour l'homme de la place Beauvau.
On observe enfin des intellectuels qui se proclament ­ en vertu de quel mandat ? ­ représentants de leur corporation et qui se disent vexés de ne pas avoir été choisis comme experts ou comme conseillers privilégiés. Du haut de leur vanité froissée, ils se déclarent donc prêts, eux aussi, à se retirer sur l'Aventin, ou flirtent avec tel ou tel candidat plus complaisant à leur égard.
Il faut alors le dire bien haut : face au danger qui nous menace, tous ces comportements sont irresponsables. On peut certainement critiquer Ségolène Royal, rejeter telle ou telle de ses propositions, juger qu'à ce jour son projet est trop imprécis. De fait, qu'il s'agisse du nucléaire iranien, du mur israélien ou de la justice chinoise, chacun(e) d'entre nous est en désaccord avec une ou plusieurs des positions qu'elle a dernièrement prises. Par ailleurs, on peut aussi lui faire crédit de sa détermination, et du caractère innovant de sa démarche. Mais une chose est sûre : aujourd'hui comme hier, la gauche et la droite ne peuvent pas être renvoyées dos à dos, surtout quand la droite est représentée par l'apprenti César de Neuilly.
Si Ségolène Royal l'emporte, à supposer même que rien dans ses projets ne nous donne satisfaction, les conditions de notre lutte resteront ce qu'elles sont aujourd'hui ; nos associations pourront s'exprimer, défendre leur point de vue, poursuivre leur action, mobiliser l'opinion et faire pression sur le futur gouvernement, comme elles l'ont fait dans le passé. Rien à voir avec la chape de plomb médiatique et policière qui s'abattra si par malheur l'actuel ministre de l'Intérieur triomphait : demandons à nos amis italiens de nous dire ce qu'ont été les années Berlusconi...
Car la victoire de Sarkozy, nous savons bien qui en paierait le prix fort : non pas tant les élus socialistes, les militants encartés de l'extrême gauche ou les experts autoproclamés, que, avant tout, les sans-papiers, les demandeurs d'asile, les sans-logis, et l'immense armée des RMistes, des précaires et des travailleurs pauvres, dont la condition s'aggraverait encore, comme elle s'est aggravée en Grande-Bretagne après vingt ans de thatcherisme. C'est en pensant à eux que nous voulons dire fermement : assez de ces petits jeux délétères.
Certains d'entre nous donneront dès le 1er tour leur voix à Ségolène Royal, à la fois pour écarter tout risque de voir se répéter le 21 avril 2002, et pour empêcher que ne se creuse entre elle et Sarkozy un écart qui ne pourrait plus être comblé au second tour ; d'autres donneront la préférence à d'autres candidats. Entre nous, le débat peut et doit être franc et ouvert, à condition de ne jamais oublier que nous nous trouvons dans le même camp, et ce que signifierait le succès du camp adverse. La victoire au second tour se prépare dès aujourd'hui ; elle suppose qu'à l'intérieur de la gauche, la discussion et la critique demeurent fraternelles et préservent les chances du rassemblement final ; elle exige que nos coups soient tous dirigés contre l'adversaire principal.

Lundi 12 février 2007

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10:31 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

01.03.2007

Plus de 150 intellectuels s'engagent pour Ségolène Royal

Plus de 150 intellectuels s'engagent pour Ségolène Royal


PARIS (Reuters) - Plus de 150 intellectuels appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d'arrogance", pour "une gauche d'espérance", dans un texte à paraître dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur.

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s'apercevoir que l'élection présidentielle s'est faite sans nous, malgré nous", écrivent-ils.

"Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée", ajoutent-ils.

Les signataires estiment que jamais un candidat de droite comme Nicolas Sarkozy, "candidat de la peur", "n'aura à ce point symbolisé la régression sociale."

"Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial", écrivent-ils. "Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l'espérance."

Parmi les signataires, figurent le réalisateur Jacques Audiard, l'écrivain Philippe Besson, le metteur en scène Patrice Chéreau, la psychanalyste Antoinette Fouque, l'historien Jacques Julliard, Ariane Mnouchkine, metteur en scène, le comédien Michel Piccoli, Benjamin Stora, historien, Philippe Torreton, comédien.

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09:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

28.02.2007

A DROITE TOUTE ? Bilan de l'ouragan droitier

Livre. Les raisons de la hausse des valeurs de la droite en Europe, brillamment décortiquées.

Par Renaud DELY
QUOTIDIEN : samedi 24 février 2007

A droite toute Eric Dupin, Fayard, 239 pp. , 18 €.

Bienvenue dans un monde de droite ! Tout le monde peut bien gloser sur ses bourdes, gaffes et erreurs, Ségolène Royal n'est pas pour grand-chose dans la frêle santé de son camp dans les sondages. La situation de la gauche est beaucoup plus grave : si elle est en mauvaise posture à deux mois de l'échéance présidentielle, c'est qu'elle n'est plus de son temps.
L'époque est de droite. Longtemps, l'homme de gauche a bombé le torse. Convaincu d'évoluer dans le sens de l'histoire, il cédait même volontiers à une forme de surenchère qui le grimait en révolutionnaire du verbe. Non seulement, il était bien vu d'être de gauche, mais encore fallait-il ne pas être de n'importe quelle gauche. C'est l'époque où il valait mieux avoir tort avec Sartre que raison avec Aron, perdre avec Mendès France que gérer avec Guy Mollet, rêver avec Cohn-Bendit rue Gay-Lussac plutôt que manifester à Charléty avec Mitterrand. Les intellectuels savaient dans quel camp se situer, les «cultureux» s'entassaient en rangs serrés dans les comités de soutien et la gauche avait conquis les esprits bien avant de gagner dans les urnes.
Puis les vents ont tourné, les clivages se sont brouillés. L'effondrement des idéologies, les dégâts causés par la mondialisation ou, tout bonnement, l'échec de la gauche confrontée aux réalités du pouvoir nous a fait basculer dans une nouvelle ère. L'homme de gauche s'est retrouvé condamné à tenter de sauver ce qui pouvait l'être d'un univers dont le cours lui échappait. Il s'est mis à incarner la résistance, le statu quo, le conservatisme, quand la droite s'emparait du talisman du mouvement. Offensive nourrie, comme l'analyse Eric Dupin, par la véritable révolution idéologique conduite par les néoconservateurs américains.
A lire ce brillant essai, on se dit qu'il faudrait un miracle pour que Ségolène Royal l'emporte. Car les valeurs de la droite sont à la hausse. En France, un homme a puissamment contribué à la «décomplexer» , c'est Nicolas Sarkozy, devenu, selon Eric Dupin, «l'unificateur» des «trois droites» chères à René Rémond (orléaniste, légitimiste, bonapartiste), traditions qu'il a unifiées en une synthèse qui lui est propre. Une mixture qui se nourrit des relents «néocons» venus d'outre-Atlantique, et qui mélange tentation communautariste, penchant pour l' «ordre religieux» , substitution du concept anglo-saxon d'équité au pilier tricolore de l'égalité républicaine, et exaltation de l'effort au détriment de la solidarité repeinte en assistanat.
Selon Eric Dupin, cet ouragan droitier est si puissant qu'il a déstabilisé les gauches européennes en les poussant à se droitiser. Sur fond de procès de mai 68, de retour de la règle tous azimuts, et de conversion, contrainte forcée, aux mérites de l'économie de marché, la gauche française a rallié un mélange de libéralisme et d'autoritarisme incarné par la figure de Ségolène Royal. En ce sens, sa désignation comme candidate apparaît comme un vrai tremblement de terre dans l'histoire du PS. «Elle a triomphé là où Michel Rocard a échoué dans les années 70 : grâce à une stratégie de contournement du parti par l'opinion» , écrit Dupin. Le problème, c'est que Rocard a échoué là où Mitterrand a réussi : gagner une élection présidentielle.

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24.02.2007

Le ministre Sarkozy donne une rallonge financière au candidat Sarkozy

Un décret du 1er février du ministère de l'Intérieur porte le plafond des dépenses de campagne de 13,7 à 16,2 millions d'euros pour le premier tour.

Une campagne présidentielle, ça coûte cher. Celle de Nicolas Sarkozy, particulièrement. Problème, le plafond des dépenses pour le premier tour est limité à 13,7 millions d'euros. Alors pourquoi ne pas les augmenter ? C'est chose faite. Selon un décret paru en catimini le 1er février au journal officiel, « le montant du plafond des dépenses électorales est multiplié par le coefficient 1,18 pour les élections auxquelles les dispositions de l'article L. 52-11 du code électoral sont applicables ». En clair, le plafond des dépenses pour le premier tour de l'élection présidentielle est porté à 16,16 millions d'euros (+18%, soit plus que les 10% d'inflation moyenne depuis 2002 avec un taux moyen de 2%), et 21,59 millions d'euros pour le second tour (au lieu de 18,3 millions). Détail d'importance : le décret vient du premier ministre, du ministre de l'Economie et… du ministre de l'Intérieur. Pour Eric Woerth, trésorier de la campagne du candidat UMP, « il n'y a aucun rapport entre la fonction et le candidat. Zéro lien. C'est une actualisation comme à chaque élection », tranche-t-il.

On se souvient que le congrès d'investiture de Nicolas Sarkozy, porte de Versailles, à Paris, avait coûté la bagatelle de 3,5 millions d'euros, soit près d'un quart des dépenses autorisées alors pour le premier tour. Mais pour alléger l'addition, l'entourage du candidat UMP avait trouvé une combine : la première partie du congrès, avant que Nicolas Sarkozy ne prenne la parole, a été pris en charge par l'UMP. Pour la seconde, à partir du moment où le candidat a commencé son discours, les frais ont été reportés sur les comptes de campagne. Un tour de passe-passe financier qui devait donner un peu d'air aux dépenses de campagne. Mais grâce à l'allongement du plafond, ce n'est plus de l'air, c'est l'Himalaya.

Mercredi 21 Février 2007
François Vignal

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Citations de Nicolas Sarkozy sur la police de proximité

Alors que Ségolène Royal, dans le pacte présidentiel, exprime sa volonté de créer une nouvelle police de quartier, dissoute par le droite depuis 2002, voici des citations sur le sujet de Nicolas Sarkozy.

▪ «La police n’est pas là pour organiser des tournois sportifs, mais pour arrêter des délinquants, vous n’êtes pas des travailleurs sociaux. » (Déplacement à Toulouse, 3 février 2003)
▪ Question: Sur l’action policière, faut-il rétablir la police de
proximité, que vous avez supprimée en 2002, comme le demande un certain nombre d’élus locaux Réponse: «Je n’ai rien supprimé du tout. Je me suis efforcé de rééquilibrer un dispositif hémiplégique en reconstituant des capacités d’investigation et d’interpellation qui avaient été dangereusement diminuées.» (La Gazette des Communes, 21 novembre 2005)
▪ «En affectant des compagnies républicaines de sécurité dans les banlieues sensibles et en adaptant leurs modes d’intervention à cet environnement spécifique, je fais de la police de proximité.» (La Gazette des Communes, 21 novembre 2005)
▪ «Si la police de proximité c’était la panacée, pourquoi les statistiques mesurant la délinquance ont explosé ?»(France Inter, 9 octobre 2006)
▪ «La police de proximité qui consiste à entretenir les relations publiques à des heures où les délinquants ne sont pas sortis, cela ne sert à rien.» (Europe 1, 30 octobre 2006)

▪ Titre du communiqué de l’UMP du 30 octobre 2006 : «La police de proximité, cela n’a jamais marché nulle part» (Philippe Goujon, Président de la Féderation UMP de Paris)
▪ Titre du communiqué de l’UMP du 6 novembre 2006: «Le retour une police de proximité serait une erreur grave» (Jean-Patrick Courtois, Secrétaire national de l’UMP en charge des questions de Sécurité)

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12:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Arnaud Montebourg :"Bayrou veut siphoner les voix de gauche au profit de Sarkozy !"

Parlons du… positionnement de l’UDF

"Depuis des semaines, François Bayrou explique à qui veut l’entendre qu’il n’est plus de droite.

Pourtant, il suffit de voir les alliances que l’UDF conclut dans les collectivités territoriales pour comprendre clairement quelle est l’orientation de l’UDF..."

L’illusion serait parfaite si quelques chiffres ne la trahissaient pas… et quels chiffres !..."

Politique nationale :

- Sur les 64 textes les plus importants de la dernière législature,l’UDF a voté pour :

. à 42 reprises à l’Assemblée nationale
. à 55 reprises au Sénat

- Par ailleurs, François Bayrou oublie parfois que le n°7 du gouvernement (Gilles de Robien) est UDF !

Politique locale :

l’UDF et l’UMP gèrent ensemble:

- 30 Conseils généraux

- 71 communes de plus de 30000 habitants

. et parmi celles-ci, 13 communes intègrent des adjoints MPF (De Villiers) !

Et surtout l'UDF ne pourra se passer de l'UMP pour investir ses candidats aux prochaines Législatives !

Sur le même thème : Les syndicats ne sentent pas "d'effet Bayrou" chez les enseignants

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22.02.2007

Les dernières frasques de SARKOZY : Une réforme de l’État au rabais !

Le Parti socialiste s’élève contre les dernières déclarations de N. SARKOZY sur la réforme de l’Etat. Ces déclarations sont fausses et dangereuses. Fausses parce qu’il manipule les chiffres pour faire croire à l’hypertrophie de la fonction publique dans notre pays. Dangereuses, parce qu’il assimile la réforme de l’Etat à la réduction systématique des moyens de l’action publique, particulièrement du nombre des fonctionnaires, sans se préoccuper de la qualité du service rendu aux citoyens.

En particulier, c’est à tort que N. SARKOZY prétend que les effectifs auraient été très fortement accrus, en dépit de la décentralisation, dans les ministères chargés de l’emploi et de la solidarité. En vérité, le poids de la fonction publique est resté stable en France depuis vingt ans par rapport à l’emploi total (20 %) ou à la richesse nationale (13% du PIB). Rapporté à l’ensemble des dépenses publiques, il a même légèrement baissé de 26 % à 24 %.

Le candidat de l’UMP s’engage à supprimer 225.000 postes de fonctionnaires en ne remplaçant pas un départ à la retraite sur deux, sans indiquer sérieusement dans quels secteurs.

Dans la fonction publique territoriale ? Il n’aurait pas le pouvoir de le décider au nom du principe de libre administration des collectivités locales.

Dans les hôpitaux ? Les personnels et en particulier, les infirmières et les aides-soignantes sous pression apprécieront … .

Dans les services de l’Etat ? L’éducation serait la première victime de cette saignée, plus encore que depuis 2002.

Certes, une partie des moyens doit être redéployée pour améliorer l’efficacité de l’action publique.

Pour le Parti socialiste, une vraie réforme de l’Etat passe d’abord par une relance du dialogue social dans la fonction publique, préalable indispensable à la remise à plat des missions de l’Etat. En dehors des secteurs régaliens (enseignement, justice, police…), celle-ci devra se consacrer à l’essentiel, c’est-à-dire à la péréquation des moyens entre les territoires et à ses missions de contrôle (protection de l’environnement, droit de l’urbanisme, droit du travail…). Enfin et surtout, l’organisation administrative de notre pays devra être simplifiée en éliminant les redondances entre niveaux de responsabilité (Etat, région, département, intercommunalité, commune), source de surcoûts. Mieux faire avec plus d’ambition pour un meilleur service rendu au public sont les axes prioritaires du Pacte présidentiel des socialistes.

Communiqué de Christian MARTIN
Secrétaire national aux Services publics

Cet article a été publié le Jeudi 22 février 2007



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19:16 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Sarkozy en tête ? La France avait peur. Sursaut ?

GAUCHE Réveille-toi, le Peuple a besoin de toi !

Après 23 sondages favorables à Sarkozy, la France commençait à avoir peur : à juste raison ! Un nouveau sondage indique une volonté de faire barrage à celui qui incendierait nos droits sociaux au karcher.

Un premier nouveau sondage vient de redonner Ségolène Royal en tête au premier tour, et un score très serré au second. Il est trop tôt pour conclure quoi que ce soit : mais une chose est certaine, plus il apparaissait que Sarkozy pouvait gagner, plus il parlait, plus la peur grandissait parmi les salariés, le peuple travailleur de France.

Il y a en effet de quoi craindre la « menace Sarkozy » : il passerait nos droits sociaux au Karcher, et prendrait tout gréviste pour une racaille... Les sans-papiers seraient pourchassés davantage, et les immigrés accusés de « tuer les moutons dans leur appartement »...

C’est pourquoi il est sain que Ségolène Royal ait obtenu un million de téléspectateurs de plus que lui sur TF1 lundi 19 février au soir. Il est bon que son meeting à Rennes ait été un grand succès mardi 20 février au soir. Il est heureux qu’un sondage lui donne 29 % des voix au premier tour, un point devant Sarkozy.

Il faut que Ségolène Royal soit la mieux placée possible au premier tour pour passer la barre des 50 % au deuxième tour.

Cela ne dépend pas d’une émission de télévision comme essaient déjà de le dire les commentateurs de droite, mais d’un ensemble : éléments de programmes certes, mais surtout mobilisation sociale en profondeur contre la menace de Sarkozy le sortant, l’agité anti-social au karcher.

Les sondages disent que le total des voix de droite serait de 60 % et celui de gauche de 40 %, mais c’est trompeur : le total Le Pen-Sarkozy-Bayrou, c’est le « plein », actuel, exprimé, photographiquement, des voix de droite, en effet.

Mais 40 % : ce n’est pas le plein des voix de gauche : aujourd’hui, sur les 15 à 17 % potentielles de voix de gauche hors Ps, il y a énormément de déçus, de passifs, d’inquiets, qui ne se retrouvent dans aucun des 4 candidats « anti libéraux », Buffet, Bové, Besancenot, Laguillier. Même si ce n’est pas un concours de « nains de jardin » comme l’a ironiquement dit Olivier Besancenot, chacun sent qu’il y a division, inefficacité, et risque, sans grand enjeu direct pour le second tour. Cela se traduit sûrement par des « creux » dans les réponses aux sondages. 79 % des français estimaient que l’élection n’était pas jouée en dépit des sondages pro Sarkozy. Une majorité hésitait encore ou ne se prononçait pas.

Les réserves de voix sont à gauche.

Et Ségolène Royal est maltraitée (comme prévisible) par les grands médias qui tentent de la discréditer avec le contraire des arguments qu’ils ont auparavant utilisé pour la promouvoir au sein du Ps.

Pas un jour sans attaque contre son « équipe », contre « sa campagne enlisée », contre ses « ratés », contre son » chiffrage », etc... alors qu’ils passent tout à Sarkozy dont le "chiffrage" a pourtant « explosé en vol » de façon inouïe, ses propres amis ayant annulé l’essentiel des promesses qu’il faisait sur les baisses de prélèvement obligatoire, sur le bouclier fiscal, sur l’allocation premier enfant, sur les baisses d’impôt, ils taisent ses variations, silences et mensonges sur le Cne, le Code du travail, etc.

Par contre, nous le savons aussi, si les grands médias, à 90 % sont pour Sarkozy, cela ne suffira pas, car on a pu voir que le « non » du 29 mai 2005 l’avait emporté en dépit de 90 % des grands médias qui étaient pour le « oui »...

Et ce qui va compter, c’est la prise de conscience progressive de l’immense masse de la population du « risque » que fait courir Sarkozy le sortant, l’agité au karcher.

Une fois cassé le décorum médiatique puissant qu’il a essayé d’installer avec ses caméras et images privées, sa « machine » Ump, du 15 janvier au 15 février, le débat de fond va s’installer et on va voir, à nu, ce qu’il propose comme une « horreur sociale » pour l’avenir. En dépit de la prévention (justifiée à nos yeux) d’une large partie de la gauche non-socialiste (et socialiste !) contre certains aspects des discours et du ton général de la candidate, peu à peu le principe de réalité va s’imposer : c’est elle ou lui.

Si plus de 10% d’électeurs se sont inscrits, fait exceptionnel, avant fin décembre 2006, sur les listes électorales, c’est pour faire barrage à Sarkozy, ils se souviennent de tous les mouvements sociaux de 2003 à 2006 en passant par « l’état d’urgence » et la répression dans les banlieues en novembre 2005. Les sondages ne reflètent pas encore ça (embarras, hésitations, mécontentements, attentismes, divisions, irritations à gauche) mais vont refléter progressivement cette lame de fond sociale depuis quatre ans.

On le sait, nombre d’électeurs trompés qui votent Le Pen et nombre de ceux qui ont cru répondre que Bayrou les attirait, devront « atterrir » et ce, surtout, au second tour.

Bayrou, qui paraît, provisoirement, occuper 14 à 18 % des réponses aux sondages, est de droite, c’est un « clone » de Sarkozy qui a voté toutes les lois scélérates de la droite depuis cinq ans et qui, sur des points essentiels, (retraite, baisse des impôts) est encore plus anti social. Cela aussi, ça va se voir.

Justement, Sarkozy vient d’en rajouter ce 20 février : une de ses premières décisions serait de limiter le droit de grève, dit-il !

Pas surprenant, vu ce qu’il ambitionne de faire ensuite, il lui faut infliger une défaite au mouvement social français comme Thatcher en a infligé au mouvement syndical britannique. (En Angleterre, non seulement les salariés doivent voter à bulletins secrets à 51 %, sinon la grève est illégale, mais ils ne peuvent faire grève sur des sujets généraux. Une grève « sur les retraites » par exemple, est illégale, une « grève de solidarité » est illégale, 650 salariés de British Airways ont été licenciés parce qu’ils avaient fait grève par solidarité avec les salariés grévistes de Servair... ) C’est le modèle anglo-saxon si cher à Sarkozy : s’il n’annonce pas tout tout de suite, c’est qu’il essaie de "rôtir les travailleurs à petits feux sans qu’ils s’en aperçoivent". Ainsi François Fillon a t il expliqué que pour la « suppression de toute durée légale du travail, les esprits n’étaient pas encore mûrs, il faudrait attendre la législature suivante » ! Ils laissent donc provisoirement la durée légale à 35 h mais permettent tous les dépassements sans coûts salariaux pour les employeurs...

Va t il, avec Larcher et Villepin modifier le Code du travail dans un Conseil des ministres en mars ?

Où va t il attendre d’être élu comme il l’espère pour l’imposer à marche forcée sans débat en juillet ? (les habilitations des ordonnances d’août 2005, reconduites discrètement, par une loi le 31 décembre 2006, donnent un délai de « 9 mois » pour cela...)

Ils viennent aussi, hier et ce jour, ces mêmes sortants, Sarkozy-Larcher-Vllepin-Chirac, de se vanter, (mais mal) du bilan du « Cne » : il apparaît que le Cne n’a créé aucun emploi supplémentaire avéré en contre-partie de la suppression du droit fondamental d’avoir un licenciement motivé. Un contrat sur deux est rompu avant un an et un sur deux l’est par les salariés eux-mêmes qui refusent le sort que leur font les employeurs - malsains - qui ont choisi ce type de contrat sans droit ... (car oui, un employeur qui choisit un Cne au lieu d’un Cdd ou d’un Cdi, il faut s’en méfier, ses motivations sont forcément malsaines pour le salarié !)

Si par malheur Sarkozy gagnait : pour la première fois depuis longtemps, ce serait un « sortant » qui serait reconduit. Il se vanterait d’avoir déjà mis à mal nos retraites (2003), la Sécu (2004) d’avoir défendu le « oui » (29 mai 2005) d’avoir voté le Cne, (2005 et 2006) et d’avoir annoncé pire : extension du Cne, aggravation de la destruction des retraites, fin des régimes spéciaux, destruction du code du travail, heures supplémentaires non majorées, Smic bloqué, droits syndicaux réduits, forfaits de 50 à 100 eur sur les prestations médicales, suppression des impôts pour les riches, il se déclarerait légitime pour faire passer sans référendum un « mini traité » de type Tce, au Parlement. En cinq ans, nous perdrions tous nos acquis sociaux encore existants depuis 1945.

Quand tout cela va vraiment se savoir (et aussi lorsque Ségolène Royal développera davantage sur les 35 h, la retraite, l’emploi, le code du travail, la sécu, les salaires) normalement la gauche devrait se préparer a la victoire les 22 avril et le 6 mai !

Gérard Filoche, le 21 février 2007

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Sarkozy interdit de banlieue

Incroyable. Nicolas Sarkozy a des srcrupules. Il ne veut plus instrumentaliser la banlieue. Il n’est plus certain de s’y rendre pendant la campagne.

Invité hier matin sur RTL, le ministre de l’intérieur et de la paix civile a déclaré : « J’ai été pendant cinq ans en banlieue chaque semaine, j’ai fait quelque 300 déplacements. A l’époque, certains médias m’ont reproché d’instrumentaliser la banlieue et on voudrait que j’y aille aujourd’hui parce que c’est la campagne électorale ! » « Ca ne me pose aucun problème [d’y aller, mais] pour y amener quelques caméras, et pour qu’il y ait des incidents, qui servent qui ? » « Je ne veux pas instrumentaliser la banlieue. »

Et de reprocher au PS d’instrumentaliser ce soudain accès de rigueur morale.

La vérité est plus triviale. Sarkozy est désormais personna non grata sur certains territoires de la République. Sa stratégie de provocations, de harcèlement et de stigmatisation a porté ses fruits. Les "racailles" l’attendent au tournant. Une visite à Argenteuil risque de fournir à la France et au monde les images de l’échec de 5 ans de politique sarkozyste.

A lire sur Bétapolitique



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11:01 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

J-59. Ségolène Royal : "Les propositions sociales de Nicolas Sarkozy sont dangereuses, elles dresseront les Français les uns contre les autres."

En présence de salariés de Geodis, confrontés à un plan de suppressions d'emplois, Ségolène Royal est revenu sur certaines propositions du candidat UMP.

"J'entends certains qui parlent de revaloriser le travail et qui proposent comme solution de détaxer les heures supplémentaires. Ces propositions sont dangereuses, car elles vont creuser le délitement du lien social".

Ségolène Royal craint qu’avec une telle mesure, "ça coûtera moins cher" de faire faire des heures supplémentaires que d'embaucher un nouveau salarié.

"Ce n'est certainement pas en supprimant l'impôt de solidarité sur la fortune, comme le propose le candidat de la droite, qu'on remettra la France debout, et certainement pas en faisant travailler les salariés jusqu'à 70 ans, comme (Nicolas Sarkozy) le propose".

"Ces propositions sont dangereuses, elles creuseront les brutalités, les violences, les frustrations, elles dresseront les Français les uns contre les autres". Elles "ne sont pas crédibles, pas sérieuses".

"C'est en augmentant le pouvoir achat des bas salaires aussi que nous relancerons la machine économique, certainement pas en réaménageant la fiscalité et en favorisant la rente par la suppression de l'ISF".

Ségolène Royal dénonce "le capitalisme financier destructeur pour nous tous".

"Je veux que la France mette en place un ordre économique et social juste. Ce n'est pas juste lorsque des salariés sont licenciés d'une entreprise qui fait des bénéfices et demain, ce ne sera plus possible", s’indigne-t-elle, rappelant sa proposition d'obliger les entreprises dans ce cas à "rembourser toutes les aides publiques" qu'elles ont perçues.

Ségolène Royal indique qu’elle dira à Angela Merkel, lors de leur rencontre le 6 mars, "un certain nombre de choses". "Il faut sortir de cette inertie libérale, l'Etat peut encore peser, je veux un Etat fort, qui négocie avec ses partenaires européens" en faveur d'une régulation économique et sociale.

Mercredi 21 février


LE PACTE PRESIDENTIEL en musique : 100 mesures pour que ça change fort !

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21.02.2007

Le PACTE PRESIDENTIEL en musique

Un clip de 12 minutes énumère et illustre, les 100 propositions du pacte présidentiel de Ségolène Royal. À voir et à diffuser !





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A propos de Jean JAURES : Mise au point, mise à jour du blog RAG 34

Mise à jour de notre : A propos

"M. Sarkozy cherche à se montrer sous un autre jour, son fameux « j’ai changé ». Il semble qu’il ait effectivement changé... le rédacteur de ses discours. L’élu de Neuilly se transforme en Gavroche des luttes sociales. Le président du Conseil général des Hauts-de-Seine devient un petit frère des pauvres. Il en appelle à Jean Jaurès ! Bientôt peut être Maurice Thorez, Jean-luc Mélenchon et Hugo Chavez !
Extrait du discours de Laurent Fabius, le 10 février 2007 Paris : Quel projet socialiste pour l'Europe ?

Les mémoires de Jaurès (Fondation Jean Jaurès).
Doc audio Fondation Jean Jaurès durée 8:05 mns




Heureux anniveraire et longue vie à paroles de Balaruc !

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20.02.2007

Le Contrat Nouvelle Embauche, fragile et peu utile

Seuls 8% des employeurs n'auraient pas recruté sans ce contrat à dissolution aisée. Un seul CNE sur deux survit après douze mois d'embauche.

Le CNE frère jumeau du CPE valait-il tant de divisions ? Un an et demi après l'introduction de ce contrat facilement dissoluble, une étude chiffrée du ministère de l'Emploi, dévoilée par Les Echos, dresse un bilan en demi-teinte. Et c'est peu dire.

Si Dominique de Villepin a pu annoncer plus de 700.000 embauches en CNE depuis août 2005, le ministère de l'Emploi estime que, fin décembre, entre 360.000 et 460.000 personnes étaient encore en poste. Seul un CNE sur deux (49%) conclu en 2005 est toujours d'actualité après douze mois. Pour les CDI, le taux de survie est de 68%. A noter toutefois: dans un cas sur deux, la rupture est le fait de l'employé.

400.000 emplois, c'est toujours ça... Oui, mais la question est de savoir si ces personnes auraient été engagées en l'absence du CNE. Et la réponse apportée par l'étude est cinglante. 72% des employeurs auraient de toute façon "embauché à la même date sous une autre forme de contrat". Seuls 8% n'auraient pas du tout recruté sans ce nouveau contrat.

SARKOZY veut généraliser le CNE et même s'en inspirer pour créer un contrat unique d'embauche. ROYAL veut l'abroger !

SARKOZY il ne passera pas par moi, je vote socialiste !

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19.02.2007

Bayrou propose un strapontin à Ségolène si il est élu

GAUCHE réveille-toi, le Peuple a besoin de toi ! François Bayrou pourrait choisir un premier ministre de gauche
PARIS (Reuters) - Le centriste François Bayrou confirme qu'il pourrait choisir un premier ministre de gauche s'il était élu à l'Elysée, tout en précisant n'avoir engagé pour l'instant aucune démarche dans ce sens.

"Je ne ferai aucune manoeuvre, je n'aurai pas de manoeuvres secrètes, sous la table. Ce n'est pas mon attitude", a déclaré le candidat centriste sur RMC et RFM.

"Mon attitude, c'est de vérifier chaque fois que je le peux quelles sont les orientations de fond de ces femmes et de ces hommes. Si ces orientations de fond correspondent à ce que je crois nécessaire pour la France, ils ont tous leur place dans l'équipe que je formerai", a-t-il ajouté.

Prié de donner son sentiment sur le ministre de la Cohésion sociale Jean-Louis Borloo, il a répondu : "c'est quelqu'un que j'estime". François Bayrou a fait la même réponse pour l'ex-ministre socialiste Dominique Strauss-Kahn.

Il a dit avoir reçu des appels de personnalités de tous bords prêtes à travailler avec lui pour "redresser le pays". "Il y a un mouvement qui est en train de se créer", a-t-il dit.

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Sarkozy, “le bon candidat pour un mauvais bilan”

vidéo 3ms extrait du discours de F.Hollande à Villepinte



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Sarkozy, “s’il a changé, c’est qu’il n’était pas bien avant”

vidéo 3ms extrait du discours de F.Hollande à Villepinte



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François Hollande : “Nicolas Sarkozy, c’est la continuité en pire”

« Le 6 mai prochain, nos concitoyens vont avoir à choisir entre la continuité et le changement. La continuité, elle a son candidat, c’est Nicolas Sarkozy. Il est dans ce scrutin le quasi sortant, il a gouverné le pays depuis 2002 comme ministre d’État, il est soutenu dans cette campagne par les deux Premiers ministres de la législature qui s’achève. Il porte le bilan de la majorité depuis 2002. Il n’y a pas d’autre candidat sortant que lui. Nicolas Sarkozy, c’est la continuité en pire.
Il y a quelque imposture à vouloir citer Jaurès quand on veut remettre en cause le droit de grève des salariés dans notre pays – Jaurès, lui, s’est battu à Carmaux pour arracher ce droit. Il y a de l’imposture à citer Blum quand on veut mettre en cause les 35 heures – Blum, lui, a fait les 40 heures et les congés payés.

Et il y a du cynisme à vouloir citer François Mitterrand et remettre en cause la retraite à 60 ans et l’impôt sur les grandes fortunes. Et il y a de la mystification à parler des travailleurs et des travailleuses quand, depuis cinq ans, avec cette majorité, la précarité s’est étendue.

Dans cette campagne,il faudra opposer,confronter les projets. Au « travailler plus » de Nicolas Sarkozy, il faudra opposer le « travailler tous » de Ségolène Royal. Nicolas Sarkozy devra aller dire aux chômeurs qui attendent un emploi de travailler plus pour gagner plus, aux salariés délocalisés qu’il faut travailler plus pour gagner plus, aux salariés à temps partiel qu’ils peuvent demain travailler à temps complet, ou à ceux qui font les 3-8,le travail de nuit,qu’il faut travailler encore plus pour gagner plus.

Il faudra également opposer à la précarité de Nicolas Sarkozy, les sécurités de Ségolène Royal. Pour nous, le CNE ne peut pas être le contrat de droit commun des salariés français, le CPE ne peut pas être l’horizon des jeunes qui veulent entrer sur le marché du travail.

De la même manière, nous devons opposer à la baisse d’impôts pour les plus favorisés de Nicolas Sarkozy, la réussite pour tous. Baisse d’impôts, oui, mais pour qui ? Il propose la suppression de l’impôt sur la fortune à travers un bouclier fiscal à 50 %, c’est la baisse, voire la suppression de l’impôt sur les successions, c’est la baisse de l’impôt sur les revenus pour les plus favorisés. Mais rien sur la fiscalité qui pèse sur le plus grand nombre. Cette politique fiscale ne vise pas ceux qui se lèvent tôt le matin ou ceux qui se couchent tôt le soir, mais tout simplement ceux qui s’enrichissent en dormant.

Extraits du discours de François Hollande à Villepinte

08:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

18.02.2007

Le sourire du jour : "l'héritation"; ils l'ont dit...

• Lors de son déplacement au Mont-Saint-Michel, Nicolas Sarkozy a utilisé le mot "héritation" pour parler d'héritage. Etonnamment, aucun média à l'exception notable de Libération n'en a parlé. On imagine le déchaînement des proches du Ministre candidat si un(e)autre candidat(e) avait été l’auteur inspiré de ce néologisme.

Ils l'ont dit

• Lionel LUCAS, député UMP, sans commentaire:

L’inscription de l’abolition de la peine de mort dans la constitution est "un aveu de faiblesse des démocrates."

• François Bayrou hier sur France2, définitivement de droite quoiqu’il essaye de faire croire le contraire:

"Je n’abrogerai pas le CNE"

RAG 34. Les lolo's 34

11:56 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Parlons des incohérences de l'UMP !

Nicolas Sarkozy ne cesse de proposer tout et son contraire, de promettre l’intenable avant de reculer…

Retour sur 4 prises de positions particulièrement significatives.

• La baisse des prélèvements obligatoires :

- La promesse: baisser les prélèvements obligatoires de 4 points de PIB (soit environ70 milliards) d’ici à 2012 (Le Monde du 23 janvier dernier).

- Reculade n°1 : quelques jours plus tard, l’UMP annonce que cette diminution serait finalement étalée sur 10 années et non sur 5. (2012 devient 2017).

- Reculade n°2 : Thierry Breton précisait hier qu’en cas de victoire, l’UMP" ne commencera la baisse promise des prélèvements qu’après 2010"; (2017 devient 2020, et demain…).

• Le financement de l’hôpital public :

- L’omission: contrairement à notre pacte présidentiel, le financement de l’hôpital public n’est pas une «dépense prioritaire» dans le projet UMP.

- Le rattrapage: Xavier Bertrand a annoncé hier un plan hôpital 2012 de 10 milliards.

- Le problème : omise initialement, soit cette promesse est vaine, soit elle vient de faire passer le coût du projet UMP de 50 à 60 milliards d’euros (baisse des prélèvements non comprise).

• La réduction du nombre de fonctionnaires :

- Le pavé dans la mare : Nicolas Sarkozy annonce qu’avec lui, un fonctionnaire sur 2 ne sera pas remplacé.

- Les démentis : secteurs par secteur, on tente depuis de rassurer, tel Xavier Darcos : "Personne ne dit que ce sera les professeurs."

• La généralisation du CNE :

- La maladresse : le 24janvier, devant le CGPME, Nicolas Sarkozy révèle son projet : généraliser le CNE dans le cadre d’un contrat de travail unique.

- La tentative de camouflage: Xavier Bertrand précise tant bien que mal"notre intention n’est pas de le généraliser".

• La mise en place d’une franchise médicale :

- L’annonce : 40 euros de franchise chaque année qui seront donc à la charge des Français.

- La séance de rattrapage : quelques jours plus tard, Xavier Bertrand précise dans les échos que "le montant [de la franchise] n’est pas encore fixé aujourd’hui"

Sarkozy il ne passera pas par moi, je vote socialiste !

RAG 34. Les lolo's 34

09:55 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

17.02.2007

Sarkozy, un Ministre incompétent outre-mer

Le Ministre Sarkozy n’a rien fait outre-mer et n’avait d’ailleurs aucune compétence pour le faire !Ainsi, le contrat de plan qu’il vient parapher à la Réunion pour donner l’impression qu’il amène de l’argent pour les infrastructures de l’île a déjà été signé le 19 janvier par le premier Ministre.

«L’effort sans précédent» de l’Etat en faveur de la route des Tamarins dont il se vante n’est que pure illusion puisque ce sont les réunionnais par le biais du péage qui sera mis en place sur cette route qui financeront en grande partie cette route !

De même, « l’intégration des DOM dans le plan national de cohésion social qu va permettre d’accroître le rythme de construction des logements sociaux » n’est qu’une vaste escroquerie puisque, de l’avis même du Sénateur UMP Henri TORRE (rapport d’information n° 88 sur le logement social outre-mer), cet article 108 de la loi du 13 juillet 2006 est resté « lettre morte » en dehors de toute programmation financière !. Bien au contraire, le Gouvernement est toujours débiteur d’environ 700 millions d’euros envers les opérateurs sociaux outre-mer selon les chiffres mêmes de Bercy !

Enfin, le Ministre Sarkozy a le culot d’annoncer qu’il va abaisser le coût du haut débit alors même que l’Etat n’a participé qu’à hauteur de 2% au projet de câble sous-marins pour le désenclavement numérique en Guadeloupe soit 400 000 € sur 20 millions d’euros !

Communiqué de Presse de Victorin LUREL, Secrétaire national à l’outre-mer

Pacte ROYAL pour les outremers : des engagements forts !



RAG 34. Lovely34

19:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OUTREMER, SARKOZY, RAG 34

SUPERMENTEUR 2 : L'UMP rabote les promesses de son candidat pour lui permettre de tenir son chiffrage

Trop, c'est trop. L'inflation des promesses électorales de Nicolas Sarkozy a fini par provoquer un vrai malaise à l'UMP. Ses "budgétaires", Pierre Méhaignerie, Gilles Carrez et Alain Lambert, de plus en plus inquiets, ont obtenu de François Fillon, jeudi 15 février, une réunion d'ajustement du programme économique et social de leur candidat. Objectif de ce rendez-vous, auquel participait Christian Blanc (ex-apparenté UDF) : raboter certaines propositions pour s'en tenir au plafond de 30 milliards de dépenses nouvelles sur cinq ans.

La cellule de chiffrage de l'Institut de l'entreprise évalue le coût du programme de M. Sarkozy à un peu moins de 50 milliards, auxquels s'ajoutent ces fameux 68 milliards d'euros de prélèvements obligatoires que M. Sarkozy souhaite restituer aux Français (Le Monde du 23 janvier).

Conséquence de la réunion d'ajustement de jeudi : l'entrée en vigueur de certaines mesures, comme l'allocation au premier enfant ou le bouclier fiscal à 50 %, devrait être repoussée, et les ambitions pourraient être revues à la baisse dans certains domaines, dont les droits de succession et la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires. "On peut espérer baisser d'un point d'ici à la fin de la législature, pas plus", estimaient, dès mercredi, le président de la commission des finances de l'Assemblée, M. Méhaignerie, et le rapporteur du budget, M. Carrez, dans les couloirs du Palais-Bourbon.

Pour financer son projet sans compromettre le rétablissement des finances publiques, l'UMP s'était fixé un cadre budgétaire strict, assis sur une hypothèse de croissance de 2,25 % en moyenne par an : ramener à l'horizon de 2012 le poids de la dette publique sous la barre de 60 % du produit intérieur brut (PIB) et limiter à 30 milliards d'euros sur cinq ans les dépenses nouvelles, 5 à 6 milliards par an devant aller à la réduction du déficit.

Obsédés par le contre-exemple de 2002 - la croissance s'était retournée et le déficit budgétaire envolé -, MM. Méhaignerie, Carrez et Lambert n'ont pas réussi à imposer un calendrier plus serré sur la diminution de la dette (2010 au lieu de 2012). Mais ils ont obtenu satisfaction sur une règle d'or, à laquelle ils tiennent, à savoir qu'aucune dépense de fonctionnement ne doit être financée par l'emprunt. Un principe également défendu par le président de l'UDF, François Bayrou.

Ces préalables posés, les participants à la réunion de jeudi ont passé au crible le projet de M. Sarkozy, et évoqué la possibilité de revoir à la baisse ses ambitions. Le candidat avait lui-même fait le premier pas, en laissant entendre que la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires se ferait sur dix ans, une hypothèse réaffirmée jeudi sur Canal+ par le ministre de l'économie, Thierry Breton : "La baisse promise (...) ne commencera qu'auprès 2010."

Le candidat de l'UMP avait également annoncé aux Echos du 14 février que le bouclier fiscal à 50 % serait mis en oeuvre "quand ce sera possible". "On ne peut pas faire la même chose avec 1,5 % de croissance et avec 3 %", avait ajouté M. Sarkozy au lendemain de l'annonce par l'Insee des chiffres provisoires de la croissance en 2006, 2 % seulement, soit la fourchette basse retenue par le gouvernement Villepin pour confectionner son budget.

Parmi les trois ou quatre points encore en débat qui devraient être tranchés prochainement, figurent l'hypothèse d'une baisse moins forte que prévue des droits de succession et celle de programmer, sur le "long terme", l'intégration de la contribution sociale généralisée (CSG) dans le bouclier fiscal.

Actuellement, la loi limite à 60 % des revenus d'un contribuable la somme des impôts directs (impôt sur le revenu, impôt de solidarité sur la fortune et impôts locaux). Un bouclier qui se limite à 71 % des revenus, lorsque l'on tient compte de la CSG et de la contribution de remboursement de la dette sociale (CRDS). Le coût de la mesure n'est évidemment pas le même si l'on part du haut de la fourchette (71 %) ou du bouclier fiscal actuel (60 %).

Côté pouvoir d'achat, M. Méhaignerie ne désespère pas d'obtenir une revalorisation sensible de la prime pour l'emploi.

Claire Guélaud et Patrick Roger
Article paru dans l'édition du 17.02.07

RAG 34. Les lolo's 34

08:03 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

14.02.2007

J-67 : Les habits de grand-mère Sarkozy (par Michel Onfray – philosophe)

Le mot « démagogue » fait partie de l’arsenal des insultes au même titre que « fasciste », « nazi », « stalinien » ou « bourgeois ». « Antisémite » fonctionne sur le même registre, « populiste » également. Ces épithètes servent à stigmatiser un adversaire pour éviter de dialoguer avec lui. Leur usage grippe la machine démocratique et, pire, interdit qu’on utilise ensuite les mots pour signifier ce qu’ils veulent vraiment dire. Qui voudrait en effet discuter avec un fasciste ? Mais, une fois ce détournement sémantique utilisé, comment dire d’un fasciste véritable qu’il l’est ? Quand les fascistes sont partout, de même les antisémites, ils ne sont plus nulle part. La démonétisation du signifiant pulvérise la possibilité d’un signifié. J’ai, pour ma part, eu droit à la totalité de ces qualificatifs, les choses étant dûment écrites ou dites dans des médias de grande diffusion…
Arrêtons nous un instant sur le mot « démagogue ». Les grecs l’inventent pour stigmatiser les orateurs qui se trouvent à la tête de factions populaires. La démocratie athénienne n’était pas démocratique, mais oligarchique, aristocratique : elle ne concerne en effet que les citoyens, autrement dits, les sujets nés de citoyens. Les femmes, les métèques – étrangers domicilés -, les barbares – les non grecs-, les esclaves n’en font pas partie, de fait, cette démocratie ne concerne qu’une petite poignée de gens bien nés… Dès lors, dans la bouche de ceux là, quiconque s’adresse au peuple, parle pour lui, éventuellement même, lui parle, est un démagogue. Donc un ennemi.
Platon, aristocrate de haut rang, n’a pas besoin de travailler pour subvenir à ses besoins, sa famille est riche. Les sophistes, quant à eux, proviennent le plus souvent des couches populaires, ils doivent donc gagner leur vie. En faisant payer leur technique verbale, leur savoir rhétorique, leur talent pédagogique, ils se contentent de monnayer leur verbe pour acheter du pain et des olives. Et puis, faute impardonnable, les sophistes enseignent à des gens de modeste condition les ficelles utiles pour entraver ce prétendu système démocratique. La haine de Platon pour les sophistes faussement transformés en démagogues est avant tout la haine d’un aristocrate pour la plèbe qui se pique de philosopher.
Plus tard, en l’occurrence pendant la Révolution Française, le mot glisse plus encore vers l’insulte : on appelle démagogue l’orateur qui parle au peuple, certes, mais en flattant ses bas instincts – la colère, l’envie, la rancœur, la haine, le ressentiment, la méchanceté. Les passions tristes de Spinoza… Là encore, on retrouve l’opposition entre l’élite en passe d’accéder au pouvoir, la bourgeoisie libérale, et les factions populaires, hébertistes, Enragés, Curés Rouges et ceux que Patrick Kessel appela jadis dans un beau livre Les gauchistes de 89. Mais en ce temps là, la démagogie n’est pas dans le seul camp de ceux qui parlent au peuple, elle se trouve aussi aux côtés des opportunistes que le pouvoir fascine et qui n’aspirent qu’à une chose, en jouir.
Voilà, me semble-t-il, l’acception moderne, sinon postmoderne, du démagogue : il flatte le citoyen pour qu’il le conduise au pouvoir car une seule chose l’intéresse, y parvenir et, une fois qu’il s’y trouve, s’y maintenir. Vieilles leçons du Prince de Machiavel. Dans une société de médiatisation généralisée, l’électeur disposant du pouvoir de faire ou de défaire un roi, le démagogue s’adresse médiatiquement aux votants afin qu’il lui fasse la courte échelle pour accéder au trône. Le démagogue est animé par une obsession pathologique : jouir de la puissance donnée le pouvoir – il se moque bien de la République, de la Nation, de l’intérêt général, du bien public, du Peuple, de la France, et autres fétiches dont il se remplit la bouche en permanence et qui saturent toutes ses prises de position.
Le risque du suffrage universel qui pose dans l’absolu l’équation un homme égale un vote est qu’on gagne moins à s’adresser à la raison, à l’intelligence, au bon sens du citoyen, qu’à ses fameuses passions tristes si vives à enflammer tant la misère morale et mentale est grande. Peu importe, il faut choisir des inconvénients et, somme toute, le suffrage universel vaut mieux qu’un cens, quel qu’il soit.
Si la mesure de l’intelligence politique est impensable, celle de la démagogie est possible. Tout homme – ou femme bien sûr…- politique qui parle à rebours de ce qu’enseigne son passé d’élu est un démagogue. Tout homme qui dit pour demain l’inverse de ce qu’il a fait pendant une carrière en est un. Plus l’écart est grand entre son action passée et ses paroles présente, plus c’est un maître en démagogie.
Démagogue en chef, par exemple, Jacques Chirac creusant la fameuse « fracture sociale » pendant un quart de siècle d’action politique aux plus hauts sommets et, après s’en être indigné, sollicitant les électeurs pour la combler ; Jacques Chirac polluant pendant le même temps les nappes phréatiques avec ses décisions en matière agricole et, après s’en être offusqué, affirmant la nécessité d’une écologie qu’il incarnerait ; Jacques Chirac violant la République pendant des décennies – des frais de bouche aux emplois fictifs , en passant par les marchés truqués ou les faux électeurs- et s’en disant le garant comme chef de l’Etat. La liste est longue, chacun le sait...
Prétendant au remplacement et au titre, Nicolas Sarkozy est en passe de décrocher la timbale. Car ce maire refusant la construction de logements sociaux dans sa ville de Neuilly ; cet homme de parti plusieurs fois traître à son camp ; cet encarté défendant une politique de droite depuis son plus jeune âge ; cet allié des puissants fort avec les faibles, faible avec les forts ; cet ami des patrons de presse qui demande et obtient le licenciement d’ un directeur de journal qui expose sa vie privée en dehors des clous fixés par le ministre habituellement iconophile ; ce vindicatif fasciné par les nettoyages de banlieues au kärcher ; cet expéditif qui assimile tout jeune des banlieues à de la racaille ; ce courtisan de Georges Bush auprès duquel il tient des propos de féal de l’autre côté de l’Atlantique ; ce ministre qui convoque place Beauvau le directeur d’une maison d’édition pour interdire un livre à paraître sur son épouse volage ; cet homme, donc, n’existe pas, ou plus, car il a changé…
Ce Nicolas Sarkozy est mort. Enterré. Fini. Décédé. Terminé. Disparu. Trépassé. Plus d’un quart de siècle d’une carrière politique s’envole en fumée. Plus de traces. Pas de preuves. C’était hier. Aujourd’hui, plus rien n’existe comme avant. Car il a changé sous le coup d’une souffrance : cet homme, rendez-vous compte, a été trahi, abandonné, quitté par sa femme – dont il est tombé amoureux le jour même où, maire qui officiait, il a décidé qu’elle ne resterait pas longtemps l’épouse de Jacques Martin, le mari du jour. Avec ce banal adultère des familles, Nicolas Sarkozy a appris la douleur, la peine, le petit homme est devenu grand. Désormais, il peut être Chef de l’Etat.
Donc cet homme nouveau n’a plus rien à voir avec le méchant, le partisan, le sectaire, le traître, le disciplinaire, l’autoritaire, le velléitaire, le réactionnaire, le colérique, l’irascible, le nerveux, l’atrabilaire, le susceptible, l’arrogant, l’ambitieux qu’enseignent trente années de pratique politicienne de Neuilly à Beauvau . Et cette métamorphose, promis, juré, craché, n’a rien à voir avec le désir d’obtenir les suffrages d’électeurs qui disposeraient encore d’ un peu de mémoire et dont l’intelligence ou le bon sens auraient survécus au pilonnage médiatique et hagiographique massif depuis des années de matraquage iconique.
Dès lors, l’homme nouveau, le Nicolas rédimé, le Sarkozy métamorphosé, le candidat aux stigmates présidentiels fait sa déclaration de candidature là même où Chirac avait fait la sienne – qui offrira un jour à cet homme le « que sais-je ? » sur la psychanalyse ? « Le canard enchaîné » prouve dans son édition suivante qu’il n’y avait pas plus de 25.000 personnes, la presse quasi unanime, déjà aux ordres, annonce 100.000 , et ne publiera pas de rectificatif – là comme ailleurs.
Son porte plume Henri Guaino taille le costume nouveau : cet homme qui soutient et met en œuvre depuis trente ans la politique libérale qui génère chômage, misère, pauvreté, délocalisations, paupérisation cite Jaurès et de Blum ; ce maire qui refuse les bâtiments sociaux dans sa ville en appelle maintenant au droit opposable au logement ; le copain des coquins patrons de presse qui débarquent le directeur de « Paris Match » responsable de la publication de l’icône de l’adultère uxoral se fend d’une lettre de soutien à « Charlie Hebdo » embarqué dans un procès moyenâgeux au nom de la liberté de la presse ; le quêteur d’onction américaine qui fait acte d’allégeance à Bush et se désolidarise des positions françaises à la Maison Blanche se réclame désormais du Général de Gaulle et de la Résistance ; ce pourfendeur des syndicats, de la réduction du temps de travail, de l’abaissement de l’âge de la retraite, du droit de grève célèbre la mémoire du communiste Guy Môcquet ; cet homme aux rares neurones intellectuels, qui, pour toute caution culturelle, met en avant Doc Gynéco, Christian Clavier, Johnny Hallyday – courtisan de tous les présidents de la V° depuis qu’il paie des impôts-, cet être qui, hier, ricanait et sortait son revolver dès qu’il entendait le nom de La princesse de Clèves, cite aujourd’hui Voltaire, Victor Hugo , Emile Zola ; ce traître, ce cynique, cet immoraliste, cet apostat multirécidiviste se paie même le culot d’en appeler à la morale, aux valeurs, aux vertus ; cet aspirant nettoyeur de banlieues convoque blacks et beurs sur les podiums de ses meetings ; cet habitué des palais de la République, de l’or des logements de fonction , des lambris de ministères, des voitures avec gyrophares, et escortes policières, débarque devant les caméras en Renault de gamme moyenne pour monter à la tribune et convoquer une fois encore Jaurès et Blum , mais à la Mutualité cette fois ci !
Si l’on veut désormais que les mots puissent encore signifier, alors recadrons les choses et destinons lui celui de démagogue, de candidat de la démagogie, de roi de la démagogie, de chef de la démagogie, de président de la démagogie. Trente années de politique , de la mairie au ministère en passant par les instances départementales et régionales, témoignent de la nature véritable de cet homme de droite qui revêt aujourd’hui des habits de la gauche. C’est un loup déguisé dans les vielles nippes d’une grand-mère. On connaît l’histoire… Je crains que les habits nouveaux séduisent les amateurs d’histoire, de fable, de romans, de films, de fictions. Le soir du deuxième tour, la grand-mère pourrait bien apparaître à la fenêtre de l’Elysée, les habits du travestissement abandonnés à même le sol , démaquillée, avec le visage qu’on lui connaît depuis trois décennies : celui d’un prédateur. Ce soir là, il sera trop tard pour tous les chaperons - rouges ou non…



à lire sur http://michelonfray.blogs.nouvelobs.com/

RAG 34. Les lolo's 34

01:39 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, antisarko, RAG 34

13.02.2007

Vidéoclip : Chanson antisarko de ZEDESS

Nicolas chez les gaulois...


Sarkozy
envoyé par sarkopenie


RAG 34. Les lolo's 34

10:09 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

07.02.2007

LES FARIBOLES DE MONSIEUR SARKOZY : Parlons dépenses et fiscalité !

« Jacques Chirac raconte des fariboles en promettant d'augmenter toutes les dépenses et de baisser tous les impôts». Nicolas Sarkozy, RMC, 27 Mars 1995

1. Une hausse massive de dépenses non financées
Au cours du mois de janvier, Nicolas Sarkozy a multiplié les promesses nouvelles, notamment dans son discours
d’investiture (14/01 :2007) et son interview au journal « Le Monde » (23/02/2007) :

• « Créer un droit opposable à la scolarisation des enfants handicapés » : 500 millions d’euros ;
• « Apporter la caution de l’Etat aux entrepreneurs sans ressources » : 100 millions d’euros
• « Déduire les intérêts de l'emprunt immobilier du revenu imposable » : 2,5 milliards d’euros ;
• « Créer une allocation de formation pour les jeunes » : 3 milliards d’euros ;
• « Créer un prêt à taux zéro pour les jeunes, garanti par l’Etat » : 2 milliards d’euros ;
• « Étendre le crédit d’impôt recherche » : entre 1 milliard (doublement) et 10 milliards (mesure in extenso)d’euros ;
• « Abaisser le bouclier fiscal à 50% et déduire de l’ISF les sommes investies dans les PME (jusqu’à 50 000 €) » : 4 milliards d’euros ; En revanche, les mesures d’économies mises en regard sont déjà toutes présentes dans le projet de l’UMP adopté le 26/11/2006 .
• « le non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et l’affectation de la moitié des économies aux fonctionnaires en poste », qui représente une économie budgétaire de 5 milliards d’euros en 2012, est inscrit page 51 : « réduire le nombre d’agents publics en réorganisant les services, car c’est une nécessité pour retrouver des marges de manoeuvre en termes de finances publiques et améliorer la rémunération des fonctionnaires. Partager les gains ainsi obtenus entre les agents publics et les pouvoirs publics» ;
• « le resserrement des conditions de versement des minima sociaux », censé permettre à l’État d’économiser 500 millions d’euros par an, est inscrit page 38: « nous demanderons donc à tout bénéficiaire d’un minimum social en âge de travailler d’avoir une activité adaptée à sa situation » ;
• l’institution d’une « franchise sur les actes médicaux», source de 1,25 milliard d’économie, est inscrite page 40 : « nous pensons que l’instauration d’une franchise non remboursable, ni par la sécurité sociale, ni par les assurances complémentaires, de quelques euros par acte de soin, serait plus juste et plus responsabilisante » ;
• « l’alignement des régimes spéciaux sur le régime général des retraites », source de 3 milliards d’économies, est inscrit page 38 : « rééquilibrant les avantages de certains régimes spéciaux au regard de la pénibilité d’autres professions et la réalité de certaines situations (pensions de réversion, retraites de certaines professions non salariées telles que les agriculteurs, les artisans, les commerçants...) ».

Les nouvelles promesses du candidat Sarkozy représentent un coût compris entre 13 Mds€ et 23 Mds€, la
principale variable de l’écart reposant sur l’évaluation de la mesure « extension du crédit d’impôt recherche ». En
retenant pour cette dernière mesure une évaluation réaliste de doublement de son montant actuel (soit un coût
supplémentaire pour le budget de l’Etat de +1 Mds€ d’ici 2012), notre hypothèse centrale sur le coût
supplémentaire de ces nouvelles annonces correspond à l’hypothèse base de la fourchette mentionnée par l’Institut de l’entreprise, soit +13 Mds€.

Pourtant, la droite promet donc de maîtriser la dépense publique, tout comme elle l’avait fait en 2002.

De plus, Nicolas Sarkozy compte deux fois les économies qu’il annonce. Si l’on prend le soin de chiffrer le décalage entre ces deux discours et le projet UMP, la simple variation du poste « dépense » implique un besoin
de financement compris de 0,75 point de PIB.

Le Parti Socialiste avait estimé jusqu’ici le coût global du projet de l’UMP à 75 milliards d’euros en dépenses
brutes et de 53 milliards d’euros en dépenses nettes d’ici 2012, une fois déduites les « économies » promises sur
la sphère publique (23 Mds€). Pour le Parti Socialiste, les principaux engagements du projet de l’UMP se répartissaient jusqu’alors comme suit :

• Enseignement supérieur et la recherche : 14 milliards d’euros ;
• Travail et pouvoir d’achat : 12,6 milliards d’euros ;
• Lien social et égalité des chances : 11,8 milliards d’euros ;
• Famille et personnes âgées : environ 10 milliards ;
• Défense : 4,7 milliards d’euros.
Avec ces nouvelles dépenses, les nouvelles annonces de Nicolas Sarkozy portent le niveau des
dépenses supplémentaires en 2012 à 88 milliards d’euros bruts et 66 milliards d’euros nets.

1 Source : rapport économique, social et financier annexé au projet de Loi de finances 2007

2. Des recettes en baisse : un choix qui cache son nom
a) Une position sur les prélèvements obligatoires intenable ou dangereuse

Dans son interview au journal « Le Monde », Nicolas Sarkozy a pris l’engagement de « réduire de 4 points nos
prélèvements obligatoires », ce qui représente une privation volontaire du budget de l’État de 68 milliards d’euros
par an.

Cette position est clairement intenable. Qui le dit d’ailleurs ? Gilles Carrez : « Nous ne devons pas commettre la
même erreur qu’en 2002, à savoir baisser immédiatement l’impôt sans faire en contrepartie les économies
correspondantes ». Même si, se voulant optimiste, il ajoute solennellement : « les propositions de Nicolas
Sarkozy sur les droits de successions, le bouclier fiscal ou encore l’accession à la propriété coûtent plusieurs
milliards d’euros mais elles peuvent être mises en oeuvre progressivement en cohérence avec les objectifs
d’équilibre fixés pour 2012. » ;

Le premier problème pour Nicolas Sarkozy en la matière, c’est sa crédibilité. En effet, et contrairement à ses engagements de 2002, l’actuelle majorité n’a pas diminué le taux de prélèvements obligatoires, mais les a au contraire augmentés de 0,9 point de PIB (de 43,1% à 44% du PIB), soit une augmentation de 16 milliards d’euros depuis 2002. Ils avaient au contraire baissé entre 1998 et 2001.

Source : MINEFI, rapport sur les prélèvements obligatoires pour 2006.

Cette augmentation de la pression fiscale ne peut en aucun cas être imputée aux décisions des collectivités locales dont les prélèvements pèsent 5,7% du PIB en 2006, contre 15% à l’Etat et 21,22% à la sécurité sociale. Selon les chiffres publiés par le gouvernement3, la hausse des prélèvements obligatoires enregistrée en 2005 est imputable pour un tiers seulement aux collectivités (+ 0,3 point de prélèvement obligatoires) . Ce calcul ne tient pas compte des transferts de charge non compensés. Se fondant sur les travaux du « bilan financier de la décentralisation », le gouvernement4 a du accorder une « rallonge » de 500 millions/an jusqu’en 20085 . Surtout, sur la période 2002-2004, on constate que l’augmentation du taux de PO des collectivités locales provient à hauteur de 0,4 point de PIB des transferts de fiscalité. Les hausses touchent toutes les collectivités (+ 4 % en 20066, après 4,3% en 2005) pour couvrir le dynamisme des dépenses sociales, y compris de très nombreux conseils généraux UMP (Rhône :+ 8,4 % en 2005 ; Marne : + 12,8 % ; Loir et Cher : + 15 %, …).

La question de la baisse des prélèvements obligatoires est à ce point peu crédible à droite, que l’UMP en est déjà
à sa troisième version en trois semaines. Qui croire ? :

2 Source : « Le Figaro », interview croisée avec Pierre Méhaignerie, 16 janvier 2007
3 Source : rapport sur les prélèvements obligatoires et leur évolution annexé à la Loi de finances 2007
4 Présenté par Dominique De Villepin le 9 février devant une délégation de l’Assemblée des départements de France
5 Cf. vote de la Loi de finances rectificative en décembre 2006.
6 Source : étude réalisée par Dexia-Crédit local de France


• Le projet de l’UMP qui s’engage (page 14) à « réduire d’au moins un point l’écart entre notre taux de
prélèvements obligatoires et la moyenne des autres pays de l’Union européenne (qui est aujourd’hui de
quatre points) » ?
• François Fillon, Pierre Méhaignerie, Alain Lambert, Eric Woerth, Gilles Carrez et Philippe Marini qui ont pris des distances avec ce texte en indiquant dans le communiqué détaillant le financement de ce même projet que : les « recettes nouvelles n’élèveront pas le niveau général des prélèvements obligatoires » et « si la croissance, grâce aux réformes entreprises, est supérieure à l’hypothèse de croissance retenue pour établir le présent chiffrage, les marges de manoeuvre nouvelles ainsi créées seront consacrées au financement des autres mesures du projet (pour une enveloppe d’environ 10 Mds d’euros) et à la réduction du taux de prélèvements obligatoires (actuellement de 44%), et plus particulièrement la fiscalité pesant sur les entreprises, afin de le rapprocher de la moyenne des pays de l’Union européenne (actuellement de 40%) » ?
• Nicolas Sarkozy qui vient de multiplier cet effort par quatre dans sa récente interview ?
Nicolas Sarkozy se situe dans la lignée des néo-conservateurs américains qui, conscients que l’annonce d’une
mise en pièce de l’État providence est impopulaire, ont toujours annoncé des baisses brutales de prélèvements
pour imposer par la suite la réduction des dépenses. Qui le dit ? Franck Tapiro, son conseiller en communication
: « On a pas besoin de Karcheriser la France, … On a besoin de thatcheriser la France (…) »7 .

Une baisse de 4 points des prélèvements obligatoires sur la période 2007-2012 représente (en valeur actualisée
2012) une perte de recettes supplémentaire de 68 Mds€, alors qu’une croissance de 2,25% par an en moyenne ne permet de ne dégager qu’un montant de marges de manoeuvre de seulement 45 Mds€ à taux de prélèvements constants. Une conclusion s’impose : la seule baisse de 4 points du taux de PO, si elle était réalisée, priverait de toute marge de manoeuvre la future majorité pour le financement de ses priorités.

Avec une croissance annuelle moyenne de 2,25%, cette baisse des prélèvements serait à l’origine de creusement des déficits de l’ordre de 89 milliards d’euros8 soit 4,3 points de PIB en 20129.

b) La fin de l’impôt progressif

La France compte trois impôt progressifs : l’impôt sur le revenu, l’impôt de solidarité sur la fortune et
l’impôt sur les successions. Nicolas Sarkozy s’attaque aux trois.

• Extension du bouclier fiscal10 : la prime aux revenus du capital
Cette nouvelle mesure abaisse le seuil de 10 points et intègre les prélèvements sociaux à hauteur de 11% du
revenu, qui ne sont pas comptés dans le plafond actuel de 60% : elle aboutit à réduire le plafond de 21 points.

Pour payer un montant annuel d’impôts qui dépasse 50%, il faut forcement percevoir des revenus du capital ou
de la rente. En effet, si l’on soustrait la CSG et la CRDS aux 50%, il reste 39%. Or, le nouveau barème de l’impôt
sur le revenu a ramené la tranche marginale à 40%. Avec un taux de l'impôt sur le revenu plafonné à 40 %,
l'imposition moyenne des revenus n'atteint en réalité presque jamais 50 %.

Les contribuables les plus aisés qui, en plus de la CSG, de la CRDS, des taxes locales (foncière et d’habitation), sont imposables au plus haut taux de l’impôt sur le revenu ne peuvent bénéficier de cette réduction. Il faut vivre de la rente pour en bénéficier : difficile dès lors de prétendre le mettre en place pour faire en sorte « que l’on ne travaille pas pour l’État plus d’un jour sur deux ».

7 Chat du magazine stratégie, consultable en vidéo à l’adresse suivante : http://www.nuesblog.com/?453/Nicolas-Sarkozy-par-Frank-Tapiro-Jack-Bauer-ou-Margaret-Thatcher
8 Ce total est obtenu ainsi : dépense du projet UMP + dépenses nouvelles + impact budgétaire d’une baisse de 4 points de prélèvements obligatoires – ressources tirées de la croissance = 53 + 13 + 68 – 45 = 89 milliards d’euros.
9 Compte tenu d’un niveau de PIB 2007 estimé à 1.836 milliards d’euros.

10 « Je crois à un bouclier fiscal à 50% intégrant la CSG et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) », Le Monde » daté du 23/01/2007.

L’impact « social » sera dès lors équivalent à celui de l’actuel bouclier qui coûte 400 millions d’euros et concerne
93 000 contribuables :

• 77.000 contribuables, non soumis à l’ISF, se verront rembourser 50 millions d’euros, soit 650 €/an ;
• 16.000 contribuables, soumis à l’ISF, se verront rembourser 350 millions d’euros, soit un peu plus de
20.000 euros/an.
• Déduction des investissements dans les PME de l’ISF11 : la mort annoncé de l’ISF
Cette mesure se distingue des autres car il s’agit d’une déduction de l’impôt à payer, et non d’une soustraction
à l’assiette taxable : c’est une première. Elle serait donc cumulable avec les exonérations portant sur l’assiette :

• les 750.000 euros de seuil d’entrée ;
• la Loi Dutreil qui permet de déduire du patrimoine imposable de l’ISF tous les investissements dans les
PME de moins de 250 salariés ;
• 100% des actions d’une société dont on est dirigeant si l’on possède au moins 25% des actions ;
• les oeuvres d’art ;
• 75% des actions conservées plus de six ans dans le cadre d’un pacte d’actionnaire ;
• 75 % des parts pour les Bois et Forêts ;
• 20 % de la résidence principale.
A qui bénéficie-t-elle ? aux contribuables qui acquittent plus de 50.000 euros d’ISF, et donc qui disposent d’un
patrimoine supérieur à 4 millions d’euros. Potentiellement, 95 % des contribuables assujettis à l’ISF (tous
les foyers qui paient un ISF inférieur à 50.000 euros/an), soit 430.000 foyers sur les 450.000 contribuables
assujettis en 2006. Ces ménages pouvant optimiser cette disposition, tout comme les détenteurs des plus gros
patrimoines pour réduire leur ISF, cette proposition réduira de 60% le produit de l’impôt ,
Cumulée au nouveau bouclier fiscal, : c’est une abrogation qui cache son nom : est cela la justice
sociale ? Est cela « la récompense du travail », quand on sait que le patrimoine s’hérite plus qu’il ne
s’acquière ?

• Suppression des droits de succession : la fortune en héritage
Au prétexte de favoriser les fruits du travail, Nicolas Sarkozy va favoriser l’héritage et la rente. La
suppression de 95% des « droits de donations et de successions pour tous les patrimoines petits et moyens »,
est une supercherie qui masque une mesure d’une injustice rarement atteinte. En effet, les réformes engagées
depuis 2002 ont amené l’abattement principal à 76.000 euros. Cet abattement est cumulable avec celui dédié
aux enfants, à concurrence de 50.000 euros par enfants. Une transmission en ligne est non imposable si elle
n’excède 76.000 euros pour un couple sans enfant, 126.000 euros pour un couple avec un enfant, 176.000 euros
avec deux enfants ou 226.000 euros avec trois enfants. Dans un pays où la succession moyenne est de 55.000 euros, ce dispositif a déjà exclu 80 % des patrimoines transmis en ligne directe de toute imposition. Cette proposition dédouanerait 15 des 20 % des Français les plus riches du paiement de cet impôt, puisque seul 25% des Français détiennent un capital supérieur à 260.000 euros12. Elle priverait le budget de l’État de près de 5 milliards d’euros par an, soit l’équivalent de 700 écoles ou encore 900 crèches.

• Impôt sur le revenu : une prime aux hauts revenus
Le projet de Nicolas Sarkozy prévoit le maintien des réformes de l’impôt sur le revenu, c’est-à-dire de figer les
inégalités créées par les réformes engagées depuis 2002, et notamment celle de 2007 dont le bilan est
accablant : il faut gagner plus de 10.000 euros par mois pour commencer à en bénéficier, le gain maximal (4.900 euros par an) étant réservé à celles et ceux qui gagent 200.000 euros par an.

11 « J'entends donc donner à ceux qui paient l'ISF la possibilité de déduire une somme de cet impôt, par exemple jusqu'à 50000 euros, à condition de l'investir dans les PME », Le Monde » daté du 23/01/2007.
12 Source : Insee, Enquête revenus fiscaux de 2004 ».

En 2007, l’État percevra 9 milliards d’euros de moins d’impôt sur le revenu qu’il n’en aurait perçu si l’impôt sur le
revenu était resté stable. Ces baisses profitent à 70% aux 10% les plus aisés et à 30% aux 1% les plus aisés.
Qui le dit ? Pierre Méhaignerie13 : « J'étais de ceux qui pensaient que nous ne devions pas baisser l'impôt sur le
revenu. Nous avons perdu ainsi 7 milliards d'euros, dont 80 % au bénéfice des deux tranches supérieures».

De même, l’OFCE a publié dans une récente étude14 un tableau de la répartition de l’impôt sur le revenu qui
accrédite ces chiffres :

Depuis 2002, ces multiples baisses ont ainsi permis à :

• un célibataire qui gagne 4.000 euros par mois de payer 1.300 euros d’impôt sur le revenu en moins par
an ;
• un couple sans enfant qui gagne 8.000 euros par mois de payer 2.600 euros d’impôt sur le revenu en
moins par an ;
• un célibataire qui gagne 100.000 euros par mois de payer 100.000 euros d’impôt sur le revenu en
moins par an ;
L’ « Enquête sur les revenus fiscaux » de l’INSEE démontre que ces bénéficiaires sont particulièrement aisés,
puisque que :

• 90 % des Français gagnent moins de 2.200 euros par mois ;
• 80 % des Français gagnent moins de 2.000 euros par mois ;
• 50% des Français gagnent moins de 1.500 euros par mois ;
• 40% des Français gagnent moins de 1.400 euros par mois ;
• 20 % des Français gagnent le SMIC, soit moins de 1.000 euros.

Ces chiffres démontrent l’ampleur de la mauvaise foi du porte-parole du gouvernement qui prétend que :

• « 80 % de la baisse de l’IR en 2007 bénéficiera aux revenus inférieurs à 3 500 euros par mois et que plus des 2/3 de l’allègement sur l’IR depuis 2002 a bénéficié à ces mêmes contribuables » ;
• « en 2006, un professeur certifié en fin de carrière, ça gagne à peu près 4.100 euros par mois. Un
informaticien après 10 ans d'expérience, un conducteur de TGV en fin de carrière, un VRP, ça gagne
aussi entre 4.000 et 4.200 euros par mois ». Non seulement ce niveau de revenu est sans lien avec la classe moyenne, mais les revenus avancés ne sont pas ceux des professions concernées, loin s’en faut :
• un professeur certifié gagne en fin de carrière au maximum salaire mensuel net de 2.500 euros16 ;
13 Source : compte rendu intégral des débats de l’Assemblée nationale, 2ème séance du 6 juillet 2005.
14 La lette de l’OFCE n° 267, Jeudi 20 octobre 2005
15 Source : INSEE-DGI, enquête Revenus fiscaux 2004 »
16 Source : SNES
• un VRP touche en moyenne 2.000 euros nets par mois17 ;
• un conducteur de TGV en fin de carrière 3.100 euros18 .

3. Un cadrage défaillant, des finances publiques menacées

Le cadrage macroéconomique est fondamental pour éviter la dérive des comptes publics. Depuis 2002, les choix
économiques, sociaux et fiscaux du gouvernement ont engendré :

• Une explosion de la dette : elle est passée de 881,3 milliards d’euros au second trimestre 2002 à
1151,8 milliards d’euros au troisième 200619, soit 270 milliards d’euros. Au vue du déficit prévisionnel
pour 2007, elle dépassera 300 milliards sur l’ensemble de la législature. Sa variation en points de PIB
n’est guère plus réjouissante, puisqu’elle est passée de 56,3% du PIB à la fin 2001 à 66,6% du PIB à la
fin 2005. Toutes les manipulations de Monsieur Breton, en tous points dénonçables (baisse du fonds de
trésorerie de l’Agence France Trésor,…) ne l’amèneront au mieux qu’à 64,6%;
• Un maintien à un niveau très élevé des déficits publics : -3,2% fin 2002 alors que l’audit commandé par Jean-Pierre Raffarin indiquait qu’il serait à maxima de -2,55%; -4,2% en 2003 ; --3,7% en 2004 ;
2,9 en 2005 et -2,5 en 2006 : au total, le déficit sera à la fin de cette législature au niveau où il était à la mi 2002. Ce dernier chiffre est par ailleurs contestable, car il repose sur modification de l’acompte de l’impôt sur les sociétés versé par les entreprises qui rapporte 2,3 milliards d’euros.
17 Source : CFE-CGC
18 Source : SNCF
19 Source : INSEE, consultable sur http://www.insee.fr/fr/indicateur/cnat_trim/series.htm#dette

Conclusion
Le Parti Socialiste a chiffré le 13 décembre 2006 le coût pour les finances publiques des principales mesures du
projet de l’UMP. Selon l’UMP, son projet serait vertueux du triple point de vue des déficits (qui seraient diminués
de quelque 1,5% du PIB en 2012), de la dette (qui serait abaissée à moins de 60% du PIB d’ici 2012) et des
prélèvements fiscaux, puisque l’engagement serait pris de stabiliser voire de baisser le taux de prélèvements
obligatoires sur la législature. Ce scénario ne résistait déjà pas à l’époque à l’analyse. Ainsi, le « bouclage »
présenté par l’UMP n’était pas crédible et l’évaluation des dépenses était largement sous-estimée : le chiffre
de 27 milliards d’euros ne recouvre qu’une dizaine de mesures qualifiées d’ « emblématiques » alors que le
projet compte plus de 577 propositions dont un tiers au moins (180 d’entre elles) pèseraient directement sur les
finances publiques. Or dès que l’on approfondit le chiffrage, les chiffres s’alourdissent. Les experts indépendants
de « l’Institut de l’Entreprise »20 proche du patronat, viennent d’en réévaluer le coût à près de 40 milliards sur la
base des 20 premières mesures !

Pour notre part, nous avions estimé son coût global du projet UMP à 75 milliards d’euros en dépenses brutes et
de 53 milliards d’euros en dépenses nettes d’ici 2012, une fois déduites les « économies » promises.

Les nouvelles annonces de Nicolas Sarkozy portent le niveau des dépenses supplémentaires en 2012 à
88 milliards d’euros bruts et 65 milliards d’euros nets.


Avec un tel besoin de financement, si la croissance reste stable (2,25%/an) :

• le déficit public atteindrait 6,5 % du PIB en 2012 ;
• la dette s’envolerait de 17 points (500 milliards d’euros en valeur) et atteindrait 81% du PIB en 2012

20 www.debat2007.fr

Eric BESSON

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21:35 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

06.02.2007

François Hollande dénonce la "mystification" de Nicolas Sarkozy

PARIS (Reuters) - François Hollande dénonce l'opération de "mystification" tentée selon lui par Nicolas Sarkozy, "candidat de la droite dure" qui veut "échapper à son bilan et maquiller son projet".
Lors d'un point de presse, le premier secrétaire du Parti socialiste a fustigé la multiplication de "promesses contradictoires" du candidat de l'UMP lors de l'émission de TF1 "J'ai une question à vous poser" lundi soir.

"On a déjà eu un Jacques Chirac, on n'en a pas besoin d'en avoir deux, en plus dangereux!", a-t-il déclaré à la presse.

L'émission, à laquelle la candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, doit participer le 19 février, a permis de vérifier la "posture" du ministre de l'Intérieur qui est "celle de la mystification", a estimé François Hollande.

"Nicolas Sarkozy veut échapper à son bilan - il est tout simplement le candidat de la majorité sortante - et maquiller son projet - parce qu'il est tout simplement le candidat de la droite dure", a-t-il jugé.

"Le choix, il est très clair pour cette élection présidentielle. Si l'on est satisfait du travail de la majorité sortante, il y a un candidat pour ça, il s'appelle Nicolas Sarkozy. Si l'on pense qu'il faut le changement alors il n'y a qu'une candidate (...) c'est Ségolène Royal", a-t-il poursuivi.

"On a le droit d'être satisfait de ce qui s'est passé depuis 2002 et il y en a dans notre pays qui pensent que l'allégement des impôts pour les plus favorisés c'était bien, que le démantèlement des retraites c'était parfait, que la mise en cause de l'assurance-maladie c'était excellent (...) Ceux-là, ils ont un candidat c'est Nicolas Sarkozy", a insisté le député de Corrèze.

Pour le PS, le projet de société du candidat de droite consiste à "désendetter l'Etat et endetter les Français". "Et bien non! L'objectif de la politique c'est de désendetter et l'Etat et les Français", a ajouté François Hollande.

"Chez Nicolas Sarkozy, on a l'impression que chacun doit se débrouiller sans qu'il y ait des filets de sécurité (...). Nous, nous lui opposons une société de la solidarité", a déclaré de son côté Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.

François Sauvadet, porte-parole du groupe UDF, dénonce la "démagogie" de Nicolas Sarkozy. "Tout ne sera pas possible, c'est ça que répète François Bayrou. Il y aura des priorités à faire. Nous sommes dans des situations budgétaires qui imposeront des choix. Ce sont ces choix que les Français attendent et non pas des déclarations successives de promesses inconsidérées", a-t-il déclaré.

RAG34. Les lolo's 34

13:34 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : sarkozy, RAG 34

05.02.2007

"Supermenteur(s) 2", le retour" : Il a dit, le chiffre du jour

Il a dit :

•Revenant sur le show de Nicolas Sarkozy déclarant sa nouvelle flamme pour les enseignants, Gilles de Robien n’a pu s’empêcher d’émettre un jugement sévère sur les propos tenus par son collègue du Gouvernement:

"Très mal inspirés; maladroits et injustes".

Le chiffre du jour :

1150 : le nombre maximum de places du Palais des Congrès du Futuroscope de Poitiers.
Cela n’a pas empêché l’UMP d’annoncer à l’AFP qu’il y’avait 6.000 personnes présentes pour y écouter Nicolas Sakozy et Jean Pierre Raffarin, le 26 janvier dernier.



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23:45 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Parlons éducation !

Vendredi soir dernier, Nicolas Sarkozy était à Maisons Alfort où tout en tirant à boulet rouge sur le bilan des Gouvernements qu’il a soutenu pendant les 5 dernières années, il a fait part de sa nouvelle passion pour les questions éducatives.

Les chiffres:

.12111900 élèves dans les premier et second degrés.

.884021 enseignants dansles premier et second degrés.

.Budget: 77 milliards d’euros selon le projet de loi de finances 2007.

La droite et l’éducation:

.Suppressions d’emplois:

.Entre 2002 et 2007, il a été procédé à la suppression de plus de 120.000 postes ou emplois.

.Si le plan de Sarkozy de non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite était mis en place, 125.000 postes d'enseignants passeraient à la trappe au cours de ces cinq prochaines années.

.Suppressions de crédits:

.Plus de750 millions d'euros de crédits entre 2002 et 2007.

.Crise majeure dans le milieu de la recherche.

Nos premières propositions:

.Création d’un service public de la petite enfance.

.Renforcement des dispositifs d’accompagnement scolaire qui permettent d’acquérir les notions de base au début du parcours scolaire.

.Renforcement des moyens financiers destiné aux ZEP:

.Baisse du nombre d’élèves par classe. Formation spéciale des enseignants

.Implantation de classes préparatoires dans les ZEP.

.Instauration d’une meilleure orientation des élèves et amélioration de la transition vers les collèges.

.Abolition de l’apprentissage à 14ans.

.Développement de l’apprentissage sous statut scolaire.



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23:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Sarkozy parle à la France qui se lève tôt !

par Gérard Filoche

Il veut qu’elle se lève encore plus tôt et travaille encore plus tard... Pour le bénéfice des seuls actionnaires. Quand il se lève tôt, Sarkozy, comme les vampires, c’est pour sucer le sang des ouvriers plus longtemps dans la journée ! pour leurs proposer plus d’heures supplémentaires, moins payées, afin qu’ils travaillent plus en gagnant moins.

Il a déclaré « - Quel est le problème avec les 35 h ? C’est que ça doit être un minimum, pas un maximum ! ". Textuel.

Il lui a fallu pour cela faire mine d’être filmé à Rungis dès 5 h du matin devant toutes les télévisions...

C’est vrai qu’il n’y a presque jamais de films, de reportages, d’images dans le métro à 5 h 30 du matin, dans les premières rames, lorsque les premiers travailleurs postés, attendent aux portes de Paris que s’ouvrent les grilles.

Majorité d’immigrés du bâtiment gris de fatigue, de femmes de ménage ou soignantes... À cette heure-là, les femmes se tiennent mieux que les hommes dont la tête tombe plus vite de sommeil contre les vitres. Ils partent à l’aube dans le froid, pour des journées de 10 ou 12 parfois 14 h de travail. Au-delà de la durée maxima du travail fixée à 10 h et autorisée par le Code du travail.

Car en France, il y a des centaines de millions d’heures de travail impayées, non comptabilisées, non majorées, que ces salariés ne peuvent refuser sous peine de perdre leur fragile emploi - l’épée de l’Anpe sur la nuque. Il y a même des cadres qui ont des forfaits-jour et dont on ne décompte plus les temps de trajets professionnels depuis la loi Borloo de janvier 2005. Il y a les vagues de ceux qui font 45 h, 50 h, parfois au-delà, comme dans la restauration, le transport, le bâtiment, le nettoyage, la vente, des services de toutes sortes. Ils travaillent déjà beaucoup trop et gagnent trop peu.

Et ils souffrent : lisez la page 3 du Monde daté du 2 février, sur « Le deuil au c¦ur de Renault » trois suicides de salariés et une tentative sur le site de Guyancourt. Trop de pression au travail ! L’article de Christophe Desjours (ils ne mourraient pas tous, mais tous étaient frappés...) le démontre : la souffrance au travail s’accroît chaque jour.

Souffrance que le candidat Sarkozy, avec de faux sourires, veut, en fait accroître, si par malheur, il gagne.

Aux ouvriers, aux salariés, Sarkozy leur propose comme programme central : « la liberté de travailler plus pour gagner plus »

Aucun salarié de ce pays, Sarkozy le sait, n’a la « liberté » de travailler plus. C’est l’employeur, seul unilatéralement qui fixe la durée du travail à l’embauche, dans le contrat.

Tout salarié est « subordonné » juridiquement (et économiquement) ce n’est pas lui qui décide. C’est l’employeur seul qui fait faire ou non des heures supplémentaires... ou impose un temps partiel.

Ainsi 60 % des 3,7 millions de salariés (85 % de femmes, 80 % de non qualifiés) subissent le temps partiel et sont des travailleurs pauvres, les employeurs ayant organisé, systématisé le temps partiel « aidés » encouragé, stimulé, par les exonérations de cotisations sociales que l’état leur a données.

Heureusement la loi Aubry de janvier 2000 impose une mensualisation à 151 h 66 pour les « temps pleins » à partir de 35 h hebdomadaires, durée légale dont tous les salariés, sans exception, bénéficient depuis le 1er janvier 2002. la durée maxima du travail étant de 48 h hebdomadaires, il y a place pour 13 h supplémentaires chaque semaine.

Mais les employeurs ont contourné fréquemment, sans être suffisamment sanctionnés, cette durée légale pour imposer des heures supplémentaires par centaines de millions, souvent sans les faire figurer au bulletin de paie, sans les majorer au taux légal, sans les cotiser aux caisses de Sécurité sociale.

Sarkozy propose sans pudeur d’augmenter ce travail massif, déjà existant, souvent illégal, (neuf plaintes sur 10 à l’inspection du travail) en proposant que ces heures supplémentaires ne soient plus majorées, plus cotisées, plus imposées... tout à l’avantage des employeurs.

Cela revient à l’obligation de “travailler plus pour gagner moins” D’ailleurs c’est ce que Sarkozy a commencé à faire depuis 5 ans qu’il est au pouvoir : il a repoussé du 1 janvier 2005 au 1 janvier 2008 la date où les heures supplémentaires qui n’étaient majorées que de 10 % entre 35 et 39 h dans les entreprises de moins de 20 salariés, allaient, comme prévu par la loi Aubry, être majorées de 25 %. C’est la faute à Sarkozy et Fillon, si, depuis le 1er janvier 2005, 4,8 millions de salariés n’ont pas bénéficié de cette (petite) augmentation de leurs heures supplémentaires !

Quand Fillon et Sarkozy ont allongé le « contingent annuel autorisé » d’heures supplémentaires en le faisant passer de 130 h à 220 h, ils ont fait, du même coup, perdre des dizaines d’heures supplémentaires majorées de 100 % - le seuil est passé de la 131° heure à la 221° heure - à des centaines de milliers de salariés, obligés de travailler plus pour gagner moins.

Avec le rachat des compte épargne temps (congés payés échangés contre argent) et les forfaits-jours, les heures supplémentaires non cotisées, non majorées, avec des contingents annuels allongés et des contrôles rendus impossibles (décret du 4 janvier 2007 !) avec le Cne sur toute la vie, le licenciement sans motif, avec le droit de grève limité, avec le droit syndical diminué, Sarkozy, c’est le vampire qui sourit aux ouvriers, les regarde dans les yeux fixement espérant mieux les tromper.

Sarkozy, c’est « Cpe 2 », « Cne puissance toute la vie »... la fin du Code du travail
Mais ça ne va pas se passer comme cela : comme au printemps 2006 face au Cpe, salariés, et jeunes sauront lui faire barrage. Dans les urnes cette fois.


Gérard Filoche, vendredi 2 février 07

Démocratie et Socialisme

RAG 34. Lolo 34

07:55 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FILOCHE, FMDS, RAG 34

04.02.2007

Sarkozy veut parler à "l'électeur de gauche", le PS le renvoie à droite



PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy assume vouloir "parler à l'électeur de gauche", comme les enseignants, et multiplie les clins d'oeil à cet électorat, suscitant l'ire des socialistes qui le renvoient à la politique de la droite, dénonçant "culot" et "mensonges".

"Il y en a qui sont gênés que je m'adresse à l'électeur de gauche. Mais pour moi, avant d'être de gauche, il est de France. Mon devoir, c'est de lui parler parce que la vraie gauche, la gauche de Jaurès, elle parlait des travailleurs, parce qu'elle respectait le travail", a lancé le candidat de l'UMP vendredi.

Une thématique adoptée depuis plusieurs mois, mais sur laquelle il insiste d'autant plus qu'elle fait réagir ses adversaires. Il a ainsi multiplié les références à cette "vraie gauche" de Blum ou Jaurès depuis que le patron du PS François Hollande l'a accusé de "captation d'héritage" pour avoir évoqué ces grands anciens lors du congrès d'investiture de l'UMP mi-janvier.

Conforté par certains sondages d'après lesquels il devancerait sa rivale socialiste dans l'électorat ouvrier (33% contre 25% au premier tour selon CSA début janvier) M. Sarkozy entend labourer ce sillon.

Et pour bien enfoncer le clou, après un discours consacré fin janvier aux "travailleurs", le ministre-candidat lâche ses dernières piques vendredi lors d'un meeting consacré à l'éducation, s'adressant directement aux enseignants, réputés voter plutôt à gauche.

Electorat qu'il tente de s'attacher en lui parlant salaires, carrière, considération, égratignant au passage son collègue UDF de l'Education, Gilles de Robien, taxé rien moins que "d'injustice", et sa rivale socialiste Ségolène Royal.

Manière de chercher à capitaliser sur un malaise présumé du milieu enseignant envers la candidate du PS, après la diffusion à l'automne sur internet d'une vidéo-pirate dans laquelle elle souhaitait que les profs assurent "35 heures de présence dans les collèges".

M. Sarkozy, lui, déroule ses classiques, proposant, comme aux autres catégories sociales, aux professeurs "qui voudront travailler davantage, de gagner plus".

Positionnement sur lequel se sont immédiatement appuyés les responsables socialistes pour le renvoyer dans son camp, à droite.

"Nicolas Sarkozy mérite de haute main l'oscar du culot", s'est emporté Jack Lang, "conseiller spécial" de Ségolène Royal.

L'ancien ministre de l'Education fustige la "supercherie" du candidat UMP, accusé d'avoir "massacré" les moyens de l'éducation nationale lorsqu'il détenait le portefeuille des finances, avec la "suppression de plus de 120.000 postes ou emplois et de plus de 750 millions d'euros de crédits".

Patron des députés socialistes et lui-même enseignant, Jean-Marc Ayrault a dénoncé "le grand tourbillon de la démagogie" en direction des enseignants, après que la droite à "sabré leurs emplois, bloqué leurs salaires, amputé leurs retraites".

Et de conclure d'une image scolaire: "A la grande école du mensonge, vous êtes le premier de la classe".


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10:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

La banlieue plébiscite Sarkozy, mais vote à gauche, selon BVA


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PARIS (Reuters) - Les habitants des banlieues et des quartiers populaires estiment que Nicolas Sarkozy est le candidat qui prend le mieux en compte leurs problèmes, devant Ségolène Royal, mais leur préférence va à 45% à un candidat de gauche pour la présidentielle, contre 19% à la droite, selon un sondage BVA à paraître dans Le Journal du Dimanche.

Le ministre de l'Intérieur et candidat de l'UMP est plébiscité à 27%, devant la candidate socialiste (23%) et le candidat de la LCR Olivier Besancenot (6%).

Viennent ensuite Arlette Laguiller (5%), Marie-George Buffet (4%), François Bayrou (3%). Dominique Voynet, Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen sont cités par 1% des personnes interrogées.

Les électeurs sont 45% à vouloir voter pour un candidat de gauche à la présidentielle, 19% pour un candidat de droite, 7% pour ni l'un ni l'autre. Trois pour cent s'abstiendront.

Ils sont 96% à avoir l'intention d'aller voter. C'est le chômage, pour 23%, qui pèsera le plus dans leur vote.

Cette enquête a été réalisée du 19 au 24 janvier auprès d'un échantillon représentatif des habitants des zones urbaines sensibles, 806 personnes âgées de 15 ans et plus.

RAG 34. les lolo's 34

10:31 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

SARKOMEDIE


Bon, je sais,vous allez vous lasser. Vous allez vous dire qu’est-ce qu’elle a encore à nous raconter sur Sarko cette semaine,la petite Ariane ? (1)

Et bien figurez-vous, moi aussi je me lasse… Mais le problème, c’est que le Sarko, il n’en finit plus de causer. Et puis il est sans complexe, ce gars-là. C’est dingue, depuis que ses gentils communicants lui ont demandé de bien vouloir changer de registre pour ne plus faire peur aux Français, ils nous l’ont tout changé. Mais à un point que tu ne peux même pas imaginer… Le voilà qui se lève le matin en citant Blum aux ouvriers… Avec ma copine Fanny, on en est à se demander si on ne devrait pas lui envoyer les paroles de l’Internationale avant qu’il ne se mette à la chanter, poing levé, à l’issue de son prochain meeting…

Non là, il déconne. « Travailleurs » par-ci, « travailleurs » par-là… Ses électeurs vont finir par se paumer. On peut sans doute devenir président de la République sans prendre Arlette sur sa gauche… « Je n’accepte pas qu’il puisse exister des travailleurs pauvres » a-t-il scandé, à Saint-Quentin. Moi non plus, remarque. Alors comment il compte faire ? Ça, il ne le dit pas encore. Ça doit être pour ménager le suspens. Tu me diras, pas besoin de se faire des illusions, il suffit de lire dans La Tribune l’interview de Xavier Bertrand (je sais, ça fait très chic de lire La Tribune… C’est ma chance, je suis destinataire de la revue de presse).Il estime que « si un salarié perçoit une rémunération équivalente au Smic, le fait de travailler quatre heures supplémentaires par semaine augmente son revenu de près de 2 000 euros par an. » En gros, ce qu’ils te proposent à droite, c’est d’être payé pour le nombre d’heures que tu fais… Tu parles d’une avancée sociale ! Ce serait quand même le comble que les heures sup ne soient pas payées !

En revanche, rien n’est dit pour que ma voisine Louisette passe à temps plein alors qu’elle se tape un temps partiel (ménages du matin à l’ouest de Paris, ménages du soir à l’est…).

Rien non plus pour Julien et Sabine qui élèvent leurs deux mômes. Les heures sup, c’est la baby-sitter qui va les manger. Sarko, il n’a pas froid aux yeux… Il félicite à tour de bras, un vrai roi des moulinets : « À leur manière, les travailleurs sont des résistants contre la disparition d’un type de civilisation et d’un type d’homme qui respectent le travail comme une condition de la liberté. » Avec une brosse à reluire comme ça, tu n’te cires plus les pompes pendant deux ans…

Mais question vrai cadeau, mon « travailleur », il a intérêt à en faire des centaines de milliards d’heures sup pour l’intéresser, Sarko. Dans sa hotte, il n’a de surprises que pour les riches.

Son bouclier fiscal à 50 %,ça va protéger qui ? Toujours pas Louisette, Julien et Sabine, puisqu’ils ne sont pas prêts d’être redevables de l’ISF… Pour eux, Nicolas a simplement prévu d’enterrer le droit de grève. Logique. Dans sa « France d’après », les travailleurs seront précaires, mais HEUREUX !

Ariane Vincent

(1) Depuis deux numéros de L’hebdo, vous êtes très nombreux à commenter le billet hebdomadaire d’Ariane sur Sarkozy (notamment sur www.parti-socialiste.fr). Cette semaine, nous lui avons donc demandé de récidiver
http://hebdo.parti-socialiste.fr/2007/01/31/410/

RAG 34. Les lolo's 34

06:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

03.02.2007

AVEC NICOLAS SARKOZY : LE PIRE EST A VENIR

Il a dit :

« Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher, (…) Je garderai l'intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français. »

(Rencontre organisée par des patrons de PME, le 24 janvier 2007)

Cette proposition revient à généraliser à tous les salariés le CNE, c’est-à dire le CPE. C’est un recul social considérable synonyme de précarité, de pression accrue sur les salaires et de généralisation du salarié jetable.

Il a dit :

« Je propose que les heures supplémentaires soient exonérées de charges sociales et même d’impôts parce que tout le monde y gagnera. »

(Discours de N. Sarkozy à Charleville-Mézières le 18/12/06)

Cette proposition revient à favoriser dans les entreprises les heures supplémentaires plutôt que l’embauche. Ses conséquences sur l’emploi seraient donc catastrophiques et notamment pour les jeunes. À certains on imposerait de travailler plus, quand d’autres ne pourraient pas travailler du tout.

Il a dit :

« Lorsqu'il y a un conflit et une grève, dans une entreprise, une université ou une administration, la loi doit prévoir que, dans les huit jours, soit organisé un vote à bulletins secrets pour en finir avec la dictature de certaines minorités. »

(Université d’été du Medef, Jouy-en-Josas le 31/08/06)

Il s’agit d’une remise en cause du droit grève, qui appartient à chaque salarié. C’est aussi une aberration, puisque les salariés non grévistes minoritaires seraient obligés de cesser le travail.

Il a dit :

« Il faut instaurer une franchise par famille, et pas par individu, sur les premiers euros de dépenses annuelles en consultations médicales ou en examens biologiques. »

(Le Monde du 23/01/07)

Depuis la réforme Douste Blazy de 2004, les assurés sociaux paient un euro pour chaque consultation en plus du forfait hospitalier et du ticket modérateur. 13 % de la population renoncent ainsi à se soigner pour des raisons financières. Nicolas Sarkozy va plus loin en généralisant le non remboursement des soins. Avec le Président de l’UMP, la carte bleue se substituerait à la carte vitale !

Il a dit :

« Si on réduit de 4 points nos prélèvements obligatoires, on rend 68 milliards d’euros aux Français ».

(Le Monde du 23/01/07)
La dette cumulée a progressé de 10 % en moins de 5 ans. Elle est passée de 58 % à 65 % de la richesse nationale. Aggraver la dette aboutirait à réduire encore nos marges de manoeuvre budgétaires et à sacrifier les services publics (Éducation, Santé…) déjà mis à mal par les baisses d’impôts accordées aux plus favorisés.


Il a dit :

« Je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). »

(Le Monde du 23/01/07)

Cette proposition conduirait à supprimer l’impôt sur la fortune. Les seuls bénéficiaires seraient quelques milliers de Françaises et de Français très fortunés.


Il a dit :

« Je fais mien l’objectif de ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux. »

(Le Monde du 23/01/07)

Il s’agit d’une nouvelle mise en cause des agents publics et des services publics. Sur 5 ans, près de 250 000 postes de fonctionnaires seraient supprimés (dont la moitié dans l’Éducation Nationale).


Il a dit :

« Je veux en outre que 95 % des Français soient exonérés des droits de succession. »

(Le Monde du 23/01/07)

Aujourd’hui, 75 % des successions sont exonérées. Aller jusqu’à 95% constiturait un nouveau cadeau aux plus riches. Ce serait finalement le triomphe de la rente sur le travail et les valeurs de l’effort qu’il prétend défendre.

Avec Ségolène Royal,

Préparons ensemble le meilleur

• Un bon emploi pour chacun

Le contrat à durée indéterminée deviendra la norme en droit du travail. Un système de modulation des cotisations sociales incitera les entreprises à proposer des CDI à temps plein.

• Améliorer le pouvoir d’achat

Le SMIC sera porté dès que possible à 1 500 euros bruts. Une conférence salariale, associant des représentants de l’État et des partenaires sociaux, sera réunie dès le début de la législature pour négocier l’augmentation des salaires et des minima de branche. Nous ferons progresser le pouvoir d’achat dans la fonction publique et la politique d’exonération des cotisations sociales sera révisée pour favoriser la progression des bas salaires. Les petites retraites seront revalorisées.

• Une sécurité professionnelle pour tous les salariés

Elle assurera les trois éléments majeurs du travail : l’emploi, une garantie de ressources et la promotion professionnelle. Cette grande avancée sociale garantira à tout salarié au chômage une formation professionnelle qualifiante et une réinsertion durable dans l’emploi.

• Un grand plan pour l’emploi des jeunes

Aucun jeune ne restera plus de six mois au chômage : il sera proposé à chacun une formation et un parcours d’accès à l’emploi ou un emploi-tremplin utile à la collectivité.


• La priorité à l’école

L’État investira massivement pour créer un service public de la petite enfance et garantir la scolarisation de tous les enfants dès trois ans. Un soutien scolaire individualisé et gratuit sera institué. La présence adulte sera renforcée dans les établissements, et le nombre d’élèves par classe réduit.

• Un effort massif en matière d’innovation et de recherche

Le budget de la recherche sera substantiellement augmenté pour que notre pays investisse massivement dans l’intelligence, l’innovation, la création d’activités et donc d’emplois.

• Un bouclier logement pour les Français modestes

La création d’un service public de la caution et le plafonnement à 25 % des revenus du prix des loyers pour les ménages modestes garantiront le droit au logement. Des prêts gratuits pour accéder à la propriété devront être mis en place.

• Une nouvelle démocratie sociale

Les syndicats seront confortés par une professionnelle réforme de la représentativité et la mise en oeuvre des accords majoritaires. La prévention des conflits collectifs sera négociée dans ce nouveau cadre.

• Assurer la sécurité

Nous engagerons une mobilisation générale, intense, permanente, pour rétablir une sécurité publique de proximité, en prévenant la violence de façon plus précoce et en mettant en oeuvre des mesures éducatives et des sanctions réellement appliquées.

RAG 34. Les lolo's 34

13:03 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

02.02.2007

(2) Record historique dans l'histoire du capitalisme: EXXON MOBIL 389 milliards de $ de bénéfice en 2006 ! Du bon usage de la cagnotte pétrolière

Lire : "Le plein s'il vous plait" de Jen-Marc Jancovici

Présentation de l'éditeur

Et si la hausse du prix du pétrole était le début d'une salutaire crise de désintoxication ? Et s'il fallait encourager cette hausse, voire l'accentuer ? Si l'énergie ne vaut rien - car elle est incroyablement sous-évaluée - c'est que ni l'épuisement des ressources en pétrole, ni le coût du changement climatique, ne sont inclus dans son prix. Par un surprenant tour de passe-passe, il s'avère que le PIB peut croître tandis que nous allons droit dans le mur. Nous vivons donc dans l'illusion d'une source d'énergie inépuisable et bon marché, illusion qui nous masque les catastrophes climatiques, économiques et politiques à venir. Il est temps pour chacun de nous de se montrer réaliste. Une taxe progressive et volontaire sur le pétrole profiterait non seulement à la nature, mais nous protégerait nous-mêmes, à commencer par les plus modestes, face aux mutations économiques à venir. Une idée forte et iconoclaste, pour un livre qui devrait inciter au débat.

Biographie de l'auteur
JEAN-MARC JANCOVICI et ALAIN GRANDJEAN sont tous deux anciens élèves de l'Ecole polytechnique. Le premier est ingénieur-conseil auprès de grandes entreprises et de l'Etat. Le deuxième, économiste, préside la société " Capitalisme durable ".

Le site de Jean-Marc Jancovici

Article du figaro mai 2006 : Du bon usage de la cagnotte pétrolière

Commander sur Amazon

Du même auteur sur Amazon : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? + "Le Plein s'il vous plait !" = 24€70. Commander

Notre note précédente : (1) Ecouter, lire : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

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17:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-MARC JANCOVICI, rente pétrolière, pétrole, RAG 34

01.02.2007

Nicolas Sarkozy découvre les ouvriers !

Après son premier essai de récupération à Saint Quentin, Nicolas Sarkozy s’est présenté, à Poitiers, comme le défenseur des travailleurs, dont il découvre, ému, la culture(!), et prétend désormais les défendre, car la gauche les aurait «trahis » (sic).
C’est son nouveau leitmotiv : avec les 35 heures, la gauche aurait non seulement ruiné l’économie française mais trahi les valeurs de la culture ouvrière,propageant le mythe de la « fin du travail »…

II) Face à ces subterfuges rhétoriques et ces contre vérités, il est indispensable de rétablir les faits•

Non, la gauche n’a pas dévalorisé le travail. Les 35 heures ont permis à 350 000 personnes de retrouver le chemin de l’emploi: peut-on oser dire que pour ces 350 000 personnes et leurs familles, le travail a été dévalorisé ? De même, les emplois jeunes ont permis de redonner espoir à 470 000 jeunes embauchés de 1999 à 2005, dont 9 sur 10 étaient en emploi et 70% en CDI un an et demi après leur emploi jeune (DARES, n°44, novembre 2006).

• Non, le pouvoir d’achat n’a pas baissé à cause des 35 heures

Selon l’INSEE, le niveau de vie des Français, qui avait augmenté continûment de1997 à 2002, a baissé en 2002 et 2004. Le pouvoir d’achat qui avait lui aussi augmenté sous la gauche a stagné depuis.En effet, de 1998 à 2002, la part des salaires dans la valeur ajoutée, en baisse depuis le début des années 1980, a augmenté de 1,9 point !
Au contraire, entre 2002 et 2004, cette part a diminué.

• Nicolas Sarkozy, comme il en a l’habitude, amalgame les chiffres pour présenter ce qui l’arrange (« depuis 25 ans, le pouvoir d’achat n’a cessé de baisser ») et oublier le bilan désastreux de la droite en la matière : le pouvoir d’achat avait augmenté de3% par an en moyenne entre 1997 et 2002, il n’a augmenté que de 1,5% par an depuis, et 1,1% en 2004, lorsque Nicolas Sarkozy était à Bercy !

• Les propositions de Nicolas Sarkozy contribueront à précariser le travail au lieu de le valoriser.En proposant, avec le contrat unique,un « CNE pour tous », Nicolas Sarkozy, qui se réclame de la dignité de l’homme, oublie-t-il qu’un licenciement sans motif porte atteinte à la dignité même du travailleur, en contradiction avec le droit international du travail ? Le salarié jetable, licencié sans motif, est-ce cela le travailleur émancipé de M. Sarkozy ?

• Nicolas Sarkozy prétend permettre aux Français de « travailler plus pour gagner plus » mais c’est une vaste supercherie: ses propositions de détaxation des heures supplémentaires ne permettront que de rendre moins cher le travail pour les employeurs… en aucun cas de donner une quelconque «liberté» aux salariés, qui ne décident pas des heures supplémentaires. Elles n’apporteront aucune solution aux trois millions de salariés en temps partiel subi qui souhaiteraient bien travailler plus. Elles décourageront l’embauche en rendant plus avantageuses les heures supplémentaires.

• En attaquant constamment les « charges sociales », Nicolas Sarkozy reprend l’antienne bien connue du Medef. S’il s’intéressait réellement aux « travailleurs », il saurait que ces « charges » qu’il pourfend sont en fait des cotisations qui servent à financer la protection sociale et donc précisément à améliorer la vie des travailleurs. Il se demanderait si outre ces charges sociales insupportables, les «charges financières » que font peser les exigences des actionnaires sur les dirigeants ne sont pas aussi une contrainte forte qui empêche de redistribuer du pouvoir d’achat aux salariés…

• Les propositions de Nicolas Sarkozy favorisent les rentiers et les employeurs, pas les travailleurs.

• Est-ce revaloriser le travail que de favoriser outrageusement l’héritage en supprimant l’impôt sur les successions, en renforçant le mécanisme du bouclier fiscal qui déjà en 2007, permettra à 17 000 personnes de se partager 350 millions d’euros ?

• Nicolas Sarkozy prétend défendre la « liberté » en détaxant les patrimoines et en favorisant les plus riches, alors même qu’il ne contribue ainsi qu’à favoriser les rentiers et la reproduction sociale. Rappelons que même les États-Unis si chers au candidat ont toujours eu un taux supérieur d’imposition sur les successions supérieur au taux français : il était de 77% dans les années 1940, il est de l’ordre de 55% aujourd’hui –tout simplement parce qu’au pays des «self made men », il est incompréhensible de favoriser les rentiers !

III) Les propositions de Ségolène Royal sont les seules à même de répondre aux attentes des classes populaires•

Nous voulons : Réellement « faire que le travail paie » par une revalorisation du SMIC à 1500 euros brut et une grande conférence salariale qui permettra une hausse de tous les salaires et une progression des carrières ;

• Lutter contre la précarisation en faisant du CDI la norme pour tous. Plutôt que de favoriser l’héritage de ceux qui ont beaucoup, revaloriser les petites retraites dans le cadre d’une négociation d’ensemble sur les retraites avec les syndicats et instaurer une fiscalité plus juste qui permette une véritable redistribution des richesses et pas une accumulation par les rentiers.

« Le courage, c’est de ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe ».

Cette phrase de Jaurès s’applique bien à Nicolas Sarkozy qui aime maintenant le citer !


RAG 34. Lolo34

19:29 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

31.01.2007

Sarkozy doit quitter le Ministère de l'intérieur !

Depuis le début de la campagne, nous demandons à Nicolas Sarkozy de clarifier la situation quant à l'utilisation des moyens de son Ministère au profit de sa candidature. Il doit désormais quitter le Ministère de l'intérieur.

Les faits depuis janvier :

Utilisation des services du Ministère de l'Intérieur pour organiser et financer des déplacements (ex : Millau, Saclay…)

Semble-t-il, utilisation des services de renseignement du Ministère de l'Intérieur pour enquêter sur l'entourage de certains candidats (ex : enquête des RG sur Bruno Rebelle).

Et aujourd'hui :

Confusion manifeste des moyens du Ministère de l'Intérieur et de son QG de campagne (cf. journaliste de RTL qui a été basculé automatiquement du standard du QG au standard du Ministère et inversement).


RAG 34. Lio et les lolo's 34

11:32 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

Cne-Sarkozy ? Girouette ou dissimulateur ?

Sarkozy ne généralisera finalement pas le CNE, dit Xavier Bertrand : ah Oui ?

Cne-Sarkozy ? Girouette ou dissimulateur ?

par Gérard Filoche



Que dit Sarkozy sur le Cne et contrat unique dans son discours d’Agen ?

« Au chef d’entreprise qui hésite à embaucher parce qu’il a peur de ne pas pouvoir licencier et qui se perd entre les quelque 36 formules de contrats de travail possibles, je propose un contrat unique à durée indéterminée, plus souple, avec une consolidation des droits du salarié au cours du temps. » Discours de Sarkozy à Agen

Que dit Sarkozy sur le Cne et le contrat unique à Charleville-Mezières ?

« ... je propose qu’on protège moins les emplois et davantage les personnes, grâce à la création d’un contrat de travail unique, à durée indéterminée, à droits progressifs, plus souple en matière de licenciement économique, et d’une sécurité sociale professionnelle qui sécurise mieux les parcours individuels. Quand on change d’emploi on doit être mieux protégé. Et c’est parce que l’on sera mieux protégé que l’on changera plus facilement d’emploi. » discours de Sarkozy à Charleville-Mézieres

Que dit Sarkozy sur le Cne et le contrat unique dans le programme officiel de l’Ump ?

« Un nouveau contrat de travail pour un marché du travail qui fonctionne mieux :»
« En concertation avec les partenaires sociaux, un nouveau contrat de travail, applicable à toute nouvelle embauche sera crée : il sera plus souple les entreprises, grâce à des procédures de licenciement moins longues et surtout moins incertaines, plus gratifiant pour les salariés car il sera unique et nécessairement à durée indéterminée. Les entreprises embaucheront plus , plus vite et plus facilement. »(programme Ump P.28)

Que dit Sarkozy sur le cne et le contrat unique devant le Cg-Pme de JF Roubaud, mercredi 24 janvier ?

« Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher », a alors déclaré Nicolas Sarkozy, en souhaitant la mise en place « d’un contrat unique, inspiré du CNE. »

Les choses sont claires : mais dures à faire passer, contre l’avis de tous les syndicats, contre les jeunes et les salariés qui ont gagné en avril 2006 ! (Reuters)

Comment prétendre parler aux ouvriers et leur promettre de
se faire « séparabiliser » facilement,
de travailler plus, de gagner moins,
de travailler le dimanche,
de diminuer le droit de grève,
de diminuer les droits syndicaux,
de ne plus comptabiliser les heures supplémentaires qui ne seraient plus majorées, ni cotisés pour le salarié, ni imposées pour l’employeur...

Alors que dit Xavier Bertrand porte-parole de Sarkozy, pour atténuer l’amère pilule, sur le Cne et le contrat unique ce matin dans la Tribune ?

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy ne prévoit finalement pas de généraliser la formule du Contrat nouvelle embauche (CNE), introduit par l’actuel gouvernement et qui permet de licencier sans motif pendant une période de deux ans, annonce son porte-parole Xavier Bertrand." « Le CNE, avec 800.000 contrats signés et 240.000 créations d’emplois, a montré que l’assouplissement de notre droit du travail permettait de libérer les embauches. Mais il a aussi des défauts comme l’absence de la motivation de rupture du contrat et une période d’essai beaucoup trop longue. Notre intention n’est donc pas de le généraliser", » dit-il dans un entretien au journal La Tribune lundi 29 janvier.

Sarkozy est en fait le candidat du Cpe et du Cne. Il a voté et défendu l’un et l’autre en août 2005 et au printemps 2006.

Il n’a cessé, depuis, de remettre en cause le Cdi tel qu’il est dans notre Code du travail. Le fond, c’est qu’il veut faciliter le licenciement, la « séparabilité » comme l’appelle Mme Parisot : licenciement sans motif, sans prud’hommes, sans recours, plus de droit collectif mais des transactions individuelles avec indemnités, en échange d’hypothétiques promesses de reclassement... et il annonce en même temps que quelqu’un qui aura refusé trois emplois n’aura plus d’indemnités.

Si vous doutez que ce que veut Sarkozy, en fait, sans oser le dire franchement (car tous les syndicats sont contre) c’est le Cne sur toute la vie, et le licenciement sans motif et sans recours...

Demandez-vous pourquoi il a reporté l’élection prud’hommes de décembre 2007 à décembre 2008, pourquoi il limite le droit et les moyens des conseillers prud’hommes à juger ?

Le thème clef des discours de Sarkozy et du Medef c’est de « faciliter le licenciement pour faciliter l’embauche » (argument incroyable dont on se demande bien en quoi il pourrait créer de l’emploi ! Un patron qui est assez pervers pour n’embaucher qu’à la condition de pouvoir se débarrasser sans « motif » d’un salarié est un patron dont il faut se méfier !)

Récemment l’Insee a révélé que de plus en plus de salariés sont déclassés, « employabilisés » à plus bas salaire... (cf encadré ci-dessous)

Moins de droits à conserver son emploi, plus de « droits » hypothétiques à en trouver un autre moins bien payé, c’est un marché de dupes proposé aux salariés, qui revient à lâcher la proie pour l’ombre : c’est la prétendue « sécurité professionnelle » professée par Sarkozy.

Gérard Filoche

Note : Pour information, le « projet socialiste » propose d’abroger le Cne et fixe la date des élections prud’hommes... en décembre 2007 ( sur ce dernier point, amendement gerard filoche intégré le 6 juin 2006).




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11:31 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, SARKOZY, RAG 34

30.01.2007

Avec Nicolas Sarkozy, rien n’est impossible même le pire !

Il faut que Nicolas Sarkozy démissionne du Ministère de l’Intérieur

Comment accepter que des réunions de campagne de l’UMP se tiennent au Ministère de l’Intérieur ?

Comment accepter qu’il parte à la Réunion faire sa campagne à l’élection présidentielle en tant que Ministre de l’Intérieur ?

Dans « la Tribune », Xavier Bertrand, porte-parole de Nicolas Sarkozy tombe le masque et dévoile le vrai projet de Sarkozy :

- Limitation du droit de grève,

- Instauration d’une franchise pour les dépenses de santé, c’est-à-dire d’une médecine à deux vitesses,

- L’augmentation de la TVA, c’est-à-dire la pénalisation de la consommation populaire.



RAG 34. Les lolo's 34

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Débats participatifs : Faites remonter vos synthèses pour participer au programme de Ségolène Royal






Débats participatifs : Faites remonter vos synthèses pour participer au programme de Ségolène Royal
Les débats participatifs battent à présent leur plein, localement, nationalement, en ligne, grâce à l’action des comités de campagne, des fédérations, des sections du Parti socialiste et des comités Désirs d’avenir. La richesse des débats menés sur l’ensemble du territoire serait gâchée si ces rencontres ne contribuaient pas à informer Ségolène Royal et, autour d’elle, toutes celles et ceux qui mènent campagne au nom du Parti socialiste.

Tout organisateur de débat ou tout volontaire pour établir une synthèse thématique départementale peut venir déposer sa contribution au nom de son comité, de sa section, de sa fédération sur : http://debatslocaux.parti-socialiste.fr

Pour toute question, remarque, commentaire, proposition d’amélioration du dispositif :

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RAG 34. Lolo34

09:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

29.01.2007

Sarkozy s'en prend au droit de grève

Le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy veut "poser de nouvelles règles" pour le droit de grève et soumettra le droit de poursuivre une grève à l'accord d'une "majorité" de salariés, a expliqué lundi 29 janvier son porte-parole Xavier Bertrand dans la Tribune.Selon M. Bertrand, "il est possible de poser de nouvelles règles" pour le droit de grève, bien que ce dernier soit un principe constitutionnel.

"Il y a deux principes constitutionnels: le droit de grève depuis 1946, et aussi le principe de continuité du service public", dit-il. "Pour le reste, ajoute le porte-parole, il est clairement spécifié que le droit de grève s'exerce dans le cadre des lois qui le réglementent".

M. Bertrand a précisé que ces "nouvelles règles" s'appliqueraient "dans les entreprises en charge d'un service public, dans les universités et dans les administrations", où "la grève se poursuivra si une majorité y est favorable".

Dans son discours programme prononcé au congrès de l'UMP le 14 janvier, le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy avait déclaré souhaiter "qu'une loi impose le vote à bulletins secrets dans les 8 jours du déclenchement d'une grève dans une entreprise, une université, une administration". Il n'avait pas précisé, comme M. Bertrand lundi, que les entreprises concernées étaient celles "en charge d'un service public".

Alors, premièrement, le droit de grève est bel et bien un fondement de la démocratie sociale dans ce pays, puisqu'il est inscrit dans la Constitution, au même titre que le respect des droits de l'Homme.

Par ailleurs, si MM. Sarkozy et Bertrand connaissaient un peu mieux le monde du travail, ils devraient savoir que la pratique du vote pour déclencher une grève est une régle des plus courantes. Même dans les services publics. Les syndicats déposent un préavis de grève, qui couvre une période de 5 jours ouvrés (ne prenant donc pas en compte le week-end le cas échéant), afin que des négociations puissent se tenir dans cet intervale. La grève est ensuite effective si et seulement si les salariés décident, majoritairement, d'y prendre part.

Les cas où une minorité de grévistes bloque une entreprise sont excessivement rares, faut-il le rappeler.

Pour ce qui nous concerne, il est très regrettable que les directions des entreprises, de service public ou privées, ne profitent que très rarement de la période de préavis pour négocier véritablement sur les points qui légitiment le mouvement de grève.

Ce n'est donc pas en restreignant le droit constitutionnel à la grève que l'on pourra limiter le recours à cette arme ultime. Je dis bien ultime car, au vu du pouvoir d'achat des salariés, notamment dans le service public, cesser le travail implique une perte nette de salaires qui pèse lourdement sur les finances des ménages à la fin du mois.

Il conviendrait donc que les "partenaires sociaux", notamment le patronat et les directions des services publics, prennent leurs responsabilités en cesdsant de jouer systématiquement le rapport de forces et le blocage dans les négociations, si l'on veut diminuer les nuisances occassionnées par des arrêts de travail.

Enfin, au regard de la réalité de l'exercice du droit de grève, il apparaît clairement que le candidat de l'UMP veut limiter le droit en question. Cela est une atteinte insupportable à la liberté d'expression dans ce pays. Ce faisant, Sarkozy montre son vrai visage : celui d'un homme de droite, réactionnaire, dévoué au service du grand capital et ...

RAG 34. Les lolo's 34

19:28 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Sarkozy, candidat du travail précaire

Alors que les Français ont massivement rejeté l’année dernière le contrat « première embauche », Nicolas Sarkozy vient de proposer de faire évoluer le contrat de travail sur le modèle du contrat « nouvelles embauches », frère jumeau du CPE.

Cette forme de contrat, aux effets désastreux pour les salariés, n’a absolument pas faire la preuve de son efficacité sur l’emploi, moins de 10 % des CNE signés correspondant à des créations de poste selon le ministère de l’emploi.

Le modèle de société, fondé sur la précarité, que veut imposer Nicolas Sarkozy aux Français, est aux antipodes des attentes qu’ils ont manifestées à plusieurs reprises ces dernières années.

Le Parti socialiste dénonce la proximité des propositions de Nicolas Sarkozy et des exigences récurrentes du patronat le plus réactionnaire. Cette connivence constante démontre que le président de l’UMP est d’abord le candidat du moins disant social et fiscal.

La remise en cause de la durée légale du travail, du droit social, de l’impôt sur le revenu, des sources de financement de la sécurité sociale et du périmètre des services publics constitue le fondement du programme économique et social de Nicolas Sarkozy.

A l’opposé, Ségolène Royal propose d’inciter financièrement les entreprises à recourir au CDI, pour faire de cette forme stable d’emploi la référence en droit du travail.

Communiqué d’Alain VIDALIES,
Secrétaire national aux Entreprises

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19:26 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Le CNE de Sarkozy : un contrat maudit

Un vrai débat de campagne électorale... ne laisserait pas dire que "le CNE est une réussite"

Le Monde d’hier et tous les grands médias préfèrent parler des RG ou d’autre “affaire” que du Cne, de la suppression du droit du licenciement et de la proposition du Medef, dans un grand show, de faire un autodafé avec le Code du travail...

Pendant ce temps-là, on laisse dire à Sarkozy non seulement qu’il est pour le licenciement sans motif tout au long de la vie professionnelle dans un contrat unique... en étendant le Cne.

Mais on le laisse dire que "le Cne" est une réussite...

Alors que le Cne est l’apogée de la précarité et un contrat maudit.

On nous abreuve d’une prétendue « polémique » pour ou contre les bienfaits du Cne, ce « contrat nouvelle embauche » institué sans concertation par ordonnance, c’est-à-dire par un coup de force du ministre Villepin en plein été 2005.

On cherche à nous faire participer à un « débat » sur l’intérêt d’un tel Cne qui se serait, paraît-il, « installé » dans le paysage (sic, France inter). Mais ce dont il s’agit, c’est d’un recul des droits de l’homme et du travail en même temps.

Le Cne, c’est la pire atteinte que l’on puisse faire à un salarié : l’atteinte à sa dignité ! On peut le « virer » à nouveau du jour au lendemain sans motif : c’est le retour au XIX° siècle, à Zola, le porion peut « virer » le mineur Lantier, le réduire à la mendicité, sans même que le patron lui jette un regard. Et l’on nous affirme, qu’il vaut mieux que les Lantier d’aujourd’hui soient à nouveau soumis à ce régime, plient l’échine, ne puissent de syndiquer, ni se révolter, plutôt que d’être au chômage !

On croyait cet esclavage révolu : la convention internationale n°158 de l’Oit affirme que l’on ne peut « licencier sans motif », toutes les déclarations des droits de l’homme affirment que l’on ne peut « licencier sans motif ». Et la France - qui n’a jamais été aussi riche - de MM Chirac-Villepin-Sarkozy-Dutreil a rétabli sous le prétexte mensonger de lutter contre le chômage, la possibilité d’un employeur de fouler aux pieds la dignité élémentaire d’un humain qui travaille pour lui : « - Dehors !... et je n’ai pas à dire pourquoi ! ».

Il n’y a pas de « débat » possible autour du Cne, il n’y a qu’un combat : un combat pour le droit, un combat pour la dignité, un combat pour le droit élémentaire du licenciement.

La prétention qu’il y ait aujourd’hui 750 000 emplois créés par le Cne est une fable indigne : ce sont des substitutions aux Cdd et à d’autres contrats atypiques précaires.

il y aurait eu en août dernier, au bout d’un an, 550 000 Cne, mais seulement, d’après une enquête d’opinion auprès de chefs d’entreprise, 10 % (sic) seulement n’auraient pas été créés autrement. Ce qui en fait un des moins “performants” des contrats précaires. (Il y a 950 Cdd, 650 000 intérimaires, 800 000 saisonniers, 3,7 millions de temps partiels, ces chiffres se recoupant aussi

La même enquête affirmait que 30 % des Cne ont été interrompus « avant six mois » ! Cela signifie que 180 000 salariés ont été « jetés » sans motif, sans droit, sans explication, sans défense, et il n’y aurait, hélas, que 370 plaintes aux prud’hommes recensées, soit autour de 0,2 %. Mais ces plaintes trouvent écho auprès des juges, en attendant la décision du Bit a priori défavorable en vertu de la convention internationale n°158.

On nous dit que la rupture émanerait du salarié dans 45 % des cas : si c’est vrai, cela ne démontre qu’une chose, c’est qu’il y a, en dépit du chantage à l’emploi, un nombre important de salariés (presque un sur deux) qui préfèrent s’évader de ce système où l’on est corvéable à merci, où l’on ne peut rien refuser à l’employeur ! Car un employeur qui choisit d’embaucher en Cne à la place d’un Cdi, il faut le désigner du doigt, il a tout pour rendre méfiant : c’est qu’il a l’intention de tirer le maximum du salarié, sans vouloir s’embarrasser de respecter ses droits ! Le Cne, c’est une invention perverse qui va chercher les moins bonnes intentions d’un petit employeur puisque l’argument de « vente » de ce maudit contrat, c’est « n’hésite pas à l’embaucher puisque tu pourras le virer sans problème ».

Quand vous n’avez pas de droit face à un licenciement « abusif », et sans « cause réelle et sérieuse », en fait, chacun le comprend, vous n’avez plus de droit du tout, en amont, vous ne pouvez plus réclamer le paiement de vos heures supplémentaires (des milliards d’heures supplémentaires sont impayées, volées aux salariés, volées aux caisses de protection sociale) car si vous le faites, on vous vire ! Et c’est pareil pour vos conditions de travail, l’hygiène la sécurité, ainsi de suite, précarisés vous êtes !

Renaud Dutreil osait affirmer avant que Sarkozy ne le fasse, que ceux qui combattent le Cne (dont ils proposent qu’il soit « étendu en 2007 »... si la droite gagne) relèvent du « Jurassic Park à la française ». Il y a toujours eu des gens de droite comme lui, pour rêver d’en revenir avant l’abolition des privilèges, avant la Révolution Française, avant la Commune, avant le Front populaire, avant la Libération, avant Mai 68, avant l’inspection du travail, avant le droit syndical, avant le droit élémentaire du travail, c’est ce qu’ils appellent à contrario « la France d’après ».

Mais ces réactionnaires passéistes ont pourtant été battus par des millions de salariés, de manifestants, par toute la jeunesse, par plus de 80 % de l’opinion, au printemps 2006 !

Ca ne fait rien : ils s’obstinent, ils osent essayer de ranimer un « débat » dans les médias pour leur misérable contrat : ne laissons par Sarkozy plastronner au cours de cette campagne électorale, sur le cne, c’est un point central de sa politique de destruction du Code du travail selon les plans du Medef, de Mme Parisot - qui ne manque pas d’air.

RAG 34. Lolo34

06:35 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

Sarkozy pour le licenciement sans motif sur toute la vie

Il annonce un Cpe à vie pour toutes et tous !

Nicolas Sarkozy veut s’inspirer du CNE pour un contrat unique 24.01.07, 20h44, PARIS (Reuters)
« Nicolas Sarkozy a déclaré mercredi, lors d’une rencontre avec des patrons de PME, qu’il entendait s’inspirer du "contrat nouvelle embauche" (CNE) pour créer un contrat de travail unique s’il était élu le 6 mai à la présidence de la République. "Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher", a déclaré le ministre de l’Intérieur et candidat de l’UMP lors de cette rencontre organisée par la CG-PME dans un théâtre parisien. Le CNE, pour le moment réservé aux entreprises de moins de 20 salariés, prévoit une période d’essai de deux ans et rencontre un certain succès auprès des PME.

"Je garderai l’intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français", a ajouté Nicolas Sarkozy. »

Est-ce que ca va passer inaperçu comme une lettre à la Poste ?
Ce que vient d’annoncer Nicolas Sarkozy, devrait faire la « une » de tous les journaux, tellement, c’est une attaque inouïe, inédite contre le Code du travail.

C’est purement et simplement la mort du droit du licenciement : la facilité pour un employeur de rompre unilatéralement le contrat de travail SANS MOTIF
pas seulement pour les jeunes de moins de 26 ans comme le Cpe,
pas seulement pour les 5 millions des salariés des entreprises de moins de 20 salariés comme le Cne
pas seulement pendant une période de deux ans comme le Cne et le Cpe mais tout au long de la vie professionnelle, un employeur pourra vous licencier SANS MOTIF, en dépit de toutes les déclarations des droits de l’homme, en dépit de la Convention n°158 de l’Organisation internationale du travail.

Etre licenciable sans motif, c’est ne plus pouvoir défendre ses droits du travail en amont, c’est ne plus pouvoir se syndiquer ouvertement, c’est ne plus pouvoir revendiquer ses heures supplémentaires, c’est ne plus pouvoir « broncher » sous peine de perdre son emploi.

Etre licenciable sans motif, c’est ne pas pouvoir correctement se défendre aux prud’hommes contre un licenciement sans cause réelle et sérieuse, abusif, ou boursier.

Etre licenciable sans motif, c’est un retour en arrière de 120 ans, dans le droit, la dignité élémentaire des salariés, c’est le retour à Germinal, à Zola

Pas un salarié de ce pays n’a intérêt à ce qu’un tel candidat passe
Des millions de salariés, de jeunes ont défilé de février à avril 2006 pour imposer à Sarkozy Chirac Villepin de retirer le Cpe : Sarkozy, ce n’est pas la « rupture », c’est la persistance, la France d’avant, c’est la volonté de casser la volonté populaire, de revenir en arrière, au 19e siécle.

Gérard Filoche

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06:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

26.01.2007

Incident au Sénat: Jean-Luc Mélenchon bouscule légèrement Brice Hortefeux

PARIS (AP) -



Le sénateur socialiste Jean-Luc Mélenchon a bousculé légèrement le ministre délégué aux Collectivités territoriales Brice Hortefeux suite à un différend sur l'enquête menée par les Renseignements généraux sur un membre de l'équipe Royal, jeudi lors des questions au Sénat.

Répondant à une question adressée au Premier ministre, le ministre sarkozyste Brice Hortefeux a de nouveau nié toute implication du ministre de l'Intérieur dans cette enquête.

Il a en revanche pointé du doigt Jean-Luc Mélenchon, l'accusant d'alimenter la presse en rumeurs sur le Parti socialiste. "S'il y a une enquête à mener croyez-moi, ce n'est pas sur l'entourage de la candidate socialiste ou la candidate elle-même. Tout est dans la presse et notamment, grâce à vous personnellement, M. Mélenchon, qui alimentez beaucoup la presse sur ce qu'il se passe chez vous".

Hors de lui, Jean-Luc Mélenchon a alors quitté sa place pour venir bousculer légèrement le bras de Brice Hortefeux. Il a immédiatement été écarté par les huissiers du Sénat. Les deux hommes, assis à plusieurs rangs l'un de l'autre, ont ensuite continué à discuter fermement jusqu'à la fin des questions au Sénat.

"M. le Premier ministre (...) pouvez-vous nous garantir" que ces renseignements "ont été procurés dans des conditions qui sont respectueuses de la loi et des droits de M. Rebelle", a interpellé Jean-Luc Mélenchon. Le secrétaire général de l'UMP Brice Hortefeux a pris la parole pour défendre une nouvelle fois Nicolas Sarkozy. "A aucun moment, le ministre d'Etat Nicolas Sarkozy n'a demandé (...) des notes à des fins politiques", a-t-il assuré. AP

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12:12 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, PRS, RAG 34

Le gouvernement injecte le virus de la privatisation dans la Fonction Publique

Le Parti socialiste tient à exprimer son profond désaccord sur le vote de la loi sur la modernisation de la fonction publique mardi 22 janvier. Une fois de plus, le gouvernement joue sur la confusion des genres et démontre son mépris pour le dialogue social.

En effet, les dispositions prévues en matière de droit individuel à la formation (DIF) constitue une avancée sociale en trompe-l’œil. La formation des agents durant leur temps de travail n’est pas réellement garantie. Le protocole d’accord dont le projet de loi s’inspire n’a d’ailleurs été validé que par trois syndicats sur sept, représentant moins de 30 % des agents.

En outre, le gouvernement accentue la déstructuration du secteur public quand il permet l’adoption par amendements, sans consultation préalable des syndicats, de deux mesures législatives emblématiques pour l’établissement public de la Poste.

La première donne tout pouvoir au président de la Poste, en baissant les primes et indemnités des fonctionnaires, d’effacer les augmentations indiciaires dont ils bénéficient dans le cadre des négociations salariales dans la fonction publique.

La deuxième mesure injecte dans l’établissement public postal le virus de la privatisation. Elle reprend littéralement les termes d’un article de la loi de privatisation de France Télécom en vue de permettre le transfert des postiers dans l’une des trois fonctions publiques (Etat, collectivités locales, hôpitaux). Il s’agit à l’évidence d’accompagner le plan de suppression d’emploi lié notamment à la réduction du nombre des bureaux de poste. La date butoir de ces transferts est d’ailleurs fixée au 31 décembre 2009, année de libéralisation totale du courrier au niveau européen.

A la veille de l’examen du prochain texte législatif sur la fonction publique territoriale prévue le 15 février, le Parti socialiste demande au gouvernement de ne pas profiter de la fin de la législature pour multiplier en catimini, sous couvert de modernisation mais sans aucune discussion avec les organisations syndicales, l’adoption hâtive de mesures d’inspiration libérale

Communiqué de Christian Martin
Secrétaire national au service public

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11:11 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.01.2007

88 jours pour battre Sarkozy !

Moins de cent jours pour battre Sarkozy !

Ce n’est pas un adversaire ordinaire. C’est un forcené de l’ultra-conservatisme, néo-libéral, façon Bush. Il l’annonce, de façon lancinante, il ira jusqu’au bout. Il veut tout le pouvoir concentré, dans sa propre majorité, dans son propre parti, dans les médias, dans tous les cercles dirigeants, Medef inclus. Il est ministre d’état de l’Intérieur, président de l’Ump, qui se veut un « parti unique » de la droite, il est président du Conseil général des Hauts-de-Seine, le plus riche de France, et un des candidats les plus voraces de la V° République. Il a l’appui de tous les puissants en argent et en médias du pays.
Il est pro-atlantiste, et nul ne sait s’il n’aurait pas approuvé la sale guerre menée par l’impérialisme US contre l’Irak. Nul ne doute qu’il approuverait toutes les actions à venir contre l’Iran.

Il pense que la « mondialisation » telle qu’elle se fait est un bien qui doit faire sauter les droits sociaux en France, et il compte aligner, domestiquer le salariat, le peuple français, pour le livrer pieds et poings liés à la déréglementation générale voulue par les grandes multinationales.

Il est l’aile droite des libéraux européens, avec Angela Merkel et Enrique Barroso, il était un inconditionnel partisan du funeste Traité Constitutionnel européen, qu’il veut imposer à nouveau par la force, sans referendum. C’est un partisan de la compétition, de la « méritocratie », du communautarisme, humble avec les forts, méprisants et durs avec les pauvres, exclus et immigrés, les « racailles » qu’il veut « nettoyer au karcher ». Il prône la loi du plus fort, fait l’éloge du « beauf » en permanence, il est impitoyable avec les faibles. Il sert les capitaux, pour ne pas qu’ils s’en « aillent ailleurs », il est pour l’indulgence avec les patrons, actionnaires, financiers, mais pour « l’impunité zéro » avec les petits délinquants, les marginaux, les exclus. Il appelle à ce que les salariés travaillent plus pour gagner moins, proposant même de leur ôter la trop faible majoration de leurs heures supplémentaires sur leur feuille de paie... Il veut brûler le Code du travail, supprimer les différentes durées légales du travail, le contrat à durée indéterminée, étendre le Cne, abroger le droit du licenciement, faire disparaître les prud’hommes, pour les remplacer par des transactions de gré a gré sans recours, il est pour limiter le droit syndical, le droit de grève. IL est pour le droit à des retraites par fonds de pension à 65 voire 67 ans. Il est pour la marchandisation de l’école et de la santé, le démantèlement de ce qui reste de services publics. Pour le reste, c’est un menteur cynique : il avait promis « solennellement » devant l’Assemblée nationale de ne pas privatiser Edf-Gdf, il l’a fait.

C’est un partisan de l’état pénal à l’américaine plus que d’un état social : davantage de répression, moins de prévention, il a supprimé la police de proximité. Il est pour une fiscalité qui épargne les riches, les 378 000 millionnaires en euros de ce pays. Il est l’homme « fort » que le capital veut voir gagner !

C’est un combat de classe, de tous les instants, à cent jours de la présidentielle : le battre, lui et toute la droite de Bayrou à Le Pen. Assurer que la candidate de gauche la mieux placée contre lui soit au deuxième tour et l’emporte le 6 mai.

Question de fond, question vitale pour l’avenir de notre pays, de notre peuple, du salariat !

Démocratie et socialisme

RAG 34. les lolo's 34

21:21 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : Démocratie et socialisme, FMDS, RAG34

"La tromperie fiscale" de N.Sarkozy

Les propositions fiscales avancées par SarKozy confirment le prolongement de la politique Balladur Raffarin Villepin. Elles révèlent une amnésie par rapport au bilan des gouvernements depuis 2002 et confirment des choix marqués par l’injustice.

D’abord, l’amnésie, c’est le gouvernement, dont il est le numéro deux, qui a :
• augmenté les prélèvements obligatoires : ils sont passés de 43,1% à 44 % du PIB entre 2004 et 2005, soit une ponction supplémentaire de 17 milliards d’euros;
• élevé les prélèvements pesant sur le travail : création d’une taxe de financement du Lundi de pentecôte, relèvements multiples de la CSG, versement anticipé de l’impôt sur les sociétés ,…
• abaissé l’impôt acquitté par les plus fortunés au détriment des bas revenus : 70% des baisses de l’impôt sur le revenu sont allées aux 10% les plus aisés;
• échoué sur le front de l’emploi et de la précarité : depuis 2002, la France créé dix fois moins d’emplois (38.000/an) que sous la précédente législature (360.000/an), ceux-ci étant deux fois plus précaires (la part des CDD et de l’intérim représente 78% des intentions d’embauche en 2006, contre 35% en 2000).

Les dernières propositions de Nicolas Sarkozy ne marquent pas une rupture avec cette politique, mais bel et bien son prolongement, puisqu’il propose :
• la suppression des cotisations sociales et de la fiscalité pesant sur les heures supplémentaires. Cette mesure, dont le coût est élevée (4,6 milliards d’euros par an) risque d’être préjudiciable à l’emploi : les entreprises seront incitées à recourir aux heures supplémentaires et non à embaucher, et ce sur la base d’un tarif inférieur à celui actuellement en vigueur ;
• la fin des droits de successions. Cette proposition favorisera les 20 % les plus fortunés, qui sont les seuls à acquitter des droits de successions : le patrimoine d’un personne avec trois enfants est aujourd’hui exonéré de droits de succession en ligne directe s’il sa valeur est égale ou inférieure à 226.000 euros. Si l’on prend aussi en compte l’abaissement à 50 % du bouclier fiscal qui réduira l’ISF à portion congrue, son projet favorise la rente et non le travail ;
• la réduction massive du nombre de fonctionnaires et des dépenses de santé, par la création d’une franchise par famille. Ces propositions libérales feront deux victimes : l’action publique et la lutte contre les inégalités sociales et territoriales.

Le Parti Socialiste dénonce les postures et les discours d’un candidat qui emprunte à sa famille politique ce qu’elle a de plus discutable : le fond idéologique d’Édouard Balladur et les méthodes de campagne de Jacques Chirac.

Communiqué d’Éric Besson, secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité



RAG 34. Les lolo's 34

19:11 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Humour : Une nouvelle chanson AntiSarko (vidéo)

Nouvelle création proposée par RéSo le site antiSarKo. Un clip vidéo nickel. Ceux qui ont vu Orange mécanique de Stanley Kubrik y verront vite quelques allusions...



Lio et les lolo's 34

19:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

21.01.2007

Ségolène Royal : "un souffle d'air", reportage à Toulon (vidéo)

[17/01/07]
Discours de Ségolène Royal à Toulon



Discours de Ségolène Royal à Toulon.

Chers amis, chers camarades

Merci à toi Michel, Robert, merci à tous les amis d'être présents, tous les candidats aux élections législatives, merci à tous les jeunes d'être su nombreux, le MJS, la Ségosphère.

J'entends la droite dire qu'il y aurait comme un trou d'air dans notre campagne, moi ce que je vois ce soir surtout c'est un souffle d'air extraordinaire qui va nous porter vers la victoire de 2007.

Vous êtes là si nombreux, si divers et en même temps si unis, avec votre énergie de la France qui a envie d'un changement profond et qui attend désespérément un pays qui va mieux.

C’est grâce à vous que, dans cette élection majeure pour l’avenir de la France, je peux garder le cap, rester moi-même, continuer à gravir la montagne avec vous, la droite à la puissance de l'argent, nous nous devons mobiliser en profondeur l'intelligence du peuple français.

Nous devons regarder les choses en face, parler vrai, avoir une parole libre, écouter les Français pour imaginer avec eux d’autres possibles et pour redonner à la puissance publique le rôle qui doit être le sien dans le temps qui est le nôtre.

Cette campagne, Michel le rappelait, je l’ai voulue avec vous, participative, avec vous je suis entrain de construire mon projet présidentiel. Pour mieux répondre aux inquiétudes et aux attentes des Français, pour en finir avec ce gâchis humain et ces énergies entravées qui minent le moral des Français et du pays, qui lui font douter de lui-même, qui le tirent vers le bas et l’incitent au repli.

C’est ainsi qu’en mille lieux, et même plus, dans les grandes villes comme dans les petites communes du milieu rural, nous faisons une chose dont beaucoup avaient perdu l’habitude et dont d’autres n'ont jamais eu l’expérience : nous nous écoutons, nous nous parlons, nous bâtissons, nous construisons un diagnostic partagé des difficultés que vivent les Français, pour parler juste et ensuite pour agir juste pour redresser la France, pour vivre mieux les uns avec les autres et, disons le mot, pour assumer notre responsabilité collective, et en premier lieu à l’égard de toutes celles et tous ceux qui, comme Arthur Rimbaud à 17 ans, peuvent aujourd’hui pousser ce cri : « je suis jeune, alors qu’on me tende la main ! »

Certains ont ironisé : ce parti pris participatif, c’est donc qu’elle n’a pas d’idées… L’expertise, c’est l’affaire des spécialistes, pas des citoyens ordinaires … Nous savons bien, nous dont c’est le métier, ce qui est bon pour les gens et, le cas échéant, ce qu’ils veulent…Ces forums, ces débats, c’est du temps perdu, et il ne s’en dégagera jamais quelque intérêt général…

Mais je vous le dis, cette exigence démocratique c’est une sorte de révolution démocratique, qui rend à chaque citoyen qui le souhaite ce qui lui est dû : la parole, bien sûr, mais aussi le pouvoir de proposer, à égalité avec tous, je veux élever la voix de chaque citoyen, je veux arriver avec vous au pouvoir pour vous le rendre, car si aujourd'hui dans cette campagne, on donne la parole à chacun, alors on ne pourra jamais vous la reprendre. Et c'est cela la nouvelle république que je veux construire avec vous, parce qu'elle est garante demain de la crédibilité de l'action politique. Elle est garante, cette façon de faire, de l'exigence politique, elle est garante de la parole tenue, elle est garante tout simplement du progrès pour tous et du respect pour chacun.

Les Français en ont assez des discours politiques de mensonges tenus au plus haut niveau, de ceux qui sont au pouvoir et qui promettent demain ce qu'ils ne font pas aujourd'hui alors qu'ils en ont la responsabilité. 9a c'est un déni de responsabilité.

Quand on a la chance d'être dépositaire du pouvoir du peuple français, alors on passe à l'action et l'on ne promet pas pour des lendemains des choses que l'on n'est pas capable d'accomplir aujourd'hui.

C'est ce que j'appelle la morale de l'action, je suis la candidate de la morale de l'action.

Et puis il y a aussi la vérité des mots et des concepts. Et lorsqu'ils ne correspondent à rien, ou lorsqu'ils ne recouvrent pas la vérité, alors ils ne tiennent pas la distance. Et c'est pourquoi la droite ne parle plus de rupture, forcément, par définition, le candidat de droite est le candidat sortant, il est celui de la continuité, et dès lors les masques sont tombés. Non, la droite ne peut pas accomplir la rupture puisqu'elle s'inscrit dans ce qu'elle a défait depuis maintenant cinq ans.

La rupture c'est la gauche qui l'incarne, le changement profond c'est la gauche qui l'incarne, et c'est pourquoi, en écoutant les Français, on met les mots justes sur la réalité, on ne peut pas raconter d'histoires, on ne peut pas s'attribuer des valeurs auxquelles on ne correspond pas.

Et je vous le dis ici, non seulement je revendique d'être la candidate de la morale de l'action, mais je suis parce que j'écoute les Français, que je prends ce temps et que je le prendrais comme je l'ai décidé, je suis aussi la candidate de la vérité de la parole, parce que cette parole, c'est la vôtre.

Je suis venu vous dire ici à Toulon les raisons auxquelles je tiens, celles pour lesquelles nous avons envie de croire en la France. Je la sais capable notre France de puiser dans ses valeurs, dans son histoire, dans sa passion de l'égalité, dans ses talents, l’énergie du redressement que tous les Français appellent de leurs vœux, et qu'ils attendent, parfois désespérément.

Ici, à Toulon et dans ce département du Var, on sait bien, et ça a été dit avant moi, que la République est un combat, souvent gagné, parfois perdu quand la vigilance se relâche ou quand les ressentiments s’accumulent.

Ici, nous nous souvenons de ce bataillon de Provence qui, en 1792, se porta au secours de la patrie en danger. Son chant devint notre hymne et bien des peuples de par le monde s’emparèrent à leur tour de notre Marseillaise pour clamer, chacun dans sa langue, leur volonté d’émancipation.

François Mitterrand avait raison de le dire : « quand la France rencontre une grande idée, alors elles font ensemble le tour du monde ».

Et c'est cela que nous avons à refonder ensemble. La liberté, l’égalité et la fraternité, on meurt encore pour elles aujourd’hui.

Ils étaient jeunes, pour la plupart, ces soldats de l’An II.

Mal équipés, pauvrement habillés, mais portés par une immense espérance.

Les puissances coalisées de l’Ancien Régime et leurs troupes mercenaires pensaient leur passer aisément sur le corps.

Mais c’est à lui, le peuple en armes, qu’alla la victoire.

« Quand la lutte s’engage d'ailleurs entre le peuple et la Bastille, c’est toujours la Bastille qui finit par avoir tort ».

Alors mes chers amis, des Bastilles, il en reste à emporter pour instaurer un ordre juste et des sécurités durables dans notre vie politique, économique et sociale.

Avec vous, j’ai confiance, et cet ordre juste et ces sécurités durables, nous avons le devoir de gagner pour les construire.

Et d’abord parce que cela ne peut plus durer.

Tant de pauvreté dans un pays si riche, à qui la faute si ce n'est à la droite.

Tant de salariés qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

Tant d’inégalités qui défont la France en tribus étrangères les unes aux autres.

Tant de précarités qui deviennent la norme.

Tant de fragilités, du travail au logement, qui déstabilisent les familles et les parcours scolaires des enfants.

Tant d’insécurités sociales qui distillent la peur, le repli sur soi, et parfois la haine de l’autre.

Et tant d'insécurités et de violence au quotidien dans les quartiers, parce que la police de proximité a disparu.

Alors les valeurs de la République, Liberté, égalité, fraternité : qu’en reste-t il dans ces conditions ?

La liberté d'abord.

Bien sûr, chez nous, on ne persécute pas les opposants, les journaux paraissent, Internet fonctionne jour et nuit, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays de la planète et, si imparfaite soit-elle à nos yeux, notre démocratie est appréciable.

Mais cette liberté chèrement conquise et reconquise au fil de notre histoire, qu’en reste-t-il quand, à 20 ans, l’avenir semble irrémédiablement bouché pour certains jeunes, quand, à 30 ans, on rouille sans pouvoir faire de projet, quand, à 50 ans, on est brutalement débarqué dans des plans sociaux, quand, après un congé parental, on ne peut pas retrouver de travail, quand on aborde la vieillesse avec une si petite retraite et qu’on ne fait plus un repas par jour, et qu'on a l'angoisse de ne pas se faire soigner. Et quand, même lorsque l'on n'est pas dans ces situations, on vit dans la hantise d’y tomber ? Alors oui, la liberté, cette première valeur de la République, il va falloir à nouveau lui donner tout son sens, en répondant à ces problèmes.

L’égalité, ensuite, et là aussi le chantier est immense. Bien sûr nous sommes égaux en droit, devant la loi, quoique certains plus que d’autres. Mais qui croit encore vraiment à cette égalité des chances ?

Qui ne sait que l’origine sociale, les ressources des familles, les conditions de logement, pèsent lourdement, malgré de remarquables réussites, sur les résultats et l’orientation scolaires ? Et sur l’accès et plus encore la réussite à l’université ? Sans même parler des grandes écoles qui comptent toujours aussi peu d’enfants d’ouvriers et d’employés depuis 50 ans et peut-être moins aujourd’hui qu’hier. Qui ne sait que la sectorisation scolaire, au lieu de favoriser la mixité, renforce les effets de la ségrégation urbaine ?

Qui ignore que, quand les uns doivent quitter leur entreprise, ils perdent tout alors que d'autres touchent le jackpot d’un parachute doré ?

Qui ne connaît les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes, les plafonds de verre qui persistent ? Quand un métier se féminise, on murmure même que la fonction se dégrade…

Qui ignore qu’une adresse, une couleur de peau, un prénom peuvent, dans la France d’aujourd’hui, handicaper à ce point qu’on en vient à préconiser des CV anonymes et à promouvoir des cabinets spécialisés dans le placement des diplômés dont les parents sont venus d’ailleurs ? Alors oui, l'égalité, il nous faudra la refonder et apporter toutes les solutions qui lui donneront encore du sens dans la république d'aujourd'hui.

Et la fraternité ?

Bien sûr, elle est inscrite au fronton de nos écoles et fait partie de notre devise. À un moment ou à un autre, nous en avons fait l’expérience. Mais aussi de son contraire: le mépris, le déni, la discrimination, la mise à l’écart. On le sait, sans l’égalité, la fraternité est un leurre. Et sans la fraternité, la liberté et l’égalité se désaccordent. Et c'est pourquoi notre pacte républicain est aujourd’hui affaibli et parfois même frontalement remis en cause.

Chez nous, la République mise à mal, on le sait cela veut dire la nation qui doute d’elle-même. Et je ne veux pas d'une France impuissante à maîtriser son destin dans un monde qui s’est profondément transformé et qui change à vive allure. Je veux, avec vous, que la France reprenne la main et construise son destin pour donner à chacun un véritable désir d'avenir.

Il va nous falloir reconquérir sur le désordre des choses la marge de manœuvre, d’invention et d’action qui nous permettra de choisir dans quel pays nous voulons vivre, avec quelles valeurs, quelles règles communes et quels résultats à la clef, et au fond, c’est tout ça le sens de ma candidature, de mon combat. Jamais nous n’avons eu autant besoin de volonté politique et d’efficacité de l'état pour organiser le présent et civiliser l’avenir.

Une droite historiquement à bout de souffle n’a rien d’autre à proposer que soigner le mal par le mal : soigner le chômage par plus de précarité encore, l’école à deux vitesses par plus d’inégalité scolaire, le mal logement par moins de solidarité urbaine, la pauvreté au travail par les heures supplémentaires défiscalisées,

L’insécurité publique par le désespoir social, la stigmatisation, la suppression de la police de proximité et l’injuste répartition des forces de police selon les quartiers,

Notre retard dans la préparation de l’après-pétrole par des politiques environnementales inexistantes,

L’archaïsme des relations sociales par la remise en cause, et encore récemment, du droit de grève. Des années de promesses non tenues et de pouvoir mal utilisé ne l’empêchent pas d’assurer avec aplomb qu’elle fera demain ce qu’elle n’a pas fait jusqu’à aujourd’hui et que si la France a pris du retard, c’est parce que les Français sont paresseux et sont rétifs au changement.

Et bien moi je pense tout le contraire, je crois que la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a aujourd'hui. Il est temps, en particulier, de redonner au travail toute sa valeur. Car, exactement, c'est nous le travail. Car ce qui a détruit la valeur travail c'est la droite par la précarité généralisée, la vie chère, qui ronge le quotidien, c'est le manque de revalorisation des salaires, ce sont les discriminations à l’embauche, ce sont les inégalités persistantes entre les hommes et les femmes, c'est tout cela qui dévalorise la valeur du travail dans l’entreprise.

Ce sont les perspectives d’évolution professionnelle bloquées, c’est l’inquiétude du lendemain qui dévalorise le travail, c'est ce gouffre financier croissant qui sépare les revenus des hauts dirigeants des salaires des ouvriers, des employés et des cadres, c’est le cynisme du capitalisme financier, c’est le choix de la rente contre l’investissement, c’est la mauvaise qualité des relations de travail et du dialogue social, c’est le niveau scandaleux des accidents et des maladies professionnelles dans notre pays, c’est l’échec à répétition des négociations sur la pénibilité du travail que le MEDEF vient une nouvelle fois d'interrompre, c’est la formation qui va toujours à ceux qui en ont le moins besoin, et c’est la déconnection du mérite et de la sécurité professionnelle.

Alors moi je crois que tout se tient : la France peut se retirer vers le haut si nous réinstallons des sécurités durables et si nous considérons que c'est bien la sécurité au travail qui fait aussi l'efficacité sociale et la performance économique et environnementale. Le travailleur jetable et le détricotage du Code du Travail, ce n’est pas un projet de société. C'est à cela qu'il faut dire non pour construire un projet alternatif.

Réhabiliter la valeur travail, ce n’est pas offrir comme seule perspective toujours plus d’heures supplémentaires exonérées et toujours plus de flexibilité sans filet de sécurité. Dans un monde où les entreprises doivent s’adapter en permanence, la France doit être capable d’anticiper les mutations en investissant massivement dans la qualification des salariés, dans la sécurisation des parcours professionnels pour accompagner efficacement les transitions d’un emploi à un autre.

Et je vous le dis ici car cela sera au cœur de mon projet présidentiel : pas un jeune ne restera au chômage pendant plus de 6 mois. Les jeunes auront un droit d'accès au premier emploi ou au premier stage rémunéré. Il seront remis en formation professionnelle si leur chômage est dû à une formation inadaptée au marché du travail. Il n'y aura plus de jeunes étudiants dans des situations de paupérisation parce que nous ferons l'allocation d'économie pour les jeunes. Je veux que les jeunes retrouvent la dignité dans notre pays et qu'ils y trouvent toute leur place parce que c'est pour eux que nous construisons la société de demain.

C’est cela la vraie modernité.

Et comme les régions socialistes l'ont fait, nous démultiplierons les emplois tremplins pour les jeunes. Je me suis engagé sur la durée du quinquennat à mettre en place 500 000 emplois tremplins pour les jeunes, rien que dans nos régions socialistes nous approchons déjà les 50 000 emplois tremplins au cours des quelques mois qui nous ont été donnés pour mettre en place ce dispositif.

Et je me suis engagé également pour qu'à l'âge de 18 ans tous les jeunes puissent bénéficier d'un crédit gratuit de 10 000 euros pour lui permettre de réaliser son premier projet de vie.

Et enfin pour les jeunes qui sont dans les premiers échelons des qualifications, ceux qui viennent des familles populaires, et qui ont accès au CAP, je veux dire ici que je généraliserais à l'échelle nationale ce que je fais dans la région Poitou Charente, lorsque je vois des jeunes qui ont besoin de passer leur permis de conduire pour aller travailler, et notamment dans les métiers du bâtiment, que les entreprises recherchent souvent, et que ces jeunes ne peuvent même pas aller travailler parce qu'ils ne peuvent pas accéder à ce coûteux droit fondamental. Je leur dis ici que pour ces jeunes, qui font partie de ce premier échelon des qualifications dans les métiers manuels, et bien la République leur paiera leur permis de conduire.

J’ai confiance dans le potentiel de notre pays et dans l’intelligence des territoires, pour relancer la machine économique et pour libérer les énergies, je veux un Etat qui assume ses responsabilités et des Régions qui aient les moyens de régler efficacement les problèmes des Français parce que c'est là qu'elles sont le mieux placées pour le faire.

Je veux une régionalisation et un pacte de confiance entre les différents échelons de la puissance publique parce que c'est comme cela aussi que l'on pourra lutter contre toutes les formes de gaspillage.

Je ne veux plus d’un Etat qui se désengage et d’une paupérisation des services publics, facteur d’inégalité sociale et territoriale, et de démoralisation des personnels.

Il nous faudra, et je le ferais, remettre l’éducation au centre de tout, parce que c’est considérer que cet investissement est une des priorités de la nation. Parce que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, ni en primaire, ni en secondaire, ni à l’Université. L’éducation nationale aura les moyens humains et matériels d’assumer sa mission et notamment elle apportera à chaque élève le soutien individualisé gratuit dont il peut avoir besoin au cours de sa scolarité.

Je veux un pays qui prépare l’avenir, qui mise sur sa matière grise, qui investisse massivement dans la recherche, dans l’innovation, dans l’excellence environnementale car les activités et les emplois de demain en découlent. J’ai rencontré et je vais rencontrer à nouveau des chercheurs de toutes les disciplines scientifiques. Tous me disent la même chose : l’extrême misère des laboratoires, l’abandon de la recherche fondamentale, la précarité des jeunes chercheurs, le départ de ceux qui ne trouvent pas ici les moyens de travailler correctement. Notre pays perd sa matière grise. Je veux en finir avec cette politique qui affaiblit le pays et je veux associer l’ensemble de la communauté scientifique à la définition des orientations que nous mettrons tous ensemble en œuvre. Je veux que l'une de mes premières décisions se soit de redonner les moyens à la recherche, pour que non seulement nos jeunes chercheurs restent en France, mais que la France devienne un pays attractif pour la matière grise à l'échelle de l'Europe, et même à l'échelle de la planète. Nous en avons le potentiel, nous en aurons la volonté politique.

Nous avons en effet les talents, les atouts, mais ceux-ci sont trop bridés de rigidités, de fragilités et d’insécurités. Je veux une France affranchie des bureaucraties tatillonnes et qui saisisse toutes ses chances.

Une France forte de sa culture, savante et populaire, qui ne considère pas ses artistes comme un supplément d’âme facultatif mais comme une partie intégrante d’une créativité collective qui redonne à notre pays une fierté sans arrogance et ce goût des autres qui est le propre d’une nation assurée d’elle-même.

Je veux une France qui accepte ce qu’elle est devenue – plurielle, diverse, colorée - , et qui sache s’en réjouir et en tirer parti. Je veux une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours en bute aux discriminations.

Je le leur dis du fond du cœur : la France a besoin de vous parce que vous êtes une chance pour le pays. Vous n’êtes pas un problème, vous êtes une grande partie de la solution ! Je veux un pays où l'on s'écoute, un pays où l'on se comprennent, un pays où l'on s'épaule dans ce que chacun entreprend.

Un pays qui entende ce que lui dit Diam’s dans « Ma France à moi » : « y faut pas croire qu’on la déteste mais elle nous ment (…). Ma France à moi leur tiendra tête jusqu’à ce qu’ils nous respectent ».

Je ne veux plus entendre parler de 2è, 3è ou 4è génération pour certains descendants d’immigrés alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les parents sont originaires d’Europe.

Je ne veux plus entendre parler d’intégration comme s’il vous fallait toujours administrer la preuve que l'on n'est pas moins français que les autres alors que ce qui fait obstacle sur le chemin, c’est le déficit d’égalité.

Je veux une France qui assume avec lucidité une histoire partagée, respectueuse de toutes les mémoires et accueillante à tous les siens.

Une France fière de sa République et de sa laïcité qui ne dresse pas les Français les uns contre les autres parce que ses valeurs correspondent aux valeurs universelles qui nous permettent de dialoguer avec le monde sans que de vieux relents de « mission civilisatrice » fassent leur retour dans nos mots et dans nos attitudes.

Ni amnésie, ni repentance, je veux une France capable de porter un regard apaisé et de poser des mots justes sur son histoire. Capable de reconnaître l’esclavage pour ce qu’il fut : un crime contre l’humanité. Capable de reconnaître la colonisation pour ce qu’elle fit : dominer et spolier. Capable de reconnaître la part prise par la police de Vichy dans la rafle du Vel’ d’Hiv’ et la déportation des Juifs français.

Je veux que les enfants des harkis et ceux des militants du FLN, ceux qui vont à la synagogue, à la mosquée, au temple, à l’église et ceux qui n’y vont pas fassent vivre entre eux cette valeur de fraternité qui est le plus beau message de la République, en refusant tous les communautarismes.

Aimer la France et son histoire, y puiser de fortes références pour les combats d’aujourd’hui, ce n’est pas non plus tout confondre : l’Ancien Régime et la Révolution ce n'est pas pareil, les Croisades et Valmy non plus.

C’est savoir ce que nous sommes, certes, le fruit de cette longue durée mais savoir aussi qu’il est des combats plus justes que d’autres et des moments fondateurs où le peuple de France s’est arraché à l’ordre établi parce qu’il avait l’espérance d’un ordre juste et émancipateur. Et qu'en particulier ce sont les combats de la classe ouvrière qui ont forgé le droit social d'aujourd'hui.

La morale de l’histoire, ce n’est pas que tout se vaut et s’équivaut, c’est qu’il faut accepter « la loi du choix, du parti pris ». Sans sectarisme mais dans la clarté et la fidélité à nos valeurs. Et ne pas tomber dans des synthèses molles qui permettent tous les renoncements et tous les opportunismes.

La République, pour nous socialistes, c'est le terreau fertile sur lequel nous ferons germer notre projet social enraciné dans un esprit de justice et qui s'adressera à tous. Nous avons besoin de ses outils pour pouvoir transformer par l'action résolue, le monde tel que nous le désapprouvons et en particulier les innombrables inégalités entre les pays riches et les pays pauvres qui ne font que se creuser. Il faudra le remodeler, pour qu'enfin ce monde soit celui de tous.

Les Français ne veulent pas une République incantatoire. Ils veulent, et moi avec eux, une République de tous les jours, concrète, du quotidien, qui leur appartienne, comme une sorte de maison de leur espérance commune.

Et Léon Gambetta, ce jeune avocat, qui avait fait trembler le Second Empire, avait dit cette phrase extraordinaire, c'est la nôtre, ne l'oublions pas, je vous la propose comme feuille de route. "Ce qui constitue une vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître des égaux, mais d'en faire réellement".

Alors oui les idées peuvent devenir des batailles, elles doivent même le devenir, et celle que je vous propose pour la République a déjà commencé et c'est ensemble que nous allons la gagner.

RAG 34. Lolo34

14:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

18.01.2007

Sarkozy a menti sur le nombre de participants au congrès de l'UMP. La preuve en vidéo.(nice zik, nice lights)

Combien étaient-ils vraiment porte Versailles dimanche dernier ? Le MJS y était. Le décompte, en vidéo !




Le sacre de Sarkozy : un congrès à 3,5 millions d'€ sans affluence

RAG 34. Les lolo's 34

21:01 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy a menti sur le nombre de participants au congrès de l'U, RAG 34

Sarkozy paie lui aussi l'ISF et rendra rapidement publique sa déclaration

PARIS (AFP) - Nicolas Sarkozy "paie l'ISF (impôt sur la fortune) depuis un an et transmettra sa déclaration dans quelques jours", a indiqué mercredi la porte-parole du candidat UMP à la présidentielle, Rachida Dati.

"Nous ne voulons pas nous laisser enfermer dans la polémique", a ajouté Xavier Bertrand, autre porte-parole du candidat devant la presse, en évoquant les remous sur le patrimoine du couple François Hollande-Ségolène Royal.

Selon lui, "ce qui intéresse les Français, c'est de savoir combien ils paieront d'impôts" avec les socialistes au pouvoir et non "combien Mme Royal en paie".

"Avec le PS, les choses sont claires: les impôts augmenteraient. Nous, nous allons essayer de baisser les impôts. Au-delà des quiproquos, des cafouillages, des contradictions au sein du PS, la vérité éclate et il suffit de regarder dans les régions socialistes comment les choses se passent", a ajouté M. Bertrand.

Alors que les socialistes ont affirmé que la polémique sur le patrimoine de Ségolène Royal et François Hollande était "un coup tordu des amis de Nicolas Sarkozy" et que c'était là des "méthodes de voyous utilisées par l’UMP contre Ségolène Royal", M. Bertrand a affirmé: "ces infos circulaient sur internet depuis déjà quelque temps. Ce sont les déclarations de François Hollande sur le sujet qui ont créé à nouveau une activité sur internet".

"Il faut bien prendre en compte que depuis 2002, internet est un acteur important dans cette campagne", a-t-il également affirmé, ajoutant: "nous laissons aux socialistes le monopole du sectarisme et de la polémique".

Mme Royal a demandé mercredi à Nicolas Sarkozy de rendre public "dans la journée" son patrimoine, comme elle l'a fait mardi suite à la polémique sur sa richesse.

RAG 34. Les lolo's 34

20:59 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ISF, SARKOZY, RAG 34

17.01.2007

Le sacre de Sarkozy : un congrès à 3,5 millions d'€ sans affluence

L'UMP conteste avoir surévalué l'affluence à son congrès
PARIS (AFP) - Le sénateur UMP Roger Karoutchi a contesté mardi des affirmations du Canard Enchaîné selon lesquelles seulement 25.000 personnes auraient participé à son congrès de dimanche à Paris, alors que les différents responsables de l'UMP ont annoncé des chiffres supérieurs à 80.000.

"Qu'on discute entre 75.000 et 100.000, je veux bien, mais là, ça ne tient pas debout", a déclaré à l'AFP ce proche de Nicolas Sarkozy, en visant les affirmations du Canard Enchaîné.

Le Canard enchaîné, dans son édition à paraître mercredi, estime que 20.949 sièges ont été installés dans le hall 1 du parc des Expositions de la porte de Versailles où avait lieu le congrès, jugeant l'affluence totale "guère supérieure" à 25.000.

M. Karoutchi a affirmé de son côté que 25.000 sièges avaient été disposés, et qu'il y avait "deux fois, trois fois plus de monde debout".

Selon M. Karoutchi, président du groupe UMP au Conseil régional d'Ile-de-France, "plus de 70.000 personnes" s'étaient inscrites à l'avance et avaient retiré un bracelet pour rentrer au congrès de l'UMP, et beaucoup de gens ont décidé de venir sans inscription, se rajoutant ainsi à l'effectif des inscrits.

"Nous avions quinze portiques de sécurité pour les gens sans bracelet, mais il y a quand même des gens qui ont fait une heure et demie de queue" avant d'arriver à rentrer, a-t-il déclaré.

M. Karoutchi a également contesté qu'une partie du hall 1 - 5 hectares au total - ait été "neutralisée" pour resserrer l'espace disponible, comme l'indique le Canard.

"On n'a rien réduit du tout, au contraire on a enlevé tout ce qui pouvait réduire les surfaces: pas de village, pas de stand de bouffe" et pourtant "il y avait des gens partout", a-t-il dit.



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08:20 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

ISF: Ségolène Royal dénonce des méthodes de "racailles"

PARIS (AP) - Ségolène Royal a dénoncé mardi des méthodes de "racailles" à la suite de rumeurs laissant entendre que le couple Hollande-Royal aurait tenté d'échapper à l'impôt de solidarité sur la fortune.

"J'ai subi des attaques diffamatoires insupportables. Je pense que des méthodes de campagne comme celles-ci sont inadmissibles", a dénoncé la candidate socialiste sur LCI. "Ce sont des méthodes, comment disent-ils déjà, un peu de 'racailles'".

"J'y répond par la transparence et par la clarté", a tonné la candidate socialiste, qui avait fait connaître dans la journée dans un communiqué le contenu de son patrimoine et précisé que son compagnon François Hollande et elle-même allait payer l'ISF pour la "deuxième année consécutive". "Je souhaite que ce type d'attaques diffamatoires diffusées massivement sur Internet puisse cesser".

"J'ai toujours fait de la transparence et de l'honnêteté dans le comportement personnel de la morale politique ma ligne de conduite", a-t-elle ajouté. Et de prévenir: "ceux qui insinuent qu'il pourrait en être autrement, cela va se retourner contre eux". AP



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07:01 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

16.01.2007

BUG : Sarkozy attribue par erreur à Mitterrand une phrase de Giscard

LE MONT SAINT-MICHEL (AP) - Nicolas Sarkozy a attribué lundi par erreur à François Mitterrand la fameuse phrase de Valéry Giscard d'Estaing sur "le monopole du coeur".

"Il y a quelques années, François Mitterrand dans une réplique superbe avait dit: vous n'avez pas le monopole du coeur", a déclaré le candidat UMP à la présidentielle lors de son premier déplacement depuis son intronisation par les adhérents de l'UMP, au Mont Saint-Michel (Manche) et en Ille-et-Vilaine.

"Moi, je laisserai le monopole du sectarisme à tous ceux qui veulent être sectaires".

M. Sarkozy faisait référence à la fameuse réplique de Valéry Giscard d'Estaing à son adversaire socialiste François Mitterrand lors du débat télévisé qui les avait opposés entre les deux tours de l'élection présidentielle de 1974.

Le président de l'UMP voulait utiliser cette référence historique pour montrer sa volonté de "ne critiquer personne" durant cette campagne présidentielle. AP

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07:07 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

Le duel Sarkozy-Royal entre dans le vif

PARIS (Reuters) - Le duel à distance entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal, les deux favoris des sondages à l'élection présidentielle, a pris corps lundi avec l'entrée officielle en campagne du président de l'UMP, reléguant pour l'heure les autres candidats au rang de figurants.

Au lendemain de son plébiscite, critiqué par la gauche, mais aussi à l'UDF, comme un "show" trompeur à l'américaine, Nicolas Sarkozy a pris possession de son QG de campagne à Paris avant d'entamer son "long chemin" électoral sur le Mont-Saint-Michel, aux portes de la Bretagne, lieu "symbolique de ce que l'homme a fait de mieux". Une posture spiritualiste censée illustrer l'intronisation du "nouveau" Sarkozy.

Soucieux de pacifier son camp, le candidat s'est entretenu lundi par téléphone avec Jacques Chirac, qui ne devrait révéler ses intentions que fin février-début mars.

Là encore Nicolas Sarkozy cultive le symbole, puisqu'il considère, selon son directeur de campagne Claude Guéant, qu'une candidature du président participe de la "politique-fiction".

"Je sais la campagne que je veux mener : moi, je ne critiquerai personne. Je laisserai le monopole du sectarisme à tous ceux qui veulent être sectaires", a dit le ministre de l'Intérieur, qui a affirmé dimanche son ambition d'être "le président d'une France réunie".

En visitant lundi matin ses locaux de campagne au 18 rue d'Enghien, dans le Xe arrondissement de Paris, Nicolas Sarkozy a assuré qu'il mènerait de front sa croisade électorale et sa mission Place Beauvau. "Je n'ai pas l'habitude de faire les choses à moitié".

De fait, la machine UMP, jusqu'ici entre rodage et cahots, fonctionne désormais à plein régime, suscitant des inquiétudes dans le camp adverse.

"Il faut qu'on s'active pour ne pas voir notre avance dilapidée", soulignait lundi un proche de François Hollande.

En déplacement dimanche dans son fief de Poitou-Charentes, Ségolène Royal, fidèle à son registre "digne", a refusé de commenter l'entrée en lice de Nicolas Sarkozy. L'agenda officiel de la candidate socialiste s'est limité lundi à un entretien avec le président du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), Roger Cukierman.

"LA DROITE VIOLENTE REVIENT AU GALOP"

Elle "trace sa route, agit suivant ses convictions. (...) Elle sera amenée dans les semaines qui viennent à continuer à écouter, à continuer à proposer", a justifié lundi sur LCI son co-directeur de campagne, Jean-Louis Bianco.

Les attaques contre Nicolas Sarkozy restent du ressort du premier secrétaire du Parti socialiste - et compagnon de Ségolène Royal. Une répartition des rôles qui n'évite pas la contradiction et laisse sceptique au PS.

Lors de ses voeux à la presse, François Hollande a fustigé en Nicolas Sarkozy le candidat "de tous les échecs, de tous les reculs". Le porte-parole du PS, Julien Dray, a dénoncé dans un communiqué le retour de "la droite violente française, qui revient au galop".

L'UMP, par la voix de sa porte-parole Valérie Pécresse, a préféré épingler la "fiscacophonie" des socialistes après la proposition de François Hollande d'augmenter les impôts pour les contribuables à "4.000 euros nets" alors que Ségolène Royal s'est prononcée, sans plus de détails, contre une "fiscalité nouvelle qui décourage le travail".

Après l'émoi suscité au sein du PS par son projet, le premier secrétaire s'en est remis lundi à la candidate, qui "arbitrera".

"Ce n'est pas le moment, alors qu'on avait pris un peu d'avance et imprimé notre rythme, de se perdre en querelles entre la candidate et le premier secrétaire", pestait lundi un responsable national du parti.

Selon un sondage LH2 publié lundi dans Libération, Nicolas Sarkozy est considéré comme le candidat qui prend "le mieux en compte les préoccupations des catégories populaires" (19%), contre 15% à Ségolène Royal et 10% à François Bayrou.

"Quand on entend un Sarkozy dire : je suis le candidat du pouvoir d'achat ou le candidat de la France qui travaille, on pourrait presque se marrer, sauf que c'est catastrophique", a jugé Olivier Besancenot, candidat de la Ligue communiste révolutionnaire (LCR), sur France 2.

Pour le président du Front national, Jean-Marie Le Pen, Nicolas Sarkozy "travaille en réalité à la disparition de la France dans un conglomérat euromondialiste".

RAG 34. Les lolo's 34

06:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

15.01.2007

Sarkozy inquiête 51% des français.

Dans un sondage JDD/IFOP paru ce dimanche matin l'image de Nicolas Sarkozy inquiête 51% des français interrogés.

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18:14 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

Eric Besson : "Sarkozy enterre la rupture"

Eric Besson, député PS de la Drôme : « Nicolas Sarkozy est libéral depuis cinquante ans et gaulliste depuis cinquante jours. Le tournant de son discours ne date pas d’hier, mais de deux mois, en réaction à la montée de Ségolène Royal. Il a opéré un recentrage et laissé tomber le thème de la rupture, d’abord en l’atténuant avec “la rupture tranquille” puis en l’abandonnant au profit de “ensemble tout devient possible”. Il se présente comme gaulliste, républicain et anti communautariste, alors même qu’il a prôné le communautarisme. Mais dans le fond, il continue à défendre des mesures libérales et à présenter l’impôt comme un prélèvement aveugle de l’État. Or, comment peut-on vouloir à la fois plus de dépenses publiques et moins d’impôts ? C’était déjà la promesse de Jacques Chirac en 2002. Cela a donné du déficit et de la dette. »

Recueilli par Marie VERDIER

Lire sur le même sujet :

1- L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy.

2-L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy.


Les habits neufs de la droite française

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08:46 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

14.01.2007

Nicolas Sarkozy : Candidat démocrate ou apprenti César ?

par Jean-François Kahn



A droite toute !



Ils disent le « sacre »… Tous les journaux, pour évoquer le choix, par le prochain congrès de l’UMP, d’un candidat, d’ailleurs unique, comme représentant de la droite à l’élection présidentielle, parlent d’un « sacre »… pas d’une élection, d’un sacre ! Et, en effet, quand, dans une république démocratique, a-t-on vu cela ? Non pas mille, ou deux mille, ou trois mille délégués apporter leurs mandats à un prétendant parmi d’autres, mais cinquante mille militants surchauffés plébisciter unanimement leur guide, leur raïs, par applaudissement… Car c’est très exactement ce qui va se passer, et tout le monde le sait déjà ! Un congrès avec cinquante mille figurants, même les staliniens n’osaient pas. Et l’on s’abstiendra de citer la ville où, il y a environ soixante-dix ans, cela se passait ! Paris Match n’a-t-il pas déjà consacré d’ailleurs à « l’homme du destin » une « une » digne de la Roumanie de Ceaucescu ? France 2 ne lui a-t-elle pas affermé 3 heures d’antenne ? N’assiste-t-on pas, jour après jour, à l’utilisation cynique de l’appareil d’Etat, de la bureaucratie d’Etat, des transports d’Etat, des infrastructures d’Etat par celui qui, aux frais de l’Etat, impose de plus en plus, et pas seulement aux médias d’Etat, sa candidature d’Etat ? Jamais, d’ailleurs, le candidat à une élection présidentielle n’exerça en même temps la fonction qui consiste à organiser les élections présidentielles.

Faire virer le patron d’un grand journal qui a commis un crime de lèse-majesté, intervenir pour faire nommer une copine dans telle radio, empêcher la nomination d’un directeur de la rédaction qui ne vous plaît pas, s’inviter à la principale télé quand on veut, à l’heure qu’on veut, sous la forme qu’on veut, faire le vide en détruisant ou en éliminant tous ses concurrents, se promener entouré d’une cour et d’une garde personnelle, transformer de nombreux journalistes en serviteurs, mobiliser en sa faveur toutes les puissances d’argent, stigmatiser et agresser systématiquement les contradicteurs… Question : s’agit-il d’un candidat démocrate à une élection républicaine ou d’un apprenti petit César se présentant effectivement à un sacre impérial ? Et si les citoyens que l’on cherche à subjuguer donnaient leur avis !

Jean-François Kahn attend vos réactions à propos du « sacre » promis au candidat unique de l’UMP lors du prochain congrès, le 14 janvier.
Le 05/01/2007 à 18 h 00


(photomontage non contractuel)
Lire sur le même thème : Cap Présidentielle 2007 : Le FN amarine


André Laignel : "Unis dans la diversité" "Oui à la diversité, non à l'intolérance"

Dominique de Villepin ne votera pas Sarkozy au congrès UMP

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21:24 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

Le projet de Nicolas Sarkozy : un projet de "rupture inquiétante"

Nicolas Sarkozy aujourd’hui fait feu de tout bois. Les promesses pleuvent, « la fin des droits de succession », « plus d’égalité pour les retraites », « la liberté du choix dans le travail », « deux ans seulement pour accueillir ceux qui n’ont pas de toit », etc. Nicolas Sarkozy va jusqu’à utiliser les mêmes mots que Jacques Chirac en 1995 sur la fracture sociale. On en connaît depuis 12 ans la vacuité.

¦ Des promesses non tenues

• Le bilan de cinq années de gouvernement de droite, dont il est le numéro deux est suffisant pour voir qu’il y a un fossé entre les annonces verbales et les actes réels. Où est, par exemple, sa promesse devant l’Assemblée nationale de ne pas privatiser Gaz de France ? Foulée aux pieds quelques mois après !

¦ Un projet libéral

• C’est un projet profondément libéral. Il veut rompre avec le modèle social français qu’il dit archaïque. Il est un partisan du libéralisme économique à la mode anglo-saxonne. Il affaiblit les garanties collectives et la protection sociale. Il appelle au « chacun pour soi » contre toutes les solidarités qu’il assimile à de « l’assistance ».

¦ Un projet communautariste

• Loin de se reconnaître dans les principes de laïcité, Nicolas Sarkozy conçoit la citoyenneté à travers l’appartenance à une religion. Il cherche la paix sociale dans le dialogue avec les institutions religieuses ; il flatte les communautés et oublie les principes de la République.

¦ Un projet inquiétant

• Nicolas Sarkozy a dénoncé les patrons voyous mais son projet est celui du Medef qui lui demande de supprimer le contrat à durée indéterminée, de mettre fin aux 35 heures, de supprimer le droit de grève dans le secteur public et prévoit encore de nouveaux cadeaux fiscaux pour les plus privilégiés.

¦ Un projet atlantiste

• C’est un projet et profondément atlantiste.Proche de la droite américaine, il a franchi l’année dernière, un nouveaux pas. Parlant de l’opposition de la France à la guerre américaine en Irak, que tous aujourd’hui s’accordent à dire désastreuse, il a ridiculisé la « grandiloquence stérile de la France ». Une photo avec Georges Bush valait-elle cela !

¦ Un projet démagogique

• C’est un projet démagogique.Nicolas Sarkozy veut faire de sa politique de sécurité sa principale promesse. Son bilan ne répond pas pour lui. Surtout les mesures qu’il annonce, sans reconnaître son erreur sur le démantèlement de la police de proximité, son attitude de défiance vis-à-vis de la justice, ses provocations
fréquentes, montrent qu’il entretient la crise plutôt qu’il ne la combat.

Nicolas Sarkozy dit qu’il est l’homme de la « rupture tranquille ». On sait maintenant que sa première rupture, c’est avec la vérité ! Et que cette rupture sera inquiétante !


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10:03 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

Un congrès-plébiscite pour achever la mue de Nicolas Sarkozy

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy achèvera dimanche sa métamorphose de chef de parti en présidentiable, lors d'un congrès-plébiscite sans autre véritable enjeu que de lancer sa campagne pour l'élection présidentielle.

Plus de 50.000 personnes, selon les dirigeants de l'UMP, sont attendues au parc des expositions de la Porte de Versailles, à Paris, là où le président Jacques Chirac avait présenté son programme présidentiel le 17 février 1995.

"Ça sera plutôt festif et populaire", assure un proche du ministre de l'Intérieur et président de l'UMP.

Il y aura donc des buvettes et des flonflon, mais pas de déjeuner assis pour les participants. L'affiche de campagne et le slogan (qui pourrait tourner autour de l'idée que "tout devient possible" avec Nicolas Sarkozy) seront dévoilés, ainsi que le résultat du vote des adhérents sur le candidat.

Le président de l'UMP étant le seul prétendant en lice pour l'investiture de son parti, le suspense se limite au taux de participation et au décompte des votes blancs.

L'une des clefs du succès de ce congrès, à 97 jours de la présidentielle, réside plutôt dans la façon dont Nicolas Sarkozy saura gérer les tensions entre ses partisans et les fidèles de Jacques Chirac et de Dominique de Villepin.

Le Premier ministre a prévu de faire une apparition à l'heure du déjeuner, malgré la bronca que lui ont réservé mardi les députés sarkozystes lors d'une réunion à l'Assemblée.

Il avait déclaré dimanche dernier, sur Canal+, qu'il ne participerait pas au vote des adhérents, et comparé les ralliements à la candidature de Nicolas Sarkozy à l'alignement de petits pois ou de sardines dans une boîte.

Qu'il se fasse encore siffler dimanche et l'impact médiatique pourrait être dévastateur pour Nicolas Sarkozy, qui se pose en rassembleur de sa famille politique et des Français.

"Le rassemblement de dimanche doit être celui du respect, sans sifflets, et de l'unité", souligne l'ex-Premier ministre Jean-Pierre Raffarin dans une interview accordée au Monde. "J'y prendrai la parole dans ce sens (...) Le gouvernement, et notamment son chef, doit être respecté par sa majorité mais il ne doit pas être suspect quant à sa volonté d'unité."

"DISCOURS AUX FRANÇAIS"

Jacques Chirac, qui n'enverra pas de message au congrès, a jugé normal, jeudi, que l'UMP se mette "en ordre de marche", ce que Nicolas Sarkozy a trouvé "sympathique", après avoir dit la veille qu'il aurait aussi "besoin" de Dominique de Villepin.

Dans Les Echos, le Premier ministre se dit pour sa part convaincu que Nicolas Sarkozy "partage pleinement (la) volonté" de faire en sorte que le congrès se tienne "dans le respect de chacun" pour créer la "dynamique" de la victoire.

Jacques Chirac et Dominique de Villepin, qui multiplient les propositions de réformes et entretiennent l'ambiguïté sur leurs intentions, paraissent se tenir en embuscade.

Un de leurs proches affirmait récemment qu'il faudrait "compter" sur eux "pour essayer de mettre un peu de hauteur" dans la campagne présidentielle.

Selon un sondage Opinion Way/LCI/Le Figaro, une majorité de Français jugent leurs interventions moins destinées à faire gagner la droite qu'à défendre leurs propres positions, voire à faire battre Nicolas Sarkozy.

"Je serai unitaire pour tous", a pour sa part promis le candidat, qui prononcera dimanche un "discours aux Français" d'environ une heure et quart.

"C'est un gros travail. C'est comme un petit livre, je n'improvise pas", a-t-il confié mardi à des journalistes à Bobigny, où il accompagnait Jacques Chirac et Dominique de Villepin. "Il faut trouver une tonalité, un style, un ton, une musique. C'est important d'être dans le tempo de la situation."

"Ce sera l'accomplissement d'une métamorphose", souligne un de ses proches. "Là, il sera pleinement le candidat, au-dessus des contingences partisanes, qui aspire non plus à représenter une majorité mais à incarner le pays."

Nicolas Sarkozy fera son premier déplacement de candidat dès lundi. Il ira notamment au Mont Saint-Michel, où le candidat Chirac était allé en mars 2002.

Selon son entourage, le ministre-candidat, qui devrait rester au gouvernement "au moins jusqu'à la fin de la session parlementaire" fin février, effectuera désormais trois déplacements par semaine, dont un en région parisienne.

(Avec la contribution d'Elizabeth Pineau)




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10:01 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

13.01.2007

Noël nostalgie: en rangeant guirlandes et santons (vidéo)

Nicolas Police, ronde enfantine à chanter en rangeant guirlandes et santons (vidéo)


 etoile-7.gif  Bonne année à Toutes et Tous !

medium_RAG341.18.pngRAG 34. Les lolo's 34

17:19 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Police, Sarko, SARKOZY, RAG 34

Les habits neufs de la droite française

Lire : Les habits neufs de la droite française
Alain Bergounioux & Caroline Werkoff-Leloup
n°9, FJJ/Plon, décembre 2006

Prendre Nicolas Sarkozy au mot. Analyser ses idées. Analyser ses actes - à la fois la construction d'un instrument à la présidence de l'UMP et d'un bilan à la tête du ministère de l'Intérieur et de l'Economie. Analyser le style, tant il est indissociable des idées et des actes. Voilà l'ambition de cet essai écrit, en historiens des idées et en observateurs engagés, par Alain Bergounioux et Caroline Werkoff-Leloup.

Leur conclusion ? Elle va au-delà de bien des idées reçues. Trois qualificatifs ont en effet souvent permis de caractériser la "rupture" revendiquée par Nicolas Sarkozy lui-même : le "libéralisme", l' "atlantisme", le "communautarisme". La thèse est juste. Mais ce que montrent les auteurs, c'est que la réalité est plus complexe.

D'abord, parce que le président de l'UMP, à l'approche de l'élection présidentielle, brouille les cartes idéologiques, revendique la République, l'Etat et la nation, infléchit son discours - se posant ainsi en digne héritier de... Jacques Chirac. Ensuite, et plus profondément, parce qu'il existe une vraie spécificité de Nicolas Sarkozy. Cette spécificité trouve sa source dans une vision de la société qui n'est jamais considérée comme un tout, qui est méthodiquement traitée comme un agrégat de segments, voire comme une addition d'individus. Cette spécificité s'exprime aussi dans un style : une communication sous tension qui cultive le conflit. C'est en ce sens que le sarkozysme est inquiétant.

Voilà des clefs pour le comprendre.

La librairie en ligne

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15:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

12.01.2007

Fin de législature : le fiasco de la droite

Entre le 9 janvier et le 22 février, date de la fin de la législature, les parlementaires auront à examiner une quinzaine de textes importants, certains déposés depuis 2001. Lors de ses voeux à la presse, le 9 janvier, Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, a qualifié cet amas de projets de loi de « mascarade ».

Les projets de loi sur la délinquance, la réforme de la protection de la petite enfance, le statut pénal du chef de l’État, la responsabilité des juges ou encore le droit opposable au logement,font partie des travaux à adopter par le Parlement dans les six semaines à venir. Pour Jean-Marc Ayrault, « cette avalanche de projets s’apparente aux soldes d’un gouvernement avant fermeture. Une telle bouillie législative est indigne d’une grande démocratie parlementaire. » En cette période de pré-élection, le gouvernement de droite et sa majorité semblent tout à coup s’inquiéter de textes déposés depuis longtemps.

La réforme du statut pénal du chef de l’État

C’est notamment le cas du projet de loi sur la réforme du statut pénal du chef de l’État, proposé par les socialistes dès 2001. Aussi l’intérêt électoraliste passe-t-il devant la nécessité de mener des réformes efficaces. « Il n’est pas très digne d’avoir attendu le moment où Jacques Chirac quitte l’Élysée pour faire passer cette réforme. En tout état de cause,cette évolution de la responsabilité présidentielle est nécessaire. Le groupe socialiste a précisé, mardi 9 janvier, qu’il voterait pour la réforme du statut pénal du chef de l’État. « Nous allons voter cette réforme parce qu’elle va dans le bon sens, elle correspond à ce que nous avons écrit dans le projet socialiste, adopté il y a quelques mois », explique André Vallini, député socialiste de l’Isère. Ce projet de loi, examiné le 16 janvier à l’Assemblée nationale, confirme l’immunité temporaire du chef de l’État et instaure une procédure de destitution par le Parlement.

« Mais elle s’inscrit à nos yeux dans une rénovation beaucoup plus vaste des institutions », a .précisé Jean- Marc Ayrault, le 9 janvier. Et à ces examens tardifs viennent s’ajouter des textes très récents,comme le droit opposable au logement. Les socialistes avaient pourtant introduit ce nouveau droit l’an passé au Sénat et le gouvernement s’y était alors farouchement opposé…

« Nous mènerons jusqu’au bout cette bataille parlementaire »

Car le travail des parlementaires, notamment ceux de l’opposition, n’a pas été facilité. Il aura fallu la mobilisation massive de la population, et les oppositions fortes et répétées des parlementaires de gauche et des syndicats, pour obtenir le retrait du CPE, par exemple. Mais, comme le rappelle, avec insistance, le président du groupe socialiste à l’Assemblée, « nous mènerons jusqu’au bout cette bataille parlementaire. Avec l’exigence de faire avancer l’intérêt général chaque fois que c’est possible. » Et viendra ensuite le temps du bilan. Les socialistes dénoncent des résultats médiocres, malgré des effets d’annonce à répétition. Jean- Marc Ayrault a d’ailleurs exigé « qu’ils assument la responsabilité de leurs actes devant la nation, plutôt que de l’intoxiquer dans une surenchère de promesses, toutes plus mirobolantes les unes que les autres ».

Fanny Costes

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09:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

11.01.2007

1- L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy.

La France est elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ?
Les partisans du candidat de l’UMP jugeront la question provocatrice et y verront, à l’approche, de l’élection présidentielle, une caricature injuste, exacerbée par l’approche de l’élection présidentielle.
Alors, convenons-en d’emblée. Nicolas Sarkozy sera, pour la gauche, un adversaire redoutable même si son palmarès électoral est bien moins riche qu’on ne l’imagine.
L’homme ne manque ni d’idées, ni de force de conviction, ni de capacité de séduction. Son énergie, son culot, son aplomb, son ambition, sa soif inextinguible de reconnaissance sociale et de pouvoir, sa résistance à l’adversité sont légendaires.
Son supposé « parler vrai » (parfois son parler crû mais lorsque Sarkozy est grossier, il dit parler comme les Français), son sens de la formule, son insolence étonnamment juvénile en font un « bon client » pour les média audiovisuels.
Avec Nicolas Sarkozy, ils capteront toujours un mot, une image, un clin d’œil, une provocation pour le sacro-saint « 20 heures ».
Orfèvre en communication méthodique et parfois impudique, l’homme a, de plus, su draper son implacable et froide quête du pouvoir dans une toge glamour (Nicolas-la-star-amie-des-stars y compris de celles dont l’exemplarité est discutable) sans laquelle il ne saurait –nous dit-on- y avoir de « saga politique » digne de ce nom.
Ce « sarko-show » est une arme de dissimulation massive, car celui qui ne cesse de prétendre vouloir « être jugé sur ses résultats » n’a pas son pareil pour masquer les piètres bilans de son action. Ceux d’un médiocre ministre de l’économie et des finances ou ceux d’un ministre de l’Intérieur survolté mais peu efficace : les violences faites aux personnes n’auront cessé d’augmenter en dépit de ses communiqués triomphants.
Mais l’échec n’atteint que rarement notre héros. Le plus souvent parce qu’il le noie dans le mouvement perpétuel : chaque fois qu’il se trouve en difficulté ou se voit obligé de se justifier de son action, le candidat de l’UMP se saisit d’un fait divers pour enfiler la combinaison qu’un Le Pen laisse parfois au vestiaire de « celui qui dit tout haut ce que les Français pensent tout bas ». Un jugement à l’emporte-pièce, une provocation suivie d’une polémique, le tout conclu par un sondage qui démontrerait que Sarkozy a les élites contre lui mais le peuple avec lui et le tour est généralement joué.
En cas de nécessité, si provocation et écran de fumée ne suffisent pas, Nicolas Sarkozy actionne le parachute de secours, celui de la défausse. Car celui qui se décrit comme un pieux catholique n’aime rien tant que battre sa coulpe sur la poitrine des autres : il n’est, par essence, jamais responsable. Ses erreurs, ses échecs ? C’est toujours la faute des autres. Non à Voltaire, rarement cité, mais à Chirac, à Raffarin, à Villepin etc, cibles sarkozyennes dont on se gardera cependant ici de prendre la défense véhémente. Ou en dernier ressort la faute aux juges. Glissements progressifs du volontarisme du Ministre de l’Intérieur. En 2002, il suffisait de lui donner les rênes de la police et de le laisser libre de mettre en œuvre une répression salutaire pour que l’insécurité soit enrayée. En 2006, le Ministre de l’Intérieur confesse son impuissance : son action remarquable est entravée par le laxisme des juges. Une seule conclusion s’impose : la vraie vie, celle de Nicolas Sarkozy bien sûr, mais aussi celle de la France, ne commencera qu’après son accession à l’Elysée. Ce document a le grand défaut de s’intéresser encore à la « France d’avant », celle où Nicolas Sarkozy peut encore être jugé sur ses actes et sur ses intentions déclarées, alors que lui ne se consacre plus qu’à la « France d’après », celle d’après le sacre selon lui annoncé.
Concurrent redoutable, donc, mais aussi respectable, citant ses sources d’inspiration, assumant jusqu’à l’automne 2006 tout à la fois son ambition et sa volonté de « rupture » avec un modèle français supposé exsangue, qu’il n’a cessé de caricaturer pour mieux le vilipender.
Le fait qu’au moment d’entrer en campagne électorale, lucide quant aux craintes que son tempérament et son improbable oxymore de « rupture tranquille » fait naître, Monsieur Sarkozy ait choisi de brouiller les pistes et de s’adresser à la « France qui souffre » ne doit pas faire illusion. L’infléchissement des discours indique seulement qu’après avoir été, avec l’appui (qui l’eût dit !) de François Fillon le fossoyeur du gaullisme social, le candidat de l’UMP s’est attaché provisoirement la plume –au demeurant talentueuse- d’un Henri Guaino que l’on avait déjà connu ardant dénonciateur de la « fracture sociale » en 1995. Le vernis ne tiendra pas. Car l’homme qui se dit pragmatique est d’abord un idéologue.
Respecter Nicolas Sarkozy, c’est se frotter à ses mots, à ses concepts, à leurs racines. L’homme n’est avare ni de discours, ni d’écrits. L’explorateur devra d’abord débroussailler l’accessoire : une littérature abondante consacrée au culte de soi, caractéristique d’un ego largement plus dilaté que la moyenne déjà élevée de ceux des hommes politiques ; il ne se laissera pas davantage abuser par ses revirements tactiques : le « pragmatisme sarkozyen » se nourrit de revirements spectaculaires comme en témoigne son reniement dans le dossier de la fusion Suez-GDF : après avoir s’être très solennellement engagé à ce que l’Etat ne privatise jamais GDF, le prétendant de la droite à l’Elysée n’aura pas attendu deux ans pour se révéler parjure !
Il nous faudra donc prendre Nicolas Sarkozy aux mots, aux idées, sans jamais nous livrer à des attaques personnelles –ce document n’en contient pas- et nous écartant des caricatures réductrices : « Sarko-facho » est un slogan à la fois stupide et contre-productif, car s’il est un danger pour une certaine conception de la République française laïque et sociale, Sarkozy n’est pas un danger pour la démocratie française en dépit d’une relation aussi « amicale » qu’intéressée et exigeante avec les propriétaires des grands médias français et d’une conception très particulière de la fonction ministérielle : Sarkozy n’a-t-il pas justifié auprès de ses proches au printemps 2004 son retour au Ministère de l’Intérieur par souci de se protéger des attaques … de sa propre famille politique en vue de sa future campagne présidentielle ?
Disons le clairement : le procès objectif que l’on peut instruire contre l’idéologue engagé en politique qu’est Nicolas Sarkozy est suffisamment lourd et digne de débats passionnés pour qu’il ne soit besoin de l’affubler –et l’affaiblir- de fantasmes ou de procès d’intention.
Ce que cet ouvrage cherche à démontrer est que non seulement, ne lui en déplaise, Nicolas Sarkozy est bien « libéral, atlantiste et communautariste » mais qu’il est devenu une sorte de filiale française de la Bush Cie, un néo-conservateur américain à passeport français.
Libéral, il l’est assurément depuis toujours et profondément. Mais contrairement à la légende qu’il entretient le candidat ne l’assume pas franchement et préfère se retrancher derrière des mythes.
Plutôt que de dire explicitement qu’il souhaite revenir sur la durée légale du travail et remettre en cause le droit du travail, Nicolas Sarkozy préférera affirmer qu’il souhaite, par exemple, que « celui qui veut travailler plus et gagner plus puisse le faire ». Ce qui, pris au pied de la lettre signifie que ce ne serait plus le chef d’entreprise mais le salarié qui fixerait son temps de travail ou que tout salarié à temps partiel serait en droit d’exiger de travailler à plein temps ! Sarkozy-le-libéral sait que la France ne l’est pas. Ou plus exactement il a tiré de l’expérience de la campagne présidentielle de Balladur en 1995 la conviction que le libéralisme pur ne pourrait jamais concerner plus d’une dizaine de pourcents d’électeurs.
Le libéralisme de Sarkozy s’est donc mué en libéralisme « populaire ». A Georges W. Bush, Nicolas Sarkozy ne s’est pas contenté d’emprunter les slogans ou la mise en scène (ah, cette intronisation du président de l’UMP avec un décor calqué sur celui de la campagne de
Bush …). Il lui a pris la méthode : « parler des problèmes des gens », à défaut d’avoir la moindre idée de la façon de les résoudre. Se servir des mots pour prétendre panser les maux. Décrire ce que l’on est incapable de guérir. Diagnostic claironné …, inefficacité à moitié pardonnée. Ainsi, en 2003, l’éphémère Ministre de l’Economie et des Finances se targue t-il de prendre en charge la « menace des délocalisations » et de répondre à l’angoisse -réelle- des Français. Un plan de « relocalisations » est annoncé en grande pompe, il n’aura aucun effet, l’emploi industriel restera le grand perdant de la législature mais peu lui chaut : Nicolas Sarkozy estime qu’il a « préempté le débat » et que les Français savent désormais qu’avec lui les délocalisations trouveront à qui parler …
A « W », le très libéral Nicolas Sarkozy aura aussi emprunté l’obsession de la fin de l’impôt progressif. L’emballage paraît toujours frappé au coin du bon sens : « éviter la fuite des capitaux » pour démanteler l’impôt de solidarité sur la fortune dont la suppression est pourtant étrangement absente du programme de l’UMP, « permettre à ceux qui travaillent d’en tirer les fruits » pour porter une réduction de l’impôt sur le revenu qui n’aura pleinement profité qu’aux 10 % des Français les plus aisés, accéder au vœu des Français de « transmettre leur patrimoine à leurs enfants à la fin d’une vie de labeur » pour mettre en œuvre la réforme de la taxation des donations et successions la plus inégalitaire jamais conçue !
Le libéralisme de Nicolas Sarkozy n’est ni la facette la plus originale -tous les libéraux du monde tiennent son discours- ni la plus inquiétante : on plaidera volontiers qu’une démocratie moderne a besoin de deux pôles, libéral-conservateur d’un côté, réformiste-progressiste de l’autre et que Nicolas Sarkozy, en dépit de ses faux-semblants partiels a le mérite de redessiner une ligne de clivage claire entre la droite et la gauche sur le plan économique et social.
Son atlantisme forcené, sa très grande complaisance pour ne pas dire sa fascination à l’égard de la politique extérieure de Georges Bush sont autrement plus graves.
N’acceptons pas l’écran de fumée que dresse « Sarkozy l’américain », formule qu’il revendique et dont il s’est dit « fier » lors de deux voyages aux Etats-Unis, en 2004 et en 2006.
Sarkozy se veut « l’ami des américains ». Pourquoi pas ? Qui se voudrait « l’ennemi des américains » ? Qui n’éprouve de la reconnaissance pour l’engagement qui fut le leur pour nous délivrer du joug nazi ? Qui refuse de lutter contre le terrorisme ? Qui n’est pas orphelin des Twin Towers ? Qui échappe à la dialectique attirance-rejet que suscite en chacun de nous un « American way of life » dont nous avons appris à connaître la grandeur autant que les servitudes ?
Mais ce qui pose problème, et qui doit faire débat en cette année 2007, c’est l’allégeance aveugle à une politique dite de lutte contre le terrorisme absurde et inefficace dont la guerre en Irak est la plus sanglante illustration.
On verra plus loin que dès 2004 les silences de Sarkozy sur l’intervention américaine en Irak autant que ses déclarations d’amour aussi naïves que déplacées envers « la musique et les films américains » avaient semé de trouble.
Mais ce n’était rien au regard de l’extravagant voyage du Ministre de l’Intérieur en septembre 2006. Le spectacle d’un candidat à la présidentielle supposé issu de la famille gaulliste quémander un rendez-vous dans un bureau attenant à celui du Président des Etats-Unis, dans l’espoir finalement exaucé, de rencontrer quelques minutes le grand homme, lui arracher une photo immortalisant l’instant et l’exhiber comme un trophée est un spectacle pénible pour tout Français nourri au lait de la « grandeur de la France » et de son « message universel ». Mais entendre un candidat majeur à la Présidence de la République critiquer aux Etats-Unis la politique étrangère -en l’espèce justifiée- et « l’arrogance » de son pays est proprement insupportable.
Tous les journalistes américains ont alors souligné la tonalité étonnamment farouchement « pro-américaine » et « pro-Bush » des propos de Monsieur Sarkozy, certains faisant remarquer non sans malice que le Ministre de l’Intérieur français s’était révélé plus ardent défenseur de la politique de Bush que beaucoup de parlementaires républicains eux-mêmes, troublés par les échecs à répétition des initiatives de leur dirigeant sur la scène extérieure, échecs qu’après une sévère défaite électorale Bush lui-même devra reconnaître fin 2006.
Dans une dépêche du 13 septembre 2006, l’AFP rapporte que selon un expert de la Brookings Institution cité par le Washington Post, « Sarkozy a eu le genre de rhétorique que l’on aurait attendu d’un responsable de l’administration Bush » !
Quant au Canard Enchaîné du 20 septembre 2006, il prête à Jacques Chirac -exceptionnellement cité ici- les propos suivants « Sarkozy a multiplié les maladresses aux Etats-Unis. Il s’est totalement aligné sur la politique américaine et sur Bush ( …) Bien loin du gaullisme et même des grandes traditions politiques et diplomatiques françaises ».
Libéral, atlantiste … et, toujours plus grave, communautariste.
C’est une évidence. Nicolas Sarkozy ne croit pas au « modèle républicain » d’intégration. De ses lacunes ou de ses échecs –malheureusement incontestables- il veut profiter pour non pas réformer ce « modèle », pour le rendre plus efficace, mais pour le démanteler. On verra plus loin, citations précises à l’appui, en dépit de ses dénégations récentes que le modèle que le patron de l’UMP a en tête est communautariste et confessionnel.
De ce point de vue le bilan du « ministre en charge des cultes » est lourd de menaces pour l’avenir : non content de mettre à mal la loi de 1905 et les fondements de la « laïcité à la française », Nicolas Sarkozy aura pactisé avec les islamistes de l’UOIF, favorisé l’ascension médiatique de Tarik Ramadan, fait preuve d’une étrange bienveillance à l’égard des sectes allant jusqu’à recevoir en grande pompe l’un des prosélytes le plus célèbre de l’église de Scientologie, l’acteur Tom Cruise.
Coupables écarts ! Erreurs isolées ? Non. Nicolas Sarkozy ne se contente pas de se livrer à un cynique marketing confessionnel à visée électorale. Comme Georges Bush, son action est théorisée : il compte sur les religions, toutes les religions y compris « fondamentalistes » et souvent « intégristes » pour réguler la vie en société, encadrer les jeunes et ramener l’ordre dans les quartiers.
On verra donc, tout au long des chapitres qui suivent où est la vraie source d’inspiration du candidat Sarkozy.
Elle n’est pas, ce serait respectable, authentiquement libérale (le libéralisme de Sarkozy empreinte à Hayek ou Friedman, pas à Tocqueville ou Aron). Elle enterre le gaullisme autant que l’héritage laïque et républicain.
La vraie Bible de Nicolas Sarkozy réside dans la pensée néo-conservatrice américaine.
Son vrai modèle ? Georges W Bush.
Plusieurs journalistes français ayant accompagné le Ministre de l’Intérieur aux Etats-Unis en septembre 2006, ont raconté l’anecdote suivante. On demande à Nicolas Sarkozy en quoi il se différencie de Georges Bush. La réponse fuse, mélange d’humour à l’américaine, de fausse modestie et de provocation : « il a été élu deux fois Président. Moi pas ».
Il s’agit certes, d’une boutade. Révélatrice, cependant. Spontanément, Nicolas Sarkozy ne voit rien qui le distingue de Georges Bush. Sauf que l’un a gagné deux fois une élection présidentielle. Et l’autre pas. Pas encore ? Nous voilà prévenus …

Eric Besson

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14:55 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

2-L’inquiétante rupture tranquille de Monsieur Sarkozy.



Introduction par Eric Besson

La France est elle prête à voter en 2007 pour un néo-conservateur américain à passeport français ? Les partisans du candidat de l’UMP jugeront la question provocatrice et y verront, à l’approche, de l’élection présidentielle, une caricature injuste, exacerbée par l’approche de l’élection présidentielle.

Inquiétantes ruptures : téléchargez le document

Chapitre 1 : Nicolas Sarkozy ou l’apologiste du modèle communautariste religieux
Chapitre 2 : Nicolas Sarkozy ou le sécuritaire dangereux et inefficace
Chapitre 3 : Nicolas Sarkozy ou le vrai libéral sous le couvert d’un faux pragmatique
Chapitre 4 : Nicolas Sarkozy ou le clone de Bush
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08.01.2007

André Laignel : "Unis dans la diversité" "Oui à la diversité, non à l'intolérance"

Je suis inquiet de la montée de l'extrême-droite en France et en Europe et du racisme, de l'homophobie de la haine qui l'accompagnent.

Le risque de voir ces fanatiques entrer dans le courant politique dominant est réel, si nous n’agissons pas de manière décisive. Elu européen, je me bats pour nos valeurs qui défendent la diversité et la tolérance. J’ai souhaité rejoindre et relayer la campagne européenne « OUI à la diversité et NON à l’intolérance ».

Ce qui fait de l’Europe sa particularité, ce sont les différents peuples qui la constituent. L’Union européenne a pour devise « Unis dans la diversité ». Je suis convaincu que la coopération pacifique symbolisée par l’Union européenne n’a pas d’avenir si l’intolérance et la haine peuvent croître en son sein.

Aux côtés d’élus européens, j’appelle tous les partis démocratiques – et leur famille politique européenne – :

- à rejeter toutes les formes d’intolérance et de haine. Tout individu a le droit de vivre dans la dignité et de jouir du plein respect, indépendamment de sa nationalité, origine ethnique, race, sexe, orientation sexuelle ou son option philosophique ;

- à ne pas entrer dans une alliance ni à entamer une coopération avec les partis qui promeuvent l’intolérance ;

- de garantir que leurs politiques sociales et économiques réduisent les insécurités et tensions sociales qui ne font qu’alimenter l’intolérance et la haine.

Cette déclaration a été présentée aux Premiers ministres et aux leaders de partis européens au congrès du PSE en décembre dernier. Elle sera aussi envoyée aux leaders des autres partis politiques européens dans les tous prochains jours.

« Oui à la diversité, Non à l’intolérance », bien plus qu’une devise, c’est ma ligne de vie.

Sur le même thème : Cap Présidentielle 2007 : Le FN amarine

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09:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

07.01.2007

Dominique de Villepin ne votera pas Sarkozy au congrès UMP et promet une solution aux SDF dans les prochaines heures


PARIS (AFP) - Dominique de Villepin a annoncé dimanche sur Canal+ qu'il ne participerait pas au vote interne à l'UMP pour le congrès du 14 janvier qui devrait introniser Nicolas Sarkozy, le président Jacques Chirac n'ayant pas encore annoncé s'il se représenterait ou pas.

"Je serai présent pour le déjeuner" au congrès UMP au palais des Sports à Paris, car "c'est un moment de rassemblement pour notre famille politique", a déclaré le Premier ministre.

"Donc je serai présent mais je ne participerai pas au vote car il ne vous a pas échappé que le président de la République ne s'étant pas prononcé, comme chef du gouvernement, je ne suis pas en mesure de participer à ce vote", a-t-il dit.

M. Chirac a indiqué qu'il se prononcerait sur une éventuelle candidature au cours du "premier trimestre".

Interrogé une nouvelle fois sur sa propre candidature éventuelle à la présidentielle, M. de Villepin n'a pas directement répondu, répétant qu'il était "à (sa) place et à (sa) tâche de Premier ministre".

"Je veux y être fidèle", a-t-il dit en estimant qu'il avait "beaucoup de travail au service des Français".

SDF sous les tentes: une "solution dans les prochaines heures", affirme Villepin

PARIS (AFP) - Dominique de Villepin a affirmé dimanche sur Canal+ que le gouvernement espérait trouver "dans les prochaines heures" une "solution" pour tous les SDF installés sous des tentes à Paris et en province, invitant "chacun à y mettre un peu du sien".

"Nous sommes en discussion avec les associations", notamment Les Enfants de Don Quichotte pour "régler le problème de ceux qui sont dans la rue et en particulier (près du) canal Saint-Martin (à Paris) et autres" et "trouver une solution à ceux qui sont sous les tentes", a déclaré le Premier ministre.

"Jean-Louis Borloo s'est couché à trois heures du matin (...) Nous allons, je le pense dans les prochaines heures, trouver cette solution, trouver une solution pour chacun", a-t-il dit.

Le gouvernement "va apporter des réponses ponctuelles en liaison avec les collectivités". "Il faut trouver le moyen d'apporter des justes réponses. Il y en a qui veulent avoir une chambre seule, je veux bien (...) Chacun doit y mettre un peu du sien, y compris les associations, il faut être un peu réaliste", a insisté M. de Villepin.

"Il vaut mieux loger dans une chambre à deux ou à trois que loger au bord d'un canal, c'est moins mauvais pour la santé. Donc trouvons la bonne solution. Faisons en sorte d'améliorer la situation au fil des années et c'est le travail que nous allons faire d'ici 2008" pour mettre en place progressivement le droit opposable au logement, annoncé mercredi, a ajouté le chef du gouvernement.

"Il y a 20.000, en gros, SDF en France, il y a environ 100.000 (personnes) qui sont dans des logements insalubres, inacceptables", a-t-il dit.

Le Premier ministre a opposé le bilan de la législature en matière de construction de logements sociaux à celui du gouvernement Jospin (1997-2002), tout en admettant qu'il faut encore "faire davantage".

Selon M. de Villepin, "la gauche n'a rien fait en matière de logement et c'est statistique, quantifiable".

"Nous sommes partis en 2002 d'une situation léguée par le gouvernement Jospin et qui était médiocre", a-t-il souligné : "Nous avons rattrapé un retard considérable".

"Droite et gauche, ce n'est pas pareil en matière de logement, ce n'est pas du tout pareil, a-t-il insisté. "Nous faisons le double" de ce que faisait le gouvernement précédent, soit "90.000 logements sociaux construits dans notre pays (par an), et nous voulons aller vers 120.000".

Dominique de Villepin a également fustigé comme "une sottise" la proposition de la candidate socialiste Ségolène Royal de recourir à des "réquisitions-acquisitions" pour résoudre la crise du logement.

"C'est une de ces idées envoyées en l'air et qui ne retombent jamais", a-t-il ironisé, rappelant que la France est "un pays attaché au droit de la propriété".

Sur le même sujet :

Nicolas Sarkozy : Candidat démocrate ou apprenti César ?

Droit au logement opposable : la droite se chamaille

RAG 34. Lovely34

14:22 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

26.12.2006

Nicolas Sarkozy découvre la "France qui souffre"

Dans un discours à "la France qui souffre", lundi à Charleville-Mézières, Nicolas Sarkozy s'était engagé “à que d'ici à deux ans plus personne ne soit obligé de dormir sur le trottoir et d'y mourir de froid".

«Je me garderai de faire ce type d'annonce. Le changement politique qu'attendent les Français, c'est de dire les choses quand elles sont faites», a assuré Ségoléne Royal , en marge d'un déjeuner avec des associations caritatives de la Vienne.

Pour François Hollande,”Nicolas Sarkozy découvre qu'il y a des pauvres, qu'il y a des Français qui souffrent. Pour Nicolas Sarkozy, la France qui souffre, c'est celle des privilégiés, pas celle des salariés qui se lèvent tôt le matin", rappelant que le projet électoral de l'UMP prévoit "la suppression de l'impôt sur les successions pour les plus richesou encore la réforme de l'impôt sur la fortune. Il ne nous fera pas croire qu'il peut avoir une politique sociale, sinon nous l'aurions déjà vue. Il nous fait encore des promesses, les mêmes que Jacques Chirac en 1995. Il n'appelle plus ça la fracture, mais la rupture. Franchement, on a l'impression d'avoir déjà vu le film. » François Hollande l'a sommé de profiter des derniers mois avant les élections pour "débloquer les moyens nécessaires pour qu'il n'y ait plus personne qui dorme la nuit dehors. Il s'agit tout de suite de dégager les crédits indispensables pour qu'il y ait des logements d'urgence. Quand on est aux responsabilités du pays, la première responsabilité, c'est d'agir".

Pour Jean-Marc Ayrault, "ça fait un peu du déjà vu. Le coup de la fracture sociale, on l'a déjà entendu en 1995. Nicolas Sarkozy est le meilleur élève de Jacques Chirac, c'est un clone de Jacques Chirac. Les Français ont besoin d'y voir clair dans les propos de M. Sarkozy. A chaque catégorie qu'il rencontre, il fait une promesse et quand vous additionnez ses promesses, quand vous les comparez les unes avec les autres, vous voyez qu'il y a tromperie sur le programme. Si aujourd'hui, il y a une crise de confiance dans le pays, nous la devons pour une grande part à ce type de discours."

“Dans les Ardennes, Nicolas Sarkozy tient le langage de la CGT mais il ne s'effraie pas de tenir le langage absolument opposé devant l'assemblée générale du Medef” commente Arnaud Montebourg. “ A qui ment-il ? Il n’assume pas les conséquences de sa politique alors qu’il gouverne la France de fait, même s'il n'est pas chef du gouvernement. Il contrôle une majorité de députés. Il a les médias avec lui, le haut patronat, le Conseil constitutionnel. “

Pour Martin Hirsch, président d'Emmaüs France, l'objectif brandi par Nicolas Sarkozy d'offrir un logement à tous les SDF dans un délai de deux ans resterait illusoire si l'on ne s'attaque pas "en amont" au phénomène des travailleurs pauvres."Bien sûr, il faut tendre vers zéro SDF, mais on n'y arrivera jamais si on ne s'attaque pas au fait qu'il y a 30% de travailleurs pauvres dans la rue, si l'on n'agit pas en amont. Sinon, on restera dans des slogans assez creux. Le Revenu de solidarité active, c’est une chose pour laquelle on se bat avec les syndicats et les associations familiales depuis deux ans. Aujourd'hui, il ne faut plus plafonner les personnes en les empêchant de retourner au travail".

En l'absence de tout recensement précis, la Fondation Abbé Pierre chiffre à 3,2 millions le nombre de personnes mal logées, parmi lesquelles presque un million privées de domicile personnel.

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25.12.2006

A Noël, Sarkozy offre des expulsions

Pour tenir son objectif de 24000 migrants renvoyés en 2006, le ministre de l'Intérieur intensifie les opérations, au risque de multiplier les couacs.
Par Alain AUFFRAY, Jacky DURAND
QUOTIDIEN





Pour les expulsions, pas de trêve de Noël : Nicolas Sarkozy table sur 24000 reconduites à la frontière en 2006 pour la seule métropole. Il l'a redit le 11 décembre, au cours de sa conférence de presse sur l'immigration. «Les reconduites de migrants en situation illégale ont doublé en trois ans, passant de 10 000 en 2002 à 20 000 en 2005.» Appliquée aux expulsions, sa «culture du résultat» s'est traduite ces derniers mois par une accélération des reconduites, constate un responsable d'association de sans-papiers : «Il y a notamment une multiplication des contrôles sur les lieux de travail que sont les restaurants et les chantiers.»

Sensible . A Marseille, une intervenante de la Cimade, service d'entraide aux étrangers, a noté, ces deux derniers mois, une augmentation sensible des expulsions. Le centre de rétention où elle intervient a doublé ses capacités d'accueil : «On est passé de 60 en juin à plus de 100 ce mois-ci. Il y a de plus en plus de familles ou de pères séparés de leurs enfants.»
Pour faire du chiffre, les services de police ciblent en priorité les Roumains, les plus aisément reconductibles : «Ce sont les plus faciles à renvoyer, explique en policier. Comme ils sont fauchés, on les arrête pour défaut de subsistance. On n'a pas de problème d'identité non plus, car ils conservent sur eux leur passeport, qui leur suffit pour venir en France depuis que la Roumanie n'est plus soumise à visa. En six jours, ils sont expulsés.» «On les expulse, mais ils reviennent le surlendemain en France», nuance un humanitaire. Les rafles de Roumains se sont multipliées sur la voie publique, les chantiers et les campements de fortune. Le «vol groupé», communément appelé charter, est devenu le moyen de transport privilégié de la politique de Sarkozy. Pas moins de 18 vols avec des expulsés roumains ont été recensés par la Cimade depuis le 18 janvier dans une «liste non exhaustive». Fier de ses charters : le ministère de l'Intérieur les recense sur son site, à la rubrique «Communiqués et actualités» : «32 Roumains reconduits à Bucarest le 8 novembre 2006 ; 70 Roumains reconduits à Bucarest le 3 novembre 2006...» Un vol part ce jour pour Bucarest. Il faut faire vite... car le 1er janvier prochain les Roumains deviennent citoyens de l'Union européenne. Et deviendront, à ce titre, plus difficilement expulsables.
«Spectacle». Richard Moyon, porte-parole de Réseau Education sans frontières (RESF), dénonce, lui aussi, une répression accrue des sans-papiers. Le cas de la famille kosovare Raba lui paraît «exemplaire» : tout se passe comme si le ministre de l'Intérieur avait voulu «démontrer sa détermination en organisant une expulsion spectacle». Le jeune couple Raba et leurs enfants, dont deux sont nés en France, a été expulsé à grand frais par avion spécial le 6 décembre. RESF milite pour leur retour. Marie-George Buffet, Noël Mamère, Jack Lang, Josiane Balasko, Emmanuelle Béart et d'autres soutiennent l'action.
Moyon dénonce une «stratégie de la tension» qui criminalise les militants. Mardi, à Marseille, un enseignant a été placé en garde à vue. Il est accusé d'avoir «foncé sur les forces de l'ordre à l'aide d'un véhicule», le 11 novembre, lors d'une manifestation contre l'expulsion d'un Algérien, père de deux fillettes, à l'aéroport de Marignane. Deux semaines plus tard, un autre père algérien était expulsé par bateau. RESF demande l'arrêt de cette «chasse provençale aux pères d'élèves».

vendredi 22 décembre 2006

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10:25 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

24.12.2006

Idée cadeau : La face karchée de Sarkozy

Une suggestion pour concilier générosité et engagement, désir d'offrir et rappel des échéances à venir. Un cadeau oui, mais politique.

Une enquête documentée et approfondie, un scénario dense et acide, un dessin virtuose :
une BD de salubrité publique à l'approche des élections présidentielles !

Un sujet sérieux traité avec humour :

L'aspect sérieux de l'enquête n'enlève rien à la dérision avec laquelle le sujet est traité. Néanmoins, en arrière-plan, c'est toute l'histoire politique française de ces dernières décennies qui est racontée comme un savoureux thriller

L'histoire :

La Sorbonne, 6 juin 2098 : Elzéar KESSEL, étudiant en Sciences Politiques, présente sa thèse de doctorat à 'un jury composé, conformément aux lois sur la discrimination positive, d'un afro-européen à forte corpulence, d'une musulmane tendance opposante au voile et d'un juif homosexuel souscatégorie ashkénaze'. Son sujet : un des phénomènes politiques les plus fascinants du début du siècle le SARKOZYSME

Sur 128 pages, de la réalité de ses origines familiales à la prise de l'UMP, de son enfance 'difficile' à ses rapports avec Jacques CHIRAC, de ses premiers pas en politique à ses amitiés médiatiques, de l'élimination féroce de ses rivaux à l'exploitation de sa vie privée, de ses traverséesdu désert à ses ascensions fulgurantes, de BALLADUR à VILLEPIN, du Kärcher aux 'affaires', ce sont 50 ans de la vie du candidat Président qui sont retracés avec minutie et humour.

Loin des clichés et des visions simplistes, mais avec un sens de la satire et de la parodie vertigineux, cet ovni journalistique captive de la première à la dernière bulle.

Editeur(s) : Vents d'Ouest / Fayard
Genre : BANDES DESSINEES
Date de Parution : 08/11/2006

ISBN : 2749303095 - EAN : 9782749303093
Prix alapage : 14,25 €
Prix éditeur : 15,00 €
Economie : 5%

ALAPAGE.COM

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14:10 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

18.12.2006

TASER et bavures made in SARKOLAND : Sarkozy réinvente la gégène (vidéos)

Le TASER arme non léthale ? Principe de précaution : fallait-il en autoriser l'usage en France. ? Taser et bavures made in SARKOLAND.

Le taser est selon la société qui la commercialise une arme destinée à paralyser sans tuer par une décharge électrique de 50 000 volts et qui équipe déjà la police américaine. Sarkozy a décidé d'en équiper les policiers français . Pourtant son usage outre-atlantique connait déjà bon nombre de dérives... Chez nous on dit " bavures".

Sarkozy réinvente la gégène (vidéo envoyée par Sarkophage) Emission Canal + : L'effet papillon.



TASER ET BAVURES made in SARKOLAND


17.01.2006 : Taser X26 : la police française sous haute tension
Vendeur exclusif d’un pistolet révolutionnaire, la société Taser est en passe de remporter un gros marché avec le gouvernement français. Depuis quelques mois, le Taser X26 est à l’essai en France. Son originalité : le dernier né des armes dites non-léthales projette une violente décharge électrique paralysante. Nouvelle gégène ou pistolet du futur ?
En savoir plus

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11:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TASER, gégène, SARKOZY, Sarko, Sarkostique, RAG 34

14.12.2006

Sarkozy fait campagne sur le dos des immigrés

Immigration . Le ministre de l’Intérieur et candidat à la présidence de la République entend imposer sa politique xénophobe jusqu’à des traités internationaux.

On ne savait pas très bien, hier matin, si c’était le ministre de l’Intérieur qui faisait le point de sa politique d’immigration ou le candidat président qui cherchait à attirer, encore une fois, les futurs votes des électeurs en mal de boucs émissaires. Il n’y a que 250 000 à 300 000 personnes en situation irrégulière en France mais Nicolas Sarkozy réaffirme « Je reste sidéré par la force des tabous qui dominent la question de l’immigration en France. » Il va donc engager son action, à court et à long termes, en agitant l’étendard du fléau des invasions barbares. Dans son style, Nicolas Sarkozy brode sans finesse sur le même thème : « Une femme européenne a, en moyenne, 1,5 enfant. Une femme africaine en a 5,2. C’est un potentiel migratoire considérable ! »

les étrangers boucs émissaires

Nous avions déjà eu le thème des immigrés coupables des émeutes de banlieues, alors que les rapports de police affirmaient le contraire, mais, hier, le ministre en a rajouté : le renoncement à une politique d’immigration est la source de « la ghettoïsation des populations migrantes, de la constitution de 700 cités « sensibles » marquées par l’exclusion, le chômage massif des étrangers, l’essor de l’habitat en squat et taudis insalubres, la délinquance, la violence, la révolte telle qu’elle s’est exprimée en octobre et novembre 2005. » Et, comme l’amalgame devait lui paraître insuffisant, il ajoute : « le séisme du 21 avril 2002, j’en ai la certitude, fut le produit direct du sentiment d’abandon ressenti par une partie de la société française. Jamais le fossé n’a été aussi profond entre l’approche de l’immigration qui prévaut chez les élites et la sensibilité dominante dans la société française. » Surtout quand un ministre l’agite à chaque occasion comme une muleta et cultive soigneusement ce « sentiment d’angoisse ». « La vérité, développe le ministre candidat, c’est que beaucoup de Français voient dans l’immigration une menace pour leur sécurité, leur emploi, leur mode de vie, pour la préservation des valeurs auxquelles ils sont attachés, pour l’unité et la cohésion nationale... »

Il « constate » que les problèmes ne viennent pas de l’immigration « en soi », mais de la manière dont l’immigration s’est déroulée en France depuis quarante ans. Il serait temps de lui rendre sa « fonction première » : répondre aux besoins de l’économie et privilégier l’immigration de travail. Le satisfecit est complet sur toutes ses dispositions et sur les progressions statistiques. Les décrets d’application de la loi du 24 juillet 2006 entreront en vigueur dans les premiers jours de 2007, celui sur le regroupement familial a déjà été publié dimanche.

En bon candidat, il n’oublie pas les pistes pour l’avenir. Il se propose de nommer un ministre de l’immigration qui, sous le couvert du ministre de l’Intérieur, serait chargé de toutes les administrations responsables de ce dossier. Entendez : gestion des flux migratoires, gestion de l’asile, de l’accueil et de l’intégration, de l’éloignement, du codéveloppement, voire de la santé... Une énorme machine à gaz qui aura surtout pour objectif de conduire « une politique de fermeté résolue contre l’immigration illégale ».

Et comme, malgré ce qu’il dit, l’unanimité des gouvernements européens ne se fait pas sur son grand cheval de bataille, l’interdiction des régularisations globales, il propose aux six grands pays d’immigration « un pacte européen sur l’immigration » basé sur le refus des régularisations massives, une frontière extérieure « efficace et fiable », une règle commune d’asile et de regroupement familial, le principe d’éloignement des migrants clandestins et d’expulsion des étrangers délinquants sauf protection particulière ».

SON PROJET DE PACTE EUROPEEN

Et, avec son regard sur le monde, il lui semble « urgent d’ouvrir le grand chantier d’un traité sur les migrations internationales » avec la création, en prime, d’une agence internationale chargée de veiller à son application. Malgré les quelques phrases sur le « codéveloppement », le candidat ministre ne veut toujours pas reconnaître que ce sont la pauvreté et la guerre qui déplacent les populations. Lutter contre ces fléaux, il est vrai, est plus difficile, pour un libéral, qu’endiguer les flux de miséreux.

Émilie Rive


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11.12.2006

Sarkozy et la “prévention” de la délinquance : le hold-up des mots

par Olivier Bonnet, 11 December 2006 publié sur le site : Le Monde citoyen

La semaine dernière a été votée la loi Sarkozy dite de prévention de la délinquance. Nous avons rencontré l’un des fers de lance de l’opposition à ce texte, le député communiste Michel Vaxès. Il y dénonce la stigmatisation des catégories défavorisées, par une logique de présomption de délinquance, un recul des libertés publiques et finalement des effets contre-productifs : selon lui, loin d’apaiser les tensions, cette loi va au contraire les attiser. Réquisitoire.
A Port-de-Bouc, petite localité de 17 000 habitants située à 45 Km de Marseille, on vote communiste depuis août 1944. Sinistrée par la fermeture des chantiers navals en 1966, la ville est affligée d’un taux de chômage de 27%. Autant dire que Michel Vaxès n’ignore rien de ce qu’est la détresse sociale : il fut maire de Port-de-Bouc de mai 1990 à juin 2005, date à laquelle il céda son fauteuil à son adjointe, pour se consacrer à son mandat de député. C’est donc à l’assemblée, dont il est membre de la commission des lois, qu’il continue de mener son combat en faveur des déshérités. Voilà pourquoi il s’emporte lorsqu’on évoque la loi de prévention de la délinquance votée mardi dernier à l’assemblée par les députés UMP (et le renfort de deux élus UDF). «Ce texte oblige à signaler au maire les gens dans la difficulté sociale : il y a un amalgame considérable entre cette détresse et la dangerosité, c’est insupportable !», proteste-t-il. «Or l’immense majorité des familles dans la détresse n’est pas potentiellement délinquante». Cette fâcheuse désignation des pauvres comme fauteurs de troubles va de pair avec celle des malades mentaux : «comment peut-on faire figurer dans une loi de prévention de la délinquance des dispositions sur l’internement d’office ?», s’interroge le député communiste. «Ce sont des malades, pas des délinquants ! Qu’il y ait des délinquants qui présentent des troubles psychiques, c’est l’évidence. Mais cela n’autorise pas à faire de tout malade mental un délinquant.» Une stigmatisation qui est au cœur de la logique du texte : «On peut s’interroger sur l’adéquation entre le titre de la loi et son contenu, observe-t-il. Il ne s’agit pas d’un texte de prévention mais d’un texte de présomption de délinquance et de répression. Sa philosophie est de surveiller et de punir.»

Une loi électoraliste et contre-productive

Michel Vaxès serait-il coupable d’angélisme ? «Il faut punir quand c’est nécessaire, se défend-il. Mais pour être positive, la sanction doit prendre place dans une perspective éducative, apparaître comme juste. L’objectif doit être la réinsertion, la sanction n’est pas une fin en elle-même. L’éducation (l’aide sociale) et la sanction doivent donc aller de pair. L’état des prisons aujourd’hui est scandaleux ! Les jeunes en sortent en professionnels du crime.» En somme, au lieu de durcir les sanctions et d’incarcérer toujours davantage, la priorité serait plutôt de s’attaquer à la pénurie de moyens qui empêche les prisons de préparer la réinsertion… Ce qui n’est pas la voie choisie par Sarkozy, déplore le député des Bouches-du-Rhône. Il dénonce en outre les effets contre-productifs de cette loi : «les travailleurs sociaux sont sommés de livrer au maire des informations sur les populations dont ils s’occupent. La confidentialité n’existe plus, c’est un recul des libertés publiques. Les familles vont hésiter à se confier aux travailleurs sociaux. Au lieu de les aider à sortir de leurs difficultés, on leur complique la tâche ! Quand elles sont déjà mal logées, entassées, avec des parents chômeurs en échec social et des enfants en échec scolaire… Cette loi crée les conditions de la stigmatisation : on ajoute encore à leur souffrance. Dans quelle perspective s’installe-t-on là ? Est-elle vraiment curative ?» Inutile de préciser que Michel Vaxès en doute… Il pointe enfin un autre effet pervers : «ce texte renvoie à la responsabilité des maires ce que devrait assumer l’Etat, sans leur en donner les moyens. On veut les faire s’investir de la pire des façons, dans le rôle du grand méchant loup, au lieu du médiateur à l’écoute de sa population. C’est la conception à l’américaine du maire shérif, qui gomme définitivement la dimension préventive.» Le texte est pourtant intitulé “prévention” de la délinquance, comme la loi qui entendait entre autres créer le CPE se nommait “égalité des chances“… «C’est un hold-up permanent des mots et des concepts qu’ils recouvrent pour leur faire dire le contraire !», s’insurge Michel Vaxès. On met un contenu en opposition avec l’affichage. C’est une posture électoraliste qui n’affronte pas les problèmes de la société.» L’électorat sera-t-il dupe ?


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07.12.2006

La droite menace la démocratie

On oppose traditionnellement une droite fidèle à la Ve République et une gauche aspirant à une démocratie plus parlementaire et participative.
En réalité, la nouvelle droite néo-conservatrice ne croit plus à la République et a gouverné depuis 5 ans en se moquant de la sanction électorale sans appel exprimée par les Français en mars 2004, en juin 2004, en mai 2005.
La droite néo-conservatrice ne vise plus une démocratie de marché efficace qui surmonte les tensions sociales par la prospérité générale. Elle vise une dissociété des individus livrés à la guerre économique, privés de tout pouvoir pour orienter collectivement leur destin, disciplinés par la peur ou la pression morale de leur « communauté », au prix, le cas échéant d’une restriction croissante des libertés publiques. Il n’est pas anodin que Nicolas Sarkozy ne cache pas son admiration pour l’administration Bush, qui est la plus avancée dans l’accomplissement du modèle néo-conservateur. Après le Patriot Act autorisant une intrusion inaceptable de la police dans la vie privée des citoyens, l'Amérique a légalisé la torture au nom de la sécurité publique ! Le modèle de Sarkozy, c'est ce que, dans La Dissociété, j'ai appelé le "fascisme libéral".


Jacques Généreux, le Dimanche 22 Octobre 2006

RAG 34. Les lolo's 34

13:15 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UMP, FN, Jacques Généreux, démocratie, RAG 34

L'Assemblée a adopté le projet de loi Sarkozy sur la prévention de la délinquance

LEMONDE.FR avec AFP et Reuters | 05.12.06 Le débat a duré près de cinquante-six heures, pendant lesquelles la gauche a bataillé contre un texte qu'elle juge "incohérent et d'affichage". Peine perdue. Adopté avec les seules voix de l'UMP, le projet de loi sur la prévention de la délinquance a franchi, mardi 5 décembre, l'étape du vote solennel à l'Assemblée nationale. Trois cent quarante députés ont voté pour, cent soixante-trois contre. L'UDF s'est finalement abstenue, après avoir laissé planer le doute d'un vote contre, à l'exception de deux se ses membres qui ont voté pour. Cinq UMP – parmi lesquels Christine Boutin, fraichement nommée conseillère de Nicolas Sarkozy – se sont abstenus..

Ce projet de loi, qui modifie une nouvelle fois l'ordonnance de 1945 sur les mineurs, propose de faire du maire le "pivot" d'un dispositif plus répressif, en particulier envers les mineurs délinquants. Ce texte a suscité de vives réactions, tant de la part des professionnels qui l'accusent de mêler prévention et répression, que de la part de l'opposition qui y voit un texte "fourre-tout".


DEUXIÈME LECTURE AU SÉNAT

Nicolas Sarkozy, excusé, a laissé à Christian Estrosi, son ministre délégué, le soin d'assurer une dernière défense du texte : "Il s'agit de reconstruire étape après étape une société apaisée", a plaidé M. Estrosi. Pour l'UMP, Jacques-Alain Bénisti a estimé que l'Assemblée pouvait "être fière du travail accompli", évoquant notamment les nombreux amendements au projet apportés en commission des lois ou en séance.

Pour Jean-Pierre Blazy, du PS, "les objectifs que vous affichez dans ce texte sont ceux-là mêmes que vous avez été incapables d'atteindre pendant quatre ans". "Il est à la fois inutile, confus et dangereux", a-t-il lancé. Michel Vaxes, du PC, a lui parlé d'"effets contreproductifs", estimant que le texte "brouille l'image et la fonction" du maire.


Nicolas Sarkozy a présenté son texte à l'ouverture des débats, le 21 novembre, et n'est plus reparu à l'Assemblée. L'actualité a fait irruption dans le débat à plusieurs reprises, mettant parfois l'Hémicycle en ébullition. Ainsi, la mort d'une femme déchiquetée par quatre Rottweillers, près de Beauvais, qui a relancé la question des chiens dangereux, ou le drame du PSG dans lequel un supporteur a été tué par un policier, ravivant le dossier de la violence dans les stades.


Les élections dans la police et l'annonce par M. Sarkozy de sa candidature à la présidentielle ont été mises à profit par la gauche qui a accusé le ministre d'avoir "un mauvais bilan sécuritaire", réclamant sa présence dans l'Hémicycle.

Le texte doit désormais repartir pour une deuxième lecture au Sénat, en janvier.



RAG 34. Les lolo's 34

13:07 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, SARKO, Loi de prévention contre la délinquance, RAG 34

12.11.2006

N.Sarkozy : "Atlantiste, libéral et communautariste"

À l’occasion d’un déplacement à Saint-Étienne, Nicolas Sarkozy a prononcé un discours sur la mondialisation au cours duquel il a énoncé des idées dangereuses et démagogiques, faisant preuve d’une insincérité rarement atteinte.

Dangereux, Nicolas Sarkozy a tenu un discours qui fait de l’action publique un fardeau, de l’impôt un frein à l’initiative, du droit du travail une rigidité, de la redistribution un objectif archaïque. Proposant de lever tous les freins au libéralisme, il a exposé sa vision de la France de demain : une France où le culte de la réussite serait tel que notre modèle de société serait entièrement soumis à la loi du plus fort.

Démagogue, Nicolas Sarkozy a promis de baisser tous les impôts, d’augmenter toutes les dépenses, tout en réduisant les déficits et la dette. Le Parti Socialiste tient donc à lui remémorer que, reprochant à Jacques Chirac ce type de comportement, il avait déclaré à son sujet (RMC, 27 mars 1995) « il raconte des fariboles en promettant d'augmenter toutes les dépenses et de baisser tous les impôts ».

Insincère, Nicolas Sarkozy promet tout le contraire de ce qu’il a fait jusqu’ici, et notamment de :

-lutter contre les délocalisations, lui qui depuis quatre ans s’est contenté de créer un fonds favorisant la « relocalisation » des activités en France. Ce dispositif aura eu une seule vertu : celle de ne rien coûter à l’État, puisque aucune entreprise ne l’a jamais sollicité ! ;
-moduler l’impôt sur le sociétés en fonction d’objectifs d’emploi ou d’investissement, lui qui a mis en place en 1994 un dispositif qui permet aux très grands groupes de déduire de leur impôt sur les sociétés ses investissements, … à l’étranger ! ;
-mettre en place un État stratège, lui qui détient tous les records de privatisations. Cette promesse vaudrait-elle plus que celle de ne jamais abaisser la participation de l’État dans GDF à moins de 70 % ?;
-créer un dispositif permettant aux PME d’accéder aux marchés publics, lui qui n’a pas soutenu la ministre déléguée au commerce extérieur lorsqu’elle l’a proposé récemment à Commission Européenne ?
-favoriser le dialogue social, lui qui n’a de cesse de décrier les organisations syndicales et de faire du détricotage du droit du travail l’alpha et l’oméga de sa politique sociale ?

Atlantiste, libéral et communautariste, Nicolas Sarkozy ne peut en aucun cas se revendiquer de l’héritage du Général de Gaulle. Sur le plan des pratiques politiques, il est le fils spirituel de Jacques Chirac et sur le plan idéologique il est le digne émule de Margaret Thatcher.

Comme il s’y est engagé, le Parti lui rappelle une nouvelle fois le gouffre qui sépare ses déclarations de ses actes.

Communiqué d’Éric Besson,
Secrétaire national à l’Économie et à la Fiscalité



RAG 34. Lovely34

19:04 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, PS, RAG 34

26.10.2006

Précarité, société violente, chômage, pauvreté ? Les Jeunes de l'UMP ont un message pour vous...




Journée de mobilisation le 18 novembre

Manifestation nationale contre le projet de loi de prévention de la délinquance le 18 novembre à Paris

PARIS (AP) -- Plusieurs syndicats des personnels de l'assistance sociale, de l'éducation, et de la justice appellent à une manifestation nationale, le 18 novembre à Paris, contre le projet de loi Sarkozy de prévention de la délinquance, texte qualifié de "liberticide" par ses détracteurs, a-t-on appris jeudi auprès de la FSU. "Basé sur le contrôle et le fichage de larges catégories de population et notamment des enfants scolarisés, le projet (...) organise une mise sous surveillance généralisée de la population et aggrave considérablement la répression", estime la Fédération syndicale unitaire (premier syndicat de l'Education et de la Fonction publique d'Etat) dans un communiqué diffusé jeudi. "Il va à l'encontre de ce qui serait nécessaire à une véritable politique de prévention. Aucune mesure visant à l'amélioration d'actions réellement préventives dans les domaines de l'éducation, de l'accompagnement social et du soin n'est envisagée", déplore la fédération.

"Avec les organisations syndicales de travailleurs sociaux, de médecins, de psychiatres, de santé, d'éducation, de magistrats, d'avocats et des associations", la FSU appelle "tous les personnels à participer massivement à la manifestation nationale du samedi 18 novembre 2006 à Paris, et aux actions unitaires qui suivront". Présenté le 28 juin dernier, le projet de loi doit être discuté cet automne au Parlement. Il ambitionne de s'attaquer "sans tabou" à toutes les causes de la délinquance, notamment celle des mineurs, après les violences de l'automne 2005 dans les banlieues. Jeudi, en marge d'un déplacement sur le thème de la rénovation urbaine à Villeneuve-La-Garenne (Hauts-de-Seine), le ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy a proposé un amendement au projet de loi, afin de permettre le renvoi systématique devant une cour d'assises pour toute personne "qui portera atteinte à l'intégrité physique d'un policier, d'un gendarme ou d'un pompier".

La principale proposition du projet de loi porte sur le rôle du maire, dont le ministre de l'Intérieur veut faire le pivot de la politique de prévention de la délinquance, avec notamment le pouvoir de procéder à des rappels à l'ordre à des mineurs et de mettre sous tutelle les allocations familiales. Le projet de loi introduit aussi le concept nouveau d'une "présentation immédiate" au tribunal pour enfants pour les jeunes de 16 à 18 ans, mais la comparution immédiate restera réservée aux majeurs.

RAG 34. Lio et les lolo's 34.

14:30 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : délinquance, violence, précarité, pauvreté, Sarkozy, 2007lagauche, RAG 34

22.10.2006

Un coup d'Etat sournois a eu lieu, jeudi 19 octobre

Un article du Monde signalé par un camarade du "Ia Mana Te Nunaa" à notre attention depuis Tahiti :

Sous les yeux de PPDA, qui n'a même pas pensé à appeler la police. Vous y avez assisté en direct si vous avez regardé le journal télévisé de 20 heures sur TF 1.
Un individu de petite taille, aux cheveux ondulés, vêtu d'un costume rayé, s'est emparé, à la faveur de l'obscurité, devant des millions de téléspectateurs, du ministère de l'éducation, dont les portes avaient été laissées malencontreusement ouvertes. Sous prétexte d'en finir avec les "orphelins de 16 heures", se faisant passer pour le ministre en exercice, il a décidé d'obliger les élèves à rester tous les jours à l'étude jusqu'à 18 heures. Pendant ce temps-là, ils feront leurs devoirs au lieu de traîner dans les rues. Leurs pauvres mères ne seront plus obligées de renoncer à travailler pour les accueillir à la maison.
Le même individu a également investi, sans coup férir, le ministère de la justice. Il a annoncé que les auteurs d'agression contre les policiers, les gendarmes et les pompiers seraient désormais passibles de la cour d'assise. Ils seront jugés par des jurys populaires, comme les criminels qu'ils sont.
En une seule soirée, le même individu a donc pris possession des ministères de l'éducation et de la justice. Il est facilement identifiable au fait qu'il est déjà ministre de l'intérieur et président de l'UMP. Vous l'aviez reconnu, bien sûr. On se moque ?

Nouvel accès de fébrilité de Nicolas Sarkozy
On est surtout perplexe devant ce nouvel accès de fébrilité de Nicolas Sarkozy. Il reste encore six mois avant l'élection présidentielle. S'il continue à ce rythme, il aura également la haute main, le moment venu, sur le tourisme, la pêche au gros et les anciens combattants. Il aura tout raflé ! Ce ne sera même pas la peine de tenir une élection. Il sera devenu titulaire de tous les portefeuilles et chef de toutes les institutions. On n'aura plus besoin de quelqu'un d'autre pour quoi que ce soit.
Ses collègues du gouvernement n'auront qu'à prendre de longues vacances ou, mieux encore, leur retraite. PPDA l'interrogeait justement sur le climat rendu délétère au gouvernement par l'affaire des faux listings bancaires de Clearstream dans lesquels son nom apparaissait à tort.
N'a-t-il pas ouvert la boîte de Pandore en se portant partie civile ? Déjà, prononcer le mot de Pandore devant le premier flic de France, c'était risqué. Mais PPDA aggravait son cas en détectant "de la haine" dans l'air. "Ce sont des mots que je ne prononce jamais, ce sont des sentiments que je n'éprouve pas", répondait l'intéressé. Facile ! Il ne polémique pas avec les autres ministres, et surtout pas le premier d'entre eux. Il prend leur place !

Ce même camarade nous informe de la difficulté de prendre contact avec la fédération du PS de la Polynésie Fra. Il semble que cette dernière soit inexistante ! En tout cas le blog de soutien de désir d'avenir : Tahitinui pour Ségolène ne s'embarrasse pas de ce détail... Jolies urnes en perspective ?

RAG 34. Lolo34

15:01 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, outremer, tahiti, POM, 2007lagauche, RAG 34

11.10.2006

Réso : 2007, la bataille est lancée !

A 150 jours de l’élection présidentielle, Nicolas Sarkozy concentre son discours sur des thématiques populistes et cherche à émietter la gauche.

Les comités AntiSarko organisent la riposte et appellent à la mobilisation de la Génération AntiSarko.Nicolas Sarkozy peut se préparer : nous serons au rendez-vous que nous nous sommes fixés. Lire la suite

A lire aussi: Nicolas Sarkozy et le système de soins


RAG 34. Les lolo's 34.

16:45 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RESO, campagne antisarko, Sarkozy, 2007lagauche, RAG 34

17.09.2006

Sarkozy, l’Américain

Favori des médias dès son retour au Gouvernement en 2002, Nicolas Sarkozy a été depuis affublé de toutes les comparaisons. Berlusconiste par son rapport au peuple, il fut tour à tour perçu comme l’alter ego du libéral Aznar ou du toujours jeune Tony Blair.

Lui, il se préfère pragmatique. Les grandes théories rangées au placard, Nicolas Sarkozy a endossé les habits plus populistes d’un responsable proche du peuple et volontairement provocateur.

Un positionnement de rupture avec l’establishment et des petites phrases livrées quotidiennement pour mieux afficher sa différence. C’est sa recette. Pas un sujet sur lequel Sarkozy n’ait pas son mot à dire. Pas un journal télévisé sans qu’on le voit apparaître « sur le terrain », aux côtés des policiers intervenant dans des cités, des pompiers combattant les incendies ou aux bras des stars de cinéma qu’il affectionne tant.

Et comme si cela ne suffisait pas, le président de l’UMP se plait à brouiller les pistes, à prendre ses adversaires à revers et à s’aventurer sur des thèmes jusqu’alors désertés par la droite. Ce qui compte avant tout, c’est la communication.

Son carré de fidèles l’a converti à la dictature de l’immédiat, de l’opinion et de l’éditorialisme. Il a fait de l’image, sa principale arme politique même si la réalité de cet univers est souvent élastique.

Mais justement, Nicolas Sarkozy connaît bien l’élasticité. Il a compris que le message véhiculé par la droite devait éclater si elle souhaitait se maintenir au pouvoir. Quand cela l’arrange, il n’hésite pas à annoncer faire siennes des valeurs de gauche. Mais, quand il est aux manettes, c’est bien des politiques de droite qu’il met toujours en place.

Car, chez Sarkozy, de la critique du pouvoir des juges à la remise en cause des acquis sociaux, de la promotion de la religion à la dénonciation des gens du voyage, des jeunes et des étrangers, il existe bien une cohérence.

Aux sources du sarkozysme, on trouve d’abord un héritage. Celui de la tendance la plus réactionnaire de la droite française qui de Taine à Renan, n’a toujours pas digéré les préceptes de la révolution et de la république.

C’est de là que vient chez Nicolas Sarkozy ce besoin prononcé d’aller chercher des modèles politiques de substitution au système français. Au plus profond de lui, il y a une véritable fascination pour le monde anglo-saxon. Ces sociétés dans lesquelles l’universalisme n’est pas toujours la règle, où l’on vente la juxtaposition des communautés aux dépens d’une communauté nationale affaiblie, et où chacun préfère un marché sans entrave à la « lourdeur » des mécanismes de solidarité.

« Je suis un étranger dans mon propre pays » se plut à raconter Nicolas Sarkozy aux étudiants de l’Université de Columbia lors de l’un de ces déplacements outre-atlantique (discours à Columbia, 04/10/04). C’est assurément vrai, d’un point de vue politique.

Nicolas Sarkozy ne ressemble pas à la droite telle qu’on la connaissait. Si on retrouve chez lui, la démarche bonapartiste qui a façonné une partie de l’histoire des forces conservatrices en France, si son penchant sécuritaire fait effectivement écho aux aspirations autoritaires de la droite gaullienne, le logiciel politique de Nicolas Sarkozy n’a pas pris l’ensemble de ses racines dans notre pays.

« Certains en France m’appellent Sarkozy l’Américain. J’en suis fier... Je partage beaucoup de valeurs américaines » (Congrès juif mondial, 24/06/04). Effectivement, Nicolas Sarkozy est inspiré par le modèle américain. Et les valeurs qu’il lui a emprunté ne sont pas forcément les meilleures.

Le socle idéologique du président de l’UMP repose d’abord sur une illusion. L’idée que « quand on veut, on peut ». Ce précepte est au cœur de la « société du mérite » dont il souhaite devenir le promoteur. Pour lui, la société ne dote pas équitablement les individus au départ de leur vie. Mais elle permet, par les mécanismes du libéralisme, à ceux qui le veulent vraiment de pouvoir sortir de leurs conditions initiales.

Dans cette vision, l’Etat doit se limiter à aider les « méritants », ceux qui produisent les efforts nécessaires pour s’assurer une réussite sociale. Les autres ne doivent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Au nom de cette logique Sarkozy estime qu’il faut obliger les chômeurs à exercer une activité ; parce que s’ils restent au chômage, c’est ne peut être que de leur faute.

Mais un autre élément nous porte à penser que Nicolas Sarkozy s’est profondément imprégné de la droite américaine : son rapport à la religion.

Il y a fort longtemps qu’un responsable politique français n’avait pas conféré une place aussi importante à la spiritualité dans un projet politique. Certes, la droite française se fit, dans les années 80, l’avocate de l’école privée. Mais ce soutien à l’église catholique reposait fondamentalement sur une histoire commune.

Or pour Nicolas Sarkozy, la religion n’est pas simplement une institution dont la France aurait hérité et qu’il faudrait préserver. Pour lui, les églises constituent un élément moteur de la société et doivent jouer un rôle éclairant dans le corps social. « Lorsqu’il y a un prêtre ou un pasteur dans un village pour s’occuper des jeunes, il y a moins de laisser-aller, de désespérance, et finalement de délinquance », n’hésite-t-il pas à affirmer en public (21/06/05).

Comment ne pas être frappé par la similitude de ce discours avec ce que peuvent défendre les républicains américains dans leur propre programme politique ?

Nicolas Sarkozy n’est pas George W.Bush. Mais sur le terrain politique, il n’en est pas très éloigné. Une même perception de la société du mérite, une posture sécuritaire identique et un rapport à la religion partagé.

Sarkozy, l’Américain. L’homme des médias sait exactement quelles recettes proposer aux Français. Pour remporter l’élection présidentielle, il a fait le choix d’imposer une mutation historique à la droite. La rupture qu’il dit incarner est ici. C’est une rupture sociale. Et pour la droite, c’est une rupture culturelle.

Le porte-étendard de cette nouvelle droite a déjà réussi à gangrener son propre camp. Depuis 2002, c’est lui qui impose son orientation politique même s’il refuse d’en assumer les désastreux bilans.

Son projet politique repose sur un triptyque ravageur : libéralisme, communautarisme et populisme. Le libéralisme pour plaire aux couches aisées, le communautarisme pour séduire les églises, le populisme pour emporter les voix des plus fragiles.

Réagir à l'article de ré-so

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

20:55 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, ré-so, rag34, réformistes et solidaires, ultralibéralisme, néolibéralisme, Bush

13.09.2006

Laurent Fabius : Le "mini-traité" voulu par Nicolas Sarkozy est "une maxi-imposture"

Europe: le "mini-traité" voulu par Nicolas Sarkozy est "une maxi-imposture", déclare Laurent Fabius
Le "mini-traité" préconisé par Nicolas Sarkozy pour sortir l'Europe de l'impasse serait une "maxi-imposture", a mis en garde lundi Laurent Fabius, accusant le président de l'UMP de vouloir "court-circuiter" le vote des Français.

Vendredi dernier, en visite à Bruxelles, Nicolas Sarkozy a précisé les contours du "mini-traité" qu'il appelle de ses voeux pour sortir l'Europe de la crise institutionnelle consécutive aux "non" français et néerlandais. Ce texte, qui reprendrait les propositions les plus consensuelles de la Constitution européenne, serait ratifié par les Parlements nationaux en 2008, pour s'appliquer à partir de 2009.

C'est "un mini-traité pour une maxi-imposture", a dénoncé Laurent Fabius lors d'un "chat" sur "Lemonde.fr". "Ce que le peuple français a décidé par référendum doit être soumis, d'une façon nouvelle et différente bien sûr, à la France par référendum", a-t-il souligné, accusant M. Sarkozy de vouloir "court-circuiter" le vote des Français en faveur du "non" lors du référendum européen du 29 mai 2005.
Interrogé sur son "plan B" pour sortir l'UE de la crise, l'ancien Premier ministre a répondu qu'il faudra "préparer une nouvelle négociation de la Constitution en se centrant" sur les deux premières parties du Traité constitutionnel européen, qui traitent des "valeurs" et des "institutions". "Sur tous ces points, j'ai déjà amorcé des discussions avec les responsables européens", a-t-il assuré.

Candidat à l'investiture du PS pour la présidentielle, Laurent Fabius a fait valoir au passage que "la France aura une position beaucoup plus forte" dans ces négociations si elle est représentée "par un chef d'équipe" qui a défendu le "non", "à l'unisson" des Français.

Interrogé par ailleurs sur les prises de position de Ségolène Royal, notamment sur la carte scolaire, il a montré du doigt "une gauche qui se contorsionne et qui croit qu'en chaussant les bottes de la droite ou du centre elle va gagner, puis réussir".

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.

09:50 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Europe, Sarkozy, Fabius, rag34

Sarkozy, l'allié anti laïque européen

Et c'est reparti ! On avait jusque là échappé à la référence des racines chrétiennes dans le projet de constitution européenne, voici que le ministre-président de Bavière, le conservateur Edmund Stoiber, contre attaque. Remonté sans doute après avoir rencontré le pape, il espère que l'issue des élections de 2007 en France permettra de relancer le projet de constitution européenne, avec notamment la fameuse référence qui a fait tant débat. Cette référence, incluse dans le texte original du projet de traité constitutionnel, avait finalement été abandonnée dans le texte soumis aux Etats membres, en raison notamment de l'opposition du président français Jacques Chirac. La France et les Pays-Bas avaient rejeté l'an dernier par référendum le projet de constitution. Ces...
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Yann Barte.

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34

09:40 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, laïcité, rag34

27.08.2006

Vous avez vos papiers?

Vous avez vos papiers?
Bienvenue sur le Sarkozy blog
officiel satirique


Un blog acide et sarcastique à visiter : Sarkostique



Note récente Dimanche 27 Août 2006: Le parti de Sarkozy veut controler internet et y met le prix

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13:15 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

04.07.2006

Sarkozy serait-il crypto léniniste ? Camarades pincez-moi je rêve !

Le billet de Hélène Jouan (France Inter 4 juillet 2006, journal de 8h00).



Les libéraux (les ultras) de l'UMP s'interrogent. Jusqu'où ira t'on ? je vous le demande.

Nous proposons le SMIC à au moins 1500 €, avec Sarkozy n'y comptez pas ! La doxa libérale veille...

Rassembler à Gauche 34. Lolo34.

10:15 Publié dans 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

15.06.2006

Appel national “ PRESUMES COUPABLES !”


Appel des collectifs AntiSarko contre le projet de loi de prévention de la délinquance

Nicolas Sarkozy s'apprête à présenter un nouveau projet de loi intitulé "plan de prévention de la délinquance ".
Ce texte est une manœuvre politique. Il entretient les fantasmes et les peurs pour faire de l'insécurité, l'unique enjeu de la prochaine élection présidentielle.

Ce texte constitue une nouvelle atteinte aux principes républicains. Les mesures proposées ne règlent en rien les causes profondes de la délinquance mais instaurent un traitement sécuritaire des problèmes psychologiques, éducatifs et sociaux des populations les plus précaires et des jeunes.

Avec ce projet de loi, Nicolas Sarkozy fait de chaque jeune, un PRESUME COUPABLE. Le plan gouvernemental organise une détection des « potentiels délinquants » dès 3 ans et remet en cause le statut pénal des mineurs. Il fait du maire un nouveau procureur, doté d’un pouvoir de sanction disproportionné et susceptible de mettre sous tutelle les allocations familiales.

Plutôt que de favoriser la réintégration et l’insertion des jeunes qui ont commis une première infraction, Nicolas Sarkozy propose de les sortir de la société en instaurant des « mesures d’activités en milieu de travail dès 13 ans » et le placement dans un internat dès 10 ans.

Après avoir fait de tout étranger un suspect, Nicolas Sarkozy fait de la jeunesse le catalyseur de toutes les peurs. Ce projet de loi est inacceptable. Nous exigeons son retrait.

Signer la pétition

Rassembler à Gauche 34. Lolo34

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19.05.2006

Podcast: Sarkozy nouveau "dérapage contrôlé" à l'étranger.

Sarkozy en campagne électorale en Afrique francophone s'est adressé à ses hôtes comme à ses sujets. Réminescence douloureuse "du temps béni des colonies". Maniant habilement le bâton puis maladroitement la carotte, il s'est montré virulent; comme lors de la crise des banlieues, mais cette fois avec les citoyens et élus d'un Etat souverain et indépendant dont il était l'invité. Ses hôtes ont vainement tenter de lui exprimer leurs craintes légitimes, face à son choix d'immigration choisie.
Plus tard, un peu moins caporal en campagne, et sans doute enfin "rappelé à l'ordre" par les convenances du protocole républicain, il a dit tout son son respect pour la souveraineté du Mali "qui ne souhaite pas être assister au frais du contribuable français".

Les maliens dont il faut rappeler que la plupart d'entre eux, subsistent avec - d'un euro par jour, auront apprécié. La dignité du Mali et la fierté de l'Afrique francophone prennent cette nouvelle giffle en silence...

Non Monsieur Sarkozy, le Mali pas plus que l'Afrique francophone ne sont aujourd'hui, la banlieue de la France comme hier vos colonies, pillables à merci. Vous n'êtes pas le Président des Etats indépendants de l'Afrique francophone qui las de votre incompréhension maladive d'ancien colonialiste, se tournent résolument vers les Etats-Unis, la Chine et l'Inde. Nous attendons d'un futur Présidentiable d'un grand pays tel que la France, autre chose que vos paroles destinées à séduire les durs de l'UMP et de l'extrême droite.

La France n'est pas un confetti. Elle mérite plus que vous et, aspire dans ces moments difficiles, à n'être pas livrée dans les petites mains d'un "Bonaparte d'opérette".

Podcast : le poids des mots.




Lovely34

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34 (lov).

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