04.05.2008

Fiers d’être de Gauche

Lundi 5 Mai, Gauche Avenir va présenter le livre « Fiers d’être de Gauche ». Cet ouvrage a pour ambition de fournir un outil de dialogue entre les composantes de la Gauche à propos de ses valeurs, des grands objectifs qu’elle se doit d’atteindre dans les vingt ans qui viennent.
Gauche Avenir souhaite que ce débat contribue à l’Unité de la Gauche et à un nouveau projet politique.

Entre l’appel lancé en juin 2007 par les 18 premiers signataires et la sortie de l’ouvrage « Fiers d’être de gauche », un travail collectif et démocratique énorme a été entrepris:

- 4 Juin 2007 : appel des 18 signataires fondateurs

- 3 Juillet 2007 : Assemblée Générale des premiers signataires ; 5 rapports introductifs pour les débats futurs devant 300 participants ; constitution de 7 groupes de débat issus de l’AG, avec demande de contributions

L’idée commence à s’imposer d’un document de synthèse qui pourrait servir de Charte de l’Unité de la Gauche

- Septembre 2007 : publication des « 7 clés du renouveau de la gauche », qui confirme la démarche

- 13 réunions territoriales touchant environ un millier de personnes

- 5 auditions publiques : Liem Hoang Ngoc, Emmanuel Todd, Jacques Généreux, Eric Dupin, Jacques Landfried

- Janvier 2008 : premier canevas établi à partir de tous les documents parvenus

- Constitution d’un collectif de rédaction. Mise au point du canevas et présentation aux 18 fondateurs

- 15 février 2008 : soumission du plan détaillé à une AG (200 personnes) ; appel à amendements et contributions

- Analyse des 76 contributions et travail documentaire

- 26 mars 2008 : tenue du « Forum du désenvoûtement idéologique »

- 1er avril 2008 : soumission du texte final aux 18 fondateurs

- 25 avril 2008 : version finale

- 5 mai 2008 : sortie du livre « Fiers d’être de gauche »

Au delà de ces contributions, de ces réunions, de ces auditions, nous avons largement puisé dans de nombreux travaux de sociologues, de politologues et d’économistes, car beaucoup convergent pour dire qu’on ne peut plus continuer comme cela et pour plaider en faveur de solutions radicales et rapides. Cette richesse intellectuelle rejoint le vécu que, comme militants politiques ou associatifs, comme élus, nous rencontrons chaque jour sur le terrain. La parole populaire et les abstentions électorales plaident en faveur d’un bouleversement politique à gauche.

Le fait d’avoir pu débattre entre communistes, socialistes, écologistes, républicains de progrès, altermondialistes, ...nous a aussi été d’un apport considérable. A condition de se débarrasser des vieux préjugés, la richesse de la gauche réunie est bien supérieure à celle de chacune de ses parties.

Vous trouverez plus de détails sur cet ouvrage en consultant le site www.gaucheavenir.org dans les prochains jours.

19:56 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Paul QUILES : A propos de la Déclaration de principes du PS

Paul Quilès Paris, le 22 avril 2008



Je tiens à vous informer du courrier que j'ai adressé à François Hollande, à la suite de la publication d'un projet de nouvelle déclaration de principes du PS.
Avec les membres du club Gauche Avenir, j'aurai l'occasion de m'exprimer prochainement sur les questions de fond dont traite ce texte (voir site de Gauche Avenir), mais il me semble que la méthode suivie pour le réécrire n'est pas la bonne.
En tout cas, elle est contradictoire avec les statuts du PS.....qu'il faut respecter, comme le rappelle opportunément l'avant dernier article* du projet de déclaration de principes!

Bien cordialement.

Paul Quilès

*article 20 dans la version remise à la presse le 21/4, devenu article 21 dans la version du 23/4
à François Hollande
1er secrétaire du Parti socialiste




Cher camarade,


Chacun au PS reconnaît que le prochain congrès sera un moment important dans la vie des socialistes et de la gauche.

Dans cette perspective, une réflexion a été engagée sur notre déclaration de principes. Ce n’est pas une tâche mineure, puisque, comme tu le précises toi-même dans l’Hebdo des socialistes du 29/3/2008, il s’agit « de dire ce que notre identité pose comme exigences, comme compréhension du monde et comme capacité à le changer ». Ce texte a aussi pour vocation de définir les fondements de la volonté des adhérents du Parti socialiste, au-delà de leurs sensibilités et de leurs différences, à vivre ensemble.

Parce que la déclaration de principes est un texte fondamental, nos statuts ont prévu des dispositions particulières pour sa révision, afin que les militants puissent débattre du texte, l’amender et le voter en toute connaissance de cause. C’est ce que dit l’article 14-3 de nos statuts : « S’il s’agit de la déclaration de principes, le Congrès ne peut que déclarer ouverte la procédure de révision et préciser les points susceptibles d’être modifiés. La question est portée à l’ordre du jour du Congrès national ordinaire suivant. Les propositions de modification des points ainsi précisés devront être également adressées aux fédérations et aux sections, trois mois au moins avant la réunion de ce second Congrès. »

Quant à la modification annoncée des statuts, l’article 14-2 précise qu’elle « est de la compétence exclusive du Congrès national ordinaire. Aucune proposition de modification ne peut être soumise à la délibération du Congrès sans avoir été adressée aux sections et aux fédérations trois mois au moins avant la réunion d’un Congrès national ordinaire. »

Or, le document voté par le Conseil national du 25/3/2008 prévoit un vote dans les sections le 29 mai sur une proposition de nouvelle déclaration de principes et des modifications statutaires, préalablement à la tenue de la Convention Nationale du 14 juin 2008. Même si tu t’es engagé à ce que seul un texte ou des propositions unanimement approuvés par le Bureau national soient soumis au vote des militants à cette date, il me semble que ceci est contradictoire avec nos statuts et notamment avec l’article 14 que nous venons de rappeler.

C’est pourquoi je te demande de bien vouloir préciser de façon claire le calendrier de ces opérations. Le vote des militants est certes souverain, mais il ne peut naturellement pas violer nos statuts. C’est d’ailleurs bien ce que souligne l’article 20 du projet de nouvelle déclaration de principes que tu viens de rendre public : le PS « repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés ».

Convaincu que tu auras à cœur d’être garant du respect de nos règles communes, je t’adresse mes salutations très cordiales



Paul Quilès

19:55 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Déclaration de principes du Parti Socialiste

Parti socialiste 23 avril 2008
Projet

DECLARATION DE PRINCIPES

PREAMBULE

Le Parti socialiste plonge ses racines dans la tradition de l’humanisme et dans la philosophie des Lumières. Il fait siennes les valeurs de liberté, d’égalité, de fraternité, proclamées par la Révolution Française. Il est né de la rencontre entre une pensée critique, riche et diverse, et l’action du mouvement ouvrier qui, pendant deux siècles, ont porté une contestation de l’organisation sociale façonnée par le capitalisme et ont défendu le projet d’une société solidaire dont tous les membres jouissent des mêmes libertés et des mêmes droits. Il
revendique le souvenir de 1848, de la Commune, l’héritage de la République et de son oeuvre démocratique, des grandes conquêtes sociales du Front Populaire, de la Libération, de mai 1968, de mai 1981 et des gouvernements de gauche qui se sont succédés. Il participe des grands combats politiques et intellectuels pour la liberté de l’homme, de l’Affaire Dreyfus à l’abolition de la peine de mort.

Ces ambitions sont plus que jamais d’actualité. Pour les socialistes, l’être humain est un être doué de raison, libre, un être social qui grandit de sarelation aux autres, ouvert à toutes les potentialités. C’est pour cela, que les conditions dans lesquelles il vit sont essentielles. Bâtir un monde nouveau et meilleur, obéissant à la dignité de l’homme et assurant la sauvegarde
de la planète, est la tâche première des socialistes, celle qui motive un engagement renouvelé pour le progrès au fil des générations, par-delà les moyens mis en oeuvre, qui, eux, se formulent différemment dans le temps selon les enjeux et les problèmes.

Le socialisme démocratique veut être une explication du monde, une pédagogie de l’action, un avenir pour l’humanité. Sa nature est « d’aller à l’idéal et de comprendre le réel », d’inventer le futur et de travailler dans le présent, d’assumer les tensions et les contradictions qui en résultent et font la vie humaine.

I -NOS FINALITES FONDAMENTALES

Art 1

Être socialiste, c’est ne pas se satisfaire du monde tel qu’il est. L’idée socialiste relève, à la fois, d’une révolte contre les injustices et de l’espérance pour une vie meilleure. Le but de l’action socialiste est l’émancipation complète de la personne humaine et la sauvegarde de la planète.

Art. 2

L’égalité est au coeur de notre idéal. Cette quête n’a de sens que par et pour les libertés. Egalité et liberté sont indissociables. Aux injustices et aux violences du monde, l’idée socialiste oppose un engagement pour une humanité libre, juste, solidaire et respectueuse de la nature. Elle porte un message universel, dès lors qu’il s’agit de défendre les droits fondamentaux de chacun et de tous. Pour les socialistes, ces objectifs ne peuvent être atteints
à partir du fonctionnement spontané de l’économie et de la société. La redistribution permanente des ressources et des richesses est nécessaire pour donner une réalité à l’égalité des droits, offrir à chacun les chances de conduire sa vie, et réduire les écarts de conditions.

Art 3
Le développement durable doit permettre de répondre aux besoins du présent, sans compromettre l’avenir des générations nouvelles. Les finalités du socialisme démocratique,
l’émancipation humaine, portent pleinement la volonté de préserver notre planète aujourd’hui menacée, de protéger et de renouveler les ressources naturelles, de promouvoir la qualité de l’environnement. Cette nécessité demande des réponses qui ne privilégient pas la rentabilité immédiate, concilient les intérêts particuliers et l’intérêt général, le développement et l’écosystème. Conscients de l’étroite interaction des activités humaines et des écosystèmes,
les socialistes inscrivent la prise en compte de la planète au même rang de leurs finalités fondamentales que la promotion du progrès des sociétés humaines et la satisfaction équitable de leurs besoins.

Art 4

Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service
des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques,
inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus.

Art 5

La démocratie représente, à la fois, une fin et un moyen. Elle incarne une valeur et un combat universels. Elle conditionne la nature même de l’action socialiste. Elle ne se résume pas à une méthode. Être socialiste, c’est penser que les hommes et les femmes décidés à agir ensemble peuvent influer sur l’évolution de leur vie, de leur société et du monde. Notre socialisme est une conception et une pratique de la citoyenneté dans tous les domaines et sous
toutes ses formes. Démocratie politique et démocratie sociale, démocratie représentative et démocratie participative forment un tout pour permettre la délibération et la décision collectives.


II – NOS OBJECTIFS POUR LE XXIE SIECLE

Art 6

Les socialistes portent une critique historique du capitalisme, créateur d’inégalités, porteur d’irrationalité, facteur de crises, qui demeure d’actualité à l’âge d’une mondialisation dominée par le capitalisme financier.

Les socialistes sont partisans d’une économie sociale et écologique de marché, une économie de marché régulée par la puissance publique, ainsi que par les partenaires sociaux. Le système voulu par les socialistes est une économie mixte, combinant un secteur privé dynamique, un secteur public, des services publics de qualité, un tiers secteur d’économie
sociale.

Les socialistes affirment que certains domaines de l’activité ne peuvent relever du fonctionnement du marché, quand ils concernent des droits essentiels. Les socialistes font de la création durable et de la redistribution des richesses un enjeu majeur de l’action politique. Ils pensent que les politiques participant aux enjeux environnementaux doivent être coordonnées par la puissance publique garante du long terme et de l’intérêt général.

Art 7

Les socialistes défendent un modèle de développement durable qui conjugue la croissance, l’innovation technologique, l’impératif écologique, la création d’emplois, la protection sociale. Les socialistes se préoccupent non seulement de la quantité des richesses produites et de leur distribution, mais aussi de la manière de les produire et du contenu de la production.

C’est une société nouvelle, qui dépasse les contradictions du capitalisme, faisant toute sa place au secteur non-marchand, que les socialistes veulent bâtir. Le travail humain est un enjeu fondamental, c’est un moyen individuel et collectif d’insertion, de reconnaissance, d’émancipation. Les socialistes refusent une société duale où certains tireraient leurs revenus
de l’emploi et d’autres seraient enfermés dans l’assistance. La qualité de l’emploi est un objectif fondamental qui suppose une rémunération juste, des droits garantis et respectés, un accès à la formation tout au long de la vie favorisant la promotion professionnelle et sociale.
Le travail doit aller de pair avec un mode de vie qui donne du temps libre, l’accès à la culture et au sport, offrant à chacun de construire sa vie et la possibilité de participer à la vie
publique.

Art 8

Une tâche tout aussi importante est de réactualiser ce qui est l’apport propre du socialisme démocratique dans le siècle dernier, l’État social, qui permet aux réponses collectives de satisfaire les besoins individuels dans leur diversité. Celui-ci privilégie d’abord l’investissement productif au détriment de la rente. Il assure ensuite une protection contre les risques sociaux. Il repose sur une redistribution assumée. Il doit garantir pour tous, la sécurité des personnes et des biens sans laquelle il n’y a pas de liberté réelle. La régulation est également un des rôles majeurs de l’État pour concilier l’économie de marché, la démocratie et la cohésion sociale. Enfin, l’État moderne doit être un État, qui investit et émancipe en privilégiant l’éducation, la recherche, l’innovation, la culture.

Art 9

Lutter pour la paix, la sécurité collective et le co-développement correspond à la vocation internationaliste des socialistes. C’est notre horizon pour le siècle qui commence. Le combat pour une communauté internationale pacifique est indissociable de la défense desdroits de l’Homme. Il demande également de reconnaître les intérêts propres des États et des peuples, de travailler à dégager les intérêts communs pour construire un monde équilibré, juste et sûr. Il exige aussi un double effort pour conforter et réformer les institutions
internationales. Nous avons besoin pour ce faire du renforcement des Nations unies et du poids de l’Union européenne et de sa détermination.

Art 10

La volonté des socialistes est de contribuer à faire de la France un pays ouvert, respecté dans le monde, oeuvrant pour la paix, les droits de l’Homme et le développement durable. La France est, de par son histoire, à la fois, singulière et universaliste, elle doit être fidèle à ce double héritage. Elle doit respecter tous ceux qui vivent sur son territoire en combattant toutes les discriminations.

III – NOTRE PARTI SOCIALISTE

ART 11

Le Parti socialiste est un parti républicain. Il oeuvre pour le progrès social. Il s’organise au service de l’engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d’un régime
de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l’indépendance de l’information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de
tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs vis-à-vis de la collectivité.

Art 12

Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu’elles ne sont pas un obstacle pour les libertés individuelles et collectives. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble dans la République.

Art 13

Le Parti socialiste est un parti réformiste. Il porte un projet de transformation sociale radicale. Il sait que celle-ci ne se décrète pas, qu’elle résulte d’une volonté collective forte assumée dans le temps, prenant en compte l’idéal, les réalités et l’histoire. Le Parti socialiste veut contribuer à changer la vie avec la société et par la société, par la loi et le contrat. Il ne considère jamais les rapports de force d’un moment comme figés ou indépassables. Il entend lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d’injustices et d’inégalités. lutter contre tous les déterminismes sociaux, source d’injustices et d’inégalités.

Art 14

Le Parti socialiste est féministe et agit en faveur de l’émancipation des femmes. Il oeuvre pour l’égalité entre les femmes et les hommes et la mixité de la société. Il garantit aux femmes, l’accès aux droits fondamentaux (santé, éducation, contraception, IVG), et condamne la marchandisation du corps humain.
Il combat les atteintes à l’intégrité et à la dignité humaines en raison du sexe ou de l’orientation sexuelle.

Art 15

Le Parti socialiste est un parti décentralisateur. Il met le respect de la diversité, des territoires, au coeur de ses valeurs. Il veut allier la présence d’un Etat régulateur et garant de l’équilibre –y compris financier-entre les territoires, à une démocratie locale vivante et innovante.

Art 16

Le Parti socialiste est attaché aux grands principes de la Justice. Celle-ci est une valeur et une institution. Elle est garante de la réalité des droits de chacun. Elle doit être accessible et égale pour tous. Elle a pour vocation non seulement de sanctionner mais aussi d’aider à la réhabilitation et à la réinsertion dans la société.

Art 17

Le Parti socialiste met la culture au centre de ses valeurs. Celle-ci permet, à la fois, de rassembler et de libérer. Face au danger d'une civilisation par trop uniformisée et marchandisée, la culture, avec l'apport irremplaçable des artistes, contribue à construire un monde fondé sur la diversité, le dialogue, l’ouverture. L’accès à la culture pour tous et la démocratisation des pratiques culturelles sont notre objectif.

Art 18

Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l’Union européenne qu’il a non seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l’Union européenne et de la construction d’une Europe politique. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent et d’y
contribuer dans le monde, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par
l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en oeuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en
Europe.

Art 19

Le Parti socialiste est un parti internationaliste. Il condamne toutes les oppressions et exploitations dont sont victimes les hommes et les peuples, qu’elles qu’en soient les origines et les causes. Il agit pour le développement des pays du Sud. Il combat la xénophobie, le racisme et l’antisémitisme sous toutes leurs formes. Il milite pour un ordre international juste
et respecté, pour une coopération entre les peuples. Il défend le rôle de l’ONU et des institutions internationales. Il souhaite que l’Internationale socialiste, de forum international pour les partis et les forces progressistes qu’elle tend à être aujourd’hui, devienne un véritable
mouvement progressiste et internationaliste.

Art 20

Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et XXe siècles. Il entend exprimer l’intérêt général du peuple français.

Art 21

Le Parti socialiste est un parti démocratique. Il fait de la parité entre les hommes et les femmes un principe. Il respecte chacun de ses adhérents. Il organise un débat politique transparent et ouvert. Il veille à la diversification des responsabilités partisanes et électives à tous les niveaux. Il prend en compte dans un dialogue permanent, les forces et les mouvements de la société civile, en particulier les syndicats, les associations, les
organisations non gouvernementales… Le Parti socialiste est un parti qui défend une éthique politique dans l’engagement militant. Il repose sur une adhésion volontaire qui demande que les décisions, les textes et les règles, délibérés et adoptés en commun, soient respectés.

Art 22

Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat.

RAG 34. Les lolo's 34

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27.04.2008

Le congrès du PS, comment ça marche ?

Tout le monde en parle mais cela reste une affaire d'initiés : petit guide pour suivre le prochain congrès du PS.



C'est un moment important dans la vie socialiste, puisqu'il détermine l'orientation politique du parti pour plusieurs années, et désigne évidemment les instances dirigeantes.

Le congrès peut être le lieu de l'unité, comme à Epinay où Mitterrand rassemble la famille socialiste sur une ligne d'union de la gauche. Il peut être aussi le théâtre de tous les déchirements, comme à Tours en 1920, où socialistes et communistes se séparent définitivement, ou à Rennes en 1990 où fabiusiens et jospinistes se livrent à une guerre fratricide. Certains congrès, comme celui de l'Arche 1991, permettent d'acter des évolutions idéologiques et politiques (en l'occurence, vers l'acceptation de l'économie de marché).

Le prochain congrès aura physiquement lieu dans quelques mois, du 7 au 9 novembre. Mais le processus dépasse de loin ces trois courtes journées, et le calendrier, voté lors du dernier Conseil National (le "parlement" du parti) débute dès aujourd'hui.

Ce congrès est un peu particulier car il sera précédé d'une Convention nationale qui adoptera de nouveaux statuts et une nouvelle Déclaration de principes pour le parti. Une commission est chargée de proposer des modifications des statuts (par exemple: sanctions plus lourdes en cas de non-respect de la discipline collective, relèvement du pourcentage exigé au congrès pour éviter la multiplication des "petites" motions...) afin d'obtenir un meilleur fonctionnement du PS. Une autre commission propose la modernisation de la Déclaration de principes, qui date de 1990, et ne colle plus tout à fait aux réalités économiques. Bref, la première commission réorganise le système des courants, tandis que la seconde est davantage un "club des poètes", qui réfléchit au corps doctrinal du parti. Les militants trancheront ces deux questions début juin.

Quant au congrès lui même, en voici le calendrier précis:

- début juillet: les sensibilités déposent des contributions générales (leur "vision" du ps et leur projet politique) ou thèmatiques (sur l'environnement, la diversité, l'emploi, etc...), qui sont envoyées chez chaque militant

- 22 septembre : les motions définitives (les textes généraux qui proposent des orientations politiques différentes) sont envoyées aux militants

- 23 octobre : les militants votent dans leur section locale et chaque département tient son congrès fédéral.

- du 7 au 9 novembre: les délégués désignés en fonction du résultat de chaque motion sont envoyés en congrès national pour fixer l'orientation du parti

- 13 novembre : vote sur le 1er secrétaire puis, le 15 novembre, le nouveau conseil national (composé à la proportionnelle des courants) désigne le Secrétariat National et le Bureau National, c'est à dire l'executif du parti.

Le congrès est un processus très long et compliqué, qui ne se résume absolument pas à la désignation d'un présidentiable ou d'un chef. Il doit permettre de fixer une orientation et un projet politique.

Enfin, en principe.

Mehdi Ouraoui

21 AVRIL- LIBERATION

RAG 34. les lolo's 34

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Nicolas Sarkozy, c’est l’omniprésidence de courte vue

Laurent Fabius dénonce dans un entretien publié par La Croix "l’omniprésidence à courte vue" du président Nicolas Sarkozy, dont "l’énergie" s’est selon lui "transformée en agitation". Revenant sur le terme "omniprésidence", qu’il avait utilisé pour qualifier le style de Nicolas Sarkozy, Laurent Fabius complète : "Après un an d’expérience, je dois préciser : omniprésidence de courte vue."

La Croix :

Nicolas Sarkozy s’exprime cette semaine à la télévision pour tirer le bilan de sa première année à la tête de l’État. Quel regard portez-vous sur son action ? Laurent Fabius : Un regard critique. Non par réflexe pavlovien - c’est l’intérêt général du pays qui m’importe - mais parce que, au vu de son bilan, je constate que la déception l’emporte chez beaucoup de Français qui avaient voté pour Nicolas Sarkozy. De nombreuses promesses n’ont pas été tenues, notamment sur le pouvoir d’achat qui était pourtant son premier engagement. Quant aux marges de manœuvre, elles ont été dilapidées dans le paquet fiscal, que j’appelle plutôt le boulet fiscal, en consacrant 14 milliards d’euros par an à des dépenses qui n’étaient pas toutes prioritaires. Reconnaissez-vous tout de même au président un vrai volontarisme ? Son énergie de départ était incontestable mais elle s’est transformée en agitation ; souvent même en une sorte d’immaturité compulsive.

Reconnaissez-vous tout de même au président un vrai volontarisme ?

Son énergie de départ était incontestable mais elle s’est transformée en agitation ; souvent même en une sorte d’immaturité compulsive. Le problème avec Nicolas Sarkozy, c’est que le mot « réforme » est utilisé à toutes les sauces, au point de rendre impopulaire toute réforme. La France a besoin de changements positifs. Pour être acceptée, la réforme doit être juste. Or ce n’est en général pas le cas. Je déplore aussi l’improvisation qui règne au sommet de l’État. J’ai employé le premier l’expression « omniprésidence ». Après un an d’expérience, je dois préciser : omniprésidence de courte vue. Le président devrait être l’homme du long terme, de l’anticipation et de la pondération.

Vous ne le créditez donc d’aucune réussite ?

Il en existe, bien sûr, mais pas dans les domaines les plus décisifs. J’approuve les dispositions prises sur l’interdiction de fumer, même si on peut en discuter les modalités. De même, la poursuite de l’action sur la sécurité routière était indispensable. Tout n’est pas noir ou blanc, mais le bilan d’ensemble est gris nettement foncé. Regardez les dernières mesures antifamiliales : elles sont provocantes !

Et la relance de la construction européenne, stoppée par le « non » français...

C’est la crise de l’Europe qui a causé le « non », plutôt que l’inverse. En refusant un nouveau référendum sur le traité, Nicolas Sarkozy a court-circuité le peuple français. Sur le fond, on s’apercevra que le nouveau texte laisse beaucoup de points en suspens. Rien sur les moyens d’une Europe plus écologique et sociale ni pour lutter contre l’euro cher, rien sur la gouvernance économique de l’Union, rien sur l’Europe nécessaire de l’innovation et de la recherche. Sur le plan international, je déplore que le zèle déployé vis-à-vis de George Bush dans l’Otan, en Afghanistan, ou sur l’Iran, se double d’une prise de distance vis-à-vis de nos amis allemands. L’Europe a besoin d’un couple franco-allemand solide.

Vu le contexte économique difficile, un président de gauche aurait-il fait mieux ?

Toutes nos difficultés ne viennent pas de la crise financière mondiale. Malgré et avant celle-ci, il y avait moyen de faire largement autrement. Un président de gauche aurait choisi des priorités claires et différentes : éducation, recherche, formation, PME, pouvoir d’achat. C’est ainsi qu’il fallait utiliser nos marges de manœuvre. Si j’avais été en fonction, j’aurais affecté environ la moitié de l’argent disponible à la réduction de nos déficits et l’autre moitié à préparer l’avenir (éducation, recherche, investissements) ainsi qu’à améliorer le pouvoir d’achat des plus modestes. Et je n’aurais instauré ni les taxes sur les malades ni donné le feu vert aux OGM.

Un an après, le PS vous paraît-il avoir commencé à tirer les leçons de son échec ?

Beaucoup de progrès reste à accomplir. Le PS doit clarifier sa stratégie et trancher entre ceux qui veulent, comme moi, actualiser le rassemblement à gauche tout en l’ouvrant à d’autres, et ceux qui veulent lui substituer une démarche louvoyante. Il nous faut aussi adapter nos propositions au monde de demain avec les enjeux majeurs que sont l’allongement de la durée de la vie, le défi écologique ou les inégalités mondiales.

Que peuvent attendre les Français du prochain congrès du PS et de vous en particulier ?

Un congrès du PS réussi serait consacré à proposer des solutions d’avenir et à éviter de se déchirer. Il nous faut travailler sur le fond au lieu de nous focaliser sur la question de la candidature à la prochaine présidentielle. Quant à moi, je refuse de me mêler aux petites bagarres intestines. Il faut éviter le « bling-bling » et les paillettes. Nous avons besoin de sérieux en politique. C’est le choix que je fais.

Recueilli par Mathieu CASTAGNET

RAG 34. Les lolo's 34

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2/2 Jean-Luc Mélenchon : Entre Chine et Tibet... « La République n'est pas une ONG »

L’INVITE DU DIMANCHE : JEAN-LUC MÉLENCHON

« La République n'est pas une ONG »


Depuis le passage de la flamme olympique a Paris, vous ne cessez de dénoncer ce que vous tenez
pour un aveuglement général sur la question tibétaine. Du coup,certains vous présentent comme un agent de la Chine…


 Jean-Luc Mélenchon. A ce compte, plus aucun débat argumenté n'est possible. Quelle vision médiocre du monde et des êtres ! Je précise donc les choses.

1.Refuser de s'aligner sur le dalaï-lama, ses revendications et les violences antichinoises à Lhassa, cela n'a jamais
voulu dire qu'on est d'accord avec les méthodes qui, là-bas, sont appliquées à ses partisans.

2. Pour parler du Tibet, il faut d'abord dépasser l'imaginaire de « Tintin au Tibet ». En France comme partout dans le monde, je suis hostile à la confusion du religieux et du politique. Affaire de conviction, et d'expérience. Je songe à l'aveuglement de tant de Français qui ont adulé l'ayatollah Khomeiny, réfugié chez nous avant d'hériter d'une République islamique en Iran. Je songe à ceux qui estimaient qu'en Afghanistan tout valait mieux plutôt que les communistes, ce qui les a conduits à appuyer les talibans et à fabriquer Al-Qaïda. De plus, pour le dalaï-lama — lisez ce qu'il écrit —, le Tibet, ce n'est pas seulement l'actuel Tibet mais aussi les deux provinces voisines où la population chinoise est, de loin, la plus importante. Le dalaï-lama, dans un discours de 1987 qui figure toujours sur le site Tibet-infos.net, dit que les « colons chinois » de toutes les régions devront rentrer chez eux. Ainsi, ce sont plus de 100 millions de personnes qu'il faudrait, si on le suit, déplacer…

Pékin a annonce vendredi son intention de recevoir un représentant du dalai-lama…

C'est bien.Bertrand Delanoé vient d’élever le dalai-lama au rang de citoyen d’honneur de Paris… Le moment est particulièrement inadéquat. Vu de l'extérieur, Paris, c'est la France. Il faut donc agir à cette hauteur. Pas de naïveté. Ni d'hypocrisie.

Pourquoi ne parle-t-on pas de la question syndicale en Chine ? Ou de la peine de mort ?

Evidemment, parce que d'autres pays seraient impliqués. Non, on ne parle que du Tibet ... Et pourquoi ?
Les cercles néoconservateurs américains appuient les séparatistes tibétains. Ils ont armé leurs groupes en 1956-1957. Ils leur apportent aujourd'hui encore un appui massif.L'objectif, qui n'a pas changé, c'est d'affaiblirla Chine. Aujourd'hui, cela se fait ouvertement dans le cadre de la doctrine du choc des civilisations commune à Bush et Sarkozy.

Vous, donc, vous ne voulez pas l’affaiblir ?

Non. Dans notre monde, l'international sur-détermine tout. Il faut, sur ce terrain, avoir le sens de nos responsabilités. La République française a reconnu la Chine dans ses frontières actuelles. Elle a été, dans cette affaire,embarquée dans une opération d'ONG. La République n'est pas une organisation non gouvernementale. Depuis les tours de Notre-Dame, Robert Ménard, de Reporters sans frontières, a manipulé la politique étrangère de la France. Il convient d'être très méfiant…

Méfiant vis-a-vis de Robert Menard ?

RSF est une organisation alignée sur les combats du gouvernement des Etats-Unis d'Amérique. RSF s'intéresse aux violations de la liberté de la presse chez les ennemis des Etats-Unis.Rarement ailleurs.

Faut-il boycotter les JO ou, au moins,la ceremonie d’ouverture ?

Catégoriquement, non. Sinon, la preuve serait faite quon a, avec les JO, tendu un traquenard aux Chinois. La bonne manière de se comporter avec eux, ce sont les discussions multlatérales publiques.

« La Chine fait peur », titre le « Nouvel Observateur »…

Le péril jaune, vieux fantasme… Il est vrai que
les chiffres dépassent l'entendement. Il s'agit d'un ensemble humain qui représente la totalité de la population réunie de l'Europe et des deux Amérique ! A conditions politiques et économiques égales, la Chine sera, dans quinze ans, la première puissance économique mondiale. On ferait mieux d'y réfléchir sérieusement et pacifiquement plutôt que de se livrer à des gesticulations agressives. « Sarkozy a du cran… »

Qu’avez-vous pensé de Nicolas Sarkozy jeudi soir à la télévision ?

Il a du cran car, au plus creux de sa popularité, il maintient le cap de la révolution libérale en France. Et il veut même amplifier le mouvement. Voyez, par exemple, l'école : outre les 12 000 postes supprimés cette année, il y en aura 17 000 autres qui le seront dans le prochain budget. C'est une décision d'une violence inouïe. Je suis, par ailleurs, troublé : sur la situation des sans-papiers au travail, comment le président peut-il à quatre reprises confondre naturalisation et régularisation ? On l'interroge sur des titres de séjour, il répond : « On ne devient pas français n'importe comment. » C'est assez manipulateur.

Ségolène Royal vient de confirmer qu’elle se préparait à être candidate en 2012…

Je salue sa cohérence idéologique et son opniâtreté politique. Même si je suis en désaccord complet avec ce quelle propose.

Où en est le projet annonce du PS ?

Le PS est gravement atteint par la maladie de la présidentialisation. Maintenant, c'est campagne présidentielle permanente. Avec, à la clé, un cercle vicieux : une personnalisation croissante de la politique, qui aboutit à une dépolitisation des personnes. Or, la question qui nous est posée est de savoir si, face aux avatars de la mondialisation libérale, nous avons quelque chose à proposer ou si nous choisissons d'accompagner le mouvement. Moi, je réclame une alternative au système.

Concrètement, cela veut dire quoi ?

Je souhaite une refondation républicaine de la France et de l'Europe, avec une stratégie d'union des gauches sans exclusive. Il est vain d'espérer retrouver le pouvoir en tablant sur le dégoût du peuple de droite, qui préférerait s'abstenir. Il faut en finir avec les demi-mesures et l'eau tiède.

Cela passe par qui ?

Aujourd'hui, je ne sais pas. D'autant que la gauche du parti est dans un incroyable état de balkanisation, et presque d'anéantissement. Il est donc impératif, pour commencer, que nous réussissions là où nous avons jusqu'ici toujours échoué : nous regrouper. Sinon, il n'yaura plus daile gauche au PS, et il deviendrait un drôle d'oiseau, non ?

DIMANCHE 27 AVRIL

Propos recueillis
par Dominique de Montvalon

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15:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

1/2 Jean-Luc Mélenchon : "Tintin au Tibet", méa culpa...

Ma note précédente, concernant les Jeux Olympiques, le Tibet et la Chine, aura été un évènement pour moi, compte tenu du nombres des réactions qu’elle a provoquées.



Ce n’est sûrement pas la note la mieux écrite depuis que je tiens ce blog. J’ai rédigé un peu vite et la forme s’en ressent. Pas le fond, heureusement. Il est sans ambigüité. Bien sûr, je persiste et signe. Depuis, l’onde de choc des dégâts provoqués par les manifestations anti-chinoises à Paris se propage. Petit à petit nombreux sont ceux qui réalisent qu’ils ont été manipulés.
Dans cette note aujourd’hui je commence par parler de mon texte précédent et des réactions qu’il m’a permis de connaître. Puis je reviens sur les faits en cause. Et j’ajoute un mot plus général à propos de la Chine.

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26.04.2008

AGENDA Laurent Fabius du week-end

bd2ac5a66281be0fb4987381fc991316.jpgSamedi 26 avril, Le Parisien/Aujourd'hui en France publie une brève interview de Laurent Fabius sur la question du financement du "revenu de solidarité active" (RSA).

Dimanche 27 avril, Laurent Fabius sera l'invité de Laurence Ferrari à partir de 12h45 dans l'émission Dimanche+ diffusée sur Canal+.


Toute l'actualité de Laurent Fabius sur www.laurent-fabius.net

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09:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

U.E ► élargissement : Les Français interdits par Sarkozy de tout référendum les concernant au quotidien !




CHANGER LA CONSTITUTION ?


Dans le droit fil de la signature sans consultation préalable du peuple français "considéré dangereux et irresponsable" par le président Bling bling, et les cadres dirigeants du parti socialiste, relativement à la ratification du Traité de Lisbonne, Sarkozy persiste et signe :

L'instauration d'un référendum d'initiative populaire a par ailleurs été jugée "inutile" parce que cela "ne constituait pas un droit réel mais une simple faculté de saisir le Parlement d'un projet de texte", ajoute-t-on de même source. (lire ci-dessous la dépêche Reuters).

La suite reste au tout venant. Une énumération de gadgets dépassés sinon éculés; de fait rien qu'un catalogue "fumeux" de droits, pire de bonnes intentions, dont nous aurions du avoir déjà bénéficié depuis pas moins de plusieurs décennies ! Soyons modernes nécessairement...

Le PS peine à trouver "sa girouette idéale" pour nous indiquer tous les vents de la mondialisation bons ou mauvais qui turbulent au dessus de nos têtes. Cela réjouira peu-être Jack Lang, en mal de de maroquin, ( "Qu'est-ce que je dois dire ?"), membre de droit de la commission Balladur, chargée de plancher sur la réforme des institutions de la vème, poussiéreuse, asthmatique... bientôt tuberculeuse ?

L'Europe sociale, crédo socialiste "juré craché" en toute période électorale, mais éternelle arlésienne, saura-t'elle s'inviter fermement à l'heure de notre prochain Congrès ? Si telle est son souhait, d'ores et déjà, je lui souhaite bon appétit !

Lolo34.



Coup d'envoi de la réforme des institutions

Par Emmanuel Jarry Reuters - Le conseil des ministres a approuvé un projet de réforme de la Constitution française, qui prévoit notamment de limiter à deux le nombre de mandats consécutifs du président de la République.


Copyright © 2008 Reuters


Ce texte, qui sera débattu au Parlement à partir du 20 mai, prévoit également de fixer par une loi organique un nombre maximum de ministres.

Selon l'entourage de Nicolas Sarkozy, ces deux dispositions ont été ajoutées à la "demande expresse" du chef de l'Etat.

Le porte-parole du gouvernement, Luc Chatel, a estimé que le projet de révision était "la plus grande réforme de la Ve République depuis 1958".

"Le président de la République a indiqué que cette réforme était la traduction de ce qu'il avait appelé lors de la campagne présidentielle, à savoir une démocratie exemplaire", a-t-il rapporté lors du compte rendu du conseil des ministres.

Ce projet rééquilibre les institutions françaises "dans un sens favorable au Parlement" et "répond à toutes les critiques formulées par l'opposition contre les institutions depuis des années", fait valoir l'entourage de Nicolas Sarkozy.

Une façon de préparer le débat parlementaire. Seule, la majorité actuelle ne peut espérer faire passer la réforme. Lors du vote par l'Assemblée et le Sénat réunis en congrès, les trois-cinquièmes des suffrages exprimés sont requis.

Le texte adopté mercredi puise largement dans les propositions du comité qui avait été chargé de réfléchir à cette réforme sous la présidence de l'ancien Premier ministre Edouard Balladur.

Si la réforme est adoptée, le chef de l'Etat pourra s'adresser directement au Parlement, ce qui n'est pas possible aujourd'hui.

Le pouvoir de nomination du président et son recours à l'article 16 de la Constitution (pouvoirs d'exception en cas de crise) seront en revanche encadrés.

L'exercice du droit de grâce présidentiel est limité aux cas individuels après avis d'une commission.

STATU QUO POUR LE ROLE DE L'EXECUTIF

Parmi d'autres mesures, le texte met fin à la présidence du Conseil supérieur de la magistrature par le chef de l'Etat et accroît les prérogatives du Parlement, qui pourra s'opposer à la procédure d'urgence pour l'examen des textes législatifs.

Le recours à l'article 49-3 sur l'adoption sans débat de textes de loi sera limité aux lois de finances et de financement de la Sécurité sociale, ainsi qu'à un autre texte par session.

Le Parlement aura un droit de résolution sur tous les sujets, dont la politique européenne et internationale. Il sera informé immédiatement des opérations militaires extérieures et devra autoriser leur prolongation au bout de six mois.

Le texte crée un statut de l'opposition et prévoit une réforme du collège électoral sénatorial pour améliorer la représentativité du Sénat en tenant compte de l'évolution démographique des collectivités territoriales.

Les Français de l'étranger pourront pour leur part avoir des députés alors qu'ils ne sont jusqu'ici représentés qu'au Sénat.

Le texte crée enfin des droits nouveaux pour les citoyens, comme la possibilité de saisir le Conseil constitutionnel s'ils jugent l'application d'une loi contraire aux droits et libertés garantis par la Constitution.

Il ne touche en revanche pas aux modes de scrutin.

Conformément aux orientations transmises en novembre au Premier ministre, François Fillon, par Nicolas Sarkozy, les auteurs du texte ont aussi renoncé à modifier les articles 5 et 20 sur le rôle respectif des deux têtes du pouvoir exécutif.

Le comité Balladur avait proposé d'écrire dans l'article 5 que le chef de l'Etat "définit la politique de la Nation".

Il suggérait parallèlement de limiter dans l'article 20 le rôle du gouvernement à la conduite de cette politique.

Cette double "clarification" a été écartée parce qu'elle "posait plus de problèmes qu'elle n'en résolvait, en l'absence de basculement vers un système totalement présidentiel ou totalement parlementaire", explique l'Elysée.

Le projet de révision constitutionnelle ne reprend pas non plus la proposition d'interdiction du cumul des mandats, qui relève selon l'Elysée de la loi ordinaire, ni la création d'un "conseil du pluralisme" au contenu trop flou.

L'instauration d'un référendum d'initiative populaire a par ailleurs été jugée "inutile" parce que cela "ne constituait pas un droit réel mais une simple faculté de saisir le Parlement d'un projet de texte", ajoute-t-on de même source.

RAG 34. Les lolo's 34.

09:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

24.04.2008

François Hollande réclame clarté et équité à Sarkozy

PARIS (Reuters) - Nicolas Sarkozy doit donner jeudi, lors de son intervention télévisée, de la lisibilité à son projet politique auquel "plus personne ne comprend rien" un an après son élection, estime François Hollande.


Copyright © 2008 Reuters

Pour le premier secrétaire du Parti socialiste, le chef de l'État, auto-proclamé candidat du pouvoir d'achat pendant la campagne présidentielle, "pêche par-là où il a prêché".

Il lui faut aujourd'hui "clarifier et rendre plus juste" sa politique. "Je lui demande la clarté, la justice, l'équité et le sens de la solidarité", a-t-il souligné lors d'une conférence de presse devant l'Association de la presse étrangère.

"Si Nicolas Sarkozy veut se faire entendre, il faut qu'il dise où il veut aller. S'il veut se faire comprendre, il faut qu'il revienne sur les dispositions fiscales qui ont été votées pour les plus privilégiés", a-t-il insisté.

"En un an, il aura beaucoup parlé, beaucoup annoncé, beaucoup promis mais ce qui devait être le premier engagement du président, le pouvoir d'achat (...) n'a jamais été aussi détérioré par l'inflation et la stagnation des revenus", a souligné le chef du PS.

Depuis mai 2007, Nicolas Sarkozy "aura réussi à désorganiser sa majorité, à créer le doute, à créer (...) sa propre impopularité. Je ne m'en félicite pas (...) il n'est pas bon, il n'est pas sain qu'un an après l'élection présidentielle il y ait aujourd'hui autant de défiance", a ajouté François Hollande.

Le dirigeant socialiste a épinglé le "peu de professionnalisme" du chef de l'État.

"La succession de couacs, de contradictions, d'allers-retours, tout cela créé le sentiment que le président ne maîtrise pas la politique pour laquelle il a été choisi", a-t-il estimé.

Interrogé sur le style Sarkozy ou sa "présidentialité", le premier secrétaire du PS a jugé que seuls les résultats comptaient. "Savoir s'il est correctement habillé, s'il porte le bon costume m'est totalement indifférent", a-t-il dit.

"Si les Français avaient plus de pouvoir d'achat (et) moins de précarité, s'ils avaient plus de sécurité, ils n'auraient aucune gêne à voir M. Sarkozy en blue-jeans", a-t-il plaisanté.

Laure Bretton

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23.04.2008

Les murmures d'Eric DUPIN : Réalisme socialiste

Bourgeois, cessez donc de trembler comme des feuilles ! le PS renonce enfin officiellement à ses "espérances révolutionnaires". La presse bien-pensante s'en réjouit: les socialistes abandonnent leurs "vaches sacrées" idéologiques pour se mettre à jour. La nouvelle "déclaration de principes" du PS le définit clairement comme un "parti réformiste".

Ironie mise à part, ce texte corédigé par Alain Bergounioux, subtil historien et idéologue du parti, et Henri Weber, autre amateur d'exercices théoriques, n'est pas trop mal troussé au regard des lois du genre. On s'amusera même à repérer quelques signes révélateurs de la spécificité maintenue du socialisme français. La déclaration affirme que la "critique historique du capitalisme" demeure "d'actualité" et que le PS porte un "projet de transformation sociale radicale". La précédente déclaration de principes, rédigée en 1990, ne définissait le PS que comme un "parti de transformation sociale", situant son réformisme au service d'hypothétiques "espérances révolutionnaires". En passant de la référence à une "économie mixte" admettant "les règles du marché" à celle d'une "économie sociale et écologique de marché" régulée par la puissance publique, les socialistes ne sombrent guère dans une dangereuse dérive droitière. Tous les courants du parti ont d'ailleurs ratifié le nouveau texte.

L'essentiel reste pourtant à faire pour le PS. Sur le plan idéologique, il lui faudra d'abord préciser et creuser sa critique du capitalisme au-delà des facilités d'une dénonciation morale et d'une condamnation de ses défauts les plus criants. L'articulation entre pleine reconnaissance de l'économie de marché et contestation des logiques du capitalisme financier suppose un profond renouvellement d'analyses qui ne peuvent plus être adossées aux schémas marxistes.

Simultanément, les socialistes doivent donner de la chair aux valeurs qu'ils réaffirment aujourd'hui en arbitrant clairement en faveur de quelles politiques publiques ils se prononcent. Qu'il s'agisse de "développement durable" ou d'"Etat social", le PS est mis au défi de mettre des propositions concrètes derrière ses mots. C'est ce que l'on attend du débat qui s'ouvre en son sein.


Le blog de Eric DUPIN : http://ericdupin.blogs.com/

23:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Paul QUILES : Le syndrome du Titanic

L'autre soir, lors d'un débat télévisé, j'ai entendu une comparaison que j'ai trouvée extrêmement éclairante pour expliquer les réactions du monde développé à l'égard des crises qui secouent le monde et je voudrais la livrer à votre méditation.



Vous avez certainement été nombreux à voir le célèbre film "le Titanic", réalisé par James Cameron en 1997 et qui raconte le naufrage du géant des mers en avril 1912. On y voit, au moment où le Titanic heurte l'iceberg qui va le couler, les passagers les plus riches qui continuent à s'amuser sur le pont supérieur, mangeant, dansant, buvant. Le bateau est tellement bien conçu -il doit résister à toutes les tempêtes!- qu'ils ne ressentent qu'une petite vibration sur leurs verres lorsque le choc se produit.

Par contre, sur les ponts inférieurs, là où se trouvent les passagers les moins fortunés, on comprend vite ce qui se passe et ce qu'il va advenir du bateau et de ses occupants, riches et moins riches. Et là, loin de l'orgueil et de la cécité de ceux qui, confiants dans le progrès, croient à l'invulnérabilité de cette belle construction humaine, c'est la panique, parce qu'on sait que ce superbe bateau, invincible, insubmersible, va couler. La catastrophe n'est pas à venir, elle est là, mais tous ne la voient pas.....

Aujourd'hui, notre monde n'est-il pas confronté à pareille situation? Des crises, génératrices de graves dérèglements et de désordres dangereux se succèdent, s'accumulent et s'ajoutent. Crise financière, crise alimentaire, crise énergétique, crise environnementale, crise sanitaire.....La planète souffre, ou, plus exactement, ceux du Sud et les plus pauvres du Nord, qui mesurent chaque jour ce qui est en train de se passer, contrairement à ceux qui sont (ou qui se croient) à l'abri des crises. Comme pour le naufrage du Titanic, ceux- là ne comprennent pas et pourtant, ils seront eux aussi touchés par les conséquences de cette succession de drames mondiaux: flux migratoires incontrôlés, pollution, dérèglements climatiques, terrorisme, guerres, pandémies.....

Le modèle libéral vacille. Même les plus fervents zélateurs de ses prétendues vertus, aux Etats-Unis notamment, commencent à douter et à se demander s'il ne faudrait pas "plus d'Etat, plus de protection, plus d'intervention de la puissance publique et des instances internationales": autant de gros mots que l'on croyait remisés dans les cartons de l'archaïsme. Imaginez vous qu'on envisage de nationaliser des banques, pour éviter leur faillite! Certains osent même parler de "l'échec du marché"!

Devant cette évolution rapide et surprenante pour certains, la gauche ne peut pas en rester à des analyses mièvres, se contentant de proposer d'améliorer le système, de limiter la casse...faute de mieux, faute surtout d'imaginer une alternative globale. Si elle ne veut pas perdre sa spécificité, c'est à dire l'ambition et la volonté de changer durablement la société et de contribuer à la construction d'"un autre monde", la gauche a le devoir de penser et de parler autrement.

C'est pour aider à cette nécessaire réflexion que le club Gauche Avenir a préparé un document, "Fiers d'être de gauche", qui est le fruit d'un travail collectif. Nous en reparlerons dès sa publication.

Le blog de Paul Quilès

RAG 34. Les lolo's 34

23:30 Publié dans 001 Congrès PS 2008 , 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

17.04.2008

Laurent FABIUS "Mon rôle : aider à reconstruire la gauche et à proposer des solutions aux problèmes du pays"

Interview de Laurent Fabius parue dans Le Parisien.

Quel jugement portez-vous sur l’action du gouvernement ?

C’est le grand cafouillage. Après les zig-zags gouvernementaux sur la présence à la cérémonie d’inauguration des JO de Pékin, après Mme Kociusko-Morizet dénonçant « la lâcheté » de ses collègues, après le « candidat de la hausse du pouvoir d’achat » transformé en Président du tour de vis, voila l’embrouillamini sur la suppression de la carte familles nombreuses. M. Sarkozy exerce une omniprésidence mais une omniprésidence brouillonne et de courte vue. Avec une faute originelle, les 15 milliards d’euros du paquet fiscal - que j’appelle le « boulet fiscal ». Il y a un problème fondamental d’orientations initiales injustes et de compétence des dirigeants.

La rigueur ne s’imposerait-t-elle pas à n’importe quelle majorité ?

Le sérieux est une chose, la régression en est une autre ! Parmi les 166 propositions de la Révision générale des politiques publiques (RGPP), celles qui sont de bon sens sont d’ampleur limitée, d’autres sont absurdes comme la baisse des plafonds HLM alors que dans le secteur privé on ne trouve rien à des prix abordables ; ou encore la réduction aveuglément uniforme du nombre des fonctionnaires ; et au total, l’ensemble de ces mesures ne produira pas les résultats financiers escomptés.

Redoutez-vous une contre-offensive du gouvernement ?

Elle a commencé. Sa prochaine cible devrait être à la fois le social et les collectivités locales. Il essaiera d’alourdir les compétences des collectivités locales et d’assécher leurs ressources pour les accuser ensuite de tous les maux, d’autant plus que beaucoup sont dirigées par la gauche. Cette manoeuvre, nous ne devons pas l’accepter.

C’est aussi le sens des projets sur le Grand Paris ?

Pour l’instant, ces projets sont flous mais eux aussi probablement pas dénués d’arrières-pensées électorales. Je me rappelle ce que disait avec humour F. Mitterrand : « On peut tenter toutes les manipulations, on ne remplacera jamais le fait de ne pas avoir assez d’électeurs »...

Le prochain congrès du PS sera-t-il vraiment un congrès d’idées ?

Je l’espère, car il faudra trancher plusieurs sujets de fond. Doit-on, comme je le pense, maintenir la stratégie de rassemblement à gauche tout en l’élargissant, ou bien l’abandonner ? Comment adapter nos propositions en tenant compte du massif défi écologique, de la redistribution indispensable des richesses ou encore de l’allongement de la vie ? Les Français attendent de nous une solide critique du gouvernement mais surtout que nous montrions notre capacité à proposer et demain à gouverner. Le choix des nouveaux dirigeants socialistes se posera également. Ce serait une erreur de confondre l’échéance immédiate du Congrès avec l’échéance présidentielle de 2012.

Quel rôle entendez-vous jouer ?

Aider à reconstruire la gauche et à proposer des solutions aux problèmes du pays. Je ne suis pas candidat pour ce qui relève du superficiel et du bling-bling ; en revanche, si on veut une politique du sérieux et de la compétence, cela m’intéresse.

Y compris par rapport au PS ?

Je ne brigue rien et ne souhaite pas me mêler de la cuisine interne.

Vous ne signerez pas de motion ?

J’apporterai certainement des propositions. La réflexion engagée par le pôle des reconstructeurs me parait utile.

Vous ne perdez pas de vue 2012...

A condition, je le répète, que le besoin de compétence et de pondération soit vraiment ressenti. Actuellement, ce n’est pas la mode. Cela pourrait le redevenir.

Comment jugez-vous l’inflation de candidatures au poste de Premier secrétaire ?

Avec le sourire : je serais embarrassé tout de même qu’il y ait à la fin plus de candidats... que de militants !

Ségolène Royal a relancé sa méthode participative...

Ce que les Français attendent des socialistes, ce sont surtout des réponses convaincantes. Je souhaite que le PS se consacre à cela et pas à se regarder le nombril ni à se déchirer. Les Français ont besoin d’une gauche forte, imaginative et unie. C’est cela qui m’intéresse.

Propos recueillis par Philippe Martinat.

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18:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

06.04.2008

La croissance n'empêche pas la précarité ni le creusement des inégalités

Pierre Larrouturou, économiste, porte parole de l'Union pour l'Europe sociale, a répondu aux questions des internautes de Libération sur les mécanismes et les dangers du libéralisme économique.
LIBERATION.FR : vendredi 7 décembre 2007

Foreverchanges: on voit très bien à la lecture de votre dernier ouvrage (1) que l'explosion de l'endettement privé est la réponse temporaire à une crise des débouchés due à la baisse des salaires réels. Pensez-vous que Sarkozy poursuivra en conscience une telle stratégie de facilitation du crédit à la consommation sous toutes ses formes?
Pierre Larrouturou: je montre en effet comment dans tous les pays occidentaux, le chômage et la précarité explosent, ce qui "plombe" la négociation sur les salaires: "si tu n'es pas content, va voir ailleurs"… De ce fait, ce qui va aux salaires dans le PIB recule un peu chaque année. Même le FMI est obligé de l'admettre: la part des salaires dans le PIB a baissé de 10 ou 11% dans la plupart des pays occidentaux. Les bénéfices explosent au profit des 1 ou 2% les plus riches. Une étude de BNP/Paribas montre que, aux USA, seuls les 5% les plus riches ont vu leurs revenus réels augmenter depuis 6 ans. Les autres 95% stagnent ou reculent. Mais, les 5% les plus riches ne peuvent pas faire 15 repas par jour, un tel niveau d'inégalité, aurait du plomber la croissance. C'est uniquement en poussant les "classes moyennes" et les "pauvres" à s'endetter qu'on peut assurer un haut niveau de consommation. La dette totale (hors secteur) financier dépasse les 230% du PIB aux USA. Sarkozy veut faire la même chose en France. Il l'a dit clairement pendant la campagne (je le cite dans mon livre) mais les Français seront sans doute moins ouverts à cette fuite en avant que les Américains.

Paul: votre interview dans Libé a-t-elle provoqué des remous au sein du PS?
Depuis samedi, j'ai eu au contraire beaucoup d'encouragements venant de toutes les tendances du PS. Aucun commentaire à Solférino mais de plus en plus de militants ou d'élus me disent qu'ils partagent notre analyse sur la gravité de la crise, sur l'injustice de la politique de Sarkozy et sur l'urgence qu'il y a à remettre la gauche au travail. Le prochain "Grand forum de la rénovation" organisée par la direction du PS, consacré aux questions économiques, ne durera que 3 heures, et il ne tranchera rien. Ce n'est pas sérieux. Tous ceux qui veulent que le PS se mette vraiment au travail peuvent signer notre pétition. Que vous soyez au PS ou que vous n'y soyez pas, prenez une minute pour lire notre Appel, et signez-le si vous êtes d'accord.

Alf: la réforme Pécresse sur l'université permet de développer le financement de la Recherche par fond privé. On sait que ce seront les projets à court terme, aux applications immédiates, qui seront favorisés au détriment des projets à long terme. N'y a-t-il pas ici un problème quand on sait que la Recherche est l'un des moteurs de la croissance économique?
Le problème n'est pas seulement économique. Je montre dans mon livre qu'il faut relativiser le discours sur le lien entre Recherche et croissance. Le Japon est le pays qui consacre le plus à la Recherche, mais il est depuis 15 ans à la limite de la récession. Il y a plein de raisons non "économiques" d'investir dans la Recherche et, effectivement, ce gouvernement semble vouloir privilégier le court terme ou le rentable à coup sûr. Depuis quelques annnées, avec Alain Trautmann et quelques autres amis, nous plaidons pour la création d'un impôt européen sur les bénéfices qui permettraient de dégager des marges de manoeuvre financières importantes, pour financer la Recherche, (entre autres). Aujourd'hui, le taux d'impôt sur les bénéfices est de 40% aux USA contre 25% seulement en Europe (à cause du dumping qu'on observe depuis que l'Irlande est entrée dans l'Union). 15 points de différence entre le taux des USA et le taux européen… Aucun pays tout seul ne peut augmenter de 15 % son impôts sur les bénéfices mais rien ne nous empêche de créer un impôt européen pour taxer les bénéfices ou la spéculation monétaire.

Frank: notre façon de penser le monde et l'économie repose sur la croyance d'un "toujours plus". Or, on commence à percevoir l'impasse où nous mène ce raisonnement. Comment voyez-vous le processus qui nous permettra de passer de cette prise de conscience à l'action?
Cela fait 14 ans que j'essaye de montrer les limites de la croissance. Limites économiques (même aux USA, la croissance par tête a ralentie et on voit que la croissance n'empêche pas la précarité et le creusement des inégalités), limites anthropologiques (chacun de nous n'a qu'une vie et l'accumulation de biens matériels ne suffit pas au bonheur) et limites écologiques (faudra-t-il avoir complètement déréglé le climat pour que nos dirigeants mesurent la nécessité d'inventer un nouveau modèle? J'ai souvent l'impresssion que les citoyens sont plus en avance que les politiques dans la réflexion sur l'insuffisance de la croissance. Un des objectifs de l'Appel que nous venons de lancer pour que la gauche se mette vraiment au travail est justement de poser toutes ces questions sur la table et de prendre plusieurs mois, avec tous ceux qui voudront débattre, pour construire un nouveau modèle économique, écologique et social.
On a encore vu cette semaine les paradoxes de certains dirigeants du PS: on dit qu'il faut baissser la taxe sur l'essence mais dans 3 mois, on critiquera le gouvernement s'il n'y a pas une vraie Taxe carbone dans les conclusions du Grenelle de l'environnement. Ce n'est pas sérieux! Cela fait 20 ans que le PS n'a pas pris le temps de réfléchir en faisant le lien entre toutes les questions (salaires, chômage, retraites, énergie, Europe…) Il est vital pour l'avenir de notre société que la gauche se mette au boulot. Dans quelques mois, un grand nombre de Français vont comprendre que Sarkozy ne règle aucun problème et que sa politique va aggraver les inégalités (inégalités de revenus, inégalités dans l'accès aux soins…). Il est vital que la gauche dessine une vraie alternative.

Comaloga: on nous dit partout que l'on ne peut rien changer dans la marche du monde actuel et que le capitalisme néolibéral l'a emporté sur toutes les autres considérations. Par quoi la gauche devrait-elle commencer pour retrouve sa force?
Le néolibéralisme ne l'a emporté que parce que, dans bien des pays, les forces de gauche ne se sont pas données les moyens de construire une alternative. Sur le fond, le néolibéralisme nous amène dans le mur. La question des subprimes a permis de montrer la fragilité de la croisssance américaine (sans l'immigration et sans l'augmentation de la dette, les USA auraient une croissance plus faible que l'Europe).
La crise écologique est manifeste… Le besoin de nouvelles régulations est de plus en plus évident. Je ne crois pas du tout que le néolibéralisme ait gagné la partie de façon définitive. Dans mon livre, je fais 20 propositions pour sortir de la crise, aussi bien des outils pour changer nos échanges avec la Chine, qu'un Traité social européen qui empêcherait le dumping entre Etats membres. Je fais des propositions concrètes pour financer la Recherche, pour tripler le Plan Borloo en matière de logement, des propositions pour investir dans l'intellec dès les premières années de la vie. Des propositions pour sortir du chômage… Et je ne suis pas le seul, évidemment, à faire des porpositions.
C'est pour cela que je suis en colère contre l'équipe qui dirige le PS. On a laissé le pouvoir à Sarkozy parce qu'on avait un projet assez médiocre alors que jamais les élus locaux, les militants, les associations ou les universitaires n'ont apporté autant de matière pour construire une alternative au libéralisme. C'est comme les morceaux d'un puzzle qu'il faut rassembler, hiérarchiser. En quelques mois, si la gauche se met au travail, nous pourrions avoir un projet absolument génial.

Anaïs: nous savons que l'Union Européenne s'est construite essentiellement en se concentrant sur des aspects économiques, prônant bien souvent une libéralisation; selon vous comment l'Europe, notamment dans un souci de démocratisation, devrait-elle orienter ses politiques, et en particulier sa politique économique?
Anaïs, pendant longtemps l'Europe a été un espace de coopération et de régulation, et non de dérégulation. L'Union Charbon-Acier, crée par Schuman, était clairement une idée de régulation. Les quotas laitiers créés en 1984 étaient une forte régulation. Au début des années 1990, Jacques Delors demandait que l'on crée un impôt européen pour donner plus de ressources à l'Europe et que l'Europe puisse avoir des politiques keynésiennes. Ce n'est que depuis 10 ou 15 ans qu'un virage très libéral a été pris.
Il y a 4 ans, Bolkesteein proposait de supprimer l'impôt sur les bénéfices dans tous les Etats membres. C'était une idée délirante et personne à Bruxelles n'a demandé à Bolkestein de démissionner. C'est dire si les idées libérales ont avancé depuis 15 ans. En même temps, la gravité de la crise sociale commence à faire bouger les choses. Depuis 1999, avec quelques amis, nous militons pour la négociation d'un vrai traité social, avec des critères de convergence social, la reconnaissance des services publics… En 1999, on nous prenait pour des charlots. En 2003, nous avons eu le soutien de Jacques Delors, José Bové, Rocard, di Rupo, Gutteres, et Romano Prodi nous a reçu officiellement a Bruxelles. Cette année, pour les 50 ans du traité de Rome, aussi bien Romano Pordi que Angela Merkel ont dit qu'il fallait négocier un traité social. Hélas Sarkozy a voulu boucler (bacler) la négociation en quelques jours, mais la question reste sur la table. C'est un des 3 points qui sont dans notre pétition. Nous demandons que dès février 2008, le PS invite les socialistes et les "forces de progrès" des 27 états membres pour relancer l'idée d'un Traité social européen (et d'un impot européen sur les bénéfices).

Valère: vous dites que la mondialisation n'est pas responsable de la crise sociale et économique que traverse l'Europe. En même temps vous dites que la Chine devra payer des montants compensatoires à l'Europe. N'y-a-t-il pas une contradiction?
Pour le moment, la mondialisation n'est pas coupable: je montre dans mon livre que la balance commerciale de la France est excédentaire hors Europe (malgré le prix du pétrole et le dumping chinois) et la production industrielle réalisée sur le territoire national continue d'augmenter un peu chaque année. Donc nos 3 millions de chômeurs et nos millions de précaires ne s'expliquent pas par une hémorragie d'activité vers la Chine. Ceci étant, vu l'évolution des coûts salariaux en Chine (Cf. Libération de samedi dernier, ou Cf. courbe dans mon livre), si l'Europe ne fait rien, la situation va vite se dégrader. Voilà pourquoi je propose que l'Europe négocie avec la Chine un système de Montants compensatoires qui incite, aide et "oblige" la Chine à respecter d'ici 5 ans les règles du jeu sociales et environnementales qu'elle avait (officiellement) acceptées avant d'adhérer à l'OMC.

Marianne: vous maintenez que 4 jours de travail par semaine, seraient suffisants pour faire fonctionner l'économie, pourtant on voit où nous a mené les 35 heures?
On vit depuis 30 ans une vraie révolution. Grâce aux robots, aux ordinateurs, la productivité a été multipliée par 7. C'est colossal. Du coup, on produit plus avec moins de travail. Quoi qu'en dise Sarkozy, la question n'est pas "Pour ou contre la RTT"? mais plutôt Quelle RTT? Aux USA, il y a tellement de petits boulots que la durée moyenne du travail (sans compter les chômeurs) est tombée à 33,7 heures (voir courbe au début de mon livre). Aux Pays bas, le pays d'Europe où il y a le moins de chômage, le temps partiel est tellement développé que la durée moyenne est tombée en dessous de 30 heures. Au Japon, 32% des salariés sont à temps partiel. La question n'est pas "Pour ou contre la RTT" mais quelle RTT? RTT précarité, RTT imposée par le marché, avec des millions de précaires et, pour ceux qui ont un vrai boulot, un stress de plus en plus intenable? ou RTT bien négociée, un vrai emploi et un vrai salaire pour le plus grand nombre et une qualité de vie nouvelle.
400 entreprises sont déjà passées à 4 jours. A partir de ces 400 pionniers, on estime qu'un mouvement général vers les 4 jours (avec le financement que nous proposons) pourrait créer 1,6 millions d'emplois. Si on créait 1,6 millions d'emplois, si on divisait par 2 le chômage, la négociation sur les salaires serait sans doute plus équilibrée et la part des salaires dans le PIB remonterait un peu. Si l'UMP et le Medef sont tellement hostiles à la semaine de 4 jours, n'est-ce pas parce que c'est le moyen le plus puissant de rééquilibrer le partage salaires/bénéfices?

Paul: pourquoi le PS ne partage-t-il pas votre opinion: à savoir qu'il faut instaurer un rapport de force entre le travail et le capital?
Comment pouvez-vous dire que le PS ne partage pas cet avis? Sur cette question comme sur beaucoup d'autres, le PS n'a rien tranché depuis 20 ans. Mais je suis persuadé qu'un très grand nombre de militants et d'élus sont OK avec mon analyse. Je raconte dans mon livre comment Eric Besson, qui présidait la Commission économie, a tout fait pour qu'elle ne travaille pas. L'enjeu maintenant est de sortir de cette panne et d'entamer un vrai travail de reconstruction intellectuelle et politique. Si vous regarder la liste des premiers signataires de notre Appel, vous verrez qu'il y a des élus de tous les courants. J'ai bon espoir que nous parvenions à remettre le PS au travail. Sur les questions sociales, sur l'environnement, sur l'Europe… Sarkozy espère que 2008 sera une année noire pour la gauche. Il espère que la gauche va se diviser sur le minitraité européen en février, puis qu'on va se diviser en mai, pour l'anniversaire de mai 68, puis que le Congrès du PS sera un nouveau Congrès de Rennes… Nous, au contraire, nous voulons que 2008 soit une année de renaissance. Que toute la gauche travaille pendant quelques mois pour adopter un nouveau projet, à la hauteur des attentes. Et ensuite, il nous faudra faire des milliers de débats aux 4 coins du pays pour convaincre nos concitoyens qu'une nouvelle gauche est née, avec un nouveau projet.
Les idées de droite passsent bien à la télé: en 30 secondes, le "chacun doit travailler plus et les immigrés doivent repartir chez eux" ça passe très bien. La droite joue sur les peurs et ne fait jamais apppel ni à l'intelligence ni à la conscience des citoyens. Son message parle au cerveau reptilien. En 30 secondes, ça passe à la télé. Les idées de gauche sont plus complexes. il faut du temps pour les expliquer. Voilà pourquoi il ne faut pas que la gauche attende 2011 pour adopter son projet. Mettons nous au travail début 2008. On aura un nouveau projet en juin 2008 et ensuite on commence une grande campagne d'explication. Et en plus je dois conclure. S'il vous plait, ne restez pas spectateurs. Aidez nous à reveiller la direction du PS; Aidez nous à remettre la gauche au travail.

(1) Le livre noir du libéralisme, Pierre Larrouturou, aux Editions du Rocher, 18 euros.

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Nicolas Sarkozy confond réforme et régression de l’Etat

4 avril 2008
54cbde8bcaf1c9b0e005a19416ebdf47.jpgInvité de RTL, Laurent Fabius a dénoncé la démarche idéologique "ultralibérale" qui s’apprête à annoncer un train de mesures visant à faire des économies dans les dépenses publiques. "J’ai l’impression qu’on confond réforme de l’Etat, nécessaire, et régression de l’Etat qui serait mauvaise", a dit le socialiste. "Il écope en fermant partout les service de l’Etat. C’est extrêmement concret : cela veut dire des professeurs en moins, des infirmières en moins, des policiers en moins, plus de difficultés pour les collectivités locales et je pense que cela va se traduire par un tour de vis supplémentaire très durement vécu et probablement pas efficace", a ajouté l’ancien Premier ministre.
7a9194c616b56dbafcbc31da66e967c4.gif Ecouter l'entretien

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05.04.2008

Mélenchon: "un autre futur est possible" avec un "front de gauche" au PS

"Trait d'Union", sensibilité du PS animée par le sénateur Jean-Luc Mélenchon, a annoncé dimanche qu'elle "agira" pour "qu'un regroupement de toutes les gauches du PS devienne possible", dans la perspective du congrès des 7 et 9 novembre.

"Nous prendrons l'initiative du texte et des candidatures qui permettent à l'alternative de gauche de s'exprimer", lors du congrès, écrivent M. Mélenchon et ses amis dans une déclaration rendue publique à l'issue de la réunion de coordination des correspondants départementaux de la sensibilité "Trait d'Union".

"Nous le ferons avec autant d'autres que possible. Nous le ferons seuls si nécessaire, nous allons agir et nous rendre disponibles pour qu'un regroupement de toutes les gauches du Parti socialiste devienne possible", poursuivent-t-ils.

Ce sera "un regroupement sans exclusive ni a priori. Tourné vers les convergences pour l'avenir plutôt que vers les divergences du passé", ajoutent-ils.
Car "le congrès du Parti socialiste ne saurait se réduire à une compétition de personnes en vue de l'élection présidentielle et "il n'est pas vrai qu'il n'y a qu'une orientation possible et crédible à gauche", jugent-ils.

Déplorant que "la gauche du Parti socialiste (soit) muette et balkanisée", M. Mélenchon et ses amis l'appelle à "s'assumer".

"Elle doit porter dans le Parti socialiste le programme de gauche qui répond à l'urgence sociale et politique. Le sort réservé à cette gauche au PS sera un révélateur", expliquent-ils.

VIRY-CHATILLON (Essonne ), 30 mars 2008 (AFP)

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03.04.2008

Le congrés socialiste commence ... Montres molles ?

Par Jean-Luc MELENCHON
J’ ai passé le week-end à Viry Chatillon en Essonne, en réunion, non stop, pendant deux jours. Les trois quarts des participants affichaient les mines exténuées des lendemains de campagne. Les vainqueurs sont épuisés. Et les battus pire encore. Comme si l’échec était leur responsabilité personnelle! Mais leur situation est l’angle mort de la photo de famille. Il est vrai que lorsqu’est affichée une victoire éclatante dans cent villes de plus de dix mille habitants, on oublie de mentionner les trente qui ont été perdues. Et toutes celles qui n’ont pas été gagnées. Elles existent pourtant, sans explication ni reconnaissance dans le tableau! Et les raisons qui expliquent les victoires ici sont parfois moins éloignées de celles qui expliquent les défaites là. Dans le monde des gagneurs on oublie vite que ce n’est pas seulement la victoire qui justifie l’action mais les raisons qu’on a d’agir. Les battus remachent à proportion de la joie des vainqueurs.


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Les montres molles DALI


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01.04.2008

Le PS, les notables et le congrès

par Rémi Lefebvre

Le Parti socialiste vient de remporter une victoire historique aux élections municipales. Renforcé dans son implantation départementale et régionale depuis 2004, il consolide son maillage municipal et se trouve dans une situation paradoxale.

Alors qu'il a perdu il y a moins d'un an, pour la troisième fois consécutive, l'élection présidentielle, le PS n'a jamais été aussi puissant sur le plan local. Les notables socialistes se sont repliés sur leurs bastions. Et même l'ex-"rénovateur" Arnaud Montebourg a cédé aux charmes conservateurs de l'institution départementale qu'il vouait aux gémonies il y a encore quelques mois...

La part des élus dans le nombre total des adhérents s'en trouve accrue, renforcée encore par la véritable hémorragie militante que connaît l'organisation depuis plusieurs mois. Le PS se rétracte ainsi de plus en plus sur ses réseaux d'élus, alors que se décomposent ses liens avec le monde du travail, les catégories populaires, les enseignants, les intellectuels, les associations... Machine électorale de plus en plus professionnalisée, il vit en état d'apesanteur sociale.

Ce renforcement local peut-il constituer une ressource et un levier dans le processus de "refondation" que le PS veut engager dans les mois qui viennent ? Rien n'est moins sûr. Il est au contraire fort probable qu'il constitue un handicap pour des raisons qui tiennent à la structuration de l'organisation.

Les élus en place mesurent bien qu'une hypothétique victoire socialiste à la prochaine élection présidentielle aurait mécaniquement, par la logique devenue implacable des "élections intermédiaires", des effets négatifs sur leur ancrage local. Ils se désolidarisent ainsi du devenir national de leur organisation et cultivent leurs fiefs sans prendre en compte l'intérêt général du parti.

Privé de leadership, sans ligne idéologique claire, dominé par la seule logique de l'électoralisme, le PS est de plus en plus dominé par ses notables comme aux heures les plus sombres de la SFIO. Si le PS a cherché à conférer aux dernières élections municipales une dimension nationale, il a laissé une grande autonomie au local dans la définition des stratégies et le périmètre des alliances légitimes. Aucune règle nationale n'a véritablement prévalu dans la constitution des alliances locales.

L'alliance avec le MoDem a pu être conclue dès le premier tour en fonction de "contextes locaux". La stratégie d'union de la gauche décidée dans les années 1970 a ainsi été mise en cause pour quelques positions locales. Un certain parfum de IVe République a plané sur ces élections.

"SOCIALISME MUNICIPAL"

Le pouvoir local, mais pour quoi faire ? Les bases locales constituaient pour le PS des années 1970 de véritables médiations politisant la société, alors même que les marges de manoeuvre des collectivités locales étaient limitées. Depuis, la décentralisation n'a pas empêché la dépolitisation de s'imposer au niveau local. Les élus socialistes ont renoncé à faire des pouvoirs locaux des outils de transformation sociale ou de lutte contre les inégalités. Les régions arrachées à la droite en 2004 devaient constituer des "vitrines" du socialisme. Il n'en fut rien. Que sont devenus par exemple les "emplois tremplins" ?

L'apolitisme tient souvent lieu de projet dans le discours d'élus qui cherchent avant tout à conforter leur implantation et répugnent à tout marquage partisan de leur action. Ils ne cherchent pas à développer les sections locales parce qu'ils préfèrent consolider leurs réseaux personnels et parce que l'afflux de nouveaux adhérents peut remettre en cause les équilibres établis (et comme il n'y a plus beaucoup de villes à conquérir, à quoi bon...). La vieille notion de "socialisme municipal" a été exhumée pendant la campagne mais ses contours idéologiques apparaissent très flous.

Le PS a produit à l'occasion du scrutin un des programmes municipaux les plus courts de son histoire. Comme après chaque victoire locale, la direction du parti cherche à mieux coordonner l'action des élus. L'idée d'un "conseil des territoires" a ainsi été lancée. Mais il se heurtera à l'autonomie locale à laquelle les élus sont farouchement attachés et, au mieux, il permettra de négocier collectivement le désengagement de l'Etat.

Nul doute que le pouvoir des élus se manifestera dans la préparation du prochain congrès. Les élus "tiennent" dans une large mesure leurs sections et des adhérents qui dépendent de plus en plus des collectivités locales sur le plan professionnel. Les rapports de force du prochain congrès se construiront ainsi autour du ralliement des grands élus et des fédérations à tel ou tel camp en présence. Quel postulant aux plus hautes responsabilités du parti osera-t-il mettre en cause le pouvoir d'élus dont dépend la conquête du parti ?

28.03.08

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Rémi Lefebvre est professeur de sciences politiques à l'université de Reims.


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08:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

26.03.2008

Le PS quasi unanime pour ne pas anticiper le congrès

Par Thierry MASURE et Elahe MEREL AFP

PARIS (AFP) -
Le Conseil national du PS a ratifié mardi soir, dans un climat studieux et sans passion, les prochaines étapes de sa rénovation, qui culmineront avec un congrès du 7 au 9 novembre, sans accélérer les échéances pour permettre un débat de fond sur les orientations du parti.

Dix jours après la large victoire de la gauche et du PS aux élections locales, tous les responsables ont insisté sur l'importance du "vivre ensemble" des socialistes, gommant ou relativisant leurs divergences pour privilégier une image d'unité et de sérieux.

Symbole de cet état d'esprit, une photo de famille a réuni à l'ouverture des travaux les maires et présidents de conseils généraux, élus ou réélus. Se côtoyaient Bertrand Delanoë (Paris), Martine Aubry (Lille), Pierre Cohen (Toulouse) et Valérie Fourneyron (Rouen), François Hollande (département de la Corrèze).

Mais l'atmosphère était loin d'être joyeuse. "Ca ne ressemblait pas à un Conseil national de victoire. On sait que ce qui nous attend, c'est très lourd", affirmait dans les couloirs un responsable de la gauche du parti dans une allusion à la bataille du congrès.

Un consensus général s'est dégagé sur le calendrier proposé par le premier secrétaire François Hollande. Seuls les amis de Jean-Luc Mélenchon (aile gauche du parti) se sont abstenus (onze voix). Il y a eu une voix contre, le député du Nord Marc Dolez.

Assise discrètement avec les socialistes des Deux-Sèvres, Ségolène Royal avait souhaité à plusieurs reprises ces derniers mois que "l'on ne tarde pas trop" à tenir le congrès. Mais ses partisans se sont refusés à "faire des questions de procédure un casus belli". La présidente du Poitou-Charentes n'a pas pris la parole à la tribune, à l'inverse de nombreux ténors.

Pour le numéro un du PS, il ne s'agit pas, à travers ce calendrier, "de gagner du temps" mais de "poursuivre notre rénovation". Mais, a-t-il prévenu, ce processus ne peut être un succès que si la phase menant au congrès est "une phase de travail collectif".

A l'image de l'ensemble, Bertrand Delanoë s'est voulu assez consensuel. Pour le congrès, sans doute "serons-nous conduits à nous différencier" mais "se différencier n'est pas se diviser".

Le maire de Paris a toutefois marqué sa différence avec Mme Royal sur les alliances avec le MoDem, que celle-ci avait souhaité voir conclues "partout" pour les municipales. "Si le centre est à la fois à droite et à gauche, envisager quelque perspective avec lui reviendrait à nous mentir d'abord à nous-mêmes", a-t-il dit, très applaudi à ce moment-là, à propos des alliances à Paris.

La plupart des interventions ont marqué leurs réticences à cet attelage avec le centre.

De son côté, Martine Aubry a réclamé "la recherche permanente de la clarté". "Nous ne devons pas occulter les questions de fond sous prétexte de maintenir l'unité", a-t-elle dit.

La sobriété a été le mot d'ordre de cette réunion: pas d'applaudissements frénétiques comme on en a parfois connus, pas de sifflets non plus, mais des discours écoutés avec une grande attention, silencieusement.

"Personne ne veut prendre la responsabilité d'ouvrir les hostilités. Celui qui tire le premier est mort", expliquait un membre du CN. "Tant que les taureaux ne sont pas lâchés, la corrida n'a pas commencé", résumait dans les coulisses le fabiusien Philippe Martin.

Selon plusieurs responsables, l'issue du congrès est plus incertaine que jamais. Aujourd'hui, "personne n'est majoritaire à lui tout seul", notaient séparément, dans les couloirs, Arnaud Montebourg et André Vallini.

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11:33 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

25.03.2008

Laurent FABIUS : "Pour la proposition et l’action sur le fond, je jouerai tout mon rôle"

857c884d3a194dc593636cd1625b6228.png20 mars 2008
fb069478fc4a8b5f816a4fa11343b759.jpgLaurent Fabius affirme, dans un entretien publié, jeudi 20 mars, dans le quotidien Paris-Normandie, que le Parti socialiste doit "préparer un projet différent de celui de notre candidate puisque celui-ci a été rejeté." Laurent Fabius estime aussi que "le PS doit mettre au clair sa stratégie".

"Est-ce qu’il confirme la stratégie du rassemblement de la gauche en l’élargissant, ou bien est-ce qu’il lui en substitue une autre ? Mon choix est clairement en faveur d’une stratégie de rassemblement de la gauche, rassemblement qui peut certes s’élargir à d’autres mais qui ne doit pas être remplacé par d’autres."

Le député de Seine-Maritime estime aussi que "l’organisation même du PS doit évoluer pour faire émerger de nouvelles pratiques et de nouveaux responsables". Sa première tâche, juge M. Fabius, est d’"exercer sa tâche d’opposant et de proposant". Disant craindre "que le gouvernement ne donne un tour de vis supplémentaire", il affirme que les socialistes devront "s’y opposer fermement, mais encore avancer des contre-propositions, notamment sur le pouvoir d’achat, l’emploi, les petites et moyennes entreprises, l’assurance maladie, les retraites". "Pour la proposition et l’action sur le fond, je jouerai tout mon rôle", déclare encore le député PS.

De plus, Laurent Fabius, juge "essentiel" que les banques centrales "assurent la solvabilité" du système financier international, qui traverse une grave crise. Selon l’ancien premier ministre, "il est essentiel que les banques centrales redonnent de la visibilité en assurant la solvabilité en dernier ressort, que soient revues les définitions des normes des grands organismes de crédit, que l’Europe propose des projets industriels, scientifiques, écologiques novateurs".

Laurent Fabius se dit, à nouveau, "critique, aussi, par rapport aux choix de la Banque centrale européenne". Soulignant que, "en cas d’approfondissement de la crise, c’est la population la plus modeste qui trinque d’abord", le député de Seine-Maritime estime que "tout milite pour une régulation plus forte du système mondial". "Je plaide pour une économie sociale et écologique de marché, pas pour une jungle financière", lance-t-il.

LIRE le texte intégral

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12:03 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

22.03.2008

Jean-Luc MELENCHON : Un parti de droite avec lequel la gauche n’a rien à gagner

Je sais bien que l’essentiel, à cette heure, c’est l’extension de la crise financière. Peut-être est-ce le tournant de notre temps. Qu’est ce qui va arrêter ça? Pas le stupide aveuglement des libéraux de tous poils qui continuent à ânonner leur archaïque catéchisme de recettes dépassées. Et surement pas non plus nos gouvernants de droite qui prétendent retenir comme leçon du vote de dimanche qu’il leur serait demandé d’en faire davantage encore côté déréglementation.

Les fous ! Mais nous avons plutôt le nez sur l’évènement électoral qui nous semble plus proche politiquement. C’est bien naturel de consacrer du temps à le comprendre. Je n’ai pas l’intention d’ajouter à la masse des commentaires disponibles à propos des élections municipales et cantonales. Mais je veux insister sur l’idée que l’analyse des résultats est un enjeu. Savoir ce qui se passe. Sinon ce sera le royaume des bavardages. Je note que le repère des élections cantonales est toujours aussi peu évoqué. Pourtant il est absolument clair. Peut-être est ce pour cela, non ? Gauche : 51% droite : 44 %. Un point c’est tout. Et je veux revenir sur le Modem, cette baudruche de confort pour animer la conversation des soirées éléctorales. Au premier tour on avait déjà vu l’absence d’effet positif des cas d’alliance du PS avec le Modem. L’échec de cette stratégie est encore plus manifeste au second.

Le Modem est inutile là où la gauche est sortante

Là où la gauche était sortante, comme à Grenoble ou Montpellier, l’alliance du PS avec le Modem n’a produit aucune dynamique. Allié au Modem, le PS fait même moins bien dans ces deux villes qu’en 2001. Démonstration supplémentaire: à cette époque au second tour l’alliance s’était faite avec les Verts et une partie de la gauche radicale ! A Grenoble, la liste PS régresse de 51 % en 2001 à 48 % en 2008 et à Montpellier de 56,3 % à 51,88 %. Dans ces deux villes « laboratoires » de l’alliance socialiste avec le Modem, la colère d’un grand nombre d’électeurs de gauche a renforcé nettement le vote pour les listes de gauche alternativeslorsqu’elles se maintenaient au second tour. A Montpellier le tandem Verts-LCR dépasse ainsi les 18 %. A Grenoble, les Verts alliés aux alternatifs et à la gauche citoyenne s’envolent à 22,5 %. A Lille, autre ville de gauche sortante, le seul effet réel de l’alliance surprise du PS avec le Modem entre les deux tours semble être d’avoir poussé un nombre croissant d’électeurs dans l’abstention. Elle atteint son record historique dans cette ville ancrée à gauche.

Le Modem n’apporte rien à la gauche face à la droite

A Marseille, Perpignan, Melun ou Briançon, l’alliance du PS avec le Modem entre les deux tours n’a donné aucune dynamique à la gauche contre la droite sortante. Ainsi à Marseille, en dépit d’une énorme énergie de campagne socialiste, la gauche ne perce que dans le 1er secteur, là où le vote LCR était fort. Ce vote a fourni l’appoint décisif pour la victoire. Mais, à l’inverse, la gauche échoue dans le 3ème secteur de Marseille où la réserve de voix du Modem était pourtant potentiellement bien plus forte.
Autre constat. Les listes PS-Modem obtiennent souvent au second tour des scores plus faibles que l’addition de leurs scores du premier tour. Exemple. A Melun. La liste PS-Modem termine à 48 %. L’addition des scores de premier tour donnait 52 % ! A Briançon le total PS-Modem se tasse de 49 % à 48 % entre les deux tours. L’alliance du PS avec le Modem ne crée donc aucune dynamique pour la gauche. Le brouillage politique qui en résulte peut même parfois plomber complètement le PS. On l’a déjà signalé au 1er tour à Ales où l’alliance du PS avec le Modem a reporté les électeurs de gauche vers le PCF. Tant mieux. Le même phénomène s’est produit au second tour à Brignolles dans le Var où le PCF parvient à l’emporter face à l’UMP sortante en captant tout l’électorat socialiste désemparé par le tandem PS-Modem qui s’écroule à 10 %.
Certes, on trouve de très rares exceptions à ce naufrage général des alliances PS-Modem. Mais il faut alors les regarder de près. C’est le cas à Asnières et Brive la Gaillarde. Mais dans ces deux cas, le PS l’a emporté en fusionnant non seulement avec le Modem mais aussi avec des dissidents de droite, ex-RPR et UMP. Ces cas sont tellement isolés, fantaisistes et peu exemplaires qu’ils n’ont aucune signification généralisable.

Là où le Modem gagne, c’est contre la gauche

Le Modem ne conserve ou gagne des villes que contre la gauche. Alliés à la droite, ses listes prennent Mont de Marsan et Saint Brieuc au PS. De même il conserve Arras, Biarritz, Epinay sur Seine et Talence en alliance avec la droite et contre la gauche.

Là où la gauche gagne, c’est contre le Modem ou sans lui

Déjà au 1er tour, la quasi-totalité des villes prises par la gauche à la droite l’avaient été sans le Modem et souvent contre lui : Alençon, Rodez, Laval, Rouen et ainsi de suite. Même phénomène au second tour. A Toulouse, Périgueux, Colombes, Vandoeuvre les Nancy, Niort ou Noisy le Sec, la gauche l’emporte contre des listes de droite fusionnées avec le Modem ou soutenues par lui. A Saint Etienne et à Pau, la gauche l’emporte face au Modem et à l’UMP qui s’étaient maintenus séparément en triangulaire.La gauche gagne aussi sans le Modem à Amiens, Strasbourg, Caen, Evreux où le parti de Bayrou n’avait donné aucune consigne de vote.

En conclusion

Bien sur, l’analyse d’un aspect du résultat ne contient pas l’étude de toutes ses significations. Mais les faits réels à ce sujet doivent être pris au sérieux. Nous avons trop été gavés de commentaires absurdes sur le « réalisme électoral » qui exigerait cette alliance. Puis sur le mythe du Modem « arbitre » du deuxième tour. Pour la gauche, le deuxième tour s’est joué sur la qualité des alliances et des reports de voix à gauche. Pour le reste, dans tous les cas de figure, le Modem apparait donc dans ces élections municipales sous sa vraie réalité politique : un parti de droite avec lequel la gauche n’a rien à gagner

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04.03.2008

En-quête de GAUCHES : ESPAGNE-ALLEMAGNE-ITALIE-FRANCE

par Jean-Paul DAMAGGIO

Depuis quelques années, le monde politique de gauche cherche à échapper au jeu de l’alternance entre centre-droit et centre-gauche en créant ce que j’appelle « l’autre gauche ». On devine un corpus d’idées assez semblable avec pourtant des configurations très différentes. « La Gauche », style Allemagne marque des points en ce moment. Il serait grave d’oublier le poids du mode de scrutin dans sa constitution. Passer la barre des 5% pour exister dans un système proportionnel, et la répartition géographique des deux partis, imposèrent l’unité qui donna Die Linke. Ces considérations font que la France ne peut rêver d’un même phénomène : une union Buffet-Melenchon permet de retrouver une base politique presque commune mais il est difficile d’abandonner les vieilles maisons.

En Espagne « La Gauche Unie » traîne avec elle une expérience beaucoup plus longue et plus tourmentée (je ne sous-estime pas les durs débats internes à Die Linke). Une union du parti communiste (PCE) avec d’autres courants de gauche s’est constituée après la décision du PSOE d’appeler à voter OUI à l’entrée de l’Espagne dans l’OTAN au début des années 80. Les tensions internes ont souvent été improductives. Dans l’actuelle campagne électorale (vote le 9 mars), la Gauche unie (Izquierda Unida) ne peut rien espérer de neuf. Le PSOE garde un grand capital de confiance et l’élément le plus applaudi des meetings de Gaspar Llamazares, le dirigeant actuel d’IU, c’est quand il revendique de pouvoir entrer au gouvernement dans le cas d’une victoire de la gauche. J’étais à Barcelone au moment du grand débat télévisé entre Zapatero et Rajoy, un débat qui fit crier au scandale Izquierda Unida (ce type de débat n’avait pas eu lieu depuis quatorze ans). Llamazares déclara : « Ce débat c’est la privatisation de la démocratie. Deux oligopoles se partagent le marché électoral »

Pour cette gauche européenne en quête de valeurs authentiquement progressistes, le point crucial reste celui des accords entre elle et la branche centre-gauche. En Italie, les élections anticipées du 13 avril n’ont pas laissé grand temps à la Gauche arc-en-ciel pour s’organiser. Cette fois, l’alliance entre le centre-gauche organisé à présent autour de Walter Veltroni du Parti démocrate, et le Parti de la refondation communiste (PRC) ne peut plus se faire comme ces deux dernières années. Même si, cette fois, la chute du gouvernement centre-gauche n’est pas venue d’un vote de l’autre gauche, le Parti démocrate, comme le SPD allemand n’accepte d’alliance que sur la base de sa politique. La Gauche arc-en-ciel, avec le PRC en épine dorsale, tangue et le débat dans le quotidien il Manifesto fait rage. Nous y retrouvons le débat de partout : cette autre gauche peut-elle unir vraiment les courants qui la traversent en créant une force politique nouvelle ? Faut-il en rester à une fédération d’états-majors distribuant les places électives au pro-rata des forces en présence ?

En France, des dirigeants du PCF pensent déjà aux prochaines élections : les Européennes de 2009. L’autre gauche peut-elle rêver, à partir de listes composées éventuellement d’une tranche Mélenchon, d’une tranche Buffet et d’une tranche Picquet de la LCR ? Les combinaisons électorales ne peuvent engendrer une force politique, l’expérience passée le prouve. Seule une force politique peut susciter un élan mais notre système électoral empêche Mélenchon d’avoir le courage d’Oskar Lafontaine, quant à Christian Picquet il joue depuis vingt ans le même jeu : une LCR ouverte pour ramener des forces... à la LCR. En créant le Nouveau Parti Anti-capitaliste, la LCR peut-elle assurer la naissance de ce courant qui se cherche ?

Partout en Europe, un retour aux réalités s’impose de toute urgence. Quelles réalités ? La première s’appelle l’échec de l’émergence du courant écologiste avec les années 80. En Italie, les Verts ont accepté d’être présents dans la Gauche arc-en ciel (Sinistra arcobaleno), comme ils sont souvent avec la Gauche unie espagnole. En France leur force de proposition s’est éteinte, et en Allemagne, après avoir joué un rôle central, malgré des scores encore significatifs (au-dessus de 5%) ils restent sur la marge. Or, les questions écologiques prennent de plus en plus de place ! Il s’agit d’ailleurs d’un axe constitutif de l’autre gauche en gestation. Autre réalité : les regards se sont tournés vers des courants citoyens se présentant comme une alternative aux vieux partis mais ils n’ont pas fait mieux que les courants traditionnellement à gauche malgré la dérive de ces derniers. En Italie ils peuvent rassembler des milliers de personnes dans la rue mais au moment du vote, tout rentre dans l’ordre comme si le système nord-américains avait été déjà intégré : des courants radicaux vivants dans la société et absents dans la vie politique.

Sur le plan économique, le retour aux réalités ce n’est pas se focaliser sur la crise du système mais reconnaître l’échec des précédentes formes alternatives : le keynésianisme, le courant coopératif, l’économie dirigée ou seulement planifiée. Dans le nouveau contexte sociologique, institutionnel, démocratique, l’autre gauche doit fixer des repères solides (le comportement par rapport aux médias, au PS etc.) et construire la nécessaire unité pour atteindre la visibilité indispensable. L’appel unitaire à naître après les municipales a besoin d’inclure ces points pour cesser de tourner autour d’éternelles hypocrisies (celle des unitaires... autour de leur drapeau)

dimanche 2 mars 2008, Jean-Paul DAMAGGIO

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18.02.2008

RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Paul Quilès: "Il faut dépasser le repli sur soi"

Maire de Cordes-sur-Ciel et animateur du club Gauche Avenir, Paul Quilès milite pour la création d'un grand parti de Gauche sur le modèle de l'UMP. Au côté de Marie-Noëlle Lienemann, l'ancien ministre socialiste entend relever une gauche 'groggy' depuis l'élection de Nicolas Sarkozy.
Interview de Paul Quilès sur l'Express.fr : Paul Quilès: "Il faut dépasser le repli sur soi"
Propos recueillis par Marcelo Wesfreid

Pourquoi organiser une pétition appelant à la création d’un parti de toute la gauche?
Aucun parti à gauche ne peut assumer seul sa mutation. Il faut sortir de la crise par le haut, dépasser le repli sur soi, les détestations entre personnes. L’unité a toujours été notre talisman.

Beaucoup de vos camarades du PS plaident pour des primaires de toute la gauche, comme en Italie, afin de choisir le candidat à la présidentielle. Qu’en pensez-vous?
C’est une fausse bonne idée, qui entérine les divisions existantes. Et n’aborde pas les débats de fond. Cette formule n’est pas, en outre, adaptée à notre système institutionnel. La Ve République, qu’on l’aime ou non, est aujourd’hui une réalité. Il faut faire avec et s’organiser dans le cadre d’un grand parti. Comme l’a fait la droite.

D’autres préconisent de muer le PS en une sorte de parti démocrate à l’américaine?
Créer un parti de supporteurs n’est pas une issue. J’entends aussi des camarades se tourner vers l’exemple allemand - lui aussi en vogue. Et prôner la naissance de deux formations à gauche: un parti à gauche de la gauche - l’équivalent du Linke - et un autre rassemblant les sociaux-démocrates. Dans cette configuration, le PS serait obligé, vu le mode de scrutin français qui n’a rien à voir avec celui de nos voisins, d’essayer de trouver une majorité avec le centre. Pour la droite, c’est du pain béni.

Associerez-vous l’extrême gauche à votre à votre projet?
Non. Cette sensibilité se nourrit des insuffisances de la gauche. Les électeurs se tournent vers l’extrême-gauche quand nous ne faisons pas convenablement notre travail.

Le blog de Paul Quilès

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12:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Tony Blair, miroir des renoncements socialistes

par Philippe Marlière, Maître de conférences en science politique à l’université de Londres


Cela a commencé par une tribune publiée par Jean-Pierre Raffarin : "Tony Blair-UMP, même combat" (Le Monde, 11 janvier). Le lendemain, l’ex-premier ministre britannique a été reçu par Nicolas Sarkozy au Conseil National de l’UMP. Après avoir apporté n soutien appuyé à son hôte, le néotravailliste a confié avec ironie que s’il était Français, il serait "probablement au gouvernement" de François Fillon. Cette empathie mutuelle a choqué des dirigeants socialistes. Le jour même, Pierre Moscovici a fait part au Monde de son "incompréhension" de voir un "homme de gauche" faire un "geste inamical" à l’égard du PS. Il a estimé que l’entente blairo-sarkozyste n’avait "aucun sens" et que M. Blair s’était "ridiculisé" en apportant une "caution de gauche" au président français. Il a prédit que l’invitation sarkozyste allait "mettre les électeurs de gauche en colère", car Nicolas Sarkozy commence sérieusement à "se moquer d’eux ".

Un tel point de vue est probablement majoritaire au sein de la direction du PS. L’entente politique entre MM. Blair et Sarkozy est pourtant aussi réelle que publique. A l’occasion de la campagne présidentielle, Tony Blair avait indiqué sa préférence pour M. Sarkozy. Avant son départ de Downing Street, il avait noué des liens étroits avec son homologue de l’Elysée. Ce rapprochement s’était inscrit dans le fil d’alliances antérieures sur sa droite : MM. Barroso, Aznar et Berlusconi, pour poursuivre l’ambition d’une Europe néolibérale et atlantiste, et M. Bush, pour l’aventure irakienne. Tony Blair et Nicolas Sarkozy s’apprécient : ils se sont retrouvés avec leurs compagnes en Egypte pendant les vacances de Noël. C’est à cette occasion que l’invitation parisienne fut lancée.

Tony Blair est un homme politique aux idées et aux instincts politiques de droite. Son parcours politique et ses déclarations l’attestent. Il est devenu le dirigeant du Parti travailliste dans des conditions exceptionnelles : dans l’après-thatchérisme qui a néolibéralisé la Grande-Bretagne plus que tout autre pays européen, sans aucune opposition sur sa gauche et dans un paysage syndical défait. Le désarroi des travaillistes était tellement profond qu’ils ont, en connaissance de cause, élu un leader conservateur, censé leur assurer le retour au pouvoir. On ne peut sur ce point accabler Tony Blair. Il avait promis à son parti de gouverner à droite, il a tenu promesse. Entre 1997 et 2007, les inégalités se sont nettement creusées (seuls les riches ont profité de la croissance économique), les privatisations ont continué (euphémisées sous le vocable de "partenariats privés-publics"), les services publics restent à la traîne en Europe en dépit d’investissements massifs. Sur le plan européen, Blair s’est opposé avec succès à toute intégration politique et sociale (il a obtenu que la Charte des droits fondamentaux ne s’applique pas à la Grande-Bretagne). Et puis, il y a eu l’Irak. Beau bilan pour une "homme de gauche" !

Accuser par conséquent M. Blair de se "ridiculiser" en apparaissant aux cotés de M. Sarkozy et pour ce dernier "de se moquer" du peuple de gauche ne fait, pour le coup, "aucun sens". Les deux hommes se ressemblent : ils tendent à sur-médiatiser leurs faits et gestes, personnalisent à outrance le pouvoir, ont les mêmes réflexes autoritaires, éprouvent la même fascination pour la jet set et les milliardaires et cultivent une identique américanophilie.

Pourquoi le PS est-t-il embarrassé par ce qui aurait dû constituer un non-événement ? Parce que sous la conduite de Lionel Jospin et de François Hollande, les socialistes ont officiellement rejeté le révisionnisme blairiste au nom du maintien d’un cap "à gauche". Pourtant, en pratique, le PS s’est de plus en plus inspiré du New Labour. Des renoncements politiques fondamentaux (rôle de l’Etat, Europe, mondialisation) ont été masqués par un parler social-démocrate orthodoxe. Mais en privé, les "succès" de Tony Blair ont fasciné des dirigeants qui se sont finalement résignés à singer le néolibéralisme décomplexé de Tony Blair. Avec le départ de Jospin, un homme au profil de gauche crédible, les digues ont cédé. Les slogans et la novlangue blairistes ont fait leur apparition lors de la campagne présidentielle de 2007 (remise en cause des 35 heures, critique de la revalorisation du Smic, discours sécuritaire et nationaliste, mise à l’index des "assistés" qui refusent un emploi, langue managériale, tel le " donnant-donnant ", etc.). Cette blairisation rampante a crédibilisé le microscopique courant blairiste du PS, dont les ténors ont rejoint le gouvernement Fillon. En dépit de ce lourd échec, la marche forcée vers un blairisme à la française se poursuit. Des dirigeants socialistes ont conclu des alliances avec le MoDem pour les élections municipales, sans que le parti n’ait au préalable débattu des conditions politiques d’un tel ralliement. Cette course à droite est semblable à l’alliance que Tony Blair avait voulu conclure avec le Parti libéral-démocrate. Officiellement favorable à une adoption référendaire du traité de Lisbonne, le PS a décidé de s’abstenir de voter à Versailles le 4 février. Cette abstention garantira la révision de la Constitution et, ensuite, l’adoption parlementaire du traité. On a connu des oppositions plus cohérentes et plus résolues…

Le blairisme du PS est la stratégie masochiste d’un parti qui s’est auto-convaincu que pour paraître "moderne" et "réformateur", il lui faut se déporter toujours plus à droite. Contrairement à ce qu’a déclaré Pierre Moscovici, ce n’est pas Tony Blair qui apporte une "caution de gauche" à Nicolas Sarkozy, mais le PS lui-même.

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09:48 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

15.02.2008

Kléber Mesquida, cet élu qui défie Georges Frêche (Midi Libre)

Par Arnaud Chabié 13 février


Lundi, Georges Frêche s'en est pris violemment au député-maire de Saint-Pons. Réponse de Kléber Mesquida : "Aujourd'hui Georges Frêche est un colosse aux pieds fragiles !".




Lire l'entretien réalisé par Arnaud Chabié.

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12.02.2008

Nicolas Sarkozy contre l'espérance républicaine,



par Bariza Khiari et Jean-Pierre Michel

Comme il l'avait fait avec les imams lors des émeutes dans les banlieues en 2005, Nicolas Sarkozy prône la présence des religions dans le champ politique pour pacifier les tensions sociales aggravées par sa politique. Après avoir tenté d'ethniciser la question sociale, il essaie aujourd'hui de la confessionnaliser. En survalorisant l'appartenance religieuse par rapport à l'appartenance à la nation républicaine, il contribue un peu plus chaque jour à communautariser notre société. En hiérarchisant les monothéismes, il instille un ferment de division supplémentaire, comme il l'a déjà fait entre Français et immigrés, ou entre salariés du public et du privé.

En déclarant que, dans l'apprentissage des valeurs, "jamais l'instituteur ne pourra remplacer le pasteur ou le curé" et que la morale laïque "risque toujours de s'épuiser", le chef de l'Etat tente de discréditer la laïcité et l'école républicaine, son lieu d'expression historique. Cela revient à affirmer la supériorité de la foi sur la raison. Cette dérive doit être refusée catégoriquement. Foi et raison relèvent de deux domaines distincts. C'est cela l'intuition fondamentale de la laïcité. Les valeurs républicaines transmises par l'instituteur sont la condition du vivre ensemble. Héritée des Lumières, la morale laïque est une étape essentielle dans la construction d'un individu autonome et d'un citoyen libre et éclairé.

Voilà pourquoi le principe de laïcité et la loi de 1905 ne peuvent donner lieu à aucun compromis. La laïcité n'est pas amendable, elle n'a pas à être "ouverte" ou "positive". Les jeux rhétoriques autour du terme de laïcité masquent mal la volonté du président de restaurer une certaine confusion entre Etat et religion.
Les valeurs républicaines restent le remède aux tensions que nous connaissons actuellement. Seul le respect de la loi de 1905 peut constituer une garantie face au mouvement d'atomisation de la société. La laïcité n'est pas une contrainte, mais un instrument essentiel d'émancipation et de libération. Pour justifier ses attaques contre la loi de 1905, Nicolas Sarkozy prend notamment pour prétexte la nécessité de donner aux musulmans de France la possibilité d'exercer dignement leur culte. Quel paradoxe, si l'on se souvient des "moutons égorgés dans la baignoire" et de ses autres dérapages !

Puisque cette question de l'islam est posée, nous devons y répondre avec clarté. Non, il n'y a pas plus ni moins d'incompatibilité entre l'islam et la République laïque qu'entre les autres religions et la République ! Il n'y a pas d'incompatibilité dès lors que la République installe un cadre rigoureux, dès lors qu'elle ne transige pas sur ses principes fondateurs. La loi sur les signes religieux à l'école en constitue le meilleur exemple.

RÉVISION DANGEREUSE ET INUTILE

Les conditions dans lesquelles les musulmans de France peuvent pratiquer leur culte sont trop souvent indignes et doivent indéniablement être améliorées. Mais cet effort ne nécessite pas une révision des principes de 1905, qui serait dangereuse et inutile.

Dangereuse, puisqu'elle signifierait une porte ouverte à divers mouvements obscurantistes ou sectaires. Inutile dans la mesure où la puissance publique dispose d'ores et déjà des moyens politiques et juridiques nécessaires pour donner aux musulmans les mêmes droits qu'aux autres croyants. S'il est souvent difficile de construire une mosquée, ce n'est pas parce que le cadre juridique serait trop restrictif, mais par défaut de volonté politique. Ce sont d'ailleurs souvent les élus de droite qui refusent d'accorder les permis de construire pour les mosquées.

La diversité et l'acceptation de l'islam sont le test de crédibilité de notre République laïque, qui doit pouvoir concilier les termes du triptyque République, laïcité, égalité. La République n'est pas seulement une forme de régime politique. Elle est un ensemble de principes, de valeurs. Elle est surtout un projet. Affirmer que la République a besoin de croyants convaincus, c'est nier la valeur de ce projet.

La République n'a pas besoin de croyants pour exister, elle a besoin de citoyens égaux qui bâtissent ensemble leur avenir. L'espérance n'appartient pas aux seules religions. La République elle-même est la plus grande de nos espérances : espérance dans nos valeurs et notre projet commun, espérance dans la justice sociale, espérance dans un monde meilleur, ici et maintenant.

Bariza Khiari, sénatrice de Paris, membre du bureau national du Parti socialiste
Jean-Pierre Michel, Sénateur (PS) de la Haute-Saône
Lun, 28/01/2008

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12:01 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

11.02.2008

Les enseignements de « Mai 68 : Histoire sans fin »

Les enseignements de « Mai 68 : Histoire sans fin »
Jean Claude Gawsewitch éditeur, novembre 2007
mercredi 6 février 2008 par Ernest Simon


Plutôt que de résumer « Mai 68 : Histoire sans fin » de G. Filoche, cet article tire les enseignements politiques de cet ouvrage.
Les biographies politiques rencontrent deux publics : celui qui a vécu les évènements et y retrouve ses combats, et celui qui cherche à comprendre les évènements passés pour en tirer des conclusions politiques pour l’avenir. « Mai 68 : Histoire sans fin » n’échappe pas à la règle : l’ouvrage ravira la génération née en politique avec 68. C’est aussi un instrument précieux pour les générations suivantes qui peuvent bénéficier des enseignements politiques que l’auteur tire de son expérience militante.

L’importance de la démocratie
Le respect des règles démocratiques est forcément lié à tout programme socialiste. La démocratie n’est pas une technique, ni un supplément d’âme, mais un droit et un ensemble de droits. Elle conditionne le parti, le syndicat, le pouvoir quel qu’il soit, c’est une méthode d’action, une pédagogie et une garantie essentielle, une protection, une surveillance, un échange. Elle doit être méticuleuse, définie jusque dans ses détails : « la procédure est sœur jumelle de la liberté » disait le jeune Marx.

S’adresser pédagogiquement aux salariés
La praxis est la traduction de cette pratique démocratique : il faut partir des besoins immédiats et y insuffler la perspective politique. Inutile de crier à « la révolution » quand on n’a qu’une minute pour parler, ça ne déclenche rien ni n’éduque personne. Il faut partir des besoins élémentaires puis, une fois le mouvement lancé, introduire le maximum d’histoire, de politique, de stratégie, d’ambition pour l’avenir, de programme de transformation sociale. Les masses en mouvement sont alors une force matérielle formidable, d’une lucidité à laquelle les dirigeants ont intérêt à répondre rapidement.

Un syndicalisme indépendant mais pas neutre
Dans cette lutte, le syndicat est un outil précieux des salariés. Diviser le mouvement syndical sur des a priori idéologiques est néfaste et toujours favorable au final aux gouvernements bourgeois. Il faut développer et non pas contourner les syndicats. Tout salarié y a sa place quelles que soient ses opinions philosophiques, politiques ou religieuses. Mais le syndicalisme n’est pas apolitique : tous les courants d’idées peuvent y être présents s’ils se respectent entre eux et jouent le jeu de la démocratie syndicale. Le syndicat doit être indépendant mais pas neutre.

Les mouvements sociaux et les rapports de force de long terme
Dans toute crise sociale, il y a des moments charnières : d’abord des tests, des attentes, une montée en puissance, puis, lorsque le pouvoir est directement en jeu, soit il existe une réponse ferme et déterminée des syndicats, de la gauche, qui pèse alors de façon décisive pour la victoire, soit l’ancien pouvoir chancelant se ressaisit, il reçoit l’appui des forces conservatrices qui reprennent espoir, il manoeuvre et l’emporte, renversant la situation aussi vite et profondément que possible. Entre ces termes, c’est une véritable thérapie collective, la conscience de millions de personnes évolue, s’enhardit : il n’y a plus de fatalité. De tout cela, il reste des acquis profonds. Si 68 est devenu incontournable dans la vie politique française, c’est que la bourgeoisie, le patronat, la droite a compris que la classe salariale, en dépit des freins syndicaux et politiques d’alors, pouvait se mettre puissamment en marche. Les rapports de force en furent durablement marqués et l’exception du modèle social issu de l’après-guerre se vit confortée. Depuis, les gouvernements cherchent à éviter de passer en force, ils guettent les soubresauts, traitent avec prudence les mobilisations de la jeunesse, ne prennent pas trop de front les revendications sociales. D’ailleurs, mai 81 n’est-ce pas la traduction politique et institutionnelle différée de Mai 68 ?

Savoir pour qui on se bat, avec qui
Il faut enfin savoir distinguer son camp. Les attaques incessantes contre le PS sont contre-productives : sa continuité historique, théorique, organisationnelle, ses liens avec le mouvement syndical et social, et sa place dans les mouvements sociaux, en font bel et bien un parti de gauche. Il est aujourd’hui, malgré ses détracteurs, et ses grandes faiblesses, l’instrument de la gauche, des salariés pour exprimer leur mécontentement et leurs aspirations. Plutôt que d’être à la marge, il faut donc être au cœur de la gauche et peser tant que possible pour infléchir la ligne du PS. Il faut pour cela associer tous les partis de gauche. Sans unité de la gauche, rien de grand ne s’est jamais fait. Et il n’y a rien de pire que de nouer des alliances contre nature (avec le centre, c’est-à-dire avec un pan de la droite). Au final, il est impératif de savoir distinguer son camp, qu’il faut unir, de celui de l’adversaire, que l’on combat d’autant mieux que l’on est rassemblé et attentif à ses légitimes sensibilités.

Ernest Simon

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09.02.2008

Les socialistes rassemblés sur l’Europe, c’est possible


Tribune publiée dans le journal Libération par GUILLAUME BACHELAY membre du bureau national, LAURENT BAUMEL responsable national aux études, PASCALE BOISTARD membre du bureau national, DIDIER CUJIVES secrétaire national du MJS, ALEXIS DALEM corédacteur en chef de «la Revue socialiste», MARIETTA KARAMANLI députée, FRANÇOIS KALFON membre du conseil national, FLORA LABOURIER secrétaire national du MJS, SANDRINE MAZETIER députée, CLAUDE ROIRON membre du bureau national.

N’en déplaise aux commentateurs, les socialistes ne sont pas fondamentalement divisés sur le projet européen. Pour s’en rendre compte, encore faut-il s’abstraire des jeux d’appareils d’hier et regarder en face la réalité d’aujourd’hui. Socialistes, nous sommes tous des proeuropéens convaincus et nous ne nous satisfaisons pas de l’Europe telle qu’elle va. Notre projet est celui d’une Europe démocratique et solidaire.

C’est au nom de cet idéal, et même si nous mesurons le chemin parcouru, que nous critiquons ce que l’Europe tend à devenir : un marché sans horizon politique, sans réelle solidarité, où la concurrence sociale et fiscale est la principale politique de convergence. Si nous nous sommes opposés et parfois déchirés sur le traité constitutionnel, puis sur l’adoption du traité de Lisbonne, ce n’est pas au nom de conceptions divergentes de l’Europe, mais en raison d’une appréciation différente de la stratégie à adopter : le pari du compromis immédiat pour les uns, le pari du rapport de force pour les autres. Nous partagions un même but stratégique : approfondir l’unification européenne pour répondre à la mondialisation.

Les partisans du oui ont pensé préférable d’adopter un compromis insatisfaisant pour avancer tandis que ceux du non jugeaient indispensable d’exprimer leur désaccord pour rendre possible une réorientation de l’Europe. Dans les deux cas, il s’agissait d’un pari sur l’avenir, aucun camp ne peut prétendre avoir eu intégralement raison. La suite des événements a pu confirmer les uns et les autres dans leur approche. Si cette différence d’appréciation a débouché sur une incontestable fracture, c’est qu’elle a été exploitée tant par l’ultragauche que par certains dirigeants socialistes. Nous voulons éviter que le champ de bataille du passé ne vire au champ de ruine de l’avenir. Nous nous appuyons sur une certitude : jamais le débat, artificiellement gonflé par le contexte politique interne du Parti socialiste, n’a porté entre nous sur les objectifs de la construction européenne.

D’ici quelques semaines, la question du mini traité sera derrière nous. Il est peu probable que le dossier institutionnel - voire constitutionnel - soit rouvert à brève échéance. Jusqu’à présent, nous avons toujours envisagé notre projet européen dans la perspective de nouveaux traités débouchant en même temps sur un approfondissement institutionnel et politique. Dans l’Europe à 27, et pour plusieurs années, l’ère des grands traités fondateurs est close. Seules seront possibles des avancées sur des projets concrets. Nous le regrettons, mais c’est un fait. Alors que le nouveau traité ne changera rien aux politiques mises en œuvre, c’est sur celles-ci que nous devons désormais nous concentrer. L’essentiel est de convaincre nos partenaires, non par une attitude agressive et agitée - celle contre-productive de l’actuel président de la République -, mais par la constance et la cohérence. Alors que le spectre d’une récession mondiale se profile, concentrons-nous sur les enjeux économiques et sociaux. Plusieurs avancées sont à la fois urgentes et possibles.

Les socialistes français doivent être à la pointe du combat pour la réforme de la gouvernance de la zone euro. L’Eurogroupe - autorité politique - doit monter en puissance et s’investir dans un dialogue permanent avec la BCE, et il ne tient qu’à lui de le faire. Les objectifs d’inflation et de taux de change doivent être fixés dans ce cadre. Tout en respectant son indépendance imposée par les traités, l’action de la BCE peut et doit être mieux coordonnée avec l’autorité politique. Un marché unique sans politique de convergence sociale vers le haut est voué à une concurrence vers le bas, ce qui n’est pas tenable à long terme pour nos entreprises, nos emplois, nos territoires, sans oublier nos finances publiques. Les socialistes français doivent proposer une stratégie par étapes, moyennant des compensations. Cela implique une nouvelle ambition pour les politiques structurelles. Le budget de l’Union devrait être porté pour cela à son plafond légal, 1,24 % du PIB, alors qu’il n’est aujourd’hui qu’à 1 %. L’Union doit également s’investir dans la recherche et l’innovation, dont le pilotage serait beaucoup plus efficace à son niveau. Nous proposons de créer une coopération renforcée pour gérer un budget commun et créer un espace européen unifié pour les entreprises innovantes et les chercheurs. L’environnement, les biotechnologies et l’économie de l’immatériel pourraient être les priorités de cette politique. Ils donneraient à la construction européenne un élan comparable à celui que la Communauté du charbon et de l’acier avait donné aux premières heures de l’Union.

Des inflexions importantes doivent être apportées, enfin, à la politique commerciale de l’UE. Plus réactive, elle devrait se fixer pour objectif le juste échange plutôt que le libre-échange. Il ne s’agit en aucun cas de protectionnisme, mais d’une stratégie gagnante pour tout le monde : éviter les à-coups pour nos entreprises et conditionner l’ouverture à des progrès sociaux et environnementaux effectifs du côté des pays émergents. Ces quatre priorités, que tous les socialistes partagent, peuvent être mises en œuvre dans le cadre des traités existants. Tout est question de volonté politique et de force de conviction.

A nous de convaincre nos partenaires, à commencer par le PSE. Si ces mesures étaient mises en œuvre, elles changeraient le visage de l’Europe, qui deviendrait un espace de croissance et d’influence, d’avant-garde économique et de progrès social. Sur ces questions - comme sur les autres - le PS doit maintenant se mettre au travail pour préciser les propositions et engager le travail de reconquête intellectuelle. Jeunes responsables du Parti socialiste, nous sommes convaincus que la rénovation nécessaire de la gauche ne peut passer par la reproduction à l’infini et l’exacerbation des divergences qui se sont manifestées au cours des années précédentes. Après que le Congrès, réuni à Versailles, a voté, nous voulons surmonter le traumatisme de la division, nous rassembler pour reprendre le travail en commun, aller de l’avant. C’est ce que nous nous engageons à faire en appelant tous les socialistes de bonne volonté à nous rejoindre.

http://www.reconstruirelagauche.fr/?q=node/1522

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08.02.2008

Conseils aux socialistes, par Günter Grass

Günter Grass, écrivain. Traduit de l'allemand par Pierre Deshusses. Ce texte est une version abrégée du discours de l'écrivain devant le groupe parlementaire du SPD du 11 janvier 2008.

Trois ans après mon premier discours devant le groupe parlementaire du SPD (le Parti social-démocrate allemand), j'avais eu une nouvelle fois l'occasion, en mars 1974, de faire un bilan dans une optique de citoyen engagé. Une fois de plus, tout ce qui avait été fait était passé à la moulinette du discours et sombrait dans des querelles entre les différentes ailes du parti. Entre-temps, le système coercitif de type stalino-léniniste a fait long feu, n'existant tout au plus que sous une forme décantée, qui a pris le nom de PDS et se fait désormais passer pour la "gauche" après s'être approprié, sous un prétexte fallacieux, le qualificatif de "socialisme démocratique". Jamais on ne s'est livré à une telle déformation de l'histoire avec si peu de vergogne. Et longtemps les sociaux-démocrates ont accepté ce vol, jusqu'à ce que, enfin, dernièrement, au congrès du parti à Hambourg, la tradition retrouve ses droits. Je cite : "Le socialisme démocratique reste pour nous la vision d'une société libre, juste et solidaire, dont la réalisation constitue pour nous une tâche permanente. Le principe de notre action, c'est la démocratie sociale."

Dans un monde où le capitalisme règne désormais en maître - idéologie ne manquant jamais de s'autoglorifier comme infaillible, qui fait croire qu'il y a une économie de marché alors qu'il détruit les marchés et brûle le capital, dans un monde donc où la recherche effrénée des profits ne cesse ne supprimer des emplois, où les salaires minimums sont revus à la baisse, où l'écart entre les riches et les pauvres prend des proportions incommensurables -, face à cette puissance hégémonique, l'alternative au pouvoir absolu du capital n'est plus désormais que dans le socialisme démocratique.

Héritier du mouvement ouvrier européen, celui-ci a été contraint de se régénérer sans cesse. Il n'est marqué par aucun dogme. Pour lui, le chemin c'est le but. Il a constamment besoin d'être revu. Oui : les socialistes démocratiques sont des révisionnistes éclairés. C'est uniquement grâce à cette capacité que le socialisme démocratique a pu survivre aux interdictions, aux persécutions, à telle ou telle dictature.

Mais, au début de ce nouveau siècle, certains changements globaux ont pris une ampleur sans précédent ; cela fait longtemps qu'on les a pointés du doigt mais hélas en pure perte ; parmi eux on relève l'évolution démographique, qui montre des tendances contradictoires avec d'un côté une population mondiale augmentant de façon menaçante et de l'autre un déficit des nouvelles générations dans les pays industrialisés européens, surtout en Allemagne. Parallèlement, le changement climatique induit par certaines matières nocives a des conséquences au niveau mondial qui ne peuvent être niées, même par les ignorants chroniques.

La situation actuelle laisse penser que le dernier diagnostic pourrait devenir un état permanent. Le nombre croissant des crises et des foyers de guerre au Proche-Orient et en Afrique a pour corrélat une faiblesse des démocraties occidentales, qui considèrent certes que la menace terroriste est le pire ennemi mais qui doivent pourtant leur perte de crédibilité à des phénomènes de déclin internes qui leur sont propres.

Qu'y a-t-il d'étonnant, face à ces abus étalés au grand jour et même soutenus par des médias dépendants, si de moins en moins de citoyens sont prêts à faire usage de leur droit de vote, parce que ce qui est murmuré tout bas - "Ce qui se fait ou ne se fait pas en politique, ce n'est de toute façon pas décidé au Parlement mais dans les bureaux des grands groupes" - trouve chaque jour sa confirmation ? Difficile de faire plus de tort à une démocratie. Aucun extrémisme de droite ou de gauche n'a pu ou ne peut lui faire autant de tort. Pourtant, nos services visant au respect de la Constitution préfèrent courir après des fantômes, réclamant des lois qui limitent toujours davantage la liberté des citoyens mais ne s'occupant pas des pressions anticonstitutionnelles auxquelles sont soumis les Parlements. C'est ainsi que la démocratie devient une farce. C'est ainsi que l'Etat fait étalage de son impuissance. C'est ainsi que l'édifice démocratique s'effondre de l'intérieur, sans que personne n'y trouve à redire.

Et pourtant la perte grandissante de crédibilité de la démocratie parlementaire est acceptée comme une fatalité inéluctable par tous les groupes parlementaires quels qu'ils soient, et donc aussi par les sociaux-démocrates, qui devraient savoir que la justice sociale ne peut être réalisée que dans une démocratie fidèle à sa Constitution. Le bâtiment du Bundestag est la demeure de la démocratie. Dès demain, interdisez-en l'accès aux lobbys et aux lobbyistes de tout poil qui cherchent à s'immiscer partout. Prenez le balai et faites le ménage. C'est le seul moyen de faire face aux " enjeux du XXIe siècle", souvent affirmés mais devenus entre-temps des formules creuses.

Les gens de ma génération, qui ont vécu la fin de la guerre comme des enfants vieillis prématurément - j'avais pour ma part 17 ans -, ont grandi avec la démocratie. Les leçons que nous avons reçues ont été dures. La démocratie imposée par les vainqueurs devait peu à peu avoir sa vie propre. Au milieu des ruines, supportant le poids de la faute mais aussi de la honte, nous nous sommes mis au travail. Il fallait que quelque chose de nouveau surgisse. Avancées, haltes, retours en arrière, autant de jalons sur un long chemin.

Mon intérêt pour la politique, mon intérêt d'écrivain, s'est développé durant un séjour assez long que j'ai fait en France durant la seconde moitié des années 1950. Mais ce n'est qu'au début des années 1960, une fois revenu à Berlin, alors que le Mur était construit et que le maire de la ville, Willy Brandt, faisait pour la première fois acte de candidature au poste de chancelier, que j'ai pris parti ; j'ai abandonné pendant un temps mon bureau et mes manuscrits ; l'écrivain se percevait en même temps comme un citoyen voulant exercer ses droits démocratiques comme des devoirs. C'est ainsi qu'à partir du milieu des années 1960, sans être membre du SPD, j'ai pris part à de nombreuses campagnes électorales.

Mais il ne suffit pas de regarder une situation qui nous marque tous du signe de l'opprobre. C'est à l'Etat que revient le devoir d'empêcher, avec des taxes et des impôts, le glissement vers une société de classes, même s'il faut pour cela remédier à la disparité dans la répartition des richesses en ponctionnant, pour le bien des enfants, les grosses fortunes qui se sont enrichies de façon totalement irrationnelle, mettant du même coup un terme à cette honte que représente la faible natalité en Allemagne.

Veuillez m'excuser si j'ajoute un mot sur les artistes dans tous les domaines de la culture. Nous autres peintres, sculpteurs, musiciens, écrivains et traducteurs, nous avons besoin, parce que nous sommes des créateurs à la base, d'une protection légale élargie. Nous sommes de plus en plus désarmés face aux grands groupes de presse, aux géants de l'informatique, aux chaînes de radio et de télévision, face à tous ceux qui utilisent ce que nous avons réalisé dans un premier temps. L'évolution des nouveaux médias conduit à un dévoiement de nos droits. Nous sommes spoliés. Partout on fait des copies de tout. Et la langue invente toujours de nouveaux termes, aussi laids les uns que les autres, pour rendre compte de cette pratique de pillage.

L'année 2008 qui vient juste de commencer va nous donner l'occasion de revenir sur le mouvement de révolte étudiant qui a eu lieu il y a quarante ans. Le règlement de comptes a déjà commencé dans quelques médias. Certains, qui se croyaient très à gauche auparavant, sont entre-temps devenus les porte-voix de la droite. La protestation de la jeunesse des années 1967 et 1968 était en souffrance depuis longtemps, elle était nécessaire et elle a libéré la République fédérale de sa léthargie restauratrice. A l'époque j'ai regardé avec sympathie ce mouvement de protestation, mais j'ai aussi critiqué la rhétorique pseudo-révolutionnaire de certains de ses leaders. Cette révolte qui a touché tout le pays, qui a éclaté à cause de la misère toute proche du système d'éducation dans les écoles et les universités et aussi à cause de la lointaine guerre du Vietnam, aucune violence policière n'a pu en venir à bout à coups de matraque. C'était une exigence qui demandait des réponses politiques. Le SPD aussi s'est senti soumis à cette exigence. Face à la situation actuelle et vu l'avenir qui est porteur de tant de crises, on ne peut que souhaiter une protestation de la jeunesse qu'aucune matraque ne pourra réprimer, parce que cette révolte est nécessaire depuis longtemps. Une telle exigence pourrait aussi faire avancer le SPD.

Publié dans Le Monde du 31 janvier 2008

Note sur le même thème : Allemagne : "Le Linkepartei" en marche

http://prioriteagauche.typepad.fr/weblog/2008/02/conseils...

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09:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

02.02.2008

Sénatoriales à la sauce héraultaise : Ce qu'en disent les lolo's 34



Vous êtes nombreuses et nombreux à nous interpeller sur le fait que nous ne relations pas le nouvel épisode "bis" et douloureux pour nos consciences des sénatoriales, où Georges FRÊCHE est candidat. Ce qui nous importe dans notre activité militante : Les municipales, pour sortir un carton jaune-rouge à la droite. Nous vous proposons donc quelques articles de presse, Le Monde, Libé, Midi Libre.
Quant à nous, au moment du vote le 31, nous ne pourrons être présents, en raison de nos activités professionnelles, et de notre travail de militant(e)s socialiste de terrain au coeur de la campagne municipale en cours.

Lolo34 (admin du blog) et les lolo's 34 : Lovely34, Ann et Lio.

Mesquida : « Un exclu du PS n'a jamais été investi »

ENTRETIEN : Le député PS Kléber Mesquida est l'un des signataires de la lettre dénonçant la candidature de Frêche aux sénatoriales Les tensions internes au PS héraultais ont-elles un écho à l'Assemblée nationale ? Non, pas encore. François Hollande et tout le bureau national ont été destinataires de notre lettre mais la plupart ne l'ont pas encore lue. En fait, ce qui est commenté ici, c'est l'article de Marianne de lundi, où Frêche évoque aussi sa réintégration, où il dit qu'il apportera 85 % des voix des militants à Ségolène Royal. Est-ce cela la démocratie que...

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Sénatoriales La désignation de Frêche fait tousser Paris

Rue Solferino, on se croyait débarrassé du cas Frêche depuis que, le 27 janvier 2007, les instances nationales du PS avaient voté à l'unanimité son exclusion. Mais c'était sans compter sur le pouvoir que celui-ci exerce sur la fédération socialiste de l'Hérault et, plus particulièrement, sur son conseil fédéral, dont 83 de ses 85 membres l'ont désigné, vendredi dernier, tête de liste pour les...

Lire la suite (article payant)



Georges Frêche, le retour?
Après avoir projeté de racheter une statue de Lénine pour la dresser Place de la Comédie à Montpellier, le patron de la région Languedoc-Roussillon manifeste un net regain de forme politique. Et envisage de s'installer... en tête de liste pour les sénatoriales de septembre.

L'ancien maire de Montpellier, qui avait traité des harkis de "sous-hommes" et regretté que l'équipe de France de foot soit composée de "neuf Blacks sur onze" alors que "la normalité serait qu'il y en ait trois ou quatre", avait été exclu pour deux ans du PS, l'an passé.

Pour contourner l'écueil, il se verrait bien en "tête de liste d'ouverture d'une liste de gauche soutenue par la Fédération PS de l'Hérault", résume un socialiste. Ingénieux...

Reste tout de même à convaincre la direction du parti...

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Soutenu par le PS de l'Hérault, M. Frêche brigue un mandat de sénateur

Un an après en avoir été exclu à la suite de ses déclarations sur la proportion - qu'il jugeait trop élevée - de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, Georges Frêche provoque de nouveaux remous au sein du Parti socialiste. Mercredi 30 janvier, la commission électorale nationale du PS devait entendre le premier secrétaire de la fédération de l'Hérault, dont les instances ont désigné le président du conseil régional de Languedoc-Roussillon pour conduire la liste PS lors des élections sénatoriales de septembre.

Après avoir écouté M. Frêche, invité à prendre la parole devant ses ex-camarades, le conseil fédéral de l'Hérault a avalisé le 25 janvier - par 83 voix pour, deux contre et deux abstentions - la proposition qui lui était faite de confier la conduite de la liste à l'ancien maire de Montpellier, sous l'étiquette "divers gauche".

Cette décision devra être ratifiée par les militants, ce dont ne doute pas Robert Navarro, premier secrétaire fédéral, qui estime que "rien dans les statuts n'interdit de confier la tête de liste à une personnalité qui n'est pas membre du PS". "Georges Frêche, qui peut entraîner beaucoup de grands électeurs derrière lui, est un personnage important dans le département : il demeure aussi l'un des nôtres et mérite une certaine réhabilitation", ajoute M. Navarro qui dénonce "un procès en sorcellerie"...

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10:02 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

30.01.2008

Traité européen : Pour un référendum. Non au déni de démocratie!

NOUS VOULONS UN RÉFÉRENDUM !
Aux signataires de l'appel du Comité National pour un Référendum
77801 signataires
Lettre n°3 d'information du CNR

Traité européen : Pour un référendum. Non au déni de démocratie!

Le CNR appelle à un grand rassemblement populaire
Samedi 2 février, de 14h30 à 18h30


Lundi 4 février, le Congrès des parlementaires se réunit à Versailles pour voter la modification de Constitution nécessaire à la ratification du nouveau traité européen. Ce traité s'inscrit dans la suite du Traité constitutionnel rejeté par une majorité en France et aux Pays-bas, par référendum.

Nicolas Sarkozy veut contourner le vote populaire et refuse le référendum. S'il persiste dans son refus de donner la parole au peuple sur un texte qui engage l'avenir du pays, les députés et sénateurs peuvent l'y contraindre, si 2/5 d'entre eux votent contre la révision de la Constitution, le 4 février, à Versailles. Et cela, quelle que soit leur positon sur le traité.

Dans la diversité de nos opinions, nous appelons en urgence à nous retrouver ensemble, tous ensemble, le 2 février, pour empêcher ce déni de démocratie et exiger la tenue d'un référendum !

Halle Carpentier - 81 boulevard Massena - Paris 13e - Metro Porte d'Ivry

avec : Clémentine Autain, Francine Bavay, Olivier Besancenot, José Bové, Marie-George Buffet, Bernard Cassen, Jean-Pierre Chevènement, Eric Coquerel, Annick Coupé, Marc Dolez, Gérard Filoche, Jean-Marie Harribey, Arlette Laguiller, Gus Massiah, Caroline Mecary, Jean-Luc Mélenchon, Jean-François Pellissier, Evelyne Perrin, Paul Quilès, Jean-Marie Roux, Yves Salesse, Daniel Shapira, Bernard Teper, Jean Voirin, Francis Wurtz


Le Comité national pour un référendum

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10:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

28.01.2008

Allemagne : "Le Linkepartei" en marche

Poussée de gauche en Allemagne
par Bernard Guetta Géopolitique
France Inter

Ecouter le podcast :
par Bernard Guetta
du lundi au vendredi de 8h17 à 8h20




La République fédérale vient conforter Olivier Besancenot. Le jour même où il créait, en France, son parti anticapitaliste, un nouveau parti allemand, Die Linke, « La Gauche », très semblable à celui dont il rêve, marquait de vrais points aux élections de Hesse et de Basse Saxe.

Composée d’anciens communistes réformateurs d’Allemagne de l’Est, de syndicalistes et de transfuges de l’aile gauche de la social-démocratie, Die Linke a obtenu plus de 5% des voix dans le land de Hesse, franchissant ainsi le seuil qui lui permettra de siéger au parlement régional, le Landtag, tout comme en Basse-Saxe où il a fait encore mieux, 7% des suffrages.

Avec des sondages le créditant de résultats similaires aux élections de Hambourg, le 24 février, et de 10% des voix, surtout, pour les élections fédérales de 2009, Die Linke tend déjà à faire jeu égal, voire supérieur, avec les Verts et les libéraux du FDP. Il n’y a plus deux, mais trois partis charnières. La constitution de majorités et de coalitions gouvernementales en est compliquée. C’est tout le paysage politique allemand qui en est virtuellement modifié.

Avec des élections l’année prochaine et de forts tiraillements, au sein de la coalition gouvernementale, entre démocrates chrétiens et sociaux-démocrates, tout se complique, d’ores et déjà, pour Angela Merkel. Son parti, la CDU, recule de douze points en Hesse, et de quelques six en Basse-Saxe alors que, si la social-démocratie, le SPD, recule de trois points en Basse-Saxe c’est au profit de Die Linke, et qu’elle en gagne près de huit en Hesse.

Ces scrutins marquent une claire poussée à gauche. Kurt Beck, le leader du SPD, y puisera de nouveaux arguments en faveur du virage social qu'il a déjà fait prendre à son parti. Vent en poupe et sommés de se gauchir par la percée de Die Linke, les sociaux-démocrates vont mener la vie plus dure à la chancelière.

La coalition va tanguer, se maintenir mais dans les difficultés, et cela d’autant plus qu’Angela Merkel a, désormais, des choix délicats à faire sans son propre parti. En Basse-Saxe, l’alerte n’est que légère pour les démocrates chrétiens car ils sont conduits, là-bas, par une personnalité modérée, plutôt centriste. En Hesse, en revanche, les électeurs ont durement sanctionné la campagne sécuritaire et xénophobe du ministre-président sortant, Roland Koch.

La chancelière devrait donc opter pour un recentrage de la CDU. C’est sa pente naturelle mais, avec une dure bataille à venir entre les deux ailes de la démocratie chrétienne, Angela Merkel est maintenant dans la ligne de ligne de mire à la fois du SPD et des courants rivaux de la droite.

Le deuxième enseignement de ces votes est que les frontières politiques traditionnelles, en Allemagne comme dans toute l’Europe, correspondent de moins en moins aux vraies configurations de l’électorat. Troisième constat, enfin, après l’affaiblissement du gouvernement britannique, la confusion italienne et les questions montantes en France, ces résultats allemands ne vont pas améliorer le pilotage de l’Europe. ( partie du billet dont nous ne partageons pas l'analyse avec B.GUETTA).

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Laurent Fabius invité de l’émission "On n’est pas couché" sur France 2




Voir la vidéo


26 janvier 2008

La vidéo est malheureusement pour le moment indisponible

En attendant la réparation de ce bug, voici l'un des commentaires écrits à la suite sur le FORUM

Formidable moment de télévision avec un Fabius tenant la dragée haute à ses interlocuteurs, y compris Luccini( ce qui était probablement le plus difficile...), un Fabius démontrant ses facultés d’analyses et de synthèse, de répartis, montrant une énorme culture, un formidable sens de l’humour, et un sens aigu de la relation avec une simplicité exemplaire. Cela ne faisant que regretter encore plus que Laurent Fabius n’ait pas été le candidat du PS à l’élection présidentielle car il aurait peut être été élu et nous serions moins dans la M....


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Nous voulions un référendum, le PS d'en haut en a décidé autrement.

Oui ou non au référendum Jean-Luc Mélenchon clarifiait le 14 janvier. et montrait que cela ne dépendait que du PS. Vidéo



Durée : 03:34Pris le : 14 janvier 2008

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26.01.2008

La LCR jette les bases d'un nouveau parti anticapitaliste sous sa houlette



(Copyright © 2008 AFP)
Par Par Elahe MEREL AFP - La LCR d'Olivier Besancenot a jeté les bases, vendredi, au deuxième jour de son 17e Congrès, du nouveau parti anticapitaliste qu'elle entend construire, espérant occuper l'espace de la gauche radicale sans alliance avec d'autres forces.

"Ce congrès est historique, pas pour la grande Histoire, mais pour notre histoire", a lancé Olivier Besancenot à la tribune de ce congrès à la Plaine-Saint-Denis.

Pour construire ce nouveau parti, censé devenir "incontournable dans la lutte des classes", il propose de "gagner des milliers de militants" d'autres courants de gauche, beaucoup d'anonymes "qui n'ont aucune filiation", mais sans appeler au sommet d'autres formations de gauche.

"C'est une des décisions les plus importantes que notre courant a pu prendre depuis qu'il existe", a renchéri Alain Krivine, fondateur de la Ligue communiste révolutionnaire il y a 40 ans, dans la foulée de mai 68.

Le leader historique n'a pas d'état d'âme devant la disparition projetée de sa formation : "à la différence des sectes, le parti, pour nous, est un outil qu'on adapte au but".

A l'inverse des pays européens, notamment l'Allemagne, où la gauche de la gauche s'est recomposée dans le cadre d'alliances, la LCR se lance sans autres partenaires, et "c'est un handicap", on "peut le regretter", reconnaît Krivine. "Mais nous avons tout tenté depuis longtemps, j'ai participé à toutes les tentatives unitaires possibles et imaginables et a n'a pas marché". "Cette fois on part, il y a une attente", dit-il.

"Jamais la situation n'a été aussi favorable pour lancer un grand parti anticapitaliste", dit-il, se référant à la "radicalité" des luttes.

Mais c'est aussi la popularité d'Olivier Besancenot - 1,5 million de voix à la présidentielle et une ascension dans les sondages - qui justifie la nouvelle stratégie: "la campagne d'Olivier a permis le dialogue avec des millions de gens", rappelle François Sabado, de la direction sortante.

"Mais il ne faudrait pas qu'on tombe dans le panneau du +parti d'Olivier Besancenot+", prévient le jeune postier, qui promet un renouvellement générationnel de la LCR et de nouveaux porte-parole.

Chef de file du courant opposé à cette stratégie, Christian Picquet dénonce l'"illusion" selon laquelle "l'écho d'Olivier se transformera mécaniquement en une nouvelle construction politique".

Il met en garde contre la tentative de créer "une extrême gauche relookée" au lieu d'un "parti large" qu'il appelle de ses voeux et pour lequel il faut "s'adresser à l'ensemble des forces et courants à la recherche d'une alternative, sans excepter aucune".

Mais l'éclatement du front antilibéral a affaibli sa tendance qui n'a recueilli que 14% lors des votes préparatifs au congrès, contre 83% pour la majorité de Besancenot et 3% pour un autre courant d'opposition.

Le Congrès adoptera d'ici dimanche le calendrier et la méthode pour lancer le processus "irréversible" en vue de la nouvelle formation: un appel sera lancé pour la mise en place de "comités pour le nouveau parti".

En juin, une assemblée constituante fixera le programme, le statut, l'orientation de le nouvelle organisation dont le "congrès de fondation" est prévu fin 2008.

Son nom pourrait s'inspirer de deux thématiques: celle de "la radicalité, la révolution" ou celle du "socialisme du XXIème siècle", apprend-on dans l'entourage de la direction.

Son périmètre politique est fixé: l'espace à gauche du PS, sans aucune alliance avec lui. Ses références seront "la lutte des classes" "l'anticapitalisme", le "changement révolutionnaire".

Vendredi 25 janvier, PLAINE-SAINT-DENIS (AFP)

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25.01.2008

Nous voulons un référendum : L'Offensive Socialiste (MJS)

Communiqué de presse de l'Offensive Socialiste (Mouvement des Jeunes Socialistes) appelant les députés de gauche à se rendre au Congrès de Versailles du 4 février pour voter "non" à la modification constitutionnelle permettant la ratification du Traité Modificatif Européen (TME) par le Parlement.

Les députés de gauche ont l'opportunité de créer les conditions politiques pour forcer le Président de la République à soumettre ce texte à référendum. En effet, si les 3/5e des votants au Congrès n'approuvent pas la modification constitutionnelle, le référendum s'imposera de lui-même, ce qu'un minimum de démocratie exige.

« Seul le peuple peut défaire ce que le peuple a fait ». Seuls ceux qui ont rejeté le TCE par leur vote le 29 mai 2005
après la mobilisation populaire et démocratique exceptionnelle que nous savons sont en droit de se prononcer
souverainement sur le TME.

Salutations socialistes.

L'Offensive Socialiste
(Mouvement des Jeunes Socialistes, MJS)

Site de l'Offensive Socialiste

Télécharger le tract

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Jean-Luc Mélenchon : «Le PS donne un spectacle affligeant»

Nous voulons un referendum : «Le PS donne un spectacle affligeant»
Entretien avec Jean-Luc Mélenchon, sénateur (PS) de l’Essonne


Comment jugez-vous l’annonce faite par Jean-Marc Ayrault d’un boycott du Congrès ?

Je la juge incompréhensible. Je comprends que le parti soit divisé sur l’adoption du traité, puisqu’il l’était déjà. Mais on ne peut remplacer un référendum qui a déjà eu lieu par un vote parlementaire. Le PS ne peut donc renoncer à exiger la tenue de ce référendum. Et le seul moyen de l’obtenir, comme nous nous y étions engagés lors des campagnes présidentielle et législatives, c’est d’aller à Versailles voter contre la révision. Je ne comprends pas qu’on laisse les mains libres au Président dès lors qu’il s’agit du respect d’un principe fondamental, le suffrage universel.

Alors, pourquoi cette annonce ?

Je ne me l’explique pas. Et c’est là qu’on retombe sur le problème d’une cohérence minimum. La liberté de conscience sur le traité lui-même, c’est-à-dire sur le oui et le non, difficile de faire autrement. En revanche, s’agissant du référendum, je ne vois pas pourquoi il y aurait finalement liberté de conscience. Si des socialistes ne situent plus la légitimité politique dans le suffrage universel, qu’ils le disent et l’assument ouvertement. Mais je ne pense pas qu’il puisse y avoir d’ambiguïté sur ce sujet.

Comment réagissez-vous aux propos de François Hollande qui a fustigé le «jeu» des opposants au boycott ?

C’est grave. S’il considère que la défense de la souveraineté populaire e
st une affaire de posture ou de tactique, c’est le signe d’une légèreté inquiétante. En politique, il faut avoir un minimum de cohérence. Et je parle bien d’un minimum. En 2005, j’ai fait campagne pour le non. Et je sais que ceux qui l’ont menée pour le oui n’ont jamais admis le vote du peuple français. Mais qu’ils aient le courage de le dire, et qu’ils arrêtent d’expliquer que ceux qui veulent le faire respecter sont des tacticiens.

Que pensez-vous de la position de Ségolène Royal qui, après avoir défendu le référendum, estime désormais qu’il faut adopter le traité ?

Si l’on explique "Nicolas Sarkozy a été élu, l’affaire est réglée", je ne vois pas alors ce qu’on fait à l’Assemblée nationale. Et ce, d’ailleurs, sur tous les sujets. Pourquoi s’opposer, alors ? On en arrive à des raisonnements ahurissants pour justifier l’injustifiable. J’ai envie de dire: "pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils disent…".

Concrètement, les socialistes pourront-ils se doter d’une position commune ?

Je crois que non. Mais on peut élargir : y a-t-il une position du PS sur la politique internationale ? La mondialisation ? La croissance ? Ce n’est pas le seul sujet sur lequel le parti n’a pas de position. Le PS ne manque pas de propositions, mais de cohérence.

Quel est l’impact de cette affaire dans l’opinion publique ?

Une fois de plus, nous donnons un spectacle affligeant. Entre l’improvisation, les avancées et les reculs, le manque de lucidité, on donne l’impression de subir les événements politiques. Cela commence à faire beaucoup.

Quel remède, alors ?

Ce que je vais proposer, c’est qu’après le prochain congrès socialiste, le futur ou la future premier secrétaire s’achète une boussole. En souvenir de Sénèque, qui, il y a fort longtemps, nous expliquait qu’il n’y a pas de bon vent pour le marin qui ne sait pas où il va…

Propos Recueillis par DAVID REVAULT D’ALLONNES - Libération.fr du 15 janvier 2008.

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23.01.2008

Laurent Fabius : Pourquoi faire taire (un peu) Sarkozy ?



"Avec Sarkozy, les journalistes deviennent des suiveurs"

Laurent Fabius, invité d'arrêt sur images

Pourquoi les hommes politiques s'intéressent-ils au fonctionnement des médias ? Parce qu'ils craignent que ces médias ne les écoutent pas, ou pas assez. C'est peut-être ce qui a poussé Laurent Fabius à lancer sa pétition pour que le temps de parole de Nicolas Sarkozy soit décompté - et limité - par le CSA.

Sa proposition sous le bras, le socialiste s'est prêté au jeu de nos émissions SDF sans vraiment savoir ce qu'était arrêt sur images... avant de s'émerveiller de pouvoir placer « un verbe, un sujet et un complément » dans ses phrases sans se faire rabrouer par un fanatique du chronomètre.

Acte I

Petit exercice impromptu de lecture d'images. Qu'inspire à Laurent Fabius la couverture du Figaro Magazine montrant Nicolas Sarkozy et Carla Bruni regardant ensemble l'horizon ?
Ce commentaire - un peu attendu - sur la "pipolisation" de la politique : « Il y a une différence entre la transparence et l'exhibitionnisme. »
Moins attendu, Fabius l'est certainement quand il avoue qu'il ne « trouverait pas choquant » que le Président se déplace aux frais du contribuable, même pour ses déplacements privés.

Pour comprendre son raisonnement --> Clicker ICI


Acte II

Où l'on parle de chrétienté, et de la récente visite au Vatican du Président. Et où Laurent Fabius dénonce « l'une des dérives des médias : parler plus des coulisses que de l'événement politique en lui-même ».En l'occurrence, plus de l'invitation faite à Bigard ou à Maman Bruni, que du très catholique discours de Nicolas Sarkozy à Saint-Jean de Latran.
« Le journaliste est devenu un suiveur », regrette Fabius.
Et pour voir Daniel Schneidermann louper magistralement un lancement de vidéo
--> Clicker ICI

Acte III

Parlons de la pétition de Laurent Fabius. Pour tout savoir de la « règle des trois tiers », et comprendre pourquoi le Président et ses conseillers ne sont pas comptabilisés dans l'équilibre politique que sont censées assurer les chaînes, écoutez-le.

Le député assure carrément que décompter le temps de parole du président avec celui du gouvernement serait une mesure de « protection » des journalistes, pour le moment obligés de suivre le rythme d'enfer sarkozyen.
Fabius propose aussi de « prendre le CSA à sa propre réponse ». Comment --> Clicker ICI

Acte IV

Supprimer la pub sur les chaînes publiques ? La gauche « en a eu largement l'idée » , jure le socialiste. Alors pourquoi ne l'a-t-elle pas fait ? « Parce que cela ne fonctionne pas. »

Tiens donc... D'ailleurs, la proposition du Président risquerait de mener à la « privatisation » d'une des antennes publiques, prophétise-t-il.
Alors, on ne fait rien ? Non. Ou pas grand chose. A peine Fabius imagine-t-il « un rattrapage de 4 ou 5 % chaque année » de la redevance.
Retrouvez son argumentaire, mais aussi son décryptage : --> Clicker ICI


Acte V

Les médias ont-ils une responsabilité dans le non-débat sur la ratification du traité européen de Lisbonne ?
Certainement, affirme Fabius... qui les excuse aussitôt puisqu'il croit savoir que ce débat « intéresse moins les gens qu'en 2005 ».
Pour finir, une rapide incursion hors du champs médiatique : quid de la position socialiste sur le traité de Lisbonne ? En regardant les JT, nous n'avons pas compris.

En écoutant Fabius, cela va (un peu) mieux
--> Clicker ICI

Tiens , la table est bancale ... Superbe émission , apaisante : une homme politique , qui connaît son sujet...

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18:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

04.01.2008

Bonjour 2008 ... Et je remets le son ... Pour que cette nouvelle année soit celle de nos couleurs !


L'équipe de RAG 34 vous souhaite une excellente année 2008.





TOUTES ENSEMBLE, TOUS ENSEMBLE, POUR DEFENDRE L'EMPLOI ET NOTRE POUVOIR D'ACHAT !
Amicalement,
Les lolo's 34.

Et je coupe le son. ... Et je remets le son. ZEBRAMIX : Mon pépé adore
















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03.01.2008

Ségolène Royal affirme sa volonté de prendre la tête du PS




PARIS (AFP) - L'ex-candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal a affirmé jeudi sa volonté de se porter candidate à la tête du PS en 2008, si elle parvient à "rassembler les socialistes" sur une "offre politique".

"En cette année je compte aller jusqu'au bout de ce que j'ai entamé au cours de cette campagne présidentielle pour rénover la gauche", a-t-elle indiqué sur France 2.

"Si je suis capable de rassembler les socialistes sur cette offre politique, j'irai jusqu'au bout de cette démarche", a-t-elle précisé, interrogée sur le congrès des socialistes fin 2008 et le remplacement de l'actuel premier secrétaire François Hollande.

Le fait de prendre la tête du PS placerait Mme Royal en position de candidate logique pour la présidentielle de 2012, bien que 2007 ait connu un scénario différent, avec elle en candidate et son compagnon d'alors en chef du parti.

Le député Arnaud Montebourg, qui a lui aussi des ambitions dans les rangs socialistes, a immédiatement réagi aux déclarations de Mme Royal sur RMC, affirmant que le PS devait éviter "à tout prix une primaire interminable", voire un nouveau "congrès de Rennes".

"Il faut que nous évitions à tout prix une primaire interminable entre des présidentiables qui s'affronteraient dès maintenant jusqu'en 2012", a-t-il dit.

"J'ai bien l'intention de servir à fond le Parti socialiste en m'y impliquant totalement", a ajouté la présidente du Conseil régional de Poitou-Charentes, en évoquant également les élections municipales du mois de mars, dans lesquelles la gauche espère se refaire une santé.

"Je sens qu'il y a de plus en plus d'hommes et de femmes qui se tournent vers moi et se demandent comment est-ce que l'on peut collectivement faire en sorte que le Parti socialiste soit rénové", a-t-elle estimé.

Mme Royal a posé encore des conditions à sa candidature: "mobiliser beaucoup d'intelligence pour continuer à bouger les lignes politiques comme je l'ai fait pendant la campagne présidentielle" et "avoir la capacité de faire une offre politique".

Dans un livre intitulé "Les coulisses d'une défaite", paru dans la foulée du deuxième tour des élections législatives du 17 juin, Mme Royal déclarait déjà qu'elle serait "candidate au poste de Premier secrétaire" du PS si son "projet de rénovation" était "majoritaire" au prochain congrès.

"Je suis au service de la gauche, de la France aussi, car j'ai une responsabilité en tant qu'ancienne candidate à l'élection présidentielle. J'ai soulevé beaucoup d'espoir, j'ai reçu beaucoup d'amour, j'en ai aussi beaucoup donné au peuple français", a ajouté Mme Royal sur France 2, alors que le PS reste en pleine crise d'orientation et de leadership, depuis les élections présidentielle et législatives.

Voir, écouter, lire : Les voeux de Ségolène ROYAL

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16:11 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, ROYAL

12.12.2007

Jean-Luc Mélenchon : Il faut un référendum sur le nouveau traité (france info).

(photo RAG34-JLM inauguration du local PRS à Sète le 6 déc). Ecouter l'entretien. Jean-Luc Mélenchon était ce soir l'invité de France Info. Il a entre autre rappelé que la voie référendaire était la voie normale pour ratifier le nouveau traité européen.

Ce qui a été voté par le peuple, ne peut être défait que par le peuple !


Ecouter l'émission

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11.12.2007

Laurent FABIUS était hier l'invité du FRANC PARLER : écouter, réécouter l'émission

Laurent FABIUS invité de l’émission Le Franc Parler sur France Inter et i>Tele à 19 h 25 le 10 décembre 2007.

Ecouter, réécouter l"émission




Laurent Fabius
Ancien Premier ministre, député PS de Seine-Maritime


"Remarqué par des proches de François Mitterrand, c’est peu après sa sortie de l’ENA, en 1974, qu’il adhère au Parti socialiste et rencontre François Mitterrand dont il devient le directeur de cabinet en 1979. Il travaille à ses côtés jusqu’à sa victoire de 1981 : c’est ainsi qu’il le défendra vigoureusement au congrès de Metz en avril 1979, en affirmant contre Michel Rocard que : « entre le Plan et le marché, il y a le socialisme ».

Parallèlement, il est élu premier adjoint au maire du Grand-Quevilly en 1977, puis député de la quatrième circonscription de la Seine-Maritime (Elbeuf, Le Grand-Quevilly). Il pose ainsi les bases de ce qui deviendra son fief électoral.

À la suite de la victoire de François Mitterrand en 1981, il est nommé ministre du Budget, fonction lors de laquelle il instaure l’Impôt sur les grandes fortunes, aboli en 1987 par le gouvernement de Jacques Chirac et ancêtre de l’Impôt de solidarité sur la fortune.

François Mitterrand décide de changer de Premier ministre, et remplace Pierre Mauroy par Laurent Fabius le 17 juillet 1984 à ce poste. À 37 ans, il est le plus jeune Premier ministre de la République. Arrivé dans une situation de crise, il poursuit la « politique de la rigueur » afin de maîtriser la dette de l’État et l’inflation. En conséquence, le Parti communiste refuse de participer à son gouvernement.

Suite à la défaite de la gauche aux législatives de 1986, il quitte Matignon le 20 mars 1986. Il retrouve son siège de député lors de ces élections. Pendant le duel télévisé avec Jacques Chirac, celui-ci le rabroue sèchement en le traitant de « roquet ». Laurent Fabius le reprend en ses termes : « Vous parlez au Premier ministre de la France ».

Il devient président de l’Assemblée nationale en 1988 après la dissolution qui suit la réélection de François Mitterrand. Il conduit la liste socialiste lors des élections européennes du 18 juin 1989 : il est élu, mais réalise un très mauvais score.

Élu maire du Grand-Quevilly en 1995, il obtient la présidence du groupe socialiste à l’Assemblée nationale la même année, poste qu’il quitte pour retrouver la présidence de l’Assemblée en 1997, suite à la victoire de la Gauche plurielle aux législatives et la nomination de Lionel Jospin au poste de Premier ministre.

Lionel Jospin ayant annoncé au soir du premier tour de l'élection présidentielle, le 21 avril 2002, qu’il se retirait de la vie politique, Laurent Fabius est la principale tête d'affiche pour mener les élections législatives qui suivent, difficiles pour la gauche. Dès lors, il affiche ses ambitions présidentielles.

Le 10 janvier 2006, Laurent Fabius se déclare candidat à l’investiture du Parti socialiste pour l’élection présidentielle de 2007.

Étaient en lice pour l’investiture avec lui, Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn.

Pendant la campagne de 2007, alors qu'il avait auparavent durement critiqué Ségolène Royal, il a pris sa défense au moment où elle a rencontré les premières difficultés. Il démissionne du bureau national du PS en juin 2007

Historiquement, les fabiusiens se sont opposés aux « rocardiens », puis aux « jospinistes », et plus récemment aux « hollandais » et encore plus récemment à Ségolène Royal.

Lors du référendum sur le Traité constitutionnel européen de 2005, le courant des fabiusiens a défendu le « non », malgré le vote des militants du PS en faveur de ce texte. Des fabiusiens comme Jack Lang ont à cette occasion rompu avec Laurent Fabius.

À l’occasion de la désignation du candidat PS pour les présidentielles de 2007, de nouveaux militants, issus notamment du courant Nouveau Parti socialiste se rallient à Laurent Fabius, comme le groupe Nouvelle Gauche de Benoît Hamon et une partie des anciens soutiens d’Arnaud Montebourg."


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17:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

07.12.2007

Meeting unitaire hier à Montpellier, la gauche du non s'est rassemblée




Face à une salle plus que comble, au moins 700 personnes, la Gauche du non au référendum de 2005, s'est retrouvée hier soir à Pitot, pour exiger un nouveau référendum concernant le Traité de Lisbonne, dit aussi mini traité ou et traité simplifié.

Si notre lolo, dépêché hier soir sur place, consent à émerger d'ici midi (retrouvailles bien fêtées), nous vous proposerons peu-être dans les prochaines heures un petit reportage photo.










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06.12.2007

Ma plus belle histoire d'amour, ce n'est pas toi

Et j'en aurais pourtant collé des affiches pour toi et ton programme, que tu t'es vite empressée de déchirer, une fois nos émois passés... J'ai bien même failli être emporté par ton charme tout télégénique. Mais au fond qui y'avait-il ? Les français ont voté, et "au fond du vase, il n'y avait rien qu'un peu de vase".
Sauras-tu un jour, conquérir mon coeur ? Car pour l'heure, ma plus belle histoire d'amour, ce n'est toujours pas toi.

"Rappelle-toi Barbara, il pleuvait sans cesse sur Brest"...

Lolo34



Présidentielle: Hollande invite Royal à ne pas "imputer aux autres" sa "responsabilité"

PARIS - Renvoyant dans les cordes son ex-compagne après la publication de son livre "Ma plus belle histoire, c'est vous", François Hollande a conseillé mercredi à Ségolène Royal de ne pas "imputer aux autres" sa "responsabilité" dans sa défaite à la présidentielle, et a critiqué l'appel qu'elle avait lancé entre les deux tours au centriste François Bayrou.

"Il ne sert à rien de vouloir imputer aux autres une responsabilité. Il faut regarder, selon le rôle et la place qu'on a occupé, ce qu'on aurait pu faire de mieux", à savoir être "davantage en cohésion et en cohérence", a répliqué le Premier secrétaire du PS devant la presse parlementaire.

"Il n'y a de victoire possible pour la gauche que si elle est sur une ligne claire sur le plan stratégique" et "dans une démarche collective", a-t-il ajouté, en allusion au divorce qui s'était opéré durant la campagne entre l'équipe de campagne de la candidate et le PS.

François Hollande a particulièrement épinglé l'appel lancé par Ségolène Royal à François Bayrou. Dans son livre, la candidate défaite confirme qu'elle lui avait proposé de devenir son Premier ministre, allant jusqu'à se rendre en bas de chez lui, sans succès. "On n'improvise pas une stratégie d'alliance dans une élection, on la prépare et on la construit avant", a grondé le N°1 du PS.

François Bayrou "est un concurrent, ce n'est pas un partenaire", a-t-il tancé. Le fondateur du MoDem "n'est pas dans la démarche de vouloir négocier un contrat, s'engager sur des alliances", et durant la campagne présidentielle, "il est resté dans l'indétermination", a-t-il rappelé.

"Ce qu'a à faire le PS, ce n'est pas d'attendre Godot, Besancenot ou Bayrou, car on attendra longtemps! C'est d'être nous-mêmes et d'occuper l'espace le plus large. Ce n'est pas d'aller chercher je ne sais quelle chimère ou je ne sais quel Graal qui se situerait ou plus à gauche ou plus au centre", a ajouté François Hollande, poursuivant sa charge. "Le PS, il ne fait pas la mendicité, il ne vient pas chercher ses suffrages en demandant la quête!"

Le Premier secrétaire, qui doit quitter son poste lors du prochain congrès du PS, a également appelé Ségolène Royal à ne pas jouer "perso" pendant la phase de "rénovation". "Il n'y a pas de rénovation du PS par l'extérieur", a-t-il martelé, alors que la présidente de la région Poitou-Charentes est régulièrement accusée de vouloir contourner le PS en s'appuyant sur ses comités "Désirs d'avenir". "Nous ouvrirons la phase de congrès au lendemain des élections municipales", a-t-il dit.

Quant aux ambitions de Ségolène Royal pour la présidentielle 2012, elle en a "bien le droit", a-t-il concédé. Mais "il y a des échéances et nous ne sommes pas en ce moment en train de désigner le prochain ou la prochaine candidat ou candidate", a-t-il insisté, renvoyant à "2010 ou 2011". AP

sch/pyr

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26.11.2007

Humour : Journée d'un faciste

28 septembre 1982: Luis Rego dans l'émission Tribunal des flagrants délires animée par Claude Villers dans le rôle de procureur de la République. -

"Journée d'un fasciste" Le Pen était l'invité de l'émission. Un sketch qui ne vieillit pas. Un pur moment d'intense jubilation... A écouter ou à réécouter absolumment.

Rassembler à Gauche 34. Les lolo's 34.



RAG 34. Lio des lolo's 34

10:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

16.11.2007

Le nouveau TRAIT D'UNION est arrivé !

L'histoire enseigne aux hommes la difficulté des grandes tâches et la lenteur des accomplissements, mais elle justifie l'invincible espoir.
Jean-Jaurès.

Nous attendions son retour sur la toile. Il es là !

Ne perdez pas de temps, gagnez-le ! Signez votre passage en pétitionnant pour exiger un référendum sur le traité européen.


---> La pétition "Socialistes pour un référendum sur le nouveau traité européen".

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13.11.2007

J.L MELENCHON : MIC MAC, une incise agacée...

Extrait de son billet: “le FOND DE L’AIR EST CHAUD” 09.11.07

Une incise agacée. Je suis obligé de la faire car le site internet du journal du « Monde » rend compte d’un communiqué du courant socialiste « Rassembler à gauche » à l’issue du BN du PS. Il s’étonne de m’en trouver signataire compte tenu du fait que son contenu est moins avancé que ma position sur le sujet du référendum et du vote contre le traité européen. C’est exact. Moi aussi je suis étonné. Et j’ai un gros coup de fatigue au moment d’expliquer que je ne suis pas concerné réellement par ce document. « Rassembler à gauche » est un cartel de six groupes socialistes différents qui ont en commun d’avoir présenté ensemble un texte au congrès du Mans du PS et soutenu la candidature de Laurent Fabius, le tout au nom du « non » au référendum de 2005. En pratique les textes et initiatives sont tous délégués à Claude Bartelone. Dés lors, mon nom et celui des quatre autres membres du groupe « trait d’union » auquel j’appartiens sont automatiquement annexés aux communiqués que diffuse Claude Bartolone. Comme rien n’est jamais relu par personne, il va de soi que l’auteur doit s’arranger pour que le texte représente bien tout le monde. Là, ce n’est pas le cas. Je mets ça sur le compte de la déception de Claude Bartolone qui croyait, dur comme fer, arriver à un accord avec Hollande sur un compromis genre abstention où je ne sais quoi entre la chèvre et le choux, dont j’avais prévenu à temps que je n’en serai pas . Le communiqué ne dit rien de bien important mais il est exact qu’il ne représente pas mon point de vue sur un point. J’ai voté non au traité parce que je le combat et je militerai pour que mon pays ne le ratifie pas. Personnellement je ne suis donc pas du tout déçu par le choix de François Hollande dont je n’attendais rien et avec qui je n’ai rien négocié. Au contraire j’approuve sa franchise et le fait qu’il s’engage par un vote personnel sur son point de vue auquel il a rallié 36 voix (dont peu lui en seront reconnaissantes). La seule chose que je regrette c’est qu’il soit majoritaire au bureau du parti. Mais ce n’est pas un reproche, c’est un constat. Le tout étant dit pour valoir ce que de droit dans les rédactions éventuellement intéressées par cet évènement colossal.

Lire l'intégralité du post de Jean-Luc M

Sur le même sujet : PS : Assez de divisions !


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12:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

PS : Assez de divisions !

Le pays constate, amer, tous les mensonges du pouvoir. On ne gagnera pas plus même en travaillant plus. Partout, la contestation s'installe. Parmi les salariés et les retraités en difficulté avec leur pouvoir d'achat, dans les professions libérales avec la nouvelle carte judiciaire, chez les jeunes avec les étudiants, les pêcheurs, les agriculteurs, les fonctionnaires, mais aussi dans la culture sans oublier le tollé éthique à propos du recours à l'ADN pour maîtrise de l'immigration.

Dans tout le pays, on proteste, on manifeste y compris dans l'actuelle majorité !

Et c'est précisément à ce moment-là que l'on tente de faire revivre la division des socialistes et de la gauche à propos du débat européen.

La division est déjà insupportable, elle est aujourd'hui intolérable ! Nous avons nos convictions. Nous nous respectons. Nous refusons la stigmatisation ou la revanche. Nous voulons tourner la page, nous voulons l'union.

Nous lançons un appel : Assez de divisions !

Retrouvons notre devoir d'opposition et de reconstruction !

Ce texte a déjà été signé par plus de 50 parlementaires socialistes, dont :

Claude Bartolone, Pierre Bourguignon, Jean-Christophe Cambadélis, David Habib, Benoît Hamon, Danièle Hoffmann-Rispal, Marietta Karamanli, Serge Lagauche, Jean-Marie Le Guen, Philippe Martin, Sandrine Mazetier, Didier Migaud, Arnaud Montebourg, Pierre Moscovici, Christian Paul, René Rouquet, Odile Saugues, Simon Sutour, Catherine Tasca, Jean-Jacques Urvoas, Henri Weber, etc.

AFP - PARLEMENT-PARTIS-PS 11/11/2007

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10.11.2007

N. Sarkozy et l’OTAN : la faute

Au cours de mon audition par la « Commission du Livre Blanc de la Défense » aujourd’hui (8/11/2007), j’ai eu l’occasion de donner mon point de vue sur la déclaration de N. Sarkozy sur l’OTAN faite hier à Washington. On en trouvera ci-dessous un résumé.

Paul Quilès

Le Président de la République, en réaffirmant à Washington l’amitié franco- américaine, a donné comme illustration la volonté de la France (la sienne surtout !) de revenir dans la structure militaire intégrée de l’OTAN, dont le général de Gaulle avait décidé de sortir en 1966.

Ce faisant, il a commis une double erreur :

1)- celle de conditionner ce retour de la France à la reconnaissance par les Américains de la nécessité de la défense européenne….comme si nous avions besoin d’eux pour décider de l’avenir de ce qui deviendra un des piliers de l’Europe politique. Cette sorte d’allégeance est inutile et dangereuse. Dans la récente période, les Britanniques ont pu juger, au cours des opérations de guerre au Kosovo puis en Irak, le peu de cas que font les Américains de ces prétendues « relations privilégiées » dans leur prise de décisions militaires.

2)- la 2ème erreur est de nature strictement politique. Quels que soient les arguments de type militaire –dont on peut d’ailleurs discuter de la pertinence- qui plaideraient pour un retour complet de la France dans les structures de l’OTAN, est-ce bien le moment de donner au monde entier un message, qui sera perçu comme un renfort apporté par la France à la politique étrangère et de sécurité des Etats-Unis ? Le moins que l’on puisse dire est que cette prise de position n’est pas opportune, alors que G. Bush se trouve de plus en plus violemment critiqué sur la scène internationale pour le caractère unilatéral de sa politique. La France devrait plutôt manifester son refus des analyses simplistes de l’administration Bush, qui conduisent à accentuer dangereusement les tensions et les déséquilibres du monde et qui renforcent la course aux armements.
Pour ces 2 raisons, la déclaration de N. Sarkozy sur l’OTAN peut être qualifiée de faute politique et c’est à ce titre qu’il faut la dénoncer.

Le blog de Paul Quilès

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07.11.2007

TRAITE EUROPEEN, Rassembler à Gauche : Lettre aux militants et sympathisants socialistes



Le 7 novembre 2007

Cher(e) camarade,

Comme tu le sais sans doute, le Bureau National du Parti Socialiste s'est réuni hier soir. L'ordre du jour fixé par François Hollande ne prévoyait qu'un seul point : la position des socialistes sur le traité européen signé à Lisbonne le mois dernier.

Notre sensibilité souhaitait parvenir à une position de rassemblement de tous les socialistes permettant de dépasser le clivage entre le Oui et le Non de 2004-2005. Nous le voulions pour être à la fois plus forts collectivement dans notre opposition à Nicolas Sarkozy et son gouvernement, et préparer les victoires futures de la gauche. Ce rassemblement était possible sur la base du rapport présenté par Benoît Hamon, Secrétaire national à l'Europe, le 23 octobre dernier devant le Bureau National. Que préconisait-il ? Exiger un référendum - comme nous nous y étions tous engagés dans le projet socialiste en 2006 et le pacte présidentiel en 2007 - et, en cas de refus du chef de l'Etat, demander à nos parlementaires de ne pas prendre part au vote ou de s'abstenir lors du Congrès qui doit modifier la Constitution avant la ratification. Cette position permettait de ne pas bloquer l'Europe aujourd'hui pour la réorienter demain. Elle évitait de faire la courte-échelle au président de la République et à la droite avant les élections municipales et cantonales. De nombreux camarades, partisans du Oui ou partisans du Non au nouveau traité, étaient disposés à faire l'effort de se retrouver sur cette ligne. Beaucoup l'avaient indiqué devant les instances du PS et à l'extérieur.

Malheureusement, depuis 15 jours, des responsables socialistes ont remis en cause, par leurs déclarations fortement médiatisées, cette convergence positive. Ségolène Royal, Bertrand Delanoë puis François Hollande ont pris position pour le Oui au traité et le Non au référendum. Anticipant les germes de division qu'un tel emballement pouvait causer au sein du PS, de la gauche et notre électorat, plusieurs dirigeants socialistes ont appelé à la sagesse et à la fidélité aux engagements pris devant les Français, à commencer par Laurent Fabius.

Au cours de la réunion d'hier soir, deux décisions ont été prises successivement à l'initiative de François Hollande : ne pas se prononcer sur le mode de ratification et approuver le contenu du traité de Lisbonne. Une majorité des membres (36), dont certains souhaitaient pourtant un référendum, ont voté Oui. 20 membres dont les représentants de "Rassembler à Gauche" ont refusé d'entériner ce reniement et ont donc voté Non. D'autres se sont abstenus (2) ou n'ont pas pris part au vote (1). Notre objectif à ce stade n'était pas de dire Non au texte lui-même, mais de manifester notre total désaccord avec la procédure choisie par François Hollande. Notre vote hier soir signifie que nous voulons rester fidèles à la démocratie : pour nous, ce que le peuple a examiné une première fois par référendum, lui seul peut le réexaminer légitimement par le même biais. Pour nous, le référendum sur le traité européen n'est pas une question de procédure, c'est une question de principe. Ce parallélisme des formes démocratiques est d'autant plus indispensable que le traité dit "simplifié" et qui n'a rien de simple est en réalité très voisin du traité constitutionnel, comme l'a reconnu son auteur Valéry Giscard d'Estaing. Comme l'ex-Constitution, ce traité négocié par Nicolas Sarkozy ne répond pas aux urgences de l'Europe qui avaient motivé le Non des Français : rien sur le mieux disant social, rien sur l'harmonisation fiscale, rien sur la réorientation de la politique monétaire, rien sur une stratégie commerciale plus offensive dans la mondialisation.

Toutefois, le Bureau National a décidé de respecter la liberté de conscience des socialistes, donc la liberté de vote des parlementaires socialistes. Le moment venu, chacun sera libre de ne pas approuver la modification constitutionnelle lors du Congrès, puis la ratification par le Parlement du traité lui-même. Chaque militant et chaque militante socialiste reste libre de faire campagne en faveur d'un référendum. Le combat continue donc. Dans les fédérations et dans les sections, sur le terrain auprès des électeurs, "Rassembler à Gauche" mobilisera en faveur d'une consultation populaire. A nos yeux, c'est cette position qui permet de dépasser les clivages entre socialistes, de cimenter la gauche, de s'opposer à Sarkozy et à la droite, de préparer au mieux les prochaines échéances.



Les membres RAG du Bureau National


RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

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Traité compliqué : Jean-Luc Mélenchon, une soirée utile au BN du PS

Le soutien au nouveau traité Sarkozy pour l’Europe a été adopté par la majorité du Bureau national du PS. Mais ce vote a été acquis dans des conditions qui soulignent l’échec de ses partisans à en faire autre chose qu’un alignement navré sur l'intérèt politique du président de droite, sans dynamique politique. Au même moment, les partisans du non se sont regroupés et leur vingt voix, face au trente six du oui, pèsent d’un poids inattendu ! Après quoi reste entière la question de la bataille pour obtenir ou non un référendum populaire pour ratifier ou non le nouveau traité. Elle est décisive. C’est elle qui peut sceller le sort de la présidence de Sarkozy en même temps que celui du nouveau traité.

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10:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAITE EUROPEEN, MELENCHON

Traité simplifié: le PS dit oui, Hamon répond démission

Par Julien Martin (Rue89)

"Je ne peux pas être l'interprète d'une polyphonie socialiste." Partisan d'une abstention unanime, Benoît Hamon a démissionné mardi de son poste de secrétaire national du PS, quelques minutes après le choix du Bureau national du parti de voter oui au Traité de Lisbonne, tout en laissant la liberté à ceux qui le veulent de de s'y opposer ou de s'abstenir... Pour Rue89, le député européen a commenté à chaud sa décision:



"Noniste" discret au cours de la campagne référendaire de 2005, Benoît Hamon avait ensuite été nommé secrétaire national à l'Europe au lendemain du Congrès du Mans, afin de dissiper les divisions nées au sein du parti. Il avait alors réussi à se rapprocher de la direction du PS. Au point de travailler en étroite collaboration avec François Hollande et d'apparaître comme l'un de ses possibles successeurs au poste de Premier secrétaire.

Mais à ce même François Hollande, il vient de remettre sa démission. Chargé il y a quelques semaines de proposer une position commune au Parti socialiste, il avait tranché pour "l'abstention" avec "le maintien de la revendication du référendum". Un référendum, car c'était une promesse contenue dans la synthèse du Mans, ainsi que dans le projet présidentiel. Et une abstention, malgré les "lacunes considérables" de ce traité simplifié, pour une raison de pragmatisme:

"La social-démocratie européenne nous disait qu'il n'y aurait pas d'autres fenêtres de tir pour négocier de meilleures avancées institutionnelles que celles qui sont proposées là."

Le choix du oui exprimé mardi par la direction du parti le déçoit donc. Non seulement l'abstention n'a pas été votée, mais elle n'a même pas été proposée. 36 voix se sont portées sur le oui, 20 sur le non (plus deux abstentions et une non participation au vote).

Un choix qui plus est assorti d'une particularité fréquente chez les socialistes: aucune menace de sanction ne pèsera sur ceux qui entendent tout de même voter non ou s'abstenir au Parlement. "Nous avons une forme de répétition du débat oui-non" de 2005, déplore le député européen.

Autre grief, majeur: la question du référendum "qui n'a pas été discutée ce soir et qui a été renvoyée à plus tard" (une quinzaine de jours). Benoît Hamon accentue ici sa critique: "Aujourd'hui, il n'y a plus unité des socialistes." Il attendait, en vain, que le bureau national décide de mettre en oeuvre tous les moyens institutionnels possibles pour contraindre Nicolas Sarkozy à l'organisation d'un référendum.

Pour ne pas défendre, en tant que secrétaire national à l'Europe, une position qu'il n'approuvait pas, il a démissionné, estimant que l'absence de position commune constitue pour lui "un échec personnel". Son avenir au PS? François Hollande glisse rapidement: "Benoît Hamon a fait un travail remarquable et on va lui trouver une autre occupation dans le parti."

06/11/2007

RAG 34. Les lolo's 34

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Europe : le PS dit "oui" au Traité de Lisbonne

Le Parti socialiste s'est prononcé en faveur du Traité de Lisbonne, lors du bureau national du 6 novembre. Avec 36 voix pour, 20 contre, 2 abstentions et 1 personne ne prenant pas par au vote, le traité a été adopté par une la majorité. Le Premier secrétaire, François Hollande, analyse cette décision.



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03.11.2007

Traité européen : Tenir parole

Le débat socialiste sur le nouveau traité s’engage dans une confusion extrême. Le Premier secrétaire du PS commence par piétiner les règles qu’il a lui-même édictées. Après avoir suggéré un consensus sur l’abstention, après avoir demandé à ce que les chefs socialistes prennent le temps d’accorder leurs violons et ne tranchent pas avant le 6 novembre, après avoir prié chacun de ne pas aborder cette question lors du Conseil national de samedi dernier, il convoque une conférence de presse à la sortie de cette réunion et annonce à la fois qu’il est personnellement favorable au « oui » et que le PS ne s’opposera pas au texte...

Reconnaissons aussi que la clarté n’est pas toujours au rendez-vous côté « non » socialiste. Difficile de ne pas se perdre entre les appels au vote « non », à l’abstention, voire au refus de vote, sans que l’on sache parfois de quel vote il s’agit, premier scrutin qui doit réviser la Constitution ou second qui doit ratifier le traité. Le débat est obscurci par des considérations tactiques, entre ceux qui souhaiteraient reconstruire la majorité du PS autour du « oui » et assument donc la contradiction avec le « non », et ceux qui souhaitent préserver un terrain d’entente au centre du PS entre tenants du « oui » et partisans du « non » et cherchent à éviter toute confrontation.

Mais dans la vie réelle, les choses sont et seront beaucoup plus simples. Si l’on ne veut pas s’épuiser en tours et détours pour finalement tourner en rond, c’est donc là qu’il faut prendre ses repères.

Il y a d’abord le nouveau traité. Celui-ci émane des gouvernements de l’Union unanimement convertis au dogme néolibéral de la « concurrence libre et non faussée ». Ils n’ont jamais voulu prendre en compte le « non » des Français. Contraints à la pause, ils ont attendu que l’élection présidentielle referme ce qui doit rester pour eux une parenthèse. Maintenant, le « non » français doit être effacé. C’est pourquoi ils soulignent si lourdement que le nouveau texte n’est rien d’autre que la reprise de l’ancien sous une autre forme. Sarkozy leur a fourni le moyen d’une revanche sur le peuple français. Mais beaucoup savent qu’ils n’auraient pas été davantage majoritaires devant leur propre peuple. Ainsi le recours au référendum sur le nouveau traité est-il délibérément et explicitement écarté partout en Europe. On a même vu Brown tenter de faire monter les enchères des négociations intergouvernementales en menaçant de consulter les citoyens britanniques. Le peuple est devenu un épouvantail pour grandes personnes. Jamais la dérive aristocratique de l’Union n’a été aussi forte.

Puis il y a le choix de la France. Celui-ci sera acquis au terme d’étapes précisément régies par notre Constitution, qui prévoit une voie référendaire ou une voie parlementaire. Sarkozy a fait un double choix parlementaire : révision parlementaire de la Constitution et ratification parlementaire du traité. C’est cohérent avec ce qu’il a défendu dans la présidentielle : un nouveau traité voté au Parlement et non plus par référendum. Et c’est contradictoire avec ce qu’a défendu la gauche, candidate socialiste incluse.

Dès lors la palette des votes est simple. Pour un référendum, il faut voter « non » au Congrès. Pour la voie parlementaire, il faut voter « oui ». Il n’existe pas de troisième voie pour réviser la Constitution. Pour le contenu du nouveau texte, il faut voter « oui » à la ratification. Contre, il faut voter « non ». Si l’on tient à être ni pour ni contre, il faut s’abstenir (en 2005, aucun socialiste n’avait défendu cette position, et seuls 2,52% des électeurs avaient voté blanc le 29 mai au terme d’une très forte participation).

Deux questions précises sont donc posées aux socialistes. Il sera impossible de s’y soustraire. Les parlementaires voteront d’abord dans le cadre solennel du Congrès. Le scrutin, public et nominal, sera suivi avec attention. Depuis le débat référendaire la volonté de participation politique de notre peuple s’exprime sans relâche. Elle ne va pas s’interrompre pour offrir aux socialistes la discrétion requise par leurs arrangements. D’autant que Sarkozy veux tirer l’entier bénéfice de ce vote dont il a fixé la date avant les municipales. Et des voix de gauche qui apporteraient de l’eau à son moulin. Ce n’est pas un hasard s’il a nommé Jean-Pierre Jouyet, ancien socialiste très proche de Hollande, secrétaire d’Etat aux Affaires Européennes.

Dernière remarque, le vote sur le référendum ne sera pas secondaire par rapport à celui sur le traité. D’abord parce qu’il aura lieu en premier. Ensuite parce que devant ce texte illisible, de nombreux citoyens réclament l’assurance d’un référendum avant de tenter de le lire. Ensuite parce que cela n’aurait pas de sens de disserter sur la crise de la démocratie et d’accepter qu’un texte qui doit régir 80% de nos politiques pour les décennies à venir soit adopté comme une loi simple par le Parlement. Enfin parce qu’après que la candidate socialiste ait dit qu’elle ne croyait pas à ses promesses de campagne sur le SMIC ou les 35 heures, y ajouter l’engagement en faveur d’un référendum risquerait de ruiner la valeur de la parole socialiste.





Un site pour le respect du vote des Français

Nicolas Sarkozy a entrepris de faire valider par la France un traité qui n'est ni nouveau ni simplifié. On y retrouve en effet ce qui avait conduit les Français à voter non le 29 mai 2005. Bien sûr les électeurs ont le droit de changer d'avis. Mais encore faut-il qu'on leur demande leur avis ! Rien ne saurait justifier le refus d'un referendum.
Le site www.respecteznotrenon.org entre en campagne pour le respect du vote des Français.

RAG 34. Lolo34

12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TRAITE EUROPEEN, PRS

Traité européen : c’est le peuple qui doit décider

"Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j’espère que ce sera l’occasion pour les socialistes de se rassembler." Interview de Laurent Fabius publiée par Le Parisien / Aujourd’hui en France.

Voterez-vous le projet de traité simplifié adopté à Lisbonne, qui se fixe pour objectif de désembourber l’Europe ?

Laurent Fabius. Le projet, avec ses 250 pages et ses 297 amendements, n’est pas plus « simplifié » que le précédent. En 2005, le peuple s’était prononcé par référendum.

Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j’espère que ce sera l’occasion pour les socialistes de se rassembler.

Au final, voterez-vous oui ou non ?

Je ne vois pas comment on pourrait approuver un déni de démocratie. Chacun, socialiste tenant du oui ou du non, devrait être prêt à faire un effort pour tenir cette position.

Les tenants du non, comme vous, feraient eux aussi un « effort » ?

Ce serait logique. Je souhaite que nous adoptions la position la plus démocratique et susceptible de nous rassembler. C’est d’ailleurs ce qu’a préconisé le rapporteur du PS chargé de ces questions, Benoît Hamon.

Mais Nicolas Sarkozy, comme il l’avait dit lors de la campagne présidentielle, prévoit une ratification cette fois par le Parlement !

C’est le peuple qui doit décider. D’ailleurs, je pense qu’une majorité de Français souhaitent comme moi un référendum.

Ségolène Royal et Bertrand Delanoë appellent déjà à voter oui...

Nous disions tous, il y a quelques semaines, qu’il faudrait un nouveau référendum. Pour ma part, je ne l’ai pas oublié.

Souhaitez-vous que, comme en 2005, le PS consulte ses militants par référendum interne ?

On n’est pas obligé de se tendre à soi-même un piège. (Sourire.)

Comprenez-vous une grève dirigée contre la réforme des régimes spéciaux de retraite ?

Le mouvement a été très suivi, mais les gens sont partagés...

... Et vous-même, êtes-vous partagé ?

Je pense que les régimes spéciaux doivent évoluer, mais après une vraie négociation. De plus, leur remise en cause est vécue par beaucoup comme un ballon d’essai par rapport à la question plus générale des régimes de retraite. Le candidat Sarkozy a répété le slogan « Travailler plus pour gagner plus ». Avec les multiples taxations nouvelles, les augmentations de prix, les reculs de toutes sortes, on constate de plus en plus qu’il s’agit en réalité de « travailler plus pour gagner moins ». On ne peut pas être d’accord.

Mais le statu quo en matière de retraites est-il concevable ?

Il faut des évolutions, mais sur la base d’efforts partagés. Donc une discussion générale sur l’ensemble des retraites, et pas la stigmatisation d’une catégorie de salariés.

Pourquoi souhaitez-vous que le Conseil constitutionnel censure le texte sur les tests ADN, désormais très restrictif ?

Si le texte ne concerne vraiment qu’un tout petit nombre de personnes, à quoi sert-il ? Ce qui me paraît dangereux, c’est l’addition de deux idées qu’il contient, chacune dangereuse : l’idée que notre parcours dans la vie, et surtout le rapport parents-enfants, serait entièrement déterminé par la génétique ; et l’idée que l’étranger serait une sorte de délinquant potentiel, une menace. J’espère que le Conseil constitutionnel annulera cette mesure avec un argument principal : on ne peut pas traiter différemment un enfant adopté et un enfant qui ne l’est pas, ce qui serait le cas avec les tests ADN.

Etes-vous hostile à l’idée de contrôler plus strictement les conditions du regroupement familial ?

Ce n’est pas parce qu’on récuse les tests ADN qu’on est pour une immigration massive et sans règles ! J’ai une autre approche sérieuse, responsable, autour de trois principes, que nous devons gérer dans le cadre européen : 1. l’impératif du codéveloppement ; 2. pour les immigrés en situation régulière, le droit à une vie comme les autres, donc au regroupement familial ; 3. le fait que la France ne peut accueillir « toute la misère du monde » et qu’il faut lutter contre les filières et trafics de clandestins. Trop souvent, l’immigration sert de filon électoral à la droite pour faire oublier son échec sur le plan économique et social. Je refuse cette dérive malsaine.

Faut-il aller jusqu’au bout de la présidentialisation du régime ?

Cessons de jouer avec les mots ! Il faut davantage de pouvoirs au Parlement, un meilleur contrôle des décisions du président, une écoute plus attentive du suffrage populaire. Le rapport du comité Balladur me paraît plutôt intéressant, mais qu’en restera-t-il ?

« Dans le scandale de l’UIMM, il faut désigner un juge »

Souhaitez-vous toute la vérité sur les caisses noires de l’UIMM alors que certains syndicats et même des députés en auraient, dit-on, profité ?

C’est le monde à l’envers ! C’est bien le scandale UIMM. Pourquoi le présenter comme l’affaire des syndicats ou des politiques ? Il faut qu’un juge soit désigné et fasse la lumière rapidement.

Quel doit être le profil du futur premier secrétaire du PS ?

Le PS a bien des défis à relever. Oui ou non, devons-nous revendiquer nos valeurs socialistes ? Je réponds clairement oui. Oui ou non, devons-nous adapter un certain nombre de nos propositions ? Je réponds oui et j’ajoute que notre règle, ce doit être ce que j’appellerai « l’économie sociale et écologique de marché ». Devons-nous adopter une stratégie qui nous isolerait à gauche ou, comme je le crois, nous fixer comme objectif le rassemblement le plus large autour de nous ? Vastes enjeux. C’est cela notre tâche, et non pas de nous disputer en 2008 pour savoir qui sera notre candidat en 2012, 2017 ou 2022 !

D’ici au congrès PS de 2008, que comptez-vous faire ?

Je travaillerai activement à des propositions pour répondre aux préoccupations de fond (emploi, pouvoir d’achat, vieillissement, vivre ensemble, pollutions, mondialisation financière...). Je vais aussi alerter et mobiliser contre les mesures injustes, par exemple la scandaleuse taxe sur les malades. Et poser au pouvoir des questions concrètes, en souhaitant des réponses précises. Oui ou non, le gouvernement s’engage-t-il dans les cinq ans qui viennent à ce qu’il n’y ait pas d’augmentation de la TVA ? Même question pour la CSG et la CRDS. Si l’on refuse de me répondre ou si, comme c’est le cas jusqu’ici, l’on répond à côté, cela voudra dire qu’après les municipales les Français auront à payer une addition encore plus douloureuse et injuste qu’aujourd’hui.

28 octobre 2007 Le Parisien.

RAG 34. Lolo34

12:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

29.10.2007

Traité simplifié version Sarkozy : Trop de dénis de démocatie nuisent au "si peu" de ce qu'il nous reste encore...

Pour Fabius, le PS doit exiger un nouveau référendum

Approuver le traité européen simplifié par voie parlementaire serait "un déni de démocratie", s'insurge Laurent Fabius dans une interview au Parisien.
Après l'adoption du nouveau traité par les 27, le PS s'est donné deux semaines pour parvenir à une position commune sur le texte.
D.So. (avec agence) - le 28/10

Le traité simplifié sur lequel les 27 se sont mis d'accord à Lisbonne il y a moins de dix jours doit-il être soumis à un nouveau référendum ? Alors que le Parti socialiste s'est donné deux semaines pour adopter une position commune Laurent Fabius estime qu'approuver le traité européen simplifié par voie parlementaire serait "un déni de démocratie". Dans Le Parisien de dimanche, l'ancien Premier ministre socialiste, qui avait fait campagne contre la Constitution européenne au printemps 2005, exige l'organisation d'un nouveau référendum et demande un "effort" au PS pour "tenir cette position", sans dire clairement sa position personnelle sur le nouveau texte.

"Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum. Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j'espère que ce sera l'occasion pour les socialistes de se rassembler", déclare Laurent Fabius au lendemain d'un Conseil national du PS qui n'a pas officiellement abordé la question européenne. "C'est le peuple qui doit décider. D'ailleurs, je pense qu'une majorité de Français souhaitent comme moi un référendum", souligne-t-il, rappelant qu'il s'agissait d'une des promesses de la campagne présidentielle de Ségolène Royal.

En 2005, les clivages internes sur la Constitution européenne avaient conduit le PS au bord de l'implosion. Après l'adoption du nouveau traité par les 27, le premier secrétaire François Hollande a affirmé que son parti n'empêcherait pas la ratification du traité de Lisbonne. Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, rivaux putatifs pour la direction du parti, se sont prononcés cette semaine pour le "oui" mais des voix s'élèvent pour que les élus socialistes s'abstiennent lors de la réunion du Congrès, début 2008.

(D'après agence)

Laurent Fabius : "Ce qui a été décidé par référendum ne peut être réexaminé que par référendum.Une autre procédure ne serait pas vraiment démocratique. Sur cette base, j’espère que ce sera l’occasion pour les socialistes de se rassembler." Interview de Laurent Fabius publiée par Le Parisien / Aujourd’hui en France.

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RAG 34. Lolo34

08:01 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

28.10.2007

Bal des absents au conseil national du PS ce samedi. Hollande ne s'opposera pas à la ratification du Traité européen, Fabius réclame le référendum.

Conseil national du PS: le sujet du traité européen a été soigneusement évité

Par Christine COURCOL et Thierry MASURE AFP - PARIS - Les socialistes ont pris soin de ne pas étaler leurs querelles et leurs états d'âme lors de leur Conseil national samedi, en évitant le sujet le plus épineux du moment: le nouveau traité institutionnel censé sortir l'Europe de l'ornière.

Plusieurs personnalités marquantes ont "séché" ce rendez-vous qui ne comportait pas de question décisive à l'agenda, comme Ségolène Royal et Bertrand Delanoë, en déplacement à l'étranger, Arnaud Montebourg, Henri Emmanuelli ou Dominique Strauss-Kahn, quasiment en congé de parti.

D'un commun accord, selon le premier secrétaire François Hollande, il avait été décidé de ne pas débattre à la tribune de la position à prendre sur le Traité de Lisbonne, grosso modo une version expurgée du projet de Constitution européenne, rejeté par le pays par référendum en 2005.

Ce scrutin avait mis le parti à feu et à sang, le plongeant dans une crise dont il n'est toujours pas sorti.

Le sénateur Jean-Luc Mélenchon -absent lui aussi- et ses amis mis à part, les socialistes sont d'accord pour ne pas s'opposer à la ratification du nouveau "règlement intérieur" de l'Union, selon l'expression utilisée par quelques responsables, qui ne voient dans le texte aucune dynamique pour l'Europe.

Si une majorité de responsables défendent le oui, d'autres prônent l'abstention. D'autres encore, comme Laurent Fabius, identifié depuis 2004 au "non de gauche" -et qui a quitté la réunion bien avant la fin- insistent surtout pour réclamer un nouveau référendum.

Le Bureau national doit se prononcer le 6 novembre, soit en dégageant "une position collective", soit par "un vote majoritaire".

En marge du Conseil national, François Hollande est apparu plutôt confiant sur l'issue de ce débat, "largement apaisé". Échaudé par le précédent de 2005, il a fait savoir qu'il n'insisterait pas auprès de Nicolas Sarkozy pour l'organisation d'une consultation populaire. Une position qui a provoqué une réaction immédiate et négative de Marie-George Buffet, secrétaire nationale du PCF.

Le spectre d'une nouvelle guerre interne sur ce sujet s'éloignant, M. Hollande, qui n'a pas fait connaître de préférence personnelle, insiste désormais pour une position "lisible" du parti.

Il a noté avec satisfaction le ralliement au oui de l'eurodéputé Vincent Peillon et de ses amis, partisans du non en 2005. M. Peillon, qui a été le seul à parler de l'Europe dans son discours, a fait valoir que "si on ne prend pas Lisbonne, on restera à Nice (le traité de Nice, ndlr) pour très longtemps". Mais il a fait du référendum "une question de principe".

La gauche du parti préconise, elle, de "boycotter le vote au parlement" en l'absence de référendum, selon Pascal Cherki. M. Hollande n'a pas fermé la porte à l'hypothèse, dans ce cas de figure, d'une non-participation au vote sur la réforme de la Constitution qui devra précéder la ratification proprement dite.

Pour le reste, le numéro un socialiste s'est efforcé d'accréditer l'idée d'un parti armé de propositions, qu'il a détaillées (TIPP flottante, chèque transport, etc.), pour relever le pouvoir d'achat au moment où, a-t-il dit, "le climat social devient lourd".

Quant à la rénovation du parti, dont il s'est attaché à prouver qu'elle était en route, elle ne se fera pas par une alliance avec le MoDem au moment des municipales, n'en déplaise à Ségolène Royal et ses partisans. Avec François Bayrou, "nous n'avons pas affaire à un partenaire, nous avons affaire à un concurrent", a lâché François Hollande.

RAG 34. Les lolo's 34

17:07 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Traité européen : les socialistes couchés

Par Michel Soudais Politis (le blog des rédacteurs)

Il n’y a pas eu de suspense. A peine plus de trois jours après l’adoption du traité modificatif par les chefs d’Etat et de gouvernement, la direction du PS a déjà arrêté sa position. Enfin pas tout à fait, parce qu’elle hésite encore. Mais si ! Elle hésite entre « le oui » et... « l’abstention ». Une alternative qui résume, finalement, assez bien les choix auxquelles la social-démocratie agonisante est réduite : accompagner le mouvement ou laisser-faire. Résister ? A quoi bon, vous n’y pensez pas !

Donc, sans le moindre débat, ni la moindre consultation de ses militants (mais est-il besoin de le préciser ?), la direction du PS aurait tranché. Et elle a confié à l’un de ses bureaucrates les plus gradés, Stéphane Le Foll [1], le soin d’annoncer que le parti socialiste abdiquait toute velléité d’opposition sur ce sujet.

« Nous ne nous opposerons pas » (bis)
La position du PS se résume, selon M. Le Foll, à « deux principes » (c’est rassurant de voir que ce parti peut encore avoir des "principes") : « Nous ne nous opposerons pas à l’adoption du traité, et nous allons rechercher une position collective, ce qui est de la responsabilité du Premier secrétaire. » Manifestement, Sarkozy a fait des émules jusque dans son opposition (de sa majesté ?). Désormais, c’est le chef qui décide...

Autres arguments avancés (au nom du PS, je le rappelle) par M. Le Foll : Il y a « besoin de sortir l’Europe de l’impasse institutionnelle ». Alors, même si le traité approuvé par les chefs d’Etat est, il le souligne, « assez loin dans ses objectifs du traité originel » rejeté par référendum en mai 2005 en France, « il y a un consensus pour dire que nous ne nous opposerons pas » (bis, donc) à l’adoption du nouveau traité. D’où cette précision : « il peut y avoir un vote "oui" et il peut y avoir abstention » du PS.

Et l’exigence de référendum, me direz-vous ? La question a bien été posée. Rassurez-vous, le PS continue d’être favorable à la procédure référendaire, assure M. Le Foll. « Mais, a-t-il ajouté (eh oui, il y a un MAIS), l’élection présidentielle est passée par là, Nicolas Sarkozy a dit clairement qu’il n’était pas favorable à un référendum. » Et ce que veut Nicolas Sarkozy ne se discute pas... C’est un peu ce que disait aussi Ségolène Royal dans l’entretien qu’elle a accordé ce matin à Libération [2].

Consensus, vraiment ?
Le consensus invoqué existe-t-il vraiment ? C’est aux responsables socialistes de le dire. Et l’on pourra certainement en juger dans les jours qui viennent, notamment lors du conseil national que le PS tient, samedi prochain.

Sans attendre, Jean-Luc Mélenchon, depuis l’Argentine où il assiste à la dernière semaine de la campagne présidentielle, a tenu à faire savoir qu’il voterait « contre la ratification du nouveau traité » et qu’il ne serait « pas le seul ». « Il faut respecter le Non exprimé le 29 mai 2005, poursuit son communiqué. Ce nouveau traité ne répond à aucune des préoccupations exprimées alors par les Français. Ce nouveau traité n’est en effet ni simplifié, ni plus social, ni plus démocratique. Il conforte le cours libéral de la construction européenne rejeté par notre peuple. S’abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte. »

Le sénateur de l’Essonne, rappelle aussi que la « la gauche a les moyens d’imposer un référendum ». Comment ? Tout simplement en refusant de voter la révision de la Constitution préalable à toute ratification parlementaire, révision qui nécessite d’être approuvée par une majorité de 3/5 des suffrages exprimés des députés et sénateurs réunis en Congrès. Alors que tous les candidats de gauche à la présidentielle « s’étaient prononcés en faveur d’un référendum, ne pas exiger un référendum serait un reniement », conclut-il.

Si d’autres socialistes refusent de se coucher, merci de nous le faire savoir, nous y ferons écho.

[1] Bras droit du Premier secrétaire François Hollande, il s’est vu gratifié, à ce titre, d’un siège au parlemet européen.

[2] Extrait de cet entretien : Quelle est votre position sur le mini-traité ? A partir du moment où le peuple a refusé le précédent, il serait logique de le consulter à nouveau. Mais je crois que ce traité, même imparfait, peut remettre l’Europe en marche (...) mieux vaut un compromis que rien. (...) Nous devons faire bloc avec les socialistes portugais, espagnols, allemands et les autres, et adopter ce texte le plus vite possible (...). La question de la procédure d’adoption, référendaire ou parlementaire, n’est plus une question de principe. Nous n’avons pas de temps à perdre à nous diviser.

Lundi 22 octobre 2007

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24.10.2007

Jean-Luc Mélenchon : Je m’opposerai à la ratification du nouveau traité européen

Depuis l'Amérique du Sud où je me suis envolé pour suivre notamment la campagne présidentielle en Argentine, je vous livre ci-après le communiqué que je viens d'adresser à la presse suite aux déclarations de Stéphane Le Foll ce matin au point de presse du PS, selon lequel il y aurait "consensus au PS pour ne pas s'opposer à l'adoption du nouveau traité européen" !

Pour le fond du dossier je vous renvoie sur ce blog à mon argumentaire sur le contenu du nouveau traité
http://www.jean-luc-melenchon.fr/article/blogview/282/1/1/ et à celui sur la responsabilité de la gauche pour imposer un référendum
comme mode de ratification du nouveau texte, ainsi qu'au site Respectez notre non

http://www.respecteznotrenon.org/europe/ ouvert depuis vendredi.


Communiqué de Jean-Luc Mélenchon

Absent de France pour suivre la dernière semaine de la campagne présidentielle en Argentine, je tiens à réagir aux déclarations de plusieurs dirigeants socialistes concernant un prétendu « consensus pour ne pas s’opposer à l’adoption du nouveau traité européen ».Il n’y a pas de consensus au PS pour ne pas s’opposer à l’adoption de ce
traité. Je voterai contre sa ratification et je ne serai pas le seul.Il faut respecter le Non exprimé le 29 mai 2005.

Ce nouveau traité ne répond à aucune des préoccupations exprimées alors par les Français. Ce nouveau traité n’est en effet ni simplifié, ni plus social, ni plus démocratique. Il conforte le cours libéral de la construction européenne rejeté par notre peuple.

S’abstenir ou voter oui reviendrait à aider Sarkozy à faire passer son texte. Je rappelle que pour pouvoir voter sur la ratification du traité, il faudra d’abord réviser la Constitution française. En votant contre la révision de la Constitution par voie parlementaire on rendrait obligatoire l’organisation d’un référendum. Si la gauche s’y oppose, M. Sarkozy n’a pas en effet la majorité des 3/5 au Congrès du Parlement pour réviser la Constitution française sur ce point. La gauche doit tenir parole. Tous ses candidats s’étaient en effet prononcés en faveur d’un référendum.
Ne pas exiger un référendum serait un reniement, alors que la gauche a les moyens de l’imposer.



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22.10.2007

"Dis moi comment tu t'opposes, et je te dirai qui tu es"

Intervention de Claude Bartolone lors des rencontres de la refondation "Priorités à Gauche" le 13 octobre 2007 Toulouse-Labège.

Vidéo : Durée : 12:28 Pris le : 13 octobre 2007



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15:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

Laurent Fabius : Les Français commencent à s’apercevoir que le slogan « travailler plus pour gagner plus » était un leurre

Interview de Laurent Fabius publiée par le journal Le Monde. Les propos ont été recueillis par Jean-Michel Normand.

Vous étiez mercredi le principal orateur du groupe socialiste lors de la discussion budgétaire. Faut-il y voir une reconnaissance de la position d’actif sage que vous revendiquez ?

En tout cas, je me réjouis de cette intervention car le budget est l’ossature de la politique du gouvernement. Ce budget 2008 est fondé sur des chiffres auxquels personne ne croit. Il ne soutiendra vraiment ni la demande ni la compétitivité des entreprises. Compte tenu des déficits abyssaux et du "boulet fiscal" qu’il comporte, il y aura donc probablement un autre budget, caché celui-là, mais révélé après les élections municipales de mars. Désosser cette politique, formuler des contre-propositions, c’est un rôle d’opposant utile à un moment où beaucoup à gauche se demandent où est passée l’opposition. J’aimerais que, la bataille parlementaire achevée, ces citoyens interrogatifs se disent : la gauche est de retour.

Il faut agir pour « déconstruire » la droite et reconstruire la gauche. La droite se flatte d’une pseudo-ouverture. Une vraie ouverture eût consisté à demander à l’opposition de la rejoindre sur telle ou telle question en reprenant une partie de ses idées. Là, le Président propose à des personnalités, qui y ont une prédisposition, de venir au Gouvernement appliquer sa propre politique : c’est du débauchage. La fausse ouverture est donc une vraie fermeture du débat démocratique. En même temps, nous devons reconstruire la gauche. C’est-à-dire à la fois réaffirmer nos valeurs - égalité, liberté, laïcité, service public, internationalisme - qui restent pertinentes et adapter certaines de nos propositions pour les rendre mieux opératoires. Il faut enfin clarifier notre stratégie, celle d’une gauche décomplexée, rassembleuse et diverse. A la base, les électeurs, les militants, les élus nous veulent actifs, combatifs. Avec d’autres, je suis décidé à sonner le réveil.

Sur quels sujets faut-il adapter les propositions du PS ?

Le grand sujet, c’est en France et en Europe de nous montrer plus offensifs et plus efficaces dans la mondialisation. Je plaide depuis longtemps pour que nous placions au premier rang l’environnement : nous devons aller beaucoup plus loin qu’aujourd’hui sur les économies d’énergie, la fiscalité écologique, l’habitat, les transports. De même, rendons l’action publique plus efficace : notre système brasse beaucoup d’argent, avec un impact redistributif faible. En matière européenne, nous manquons d’audace : je développerai dans les semaines qui viennent la proposition d’une Coopération européenne pour la recherche et l’innovation (CERI) ; ce serait le premier exemple de "coopération renforcée" réussie.

Le congrès de 2008, qui doit-être celui de la rénovation, devra-t-il régler la question du leadership au sein du PS ?

Plus que d’une simple rénovation, nous avons besoin d’une véritable reconstruction. Elle ne doit pas être fermée sur le PS. A terme, il faut imaginer un grand parti socialiste et progressiste qui respecte les différentes sensibilités de la gauche et dépasse les frontières actuelles. S’agissant du leadership, pourquoi décider en 2008 la candidature pour 2012, 2017 ou 2022 ? En revanche, le Congrès doit permettre de repartir du bon pied et renouveler les équipes. Pour ma part, j’entends me consacrer aux questions de fond sans me mêler du meccano interne.

Quel jugement portez-vous sur le traité européen simplifié et sur les mouvements de grève du 18 octobre ?

Sur le le traité européen simplifié, j’attends de voir le texte mais une chose est déjà acquise : un sujet qui a été tranché par référendum ne peut être à nouveau valablement tranché que par le peuple. J’espère que nous pourrons dégager une position de rassemblement du PS, et que nous saurons aussi considérer l’essentiel, qui ne se trouve pas dans les procédures mais dans les politiques européennes à mettre en oeuvre.

Quant à la mobilisation sociale, au-delà des régimes spéciaux, sorte de ballon d’essai gouvernemental, elle porte sur l’ensemble des retraites, le pouvoir d’achat, l’emploi. Des efforts sont nécessaires, des changements aussi, mais ils doivent être répartis équitablement, or ils ne le sont absolument pas. Les Français commencent à s’apercevoir que le slogan « travailler plus pour gagner plus » était un leurre. C’est le début d’une prise de conscience. Au PS et à la gauche de l’amplifier et d’offrir au pays une autre perspective.

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08:43 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

19.10.2007

Le 2 en 1 de cette année : Laurent Fabius " Il faudrait un nouveau référendum"; Jean-Luc Mélenchon : "Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen"

Interview publiée par Libération et réalisée par Pervenche Berès Députée européenne.

Quelle différence y a-t-il entre le projet de traité constitutionnel et le «traité réformateur» ?

Il ne constitutionnalise plus les «politiques communes» comme le faisait le projet de Constitution. Si le «non» l’a emporté en France, c’est à cause de cela : s’il y a une chose que le débat en France et en Europe a montré, c’est qu’il n’existe pas de consensus sur ces politiques et sur la façon dont elles sont mises en œuvre aujourd’hui. Mais il y a d’autres évolutions négatives dans ce nouveau traité, comme le fait que la charte ne s’applique pas à la Grande-Bretagne et à la Pologne. C’est très révélateur de ce qu’est la nouvelle Europe.

Un référendum doit-il être organisé sur ce nouveau traité ?

Par respect pour la démocratie, Nicolas Sarkozy devrait convoquer un référendum.

Les Français ne risquent-ils pas de voter non une nouvelle fois, en considérant qu’on essaye de faire entrer par la fenêtre un texte qu’ils ont mis dehors par la porte ?

Si on ne les consulte pas à nouveau, c’est sûr qu’ils le penseront. Pour le PS, la bonne stratégie est de demander un référendum et de recommander l’abstention. Il faut éviter que le PS se divise à nouveau, car les lignes de fracture sont toujours là. Si on s’étripe entre nous sur l’Europe, cela veut dire que notre prochain congrès porte uniquement sur cette question. Or ce n’est pas ce que les Français attendent de nous.

Un second non ne signerait-il pas la fin de l’Union européenne ?

C’est pour cela qu’en cas de référendum, le PS doit prôner l’abstention.

Les tenants du non affirmaient en 2005 qu’un rejet du traité constitutionnel serait un «choc salutaire». Or, on n’est manifestement pas sorti par le haut de cette crise.

Je ne suis pas d’accord : on a dû repenser la nature du projet européen comme le montrent les discussions qui ont lieu depuis deux ans. Maintenant, chacun a conscience qu’une Constitution ne suffit pas à résoudre les problèmes de la grande Europe.

Jeu, 18/10/2007

Le blog de RAG dans les média

Jean-luc Mélenchon : Les comptes justes à propos de la ratification du nouveau traité européen

Une réunion de chefs d’états et de gouvernements de l’Union européenne va se réunir à partir de jeudi pour examiner le nouveau projet de traité européen destiné à remplacer celui que la France et la Hollande ont rejeté par référendum. Avant même d’évoquer le contenu du texte qui est en débat, je veux aborder le problème des conditions dans lesquelles, quel que soit le contenu de ce texte, se présentera le mécanisme de ratification en France. En effet, mes efforts d’explication depuis le soir du résultat des législatives de juin 2007 n’ont pas été assez clairs pour permettre à tout le monde de bien comprendre pourquoi ce mécanisme oblige à deux votes. Deux. Prenons donc la démonstration dans l’ordre.

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02:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, FABIUS, PRS, RAG

18.10.2007

AGENDA : Les prochains forums de la rénovation dans l'Hérault


Les socialistes et la nation

Vendredi 26 octobre 19h00

Salle la Garrigue

Le Crès 34.

Les socialistes et le marché

Mercredi 31 octobre à 19h00

Salle Georges Brassens

Clermontl'Hérault 34.

Les socialistes et l'individu

Mercredi 7 novembre à 19h00

Salle polyvalente

Capestang 34.



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19:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : forums de la rénovation 34

Les lolo's 34 du BLOG RAG 34 : solidaires avec les grévistes.

RDV cet AM à la manif ...

Les lolo's 34

12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 005 AGENDA , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Débat/Forum , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

12.10.2007

Henri Weber: Pour transformer le PS en parti réformiste moderne

medium_HWEBERLFABIUS.jpg"Face au pilonnage médiatique de Nicolas Sarkozy, les socialistes doivent mener une bataille idéologique." Tribune publiée par Henri Weber dans Libération

La défaite électorale des socialistes a suscité deux réactions contestables. La première émane de citoyens qui aiment tellement le Parti socialiste qu’ils souhaiteraient en avoir deux ! Les échecs électoraux du PS, nous expliquent-ils, tiennent à ce qu’il abrite en réalité plusieurs partis en un : la vieille gauche marxisante, d’une part ; et une gauche moderne qui brûle de mettre les horloges du socialisme à l’heure de la mondialisation, d’autre part. La refondation, selon ceux-là, consisterait à séparer ces deux gauches dans deux partis distincts.

D’autres proposent de remédier à la faiblesse du PS par un retournement d’alliance : puisque l’union des partis de gauche ne permet plus d’obtenir la majorité, disent-ils, il faut lui substituer une alliance avec le centre de François Bayrou, quitte à aider le Modem à exister.

La bonne réponse est ailleurs : le Parti socialiste ne doit ni se scinder en deux - pour le plus grand profit de Sarkozy - ni chercher son salut dans le soutien de centristes introuvables. Il lui faut au contraire mobiliser toutes ses ressources pour construire le grand parti réformiste moderne dont la France a besoin. Un parti qui regrouperait toutes les familles de la gauche réformiste, de la gauche radicale aux républicains de progrès, et qui rassemblerait par ses propres forces au moins 35 % des électeurs, comme le font la plupart de ses homologues européens.

Pour atteindre cet objectif, le PS doit entreprendre une véritable reconstruction de lui-même. Il ne doit pas se résigner à devenir une simple machine électorale à demi professionnalisée, comme il en a pris le chemin, mais assumer pleinement, au contraire, toutes les fonctions qui incombent au parti dominant de la gauche.

Fonctions intellectuelles : le PS doit s’investir mieux qu’il ne le fait dans le travail d’élaboration théorique, en liaison avec les chercheurs, afin de proposer aux Français une vision du monde, de ses futurs possibles, de son avenir souhaitable. Les classes populaires ont besoin de repères, d’une grille de lecture de leur réalité : si le présent leur semble obscur et l’avenir opaque, elles peuvent prêter l’oreille à tous les démagogues. Le Parti socialiste doit assumer un rôle d’éclaireur de l’avenir, de porteur d’intelligibilité. Les forums et les conventions thématiques qu’il a programmés pour les prochains mois sont un premier pas dans ce sens. Le renouvellement et la réactivation de ses commissions spécialisées doivent en constituer un second.

Le PS doit s’engager davantage dans la lutte idéologique. Là aussi, la droite nous donne une leçon : elle nous rappelle que les batailles politiques se gagnent ou se perdent d’abord dans les têtes. Que la lutte idéologique est un vrai combat, qui s’organise dans la durée et exige des instruments, une stratégie. Notre amateurisme en la matière a permis à Sarkozy de faire souvent prévaloir son interprétation de la crise française - «trop d’impôts, trop de droits, trop d’Etat» - et de frayer la voie à ses solutions.

Fonction programmatique : le PS doit s’interdire de botter en touche, comme il l’a fait trop souvent sur les questions qui divisent son électorat. La modernisation démocratique de la société qu’il préconise diffère de la modernisation libérale- autoritaire que conduit Nicolas Sarkozy. Puisque les objectifs du socialisme démocratique - plein-emploi, protection des individus contre tous les risques sociaux, augmentation régulière du pouvoir d’achat, démocratie sociale, qualité de la vie… - ne sont plus accessibles par les voies et les moyens classiques de la social-démocratie, le programme socialiste doit définir les moyens nouveaux qui permettront d’approcher ces objectifs dans les conditions d’un capitalisme mondialisé et dominé par la finance.

La tournée des capitales qu’effectueront cet automne des délégations de socialistes français, en vue d’apprendre des performances - mais aussi des contre-performances - de leurs homologues européens, s’inscrit dans cette quête d’une «nouvelle voie».

Fonction électorale : le Parti socialiste doit garder la maîtrise de la désignation de ses candidats aux divers mandats électifs, selon ses critères politiques propres - fiabilité, implantation, parité, représentativité… Il ne doit pas se laisser dicter ses choix par les sondages et les médias… Ce qui n’exclut pas de mieux associer les électeurs à ses décisions.

Fonction organisationnelle, enfin : le Parti socialiste doit étoffer, rajeunir, féminiser, diversifier son corps militant ; resserrer ses liens avec les syndicats, les intellectuels et les grandes associations progressistes ; associer ses sympathisants à ses débats et à ses mobilisations. Il doit acquérir la maîtrise des moyens de communication modernes - l’Internet et l’Intranet, ce qui est loin d’être le cas, malgré les progrès enregistrés récemment -, mettre l’accent sur la formation de ses adhérents, se doter d’un véritable département de la communication, capable de riposter au pilonnage médiatique de Sarkozy.

Le Parti socialiste consentira-t-il l’effort considérable que représente ce bond en avant ? Ou bien se laissera-t-il glisser sur la ligne de la plus grande pente, celle qui mène au parti de supporteurs, simple reflet de l’opinion ? L’avenir de la gauche et de notre démocratie dépend de la capacité des socialistes à trancher cette alternative dans le sens de la reconstruction.

RECONSTRUIRE LA GAUCHE

23:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : WEBER, RECONSTRUIRE LA GAUCHE, RAG 34

11.10.2007

BHL pour la vraie mort de la gauche !?

medium_fmds.36.pngBernard-Henry Levy dit BHL, veut, sur France inter, mardi 9 octobre que la gauche devienne un "grand cadavre à la renverse".
Si, si : il propose un renoncement à l’unité de la gauche. Et il défend une alliance avec un "centre qui aurait du principe". C’est donc qu’il veut la vraie mort de la gauche.
Son truc, "c’est les idées" dit-il mais il dénonce les "petits salopards" qui ont écrit contre Royal et il la défend en expliquant que, selon lui, dés le début, elle était pour l’alliance au centre... En fait, elle aurait dit trop tard qu'elle voulait Bayrou comme Premier ministre, avec ça, la gauche serait un cadavre à coup sûr...
Il refuse une unification avec le PCF et avec le reste de la gauche qu’il méprise...

http://www.democratie-socialisme.org/

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07:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BHL, REFONDER LA GAUCHE

06.10.2007

Présence de André Vézhinet et de René Revol samedi 6 octobre à Grabels pour la 7ème Fête de la République

André Vézhinet, Député et Président du Conseil général de l'Hérault, rendra visite aux participant(e)s de la 7ème fête de la République organisée par les socialistes de Grabels à la salle polyvalente. René Revol, membre du Conseil National du PS et Conseiller municipal d'opposition de Grabels sera lui aussi présent.



Communiqué de PRS 34 : Une offensive antisociale sans précédent

Cher(e)s camarades, Cher(e)s ami(e)s,

La rentrée est désormais bien engagée :

1) l'offensive antisociale sans précédent que vient d'annoncer Sarkozy visant à démanteler à la fois l'assurance maladie et le système de répartition pour les retraites en s'attaquant d'abord aux régimes spéciaux;

2) une attaque en règle contre la fonction publique et notamment contre le service public d'éducation;

3) l'ouverture du processus de démantélement du contrat de travail CDI ouvrant la voie à la généralisation de la précarité;

4) la remise en cause des bases mêmes de notre Etat de droit par la responsabilisation des malades mentaux et des enfants et la déresponsabilisation pénale des élites économiques sans compter le scandale des tests ADN pour le regroupement familial des immigrés;

5) la préparation d'un changement constitutionnel vers un système présidentialiste outrancier sous la houlette des deux partisans d'un régime présidentiel messieurs Balladur et Lang;

6) L'alignement inconditionnel sur la politique étrangère et militaire des néo-conservateurs américains rompant avec la tradition univesaliste et laïque de la France, l'orientation sarkoziste étant bien relayée par le très atlantiste Kouchner;

7) La préparation de la présidence française de l'Europe en 2008 pour faire passer le traité constitutionnel refusé par le peuple français et néerlandais...

Il est temps, plus que temps, que les forces de la gauche politique, sociale et associative se mettent en position d'action et de résistance.

Personne ne pourra se soustraire à l'inévitable confrontation qui vient. cela suppose clarté et unité : clarté d'une
part dans la fidélité aux idéaux d'égalité de la gauche donc dans le refus de cautionner de quelque manière que ce soit cette politique, ce qui suppose de rejeter à gauche ceux qui trouvent "moderne" de se rallier à tout ou partie de cette politique; unité sans exclusive de toute la gauche politique, sociale et associative dans la résistance contre ces mesures. PRS s'engage totalement dans une telle démarche.

C'est en menant cette résistance unitaire que pourra en même temps se construire le renouveau de la gauche.

A ce titre, la fête de l'Humanité le week end dernier a constitué un tournant. PRS y a tenu une place
essentielle. Nous vous invitons à consulter le site de PRS http://www.pourlarepubliquesociale.org/ où un compte rendu trés complet est réalisé, notamment sur la rencontre initée par PRS de militants venant de toute la gauche pour une force politique nouvelle.

Nous allons nous saisir du dernier ouvrage de jean-Luc Mélenchon "En quête de gauche" pour multiplier les débats dans le département. Nous préparons pour cet automne des présentations-débat de
"En quête de gauche" dans les communes suivantes : Béziers, Sète, Lunel, Montpellier la Paillade, et à l'Université.
N'hésitez pas à nous contacter pour l'organisation de ces débats ou pour la mise en place d'autres débats.

La gauche ne se reconstruira qu'en alliant une action unitaire et résolue contre Sarkozy et une réflexion sans concession sur le fond !

à Grabels à la Fête de la République organisée par l'association du même nom, constituée à l'initiative des socialistes de grabels.
Elle aura lieu cette année le samedi 6 octobre de 16h30 à 20h30 avec un débat fort intéressant sur la viticulture à l'occasion du centenaire de 1907 suivi d'un repas spectacle. Ne ratez pas ce moment de convivialité et inscrivez vous sans tarder. vous trouverez ci joint affichette et coordonnées pour l'inscription.

Télécharger le programme et votre bulletin d'inscription

Amitiés à toutes et tous.

Le bureau départemental de PRS 34

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08:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS 34, Fête de la République 2007, ANTISOCIAL

03.10.2007

François Delapierre : Le PS ou l'opposition en gants blancs

Divisés sur bien des sujets, les socialistes sont au moins d'accord sur un point. Tous jugent leur parti incapable pour l'heure de s'opposer. A partir de ce diagnostic unanime, le débat pourrait s'engager sur les causes du mal. Il est à peine engagé.
Tribune de François Delapierre, membre du bureau national du PS publiée dans Le Monde du 24.09.2007.

Certains accusent le "sabir" abscons du PS, ses statuts, ses éléphants, l'âge du capitaine ou celui des lieutenants, le silence sur les "vraies questions que se posent les Français"... Mais rien n'est dit du fait qu'un membre du gouvernement sur cinq avait au début de l'année sa carte du PS et déclare, aujourd'hui, agir en conformité avec cet engagement. C'est pourtant un fait sans précédent. Il est impossible de le cacher sous le tapis. Alors ne tentons pas de le faire.

Que sont allés faire ces socialistes au gouvernement ? Sont-ils des agents doubles, traîtres à multiples faces ? Des opportunistes piétinant convictions et intérêt supérieur du parti pour quelques bénéfices personnels ? Ou des brebis égarées qui ont cédé à la tentation mais bénéficieront du pardon si elles rentrent au bercail ?

La liste considérable des personnalités socialistes impliquées dans l'ouverture, dont beaucoup occupaient des fonctions éminentes auprès de François Hollande, dément la thèse du dérapage individuel. Leur proximité idéologique aussi. La qualité des personnes également. Dès lors, il faut admettre qu'ils agissent avec conviction. En intégrant le gouvernement ou en acceptant une mission confiée par Nicolas Sarkozy, ces "personnalités d'ouverture" sont convaincues de rester fidèles à leurs convictions pour la bonne raison qu'elles les pensent compatibles sur des points essentiels avec celles de la droite.

ORIENTATION DÉMOCRATE

Cette idée n'est pas neuve. Elle a été mise en forme par la droite du Parti démocrate américain autour de Bill Clinton, où sont nés dès les années 1980 les appels à rompre avec les "clivages du passé". Elle a inspiré Tony Blair puis Gerhard Schröder, Romano Prodi et tant d'autres. La France ne vit pas à l'écart de ces influences. Elle y a même des relais de poids. Ce vieux refrain a été repris mot pour mot par Ségolène Royal pendant sa campagne : "Je n'aime pas les étiquettes. La France souffre de ces logiques d'affrontement. Je suis dans le dépassement des clichés traditionnels." "J'évite les formules dépassées, comme l'idée que tout ce que fait la gauche est bon et que tout ce que faire la droite est mauvais."

Dès lors les partisans de l'ouverture ne manquent pas d'arguments. Ne sont-ils pas en train de dépasser pour de bon ces "vieux clivages" ? Au lieu d'applaudir de loin la réduction de l'Etat social mise en oeuvre dans toute l'Europe par leurs amis sociaux-démocrates, ne la soutiennent-ils pas pour de vrai dans notre pays ? Il faut donc admettre que l'incapacité du PS à s'opposer renvoie à un problème politique. Comment assumer le clivage droite-gauche, remettre au premier plan le partage des richesses, s'opposer au recul de l'âge de départ en retraite, rompre le consensus sécuritaire... sans entrer en contradiction avec l'orientation démocrate qui inspire le noyau dirigeant du PS ?

Dès lors, rien d'étonnant que la contestation de Nicolas Sarkozy se limite pour l'essentiel à une critique de son style. La privatisation de GDF ? Un problème de transparence (François Hollande). La harangue des ambassadeurs sur le choc entre l'Occident et l'Islam ? Un discours de bonne tenue, mais des contradictions avec ses déclarations passées (Pierre Moscovici). Nicolas Sarkozy favorable au "divorce par consentement mutuel en matière de contrat de travail" devant l'université d'été du Medef ? Cela manque de concret (Michel Sapin). Les premiers cent jours du gouvernement ? Attention à l'immobilisme (Ségolène Royal). M. Sarkozy dénonçant le trop-plein de droits en matière sociale ? Un discours prudentissime (Jean-Marc Ayrault).

Il est donc urgent pour tous ceux qui attendent du Parti socialiste une opposition frontale à la droite de mettre en cause l'orientation démocrate qui le gouverne aujourd'hui. Car celle-ci a sa cohérence, qui condamne ceux qui y adhèrent, quels que soient leur âge ou leur figure, à une opposition bon chic bon genre.

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06:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DELAPIERRE, PRS

Paul Quilès : La démocratie en danger ?

Alors que la gauche disserte sans fin sur sa « refondation », les démocrates –notamment ceux qui se réclament de la gauche- seraient bien avisés de se mobiliser face à l’attaque, sans précédent depuis 50 ans, qui se prépare contre les fondations de notre démocratie.

Loin de moi l’idée de défendre de façon intangible les institutions de 1958. Elles ont certes permis de sortir de l’impuissance qui était devenue la marque de la IVème République, mais la décision prise en 1962 d’élire au suffrage universel le Président de la République a transformé la légitimité du pouvoir exécutif. Il suffit de relire la déclaration du général De Gaulle le 31 janvier 1964, affirmant que « l’autorité indivisible de l’Etat est déléguée tout entière au Président de la République ; qu’il n’y a aucune autorité ministérielle, ni civile, ni militaire, ni judiciaire qui puisse être conférée ou maintenue autrement que par lui… ». En réalité, ces institutions portaient en elles les dérives auxquelles on a assisté : accentuation du prétendu « domaine réservé » du Président, effacement du Premier ministre, Parlement corseté et sans réel pouvoir.

Depuis 10 ans, je n’ai cessé d’alerter sur ces risques et de proposer des réformes. Beaucoup de salive a coulé : discours, livres, colloques, motions de congrès…Malheureusement, la gauche au pouvoir n’a pas mené les transformations nécessaires. François Mitterrand, qui s’est un peu trop –à mon goût- glissé dans des institutions qu’il avait critiquées de façon pertinente dans l’opposition, se rassurait en disant « la Constitution était dangereuse avant moi ; elle le redeviendra après moi ». De ce point de vue, il n’avait pas tort ! Quant à Lionel Jospin, il mit en place de façon concomitante le quinquennat et l’inversion du calendrier, accentuant ainsi le caractère excessivement présidentiel du régime. Je me souviens de ma solitude lorsque je me permis de critiquer cette mesure, dont je pressentais les conséquences néfastes sur l’équilibre des pouvoirs.

Ayant fait de très nombreuses propositions[1] visant à restaurer le caractère parlementaire de nos institutions, je me sens autorisé aujourd’hui à mettre en garde contre les conséquences de la tentation de N. Sarkozy d’accentuer encore plus la présidentialisation du régime. En effet, la commission présidée par E. Balladur s’est vue fixer parmi ses objectifs de proposer les réformes « permettant au Président de gouverner ». Il s’agit en réalité de mettre le droit en conformité avec la pratique instaurée depuis quelques mois : un président tout puissant, un premier ministre condamné à jouer les utilités, un parlement dont on va pouvoir constater le rôle purement formel. La disparition pure et simple du poste de premier ministre complèterait le tableau ! Le Président pourrait alors gouverner directement, sans être responsable devant l’Assemblée Nationale et en conservant son pouvoir de dissolution.

Si l’on ajoute à cela le probable refus de supprimer l’article 16 de la Constitution, qui donne au Président des pouvoirs exceptionnels en cas de crise, on voit que le système peut devenir dangereux pour la démocratie.

Pour vraiment réformer nos institutions et les rendre dignes d’une grande démocratie moderne, il faudrait notamment débarrasser le Président de ses attributs monarchiques, obliger le Premier ministre à solliciter la confiance de l’Assemblée Nationale dès sa nomination et à la fin de chaque session, donner au Parlement de vrais moyens de contrôle de l’exécutif, faire des députés des élus à temps plein, ne cumulant leur mandat ni avec une fonction d’élu local ni avec un métier.

Telle n’est pas la voie choisie par N. Sarkozy, qui veut être un président tout puissant, capable de gouverner pendant 5 ans sans le moindre contrôle. Même si ce thème n’est pas aussi populaire que d’autres luttes, la gauche devrait se fixer comme objectif prioritaire de son action de s’opposer vigoureusement et de façon unitaire à cette dérive, qui, si elle se confirmait, constituerait un affaiblissement grave du caractère démocratique de nos institutions.

[1] Voir notamment: mon livre « les 577, des députés, pour quoi faire ? », écrit avec Ivan Levaï ; mes propositions et mon activité de Président de la Commission de la défense (1997-2002) ; mes propositions lors du projet socialiste en 2002 ; ma contribution au Congrès de Dijon du PS en 2003 ; ma proposition de loi tendant à permettre au Parlement de contrôler l’application des lois, adoptée par l’Assemblée nationale (mai 2006)

Le blog de Paul Quilès

RAG 34. Les lolo's 34

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02.10.2007

Laurent Fabius : Reconstruire (vidéo, texte intégral)

Texte intégral du discours prononcé par Laurent Fabius lors de la journée nationale d’échanges et de reflexions de Rassembler à gauche, à Paris.



Chers Amis, Chers camarades,

Je commencerai par une anecdote qu’on m’a rapportée récemment. Un des dirigeants du Parti Socialiste est à son bureau. Le téléphone sonne. « Comment vas-tu ? » demande son correspondant. « Ca va très très bien », répond le dirigeant socialiste. « Ah bon, tu n’es pas seul ! Rappelle-moi quand tu pourras parler librement... » Librement et amicalement, c’est ainsi que nous avons échangé aujourd’hui, par-delà les chapelles et les querelles. Librement, c’est ainsi que je veux m’adresser à vous et, à travers vous, à nos concitoyens.

Cinq mois après la victoire de N. Sarkozy et la défaite de S. Royal, notre pays voudrait croire à une amélioration, mais nos concitoyens commencent à constater les faits et doutent en profondeur. Beaucoup de dirigeants socialistes, eux, sont déboussolés. Quant aux militants et aux sympathisants de gauche, comme vous, ils veulent se battre. Ils veulent une opposition active, responsable cela va de soi, capable non seulement de critiquer une méthode ou un calendrier mais de dénoncer avec force le contenu de la politique gouvernementale et de contre-proposer. Qu’entend-on partout ? « Il faut ré-no-ver ». Nous sommes, bien sûr, tous d’accord avec cette aspiration rénovatrice. Mais il faut beaucoup plus : en réalité, et c’est le sens de notre rencontre aujourd’hui et de celles qui suivront, l’urgence est à la reconstruction. Nous avons besoin de déconstruire la droite et de reconstruire la gauche. Nous devons être, nous sommes des reconstructeurs.

* * *

Face à nous, le Président de la République a une stratégie précise.

Au départ, c’est la fameuse et fausse théorie du « choc de confiance ». L’idée martelée que, grâce notamment à près de 15 milliards d’euros de transferts fiscaux en faveur surtout des plus riches, 100 milliards de francs chaque année, grâce à l’affichage énergique d’une volonté de rupture, la croissance repartira automatiquement, l’emploi et le pouvoir d’achat avec. Le problème, c’est que cette stratégie utilise des moyens injustes et qu’elle est contredite par les faits. Au point que l’on est en train de s’apercevoir que le "paquet fiscal" de la droite pourrait bien devenir le "boulet fiscal" de la France.

Pouvoir d’achat érodé, prévisions de croissance gonflées, déficit commercial rouge foncé, déficits budgétaire et social encore plus élevés qu’annoncés : cet illusionnisme sent la fuite en avant pour aujourd’hui et le plan d’austérité pour demain.

"Le réel, disait le psychanalyste Lacan, c’est quand on se cogne". Et bien la droite va se cogner au réel. Elle sera confrontée, c’est pour les prochains mois, à un "contre choc de méfiance". Elle allumera des contre-feux. Pour réduire le plus possible les interventions et services publics, puisque c’est son obsession idéologique, elle invoquera, elle évoque déjà la montée de l’individualisme : comme si le recours au collectif était contradictoire avec la satisfaction des individus ! Elle tentera de diviser les fonctionnaires, en leur promettant une ristourne si les postes de leurs collègues sont supprimés, si elle parvient à ses fins. Il y aura bien au bout du compte moins de fonctionnaires et pas mieux payés. Les Français en général pourront "gagner plus s’ils travaillent plus" ? Non, il faudra travailler plus sans gagner plus ; souvent même, on devra travailler plus et plus longtemps, pour finir par gagner moins, en salaire, en retraite et, une fois toutes les ponctions opérées, en pouvoir d’achat. Le SMIC sera remis en cause, le contrat de travail aussi puisque, dans cette conception, l’avancée économique ne peut exister que par le recul du social. Quant à l’Europe, elle sera à la fois courtisée et accusée de tous les maux pour excuser les échecs gouvernementaux.

La politique gagnante pour la France, ce n’est pas cela. Ce n’est pas de favoriser les plus aisés et de ponctionner les autres. La mesure de toute chose dans la société, ce ne peut pas être seulement l’argent. Notre vision, notre projet sont différents. C’est la priorité donnée à l’éducation et à la culture, au lieu de les amputer, à la recherche au lieu d’agir petit bras, à l’innovation et à l’investissement au lieu de la rente, à la personne humaine. C’est un Etat qui se remet en cause en corrigeant les inégalités au lieu de les creuser. Ce sont des collectivités locales stimulées et non pressurées. C’est une Sécurité Sociale consolidée et non pas amputée pour faire place aux assurances privées. Ce sont le logement et la sécurité améliorés. C’est la construction d’une Europe plus sociale, plus écologique, plus démocratique. C’est l’indépendance à l’égard de toutes les puissances, y compris les Etats-Unis. Disons-le tranquillement, mais disons-le clairement.

La France possède des atouts : notre productivité, notre démographie, notre qualité de main d’œuvre, nos services publics, notre géographie, mais notre pays a besoin de réformes profondes, justes, concertées. Nous avons besoin de renforcer l’offre des entreprises, en particulier les PME, sans amputer le pouvoir d’achat. D’où l’absurdité injuste de mesures telles que la taxation médicale, les hausses de prix tous azimuts, l’augmentation de la TVA (rebaptisée maintenant - jusqu’où va l’invention sémantique ! - « TVA pouvoir d’achat » !) et divers reculs sociaux intervenus ou programmés, contre lesquels il va falloir mobiliser. Nous avons besoin de rassembler le pays dans un effort de dynamisation, de réforme et de justice, plutôt que d’opposer les catégories entre elles : jeunes contre vieux, centre villes contre quartiers, travailleurs contre chômeurs, nationaux contre étrangers, salariés du public contre secteur privé. Nous avons besoin d’une politique de résultats plutôt que d’une politique de médias.

Je mentionne les médias parce que leur maniement joue un rôle majeur dans la stratégie présidentielle. Là aussi, il nous faut déconstruire sérieusement la méthode. Premier temps : le pouvoir sélectionne divers thèmes, en fonction notamment des sondages, pour que le Président les investisse. Deuxième temps : un des thèmes est retenu, on met alors en scène l’ implication personnelle du chef de l’Etat, on mesure l’impact sur l’opinion, on poursuit si c’est positif, sinon on change aussitôt de thème. Le bombardement médiatique est si puissant et le tournoiement des thèmes si rapide que, malgré le courage de beaucoup de journalistes, les médias et l’opinion ont réduits au rôle de suiveurs. Le but est d’éviter à tout prix le temps de l’analyse critique des faits.

L’utilisation systématique de l’émotionnel et du compassionnel vient en renfort. Face à une catastrophe, à un fait divers, à la douleur, chacun est touché. On se dit : "et si c’était ma famille ? mes proches ?" Parfois, on participe à une action de solidarité. Mais on reste discret. Par décence. Là, c’est l’inverse : la compassion d’Etat est érigée en méthode de gouvernement. Après chaque fait divers retentissant, un ministre annonce une nouvelle loi alors qu’il devrait d’abord faire appliquer celles qui existent. Pendant ce temps, l’opium fait son effet : on ne s’interroge ni sur les causes, ni sur les vraies solutions. Déjà, on zappe et on passe à autre chose. Seuls comptent les images et les sondages.

Tout est organisé pour favoriser cette stratégie. Aujourd’hui, vous le savez sans doute, l’expression du Président de la République dans les médias audiovisuels n’est pas décomptée. Le gouvernement, la majorité, l’opposition, oui ; le Président, non ! Or le vrai chef de l’exécutif et de la majorité, plus encore que dans le passé, c’est lui. Il serait donc normal, comme cela a été demandé, que son temps d’intervention audiovisuelle et celui de ses collaborateurs soient désormais comptabilisés, et que soit accordé un temps équivalent à la majorité et à l’opposition. Un texte devrait le prévoir. Ce texte court, j’ai même commencé à l’écrire. « L’expression pluraliste des courants de pensée et d’opinion est une des conditions de la démocratie. Afin d’en assurer le respect, les radios et les télévisions doivent comporter dans leur programme un équilibre entre trois temps d’intervention et assurer des conditions de programmation comparables : celui du Président de la République, de ses collaborateurs et des membres du gouvernement, celui des personnalités appartenant à la majorité parlementaire, celui des personnalités de l’opposition ». Je souhaite qu’un article de ce type sur la démocratie médiatique soit inscrit dans la Constitution. Cet aspect est devenu plus décisif pour l’équilibre des pouvoirs que beaucoup de subtilités juridiques dont on discute. Je propose l’adjonction de ce texte et je propose d’en faire un des éléments déterminants de notre vote sur la réforme des institutions.

La tactique dite « d’ouverture » complète enfin la stratégie présidentielle. Ont été convaincues d’entrer au gouvernement - sans trop de mal, semble-t-il - des personnalités anciennement classées à gauche. Il n’a pas été question - ce qui aurait constitué une vraie « ouverture » - de modifier le contenu de la politique de la majorité afin de tenir compte de l’opposition. Non : il s’agit exactement du contraire. Il s’agit d’essayer de disqualifier la gauche en prétendant que la politique de la droite recueille désormais l’assentiment général. Comment qualifier ces transfuges ? Pour moi, c’est une sorte de « club des papillons ». Car, au-delà de leur diversité, ils me semblent présenter deux caractéristiques communes : être attirés par la lumière et voleter de conviction en conviction - comme les papillons volètent de support en support. Le PS a hésité sur l’attitude à adopter. Elle est pourtant simple. Dans les instances, commissions et procédures de la République, nous devons occuper toute notre place ; en revanche nous devons refuser toute participation directe ou indirecte à l’exécutif. La démocratie, c’est d’abord la clarté.

* * *

Déconstruire la droite, reconstruire la gauche. Pour cela, il faut ne pas tout mélanger, les valeurs, les propositions, la stratégie.

 Nos valeurs, nous devons les revendiquer. Elles n’ont pas pris une ride. L’exigence d’égalité, qui constitue le ciment de la gauche, reste pour nous centrale notamment dans la mondialisation financière qui charrie tant d’inégalités et d’injustices. La liberté n’existe pas s’il n’y a pas d’égalité, face aux pressions et oppressions de toutes sortes - et je veux dire notre haut le cœur devant la répression de la « révolution Safran » par les criminels du régime militaire birman. La solidarité est aussi une de nos valeurs fortes, au sein de notre pays comme avec les autres (c’est cela l’internationalisme), ainsi qu’avec les générations futures (cela s’appelle le vrai développement durable). Car il ne s’agit plus seulement pour la gauche de changer le monde mais de sauver le monde... en le changeant. La laïcité enfin, valeur-trésor en réplique aux intégrismes de tous bords. Les voilà les valeurs de la gauche, bien plus en phase que la dérèglementation, la financiarisation ou l’ultralibéralisme chers à la droite si on veut faire face aux défis contemporains. Il faut défendre ces valeurs, ne pas en avoir honte, ne pas baisser la tête mais les populariser, les revendiquer. Il faut une gauche décomplexée.

 Certains de nos propositions concrètes, elles, devront parfois s’adapter. Car le monde a changé. Quand la France souffre comme aujourd’hui d’un décrochage manifeste de croissance par rapport à ses principaux concurrents, la question de l’innovation et de la compétitivité doit être précisément traitée. Quand le système de production et d’échanges est transformé en un gigantesque Monopoly où les entreprises s’achètent et se vendent en un clic, où les salariés sont des variables d’ajustement, où le stress frappe au point de pousser à l’irréparable, le défi de la régulation publique doit être relevé. Quand la situation des comptes publics est grave et que le pouvoir fait de la cavalerie financière, on doit réagir : par exemple, dans la position actuelle de notre pays il faut dire qu’il n’est pas sérieux d’opérer une baisse massive de recettes publiques si elle n’est pas compensée par des ressources équivalentes. L’expérience aussi nous a marqués. Par exemple, la politique environnementale qui, pour nous, convenons-en, a longtemps été périphérique doit devenir essentielle. Puisqu’un Grenelle de l’Environnement se prépare, puisque le risque n°1 est le dérèglement climatique lié au gaz carbonique, je souhaite que nous placions désormais au coeur de nos propositions concrètes une pollutaxe climat énergie, dissuadant particulièrement les émissions de CO2. De même, nous devons apporter des réponses nouvelles aux questions liées à l’allongement de la durée de la vie, la santé, la dépendance, les retraites : pour garantir celles-ci, je souhaite que, là où la droite fait reposer tous les efforts sur les revenus du travail, nous proposions que les revenus du capital soient également soumis à contribution. Proposons concrètement à gauche et proposons moderne.

 Il faut enfin clarifier notre stratégie. Elle reste confuse à l’approche des élections municipales. Alors, précisons. Nous sommes pour le rassemblement à gauche ; nous n’écartons pas par principe de ce rassemblement des personnes ou des forces qui ne s’y trouvaient pas auparavant mais à la condition incontournable qu’existe une cohérence politique. Cohérence nationale, c’est-à-dire refus des accords à la carte. Cohérence de projet, c’est-à-dire affirmation d’objectifs nationaux et locaux communs avec ces partenaires et d’abord le rejet de la politique économique, sociale et fiscale actuelle. Force est de reconnaître que cette cohérence n’existe pas aujourd’hui. Toute autre attitude nous transformerait en un simple mouvement opportuniste avec à terme à la clé de sérieuses déconvenues électorales.

Revendiquer nos valeurs, adapter nos propositions concrètes, clarifier notre stratégie : voilà le chemin pour reconstruire. C’est un parti socialiste à 35 % des voix au premier tour qu’il faut bâtir, un parti diversifié dans son recrutement et ses dirigeants, en phase avec les associations et les syndicats, sachant écouter ses élus locaux mais aussi les fédérer. Un parti qui fasse l’amalgame entre l’expérience et le renouvellement. Un parti à la fois protestataire et gestionnaire. Un parti socialiste qui sera - chacun de ces termes compte - internationaliste, alter-européen, écologiste, éducationnel, paritaire, pour répondre aux grands défis du nouveau siècle. Quand je réfléchis à plus long terme, j’ai même à l’esprit un mouvement rassemblant encore plus largement que le PS aujourd’hui les sensibilités de la gauche, un mouvement socialiste et progressiste. C’est dans cette perspective de l’unité la plus large qu’il faut reconstruire. J’entends parfois parler de « nouvel Epinay ». Pourquoi pa,s à condition qu’on se souvienne qu’à Epinay François Mitterrand avait conçu comme un tout indissociable la reconstruction du parti socialiste et son ancrage déterminé à gauche.

***

Deux remarques avant de conclure.

L’accumulation des déficits et des dettes, l’abondance des promesses fallacieuses, l’ampleur des problèmes vécus par les Français, tout cela me conduit à penser que, mise en difficulté par les faits, la droite cherchera à regagner sur un autre terrain sa popularité menacée. Ce terrain, ce pourrait être d’essayer de nous piéger en concentrant le débat sur la façon d’être plutôt que sur les résultats de l’action. Ne tombons pas dans ce piège Ce terrain, ce pourrait être aussi, de façon plus précise, l’immigration. Là aussi, je propose que nous soyons clairs. Quatre lois de la droite en quatre ans ! Le ministère de l’identité nationale, la traque des enfants de sans papiers et maintenant les scandaleux tests ADN, contraires à notre droit de la bioéthique, contraires à notre approche de la famille et à mon sens contraires aux principes de la Constitution. Cela suffit ! Et pourtant, l’évocation de quotas d’immigrés par métiers et par régions discutés annuellement par le Parlement constitue la dernière trouvaille gouvernementale. Du pain bénit pour un pouvoir qui n’oublie pas ce qu’il doit aux voix d’extrême droite ! Pensez donc : chaque année un débat serait organisé au Parlement sur l’ampleur des quotas d’immigrés ! Comme si pour certains l’immigration était moins une question qu’un filon ! Or voici qu’un certain nombre de socialistes tombent dans le panneau. Et bien, au nom même de nos valeurs et de notre souci d’efficacité, nous devons répondre. L’immigration ne doit pas être pas une braise sur laquelle le pouvoir souffle lorsqu’il se révèle défaillant, c’est une question sérieuse qui doit être traitée sérieusement, c’est une question humaine qui doit être traitée humainement, c’est une question européenne et sur laquelle je souhaite notre mobilisation.

La reconstruction du Parti socialiste et la réussite de nos propositions alternatives passent enfin par une réflexion lucide sur l’Europe. Débat riche. D’ici quelques mois, lorsque le texte en aura été complètement écrit, nous aurons à nous déterminer sur le traité constitutionnel « corrigé ». Nous n’avons oublié ni les arguments échangés de part et d’autre, ni la consultation populaire. Mais de grâce, ne nous enfermons pas dans la seule problématique institutionnelle ! Ne dispersons pas nos forces dans la mécanique procédurale ! Ce dont l’Europe a besoin, c’est surtout d’un cap et d’une stratégie. Nous devons partir d’une donnée économique nouvelle : l’affirmation des pays émergents, dont le réservoir de main d’œuvre est quasi-illimité et la force de frappe économique, financière et même technologique désormais considérable, alors que l’Europe cultive souvent une vision irénique de la mondialisation. Intégrons une autre donnée, politique : les principaux acteurs de la scène internationale ne sont plus ceux du concert européen des nations, Etats-Unis en plus. Désormais le libéral-communisme de la Chine, la puissance énergétique de la Russie, la multitude démocratique de l’Inde, le Brésil, l’Iran, d’autres s’imposent comme des acteurs clefs. Face à ces réalités, l’Europe doit être plus audacieuse et moins naïve. Face aux dumpings chinois ou autres, pourquoi serions-nous un continent passoire ? Face à la crise financière venue des Etats-Unis, pourquoi la Banque centrale européenne est-elle moins active que la Réserve fédérale ? Face à l’affaiblissement des ressources en pétrole ou en gaz, pourquoi la Commission européenne semble-t-elle parfois s’ingénier à favoriser la vente à la découpe de nos grands groupes ? Beaucoup d’entre nous ont été critiqués dans le passé pour avoir proposé que l’Union Européenne soit à la fois offensive et défensive, à travers sa monnaie, sa politique commerciale et de concurrence, l’harmonisation fiscale plutôt que le dumping généralisé, l’exigence de réciprocité des normes sociales et environnementales. Je crois comprendre que les préventions contre ces thèses commencent de reculer ? Affirmer sans arrogance la souveraineté européenne, ce n’est pas être protectionniste. Mais nous devons aussi être offensifs. Proposer par exemple une Communauté européenne de la Recherche et de l’Innovation, ces deux matières premières du futur, Communauté qui pourrait constituer la première « coopération renforcée » effectivement mise en place, notamment avec les pays de l’Euro. C’est une idée forte et neuve. J’espère qu’elle sera reprise par la France lors de sa présidence de l’Union.

***

Chers amis, j’ai été plutôt silencieux ces derniers mois car je voulais laisser le pouvoir « faire ses preuves ». Dans la période qui vient, je ne souhaite pas me mêler aux luttes intestines et souvent fratricides. En revanche je ferai entendre ma voix dans le débat politique de fond, pour une gauche décomplexée, moderne, fidèle à ses valeurs et rassembleuse. J’ai pris des positions ces dernières années, je les assume. Beaucoup d’entre vous ont partagé ces choix. Personne n’est infaillible mais lorsque nous regardons le chemin parcouru, que voyons-nous ? Il n’était pas inutile, me semble-t-il, comme je l’ai fait il y a déjà assez longtemps de proposer le premier aux socialistes le terme et le contenu de la « social-écologie », en insistant sur le caractère transversal et non pas latéral que devait avoir la préoccupation de l’environnement. Il n’était pas superflu plus récemment, face à la montée des communautarismes, d’exiger un coup d’arrêt sur les signes religieux à l’école, qui fut à l’origine de la loi laïque que l’on sait. Il était significatif de proposer de mettre au coeur de nos débats la question des délocalisations, de montrer qu’elles étaient une réalité et non un fantasme, qu’elles appelleraient une riposte d’ampleur à tous les échelons et non des rustines. Il était audacieux il y a deux ans, quand la question fut posée à tous les Français, de refuser au nom de l’Europe sociale que soient gravées dans le marbre d’une Constitution la politique monétaire de la Banque centrale européenne et le primat de la concurrence libre et non faussée, politiques désormais jugées contre-productives par beaucoup. Et il ne fut tout à fait inutile, il y a quatre mois, entre les deux tours des législatives, de débusquer la volonté gouvernementale de financer ses déficits par l’augmentation de la TVA. Ces positions ne nous ont pas valu que des soutiens sur le moment, mais elles ont une cohérence : la conviction qu’est juste, efficace, moderne pour notre pays et pour l’Europe ce qui permet une meilleure régulation collective dans l’espace et dans le temps plutôt que ce qui la détruit. C’est donc une certaine idée de la gauche, de la France et de l’Europe. Je compte la faire vivre dans les grands débats de demain.

J’ai utilisé à cet égard l’expression de « sage actif ». Certains ont retenu la notion de « sage » et oublié en chemin « l’ actif ». Mieux vaut sans doute inverser l’ordre des termes : je serai donc un « actif sage », un responsable engagé qui vous demande d’être engagés.

Qu’on ne compte pas sur moi pour disputer la coupe de France des people ou le championnat d’Europe des paillettes. Ce n’est pas ma conception de la politique, ni mon tempérament. En revanche, je suis d’accord pour la solidité, la crédibilité et la solidarité ; d’ailleurs dans le monde qui vient et sur la durée, existe-t-il une autre voie pour assurer à son pays un vrai progrès ?

Chers amis, Chers camarades, il s’agit ensemble de reconstruire pour reconquérir. Je suis en unité de pensée et d’espérance avec vous et avec des millions de nos concitoyens. Bon travail.

Le site de
Laurent Fabius


RAG 34. Lolo34

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2007 La gauche devient reconstruire la gauche



Dans quelques jours, 2007lagauche.fr deviendra reconstruirelagauche.fr

Ce nouveau site sera notre lieu de débat et d'échanges durant la période de la reconstruction.

Vous y retrouverez des comptes-rendus et des vidéos de la journée du 29 septembre 2007.

Et nous ? Nous devenons Rassembler à Gauche 34 (Hérault)

Amitiés socialistes et militantes à gauche.

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

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30.09.2007

Pourquoi ne parviendrait-on pas à unifier la gauche du PS ?

Démocratie et Socialisme

Le Puy-en-Velay nous recevait : ville de pèlerinage, chargée d’histoire ou tous les rois et les princes ont défilé, la ville a commencé à décliner au XVe siècle. C’était une ville de textile contrôlée par l’évêque et les bourgeois locaux Il a fallu attendre1878 pour que soit construit le premier temple protestant. C’est aussi la ville de Lafayette et de Jules Vallès, l’enfant de la Commune et du pays. Il y eut après mai 68, un mouvement social important syndical CFDT puis CGT. La municipalité a été gagnée à gauche pour la 1e fois après 66 ans de droite en 2001.
Une Gauche plurielle restée unie et qui se bat pour qu’elle reste à gauche en 2008. Raymond Vacheron adjoint au maire qui nous accueille explique comment ils ont essayé de gérer au mieux une ville qui était dans un état très dégradé.

Le député de droite proche de Sarkozy et porte-parole du gouvernement a annoncé qu’il serait candidat, la bataille des municipales aura donc beaucoup d’enjeu.

Lors de la Présidentielle, le 6 mai, la gauche était majoritaire. Mais le municipalisme tout comme le syndicalisme d’entreprise ne se suffisent pas en soi, ils doivent être partie intégrante d’un projet de société.

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RAG 34. Les lolo's 34

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PS: Le retour de FABIUS



20 minutes.fr "Lolo is back". Discret pendant la campagne présidentielle, il avait fait déraper Jean-Louis BORLOO en direct sur la "TVA sociale", avant de se retirer temporairement de la scène politique. Laurent FABIUS a fait sa rentrée hier devant un partère de 700 personnes, venues entendre ce que "le sage actif" avait à dire. Aujourd'hui on se demande quelle est la ligne, de celui qui représentait il y a quelques mois encore "l'aile gauche du parti".

Car Laurent FABIUS n'est (officiellement) "candidat à rien", ne voulant ni "guerres fratricides" (un coup pour JOSPIN) ni "paillettes" (voilà pour ROYAL). L'ancien premier Ministre de François MITTERRAND veut "reconstruire" avec toutes les bonnes volontés du parti: les fabiusiens Claude BARTOLONE et Henri WEBER, le strauskahnien CAMBADELIS, mais aussi les "rénovateurs" Arnaud MONTEBOURG, Benoit HAMON, le très "ouvert" Hubert VEDRINE, ou l'adjointe au Maire de Paris Anne HIDALGO (voir l'article de LIBERATION).

Consensuel, voire "recentré", FABIUS semble aujourd'hui avoir choisi "la voie de la sagesse" afin de rassembler derrière son nom le maximum de "têtes pensantes". Cette "position pivot" pourrait, au moment des comptes du congrès, s'avérer particulièrement utile à un FABIUS isolé depuis son "écart à gauche" du dernier congrès, et son "NON" retentissant au projet de Constitution européenne. Plus proche d'un "socialisme historique à la JOSPIN" (DELANOE n'est pas loin) que des inovations d'une Ségolène ROYAL (qui n'était pas invitée hier), l'obsession de Laurent Laurent FABIUS semble être de ne pas "insulter l'avenir" afin de se préparer un retour au premier plan dès le congrès de novembre 2008 (vraissemblablement par le biais d'une alliance majoritaire).

En attendant, FABIUS va suivre tranquillement le trajet du PS, adoptant une "stratégie d'attente" qui pourrait s'avérer payante, et assurer un retour gagnant sur le devant de la scène politique française, à l'un des derniers éléphants du PS ayant encore échappé à "'l'ouverture".

Affaire à suivre...

RAG 34. Les lolo's 34

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29.09.2007

Laurent Fabius : Je serai un reconstructeur


Interview de Laurent Fabius publiée par le journal "20 minutes".


Pourquoi avoir si peu parlé jusqu’à présent ?

Un nouveau pouvoir s’est installé, j’ai trouvé normal de le laisser faire ses armes. Et puis, après nos défaites à la présidentielle et aux législatives, un temps de latence me semblait nécessaire.

Que comptez-vous dire ?

Je ne veux pas me mêler des disputes internes au PS. Ce qui m’intéresse, ce sont les analyses et les propositions de fond. Je serai donc un « actif sage ». Un reconstructeur.

Prônez-vous, comme d’autres, la refondation du PS ?

J’utilise le terme de reconstruction. Les valeurs de la gauche, comme l’égalité, la laïcité, l’internationalisme sont modernes et doivent être conservées. En revanche, certaines de nos propositions, dans un monde qui a changé, doivent être modifiées. Et notre stratégie doit être clarifiée, car elle a été plutôt floue dans la dernière période.

Reconstruction, mais pas droitisation ?

Non, le PS doit rester le grand parti de la gauche. Je n’exclus pas qu’à terme s’opère un rassemblement encore plus large, dans une formation socialiste et progressiste, des différentes sensibilités de la gauche. Pour le moment, si l’on doit discuter avec d’autres, il faut que ce soit sur des bases claires. Je n’envisage d’accord aux municipales que national et sur une cohérence de projets.

Donnez-nous quelques exemples de propositions...

Pour financer durablement les retraites et la protection sociale, nous devons proposer de soumettre les revenus financiers à cotisation sociale. En matière d’environnement, il faut aller rapidement vers une « pollutaxe » décourageant les émissions de carbone. Je propose également de lancer le projet d’une Communauté européenne de la recherche et de l’innovation, avec les pays de la zone euro. Sur le terrain de la démocratie, je propose d’inscrire dans la Constitution l’exigence d’équilibre des temps de parole dans les médias audiovisuels, en y intégrant le chef de l’Etat.

Le débat budgétaire, un bon moment pour l’opposition ?

En tout cas, c’est une occasion perdue pour redresser en profondeur la situation. Beaucoup de Français connaissent des difficultés de pouvoir d’achat, ils voient arriver les reculs sociaux, ils vont s’apercevoir que le slogan « Travailler plus pour gagner plus », c’est en réalité « Travailler plus pour ne pas gagner plus » et même souvent gagner moins. Le Premier ministre parle de faillite de l’Etat mais il décide de transférer près de 15 milliards d’euros par an aux plus aisés ! L’injustice est patente. Le réveil risque d’être pénible.

Fabius, c’est toujours une ligne de gauche au PS ?

Je ne m’enferme pas dans des carcans idéologiques. Je regarde les principaux problèmes - l’environnement, l’allongement de la durée de la vie, le financement de la solidarité. Ils ne peuvent être résolus que par la régulation, que propose la gauche, et non par la démolition des règles. Ces dernières années, plusieurs de mes positions ont été anticipatrices. J’ai parlé le premier de social-écologie, j’ai réclamé une loi sur les signes religieux à l’école, j’ai posé en amont la question des délocalisations, j’ai soulevé le lièvre de la TVA dite « sociale »... Il y a une cohérence dans ces positions.

Comment le PS doit-il aborder son congrès en 2008 ?

En essayant de clarifier les questions de fond et de dépasser certaines fractures. C’est une bonne chose que la réunion de demain convie toutes les sensibilités du PS.

Y aura-t-il une motion Fabius ?

Je ne me pose pas ce genre de question aujourd’hui.

Comment jugez-vous les premiers mois de la présidence Sarkozy ?

Beaucoup d’énergie est déployée, et même parfois une certaine fébrilité, mais on n’observe pas de résultat positif sur le plan économique et social, au contraire. Sur le plan international, je suis préoccupé : le discours présidentiel sur l’Afrique n’était pas pertinent, la tension est dommageable avec nos voisins allemands. Nous devons aussi éviter un flirt inopportun avec le président Bush. Enfin j’ai trouvé légères les déclarations récentes à l’emporte-pièce contre l’Iran. Au total, si les résultats ne sont pas au rendez-vous, le prétendu choc de confiance risque d’aboutir à un contre-choc de méfiance.

Recueilli par Bastien Bonnefous. 28 septembre 2007

RAG 34. Les lolo's 34

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28.09.2007

RAG : Journée nationale d’échanges et de réflexions





Chère Amie, Cher Ami,
Chère Camarade, Cher Camarade,



Notre Parti vient de connaître deux importants échecs électoraux. Nicolas Sarkozy sera au pouvoir pour cinq ans pour une omni-présidence au service de l’hyper-finance, de la régression sociale et du verrouillage démocratique. Dans ce contexte, la gauche doit mener une opposition ferme et déterminée. Elle doit préparer les futures victoires électorales, à commencer par les municipales, cantonales et européennes. Elle doit s’engager sur le chemin de la reconstruction, du renouvellement et de l’ouverture

Pour y travailler ensemble, je te propose de nous retrouver pour une journée nationale d’échanges et de réflexions :

Le samedi 29 septembre de 13 h à 17 h 30

A l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
27 rue Saint Guillaume – 75 006 PARIS

metro : Rue du Bac / Saint Germain des Près


Des intervenants de haut niveau – dirigeants de la gauche, intellectuels, syndicalistes – participeront aux tables rondes. Leur présence, une fois confirmée, sera précisée sur le site www.2007lagauche.net.

Cette journée sera une vraie journée d’échanges au cours de laquelle vous aurez la parole. Chaque table ronde donnera lieu à un rapport qui sera ensuite diffusé.

Je compte sur ta présence pour cette étape importante du calendrier de la refondation et te remercie de bien vouloir nous retourner ton inscription au plus vite.

Amitiés socialistes,

Claude BARTOLONE

PROGRAMME :

Programme détaillé pour la journée de réflexion du 29 septembre 2007

13 h

Accueil

13 h 30

Ouverture des travaux par Claude Bartolone

13 h 45 – 15 h 15

Table ronde n°1
Face au nouveau pouvoir, réinvestir la question économique et sociale

Intervenants : Martine Aubry (sous réserve d ‘agenda), Jean-Christophe Cambadélis, Anne Hidalgo, Stéphane Rozès, Alain Vidalies.

Animatrice : Pascale Boistard

Quelle politique pour travailler mieux et plus nombreux ? Fragmentation sociale, nouvelles inégalités : quelles réponses de gauche ? Comment prendre en compte l'allongement de la vie et le vieillissement ? Comment lutter durablement contre le chômage des jeunes et des seniors ? Comment préserver les services publics et moderniser la protection sociale ?

15 h 15 – 16 h 45

Table ronde n°2
Etre socialiste dans l'Europe et face à la mondialisation

Intervenants : Pervenche Berès, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg, Hubert Védrine.

Animateur : Mohamed Bouabdallah

Qu'est-ce que la gauche peut attendre de la mondialisation ? Que peut-elle proposer à l'Europe ? Comment éviter le décrochage de croissance et de compétitivité en France ? Comment construire une économie sociale-écologique? Comment rééquilibrer le partage entre le capital et le travail ?

16 h 45 – 17 h 30

Conclusion des travaux par Laurent Fabius
Propositions pour la gauche

Télécharger votre bulletin d'inscription

RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

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27.09.2007

L’unité est un combat


par Marie Noëlle Lienemann, députée européenne




et Paul Quilès, ancien ministre






La gauche n’est jamais arrivée au pouvoir que rassemblée. Ce fut le cas avec le Front populaire en 1936, avec l’Union de la gauche en 1981 ou même avec la Gauche plurielle en 1997. Ce rassemblement a toujours été le fruit d’une confrontation au sein de la gauche, à tel point que, dans les années 70, Etienne Fajon avait lancé : « l’union est un combat ! ». Et c’est bien la rédaction d’un programme commun de gouvernement qui a permis l’union de la gauche, car, à l’évidence il était impossible à l’époque d’envisager l’unité en surmontant les divergences idéologiques. Cet accord décisif a permis de placer chaque parti devant la responsabilité de l’action gouvernementale sans se renier et il a assuré la victoire en 1981.

Aujourd’hui, la situation est différente, car le monde a bougé : chute du Mur de Berlin, avec ses conséquences sur le mouvement communiste, mondialisation accélérée faisant apparaître de nouvelles attentes, société française de plus en plus éclatée, éparpillement de la gauche qui n’est plus structurée par deux grands partis….Le succès de la gauche lors de l’élection de 2012, sa capacité à défendre ses idéaux et à transformer la société ne peuvent être espérés que si ces éléments sont pris en compte dans la définition de la nouvelle stratégie de la gauche.

Naturellement, celle-ci n’a rien à voir avec les opérations qui confondent rénovation et renoncement et qui croient trouver au « centre» la modernité qui manquerait aux idées de gauche. Ce genre de dérive a toujours conduit dans l’impasse et parfois aux pires compromissions. La nouvelle stratégie ne peut pas non plus se réduire à des alliances circonstancielles, à des accords électoraux de dernière minute, à des désistements « automatiques » au second tour.

Le nouveau cap : l’unité de la gauche

On voit bien qu’il faut aujourd’hui aller au-delà de l’union et fixer un nouveau cap stratégique, celui de l’unité. Cette perspective, qui exigera patience et détermination, est la seule qui permettra à la gauche de l’emporter, mais aussi de changer profondément la société française.
L’unité de la gauche est certainement la clé de son renouveau, à condition de redéfinir un cadre idéologique et, en tout cas, un corpus de valeurs et un projet politique et culturel commun. L’exigence d’unité doit aller de pair avec l’affirmation forte et sans complexe de l’identité contemporaine de la gauche, qui ne peut se réduire à quelques généralités ou formules creuses.

Elle suppose une vision critique du modèle capitaliste financier transnational dominant, la promotion d’une société laïque, émancipatrice pour chaque homme et chaque femme, le combat pour la liberté, l’égalité et la fraternité sur tous les champs de la vie sociale, l’affirmation d’un internationalisme solidaire et respectueux de la planète, alternatif à la mondialisation néolibérale. Il s’agit bel et bien de redonner de la vigueur et de la crédibilité à l’idée d’alternative politique, mise à mal par la répétition de thèses –que nous devons contester- sur la droitisation de la société française, la nécessité d’accepter sans nuance le capitalisme sous prétexte de modernisme, le dépassement du clivage droite-gauche .

L’ambition de la gauche doit être aussi d’assumer le pouvoir et de transformer la société par l’action gouvernementale. L’affirmation du réformisme, qui s’appuie sur le primat de la démocratie, ne doit en rien empêcher une perspective culturelle et politique plus vaste et plus radicale, car le combat de la gauche ne se limite pas à la gestion des affaires publiques. L’unité doit permettre de faire la synthèse du militantisme et de l’engagement à gauche, de la culture réformiste et de la culture contestatrice. C’est ce que Jaurès appelait « l’évolution révolutionnaire ».

L’unité contre l’impuissance et pour le rééquilibrage à gauche

Dans la Vème République et encore plus depuis les décisions sur le quinquennat et l’inversion du calendrier électoral (2000), l’élection présidentielle est l’évènement directeur de la vie politique en France. Compte tenu du rapport de forces à gauche, c’est le candidat ou la candidate du PS qui apparaît comme le ou la seul(e) capable d’être élu(e) et qui fixe donc l’axe central des propositions de la gauche.

Or, si des forces nombreuses -qui plus est, divisées- subsistent sur la gauche de ce parti, la désignation, les choix internes, les arbitrages stratégiques ne peuvent traduire correctement les attentes du peuple de gauche. Une fois ceux –ci établis, la « gauche non socialiste » a peu de prise pour les modifier et peser ! Au-delà des élections, ce même mécanisme s’observe lorsque la gauche gouverne. C’est ainsi que les incompréhensions n’ont cessé de croître, entraînant même une certaine vulnérabilité des couches populaires aux thèses du FN.
L’unité doit permettre un rééquilibrage à gauche. Seule cette dynamique de dépassement de chaque structure permettra de stopper la spirale d’atomisation qui n’a pu être conjurée en dépit de l’échec de 2002. Elle devra assurer aussi une véritable prise en compte de l’écologie politique ou de certains mouvements altermondialistes, qui ne peuvent plus être considérés par la gauche comme périphériques.

En tout cas, force est de constater qu’au pouvoir ou dans l’opposition, avec la division et la concurrence, l’affaiblissement d’un des partis de la gauche n’a pas assuré le renforcement des autres ni le progrès de l’ensemble. Aucun parti de gauche ne se porte bien et bon nombre de leurs électeurs et de leurs militants sont en plein désarroi. La chute du nombre total de leurs adhérents et surtout des militants, depuis 30 ans, montre qu’ il y a des forces inemployées, des hommes et des femmes de gauche qui ne voient pas l’intérêt de militer dans les partis ou se défient d’eux.

Vers un Congrès de l’unité de la gauche

Les rénovations en vase clos ne pourront pas lever ces handicaps. C’est pourquoi nous plaidons pour le dépassement des partis existants et la création d’une nouvelle organisation fédérant tous ces courants de la gauche, à partir d’un congrès de l’Unité de la Gauche.
Cela nécessitera, à l'évidence, de nombreuses étapes. La première se joue sur le fond, avec l’actualisation des valeurs de gauche et l’affirmation du projet de la gauche du 21ème siècle. Une charte pour l’unité de la gauche pourrait en jeter les bases. L’unité ne saurait se bâtir sur la base de l’uniformité, de l’abandon des héritages de chacun, de l’écrasement d’un courant minoritaire, de la discipline imposée sans juste représentation des différentes composantes. Il est sans doute trop tôt pour définir les formes concrètes que pourrait prendre cette nouvelle organisation, mais ce qui est sûr, c’est qu’elle devra assurer le respect des histoires et de la diversité des cultures que seule la représentation proportionnelle peut garantir.

Ce n’est pas parce que l’unité risque d’être difficile à réaliser qu’il faut y renoncer. Toute l’histoire du mouvement socialiste et communiste montre qu’il a fallu que les militants de cette cause mènent bien des combats et un travail de conviction pour surmonter les tendances à la dispersion et aux querelles internes. Ce fut le cas, en 1905, avec le congrès du Globe, où l’intelligence politique sut triompher des guerres picrocholines entre partis, des désaccords irréconciliables entre modérés et radicaux. On pourrait encore citer en exemple l’unité des socialistes réalisée à Epinay en 1971.

En tout cas, la gauche et les socialistes ne se sont jamais sortis des crises, n’ont jamais réussi leur renouveau sans une nouvelle dynamique unitaire. Voilà pourquoi nous affirmons aujourd’hui, comme on le disait hier pour l’union, que «l’unité est un combat». Avec d’autres, que nous espérons nombreux, nous y prendrons toute notre part.

Tribune publiée dans le Monde du 26.09.07

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26.09.2007

Guillaume Bachelay : « Se moderniser sans se droitiser »

Membre du bureau national, Guillaume Bachelay, très proche de Laurent Fabius et maire adjoint de Cléon (Seine-Maritime), est l’auteur d’un ouvrage critique sur l’évolution de son parti.
Entretien réalisé par Dominique Bègles - Humanité.fr du 14 septembre 2007.

Désert d’avenir (1) est le titre de votre ouvrage. Or, vous y parlez peu de Ségolène Royal. Une façon de tourner la page ?

Guillaume Bachelay. Nous n’avons pas seulement perdu une élection présidentielle, mais trois successivement. Il faut donc chercher les causes profondes de ces échecs. Ségolène Royal est l’ultime étape d’un lent processus d’acception de la victoire idéologique, économique et finalement politique du libéralisme. Du tournant de la rigueur en 1983 à la défaite de 2007, en somme, la boucle est bouclée ! Mais ce qui m’a le plus perturbé comme militant et comme jeune responsable socialiste, c’est l’abandon par notre candidate du terrain économique et social durant la campagne. Que Sarkozy ait réussi à capter - et même à capturer - Jaurès dans ses discours est un symbole et un symptôme : la droitisation de la société est une thèse à laquelle on croit davantage au PS qu’à l’UMP !

Le tournant n’est donc pas pour vous cet épisode présidentiel, mais prend sa source bien en amont. Quel en est le cheminement ?

Dans les années soixante-dix et jusqu’en 1983, avec le grand moment de mai 1981, la dynamique, c’était le programme commun. Il s’agissait, dans un cadre démocratique, de transformer les structures mêmes du capitalisme. En 1983, face à la contrainte extérieure - on ne parlait pas encore de « mondialisation » -, il a fallu réviser la stratégie sinon la gauche risquait de perdre le pouvoir après deux ans d’action seulement. Or, Mitterrand voulait - il avait raison - que la gauche s’inscrive dans la durée. Pour habiller le tournant et le ralliement à l’économie de marché, le PS et ses alliés ont délivré un nouveau message : le socialisme reste l’horizon, mais c’est l’Europe qui est la bonne échelle. Des sacrifices ont été demandés aux Français, notamment aux salariés, pour rendre la France plus forte dans une Europe plus démocratique et plus sociale. Mais, hélas, l’Union européenne est restée technocratique dans ses modalités et libérale dans son projet. Résultat : les catégories populaires, les couches moyennes déclassées, les jeunes et les retraités précarisés ont ignoré Maastricht en 1992 et rejeté le traité constitutionnel européen en 2005. Au fond, ce que nous payons aujourd’hui, c’est l’incapacité de la gauche - pas seulement le PS - à redonner une grille de lecture et une feuille de route dans la mondialisation. Le capitalisme a muté, pas la gauche ! Face à un capitalisme plus financier qu’industriel, plus mondial que national, plus soucieux de rentabilité que de long terme, nous devons nous moderniser sans nous droitiser. Rééquilibrer le rapport de forces entre le travail et le capital, construire des outils de régulation publique, favoriser la création et l’innovation pour qu’il y ait production et redistribution, voilà ce que l’on attend de la gauche aujourd’hui ! Et disons clairement ce qui peut relever de l’offre de la loi et de la demande et ce qui doit en être exclu - je pense à la santé, à la culture, à l’éducation, à l’énergie, notamment.

Il se trouve que Laurent Fabius est associé historiquement à cette rigueur de 1983. Paradoxe ou injustice ?

Le tournant de la rigueur a été décidé fin 1982, début 1983 par François Mitterrand, Jacques Delors et Pierre Mauroy. Laurent Fabius, succédant à ce dernier à Matignon en 1984, a agi dans ce cadre avec pour mission d’éviter une déroute électorale aux législatives de 1986 - ce qu’il a réussi puisque la droite a remporté une courte victoire. Plus récemment, au lendemain du 21 avril 2002, Laurent Fabius a fait partie des dirigeants socialistes qui ont entendu le message des électeurs : quand seulement 13 % d’ouvriers et d’employés votent pour le candidat PS à la présidentielle, c’est qu’il faut reconstruire le socialisme. En 2003, Laurent Fabius a réinstallé la laïcité et la République au coeur de notre projet quand certains cédaient aux sirènes communautaristes. En 2004, il a plaidé pour l’opposition frontale à la droite, stratégie qui nous a permis de remporter 20 régions sur 22. En 2005, il a porté avec courage et pédagogie une volonté de réorientation de l’Europe contre le dumping fiscal et social, contre la désindustrialisation et les délocalisations, contre l’obsession monétariste de la Banque centrale européenne. En 2006, il a imposé l’objectif du SMIC à 1 500 euros dans le programme du PS - que notre candidate a ensuite, malheureusement, abandonné au cours de sa campagne alors même que le pouvoir d’achat était la priorité des électeurs de gauche - et pas seulement de gauche ! Avec Laurent Fabius et beaucoup d’autres, nous pensons que Parti socialiste ne veut pas dire Parti fataliste ou Parti suiviste. À toutes les échelles, du mondial au local, la politique peut changer les choses. Encore faut-il ne pas s’être résigné au libéralisme en Europe et au sarkozysme en France…

L’effritement politique, idéologique et électoral du PCF au cours des vingt dernières années, n’a-t-il pas été considéré trop vite comme une bonne nouvelle par le PS ?

Toutes les forces de gauche ont pris de plein fouet le rouleau compresseur du libéralisme au cours des années quatre-vingt et quatre-vingt-dix. Face au triptyque « dérégulation, privatisation, individualisation », pas facile de faire vivre la devise « liberté, égalité, fraternité ». D’où deux tentations à gauche : l’alignement ou la surenchère. Les deux, l’expérience l’a montré, sont inopérantes. Il faut revendiquer notre identité de gauche, dans la diversité des sensibilités et des histoires, tout en ajustant certaines approches et certaines propositions. Prenez les retraites. Socialistes et communistes, nous savons bien qu’il y a un problème de financement durable des régimes. Si nous n’apportons pas de réponses, alors il y aura privatisation et non répartition, marché et non solidarité. Il faut donc une réforme globale des retraites, qui tienne compte de la pénibilité, de l’espérance de vie, de la nécessité de mettre à contribution le capital et pas seulement ceux qui travaillent pour garantir les pensions. Voilà une approche de gauche à opposer à la stratégie Sarkozy-Fillon consistant à distinguer les régimes spéciaux et les autres, à opposer entre eux les salariés, à privatiser à terme les retraites ! Je le dis à mes camarades socialistes : être modernes, pour les retraites comme pour le reste, ne signifie pas être droitier.

Comment voyez-vous le chantier de rénovation de la gauche ?

Je suis socialiste, donc je crois au progrès et à l’action. Je compte beaucoup sur les mobilisations de la société : contre les taxes sur les soins et les médicaments, contre l’absence d’augmentation des salaires et des pensions, contre le risque d’une privatisation des services publics - aujourd’hui GDF, demain la Poste, après-demain l’hôpital. Face à une droite dure, on n’attend pas un PS mou. Je plaide pour une opposition de gauche à Sarkozy, non pour une position de Sarko de gauche. L’opposition à la droite et la reconstruction de la gauche sont un seul et même chantier.


(1) Désert d'avenir
Le Parti socialiste, 1983-2007.
Guillaume Bachelay, CGM/éditions Bruno Leprince » ; 123 pages.

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10:38 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Guillaume BACHELAY, Désert d'avenir

20.09.2007

PS : Laurent Fabius inquiète les siens



Pour la première fois depuis plusieurs mois, Laurent Fabius, désormais « sage actif », a réuni une trentaine de ses partisans hier pour un déjeuner à la questure de l'Assemblée nationale. L'ancien Premier ministre, qui ne participe plus au bureau national du PS et n'a pas assisté à l'université d'été de son parti à La Rochelle, a écouté les uns et les autres exprimer leur « blues ». Tant il est vrai que la prise de distance de Fabius avec la cuisine interne du PS fait redouter à certains de ses amis un retrait pur et simple de leur leader de la vie politique.

« Il y a parmi nous un besoin de cohésion, accentué par le fait que La Rochelle n'a pas été un moment de rassemblement pour nous », explique Vincent Léna, secrétaire national du PS. Si Fabius a dressé au cours de ce déjeuner un tableau bien sombre du Parti socialiste (« Il a souligné qu'on devait pouvoir résister à une forme de droitisation », rapporte un participant), il n'a guère délivré de message fort. « Il a son calendrier, il nous dira les choses le 29 septembre », journée de rassemblement des fabiusiens à Paris.

« Ne pas apparaître comme une citadelle assiégée »

Certains élus ont exprimé leur désarroi, craignant que le courant fabiusien ne se « recroqueville sur lui-même ». Fabius a tenté de rassurer, invitant ses troupes à « ne pas apparaître comme une citadelle assiégée ni un groupe de résistants » et à « construire des passerelles ». Claude Bartolone, lieutenant de Fabius, s'est employé après le déjeuner à rassurer les plus inquiets, soulignant notamment que les autres courants n'étaient guère dans un état plus brillant...

N.S
jeudi 13 septembre 2007 Le Parisien

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19:34 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, BARTOLONE, PS, RAG, RAG 34

17.09.2007

Ségolène Royal : "Si j'étais Jeanne d'Arc, on m'aurait brûlée vive"



"Pourquoi tant de haine?"

La parution ce jour dans Libération d'extraits du livre "L'impasse" de Lionel Jospin, à paraître prochainement, a déclenché l'irritation de la présidente de la région Poitou-Charentes. Lionel Jospin, candidat par deux fois malheureux aux deux précédentes présidentielles d'avant 2007, y dresse un portrait sans complaisance aucune de notre ex candidate largement battue en mai dernier.

C'est depuis le Canada que n'a pas tardé la réplique de Ségolène Royal. Interwievée par Françoise Degois (France Inter) citant Jeanne d'Arc puis la Bible, elle a qualifié "les attaques" dont elle faisait l'objet, de violentes, haineuses, sexistes et même...racistes.

Et 1, et 2, et 3 zéros !

Ecouter la réponse de Ségolène Royal (1"40)
http://www.box.net/shared/7gb14qd00a

Voir et écouter :
http://laposte.lci.fr/infos/france/0,,3548132-VU5WX0lEIDQ...

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20:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PS, ROYAL, JOSPIN

Le brûlot anti-Royal de Jospin brouille la rentrée socialiste



Par Laure Bretton Reuters - PARIS, 17 septembre -


Lionel Jospin a relancé les guerres de tranchées au sein du Parti socialiste, son livre au vitriol sur la campagne présidentielle de Ségolène Royal faisant passer l'opposition à Nicolas Sarkozy au second plan.

Dans "l'Impasse", dont Libération publie des extraits une semaine avant sa sortie, l'ancien Premier ministre socialiste juge que la présidente de Poitou-Charentes fut une "illusion" dénuée des "qualités humaines" et des "capacités politiques" nécessaires.

Pour Lionel Jospin, qui a envisagé un temps de se présenter aux suffrages des militants PS, elle était "la candidate la moins capable de gagner" et ne doit pas être à nouveau désignée en 2012. "Avoir commis une erreur ne justifie pas qu'on la réitère", écrit-il.

Après une université d'été apaisée marquant le coup d'envoi de la "rénovation" interne du PS, députés et sénateurs devaient se remettre au travail lors de leur Journée parlementaire, à Paris.

C'était avant qu'une "politique éditoriale (...) nous oblige à répondre à une question essentielle 'Avons-nous lu le livre?' alors que s'annonce une semaine extrêmement importante pour le pays", déplore Jean-Christophe Cambadélis à son arrivée à la Maison de la Chimie.

Pour le député parisien, le livre de Lionel Jospin est un "non sujet" à l'heure de la réforme des régimes spéciaux de retraite, du pouvoir d'achat en berne et de l'examen d'un nouveau projet de loi sur l'immigration à l'Assemblée.

"Cela va remettre cent balles dans la machine" des divisions, renchérit Benoît Hamon devant l'auditorium où un dessin humoristique accueille les parlementaires: "On vous rappelle qu'il faut éteindre les portables et refermer le bouquin de Jospin!".

"Il faut arrêter de résumer le débat (post-présidentiel) au sein du PS à une coalition des éléphants contre la gazelle", ajoute le député européen.

"AIGRITUDE"

Loin des "règlements de comptes", le parti doit dépasser les questions de personnes et faire une "analyse plus profonde" de la défaite, déclare François Hollande, à nouveau contraint de jouer les juges de paix entre une partie du PS et son ex-compagne.

"Tirons les leçons, tournons-nous vers l'avenir et soyons utiles à notre pays", intime-il à la veille de l'ouverture d'une nouvelle session parlementaire extraordinaire.

Pour les proches de Lionel Jospin, c'est bien d'avenir dont parle le chef de feu la gauche plurielle quand il dénonce des idées royalistes d'ordinaire l'apanage "de la mouvance populiste" ou son côté "démagogique".

"Il dit qu'il faudrait éviter qu'on se remette dans une forme d'impasse", décrypte son ancien ministre de l'Intérieur, Daniel Vaillant, faisant fi au passage du vote des militants PS ayant investi Ségolène Royal à plus de 60%. "Ils l'ont fait. C'est la démocratie mais on peut s'interroger pour que cela ne se reproduise pas", estime-t-il.

"L'Impasse" est le dernier opus anti-royal en date de la rentrée, après une série aux titres évocateurs, de "La défaite en chantant" de Claude Allègre à "Désert d'avenir" de Guillaume Bachelay en passant par "Au revoir Royal" de Marie-Noëlle Lienemann.

En août, lors de son discours de rentrée, Ségolène Royal avait fait mine de s'amuser de cette "chaude affection littéraire", jugeant les auteurs "tournés vers le passé" alors qu'elle travaillait à préparer l'avenir.

Lundi, en son absence pour cause de déplacement au Québec, ses proches ont fait bloc, dénonçant le "fiel" et le "manque de modestie" de Lionel Jospin, lui-même ayant échoué deux fois dans la course à l'Elysée.

"On ne parle pas aux militants et aux Français sur une aigreur, une amertume", commente son ancien directeur de campagne, Jean-Louis Bianco. "Tout ce que Jospin a pu dire se résume malheureusement à un seul mot: aigritude", souligne Gaëtan Gorce, dans un clin d'oeil au néologisme "bravitude" inventé par Ségolène Royal pendant la campagne.

"Peut-être que ça éclaire aussi les Français sur les difficultés qu'a eues la candidate pendant la campagne. Les divisions nous ont fait mal", conclut Delphine Batho, qui a repris le siège de Ségolène Royal à l'Assemblée nationale.

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16.09.2007

Débat animé des partis de gauche à la Fête de l'Humanité AFP

Par Christine COURCOL AFP - LA COURNEUVE- Les responsables des quatre principaux partis de la gauche se sont retrouvés samedi après-midi sur une estrade de la Fête de l'Humanité pour annoncer une riposte commune à la politique du gouvernement sans réussir toutefois à cacher leurs profonds désaccords.

L'affiche était inédite avec côte à côte, François Hollande (PS), Marie-George Buffet (PCF), Cécile Duflot (Verts) et Olivier Besancenot (LCR). "C'est un événement", a dit Mme Buffet.

A sa demande, les chefs de parti se sont accordés sur une réunion mardi soir pour mettre en place un "comité de riposte" à la politique du gouvernement de Nicolas Sarkozy. La rencontre devrait avoir lieu au siège du PCF.

Le contenu de la discussion de mardi n'a pas été précisé, Olivier Besancenot souhaitant une prise de position commune sur les régimes spéciaux de retraite, tandis que François Hollande demandait que le débat porte plus généralement sur le pouvoir d'achat.

Cécile Duflot, repoussant le spectre d'une nouvelle victoire de la droite, a plaidé pour un projet commun "écologiste".

Olivier Besancenot a estimé qu'il ne fallait pas "esquiver ce qui nous divise", mais qu'il fallait "au-delà de ces divergences" travailler "ensemble contre la droite", avec autre chose qu'une "union de la gauche molle".

"On ne pense pas tous pareil", a noté François Hollande, mais on est "tous unis contre la droite" et "on a besoin de toutes les formations, y compris de la gauche de la gauche".

Cependant, selon lui, "au-delà de la riposte nécessaire, il faut travailler ensemble sur des propositions, un projet, une perspective, une vision". Il a refusé à cet égard de distinguer "une gauche plus pure et une autre plus réaliste".

"Arrêtons d'opposer gauche de gouvernement et autre gauche", a renchéri Mme Buffet.

M. Hollande -qui a essuyé à son arrivée quelques huées- a indiqué que sur sa proposition devrait être mis en place fin septembre un "comité de liaison" de la gauche. On y parlera "pas seulement de la riposte, de la critique, de ce que nous ne voulons pas, mais de ce que nous proposons ensemble pour offrir une alternative, une politique différente au pays", a-t-il dit.

Mais la LCR ne devrait pas y participer. "La LCR est sur une autre démarche, révolutionnaire", a souligné le premier secrétaire du PS, pour qui "on peut pas dire à un pays, vous allez changer uniquement par des mouvements de rue".

A la tribune, MMe Buffet a évoqué les municipales, à l'origine de tensions entre PCF et PS, en demandant que "toute la gauche soit réunie dès le premier tour". M. Hollande s'est borné à se dire favorable à "des listes de rassemblement de la gauche, le plus largement possible".

Devant la presse, il a précisé que lorsque les résultats électoraux "justifieront" que le PCF puisse être "chef de file", les socialistes "seront derrière lui". Mais il a indiqué qu'il pourrait y avoir "quelques primaires". "On mettra ça en négociation", a-t-il dit.

Il a semblé aussi éloigner devant la presse l'éventualité d'alliances avec le Modem, parlant de "stratégie de rassemblement de la gauche dès le premier tour", avec éventuellement "des renforts" au second tour, mais "autour d'un projet". Alors que François Bayrou, a-t-il dit, est favorable à l'idée d'un rassemblement "tantôt avec les uns, tantôt avec les autres, donc avec personne".

RAG 34. Les lolo's 34

12:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FÊTE DE L'HUMA 2007

12.09.2007

Après la défaite : En quête de Gauche (vidéo)

Le dernier livre de Jean-Luc Mélenchon : "En quête de gauche" est un livre-événement pour toutes celles et tous ceux qui souhaitent analyser lucidement la situation de la Gauche aujourd’hui et contribuer à reconstruire la Gauche de demain.

En exclusivité, l'entretien vidéo en avant-première accordé par Jean-Luc Mélenchon à l'équipe Web de PRS.



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04.09.2007

Paul Quilès : On a besoin d’architectes…

Paul Quilès est signataire de l’appel de Gauche Avenir.

Promis, on va réfléchir, on va poser les problèmes de fond, on va analyser lucidement la situation, on va tout se dire. Promis, on va organiser des colloques, des conventions, des congrès, des assises. Promis, on ne va plus dire de mal des amis. Promis, on n’a aucune ambition personnelle.

Cette litanie ressemble à un air connu. Après chaque défaite, les partis de gauche recommencent ainsi, avec les mêmes formules magiques, les mêmes incantations, les mêmes promesses de faire « nouveau », « différent », « moderne », « sans tabou ».

Eh bien, je pense qu’on ne peut pas, cette fois-ci, faire comme d’habitude, une sorte de « business as usual », comme disent les Anglo- saxons. Pourquoi ? Tout simplement parce que l’échec de 2007 marque la fin d’un cycle, celui des alliances circonstancielles entre des partis représentant des sensibilités de gauche éclatées. Cet échec électoral, réplique de celui de 2002, consacre également la victoire idéologique de la droite, qui, selon le concept gramscien, a réussi à imposer son « hégémonie culturelle ».

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23:07 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Paul QUILES, REFONDER LA GAUCHE

03.09.2007

PS : Un poisson nommé..?



UNE MEMOIRE DE POISSON DE ROUGE

Par Michaël Moglia, membre du conseil national du PS, collectif des socialistes pour le renouveau de la gauche, signataire de l’appel de Gauche Avenir (article paru dans Libération du vendredi 31 août 2007)

Les jeunes lions parient sur l’oubli de ce qu’ils ont été pour s’abstraire de leurs responsabilités.

Après les éléphants, leurs éléphanteaux et la gazelle étaient apparus triomphants au soir même du second tour des élections législatives, les jeunes lions devenus en quelques semaines poissons rouges : pas plus de trois minutes de mémoire.

Autoproclamés rénovateurs, ils auraient, alors que le processus d’analyse de la séquence écoulée proposé par le premier secrétaire ne fait que débuter, réponse à tous les maux qu’ils auraient eux-mêmes identifiés. Selon de vieilles méthodes éculées consistant essentiellement à parier sur l’oubli de ce qu’ils ont été ou ont défendu il y a quelques semaines encore, ils pensent s’abstraire de leur propre responsabilité. Pour nos poissons rouges, la lourde défaite, quoique logique, de Ségolène Royal, serait due à l’inorganisation du Parti socialiste, à la plupart de ses responsables qui auraient manifesté peu d’entrain à la soutenir et à un programme jugé peu crédible.

Sur la forme, les «rénovateurs» n’ont pas de mots assez durs contre ceux qui ont animé le parti, ces dernières années, en ayant en ligne de mire principale François Hollande. Pensant qu’une fois de plus la communication peut l’emporter sur le fond, ils multiplient basses attaques, petites phrases et slogans. Il y a quelques jours encore n’est-ce pas Manuel Valls qui souhaitait, sur les ondes d’une radio nationale, curieuse proposition, faire imploser le parti ?

Le Parti socialiste, tant contourné, méprisé lors de la campagne présidentielle, n’aurait plus aucun crédit à leurs yeux. Nous sommes nombreux et principalement depuis le 21 avril 2002 à avoir mis le doigt sur les dysfonctionnements dont souffre le PS : notabilisation, absence de renouvellement de ses animateurs, décrochage d’avec sa base idéologique. Dommage que ceux qui se veulent aujourd’hui l’avant-garde aient, lors des précédents congrès, systématiquement préféré signer de molles synthèses permettant au premier secrétaire de poursuivre sa tâche.

Il est ainsi étonnant de voir Gaëtan Gorce, néorénovateur lui aussi, si virulent aujourd’hui, alors qu’il mit systématiquement toutes ses forces, jusqu’à ce jour, au service de la majorité, contribuant par là même à maintenir le système qu’il dénonce désormais si facilement.

Réclamant des «têtes» pour mieux y mettre la leur (?), ils n’en sont pas à une contradiction près. Qui, si ce n’est le rénovateur Arnaud Montebourg, permit, en retirant sa candidature lors de l’élection du président du groupe socialiste à l’Assemblée nationale, la réélection de Jean-Marc Ayrault, pourtant à ce poste depuis une décennie maintenant ?

Ce curieux attelage de responsables, n’ayant a priori en commun que leur année de naissance, aurait également réglé les questions de fond. Tous trois partagent l’analyse de Ségolène Royal selon laquelle les propositions volontaristes de généralisation des 35 heures et d’augmentation du pouvoir d’achat par le Smic à 1 500 euros nous auraient menés à la défaite. Tous trois ont pourtant approuvé, comme elle d’ailleurs, en le votant, le projet des socialistes qui contenait ces mesures de justice sociale. Les 35 heures, mesure phare du gouvernement Jospin, ne furent-elles pas défendues à l’époque par Manuel Valls, conseiller en communication du Premier ministre ? Gaëtan Gorce, tout comme Arnaud Montebourg, n’a-t-il pas soutenu et voté ce texte à l’Assemblée nationale ? Ce dernier, tout comme moi, n’a-t-il pas milité, lors des congrès de Dijon puis du Mans, en faveur de leur généralisation ? Quant à porter le Smic à 1 500 euros, lorsque l’on est militant socialiste et qu’on aspire à la fonction suprême, que peut-on trouver de si «peu convaincant» dans cette proposition qui apparaît comme une évidence aux yeux de ceux qui attendent tant de la gauche une fois au pouvoir ? Faut-il rappeler que dans notre pays plus de 16 % des salariés touchent le Smic ? Ce sont donc trois millions de personnes qui perçoivent moins de 1 000 euros par mois en échange de leur travail.
Nous sommes tous d’accord, aujourd’hui, c’est une évidence, pour dire qu’il nous faut revoir profondément notre logiciel idéologique. Comment pourrait-il en être autrement après une telle défaite ? Mais cet aggiornamento signifie-t-il l’abandon de ce qui fait de nous des socialistes ? Nos propositions, si identitaires, sont-elles amenées à être remplacées, sous couvert de modernité, par des mesurettes démagogiques si éloignées des préoccupations de ceux qui souffrent le plus ? Mettre un drapeau aux fenêtres en chantant la Marseillaise restera certainement l’exemple le plus frappant de cet abandon du fond au profit de la forme.

De plus, les «rénovateurs» nous demandent de tenir compte de la droitisation de la société française, élément d’explication supplémentaire, selon eux, de la victoire de Nicolas Sarkozy. S’il y a droitisation, c’est bien du côté du Parti socialiste qu’il faut regarder.
Courant derrière Nicolas Sarkozy, qui lui-même courait après Jean-Marie Le Pen, Ségolène Royal n’a eu de cesse de faire campagne sur des thèmes inhabituels pour la gauche (sécurité, nation, immigration), délaissant, parfois même remettant en cause, les fondamentaux du socialisme.

Cette stratégie fut perdante. D’abord parce qu’en mettant en avant les thématiques de la droite, Ségolène Royal et son staff de campagne les ont légitimées, ensuite parce que le dialogue privilégié entamé avec François Bayrou, nommé Premier ministre avant même le second tour, eut pour conséquence un mauvais report de voix des électeurs de gauche et d’extrême gauche.

Loin des formules à l’emporte-pièce ou des bons mots si faciles, ce dont le Parti socialiste a besoin dans les semaines et les mois à venir, c’est d’avoir le courage de la vérité. Avoir le courage d’affronter lucidement, en commençant par le reconnaître, le verdict des urnes et de redéfinir, sur la base de nos valeurs, nos orientations. Il nous faut également, impérativement, doter notre appareil politique de nouvelles procédures de délibération et d’organisation. Pour ce faire, il faut ouvrir grand les portes et les fenêtres, associer à nos travaux les syndicats, les associations, les citoyens, toutes celles et ceux intéressés par notre démarche de reconstruction, de refondation. Le programme est ambitieux, indispensable, les Français, attachés au pluralisme, le souhaitent. Les électeurs de gauche, qui se désespèrent si souvent du Parti socialiste, nous le demandent.

Les poissons rouges, en travaillant un peu leur mémoire, ont leur place dans cet immense chantier. Il faudrait qu’ils acceptent, s’ils veulent être constructifs, d’arrêter de faire monter les enchères de la provocation, de vouloir, dans le but d’épater les militants, toujours sauter plus haut, en prenant le risque, un jour, de tomber du bocal.

RAG 34. Lio des lolo's 34

08:13 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE

02.09.2007

François HOLLANDE : Notre parti n'est pas entendu par le plus grand nombre

PS - Hollande brocarde les "rénovateurs"

Pour le premier secrétaire, le renouvellement des générations est "nécessaire", mais ne doit "pas seulement être réducteur de têtes".

Pour le premier secrétaire, le renouvellement des générations est "nécessaire", mais ne doit "pas seulement être réducteur de têtes". Lors du discours de clôture de l'université d'été du Parti socialiste, François Hollande a également reconnu que son parti n'était "pas entendu par le plus grand nombre".

La rénovation, oui, mais pour François Hollande "le logiciel politique ne se confond pas avec un disque dur qui devient vite un disque rayé". Au cours d'un discours prononcé dimanche en clôture de l'université d'été du Parti socialiste à La Rochelle, le premier secrétaire a ainsi brocardé les "rénovateurs" du PS qui disent vouloir changer "le logiciel" du parti. Principaux visés : Manuel Valls et Gaëtan Gorce notamment, qui avaient voté contre le calendrier de rénovation du parti fin juin au Conseil national.

"Rénovation. Le mot est vieux comme le Parti socialiste. A chaque défaite, un rénovateur s'annonce, parfois plusieurs, j'en ai fait partie. Les formules sont connues: 'ouvrir les portes et fenêtres', que n'ai-je entendu ça ? Comme si nous vivions cachés, comme si n'avions pas fait venir 100.000 nouveaux adhérents", s'est exclamé François Hollande. Le premier secrétaire, qui devrait quitter la direction du parti en 2008, a estimé que le renouvellement des générations était "un mouvement réducteur nécessaire, mais qui ne peut pas seulement être réducteur de têtes".

Le PS n'est "pas un logiciel, mais une construction humaine", a-t-il fait valoir, récusant également l'"idée en vogue" de changer le nom du parti. "Quand on a le flambeau du Parti socialiste, non seulement on le garde, mais on le porte !", s'est exclamé le député-maire de Tulle, particulièrement applaudi à ce moment de son discours.

Le parti "pas entendu par le plus grand nombre"

François Hollande a par ailleurs reconnu que son parti n'était "pas entendu par le plus grand nombre", parce qu'il ne dit "rien de net, de clair, de lisible". "Nous sommes dans une perpétuelle mauvaise conscience, dans l'équilibrisme, le ni-ni ou dans les formules incantatoires, qui préparent souvent piteusement les compromis avec le réel", a déclaré le premier secrétaire. "C'est ce qui explique, a-t-il ajouté, que nous ne sommes pas entendus par le plus grand nombre, parce que le PS, et moi aussi parfois, nous parlons une langue connue de lui seul".

"Il faut donc", a dit le premier secrétaire, "affirmer franchement notre identité, sans rien perdre de nos valeurs, de nos idéaux de justice, d'égalité, de nos ambitions transformatrices, de notre internationalisme". "C'est un de nos chantiers, de mettre le socialisme en rapport avec les défis du monde, de la société d'aujourd'hui", a-t-il dit, très applaudi.

Les réformes nécessaires

Le premier secrétaire a donc proposé "un changement de méthode" dans les débats entre socialistes, qui consisterait à donner la priorité aux "convergences" plutôt que d'encourager "les différences". "Plutôt que de partir de nos différences regardées comme autant de divisions pour aboutir, faute de mieux, à des conclusions confuses, partons de nos convergences pour faire apparaître, sur les grandes thématiques mais aussi les sujets les plus difficiles, de véritables choix qui seront proposés au vote des militants", a-t-il affirmé, ajoutant que "ce vote aura lieu à l'occasion du prochain congrès, après les municipales" de mars 2008.

Ce qui fait l'unanimité, a-t-il précisé, figurera "dans une nouvelle déclaration de principes" qui constituera la "charte fondamentale" des socialistes. Quant à "ce qui parfois peut faire difficulté entre nous", il a invité tous les socialistes à respecter "la ligne majoritaire comme la loi de tous".

Enfin, François Hollande a prôné pour le PS "un exécutif solide et responsable, un parlement doté de moyens de contrôle et représentatif de la diversité, des citoyens actifs". "Les formes de notre opposition doivent changer", notamment en misant sur "la mémoire, le rappel, la mise en perspective" et en opposant "la raison" à "l'émotion".

D'après agence

RAG 34. Les lolo'34

17:07 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LA ROCHELLE, HOLLANDE, RAG 34

Laurent Fabius : J’ai essayé de cerner les principaux problèmes qui seront posés dans les années qui viennent

Nos quatre points cardinaux par Laurent Fabius

Sans penser à mal, nous sommes en train de commettre collectivement un crime contre les générations de demain. Malgré tous les discours, l’avenir et sa préparation sont en effet les sacrifiés de la politique telle qu’elle va. L’agitation tient souvent lieu d’action. L’instantané médiatique sert de ligne d’horizon. L’émotion supplante la réflexion. Or la France et l’Europe ont besoin d’un cap pour le long terme. Et pour fixer un cap, il faut des points cardinaux.

Notre premier point cardinal, ce devrait être l’environnement. En dépit des cris d’alarme, la plupart des dirigeants politiques et économiques continuent de laisser polluer et saccager notre planète.

Les conditions météorologiques extrêmes de cet été sont pourtant un nouveau signal. Pour prendre le seul problème du gaz carbonique largement responsable de l’effet de serre et des dérèglements climatiques, en supposant même que nous parvenions à stabiliser les émissions par habitant, celles-ci augmenteront pour des raisons démographiques de 40 % dans les 40 prochaines années. Cela s’appelle une catastrophe.
Une stabilisation globale impliquerait de ramener en une décennie les émissions 40 ans en arrière, non seulement pour les Européens, qui s’y sont engagés, mais pour l’ensemble de la planète. On n’en prend pas le chemin !

Nous colloquons, nous protestons, mais nous détruisons. Dans le palmarès de ce qu’il faut bien appeler les éco-criminels, les Etats-Unis viennent en tête. L’Europe commence seulement d’agir. Quant à la Chine - dont 2008 sera la grande année - lorsqu’elle « s’éveillera » au risque environnemental, que restera-t-il à sauver ?
La conclusion est aveuglante, il existe un besoin urgent, vital au sens propre, d’actions politiques : économiser drastiquement l’énergie et en diversifier les sources ; encourager massivement la recherche et l’innovation ; respecter des normes sévères anti-pollution dans les domaines industriel et agricole ; révolutionner les transports, l’habitat et la fiscalité vers cet objectif ; adapter nos modes de consommation et d’alimentation ; mettre en place une Organisation mondiale de l’environnement. Aucune de ces tâches n’est compatible avec une approche traditionnelle, confiant au seul marché le soin d’agir. Nous avons besoin d’une régulation nationale et internationale forte, d’une priorité absolue reconnue au long terme, à la personne humaine et à la vie, thèmes qui doivent être précisément ceux de la gauche. A la France, en lien avec l’Europe, d’engager la rupture sur ce terrain-là.

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Le deuxième point cardinal, c’est l’allongement de la durée de vie, le vieillissement. Là aussi, les données chiffrées sont à la fois négligées et implacables.

Toujours dans les 40 ans qui viennent, la population mondiale dépassera 9 milliards d’habitants contre 6 aujourd’hui. Cet accroissement sera concentré à près de 40 % sur l’Afrique et à plus de 50 % sur l’Asie, ce qui redistribuera le jeu mondial. L’Inde, la Chine, le Brésil se renforceront, les États-Unis seront bien placés, l’Afrique pauvre risque de s’appauvrir encore plus, le Japon, la Russie et l’Europe vieilliront, avec une situation particulièrement critique pour l’Europe du Sud et pour l’Allemagne. Ces bouleversements soulèveront d’immenses problèmes d’environnement - toujours lui -, de croissance, de niveau de vie, de santé, de migrations, d’urbanisme, d’aménagement du territoire.

La préoccupation du vieillissement recoupe notamment les questions de santé et de retraite. En France, elles n’ont pas été vraiment traitées pendant la campagne électorale. Il est impératif de le faire maintenant. Sur le premier point, l’instauration d’un « franchise médicale », qu’il vaudrait mieux appeler « taxation médicale », outre son caractère injuste, ne constitue pas une solution à la hauteur des défis : c’est d’abord sur l’offre de soins et sur la prévention qu’il faut agir. Sur les retraites, posons aux Français la question de fond, celle du degré de solidarité qu’ils souhaitent. Nous possédons un atout, notre excellente démographie, mais nous connaissons une faiblesse grave, le médiocre taux d’emploi des jeunes et des seniors. Là aussi, l’action est urgente, elle ne peut pas être différée.

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L’exigence du développement partagé et de l’égalité réelle fournit le troisième point cardinal. Chacun constate que notre société se délite sous les coups de boutoir des affrontements entre quartiers, générations, ethnies, religions. Citoyenneté, laïcité, solidarité sont mises en cause alors qu’elles devraient être notre triangle magique.

L’appartenance pleine à notre communauté nationale doit être assurée par et pour chaque citoyen. Quels que soient son habitation, sa confession, son âge, sa couleur de peau, chacun(e) a droit à une égalité réelle et pas seulement incantatoire. Pour cela, l’action publique doit être rendue plus ciblée et plus efficace. La lutte contre les discriminations doit être renforcée. La laïcité, valeur essentielle de la gauche, constitue un véritable trésor dans un monde miné par la confusion violente entre le domaine de César et celui de Dieu ; elle est probablement ce que la République française peut proposer de plus utile aux autres nations pour réduire les conflits. Dans l’hexagone, nous devons réaffirmer cette laïcité à l’école, pour l’État et plus largement pour toute la société. Elle sera convaincante si elle s’accompagne d’égalité en actes. C’est là qu’intervient la solidarité.

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Précisément, le financement solidaire constitue notre quatrième point cardinal. Pour l’Union européenne, le vieillissement de la population et la mauvaise maîtrise de nos finances publiques aboutiraient, si aucune mesure correctrice n’est prise, à faire passer la part de la dette par rapport au produit intérieur brut de plus de 60 % aujourd’hui au chiffre faramineux de 250 % en quatre décennies. Dans un contexte où la répartition entre riches et pauvres est tragiquement inégalitaire, où le partage est déséquilibré entre capital et travail comme entre actifs et inactifs, et alors même que la marchandisation s’étend, cette question du financement solidaire est décisive.

Je plaide pour que certains domaines soient « sanctuarisés » et pour un accès universel aux services essentiels : éducation, culture, santé, eau, assainissement. C’est une mission de la gauche d’agir en ce sens par tous les canaux disponibles, notamment l’édiction de normes internationales et la construction de services publics modernes, ainsi que par la généralisation la plus large des sciences et des techniques.

Le rôle des entreprises et des entrepreneurs privés est crucial mais nous devons veiller aussi à assurer des moyens d’action efficaces à la puissance publique nationale, européenne et internationale. Ils sont indispensables au respect de l’intérêt général ; on vient encore de le constater avec la crise financière née des « subprimes » américaines. La gestion publique doit être profondément réformée. Les cas de maladministration doivent être sanctionnés. Ils ne doivent pas pouvoir être utilisés pour délégitimer l’intervention et les ressources publiques. Sinon, la crise ira de plus en plus à la crise, le déséquilibre au déséquilibre, et la pauvreté à la pauvreté !

Cela vaut notamment pour la France. Nos comptes ont viré au rouge cramoisi, et il y a malheureusement lieu d’être interrogatif face aux choix économiques et fiscaux actuels. Attendons les premiers résultats pour juger ; mais consacrer plus de 10 milliards d’euros chaque année à des mesures fiscales qui ne muscleront vraiment ni la demande (plutôt l’épargne) ni l’offre (ce qui serait pourtant nécessaire) risque de procéder d’un contresens économique pour se terminer par de profonds contrechocs sociaux.

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Ce que je veux dire, c’est ceci : que les responsables politiques, au lieu de de s’agiter médiatiquement et de polémiquer inutilement, veuillent plutôt considérer ces quatre points cardinaux, ces quatre problèmes de fond : environnement, vieillissement, développement, financement. Et qu’ils s’engagent sur leurs solutions. Le citoyen-électeur retrouvera peut-être alors le sentiment qui seul nourrit les projets, mobilise les pays et permet le progrès : la confiance./.

(Libération 30 août 07)

Notre note précédente :

Laurent Fabius: Favorable "pourquoi pas" à un très grand parti de gauche, et résolumment opposé à l'instauration programmée d'une nouvelle TVA dite "sociale"

RAG 34. Les lolo's 34

14:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, REFONDER LA GAUCHE, ECOLOGIE

PS : Pour que la rénovation soit autre chose qu'un simple slogan d'université d'été.

PS : la "rénovation" ou l'art d'exorciser les défaites

par Rémi Lefebvre, Professeur de sciences politiques à l’Université de Reims, signataire de l’appel de Gauche Avenir (article paru dans Le Monde du 31.08.07)

Que tout change pour que rien ne change" : la formule de Tancrède dans Le Guépard, de Visconti, résume les tentatives de rénovation entreprises par le Parti socialiste depuis une vingtaine d'années. La "rénovation" est chez les socialistes un rituel maîtrisé aux effets savamment domestiqués qui suit généralement les défaites. Renouveler le parti, le réinventer, le refonder : depuis 1993, les périodes post-électorales sont dominées invariablement par les mêmes mots d'ordre souvent incantatoires. Le succès du credo de la "rénovation" tient aux ambiguïtés de son contenu, à son caractère fourre-tout : elle est tout à la fois idéologique, organisationnelle, démocratique...

Les défaites, propices à la renégociation de l'identité de l'organisation, se manifestent ainsi de manière immuable par "un retour à la base", une réactivation du clivage traditionnel entre militants et élus et une réévaluation des ressources militantes que la pratique du pouvoir a dévaluées. La même séquence s'est reproduite en 1993 ou 2002 avec un scénario très proche : introspection collective "sans complexes ni tabous", ouverture "des portes et des fenêtres" du parti, appel à l'autocritique, ouverture de la parole aux militants... La rénovation "cru 2007" n'échappera pas à ce schéma immuable.

Le diagnostic sur les dysfonctionnements de l'organisation est toujours le même : nécessité d'une rénovation des pratiques politiques, manque d'unité, excessive professionnalisation des cadres du parti, assèchement de l'action militante, poids excessif des élus et des cumulants, décrochage par rapport au monde du travail, effritement des rapports avec le monde syndical et associatif, illisibilité de la ligne politique...

Les Etats généraux des socialistes lancés en 1993 parviennent à ces conclusions... reformulées dans des termes identiques en 2002. La double défaite de 2002 semble ouvrir une phase critique d'une intensité inédite au PS. Les conditions d'une redéfinition de l'identité de l'organisation sont alors réunies. La parole est "redonnée" aux militants, appelés à répondre à un questionnaire et à exprimer leurs "doléances". La thérapie collective s'achève en mai 2003 lors du congrès de Dijon. Le premier secrétaire affirme alors l'ambition "d'un parti ouvert sur la société à plus de 30 % des suffrages".

UN REPLÂTRAGE DE PLUS

Il n'en sera rien. Le couvercle est vite refermé. La rénovation n'a conduit qu'à un replâtrage de plus. Le cumul des mandats n'est pas remis en question, les relations avec le monde du travail ne sont plus une priorité, les règles du jeu partisan ne sont pas modifiées. Les trompeuses victoires de 2004 ont effacé la nécessité d'un renouvellement des pratiques. Il a fallu donner le change aux militants et à l'opinion pour qu'en définitive rien ne change. Les dirigeants socialistes savent désormais négocier les phases de défaite et domestiquer le potentiel de changement qu'elles recèlent (les défaites peuvent même se transformer en demi-victoire comme en juin). Le choc électoral de 2002 a été bien amorti, tout comme la victoire du non au référendum sur le traité constitutionnel ou les émeutes urbaines de l'automne 2005, qui ont eu peu d'effets sur le parti.

Le constat ne souffre aucune contestation : le PS ne s'est pas renouvelé et n'a pas "refondé" ses liens avec la société. Il se révèle incapable de mettre en mouvement la société. L'apport des "nouveaux adhérents", quelques mois avant les élections, est fragile et affaiblit à bien des égards l'organisation en valorisant un militantisme "au rabais". Le PS apparaît fermé, bloqué, dominé par une oligarchie attachée à son pouvoir et aux profits qu'elle en tire, peu ouverte sur son environnement social, de plus en plus imperméable aux groupes qu'elle est censée représenter et repliée sur des luttes dont la dimension idéologique apparaît secondaire ou artificielle.

Rénovation : le mot est usé et démonétisé au PS à force d'avoir été instrumentalisé et détourné. Il suscite désormais le scepticisme d'un grand nombre de militants qui ne sont plus dupes des appels rituels au changement. Les socialistes parviendront-ils à lui redonner sens et crédit ? Il est permis d'en douter. La revendication d'un renouvellement générationnel ne saurait tenir lieu de seule perspective de changement. Elle masque les intérêts d'outsiders qui ne voient dans la période actuelle qu'une fenêtre d'opportunité pour subvertir les hiérarchies de pouvoir en place. "Sortez les sortants" n'a aucun sens si les nouveaux promus reproduisent les pratiques et les discours de leurs aînés et s'ils en partagent les codes. La stratégie organisationnelle de la rénovation ne peut être efficace que si elle est inscrite dans un processus de long terme.

Or l'horizon des socialistes se borne de plus en plus aux prochaines échéances électorales. Les socialistes sont déjà tétanisés par les élections municipales. Le PS doit sans doute se donner du temps, produire des analyses, se donner des objectifs, mais surtout s'y tenir. Pour que la rénovation soit autre chose qu'un simple slogan d'université d'été.

RAG 34. Les lolo's 34

04:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG 34, GAUCHE AVENIR

Parti Socialiste : Infos de l'Université d'été de la Rochelle



Depuis vendredi 31 août, plus de 4000 socialistes planchent à la Rochelle, dans le cadre d'ateliers" sur des sujets aussi larges et variés que "l'état de la gauche", "droitisation de la France?", "les recompositions de la gauche en Europe", "bilan électoral de la gauche". Ouverts par des intellectuels, estampillés "grands témoins", ces moments d'échanges et de reflexion ont été l'objet de vifs débats de fond.

Un compte-rendu formel et objectif a été réalisé par un permanent du PS pour chacun des ateliers.

Les "grands témoins", sous l'oeil des caméras de l'équipe de l'hebdo, posent un regard décalé sur les échanges, souvent vifs, qui ont eu lieu au sein de leur propre atelier.
Aller vers le blog La Rochelle 2007

Dans son premier "carnet d'actu" de la saison, réalisé depuis la Rochelle le 1er septembre, François Hollande commente les enjeux de cette édition 2007, évoque les 100 premiers jours de la présidence Sarkozy et la préparation des élections municipales donnent un cap aux travaux militants.

Retrouvez toute l'info sur Le blog La Rochelle 2007


A SUIVRE : DIMANCHE 2 à 11H45 en direct, le discours de François Hollande à la Rochelle

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00:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LA ROCHELLE, PS

M. Hollande répète aux jeunes que "le Grand Soir, c'est fini"

LE MONDE | 01.09.07 | Abonnez-vous au Monde.fr : 6€ par mois + 30 jours offerts

Le premier secrétaire du Parti socialiste a assuré, vendredi 31 août lors de l'université du Mouvement des jeunes socialistes (MJS) qui se tenait à La Rochelle en parallèle à celle du PS, qu'"on est là pour suivre un long cheminement. (...) Le Grand Soir, c'est fini !"

Invité par Razzye Hammadi, président du MJS, à se prêter à un jeu de questions-réponses avec de jeunes militants, François Hollande a défini ce que pouvait être sa vision de la rénovation du parti : d'abord "changer les modes de fonctionnement du comportement de chacun", mais surtout "l'approche, le contenu, les propositions quand il le faut".

Pour lui, les socialistes doivent expliquer les valeurs qui sont les leurs et faire attention aux termes employés dans leurs discours. "C'est en se payant de mots que les socialistes finissent par ne plus être compris", a insisté le numéro un du PS. Ainsi, ils ne doivent "pas avoir peur du mot nation", symbole du "vivre ensemble dans la République".

Sur le sujet sensible de l'ordre, sur lequel les MJS avaient marqué leur différence avec Ségolène Royal, M. Hollande a souligné qu'il était favorable à "l'ordre social, public", opposé au désordre "créé par le capitalisme", et que la sécurité était "un droit fondamental".

Sur le travail, autre sujet qui fâche, il a assuré que la France "doit collectivement travailler plus" pour réduire le chômage. Quant à la mondialisation, à ses yeux, il faut la "réguler" et en "corriger les inégalités".

A une question d'un jeune socialiste - "Que penses-tu du capitalisme ?" -, M. Hollande a répondu qu'il ne pouvait "accepter l'incantation sur le capitalisme". "On ne va pas raconter des histoires, dire qu'à l'horizon de cinq ou dix ans, si on est au pouvoir, on va en terminer avec le capitalisme", a-t-il martelé.

Pour M. Hollande, les socialistes doivent se battre pour "la réforme, la réforme exigeante, la transformation de la vie quotidienne", a-t-il insisté. Ajoutant : "Ça prend du temps, on est là sur un long chemin, on vient de loin et on ira loin, enfin !"

La salle semblait ravie et a vivement applaudi le premier secrétaire. Avant d'entonner L'Internationale.

Sylvia Zappi (avec AFP)

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00:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 13 U.E La Rochelle 2006 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : LA ROCHELLE, HOLLANDE

30.08.2007

Sarkozy s'invite au MEDEF, Mélenchon voit rouge. (doc audio)

Rupture républicaine ? Sarkozy devant le MEDEF (syndicat non représentatif de l'ensemble du patronnat) se prépare à annoncer les mesures qu'il entend prendre pour aider le pouvoir d'achat des français. Jean-Luc Mélenchon s'indigne du procédé choisi par le premier représentant de notre république.

Ecouter : http://www.box.net/shared/irjh54ehyv

Lire : Le dernier ouvrage de Jean-Luc Mélenchon : En quête de gauche publié chez BALLAND.

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19:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, MEDEF, SARKOZY, REPUBLIQUE

Laurent Fabius: Favorable "pourquoi pas" à un très grand parti de gauche, et résolumment opposé à l'instauration programmée d'une nouvelle TVA dite "sociale"

Laurent fabius était ce matin l'invité de France Inter. Il a évoqué ses fortes préoccupations concernant l'avenir environnemental de notre planête. Lire sur son site l'article : Nos 4 points cardinaux.
Interrogé par Fabrice Drouelle sur les raisons de son absence à la Rochelle, il a rappelé l'origine de la création de ces universités d'été destinées avant tout à former des militantes et des militants socialistes. Il a aussi bien sûr répondu aux questions des auditeurs.

( tenir compte du temps de téléchargement : une fois sur l'enregistrement attendre l'apparition dans l'icone du bouton play, puis clicker dessus pour lancer l'écoute"> " en bas à droite comme montrée sur la photo)

Ecouter : interactiv

Ecouter : les questions des auditeurs

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15:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, La ROCHELLE, REFONDER LA GAUCHE

29.08.2007

Marie Noëlle LIENEMANN : "Royal a eu faux sur toute la ligne"

Propos recueillis par Virginie LE GUAY
Le Journal du Dimanche


Le blog de Marie-Noëlle Lienemann



Marie-Noëlle Lienemann règle ses comptes avec Ségolène Royal dans son nouveau livre Au revoir Royal. Adepte d'une ligne franchement à gauche, seule capable selon elle d'arrêter "la décomposition et l'hémorragie" qui gagnent le PS, la député européenne (PS) dit au JDD tout le mal qu'elle pense des positions "rénovatrices" de l'ex-candidate à la présidentielle. Extraits.
Lienemann avait déjà sorti un ouvrage critique après la défaite de Jospin en 2002. (Maxppp)

Vous parlez de la campagne de Ségolène Royal comme d'une "déflagration".
Que ce soit sur la stratégie, la méthode d'action et les thèmes choisis, elle a eu faux sur toute la ligne. Elle a été imposée par les sondages et les médias. C'était un leurre. Elle a d'ailleurs joué et joue encore totalement perso. Et n'a tiré aucune leçon de la campagne. Ce qu'elle appelle son autocritique se borne à dénoncer ceux du parti qui ne l'auraient pas soutenu et l'impréparation dont elle aurait été victime. Comme toujours, elle s'épargne et ne peut pas se remettre en cause. Ce qui la rendra incapable de rebondir. Je ne lui reconnais qu'un mérite. Sa détermination au service de sa seule personne. Car elle n'a aucun sens du collectif.

Une seconde candidature Royal vous semble impensable ?
Ce qui s'est passé est irréversible. Et lorsque je dis "Au revoir Royal", c'est qu'il faut tourner la page. Sous prétexte de rénovation et de modernisme, elle a opté pour une ligne de complicité idéologique avec la droite. Avant elle, Jean-Jacques Servan-Schreiber et Gaston Defferre s'y étaient essayés. En pure perte. C'est un fourvoiement, une impasse qui prive la gauche de ses repères fondamentaux et de la victoire électorale. Elle a fait le lit de l'ouverture. Dois-je rappeler que Bernard Kouchner et Jean-Marie Bockel ont été ses premiers soutiens. Où sont-ils aujourd'hui ?

Elle a tout de même fait un score de 47 % ! En 2002, Lionel Jospin n'avait même pas dépassé le premier tour.
47 %, c'est un seuil minimal contre la droite et pourtant Ségolène Royal a bénéficié, à plein, du réflexe du vote utile. N'importe quel socialiste aurait fait ce score. Le total des voix de gauche sous Jospin a été supérieur au total des voix de gauche sous Ségolène Royal qui a fait fuir des électeurs socialistes vers Bayrou. Face à Ségolène Royal qui n'a même pas été capable de reprendre à son compte le thème de la rupture, Sarkozy a fait un des meilleurs scores jamais obtenus par la droite. "Elle s'illusionne lourdement sur les soutiens dont elle croit bénéficier"

On n'a guère entendu d'autres voix que la sienne pendant la campagne. Où étiez-vous passés ?
Nous avons tout tenté pendant la phase préparatoire pour empêcher ce qui se préparait. Après c'était trop tard, nous ne pouvions pas prendre le risque de faire perdre plus encore notre camp. Ce décalage entre le PS et le peuple de gauche vient de plus loin. Déjà, on l'avait vu lors du "non" au référendum européen. Fidèle à sa tactique d'étouffoir, François Hollande stérilisait tout débat et faisait un chantage constant sur l'unité que nous devions afficher. Nous avons vécu des mois de tension interne maximum, beaucoup d'entre nous pressentaient que nous courrions à la catastrophe.

N'enterrez-vous pas un peu vite Ségolène Royal ? Elle n'a pas l'intention de laisser sa place.
Sa place, mais quelle place ? Si je ne m'attends pas à ce qu'elle tombe comme un fruit mûr, car elle va s'accrocher dur, je crois qu'elle s'illusionne lourdement sur les soutiens dont elle croit bénéficier à l'intérieur du parti. Que ce soit auprès des élus ou des militants. Les Gaëtan Gorce, Manuel Valls, Vincent Peillon, Arnaud Montebourg prennent déjà, plus ou moins, leurs distances. Ce ne sont plus que des soutiens flottants, prêts à jouer leur carte personnelle dès que l'occasion s'en présentera. Ils sont encore vaguement solidaires mais ils entendent la colère des militants, le dépit de ceux qui ont l'impression d'avoir été menés en bateau, floués, anesthésiés, utilisés au service d'une seule personne et non d'une cause. Les socialistes aujourd'hui sont dans l'expectative, d'autant que la période Hollande s'achève mi-2008. Mais la relève n'apparaît pas encore.

Comment reprendre la main ?
En retrouvant nos valeurs fondamentales. En travaillant dans une dynamique unitaire : le PS, le PC, les Verts, le MDC, les militants syndicalistes, les associations de gauche. Il y a là un vivier immense, fertile, prêt à travailler, autour d'un vrai programme. Il faut parler au peuple de gauche qui est parti vers Bayrou et même vers Sarkozy par désarroi, par manque de corpus idéologique. Dans les années 1970, le total des militants de gauche représentait près de 500 000 personnes. Contre à peine 300 000 aujourd'hui. L'avenir de la gauche passe par un travail de fond que sont prêts à faire Laurent Fabius, Alain Vidalies, Jean-Luc Mélenchon, Henri Emmanuelli, Benoît Hamon. Et d'autres... Le club de réflexion Gauche Avenir se réunit mi-septembre à Paris pour reprendre l'initiative. Il faut rouvrir des débats essentiels: le refus de libre-échangisme, le retour à une économie mixte, la relance de l'industrie dans notre pays, un changement de cap en Europe, de nouveaux droits comme celui au logement, un nouveau pacte républicain... Le champ est large. Nous devons redevenir le parti du monde du travail.

Marie-Noëlle Lienemann était vendredi 24 août l'invitée du grand journal de BFM. Elle réagit dans un premier temps à la mise en place du dispositif de déduction des intérêts d'emprunts immobilier puis elle présente son prochain livre Au revoir Royal.


Au revoir Royal, de Marie-Noëlle Lienemann et Philippe Cohen. Editions Perrin 185 pages, 13,50 euros.

Notre note précédente : Discours de Ségolène ROYAL à Melle : désir d'ancrer le PS à droite ?

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13:42 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, LIENEMANN

26.08.2007

Discours de Ségolène ROYAL à Melle : désir d'ancrer le PS à droite ?

Crédit Photo : TF1/LCI Ségolène Royal à la Fête de la Rose, à Melle (25 août)

Dans un discours fleuve de 1h30 prononcé hier dans son fief de Melle, notre ex candidate à l'élection présidentielle entend ramener les "brebis égarées" du PS (Kouchner et les autres passés chez Sarkozy). Des talents dont le PS ne peut se passer pour se rénover, selon elle.

Il ne manque pourtant pas de jeunes et prometteurs talents ni d'idées au sein de notre parti pour réfléchir sincèrement à notre projet socialiste 2012.

De la Rochelle on attend mieux que cela. Le PS pour survivre à un clash qui se profile, doit s'adresser et répondre enfin aux inquiétudes grandissantes des travailleurs précarisés, des chômeurs, et de tous les plus pauvres d'entre-nous. Ce que notre ex candidate continue allègrement d'ignorer !

Au revoir Madame Royal, il est temps de tourner la page. ( Livre à paraître de Marie Noëlle Lienneman).

Infos France Inter du 26 août : Extrait de son discours : Ecouter

http://www.box.net/shared/i4zh0er8rq

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12:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL

Jean-Luc MELENCHON : J'ai écouté le discours de Ségolène Royal à Melle

Le discours de Ségolène Royal à Melle a ouvert la rentrée des socialistes. Il propose une critique de la droite qui est une participation attendue au débat public.

Mais il n'en reste pas moins surprenant dans sa forme et assez déroutant sur le fond des nouveautés idéologiques qu'il avance.

C’est pourquoi il lance des débats refondateurs.

Surprenant ? Oui. Car il n’est pas banal d’entendre un discours de gauche dans de telles circonstances solennelles sans un mot concret sur les questions sociales qui percutent l'actualité des salariés. Surtout quand le nouveau pouvoir s'y attaque au cours de ses cent premiers jours d’une façon aussi spectaculaire. Dès lors on peut se demander de quoi il est question quand elle évoque "au delà des affrontements bloc contre bloc, des dépassements et des convergences".. On peut aussi se demander en quoi consiste le "risque de l'immobilisme " et craindre que la dénonciation du fait que "l'annonce de la réforme ce n'est pas l'accomplir" soit compris davantage comme un encouragement que comme une condamnation des mesures prises, qu'il s'agisse de la répression de la récidive ou de l'autonomie des universités. Surtout quand il est assorti d'une invitation à ne pas " caricaturer dans la critique" qui sonne comme un désaveu injuste pour ceux qui se sont exprimé jusque là à gauche.

Surprenant enfin parce qu’il est cocasse d’expliquer la défaite électorale par le fait que l’opinion des électeurs aurait été perturbée par un débat mal compris sur l’individu et le collectif, les droits et les devoirs, l'État et le marché ou par la forme d’organisation du Parti Socialiste….
Tout cela est assez irréel et passe à côté du reproche essentiel qui lui a été adressé : n’avoir pas obligé Sarkozy au débat sur le contenu de son programme social et n’avoir pas défendu notamment les augmentations de salaires ou la réduction du temps de travail auquel elle a affirmé ne pas croire elle-même ! Ce discours ne répond donc à aucun des arguments sérieux et argumentés qui ont été présentés par de nombreux socialistes.

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09:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, REFONDER LA GAUCHE

25.08.2007

Pour un PS franchement et activement socialiste

Contribution pour Priorité à Gauche de Pierre Lefébure, militant socialiste à Paris-20e. Au 1er tour des législatives, malgré une abstention bien plus forte qu’à la présidentielle et plus élevée aussi qu’en 2002, le score national du PS témoigne d’une relativement bonne résistance face à la déferlante Sarkozy-UMP. En faisant mieux qu’en 2002 (+1,3 point), les candidats PS et apparentés démontrent que leur identité politique n’a pas à être abdiquée.

D’ailleurs, comme cela pouvait être espéré (cf. l’appel « Pour un PS fort de ses valeurs » du 7 mai 2007), à l’heure de compter vraiment le poids du PS, ces candidats font aussi un meilleur score (+2,1) que Ségolène Royal concourant en « femme libre » au 1er tour de la présidentielle.

Enfin, au terme d’une campagne législative de second tour cristallisée sur les questions économiques et sociales, le PS voit ses députés passer de 150 à plus de 200. Bref, la maison PS tient debout.Certes, il faut défricher le jardin et ranimer le feu dans les cheminées, sans doute aussi changer le concierge et repasser un coup de peinture mais certainement pas abattre les murs ! Ceux qui prétendent le contraire ne font qu’agir à la manière de ces avides promoteurs qui déprécient la valeur du bien, pourrissent la situation pour racheter à vil prix et se pressent ensuite de revendre à la hausse.

Certes après ces quatre tours d’élection, les conditions nous sont défavorable et le PS va rester dans l’opposition avec des moyens institutionnels très limités pour contrer la politique libérale et réactionnaire de la majorité UMP-Sarkozy. Mais c’est à partir de l’ancrage solide dans les repères politiques de nos concitoyens et à partir de la confiance qu’une large part d’entre eux continue de nous témoigner qu’il faut travailler à la reconquête politique d’une majorité de gouvernement.

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17:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE

23.08.2007

François Rebsamen favorable à des alliances PS-MoDem pour les municipales

LEMONDE.FR avec AFP. On ne dirige ni une ville ni un pays replié sur son camp." C'est sur la base de ce constat, établi dans un entretien à paraître, jeudi 23 août, dans l'hebdomadaire Le Point, que François Rebsamen se déclare "favorable" à des alliances avec le MoDem pour les élections municipales de mars 2008.

"Les candidats présentés par le Parti socialiste doivent chercher le rassemblement le plus large", estime le maire de Dijon, précisant que ce rassemblement devrait s'opérer "sur la base de propositions communes". Concrètement, M. Rebsamen envisage "un désistement au second tour pour celui qui arrive en tête".

Par ailleurs, à trois jours de la fête de la Rose de Melle, le dirigeant socialiste prend la défense de Ségolène Royal, qui a "une légitimité électorale". "Elle a été battue mais, contrairement à Lionel Jospin qui, en 2002, avait assumé seul la défaite, elle s'est penchée sur les causes de l'échec", juge celui qui codirigea la campagne socialiste.

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08:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MUNICIPALES, PS, MODEM

18.08.2007

BLOGS et SITES à visiter


  • Le site de Rassembler à Gauche 34

  • Le site national de rassembler à gauche

  • Les jeunes socialistes pour le rassemblement à gauche

  • Le blog de Laurent Fabius

  • Le site de Laurent Fabius

  • Le site de Claude Bartolone

  • Le blog de Jean-Luc Mélenchon

  • Le site de Marie-Nöelle Lienemann

  • Le blog de Paul Quilès

  • Le site d'Henri Weber

  • Le site de Pour la République Sociale


  • REFONDER LA GAUCHE

  • Le blog de Priorité à Gauche


  • Le site de Gauche Avenir


  • Partis de gauche :







    Les médias autrement :

  • Acrimed
  • Indymédia

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    14.08.2007

    Le retour de Jaurès











    par Marie-Noëlle Lienemann et Paul Quilès signataires de l’appel de Gauche Avenir
    (article paru dans le Figaro du 1er août 2007 sous le titre « Jaurès aurait-il voté Sarkozy ?)

    Jaurès fut indiscutablement l’un des héros de la campagne de 2007. Pas tant en raison des maigres références des socialistes et de leur candidate au grand tribun, mais parce que Nicolas Sarkozy l’appela abondamment en renfort[1].

    Ce n’est pas la première fois qu’un candidat de droite s’essayait à cette récupération. François Mitterrand y avait en son temps répondu : « la droite adore les socialistes….quand ils sont étrangers ou morts ! » Mais si, le temps passant, l’œuvre de Blum et de Jaurès est plus largement saluée, c’est que la plupart des grandes avancées sociales, voir sociétales sont nées en France de l’action de la gauche et des socialistes. Refuser que nos figures historiques participent du patrimoine commun du pays serait la preuve d’un sectarisme déplacé, mais accepter leur banalisation, l’affaiblissement ou le rangement au musée de leurs idées serait tout aussi inacceptable.

    Jaurès, à partir du projet républicain, n’a cessé d’appeler à son dépassement, pour qu’il embrasse tous les champs de la vie, et bien sûr celui du social et de l’économie. La citoyenneté ne pouvait pas rester exclue des entreprises, l’égalité exigeait des politiques publiques volontaristes et un engagement contre toutes les injustices sociales, la fraternité condamnait l’exploitation de l’homme par l’homme. Cette synthèse originale et exigeante entre la vision républicaine et le mouvement ouvrier est la matrice originale du socialisme français. Jaurès était un visionnaire et défendait des valeurs fondamentales et universalistes qui traversent le temps. Elles demeurent d’une profonde modernité et, par certains aspects, d’une totale actualité.

    Dès 1888, Jaurès, qui n’est pas encore socialiste, condamne la réaction qui veut « accroître les impôts de consommation qui pèsent partout, à la campagne comme à la ville, sur les pauvres gens ». Et il propose: « nous voulons remplacer l’impôt foncier par un accroissement des droits qui frappent les successions au-dessus d’un certain chiffre », car « nous pouvons demander quelques sacrifices aux capitaux mobiliers ou immobiliers que les générations se transmettent souvent sans les féconder sans les légitimer par leur travail propre ». On imagine mal Jaurès votant la réforme fiscale de N. Sarkozy !

    La récidive ? La délinquance ? Des sujets évoqués aussi par les politiques de l’époque, qui dénoncent déjà la fascination pour l’argent facile, la perte des repères, le rôle des médias dans l’exaltation de « bandits tragiques » en même temps que la surexcitation des peurs. Non seulement Jaurès, mais l’ensemble de la gauche se battent pour une justice plus humaine, qui ne soit pas seulement répressive, mais aussi éducative. A cette époque aussi, il fallait convaincre et ce n’était pas facile, mais Jaurès estimait qu’il fallait parfois savoir « dépenser sa popularité » en allant à contre-courant de l’opinion, de la mode, « ne pas subir la loi du mensonge triomphant qui passe »

    Pas étonnant que, sur tous ces sujets, N. Sarkozy ne cite plus Jaurès ! Et il est bien dommage que la gauche, oublieuse d’elle-même, n’ait pas l’audace de le faire.

    Durant la campagne, la candidate socialiste, au-delà de quelques références convenues à Jaurès et Blum, a préféré vanter fréquemment Prodi et Blair, démobilisant un peu plus l’électorat de gauche. L’appel à la rénovation sonnait et sonne encore souvent comme un hymne au renoncement et à l’abandon des valeurs du socialisme français, à ses racines, à son esprit rebelle, qui ne s’accommode guère de l’ordre dominant. Nous pensons, au contraire que l’avenir est à une gauche décomplexée qui propose des réponses renouvelées tout en ne craignant pas d’assumer son identité. Une gauche qui, selon la méthode jaurésienne, n’oublie jamais la réalité.

    [1] Par exemple, Jaurès fut cité 32 fois dans le discours de N. Sarkozy à Toulouse (12 avril 2007)

    Le blog de Paul Quilès : http://www.pquiles.com

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    10:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : JAURES, QUILES, LIENEMANN, GAUCHE AVENIR

    13.08.2007

    L’ère des possibles

    Auteur : François Delapierre
    Ce dernier éditorial avant les départs estivaux achève l'année scolaire sur une note incertaine. On ne peut dire pour l’heure laquelle dominera à la rentrée des deux tendances simultanées qui travaillent la gauche : poursuite de la décomposition d’un côté, premiers signes de reconstruction de l’autre.

    Commençons par la décomposition. Les débauchages et autres manœuvres visant à désarticuler l’opposition socialiste fonctionnent à plein. Elles commencent à produire leur effet, au-delà des ralliés, dans le gros de la troupe. Désarçonnés par ces désertions, KO debout, d’éminents socialistes sont désormais convaincus que l’urgence est d’en rabattre dans leur opposition à la droite. En témoignent les déclarations convergentes de Royal, Collomb, Valls, Lang… qui rivalisent de formules pour réclamer une opposition modérée. Des socialistes rendent hommage à Sarkozy dans la presse, d’autres affaiblissent par avance toute opposition résolue en prétendant qu’elle serait politicienne. Tous rendent les armes au moment même où Sarkozy conduit une offensive brutale au Parlement, avec les lois sur les peines planchers, l’autonomie des universités et le service minimum, met en œuvre la suppression de la carte scolaire, viole le « non » des Français avec son nouveau traité européen et ne renonce en rien à son idéologie libérale-sécuritaire. On pourrait faire la liste de ces innombrables petites capitulations. N’en retenons qu’une : le refus de s’opposer au cœur du projet de loi sur les universités. Celui-ci n’est pas la sélection en master, c’est l’autonomie comme moyen de mise en concurrence des établissements. Car les néolibéraux n’ont nul besoin de revenir sur la démocratisation de l’accès à l’université. Ils atteindront le même résultat par l’explosion des inégalités entre établissements, qui conduira de fait à une inégalité entre diplômes. D’autant que cette autonomie ouvre la voie à un futur grand marché de l’enseignement supérieur, nouvelle source de profits où régnerait la « concurrence libre et non faussée » et où toute règlementation nationale apparaîtrait comme une survivance archaïque.

    Mais on perçoit aussi les ferments de la recomposition. Nous sommes très frappés de l’intérêt suscité par notre proposition d’une force nouvelle à gauche, présentée dans ces colonnes la semaine dernière. Les très nombreux téléchargements du document « la gauche d’après » sur le site de PRS ( La gauche d'après (pdf)), les retours extrêmement positifs, prises de contact, demandes d’adhésion à notre association témoignent d’une disponibilité remarquable pour cette perspective. De plus, une convergence s’opère déjà avec d’autres. Samedi dernier, je participais à la réunion de Maintenant à gauche, carrefour de militants et responsables issus des collectifs unitaires antilibéraux, parmi lesquels Eric Coquerel, président du Mars-Gauche républicaine, Claude Debons, ancien coordinateur de l’appel du 29 mai et Christian Picquet, animateur de la sensibilité Unir de la LCR. Notez que Marc Dolez était également présent, quelques jours après avoir participé à notre propre Convention nationale. Je fus frappé de la grande proximité entre leur analyse de la situation ( Introduction au débat du 7 juillet de "Maintenant à Gauche") et la nôtre. Eux aussi décrivent la victoire électorale de Sarkozy comme « le résultat d’un travail politique, idéologique et culturel ». Eux aussi analysent son projet comme « une rupture globale avec le modèle de société façonné par notre histoire : rupture avec le pacte social et républicain hérité de l’après-guerre, mais aussi avec l’héritage des Lumières et de la Révolution française. » Eux aussi pointent le vide politique à gauche, les « lourdes responsabilités » de l’autre gauche, sa « division » mais aussi son « déficit en termes de projet dès lors qu’il faut développer une cohérence globale alternative au projet sarkozien », comme celles de Ségolène Royal dont les « multiples références à Tony Blair (…) ont plus désorienté l’électorat de gauche qu’elles ne l’ont mobilisé. » Eux aussi estiment qu’il « ne suffira pas de construire une nouvelle petite formation à gauche de la gauche » mais qu’il faut conduire une refondation « en s’adressant à toute la gauche », « au cœur de la gauche et non à ses marges ». Eux aussi estiment que l’objectif doit être « l’émergence d’une nouvelle force politique (…) à l’image de ce qui vient de se concrétiser en Allemagne avec Die Linke ». Eux aussi appellent à asseoir cette nouvelle force sur un projet qui réussisse « la fusion du meilleur de la tradition du mouvement ouvrier et des combats républicains avec les nouvelles problématiques de contestation de l’ordre dominant », capable, « dans un contexte marqué par le double échec historique » du « communisme d’Etat » et de la « social-démocratie » de « reconstruire une perspective d’émancipation humaine répondant au capitalisme de notre temps ». Nous avons donc proposé à ces camarades de participer dans notre stand de la fête de l’Humanité à une initiative commune pour la force politique nouvelle. Ils y ont répondu favorablement. Chacun part en vacances de son côté, mais nous sommes déjà un certain nombre, socialistes, communistes, militants de l’autre gauche à avoir inscrit la même date de rentrée en première page de notre cahier de textes.

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    05.08.2007

    Emiettée et affaiblie, la gauche mise sur le temps pour se reconstruire

    PARIS (AFP) - Désemparée par ses défaites électorales, bousculée par l'offensive d'un président qui sème la zizanie en son sein, dans le doute sur son projet politique et sa stratégie d'alliances, la gauche, PS en tête, mise sur le temps pour se reconstruire.

    Sa défaite aux élections présidentielle puis législatives - malgré un sursaut au second tour lui assurant 40 députés de plus qu'en 2002 - l'a en outre privée de chef de file: le leadership de Ségolène Royal est contesté dans son parti, tandis que son ex-compagnon, le premier secrétaire François Hollande, aura passé la main d'ici un an.

    La base électorale de la gauche sort gravement entamée (à peine plus de 36% le 22 avril, en intégrant l'extrême gauche). Si le PS a maintenu son étiage, ses partenaires se sont effondrés, communistes et Verts tombant sous 2%. Plus qu'une crise du PS, c'est une crise de la gauche, relevait récemment Michel Rocard.

    Cela pose aux socialistes un redoutable défi: sur quelles forces s'appuyer pour construire un rassemblement majoritaire ?

    Nicolas Sarkozy a exploité à l'envi cette béance. Jamais sous la Ve République, le PS n'avait à ce point donné de la bande, certaines de ses personnalités ralliant le gouvernement Fillon (Kouchner...), répondant à des offres présidentielles (Lang) ou acceptant un soutien (Strauss-Kahn).

    La direction du parti a réagi en décidant de suspendre des instances dirigeantes tout responsable s'engageant dans cette voie. "Il fallait marquer un coup d'arrêt", selon Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés.

    Toutefois, les socialistes hésitent encore sur le sens de "l'ouverture" sarkozyste: pour M. Hollande, il ne s'agit que de "déstabiliser le PS". Mais Manuel Valls, porte-drapeau des contestataires, assez proche de Mme Royal, n'exclut pas "une sincère volonté de dialogue et de modernisation" de la vie publique.

    Selon le premier secrétaire, "l'objectif présidentiel n'a pas été atteint": dix semaines de gouvernement prouvent, selon lui, que les ministres issus de la gauche "sont totalement alignés sur la politique" sarkozyste.

    De l'aveu d'un dirigeant de la gauche du parti, ces passages sur l'autre rive ont eu un effet désastreux sur l'électorat PS. "On est au tapis", affirme-t-il sous condition d'anonymat.

    A entendre Guillaume Bachelay, proche de Laurent Fabius, la gauche, plus précisément la campagne de Ségolène Royal, aurait donné à Nicolas Sarkozy des verges pour se faire battre. "Quand on pratique l'ouverture idéologique de la gauche vers la droite, il ne faut pas s'étonner que revienne en boomerang l'ouverture de la droite vers la gauche".

    Ligne politique, alliances - la question d'accords avec le MoDem de François Bayrou se posera inévitablement aux municipales de 2008 -, fonctionnement du parti: tout sera mis sur la table.

    Les Verts, "au bord de la tombe" selon leur député François de Rugy, s'engagent aussi dans une rénovation censée aboutir fin 2007. C'est aussi la date à laquelle le PCF tiendra un congrès extraordinaire.

    Au PS, le Bureau national a accouché le 24 juillet d'une "charte de la rénovation". L'université d'été, fin août, donnera le coup d'envoi des travaux pratiques.

    D'ici début 2008, les socialistes se confronteront à "la société civile" pour redéfinir leur rapport au marché, à la nation, à l'individu.

    Les partisans de Ségolène Royal font grise mine devant un processus jugé "tronqué", le député Gaëtan Gorce réclamant par exemple "un changement beaucoup plus radical". François Hollande se dit en tout cas soucieux de mener de front la bataille de l'opposition et la refondation.

    Thierry Masure 3.08.07

    RAG 34. Les lolo's 34

    09:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE

    04.08.2007

    Cap à droite : une stratégie perdante



    Par Philippe Marlière.

    Maître de conférences en science politique à l’université de Londres, Philippe Marlière prévient le Parti socialiste : l’ouverture au centre de la gauche italienne s’est soldée par un échec.
    Ségolène Royal l’a affirmé à plusieurs reprises : un accord électoral ou organique avec le MoDem – une formation de centre droit – est aujourd’hui envisageable pour le Parti socialiste. Dans l’entre-deux tours de l’élection présidentielle, Mme Royal n’avait pas exclu de nommer François Bayrou au poste de Premier ministre, en cas de victoire contre Nicolas Sarkozy. Sévèrement battue au second tour, et en dépit du médiocre report des voix bayrouistes sur sa personne, Ségolène Royal a continué de défendre l’idée d’un rapprochement entre le PS et le MoDem. Elle a même prédit que « des choses allaient se passer » entre les deux partis à l’occasion des prochaines élections municipales. Éprouverait-elle quelque nostalgie pour les manœuvres d’appareils de la IVe République, période pendant laquelle la SFIO a souvent géré le pays aux côtés des démocrates-chrétiens ? Ou alors, souhaiterait-elle rejouer la partition de l’ouverture rocardienne des années 1988-1991, qui se solda par la débâcle électorale de 1993 ? Ou encore, tenterait-elle de s’inspirer de la gauche italienne ? Cette dernière hypothèse paraît plausible, car Ségolène Royal suit depuis quelque temps avec intérêt l’ouverture au centre pratiquée par les Démocrates de gauche (DS), le pendant italien du PS.

    En octobre prochain, les « socialistes » de DS et la nébuleuse démocrate-chrétienne et libérale de la Marguerite se fondront en un parti unique qui s’appellera – comme son modèle étatsunien – le Parti démocrate (PD). Ce parti ne sera ni socialiste ni de gauche. Cette alliance du centre, organique, va toutefois se dérouler dans des conditions très différentes pour la gauche de ce qui aurait pu advenir dans les années 1970. Aux élections de 1976, le PCI (dont sont issus les DS) venait de recueillir 34,4 % des voix, alors qu’aujourd’hui les DS peinent à rassembler plus de 15 % sur leur nom. Que s’est-il passé entre-temps ? Un recentrage idéologique, politique et, aujourd’hui, structurel des DS. Ces derniers ont volontairement tourné le dos à la culture égalitaire et solidaire de la gauche post-communiste depuis le début des années 1990. Cette stratégie idéologiquement motivée produit aujourd’hui des effets désastreux au sein de la gauche italienne.

    Lorsque le PCI s’est transformé en Parti démocratique de la gauche (PDS) en 1991, la majorité des ex-communistes refusèrent la voie social-démocrate sociale et radicale. Le PDS privilégia un recentrage politique autour de sujets « sociétaux », au détriment d’engagements pour la justice sociale et de la poursuite d’une relation critique avec le capitalisme. Le cap à droite coûta au parti une première scission et la création du Parti de la refondation communiste (PRC), un parti en réalité post-communiste, ouvert aux thématiques « post-matérialistes » (féminisme, environnement, égalité sexuelle, etc.), mais resté fidèle aux idéaux égalitaires de la gauche. Cette ligne de gauche a été récompensée par les électeurs italiens. Depuis 1991, le PRC peut compter sur un score plancher de 6 à 8 % des voix. Lors des élections législatives de 2006, les Italiens ont élu 41 députés du PRC. Le PDS – renommé DS – a continué obstinément dans la voie du recentrage et a perdu, à chaque élection, de nouvelles voix. L’hémorragie électorale ne fut qu’artificiellement ralentie à partir de 1996 avec la création de l’Olivier, un cartel électoral.

    L’Olivier regroupe les DS (la principale force partisane), des ex-membres de la Démocratie chrétienne (DC), qui avait implosé à la suite des enquêtes de l’opération Mani Pulite (nom d’une opération judiciaire lancée en 1992 contre la corruption du monde politique italien), d’ex-Verts (Marco Rutelli, l’ancien maire de Rome), des libéraux de gauche et des Républicains. Ce regroupement hétéroclite permet à l’Olivier d’atteindre péniblement 30 % des voix. L’ex-Parti socialiste de Bettino Craxi (PSI), lui aussi emporté par Mani Pulite, qui obtenait encore plus de 15 % des voix à la fin des années 1980, n’est pas réapparu comme force partisane crédible. Les voix socialistes en déshérence se sont réparties à gauche, au centre et dans la droite berlusconienne. Le discours droitier des DS a dérouté et découragé les électeurs de gauche. Le déclin culturel de la gauche a encore accentué le déclin électoral. La droitisation des DS a largement profité à Silvio Berlusconi, la plus grosse fortune du pays, qui fut élu à deux reprises président du Conseil. Une telle dérive à l’américaine ne se serait jamais produite si la gauche socialiste s’était un tant soit peu comportée comme une force de gauche. Le battage médiatique autour du blairisme et de son (introuvable) « troisième voie » a été une aubaine pour les DS. À partir de 1997, ils purent revendiquer une « modernité de gauche », en se référant en positif au néolibéralisme autoritaire du Premier ministre britannique.

    Comment expliquer un tel aveuglement dans la poursuite d’une stratégie aussi néfaste pour la gauche italienne ? D’abord, une erreur d’appréciation historique : les ex-communistes italiens ont cru, à tort, que la chute de l’Union soviétique avait discrédité les valeurs de gauche traditionnelles. Au début des années 1990, les néolibéraux répétaient que la modernité politique se mesurait à l’aune de la flexibilité économique et des privatisations. Ensuite, une autre erreur sur le plan de la sociologie électorale : les DS ont pensé que la droitisation de leur discours et de leurs politiques permettrait d’attirer des électeurs centristes tout en retenant tout ou partie de leur électorat. Ils se sont trompés dans les deux cas. Les DS ont perdu nombre de leurs soutiens traditionnels, qui ont rejoint le PRC, d’autres formations de gauche, ou se sont réfugiés dans l’abstention. Inversement, la greffe avec les éléments chrétiens et néolibéraux de la Marguerite n’a jamais pris. Les militants, issus de deux traditions très différentes, coexistent difficilement au sein de l’Olivier. Il est à craindre qu’une cohabitation organique au sein du PD soit encore plus difficile à gérer.

    Le cas italien doit être étudié de près en France tant les cultures des gauches française et italienne sont proches (laïcité, égalitarisme profond, acuité du clivage gauche-droite, méfiance instinctive vis-à-vis du capitalisme, etc.). Si Ségolène Royal était en mesure d’imposer une alliance avec le MoDem, il faudrait parier sur la répétition en France du « scénario italien ». Dans un tel cas de figure, un ex-PS, parti centriste allié au MoDem, ne pourrait que connaître un profond déclin électoral.

    Juillet 2007.

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    RAG 34. Les lolo's 34

    11:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, Philippe MARLIERE

    01.08.2007

    La gauche décomplexée : qu'est-ce que c'est ?

    medium_RAGnat1.4.pngVoici un document de travail pour lancer la réflexion sur les orientations du Parti socialiste.

    Être de gauche, c’est d’abord assumer ses valeurs (la liberté, l’égalité, la fraternité, la laïcité, la justice, le progrès scientifique et moral, l’internationalisme) et affirmer une méthode (la volonté, la responsabilité, la démocratie). Elles n’ont pas pris une ride. Pour nous socialistes, pour préparer le monde de demain, il ne s’agit pas d’abandonner ce que nous croyons, ni de renoncer à notre démarche, mais de les revendiquer sans complexe. Face au capitalisme financier mondialisé, face aux périls environnementaux, face aux inégalités planétaires, face aux nouveaux conflits, face au sous-développement, nous n’avons pas à nous excuser d’être de gauche. Au contraire, ce sont les désordres du monde qui nous renforcent dans notre volonté de le transformer.

    Gauche décomplexée face aux problèmes du monde, mais aussi gauche décomplexée

    - face à la droite : nos solutions, parce qu’elles passent par la solidarité, sont plus justes et plus efficaces. Il faut les assumer et non tenter de braconner sur des terres qui ne sont pas les nôtres. La « droitisation » même présentée comme « alliance au centre » n’est pas le salut pour le PS. Elles est plutôt la recette de la défaite.

    - face à la gauche de la gauche : nous assumons notre vocation à gouverner, c'est-à-dire à être responsable, dans le refus de la surenchère. Nous suivons l’idéal mais nous sommes dans le réel.

    - face à notre propre passé de gauche de gouvernement. Nous avons connu des succès et des échecs. Nous en tirons des leçons. Ce bilan tiré de l’expérience nous invite à être plus réalistes sur certains sujets, plus utopistes sur d’autres. Sans goût pour les vieilles lunes ni pour l’air du temps.

    - face à nos voisins européens. Il faut en permanence explorer les solutions mises en œuvre ailleurs. Mais arrêtons de croire que le salut s’y trouve nécessairement. Cessons de nous excuser d’être des républicains français. Nous avons le droit de tenir à notre modèle social. Il doit être réformé. Ses lacunes doivent être comblées. Ses faiblesses corrigées. Pour le sauver, pas pour le démanteler.

    En appeler au jusqu’au-boutisme guesdiste façon 1905, au mollétisme façon 1954 (consistant à promettre beaucoup pour agir peu) ou à un virage social-démocrate façon années 1950 (consistant à ne pas promettre grand-chose, donc à ne pas faire davantage), ce sont finalement les différents visages d’une vision vieillie.

    Concrètement, la « gauche décomplexée », c’est un ensemble d’engagements et de propositions :

    1) Décomplexée, la gauche doit assumer ses objectifs de justice et de progrès social.

    - Réaffirmons notre volonté de rééquilibrer la répartition entre le capital et le travail au profit du travail. Depuis le milieu des années 80, la part du travail dans la valeur ajoutée est passée de plus de 72% à 65%. Mais c’est surtout le transfert du risque des détenteurs du capital vers les salariés qui est le phénomène le plus caractéristique des 25 dernières années. L’actionnaire garantit son capital en équilibrant ses participations alors que le salarié est dépendant d’une entreprise, d’un territoire d’une activité donnée et devient la variable d’ajustement qui permet de maintenir les taux de rentabilité en bourse. La gauche doit assumer deux objectifs : la hausse de la rémunération du travail et la sécurisation des salariés. Ces objectifs exigent plus que la seule négociation entre les partenaires sociaux. Pour rendre possibles de telles mesures, il faut modifier notre environnement économique (politique commerciale plus protectrice, politique monétaire plus expansionniste, politique européenne plus sociale). Les entreprises doivent être responsabilisées, par exemple en imposant le principe du « délocaliseur-payeur ».

    - Face à la droite, assumons nos propositions concrètes : Pour résoudre la crise du logement, mieux vaut commencer par construire des logements bon marché, accessibles à tous et d’abord aux plus modestes, plutôt que de favoriser uniquement l’accession à la propriété. Nous voulons renforcer les obligations de la loi SRU plutôt que de les abolir, comme l’envisage la droite. Pour permettre l’égalité d’accès aux soins, mieux vaut commencer par assurer l’égalité territoriale et une répartition équitable des praticiens. Pour assurer l’égalité réelle, nous mettons l’accent sur les jeunes. Les 18-25 sont aujourd’hui ceux qui bénéficient le moins de la redistribution. Or c’est à cet âge que l’on acquiert les compétences et les connaissances clefs pour l’avenir individuel et collectif. L’aide sociale destinée aux jeunes doit être réévaluée. Des mesures doivent être prises pour les jeunes sans qualification (sur le modèle des « emplois sécurité-insertion » proposés par Laurent Fabius). L’enseignement supérieur et la formation doivent bénéficier d’un vaste plan de rattrapage. Les comparaisons financières avec nos voisins sont cinglantes : la France néglige son université. Les enfants des classes populaires en sont les premières victimes, quand ils échouent fréquemment dans des premiers cycles sous-encadrés.

    2) Décomplexés, nous devons l’être dans le refus de l’assistanat. La gauche revendique la solidarité, mais aussi la responsabilité. Les Français ont quelquefois le sentiment que l’Etat ou les organismes sociaux sont trop généreux à l’égard de certains. A force de ne pas vouloir l’entendre, nous risquons de démonétiser la belle idée de solidarité. Pour nous, la solidarité doit intervenir pour toute femme ou homme dans la difficulté, mais avec comme but le retour à l’emploi. La gauche – y compris dans les collectivités locales qu’elle gère – n’a pas toujours été exemplaire dans ce domaine. Il faut refuser tout ce qui peut aboutir à des trappes à l’inactivité.

    Les bas salaires doivent être augmentés pour rendre sa valeur au travail. On ne doit pas s’interdire d’utiliser d’autres mécanismes, comme la « prime pour l’emploi ». C’est la gauche qui l’a créée. Faut-il l’abandonner ?

    3) Décomplexés, nous le sommes dans le domaine de la sécurité. La gauche veut la sécurité, mais refuse la dérive autoritaire et l’arbitraire. N’ayons aucun complexe sur la sécurité, valeur de gauche, qui figure en bonne place dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789. Les résultats de N. Sarkozy depuis 2002 ne sont pas bons. Les violences aux personnes – qui sont les actes les plus graves – ont augmenté de près de 20%.

    Assurer la sécurité, cela implique d’abord des forces de l’ordre présentes sur tout le territoire en permanence, et pas seulement dans les centres villes. C’est une police de proximité qui entretient des liens de confiance avec la population. C’est une politique d’égalité réelle qui empêche la formation de ghettos.

    4) Décomplexée, la gauche de gouvernement parle vrai sur les questions de financement :

    - la dette : sa réduction est une priorité. La charge des intérêts grève de manière inacceptable le budget de l’Etat. D’où la nocivité de la politique de la droite qui veut réduire les impôts des plus favorisés au détriment d’une saine gestion de nos finances. La manœuvre est connue : on dégrade les comptes publics pour imposer ensuite des réductions des dépenses.

    - les retraites : la durée de vie s’allonge, donc il faudra travailler plus longtemps. Cet allongement devra se faire en tenant compte de la pénibilité des emplois et des parcours professionnels (notamment pour les femmes), mais il est inévitable. Le dossier des régimes spéciaux doit être ouvert.

    5) Décomplexés, nous le sommes face au monde actuel que nous regardons en face. La recherche et l’innovation doivent être favorisées ; les entreprises doivent être soutenues. La recherche doit être développée dans les Universités et les organismes publics. Elle doit l’être dans les entreprises. La gauche n’est pas l’ennemi des entrepreneurs. Elle est l’ennemi des prédateurs. A l’inverse de la droite qui favorise une économie de la rente (avec le bouclier fiscal ou la suppression des droits de succession), la gauche œuvre pour une économie de l’investissement et de l’innovation. Il faut encourager les entreprises à investir (déductibilité des dépenses de R&D;). Il faut soutenir les PME innovantes (loi sur la commande publique, Fonds public d’investissement direct en fonds propres dans les PME performantes).

    6) Décomplexée, la gauche doit l’être dans sa défense d’une Europe qui progresse et qui protège. Pour les socialistes, l’Europe n’a pas vocation à être un marché ouvert à tous vents et qui se contente d’organiser la concurrence intérieure entre travailleurs et systèmes sociaux. Nous voulons une Europe qui investisse dans l’avenir (augmentation du budget pour financer le développement technologique). Nous voulons une Europe qui se protège face à la concurrence déloyale de certains pays émergents. Nous voulons une Europe qui favorise la croissance (politique monétaire revue). Nous voulons une Europe qui organise le progrès social partagé au lieu de favoriser l’alignement sur le moins-disant (convergence sociale). Nous n’aurons pas tout en un jour. Mais nous devons défendre nos positions fermement. Nous refusons l’approche de N. Sarkozy qui consiste à soumettre demain au Parlement un texte, maxi ou mini, que les Français ont rejeté par référendum.

    7) Une gauche décomplexée, c’est une gauche qui assume le tournant écologique.

    - Le développement doit devenir un objectif transversal de toutes les politiques publiques. Les initiatives locales sont intéressantes, mais il revient à l’Etat d’assumer son rôle. Proposons une véritable fiscalité écologique qui modulerait l’ensemble des prélèvements en fonction de l’impact écologique (impôt sur les sociétés, impôt sur le revenu…).

    - Pour faire face aux défis énergétiques de l’avenir, la question du contrôle des entreprises clefs du secteur doit être posée. Un pôle public de l’énergie EDF-GDF doit être créé. La question doit être posée pour AREVA et pour TOTAL.

    - Pour assurer une gestion efficace de l’eau et des prix raisonnables, les régies publiques doivent être stimulées.

    Voilà quelques éléments d’une gauche décomplexée : une gauche qui regarde le monde tel qu’il est, qui promeut ses valeurs et qui prépare l’avenir. Une gauche qui ne rougit pas d’être de gauche. Une gauche qui est prête à regarder sa propre histoire sans tabou. Une gauche de changement qui propose concrètement et qui trace une perspective de long terme.


    medium_RAG341.741.pngRAG 34. Les lolo's 34

    10:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : GAUCHE DECOMPLEXEE, RAG, RAG 34

    25.07.2007

    Ne laissons pas la gauche disparaître

    Maurice Lobry, conseiller régional PS d'Ile-de-France, conseiller municipal de Colombes, pense que les valeurs de la gauche, ainsi que le système français de protection sociale sont attaqués tant par Nicolas Sarkozy que par ceux qui, au Ps, veulent voir celui-ci se soumettre à la société de marché. Il invite à ne pas baisser les bras. Tribune du 20/7/07 dans Rue89.com

    Le cycle électoral de l’année 2007 se termine pour toute la gauche et pour le PS en particulier par un échec sévère. Le président de la République, fort de son élection, pousse aujourd’hui plus loin encore son avantage. La politique d’"ouverture" est son outil, mais son but est de faire disparaître durablement toute opposition structurée.

    Résister à l'offensive
    Le Parti socialiste, face à cette opération, apparaît déboussolé. Aux yeux de l’opinion devant laquelle se mène cette offensive, il montre son incapacité à résister. Et pourtant les enjeux sont graves. En essayant de l’affaiblir, Nicolas Sarkozy cherche non seulement à mettre le PS hors jeu, mais surtout à déblayer le terrain, à décourager toute opposition aux réformes qui entraîneront, j’en suis sûr, des régressions sociales, celles que la droite et les secteurs les plus réactionnaires du patronat appellent de leurs vœux.

    Nos acquis sociaux sont aujourd’hui dans leur ligne de mire. Ils veulent remettre en cause le droit du travail, les services publics, la protection sociale, les retraites… bref le modèle social français, caractérisé par l’importance de la redistribution. Notre système social, quelles que soient ses imperfections, a au moins le mérite de corriger un peu les inégalités, liées à la place que l’on occupe ou non sur le marché du travail, et au salaire que l’on perçoit.

    Pour quelques jeunes loups, il s'agit d'accéder au pouvoir rapidement
    Si nous ne résistons pas mieux à l’offensive, c’est sans doute parce qu’il existe dans nos rangs des hommes et des femmes qui partagent, au nom du réalisme économique, un point de vue peu différent. Cela explique, en partie, la facilité avec laquelle certains sont passés du camp de la gauche à la proximité avec le MoDem pendant les élections, puis ont sauté la rivière pour gambader de l’autre côté, une fois la victoire de la droite acquise. Ils ont répondu, pour eux-mêmes et devant les français, à la question de la différence entre la gauche et la droite. Pour eux, c’est évident, il n’y en a pas… Il est inutile de polémiquer sur la personnalité de ces transfuges.

    Certains veulent goûter à nouveau au pouvoir, inquiets d’être atteints par la limite d’âge avant d’espérer le retour de la gauche. Pour d’autres, jeunes loups ou jeunes lions, il s’agit d’y accéder avant de devenir trop vieux. D’une certaine façon, tous ces ralliés à la droite décomplexée ont été encouragés dans leur démarche par nombre des références de notre candidate pendant la campagne, et par ses dernières prises de position concernant les 35 heures, ou le Smic à 1500 euros.

    Certains de ces transférés, certains de ces transférables n’étaient-ils pas proches d’elle dans la dernière campagne? C’est parce qu’il a compris cette problématique que Nicolas Sarkozy mène l’opération politicienne actuelle. Il n’associe pas des gens de gauche à son équipe, mais des hommes et femmes qui devraient être à droite.

    Certains rêvent d’un parti socialiste, larguant les amarres de la gauche
    Mais le mal est sans doute plus grave encore. Il reste en effet dans les rangs du PS, et cela à tous les niveaux, des adhérents qui se refusent aujourd’hui à franchir le pas qui les sépare du centre et de la droite, uniquement pour des raisons tactiques, à quelques mois des municipales. Leurs différences idéologiques sont faibles avec les nouveaux convertis au libéralisme de Sarkozy. Ils rêvent en fait d’un Parti socialiste larguant les amarres de la gauche, plus démocrate à l’américaine que réellement socialiste, changeant de nom. Ils présentent ce projet comme preuve de modernité, de rénovation, comme étape indispensable et préalable à toute reconquête du pouvoir. Pour eux un tel parti commencerait plutôt à la droite du PS, pour se terminer au MoDem et, si cela était nécessaire, au-delà.

    Réinventer la gauche
    Face à ces offensives, ne parle-t-on pas depuis longtemps de pensée unique? Face à ce rouleau compresseur, qui dispose de tous les leviers, l’argent et les médias, nous avons un devoir de réagir. Notre tradition politique n’est pas celle des pays anglo-saxons, ni celle des Etats-Unis. De l’autre côté de l’Atlantique, entre démocrates et républicains il y a accord sur presque tout, et d’abord sur la soumission au marché, aux puissances financières. Les divergences portent sur l’analyse et la résolution de quelques problèmes de société, mais ne remettent pas fondamentalement en cause les déséquilibres au sein de la société.

    Face à cette offensive sans précédent, nous ne devons pas baisser les bras. Nous ne devons pas laisser le président de la République poursuivre tranquillement son œuvre de destruction de la gauche. Il nous revient de réinventer la gauche, une gauche non seulement fière de ses acquis, mais aussi plus ouverte sur le monde, intégrant la lutte contre toutes les menaces qui pèsent sur notre planète, la paupérisation croissante d’un nombre toujours plus élevé d’habitants, dans un espace que les plus riches dégradent davantage que les plus pauvres.

    Alors réagissons! Menons ce débat dans nos organisations, mais surtout dépassons les frontières étroites de nos partis, les visions boutiquières, recomposons ensemble la gauche. Nous sommes nombreux à partager ce sentiment et en même temps à être inquiets devant l’ampleur de la tâche à accomplir. Il faut que des contacts se nouent à tous les niveaux, entre responsables politiques mais aussi à la base, dans chacune de nos communes, et sur tous nos lieux de travail.

    Ce débat nous devons le porter devant l’opinion et sans attendre. Sortons de nos carcans, soyons prêts à rebattre les cartes. Nos valeurs valent bien que nous nous battions pour elles./.

    Tribune du 20/7/07 dans Rue89.com

    Priorité à gauche

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    08:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, RAG 34

    23.07.2007

    Participez à la rénovation du Parti socialiste !

    Militant, syndicaliste, universitaire ou tout simplement citoyen, le Parti socialiste vous invite à vous pencher vous aussi sur la rénovation du parti. Pour ce faire, trois grands forums seront mis en place dès la rentrée. De l'avenir de la solidarité, en passant par la citoyenneté, jusqu'à la mondialisation, tous les thèmes de la vie politique seront abordés.

    François Hollande précise ici les questions qu'il faudra creuser, et auxquelles il faudra répondre, lors de ce grand débat national.

    Voir les vidéos

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    13:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, RAG 34

    Faut-il faire table rase de Mai 68 ? lundi 23 juillet à 12h00 France Inter.

    Avec Jean-Luc MELENCHON, Claude GOASGUEN

    Sous les pavés la plage
    Emission : Ca vous dérange ?
    par Nicolas Stoufflet sur France Inter
    du lundi au vendredi de 12h à 13h

    Ecouter ça vous dérange en direct lundi 23 juillet à 12 h00

    Donner votre avis en vous rendant sur la page web de l'émission

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    11:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MAI 68, MELENCHON, GLOASGUEN, Nicolas STOUFFLET, ça vous dérange

    22.07.2007

    Archives sonores : Rocard-Mitterrand, duel au PS

    Comment choisir notre prochain candidat ?

    En 1995, lors de l'élection interne au PS, Lionel Jospin l'avait emporté largement face à Henry Emmanuelli. Mais il n'y avait pas alors les tensions fratricides qui existent aujourd'hui entre Royal, Fabius et Strauss-Kahn.

    Ecouter l'émission (durée 13 mns)

    Mémo, par Simon Tivolle le dimanche de 8h17 à 8h30

    Simon Tivolle choisit un thème dans l'actualité du moment. Et vous propose un voyage, entre passé et présent, en sélectionnant des archives de la radio. Similitudes avec les informations du ...

    Vous rendre sur la page de l'émission Mémo

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    09:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    21.07.2007

    Les baïnes * estivales du courant Royal, nous emportent au large. Combien de noyés ?

    * Baïnes : Brisants, du Basque, signifiant « petit bassin », la baïne est devenue par abus de langage, le courant, dû à l'évacuation d'eau des vagues par marée montante, qui entraîne vers le large tout ce qui s'y trouve.

    (AFP) - EVRY. Plusieurs responsables du PS, dont les députés Manuel Valls, Arnaud Montebourg et Gaëtan Gorce, soucieux d'en finir avec "l'immobilisme" dont ils accusent le parti, ont entamé vendredi à Evry un cycle de réflexion sur "l'avenir de la gauche".

    "Il faut beaucoup de courage et ne pas accepter cet immobilisme qui a empêché les vrais débats", a déclaré le député-maire d'Evry Manuel Valls, qui accueillait dans sa ville ce séminaire qui a rassemblé "des responsables, militants, intellectuels venant d'horizons différents, et qui ont envie de participer à cette nécessaire refondation".

    "On ne peut pas attendre, il faut décloisonner le parti socialiste qui depuis des années n'organise le débat interne qu'à travers ses courants, ses clans, ses chapelles, ses écuries présidentielles", a-t-il ajouté.

    "Ce dont le parti socialiste souffre le plus, c'est de ne pas porter le vrai et le bon regard sur la société française",
    a-t-il souligné, affirmant qu'il faut "en finir avec le système qui depuis des années empêche le parti socialiste de formuler un projet à la hauteur des enjeux de la société française".

    Pour le député de la Nièvre Gaëtan Gorce, cette journée a démontré qu'il est possible de "dépasser les divisions et les désaccords pour amorcer un débat de fond". Il s'agit selon lui d'un mouvement qui porte "d'abord sur les idées", et qui n'est "instrumentalisé par personne".

    Manuel Valls, dont le nom est parfois évoqué parmi les candidats éventuels à l'investiture présidentielle pour 2012, a affirmé que cela "n'aurait aucun sens" d'afficher des ambitions personnelles. "Chaque chose en son temps", a-t-il ajouté.

    "En affirmant ma participation à un mouvement profond de rénovation de la gauche, j'affirme déjà une ambition, chacun peut en tirer les conclusions qu'il souhaite. C'est une ambition collective, c'est une ambition personnelle. Je vais y participer et y prendre toute ma place", a-t-il déclaré, affirmant vouloir "être pleinement acteur".

    Il a assuré que les socialistes réunis à Evry n'étaient pas en train de "constituer un courant". "Si on faisait cela, cela voudrait dire que l'on rentrerait dans un processus qui est par lui-même vicié et qui aboutira forcément au même échec et au même résultat", a-t-il encore déclaré.

    Ces députés se sont montrés depuis la présidentielle très critiques à l'égard du premier secrétaire François Hollande. Ils ont à plusieurs reprises réclamé son départ à bref délai.

    Un autre séminaire devrait se tenir au mois de septembre à Tours.

    AFP. 20 juillet

    Note sur le même thème : Refondation du PS : Laisse aller, c'est une Valls

    RAG 34. Les lolo's 34

    16:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    Avant le FMI : DSK et le « socialisme du réel »

    « Il faut un socialisme du réel » affirmait DSK, avant de s’inscrire en attente de poste au Fmi, dans un long texte, publié en trois parties dans trois numéros du Nouvel Observateur de mai et juin 2007. Le projet est louable. Le résultat l’est beaucoup moins : ni le socialisme, ni le réel n’ont de place dans ce texte idéologique. Seul, risque de rester réel, le « job » au FMI.

    Dans cette contribution, le socialisme est remplacé par un « réformisme sans tabou », « sur le financement des retraites, l’évolution du système de santé, la réforme du marché du travail, la reconfiguration territoriale des services publics ».

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    La « reconfiguration territoriale des services publics » est devenue la figure de style obligée chez les sociaux libéraux pour remettre en cause les services publics. Quant à l’absence de « tabou », elle ne penche que d’un seul côté : à droite. Déjà en 2005, à l’Université d’été du PS à La Rochelle, DSK avait affirmé que les socialistes devaient être « capables d’utiliser tous les instruments fiscaux sans tabou, y compris les impôts à la consommation » (Le Monde du 15/06/07). Il avait alors plaidé, comme aujourd’hui Fillon pour une « TVA sociale » avant la lettre.

    La redistribution des richesses, fondement même du réformisme social démocrate pendant la majeure partie du XXe siècle ne figure, dans les trois articles, que sous forme de question : « Quel partage de la valeur ajoutée » ?

    Le réel est lui aussi évacué. L’analyse du capitalisme contemporain n’est même pas esquissée. L’augmentation nettement moins rapide du taux de la productivité du travail, le retour aux formes les plus brutales du capitalisme du XIXe siècle, le déplacement de la demande sociale vers des secteurs où la productivité du travail ne peut progresser que très lentement (santé, éducation, culture...), l’instabilité et la profonde illégitimité de ce système, ne font pas partie du « réel » de DSK.

    La mondialisation y est réduite à un mot mais le rôle « réel » de l’Organisation Mondiale du Commerce, du Fonds Monétaire International, de la Banque Mondiale ou des multinationales qui structurent pourtant le monde dans lequel nous vivons n’ont pas droit de cité dans le texte de DSK. Il n’y dira pas ce qu’un socialiste peut faire à la tête du Fmi : serait-ce parce que, dans le réel, on n’y peut rien faire de socialiste ? Et s’il était annoncé qu’on peut y faire quelque chose de socialiste, sans doute n’aurait on pas le « job ».

    Les effets de l’Union européenne libérale, celle de l’Acte Unique, de Maastricht, d’Amsterdam, de Nice, ne font pas l’objet du plus petit début d’analyse. Alors que, dans les faits, l’Union européenne est le levier de la mondialisation libérale en Europe, elle n’apparaît dans le texte de DSK comme la réponse « à la demande de protection face à la mondialisation ».

    En France, au cours des 25 dernières années, c’est près de 10 points des richesses créées chaque année (environ 160 milliards) que les profits ont confisqués aux salaires mais cette donnée fondamentale ne fait pas davantage partie du « réel » de DSK.

    Malgré l’annonce introductive de ces trois articles si bien traités par le Nouvel Observateur, le bilan de la gauche au pouvoir ne fait pas non plus partie du « réel » : ni le temps, ni l’espace n’ont d’existence dans le texte de DSK. Le tournant de 1983 n’a jamais eu lieu. Les politiques calamiteuses de Rocard, Cresson et Bérégovoy non plus. Quant au bilan meilleur mais mitigé de Lionel Jospin, il n’en est pas dit un seul mot. Ce qui se comprend assez facilement : la gauche avait, certes, permis la création de 1,8 million d’emplois et permis à 1 million de chômeurs de retrouver du travail mais c’était en complète contradiction avec ce que préconisaient les dogmes libéraux. Alors que les libéraux préconisaient l’euro cher, l’euro était alors bon marché par rapport au dollar. Alors que les libéraux préconisaient la modération salariale, la masse salariale avait augmenté du fait des créations d’emplois et des augmentations du Smic et des salaires. Alors que les libéraux recommandaient l’augmentation du temps de travail, le gouvernement Jospin avait diminué le temps de travail. Alors que les libéraux privilégiaient le contrat, c’est la loi (malgré toutes ses limites) qui avait imposé les 35 heures au MEDEF. Le solde de la Sécurité sociale était devenu excédentaire : pourquoi ne pas intégrer cette donnée à une vision « sans tabou » du financement de la protection sociale ?

    Le texte de DSK prend appui sur la « pensée unique » martelée quotidiennement par les grands médias. Il évacue ainsi, à l’aide de quelques formules stéréotypées, des questions déterminantes. Il dénonce une certaine vision de la lutte de classes qui n’existe que dans ses fantasmes. Il refuse de « s’enfermer dans la seule défense des acquis » mais il se garde bien de préciser s’il faut ou non défendre ces « seuls » acquis. Il condamne le fait de « rejeter frénétiquement l’expérimentation scientifique » et évacue ainsi la question d’un moratoire sur les OGM...

    Ce texte « théorique » en trois parties, de DSK, ne s’embarrasse guère de contradictions ou d’incohérences. Il commence ainsi par souligner que « les inégalités ne se réduisent guère » mais finit pas condamner l’ « égalitarisme niveleur »... Il oppose « l’augmentation de l’allocation de rentrée scolaire » et « le renforcement de l’encadrement des élèves », comme si les deux mesures répondaient au même problème et que l’allocation de rentrée scolaire n’était pas une réponse, tout à fait insuffisante, à la vie chère.

    Pour une société juste
    C’est le premier objectif que se fixe DSK. Malheureusement, la vision de la société sur laquelle repose ce premier objectif n’a, là encore, qu’un lointain rapport avec la réalité.

    Lorsqu’il reconnaît que « les inégalités ne se réduisent guère », la réalité est bien différente de cet euphémisme frileux : non seulement les inégalités ne se réduisent pas mais elles s’accentuent à une vitesse foudroyante. Entre 1998 et 2005 (Camille Landais - Ecole d’économie de Paris) le revenu moyen par foyer a augmenté de 5,9 % (0,82 % par an). Mais dans le même temps, les revenus des 1 % les plus riches (350 000 foyers) ont augmenté de 19 %. Ceux des 0,1 % les plus riches (35 000 foyers) ont augmenté de 32 % et ceux des 0,01 % les plus riches (3 500 foyers) de 42 %. La société française est devenue une gigantesque machine à redistribuer les richesses vers ceux qui sont déjà les plus riches.

    DSK affirme, ensuite, que la nouvelle réalité, c’est celle de « la fragmentation sociale ». C’est une expression qui fait « chic ».

    C’est une vision complètement unilatérale de la réalité sociale qui se refuse à prendre en compte deux autres aspects de la réalité beaucoup plus fondamentaux.

    Premier aspect de la réalité sociale : l’homogénéisation de la société. Les petits agriculteurs et les petits commerçants qui formaient 50 % de la population active au milieu du XXesiècle ont progressivement disparu. Corrélativement, le salariat a considérablement augmenté et représente aujourd’hui 91 % de la population active. Non seulement le salariat n’est pas en voie de disparition, mais il s’est considérablement renforcé. Cette montée en force du salariat traduit non une fragmentation de la société mais, au contraire, son homogénéisation.

    Deuxième aspect de la réalité sociale : l’homogénéisation du salariat. A l’intérieur même du salariat, ensuite, DSK ne veut voir que les différenciations qui sont à l’œuvre. Il oublie, d’ailleurs, de préciser, que ces divisions sont, avant tout, le fruit de politiques patronales bien précises : individualisation des salaires, précarisation des contrats, externalisation des productions, multiplication des formes de sous-traitance... Elles n’ont rien à voir avec la mondialisation mais tout à voir avec les politiques des gouvernements français : croit-on que les 800 000 salariés de la restauration dépendent des contraintes de la « concurrence internationale » ? DSK oublie, également, le rôle de l’Etat qui, même lorsque la gauche était au pouvoir, n’a rien fait pour généraliser le CDI ou réglementer la sous-traitance. Il se refuse à constater que ces différenciations s’accompagnent d’un processus beaucoup plus profond d’homogénéisation. Ce qui prime aujourd’hui, c’est le problème de l’emploi et, de ce point de vue, hormis une poignée de « cadres internationaux » ou de cadres très supérieurs, les cadres sont aujourd’hui dans la même galère que les employés et les ouvriers et ont les mêmes droits à défendre.

    DSK, enfin, a une vision complètement figée de l’évolution du capitalisme. Il en est resté au temps où les ouvriers constituaient l’essentiel du prolétariat. Il n’a pas compris que le capitalisme exploitait aujourd’hui le travail intellectuel, de la même façon qu’il exploitait hier le travail manuel. Il n’a pas compris que, dans le capitalisme du troisième âge, prolétariat et salariat, cols blancs et cols bleus, étaient (à une poignée de cadres très supérieurs prés) équivalents.

    Sur la base de cette analyse, DSK propose néanmoins d’éviter trois écueils et avance trois pistes. Evacuons d’emblée le troisième écueil, il ne présente qu’un intérêt circonstanciel : « faire de la démocratie participative ou du nécessaire dialogue sociale une fin en soi ».

    Le premier écueil est plus intéressant : « ignorer la fragmentation sociale en imaginant qu’on peut encore construire un « front de classes » à l’ancienne autour de quelques mots d’ordre anticapitalistes et altermondialistes ». La question n’est plus de construire « un front de classes » puisque le salariat représente aujourd’hui plus de 90 % de la population active. La question est de rassembler ce salariat autour, non de « quelques mots d’ordre » mais d’un programme qui redistribue les richesses, réduise le temps de travail pour faire reculer le chômage de masse, généralise le CDI pour en finir avec la précarité, défende et renforce les services publics, les retraites par répartition, le remboursement à 100 % par l’assurance maladie obligatoire... De ce point de vue, il faut bien reconnaître que DSK se situe plutôt du côté du problème que de celui de la solution, du côté de la fragmentation du salariat plutôt que de son rassemblement.

    Le deuxième écueil est tout aussi significatif de l’analyse erronée de DSK et de l’impasse dans laquelle il veut nous conduire lorsqu’il refuse de « capituler devant la société des individus en courant après tous les mouvements sociaux et en se laissant disloquer par toutes les revendications ». Ainsi, pour DSK, les mouvements sociaux correspondent à la « société des individus ». Il faut vraiment ne jamais avoir participé ni même avoir prêté la moindre attention à une grève ou à un mouvement social comme ceux qui s’opposaient au plan Juppé en 1995, à la loi Fillon contre les retraites par répartition en 2003 ou au mouvement contre le CPE en 2006 pour ne pas comprendre que ces actions collectives, solidaires sont justement à l’opposé de la « société des individus ». Nous savons ce que nous a coûté, lors de la dernière élection présidentielle, le refus de prendre en compte les aspirations (majoritaires dans la population) qu’exprimaient ces mouvements sociaux. DSK nous propose de continuer.

    Les trois pistes que propose DSK pour sa « société juste » brillent surtout par leur imprécision. Première piste : « la promesse d’un Etat social à nouveau efficace ». Pou y arriver, encore une fois « rien n’est tabou » ce qui signifie, dans la langue de bois des sociaux libéraux, qu’il ne faudra surtout pas remettre en question (comme l’a fait Blair au Royaume-Uni) les lois de la droite et qu’il faudra continuer dans la même direction.

    Deuxième piste : « celle d’un nouveau compromis social ». DSK pose à cette occasion la question fondamentale : « quel partage de la valeur ajouté » ? Mais il se garde bien d’y répondre. L’emploi, le pouvoir d’achat sont donc totalement absents des perspectives ouvertes par DSK.

    Troisième piste : « l’égalité réelle, l’égalité des droits ». L’objectif est pertinent mais dépend entièrement de la réponse à la question précédente car sans une toute autre redistribution des richesses qui suppose de s’opposer frontalement au Medef et donc de nous appuyer sur la force du mouvement social, cette « égalité réelle » restera, comme l’affirme d’ailleurs DSK, une « utopie ».

    Pour une nouvelle cohérence économique et sociale
    Pour étayer ce deuxième objectif, DSK part d’un constat : « notre modèle social a un coût très élevé alors même que son efficacité dans la lutte contre les inégalités paraît faiblir ». Il ne lui vient pas à l’idée que si l’efficacité de ce modèle social faiblit c’est justement parce que ce modèle social lui-même subit des attaques incessantes : en 1984 et 1992 contre l’assurance-chômage, en 1993 et 2003 contre les retraites par répartition, en 2004 contre l’assurance-maladie, entre 2002 et 2007 contre le contrat de travail et le droit du travail...

    Quant à son coût, il n’apparaît « très élevé » que si l’on ne prend pas en compte l’énorme transfert de richesse effectué aux dépens des salaires au cours des 25 dernières années. Avec 160 milliards de plus chaque année, il n’y aurait aucun problème pour financer les retraites, l’assurance-chômage ou l’assurance-maladie.

    DSK affirme que le capital est « relativement » rare et le travail « relativement » abondant.
    Cette rareté et cette abondance, même relatives, permettraient, selon DSK, de comprendre pourquoi le « capital bénéficie d’une rémunération croissante » et pourquoi « le travail voit son prix baisser ».

    L’ennui pour la crédibilité du discours de DSK est que non seulement les capitaux ne sont pas rares mais qu’ils sont pléthoriques. Les capitaux, sont, dans la phase actuelle du capitalisme, beaucoup trop nombreux pour que tous puissent obtenir un taux de profit jugés suffisants par les capitalistes eux-mêmes. Cela tient aux caractéristiques de ce capitalisme que DSK n’a même pas cherché à esquisser : augmentation nettement moins rapide du taux de la productivité du travail que durant les « trente glorieuses » (1945-75), déplacement de la demande sociale vers la santé, l’éducation, la culture... C’est pourquoi le taux d’investissement productif est aujourd’hui à son niveau plancher. C’est pourquoi les capitaux investis en bourse à des fins spéculatives sont pléthoriques et font subir à l’économie mondiale les chocs successifs de crises boursières à répétition. .

    Comment DSK peut-il, enfin, affirmer que le travail est « relativement » trop abondant ? Le travail n’est certainement pas trop abondant « relativement » aux besoins élémentaires non satisfaits de plusieurs milliards d’êtres humains. Le travail est « relativement » trop abondant uniquement parce que le capitalisme ne satisfait les besoins humains que dans la mesure où le taux de profit qu’il en retire est suffisant aux yeux des capitalistes. Dans le « capitalisme du troisième âge » dont nous subissons aujourd’hui les effets, cela signifie l’éviction d’un continent entier comme l’Afrique ou la mise au ban de dizaines de millions de salariés réduits au chômage dans les pays développés. C’est pourtant à ce capitalisme-là que DSK nous demande de « nous adapter » en acceptant d’emblée ses dogmes les plus destructeurs : ceux de la rareté du capital et de l’abondance du travail.

    Faire reposer l’économie mondiale sur la seule compétitivité est une impasse. C’est le monde de la guerre de tous contre tous. Le marché mondial doit donc être régulé, même si DSK n’a pas un seul mot pour évoquer cette nécessité. (Que fera t il au FMI ?) Sans cette régulation, il est complètement vain de prétendre, comme le fait DSK, vouloir réguler le marché national. La réalité de l’économie mondiale appelle à remettre en question le rôle de l’OMC, du FMI, de la Banque mondiale, des multinationales, des paradis fiscaux et à construire une économie mondiale basée, avant tout, sur la coopération.

    DSK a défendu becs et ongles le projet de Constitution européenne qui interdisait toute harmonisation sociale en Europe, toute Europe démocratique et étouffait l’Europe politique dans l’œuf. Il reconnaît maintenant qu’il faut « négocier les premiers éléments d’une Europe sociale » et « garder l’ambition de fonder une Europe politique ». Nous sommes loin des déclarations péremptoires du débat sur le projet de Constitution. Encore faudrait-il en déduire des conclusions sur l’urgence d’une réorientation radicale de la construction européenne avant que la montée de l’exaspération ne fasse voler en éclat l’idée même d’Europe en même temps que l’Europe libérale.

    Enfin, DSK insiste sur ce qui est l’essentiel pour lui : « privilégier le contrat aux dépens de la loi ». Cela revient, dans les relations sociales, à donner un droit de veto au MEDEF pour refuser toute avancée sociale. Dans l’état actuel du rapport de forces dans les entreprises privées, seule la loi peut permettre de défendre les droits des salariés. La droite n’a jamais hésité à user de la loi pour défendre les intérêts patronaux. Pourquoi hésiterions-nous à faire de même pour défendre les droits du salariat ?

    La nouvelle bataille des valeurs
    « Les valeurs elles mêmes ne sont pas épargnées par le mouvement du réel et de l’Histoire » affirme DSK. Il a raison de prendre cette précaution car il est difficile de percevoir en quoi les nouvelles valeurs qu’il propose sont de gauche, même s’il s’agit bien là du troisième et dernier objectif que se fixe son texte.

    Pour ceux qui auraient pu croire que le rôle de la gauche était d’être aussi fidèle au salariat que la droite l’était au capital, DSK précise tout de suite ce que sont les nouvelles valeurs des socialistes : « organiser la tension entre le capital et le travail » ! Nul doute que des centaines de milliers de militants s’empareront avec enthousiasme de ces nouvelles valeurs. Ce sera aussi efficace électoralement que « l’ordre juste », le « gagnant-gagnant » ou « donnant-donnant » : pour l’heur, c’est le capital qui prend trop aux salariés et il convient de renverser cette situation.

    Le mouvement du réel et de l’Histoire commande donc, pour DSK, à la fois « la nécessaire régulation du capitalisme » et la « nécessaire promotion des entrepreneurs ». Mais où situer le compromis entre les deux ? Nous n’en saurons rien. DSK affirme que « nous avons appris de nos succès, de nos erreurs et de nos oublis » mais visiblement, il n’a appris que de ses oublis puisqu’il ne tire aucun bilan des 35 dernières années durant lesquelles la régulation du capitalisme a reculé à pas de géant. Le Système monétaire international mis sur pied en 1944 a fait faillite en 1971 et la monnaie n’est plus aujourd’hui qu’une marchandise dont la valeur est fixée par le marché. Les services publics disparaissent sous les coups de boutoir de l’Union européenne et des gouvernements de gauche comme de droite depuis le début des années 1990. Le contrat de travail, fruit de plus d’un siècle et demi de lutte, est vidé petit à petit de son contenu protecteur. Le Fmi a asséché, détruit les économies de nombreux pays, comme l’Argentine dont le cas est dans toutes les mémoires.

    DSK s’attaque curieusement à « l’égalitarisme niveleur ». Est-ce le risque de notre temps ? Est-ce la question dans un pays ou les inégalités ne cessent de se creuser ? Il lui reproche de brider « les talents des plus doués » et de « refuser aux plus mal lotis l’opportunité de progresser à leur rythme ». On croît avoir déjà entendu cela dans la bouche de Sarkozy. Les conséquences de cette conception sont connues : des programmes scolaires différenciés selon les milieux sociaux et l’autonomie des universités. En quoi ces valeurs se différencient-elles de celles de la Droite ?

    DSK réaffirme sa conception républicaine de la nation et son « attachement viscéral » à la laïcité. C’est positif mais un peu court. DSK, en effet, n’a pas un seul mot pour critiquer la Constitution de la Ve République, les pouvoirs exorbitants qu’elles attribuent à son président, la personnalisation de la politique qui dépolitise les personnes, le rôle subordonné du Parlement, le mode d’élection particulièrement anti-démocratique des sénateurs ou la concentration des grands médias aux mains d’une poignée de capitalistes.

    dimanche 15 juillet 2007 par Jean-Jacques Chavigné, Gérard Filoche

    RAG 34. Les lolo's 34

    12:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DSK, SOCIALISME DU REEL

    Refondation du PS : Laisse aller, c'est une Valls

    Valls, Montebourg, Caresche : les lionceaux impatients voudraient une fois de plus bousculer le calendrier arrêté lors du dernier CN.



    PARIS (AFP) - Vendredi 20 juillet Le député PS et adjoint au maire de Paris Christophe Caresche, a estimé vendredi que la situation au Parti socialiste était "grave" et que la rénovation proposée par la direction du parti n'était "pas à la hauteur de l'enjeu".

    Le député, qui participe ce vendredi au séminaire sur la rénovation du parti organisé à Evry (Essonne), a indiqué sur I-télé que "les petits jeux d'appareil, les jeux de positionnements internes, un fonctionnement qui n'a pas permis que le PS accouche d'un projet mobilisateur" feront partie de la réflexion.

    Supporter de Ségolène Royal pendant la campagne, il a insisté sur "le décalage formidable" entre ce que la candidate socialiste portait et "un projet extrêmement conservateur, défensif".

    "Nous voulons essayer de tracer une voie nouvelle, être l'aiguillon qui pousse le parti socialiste à bouger, à changer", a-t-il affirmé.


    Montebourg souhaite que le PS récrive "toutes les règles du jeu"

    AFP - Arnaud Montebourg, député de Saône-et-Loire, critique vigoureusement l'"immobilisme" du parti socialiste qui doit selon lui pour se renouveler "récrire toutes les règles du jeu"

    Dans une interview à l'Express, le député estime que Ségolène Royal, dont il était porte-parole de campagne, a "réussi à faire bouger le PS par l'extérieur" en faisant "entrer dans le projet des socialistes des questions que le parti esquivait" (autorité républicaine, VIème république, réconciliation avec l'entreprise).

    Pour lui, "la gauche et le PS paient très cher la facture de l'immobilisme". "A ne vouloir rien changer, à espérer que les alternances viendraient automatiquement, comme si la paresse pouvait être payée en retour, à trop sous-estimer l'adversaire, nous nous sommes condamnés à rester minoritaires".

    Insistant sur la nécessité pour les socialistes de ne pas se "diviser, tout en organisant (leur) propre mutation", il affirme que "le système des motions et des contributions du parti d'Epinay a vécu".

    "Il faut, dit-il, récrire toutes les règles du jeu, y compris en ouvrant les primaires à l'ensemble des électeurs de gauche, à l'italienne, pour désigner notre candidat en 2012".

    Il souhaite aussi, en 2008, un successeur à François Hollande "capable de trancher, prenant des risques, préférant l'ouverture du parti à son repli et le remettant au travail collectif", donc, dit-il, "réellement différent".

    Enfin, à propos du projet présidentiel de réforme des institutions, il estime que "considérer la Vème République comme un objet de culte est un contresens sur la désagrégation du système politique à la française" et accuse Nicolas Sarkozy d'être "le conservateur obstiné d'un système moribond".

    Pour lui, il faut, plutôt que d'une présidentialisation du régime, "renforcer tous les systèmes de contrôle", supprimer l'article 49-3, rendre le parlement "plus représentatif de la société".

    M. Montebourg participe vendredi, avec Manuel Valls et Gaëtan Gorce, à un séminaire à Evry (Essonne) sur l'avenir de la gauche.

    Puputsch en septembre, neige en décembre.

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    07:54 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : VALLS, MONTEBOURG, CARESCHE, GORCE

    19.07.2007

    Sénatoriales : Kléber MESQUIDA-Pourquoi nous soutenons la candidature de Monique PETARD ?

    Sénatoriales partielles du 26 août prochain dans l'Hérault

    Suite à l'élection comme député d'André Vézinhet, le Ministère de l'Intérieur a décidé d'organiser une sénatoriale partielle dans l'Hérault le dimanche 26 aout. Les militants socialistes de l'Hérault devront dire leur choix au cours d'un vote interne au sein de leurs sections parmi les candidat(e)s présenté(e)s.

    Notre député Kléber Mesquida soutient la candidature de Monique Pétard (conseillère général) et nous dit pourquoi dans une lettre ouverte adressée aux secrétaires de section PS de la 5ème circonscription.

    Béziers, le 17 juillet 2007

    Aux Secrétaires de Section

    Cher(e)s Camarades,

    Nous allons nous réunir pour désigner notre candidat(e) aux prochaines élections sénatoriales du 26 août 2007.

    Je tenais à vous faire part de l’Analyse politique que nous avons faite au niveau du Groupe Socialiste du Conseil Général.

    En effet, pour cette élection, le corps électoral est constitué de « grands » électeurs principalement les élus municipaux, auprès desquels les quarante Conseillers Généraux de notre majorité socialiste représentent un relais important pour expliquer aux élus, le sens d’une candidature.

    Il est bien évident qu’au-delà du choix des militants, pour remporter cette élection, il faut développer auprès des électeurs des arguments qui emportent leur adhésion. C’est la raison pour laquelle nous avons décidé à l’unanimité de notre Groupe moins une abstention, de soutenir la candidature de Monique PETARD, Conseillère Générale du canton de Montpellier X.

    En effet, l’autre Sénateur Socialiste, Robert TROPEANO, représente la partie Ouest de l’Hérault et le secteur rural, Monique PETARD serait la candidate de la partie Est et du secteur urbain, et sa candidature répond à la PARITE à laquelle nous aspirons tous.

    Notre camarade, Monique, est une militante engagée très active, connaissant bien tous les rouages des Institutions. C’est elle qui a en charge, au Conseil Général, la Présidence de la Commission
    Environnement et Développement Durable. Par son implication dans de nombreux autres domaines, elle est bien connue des acteurs locaux.

    Après avoir connu la vague bleue des législatives, il est capital pour nous de ne pas perdre ce siège de Sénateur, le scrutin des dernières Sénatoriales de 1998, a montré que les « grands » électeurs portaient leur choix sur les candidats qu’ils connaissent à travers leurs fonctions électives.

    Ce sont les raisons qui nous ont conduits à soutenir activement la candidature de Monique PETARD.

    Je vous serais reconnaissant de porter la teneur de ce courrier à la connaissance des militantes et militants avant le vote, et d’avance, je vous en en remercie.

    Amitiés socialistes.

    Kléber Mesquida

    Député de l’Hérault.

    Télécharger la lettre en PDF

    08:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SENATORIALES PARTIELLES, MESQUIDA, PETARD, TROPEANO, RAG 34

    17.07.2007

    Lang est le seul PS "favorable à l'hyper-présidentialisation", selon Benoît Hamon


    Vincent Nguyen (AFP/Archives - Le député européen socialiste Benoît Hamon, le 22 mai 2007 à Bezons)
    AFP - Samedi 14 juillet, PARIS
    Benoît Hamon, député européen PS, a critiqué la possibilité que Jack Lang fasse partie d'une commission sur la réforme des institutions, soulignant qu'il est le seul à gauche qui soit "favorable à l'hyper-présidentialisation du régime"

    "(Nicolas) Sarkozy n'a pas proposé au PS de travailler à l'intérêt général en intégrant une commission, il a désigné le seul responsable à gauche favorable à l'hyper-présidentialisation du régime", affirme Benoît Hamon dans le Journal du Dimanche. "En matière d'ouverture on a connu plus audacieux".

    Selon lui, "il y a d'autres rôles plus utiles pour les socialistes que celui qui consiste à prendre la plume pour adapter nos institutions à cet appétit de pouvoir personnel".

    "Les électeurs de gauche attendent de l'honnêteté dans les trajectoires de leurs dirigeants", lance-t-il encore, incriminant "ceux qui n'ont plus l'énergie de se remettre en cause, n'ont plus envie de se mobiliser" et "préfèrent aller voir ailleurs".

    Le député européen, qui s'est rapproché de François Hollande, qualifie de "grotesque" l'appel de l'ancien ministre de la culture à une démission collective de la direction du PS.

    Pour Benoît Hamon, "dans trois, quatre ou cinq mois va apparaître un désir ascendant de la gauche", parce que "les premiers effets négatifs de la politique de la droite (...) se feront sentir très tôt".

    "Se relever, dit-il, commence par lutter utilement contre le bouclier fiscal, contre l'augmentation sans contrepartie du temps de travail et contre le démantèlement de la sécurité sociale".

    "La rénovation, ajoute-t-il, ne se résume pas au remplacement de deux quinquas par trois quadras. Il s'agit d'être plus représentatif de la diversité de notre électorat".

    RAG 34. Lolo34

    08:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Benoit HAMON

    Une gauche moderne n’est pas droitière : Laurent FABIUS lance le débat de la refondation



    Laurent Fabius entame la réflexion de fond en vue de la refondation de la gauche. Il publie cette tribune dans "Le Nouvel Observateur".

    Pour voir la gauche emporter l’élection présidentielle, il faut remonter près de vingt ans en arrière. C’était François Mitterrand, à ce jour seule figure socialiste dans la galerie des présidents de la Ve République.

    Devant cette réalité tout le monde parle de refondation, mais attention aux faux-semblants ! Evitons de jouer « retour vers le passé », l’hypertrophie des égos en plus, un retour présenté paradoxalement comme le dernier cri de la modernité. Il s’agirait notamment d’appliquer en France les recettes traditionnelles de la social-démocratie, longtemps efficaces mais devenues souvent inadaptées face au nouveau capitalisme.

    Certes, personne ne possède dès maintenant le sésame de la refondation et je n’entends pas aborder ici en détail les questions importantes d’organisation. Mais pour avancer je suis convaincu que nous devons à la fois maintenir nos valeurs socialistes et revisiter très profondément nos propositions, en les ouvrant davantage sur le monde et sur le futur : c’est la double clé de la refondation.

    L’esprit d’ouverture doit d’abord guider l’analyse de notre défaite. Pour 2007, en laissant de côté les questions de personne, toujours discutables, nous avions plusieurs atouts incontestables : le mauvais bilan de la droite, le remords du 21 avril 2002, la forte demande de changement dans le pays et la domination des thèmes de gauche auprès de l’opinion. Ce dernier point doit être souligné. La société française ne s’est pas droitisée. Le refus des excès de la mondialisation financière est vivace. L’exigence de services publics et d’égalité est forte. De nombreuses mobilisations sociales sont survenues ces dernières années. Aujourd’hui, les Français s’inquiètent des nouvelles taxes sur la santé ou des milliers d’emplois d’enseignants supprimés. Ce n’est pas un hasard si le candidat de la droite s’est senti obligé durant la campagne de reprendre dans les mots certaines aspirations de la gauche et si le grand homme de cette séquence électorale fut ... Jean Jaurès.

    Une forte demande de gauche donc, qui se termine en victoire de la droite. J’y vois deux raisons principales. Le terrain économique et social a été trop délaissé par nous, au profit de thématiques davantage sociétales, personnelles et morales. La critique des projets de la droite n’a pas été assez convaincante. Ainsi, le fameux slogan « travailler plus pour gagner plus » n’a pas été efficacement déconstruit. Tirons-en au moins une leçon : les socialistes doivent refuser tout sectarisme, ils doivent aussi refuser le confusionnisme consistant à se laisser glisser sur le terrain de l’adversaire qui peut alors brouiller les cartes et manœuvrer à sa guise.

    Au plan électoral l’enjeu de la refondation, c’est la reconquête de notre base populaire qui subit de plein fouet la précarisation et les difficultés de pouvoir d’achat. Les données sont claires : c’est d’abord cet électorat qui nous a manqué, en particulier dans les régions industrielles durement touchées par les effets de la mondialisation. Tous ces Français attendent à juste titre de la gauche plus d’égalité (davantage pour le travail et non pour le seul capital), plus de solidarité (investissements publics dans la santé, l’école, le logement, les transports) et plus de protection (sécurité, juste échange plutôt que libre échange). Pour eux, les questions du pouvoir d’achat et de l’avenir de leurs enfants priment sur tout autre sujet. Ils attendent de la gauche des propositions précises, crédibles et opératoires dans ces domaines. C’est notre défi.

    La première exigence pour relever ce défi, c’est-à-dire pour conjuguer solidarité et efficacité, consiste à clarifier enfin notre rapport à la mondialisation. Nous n’avons pas su le faire jusqu’à présent. Evidemment celle-ci constitue un phénomène très complexe. D’un côté, l’ouverture des frontières, la mise en réseau des hommes et des cultures et les avancées technologiques conduisent à un développement humain positif. De l’autre côté, le capitalisme financier creuse les inégalités et en installe de nouvelles ; le marché, utile en lui-même, affaiblit les régulations et les normes dès lors qu’il devient tout puissant ; la recherche systématique de la rentabilité à court terme détruit souvent l’environnement, oppose les individus, déséquilibre les territoires.

    Certains ne voient dans la mondialisation que ces désordres et s’enferment dans la seule dénonciation. C’est l’impasse de l’ultragauche dont le diagnostic est parfois juste, mais qui laisse l’espace aux ultra-libéraux faute d’apporter des réponses crédibles. D’autres croient en une « mondialisation heureuse » et recommandent l’adaptation, voire la résignation. Ainsi s’exprime parfois une certaine branche de la sociale démocratie lorsqu’elle prône seulement l’insertion dans la mondialisation telle qu’elle est, estimant possible d’établir des compromis à la façon des années 50. Le problème est que la mondialisation financière actuelle déséquilibre les rapports de forces au profit du capital, précarise les salariés et déstabilise l’action publique dans chaque Etat, rendant largement caduques les vieilles méthodes. Prôner un « socialisme du réel » est juste mais n’a de sens que si on n’oublie pas en cours de route que le réel est devenu plus libéral et plus brutal.

    C’est pourquoi je pense qu’aucune de ces voies - l’ultragauche et l’infragauche - n’est vraiment satisfaisante. Oui, la double clé de la refondation, c’est la rénovation de nos propositions dans la fidélité à nos valeurs. Car ces valeurs ne sont pas dépassées. Face à la précarité et à l’individualisme, il y a besoin d’égalité et de solidarité. Face aux communautarismes, il y a plus que jamais besoin de laïcité. Face à la marchandisation généralisée, il y a besoin de services publics et de développement durable. Face à la concentration des pouvoirs, il y a besoin de démocratie libre et de pluralisme. Face à l’explosion des nationalismes, au risque de guerre des civilisations et aux inégalités internationales, il y a besoin d’Europe et d’internationalisme. La gauche doit revendiquer ses valeurs. La gauche moderne n’est pas une gauche droitière.

    Je refuse le choix qu’on cherche à nous imposer entre archaïsme et libéralisme. A bien des égards, c’est le libéralisme qui est archaïque. Ses solutions, appliquées durement, mènent souvent aux reculs sociaux, à l’accroissement des inégalités et au saccage de l’environnement. Le socialisme, lui, est fondamentalement progressiste. Nous défendons les conquêtes sociales, nous proposons de développer de nouveaux droits, de créer de nouveaux gisements d’emploi et de croissance, d’agir contre les inégalités, nous refusons l’obscurantisme, nous croyons dans la science et la technique, nous encourageons de nouvelles découvertes améliorant le sort de l’homme.

    Mais pour faire vivre ces valeurs dans un monde qui a changé et qui va changer, nous avons besoin de propositions très novatrices. Ne redoutons pas d’être audacieux. Quatre exemples.

    Le rapport capital - travail : là où la mondialisation financière exerce une pression à la baisse sur la rémunération du travail, notre réponse en direction de l’emploi et du pouvoir d’achat doit viser la « compétitivité par le haut » et non la course au moins disant. Pour la France, cela implique d’investir beaucoup plus qu’aujourd’hui dans l’enseignement supérieur, la formation, la recherche, la culture, l’innovation ; d’encourager - eh oui ! - les entrepreneurs et l’esprit d’entreprise ; de sécuriser les parcours professionnels et d’améliorer la santé au travail ; de soutenir le pouvoir d’achat par l’amélioration des salaires, des pensions et par une meilleure répartition ; de repenser l’organisation du temps de travail, tout au long de la vie en tenant compte du vieillissement, donnée majeure.

    L’Europe : pour agir contre les dérives du libre-échangisme, nous devons proposer de nouvelles régulations. Une vraie réciprocité dans les pratiques commerciales, la lutte contre le dumping social et environnemental, la pénalisation des entreprises prédatrices doivent devenir de nouveaux mots d’ordre. Nous devons relancer et réorienter la construction européenne sans nous contenter de simples ripolinages institutionnels. Pour bâtir une véritable souveraineté économique et sociale de l’Union européenne, l’objectif de convergence sociale européenne doit être réactivé, un budget commun pour la recherche et l’innovation mis en place, une politique monétaire de croissance remplacer celle de l’euro cher, le fétichisme de la concurrence laisser place à une politique industrielle et énergétique concertée. Un tarif extérieur commun doit se substituer aux dérives actuelles.

    La puissance publique : dans certains domaines, nous devons rétablir des leviers d’action. C’est le cas pour notre approvisionnement énergétique, enjeu majeur du siècle à venir et secteur où la France possède des atouts magnifiques. De même pour notre capacité à stimuler l’économie, par exemple en faveur des PME innovantes. Dans d’autres domaines tels que la solidarité, nous devons rénover les mécanismes grippés pour éviter, par exemple, les dépendances durables ou l’assistanat. C’est à la gauche de se fixer comme objectif d’améliorer partout l’efficacité de l’action publique, celle de l’Etat et des collectivités territoriales à travers des solutions innovantes.

    L’environnement enfin : sa dégradation est gravissime. Elle est, j’en suis convaincu, encore plus avancée qu’on ne le dit. L’exigence écologique doit devenir transversale. Elle doit être prise en compte dans toutes nos politiques nationales et dans toutes les négociations internationales. Une fiscalité écologique doit être mise en place. La recherche d’économies d’énergie doit être généralisée et le ferroutage massivement développé. Socialiste et écologiste, au 21ème siècle, ces deux combats n’en font plus qu’un.

    Je n’ai pas évoqué ici les questions d’organisation, mais pour refonder la gauche, il faudra évidemment la rassembler, donc accepter ses différences. A cet égard, le Parti socialiste a vocation à couvrir un espace idéologique et électoral plus vaste qu’aujourd’hui, allant des antilibéraux au centre-gauche. Les alliances avec les communistes, les radicaux, les verts, les progressistes, devront se nouer sur la base du projet socialiste et non à la va-vite. Le recrutement militant devra être diversifié, le fonctionnement moins « personnalisé », le débat d’idées stimulé. Un tel parti, socialiste et progressiste, pourra alors obtenir au moins 35% des voix au premier tour des élections. Cet objectif est parfaitement accessible à condition que chacun accepte de travailler ensemble, de tirer les leçons du passé, de faire taire ses rancunes et ses rancœurs, de s’ouvrir à l’avenir et au monde tout en sachant résister à l’air du temps. Un énorme travail d’unification et d’imagination est indispensable, qui ne peut pas être une opération de laminage. On cherche une méthode pour cette refondation ? Je propose celle-ci : traiter d’abord sérieusement les questions de fond.

    Lire sur le même thème : La gauche décomplexée, qu'est-ce que c'est ?

    RAG 34. Lolo34

    08:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, REFONDER LA GAUCHE

    16.07.2007

    Retraite à 67 ans à taux bas ?

    Bon sang, mais encore une fois, pourquoi on a perdu le 6 mai ?

    Le 6 mai 2007 a été pire que le 21 avril 2002 car c’est sur le fond politique qu’on a été battus.

    En 2002, le candidat avait dit : « - J’ai perdu, je quitte la vie politique », le symétrique en 2007 serait de dire « - Je reste, on continue pareil » Pire : « - Je veux être la chef » - sans faire d’inventaire.

    Comment et pour quelles raisons politiques nous a t on fait rater cette élection imperdable ! Depuis quatre ans, la France allait à gauche : c’était l’heure de l’alternance, vu le bilan haïssable des « sortants »...

    Il fallait être en symbiose avec les combats et victoires de la gauche de 2003, 2004, 2005, 2006 : se rattacher à 2003, lorsque des millions de manifestants et de grévistes et 66 % de l’opinion avaient rejeté la loi Fillon contre les retraites.

    Les électeurs avaient manifesté leur rejet de la loi Fillon, en donnant une large majorité à gauche le 28 mars 2004 avec 20 régions sur 22 à la gauche : si on croit à la « démocratie participative », c’était drôlement participatif comme message ! La candidate a refusé d’entendre. A t elle cru que les millions de manifestants de 2003 n’avaient pas de mémoire ?

    Le « maintien du droit à la retraite à 60 ans » figurait dans le « projet socialiste », pourquoi S. Royal n’en a t’elle pas dit un seul mot ? Les électeurs âgés ont voté à droite, mais que ne leur a t on proposé d’indexer leurs retraites sur les salaires ?

    Le 12 mai, Dsk affirmait que « la défaite venait de débats pas tranchés », il proposait « le socialisme du réel », en renonçant définitivement aux 37,5 annuités : bon exemple, car le réel pour les Français c’est qu’ils travaillent 37 annuités en moyenne de facto... et leur demander comme Fillon de travailler 41, 42 annuités, jusqu’à 65 ou 67 ans, c’est ça qui est irréel...

    Bayrou sur les retraites, il est pire que Sarkozy : comme le Medef il défend une retraite par « points » pas par répartition. Pourquoi avoir mis de l’eau centriste dans notre vin rosé ? Avoir proposé des ministres UDF pas PCF ? On perd des voix à gauche et sans en gagner au prétendu « centre ».

    C’est quand on est vraiment à gauche qu’on gagne : les électeurs avaient donné 31% des voix le 13 juin 2004 au Parti socialiste lorsqu’il défendait l’Europe des 35 h et celle du Smic européen.

    Si on était pour la « démocratie participative », on devait tirer toutes les conséquences du raz-de-marée de la jeunesse et du salariat qui avaient battu le CPE en 2006 : d’où est venu le contre-productif « CPC » de S. Royal qui n’était même pas dans le projet socialiste ? On devait défendre à fond le CDI pour tous, et la protection renforcée contre les licenciements abusifs et boursiers...

    Que d’erreurs sur le fond dans la campagne présidentielle de la gauche ! Et surprise, a contrario, on a vu le 17 juin qu’on pouvait gagner dés qu’on attaquait bien la droite sur ses thèmes précis comme la TVA sociale.

    Gérard Filoche (25 juin).

    09:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, Gérard FILOCHE

    13.07.2007

    Hollande : « Je vais refonder le PS »



    Alors que le climat au sein du PS est de plus en plus délétère, François Hollande contre-attaque. Le premier secrétaire parle de Ségolène Royal, commente « la fuite des éléphants ». Il fait aussi son autocritique, tout en affirmant vouloir rénover le parti. Une interview choc.

    A la une du Parisien

    Un sondage de l'institut CSA pour notre journal révèle que la grande majorité des Français comprend ceux qui au PS, tel Jack Lang, acceptent les ouvertures et propositions de travail de Nicolas Sarkozy. La polémique fait rage.

    Pour le PS, un sondage en forme d'avertissement. Interrogés par l'institut CSA, 69 % des Français (dont 74 % des moins de 30 ans et 65 % des sympathisants du PS) jugent que les ténors socialistes « ont raison », quand Nicolas Sarkozy le leur propose, d'accepter de travailler dans des « commissions » avec leurs collègues de droite. Par exemple, sur la modernisation des institutions de la Ve République, comme prévoit de le faire Jack Lang.Or, le PS, aujourd'hui carrément affolé par la réussite de ce qu'il tient pour de vulgaires « opérations de débauchage », s'est résolu, à l'initiative de François Hollande, à resserrer les boulons.

    De Kouchner, bombardé ministre des Affaires étrangères, aumitterrandiste Hubert Védrine, qui a accepté de « plancher » sur lamondialisation, en passant par Dominique Strauss- Kahn, que Sarkozy rêve de voir s'installer demain à la présidence du FMI, le nombre des « convertis » croît de semaine en semaine.

    Des hommes bluffés par le « style Sarkozy » et les égards qu'on leur porte. Ou bien convaincus que l'intéressé est à l'Elysée pour un bail.

    Longtemps, le PS, embarrassé, n'a pas su trop quoi dire. Mais le « cas Lang », c'est trop.Au risque de ne pas être compris des Français, Hollande tape donc du poing sur la table.Mais comme il sait que cela ne suffit pas et qu'il observe le tir de barrage dirigé contre lui, il choisit, en même temps, de contre-attaquer.

    1. Il fait amende honorable. Si le PS a perdu, c'est qu'il n'a pas été assez cohérent, assez à l'écoute, assez collectif. Et ces reproches-là, il se les adresse à lui-même. Les socialistes, admet-il, ont été bien naïfs en croyant qu'il leur suffirait de « surfer » sur le rejet de Chirac et la « peur » de Sarkozy.

    2. Il récuse l'idée que les tensions dans son couple aient pu compromettre la victoire de la gauche. Cela étant, maintenant que la rupture est officialisée, il indique fermement à son ex-compagne qu'elle doit jouer collectif, et surtout ne plus se tenir « en lisière » du parti. Le débat est grand ouvert, mais c'est au PS, et pas ailleurs, que tout se situe.

    3. Lui-même ne joue pas battu. Oui, il faut une « rénovation », et même une « refondation ». Mais pourquoi ne la porterait-il pas ?

    Au PS, ça tangue et les militants semblent de plus en plus déboussolés !

    Ecouter : paroles de militants marseillais (propos receuillis par France Inter).

    RAG 34. Lolo34

    10:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, REFONDER LA GAUCHE

    11.07.2007

    PS : les ruptures de la rénovation, par Michel Noblecourt

    Point de vue, images du Monde

    Encore traumatisé par sa double défaite aux élections présidentielle et législatives, le Parti socialiste est la cible de la guerre de mouvement lancée par Nicolas Sarkozy. Le risque est qu'au moment où, selon Benoît Hamon, un de ses porte-parole, sa "rénovation est, pour l'instant, une feuille de papier", il se bunkérise, se transforme en citadelle assiégée au lieu de procéder aux ruptures nécessaires à sa refondation. Non content d'avoir débauché six personnalités de gauche dans son gouvernement, le président de la République continue de faire son marché au PS. Si son souhait de voir Dominique Strauss-Kahn nommé, avec le concours de l'Union européenne, directeur général du Fonds monétaire international (FMI) aboutit, il privera le PS d'un "éléphant" qui s'était posté en première ligne de sa rénovation.

    Les prises de guerre de M. Sarkozy attisent le combat des chefs au point qu'on ne voit plus qui sera le chef d'orchestre de la rénovation. Certes, François Hollande est toujours premier secrétaire, ne devant quitter son poste qu'au congrès du printemps 2008, et il a fait voter au conseil national du 23 juin, à l'unanimité moins trois voix contre et une abstention, une feuille de route pour "une véritable rénovation de notre pensée, de notre stratégie, de nos méthodes". Mais il est contesté par les "jeunes lions" et quelques quadras qui, tels Manuel Valls, Arnaud Montebourg, Gaëtan Gorce, partisans d'un "changement beaucoup plus radical et beaucoup plus profond", lui dénient toute capacité à "changer rapidement".

    Blessée par les procès qui lui sont intentés et par le comportement d'un parti dont elle veut toujours prendre la direction, Ségolène Royal, qui subit un gros "trou d'air" dans les sondages, s'est retirée sur l'Aventin, avant de faire son "autocritique", de reformer son équipe et de reprendre l'offensive. Avant même la "tentation" du FMI, Dominique Strauss-Kahn a quitté le bureau national du PS et a confié la présidence de son courant, Socialisme et démocratie, à Jean-Christophe Cambadélis. Laurent Fabius a aussi pris du champ, s'est fait remplacer au "BN" et, sans renoncer à aucune ambition, se présente en "sage actif". Bertrand Delanoë fait des offres de service en sachant que son rôle est hypothéqué par les municipales de mars 2008. Jean-Marc Ayrault se dote à la tête du groupe parlementaire d'un "contre-gouvernement" aussitôt contesté et livre une guerre picrocholine à Jack Lang, menacé de ses foudres s'il cède aux sirènes sarkozystes et siège à la commission de réforme des institutions.

    Voilà le PS privé d'un guide incontesté pour le mener vers la "terre promise" de sa rénovation et auquel l'analyse de ses défaites - qui, comme l'a observé M. Hollande, l'ont rendu "minoritaire au sein de la France modeste, âgée, rurale et ouvrière" - et le harcèlement de M. Sarkozy interdisent tout atermoiement. Il est aussi condamné à la guerre de mouvement. Et pour que sa rénovation ne soit pas qu'un ravalement de façade, il ne pourra pas faire l'économie de cinq ruptures concernant sa gouvernance, ses courants, sa doctrine, sa stratégie et ses alliances.

    Depuis 1995 et l'élection de son premier secrétaire au suffrage direct des militants - une réforme initiée par Lionel Jospin au grand dam d'Henri Emmanuelli -, le PS s'est présidentialisé. Le temps est sans doute venu d'aller jusqu'au bout de cette logique et d'instaurer une nouvelle gouvernance. L'idée de plusieurs responsables serait de remplacer le premier secrétaire par un président qui aurait vocation à être le candidat naturel à l'élection présidentielle. Elu par les militants, il serait flanqué d'un secrétaire général chargé de l'intendance de l'appareil. Un tel schéma aurait sans doute les faveurs de Mme Royal...

    Depuis que la bataille entre la "première", celle du congrès d'Epinay (1971), et la "deuxième gauche" a pris fin, faute de combattants, les courants sont devenus davantage des écuries présidentielles que le reflet de clivages idéologiques. Parler aujourd'hui de "hollandais", de "ségolénistes", de "strauss-kahniens", de "fabiusiens", de "jospinistes", de "rocardiens", c'est d'abord une référence ou une fidélité à une personne plus qu'une carte d'identité politique. En 2003, au congrès de Dijon, M. Hollande voulait "dépasser" les courants. Peine perdue, les querelles de chapelle ont repris le dessus. Au lendemain de la défaite présidentielle, les initiatives "trans-courants" se sont multipliées. Ancien secrétaire national, M. Gorce propose même de mettre entre parenthèses la règle de la représentation proportionnelle à la plus forte moyenne qui s'applique - à partir du vote des motions des courants - à tous les organismes du PS à tous les échelons. Il y aurait alors une majorité et une... opposition.

    RECENSER LES VALEURS ET LES IDÉES NOUVELLES

    A l'ouverture du congrès de Rennes, en mars 1990, juste avant de se déchirer comme jamais, le PS s'est doté d'une nouvelle "déclaration de principes". Charte de ses valeurs et de son identité, ce texte avait redéfini, au lendemain de la chute du mur de Berlin et alors que le communisme s'effondrait, "l'idéal socialiste". Le PS se définissait comme "un parti de transformation sociale", s'inscrivant "dans la démarche historique du socialisme démocratique". Mettant "le réformisme au service des espérances révolutionnaires", il se prononçait, "sans méconnaître les règles du marché", en faveur d'une "société d'économie mixte". Si M. Hollande a raison de dire que le PS a déjà reconnu l'économie de marché, il n'en demeure pas moins qu'il n'a pas été jusqu'au bout de l'aggiornamento amorcé. Dix-sept ans après, une remise à jour de ce logiciel offrirait l'avantage aux socialistes de recenser les valeurs et surtout les idées nouvelles susceptibles de les rassembler.

    La rupture stratégique a déjà été esquissée au lendemain de la défaite législative. L'heure n'est plus à l'"opposition frontale" chère à M. Fabius. Si M. Valls a fait peu d'émules en trouvant des qualités au discours de politique générale de François Fillon et en appelant "à ne pas diaboliser une nouvelle fois" Nicolas Sarkozy, la ligne est plutôt celle, prônée par François Hollande, d'une "opposition ferme et utile". L'idée est d'associer critiques des politiques gouvernementales et propositions alternatives, à l'image du "cabinet fantôme" s'il prend vraiment forme... Le PS pourrait compléter sa stratégie en s'ouvrant à la "société civile" et en développant ses relations avec les syndicats et le patronat.

    L'ultime rupture touche les alliances que le PS va devoir totalement refonder, compte tenu du nouveau paysage d'une gauche de la gauche en peau de chagrin. M. Hollande a noté l'absence, dans la campagne présidentielle, "d'alliés établis et consentants". Où trouvera-t-il demain de nouveaux partenaires "établis et consentants" ? A sa gauche, c'est plutôt le vide. A sa droite, le Mouvement démocrate de François Bayrou peine à prendre forme. Pour mener à bien sa rénovation, le PS doit décidément commencer par tout reconstruire.

    Michel Noblecourt

    RAG 34. Les lolo's 34

    16:12 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE

    Courants d'air au PS : Jack Lang claque la porte

    Crédit Photo : AFP Jack LANG, 66 ans, est député du Pas-de-Calais et ancien ministre de la Culture.) L'ancien ministre socialiste a annoncé mercredi sa démission des instances dirigeantes du Parti socialiste.
    Mardi, le bureau national du PS avait annoncé que tout dirigeant du parti participant à une commission initiée par le gouvernement serait suspendu.

    "Aujourd'hui, je ne me reconnais plus à travers les méthodes de direction qui sont les tiennes", écrit Jack Lang dans une lettre adressée à François Hollande et que l'ancien ministre a rendu publique.

    PS : Désert d'avenir ?

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    Sur le même sujet : PS - La riposte socialiste à "l'ouverture"

    RAG 34. Les lolo's 34

    13:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE, JACK LANG claque la porte

    Le bal des débutants s’ouvre au PS

    Les 30-40 ans ont désormais une possibilité de changer un parti déserté par ses ténors. Un pari sur la rénovation incertain.
    Par David Revault d'Allonnes
    QUOTIDIEN : mercredi 11 juillet 2007

    Où sont passés les dirigeants socialistes ? Un Dominique Strauss-Kahn bien parti pour le Fonds monétaire international (FMI), une Ségolène Royal aux abonnés absents, hormis quelques confessions télévisées, un Laurent Fabius théorisant la posture de «sage actif», mais rencontrant Nicolas Sarkozy pour causer traité européen, un Jack Lang cédant à l’appel du même Sarkozy pour aller plancher sur la réforme des institutions.

    Il y a quelques semaines encore, les leaders du PS se montraient prêts à s’étriper, avec cinq ans d’avance, pour la prochaine présidentielle. Ils semblent n’avoir, ces jours-ci, qu’une ambition : prendre du champ. De quoi nourrir l’espoir de ceux qui piétinent depuis des années dans l’ombre de leurs aînés.Les soubresauts de la double défaite, présidentielle et législative, et les coups de boutoir de l’ouverture façon Sarkozy vont-ils réussir là où le parti, depuis des années, a échoué ?

    Coma. Pour certains, particulièrement parmi les quadras et les trentenaires ambitieux et impatients, le coma dans lequel est plongé le PS constitue, incontestablement, une opportunité. «ça crée le vide, estime un quadra. C’est la fin des éléphants. La recomposition est en marche, et la relève va s’installer. Il faut construire un nouveau dispositif, de nouvelles règles du jeu. Tout ce qui aurait dû être fait en 2002.» Un renouveau qui passe par l’arrivée aux commandes d’une nouvelle classe d’âge. «Les militants et les cadres vont comprendre que toute une génération, qui a construit sa carrière sur le cynisme, a failli, poursuit cet élu. C’est un monde qui s’effondre.» Avec, cependant, des risques aux yeux de la jeune génération. «Raccrocher les crampons, c’est une chose, mais pratiquer la politique de la terre brûlée en est une autre, estime Razzye Hammadi, le président du MJS. Les gens qui ont donné leur vie à la gauche et chauffé les estrades en expliquant que l’avenir du monde était le socialisme, et qui en moins de quarante-huit heures, retournent leur veste, font des dégâts considérables dans l’opinion publique.»

    Chamailleries. Ironie de l’histoire : hormis un Bertrand Delanoë plutôt discret, il ne reste plus, parmi les éléphants en lice, que François Hollande. Lequel, en poste depuis dix ans et accusé de tous les maux par ses camarades, entend, pour soigner son bilan et sa sortie, jouer la carte du renouvellement en mettant en avant des jeunes dirigeants, comme Benoît Hamon (lire ci-dessous). Beaucoup demeurent pourtant sceptiques, c’est un euphémisme, quant au processus de rénovation engagé par le premier secrétaire, les grandes manœuvres internes ayant été reportées après le prochain congrès, en 2008, pour ne pas interférer avec la préparation des élections municipales. «Le parti est aux abonnés absents pendant un an», glisse un député, entre une commission de rénovation, qui selon un socialiste tourne au «grand flou», et des groupes de travail, dont les intitulés, le nombre et la composition suscitent des chamailleries chez les socialistes. « La méthode de Hollande, c’est très clairement le pourrissement, estime un socialiste. Jusqu’au dernier moment, pour apparaître comme un recours.»

    Le coup de balai ne semble donc pas encore à l’ordre du jour. Même si la prise de distance, voire le départ de dirigeants cédant aux sirènes de l’ouverture, laisse de l’espace pour les suivants. Un trentenaire confirme : «La génération des baby-boomers, ceux qui ont occupé les cabinets ministériels sous Mitterrand, puis les ministères, et qui ont réussi à nous planter sur trois présidentielles, vont au bout du bout se retrouver chez Sarkozy. L’horizon est plutôt dégagé.» Attention, pourtant, à ne pas prendre des rêves pour des réalités politiques.

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    09:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LE PS

    08.07.2007

    Comment construire la "gauche d'après" ?

    La Convention nationale de PRS s'achève. Ces deux journées de débat collectif ont permis de nourrir et d'adopter un document discuté ces derniers jours par l'ensemble des adhérents de PRS. Intitulé "la gauche d'après", celui-ci détaille la proposition de l'association pour la réinvention de la gauche. La conviction que nous y exposons est que le moment est venu d'une force politique nouvelle à gauche pour sortir celle-ci de l'impasse où elle se trouve. Nous disons pourquoi une telle force nous semble désormais nécessaire, et nous disons aussi comment nous la concevons.
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    10:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : PRS, RAG 34

    Le nouvel âge du Parti socialiste, par Henri Weber

    La gauche réformiste ne doit pas renoncer à ses valeurs, mais réinventer leur mise en oeuvre.
    La refondation n'a que des amis au PS, tout le monde s'en réclame et chacun en redemande. Mais que faut-il précisément entendre par là ? La refondation que nous appelons de nos voeux porte à la fois sur les idées, le programme, l'organisation, les pratiques militantes. Le Monde, 5 juillet 07

    S'agissant des idées, le problème n'est pas de savoir si " le PS veut améliorer la société ou renverser la société ", " s'il accepte le marché ou s'il le rejette ", comme feint de le croire Alain Duhamel.

    Le PS s'est prononcé, il y a longtemps déjà, pour une économie sociale de marché, régulée par la puissance publique et les partenaires sociaux. Il a fait sien le credo d'Helmut Schmidt : " Le marché autant que possible, l'action de la puissance publique autant que nécessaire. " La question à laquelle il se trouve confronté n'est pas " Réforme ou Révolution ", mais comment maîtriser et civiliser le nouveau capitalisme.

    La question se pose à toute la gauche socialiste européenne. Elle a appris au XXe siècle à maîtriser et à humaniser un capitalisme national et industriel. Elle est confrontée désormais à un capitalisme mondialisé et dominé par la finance, à une société de plus en plus fragmentée et travaillée par un individualisme désagrégateur. Les valeurs de la gauche réformiste - égalité, solidarité, justice sociale, liberté, laïcité, internationalisme - conservent toute leur acuité. Il en va de même pour les grands objectifs qui incarnent ces valeurs : une démocratie accomplie, une économie maîtrisée, une société plus humaine ; le socialisme, c'est d'abord et avant tout un idéal de civilisation. Mais les moyens et les politiques permettant de réaliser ces grands objectifs sont à réinventer, aux niveaux national, européen, international. Les idées ne manquent pas, mais elles sont plus faciles à énoncer qu'à réaliser. On le voit avec l'idée d'une Europe-puissance, creuset d'une nouvelle renaissance et levier d'une autre mondialisation, maîtrisée et solidaire.

    S'agissant du programme, le PS doit tenir davantage compte des nouvelles conditions historiques de son action : la nouvelle division internationale du travail, le vieillissement de la population, les mouvements migratoires, le réchauffement de la planète, les effets de l'individualisation sur nos sociétés. On ne peut se contenter de conserver les politiques des années 1980, en augmentant simplement les moyens qui leur sont allouées.

    Nous savons que pour reconquérir le plein-emploi, il vaut mieux spécialiser notre économie, la redéployer vers les industries de pointe et les services à haute valeur ajoutée ; l'orienter vers les grands marchés de l'Asie, en croissance rapide ; mieux former notre jeunesse et notre force de travail.

    Cette modernisation implique, certes, la mobilisation des entrepreneurs, des actionnaires et des managers, mais elle exige aussi celle des salariés. Ceux-ci ne doivent pas être les seuls à payer le coût des adaptations nécessaires. C'est à la collectivité nationale et européenne qu'il appartient d'en mutualiser la charge. Nous devons inventer de nouvelles formes de sécurité sociale, de redistribution des richesses, de services publics. Nous devons promouvoir un nouveau pacte social pour le progrès économique, social, culturel, démocratique de nos pays.

    S'agissant de l'organisation, le PS doit se fixer pour objectif la construction du grand parti réformiste moderne dont la gauche et la France ont besoin : un parti qui rassemblerait à lui seul au moins 35 % des électeurs, comme le font la plupart des partis socialistes européens, et qui assumerait toutes les grandes fonctions du parti leader de la gauche : la défense et la popularisation des valeurs, des représentations, des idéaux de la gauche, car c'est d'abord dans les têtes que se gagnent ou que se perdent les batailles politiques. L'association des citoyens à l'élaboration des décisions qui les concernent, ainsi qu'à leur application et à leur évaluation. La sélection démocratique des candidats à tous les mandats et leur formation. Un tel objectif implique de reconstruire le PS de fond en comble.

    Le PS doit augmenter, féminiser, rajeunir, diversifier son corps militant, resserrer ses liens avec les syndicats, les associations, les intellectuels ; impliquer ses sympathisants dans ses débats et son action au moyen notamment des conventions thématiques et de l'Internet.

    Il doit se donner les moyens d'agir sur la formation de l'opinion publique au lieu de la subir, être un " parti-acteur " et non un " parti-reflet ". Dans le nouvel âge de la démocratie dans lequel nous sommes entrés, les partis ne sont pas superflus, ils sont, au contraire, plus nécessaires que jamais, comme vient de l'illustrer la dernière séquence électorale. Mais ils doivent profondément rénover leur mode de fonctionnement et leur façon de faire de la politique. Tous les partis socialistes, en Europe, réfléchissent à ces questions. Leurs réponses diffèrent selon leurs spécificités nationales, leur culture historique, leurs tropismes idéologiques.

    La refondation du PS se fera aussi à la lumière de leurs expériences et de leurs innovations./.

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    10:31 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Henri WEBER

    07.07.2007

    Elysée - Sarkozy confirme les rumeurs


    L'Elysée l'avait annoncé : Nicolas Sarkozy avait décidé de rompre avec la tradition de l'allocution télévisée du 14 juillet. Pour les annonces de ce début d'été, le chef de l'Etat a choisi un autre la média : la presse écrite, une semaine avant la Fête nationale et deux mois après son installation à l'Elysée. Dans une interview au Journal du dimanche, le président y confirme les rumeurs qui ont traîné toute la semaine, l'ouverture qu'il réalise depuis son élection car en tant que président, il "doit se libérer de mes attaches partisanes" -"l'ouverture, je la fais d'autant plus facilement que je n'en avais pas besoin arithmétiquement"- et explique aussi comment il essaie "un style nouveau, une certaine rapidité de prise de décision", comme il "l'avait rêvé".

    Il n'accordera "pas d'amnistie collective" ni de "grâce collective", mais il reconnaît "l'utilité, pour des raisons humanitaires ou exceptionnelles, d'une grâce individuelle". Il donne l'exemple suivant : "un individu saute dans la Seine, sauve trois enfants en train de se noyer, il se trouve qu'il a un casier judiciaire. La grâce individuelle peut alors jouer". Viendront-elles cette année, ces grâces individuelles ? "Comment le dire à l'avance ? Chaque cas est un cas de conscience". "Ce que je rejette, c'est la décision collective et automatique (...) La grâce collective pour réguler les prisons, je ne l'accepte pas", insiste-t-il. "La justice réclame à cor et à cri son indépendance, et la première chose qu'on me demande, c'est de gracier 3.000 personnes. Eh bien, non !" "L'élection présidentielle ne donne pas le droit ‘d'effacer les ardoises'. Quelle logique y aurait-il à ne pas amnistier les contraventions et à gracier les délinquants ?"

    Il "veut que Dominique Strauss-Kahn soit le candidat de la France à la direction générale du FMI" (Fonds monétaire internationale) en remplacement en octobre de l'Espagnol Rodrigo Rato car "il (lui) a paru être le plus apte à ce poste". D'ailleurs, il a "déjà présenté" la candidature de l'ancien ministre socialiste des Finances "à Zapatero, à Prodi, à Gordon Brown, à Bush...". "Je sais que c'est un poste très convoité. Pour obtenir ce poste, il faut avoir une forte crédibilité, une expérience incontestable, être polyglotte. Dominique Strauss Kahn a ces qualités. Lui et moi avons la même vision du fonctionnement du FMI", ajoute le chef de l'Etat qui martèle qu'il ne veut pas "priver la France de sa candidature parce qu'il est socialiste" et niant tout "calcul politique". (Voir la vidéo : DSK soutenu au FMI, Sarkozy poursuit l'ouverture)

    Il a demandé au socialiste Jack Lang de "participer" à la commission chargée de faire des propositions pour moderniser les institutions. Cette commission, dont il a demandé à Edouard Balladur d'être le président, sera installée "dans les 15 jours", indique-t-il le chef de l'Etat qui souhaite que "la réforme constitutionnelle soit prête avant la fin de l'année, au plus tard début janvier". "Au nom de quoi devrais-je me priver de la réflexion (de Jack Lang) ? Sous le seul prétexte que cela déplaît à M. Ayrault ?", le président du groupe socialiste à l'Assemblée. "J'ai aussi demandé à Pierre Mazeaud, ancien président du Conseil constitutionnel, ainsi qu'à Jean-Louis Bourlanges, à Guy Carcassonne, à Olivier Schrameck d'y participer. Guy Carcassonne a été le conseiller de Michel Rocard, Olivier Schrameck a été le directeur de cabinet de M. Jospin, et alors ?"
    Réponse de l'intéressé : "touché et honoré" par cette proposition, Jack Lang donnera sa réponse "au cours des prochains jours", a-t-il dit dès samedi.

    Dans un registre plus léger -mais depuis le 6 mai, on a déjà pris l'habitude des joggings du président, également amateur de cyclisme-, il annonce qu'il suivra une étape du Tour de France, qui a débuté ce samedi à Londres, "d'autant plus que Christian Prudhomme, le nouveau patron du Tour, mène une action remarquable contre le dopage". Le Tour "fait partie des petits bonheurs des Français, qu'un mois de juillet sans Tour de France, ce ne serait pas un mois de juillet". Il affirme n'avoir "pas un favori" mais "une espérance : Christophe Moreau".

    Il estime que le statut de la première dame de France doit se faire en fonction de la personnalité de chacune, librement.

    Rappelant que la menace terroriste est "générale et élevée" en France, il juge qu'il n'y a "aucune contradiction entre le respect des libertés individuelles et l'installation de caméras pour protéger la sécurité de chacun dans les transports en commun". Il se dit "très impressionné par l'efficacité de la police britannique grâce à ce réseau de caméras", dont il souligne qu'il y en a 25 millions installées au Royaume-Uni, contre un million en France.

    Il proposera lundi à l'Eurogroupe "qu'il y ait, à la rentrée, une réunion européenne des chefs d'Etat et de gouvernement pour parler de la politique économique". "J'expliquerai à nos partenaires ce que nous allons faire pour retrouver de la croissance".

    Il dit avoir encore besoin d'"approfondir avec François Fillon" sa réflexion sur une éventuelle fusion Suez - Gaz de France pour "trouver la meilleure solution possible". Mais la décision devrait intervenir "rapidement". "Je réfléchis énormément parce que l'emploi de dizaines de milliers d'hommes et de femmes est en jeu. Ces questions ne sont pas pour moi du meccano. Au meccano, je préfère la stratégie et le respect des gens. J'ai besoin d'avoir encore quelques éléments pour bien appréhender la situation".

    Il dément une"rivalité" avec François Fillon. "J'ai été élu pour conduire une action. Je la conduis avec le Premier ministre (...) Le Premier ministre est pour moi un interlocuteur indispensable, indissociable. Il met en oeuvre le projet présidentiel que nous avons conçu ensemble. C'est une tâche considérable. C'est lui qui rend les arbitrages entre les ministres, c'est lui qui travaille avec eux la plupart du temps." Mais, précise-t-il, le quinquennat a modifié la nature des fonctions du chef de l'Etat, qui est passé "d'un président arbitre à un président engagé". "Les Français ne m'ont pas élu pour regarder passer les trains !" Il redit aussi que les affaires étrangères ne sont plus, à ses yeux, un domaine réservé du chef de l'Etat.

    RAG 34. les lolo's 34

    22:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DSK, LANG, SARKOZY

    06.07.2007

    « Il serait suicidaire pour la gauche d’importer en France le blairisme »

    La gauche en débat : Résister-reconstruire

    Interview publié dans "l’Humanité"
    mardi 3 juillet 2007 par Philippe Marlière, Maître de conférences en science politique à l’université de Londres

    Faisant ces derniers jours le bilan des années Blair, les médias français parlaient de pragmatisme, de thatchérisme social, de modernisme, de social-démocratie... Qu’en pensez-vous ?

    Philippe Marlière. En 1998, devant les députés français, Tony Blair déclarait : « Il n’y a pas de politique économique de droite ou de gauche, mais des politiques économiques qui marchent et d’autres qui ne marchent pas. » Il affichait ainsi son soi-disant modernisme politique et sa volonté de rompre avec « le vieux travaillisme ». Ce pragmatisme porté très haut a fait place à des choix beaucoup plus idéologiques. En fait, le blairisme est resté sur les rails du thatchérisme avec des correctifs à la marge pour les plus pauvres, les familles monoparentales. Il a mis en place un filet de sécurité pour ces catégories, mais n’a pas réduit les inégalités qui se sont au contraire largement accrû es. Dans les services publics il n’a pas rompu avec le paradigme thatchérien. La rénovation des écoles, des hôpitaux s’est faite en associant étroitement le privé à leur construction et à leur gestion. Le choix de Blair et de Brown d’accompagner et non de réguler la mondialisation a fait que Londres et le Royaume-Uni sont devenus la plaque tournante d’une économie dérégulée, totalement flexible où seuls les plus riches peuvent s’en sortir. Un exemple : la spéculation immobilière qui chasse les classes moyennes des centres-villes. Derrière ce pragmatisme de façade, Blair a imposé des politiques rejetées non seulement par les syndicats, mais également par une grande partie des travaillistes, les médias et aussi par le public. Ainsi, la rénovation du métro de Londres a donné lieu à une longue bataille contre la gestion privée du service public. Le maire, Ken Livingstone, s’est opposé à cette privatisation, mais Blair et Brown sont passés outre démontrant que leur pragmatisme n’était qu’un slogan.

    Tony Blair est-il social-démocrate ?

    Philippe Marlière. En France, à gauche, surtout à gauche du PS, ce terme est synonyme de droite. C’est un raccourci. Pendant les Trente Glorieuses, la social-démocratie n’a pas été forcément droitière, y compris en Grande-Bretagne. Elle a proposé un mode de redistribution assez égalitaire. Ce n’est pas la politique qu’a suivie Blair. Avec lui, les ouvriers, les fonctionnaires et les classes moyennes du privé ont été laissés de côté. Il est amusant de voir certains médias français parler d’un blairisme social, alors qu’en réalité il a repris les recettes néolibérales du thatchérisme et privilégié les tenants du capitalisme financier. Non, il a fait moins que le strict minimum. Après vingt ans de gouvernement ultralibéral, après les privatisations catastrophiques du thatchérisme, la population n’en pouvait plus du néolibéralisme et elle souhaitait une réelle rénovation des services publics et davantage d’égalité. Elle n’attendait pas la révolution mais une politique plus sociale-démocrate. Le blairisme n’a pas été à la mesure de cela. Blair a manqué d’audace alors qu’il s’appuyait sur une majorité absolue. Ce qui a caractérisé son action, c’est un profond pessimisme social.

    Tony Blair est-il de gauche ?

    Philippe Marlière. Lorsqu’on est à la tête d’un gouvernement de gauche, fut-il hypercentriste, post-social-démocrate même, à quoi juge-t-on sa réussite ? À l’aune d’un combat en faveur de la justice sociale. Dans ce domaine Blair a failli. Ce sont les riches qui ont prospéré sous le blairisme. Les autres catégories sociales ont eu beaucoup de mal. En Grande-Bretagne, les classes moyennes « galèrent », ce qui fait que le blairisme est devenu très impopulaire parmi les salariés et les cols blancs.

    Ce n’est donc pas seulement la guerre en Irak qui explique la relative impopularité de Blair aujourd’hui...

    Philippe Marlière. Vu de Grande-Bretagne, la guerre d’Irak n’explique qu’en partie cette impopularité. Elle est en effet un énorme fiasco, tout le monde le reconnaît sauf Tony Blair. Elle a entraîné le décrochage de catégories qui étaient très blairistes. Ceux qu’on appelle en France les « bobos ». Des gens aisés qui ne veulent pas de hausse des impôts, qui mettent leurs enfants dans les écoles privées, mais qui sont progressistes sur les questions sociétales, d’environnement et de moeurs. Pour eux la guerre d’Irak, c’était trop. À ceux qui affirment en France que Blair s’en est bien sorti exceptée sur l’Irak, je dirais : Blair a échoué sur l’Irak et il a également échoué dans le domaine économique et social. Les résultats macroéconomiques sont peut-être corrects mais à qui a profité la croissance ? Aux riches, pas au peuple.

    Ségolène Royal et Dominique Strauss-Kahn se sont à plusieurs reprises référés à Tony Blair. Y a-t-il une tentation blairiste au PS ?

    Philippe Marlière. Incontestablement le Parti socialiste français et tous les partis qui siègent à Bruxelles dans le Parti socialiste européen (PSE) sont traversés par cette tentation. Il y a ceux qui pensent que Blair a fait le maximum. Vous avez cité Royal et DSK, je suis d’accord. Mais il y a encore des socialistes qui pensent que le blairisme n’a rien à voir avec la gauche sociale-démocrate, qu’il est tombé du côté de la droite et qu’il faut donc le combattre. DSK a bien étudié le blairisme, il a des contacts étroits avec ses dignitaires, il pense que le socialisme à la française doit s’en inspirer, c’est son horizon, c’est idéologique. Quant à Royal, sa campagne peut être qualifiée de blairiste. Elle se situe même en deçà comme on l’a vu a posteriori avec sa critique des 35 heures et du SMIC (incroyable ! Même Blair a revalorisé le SMIC). Elle a aussi adopté du blairisme son versant sécuritaire. Il me semble que dans ces moments de grande incertitude socio-économique, quand les plus défavorisés souffrent des restructurations, des délocalisations, d’un pouvoir d’achat rogné, un gouvernement de gauche devrait défendre ces catégories et non exacerber la dérégulation néolibérale en disant : soyez contents d’avoir un boulot même mal payé et flexible. Aujourd’hui, l’opposition politique majeure n’est plus entre la gauche et la droite, mais c’est une opposition qui traverse les partis sociaux-démocrates et qui met face à face blairistes et progressistes.

    Nicolas Sarkozy affiche lui aussi sa proximité avec Tony Blair...

    Philippe Marlière. Que Nicolas Sarkozy se réfère à Blair sur le plan économique, approuve ses politiques sécuritaires et partage son admiration pour les États-Unis, c’est dans la logique des choses. C’est un fait connu ici, Blair souhaitait la victoire de Sarkozy. Entre les deux hommes, il existe une admiration et une sympathie mutuelle. Les politiques de Blair et les intentions déclarées de Sarkozy coïncident.

    Quels enseignements tirez-vous du blairisme pour la gauche française ?

    Philippe Marlière. Il a pu prospérer électoralement dans des conditions politiques particulières, après vingt ans de thatchérisme et de défaite en rase campagne de la gauche britannique, depuis la grève des mineurs jusqu’à la reprise en main du Parti travailliste par Neil Kinnock. Celui-ci avait préparé le terrain avec les purges des éléments de gauche du Parti travailliste, pas seulement les trotskistes, mais des sociaux-démocrates bon teint, qui ont été mis de côté progressivement en une dizaine d’années. Le mode de fonctionnement du parti est devenu plébiscitaire et a renforcé les pouvoirs du leader. Quand Blair en prend la tête en 1994, il n’a plus qu’à mettre en oeuvre sa politique. C’est un premier point important. Ensuite, il est arrivé au pouvoir alors que les conservateurs faisaient l’objet d’un rejet viscéral et qu’il y avait un grand espoir populaire pour le changement. Malgré les échecs des dernières années, malgré tout ce qu’on peut reprocher à la gauche, et au PS en particulier, la France reste culturellement, idéologiquement, beaucoup plus à gauche que la Grande-Bretagne. La thèse de la « droitisation » de la société française, défendue par certains, n’est pas démontrée. Tous les sondages qualitatifs montrent, à l’inverse, qu’il existe une forte attente sociale. C’est tout le génie stratégique de Sarkozy d’avoir fait voter en faveur d’une plate-forme néolibérale tout en ayant pris soin, le temps de la campagne électorale, de flatter l’électorat de gauche. Cela lui a permis de remporter une élection que la gauche aurait dû gagner. Il serait suicidaire pour cette dernière d’importer en France le blairisme et son pessimisme social, de promouvoir une politique qui viendrait décourager ce qui a au contraire besoin d’être réactivé : l’aspiration à davantage de solidarité et de justice sociale.

    Entretien réalisé par Jacqueline Sellem

    Lire l’article sur le site de l’Humanité

    RAG 34. Les lolo's 34.

    08:13 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BLAIRISME, TATCHERISME, RAG 34

    05.07.2007

    PS : Autour de Royal, les fidèles se font plus rares

    Dominique de Montvalon
    jeudi 05 juillet 2007 | Le Parisien

    Il y a, autour de l'ex-candidate à la présidence de la République, moins de bousculade, et son équipe rapprochée, elle-même, se pose des questions. Ségolène Royal paie, là, le prix de son échec. Mais sa détermination reste entière.

    Ségolène déroute, et elle aime ça. Le 23 juin, à Paris, tous les socialistes s'étaient fait un devoir d'être présents au premier conseil national du PS d'après-la présidentielle. Tous, sauf elle, qui avait préféré s'afficher en Poitou-Charentes, rebaptisé par ses soins « terre de la France paisible ». Du coup, ce week-end-là, elle en a pris pour son grade car, en revanche, de Canal + à TF 1, on n'a vu qu'elle dans les médias. Eh bien, ça continue. Les socialistes débattent, ces jours-ci, de la meilleure façon de répliquer aux « ouvertures » à répétition du bulldozer Sarkozy et s'interrogent, à perte de vue, sur la troisième défaite d'affilée de la gauche dans une présidentielle alors que, à en croire le fabiusien Bartolone, c'était une bataille « imperdable ». Que fait Royal ? Avec ses enfants, elle vient de passer trois jours au Festival international du cinéma de La Rochelle où, détendue, elle a « englouti » cinq films. Dont « 4 Mois, 3 Semaines et 2 Jours » du Roumain Cristian Mungiu, la Palme d'or du dernier Festival de Cannes. Une autre façon de... se décaler.

    Pas de malentendu : Ségolène Royal, pour autant, ne décroche pas. Elle rêve de revanche. Certes, elle voit bien que les rangs des fans se sont éclaircis et que plusieurs de ses « parrains » ont mis de l'espace entre elle et eux. Mais elle reste persuadée que l'avenir lui appartient.

    « Donner du temps au temps »

    Simplement, après avoir imaginé pouvoir prendre la tête du PS au lendemain des législatives à la faveur d'une opération commando, elle a fini par admettre, selon le mot de Mitterrand, qu'il fallait savoir parfois « donner du temps au temps ». Ce qui n'a pas changé : sa volonté de court-circuiter le PS en jouant l'opinion contre les éléphants, les Français contre l'appareil. Mauroy s'est éloigné. Montebourg n'est plus sûr d'« y » croire. Et tant d'élus cherchent du solide alors que se rapproche l'échéance des élections municipales. Mais, de tout cela, Ségolène n'a cure. Elle n'a pas peur d'une certaine solitude et croit qu'aucun destin n'existe sans à-coups. Elle donne donc rendez-vous à ceux qui doutent. Ils seront, paraît-il, surpris. CQFD.

    RAG 34. Lolo34

    13:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

    01.07.2007

    C'était notre candidate ...

    En Juin 2006, nous avons été plus de 90% de militants socialistes à approuver le projet du PS, dont Ségolène Royal qui déclare aujourd'hui que deux de ses principales mesures sociales (reprises dans son pacte présidentiel) n'étaient pas "crédibles". Pour elle, nous n'étions donc collectivement pas crédibles. Cet aveu tardif d'incohérence et de duplicité qualifie-t-il vraiment notre ex-candidate pour représenter et diriger les socialistes ?

    Ils réagissent :

    Benoît Hamon : « Je ne trouve pas très adroit, c'est le moins qu'on puisse dire, la semaine où Nicolas Sarkozy annonce qu'il n'y aura pas de coup de pouce au Smic, de dire que l'augmentation du Smic que nous proposions était une mauvaise idée. C'est incohérent politiquement », a-t-il estimé sur BFM. Il a rappelé que le projet du PS avait été « voté par les militants ». « On ne pourra pas expliquer que la défaite de l'élection présidentielle est la faute de tous les socialistes sauf une », a-t-il dit, ciblant la candidate Ségolène Royal. Plus généralement, Benoît Hamon a déploré « le +moi je+ insupportable » de certains leaders socialistes, « qui ramènent tout à eux, en particulier notre ex-candidate, quand il faudrait parler collectivement ».

    Razzye Hammadi : « Je la supplie d'arrêter, de jouer collectif et qu'elle fasse en sorte de donner l'image de militants et de dirigeants qui se respectent eux-mêmes », a-t-il déclaré sur LCI. Pendant la campagne présidentielle, « il y a de jeunes militants qui ont mouillé le maillot (...) et on leur dit: +le programme que vous avez défendu, la candidate n'y croyait pas+! », a-t-il poursuivi « On a Sarkozy pour cinq ans mais cette même candidate, sa priorité, ce n'est pas comment on va vivre notre opposition et notre force de proposition pendant cinq ans, mais ce qu'elle pourra incarner en 2012 ». Dans la matinée, Ségolène Royal avait parlé d'une "probable" candidature en 2012. « Il faut avoir un peu de respect pour les gens », a-t-il poursuivi. Pour lui, « le Parti socialiste et la candidature de la gauche en 2012 n'appartiennent à personne, si ce n'est aux générations à venir" ». « Ce que je demande à Ségolène Royal, c'est (...) d'avoir un peu plus d'humilité et de respect pour la force collective qui l'a portée, même s'il y avait plein de choses qui n'allaient pas pendant la campagne, y compris certaines qui étaient de (sa) responsabilité personnelle ».

    Marie-Noëlle Lienemann : « estime que les déclarations de Ségolène Royal sont des aveux qui éclairent sa lourde défaite et plus particulièrement sa faible crédibilité dans les milieux populaires et dans le monde du travail. Madame Royal aurait pourtant du voir dans les sondages et enquêtes d'opinion auxquelles elle est extrêmement sensible et entendre dans les débats participatifs la forte attente d'amélioration des bas et moyens salaires pour lesquels l'augmentation du SMIC est un levier. La revalorisation du salaire minimum est partout un combat pour les progressistes. IL n'y a qu'à observer l'Allemagne et même les Etats-Unis où cela a été la priorité des démocrates qui, eux, ont gagné les élections. Ségolène Royal reprend aujourd'hui les thèses souvent défendues par Jean-Marie Bockel. Est ce bien raisonnable? En poursuivant une stratégie de discrédit de la gauche et de cautionnement des thèses de droite elle ne peut jouer pleinement le rôle d'opposante à Nicolas Sarkozy capable de rassembler et de faire entendre la voix de la gauche ».

    Jean Luc Mélenchon : « Si réellement elle pensait que ce n'était pas crédible, on se demande alors pourquoi elle l'a défendu. » , « Est-ce que cela signifie que si elle avait été élue, après les avoir promises, elle ne les aurait pas appliquées ? », s’interroge-t-il encore. « Nous sommes dans le domaine de la pure et simple provocation, consternante de sa part », estime le sénateur du PS. Selon lui, « c'est de sa part la preuve d'une très grande duplicité. »

    Priorité à gauche
    [email protected]

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    12:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    Report de la journée nationale d'échanges du 7 juillet.



    Le séminaire de réflexion, ouvert à toutes les sensibilités du Parti, prévu le 7 juillet 2007, est reporté au mois de septembre. Ce séminaire, au lieu d'être le dernier épisode de la séquence politique qui s'achève, sera le premier d'un nouveau moment, celui de la réflexion et de la refondation. Vous serez informés de la nouvelle date dès qu'elle sera fixée.


    INVITATION RASSEMBLEMENT NATIONAL

    Paris, le 25 juin 2007

    Chère Amie, Cher Ami,
    Chère Camarade, Cher Camarade,

    Notre Parti vient de connaître deux importants échecs électoraux. Nicolas Sarkozy sera au pouvoir pour cinq ans pour une omni-présidence au service de l’hyper-finance, de la régression sociale et du verrouillage démocratique.
    Dans ce contexte, la gauche doit mener une opposition ferme et déterminée. Elle doit préparer les futures victoires électorales, à commencer par les municipales, cantonales et européennes. Elle doit s’engager sur le chemin de la refondation, du renouvellement et de l’ouverture.

    Pour commencer ce travail, je te propose de nous retrouver pour une journée nationale d’échanges et de réflexions :

    Le samedi 7 juillet de 10 h à 17 h A l’Institut d’Etudes Politiques de Paris
    27 rue Saint Guillaume – 75 006 PARIS
    métro : Rue du Bac / l'État Germain des Près


    De nombreux intervenants de haut niveau – dirigeants de la gauche, intellectuels, syndicalistes – participeront aux tables rondes. Leur présence, une fois confirmée, sera précisée sur le site www.2007lagauche.net.

    Cette journée sera une vraie journée d’échanges. Nous avons souhaité organiser plusieurs tables rondes au cours desquelles vous aurez la parole. Chaque table ronde donnera lieu à un rapport qui sera ensuite diffusé.

    Je compte sur ta présence pour cette étape importante du calendrier de la refondation.

    Amitiés socialistes,

    Claude Bartolone


    Programme prévisionnel

    9 h 45 : Accueil

    10 h 00 : Ouverture des travaux et présentation de la journée

    10h30 – 12h30 Séance plénière : comprendre la France de 2007
    Quelles évolutions sociales derrière les résultats électoraux ? Y a-t-il virage à droite de la société française ?

    14h00 – 16h00 :

    Atelier n°1 : l’action publique au 21ème siècle
    L’Etat-providence, la sécurité sociale, la question de l’assistanat, les services publics, l’intervention dans l’économie, etc.

    Atelier n°2 : être socialiste français dans l’Europe et dans la mondialisation. Les transformations du capitalisme depuis vingt ans. La réponse socialiste pour une Europe plus sociale et une mondialisation plus juste, plus solidaire et plus équilibrée.

    Atelier n°3 : la gauche, le travail, l’entreprise. Construire une économie du développement durable, du travail pour tous, de la croissance. Rééquilibrer le rapport capital-travail. Soutenir et dynamiser les PME.

    Atelier n°4 : refonder et ouvrir le Parti socialiste. Quelle organisation, quelles structures, quelles alliances pour construire un Parti qui a vocation à faire 35% au premier tour ?

    16h00 – 17h00 : Séance plénière : bâtir le socialisme pour demain. Rapports des ateliers.

    Conclusion par Laurent Fabius

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    12:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG, BARTOLONE, FABIUS, RAG 34

    30.06.2007

    Refonder ensemble la gauche

    Gérard Filoche, invité de la semaine de l’Humanité

    Il fallait, pour gagner la présidentielle, le 6 mai, défendre une vraie alternative sociale : redistribuer aux salaires les 160 milliards d’euros qui ont été siphonnés par les profits, ramener la durée réelle du travail au plus prés de la durée légale, rendre les heures supplémentaires plus coûteuses que l’embauche, instaurer un contrôle de la puissance publique sur les licenciements abusifs et boursiers, augmenter les droits des syndicats avec un Code du travail plus protecteur, défendre le droit à la retraite à 60 ans à taux plein, assurer la gratuité des soins, défendre des impôts directs et progressifs, investir massivement dans l’école publique, renforcer et étendre les services publics...

    Refonder la gauche, pour une VIe République sociale, parlementaire, laïque, cela veut dire imposer ces thèmes dans les combats au jour le jour face à Sarkozy. Parler de 2012, n’a pas de sens, sauf à dire aux pauvres gens désespérés : « attendez cinq ans ! ». Qu’en sait-on ? Sarkozy et sa politique anti sociale peuvent être battus avant !

    Unité de toute la gauche ! Car rien de grand ne s’est jamais fait en France sans unité de toute la gauche. Et tout s’est toujours défait quand des sirènes centristes sont venus nous en détourner.

    Certains visent à créer une « Die Linke » à la française : il est vrai qu’en Allemagne, le SPD est en coalition avec la droite. Si les dirigeants du PS veulent aller dans ce sens, s’ils font encore des « synthèses » trompeuses, s’ils n’écoutent pas leur propre gauche, et si un « putsch » vise à imposer « une chef » sans inventaire, pour recommencer la même erreur sans véritable débat de congrès, les partisans d’un « Die Linke » auront du poids.

    Mais quel sera le résultat ? On se retrouvera avec deux partis de gauche, l’un plus à gauche et l’autre plus droitier... Et il faudra encore des années pour qu’ils discutent et s’allient, pour un indispensable programme commun afin de battre la droite ! Dans cette alliance, les sociaux libéraux, appuyés par les médias, continueront d’avoir les mains libres et de torpiller tout changement profond.

    Pourquoi ne pas défendre un grand parti de gauche unifié ? Une sorte de Congrès de Tours à l’envers ? Des assises unitaires dans tout le pays pour le préparer ? Des règles démocratiques transparentes ? Dans un tel débat rassemblant toute la gauche, les « sociaux-libéraux » y seraient minoritaires !

    Qu’au sein du PS, Emmanuelli, Hamon, Fabius, Lienemann, Mélenchon, Vidalies, Maurel, Moglia, Dolez, (Filoche), nous mettions autour d’une table, construisions les bases d’une gauche socialiste unifiée capable d’ancrer le PS à gauche, de le diriger. Que les mêmes et MG Buffet, D. Voynet, J. Bové, et tant d’autres, se rencontrent et initient une même démarche pour toute la gauche. François Hollande entendra, lui qui met à juste titre l’unité du Ps avant tout et refuse le dérapage au centre. Il faut des initiatives publiques, bilatérales et multilatérales, qui peu à peu, mêlent tous les dirigeants de gauche. Si Besancenot et Laguillier veulent participer au débat, bienvenue ! S’ils s’en excluent ce sera leur affaire. La gauche est potentiellement majoritaire dans ce pays, si ses dirigeants s’entendent et se mettent à sa hauteur.

    Gérard Filoche

    Article publié dans l’Humanité du vendredi 22 juin 2007

    RAG 34. Les lolo's 34

    10:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, FMDS

    Un avenir nommé désir : PS, entre social-réalisme et raëlisme-social

    Depuis quelques mois, Sisyphe se sent fatigué. Un découragement rédhibitoire le gagne.

    Pourtant, juste après le référendum sur le TCE de mai 2005, gonflé à bloc, il croyait dur comme fer qu’enfin il pourrait hisser jusqu’au sommet le fichu caillou qui absorbait toute son énergie.

    La campagne menée à cette occasion avait constitué un formidable moment d’éducation populaire comme ATTAC s’en était fait le héraut. Dans des assemblées fournies, tableau noir à l’appui, on avait discuté avec passion, sérieux et compétence des méfaits de la financiarisation de l’économie, du pacte d’Amsterdam, de la politique de la BCE et de la directive Bolkestein.

    Dans les comités d’action unitaires, on trouvait ceux d’ATTAC, ceux de la LCR, ceux du PCF, les Alterécolos et ... l’aile gauche du PS.

    Sur les tréteaux, le verbe puissant de Mélenchon faisait écho aux diatribes de Besancenot et les déclarations de Marie-Georges Buffet étaient au diapason des propos de José Bové .

    Filoche, Dolez et Généreux couraient inlassablement de ville en ville portant le même message pédagogique et appliqué. Montebourg, Emmanuelli et Fabius lui-même, se prononçaient pour le NON sans faire campagne cependant, pour ne pas enfreindre la discipline du Parti.

    Le 29 mai au soir, la gauche sociologique rejoignait la gauche politique dans le NON à la constitutionnalisation du libéralisme économique.

    Un NON de gauche qui trouvait son assise dans les couches populaires, les plus exposées précisément à la mondialisation capitaliste. Le conflit central était bien le conflit de classes.

    La gauche décomplexée triomphait ; la droite et ses supplétifs, tous les petits bourgeois bien pensants cherchaient l’erreur qu’ils avaient bien pu commettre en dépit du matraquage inconditionnel des médias ; et Chirac voyait s’alourdir le passif d’un bilan déjà peu reluisant. 2 ans plus tard, l’interrogation a changé de camp.

    Comment la gauche a-t-elle pu perdre l’imperdable et en arriver à un tel naufrage ?
    Car s’il ne suffit pas de baptiser la TVA de "sociale" pour qu’elle change de nature, de même, une défaite moins humiliante que prévu ne devient pas une victoire ! Comment pourrait-on oublier que Sarkozy dispose d’une majorité absolue pour mener sa politique malfaisante ?

    De omni re scibili...

    Un naufrage qui ne se réduit pas à une défaite électorale cuisante mais qui est aussi et surtout une défaite idéologique.

    Les couches populaires ont basculé, les pauvres ont voté comme les riches, pour les riches.

    Pareil affront à l’intelligence ajoute parfois au découragement du militant. Celui-ci pourtant, au-delà de la fidélité à ses origines de classe, peut s’appuyer sur la conviction que l’avenir des sociétés démocratiques ne saurait se construire sur la paupérisation des couches populaires et la prolétarisation toujours plus large des couches moyennes salariées.

    Ce réflexe de "petit blanc" comme on pourrait le qualifier par analogie avec les pauvres du sud de l’Amérique qui tournent leur colère et l’expression de leurs frustrations contre les Noirs - (dans notre cas de figure contre leur voisin de palier qui touche l’aide sociale), et fournissent les gros bataillons du KKK, - n’est pas inédit dans la longue histoire de la lutte des classes. On sait bien qu’au Creusot par exemple, durant des décennies, les ouvriers ont léché la main qui les tenaient en servitude.

    Quelques rudiments de marxisme suffisent à l’expliquer : les travailleurs sont a priori en concurrence les uns avec les autres pour l’emploi de leur force de travail, et ce n’est que par la bataille idéologique qu’ils peuvent prendre conscience des intérêts communs qui les unissent et les opposent au système capitaliste ; une conscience qui les constitue pleinement comme classe non seulement en soi mais aussi pour soi. Mais la bataille idéologique ne tolère pas l’à peu près.

    Sarkozy, lui, a su verbaliser l’exaspération sociale. Au-delà des références discursives à Jaurès ou à Blum, c’est bien la captation et le détournement à son profit de l’enseignement de Gramsci qui lui a donné la victoire par le triomphe des représentations symboliques qu’il a forgées.

    La thématique sarkozyste se décline en quelques lignes de force simpl(ist)es mais percutantes : réhabilitation du travail, reconnaissance du mérite individuel, refus de l’assistanat.

    Le programme du PS face à cela ?... un improbable galimatias.

    Toute analyse du résultat des consultations électorales renvoie à la fois à des causes immédiates et à des causes profondes, celles-là nourrissant celles-ci dans une dialectique complexe.

    Si l’orientation politique n’est pas clairement affirmée, le flou bien peu artistique qui enveloppe le projet le rend illisible et accroît la tentation de faire campagne non pas sur le fond des choses mais sur les apparences, avec en retour, une plongée dans le monde interlope de la mise en scène et de la communication qui dégrade un peu plus la lisibilité et la crédibilité du programme.

    De ce point de vue, le piège à PS a rempli son rôle d’une manière si parfaite que Sarkozy n’aurait osé l’imaginer

    A quoi peuvent bien réellement servir les congrès socialistes ?
    J’entendais après le deuxième tour des présidentielles, des camarades dénoncer la pseudo synthèse du congrès du Mans.

    Saluons leur lucidité impromptue, mais il y a quelques mois, ils n’avaient pas de mots assez durs pour fustiger les audacieux qui se permettaient une telle incongruité. Les révélations tardives sont peut-être les plus belles mais aussi les plus stériles.

    On pourrait certes situer le début du délitement avec ce congrès, mais on pourrait tout aussi bien remonter au congrès de Dijon ou de Liévin sans aller jusqu’à rappeler celui de Rennes de si funeste mémoire. A Rennes, il n’y avait pas de divergence politique : hormis quelques "trublions gauchistes", c’étaient des personnalités, des clans, des écuries qui s’affrontaient pour le contrôle de l’appareil et les investitures qui vont avec. Pure et misérable bataille de prébendiers.

    A Dijon, au contraire, un vrai clivage politique a opposé une aile droitière Rocardo-Strauss-Khanienne prônant l’accompagnement social de la mondialisation libérale au nom du réalisme et de la "modernité", avec Tony Blair comme référence déclarée, et une aile gauche (Nouveau Monde et NPS soit 40 % des voix) tournant son regard vers l’altermondialisme. Entre les deux, niant la réalité, Hollande et la plupart des hiérarques tentaient, dans un acrobatique et douloureux grand écart de maintenir l’attelage au prix d’artifices sémantiques et de concepts creux.

    Mais les clivages politiques ne font pas pour autant disparaître les intérêts claniques ; ils s’y superposent. Et dans la structure institutionnelle de la Ve République - (encore merci à Jospin qui a décidé de l’inversion du calendrier, sûr qu’il était de sa victoire, l’hypertrophié du Moi !) - ce sont ces derniers qui imposent leur logique. Les présidentielles comme la télé, ça rend fou !

    Il ne sera pas question d’absoudre « les principaux dirigeants des courants de gauche (auxquels il faut ajouter Laurent Fabius) qui rentrèrent dans le rang. Comme effrayés par leur audace, ils se démenèrent dans des luttes d’appareil et cédèrent presque tous aux sirènes présidentielles.

    Laurent Fabius ne rompit pas avec la direction et, au Mans, une large majorité de cadres « de gauche » imposa la synthèse à des militants qui la rejetaient. Henri Emmanuelli se déclara en faveur d’une candidature Hollande. Mélenchon choisit Fabius. (Comment Jean-Luc a-t-il pu croire une seconde que Fabius pourrait être choisi comme chef de cette gauche, eu égard à son passé ?)

    Isolée, la jeune garde « rénovatrice » (Arnaud Montebourg, Vincent Peillon) se rallia à la candidature de Ségolène Royal - (qui avait fait preuve d’un magistral opportunisme en se déclarant la première) - au printemps 2006. À défaut de « sortir de la Ve République » - une ambition devenue hors de portée avec Ségolène Royal - ils se raccrochèrent au vague espoir (certes personnellement profitable) de « sortir » les éléphants au pouvoir dans le parti pour prendre leur place. » ( Ph. Marlière professeur de science politique à Londres - n° spécial de la revue Mouvements : cf les sites web de Démocratie et Socialisme et du NPS ) ; à noter que Filoche et ses amis ne se commirent pas.

    Avec le processus de désignation du candidat à la présidentielle, le bal égotique des prétendants a donc pu commencer.

    "La présidentialisation du PS date en réalité de 1995. Jusqu’alors, le premier secrétaire était le « candidat naturel » du parti. Or, en 1995, Jospin fut choisi par les militants car ces derniers considérèrent, sondages à l’appui, qu’il était le mieux placé pour battre le candidat du camp conservateur.

    La démarche n’était donc pas anodine. Elle visait à personnaliser le pouvoir autour d’un dirigeant « présidentiable » et à neutraliser l’appareil de décision socialiste, reflet des votes militants et instance de contrôle du premier secrétaire [...]

    Les militants socialistes ont depuis intériorisé la logique de l’élection présidentielle au suffrage universel qui tend au plébiscite d’une personne et relègue au second plan la question du choix d’un candidat et d’un programme socialistes." (Ph Marlière op. cité)

    Candidat perpétuel à tous les postes, l’idole autoproclamée des "djeunes", aussi sûr de sa popularité à l’extérieur du Parti que du rejet dont il était l’objet à l’intérieur avait proposé et obtenu que celui-ci s’ouvre à de nouveaux adhérents à 20 €, par le biais d’internet. La démarche cousue de fil blanc était censée profiter à son auguste personne. Hélas pour lui, les voies de la doxa comme celles du Seigneur ont quelque chose d’impénétrable...

    « La démarche cherchait aussi à noyer les voix des militants actifs dans celles des nouveaux adhérents moins actifs et surtout moins politisés : le principe libéral de « démocratie d’opinion » supplantait le principe de « démocratie socialiste ». (Ph Marlière)

    Refondature ou rénovitude ? Rénovitude dans la refondature !
    C’est à l’été 2006, avec le traditionnel rassemblement de Frangy en Bresse quand A. Montebourg révéla publiquement son choix en invitant Ségolène, signant le premier renoncement à sa ligne de conduite, que je compris que toute l’aventure allait mal tourner.

    J’en acquis la certitude lors des "débats" précédant le vote ; j’en fis part au premier fédéral dans une lettre intitulée "le dernier du culte" et datée du 29 novembre 06.

    J’y déplorais ceci : « L’abandon du registre de l’argumentation rationnelle pour le registre de la foi.[...] D’ailleurs la plupart des interventions ne commençaient-elles pas par « je crois que Ségolène peut ... » ?

    Les militants ne font plus de la politique, ils prêchent ; ils ne construisent plus d’enchaînements logiques, ils psalmodient ; ils n’objectent sur rien, ils vénèrent en bloc. [...]

    Qu’importent alors les orientations sous-jacentes, le discours et même les faux pas diplomatiques de l’impératrice du chabichou : « Ségolène est dans l’air du temps, elle symbolise un besoin de renouvellement de la politique...(dixit le secrétaire de circonscription) » Ségolène peut. Oui [...] Marie Ségolène peut marcher sur l’eau et l’apposition de ses mains guérit les écrouelles [...]

    A quoi bon les groupes de travail, les commissions de réflexion, les amendements au programme, les codicilles au projet, Marie Ségolène EST le programme, elle EST le projet, elle EST le parti [...]

    Ce qui est cocasse de constater, c’est que les contempteurs de la Ve, les partisans déclarés d’une VIe République sont parmi les premiers à se livrer à cette personnalisation outrancière, à se glisser dans les oripeaux du bonarpartisme avec le zèle des nouveaux convertis »

    Dans cette fédération 71 dominée par le courant "Rénover Maintenant" les choses prenaient une tournure sans doute encore plus caricaturale qu’ailleurs, tout observateur un peu objectif pouvait constater qu’au fur et à mesure que le contenu politique de la Rénovation se réduisait, les comportements régressaient vers la solidarité mécanique des sectes.

    Dans les "débats", nous n’avions plus affaire à des militants, mais à des Raëliens ou des Krishna, pénétrés d’une foi aveugle dans le Gourou doté des pouvoirs magiques que confèrent les sondages.

    Ségolène était alors à 36 % ! Sur les affiches, des slogans tels que « Ségolène vote Evelyne » s’écrivaient en lettres majuscules. L’air du temps on vous dit...

    Selon la logique bonapartiste de l’élection, les socialistes ont donc logiquement investi celle que les Français plébiscitaient à travers les sondages, cédant à la doxocratie.

    Une bulle médiatique, par analogie aux bulles spéculatives, se mettait en place et enflait, soumise aux mêmes processus stochastiques et à la même issue : le retour à la sphère du réel.

    En attendant, pour entretenir la bulle, il fallait du spectacle, de la mise en scène, du pipole... sans cesse fournir sa pitance à la déesse aux cent bouches. Amateurs s’abstenir.

    Or, en matière d’amateurisme, Ségolène et son équipe de campagne ont battu tous les records.

    Tantôt se démarquant du Parti et fustigeant les "éléphants", tantôt les appelant au secours, allant jusqu’à moquer publiquement le premier secrétaire (le seul défaut de Ségolène c’est Hollande !), laquelle Ségolène se montrait arrogante et blessante avec certains collaborateurs (pour Besson, le mot prend les deux acceptions)... sans parler des dérapages linguistiques, des gadgets politiques (le drapeau) et des virages sur l’aile (droite) avec les œillades à Bayrou !

    Réparer maintenant
    Dussé-je encourir les foudres des Raëliens et les procès en misogynie, dussé-je être sacrifié dans un rite druidique au sommet de Bibracte, mon avis demeurera sur la prestation de la candidate : pitoyable dans la fonction tribunicienne, médiocre et velléitaire dans le débat. Pourtant, certaines personnes qui n’ont rien à dire, arrivent à le dire très bien...

    « Ségolène a mis à son crédit une campagne de qualité qui a eu pour effet de faire se réapproprier le débat politique par les citoyens, ce que nous avions déjà commencé à faire lors de la campagne sur le referendum constitutionnel européen et qu’elle a su amplifier en l’érigeant en méthode politique. C’est un acquis considérable qu’il n’est pas question de passer par pertes et profits parce qu’il a permis de faire, en trop peu de temps certes, une bonne partie du chemin que nous avions omis de faire. Malheureusement, ce cheminement-là ne s’est pas appuyé d’emblée sur l’affirmation d’une ligne politique cohérente." [...] "En s’affranchissant du dogme du projet, Ségolène Royal a mis au cœur du débat quelques-uns des éléments désormais incontournables de la rénovation. [...] » expliquent sans rire les camarades par la voix autorisée de Daniel A. (Circulaire 13 mai)

    D’abord ce "nous" constitue un pluriel plutôt singulier. Dans cette fédé, excepté ma modeste personne, seul D. A comme membre de la direction fédérale a fait publiquement la campagne du "NON" ; ce n’était pas la position de la fédé et encore moins celle du Parti et de Ségolène !

    Deuxièmement, quand on écrit "Ce cheminement ne s’est pas appuyé d’emblée sur l’affirmation d’une ligne politique cohérente", c’est pure pétition de principe car comment aurait-il pu en être autrement, puisque par définition la ligne était censée être élaborée par ces "débats citoyens" et qu’on s’affranchissait de la matrice justement parce qu’elle ne brillait pas par sa cohérence ?

    Autant imaginer les prolétaires de 1848 élaborant "le Manifeste" ex nihilo !

    Cette méthode est en homologie avec l’entrée des nouveaux adhérents : le catalogue de toutes les doléances de toutes les corporations et la promesse d’y porter remède prioritairement, a pour seul effet le brouillage absolu du programme si tant est qu’il préexiste.

    La rénovation était devenue l’alibi d’une stratégie individuelle et clanique de conquête du pouvoir, la voilà désormais l’habillage qui permet de déverser les responsabilités de la défaite, sur les autres, ceux qui "n’ont pas su en saisir toute la substantifique moelle" et n’ont pas fait preuve d’assez de zèle. Je persiste et je signe, car reconnaître serait abjurer : stratégie classique des sectes ! La meilleure défense, étant l’attaque. Ségolène qui connaît l’adage se lance à l’assaut du Parti avec ses Krishna qui s’auto intoxiquent en répétant 28 fois par jour qu’elle a mené une campagne formidifique ! (« Merci pour tout Ségolène », titre le journal de la fédé de Mai-Juin !)

    « Caressant dans l’entre-deux tours l’idée d’une alliance avec le centre droit bayrouiste, les appels de la mouvance blairisante du PS (Rocard, Kouchner, Strauss-Kahn) furent, une fois encore, ignorés par les électeurs : le centre politique penche avec une constance remarquable à droite, ainsi que l’électorat bayrouiste et les députés de l’UDF ont pu le démontrer au deuxième tour. Au soir de la défaite, ces mêmes idéologues de l’ouverture au centre continuaient de prôner la poursuite d’une stratégie qui, par le passé, a englouti la SFIO et a failli détruire le PS entre 1988 et 1993.

    Ce nouvel échec cuisant de la gauche est avant tout celui du PS qui a mené cette campagne sans ligne politique claire, sans avoir défini au préalable ce que signifiait le socialisme du XXIe siècle, ou encore sans se demander ce qu’il souhaitait accomplir une fois au pouvoir. Balloté au gré des sondages d’opinion, il a pensé - à tort - qu’une candidature féminine combinée à l’hostilité suscitée par Sarkozy seraient suffisants pour renouer avec la victoire. La droite a gagné triomphalement en étant de droite, la gauche a perdu spectaculairement en n’étant pas clairement de gauche. Aux socialistes honnêtes d’en tirer les conclusions qui s’imposent. » écrit encore Philippe Marlière .

    Le PS évitera-t-il la scission au prochain congrès ? Est-il souhaitable de l’éviter ? J’ai bien lu l’argumentaire de G. Filoche (11-06). Mais la perspective d’une union de toute la Gauche sera-t-elle suffisamment crédible pour contenir les forces centrifuges. Le courant blairiste de la Refondation peuplé de "politiciens sans frontière" est toujours tenté par l’alliance avec les vestiges bayrouistes et rêve à terme d’une grande coalition à la Prodi conduisant inéluctablement à des collaborations type SPD-Merkel ou au passage direct à l’ennemi comme on a pu le voir : la lutte des places promet être chaude dans l’entourage de Sarkozy.

    Mais qui restera debout pour la lutte des classes ? Quelle confiance accorder aux chefs fourvoyés, sans une sérieuse autocritique de leur part ? Or ce n’est pas là leur sport favori.

    Sisyphe est encore bien fatigué...

    Serge B (ex) secrétaire fédéral à l’économie - fédé de Saône et Loire : le 18 juin 07

    RAG 34. Les lolo's 34

    10:16 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FMDS, RAG 34

    29.06.2007

    La gauche a-t-elle perdu les couches populaires ?

    Table ronde avec : Patrick Champagne, sociologue à l’INRA et au centre de sociologie européen, Céline Braconnier, maître de conférences de sciences politiques à l’université de Cergy-Pontoise, Michel Kokoreff, sociologue à l’université Paris-V, membre du comité de rédaction de la revue Mouvements. Entretien réalisé par Sébastien Crépelet Ludovic Tomas dans l'Humanité du 23 Juin 2007.

    L’échec de la gauche aux élections présidentielle et législatives semble confirmer un divorce avec les classes populaires perceptible dès 2002. Partagez-vous ce constat et, si oui, que recouvre-t-il ?

    Céline Braconnier. On a trop vite fait de classer la France et les milieux populaires à droite à la suite du résultat du premier tour de la présidentielle. Dans la cité des Cosmonautes à Saint-Denis, sur laquelle je travaille avec Jean-Yves Dormagen depuis plusieurs années, et dans les quartiers populaires de la périphérie urbaine de manière générale, on n’enregistre pas de divorce avec la gauche à l’occasion de ces élections législatives, mais plutôt une démobilisation très importante. Celle-ci fait suite à une participation exceptionnelle à la présidentielle après vingt ans de démobilisation électorale continue, particulièrement marquée en milieu populaire. C’est ce grand écart à un mois d’intervalle qui est marquant. Mais quand il y a vote, son contenu demeure largement orienté à gauche dans ce type de quartiers. Pour autant, ces suffrages sont davantage des votes d’identité, et cette année, à la présidentielle, des votes de rejet de la candidature de Nicolas Sarkozy, que des votes d’adhésion à des programmes portés par les candidats de gauche. Les alternances gauche-droite qui se sont succédé depuis 1981 et les déceptions qu’elles ont engendrées expliquent en partie qu’on ne croit plus vraiment, dans ces quartiers, dans les capacités des élections à améliorer l’existence. Si l’on vote toujours à gauche, c’est parce que ce vote est perçu comme le prolongement presque naturel, dans l’ordre politique, de ce que l’on est quand on habite dans une cité, qu’on est du côté des « petits » et qu’on a, dans son entourage, des étrangers dont on a peur.

    Patrick Champagne. Votre question met en regard deux entités qui font problème : la gauche d’un côté, et les classes populaires de l’autre. De manière contradictoire, on a loué le « civisme » des Français qui ont participé à 85 % à la présidentielle, et déploré que 40 % d’entre eux n’aillent pas voter aux législatives. Mais la participation à la présidentielle a peut-être plus à voir avec la vision que les médias ont donnée d’une Star Academy politique, qu’avec une option citoyenne. Pour comprendre les ressorts du vote, il faut prendre en compte la dimension souvent négligée de « stratégie de reproduction ». C’est-à-dire le choix d’un homme politique qui m’assurera, ainsi qu’à mes descendants, la reproduction sociale simple ou élargie la plus favorable. Ce n’est pas un hasard si dans le programme de certains candidats figuraient des propositions sur les droits de succession. Les politiques, épaulés par les sondeurs, observent l’évolution statistique des voix à gauche, sans chercher toujours à comprendre ce qui se cache derrière ces chiffres.

    Michel Kokoreff. Ce divorce ne date pas d’aujourd’hui. Depuis les années 1980, la gauche a connu des transformations idéologiques et sociologiques importantes. On le voit dans le discours du PS où les « salariés » ont remplacé les « ouvriers », avant que le thème des classes moyennes, fussent-elles « déclassées » ou « boboïsées », ne supplante la référence aux « exclus ». Mais cette tendance à la « désouvriérisation » est aussi à l’oeuvre au PCF. Dans le même temps, on a assisté à de profondes transformations des mondes populaires dans les banlieues et les cités en proie à la précarité, à la ségrégation, au racisme. La gauche de gouvernement a déserté les quartiers populaires. Et même dans les cas où il n’y a pas désertion, les formes d’organisation ou de militantisme des partis sont souvent en complet décalage avec les militants des cités. Les modes d’engagement, de socialisation, se situent hors des structures partisanes ou syndicales classiques. Si divorce il y a, c’est donc aussi entre des formes traditionnelles d’organisation politique et des formes non conventionnelles très fragmentées ou éparpillées avec lesquelles PS et PC ont du mal à nouer le contact.

    Cette campagne a montré un retour dans le discours politique de thèmes en lien avec les catégories populaires, à l’instar des affirmations sur la centralité du travail. Comment s’articule à gauche cette prise en compte des classes populaires et de leurs préoccupations ?

    Patrick Champagne. D’abord, il faut se mettre d’accord sur la réalité que recouvrent ces « classes populaires » dont vous parlez. Quelques chiffres pour y voir clair : les ouvriers étaient près de 40 % en 1962, ils représentent désormais 23,9 % des bases électorales. Dans le même temps, les employés sont passés de 18,4 % à 29,1 % aujourd’hui. C’est un premier problème : considère-t-on que les employés font partie de ces « classes populaires » ? On voit qu’il y a une transformation morphologique très importante, à laquelle s’ajoutent des transformations de la structure du marché du travail sous l’effet de la crise économique. Ces transformations entraînent des rapports au groupe très différents. Les solidarités de travail, les solidarités locales, ces relations sociales qui étaient une forme d’assurance que les plus démunis contractaient entre eux, sont en train de disparaître au profit de la constitution d’autres logiques et systèmes d’intérêts. Le chômage, la précarisation poussent dans ce sens. L’évolution de la scolarisation est un autre facteur important. Ces transformations sont à l’oeuvre sur une période longue, elles ne datent pas de la dernière élection. Quand les gens votent, ils essaient de le faire selon leur intérêt. Le problème est de savoir comment chacun évalue son intérêt. On est là dans un champ de lutte très complexe sur le plan idéologique et symbolique. Pour la gauche, on peut retenir deux dates importantes : son arrivée au pouvoir en 1981, qui a suscité l’espoir d’un changement radical dans la distribution de la richesse et des modes de vie avant le désenchantement qui a suivi, et l’effondrement des pays de l’Est et de ce qui était présenté comme un devenir possible. Ces deux séries causales ont produit du côté des militants et de tous ceux qui y ont cru une profonde indécision sur le vote à gauche et sur la politique en général.

    Michel Kokoreff. Je parlerais volontiers de « nouvelles » classes populaires. On était dans le schéma d’une « moyennisation » de la société française dans les années 1990. Or, depuis, on a assisté au renforcement et à la multiplication des inégalités sociales, de genre ou de territoire. Pour autant, ces nouvelles classes populaires ne forment pas un bloc mais se divisent en trois sous-catégories que l’on pourrait intituler ainsi : les « exclus », les « précaires » et les « protégés ». Les exclus sont associés fortement aux quartiers paupérisés des anciennes banlieues ouvrières, c’est chez eux que la démobilisation est la plus forte. Les ouvriers qualifiés et les employés, qui forment la catégorie relativement « protégée », saisissent la première occasion pour fuir ces zones urbaines sensibles. Entre deux, il y a tous ces gens disposant de revenus relativement stables mais qui ne sont jamais à l’abri d’un coup dur et expriment un profond ressentiment. Les relents ouvriéristes d’un Sarkozy jouent sur la compétition entre ces catégories. Cette ambivalence s’est retrouvée dans la campagne de Ségolène Royal, qui tantôt s’adresse au coeur de la cible électorale du PS, c’est-à-dire les classes moyennes même déclassées, tantôt cherche à donner des gages en termes d’ordre fut-il « juste » aux autres fractions. Ces positionnements traduisent les hésitations des politiques face à des changements profonds du paysage sociologique dont ils n’ont pas encore pris la mesure.

    Céline Braconnier. Quand on s’intéresse à des territoires précis, on s’aperçoit, en effet, que ce sont les habitants les plus intégrés qui constituent le noyau dur électoral de ces quartiers. Ceux qui disposent de CDI, les petits fonctionnaires, les étudiants. L’ordre électoral enregistre les prolongements des transformations sociales des quartiers et des difficultés d’existence qui s’y sont cumulées. Les plus précaires sont ceux qui votent le moins, même si un certain nombre s’est inscrit au cours des derniers mois sur les listes électorales, ce qui a constitué un fait nouveau. Si ces milieux populaires ont capté davantage l’attention de la gauche lors de ces élections, au moins sous la forme d’aller-retour médiatisés des candidats en banlieue, cela s’explique en partie par l’important mouvement d’inscription électorale de ces deux dernières années qui s’est produit dans la foulée des émeutes de l’automne 2005. Au niveau national, le corps électoral a cru de 7 % depuis 2002, mais de 14 % dans les ZUS et jusqu’à 20 % dans une cité populaire comme celle des Cosmonautes. Il y a désormais dans ces quartiers un « réservoir » d’électeurs largement prédisposés à voter à gauche et que les candidats ont cherché à mobiliser. Y sont-ils parvenus ? On peut en douter. Car tout le paradoxe de l’extraordinaire participation électorale du 22 avril réside précisément dans le fait qu’elle ne s’est pas accompagnée, dans ces quartiers, d’un nouvel élan enthousiaste pour la politique. Nombre d’électeurs ont voté sans aucun espoir que la vie s’améliore pour eux. Leur retour vers les urnes a été surtout porté par l’appréhension du pire. Une fois Nicolas Sarkozy élu, c’est le découragement qui a prévalu : le bureau des Cosmonautes a ainsi perdu un tiers de ses électeurs entre les présidentielles et les législatives.

    Est-ce que les valeurs de gauche ont perdu de leur crédibilité dans les milieux populaires face au libéralisme et à l’individualisme ?

    Michel Kokoreff. Cette bataille des valeurs est essentielle - rappelons-nous Gramsci cité par Sarkozy ! - mais il est difficile de savoir comment le logiciel va être reconstruit. Cela passe sans doute aussi par un questionnement sur le positionnement de la gauche : doit-elle se tourner vers les classes moyennes, ou renforcer l’ancrage dans les milieux populaires pris dans leur diversité ? Comment éviter de ne parler qu’avec des « citoyens professionnels » ? Comment faire face à la désaffection des « petites gens », peu enclins à venir témoigner, alors qu’ils auraient tant d’expériences à partager, dans les conseils de quartiers ou les débats participatifs ? Mais ils se heurtent à la peur de la gauche d’aborder des questions comme la sécurité, l’immigration ou les minorités visibles. L’enjeu est celui d’une réelle prise en compte de ces catégories populaires et de leurs préoccupations, liées au travail mais aussi à d’autres problématiques, notamment scolaires, pour les nouvelles générations.

    Patrick Champagne. Le problème des valeurs rejoint celui du type de société que l’on veut fabriquer. Est-ce une société à base économique essentiellement, de concurrence, de marché, ou bien une société qui assure le nécessaire à ceux qui ont des difficultés ? Dans les partis qui prétendent gouverner, le mélange de réalisme et d’idéalisme se négocie en permanence. L’idéalisme, ce sont les valeurs, les grandes idées. Aujourd’hui, les enquêtes marketing indiquent les mots à dire et à ne pas dire. Sarkozy a très bien intégré cette donne. Le réalisme est leur traduction politique à chaque élection. Il y a donc d’un côté le problème dans l’absolu, et les concessions que les partis croient devoir faire pour gagner. Par exemple, la désignation de Ségolène Royal sfaite non sur la base des valeurs mais sur ses chances de l’emporter. Le fait qu’elle ait perdu peut permettre d’encourager une réflexion sur le besoin de revenir à des bases plus « idéalistes ».

    Céline Braconnier. La « question sociale », même sous une forme atténuée qui n’est plus celle d’une identité de classe puissante, me paraît encore constituer l’un des deux piliers de l’identité de gauche en milieu populaire. Mais la question de la défense des immigrés en constitue, aujourd’hui, le second pilier dans les cités : dans ces environnements marqués par l’immigration, la gauche est considérée comme plus favorable aux étrangers.

    Face à l’éclatement de l’identité ouvrière, la gauche peut-elle développer à nouveau un discours unificateur dans lequel se retrouveraient tous les milieux populaires ?

    Patrick Champagne. Les partis de gauche, d’une manière générale, mais le PCF principalement par l’implantation qu’il pouvait avoir dans les usines, étaient des instruments d’unification symbolique de la classe ouvrière. Il n’y avait pas, comme cela existe maintenant, un éclatement de cette classe qui fait que le discours unitaire me semble difficile à tenir. Est-ce que cela a un sens aujourd’hui d’être un parti de classe ? Quand on regarde les intentions de vote parmi les catégories socioprofessionnelles inférieures pour Ségolène Royal, elles étaient de 47 % chez les employés et de 53 % chez les ouvriers. Pour Nicolas Sarkozy, c’était l’inverse. On voit bien qu’il y a des formes conflictuelles importantes dans les quartiers populaires, avec la voiture de tel ouvrier qui a brûlé ou ses enfants qui se font racketter. À l’intérieur même de ces quartiers, il y a une manière de réagir qui va se traduire différentiellement au niveau du vote.

    Céline Braconnier. Dans un contexte, en effet, de dissolution d’une identité de classe jusque-là valorisante, d’autres identités collectives ont émergé dans ces quartiers, alors même que se délitaient les formes anciennes d’encadrement des habitants (cellules, amicales des locataires, etc.). Aujourd’hui, le fait marquant me paraît être du côté de populations issues de l’immigration, qui se sentent reléguées et méprisées du fait, souvent, de leur origine ethnique, et qui ont tendance à revendiquer en retour de manière ostentatoire ce que les autres, précisément, stigmatisent. Un discours et des pratiques politiques qui prennent en compte les difficultés propres à ces catégories populaires pourraient, je crois, emporter des effets. Si la gauche paraît moins à même qu’avant de porter la voix des catégories les plus populaires, cela tient aussi aux caractéristiques de son personnel politique. Au sein de populations peu attentives aux discours politiques et pour lesquelles les messages politiques passent en partie par la personne des candidats, ceux issus de « la diversité » sont susceptibles d’accroître le sentiment d’être représenté, aujourd’hui très faible. Aux Cosmonautes, une fraction non négligeable des électeurs de gauche vote régulièrement pour ce type de candidats. Il y a ainsi une sorte d’usage identitaire du vote qui a profité, par exemple, à Christiane Taubira en 2002, à la liste Euro-Palestine aux européennes en 2004, à Djamel Bourras et à Rose Gomis en 2007 (respectivement candidats issus de la « diversité » de l’UDF-Modem et du PS à Saint-Denis - NDLR). Inconnus localement, ces derniers sont parvenus à cumuler au premier tour des législatives presqu’un tiers des suffrages, dont la quasi-totalité se sont reportés au second tour sur la candidature de Patrick Braouezec, député PCF sortant à Saint-Denis.

    Michel Kokoreff. Le scénario d’une offre politique unitaire est assez improbable. Mais il y a un renouvellement nécessaire de cette offre, au regard du potentiel militant dans les quartiers, qui ne trouve pas d’issue politique. On le voit bien dans un certain nombre de cas où les jeunes trentenaires notamment se mobilisent pour des valeurs universalistes : l’égalité, la justice sociale, la citoyenneté. Les formations de gauche n’ont pas su renouveler leur forme d’encadrement, de socialisation, elles n’ont pas su prendre en compte la question de la diversité, assimilée au communautarisme. Le silence de la gauche lors des émeutes de 2005 a été assez marquant à cet égard.

    Les milieux populaires distinguent-ils les différences entre les partis de gauche et ces structures telles qu’elles existent sont-elles en capacité de renouer avec ces populations ?

    Céline Braconnier. Il y a un sentiment d’appartenance à un camp, et la droite et la gauche font sens pour la plupart de ceux qui votent. Mais il n’y a pas d’identification partisane et pas non plus, sauf chez une minorité, de distinction entre les divers partis à l’intérieur de la gauche. En 2002, beaucoup d’électeurs ne faisaient, par exemple, pas de différence, en terme de positionnement politique, entre Lionel Jospin et Olivier Besancenot. Et, à Saint-Denis, l’appartenance du député Patrick Braouezec au PCF est inconnue de la quasi-totalité des électeurs qui lui ont apporté leurs suffrages. C’est la raison pour laquelle, d’ailleurs, il y a une volatilité très forte à l’intérieur de la gauche en fonction des scrutins et pourquoi les nouveaux candidats issus de la diversité parviennent si facilement à capter une part des suffrages. Dans des milieux où l’intérêt pour les joutes électorales est limité et l’attention pour les discours flottante, on entend parfois les électeurs se demander pourquoi il n’y a pas un seul candidat de gauche.

    Michel Kokoreff. Bien sûr qu’ils font la différence, les habitants des quartiers ne sont pas des « idiots culturels ». Les distinctions s’établissent le plus souvent au niveau local. Le maire est souvent interpellé, qu’il soit de droite ou de gauche d’ailleurs. Cela dit, ces catégories sociales auraient bien du talent et de la compétence s’ils arrivaient à démarquer les étiquettes politiques alors que les lignes ne cessent de se déplacer. Et les clivages, même si c’est en apparence, de se brouiller. On a bien vu pendant la campagne électorale qu’aucun thème n’est laissé à l’adversaire. Sarkozy parle de la valeur travail qui est un thème de gauche, et Royal de l’ordre qui est plutôt un thème de droite. Plus récemment, Fadela Amara passe au gouvernement alors qu’elle était proche de Julien Dray. C’est aussi complexe parce qu’on est en plein brouillage idéologique et que c’est une stratégie délibérée.

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    09:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER LA GAUCHE

    28.06.2007

    Leçons d'une refondation

    Tribune de Jean-Luc Mélenchon, François Delapierre et Raquel Garrido publiée par le journal Politis à leur retour du Congrès du Linke à Berlin. (Juin 2007).

    Nous étions au congrès de fondation du Linkspartei à Berlin, cette fin de semaine, pour y voir naître un nouvel intervenant qui se donne les moyens de changer la donne politique en Allemagne. Le Linkspartei est né de la jonction d’un petit groupe de sociaux-démocrates autour d’Oskar Lafontaine avec les communistes réformateurs issus de l’ex-RDA. Ils ont été rejoints par des syndicalistes et des écologistes de gauche, puis des intellectuels et des artistes indépendants.

    Ce processus est une source d’inspiration pour nous, situés à la gauche du parti socialiste. Car il part du refus de l’orientation social-démocrate qui enferme la gauche dans une impasse désastreuse dans le monde entier. C’est cette orientation qui a conduit le SPD allemand au point de déchéance morale où il se trouve : il a préféré former une majorité pour gouverner avec la droite plutôt qu’avec le Linkspartei. Sous la direction d’Angela Merkel, il continue l’oeuvre de démantèlement de l’État social. Il l’avait lui-même engagée avec le gouvernement de Gerhard Schröder.

    Alors, Oskar Lafontaine a fait son choix. Ancien président du SPD, victime d’un attentat, ancien ministre des Finances qui avait préféré sortir du gouvernement Schröder plutôt que d’être son complice, il a quitté le confort de sa retraite et de son prestige au SPD. Il s’est rapproché de l’ancien avocat des dissidents d’Allemagne de l’Est, le réformateur communiste Georg Gisy, et de son parti. Les commentateurs les disaient promis à la marginalité. Aujourd’hui, dans les urnes comme dans la vie politique, le Linkspartei avance. Électoralement, il perce à l’Ouest, comme l’a montré l’élection au parlement de Brême. Politiquement, son attractivité s’affirme, comme le prouvent les adhésions venues des Verts et des milieux intellectuels. Son originalité s’affirme : «Qu’êtes vous ?», demande-t-on à ses dirigeants. Sans se référer à aucun modèle antérieur, ils répondent : «De gauche, point !»

    On mesure mieux la nécessité de faire cette rupture avec le SPD si l’on sait quelles sont les conditions refusées à Oskar Lafontaine pour soutenir un chancelier SPD. Les voici : retirer les troupes allemandes engagées en Afghanistan, établir un Smic et le fixer à 8 euros de l’heure, revaloriser les petites retraites (celles des ouvriers de l’industrie sont aujourd’hui les plus basses des pays industrialisés), reconstruire la sécurité sociale et le système d’indemnisation du chômage, dont la durée a été réduite de trois à un an... Même ce minimum est encore trop pour les sociaux-démocrates !

    Évoquons à présent quelques ingrédients qui sont au départ de cette force nouvelle. Ils ne sont pas si spécifiquement allemands. Tout repose d’abord sur un bilan assumé et raisonné. Celui de la fin de la période du communisme d’État et de la social-démocratie comme stratégies pour affronter le nouvel âge globalisé du capitalisme. Le nouveau parti exprime un point de vue de gauche républicaine, se réclamant de l’intérêt général de la société. Ses méthodes sont celles de la liberté, d’une part, et de la loi, d’autre part, comme moyen pour faire avancer en égalité toute la société.

    Il est frappant d’entendre de nouveau que l’égalité est le moyen de la liberté pour les personnes qui vivent de leur travail ou demandent de l’aide pour affronter les mauvaises passes de l’existence. Ce programme implique la fin de la contractualisation des rapports sociaux dans l’entreprise comme seule méthode de gestion du compromis social. Ainsi de la demande de créer un Smic national. Alors, comme elle est significative cette revendication du droit, «comme les Français», à faire des «grèves politiques», c’est-à-dire des grèves contre des projets de lois gouvernementaux (en Allemagne, seules sont autorisées les grèves en rapport avec la vie de l’entreprise concernée) ! Dans cette même veine, le programme du Linkspartei revendique des nationalisations, aux niveaux municipal, régional ou national, de divers instruments clés donnant un sens concret à la souveraineté populaire sur les domaines stratégiques du futur. Notons que ces revendications sont avancées essentiellement comme conséquence des urgences posées par la crise écologique. Sont visés le secteur de l’énergie et de l’eau. En fait, c’est la première fois que le mot nationalisation revient dans le vocabulaire politique allemand. Et ce n’est pas un ancien communiste qui l’a avancé...

    Liberté approfondie par l’extension du champ de l’égalité, souveraineté populaire rendue concrète dans les domaines vitaux, développement des capacités d’implication citoyenne des travailleurs : le Linkspartei reformule simplement mais clairement les objectifs du combat de gauche. Nous avons aussi noté un point récurrent des discours à la tribune, le plus souvent absent des nôtres en France. Il s’agit de la lutte pour la paix. Le Linkspartei, mieux que nous, dit clairement que la paix est une construction politique. Elle n’a rien de naturel dans l’ordre international, surtout à l’heure où les budgets d’armement connaissent une nouvelle phase de développement inquiétant.

    Reste à présent l’essentiel, qui doit nous faire réfléchir. Il s’agit de la méthode politique. En quelque sorte, c’est parce qu’il existe un lieu pour la refondation qu’elle se fait. C’est comme cela qu’a été rendue possible la rédaction du programme. Et non l’inverse. Ce point est décisif. Le Links a d’abord été un front. Puis il a fusionné en un seul parti, les yeux ouverts, au terme d’un processus de trois ans de travail vers cet objectif. Pourtant, la situation était infiniment plus complexe et délicate en Allemagne qu’elle ne l’est en France, si l’on veut bien se souvenir des antagonismes hérités de quarante ans de confrontation de chaque côté du mur... À présent, il est frappant de voir que, si l’objectif du dépassement des composantes initiales est sans cesse réaffirmé, il n’a pourtant jamais été question de nier leurs apports spécifiques dans le résultat final.

    Enfin : la relève générationnelle. Elle est ostensiblement organisée. Mais cela n’a rien à voir avec l’alibi jeuniste proposé ailleurs comme moyen donné en pâture pour que rien ne change sur le fond. Dans ce domaine comme dans tous les autres, l’avenir à gauche vaudra mieux s’il est le résultat d’une activité consciente et volontaire. Subir ou vouloir ? C’est le point de départ.

    * Jean-Luc Mélenchon est sénateur socialiste, président du mouvement Pour la République sociale (PRS). François Delapierre est délégué général de PRS. Raquel Garrido est responsable internationale de PRS.

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    14:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, PRS

    Le PS doit garder ses valeurs et refonder ses propositions

    28 juin 2007
    Laurent Fabius a affirmé jeudi que "les valeurs" du Parti socialiste "collent" avec le monde actuel mais que ses propositions sont "à refondre". "Les valeurs, cela colle, les propositions, à refondre", a-t-il résumé sur RTL, en appelant le PS à "une refondation", objectif "plus vaste" que la rénovation.

    Il a suggéré aux socialistes de "se poser trois questions" : celles des valeurs, des propositions, de l’organisation.

    "Les valeurs, elles sont en ligne avec le monde qui vient", a-t-il estimé en citant "la laïcité, l’internationalisme et la solidarité".

    Selon l’ancien Premier ministre, "en revanche, sur les propositions, il y a "énormément, énormément à changer", évoquant en particulier "le rôle de l’Etat", "l’Europe", "l’écologie".

    Quant à "l’organisation" du parti, il a indiqué que pour un PS "autour de 35%", il lui faut être "beaucoup plus ouvert en terme d’origine, de parité".

    Il a notamment estimé que le PS devrait "revisiter le dossier des 35 heures". "L’idée de modifier la durée du travail est juste historiquement, la façon dont cela a été fait est contestable", a-t-il estimé.

    Le député s’est déclaré par ailleurs "assez désarçonné par la stratégie économique du gouvernement".

    "Il faut relancer la croissance. Mais on ne peut pas relancer la croissance si on n’a pas une action franche sur la demande, sur l’offre et si en même temps on cumule les déficits", a-t-il observé sur RTL.

    L’ancien Premier ministre a ajouté ne pas voir "la logique économique" du gouvernement de François Fillon. "C’est une de mes préoccupations", a-t-il dit.

    Laurent Fabius a contesté le dispositif annoncé sur les heures supplémentaires. "Le fameux slogan ’travailler plus pour gagner plus’, cela va aboutir à travailler plus sans gagner plus", a-t-il affirmé, car "on va appeler heures supplémentaires ce qui était autrefois évolution salariale".

    Il a également annoncé à la suite de cette interview qu’il allait quitter le Bureau national du Parti socialiste. "Il faut renouveler", a affirmé le député de Seine-Maritime en recevant quelques journalistes. Il a précisé qu’il entendait cependant "rester très actif" au sein du PS.

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    RAG 34. Les lolo's 34

    12:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

    Grande interview de Laurent Fabius publiée par Le Monde

    28 juin 2007

    Laurent Fabius propose son analyse de l’accord de Bruxelles intervenu le 23 juin. Il dresse un premier bilan de la présidence Sarkozy. Et il évoque la refondation de la gauche et le rôle qu’il compte y jouer.

    Vous aviez défendu le non à la Constitution européenne au sein du PS. Que pensez-vous du traité « simplifié » ?

    Le nouveau traité dit « simplifié » est en réalité compliqué. Il serait plus juste de l’appeler « traité corrigé ». Là où, en cas de « non » français, on nous menaçait d’un enlisement pendant au moins trente ans, il était donc possible d’apporter des modifications en quelques semaines !

    Ce texte reprend plusieurs avancées institutionnelles comme la présidence stable de l’Union, mais il ne « constitutionnalise » plus des politiques européennes inadaptées et du même coup la lourde partie III, comme nous l’avions souhaité, disparaît. Le résultat reste cependant insuffisant, par exemple pour ce qui concerne les services publics et le volet social ou encore concernant l’accès aux coopérations renforcées entre Etats membres. Il n’y a rien de nouveau sur l’harmonisation fiscale et la Banque Centrale Européenne, alors que ce sont des questions essentielles. Les dérogations consenties aux Britanniques sont multiples. Surtout, il faut que l’Europe, au-delà des aspects institutionnels, se décide enfin à financer les dépenses d’avenir, qu’elle adopte des politiques efficaces pour l’environnement, l’énergie, le commerce, et qu’elle porte une vraie ambition sociale : nous n’avons aucune assurance sur tous ces points, ni aucun engagement de rendez-vous. Pas plus que sur la relance du franco-allemand, décisif à mon sens pour la construction européenne.

    Approuverez-vous ce traité quand il sera soumis aux parlementaires ?

    Il est beaucoup trop tôt pour porter un jugement. Il faut attendre les résultats de la conférence intergouvernementale pour voir exactement quel texte en sortira, quel sera le vote de chaque pays et rester vigilants. En tous cas il est clair que le « non » a déjà été utile puisqu’il a permis de corriger certains aspects du traité initial.

    Nicolas Sarkozy en tire partie. Comment jugez-vous son action ?

    A son propos, je parlerai d’omni-présidence. Ce qui caractérise ce nouveau régime, c’est en effet que le même dirigeant est à la fois Président de la République, premier ministre de fait, et à vrai dire ministre de tout. Il s’occupe de tout, contrôle tout, et d’ailleurs le revendique. Quel sera le statut réel du Parlement dans tout cela, mystère. Il faut qu’un meilleur équilibre des pouvoirs soit trouvé car c’est cela une démocratie vivante. L’autre trait du régime, c’est la domination de la finance, avec une répartition très inégalitaire.

    Ces deux caractéristiques du nouveau régime, l’omnipouvoir et l’omnifinance, risquent de constituer à terme les points faibles du Chef de l’Etat. Sur le plan économique, les critiques portées contre la TVA anti sociale, contre le refus d’un coup de pouce au Smic, contre les avantages fiscaux aux privilégiés, contre le recul des moyens alloués aux services publics, commencent à être vécues, donc entendues. Plus largement, la logique économique est contestable. Je ne crois pas qu’on puisse augmenter durablement la croissance française, comme nous en avons pourtant besoin, en ne soutenant vraiment ni la demande ni l’offre, tout en cumulant les déficits. Bref, il va y avoir des rendez-vous.

    Pensez-vous comme une partie de vos amis au PS que l’élection présidentielle était « imperdable » ?

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    02:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

    24.06.2007

    Claude Bartolone : Ségolène Royal reste dans le registre des seuls "coups de com"

    Au lendemain de l'absence remarquée de Ségolène Royal au Conseil national du PS,
    Claude Bartolone était ce matin l'invité de Roland Mihaïl sur France Inter.

    L'invité de... par Roland Mihaïl
    le dimanche de 8h50 à 8h59

    Ecouter, réécouter l'émission

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    19:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BARTOLONE, ROYAL

    Claude Bartolone accuse Ségolène Royal d'avoir mené "une candidature de duplicité"

    PARIS (AP) - La candidature de Ségolène Royal à l'élection présidentielle était une "candidature de duplicité", dénonce le député socialiste de Seine-Saint-Denis Claude Bartolone dans un entretien publié dimanche dans "Le Parisien/Aujourd'hui en France".

    Après le désaveu de la présidente de la région Poitou-Charentes à l'égard de la généralisation des 35 heures et du Smic à 1.500 euros, "j'imagine la surprise d'un certain nombre d'électeurs de gauche", lance ce proche de Laurent Fabius. Et de renchérir: "Ils espéraient une présidente de l'authenticité, ils découvrent rétrospectivement qu'ils ont soutenu une candidature de duplicité".

    "Ses dernières déclarations sur le Smic sont proprement incroyables. Elle n'a donc pas compris que son absence de propositions sur le terrain économique et social était l'une des raisons majeures de son échec", déplore Claude Bartolone.

    Quant à la séparation du couple Royal-Hollande, "c'est leur affaire", "mais cela donne un drôle de sentiment de constater que, sur ce sujet aussi, ce n'était pas forcément la vraie Ségolène Royal qui était candidate devant les Français", déclare-t-il.

    Interrogée sur la proposition de l'ex-candidate à la présidentielle de désigner le candidat pour 2012 dès 2008, il estime que "c'est ne rien comprendre à l'échec historique des socialistes au second tour de la présidentielle". "Notre candidate a fait le plus mauvais score d'un candidat socialiste lors d'un second tour face à un candidat de droite depuis 1965", rappelle Claude Bartolone.

    Selon lui, "lors de cette présidentielle, les Français étaient disponibles pour choisir un projet de gauche. Encore aurait-il fallu le leur proposer". "Avant de penser à celui ou celle qui portera nos couleurs en 2012, nous avons donc à travailler sur ce que doit être le projet de la gauche dans le nouveau monde où nous sommes entrés".

    Dans "Le Journal du Dimanche", M. Bartolone juge également que Ségolène Royal, "au cours de sa campagne, n'a pas fait la démonstration de sa capacité à faire travailler les socialistes ensemble". "Ce qui explique le sentiment d'isolement qu'elle a pu éprouver et ce qui serait le problème si elle voulait prendre le parti". AP
    ir/com

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    07:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : BARTOLONE, ROYAL

    Front uni au PS pour contrer l'offensive de Ségolène Royal


    2007/REUTERS/Gonzalo Fuentes PARIS (Reuters) - En l'absence de Ségolène Royal, le Parti socialiste s'est fixé samedi un cap pour les mois à venir après les défaites électorales du printemps lors d'un Conseil national électrique où les attaques ont fusé de toutes parts contre l'ancienne candidate à l'Elysée.

    A la tête du PS depuis dix ans, François Hollande n'a pas été épargné lors de cette réunion, accusé par certains de diriger bon gré mal gré un "condominium d'intérêts présidentiels", dont le sien propre.

    Les membres du "parlement du parti" ont cependant validé à une très large majorité le "processus de rénovation" présenté par le premier secrétaire qui n'inclut formellement aucune des desiderata "ségolénistes" - congrès avancé ou vote des militants sur le calendrier.

    François Hollande a fixé au "lendemain des municipales" le prochain congrès, seule instance habilitée à modifier la ligne idéologique du parti. Un autre congrès - de désignation du futur candidat à la présidentielle - aura lieu "sans doute" en 2010.

    Dans l'intervalle, trois forums thématiques seront organisés ainsi que des assises de la gauche. Une "commission de la rénovation" sera mise en place pour atteindre les objectifs en matière de parité, de diversité et de renouvellement des générations.

    "Le débat ce n'est pas 'tous sauf Ségolène' ou 'Ségolène sinon rien', c'est le travail sur le fond" pour lancer la refondation afin de renouer avec la victoire, a assuré Jean-Christophe Cambadélis, bras droit de Dominique Strauss-Kahn.

    "PSEUDO-SOLIDARITÉ"

    Une partie des proches de l'ex-candidate présidentielle ont ostensiblement "séché" le vote, boudé également par DSK et Laurent Fabius, qui se sont éclipsés avant la fin des débats.

    "C'est une victoire pour le Parti socialiste" qui s'affiche rassemblé pour les étapes suivantes, a malgré tout déclaré le premier secrétaire lors de sa conférence de presse de clôture.

    Devant les caméras, il a refusé de commenter l'absence de son ex-compagne. "Le PS est un parti libre où chacun vient selon son propre agenda, son propre calendrier", a-t-il expliqué tentant de sauver les apparences. "Bien sûr que Ségolène Royal doit être pleinement impliquée dans le débat sur la rénovation".

    Trois membres du Conseil national ont voté contre son texte dont le député-maire d'Evry, Manuel Valls, et Gaëtan Gorce, qui a préféré rompre avec "cette pseudo-solidarité" après avoir réclamé une nouvelle fois la démission du premier secrétaire.

    Huit mois après sa désignation par 60% des militants socialistes - et sept semaines après sa défaite face à Nicolas Sarkozy - Ségolène Royal, retenue en Poitou-Charentes par des "obligations de longue date" selon son entourage, a ainsi subi un revers de taille face à des responsables du parti exaspérés par ses coups de boutoir.

    A leur arrivée à l'hôtel Marriott Saint-Jacques, les ténors ont dénoncé ses attaques contre le smic à 1.500 euros et ses déclarations de candidature "probable" à la présidentielle de 2012.

    "TENTATIVE DE PUTSCH" OU "VOTE DE DUPES"?

    "Nous sommes là pour faire échec à une tentative de putsch", a attaqué Jean-Luc Mélenchon. "Certains se projettent déjà en 2012, mais les Français ne vivent pas en 2012, ils vivent en 2007", a prévenu Laurent Fabius.

    A la tribune, Henri Weber a jugé "doublement contestable" le procédé qui consiste à voter puis critiquer des mesures importantes du projet socialiste comme le smic à 1.500 euros.

    Malgré une arrivée groupée sous l'oeil des caméras - Arnaud Montebourg, François Rebsamen, Dominique Bertinotti et Jean-Louis Bianco - les partisans de Ségolène Royal faisaient profil bas en entrant au Conseil national.

    Dans une instance où le premier secrétaire dispose de la majorité, la partie devait être finement jouée: éviter de monter trop au front pour ne pas apparaître comme un simple courant interne du PS, explique un conseiller de l'ex-candidate.

    A leur sortie, le camp Royal cachait mal son amertume et prenait les militants à témoin.

    "Vu l'image qu'a donnée le Conseil national, je ne suis pas sûr que les absents ont toujours tort", a estimé Jean-Louis Bianco, décernant un satisfecit à François Hollande mais dénonçant "pour le reste un concours de langue de bois très classique".

    La réunion et le vote donnent une "image inversée" du PS, assure un proche sous couvert d'anonymat. Ce "vote de dupes montre à quel point il y a un décalage ente le Conseil national et la base" militante, a-t-il ajouté.

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    07:42 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    22.06.2007

    ROYAL et son pacte présidentiel : tromperie sur la marchandise ?

    Ségolène Royal affirme avoir défendu, pendant la campagne, des propositions auxquelles elle ne croyait pas.
    (smic 1500 €, 35 heures,etc).

    Ecouter ses déclarations : clicker ici

    Le JT de France 2
    (Edition du jeudi 21 juin 2007.20h09m29s).

    Avec Ségolène tout redevient pénible !
    Post Scriptum : "Je cherche en vain le mot exit... de nos anamours transitoires..."

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    11:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, pacte présidentiel

    21.06.2007

    Est-ce une question de timing ?

    Est-ce parce que Ségolène Royal a été désignée trop tard et est-ce parce qu’elle n’a pas maîtrisé le « projet socialiste » si nous avons perdu le 6 mai ? On entend ce double argument, qui évite d’aller au fond politique des choses : on aurait perdu à cause d’une erreur de « timing ».

    Sarkozy s’est préparé pendant quatre ans pour gagner, pas la candidate de la gauche, nous dit-on. Il aurait fallu et il faut faire pareil à l’avenir.

    Mais ce n’est pas vrai, cela n’a aucun sens : toute la gauche aussi s’était préparée pendant quatre ans, depuis les grands mouvements de 2003 en défense des retraites, depuis le raz-de-marée électorale à gauche des 28 mars et 13 juin 2004, depuis le « Non » du 29 mai ( 55 % des Français, dont 75 % à gauche et 59 % des électeurs socialistes), depuis les grandes mobilisations victorieuses anti-CPE de 2006... En 2004 quand on soutenait le rejet de la loi Fillon contre les retraites, on a gagné 20 régions sur 22 avec 7 % de mobilisation électorale en plus ! Quand on défendait l’Europe des 35 h et du Smic européen, le parti socialiste a obtenu 31 % des voix, 31 % ! Jamais autant de mouvements en profondeur n’étaient aussi capables de nourrir, de préparer la victoire de la gauche, encore aurait il fallu s’en inspirer, s’en réclamer, les défendre dans la campagne électorale ! On avait, nous, à gauche, quatre ans de préparation, la meilleure qui soit !

    Si Ségolène a été désignée le 16 novembre, ce n’était pas trop tard !

    Sarkozy aussi, a été, formellement, désigné après elle, en novembre 2007.

    François Mitterrand le fut aussi en novembre 1980 et il gagna en mai 81.

    Il ne fallait pas, au contraire, désigner la candidate trop tôt et il fallait d’abord, bien sur, donner la priorité au “projet”, aux idées, les ancrer, les faire passer ! On n’est pas l’UMP : un parti godillot autour d’un candidat. Les idées d’abord !

    A condition qu’elles soient fortes et vraiment à gauche, c’était ça le problème !

    Et puis quand elle fut élue en interne, après un beau processus de débat, valorisant, il n’était pas trop tard, Ségolène Royal était donnée à 54 % ce fut même l’argument principal de sa victoire auprès des militants : elle était la mieux placée !

    Par contre, coté « timing » en effet, deux mois décisifs furent perdus, en décembre et janvier, qui ont permis à Sarkozy d’être offensifs et de s’installer, conquérant un avantage qu’il n’a jamais reperdu : en guise de « démocratie participative », il aurait mieux valu écouter les grandes démonstrations participatives des luttes sociales de 2003 à 2006 et des élections de 2004 à 2005 ! Comme message participatif il n’y avait pas plus fort ! C’était ridicule et faux que de ne pas entendre cela, et de faire mine de croire que d’autres mini-réunions ou les mels d’internet pouvaient en dire plus ! Le timing était bon, la France basculait à gauche depuis quatre ans, il fallait enfourcher la vague, pas faire semblant de l’ignorer, d’en discerner une autre... en perdant deux mois de campagne décisifs.

    Est-ce parce que Ségolène Royal n’a pas maîtrisé le projet socialiste » s’il y a eu des « couacs » du type les 1500 euros de Smic ? c’est encore totalement faux ! car Ségolène Royal était dans les instances du parti pendant toute la période ou ce projet s’est discuté ! Elle y était partie prenante et il ne tenait qu’à elle de s’y préparer, de s’en mêler collectivement. Le « timing » de ce projet élaboré de décembre 2005 au 1er juillet 2006 et dépendant lui-même de la fameuse synthèse du Mans, le lui permettait aisément !

    D’ailleurs, le 6 juin lorsqu’il y eut la fameuse séance du Bureau national élargi qui a duré dix heures pour adopter le « projet socialiste (ratifié le 1er juillet), Ségolène Royal était présente 6 h sur 10 h et elle n’a pas pris la parole une seule fois, elle est partie au bout de six heures, parlant à la presse, sans travailler collectivement jusqu’au bout, sans amender, sans objecter. Ses partisans ont même lutté pour y introduire « l’encadrement militaire pour les jeunes délinquants » et y ont partiellement réussi (« des chantiers de jeunes encadrés »), pourquoi n’a t elle pas davantage participé, enrichi, ne s’est elle pas emparé de ce texte ? Ce n’est pas parce qu’elle n’a pas pu, c’est parce qu’elle n’a pas voulu, c’est parce qu’elle avait une distanciation préalable d’avec le parti, qui s’est hélas, confirmé pendant toute la campagne.

    Elle a mené campagne à part, n’a jamais réuni l’équipe du parti qu’elle avait désignée, (elle avait choisi Besson et Kouchner...) n’a jamais fait appel a eux pour les meetings, ni pour les télévisions, c’est sa campagne, c’est un peu cavalier, de mettre en cause, ceux qui ont faits des argumentaires qui, hélas, hélas, n’ont pas été entendus...

    On est stupéfait des explications de la candidate qui affirme n’avoir pas été d’accord avec le « projet socialiste » et notamment sur la question du Smic et des salaires.

    La hausse des salaires, ce n’était pas seulement la question des 1500 euros pour le Smic : en effet, en brut c’était peu, nous l’avions dit, et en net, cela pouvait paraître trop à certains si c’était séparé d’une hausse salariale d’ensemble. Mais c’était facile à expliquer nous l’avions proposé, il fallait écouter : une conférence salariale en juin pour tous les salaires, 100 euros le 1er juillet 2007 pour le Smic. Et expliquer que 160 milliards d’euros étaient passés des salaires aux profits dans les 20 dernières années, c’était possible, réaliste, cela méritait d’être renversé progressivement.

    Car le problème n’est pas le « coût du travail » mais « le coût du capital », c’est le coût du capital qui est trop cher, pas le coût du travail ! Ce sont les salariés qui créent les richesses et ils n’en reçoivent pas la part qu’ils méritent. Il faut redistribuer les richesses par les salaires et cela ne nuira en rien à la compétitivité de notre économie, au contraire cela la relancera !

    Si la candidate se dit avoir été contrainte sur cette question, c’est bien surprenant, car elle pouvait imaginer, compléter le projet socialiste, elle ne s’en est, hélas, pas privée, sur d’autres questions, c’est trop facile de lui faire porte le chapeau comme si elle n’avait pas été libre ! D’ailleurs elle ne s’est pas privée de « liberté » sur les « camps avec encadrement militaire pour les jeunes » et elle l’a repris en dépit que ce ne fut pas dans ledit « projet », pareillement pour la carte scolaire, pareillement lorsqu’elle dit qu’elle ne veut pas abroger la loi Fillon, ou « les lois de la droite par plaisir », ou bien encore avec le « Contrat première chance » qu’elle a inventé sans qu’il soit non plus dans le projet...

    C’est trop facile de faire porter ainsi le chapeau au « projet socialiste » quand elle veut et sur un point essentiel : car elle a perdu littéralement face à Sarkozy sur la question des salaires, du « travailler plus » (alors que le projet était précis sur les heures supplémentaires... ). Ce n’est pas le parti qui a freiné la défaite de Ségolène Royal, c’est plutôt l’inverse, c’est quelle n’ait pas voulu écouter le parti... sur les impôts, sur le code du travail, sur les 35 h, sur les retraites,...

    Sarkozy, lui, il s’est appuyé sur son parti, façonné, préparé, organisé autour de son projet. La « démocratie participative » ce n’est pas la non-participation à un parti pour le contourner et de façon spontanéiste picorer de ci de là à des entourages de hasard, hétérodoxes, hétérogènes. Il faut travailler collectif, pas solitaire, il faut écouter, intégrer, arbitrer, entre les divers points de vue et sensibilités, car il y a des parts de vérité à déchiffrer, à synthétiser, à fortifier.

    Tout cela peut recommencer même en désignant un candidat en 2010 pour 2012 et même en faisant que ce candidat maîtrise l’élaboration du projet. L’inconvénient majeur devient même qu’on va ainsi désigner un candidat sans projet. C’est s’adapter au plus mauvais de la V° République : d’abord la personnalisation présidentielle, après le fond politique !

    Voter sur une tête avant que le parti ait un projet, ce n’est sûrement pas plus démocratique, ni plus efficace. Car ensuite, si le candidat impose ses desiderata contre l’avis majoritaire du parti, où ira t on ? On retrouvera le même problème à l’envers, plus dangereux, plus décalé, plus susceptible de faire perdre !

    Non, tout cela n’est pas une question de timing, de calendrier, mais de fond : le contenu de la campagne n’était pas assez à gauche face à une droite décomplexée !

    Enfin ne parlons pas de 2012 aujourd’hui : cela veut dire aux pauvres gens désespérés qui souffrent et vont souffrir de la politique de Sarkzoy qu’il faut « attendre 2012 ». Il n’y a pas pire message politicien.

    Qu’en sait-on ? Il peut se passer quantité de choses d’ici là ! On en a connu qui, en 1966 avait fondé un mouvement appelé « objectif 72 ».

    En termes de timing, on doit d’abord lutter pied à pied, sujet par sujet, année après année, en tenant compte des mouvements sociaux et de des échéances électorales intermédiaires.

    C’est s’empoisonner la vie que de prétendre désigner une candidature pour 2012, c’est livrer la personne en question aux aléas de tout ce qui se passera, aux carcans, aux usures, aux erreurs, c’est subordonner non seulement tout le calendrier électoral à la présidentielle, mais toute la vie politique à une personne, au détriment de l’action démocratique collective, participative.

    Gérard Filoche, jeudi 21 juin 2007

    RAG 34. Les lolo's 34

    18:21 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Gérard FILOCHE, FMDS, RAG 34

    RAG 77 : Ouvrons le débat !

    Nos camarades Seine et Marnais par la voix de Jean-Francis Dauriac ont récemment lancé un débat sur la rénovation nécessaire du PS .

    Le résultat des élections présidentielles vient de trop loin. Et le faux débat sur le calendrier de la nécessaire rénovation conduit par nos dirigeants de toutes sensibilités, finit par être insultant. Rien ne sert de nous jeter des anathèmes, ni d'opposer les responsabilités des uns et des autres. Il traduit la victoire d'une grande cohérence, contre de nombreuses incohérences. La cohérence de Nicolas Sarkozy repose sur une base idéologique, un système de valeurs parfaitement homogènes, et une réelle et ancienne détermination. Toutes les positions qu'il a exprimées, y compris par de faux "dérapages", sont complémentaires, et conformes à l'idéologie de la droite la plus traditionnelle . C'est ce qui a donné force et crédibilité à ses positions et propositions en terme de sécurité,...

    A lire dans la rubrique Ouvrons au moins le débat :

    La position de Laurent Fabius
    La position de DSK
    La position de Ségolène Royal
    Devoir d'audace par Jean-Luc Mélenchon
    Quelle refondation par Henri Weber
    Razzie Hammadi : Refondation de la gauche
    Etc.

    Lire la suite

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    18:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFONDER RENOVER LE PS

    Anamours transitoires ? Les Français préfèreraient DSK à Ségolène Royal à la tête du PS




    PARIS (Reuters) - Dominique Strauss-Kahn ferait un bon premier secrétaire du Parti socialiste pour 62% des Français, devançant Bertrand Delanoë (49%) et Ségolène Royal (34%), selon un sondage Opinion Way pour Le Figaro et LCI rendu public jeudi.

    Parmi les électeurs ayant voté pour la candidate socialiste lors du premier tour de la présidentielle, la tendance s'inverse: elle arrive en tête (66%), devant "DSK" (60%) et le maire de Paris (53%).

    Laurent Fabius et François Hollande arrivent dans les deux cas de figure en quatrième et cinquième position, mais très loin derrière.

    Le sondage a été réalisé les 20 et 21 juin par internet auprès d'un échantillon de 908 personnes.

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    07:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    20.06.2007

    La fin d'un cycle électoral : Emmanuel TODD invité de France Inter



    Emmanuel TODD, démographe et historien était ce matin l'invité de France Inter et répondait dans inter-activ'aux questions des auditeurs.

    Avertissement : Oreilles ségolinistes attention, certains propos sont susceptibles d'heurter les plus sensibles. Précaution : vous éloigner de votre poste à galène .

    "Sarkozy à propos de la "notion" de Nation, pire que Le Pen..."

    "C'est de la faute des adhérents si Ségolène Royal a tenu un discours de droite pendant la campagne présidentielle..."

    "Ségolène Royal a sabordé le parti socialiste..."

    Etc.

    Partie 1 :

    Ecouter l'invité d'inter

    Partie 2 :

    Ecouter interactiv'

    Réécouter l'émission sur France Inter

    RAG 34. les lolo's 34

    16:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Emmanuel TODD

    15.06.2007

    MANIF DE DROITE : TRAVAIL,FAMILLE,TELEVISION...(vidéo)

    La culture, ça fait mal à la tête.

    Gauchistes : terroristes !

    On a gagné, on a gagné : Ca c'est d'la cravate de droite !

    Les riches à Versailles, les pauvres sur la paille !

    Nous sommes fiers des violences policières

    BIGARD, BIGARD, AHaHA HAHA...

    La culture ça fait mal à la tête !

    Moins d'artistes, plus de police !

    Johnny reviens, tu paieras moins...

    Le tiers-monde au travail ...

    Christine BOUTIN, montre-nous le chemin...

    etc.
    Pardon, pardon pour le dérangement !

    Des "artistes de rue de droite" se mobilisaient pour "soutenir" le gouvernement. Manif organisée par les intermittents du spectacle en 2003.



    Durée: 09:08 pris le: 26 Avril 2007 Lieu : France Le 25 octobre 2003, des "artistes de rue de droite" se mobilisaient pour "soutenir" le gouvernement.

    Arnaud Contreras a réalisé un documentaire-court sur cet évènement culturel inouï, absurde, à prendre avec humour (dommage qu'il faille le préciser, mais les commentaires de gauche comme de droite sont parfois trop emportés).

    Pour + d'infos sur la vidéo:
    www.contreras.fr

    En savoir plus : RESTONS VIVANTS !

    RAG 34. Les lolo's 34

    16:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Manif de DROITE

    01.06.2007

    Pour une nouvelle Europe sociale : Un avenir social commun !

    Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre le risque d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.

    A l'occasion de la présentation, à Paris, d'un rapport sur l'Europe sociale de Jacques Delors, ancien président de la Commission européenne, et Poul Nyrup Rasmussen, président du Parti socialiste européen, Ségolène Royal s'est exprimée sur l'organisation d'un nouveau référendum sur les institutions européennes.

    C'est une "obligation démocratique", après le rejet du traité constitutionnel par les Français en mai 2005. Ségolène Royal s'est dite "prête à prendre ce risque politique".

    Elle a précisé que "ce référendum interviendra en même temps que les élections au Parlement européen, le 14 juin 2009.

    C'est très court, il faudra entre-temps faire la preuve que l'Europe avance", citant comme "preuves", la création d'un salaire minimum européen, la lutte contre le chômage et les délocalisations, l'investissement dans la recherche et "la préparation de l'après pétrole".

    "Il faudra mettre en place un gouvernement économique (de la zone euro ndlr) et le faire correctement fonctionner. L'objectif de ce gouvernement économique, ce ne sera pas seulement la lutte contre l'inflation comme c'est le cas aujourd'hui mais également la croissance et l'emploi.

    Pour cela, je souhaite que les compétences de la banque centrale soient élargies. C'est une idée qui n'est aujourd'hui en Europe pas consensuelle.

    Si l'Europe se relève et devient efficace, les Français accepteront de lui donner des institutions pour fonctionner mais pas l'inverse".

    Ségolène Royal a ensuite déclaré que "si la France est bien notre patrie, l'Europe est aussi notre nouvelle frontière".

    Défendre en même temps la nation et l'Europe, "non seulement ce n'est pas incompatible mais les deux sont étroitement liées".

    Télécharger en PDF "Pour une nouvelle Europe sociale : dix principes pour un avenir commun"

    Télécharger le rapport dans son intégralité (doc.pdf)

    RAG 34. Ann des lolo's 34

    07:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Nature/Environnement , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UE, EUROPE, TRAITE, TCE, REFERENDUM, RAG 34, ROYAL

    30.05.2007

    Les Français ne sont pas des paresseux !

    Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace

    Il faut, parait-il, "réhabiliter la valeur travail". Nicolas Sarkozy en a fait le thème central de sa campagne victorieuse. Il considère manifestement que la paresse actuelle des français est la cause principale des difficultés que rencontre le pays. Il s’agit là pourtant d’une contrevérité qui aurait du en bonne logique lui coûter l’élection tant le propos est insultant à l’égard des 22,5 millions de salariés, qui travaillent dur chaque jour, et des 2 millions de chômeurs, qui aimeraient pouvoir en faire autant. Les résultats de l’économie française ne sont pas, c’est vrai, toujours à la hauteur, mais c’est plutôt du côté des élites économiques dirigeantes qu’il faut en chercher les causes. Et les remèdes.

    les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde

    Rien n’est plus faux en effet que ce préjugé tenace d’une France paresseuse : les salariés français figurent au contraire parmi les plus productifs au monde. Selon les chiffres du Bureau of Labor statistics, organisme officiel américain donc peu suspect de socialisme militant ou de francophilie excessive, un français qui occupe un emploi avait produit 71 900 dollars de richesses en moyenne au cours de l’année 2005. C’est certes moins que les 81 000 dollars produits par l’employé américain moyen mais significativement plus que les 64 100 dollars d’un anglais, les 59 100 des allemands ou encore les 56 300 dollars d’un japonais...
    Et même en matière de temps de travail, si Nicolas Sarkozy ne se contentait pas de répéter les poncifs que lui soufflent ses amis chefs d’entreprises, il saurait que les salariés français ne sont pas, et de très loin, ceux qui travaillent le moins en Europe. Selon Eurostat, l’organisme statistique officiel de l’Union, un salarié français travaillait en moyenne 36,4 heures par semaine au troisième trimestre 2006. Contre 36,1 dans l’ex Union à 15. Les français travaillent presqu’aussi longtemps que les anglais, 36,5 heures, et significativement plus que les danois, 34,6 heures, dont le modèle social est si envié, ou encore que les allemands, 34,5 heures, pourtant champions du monde de l’exportation. Sans parler des néerlandais qui ne restent en moyenne que 29,8 heures au travail chaque semaine. Dans l’ex Europe à 15, c’est en Grèce, 39,9 Heures, et au Portugal, 39,2 Heures, qu’on travaille le plus longtemps. Rattraper la Grèce et le Portugal, est-ce cela l’ambition de Nicolas Sarkozy pour l’économie française ?

    la démarche des 35 heures était parfaitement censée…

    Si, à niveau de richesses comparable, le chômage est plus important chez nous que chez nos voisins, c’est justement parce que ceux qui ont déjà un emploi sont particulièrement productifs. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs la démarche des 35 heures était parfaitement censée. Et c’est pour la même raison, qu’en cherchant à allonger le temps de travail de ceux qui ont déjà un emploi, Nicolas Sarkozy ne ferait qu’aggraver le chômage. Quant aux chômeurs, soupçonnés de se complaire dans leur situation, il serait pourtant difficile de les pénaliser davantage qu’aujourd’hui afin de les obliger à trouver un emploi.

    Les chômeurs français figurent déjà parmi les plus mal traités

    En 2003, 10 des pays de l’ex Union à 15 dépensaient, en effet, davantage que la France pour indemniser leurs chômeurs, rapporté à leur PIB. Jusqu’à 2,7 fois plus par chômeur pour le Danemark ou les Pays Bas, mais aussi un peu plus pour le Portugal...

    Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, les raisons de ces difficultés ne sont-elles pas à chercher à la tête des entreprises ?

    Contrairement à ce que laisse entendre le nouveau président de la République, les salariés français ne sont donc pas des paresseux ni les chômeurs de l’Hexagone des profiteurs. Pour autant, il ne fait guère de doutes que les entreprises françaises rencontrent des difficultés importantes. Elles sont souvent à la peine sur les créneaux High tech en expansion et s’en sortent, en particulier, nettement moins bien sur le marché mondial que les entreprises allemandes. Et cela bien que le travail soit sensiblement plus cher Outre Rhin : 33 dollars de l’heure en 2005 pour un ouvrier de l’industrie contre 24,6 en France selon les chiffres du BLS. Si la paresse des salariés n’est pas en cause, ni le coût de leur travail, est-ce que les raisons de ces difficultés ne seraient pas à chercher plutôt en priorité du côté de la tête des entreprises ? Du côté de la faible qualité de leurs dirigeants et de l’inefficacité de leurs modes de gestion ? Quand on observe, par exemple, le gigantesque gâchis que l’incurie d’un Arnaud Lagardère, actionnaire de référence, combinée à la soif de pouvoir d’un Noel Forgeard a provoqué au sein d’Airbus, on se dit en effet que c’est surtout au niveau de ses élites économiques, de leur recrutement et de leurs habitudes de fonctionnement, que l’économie française aurait besoin d’une "rupture". Mais évidemment il est plus naturel pour l’ancien maire de Neuilly, qui a recueilli un pourcentage record de 87 % des voix dans sa commune, de chercher à culpabiliser salariés et chômeurs plutôt que de bousculer ses amis patrons...

    http://www.alternatives-economiques.fr

    publié par Science Po Paris et Guillaume Duval, rédacteur en chef du mensuel Alternatives Economiques dans Alternatives Economiques .

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    28.05.2007

    Jusqu’à l’os

    Auteur : François Delapierre
    La gauche a été battue. Elle risque désormais d’être écrasée. La large victoire électorale de Sarkozy ne suffit pas à tous ceux qui piaffent depuis belle lurette en espérant la fin de l’exception française et l’alignement du pays sur le modèle dominant en Europe.

    Pour être en mesure d’imposer une telle rupture, ils ont besoin d’autres victoires. Ni le futur Premier ministre, Fillon, ni le numéro deux annoncé du gouvernement, Juppé, ne peuvent ignorer cette exigence. Tout deux savent d’expérience qu’une majorité dans les urnes ne peut à elle seule balayer les résistances. Il leur en faut davantage. Sur le terrain social, bien sûr. Sarkozy semble avoir déjà choisi le terrain de la confrontation imminente : service minimum et régimes spéciaux. Sur le terrain politique également. Pour avoir les mains libres, la droite a besoin de rayer la gauche du paysage. En tout cas celle qui est en mesure de lui résister. La gauche qui leur convient, c’est la gauche impuissante, soit parce qu’elle n’aspire pas à gouverner, soit parce qu’elle gouverne avec eux.

    Ils ne se contentent pas de vouloir les pleins pouvoirs. Ils les veulent pour plusieurs générations. J’exagère ? Lisez le Figaro d’aujourd’hui. On y trouve les témoignages d’exilés fiscaux annonçant qu’ils ne reviendront pas en France malgré le bouclier fiscal de Sarkozy. Pourquoi ? Parce qu’ils craignent qu’une future alternance ne remette en cause cet « acquis ». Certains veulent être sûrs qu’ils pourront le jour venu transmettre à moindres frais leur magot à leur descendance. D’autres vont jusqu’à poser comme condition à leur retour que le bouclier fiscal soit inscrit dans la Constitution… Avec de telles exigences, on comprend qu’une victoire à 53% ne suffise pas à leur tranquillité d’esprit.

    C’est dire à quel point est irresponsable l’ambiance qui règne au sommet du Parti socialiste au moment où le danger n’a jamais été aussi grand. A l’issue de son conseil national samedi dernier, le PS aura en effet cumulé tous les désavantages. Chacun s’est engagé à ne pas ouvrir le débat de fond pour ne pas diviser le parti. Aucun débat politique n’est donc mis sur la table. Mais tous ou presque font le contraire. Un spectacle désolant de division est dès lors offert au pays et au peuple de gauche. A l’arrivée, il n’y a ni le débat ni la cohésion.

    Nous payons là lourdement la crise récurrente du seul parti en mesure de résister électoralement, le PS. Il n’y a plus de lieu de débat sérieux, à l’écart des oreilles médiatiques, où se respecte un minimum de cadre collectif. Lors du CN, quand Vincent Peillon, porte-parole de Ségolène Royal, monte à la tribune, il annonce n’avoir qu’une chose à dire : « silence ». Il ajoute : « je peux faire plus court encore, chut ! ». Au même moment, Ségolène Royal, sortie de la salle dès son discours et celui de Hollande prononcés (elle déclarera : « les positions des autres, je les connais déjà ») est en train de réunir la presse. Devant les membres du CN, elle déclarait que les Français ne comprendraient pas que l’on ait dans ce moment d’autres préoccupations que la préparation des législatives. Devant la presse, elle exige que le prochain Congrès du PS désigne son candidat à la présidentielle de 2012. Le lendemain, François Hollande appelle sur une radio à la création d’un grand parti « qui occupe tout l’espace » à gauche et au centre. Le MRC et le PRG seraient d’accord. Mais au PS, il ne l’a jamais évoqué. Et dès le lendemain Strauss Kahn fustige la manœuvre et désigne Hollande comme le principal responsable de la défaite.

    Mettez bout à bout les déclarations de ces éminents socialistes. C’est un parti de « vieux croûtons » qui n’a rien fait depuis 5 ans (DSK), c’est lui qui a fait perdre la gauche (Royal), il a commis l’erreur de sous-traiter son espace à une gauche radicale qui n’existe plus et un centre qui lui existe (sic) (Hollande)… La droite n’a même plus à faire campagne !

    D’autant qu’au même moment, diverses personnalités socialistes défilent auprès de Nicolas Sarkozy pour discuter ministères. Bernard Kouchner, chargé de l'innovation sociale et politique (en la matière nous sommes servis) auprès de François Hollande, hier favorable à l’union avec Bayrou comme seul moyen de contrer Sarkozy, ne dément pas qu’il réfléchit à devenir son ministre. Quelle que soit l’issue de ces marchandages, l’effet recherché aura été produit. D’un côté le PS se divise, de l’autre Sarkozy rassemble les Français. Et pulvérise au passage le principal ressort de la campagne des présidentielles : sa propre diabolisation. Si Sarkozy n’est plus le diable et que le PS est vécu comme une machine à perdre, un scénario de dévissage brutal peut se mettre en place aux législatives. La gauche serait alors réduite mise en pièces jusqu’à l’os. Pour l’éviter il est urgent de redresser le cap.

    RAG 34. Les lolo's 34

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    21.05.2007

    François HOLLANDE : "Le pire peut encore être évité"

    "Le pire peut encore être évité"
    Propos recueillis par Pascale AMAUDRIC
    Le Journal du Dimanche

    François Hollande, le chef des socialistes tente de mobiliser pour les législatives. Il juge la démarche "d'ouverture" du Président de la République artificieuse et affirme qu'elle n'est destinée qu'à obtenir une majorité aussi large que possible pour avoir ansuite les mains libres et mener une politique de rupture.

    Pourquoi être si sévère avec le gouvernement d'ouverture de Nicolas Sarkozy? Ne vous dites-vous pas in petto "salut l'artiste!" ?Non. Précisément parce que la composition d'un gouvernement ne relève pas d'un spectacle ou d'un numéro de prestidigitation. Comment appeler "ouverture" ce qui n'est que débauchage individuel? Il ne s'agit pas d'unir mais de diviser. Et ce, en donnant une image de la politique qui n'est pas la nôtre. Pour Nicolas Sarkozy, elle n'est que ruse, artifice et compromission quand, pour nous, elle est fondée sur la cohérence des choix et le respect des convictions.

    La gauche n'a pas critiqué ainsi l'"ouverture" de François Mitterrand en 1988 ?
    François Mitterrand avait alors mené campagne sur le thème de la France unie et avait même souhaité, une fois réélu, que son parti ne dispose pas d'une majorité à lui tout seul à l'Assemblée nationale. Là, rien de tout cela. C'est de la combinaison et de la communication à des fins purement électorales. Ainsi, François Fillon affirme-t-il que la "première priorité du gouvernement est de gagner les législatives" et que "chaque ministre devra mettre en oeuvre scrupuleusement le projet Sarkozy". Toute l'opération engagée par le nouveau président de la République doit être regardée à l'aune de ce seul objectif : obtenir une majorité aussi large que possible à sa seule dévotion et avoir les mains libres pour mener à sa guise sa politique de rupture. Bernard Kouchner, homme au parcours estimable, peut toujours croire qu'il est un homme libre et que la politique extérieure n'est ni de droite ni de gauche. Il est désormais lié à une équipe au sein de laquelle c'est le Ministère de l'Identité Nationale et de l'Immigration qui délivrera les visas et sera responsable de la politique de "codéveloppement". C'est le Chef de l'Etat qui définira seul la politique étrangère de la France. Ai-je besoin d'évoquer, comme récompense au transfuge, un "secrétariat d'Etat à rien du tout" ou la prime donnée à la captation d'amitié ou d'héritage ! Cette méthode n'honore pas son auteur.

    Ségolène aussi a tenté l'ouverture ?
    Non, entre les deux tours, elle a simplement questionné François Bayrou: Voulait-il rester dans son non-choix "ni gauche ni droite" ou venir vers le pacte présidentiel? La démarche s'est faite au grand jour, dans un dialogue républicain transparent et non pas dans une manoeuvre destinée à obtenir, coûte que coûte, un ralliement, quel qu'en soit le prix en termes de programme.

    "Tout reste ouvert!"

    Ce gouvernement ne souligne-t-il pas une faille de la campagne de Ségolène qui n'a pas su valoriser ou encourager les figures socialistes qui la soutenaient ? Elle n'a jamais appelé Kouchner par exemple ?
    Il serait bien fallacieux, pour justifier un changement de camp, d'invoquer le fait d'avoir été insuffisamment associé à un parti ou à une équipe. S'il fallait réunir tous ceux qui ont le sentiment de ne pas être pleinement utilisés dans une campagne, un gouvernement n'y suffirait pas.

    En quoi ce gouvernement vous met-il en difficulté pour la campagne législative?
    Ce sont les Français qui seront en difficulté si l'UMP dispose d'une majorité écrasante à l'Assemblée nationale. Pas seulement les socialistes. Car ce que prépare le gouvernement Fillon, c'est la décharge des heures supplémentaires, c'est-à-dire que ceux qui travailleront plus ne disposeront pas des droits sociaux correspondants pour la retraite ou le risque de chômage notamment. C'est la multiplication des franchises, c'est-à-dire que les familles devront assurer par elles-mêmes la couverture de leurs premiers soins. C'est le bouclier fiscal à 50 % et les avantages fiscaux aux plus favorisés qui seront compensés par un relèvement de la TVA pour tous. C'est la réduction des moyens accordés à l'école et aux services publics. Bref, le pire peut être encore évité si, à l'occasion des élections législatives, les Français permettent l'émergence d'une force de proposition et de vigilance. C'est le rôle du parti socialiste. Et c'est pourquoi Nicolas Sarkozy s'applique avec autant de malice et de brutalité à le réduire.

    Comment comprendre que vous proposiez 30 circonscriptions à des alliés, le PRG, quand son président Jean-Michel Baylet parle de recréer avec Jean-louis Borloo un parti radical allié à Sarkozy ?
    J'ai demandé à Jean-Michel Baylet une clarification. Il m'a assuré qu'il n'était en aucune façon désireux de changer de stratégie et d'alliance. Mais là encore, était-ce le rôle du nouveau Président de déstabiliser le PRG, partenaire du PS, toute affaire cessante, avec l'aide de Bernard Tapie et Jean-Louis Borloo? Et Nicolas Sarkozy nous parle, entre deux joggings, "d'exigence" de respect, "d'exigence" de transparence, "d'exigence" d'honnêteté, "d'exigence" morale !

    Revenons au PS qui essaie de repousser au lendemain des législatives le procès de la défaite, quand Ségolène Royal en profite pour tenter de s'imposer candidate en 2012? Qu'en pensez-vous ?
    La préoccupation immédiate de tous les socialistes aujourd'hui, c'est juin 2007. Le cycle électoral ouvert par la présidentielle n'est pas clos. Tout reste ouvert! Tout dépendra de la majorité parlementaire qui sortira des urnes en juin prochain. Nous avons le devoir de mobiliser les 17 millions d'électeurs qui ont porté leur suffrage sur Ségolène Royal et de convaincre les autres que nous avons entendu leur message. À nous de leur démontrer que la meilleure façon de promouvoir le travail, c'est de réduire le chômage, de mieux former les salariés, de partager plus justement l'effort, de lutter contre les délocalisations et de sécuriser les parcours professionnels. À nous de leur expliquer que la relance de la croissance passe davantage par la priorité donnée à la Recherche, le soutien à l'investissement des PME et la stimulation de la consommation, que par la précarisation des salariés et la baisse des impôts pour les plus gros patrimoines. À nous de leur faire apparaître que le danger le plus grand pour notre pays, c'est la concentration des pouvoirs (politique, économique, financier, médiatique) dans les mêmes mains. Et que l'équilibre des institutions, les contrepoids démocratiques, le pluralisme sont les conditions de la paix sociale et de la cohésion nationale. Nous avons trois semaines pour mettre au plus haut le socle de la gauche dont le PS est aujourd'hui la force principale, pour ne pas dire la seule.

    Quelle sera votre priorité de premier secrétaire au lendemain des élections ?
    Le PS ouvrira tous les débats, sur toutes les questions, celle de notre ligne politique, des formes de notre action, des structures permettant le rassemblement et bien sûr celle du leadership. Son calendrier sera maîtrisé, et décidé de façon collective. Rien ne sera occulté, rien ne sera différé! Je m'en porte aujourd'hui garant.

    Dimanche 20 Mai 2007

    RAG 34. Lolo34

    06:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, Législatives, RAG 34

    16.05.2007

    Intervention de Jean-Luc Mélenchon au Conseil national du PS du 12 mai 2007

    D´abord, je remarque qu´on n´est pas à huis clos. Alors, c´est très bien d´être entouré par des oreilles attentives, moins attentives en ce moment parce que, à cette heure-ci, la voix du couloir est plus forte que la voix de la tribune, mais quand même.... Donc cela nous cloue dans l´alternative du diable que vous connaissez : le silence serait étouffant, le débat serait déchirant. Va trouver ta voie entre les deux. Donc nous sommes tous condamnés à la litote de convenance, l´euphémisme mondain et la fraternité par précaution mutuelle.
    Je vais y sacrifier d´autant plus volontiers que, parlant dans cette tradition de la gauche de notre parti, je sais que ce qui se présente, devant nous, pourrait aggraver notre cas collectif, bien sûr si la gauche venait à subir un nouveau revers, mais aggraver encore plus notre cas particulier car il n´y a pas de perspective pour la gauche du parti dans la défaite de la gauche.

    Je suis d´accord pour dire que chacun doit procéder à son bilan. Pourquoi pas ? Je vous propose un mot du mien, sur un point. Je pense avoir eu fondamentalement raison sur l´idée qu´il était absolument nécessaire que
    l´autre gauche s´unisse pour trouver une dynamique qui renforce toute la gauche elle-même. Je pense que leur division, leur transformation à l´état de poussière n´a servi personne. Or ce débat, nous l´avons eu auparavant. Et il y a eu deux stratégies concurrentes. A coté du combat pour l´union de l´autre gauche d´autres considéraient comme des quasi transfuges ceux qui s´intéressaient à cette question, travaillaient en public ou dans l´ombre pour exciter des passions contraires en sorte que cette division dont je reconnais qu´elle n´avait pas besoin de beaucoup d´encouragement, s´aggrave et s´approfondisse. Maintenant, je suis d´accord pour dire qu´il n´y a pas de bilan à gauche qui soit ou tout noir ou tout blanc. Mais si l´on veut la mesure, évitons que l´on proclame trop vite que tout est blanc si l´on ne veut pas obliger les autres à noircir. A la suite du Premier secrétaire, moi aussi j´apprécierais qu´on n´aille pas battre sa coulpe sur ma poitrine.
    J´en donne un exemple, et qui est au coeur de nos débats, on dit que l´alternative à ce que nous avons fait, c´est la social-démocratie et la modernisation. A combien de camarades faut-il rappeler, et aux plus brillants et aux plus constants d´entre eux, toi, mon cher Dominique, que c´est la même chose que la discussion que nous avons eue sur le « réalisme de gauche ».Depuis, je ne crois pas que nous avons fait du bolchevisme sous le gouvernement de Lionel Jospin, ni que ce soit l´extrême gauche au pouvoir dans les vingt régions que nous dirigeons.

    Par conséquent, cette question a déjà été tranchée depuis longtemps par notre histoire commune. Mais je vais au-delà de l´apparence des mots, j´en suis d´accord, je veux bien aller au fond, Dominique. Je comprends ce que veut dire le mot social-démocratie, tu n´as pas envie, j´espère, de reproduire les expériences calamiteuses des social-démocraties du reste de l´Europe. Personne ici ne propose le modèle allemand de cogestion avec la droite, personne ne propose le modèle blairiste, personne ne veut du programme du parti social-démocrate danois qui propose de passer la retraite à soixante-sept ans. On ne parle pas non plus du bilan de la social-démocratie en Amérique latine.
    On parle d´autre chose. Il s´agit d´un thème central. : si ce n´est pas la propriété collective des moyens de production, Que faire ? C´est un angle mort de la pensée socialiste, de toutes les branches de la pensée socialiste depuis maintenant vingt ans ou trente ans. On parle donc du compromis entre le capital et le travail. Ca, c´est une bonne discussion. Et ce compromis ne peut pas être résumé à la formule magique que nous aurions trouvée au fond d´un tiroir parce que, enfin, nous serions libérés des contraintes de l´archaïsme qui auraient pesé sur nous jusque là et qui consisterait à dire : pas de loi, vive le contrat ! Ce serait en définitive évacuer l´intérêt général, le législateur, la République elle-même au profit de la négociation de parti à parti chaque fois que se présente une difficulté. On connaît la fin. C´est le contrat de rupture par consentement mutuel, le contrat de travail proposé par la droite. C´est un contrat à quoi nous opposons la loi applicable partout.
    Mais on ne parle pas de ça. Moi je propose qu´on en parle. Quand nous faisons un compromis, comment est-il en lien avec l´intérêt général de la patrie, de la population et du socialisme ? Ca c´est pour les principes d´action. Mais il y a davantage en cause encore. La question du compromis est la suivante : avec qui faisons-nous un
    compromis ? Le capital financier transnationalisé à qui nous donnons les moyens de marchandiser toujours plus les secteurs de production ? Ou bien est-ce que nous faisons ce compromis avec le capital productif,
    celui qui a besoin d´ouvriers hautement qualifiés et qui donc a besoin d´éducation nationale, qui a besoin de lois, de règles, de la monnaie diplômante émise par l´Etat, et non pas des officines particulières ?
    Ca, c´est une discussion concrète. Et cette discussion nous renvoie au fond de la doctrine socialiste. C´est ce fond qu´il faut éclairer en traçant la ligne d´horizon. La droite n´a pas besoin d´une ligne d´horizon, il lui suffit du monde tel qu´il est. Elle le rectifie tantôt d´un côté, tantôt de l´autre suivant où sont ses intérêts. Sa tactique politique, nous la connaissons, c´est d´agir pour gagner la bataille des têtes car c´est dans la tête qu´est commandé le ventre, et c´est pourquoi on voit tant de miséreux qui vont embrasser la main qui les frappe. Le but idéologique de la droite, c´est de faire que les pauvres votent comme s´ils étaient riches, depuis que la droite existe.

    C´est donc une bataille qui commence par la bataille culturelle, celle que recommandait Antonio Gramsci. Il est tout de même terrible de voir que c´est la droite qui cite Gramsci et qui applique ses doctrines, et
    nous qui parlons comme des catalogues. Pensons-nous que le programme socialiste est une espèce de catalogue para syndical de mesures toutes justes, toutes utiles, mais qui ne tracent aucun horizon, sinon la défense des acquis comme on dit. Et la défense, c´est trop court, la protection, c´est utile, mais c´est trop court.Il faut un horizon.
    C´est tellement vrai que la candidate l´a immédiatement ressenti en proposant, avec un mot pour le désigner : « l´ordre juste », avec lequel je ne suis pas d´accord, je suis pour l´ordre émancipateur, mais au moins, on a une vision globale. J´avais appelé ça, avec d´autres ici, la République sociale. Nous n´y échapperons pas : il faut indiquer l´horizon vers lequel la société va et poser l´impératif de sa transformation radicale, c´est-à-dire du changement non seulement des valeurs qui sont aux postes de commande, mais des indicateurs de développement de la société. Si les indicateurs sont des indicateurs de développement humain, il en va tout autrement que si l´on essaie cette espèce de magie alchimique injouable de savoir qui du marché ou de la volonté collective a le dernier mot, à quel dosage fonctionne ce carburant.
    Nous, nous connaissons notre réponse. Dominique, je t´interpelle : est-ce que, oui ou non, nous en sommes toujours, non pas à l´arbitrage entre le marché et la loi, mais à l´arbitrage entre la société d´économie mixte, où il y a un secteur public structurant qui incarne l´intérêt général, qui oriente la production, qui propose ici et là des éléments de prévision ou de planification, on appelle ça comme on veut ? Ou bien on considère que l´idéal est de libérer totalement les mécanismes du marché et de prévoir une vaste infirmerie qui l´accompagne, avec sa dose de pansements, de médicaments de toutes sortes pour réconforter les blessés et remettre en route les démolis ?

    Voilà l´alternative dans laquelle nous sommes. Celle-là, c´est celle du fond. Peut-être qu´on peut converger. C´est seulement ce que je voulais dire. Ayons entre nous l´honnêteté d´accepter le débat théorique, il n´est pas nul, il n´est pas pauvre, il n´est pas abstrait. Depuis que la pensée philosophique s´est construite, elle se construit contre les sophistes, qui disqualifient ceux qui parlent pour ne pas avoir à traiter de leurs arguments. Le sophisme règne aujourd´hui en toutes circonstances, et même parfois parmi nous. Quand on dit : je ne
    suis pas d´accord avec l´ordre juste, je me suis entendu répondre : « Quoi ? Tu préfères le désordre injuste ? » Ca, c´est le sophisme. La pensée philosophique, elle commence par le discernement et commence par
    dire : la réalité n´est pas ce que nous voyons, elle est à découvrir, elle est à inventer en quelque sorte, elle est à rechercher avec l´instrument de la raison.
    Donc avec l´instrument de la raison, comment pouvons-nous nous émanciper de l´obscurantisme du capitalisme ? J´en profite pour étendre la question : et de l´obscurantisme que parfois nous-mêmes nous acceptons d´intégrer dans notre fond de doctrine. Je ne parlerai que de l´Évolution d´une certaine forme de féminine qui dorénavant compte lourd. Tous les féminismes, je vous le dis, pour moi, ne sont pas bons à prendre. Je ne suis pas d´accord quand, par exemple Benoîte Groult, écrit dans une tribune dans « le monde » que si nous avons du mal à voter pour Ségolène Royal, c´est parce que notre cerveau reptilien d´homme nous empêche d´admettre le leadership d´une femme. Eh bien, entre ça et le génétisme de Nicolas Sarkozy, il n´y a pas de différence. Figurez-vous que ce ne sont pas mes organes génitaux qui m´empêchent de penser comment voter librement. Bref, acceptons la polémique sur les idées, acceptons la querelle théorique, acceptons la querelle de l´horizon parce que c´est celle qui vaut.

    Hélas, chers amis, chers camarades, nous n´avons pas de modèle, nous sommes comme étaient nos pères et nos mères, fondateurs de notre mouvement dans un monde entièrement hostile, car les grandes places
    fortes du capitalisme n´ont aucune expression du mouvement ouvrier organisé à leur disposition. Et nous devons réinventer la gauche. Je vous le dis, je suis certain de ça : même si nous sommes enfoncés à cette heure, le monde n´en continue pas moins à secouer ses chaînes. Regardons là où il le fait. Je sais que souvent vous brocardez cette idée que l'on la caricature, mais regardons vers l´Amérique latine, où il n´y a certes pas de modèle transposable, mais il y a une énergie, il y a un souffle, il y a une audace, un culot à défier les puissances
    établies, avec des formes très diverses, peut-être complémentaires, parfois contradictoires, mais c´est là qu´il faut aller chercher aussi. Il faut aller mettre les doigts dans la prise, c´est-à-dire de l´énergie populaire qui, seule, est capable, par son implication, de détruire le vieux moule.
    JL Melenchon

    RAG 34. Les lolo's 34

    08:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Mélenchon, RAG 34

    15.05.2007

    Laurent Fabius : Il faut mettre fin au spectacle désolant que donnent les responsables socialistes

    Laurent Fabius était l’invité du Franc Parler sur France Inter et I>tele.

    Le député socialiste de Seine-Maritime Laurent Fabius a dénoncé lundi "le spectacle désolant" qu’offre selon lui le Parti socialiste et appelé les cadres socialistes à "se ressaisir vraiment, vigoureusement" avant les élections législatives.

    "Nous avons dans un mois des élections législatives et donc moi, la règle que je me suis fixée, c’est tout mobiliser pour obtenir le meilleur score possible pour les législatives", a-t-il expliqué lors de l’émission "Le Franc Parler" sur i>télé, France-Inter et Le Monde.

    "Nous avons eu samedi, une réunion du conseil national du Parti socialiste. Je ne me suis pas exprimé parce que j’ai trouvé le spectacle désolant", a-t-il commenté.

    "Je trouve désolant qu’un certain nombre de dirigeants socialistes donnent le sentiment, alors qu’il y a les législatives devant nous qui vont déterminer la politique pour les cinq ans qui viennent, que ce soit le domaine des petites phrases, des attaques personnelles", a ajouté l’ancien Premier ministre les appelant "à se ressaisir vraiment, vigoureusement". "Dans une situation comme celle-là, il faut faire preuve de recul, de dignité".

    Laurent Fabius a mis en garde "les dirigeants du Parti socialiste" pour qu’ils "se ressaisissent et voient quel est l’enjeu, fassent preuve de dignité, et aillent à la bataille en faisant bloc".

    Et de dénoncer successivement les propos tenus par le Premier secrétaire du PS François Hollande, Dominique Strauss-Kahn et Ségolène Royal. "Vous entendez l’un dire que ’on va faire un autre parti’", a déploré Laurent Fabius. "Ecoutez, si les électeurs, auxquels on demande de voter pour les candidats du PS, entendent qu’une fois qu’ils auront voté ça sera un autre parti...".

    "Quelqu’un d’autre dit : ’ça fait dix ans qu’on n’a fait que des bêtises’. Comme argument électoral il y a quand même mieux. Telle autre voix dit : ’oui mais le problème c’est de savoir, de désigner tout de suite le candidat pour dans cinq ans. Les gens disent ’avant cinq ans regardons dans les cinq semaines’", a-t-il ajouté.

    Le député de Seine-Maritime a refusé d’imputer la défaite à la présidentielle aux primaires du Parti socialiste. "A partir du moment où il y avait plusieurs candidats, il fallait les départager. Et à l’époque, tout le monde a dit ’c’est un système très démocratique’".

    "Le fait de désigner une candidate comme cela, c’était quelque chose de positif (...) Lorsque cette campagne a commencé notre candidate était à 52, 53, 54%", a conclue Laurent Fabius soulignant que le Parti socialiste doit "dire un peu moins ’je’, et un peu plus ’nous’".

    Réécoutez l'émission

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    14.05.2007

    François Hollande veut des "assises pour refonder un grand parti de la gauche"

    PARIS (AFP) - François Hollande, premier secrétaire du PS, a affirmé dimanche qu'il y aurait après les élections législatives "des assises pour refonder un grand parti de la gauche".

    "Il y aura des assises qui permettront de refonder un grand parti de la gauche", a déclaré M. Hollande sur France 3 dans l'émission "France Europe Express".

    "Les radicaux de gauche, les amis de Jean-Pierre Chevènement y sont prêts, et nous allons le faire avec tous ceux qui le voudront, après les élections législatives", a-t-il indiqué.

    "Il faut refonder la gauche, parce qu'on ne peut pas avoir un grand Parti socialiste" avec "des petites forces, des satellites autour de lui", a-t-il estimé.

    Les candidats de gauche, toutes sensibilités confondues, n'ont recueilli au total que 37% des voix au premier tour de la présidentielle, dont 25,87% pour la candidate socialiste Ségolène Royal. Au second tour, Mme Royal a été battue par son rival UMP Nicolas Sarkozy, par 46,94% contre 53,06%.

    "Il n'y a pas d'impasse, il faut inventer une nouvelle stratégie: l'invention de cette stratégie, c'est un grand Parti socialiste qui couvre tout l'espace qui va de la gauche, sans aller jusqu'à l'extrême gauche, jusqu'au centre-gauche ou au centre", a affirmé M. Hollande.

    Selon lui, "on ne va pas sous-traiter, ni à une gauche radicale qui n'existe plus, ni à un centre qui, lui, existe. On va prendre tout l'espace".

    "L'enjeu des prochaines élections - élections législatives, élection présidentielle de 2012 - c'est de constituer ce grand parti", a-t-il ajouté, appelant à "en discuter dans les mois qui viennent".

    "La droite a su le faire" en créant l'UMP, a observé le numéro un socialiste.

    "Je ne suis plus pour qu'on fasse des accords simplement entre partis politiques. Cette façon de faire de la politique n'est pas compréhensible", a-t-il encore expliqué.

    "Il faut que nous fassions l'effort, les socialistes, de dire +maintenant nous allons discuter+ (...) mais il faut le faire sur une ligne politique", a-t-il insisté.

    "Si nous ne le faisons pas sur une ligne politique, nous réintroduisons dans ce grand parti tout ce qui est la contradiction au sein de la gauche", a jugé M. Hollande.

    A ses yeux, cette "ligne" ne saurait être sociale-démocrate, comme le propose Dominique Strauss-Kahn. La social-démocratie est "un modèle assez vieillissant, c'est un vocabulaire qu'on utilisait dans les années 70 ou 80", a-t-il dit. Quant au "social-libéralisme", il "est peut-être déjà passé de mode".

    "Il faut inventer", a lancé M. Hollande.

    Ce "grand parti pourrait-il s'appeler "Parti de gauche"? "Pourquoi pas?", a répondu le Premier secrétaire. "Ca ne troublerait pas de s'appeler +la Gauche+, c'est même plutôt un honneur".



    RAG 34. Les lolo's 34

    08:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, refonder la gauche, RAG 34

    Conseil national du 12 mai 2007 : intervention de Claude Bartolone

    Chers camarades, bien entendu que nous aurions tous préféré que ce conseil national se déroule dans une tout autre ambiance, et bien entendu, il nous faut tenir compte qu’il nous reste maintenant cinq semaines, c’est cinq semaines qui séparent les élections présidentielles des élections législatives.

    Dans le même temps, il faut tenir compte que ce délai sera encore plus réduit que nous ne pouvons l’imaginer, car à partir du 16 mai, nous le savons les uns et les autres, nos mots, nos arguments, notre argumentation vont buter contre la réalité des images, celle de Chirac quittant l’Élysée, celle de Sarkozy y arrivant, celle du Premier ministre et de son pedigree, celle de l’ensemble du gouvernement, et peut-être son ouverture sur laquelle je reviendrai dans quelques instants.

    Du coup, nous avons la responsabilité aujourd’hui, entre nous, à la fois bien entendu d’évoquer les prémices des réflexions que nous aurons à mener ensemble sur les raisons qui nous ont conduit à connaître cet échec inattendu, mais dans le même temps aussi, donner de la force aux 577 candidats qui vont s’adresser à ces électeurs socialistes, à ces électeurs de gauche, qui ont voté pour nous au deuxième tour de l’élection présidentielle, pour leur dire : voilà les raisons que vous avez de revenir voter au moment des élections législatives.

    Je vous le dis, chers camarades, nous avons d’autant plus nécessité à le faire que pour une partie de l’électorat populaire, notamment les plus jeunes, si nous devions donner le sentiment que nous partons battus à ces élections législatives, la différence se fera sur le taux de participation que connaîtra la droite et le taux de participation que connaîtra la gauche. Et au bout de cette opération, ce sont des dizaines et des dizaines de sièges qui nous manqueront.

    Alors chers camarades, deux mots, avant de parler de la campagne des élections législatives et pour faire suite à ce que vient de nous dire notre premier secrétaire. Oui, je crois qu’il faut que, le moment venu, nous prenions le temps de parler des raisons qui nous ont conduits à cette défaite. Nous avons trop tendance, les uns et les autres, à ne jamais revenir ni sur les bons moments ni sur les mauvais moments. Nous n’avons eu à aucun moment la tentation d’essayer de comprendre pourquoi nous avons gagné les cantonales, les régionales, les Européennes, pourquoi l’électorat populaire a commencé à manifester son amour des urnes et son retour aux urnes au moment de la Constitution européenne. On a même interprété ces signaux peut-être sur le thème : mieux vaut attendre, après tout, avec les résultats qui ont été enregistrés, même si on désigne au dernier moment, celui ou celle qui aura à nous représenter gagnera à tous les coups.

    Mais même plus loin, chers camarades, nous n’avons jamais posé la question d’une manière sérieuse entre nous sur les raisons qui nous ont amené à connaître 2002. Je me faisais cette remarque : si nous avions eu à nous poser sérieusement la question sur l’échec de 2002, souvenez-vous à l’époque ce qu’on entendait : on n’entendait pas dans notre électorat, et même au sein du Parti socialiste, que Lionel Jospin et les socialistes avaient perdu parce que nous avions été trop à gauche. On nous reprochait à l’époque l’ouverture du capital, le discours sur la baisse des impôts, une certaine pratique qui, lorsque j’entends un certain nombre de discours aujourd’hui, donne bien le sentiment que nous n’avons pas eu collectivement à nous interroger jusqu’à fond, en dehors d’essayer de croire que c’était un accident électoral sur les raisons qui avaient pu nous amener à connaître la défaite en 2002.

    Et puisque j’évoque les élections, je dois vous dire chers camarades qu’il y a un autre point sur lequel je souhaite que, dans les mois qui viennent, nous ayons l’occasion de débattre. C’est ce fameux virage à droite de la société française, je n’y crois pas. Je ne comprends pas pourquoi, au moment des cantonales et régionales, le peuple de gauche, une majorité d’électeurs se serviraient de nous pour les aider à résister à la droite. Je ne comprends pas pourquoi ils découvriraient l’amour du débat politique, et ça a été le cas, quelle que soit la position prise par les uns et les autres, au moment de la Constitution européenne, et d’un seul coup, au moment des élections présidentielles, ayant pris de l’âge en deux ans, ils deviendraient en majorité un électorat de droite.
    Je crois qu’il faut s’interroger sur cette apparition d’un nouveau comportement électoral, que je qualifie quelquefois d’électeurs zapping, qui donne le sentiment qu’une partie des électeurs répondent à la question qui leur est posée. Je crois que cela doit nous renvoyer à notre responsabilité, c’est que je suis persuadé que ce comportement zapping est encore plus fort lorsque culturellement, lorsque politiquement, les organisations, et en l’occurrence la nôtre, ne préparent pas assez les militants et le peuple de gauche à se poser les questions qui concernent la mondialisation, l’Europe, les enjeux de la société française, avec une lecture de gauche, des réponses qui doivent y être apportées.

    Je voudrais vous faire une remarque sur ce sujet par rapport à Nicolas Sarkozy, et c’est la seule référence que je ferai à Nicolas Sarkozy. Avez-vous remarqué, chers camarades, qu’au moment où l’on analyse sa victoire, on retient souvent chez les commentateurs deux thèmes sur lesquels on nous avait sommé de nous résigner. Aujourd’hui, chacun reconnaît qu’il avait, avec l’UMP, créer un parti pour résister, y compris à Chirac, pour créer le pôle* de rassemblement à droite, pour y compris éliminer ses concurrents.

    Aujourd’hui, écoutez le nombre de commentaires sur le thème : il a assumé pour la première fois une idéologie de droite, y compris entre les deux tours. A lui, cela apparaît comme une grande victoire, un succès et une résistance, alors qu’à nous, on nous sommait d’en finir avec les organisations politiques et en finir avec les idéologies. Et cela, il faudra s’en souvenir dans la période qui vient.

    Chers camarades, un dernier mot sur cette partie de mon intervention : si la société avait viré à droite, comme on le prétend, comment peut-on imaginer ou interpréter les discours de Nicolas Sarkozy, y compris à la Concorde dimanche, avant de nous offrir un feuilleton télévisé à bord d’un yacht, comment peut-on comprendre cette référence incessante à des thèmes de gauche : le travail, la protection sociale ? Comment comprendre sa référence incessante à Jean Jaurès ? Comment comprendre qu’il a essayé de capter, de rapter un certain nombre de thèmes qui relèvent de notre culture pour essayer de faire croire qu’on pouvait y apporter une réponse de droite ?

    Oui, chers camarades, ce sont des éléments sur lesquels il faudra que nous revenions collectivement pour essayer de comprendre ce qui nous est arrivé et déjà préparer la suite.
    Alors, bien entendu, on parle quelquefois des tensions, des différences qui peuvent exister entre les uns et les autres. Mais est-ce que ce n’est pas là aussi une responsabilité qui incombe au Parti socialiste compte tenu de la place que nous prenons au sein de la gauche ?

    Si nous voulons, pour les uns, être capables y compris de poser la question à l’extrême-gauche, de choisir une bonne fois pour toutes s’ils veulent ou non prendre des responsabilités dans les conseils généraux, régionaux, et demain peut-être au sein d’un gouvernement, si l’on veut sommer une partie du centre d’enfin choisir entre la droite et la gauche, c’est que nous avons à tenir les deux bouts de cette chaîne, et si, au sein de notre organisation politique, nous devions, dès que nous avons une idée à avancer, essayer d’excommunier, au lieu de voir comment on peut vivre ensemble, croyez-moi, cela va être difficile d’attirer les Verts, les radicaux, le Mouvement des citoyens, et les autres républicains, mais là-dessus aussi, je pense qu’il faut qu’on soit clair : nous devons à la fois vivre ensemble, assumer nos différences et nous adresser à l’extérieur en ayant à chaque fois en tête l’affirmation de notre ligne politique. Le Parti socialiste, bien sûr, a vocation à parler à l’ensemble des Français, mais son ancrage, son message, c’est le rassemblement à gauche des forces de gauche.
    Puis, après, bien entendu que toutes celles et tous ceux qui se reconnaissent dans nos valeurs, qui ont envie de parler avec nous le fassent, Mitterrand a toujours dit : c’est avec des civils que l’on fait des militaires, mais pour faire de bons militaires, autant qu’ils connaissent ce que l’on veut leur faire faire et la feuille de route plutôt que de leur donner le sentiment que c’est le seul uniforme qui est joli.

    Chers camarades, j’en viens maintenant à la question de la campagne. Il est évident que, si nous voulons éviter le reproche que nous avons fait à Chirac au lendemain des cantonales, régionales, européennes, référendum, de ne pas tenir compte du vote des Français, nous ne pouvons pas faire la même erreur.
    Une majorité de nos compatriotes n’ont pas voté pour nous, n’ont pas voté Ségolène Royal au moment de l’élection présidentielle. Et nous ne pouvons passe aller devant les Français au moment de l’élection législative en leur disant : vous vous êtes trompés et on vous ressert le couvert. Donc il faut à la fois que nous soyons en position de retenir les thèmes, et notamment les thèmes sociaux qui ont été au cœur de la campagne de l’élection présidentielle, et notamment dans un certain nombre de mots employés par le candidat de la droite en montrant quelles sont les positions complémentaires que nous pouvons faire sur ces sujets. Et en particulier en direction d’une partie de la population qu’il ne nous faut pas abandonner.

    Moi, chers camarades, sur une circonscription que je commence à bien connaître, j’ai trouvé que, certes, nous avons réussi à rassembler les jeunes, les quartiers populaires, mais nous n’avons pas obtenu le scores qui auraient dû être ceux du Parti socialiste dans un certain nombre de quartiers, de bureaux de vote qui correspondent à des couches moyennes, celles et ceux qui quelquefois, fonctionnaires, petits salariés, tous les deux au SMIC, ont eu le sentiment qu’ils n’étaient plus concernés par notre discours, ont eu le sentiment que nous n’avions plus la possibilité de nous adresser à eux pour leur donner envie de participer à ce rassemblement de gauche, de cette défense des plus défavorisés, qu’ils étaient intéressés par un certain nombre de propositions qui devaient être les nôtres, qui touchent l’environnement, qui touchent à la conception de l’Europe, qui touchent à la conception de la mondialisation.

    Et nous devons avoir cet objectif aussi en tête parce que je crois que, si notre objectif est de faire le score le plus élevé possible au moment de ces élections législatives, il faut que nous soyons en mesure de nous adresser certes à celles et ceux qui ont voté pour nous au moment de l’élection présidentielle, mais aussi celles et ceux qui se sont abstenus, celles et ceux qui ne se sont pas reconnus dans la campagne que nous avons pu mener, dans les thèmes que nous avons pu avancer parce qu’on ne peut pas leur dire, d’une manière définitive : vous avez voté Sarkozy, donc vous êtes idéologiquement de droite à tout jamais.

    Chers camarades, oui, il va falloir que l’on mette en avant un certain nombre de thèmes, y revenir, dans la mesure où je ne crois pas que, pour un certain nombre d’électeurs des quartiers populaires qui ont voté Sarkozy, ils ont voté pour lui pour mettre en place la franchise de soins qui creusera les inégalités dans l’accès à la santé et ouvre la voie à une privatisation de l’assurance maladie ; je ne pense pas qu’ils aient voté pour lui pour développer une fiscalité de classe avec un bouclier fiscal abaissé à 50 % ; je ne crois pas qu’ils aient voté pour lui pour instaurer à la hussarde la sélection dans l’enseignement supérieur.
    Et c’est pour cela qu’il nous faut aller à cette bataille des élections législatives en entretenant d’une certaine manière une double espérance. D’abord, on ne peut pas y aller en disant : on a perdu. Comme je le disais au début de mon propos, si nous y allons en disant : c’est cuit, on a perdu, je ne vois pas pourquoi les électeurs n’accompagneraient pas ce mouvement. Mais dans le même temps, il va falloir aussi insister sur ce que représente l’équilibre à l’Assemblée nationale.

    Chers camarades, je terminerai sur un seul exemple : si le groupe socialiste à l’Assemblée nationale et au Sénat n’avaient pas été à la hauteur qui a été la sienne entre 2002 et 2007, croyez-vous que l’ISF existerait encore ? Croyez-vous que la loi SRU existerait encore ? Croyez-vous que Gaz de France serait encore dans le public ? Croyez-vous que le CPE ne serait pas devenu une réalité ? Il va falloir aussi donner le sentiment à nos compatriotes qu’ils peuvent compter sur les socialistes et sur la gauche pour agir, mais aussi pour les protéger.
    Chers camarades, nous avons décidé, au niveau de la direction du Parti socialiste, de tenir à la disposition de l’ensemble des candidats et des fédérations un quatre pages, qui sera disponible dès le début de la semaine en fonction des moyens qui nous seront accordés par la trésorerie, une affiche pourra être préparée, la maquette est prête, on verra ce qui pourra être fait.

    Je sais que pour bon nombre d’entre vous, les thèmes de campagne sont arrêtés, le matériel est préparé, mais la campagne se gagne aussi dans un certain nombre de circonscriptions où nous n’avons pas sur le papier des chances de gagner, mais où des camarades courageux vont se battre pour permettre à la gauche de faire le meilleur score possible aux élections législatives, et nous devons aussi penser à eux.

    Chers camarades, il ne me reste qu’un mot : je vous évoquais le 16 mai. Il est temps de montrer dès aujourd’hui la qualité de nos débats, de nos travaux, de notre rassemblement, parce que ce sera un message essentiel pour que, à la fin du deuxième tour, nous soyons le plus nombreux possible à l’Assemblée nationale.

    RAG 34. Lolo34

    07:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Claude Bartolone, rassembler à gauche, RAG 34

    12.05.2007

    Comment on perd une élection, par Alexis Dalem

    LE MONDE | 09.05.07

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    Si elle était désignée, sa défaite serait presque assurée." Cette phrase, je l'ai écrite dans un texte publié dans ces mêmes colonnes le 25 août 2006. J'y expliquais que, malgré les sondages, qui n'ont aucune valeur prédictive à plusieurs mois du scrutin, l'équation personnelle et la ligne politique de Ségolène Royal ne pouvaient conduire le Parti socialiste qu'à un échec.

    J'aurais préféré que les faits me donnent tort. En relisant ces lignes, le sentiment qui domine est celui d'un immense gâchis. Car cette élection était imperdable pour la gauche. Imperdable parce que rarement le candidat de la droite a suscité une telle peur et un tel effet de vote "anti". Parce que jamais depuis 1974 une majorité sortante n'a gagné l'élection présidentielle.

    Parce que le souvenir du 21 avril 2002 a fortement mobilisé la gauche. Imperdable surtout parce que tout montrait une attente de gauche très forte dans le pays. Un sondage Ipsos sorti des urnes du 22 avril révèle que, parmi les six thèmes qui ont le plus compté dans le choix des Français, cinq donnent un avantage à la gauche (chômage, pouvoir d'achat, éducation, exclusion-pauvreté, retraites) contre un seulement à la droite, l'insécurité, dont le poids dans la campagne a été bien moindre qu'en 2002.

    Le candidat de la droite l'emporte, mais la France n'est pas à droite. La plupart des thèmes qui ont dominé le débat depuis des années sont de gauche : demande de protection contre les déséquilibres de la mondialisation, demande d'une Europe plus sociale et plus démocratique ("non" au traité constitutionnel), demande d'une protection sociale consolidée (mobilisation contre les réformes Fillon), demande d'un droit du travail protecteur (mobilisation contre le contrat première embauche), demande de services publics garantis dans les quartiers comme dans les zones rurales, demande d'une nouvelle donne écologique, demande d'une école de l'égalité réelle, demande d'un Etat fort, capable de réguler et de stimuler l'économie.

    Alors pourquoi cet échec ? La principale raison, c'est Ségolène Royal elle-même, non sa personne, mais ses choix politiques. Tout autre candidat aurait probablement fait mieux qu'elle.

    Ces choix, ceux d'une ligne politique perdante, elle les a arrêtés le plus souvent seule, sans consulter son parti. Ségolène Royal a imposé une droitisation des thématiques - ordre, sécurité, drapeau -, ce qui revenait à remettre au coeur du débat des thèmes favorables à la droite. Autant offrir directement l'élection à l'adversaire ! Elle a privilégié le discours sur la méthode (la démocratie participative, le "renouvellement politique") et sur le sociétal, qui sont des questions secondaires pour l'électorat.

    Elle a délaissé les thèmes économiques et sociaux, l'enjeu européen et la mondialisation, alors qu'ils constituent la clef pour l'avenir, ce que les Français savent bien. A tel point - grand paradoxe - que Nicolas Sarkozy a pu se présenter comme le candidat de la protection contre les "désordres du libéralisme". Elle a opéré un déplacement vers le centre confirmé par l'offre d'alliance faite à François Bayrou, qui a jeté dans la perplexité de nombreux électeurs de gauche.

    La campagne brouillonne de Ségolène Royal, marquée par l'improvisation permanente, a permis à Nicolas Sarkozy d'apparaître comme le candidat de la crédibilité, du rassemblement et surtout du changement, alors qu'il était le candidat de la majorité sortante. Cette campagne sans véritable ligne directrice a été trop solitaire et trop personnalisée. Les impairs se sont multipliés et les propositions sont restées floues. "Nous en discuterons après." Mais les Français ne votent pas pour des promesses de discussions !

    Tout faux, en un mot. S'il y avait une leçon à tirer du 21 avril 2002, c'était qu'il fallait retrouver le chemin de l'électorat populaire. Ségolène Royal a cru y parvenir en parlant d'ordre, de sécurité et de participation, alors que cet électorat attendait un vrai changement à gauche sur le terrain économique et sociale, fondé sur des propositions précises. Résultat : sa campagne a eu un effet démobilisateur sur l'électorat de gauche. Elle n'a su rassembler ni son camp, ni sa base électorale, ni créer une dynamique au-delà.

    Les sondages sortis des urnes montrent que près de la moitié de ses électeurs n'a voté pour elle que par rejet de Nicolas Sarkozy. Face à un candidat moins polarisant, son score aurait été encore plus faible. Contrairement à ce qu'elle prétend, elle n'a pas engagé le renouvellement de la gauche ; elle a approfondi sa crise.

    Le Parti socialiste doit accepter de tirer pleinement les conséquences de ce fiasco. Rien ne serait pire que de refuser, au nom de l'unité, d'analyser ses raisons et d'opérer les remises en cause nécessaires. Faire ce travail est d'ailleurs le meilleur moyen pour préparer les législatives : montrer aux Français, et avant tout aux électeurs de gauche, que l'on a compris leur message. Renouveler la politique, c'est d'abord cela : mettre chacun devant ses responsabilités.

    Le parti a besoin d'une refondation autour d'une ligne authentiquement de gauche, d'une gauche concrète et d'avenir. C'est là l'enjeu de fond. Ségolène Royal a imposé sa candidature à partir d'une critique du socialisme français qualifié d'"archaïque". Ce discours lui a valu le soutien d'une partie du monde médiatique, intellectuel et culturel acquise à l'idéologie de la "troisième voie". Selon eux, le problème du PS français viendrait de ce qu'il n'a pas réalisé son aggiornamento social-démocrate. Le résultat de cette élection contredit cette affirmation. Le socialisme du centre porté par Ségolène Royal est mis en échec. Les Français ont préféré la présomption du changement avec Nicolas Sarkozy, si douloureux puisse-t-il être, au risque du statu quo avec le social-centrisme de la candidate socialiste.

    Face aux quatre grands enjeux actuels - persistance du chômage de masse, risque de décrochage économique de la France, précarisation généralisée de la société et nouveaux périls environnementaux -, seul un projet de transformation à gauche peut être crédible. C'est ce projet renouvelé, en prise avec les enjeux de demain, et enfin sérieux qu'il faut maintenant reconstruire.

    Alexis Dalem est chercheur en science politique et corédacteur en chef de la "Revue socialiste".

    RAG 34. Lolo34

    07:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Alexis DALEM, RAG 34

    11.05.2007

    Réflexions d’après le second tour : Pour tout citoyen de gauche, l’urgence est désormais la bataille pour les législatives.

    Quelques enseignements d’un sondage sorti des urnes (Ipsos)

    Pas d’effet de vote féminin :

    52 % des votes des femmes pour Sarkozy / 48 % des votes des femmes pour Royal
    54 % des votes des hommes pour Sarkozy / 46 % des votes des femmes pour Royal
    nb le vote des femmes légèrement plus à gauche n’est pas une nouveauté.

    Vote par âge

    Sarkozy Royal

    70 et + 68 % 32 %
    60-69 61 % 39 %
    18-24 42 % 58 %

    Vote selon les catégories socioprofessionnelles, résidence …

    Sarkozy Royal
    Agriculteurs 67 % 33 %
    Artisans commerçants 82 % 28 %
    Cadres sup /professions libérales 52 % 48 %
    Professions intermédiaires 49 % 51 %
    Employés 49 % 51 %
    Ouvriers 46 % 54 %
    Chômeurs 25 % 75 %
    Ruraux 57 % 43 %
    Villes < 100 000 54 % 46 %

    Motivations du vote :

    Sarkozy Royal
    Envie qu’il (elle) soit président(e) 77 % 55 %
    Barrer la route à l’autre 18 % 42 %
    Non réponse 5 % 3 %

    Réflexions d’après le second tour :

    Pour tout citoyen de gauche, l’urgence est désormais la bataille pour les législatives.

    S’il est logique que des sensibilités différentes se présentent au premier tour, cela ne prêche pas pour autant pour l’éparpillement. Il devrait être d’ores et déjà réaffirmée par chaque composante qu’au second tour il y aura désistement pour le candidat de gauche le mieux placé. Cela dans la tradition de la gauche du désistement républicain et comme moyen pour la gauche de s’affirmer clairement. Cela permettrait d’ailleurs, en écartant les tentatives de ceux qui rêvent d’accrocher le Ps aux basques de Bayrou, d’amorcer pratiquement le travail de refondation de la gauche, d’engager positivement l’indispensable travail quant aux raisons de l’échec des présidentielles.

    Voici, au lendemain du scrutin, trois axes de réflexion.

    Nicolas Sarkozy a su lui décomplexer la droite

     Un échantillon de cette droite se trouvait à La Concorde dimanche soir. Si Bush mobilise les WASP (les blancs anglo-saxons de confession protestante), Sarkozy rassemble les NAP (le ‘ghetto’ de Neuilly, Auteuil, Passy) sur le lieu symbolique des victoires de la droite, certes pas à la Bastille.

     Pas de pleine citoyenneté sans les droits civils (droits et libertés de la personne), les droits politiques, et enfin les droits sociaux. Or le candidat NS a décomplexé la droite en menant d’abord une campagne systématique contre les droits sociaux, renouant avec l’héritage et l’identité profonde de la droite. La charge redoublée contre les droits sociaux a pour axe un discours contre l’assistanat versus les vertus du travail, la place du mérite et la responsabilité de chacun dans la réussite. Chacun est libre de travailler plus pour gagner plus, de devenir propriétaire, pas de droits sans devoirs etc. … avec pour corollaire l’Etat light, le saccage des services publics. Est oisif ou pauvre qui le veut bien. L’arrogance est de retour au pouvoir. Pas de pitié pour les chômeurs, les précaires, les sans-droits, les exclus.

     La conquête des droits sociaux étant le produit des luttes sociales, il convient de balayer l’héritage de mai 68, au nom de la lutte contre la pensée unique. Il faut rendre illégitime l’extension des droits, les avancées sociales conquises par la grève générale, faire refluer les idéaux d’égalité et d’émancipation individuelle. VGE et Chirac n’ont pu frontalement mettre en cause cette pensée dite unique. Pour se présenter au peuple VGE fait campagne en 74 pour la continuité dans le changement, Chirac gagne en 95 en discourant sur la fracture sociale, fait sa campagne du second tour en 2002 sur les valeurs républicaines. L’idéologie anti-égalitaire de droite a longtemps paru délégitimée ou refoulée. NS opère un terrible bond en arrière, empruntant même dans ses propos sur les gènes aux idées des néo-conservateurs américains, retrouvant la démarche réactionnaire de la théorie sur les dons. Vers un retour à Alexis Carrel ?

     NS a su rassembler large dès le premier tour en valorisant le thème de l’identité française pour ramener les électeurs frontistes. N’oublions pas les énormes concessions aux idées frontistes :
    Quand il dit « La France n’a jamais commis de génocide, la France n’a pas inventé la solution finale », il revient sur la démarche qui consistait à reconnaître la responsabilité de l’Etat français sous le régime de Pétain ou durant la colonisation. Cela revient à nier les pires moments de l’histoire de la France et à blanchir ses protagonistes.
    « On n’est pas polygame, on pratique pas l’excision sur ses filles, on n’égorge pas son mouton dans la baignoire ». Brutale stigmatisation des immigrés. Bien pire que le bruit et les odeurs, d’autant que s’y rajoute le on de la condescendance, du mépris.
    « J’aimerais qu’on puisse parler de nation sans être traité de nationaliste, qu’on puisse parler d’immigration sans être traité de raciste, de parler de protéger notre économie sans être traité de protectionniste. On ne peut plus parler de rien. » Mais qui sont les censeurs ? Pas les grands médias à sa botte, mais le surmoi social qui empêche de dire tout haut ce que l’on pense tout bas (telles les pulsions de haine et la xénophobie). Il dédouane les électeurs frontistes et affranchit leur parole.
    Il se veut le président de la République qui pense aux victimes. Mais il le fait par un procédé pervers en évoquant des faits horribles, pour que la raison soit submergée par les réactions passionnelles – celles qui ont pu dans les années 90 déclencher des pétitions pour le retour à la peine de mort, celles qui devraient faire admettre la peine incompressible et la fin du principe fondamental de l’individualisation des peines.

    La gauche n’a pas su être conquérante.

    Il serait vain de faire de Ségolène Royal le bouc émissaire. Les responsabilités se situent aussi largement en amont et dans les pratiques de certains cercles dirigeants du Ps.

     La gauche a perdu la bataille idéologique, l’hégémonie culturelle a changé de camp. Tout est fait pour gommer l’existence de rapports de classe. Dans ses rapports aux autres, au monde et à lui-même, injonction est faite à l’individu de s’assumer dans un monde marchand qui fait fi des liens solidaires ; chacun, tenu pour pleinement responsable de lui-même, doit construire sa place, son employabilité, sa valeur marchande. L’individu vaut d’abord ce qu’il gagne et il faut pour cela qu’il réponde aux attentes du marché, selon les canons du moment. Le philosophe allemand Alex Honneth parle à ce propos de réification de la personnalité. Cela n’est certes pas nouveau, mais il y a eu amplification, à l’image de la star ac ou du jeu du maillon faible. Or non seulement n’a pas été mené un vrai combat d’idées et de principes, mais le Ps a été pénétré de l’idéologie blairiste dite de la 3ème voix. Un tel combat ne peut d’ailleurs s’ordonner que nourri de la lutte pour la préservation et l’extension des conquêtes sociales. Pour le Ps, le poids en son sein de la 2ème gauche, sa composition élitaire de la direction du parti déconnectée du petit salariat, l’abandon du travail dans les entreprises … ne le prédisposaient pas à remplir ce rôle.

     Le bilan de 2002 n’a jamais été tiré, comme si le Ps avait une rente de situation et des électeurs captifs. Penser que la norme en démocratie est de ne plus pouvoir exprimer un vrai choix politique est une perversion de la démocratie. L’inversion des scrutins par Jospin a été de ce point de vue une énormité qui perpétue ses effets délétères.

     La campagne pour le non et sa victoire, avec la défense d’une Europe sociale, avait remis en selle les principes démocratiques, les idéaux de justice sociale et de solidarité, la défense des services publics, le sens du bien public. Cette réappropriation en marche de ces idéaux républicains et socialistes s’était faite malgré et contre la direction du Ps. Il ne s’agit pas ici de revenir sur le gâchis d’une occasion manquée à la gauche de la gauche. Mais cela a contribué à un énorme recul et d’une dynamique unitaire indispensable pour gagner au second tour , et de la capacité de la gauche à conforter une reconquête alors en cours de l’hégémonie culturelle. Plus encore, cet échec, couplé avec les carences du Ps, a désorienté tout un électorat populaire qui avait participé à l’insurrection civique du 29 mai, électorat qui a pu alors être sensible aux sirènes du candidat de droite offrant la solution individualiste du travailler plus pour gagner plus, voire au discours sécuritaire et anti-immigrés.

    De la démocratie d’opinion aux jeux télévisuels : une perversion de la démocratie.

    Les sondages et les médias ont joué un rôle majeur :

     Rôle dans la désignation de la candidate socialiste, mais aussi une fois celle-ci désignée dans son dénigrement. De là à imaginer une machination de NS (disposant d’un réseau dans les médias pour susciter un choix qui lui soit favorable) il y a un pas qu’il n’est pas utile de franchir. Rôle dans la montée dans les sondages de Bayrou qui a su vilipender la concentration des médias, médias qui d’ailleurs ne lui en ont guère voulu dés lors que se conjuguait à leur intérêt marchand, l’intérêt politique de la droite.

     Rôle dans le jeu qui consiste à privilégier l’image et les postures, à faire émerger des communautés d’émotion plutôt que de faire débattre des perspectives programmatiques. Mais les responsabilités sont aussi largement celles des équipes et de la candidate : Désirs d’avenir plutôt que les militants et responsables, personnalisation et usage du je jusqu’à plus soif, zig-zag en cours de campagne (Blair / retour au programme PS / entre-2 tours centriste) en oubliant les fondamentaux que connaît bien Sarkozy : on gagne en oeuvrant d’abord à rassembler son camp.

     Il y a eu comme une transposition dans les médias du jeu du maillon faible. Pierre Rosanvallon dit à ce propos que la présidentielle est tout autant un jeu de désélection que celui de l’élection en fonction des programmes. Il s’agit alors pour le candidat de dévoiler sa proximité avec le public, d’établir un lien quasi compassionnel, ce qui l’éloigne des orientations générales et du débat public sur le bien commun. La soumission aux médias c’est ce désir de coller à des opinions diverses et changeantes, à chercher à apparaître proche, réactif, et cela en lançant parfois des idées floues, mal élaborées, discutables, nourrissant le sentiment d’improvisation, voire d’incompétence. NS a préféré marteler sur les mêmes clous, pour susciter un vote d’adhésion. Le choix de la triangulation (d’aller sur les thèmes de la droite) de notre candidate a brouillé les repères, sans réellement convaincre si on en croit les sondages sortis des urnes.

    La belle formule de Gramsci : L’Etat est une hégémonie culturelle cuirassée de coercition s’applique remarquablement à l’Etat sarkozyste. Comme l’urgence sociale n’a pas reflué à cette étape, on peut s’attendre à une période chaotique et difficile. En réduire le coût social et politique passe par l’unité et le réarmement idéologique de la gauche. Donc par la nécessité de souder nos rangs et la capacité d’engager un débat collectif, dans le Ps et dans toutes les composantes de la gauche.

    Bruno Flacher Enseignant à l'Université Montpellier III

    Lundi 7 mai 2007.

    Hérault quelques résultats (Télécharger format.doc)

    RAG 34. Les lolo's 34

    10:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bruno FLACHER, PRS, RAG 34

    09.05.2007

    Le PS est-il en ordre de marche pour les élections législatives ? (vidéo)

    Premier carnet de campagne pour François Hollande après la défaite de Ségolène Royal. Au lendemain de la soirée électorale, le Premier secrétaire du PS tire un premier bilan de la campagne et se projette dès aujourd'hui dans le combat qui s'annonce autour des élections législatives.
    Au sommaire de ce numéro :
    - Quel bilan tirer de la campagne de Ségolène Royal ?
    - Le PS est-il en ordre de marche pour les élections législatives ?
    - Autour de qui va s'organiser la campagne pour les élections législatives ?
    - Comment organiser un grand mouvement de gauche ?
    - Quels sont les thèmes qui vont marquer la campagne législative ?
    - Quel avenir pour le mouvement démocrate de François Bayrou ?

    Carnet de campagne de François Hollande n°16



    RAG 34. Les lolo's 34

    09:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : campagne pour les LEGISLATIVES

    06.05.2007

    Estimations à 20h00 : Un homme, une femme, une femme, un homme ?

    Nicolas Sarkozy élu président de la République avec un score proche de : 53,06 %








    Ségolène Royal : 46,94 %










    La France a choisi : A DROITE TOUTE !









    Les résultats très certainement connus dès avant 18h00 ce dimanche, les communes qui ont dans la couronne parisienne, majoritairement votées pour la candidate socialiste (60%), se sont vues envahir cet après-midi par des compagnies de CRS, par crainte d'incidents selon France Info (18h40-19h30).

    Vous en aviez rêvé, la France bleue CRS est enfin là !

    RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

    20:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , 02 URGENCE LIBAN ! , 04 AFFAIRE Jean-Pascal COURAUD , 06 Grain de sable (courriels d'ATTAC). , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Le winner est SARKOZY !

    05.05.2007

    Souvenirs, souvenirs (3.02.2006) ... Affaire des caricatures, SARKOZY défend fermement la liberté d'expression!

    L'AFFICHE INTERDITE:

    VOTEZ LE PEN!
    Pour info l'affiche interdite est dans notre album photos.

    Le photographe de Sarkozy baîllonne la liberté d’expression sur l’Internet
    Le 19 décembre 2005, le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris lançaient l’affiche « Votez Le Pen », avec un portrait de Nicolas Sarkozy pour dénoncer la guerre menée aux étrangèrEs et la dérive du ministre de l’Intérieur vers un discours et une politique d’extrême droite toujours plus affirmée. Une affiche largement collée dans les rues de Paris et disponible en téléchargement sur le site Web d’Act Up-Paris.

    Le 21 décembre 2005, les représentants légaux du photographe, utilisant des menaces de poursuites judiciaires pour « contrefaçon » d’une photographie de Sarkozy, ont contraint Act Up-Paris de retirer le visuel de cette affiche de son site Web.

    Ainsi, pour la première fois depuis longtemps en France, un particulier vient de demander et d’obtenir sous la menace et au nom de ses intérêts privés, le retrait d’une expression politique diffusée sur l’Internet, sans qu’une décision de justice vienne à l’appui de cet état de fait.

    Le fait d’une utilisation « non autorisée » (la fameuse « contrefaçon ») d’une photographie officielle d’un homme public ne nous semble justifier en rien, et en tout état de cause, nous apparaît comme un acte de censure pur et simple. Les intérêts commerciaux d’un photographe de régime ne nous semblent pas non plus être une raison suffisante pour interdire le libre exercice du droit de critique de la politique gouvernementale, qui devrait être celui de tout citoyen.

    Qui plus est, nous sommes tout de même en droit de nous demander quel rôle réel a joué l’UMP dans cette plainte pour le moins opportune pour violation du « droit d’auteur » qui permet de baîllonner l’une des voix qui dénoncent le recyclage des idées d’extrême-droite dans la politique du ministre de l’Intérieur, en particulier, et de la droite en général (comme l’a souligné l’édition de la semaine dernière du Canard enchaîné). C’est en tout cas ce que pourrait laisser entendre l’arrestation aujourd’hui même de plusieurs membres du 9e collectif en rapport avec cette campagne.

    Considérant qu’il s’agit là d’une remise en cause de la liberté d’expression sur l’Internet, qui s’inscrit dans un contexte global de répression des mouvements sociaux et d’atteinte aux libertés publiques.

    Considérant que c’est aussi une grave remise en cause du principe fondamental du droit à la critique, à la satire ou à la caricature de ceux et celles qui font profession de l’excercice du pouvoir.

    Considérant qu’il est important dans de telles circonstances d’exprimer notre solidarité avec le 9ème collectif des sans-papiers et Act Up-Paris.

    Nous appelons chacun et chacune à télécharger les fichiers numériques de cette affiche, à les diffuser, à les partager, à les reproduire sur leurs propres sites web ou blogs, afin que, dans le cadre répressif de l’Etat d’exception sous lequel nous vivons, la liberté d’expression garde encore un peu de sens.

    Paris le 22 décembre 2005
    samizdat.net

    Une affiche provocatrice, pour dénoncer les propos d'un "caporal en campagne"exhortant sa compagnie, à nettoyer au "karcher", les lieux de bannissement de toutes ses "racailles". Au delà de ces propos de café du commerce, nous attendons mieux des ors de la République, de notre Ministre de l'Intérieur.
    Un déjà vu idéologique, comme ce Georges Ripert, nommé, le 6 septembre 1940, sous-secrétaire d’État à l’Instruction publique , qui déclarait nécessaire de "nettoyer l'école primaire";bien avant l'invention du Karcher, et de plus, responsable de la suppression des Écoles normales, de l’exclusion des enfants juifs et de l’interdiction des syndicats d’enseignants, dont le SNI!

    Dans mon inconsient cette affiche interdite, m'en remémore une autre, à contrario très largement diffusée en 1944 : l'Affiche Rouge ( voir dans l'album photos).

    Face au Pouvoir, le Peuple est toujours nu.
    Maladresses obligent et Carnaval bientôt: moquons-nous donc, un peu, beaucoup..!
    A la suite, la musique adoucit les moeurs, (magnéto Lolo).
    Play, pause, stop. C'est trop facile...


    Contre-Danse Hongroise
    Vidéo envoyée par rag34

    Contredanse Hongroise
    d'après la danse hongroise n°5 de Brahms
    (Paroles de J. B.)

    Pasqua, Ponia, Pasqua, Ponia,
    Pasqua, Ponia, Marcelin !

    IL nous vient tout droit de Hongrie
    Il est tout p'tit Nicola-as Sarkozy
    Nosferatu du quai des Orfèvres
    Le brushing, les dents longues, grandes zoreilles, l'oeil est sombre
    Planquez vous-ou le voilà!

    On l'adore chez tous les pandores
    Les CRS de lui aiment les caresses
    Hongrois rêvé de tous les Poulets
    La matraque la flash-balle les menottes au radiateur
    on va bientôt ho déguster hé!

    Quand il voit un Rom
    Tout de suite il le dégomme
    Quand il voit un Beur
    Il fait chauffer le charter
    Quand il Voit un Black
    On entend voler les claques
    Aïe! il est comme ça ha!
    Notre Ni-i-i-colas

    Attention les gars v'la Nicolas ha!
    Attention les filles v'la Sarkozy hi!
    Attention les gars v'la Nicolas la!
    Attention les filles v'la Sarkozy zi!

    A quoi pense-t-il , Aurait il des ambitions
    Mais que fait-il, Il s'approche de Matignon
    A quoi rêve-t-il, veut-il se faire désirer
    Mais ou va-t-il, Il s'approche de l'Elysée
    Donne tes papiers !!

    VOIR AUSSI: Clickez--> Sarkozy : Les Trente ans de politique d’un jeune loup (post) gaulliste


    Rassembler à gauche 34. Lolo34.

    17:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : SARKO Votez LE PEN !

    VOTER EN REGARDANT L’HORIZON

    A J-2 de la consultation décisive qui engagera notre pays pour au moins 5 ans dans l'un ou l'autre projet de société, l'équipe de RAG 34 a confié à René Revol membre du Conseil National du PS, vice président de Pour la Rébublique Sociale la rédaction de son billet du jour. Bon vote dimanche !


    VOTER EN REGARDANT L’HORIZON

    Au delà du bruit médiatique et de la fureur d’une fin de campagne, n’oublions pas ce qui est au principe même de la citoyenneté que nous partageons tous : être citoyen de la République (res publica, la « chose publique ») c’est s’arracher à son quotidien et à ses appartenances particulières pour penser et agir du point de vue de l’intérêt général. Utopie ? Pas du tout, quelque part ce principe traverse peu ou prou chaque citoyen lorsqu’il rentre dans l’isoloir.

    Aussi à la veille du vote du 6 mai, pourquoi ne pas tenter de s’élever au niveau des enjeux non seulement nationaux mais aussi planétaires de cette élection. Le monde est aujourd’hui dominé par une idéologie libérale et sécuritaire, au pouvoir dans la plus grande puissance économique, politique et militaire, qui impose sa loi : la plus grande liberté au marché accompagné d’un puissant gendarme mondial, la loi du plus riche et la loi du plus fort réunies, le tout agrémenté d’un renouveau de l’ordre moral et du fondamentalisme religieux, source des communautarismes. Un simple regard sur l’état de la planète nous convainc que ce nouvel « ordre » du monde nous mène au désastre.

    Comment dès lors ne pas comprendre que Nicolas Sarkozy est le digne représentant de cette orientation libérale-sécuritaire et qu’il entreprend la normalisation de la France à ce nouvel ordre mondial. Après avoir normalisé la droite en effaçant l’héritage gaulliste et en rejetant la tradition démocrate chrétienne, sa victoire serait le début de la normalisation de la société. Les citoyennes et les citoyens français peuvent et doivent dimanche prochain dire Non à cette normalisation en votant pour Ségolène Royal, rejoignant ainsi les forces de plus en plus nombreuses qui se lèvent dans le monde, jusqu’aux Etats-Unis même, pour contester ce nouvel ordre mondial et rechercher une autre voie.

    Contre ceux qui distillent jour après jour l’idée que nous serions impuissants devant ce nouvel ordre du monde, rappelons nous la définition qu’Aristote donnait du citoyen dans une République : « Est citoyen celui qui exerce le pouvoir » !

    Alors dimanche prochain, ce pouvoir, exerçons-le pleinement !

    René REVOL
    D’abord un citoyen libre qui votera Ségolène Royal dimanche prochain.

    Et par ailleurs :

    Professeur agrégé de sciences économiques et sociales

    Vice-Président de l’association PRS

    Membre du Conseil National du Parti Socialiste

    RAG 34. Lolo34

    13:53 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    03.05.2007

    Réfutations : un film à voir d'urgence... Avant qu'il ne soit trop tard ! »

    « Seize militants et chercheurs, seize regards acérés sur le monde que nous prépare Nicolas Sarkozy. Ni haine, ni diabolisation, mais la réalité d'une droite décomplexée en passe d'accéder au pouvoir. Une déconstruction implacable de la rhétorique sarkozyste, à voir d'urgence... Avant qu'il ne soit trop tard ! »

    1/4 : Durée : 18:04 Pris le : 30 avril 2007 Lieu : France Réfutations un film de Thomas Lacoste 66"




    Visionnez ce film dans son intégralité sur :
    http://www.lautrecampagne.org/refutations.php

    RAG 34. Les lolo's 34

    08:39 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REFUTATIONS un film de Thomas Lacoste

    François Hollande : “Ségolène Royal a montré sa force de caractère, sa force de conviction, sa force de proposition”.

    Quelques minutes aprés la fin du débat entre Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy, le Premier secrétaire du PS livre ses réactions : “Ségolène Royal a mené le dialogue, elle a bousculé les règles”. Quant au candidat de l’UMP, François Hollande a insisté sur le fait “qu’on ne peut pas accepter sa méthode politique”.



    RAG 34. Les lolo's 34

    07:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    02.05.2007

    SARKOZY : C'est l'homme du passé et du passif. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain.

    Interview de Ségolène Royal dans le Monde.

    Elle revient sur le débat avec François Bayrou : «C'est la démocratie qui en a tiré un bénéfice. C'est un événement inédit dans l'histoire politique française qu'un candidat placé au second tour de l'élection présidentielle propose un débat avec un candidat qui n'a pas été retenu au premier tour. J'ai pris cette initiative parce que cela correspond à l'idée que je me fais de la politique. C'est cohérent avec ce que je suis, ma façon différente de faire de la politique, le constat que j'avais fait de la crise démocratique, le score de François Bayrou, les messages qu'ont envoyés ses électeurs. J'ai retenu du premier tour une confirmation de ce que j'ai entendu dans les débats participatifs : les Français ont envie que la vie politique se rénove en profondeur et que l'on puisse dépasser les antagonismes bloc contre bloc. Le débat l'a montré. Une douzaine de fois, François Bayrou a manifesté son accord avec ce que je disais. Sans renoncer à la confrontation principale entre la droite et la gauche, il y a quelque chose à inventer, j'ai senti que le moment était venu. La politique a un besoin profond de rénovation. J'ai donné un contenu et une preuve à cette rénovation. »

    « L'UDF a toujours gouverné avec la droite. Et, dans les collectivités territoriales, l'UDF ne vote jamais les budgets des régions, des départements ou des mairies de gauche, même s'ils sont bons. Le scrutin majoritaire à deux tours favorise la confrontation bloc contre bloc. C'est pourquoi il y aura une part de proportionnelle dans la réforme des institutions. François Bayrou, qui l'a vu de près, a fait un constat sur l'Etat UMP, sur le bilan et sur les dérives idéologiques et langagières de Nicolas Sarkozy. La création d'un ministère de l'immigration et de l'identité nationale, la théorie génétique pour les pédophiles, la façon dont sa campagne s'est brutalisée ont heurté une partie de l'électorat centriste. »

    « La gauche n'est pas inquiète car je rassemble sur la base du pacte présidentiel. Les valeurs et les idées de ceux qui m'ont soutenue ne sont pas oubliées. Je les ai tous reçus ou contactés car je veux que leur idéal et leurs bonnes idées rejoignent le pacte. Compte tenu de la situation dans laquelle la France se trouve, il faut absolument lui éviter cinq années de droite dure. Quant au vote autour de François Bayrou, il est assez varié et toutes les motivations sont d'ailleurs respectables. J'ai pris acte de cette réalité-là sans la mépriser et j'ai pris l'initiative de sortir des schémas traditionnels. Par ailleurs, j'en ai assez de ce procès permanent où lorsque l'on se parle ou l'on dialogue, on est déjà suspect. Il est temps de passer à l'âge adulte de notre démocratie. »

    « Maintenant, c'est à François Bayrou de se définir. Il a dit qu'il attendait le débat mercredi pour se déterminer. Et s'il vient sur la majorité présidentielle, il fera partie de la majorité présidentielle. Comme toutes les autres forces politiques qui ont appelé à voter pour moi. »

    A propos de l’investiture promis par Nicolas Sarkozy aux députés UDF qui le rejoindraient, Ségolène Royal « laisse à d'autres ces débauchages et ces pressions. La bataille principale, elle est pour la France neuve et donc contre la droite dure, avec le bilan désastreux que le candidat sortant refuse d'assumer. C'est l'homme du passé et du passif. Il s'en prend à Mai 68 dans son discours de Bercy en oubliant que les ouvriers, qu'il découvre, ont obtenu les accords de Grenelle. Moi, je veux prendre le meilleur de chaque époque pour inventer la France de demain. »

    Lire l'intégralité de l'interview

    RAG 34. Les lolo's 34

    09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    01.05.2007

    A 20h30 En ce moment et en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour nous c'est elle" au stade Charlety

    Suivez en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour nous c'est elle" au stade Charlety .

    A suivre : Yannick Noah, Renaud, Higelin, etc.

    Suivre le direct sur www.parti-socialiste.tv

    Ségolène Royal sera rejointe par Benabar, Cali, Michel Delpech, Disiz La Peste, Leny Escudero, Miossec, Yannick Noah, Mafia Kafri, Renaud, Sapho, Têtes raides, Mokobé, Kery James, Grand corps malade et d'autres artistes qui exprimeront leur soutien et leur espoir de voir gagner la "France présidente" le 6 mai.

    Ne ratez pas ce rendez-vous auquel assisteront des dizaines de milliers de personnes ! Suivre le direct sur www.parti-socialiste.tv

    * Stade Charléty
    99 boulevard Kellermann
    75013 Paris
    RER Cité universitaire


    RAG 34. Les lolo's 34

    20:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Famille , Musique , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Suivez en direct sur internet le Grand concert-meeting "Pour no

    Grand concert-meeting Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety

    Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.

    Venez assister au dernier évènement parisien de la campagne de Ségolène Royal : un grand concert avec entre autre Yannick Noah, Renaud, Bénabar... Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety (Paris 13ème). Cali, Georges Moustaki et Yvan Le Bolloch racontent les préparatifs de l'événement.



    BENABAR, CALI, Michel DELPECH, DISIZ LA PESTE,

    GRAND CORPS MALADE, Leny ESCUDERO,

    Kery JAMES, MAFIA K1FRY, MIOSSEC, MOKOBE,

    YANNICK NOAH, RENAUD, SAPHO, TETES RAIDES, etc.

    ET L'INTERVENTION DE SEGOLENE ROYAL

    Concert gratuit

    Stade Charléty

    99 boulevard Kellermann

    75013 Paris

    RER Cité universitaire

    OUVERTURE DES PORTES A 15H30 AVEC ANIMATIONS

    RAG 34. Les lolo's 34

    11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Grand concert-meeting "Pour nous, c'est Elle" Mardi 1er mai à 15h30 au stade Charlety.

    D'internet à Charléty, mobilisation tous azimuts à gauche

    PARIS (Reuters) - SMS en rafales, mailings généralisés, appels d'intellectuels en faveur de Ségolène Royal et grand "concert pour la victoire": la gauche sonne la mobilisation générale à six jours du second tour.

    Lundi, la candidate socialiste a reçu le soutien sans équivoque de José Bové après avoir rencontré la semaine dernière Arlette Laguiller et Dominique Voynet et - symbole du grand écart nécessaire pour conjurer l'arithmétique du premier tour - débattu samedi pendant près de deux heures avec François Bayrou.

    Chargé d'une mission sur la "souveraineté alimentaire" et les relations Nord-Sud, le candidat altermondialiste, qui a recueilli 1,32% des voix le 22 avril, a appelé les électeurs à ne pas s'abstenir le 6 mai et à faire le bon "choix de société".

    "J'affirme qu'il y a pour notre pays nécessité de choisir: ou on est dans une société du vivre ensemble ou on est dans une société du conflit permanent, de l'opposition systématique" qu'incarne à ses yeux Nicolas Sarkozy.

    Cinq ans après le 21 avril, le Parti socialiste se souvient d'avoir manqué la marche de très peu en 2002, Lionel Jospin ayant été éliminé dès le premier tour pour moins de 200.000 voix.

    Cette année, estime un conseiller de la candidate, il y a "500.000 voix à faire changer", soit "deux points d'écart" dans les sondages avant le deuxième tour.

    Sur le modèle de l'Espagne, le PS espérait pouvoir engranger un million d'adresses internet pour diffuser des messages de mobilisation jusqu'à la dernière minute.

    Au dernier comptage, l'équipe de campagne de la candidate disposait de 350.000 noms à qui quatre à cinq mails sont désormais envoyés tous les jours.

    RAG 34. Les lolo's 34

    Parallèlement, depuis deux mois, l'équipe de campagne diffuse tous les jours des messages écrits par téléphone portable pour annoncer l'agenda de la journée, diffuser une phrase-clé de la candidate ou une consigne de mobilisation.

    Ségolène Royal elle-même, via une base de données informatique, envoie environ un SMS toutes les 48 heures vers 2.000 grands élus du PS, membres du Bureau national ou partenaires de la campagne et 20.000 personnalités.

    WOODSTOCK BIS?

    Lundi, Libération et le Nouvel Observateur ont publié deux appels parallèles d'intellectuels de gauche appelant à voter pour Ségolène Royal, d'Aimé Césaire à Jeanne Moreau en passant par le spécialiste des médias Dominique Wolton au généticien Axel Kahn.

    Dans la dernière ligne droite, l'avant-dernier meeting de Ségolène Royal, à Paris, a été transformé en grand concert gratuit, qui doit se dérouler mardi au stade Charléty.

    "C'est notre Woodstock à nous", s'est amusé le chanteur Cali, citant une "guest list évoluant d'heure en heure" mais qui compte déjà Benabar, Yannick Noah, Miossec, Renaud, Michel Delpech, le slameur Grand Corps Malade, de nombreux rappeurs ou encore les Têtes raides.

    "Une programmation à faire pâlir les 20h30 de TF1", a plaisanté l'acteur Yvan Le Bolloch, qui arborait une chemise rose étincelante et une brosse à dents dans la poche.

    Deux jours après le meeting parisien du candidat de l'UMP, au Palais omnisports de Bercy, il table sur "35.000 à 40.000 personnes".

    Le réalisateur serbe Emir Kusturica a fait savoir qu'il s'associait à l'évènement, intitulé "grand concert de la fraternité", qui doit durer près de quatre heures. "Donc ça dépasse les frontières", s'est réjoui l'agent artistique Dominique Besnehard, proche de la candidate.

    A l'heure où Nicolas Sarkozy renouvelle ses critiques sur le mouvement estudiantin et ouvrier de mai 1968, le lieu n'a pas été choisi au hasard. Le 27 mai 1968, les étudiants non communistes et les forces de gauche y avaient organisé un grand rassemblement, auquel avaient participé entre 30.000 et 50.000 personnes.

    "C'était houleux", s'est souvenu Georges Moustaki lundi. Le candidat de l'UMP "s'en prend à une période de ma vie et de la vie de ma génération qui (...) était très importante au niveau des libertés qui ont été conquises (...) De vouloir les occulter, de vouloir les combattre c'est un crime de lèse-liberté", a dénoncé le compositeur du "Métèque".

    "C'est une grande fête populaire, mais c'est aussi un événement profond en terme de valeurs, d'humanité, de fraternité, de vivre ensemble, et aussi de gaieté, d'énergie", a déclaré la candidate qui doit prendre la parole vers 18h30 et qui a remercié les artistes qui se sont "spontanément mobilisés".

    "L'objectif c'est, pendant qu'on peut encore, se taper sur les cuisses et rigoler entre collègues", a déclaré, l'air grave, l'acteur Yvan Le Bolloch. Dans l'espoir d'une victoire de Ségolène Royal dimanche, il n'a "pas prévu d'émigrer en Suisse" même s'il "aime les sports d'hiver et les grosses cylindrées" -- comme Johnny Hallyday, qui soutient Nicolas Sarkozy.

    08:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    29.04.2007

    DSK : "Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal"

    Dominique Strauss-Kahn : "Aujourd’hui en France, quand on est de gauche, quand on est démocrate, on vote pour Ségolène Royal"
    "On ne cherche pas des faux-fuyants, des mauvaises raisons, des arguments techniques. On dit : je suis de gauche. On dit : je suis un démocrate. On dit : le choix nous engage pour cinq ans, pour dix ans peut-être. On dit : je vote pour Ségolène Royal."

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    RAG 34. Les lolo's 34

    21:49 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DSK à Lyon

    28.04.2007

    Vidéo clip : Nos camarades tahitiens au charbon aussi...

    Durée : 03:17 Pris le : 19 avril 2007Lieu : Papeete, Polynésie Française



    Avez-vous remarqué le prix d'un paquet de colle ? Plus cher que le pétrole... Ia fiu !

    Les lolo's 34 et Lolo34.

    15:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : TAHITI DEVANT!

    En ce moment dialogue entre Ségolène ROYAL et François BAYROU. Pour l'Hérault sur la FM : RMC 104.3

    "L'impossible" débat entre Ségolène Royal et François Bayrou aura bien lieu ce matin à 11 h00 et sera retransmis depuis un hôtel parisien par BFMTV et RMC infos.

    Avec Sarkozy tout devient pénible !

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    11:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Auto/Moto , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : DEBAT ROYAL BAYROU ce samedi à 11h00

    27.04.2007

    Ségolène ROYAL : "J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste."

    Ségolène Royal invitée de "A vous de juger".

    Ségolène Royal expose tous les aspects de son programme, de l'économie à la justice. Elle souligne le "clivage très profond" entre son projet et celui de son adversaire de l'UMP.

    "J'incarne une autre méthode, je fais confiance. Je n'ai aucune soif du pouvoir, mais je veux l'exercer avec une autorité juste, réformer sans brutaliser, en écoutant pour agir juste et ensuite exercer une autorité juste, pas aveugle, brutale".

    Evoquant les difficultés des Français, elle s'engage à "changer le désordre" vécu par "ces femmes qui partent avec 600 euros" par mois de retraite, ces chômeurs qui "font semblant de partir travailler le matin", les caissières qui toute leur vie, sont cantonnées au smic.

    Ségolène Royal souhaite "des salariés bien sécurisés dans leur travail", estimant que "le fléau auquel il faut répondre, c'est les millions de salariés qui n'ont pas du tout de travail".

    La candidate socialiste reproche à Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine".

    "Je ne suis pas pour dire qu'il y a des gens qui veulent se lever tôt et d'autres qui aiment se coucher tard, je ne suis pas pour dresser les Français les uns contre les autres", dit-elle, accusant son adversaire de "draguer les voix populistes".

    Interrogée sur les moyens financiers nécessaires à son programme, elle répond: "Je relance la croissance". On dope la croissance "en remettant du dialogue social dans l'entreprise", et "il est possible de concilier le respect des salariés et la performance et la compétitivité de l'entreprise".

    Sur la régularisation des sans papiers, Ségolène Royal répète qu'elle se fera "au cas par cas". Mais elle assure comprendre les difficultés de certaines familles.

    "Si j'étais dans un pays où il n'y a rien, je prendrais mes enfants sous le bras et je les emmènerais dans un pays où ils pourraient manger et aller à l'école".

    Elle réaffirme sa volonté de doubler le budget de la justice et s'est insurgée contre le fait que les indemnisations aux victimes du procès d'Outreau "n'ont toujours pas été versées."

    A propos des jeunes multi-récidivistes, que Nicolas Sarkozy veut sanctionner comme des adultes, Ségolène Royal estime qu'il faut prévenir la récidive en sanctionnant "au premier acte de délinquance".

    "Il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore des délinquants".

    La candidate renouvelle sa proposition faite à François Bayrou d'un débat vendredi devant la PQR.

    Elle s'est aussi réjouie que François Bayrou ait "compris un certain nombre de choses" au cours de la campagne électorale. "Il a bougé au cours de cette campagne".

    Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès", en prenant "les bonnes idées, d'où qu'elles viennent".

    Le débat d'entre-deux tours du 2 mai avec Nicolas Sarkozy sera "une épreuve, c'est un moment difficile et je m'y prépare au mieux", reconnaît la candidate socialiste sur France-2. "C'est une étape importante" mais pas "déterminante".

    "Les Français nous connaissent, nous regardent, peuvent comparer deux visions de la France, deux tempéraments, deux personnalités très différentes. C'est un élément très important pour qu'ils affinent leur jugement".

    Face au "génocide abominable" au Darfour, Ségolène Royal prend fermement position : "La communauté internationale est restée trop longtemps indifférente par rapport à ce drame et aujourd'hui il faut vraiment agir et pas seulement se plaindre dans des discours", exhorte la candidate socialiste, qui réclame des "corridors humanitaires".

    "On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde. Je pense qu'il faut qu'il y ait des menaces de sanctions très fermes. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable."

    Alors qu'on lui demande si elle pourrait aller jusqu'au boycott des Jeux Olympiques de Pékin, elle répond: "je ne l'exclus pas, parce qu'à un moment, lorsqu'il y a une telle inaction, une telle inertie, il faut que tous les moyens soient utilisés pour que ça bouge."

    Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 1/2

    Vidéo Ségolène Royal - A vous de juger 2 - Part 2/2

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    10:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Bricolage/Jardinage , Chasse/Pêche , Coup de coeur/Coup de griffe , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sciences et technologie , Sport , Tauromachie , Traditions , Voyage/Tourisme , Web | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL A VOUS DE JUGER

    J-9 : Ségo au chrono ! Bayrou à la proue ?

    L'impossible débat
    C'était annoncé par Jean-Louis Bianco : Le débat entre Ségolène Royal et François Bayrou après de longues tractations devait avoir lieu ce samedi matin 28 avril à partir de 11h00 sur Canal + et à la radio sur France Inter.

    Mais c'était sans compter sur les pressions exercées par Sarkozy pour en empêcher le déroulement selon les certitudes des deux intéressés.

    Comédie tragicomique d'après l'entourage de Sarkozy.

    Le vrai drame, c'est qu'avec Nicolas Sarkozy et ses Zamis tout devient pénible !

    L'IMPORTANT C'EST LE DEBAT DU 2 MAI !


    RAG 34. Lolo34

    09:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Débat ROYAL BAYROU

    Défense des droits des intermittents du spectacle et de l’audiovisuel

    Les intermittents du spectacle et de l’audiovisuel, en occupant, avec des associations de chômeurs, le toit du siège de l’UNEDIC, manifestent à nouveau pour la défense de leurs droits.

    Le Parti socialiste rappelle qu’il a constamment apporté son soutien à la juste revendication de ces professions artistiques et culturelles,dont le droit à l’indemnisation du chômage a été gravement remis en cause par les protocoles de 2003 et 2006, que le pouvoir actuel a avalisés.

    A travers la lutte que celles-ci mènent, il y va de la défense d’une création vivante dans notre pays, de la promotion de la diversité culturelle qui ne peut être soumise à la seule loi du marché et de la rentabilité immédiate, et de la richesse d’une vie artistique libre et foisonnante.

    Alors que le candidat de la droite Nicolas SARKOZY entérine un dispositif inique imposé par le MEDEF, qui vise à exclure de très nombreux artistes et techniciens des annexes 8 et 10 et à démanteler la politique culturelle publique, Ségolène ROYAL, au contraire, a pris position pour sa remise à plat en prônant une nouvelle négociation collective, dans un cadre élargi, et avec des conditions clairement posées par le nouveau gouvernement qu’elle formera à l’agrément d’un futur accord :

    mise en place d’un système réellement pérenne et équitable, replaçant les annexes 8 et 10 au coeur de la solidarité interprofessionnelle ;
    retour aux 507 heures en 12 mois ;
    incitation forte afin que les entreprises culturelles et audiovisuelles employant des intermittents pour des fonctions permanentes, transforment leurs contrats en CDI.
    Seule la victoire de Ségolène ROYAL à l’élection présidentielle permettra de sauver un régime d’indemnisation du chômage menacé par la politique libérale de la droite, et de redonner un nouvel élan à la création artistique dans notre pays.

    Communiqué de Anne HIDALGO
    Secrétaire nationale à la Culture et aux Medias

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    07:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : INTERMITTENTS DU SPECTACLE

    26.04.2007

    Le magazine gay Illico menacé d'interdiction par le ministère de l'Intérieur

    Le magazine gay gratuit Illico vient de recevoir un courrier du ministère de l'Intérieur qui le menace d'interdiction pour la présence de publicités pour des sites Internet ou téléphoniques de rencontres dans ses pages ainsi que ses critiques de films X. Une coïncidence troublante alors que le contenu du magazine n'a pas varié depuis des années, mais que sa rédaction mène une campagne très hostile à l'élection de Nicolas Sarkozy.
    La rédaction d'Illico est tombée des nues ce matin à la lecture du courrier recommandé signé du Sous-directeur des libertés publiques du ministère de l'Intérieur (Marc-André Ganibenq), daté du 20 avril dernier, qui menace le titre d'interdiction à travers l'utilisation d'un article bien connu des éditeurs de presse (l'article 14 de la loi n°49.956 du 16 juillet 1949) qui vise officiellement à protéger la jeunesse et qui, selon une interprétation très restrictive, peut aboutir à sa disparition.

    Le courrier en question reproche à Illico de publier "des textes et des photographies de nature pornographique susceptibles de choquer les mineurs qui pourraient l'acquérir". En cause, en particulier, la rubrique chroniquant les films X (sous le titre Rayon X) et la présence "en quantité de publicités pour des sites internet ou des serveurs de rencontres par téléphone explicitement sexuelles". Le courrier affirme en particulier que l'illustration de la chronique de films X comporterait des images présentant "des sexes masculins en érection".

    Or la réalité est tout autre. La rubrique Rayon X publie depuis de nombreuses années des critiques de films X, comme certains confrères de la presse gay –Têtu en particulier. Les illustrations qui accompagnent ces articles sont soit de la couverture du dvd si elle ne présente pas de sexe en érection, soit une autre image du film ou encore une reproduction "floutée" da la partie représentant un sexe en érection.
    Le courrier du ministère ne donne d'ailleurs dans son courrier aucune précision sur un exemple quelconque qui aurait pu entrer dans le champ des reproches qui nous sont adressés. Sous entendant que la pratique courante d'Illico serait de présenter des sexes en érection.
    Même absence de fait précis pour ce qui concerne les publicités pour les serveurs internet et téléphone de rencontres. Aucune publicité –contrôlées à la fois par les annonceurs et le support qui les publie- n'est mentionnée comme pouvant poser un problème en particulier.
    Notons, là encore, que les mêmes publicités sont publiées simultanément par tous les supports de presse gay (Têtu, 2Xparis, Préf, BabyBoy, etc...).

    Quant au risque que ces textes et images atteignent la jeunesse, faisons observer qu'Illico n'est pas diffusé en kiosque, mais strictement dans un réseau d'établissements fréquentés par une clientèle homosexuelle majeure (bars, discothèques, saunas, sex clubs) dont l'accès est précisément interdit aux mineurs.

    Il y a donc quelque chose de profondément troublant dans l'activation de cette procédure à l'encontre d'Illico qui publie sans discontinuer depuis mars 1988 un contenu qui n'a jamais été assimilé par quiconque depuis près de 20 ans à un magazine pornographique mettant en danger la jeunesse de France.
    En revanche, Illico –chacun le sait bien- est un média d'information gay essentiellement centré sur l'actualité politique et sociale de la communauté LGBT. Et c'est aussi un média militant qui n'a jamais mis son engagement dans sa poche, en particulier depuis plusieurs mois, pour affirmer son opposition à l'ex-ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, qui dispute l'élection présidentielle en cours.

    De là à voir une coïncidence entre ces éléments, il n'y a sans aucun doute que notre paranoïa bien connue à l'égard de cet homme politique, de ses méthodes et de son emprise sur les services de l'Etat qui l'étaye.

    Illico va, bien entendu, faire valoir auprès des services de la Direction des libertés publiques ses arguments et tenir ses lecteurs et la communauté gay au courant de l'évolution de ce dossier.
    Nos lecteurs doivent savoir, que peu de publications ayant été l'objet de la procédure qui frappe aujourd'hui Illico en ont réchappé. La quasi-totalité des titres de presse concernés ont été frappés d'interdiction définitive.

    Au-delà de ce risque d'interdiction qui pose la question majeure des conditions de l'exercice de la liberté d'expression, l'image d'Illico est attaquée, sa crédibilité éditoriale et commerciale abîmée. Le magazine destabilisé. Et au-delà d'Illico même, la presse homosexuelle dans son ensemble se trouve menacée par des attaques arbitraires contre l'un de ses titres les plus anciens et les plus emblématiques.

    Nous abordons incontestablement une période inquiétante.

    Jacky Fougeray, directeur de la rédaction d’"Illico"

    Si vous souhaitez réagir à la menace d'interdiction du magazine gay Illico par le ministère de l'Intérieur, cliquez ici.

    Lire notre édition spéciale.

    AVEC NICOLAS SARKOZY, TOUT DEVIENT PENIBLE !

    RAG 34. Les lolo's 34

    12:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Magazine Gay Illico

    Valse-hésitation entre Bayrou et Royal autour d'un débat




    PARIS (Reuters) - D'accord sur le principe d'un débat entre les deux tours de la présidentielle, Ségolène Royal et Français Bayrou ne sont pas encore parvenus à convenir des modalités d'une telle rencontre.

    A la candidate socialiste, qui proposait au dirigeant centriste de confronter leurs idées vendredi matin à l'occasion d'un forum organisé à Paris par la presse quotidienne régionale, le dirigeant centriste a dit préférer un débat devant les caméras de la télévision.

    "Non, je veux que, c'est normal, ce débat ait lieu devant vous, à la télévision, sur les écrans, que tous les Français puissent y accéder", a déclaré le dirigeant centriste sur France 2.

    Quelques minutes plus tard, sur la même chaîne, Ségolène Royal a maintenu son offre, tout en suggérant que la rencontre soit filmée par des caméras du service public.

    "Je suis une femme qui s'adapte aux circonstances", a déclaré la candidate socialiste. "Il faut faire attention à la politique-spectacle", a toutefois estimé Ségolène Royal.

    "J'ai proposé que ce débat ait lieu devant la presse régionale vendredi (...) Si France 2 veut amener des caméras, venez filmer" la rencontre devant "les journalistes de la presse régionale", a-t-elle dit.

    De son côté, Nicolas Sarkozy a écarté toute idée de "débat contradictoire" avec le président de l'UDF, mais s'est dit prêt à un dialogue avec lui.

    "S'il veut qu'on dialogue ensemble eh bien, bien sûr", a déclaré le candidat de l'UMP sur TF1. "S'il souhaite que je rencontre les parlementaires, les élus ou les instances de l'UDF pour écouter ce qu'ils ont à dire, pour préciser un certain nombre de choses, le dialogue, je serai toujours présent, aujourd'hui, demain, jusqu'au 6 mai et même, si je suis élu, après."

    "J'écouterai les demandes de M. Bayrou (...), on peut discuter", a-t-il ajouté.

    "Mais le débat contradictoire, il y en aura un entre les deux candidats que les Français ont choisis pour le deuxième tour", a déclaré Nicolas Sarkozy, en faisant allusion à la socialiste Ségolène Royal et à lui-même, et au débat télévisé prévu entre eux le 2 mai.


    L'IMPORTANT C'EST LE DEBAT DU 2 MAI !


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    04:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : L'impossible débat

    Sarkozy "père fouettard" des chômeurs

    Ségolène Royal veut rassembler l'ensemble des "républicains de progrès" avec "une diversité politique très large"

    Ségolène Royal à l'émission "A vous de juger" sur France 2 le 25 avril 2007 - France 2
    Lors de l'émission "A vous de juger" sur France 2, la candidate socialiste a estimé que tendre la main à François Bayrou "est une démarche responsable, respectueuse des électeurs et utile pour la France".

    Elle a par ailleurs accusé Nicolas Sarkozy de s'en prendre aux chômeurs de façon "malsaine" pour draguer "les voix populistes".


    Sarkozy "père fouettard" des chômeurs
    Le candidat UMP, dit-elle, est dans "le mépris des gens, les suspicions sur la fraude". "Je vois beaucoup de personnes qui n'ont pas de travail et qui aimeraient bien se lever tôt", a-t-elle encore affirmé. Si elle est élue, a-t-elle poursuivi, les chômeurs ne refuseront pas d'emplois parce que leur retour à l'emploi sera "accompagné".

    "Quand j'entends une espèce de discours tonitruant "y'a qu'à", "vous allez voir ce que vous allez voir", de père fouettard (...) alors qu'il y a tellement d'abus de l'autre côté, parmi les amis du pouvoir, je me dis que ce n'est pas bon pour la France", a déclaré la candidate socialiste sur France 2, après avoir évoqué le "parachute doré" de Noël Forgeard.

    Contre la délinquance
    "Aujourd'hui, il faut s'occuper des petits, ceux qui ne sont pas encore délinquants, ceux qui sont à l'école primaire et au collège, en repérant ceux qui ont des difficultés pour bien les recadrer", a déclaré Ségolène Royal.

    Elle suggère également "des internats scolaires de proximité, pour que les enfants soient à l'abri des influences du quartier" et maintient son idée d'encadrement militaire pour les jeunes délinquants.

    François Bayrou a "bougé" au cours de la campagneConcernant François Bayrou, elle a affirmé: "Je crois qu'il a, au cours de cette campagne, compris un certain nombre de choses" et en particulier "des valeurs inscrites dans mon pacte présidentiel" telles que "l'Etat impartial", "l'efficacité écologique" ou "la priorité éducative".

    Elle a cité au crédit du candidat centriste "le constat qu'il fait sans concession de la situation de la France et des propositions de Nicolas Sarkozy.

    "Je ne cherche pas à séduire", "je n'ai pas soif de pouvoir", a déclaré Ségolène Royal, "je cherche à rassembler", a-t-elle expliqué, revendiquant le droit de piocher des "bonnes idées (...) partout pour que la France se redresse".

    Le Darfour et pressions sur la Chine
    Ségolène Royal n'exclut pas un boycott des Jeux olympiques de Pékin pour faire pression sur la Chine, qui s'oppose à des sanctions contre le Soudan, accusé de graves atteintes aux droits de l'homme au Darfour.

    "On sait que la Chine est un acteur important dans cette partie du monde, je pense qu'il faut qu'il y ait là aussi des menaces de sanctions très fermes. Il faut ouvrir des corridors humanitaires. Ce n'est pas parce qu'il y a du pétrole dans le sous-sol qu'il faut laisser faire ce génocide abominable".

    Les otages en Afghanistan
    Ségolène Royal a refusé d'évoquer dans la campagne la situation des Français enlevés en Afghanistan, afin d'éviter de leur nuire.

    "Je demande que cette affaire-là ne soit pas utilisée (...) dans cette campagne, et je demande que M.Sarkozy ne l'utilise pas non plus", a-t-elle déclaré. "Les sujets de cette gravité ne peuvent pas être abordés de cette façon là. Cela met les otages en danger", a-t-elle ajouté.

    Mme Royal a par ailleurs estimé que "les troupes françaises (...) ont toute leur place aujourd'hui en Afghanistan".

    RAG 34. Lolo34

    03:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY père fouettard des chômeurs

    25.04.2007

    Au sortir du Meeting de Ségolène Royal à Montpellier : les élus héraultais partagés

    Les élus partagés sur l'ouverture au centre

    Christine Laserge PS

    (Royal) : Le fond de ma pensée est que nous devons nous retrouver et apparaître comme le parti social-démocrate des plus faibles. La social-démocratie n'est pas le social-libéralisme de droite que Sarkozyappelle de ses voeux. A l'heure actuelle les résistances au sein du PS ne sont pas opportunes. L'électorat du centre se sent plus proche de DSK et de Jacques Delors que de Sarkozy et Berlusconi. Il ne faut pas se recroqueviller sur nos valeurs mais être à l'écoute des Français.

    Kléber Mesquida PS (fabiusien)

    Il faut résister à l'appel du centre et défendre nos valeurs progressistes et socialistes. On ne peut pas entrer dans une logique de négociation, sinon on va déboussoler notre électorat. Aujourd'hui, personne n'est propriétaire de son électorat. Les citoyens se prononcent de manière autonome en fonction de leurs valeurs.On ne doit pas changer de ligne. Je suis convaincu qu'ils se retrouveront sur la candidature incarnée par Ségolène Royal.

    André Vezhinet PS (DSK)

    Mon engagement derrière le concept de la social-démocratie n'est pas nouveau. Le premier tour des présidentielles démontre que nous eu raison avant l'heure. nous devons examiner et respecter le corps
    électoral. Le clivage gauche droite a vécu dans la conception que nous avons connue. Nous avons le devoir de prendre en compte l'expression des urnes. J'apprécie que Ségolène l'ait fait. Je souhaite que la place de DSK s'étoffe dans cette dernière ligne droite.

    René Revol PS (PRS)

    Je considère que Ségolène ne peut réussir que si elle s'adresse au peuple et pas en cherchant à séduire les centristes. Les électorats ne se confondent pas. Notre candidate doit continuer à porter les valeurs de gauche.

    Michel Guibal PS (Royal)

    La social-démocratie, on y est depuis longtemps. Au premier tour, pour des raisons diverses, des gens ont apporté leur suffrage à Bayrou. Il faut rester à l'écoute sans acheter les voix et convaincre l'extrême gauche. Il faut aussi renoncer clairement au cumul des mandats et instaurer des compte-rendus de mandat pour démocratiser la politique.

    Jean-Louis Bousquet PCF

    Pour que la gauche gagne, il faut qu'elle soit vraiment la gauche. La vraie question aujourd'hui n'est pas l'ouverture à droite mais de faire barrage à Sarkozy. Je suis ici ce soir pour affirmer cette volonté marquée par les valeurs de la gauche.

    recueilli par Jean-Marie Dinh.

    RAG 34. Lio

    13:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    Midi-Libre : Les photos du meeting de Ségolène Royal

    Diaporama

    voir les photos

    RAG 34. Lio

    09:14 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Photos/Dessins , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Midi Libre

    24.04.2007

    René REVOL : Communiqué

    René REVOL
    Vice-Président de PRS (Pour la République Sociale)


    Membre du Conseil National du PS

    Communiqué

    Le 22 avril nous pouvons d’abord fêter deux victoires :

    1) une participation électorale exceptionnelle qui prend l’allure d’une véritable insurrection civique : les citoyens ne veulent plus que les choses se décident sans eux. On retrouve un mouvement qui s’était déjà exprimé lors du référendum du 29 mai 2005. Les théoriciens de l’apathie civique du peuple français en sont pour leur frais. Les abstentions passées exprimaient une demande de renouveau politique qui s’est ce dimanche exprimé par une forte participation.

    2) le recul du Front national dans ce contexte de mobilisation électorale est une revanche du peuple contre le mauvais coup du 21 avril 2002. Lorsque les citoyens se mobilisent Le Pen recule.

    La mobilisation de l’électorat de gauche a permis de qualifier la candidate du Parti Socialiste, Ségolène Royal, pour le second tour.

    Nous nous réjouissons d’y avoir contribué à notre modeste place. Il est possible désormais pour la gauche d’offrir une alternative à l’orientation libérale-sécuritaire de Sarkozy. Toutes les forces doivent désormais se mobiliser pour le mettre en échec et construire ensemble une autre voie.

    Les forces populaires du changement social sont intactes : celles qui ont refusé la régression sociale en 2003 contre la loi Fillon, celles qui ont refusé l’Europe libérale le 29 mai 2005, celles qui ont mis en échec le CPE et un monde de précarité et de chômage. Toutes ces forces disponibles doivent être aujourd’hui rassemblées et mobilisées. Cela ne se fera pas en cherchant à séduire François Bayrou ou à reprendre son programme, lui qui a cherché à apparaître frauduleusement comme un renouveau tout en maintenant sa politique libérale et conservatrice. Adressons nous au peuple tout entier pour conduire fermement un changement social et démocratique avec l’ordre dominant.

    Oeuvrons ensemble à ce que le peuple de France le 6 mai prochain ouvre une voie nouvelle en infligeant une défaite historique au candidat libéral-sécuritaire, Nicolas Sarkozy, en votant et en faisant voter pour Ségolène Royal.

    Le 23 Avril 2007

    RAG 34. Lolo34

    13:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, Communiqué

    Montpellier : Grand Meeting avec Ségolène Royal



    Mardi 24 avril à 19 h au Zenith de Montpellier
    Grand Meeting avec Segolene Royal


    avec Jacques Delors, Daniel Cohn-Bendit.

    Ouverture des portes dès 18 h



    Il ne sera pas notre président !

    13:16 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Montpellier : Grand meeting au Zénith le 24 avril

    Ségolène Royal propose à François Bayrou de dialoguer ensemble

    Ségolène Royal propose un "dialogue ouvert et public" à François Bayrou sur les "valeurs" pour rechercher des "convergences".

    "Chacun doit prendre ses responsabilités pour savoir quelle France nous allons construire. Aujourd'hui je prends les miennes et je me déclare disponible pour parler de l'avenir de la France avec tous ceux qui pendant toute cette campagne ont souhaité le changement et la rénovation politique.

    Pour faire gagner la France il faut demander une autre dimension à notre rassemblement".

    Ségolène Royal souhaite "un débat ouvert sur les idées pour construire des convergences autour d'une volonté de rénovation sans arrière-pensée et sans a priori.

    La France a tout à gagner à l'ouverture des idées pour sortir des blocages d'un système dépassé. C'est pourquoi je propose un dialogue public sur la base du pacte présidentiel portant sur la rénovation de la République, l'Etat impartial, le refus des tensions dans les villes et les quartiers, l'appel au peuple francais pour la relance de l'Europe, les priorités éducative et écologique".

    Ségolène Royal a préconisé "un débat public, en toute clarté, en toute transparence et devant tout le monde. Si François Bayrou souhaite cette main tendue et ce dialogue autour du pacte présidentiel. J'attends une réponse. A M. Bayrou de dire s'il souhaite ce débat".

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    07:12 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

    21.04.2007

    Le 22 avril, je me réveille, je vais voter, je ne vote ni SARKO ni LE PEN !

    Vidéo à voir en URGENCE : 2007 Plus jamais çà, 2002 souvenez-vous !
    Pour ne pas que l'histoire ne bégaye, pour que le 22 avril ne soit pas un 21 avril bis, pour que ça change et que ça change fort.



    Durée : 04:09 Pris le : 19 avril 2007 Lieu : France

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    20:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Plus jamais ça ! le 22 avril je me réveille, je ne vote ni SARKO, ni LE PEN

    Henri Weber : Le fond de l'air est rose

    L'aspiration à l'ordre prouverait que le pays a basculé à droite. L'analyse idéologique de la campagne montre l'inverse. Tribune publiée par Libération

    Comment se présente le paysage idéologique français ­ le PIF ­ en cette veille d'élection présidentielle ? «La France a basculé à droite, se réjouissent les leaders de l'UMP, la droite domine idéologiquement et politiquement.» Ce diagnostic ­ partiel et partial ­ n'est corroboré ni par les urnes ni par les enquêtes d'opinion. Les socialistes ont gagné spectaculairement les élections régionales (20 régions sur 22) et européennes (30 % des suffrages) en 2004. La droite libérale a perdu, non moins spectaculairement, le référendum du 29 mai 2005. Les enquêtes d'opinion attestent, certes, qu'une majorité de Français aspire au respect de la loi et au rétablissement de l'autorité de l'Etat. Comment en serait-il autrement au terme des «années Sarkozy», qui ont vu la montée des violences contre les personnes et l'embrasement des banlieues ? Mais cette aspiration ne signifie pas que les Français souhaitent un retour à l'ordre moral répressif d'avant Mai 68, et encore moins à l'exercice autoritaire du pouvoir. 61 % d'entre eux se prononcent contre le rétablissement de la peine de mort, 78 % pensent que «l'homosexualité est une manière acceptable de vivre sa sexualité» ; 66 % sont favorables au vote des étrangers non européens aux élections locales (1). La demande de règles et d'autorité n'est pas en soi le signe d'un «virage à droite» du corps électoral. Tout dépend de l'ordre espéré, et pour l'immense majorité des électeurs, il s'agit de l'ordre démocratique et républicain.


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    14:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    20.04.2007

    Quelques minutes après l'exceptionnel meeting de Toulouse où Ségolène Royal était entourée de José Luis Zapatero et François Hollande, le Premier secrétaire tenait un nouveau carnet de campagne.



    Au sommaire de ce numéro : - un bilan à mi-parcours après le dernier meeting de la campagne de premier tour

    - le symbole de la venue de José Luis Zapatero au meeting de Toulouse
    - un dernier argument pour convaincre les indécis
    - un vibrant hommage aux militants investis depuis 5 ans.



    Durée : 05:32 Pris le : 19 avril 2007 Lieu : Toulouse.

    Lire aussi sur Midi Canard : À Toulouse, Royal conclut sa campagne avec Zapatero

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    17:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL, Meeting à Toulouse

    La Ligue des droits de l’Homme aux électeurs avant le premier tour de l’élection présidentielle

    Communiqué de la LDH

    La LDH a posé à huit candidats à l’élection présidentielle (après avoir exclu les candidats d’extrême droite de Villiers et Le Pen ainsi que les candidats de lobbies Nihous et Schivardi) 55 questions sur les droits de l’Homme, la démocratie et la citoyenneté.

    Sept des huit candidats ont répondu (F. Bayrou, O. Besancenot, J. Bové, M.-G. Buffet, A. Laguiller, S. Royal et D. Voynet). Un seul, Nicolas Sarkozy, a attesté par son silence son désintérêt pour les droits de l’Homme et/ou son incapacité à se prêter à une évaluation indépendante ; la LDH s’est donc appuyée sur ses déclarations publiques pour comparer ses orientations à celles de ses concurrents plus attachés au dialogue avec les citoyens.

    Sur la base de son questionnaire, dans lequel les questions sont affectées d’un coefficient en fonction de leur importance, la LDH a évalué les réponses des candidats afin de déterminer leur indice d’attachement aux droits de l’Homme. On trouvera ci-après les scores (sur 70 points) des huit candidats interrogés :

    François Bayrou 27,5 soit 7,86/20

    Olivier Besancenot 66,5 soit 19/20

    José Bové 55 soit 15,71/20

    Marie-Georges Buffet 66 soit 18,86/20

    Arlette Laguiller Non significatif (réponse à une seule question)

    Ségolène Royal 42,5 soit 12,14/20

    Nicolas Sarkozy 2 soit 0,57/20

    Dominique Voynet 67 soit 19,14/20

    La LDH appelle les citoyennes et les citoyens à prendre en compte, dans leur choix, cette mesure de l’importance donnée aux droits de l’Homme dans les positions réellement prises par les candidats, et en particulier leur degré d’engagement réel sur les questions :

    Ø de libertés (abrogation des lois sécuritaires votées depuis 2002 ; arrêt de la militarisation de l’emploi de la police et instauration d’une police de proximité ; restauration de la présomption d’innocence et des droits de la défense pour tirer les leçons de l’affaire d’Outreau ; etc.) ;

    Ø d’égalité (égalité professionnelle entre femmes et hommes ; droit de vote aux élections locales pour les résidents étrangers non communautaires ; abrogation du CNE et lutte contre les contrats de travail précaires ; rétablissement de l’égalité territoriale dans les « quartiers » et dans les zones rurales ; etc.) ;

    Ø de solidarité (abrogation des lois xénophobes votées depuis 2002 ; régularisation des parents d’enfants scolarisés ; instauration d’une Sécurité sociale professionnelle ; mesures concrètes pour mettre en œuvre le droit au logement opposable, notamment en contraignant les communes riches à construire des logements sociaux ; construction d’un droit social européen selon la méthode de l’harmonisation progressive par le haut et négociation de conventions collectives européennes ; annulation immédiate de la dette des pays du Sud ; etc.).

    Elle forme le vœu que cette élection permette de rompre avec cinq années de régression des libertés, de stigmatisation des personnes en difficulté et de recul des droits sociaux.

    Paris, le 11 avril 2007

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    13:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Ligue des droits de l'Homme, LDH, RAG 34

    Ségolène Royal : On peut réformer la société française sans la brutaliser. Ecoutez, réécoutez l'émission de France Inter du 20 avril à 8h10

    20 minutes pour convaincre. Chaque matin, dans le 7h-9h30 de Nicolas Demorand.






    Ségolène Royal
    20/04/2007
    08h10 - 08h30
    Réécoutez

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    10:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène Royal sur France inter ce matin 20 avril

    Vidéo Ségolène Royal : Visite dans une grande surface

    Centre Commercial Champion


    Durée : 04:30 Pris le : 18 avril 2007 Lieu : paris, France

    Son projet c'est lui, mon projet c'est vous ! Ségolène Royal, Toulouse 19.04.07


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    09:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, Ségolène

    Editorial : Impératif démocratique, par Jean-Marie Colombani

    LE MONDE | 19.04.07 |
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    Le 22 avril 2007 ne peut pas, ne doit pas ressembler au 21 avril 2002. Pour légitime que soit l'aspiration à la diversité, au "déverrouillage" du système politique, que reflète la multiplicité des candidatures au premier tour de l'élection présidentielle, celle-ci doit s'effacer devant un impératif démocratique : éviter la désillusion et la colère qui naîtraient à nouveau d'un débat faussé, amputé. Il est important que notre "cher et vieux pays" puisse, au second tour, dire clairement où il veut aller ; et se prononce sur une certaine idée de notre avenir, de notre vivre ensemble. Il faut donc, au soir du premier tour, que soient réunies les conditions d'une claire et grande confrontation entre deux projets de société.

    De ce point de vue, il y a dans l'offre politique disponible deux options : celle de Nicolas Sarkozy, se réclamant de la droite et de la majorité sortante, semble déjà sûre d'elle-même ; il faut donc souhaiter que la seconde, se réclamant de la gauche et qu'incarne Ségolène Royal, soit présente au second tour pour assurer les chances d'un vrai choix. Il sera temps, entre les deux tours, de comparer l'une à l'autre au regard des enjeux de la société française et de la place du pays dans le monde, afin de lever, si possible, les ambiguïtés et les déceptions nées de la campagne pour le premier tour.

    Au tout début de celle-ci figurait en bonne place une aspiration tout aussi puissante que celle de ne pas revivre un 21 avril : celle d'un renouvellement de la vie publique, espéré à travers un saut de génération inédit. Parmi les trois candidats démocratiques qui peuvent nourrir l'espoir d'entrer à l'Elysée, en effet, deux le sont pour la première fois (Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy), le troisième (François Bayrou) l'est au nom d'une posture nouvelle (une forme d'union nationale).

    Tous trois sont jeunes et proclament leur volonté de changement. Chacun promet donc de bousculer les habitudes françaises et de rompre avec les tabous de son camp. A ce stade, cette forme de renouvellement, si elle a ramené l'intérêt du pays vers la chose publique, n'a pas donné pleine satisfaction. L'un des grands paradoxes de la campagne pour le premier tour de scrutin est en effet que celle-ci porte la marque d'une forte attente, mais aussi d'une réelle indécision, largement provoquée par une déception palpable.

    A l'origine de celle-ci se trouve vraisemblablement l'impression donnée par Mme Royal et M. Sarkozy d'une oscillation permanente, liée à leur souci tactique de se disputer chaque thème (les petits drapeaux de l'une répondant aux proclamations de l'autre sur la crise d'identité, par exemple) et surtout à leur commune obsession de coller à l'opinion du moment. M. Bayrou prête peu le flanc à une telle critique du fait d'une campagne axée principalement sur l'idée d'une recomposition politique, que ne permettent pas les institutions actuelles, et qui revient de sa part à spéculer sur un enchaînement miraculeux autant qu'improbable.

    Nous eûmes donc les allers-retours de Nicolas Sarkozy, se proclamant libéral avant de redevenir classiquement colbertiste. A moins que, comme le disent les Britanniques, il ne soit libéral quand les affaires marchent, protectionniste quand l'Etat est impuissant. Ségolène Royal, quant à elle, nous conduisait à ne plus trop prêter attention à ses premières annonces, pour attendre l'inévitable correction de tir qui ne manquerait pas de suivre. L'un et l'autre ont eu, en quelque sorte, une attitude de journaliste plus que de candidat. Ils ont fait campagne en cherchant à rebondir sur des actualités et des émotions successives, leurs priorités respectives étant finalement gommées à force de sauter d'un sujet à l'autre.

    Non que les grands sujets aient été oubliés : le chômage, le pouvoir d'achat, l'école, la protection sociale, la sécurité ont tour à tour tenu la vedette. Mais chacun de ces thèmes a fait l'objet de propositions parcellaires. En cela, cette première partie de campagne a illustré la grande difficulté des démocraties modernes : celle de la construction d'une unité sociale et politique à partir de l'émancipation et de la séparation des individus. Il est donc indispensable qu'entre les deux tours chacun soit à même de ramasser et d'organiser ses propositions, au nom de l'indispensable recherche d'une nouvelle dynamique et de la relance d'une perspective de progrès économique et social qui fasse toute leur place aux différentes composantes de la société.

    D'ici là, ayons à l'esprit que si le rapport des forces, dans le pays, semble assez nettement favorable à la droite (du moins si l'on se fie aux enquêtes d'opinion), les attentes principales – chômage, pouvoir d'achat – sont à gauche.

    Malgré le caractère, à certains égards, époustouflant de la percée de François Bayrou, sa présence s'analyse aussi comme le retour au schéma classique d'une primaire à droite (comme le furent les combats Chirac-Giscard, Barre-Chirac, Balladur-Chirac), qui a pour effet mécanique de contenir le vote Le Pen (lequel avait percé en 2002 en l'absence d'une telle compétition à droite).

    L'audience du candidat "centriste" n'est allée au-delà que parce qu'il y a une impatience, à gauche, face à un PS incapable de faire émerger une force sociale-démocrate moderne. Ségolène Royal devra donc s'assumer telle qu'elle est en réalité, c'est-à-dire convaincue de cette nécessaire évolution, et non telle que le PS voudrait qu'elle soit. Elle a laissé entrevoir cette perspective de façon non délibérée, et certainement pas organisée. Elle devra donc y mettre la ténacité, la force de caractère, le courage qui sont les siens.

    En face, Nicolas Sarkozy a pour lui d'être, de tous les candidats, le mieux préparé ; à ce stade le plus "crédible", selon les canons classiques du présidentiable. Mais à deux reprises, durant cette campagne, M. Sarkozy a franchi une ligne jaune, se plaçant en contradiction avec les valeurs qu'il affirme défendre quand il revendique aussi Camus, Blum et Jaurès. Le souhait de créer un ministère de l'identité nationale et de l'immigration renvoie immanquablement à des moments sombres de l'Histoire. Comme l'explique fort bien l'historien Gérard Noiriel, "lorsque l'Etat se mêle d'identité, cela donne des résultats terrifiants, incompatibles avec la démocratie". Attaqué de manière scandaleuse par Le Pen en raison de ses origines immigrées – qu'il revendique haut et fort, ce qui est tout à son honneur –, M. Sarkozy ne devait pas s'aventurer aussi loin sur les terres idéologiques du Front national.

    De la même manière, sur quelles bases scientifiques s'appuie-t-il lorsqu'il avance que la pédophilie est d'origine génétique ? Sur quelles études réellement fiables sa conviction que les gènes sont responsables du suicide, chaque année en France, de 1 300 adolescents repose-t-elle ? De deux choses l'une : soit Nicolas Sarkozy est ignorant en ces matières fondamentales, et il aurait mieux fait de s'abstenir dans ce difficile débat sur les rôles respectifs de l'inné et de l'acquis ; soit il est persuadé du bien-fondé de ce qu'il dit, et il y a lieu de s'inquiéter de son engouement pour des thèses déterministes condamnables. En ces deux moments donc, M. Sarkozy, tout à son souhait de "fixer" sur son nom des électeurs de Jean-Marie Le Pen, a travesti sa nature de républicain sincère. C'est du moins ce que l'on voudrait croire.

    Dans notre système institutionnel, renforcé par l'inversion du calendrier (les législatives suivant obligatoirement la présidentielle), la bataille pour l'Elysée est la mère de toutes les batailles. L'attente du pays se concentre donc sur cette échéance, comme sur les personnalités susceptibles de l'emporter. Cette attente est d'autant plus forte qu'aucune des lourdes interrogations qui taraudent la société française (le débat sur l'"immobilisme", la force de la demande de changement dans une société qui craint de perdre ses acquis, la lancinante question de l'identité, l'état de la méritocratie à la française et la panne de l'ascenseur social, pour n'en citer que quelques-unes) n'a trouvé à ce jour de réponse claire. De ce point de vue, le dernier mandat de Jacques Chirac a fonctionné comme une sorte de parenthèse. Si bien que depuis son élection, en 1995, le pays n'a pas vraiment été en mesure de se prononcer clairement, positivement, pour dessiner son avenir.

    Traditionnellement, dans un scrutin présidentiel, l'adage veut qu'au premier tour on choisisse et qu'au second on élimine. Cette fois, il faut éliminer au premier tour pour être sûr de pouvoir choisir au second. En dépit des confusions qui ont parasité la campagne, le seul projet qui s'oppose à celui de Nicolas Sarkozy et qui s'appuie sur une force politique capable de gouverner est celui de Ségolène Royal.


    Jean-Marie Colombani

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    08:32 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : COLOMBANI, Le Monde

    (1/7) Les 7 piliers du pacte présidentiel en vidéo

    1- Relancer la croissance pour travailler tous



    Durée : 13:09 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Relancer la croissance
    Le 5 avril 2007

    Les sept piliers

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    07:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les 7 piliers, ROYAL, Ségolène

    2/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

    2-Améliorer le pouvoir d'achat



    Durée : 16:37 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Améliorer le pouvoir d'achat
    Le 5 avril 2007
    Les sept piliers

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    07:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les 7 piliers du pacte présidentiel

    3/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

    3- Promouvoir l'éducation


    Durée : 11:26 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel.
    Education
    Le 5 avril 2007
    Les sept piliers

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    07:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

    19.04.2007

    Laurent Fabius : 48 heures pour convaincre et faire gagner la gauche !

    Nous sommes à quelques heures d’une échéance électorale décisive. Dimanche 22 avril, il y aura douze candidats, mais deux chemins possibles : celui du conservatisme brutal avec le candidat de l’UMP, celui du changement à gauche avec Ségolène Royal.

    Beaucoup de nos compatriotes sont encore indécis. C’est pourquoi ces derniers instants de campagne sont importants. Ils feront l’élection. Jeudi soir à Toulouse auprès de notre candidate, vendredi en campagne dans le Lot et en Haute-Garonne, dans ma circonscription de Seine-Maritime aussi, partout, mon message est simple : le seul bulletin de vote du changement, c’est le bulletin socialiste.

    J’appelle chacune et chacun à se mobiliser. La gauche peut et doit gagner. Pour cela, elle a besoin de toutes les énergies. Il n’y a de victoire que collective.

    Laurent Fabius

    Laurent Fabius dans la campagne :


    Le 19 avril à 19 h00 , à Toulouse, participation au meeting national de Ségolène Royal. A suivre en direct sur la Web TV du parti socialiste.

    Le 20 avril, déplacement en Haute-Garonne et dans le Lot.

    20:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

    Web TV : Regarder le meeting de Ségolène Royal à Toulouse jeudi 19 avril



    Vous n'avez pas encore fait votre choix, vous êtes indécis ?

    Regarder en direct le meeting de Ségolène à Toulouse jeudi 19 avril à partir de 19 h00 sur www.parti-socialiste.tv

    Ségolène Royal tiendra son dernier grand meeting avant le premier tour
    - un rassemblement de milliers de personnes à Toulouse.
    Elle sera rejointe par le premier ministre espagnol Jose Luis Rodriguez Zapatero, l'une des figures majeures de la gauche européenne, ainsi que par des personnalités qui la soutiennent dans la campagne.



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    19:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Bons plans , Débat/Forum , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Web | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : Meeting Ségolène ROYAL à Toulouse

    Quelques sensations partagées en fin de campagne



    A l'occasion de la page spéciale que Midiblogs souhaite consacrer vendredi matin aux blogs politiques dans Midi-Libre :

    René, un militant héraultais et socialiste de terrain nous confie ses impressions.

    Tractages, collages, mais surtout débats multiples en famille, au travail, dans le voisinage dans les réunions de proximité, etc.

    Eh bien çà ne ressemble pas du tout à 2002 ! A l'époque ce qui m'avait frappé, c'est le silence et la distance des citoyens contactés dans la campagne.

    Aujourd'hui c'est trés différent. Non pas que ce soit l'enthousiasme généralisé pour les socialistes et leur candidate, laissons ce genre de proclamations aux propagandistes qui parlent d'autant plus fort qu'ils n'écoutent jamais...

    Non ce que j'ai ressenti c'est beaucoup de questions, de doutes, de demandes de précision, de témoignages, de l'exigence passionnée pour le fond et non pas pour l'image comme les médias et certains voulaient nous l'imposer ...

    Une société éveillée et active qui questionne. Une démocratie non pas de la délégation les yeux fermés, mais une démocratie de la méfiance positive.

    On verra bien le résultat dimanche soir, où je l'espère une grande bataille de 15 jours nous attendra.

    Mais puisque tu me demandes mes impressions de campagne, je peux te dire que j'ai aimé ce type de contact et de relations car il est formateur pour le militant, comme pour le citoyen qui s'arrête pour échanger avec toi.

    René.

    19 avril. Témoignage recueilli par Lovely34.

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    14:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : MIDIBLOGS

    La politique de Nicolas Sarkozy est suffisamment inquiétante pour qu’on n’ait pas besoin de la caricaturer.

    François Hollande sur I-Télé.

    « Nous sommes à trois jours du premier tour de l’élection présidentielle. Si l’on veut le changement, si l’on veut que la gauche soit en situation de diriger le pays, il faut voter Ségolène Royal dès le premier tour. C'est le premier message qu’il faut passer. »

    « Si Ségolène Royal est en situation d’être au second tour, nous le saurons le 22 avril avec la perspective d’une victoire, il faudra rassembler, rassembler la gauche d’abord. Il y a quand même des candidats et des candidates qui se réclament de la gauche, voire même de la gauche extrême. Ceux-là, ils doivent appeler à voter pour Ségolène Royal, parce que c’est le vote qui, justement permet non seulement de battre la droite, mais de changer, de transformer notre pays. Alors, après, il y a des électeurs qui iront voter pour d’autres candidats, mêmes, que des candidats de gauche, eh bien, à ces électeurs, il faudra leur dire : « qu’est-ce que vous voulez ? Est-ce que vous voulez qu’il y ait un progrès, est-ce que vous voulez qu’il y ait des valeurs républicaines qui soient respectées, est-ce que vous voulez qu’il y ait un pays qui soit fière de lui-même, qui n’ait pas peur de sa jeunesse, qui n’ait pas peur des étrangers, qui n’ait pas peur de ceux qui ne pensent pas comme le chef de l’Etat ? »

    « Nous sommes dans une élection présidentielle, on n’est pas là dans des manœuvres, dans des regroupements, dans des débauchages personnels, on est dans une élection qui doit être fondée sur la clarté. Voilà ce que c’est qu’une élection présidentielle. »

    « Les électeurs qui voudront voter pour Ségolène Royal, ils ne veulent pas d’une opération, d’une manœuvre, d’une combinaison politique. Ils auront regardé ce qu’est le pacte présidentiel, les propositions qui sont faites, l’équipe qui sera présentée autour de Ségolène Royal dans l’entre deux tours. »

    Le pacte présidentiel « n’est pas négociable. On n’est pas là pour enlever telle ou telle proposition pour faire plaisir à celui-ci, en rajouter d’autres pour faire plaisir à celui-là, c’est quand même l’avenir du pays qui est en cause, c’est quand même ce qui va être fait pendant les 5 ans, donc je suis pour une conception transparente, claire, respectueuse de la politique. »

    « On nous a déjà fait ce coup là où un candidat de droite essaie de faire apparaître qu’il est moins à droite que l’autre, pour essayer de capter les électeurs de gauche qui se disent : « il faut peut-être faire barrage à celui qui nous fait le plus peur », en l’occurrence, à l’époque, c’était Balladur, aujourd'hui c'est Nicolas Sarkozy. Eh bien moi, ce que je vous dis, c’est qu’il ne faut pas prendre des voies obliques, des voies détournées, des zigzags, il faut prendre la voie directe, si je puis dire, la voie « Royal ». »

    « Moi je ne suis pas dans la caricature, Sarkozy c’est la droite dure, qui va souvent sur les terrains de la droite extrême, mais je ne serais pas là, dans une espèce de version apocalyptique. Je dis que la politique de Nicolas Sarkozy est suffisamment inquiétante pour qu’on n’ait pas besoin de la caricaturer. Ecoutez-le, ça suffit, il n’y a pas besoin de dire qu’il est comme Le Pen. Dans une certaine mesure, il est comme Sarkozy, c’est déjà suffisamment inquiétant. »

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    10:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

    Au pays de Bayrou : vidéo clip

    Un petit moment d'espièglerie ...



    DEVOIR DE VICTOIRE ! Le 22 avril avec vous, nous voterons socialiste !

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    09:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU

    (7/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

    7- Agir pour une France plus forte.



    Durée : 14:22 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Agir pour une France plus forte.
    Le 5 avril 2007



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    09:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    (6/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

    6- Lutter contre toutes les violences



    Durée : 10:40 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Lutter contre toutes les violences
    Le 5 avril 2007
    Les sept piliers


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    (5/7) Les sept piliers du pacte présidentiel en vidéo

    5- Décider l'excellence environnementale



    Durée : 09:36 Pris le : 05 avril 2007 Lieu : Paris, France Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Décider l'excellence environnementale

    Le 5 avril 2007

    Les sept piliers

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    08:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

    18.04.2007

    Petit lundi grande semaine : Quand Mélenchon va, alors presque tout va !

    LE LUNDI D'AVANT POUR L'INSTANT CA VA OU PRESQUE

    Je suis bien épaté de voir que ce modeste blog soit assez apprécié pour me valoir des reproches en cas de silence prolongé : je les prends comme autant de compliments. J’en ai bien besoin. En effet, je viens de m’astreindre à regarder la télé ce dimanche et je sors assez mal en point après cette dose massive de bourrage de crâne à peine subliminal. Je ne parle pas de l’amandine impartialité respectée dans le traitement réservé aux candidats. Elle est acquise puisque la trame de fond consiste précisément à les mettre tous dans le même sac et par dessus tout à ridiculiser la politique. Mais quoi…... si je ne lis plus la plupart des titres de presse écrite ni ne regarde la télé comment vais-je comprendre l’essentiel des réflexes conditionnés attendus de mes contemporains ? Allez hop! Je laisse tomber mes écoeurements. Ce n'est pas l'urgence du moment. Le problème des médias est la question numéro un de notre démocratie. On ne le règlera pas cette semaine. A cette heure, je me sens obligé de dire ce que je pense à propos des calculs qui agitent la toile autour du thème de la place des candidats sur l’échelle de Richter. Je ne parle pas des campagnes un peu lourdingues du Nouvel Observateur et des réseaux ratapoils se réclamant tantôt d’une enquête super secrète (et illégale !) des Renseignement généraux tantôt d’une note infaillible du CEVIPOF (démentie par l'interréssé). Les deux annoncent une élimination de Ségolène Royal au profit de Le Pen. Avec des ficelles aussi grosses, camarades, si le loup parait pour de bon, vous finirez comme tout ceux sonnent l’alarme sans raison à longueur de temps ….. Non, je parle du vrai piège. Celui que l’on se tend en réduisant la campagne à un frisson de peur devant Sarkozy.

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    Mercredi 18 avril

    AVANT MEZIDON-CANON

    L’idée de rendre public, avant l’heure autorisée par la loi, les résultats des sondages réalisés à la sortie des urnes est en débat. Tout est pervers dans cette histoire. Mais la première perversité est la suivante : pourquoi permet on que de tels sondages soient réalisés ? A quoi servent-ils ? C’est la question que la bonne société ne pose pas. Le droit de sonder n’importe quand, n’importe qui n’importe où sans aucun examen des conséquences de tels actes voila qui va de soi. Les conséquences de cette absurdité voila ce que l’on peut discuter puisque ça permet en plus de valoriser davantage encore l’intérêt de ces sondages. Tout est marchandise y compris l’intérèt civique. Un peu comme ce crétin de Bush faisant du pathos après l’horrible tuerie de l’université de Virginie sans évoquer une seule fois le rôle dans la construction des comportements criminels du déferlement d’images de violence dont l’industrie du spectacle états-unienne abreuve le monde ni suggérer quoique que ce soit contre la vente libre des armes aux USA.

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    14:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MELECHON, PRS, RAG 34

    4/7 Les sept piliiers du pacte présidentiel en vidéo

    4- Garantir la protection sociale des familles






    Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego
    Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego

    Ségolène Royal - 7 piliers du pacte présidentiel - Protection sociale - kewego
    Ségolène Royal, les 7 piliers du pacte présidentiel : Garantir la protection sociale des familles

    Le 5 avril 2007

    Durée 10:31, pris le 5 avril

    Les sept piliers

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    12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Les sept piliers du pacte présidentiel

    Le programme commun libéral de Bayrou et Sarkozy

    « Il y a une confrontation nette de projet de société entre Nicolas Sarkozy et moi. Alors qu'il n'y a pas cette confrontation entre Ségolène Royal et moi. »
    François BAYROU au Nouvel Observateur, 15 mars 2007

    Pourtant, le programme économique et social de Bayrou est semblable à celui de Sarkozy et contraire à celui de Ségolène Royal :

    Emploi, Salaires : Bayrou d’accord avec Sarkozy contre Royal


    -Sarkozy contre la hausse du SMIC = Bayrou contre la hausse du SMIC ≠ Royal pour la hausse du SMIC

    -Sarkozy pour la « liberté de travailler plus pour gagner plus grâce aux heures sup » = Bayrou pour « améliorer son revenu par le libre jeu des heures sup »≠ Royal pour la relance salariale et les 35 heures par la négociation

    -Sarkozy contre l’abrogation du CNE et pour un « contrat de travail unique » + flexible = Bayrou contre l’abrogation du CNE et pour un « contrat de travail unique » + flexible ≠ Royal pour l’abrogation du CNE et la limitation des contrats précaires.


    Fiscalité : Bayrou d’accord avec Sarkozy contre Royal

    -Sarkozy pour réduire l’ISF= Bayrou pour réduire l’ISF ≠ Royal contre la réduction de l’ISF.

    -Sarkozy pour réduire les droits de succession = Bayrou pour réduire les droits de succession ≠ Royal contre la baisse des droits de succession.

    -Sarkozy ouvert à la hausse de la TVA= Bayrou ouvert à la hausse de la TVA ≠ Royal contre la hausse injuste de la TVA.

    -Sarkozy pour de nouvelles baisses de charges patronales = Bayrou pour de nouvelles baisses de charges ≠ Royal pour conditionner les actuelles baisses de charges à l’emploi.

    -Sarkozy contre la taxation des superprofits = Bayrou contre la taxation des superprofits ≠ Royal pour la taxation des superprofits (notamment Total).

    Au moment de répartir les richessses, Bayrou est toujours d'accord avec Sarkozy, jamais avec Ségolène Royal !



    medium_8781.30.jpgRené Revol et la section de Grabels 34.

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    09:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Le programme commun libéral de Bayrou et Sarkozy, RAG 34

    17.04.2007

    Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage ! La gauche peut, doit, va gagner.

    Seule Ségolène Royal est en mesure de battre Sarkozy au 2e tour
    dimanche 15 avril 2007 par Gérard Filoche

    Si la gauche réussit à faire passer Ségolène le 22 avril, elle aura toutes les chances de battre Sarkozy le 6 mai... elle aura un pouvoir attractif pour sortir de l’abstention toutes les voix de gauche, et pour attirer au delà. Sarkozy sera rejeté comme le sortant agité, l’homme au karcher dangereux...
    Mais si Ségolène est éliminée le 22 avril, cela se jouera à droite et Sarkozy battra Bayrou ou Le Pen le 6 mai

    Il faut le dire maintenant aux manoeuvriers marginaux à la Rocard-Kouchner qui appellent à écarter Ségolène Royal pour que ce soit Bayrou qui batte Sarkozy : cela n’arrivera pas !

    Il faut que ceux qui seraient désorientés et pourraient commettre l’erreur irréparable en croyant mieux faire barrage à Sarkozy le sachent, le comprennent à temps. Il n’y a aucune chance chance pour le “sortant” Bayrou, le clone de l’autre “sortant” Sarkozy : ce sont les électeurs de droite qui trancheront et ils sont majoritairement UMP contre UDF.

    A notre niveau, dans notre camp, nous faisons tout et devons tout faire pour que la gauche batte la droite, et pas pour que la gauche arbitre entre les candidats de droite.

    Nous voulons donc, il reste huit jours, que Ségolène soit la mieux placée possible le 22 avril pour l’emporter le 6 mai.

    Dans ce pays, la gauche est majoritaire en profondeur, quoique semblent en dire les sondages du moment, les réserves de voix sont à gauche, il faut révéler cette majorité, la mobiliser, la rassembler, c’est possible et qu’on le veuille ou non, seule Ségolène Royal est, dans cette élection, en mesure d’opérer ce rassemblement si elle passe la barre du premier tour.

    Pas d’erreur le 22 avril, il n’y aura pas de session de rattrapage !
    Nous mobilisons tout notre camp de gauche, la gauche peut, doit, va gagner.

    Mais nous n’arbitrerons pas sinon entre les deux droites Bayrou et Sarkozy, nous appellerons à ne voter ni pour l’un ni pour l’autre !

    De façon active, des millions et des millions d’électeurs de gauche refuseront de cautionner l’un des candidats de droite au deuxième tour, si par malheur il n’y avait que ce choix. Une telle subordination aggraverait la défaite.

    Si par malheur, comme le veulent Rocard et Kouchner, nous étions écartés au premier tour, nous ferions campagne, nous mobiliserions au deuxième tour pour que la gauche conserve ses forces et reste en dehors du traquenard, qu’elle ne se soumette à aucun des candidats du camp adverse. Ni Poher, ni Chirac, ni Bayrou...
    Nous tirons les leçons du “vote Chirac” du 5 mai 2002 et de l’usage qu’il a fait de nos voix en piétinant pendant cinq ans toutes les aspirations sociales des millions de salariés qui produisent les richesses de ce pays.

    Que les candidats de droite aient le moins de voix possible pour faire leur politique anti-sociale !

    Pas une voix de gauche pour les sortants Bayrou-Sarkozy
    Pas une voix de gauche, ni le 22 avril, ni le 6 mai pour ceux qui ont voté toutes les mesures ultra libérales depuis 2002, la loi Fillon sur les retraites, la loi Douste-Blazy contre la Sécu, les lois contre le code du travail, la baisse des impôts des riches, les mesures contre les sans papiers et les immigrés, la politique répressive de l’état pénal, le CNE et le CPE...

    Ce refus de cautionner aucun des candidats de la droite sera à coup sur empiriquement suivi par une très large majorité de la gauche. Cela suffira.

    Nous œuvrerons concrètement de toutes nos forces pour que cette majorité soit la plus large possible et que peu d’électeurs se fassent abuser par le camp adverse.

    Et ce seront donc les électeurs de droite Udf et Ump qui départageront les candidats Ump et Udf.

    Pas nous.

    Pas la gauche.

    Pour nous, ce sera bonnet blanc blanc bonnet, vert chou, chou vert.

    Ceux, comme Rocard et Kouchner qui appellent à trahir leur camp dés maintenant, en votant dés le 22 avril pour un candidat de droite contre un autre, en seront pour leurs frais : ils divisent la gauche aujourd’hui sans assurer la victoire de leur nouveau champion Bayrou demain. Celui-ci serait battu le 6 mai par Sarkozy.

    Leur manoeuvre ne paiera pas : chacun comprendra que seule la candidate de gauche est en mesure de rassembler le maximum des voix de gauche, pas un candidat de droite.

    Que le gouvernement qui doit suivre est un gouvernement de toute la gauche, pas d’alliance avec la droite ou le prétendu « centre ».

    Gérard Filoche, le 15 avril 2007


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    07:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, CHASSONS LA DROITE

    Les 7 Piliers du Pacte présidentiel

    Les 7 piliers du Pacte présidentiel

    Découvrir les 7 piliers du Pacte présidentiel


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    07:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : les 7 piliers du pacte présidentiel, PACTE PRESIDENTIEL

    Déclaration de Laurent FABIUS

    A une semaine des échéances et à un moment où beaucoup d’électeurs hésitent, il est nécessaire de rappeler clairement des éléments simples.

    Le Parti Socialiste est un parti de gauche. Il agit dans le cadre du rassemblement de la gauche et des Verts pour changer profondément la politique économique, sociale et européenne actuelle.

    Il n’est donc pas question que le PS s’allie avec l’UDF, formation de droite dont les choix politiques sont contraires aux nôtres.

    La gauche peut et doit gagner. Pour cela, elle a besoin de clarté, pas de confusion ni de vieilles lunes.

    Dimanche 15 avril 2007

    (Photo : Laurent Fabius au DARFOUR 2007)

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    00:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34, DEVOIR DE VICTOIRE

    Laurent Fabius bat la campagne pour la candidate socialiste

    Article publié par la Voix du Nord à l’occasion d’un déplacement de Laurent Fabius au Quesnoy.(13 avril 2007)

    Le centre Lowendal était comble hier soir au Quesnoy et devant un parterre de plusieurs centaines de sympathisants et de militants socialistes, Laurent Fabius est venu soutenir Ségolène Royal à la présidentielle.

    Le teint hâlé, le costume parfait, Laurent Fabius a serré énormément de mains hier soir. À commencer par les employés de l’hôpital Léon-Schwartzenberg qu’il a visité et par quelques patients. Sur l’invitation du député Christian Bataille, et aux côtés du premier secrétaire de la fédération socialiste du Nord, de Freddy Dolphin, maire, et du sénateur Paul Raoult, Laurent Fabius n’a pas manqué de saluer les militants de la salle du centre Lowendal, debout pour l’accueillir.

    « Centrer sur l’essentiel »

    « Il reste peu de jours pour convaincre. Ségolène Royal est notre porte-drapeau », a-t-il lâché d’entrée à la salle. À dix jours désormais du premier tour, Laurent Fabius s’est dit confiant en la candidate socialiste. Ce sera selon lui un « combat droite-gauche ». « Il est important que nous socialistes nous nous recentrons sur des thèmes majeurs ». « Il faut dans les derniers jours centrer la campagne sur l’essentiel, et montrer notre volonté très profonde de changement sur le plan de l’emploi, du social, de l’éducatif, du sanitaire, du logement ».

    « Changement »

    Le « changement », Laurent Fabius en aura fait le maître mot hier de la soirée. « Je ne vois pas comment en reprenant les mêmes, il y ait un changement. Il faut marteler que le changement passe par une présidence nouvelle et une équipe nouvelle pour des orientations nouvelles. Le changement ne doit pas être importé par Nicolas Sarkozy ou par François Bayrou ». Laurent Fabius a insisté aussi sur le rôle du président de la République. « L’importance est que la personne à la tête de l’État soit une personne posée, maîtresse d’elle-même et qui n’engage pas la France dans telle ou telle aventure. Êtes-vous sûr que Sarkozy n’aurait pas engagé la France s’il avait été à la tête de l’État dans l’aventure irakienne ? ». Quant au candidat François Bayrou, il a rappelé « qu’il était de droite » et « qu’il s’appropriait un électorat de gauche ». Au candidat de l’UDF, Laurent Fabius veut lui opposer « l’alternance démocratique » et met en garde contre une réunion droite-gauche : « après ce sera quoi, le choix des extrêmes ». Face aux électeurs indécis, Laurent Fabius « pense que la participation au vu des inscriptions sur les listes électorales et les demandes de procuration sera forte. Et donc cette indécision prendra fin ». Un contexte différent donc de 2002. « Il faut ramener la campagne à des choses simples, de changement, portées par Ségolène Royal, face aux autres campagnes de régression portées par un seul candidat de la droite ». Des propos qui ont en tout cas fait mouche chez les militants socialistes dont il reste encore une semaine pour convaincre encore les indécis.

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    00:39 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RAG 34, FABIUS

    16.04.2007

    Les outre-mers avec Ségolène Royal

    Victorin LUREL, secrétaire national à l'outre-mer au Parti socialiste, a le plaisir de rendre publique une liste de personnalités des Outre mers appelant à la victoire de Ségolène ROYAL.

    La qualité de cette liste d'artistes, d'intellectuels, de sportifs, d'élus témoigne de la confiance des ultra-marins en Ségolène ROYAL, candidate d'une République métissée et fière de sa diversité.

    En effet, d'Aimé CESAIRE à Marie-Claude TJIBAOU, de Jacob DESVARIEUX à Jenny ALPHA en passant par Ronald POGNON, Corinne COMAN ou Ernest PEPIN, ce sont plus de 230 personnalités issues de l'ensemble des Outre mers qui s'engagent pour Ségolène ROYAL.

    Communiqué de presse de Victorin LUREL,
    Secrétaire national à l'outre-mer au Parti socialiste

    CESAIRE Aimé (ancien député, maire honoraire de Fort-de-France - Martinique - Président du comité de soutien de Ségolène ROYAL) ; ABDALLAH Ali (vice-président du conseil général - Mayotte) ; ABOUBACAR Ibrahim (ancien conseiller économique et social - Mayotte) ; AHAMADA Fahardine (maire de Brandraboua - Mayotte) ; AHAMADI Said (maire de Koungou - Mayotte) ; ALGER Jean-Luc (musicien - Martinique) ; ALI Ismaël (conseiller général de Mtsamboro - Mayotte) ; ALIBO Michel (musicien - Guadeloupe) ; ALI BOTO Bacar (1er vice-président du conseil général - Mayotte) ; ALPHA Jenny (comédienne - Martinique) ; ANSELME Jacques (conseiller général de Trois-Rivières - Guadeloupe) ; ANTISTE Maurice (maire, conseiller général du François - Martinique) ; ANNETTE Gilbert (premier secrétaire fédéral de la fédération socialiste - Réunion) ; AURORE Georges (président de l'association métropolitaine des élus d'outre-mer, élu à Créteil - originaire de Martinique) ; AVRIL Manuelle (conseillère régionale - Guadeloupe) ; AZEROT Nestor (conseiller général de Sainte-Marie - Martinique) ; BACAR Ibrahim (président du mouvement populaire mahorais - Mayotte) ; BAMBUCK Roger (ancien secrétaire d'Etat chargé de la jeunesse et des sports - Guadeloupe) ; BANGOU Henri (maire de Pointe-à-Pitre - Guadeloupe) ; BANGOU Jacques (vice-président du conseil général - Guadeloupe) ; BAURAS Christiane (conseillère générale du François - Martinique) ; BAPTISTE Christian (conseiller régional, conseiller général de Sainte-Anne - Guadeloupe) ; BARDAIL Jean (conseiller général de Morne-à-l'Eau - Guadeloupe) ; BARDINOT Sonia (comédienne - Réunion) ; BEAUMONT Frédéric (secrétaire de la section socialiste - Saint-Pierre-et-Miquelon) ; BEN YOUSSOUF Chihaboudine (vice-président du conseil général - Mayotte) ; BERTHELOT Chantal (première vice-présidence du conseil régional - Guyane) ; BEYRONNEAU Patrick (vice-président du CESR - Réunion) ; BIG TOM (musicien - Martinique) ; BIRK-LEVY Sabrina (membre de l'assemblée territoriale - Polynésie française) ; BIROTA Belfort (conseiller général du Robert - Martinique) ; BOPP-DUPONT Tamara (membre de l'assemblée territoriale - Polynésie française) ; BOREL-LINCERTIN Josette (première vice-présidente du conseil régional - Guadeloupe) ; BOUQUETY Joachim (maire de Grand-Rivière - Martinique) ; BOURGEOIS Nérée (maire de Vieux-Fort, conseiller régional - Guadeloupe) ; BRASSELEUR Irma (conseillère régionale - Guadeloupe); BREDENT Georges (conseiller général de Pointe-à-Pitre - Guadeloupe) ; BROTHERSON Philippe (maire de Uturoa - Polynésie française) ; BRUDEY Hilaire (conseiller régional - Guadeloupe) ; BUVAL Frédéric (conseiller général de Trinité - Martinique) ; CALIFER Elie (maire de Saint Claude - Guadeloupe) ; CARACAS Frédérick (musicien - Guadeloupe) ; CAROTINE Dominique (secrétaire général de l'association métropolitaine des élus originaires d'outre-mer, élu de Savigny le Temple en Ile de France - originaire de la Martinique) ; CAYOL Claude (conseiller général de Fort-de-France - Martinique) ; CESTOR Octave (créateur de la maison des outre-mers à Nantes, conseiller municipal de Nantes - Martinique) ; CHANTEUR Geneviève (conseillère générale de Fort-de-France - Martinique) ; CHRONE Marie-Céline (chanteuse, choriste - Martinique) ; CIBRELUS Robert (conseiller régional - Guyane) ; CLAIRY Georges (maire de Vieux-Habitants - Guadeloupe) ; CLAIREAUX Karine (maire de Saint-Pierre - Saint-Pierre-et-Miquelon) ; CLEMENTE Luc-Louison (conseiller général de Schoelcher - Martinique) ; CLEON Georges (conseiller général du Vauclin - Martinique) ; CLINTON Mike (musicien - Guadeloupe) ; COMAN Corinne (miss France 2002 - Guadeloupe) ; CONCONNE Catherine (conseillère générale de Fort-de-France - Martinique) ; COUCHY Christian (conseiller général du Moule - Guadeloupe) ; CRUSOL Jean (ancien député européen - Martinique) ; CRUSOL Louis (maire de Sainte-Luce - Martinique) ; DALIN Daniel (secrétaire général du collectif DOM - Martinique) ; DAMBREVILLE Christian (ancien maire de Saint-Louis - Réunion) ; DAOUDOU Chararani (maire de Ouangani - Mayotte) ; DAYE Michel (maire de Poum - Nouvelle-Calédonie) ; DEAU-SURIAM Danièle (conseillère régionale - Martinique) ; DELBOIS Joséline (conseillère régionale - Martinique) ; DELUGE Maxence (maire, conseiller général de Bellefontaine - Martinique) ; DESIR Harlem (député européen - Martinique) ; DESIRE Rodolphe (maire, conseiller général du Marin - Martinique) ; DESPLAN Félix (maire de Pointe-Noire - Guadeloupe) ; DESVARIEUX Jacob (musicien, groupe Kassav - Guadeloupe) ; DOMINGO Dauphin (maire d'Hitiaa O Te Ra - Polynésie française) ; DRANE Igo (conteur - Guadeloupe) ; DROLLET Jacqui (président du Ia Mana Te Nunaa - Polynésie française) ; DUPOND Jean-Pierre (maire du Gosier, vice-président du conseil régional - Guadeloupe) ; DURVEL Jocelyn (comédien, metteur en scène - Martinique) ; DUVERGER Jean-Claude (comédien, conteur - Martinique) ; EDMOND-MARIETTE Philippe (député - Martinique) ; ELATRE Albert (secrétaire général du parti progressiste et démocratique guadeloupéen - Guadeloupe) ; EUSTACHE Gilbert (conseiller général du Diamant - Martinique) ; FALEME Alex (conseiller régional - Guadeloupe) ; FELICIE-DELLAN Jean-Claude (ex-champion du monde de boxe française et kick-boxing - Guadeloupe) ; FLERIAG Patrick (conseiller général de Fort-de-France - Martinique) ; FORTUNE Mécène (chef d'orchestre - Guyane) ; FOTSE-NJOMGANG Paul (conseiller régional - Réunion) ; FOY Ary (conseiller général de Saint-Claude - Guadeloupe) ; FRANCOIS-DORLEANS Christiane (conseillère régionale - Martinique) ; FRUTEAU Jean-Claude (député européen - Réunion) ; GALANTINE Louis (conseiller régional - Guadeloupe) ; GAMALEYA Cléclie (écrivaine, co-fondatrice du mouvement des femmes - Réunion) ; GAULIRIS Thierry (musicien, leader du groupe BASTER - Réunion) ; GIBON Marie-José (musicienne - Guadeloupe/Martinique) ; GILLOT Jacques (sénateur, président du conseil général - Guadeloupe) ; de GRANDMAISON Madeleine (conseillère régionale - Martinique) ;GUILLARD Reynols (élu de Dourdan en Ile de France - originaire de la Réunion) ; GUIZONNE-LACREOLE Germaine (conseillère régionale, conseillère générale du Moule - Guadeloupe) ; GUSTAVE René (conseiller régional - Guyane) ; HAJJAR Johnny (conseiller général de Fort-de-France - Martinique) ; HALIFA Ali (conseiller général de Chirongui - Mayotte) ; HAMADA Ali Hadhuri (maire de Boueni - Mayotte) ; HAMADA Ambdi (maire de Dembeni - Mayotte) ; HANDERSON Georges (président du Here Ai'a - Polynésie française) ; HERMIN Georges (conseiller général de Morne-à-l'Eau - Guadeloupe) ; HMEUN Gaston (syndicaliste, ancien membre du CES - Nouvelle-Calédonie) ; HNEPEUNE Neko (président de la province des Iles - Nouvelle-Calédonie) ; HONORE Daniel (écrivain - Réunion) ; HORY Jean-François (ancien député - Mayotte) ; JALTON Eric (député, conseiller général des Abymes - Guadeloupe) ; JALTON Jocelyn (Guadeloupe) ; JAVELLE Blance-Reine (conseillère régionale - Réunion) ; JEAN-CHARLES Christian (conseiller régional - Guadeloupe) ; JEAN-ELIE Barbara (journaliste - Martinique) ; JEAN-MARIE Alain (musicien - Guadeloupe) ; JEANNE-MERI Roberte (vice-présidente du conseil régional, conseillère générale du Gosier - Guadeloupe) ; JEANNE-ROSE Athanase (maire de Saint-Joseph - Martinique), JOSEPH Yves-André (conseiller général de Fort-de-France - Martinique) ; KACY-BAMBUCK Fély (vice-présidente du conseil régional - Guadeloupe) ; KAHIA Joseph (maire de Ua Pou - Polynésie française) ; KARAM Antoine (conseiller général de Cayenne, président du conseil régional de Guyane - Guyane) ; KATOA Alesio (conseiller territorial - Wallis et Futuna) ; KAUTAI Benoît (maire de Nuku Hiva - Polynésie française) ; de KERMADEC Keen (comédienne - Guadeloupe) ; LACAVE Alain (conseiller général de Capesterre-Belle-Eau - Guadeloupe) ; LANDE Jean-Paul (président de l'association polynésienne socialiste) ; LARCHER Eugène (maire, conseiller général des Anses d'Arlet - Martinique) ; LARCHER Serge (sénateur, maire du Diamant - Martinique) ; LAUHEA Siliako (président de l'union pour Wallis-et-Futuna) ; LAVENAIRE Ange (maire, conseiller général du Marigot - Martinique) ; LEBRETON Patrick (maire de Saint-Joseph, conseiller général - la Réunion) ; LECONSTANT Philippe (conseiller général de Sainte-Anne - Réunion) ; LESDEMA-TUNORFE Claire (conseillère générale du Lamentin - Martinique) ; LETCHIMY Serge (maire de Fort-de-France - Martinique); LE TOULLEC Maryvonne (conseillère régionale - Réunion) ; LICHTLE Léon (maire de Ua Huka - Polynésie française) ; LIKUVALU Apoleto (conseiller territorial - Wallis et Futuna) ; LISE Claude (sénateur, président du conseil général - Martinique) ; LOBEAU Jacqueline (conseillère régionale - Guadeloupe) ; LOBEAU Joël (président de la chambre de métiers et de l'artisanat - Guadeloupe) ; LORDINOT Fred (conseiller général de Sainte-Marie - Martinique) ; LOUISY Ferdy (conseiller général de Goyave - Guadeloupe) ; LOUVIERS Angèle (avocate au barreau de Paris, présidente de désirs d'avenir mosaïque - Guadeloupe) ; LUAKI Filipo (conseiller territorial - Wallis-et-Futuna) ; LUREL Victorin (député, président du conseil régional - Guadeloupe) ; MAILLOT Gérald (conseiller général de Sainte-Clotilde - Réunion) ; MALO Jean-Claude (vice-président du conseil régional - Guadeloupe) ; MANIN Josette (conseillère générale du Lamentin - Martinique) ; MANSCOUR Louis-Joseph (député, maire de la Trinité - Martinique) ; MARC Jeanny (maire de Deshaies, 1ère vice-présidente du conseil général - Guadeloupe) ; MARCEL Rodrigue (chanteur - Martinique) ; MARIANNE-PEPIN Thérèse (vice-présidente du conseil régional - Guadeloupe) ; MARTIAL Jean-Michel (comédien - Guadeloupe) ; MARTINE Raphaël (maire, conseiller général de Saint-Pierre - Martinique) ; MELISSE-MIROITE Marlène (vice-présidente du conseil régional - Guadeloupe) ; MENCE Charles-André (maire, conseiller général de Ducos - Martinique) ; MERCIER Donald (conseiller territorial - Wallis et Futuna) ; MEVALET-TAUPE Bernadette (conseillère régionale - Guadeloupe) ; MIRRE Jocelyn (conseiller régional - Guadeloupe) ; MICHELY Fabert (conseiller général des Abymes - Guadeloupe ) ; MIRACULEUX-BOURGEOIS Marlène (maire de Capesterre-de-Marie-Galante, vice-présidente du conseil général - Guadeloupe) ; MONPIERRE Mariette (réalisatrice - Guadeloupe) ; MONTHIEUX Alfred (maire, conseiller général du Robert - Martinique) ; MOURIESSE Alexandre (maire du Carbet - Martinique) ; MOUTOUSSAMY Ernest (maire de Saint-François, vice-président du conseil régional - Guadeloupe) ; MUSSINGTON Louis (conseiller régional - Guadeloupe) ; NAU Vetelino (conseiller territorial - Wallis et Futuna) ; NABAJOTH Alix (conseiller régional - Guadeloupe) ; NAISSELINE Nidoish (président du LKS - Nouvelle-Calédonie) ; NAOUNA Pascal (président de l'union calédonienne - Nouvelle-Calédonie) ; NAPRIX Paul (conseiller régional, conseiller général des Abymes - Guadeloupe) ; NEAOUTYNE Paul (président de la province Nord - Nouvelle-Calédonie) ; NEGRAU Leïla (musicienne - Réunion) ; NERIN Paul (conseiller régional - Guyane) ; NESTORET Maggy (ancienne championne du monde d'athlétisme - Martinique) ; NOEL René (maire, conseiller général de la Désirade - Guadeloupe) ; OCCOLIER Raymond (maire du Vauclin, conseiller régional - Martinique) ; ORPHE Monique (conseillère régionale - Réunion) ; OTTO Jules (1er secrétaire fédéral du parti socialiste - Guadeloupe) ; PAMPHILE Justin (conseiller général du Lorrain - Martinique) ; PAU-LANGEVIN George (candidate aux élections législatives dans la 21ème circonscription de Paris - Guadeloupe) ; PEDRO - LEAL Odile (metteur en scène - Guyane) ; PENNON Claudine (musicienne - Martinique) ; PENTOSCROPE José (président de la fédération des associations et organisations d'intérêt pour originaires des Antilles-Guyane - Guadeloupe) ; PEPIN Ernest (écrivain - Guadeloupe) ; PEU Titaua (écrivain - Polynésie française) ; PIERRE FANFAN José (footbaleur - Martinique) ; POGNON Ronald (athlète - Martinique) ; PONCHATEAU-THEOBALD Marie-Yveline (conseillère régionale, vice-présidente du conseil général, Baillif - Guadeloupe) ; PRINCE Odile (conseillère régionale - Guyane) ; RANGASSAMY Mauricia (conseillère régionale - Guadeloupe) ; RENE-CORAIL Arnaud (maire, conseiller général des Trois-Ilets - Martinique) ; RIANI Richard (artiste peintre - Réunion) ; RICHARD Firmine (comédienne - Guadeloupe) ; ROBIN Daniel (conseiller régional - Martinique) ; SAINT-PRIX Dédé (musicien - Martinique) ; SAKO Aloisio (président du rassemblement démocratique océanien - Nouvelle-Calédonie) ; SALZEDO Willy (musicien - Guadeloupe) ; SAMOT Pierre (maire du Lamentin, conseiller régional - Martinique) ; SIGISCAR Marcel (conseiller général de Pointe-à-Pitre - Guadeloupe) ; SINOSA Alfred (conseiller général du Lamentin - Martinique) ; SOUPRAMANIEN Christine (vice-présidente du conseil régional - Réunion) ; STANISLAS Jean-Luc (réalisateur - Guadeloupe) ; STEPHENSON Elie (écrivain - Guyane) ; SUEDILE Pierre (conseiller général de Fort-de-France - Martinique) ; TAGAME Topie (conseiller territorial - Wallis-et-Futuna) ; TAHIATA Chantal (maire de Tubuai - Polynésie française), TAMAYA Michel (conseiller régional - Réunion) ; TAMON Aline (conseillère régionale - Réunion) ; TARER Christian (élu de Montgeron en Ile de France - originaire de Martinique) ; TAUBIRA Christiane (députée - Guyane) ; TELEGONE Alain (conseiller général de Saint-Joseph - Réunion) ; TEMARU Oscar (président du Tavini - Polynésie française) ; TEURA Justine (maire de Tumaraa - Polynésie française) ; THAMAR Ralph (chanteur - Martinique) ; THEODORE-OPHELTES Gina (vice-présidente du conseil régional - Guadeloupe) ; THEOPHILE Dominique (conseiller général des Abymes, président de Guadeloupe unie, socialisme et réalité - Guadeloupe) ; TIALEGATI Atélémo (conseiller territorial - Wallis et Futuna) ; TIOUKA Félix (président d'honneur de la fédération des organisations amérindiennes de Guyane - Guyane) ; TIROLIEN Patrice (maire de Grand-Bourg-de-Marie-Galante, vice-président du conseil régional - Guadeloupe) ; TJIBAOU Marie-Claude (présidente du centre culturel Tjibaou - Nouvelle-Calédonie) ; TREBEAU Suzy (musicienne - Martinique) ; TUAHU Ismaël (maire de Tahaa - Polynésie française) ; TULLE Ronald (musicien - Martinique) ; TUTUGORO Victor (coordinateur de l'union progressiste mélanésienne - Nouvelle-Calédonie) ; VAMUR Claude (musicien - Martinique) ; VELAYOUDON Marie-Marthe (conseillère régionale - Martinique) ; VERGOZ Michel (conseiller régional - Réunion) ; VILLIERME Marie-Hélène (photographe d'art - Polynésie française) ; VIRGAL Eric (musicien - Martinique) ; VLODY Jean-Jacques (conseiller général du Tampon - Réunion) ; YA-LE VESSIER Tchia (conseillère régionale - Guyane) ; WASHETINE Charles (membre du gouvernement de Nouvelle-Calédonie).



    Les lolo's 34

    13:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    15.04.2007

    La droite a tellement peur que Ségolène soit au 2e tour qu’elle déclenche les « intox » pour l’en empêcher et nourrir encore la diversion Bayrou



    dimanche 15 avril 2007 par Jean-Jacques Chavigné

    La Droite, la classe dominante n’ont qu’une peur : que Ségolène Royal soit présente au second tour. Ils savent très bien qu’elle aurait, alors, de fortes chances de l’emporter.Et ils craignent les dynamiques que nous pouvons donner à sa victoire après quatre années de luttes sociales (de 2002 à 2006) et de votes victorieux (de 2004 à 2005)

    « Mme Royal menacée au premier tour, M. Sarkozy au second », tel était, d’ailleurs, le titre d’un article de Jean-Baptiste de Montvalon dans « Le Monde » du 11 avril. La conclusion de cet article qui se présentait comme une synthèse de l’analyse des principaux instituts de sondage était tout aussi significative : « Au risque d’amoindrir sa capacité de rassemblement au second tour, M. Sarkozy a attiré à lui des électeurs du FN. Au risque de se voir éliminée dès le premier tour, Mme Royal a laissé « filer » un partie des sympathisants du PS chez M. Bayrou ».

    Cette peur de la Droite et de la classe dominante permet de donner l’éclairage adéquat à la rumeur faisant état d’une soi-disant enquête des Renseignements Généraux. Selon cette enquête, Ségolène Royal arriverait en 4ème positions au 1er tour, après Sarkozy, Le Pen et Bayrou. Le but de cette rumeur, complaisamment colportée sur l’Internet et par les principaux médias, est évident : il s’agit de jouer sur la peur qu’inspire Sarkozy et d’insinuer l’idée, chez les électeurs de gauche, que seul Bayrou pourrait lui faire barrage.

    Cette peur permet également de comprendre la simultanéité de cette rumeur et du tapage médiatique autour de l’annonce de Rocard faite à Bayrou. Ce tapage tente d’estomper les frontières entre la gauche et la droite et de renforcer l’image de « sauveur » de Bayrou au moment même où la rumeur affirme que Bayrou précéderait Ségolène Royal au 1er tour.

    Que Rocard se soit prêté intentionnellement ou pas à cette manœuvre est son problème. Mais son annonce, en dernier ressort, fait le jeu de Sarkozy. Bayrou n’a jamais, en effet, été qu’un leurre utilisé par la Droite et les principaux médias pour tenter de fourvoyer les électeurs de gauche. Leur but, leur but unique est de faire gagner Sarkozy.

    La victoire de Sarkozy serait inéluctable en cas de 2ème tour Sarkozy-Bayrou. Sarkozy garderait ses voix du 1er tour et ferait le plein des voix des électeurs de Le Pen. Bayrou garderait ses voix du 1er tour mais la plus grande partie des électeurs de gauche et d’extrême gauche s’abstiendrait. Nous appellerions massivement à l’abstention ! A juste titre : Bayrou et Sarkozy sont deux hommes de droite, ils ont participé à tous les coups bas de la Droite contre le salariat entre 1993 et 1997 et entre 2002 et 2007. Il n’y en a donc pas un pour racheter l’autre.

    La présence de Ségolène Royal au second tour remettrait tout à plat au soir du 1er tour.

    Tous les sondages sur le second tour dont on nous rebat aujourd’hui les oreilles ne vaudraient plus tripette. Les instituts de sondage, eux-mêmes, le reconnaissent d’ailleurs volontiers. Raymond Cayrol (CSA) avouant même qui si l’on avait remplacé Bayrou par Corinne Lepage dans les sondages sur le second tour, celle-ci l’aurait vraisemblablement emporté sur Sarkozy...

    Mais pour que tout soit remis à plat, il faut que Ségolène Royal soit présente au second tour et qu’aucun électeur ne se trompe sur l’enjeu du vote du 22 avril.

    Jean-Jacques Chavigné, le samedi 14 avril

    DEVOIR DE VICTOIRE, le 22 avril CHASSONS LA DROITE !

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    14:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Chassons la droite !, SARKOZY, BAYROU, RAG 34

    ” Lettre à un électeur hésitant”

    Tract du MJS : ” Lettre à un électeur hésitant”

    Télécharger le tract en PDF

    RAG 34. Les lolo's 34

    08:39 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lettre à un électeur hésitant, MJS

    Ségolène Royal appelle à la mobilisation de tous les citoyens qui la soutiennent dans un message vidéo

    A dix jours de l'élection présidentielle, Ségolène Royal livre à tous les Français sa vision, « projet contre projet, principes contre principes, ou plutôt principes contre non-principes » et appelle à la mobilisation de tous les citoyens qui la soutiennent « pour mettre fin à cinq années d'un État de droite, d'un État partial, d'un État UMP ».
    Elle souligne les mensonges du candidat de la droite et appelle au « combat contre des idées pernicieuses, qui sont le contraire des idées et des valeurs traditionnelles républicaines de la France».

    Voir la vidéo :



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    08:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL les 10 jours de la victoire

    14.04.2007

    Ya plus écrit La Poste...

    Le service public recule, les profits augmentent. La Poste présentera dans quelques jours des bénéfices en forte hausse pour l'année 2006.
    Cette entreprise, premier employeur national, entend poursuivre sur cette lancée en continuant à réduire ses effectifs (6000 postes supprimés en 2005 et autant en 2006).

    Elle y parviendrait en fermant des bureaux en zones urbaines cet été prochain, pour des durées allant d'une semaine à un mois en juillet et en août, ou en limitant les heures d'ouverture. Des listes ont déjà été établies pour les départements d'île de France, portant sur une vingtaine de sites dans le Val-de-Marne (à Cachan, Champigny,Charenton, Créteil,Nogent, etc.)et une quarantaine dans l'Essonne (Corbeil-Essonnes, Brétigny-sur-Orge, Etampes, Evry, Palaiseau,etc.).

    Dans l'Hérault et notre région comme partout en France, nous n'échapperons bien sûr pas à ces mesures drastiques. Nous à RAG 34 on sait ça !

    RAG 34. Les lolo's 34

    13:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : La Poste, SERVICES PUBLICS

    13.04.2007

    2 en 1 : Communiqués de Ségolène Royal

    1/2

    Face aux attentats intégristes, le modèle républicain.

    L'horreur des attentats qui, après le Maroc, viennent d'endeuiller l'Algérie suscite en nous un sentiment d'indignation et de solidarité avec le peuple algérien, déjà si cruellement éprouvé par la barbarie intégriste.

    Face au terrorisme, il n'y a qu'une seule réponse : une fermeté absolue, inébranlable, bien sûr, une coopération entière des services spécialisés et la vigilance civique, la nôtre, celle de tous les citoyens.

    Face au défi du terrorisme intégriste, le barrage est dans le modèle républicain, dans ses valeurs de citoyenneté, de laïcité, de solidarité.

    Lui seul est moderne face aux dévoiements du fanatisme, des intégrismes meurtriers, face à la tentation des repliements communautaristes, à la régression de la barbarie.

    Oui, il faut l'affirmer : la France est une communauté de citoyens attachés à débattre dans un espace commun indépendamment des origines et à l'écart des dogmes religieux qui prétendraient confisquer l'espace public.
    Oui, le modèle républicain est plein d'avenir. Face à un monde déchiré par les ethnicismes, les guerres tribales, l'appel à la guerre entre les civilisations, la France a un grand rôle à tenir : celui du dialogue entre les cultures fondé sur la raison naturelle que tous les hommes ont en commun

    2/2

    AIRBUS

    Ségolène Royal demande que les plus-values réalisées par l'ancien PDG d'Airbus et l'actionnaire Lagardère à l'occasion des cessions de parts intervenues avant l'annonce des difficultés d'Airbus soient reversées à cette entreprise, de même que les indemnités de départ exorbitantes perçues par l'ancien PDG.

    Par ailleurs, elle renouvelle son engagement :

    - d'encadrer par la loi le montant et les conditions de versement des rémunérations des dirigeants, en particulier les stock-options et les indemnités de départ de toutes natures ;

    - d'assurer la pleine transparence de ces avantages en rendant obligatoire leur publication.

    La richesse d'une entreprise, c'est d'abord la compétence et l'investissement de ses salariés. Ce sont eux qu'il faut sécuriser et respecter. Le comportement des dirigeants doit donc être responsable et exemplaire.

    RAG 34. Les lolo's 34

    12:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL

    La France Présidente, profession de foi de Ségolène Royal

    Françaises, Français,

    Mes chers compatriotes,

    Je vous ai écoutés pour agir juste et pour tenir parole. J’ai entendu vos inquiétudes, vos colères mais aussi vos espoirs. Vous avez exprimé la volonté d’un vrai changement, un profond désir d’avenir.

    La crise actuelle que traverse notre pays appelle de nouvelles règles, un État et des pouvoirs publics solides, qui fonctionnent bien. C’est le pacte présidentiel que nous avons construit au cours de plus de 6000 débats participatifs.

    Nous allons bâtir ensemble un ordre juste : faire reculer les précarités, les inégalités, les brutalités, les violences ; assurer les sécurités nouvelles de l’emploi, des salaires et des retraites, du logement et de la santé. Nous allons

    libérer les énergies dont la France est porteuse si l’État joue tout son rôle et si chacun donne, par ses efforts, le meilleur de lui-même.

    Je vous garantis une juste répartition des fruits de ces efforts, dont la France a besoin, alors que d’autres veulent donner encore plus à ceux qui ont déjà énormément. Je crois en notre modèle républicain et laïc, en notre pacte social gravement mis en cause depuis cinq ans.

    Nous savons, mes chers compatriotes, qu’il n’y a pas de liberté sans justice, de démocratie sans éducation et d’effi cacité économique sans sécurité sociale. C’est tout cela que je veux réconcilier. C’est ma conviction de femme de gauche et de progrès, c’est ma volonté d’agir pour l’intérêt général.

    La France Présidente se relève avec vous. Avec nous tous et nous toutes. Elle est entreprenante et solidaire, forte de la diversité de ses talents et de ses territoires, elle assumera pleinement sa place dans l'Europe et dans le monde.

    Vive la République,

    Vive la France.


    Ecouter la profession de foi par Ségolène Royal

    07:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SEGOLENE ROYAL

    12.04.2007

    "Captures d'écrans " : Le zapping vidéo de la campagne sur internet !

    La campagne est riche en événements, informations et en images : déclarations, meetings, Journaux télévisés, Itv, guignols de l'infos, vidéos du web, etc. Retrouvez en l'essentiel en quelques minutes, chaque jour, dans Captures d'écrans.

    Captures d'écrans du 11 avril
    5 minutes indispensables des dernières 24h de la campagne dans les médias



    RAG 34. Les lolo's 34

    16:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Captures d'écrans

    Ségolène Royal : "L'Etat mettra en place de vraies politiques industrielles et ne tolérera pas que des dirigeants qui ont échoué partent avec la caisse"

    Invitée des 4 vérités ce matin sur France 2, la candidate est revenue sur les révélations sur les indemnités perçues par l'ancien dirigeant d'EADS lors de son départ de l'entreprise, mais aussi sur la "révolution idéologique de la gauche", ainsi que sur les dernières prises de parole du candidat UMP.

    Les paroles de Nicolas Sarkozy sur la prédestination sont "très dangereuses et révélatrices de sa brutalité, de sa façon de faire et de penser".

    Interrogée sur les parachutes en or perçus par les anciens dirigeants d’EADS, Ségolène Royal répond : « Si je suis élue présidente de la République, d’abord dans les entreprises où l’Etat est actionnaire l’Etat exercera ses responsabilités, c’est-à-dire rendra public la rémunération des hauts dirigeants, des entreprises, comme cela se fait dans les pays du nord de l’Europe. Ensuite, l’Etat mettra en place de vraies politiques industrielles et ne tolérera pas que des dirigeants qui ont échoué partent avec la caisse, si j’ose dire, tandis que des salariés qui ne sont pour rien sur les difficultés de l’entreprise, eux, paient les pots cassés par la précarité, par le chômage et par les difficultés personnelles. Donc, je crois que la France a besoin aujourd’hui d’un changement, d’un vrai changement, et une fois de plus cet exemple le montre, cruellement d’ailleurs pour les salariés, et c’est pourquoi il faut mettre fin à ce système ultralibéral qui fait que ce sont toujours les salariés dans la politique que la droite a menée qui paient les difficultés des entreprises, et les erreurs surtout du patronat. Mais vous savez que nous sommes intervenus, nous avons mis l’entreprise devant ses responsabilités, les présidents de région socialistes ont protesté, ont même proposé de revenir au capital de l’entreprise. La droite nous a dit à un moment que cela ne servait à rien. J’observe que depuis que nous avons fait un rapport de force presque moral, finalement, à l’égard de la responsabilité d’une entreprise sur les territoires, l’actionnaire privé, Lagardère, a décidé de rester, le plan a été revu, mais compte tenu de cette information qui est publiée aujourd’hui moi je demande aux dirigeants d’Airbus de retirer la totalité de ce plan pour que nous mettions à plat les stratégies industrielles et la façon dont sont justifiées les suppressions d’emplois, est-ce que ce sont des licenciements boursiers ou est-ce que ce sont des licenciements qui sont justifiés par des stratégies industrielles ? Ce que finalement cette information tendrait à prouver que c’est la première hypothèse qui est finalement la bonne. »

    A propos de l’échéance électorale, elle affirme « Je crois aussi que le temps des femmes est venu. Je crois que l’incarnation d’un vrai changement dont les Français ont besoin, c’est moi qui le propose aujourd’hui. Je crois que cette articulation nouvelle entre les valeurs solides auxquelles je m’attache depuis très longtemps, c’est-à-dire remettre l’école au cœur du pacte républicain, faire bien fonctionner les familles, défendre la valeur travail, avoir aussi écouté les Français et avoir compris que pour les parents et les grands-parents la question centrale c’était celle de la lutte contre le chômage des jeunes, et j’en fais une des priorités très très fortes de mon projet présidentiel, et les anciens… »

    Enfin, elle revient sur les paroles de Nicolas Sarkozy sur la prédestination à être pédophile : « Ah, je les trouve très dangereuses et une nouvelle fois elles sont révélatrices de la brutalité, de la façon de faire et de penser de Nicolas Sarkozy. D’ailleurs, les autorités morales, religieuses, scientifiques, ont vigoureusement protesté parce que cela veut dire qu’on serait capable de trier les individus dès la naissance et c’est extrêmement grave comme vision de l’humanité, c’est le contraire de la mienne. Ca voudrait dire aussi que l’éducation par la famille, par l’école, par la société ne sert à rien. Et, encore plus grave, ça voudrait dire que les gens sont irresponsables. Moi, j’ai été ministre de la Famille, j’ai vu les dégâts que provoque la pédophilie sur les enfants, et je puis vous dire qu’il y a des prédateurs d’enfants parfaitement conscients de ce qu’ils font et qui doivent être sanctionnés très très sévèrement et pourchassés pour ces crimes abominables. »

    Lire l'interview en intégralité

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    16:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PARACHUTES DORES, ROYAL, RAG 34

    Ségolène Royal : La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée

    Ségolène Royal a signé mardi la pétition des médecins et professionnels de la santé contre la franchise sur les remboursements de soins préconisée par Nicolas Sarkozy, un projet selon elle “dangereux” et “brutal“.

    “On ne réforme pas la France avec brutalité, et certainement pas en faisant reculer l’égalité d’accès a la santé.

    La Sécurité sociale est un des acquis du modèle social français, elle doit être préservée“.

    Ségolène Royal souhaite lutter “contre les tentations de privatisation” qui “feront basculer des millions de Français vers la précarité médicale“.

    Elle a redit sa volonté de créer une cinquième branche de la sécurité social, concernant la vieillesse et le handicap.

    La réaction de Ségolène Royal :



    Christian Lehmann, médecin généraliste, initiateur de la pétition, explique son engagement :



    Le site de la pétition

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    16:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SANTE, SECURITE SOCIALE, Ségolène ROYAL, RAG 34

    11.04.2007

    Christiane Taubira condamne les propos de N.Sarkozy sur le déterminisme génétique

    La vice-présidente du Parti Radical de Gauche animait hier matin le point presse quotidien de campagne.Christiane Taubira est revenu sur les propos de Nicolas Sarkozy concernant le determinisme génétique des pédocriminels. "Il ne croit pas en la politique, c'est son rôle de civiliser la société."

    Durée : 02:57 Pris le : 10 avril 2007 Lieu : Paris, France



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    11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TAUBIRA, EUGENISME, DETERMINISME, RAG 34

    10.04.2007

    Laurent Fabius : Les propos inacceptables de Nicolas SARKOZY sur le déterminisme génétique

    Communiqué de Laurent Fabius

    Les propos de Nicolas SARKOZY sur la pédophilie et les tendances suicidaires chez les jeunes ne peuvent laisser sans réaction. Prétendre que ces comportements sont totalement prédéterminés revient à enfermer chaque individu dans une fatalité sur laquelle il n’aurait aucune prise. Une telle approche contredit l’état des recherches actuelles de la science. Surtout, elle nie la liberté inaliénable de chaque personne de construire sa vie par ses choix et par ses actes. Aucun républicain, aucun humaniste, dans la fidélité à l’universalisme des Lumières, ne peut approuver ces propos.

    Cette prise de position, inspirée des néoconservateurs américains, traduit une vision de l’homme et de la société malheureusement assez proche de l’eugénisme. Elle est inacceptable, d’autant plus de la part d’un candidat à l’élection présidentielle.


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    21:48 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, EUGENISME, DETERMINISME, RAG 34

    1/2 Nicolas Sarkozy et Michel Onfray - CONFIDENCES ENTRE ENNEMIS




    D'un côté, un philosophe athée, antilibéral, hédoniste et libertaire. De l'autre, un candidat à la présidentielle n'hésitant pas à remettre en cause la loi sur la séparation de l'Église et de l'État, un ministre de l'Intérieur rêvant au rétablissement de l'autorité. À notre initiative, les deux hommes se sont rencontrés. On s'attendait à un choc frontal, il a été question de la croyance, du mal, de la liberté, de la transgression.
    Propos recueillis par Alexandre Lacroix et Nicolas Truong / Photographies de Frédéric Poletti

    Voici un court extrait du dialogue publié intégralement (sur 8 pages) dans Philosophie magazine n°8. Il s'agit de la fin du premier entretien entre les deux hommes (qui se sont ensuite revus pour prolonger la discussion). Après une première demi-heure extrêmement tendue, la conversation a pris une tournure existentielle, et deux visions de l'homme s'opposent.

    (...)

    Nicolas Sarkozy : Je me suis rendu récemment à la prison pour femmes de Rennes. J'ai demandé à rencontrer une détenue qui purgeait une lourde peine. Cette femme-là m'a parue tout à fait normale. Si on lui avait dit dans sa jeunesse qu'un jour, elle tuerait son mari, elle aurait protesté : « Mais ça va pas, non ! » Et pourtant, elle l'a fait.

    Michel Onfray : Qu'en concluez-vous ?

    N. S. : Que l'être humain peut être dangereux. C'est d'ailleurs pour cette raison que nous avons tant besoin de la culture, de la civilisation. Il n'y a pas d'un côté des individus dangereux et de l'autre des innocents. Non, chaque homme est en lui-même porteur de beaucoup d'innocence et de dangers.

    M. O. : Je ne suis pas rousseauiste et ne soutiendrais pas que l'homme est naturellement bon. À mon sens, on ne naît ni bon ni mauvais.
    On le devient, car ce sont les circonstances qui fabriquent l'homme.

    N. S. : Mais que faites-vous de nos choix, de la liberté de chacun ?

    M. O. : Je ne leur donnerais pas une importance exagérée. Il y a beaucoup de choses que nous ne choisissons pas. Vous n'avez pas choisi votre sexualité parmi plusieurs formules, par exemple. Un pédophile non plus. Il n'a pas décidé un beau matin, parmi toutes les orientations sexuelles possibles, d'être attiré par les enfants. Pour autant, on ne naît pas homosexuel, ni hétérosexuel, ni pédophile. Je pense que nous sommes façonnés, non pas par nos gènes, mais par notre environnement, par les conditions familiales et socio-historiques dans lesquelles nous évoluons.

    N. S. : Je ne suis pas d'accord avec vous. J'inclinerais, pour ma part, à penser qu'on naît pédophile, et c'est d'ailleurs un problème que nous ne sachions soigner cette pathologie. Il y a 1 200 ou 1 300 jeunes qui se suicident en France chaque année, ce n'est pas parce que leurs parents s'en sont mal occupés ! Mais parce que, génétiquement, ils avaient une fragilité, une douleur préalable. Prenez les fumeurs : certains développent un cancer, d'autres non. Les premiers ont une faiblesse physiologique héréditaire. Les circonstances ne font pas tout, la part de l'inné est immense.

    M. O. : Puisque notre entrevue touche à sa fin, je voudrais vous offrir quelques cadeaux utiles avant que nous nous quittions.

    [Michel Onfray tend à Nicolas Sarkozy ses
    quatre paquets.]

    N. S. [amusé] : Vous croyez que ma situation est si grave ?

    [Nicolas Sarkozy déballe ses livres tandis que Michel Onfray commente ses choix.]

    M. O. : Totem et Tabou, je vous l'offre parce que Sigmund Freud y traite du meurtre du père et de l'exercice du pouvoir dans la horde. L'Antéchrist de Friedrich Nietzsche, pour la question de la religion, la critique radicale de la morale chrétienne à vous qui, parfois, allez à la messe en famille. Michel Foucault, c'est une lecture que je recommande plus particulièrement au ministre de l'Intérieur, adepte des solutions disciplinaires. Dans Surveiller et punir, Michel Foucault analyse le rôle du système carcéral et de l'emprisonnement, puis de leur relation avec la norme libérale. Pierre-Joseph Proudhon, enfin, car il montre qu'on peut ne pas être libéral sans pour autant être communiste.

    N. S. : Ai-je prétendu une chose pareille ?

    M. O. [se référant à ses notes] : Oui, dans votre livre Témoignage, page 237 : « Le communisme, l'autre mot de l'antilibéralisme ».

    N. S. : Vous, vous êtes communiste ?

    M. O. : Ni communiste ni libéral. Je pense qu'il y a des options, notamment libertaires, de gestion du capital qui sont intéressantes et qui reposent sur la coopération, la mutualité,
    le contrat, la fédération ou les crédits populaires. Proudhon est un auteur qu'on lit peu aujourd'hui, et souvent mal.

    N. S. : Donc, ça vous intéresse, la complexité ?

    M. O. : Bien sûr ! Il vaut mieux qu'on finisse sur un
    éloge de la complexité que sur le braquage idéologique
    de la première demie-heure...

    (...)

    Philosophie Magazine

    RAG 34. Les lolo's 34.

    12:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 009 LIRE , Actualités , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Michel Onfray, SARKOZY

    09.04.2007

    Battre la droite est aujourd’hui la priorité absolue !

    Il faut voter Ségolène Royal dès le premier tour !

    Le bilan de la droite, UMP-UDF, n’est qu’un avant-goût de ce qu’elle prépare et veut imposer aux travailleurs, aux jeunes et aux retraités. Si Sarkozy ou Bayrou l’emportait, le pire serait à prévoir. Toute la gauche doit donc agir pour assurer leur défaite : c’est non seulement nécessaire pour éviter le pire, mais aussi pour retrouver la possibilité d’une politique de gauche constructive.

    Pour mettre toutes les chances de son côté, la gauche aurait dû s’unir autour d’un programme commun de gouvernement : elle aurait ainsi mobilisé fortement son électorat et l’aurait emporté haut la main. Ce n’est pas ce qui a été fait et ce qui n’a pas été fait avant l’élection devra être fait après.
    Mais notre détermination à battre la droite n’en est pas moins impérative. Cette victoire de la gauche reste possible et même probable. Il suffit que le peuple de gauche s’empare du seul moyen disponible pour cela : voter pour la candidature de Ségolène Royal. Face à Sarkozy, Bayrou ou Le Pen, tout électeur de gauche votera pour elle au second tour. Mais il faut qu’elle passe le cap du premier tour.

    La seule chance de la droite réside dans l’indécision d’une partie de l’électorat de gauche. Sarkozy et Bayrou espèrent en l’abstention de ces électeurs. Au contraire, pour préserver l’avenir, nous devons voter Ségolène Royal dès le premier tour.

    Battre Sarkozy-Bayrou-Le Pen à tout prix
    Depuis 2002, nous savons ce que veulent l’UMP et l’UDF, Sarkozy et Bayrou : démanteler le code du travail qui protège les salariés au travail et au chômage, privatiser les services publics et délocaliser les entreprises pour engraisser les opérateurs financiers qui dominent le monde, accroître le chômage et précariser tous les emplois en généralisant le CNE pour faire encore baisser les salaires, travailler plus pour gagner moins, réduire les pensions de retraites, laisser courir la spéculation immobilière, supprimer un poste de fonctionnaire sur deux partant à la retraite, désengager l’Etat pour baisser les impôts des riches...

    Ils n’osent même pas tout dire. Leurs formulations restent générales. Leur programme socio-économique est creux, comme celui de Chirac en 2002. Jamais Chirac n’avait annoncé ses intentions : leur politique est basée sur le cynisme et l’opacité. Pour connaître leurs projets, il faut saisir quelques confidences, décrypter leur langage codé, voir ce qu’ils ont détruit en quatre ans et ce sur quoi ils ont dû reculer avec l’intention d’y revenir. Les patrons du CAC 40 connaissent le contenu du programme vide de Sarkozy-Bayrou : ils savent qu’il sera rempli par les revendications du Medef, l’atelier programmatique de la droite et de l’extrême droite.

    Le programme de la droite à l’offensive n’est pas un banal programme d’une droite sur la défensive : ils veulent décourager toute lutte sociale, comme l’avait fait Thatcher face aux mineurs britanniques.

    L’hostilité manifestée par les usagers de la gare du Nord envers la violence policière a confirmé la coupure entre la police et la population. Cette coupure ne fait pas peur aux chefs de la droite car ils veulent que la police soit prête à intervenir brutalement contre les manifestations et les grèves.

    Depuis 2002, le peuple de gauche attend sa revanche
    Les manifestations massives du 1er Mai 2002 contre « le facho et l’escroc » montraient la combativité des électeurs de gauche contre la droite. En 2003 contre Fillon qui s’attaquait aux retraites par répartition, en 2004 avec le raz de marée électoral de la gauche, en 2005 avec la politisation que révéla le débat sur le traité constitutionnel européen, en 2006 avec la victoire contre le CPE, à chaque fois, l’ampleur de la mobilisation confirma que le peuple de gauche n’aurait de cesse de confirmer, en termes électoraux, la majorité qu’il représente dans l’opinion. A l’occasion de 2007, la mobilisation électorale de la gauche promettait d’être forte.

    Cette élection présidentielle se présente sous un jour plus favorable pour la gauche que toutes les autres. Elle doit donner un débouché politique aux mobilisations croissantes des dernières années. En échange, les partis et courants de la gauche doivent se donner les moyens de répondre à cette aspiration majoritaire, attendue par les électeurs et électrices de gauche, 60 % de l’électorat.

    L’union de la gauche est la réponse démocratique à cette aspiration majoritaire
    L’union de toute la gauche autour d’un programme commun de gouvernement démocratiquement élaboré et adopté est la réponse que tous les partis de la gauche doivent apporter à leur électorat.

    Mais la gauche, ses partis et courants, n’a pas donné cette réponse au peuple de gauche et la victoire, que l’union de la gauche aurait assurée, est devenue moins certaine.

    La « gauche de la gauche », regroupée dans les « collectifs pour une alternative unitaire anti-libérale », a refusé cette stratégie démocratique de constitution d’une union de la gauche. Elle a coupé la gauche en deux, oubliant dans son cadre « unitaire » le PS, le Parti des Radicaux de Gauche de Christiane Taubira, le Mouvement Républicain et Citoyen de Jean-Pierre Chevènement et les Verts, c’est-à-dire la majorité de la gauche. La division appelant la division, les « collectifs » ont éclaté et trois candidatures en sont issues : Marie-George Buffet, Olivier Besancenot et José Bové. La victoire de la gauche n’est pas au bout de cette stratégie de division.

    Le Parti Socialiste n’a pas répondu, lui non plus, à cette attente. Il n’a pas proposé d’union de toute la gauche, sans exclusive. Il n’a pas voulu confronter ses propositions programmatiques aux programmes des autres forces de la gauche, notamment à celui des « collectifs ». Ses dirigeants se sont dispensés de répondre parce qu’ils savent que le PS dispose d’une place privilégiée dans la gauche : tous les yeux sont tournés vers lui. Son choix sera perçu comme le choix majoritaire de la gauche. C’est pourquoi il a connu un tel afflux et que le nombre de ses adhérents a doublé en un an.

    L’union de la gauche ne sera pas possible sans victoire de la gauche à la présidentielle
    La constitution de l’union de la gauche, avant l’élection présidentielle, aurait permis de présenter une candidature commune et d’assurer la victoire de la gauche et de son programme commun.

    Ce n’est pas le choix qui a été fait, ni par les uns ni par les autres. Électeurs et électrices de gauche, devons-nous bouder cette élection pour manifester notre insatisfaction mais en laissant la voie ouverte à la droite ? Ou devons-nous préserver l’avenir en décidant d’assurer la défaite des thatchériens Sarkozy, Bayrou et Le Pen ?

    Quel électeur de gauche peut justifier de laisser la victoire aux marionnettes du Medef et des patrons du CAC 40 ?
    La gauche ne dispose pas d’un programme élaboré et adopté démocratiquement, reconnu par toutes ses composantes. Est-ce une raison pour laisser la droite appliquer le programme du Medef ? Est-ce une raison pour permettre à Laurence Parisot d’imposer à tous et toutes la précarité du travail, de la généraliser à tous les salarié-e-s ?

    L’union de la gauche, qui aurait assuré la victoire, nous manque. Mais nous pouvons néanmoins gagner. Nous devons gagner. L’union de la gauche, qui n’a pas été réalisée avant, devra être construite après la défaite de la droite. Elle est indispensable pour répondre à l’attente des électeurs de gauche, qui court depuis 2002. L’union est une question incontournable, qui ne peut pas être éludée, et les électeurs de gauche peuvent agir en sa faveur. Dans la marche vers l’union, le vote pour Ségolène Royal, dès le premier tour, est la première étape.

    Pour préparer l’avenir : votons Ségolène Royal dès le premier tour
    La candidature de Ségolène Royal n’est pas la candidature commune de la gauche, désignée à la majorité, à la suite d’un processus démocratique engageant l’ensemble de la gauche. Mais elle est la candidature présentée par le parti majoritaire à gauche, le Parti socialiste, largement majoritaire à gauche.

    Personne ne peut, avec quelque crédibilité, contester que dans le cadre d’une union de la gauche constituée autour d’un programme commun, toutes ses composantes auraient accepté que la candidature commune soit désignée à la majorité. Cette majorité aurait, très probablement, désigné une candidature issue du parti majoritaire. Ça ne s’est pas déroulé ainsi et les responsabilités de cette erreur devront être étudiées. Mais, en tant que candidature du parti majoritaire à gauche, celle de Ségolène Royal prend, par défaut, la place de candidature pour toute la gauche, seule candidature gagnante de la gauche.

    Cette élection a un enjeu qui dépasse la personne de Ségolène Royal. Décider de voter Ségolène Royal ne suppose pas d’approuver ses déclarations ou de juger qu’elle est une candidate représentative de la gauche. Décider de voter Ségolène Royal ce n’est pas porter un jugement sur ses qualités de candidate, c’est comprendre la place qu’occupe sa candidature. C’est s’emparer de sa candidature parce qu’elle est, maintenant, le seul moyen pour battre Sarkozy, Bayrou et Le Pen.

    Il n’y aura pas de session de rattrapage
    Ce serait une grave erreur de croire que si la droite l’emportait à cette présidentielle, nous pourrions nous rattraper sur les législatives de juin ou par les mobilisations sociales de la prochaine rentrée. Une défaite à la présidentielle serait amplifiée aux législatives (une victoire aussi sera amplifiée), comme ça s’est passé aux législatives de juin 2002 et à toutes les législatives qui suivent de quelques semaines une défaite, même en remontant à Mai 68. Quant aux mobilisations sociales, elles se heurteraient à la démoralisation qui résulterait d’une défaite, aux provocations policières et à l’offensive immédiate de la droite.

    La première mobilisation que nous devons réussir est celle de la première étape : la mobilisation électorale de ce 22 avril. L’indécision et l’abstention seraient sources de défaites successives. Mais si la gauche franchit ce cap du premier tour, alors, à chaque étape suivante, 6 mai, 10 juin, 17 juin, rentrée sociale, nous monterons une marche de plus dans la mobilisation.

    La marche de la gauche est plus lente que nous ne le souhaitions pour répondre aux attentes du peuple de gauche. Le programme commun de la gauche n’est pas encore disponible, mais nous devons poursuivre la route qui nous y conduit. Celle de l’unité et de la démocratie.

    jeudi 5 avril 2007
    Pierre Ruscassie

    RAG 34. Les lolo's 34

    17:34 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : DEMOCRATIE ET SOCIALISME, Pierre RUSCASSIE, RAG 34

    La gauche peut, doit et va gagner

    Que d’intox ! Alors que la gauche, fin février, remontait de façon évidente et quasi irrésistible contre Sarkozy-le-karcher, les grands médias ont boosté de toutes leurs forces, François Bayrou comme « troisième homme ». Mais comment est-il possible de présenter ce personnage falot, virtuel, comme une alternative au choix de classe entre droite et gauche ? Il n’y a pas de « centre » entre la politique voulue par les grands actionnaires prédateurs ultra-libéraux et les intérêts de la grande masse des salariés qui produisent les richesses de ce pays. On l’a vu ces cinq dernières années.

    Bayrou, son seul acte pratique de gloire, au pouvoir, c’est celui du ministre de l’éducation anti-laïque qui a voulu mettre bas la loi Falloux et a essuyé contre lui, une manifestation de plus d’un million de personnes le 14 janvier 1994.

    Bayrou, c’est le cheval de retour, successivement la béquille de Balladur avant que celui-ci ne s’effondre, et celle de Villepin quand il lui apporte tout son appui pour le Cpe le 21 février 2006.

    Bayrou, c’est l’actuel héritier de Raymond Barre et de Giscard, c’est le super défenseur du « Tce » rejeté par 55 % des Français le 29 mai 2005. C’est l’allié de tous les ultra libéraux européens et de leurs pires directives... L’Udf ce sont les notables de secours, les libéraux de remplacement parfois excessifs, comme sur les retraites où ils défendent un système « à points » contre le système par répartition.

    Bayrou, c’est celui qui donne des gifles aux gamins, tandis que Sarkozy veut les classifier dès la maternelle et les karcheriser à l’adolescence.

    Bayrou, c’est le « sortant » de la dernière législature, qui a tout voté en cinq ans, les lois Fillon, Douste-Blazy, Larcher, contre les retraites, la Sécu, les 35 h, les privatisations autoroutes, Edf-Gdf, le Rma, la suppression du lundi de Pentecôte, les baisses d’impôts pour les riches, l’ouverture accrue des services postaux et des chemins de fer à la concurrence.

    Il a approuvé l’état d’urgence en novembre 1995 contre les jeunes des banlieues, toutes les lois sur l’eau, contre les services publics, les exonérations de cotisations sociales, les budgets anti-sociaux de Raffarin, de Villepin, toutes les attaques rognant le code du travail...

    Il n’a pas un gramme d’autonomie : dans la tradition de la V° République, ce n’est pas le joker c’est le « Poher », c’est-à-dire celui dont ils essaient de se servir comme diversion temporaire pour faire battre la gauche.


    Alors quand le singe monte plus haut dans le cocotier, on voit mieux son derrière !

    Là où les grand médias le hissent, le programme de Bayrou se voit de plus en plus, il n’a rien d’alternatif, d’original, c’est celui « des-sortants-qu’il faut-sortir ».

    Or la réserve de voix est à gauche : les sondeurs questionnent au maximum une droite qui a peur de perdre et se déclare tour à tour derrière Sarkozy Le Pen ou Bayrou pour essayer d’éviter cette issue fatale.

    Mais la majorité écrasante de ceux qui ne répondent pas sont à gauche. C’est cette gauche qu’il faut enchanter, c’est cette gauche qu’il faut mobiliser contre des adversaires impitoyables : elle est majoritaire dans le pays et cela s’est vu dans les luttes et élections de 2003, 2004, 2005, 2006. C’est une majorité sociologique réelle. C’est une majorité politique potentielle : il faut la rassembler, lui donner le cœur au ventre.

    Elle peut, elle doit, elle va gagner !

    A ceux qui hésiteraient, il faut leur répèter que pour 5 minutes d’orgueil, ils auront 5 ans de malheur. A ceux qui s’engagent, il faut leur promettre un gouvernement clairement opposé à Sarkozy-Bayrou-LePen, un gouvernement de toute la gauche unie et prendre les initiatives en conséquence, entre Ps, Pcf, verts et extrême gauche.

    Un gouvernement de gauche aussi fidèle aux salariés et au travail que le gouvernement des sortants Ump-Udf a été fidèle aux actionnaires et aux rentiers.

    25 mars 2007 Editorial Démocratie et socialisme

    RAG 34. Lolo34

    12:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, DEVOIR DE VICTOIRE

    08.04.2007

    Ségolène Royal : La France Présidente expliquée

    La France présidente, c’est “la promesse solennelle que la politique ne se fera jamais plus sans les citoyens”.

    À Bordeaux, la France Présidente
    Devant plus de 15000 personnes, à Bordeaux, Ségolène Royal a décliné cette France présidente que dessine son pacte présidentiel dont le pays a besoin et qu’il attend.

    Ségolène Royal a aussi choisi la ville de Montaigne pour dire que dorénavant elle refusera de répondre aux attaques et agressions verbales de la droite pour ne plus s’adresser directement qu’aux Français, porter jusqu’au bout l’élévation du débat présidentiel “parce que les Français veulent choisir avec leur intelligence en toute connaissance de cause”.

    Lire le discours de Ségolène Royal

    Demandant toutefois que personne ne laisse vilipender les valeurs de la France qu’elle défend et qu’elle porte comme femme de gauche et de progrès, “je compte sur vous, chaque fois que vous entendrez une déformation de mes propos, pour y répondre avec sérieux, avec pédagogie, pour expliquer” a lancé la candidate à la salle, son équipe de campagne.

    Cette façon de s’appuyer sur l’intelligence collective et les exigences des citoyens, c’est ce qui caractérise la France présidente.

    La France présidente, c’est “la promesse solennelle que la politique ne se fera jamais plus sans les citoyens”. “Si je vous ai écouté et si vous aussi vous avez écouté les citoyens autour de vous, la campagne participative que j’ai voulu préfigure la façon dont demain je gouvernerai avec les Français s’ils me font confiance” a-t-elle affirmé.

    “La France présidente cela veut dire que chacun d’entre vous est capable d’apporter sa pierre, sa contribution à l’intérêt général de notre maison commune”, c’est ainsi que la France présidente réconciliera l’individuel et le collectif. Cette capacité de chacun à être le meilleur expert de ce qu’il vit doit faire écho à la capacité de chacun à entendre les autres ; c’est la République du respect.

    Une République du respect qui s’oppose aux clans, aux clivages, aux conflits, aux divisions et aux oppositions exacerbées, qui dressent les uns contre les autres.

    La France présidente c’est la France qui se rassemble, forte de tous les siens, la France du travail pour tous, la France qui réhabilite la valeur travail.

    Elle le fera en donnant du travail pour tous, en garantissant un droit au premier emploi et un travail aux jeunes avec notamment les contrats première chance et les emplois tremplins. La France présidente, elle dit à tous les jeunes : “vas-y fait tes preuves, la France a besoin de toi, nous allons ouvrir les portes et les fenêtres quelles que soient ton nom et la couleur de ta peau !”

    La France présidente veut aider ceux qui prennent le risque d’entreprendre, permettre à chacun de recevoir le juste salaire de son travail, la juste rémunération de son activité, garantir le pouvoir d’achat. “La feuille de paye n’est pas l’ennemi de l’emploi mais peut être son moteur” a repris Ségolène Royal avant de préciser qu’en conséquence elle revalorisera les petits salaires et les petites retraites.

    Réussite scolaire, formation tout au long de la vie, sécurité des parcours, bouclier logement, exigence écologique… ce sont toutes ces mesures du pacte présidentiel qui donneront au pays le nouveau souffle dont il a besoin pour refonder son pacte républicain, réhabiliter l’action publique face aux forces aveugles du marché.

    C’est aussi “une France qui s’accepte et qui tire partie et fierté de ce qu’elle est devenue, une France au clair sur son histoire, sans amnésie ni repentance et d’autant plus capable de se projeter dans l’avenir” qui saura tenir son rang sur la scène internationale et construire cette Europe qui doit rester “la grande ambition et la grande réalisation du 21e siècle”.

    “La cause que nous portons, disait François Mitterrand, est plus grande et plus forte que nous et c’est cela qui nous conduit et nous pousse en avant !” a conclu la candidate socialiste. Avant que la salle entonne la Marseillaise, une salle qui assume les symboles et les couleurs des grands principes et lumières jamais éteintes de la Révolution française.



    RAG 34. Les lolo's 34

    08:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LA FRANCE PRESIDENTE, Ségolène ROYAL, RAG 34

    06.04.2007

    La laïcité et les femmes

    par Virginie Houadec

    " Je suis pour la laïcité car les religions ont toujours été contre les femmes " (Ségolène Royal à Toulouse, le 9 novembre 2006)
    Oui, Ségolène Royal a raison. Ce n’est pas grâce mais contre l’église catholique que les lois dépénalisant et garantissant contraception et avortement ont été votées, en France et en Europe (cf le référendum récent à ce sujet au Portugal et les arguments développés par l’église). C’est à cause de l’église que le divorce est resté si longtemps impossible dans la très catholique Italie. Les droits des femmes dans les pays musulmans sont bafoués et les codes de la famille y sont liberticides pour les femmes. Contre cette volonté des cultes de régir des pans entiers de la vie de tous mais surtout de toutes, nous avons un rempart formidable : le principe de séparation de l’Eglise et de l’Etat. C’est un acquis fondamental, souvent attaqué, obtenu au terme d’une lutte acharnée entre religieux et tenants de la laïcité. Il est essentiel pour les femmes. Il incombe à l’état et à ses institutions de le garantir contre d’éventuelles ingérences religieuses.

    Or, comment faire confiance à François Bayrou qui s’est illustré quand il était Ministre de l’Education Nationale en voulant faciliter le financement des écoles privées (majoritairement religieuses) par les collectivités publiques ? Des milliers de manifestant-es, qui avaient bien perçu le danger, étaient alors descendu-es dans la rue pour défendre la laïcité, et François Bayrou avait retiré son projet de loi.

    Comment faire confiance à Nicolas Sarkozy, lui qui a légitimé l’UOIF au Conseil du Culte Musulman, au détriment d’une représentante d’un islam modéré qui a préféré démissioner ? Lui qui a plaidé pour une révision de la loi de 1905 ?

    Ces deux candidats n’accordent absolument pas la même valeur que moi au terme de laïcité. Ils souhaitent " moderniser " cette loi qui serait devenue " ringarde ". Et bien moi, je ne veux pas de cette modernisation. Ces deux candidats veulent en fait se débarrasser de ce qui fait sa force. Je juge cette remise en cause dangereuse, particulièrement pour les femmes qui ont beaucoup à y perdre. Et il n’y a pas de position intermédiaire : les lobbys religieux sont très puissants et savent utiliser la moindre brèche. Alors, voter Ségolène Royal, c’est voter pour que les religions restent à leur place : le domaine privé, pour que l’état s’en porte garant, et pour le maintien des droits des femmes si difficilement acquis.

    Le travail et les femmes, version Nicolas Sarkozy
    Nicolas Sarkozy déclare que bien évidemment il souhaite que la situation des femmes s’améliore et qu’elles deviennent égales aux hommes. En particulier au travail.

    Dont acte.

    Prenons son leitmotif : pouvoir travailler plus pour gagner plus. Mais toutes les femmes qui sont à temps partiel subi ne demandent que ça ! Sauf que ce n’est pas la loi sur les 35h qui les empêche de travailler plus, mais leur employeur qui préfère embaucher une autre femme à temps partiel plutôt que fournir un temps complet car c’est plus rentable pour lui ! 80% des emplois à temps partiels sont occupés par des femmes. Pénaliser la multiplication des temps partiels au détriment des temps complets : voilà ce qui améliorerait la situation des femmes ! Et que dire du projet de généralisation du CNE, qui permet à l’employeur de se séparer de la personne embauchée sans aucune justification, et ça pendant 2 ans. Allez annoncer à votre employeur que vous êtes enceinte. Il peut tout à fait vous répondre " très bien, félicitations " et ... vous licencier une semaine ou un mois après. Et vous n’aurez aucun recours puisqu’il n’a aucune justification à fournir. C’est une atteinte scandaleuse au droit du travail qui pénalise doublement les femmes : comme embauchées et comme femmes. Idem pour les situations de harcèlement, sexuel ou moral, dont les femmes sont les premières victimes.

    Nicolas Sarkozy est attaché aux valeurs familiales et affirme que toute femme doit pouvoir choisir entre élever ses enfants et mener une activité professionnelle. Très bien. Toutes ces femmes, employées de la grande distribution ou des grandes entreprises de nettoyages, aux emplois du temps complètement fractionnés, qui sont, à cause de leur travail, absentes de chez elles aux moments où justement leurs enfants auraient besoin qu’elles soient là, et tout ça pour un salaire insuffisant, toutes ces femmes : ont-elles vraiment le choix ? Peuvent-elles faire autrement ? Alors, M Sarkozy, que proposez-vous pour améliorer leur situation et celle de leurs enfants ? Un CNE ?

    Toutes vos mesures concernant le travail ne visent qu’à réduire le droit du travail, c’est à dire à permettre de plus en plus aux employeurs et de moins en moins aux employé-es. Votre société est celle de la concurrence, de la loi du plus fort, de l’élimination des plus faibles. Vous organisez la précarité, sous couvert de liberté. Or la majorité des précaires, ce sont des femmes. Les lois que vous voulez abolir protègent les faibles. Parmi ces faibles, les femmes sont les plus nombreuses.

    Alors M Sarkozy, un peu de cohérence ! N’essayez pas de nous faire croire que vous défendez l’égalité des femmes et des hommes au travail alors que toutes vos propositions pénaliseraient les femmes au premier chef ! Ne nous dîtes pas que vous défendez la famille !

    "Je suis venue à la politique par le féminisme "
    (Ségolène Royal à Toulouse, le 9 novembre 2006)

    Et bien oui cette phrase m’inspire confiance. C’est un condensé qui implique son auteure. De la prise de conscience d’inégalités de traitement entre les femmes et les hommes à l’analyse de leurs causes qui conduit à l’engagement politique, cette démarche me convient. Qu’une candidate prononce tranquillement le mot de féminisme, et défende clairement la cause des femmes, oui cela me convient. Que notre candidate décrive la multiplicité des situations défavorables aux femmes mais ne réduise pas pour autant la question des femmes aux violences subies par ces dernières (comme le font Nicolas Sarkozy et François Bayrou), oui cela me convient. Qu’elle parle du machisme ambiant qui remet sans cesse en cause la légitimité de sa candidature ou de ses compétences, oui cela me convient. Une candidate à la Présidence de la République doit donner à voir sa propre vision du monde. Je perçois chez Ségolène Royal que l’organisation des rapports sociaux entre les femmes et les hommes en est un élément structurant, qui traverse tous les domaines. Cette vision me convient. Nous avons tellement l’habitude que la " question des femmes " comme on dit soit toujours secondaire, ou incongrue. La candidature et le propos de Ségolène Royal légitiment cette question : elle n’en fait pas un paragraphe que l’on ajoute pour un discours politiquement correct, mais une préoccupation normale qui alimente la réflexion et nourrit les propositions.

    Et ça, ça convient à la féministe que je suis ! V.H.

    "Humeur féministe" (rubrique de DS) lundi 2 avril 2007.

    RAG 34. Les lolo's 34

    07:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LAICITE, FEMINISME

    05.04.2007

    J'ai choisi la fraternité

    Par Ben Boukhtache, ouvrier agricole, Pézenas (Hérault)

    QUOTIDIEN : mardi 3 avril 2007

    J'ai vu des travailleurs immigrés, monsieur Sarkozy, exploités, humiliés, seuls. Seuls face à leur détresse, à leur illettrisme, à leurs droits bafoués. Et vous n'avez rien dit.

    J'ai vu des femmes, à travail égal à celui des hommes, être sous-payées et quelques fois harcelées. Et vous n'avez rien fait.

    J'ai vu des jeunes, ballottés d'un stage à un autre, entre le chômage, un travail intérimaire, un travail saisonnier et toujours sous-payés. Je vois des retraités, ayant travaillé durement toute une vie, survivre avec un revenu indécent. Et vous n'avez encore rien fait.

    Dans ce sud de la France, j'ai aussi rencontré des Harkis, devenus des vieux messieurs oubliés, ignorés, et quelquefois même insultés, à qui on refuse encore aujourd'hui même d'être enterrés dans leur pays natal. Des travailleurs immigrés, dont les enfants ne veulent plus être exploités, humiliés. Des femmes qui aspirent à une égalité de salaire. Des jeunes, des chômeurs, des smicards, des gens qui ont cru à vos valeurs et à qui vous avez dit : il faut la rupture, c'est la mondialisation, c'est la crise ; et qui ont pensé qu'une crise c'est passager, comme une crise de nerfs. Et qui ont fini par accepter.

    Accepter de devenir flexibles, serviles à souhait. Accepter des salaires indignes, du travail à mi-temps, à tiers-temps, intérimaire, saisonnier, des chèques emploi, des contrats nouvelles embauches. Accepter des stages de remise à niveau, de reconversion, de recherche d'emploi.

    On a culpabilisé, perdu confiance en nous-mêmes. Monsieur Sarkozy, vous nous avez demandé de nous intégrer, de nous adapter, de nous assimiler et d'avoir des diplômes. C'est alors que nous avons compris. Compris que notre seule liberté, c'était plus que de la méfiance, c'était la crainte.

    De la même manière que vous avez confessé avoir un coeur à gauche, comme tout le monde, et que vous aviez droit à votre pudeur, à mon tour je vous confesse que j'ai peur que vous deveniez président de la République, peur pour mon pays, peur pour nos droits sociaux, peur pour nos salaires, peur pour tous les plus faibles et les plus démunis, peur surtout pour nos libertés.

    Quand on a un coeur, on ne dit pas «aimez-la ou quittez-la», on ne dit pas à des travailleurs qui gagnent, durement, 1 000 euros par mois, «travaillez plus pour gagner plus». Monsieur Sarkozy, allez demander aux caissières des supermarchés, dont les actionnaires sont largement bénéficiaires, si l'argent est équitablement réparti dans notre pays.

    Moi, j'ai choisi la fraternité. [...]

    Mes parents, d'éducation musulmane, comme dans la majorité des familles musulmanes m'ont enseigné, avec amour, le respect, la fraternité et surtout la dignité. Le respect envers les plus faibles, les plus démunis, ceux dont la société, où l'argent est caution de la respectabilité, a anéanti toute vie possible.
    Oui, monsieur Sarkozy, il est difficile et douloureux d'être pauvre.
    Malgré tout, je refuse toujours de croire à la fatalité et je crois en mon pays, la France.

    Ben Boukhtache, ouvrier agricole, Pézenas (Hérault)


    RAG 34. Les lolo's 34

    14:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : FRATERNITE

    17 lycéens du Lycée Voltaire soumis à la loterie de la régularisation (podcast)

    A un mois et demi du bac, la mobilisation des profs et des élèves pour obtenir la régularisation de 17 lycéens sans papiers au micro de Caroline Cartier

    Chronique Cartier Libre Caroline Cartier
    du lundi au jeudi de 7h48 à 7h52 sur France Inter





    Le blog de ZECK

    RAG 34. Lolo34

    09:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SANS PAPIERS

    Appel contre la franchise Sarkozy

    « FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGER

    En matière d’assurance maladie l’UMP et Nicolas Sarkozy ont une idée fixe : l’augmentation des dépenses de santé, ce serait d’abord et avant tout la faute des patients. Il faudrait donc les « responsabiliser », c’est à dire les pénaliser financièrement pour « qu’ils consomment moins », ou, au minimum, pour que « la Sécu rembourse de moins en moins ».

    Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Mais si elle a augmenté le reste à la charge des patients, le déficit de l’assurance maladie n’en a pas été comblé pour autant.

    Aujourd’hui Nicolas Sarkozy va plus loin, beaucoup plus loin, en annonçant que s’il est élu il mettra en place une « FRANCHISE » c'est-à-dire un seuil annuel de dépenses en dessous duquel l’assurance maladie ne remboursera rien. Rien du tout. Franchise qui, pour mieux jouer son rôle de dissuasion de la consommation, ne sera pas remboursable par les assurances complémentaires, au moins dans un premier temps.

    Nous, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE :

    Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les revenus. C’est la fin d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée.

    Franchise = Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.

    Franchise = Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ».
    La cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.

    Franchise = Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes.

    Franchise = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-direque « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers.

    Nous refusons l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.
    Rejoignez-nous afin d’exiger des candidats à la présidentielle une clarification de leur position face à cette menace inacceptable sur l’accès aux soins en France.


    Le site de la pétition en ligne

    RAG 34. Les lolo's 34

    07:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FRANCHISE, soins médicaux

    04.04.2007

    Cantine : Royal dénonce une "exclusion honteuse"

    Positive précarité...

    Seine-et-Marne : Neuf élèves de l'école maternelle de Maincy ont été nourris au pain et à l'eau parce que leurs parents avaient oublié de payer d'avance la cantine.

    L'affaire a pris très rapidement un tour politique. Ségolène Royal a dénoncé mercredi "l'exclusion honteuse" des neuf élèves de la cantine de Maincy. "Il est impensable qu'aujourd'hui de très jeunes enfants soient pris en otages et soient traités de cette façon traumatisante pour eux", a jugé la candidate socialiste. "Les enfants ne doivent jamais être les victimes d'une situation dont ils ne sont pas responsables".

    Lundi, neuf enfants de l'école du village de Maincy, en Seine-et-Marne, âgés de 3 à 6 ans, ont été nourris au pain et à l'eau. Leurs parents ayant oublié de payer d'avance la cantine. "Quand je suis venue chercher mon fils, une maman m'a appris que neuf enfants, dont mon fils Hugo, n'avaient eu pour seul repas que du pain et de l'eau. Le motif invoqué par la mairie était un retard de paiement, les repas pour un mois devant être payés au début du mois, mais peut-on vraiment parler de retard le 2 avril?", a protesté Magalie Diez, mère de famille et membre de l'association de parents d'élèves Ensemble pour l'école. "On a regroupé les enfants concernés et on leur a dit qu'il fallait gronder leurs parents. C'est un procédé ignoble. On doit s'en prendre aux parents, pas aux enfants".

    "Appeler les parents négligents"

    "Depuis dix ans le règlement stipule que seul le paiement d'avance des repas vaut réservation, et nous l'avons rappelé encore récemment", a rétorqué Pascale Coffinet, maire du village. "Nous sommes très souples : nous commandons les repas 48 heures à l'avance, à un prestataire, en fonction du nombre de réservations que nous avons, ce qui permet aux parents de prendre leurs enfants ou de les laisser en fonction de leur agenda. Lundi, il manquait neuf repas, et légalement nous n'avions pas le droit d'aller acheter quelque chose aux enfants, en cas d'allergie. Notre tort a été de prendre ces enfants à midi. Les instituteurs auraient dû les garder et appeler les parents négligents".

    Quoi qu'il en soit, les petits élèves concernés ne devraient plus devoir se contenter de pain et d'eau. Mardi, cinq enfants de l'école primaire dont les parents n'avaient pas encore payé les repas ont été nourris grâce à des sandwichs achetés par l'association de parents, a précisé la mairie. "Aujourd'hui, mercredi, il n'y pas de cantine, mais pour le reste de la semaine il ne devrait pas y avoir de souci. Les parents qui n'avaient pas réservé les repas ont tous été appelés hier (mardi) pour qu'il n'y ait plus de problème", a affirmé Pascale Coffinet.

    LCI. D'après agence

    RAG 34. Lolo34

    15:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Coup de coeur/Coup de griffe , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

    03.04.2007

    Ségolène.R ne veut plus que Nicolas.S insulte les français

    Ségolène Royal est revenue ce matin sur les déclarations de Nicolas Sarkozy qui affirme qu'elle même et les socialistes étaient du côté des fraudeurs des voleurs et pourquoi pas pire... Une fois ça va, mais il ne faut pas qu'il'y revienne ..." a prévenu notre candidate.

    Sauf votre respect, Monsieur S : Une fois ça va, alors n'y revenez plus !

    Ecouter sa réponse :






    RAG 34. Les lolo's 34

    18:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène, ROYAL, SARKOZY

    "Votons pour la planète"

    Dimanche 1 avril, la fondation Nicolas Hulot organisait un rassemblement à Paris, avec des personnalités issues du monde associatif, mais aussi politiques et artistes au Trocadéro, intitulé "Votons pour la planète". Alors que plus de 700 000 personnes ont signé le pacte de la fondation, Nicolas Hulot explique les enjeux de la campagne présidentiel pour l'environnement.

    Retrouver les propositions du Pacte présidentiel de Ségolène Royal en matière d'excellence environnementale

    Signer le pacte Pour la planète de la Fondation Nicolas Hulot

    RAG 34. Les lolo's 34

    00:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PACTE ECOLOGIQUE, HULOT

    02.04.2007

    Pacte présidentiel : Logement, pouvoir d'achat garanti (vidéos)

    Lutter contre le logement cher, une sécurité logement tout au long de la vie
    > Augmenter les allocations logement de manière à limiter à 25% le montant des dépenses de logement pour les ménages modestes.
    > Construire 120 000 logements sociaux par an grâce à une incitation au livret A . L’Etat pourra se substituer aux maires qui n’appliquent pas la loi SRU.
    > Créer un service public de la caution afin que celle-ci ne soit plus un frein à l’accès au logement tout en sécurisant le propriétaire. En contrepartie, les procédures d’expulsion des locataires de mauvaise foi seront simplifiées.
    > Conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers.
    > Remettre à la location les logements vacants spéculatifs. Les communes pourront également les acquérir par une procédure exceptionnelle.
    > Encourager l’accès à la propriété par l’extension des prêts à taux zéro. Dans le logement social, les locataires qui ont payé pendant 15 ans leur loyer pourront accéder à la propriété.
    > Sanctionner financièrement les communes qui ne respectent pas le ratio moyen de un pour mille habitants pour les hébergements d’urgence.

    Durée : 09:48Pris le : 30 mars 2007Lieu : Paris, FranceSégolène Royal : 100 propositions.
    Le logement.
    Le 30 mars 2007



    Le pouvoir d'achat garanti

    Durée : 11:37 Pris le : 30 mars 2007Lieu : Paris, France Ségolène Royal : 100 propositions.
    Le pouvoir d'achat.
    Le 30 mars 2007



    Le pouvoir d'achat :
    http://www.desirsdavenir.org/debats/list.php?171

    RAG 34. Les lolo's 34

    07:42 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LOGEMENT, POUVOIR D'ACHAT, PACTE PRESIDENTIEL

    François Hollande à Montpellier lundi 2 Avril à 19 heures

    François Hollande sera présent ce lundi au Gymnase JOUANIQUE, à 19 heures
    Rue Jacques Dalcroze (avenue Louis Ravas) quartier des Cévennes à Montpellier aux côtés de :

    Hélène Mandroux, maire de Montpelier
    André Vezhinet, président du conseil général de l'Hérault
    Robert Navarro, premier secrétaire de la fédération 34.

    Accès par la TAM ligne 16.

    Plan d'accès (clicker sur pour agrandir).


    RAG 34. Les lolo's 34

    07:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : HOLLANDE, RAG 34

    01.04.2007

    Sale temps sous le drapeau ! par J.L Mélenchon

    On sent qu’on est entré dans la phase aigue de la campagne. Le temps politique s’accélère. Sarkozy avait à peine fini de prophétiser la remontée de Le Pen et son retour sur le devant de la scène médiatique qu’aussitôt Les provocations dans l’usage des forces de police se sont accélérées. Le matraquage d’image a commencé. Celles de la gare du nord mettant en scène des "brutes basanées qui cassent tout" viennent fort opportunément compenser les images désastreuses du pouvoir qui emprisonne les directrices d’école et pourchasse les grands pères dans la rue à coup de lacrymos. A sa manière subliminale, à peine énoncée mais vite absorbée par le téléspectateur, on devine aussi le lien avec le débat poisseux de la semaine passée sur le ministère de l’immigration et de l’identité nationale proposé par Sarkozy. C’est pourquoi je voudrais prendre le temps de revenir sur un épisode récent à propos de la réplique de Ségolène Royal à Marseille, si stupidement brocardée.

    Lire la suite

    RAG 34. Les lolo's 34

    13:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON RAG 34

    31.03.2007

    Le chiffre du jour : 67

    67, c'est le nouvel âge légal du départ à la retraite que vient d'adopter l'Allemagne droite et gauche confondues, pour lutter disent-ils contre le déficit démographique lié au vieillissement de la population.

    Achtung ! Sarkozy, Bayrou, Le Pen pourraient bien vite s'en inspirer ...


    "Ecoute, écoute... Dans le silence de la mer, il y a comme un balancement maudit qui vous met le coeur à l'heure, avec le sable qui se remonte un peu, ..." Léo Ferré.

    RAG 34. Lovely34

    14:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITE, RAG 34

    Bayrou, l’UDF : La réforme des retraites


    Le soutien de l’UDF à la réforme Fillon
    En 2003, Bayrou juge nécessaire et courageuse la réforme des retraites qui porte notamment à terme à 42 ans la durée de cotisations nécessaire pour avoir une retraite à taux plein. Bayrou regrette même que cette réforme n’aille pas plus loin encore en terme de flexibilité : « Nous avons soutenu la réforme des retraites. Elle n'est pas exactement celle que nous souhaitions. Nous l'aurions voulue universelle, c'est-à-dire englobant aussi les régimes qu'on appelle " spéciaux ", et nous l'aurions aimée plus souple, ouvrant la voie à une retraite à la carte, par points » (Bayrou, 3 juillet 2003 à l’Assemblée nationale).

    Critiquant la méthode du gouvernement, le président de l’UDF déclare aussi qu’il aurait préféré la voie référendaire : « faute d’avoir recherché cet appui populaire, on a fait une réforme à moitié ». Mais embarrassé, il ajoute que l’exécutif ne doit pas reculer devant la forte mobilisation sociale suscitée par la loi Fillon: « ça n’est pas passer en force que de discuter un texte et de le voter au Parlement » (Le grand Jury RTL/Le Monde/LCI, 25 mai 2003).

    Au final, lors des débats, les députés et sénateurs UDF votent à l’unanimité en faveur du texte. Ils refusent également de voter la motion de censure défendue par les socialistes. Le 3 juillet 2003, Hervé Morin, président du groupe UDF à l’AN, débute ainsi son explication de vote : « le groupe UDF votera de bon cœur cette réforme ».

    Dans les pas de Sarkozy pour enterrer la retraite à 60 ans
    Sur le fond, le candidat de l’UDF ne remet donc absolument pas en cause la réforme Fillon, qui a pourtant fait les preuves de son inefficacité (le déficit cumulé de la branche vieillesse depuis trois ans dépasse 7 milliards €). Il prône un « système de retraite à la carte », moins solidaire et se situe dans la logique libérale de Sarkozy, qui veut faire travailler le plus longtemps possible après 60 ans, sans garantie sur le niveau de pension. Compte tenu de la difficulté du marché de l’emploi des seniors et de la liberté de choix plus que relative dont disposent les salariés quant à leur âge de départ en retraite, cette idée est, au mieux, une illusion, au pire, un mensonge.

    Groupe riposte des sénateurs socialistes
    Coordinateurs : Jean-Luc Mélenchon et Jean-Pierre Bel

    RAG 34. Lovely34

    13:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : RETRAITES, BAYROU, UDF, RAG 34

    * La sixième quoi ? Comment dites-vous ? De quoi parlez-vous ?

    Je regrette d’avoir fait de l’humour à propos de la déclaration de Ségolène Royal sur sa liberté à retrouver. Je viens de comprendre de quoi elle parlait réellement. Ce que je prenais pour une parano de Julien Dray vient de m’éclater à la figure avec l’étouffement en trois jours par l’appareil le plus classique du parti de l’engagement de la candidate en faveur de la sixième république. Je commence par dire combien j’adhère profondément à la décision de Ségolène Royal de s’engager sur ce thème. La refondation républicaine de la France est en effet une nécessité. Des esprits superficiels pensent qu’il s’agit seulement d’une question institutionnelle. Bien sûr ça l’est. Et ce n’est pas rien. Dans un pays ou la loi, les institutions, les élus sont autant méprisés qu’ils le sont dans le notre, ce ressourcement général de la norme suprême dans le bain du suffrage universel est un impératif. Du moins l’est-il si l’on veut de nouveau que le consentement à l’ordre, essentiel en démocratie ne soit pas seulement une affaire de peur du gendarme ou de routine résignée et contrainte. Mais c’est aussi une question sociale de bien des façons. D’abord parce que c’est l’occasion d’énoncer les droits que se garantissent mutuellement les citoyens. Nombre de ces droits sont des droits sociaux.

    * Ceux qui veulent approfondir la question pourront se reporter à l'ouvrage "Quelle 6ème République ?" que vient d'éditer "Le Temps des cerises". J'y explique la nécessité d'une constituante pour la France et pour l'Europe. Vous pourrez aussi y lire la position de François Hollande, comme celle des autres partis de gauche.

    Lire la suite

    RAG 34. Lolo34

    08:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MELENCHON, RAG 34

    30.03.2007

    Le chiffres du jour, "mon amour, mon humour..."

    3500 milliards de dollars : c'est le montant cumulé des 946 premières fortunes mondiales selon le magazine Forbes, soit presque le double du produit intérieur brut de la France.

    40% C'est la baisse du nombre de CNE signés en un an.

    Le choc des chiffres, pour remettre vos idées à l'heure d'été ...

    Les lolo's 34

    14:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

    J-24 : L'excellence environnementale

    Les propositions du Pacte présidentiel
    Le réchauffement climatique impose un changement radical de nos comportements. Mais la sauvegarde de notre planète est aussi une chance pour la croissance économique et l'emploi. Nous pouvons donc choisir sereinement un nouveau modèle de développement.

    Lire les propositions

    Ségolène Royal : "Si je suis élue, le débat sur l'avenir énergétique de la France sera immédiatement ouvert"
    Invitée de France 3 Centre le 28 mars, Ségolène Royal est revenue sur la question du nucléaire, sur les énergies renouvelables, ainsi que sur les OGM.

    Lire la suite

    Pour aller plus loin : lire le dossier sur "l'excellence environnementale"

    RAG 34. Les lolo's 34

    09:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ENVIRONNEMENT

    29.03.2007

    29 mars ANPE en grève , 31 mars : le rendez-vous des services publics


    Après la mobilisation en tous points exceptionnelle des habitants de Firmi (Aveyron) pour défendre leur bureau de poste le 13 janvier dernier, la Convergence nationale pour la défense et développement des services publics, née il y a deux ans à Guéret dans la Creuse, a lancé un appel à tenir un rassemblement pour la défense des services publics au même endroit, trois semaines avant le premier tour de l'élection présidentielle. PRS soutient cette initiative et se mobilise pour sa réussite.

    A Firmi, tout est prêt pour accueillir la fête des services publics le 31 mars. Les ateliers commenceront le samedi matin. Un gigantesque repas collectif sera organisé à midi. Une manifestation avec plantation d’un arbre des services publics par deux Marianne aura lieu dans l’après-midi. Une grande réunion de conclusion se tiendra à l’issue de la journée, juste avant un concert. Le programme plus détaillé de la journée ainsi que les derniers développements sont accessibles sur le site de nos camarades aveyronnais PRS Aveyron.

    Infos pratiques pour le logement et le transport

    Nous pourrons loger nos camarades PRS sur place dans un internat réservé pour l’occasion par PRS Aveyron (prévoir des draps ou un sac de couchage). Attention, le nombre de places étant limité, reservez vite la votre auprès de Frédérique Dumont [email protected].

    Pour les camarades de la région parisienne, un autocar partira de la gare de Massy Palaiseau vendredi 30 mars à 22h pour arriver samedi matin à Firmi. Le retour est prévu dimanche 1er avril, avec un départ à 14h de Firmi pour arriver vers 22h à Massy. Le tarif est de 50 euros aller-retour par personne. Inscrivez-vous rapidement également auprès de Frédérique Dumont [email protected].

    Payer directement en ligne (50 euros) :

    Payer directement en ligne (tarif spécial pour jeunes et précaires : 20 euros) :

    http://www.pourlarepubliquesociale.org/article/articlevie...


    Si vous souhaitez y aller par vos propres moyens, pour rejoindre Firmi :
    - par l’A75 : sortir à Séverac, prendre direction Rodez puis, à Rodez, direction Decazeville.
    - par l’A20 : sortir à Livernon, prendre direction Figeac puis à Figeac direction Decazeville
    - en train : depuis Paris, prendre à Austerlitz la ligne Paris-Toulouse par Capdenac vers Rodez. Descendre en gare de Viviez-Decazeville ou de Cransac.
    - en avion : à Orly prendre la ligne Paris Rodez-Marcillac (aéroport à 15 minutes par la route de Firmi).



    RAG 34. Ann des lolo's 34

    14:04 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : SERVICES PUBLICS, FIRMI, PRS

    La gauche et la nation : Lever tous les malentendus

    La nation appartient au peuple. C’est le peuple français qui a lancé le cri de « Vive la nation » aux monarchies coalisées contre la Révolution française. Ce « Vive la nation » signifiait déjà « Vivent toutes les nations ».

    Pendant que l’aristocratie se réfugiait à Coblence, c’est le peuple qui défendait la nation.

    C’est la Résistance qui a maintenu intacte une idée exigeante de la nation qu’elle acceptait de voir ni soumise ni défigurée.

    Dans notre histoire, la gauche a porté l’idée de nation, mais pas n’importe quelle nation !

    La nation, ce n’est pas le nationalisme !

    Le nationalisme c’est la haine des autres. Le nationalisme voudrait assujettir toutes les valeurs à la primauté de la nation.

    Au contraire, l’idée républicaine de la nation combat le nationalisme avec les meilleures armes, comme on l’a vu dans l’affaire Dreyfus : Les nationalistes, avec Barrès et Maurras, sacrifient la vérité pour que leurs conceptions nationalistes soit épargnées. Tandis qu’avec Zola et Jaurès, les dreyfusards exigent que la France et la justice ne fassent qu’un. L’amour de la France se confond avec l’amour de la vérité ;

    La nation c’est l’outil de l’ouverture au monde, ce n’est pas le repli !

    La nation est la brique de base d’un ordre international respectueux des peuples.
    Jaurès : « un peu d’internationalisme éloigne de la patrie, beaucoup y ramène ».
    Michelet : »La patrie est l’apprentissage à l’universelle patrie ».
    C’est par la nation que nous pouvons être responsables du monde, que nous pouvons agir contre l’ordre injuste du monde.

    La conception républicaine de la nation a ceci de particulier qu’il se veut porteur de valeurs universelles. C’est une juste articulation du particulier et de l’universel dont nous avons besoin aujourd’hui pour maîtriser une mondialisation sans âme.

    La gauche et la nation ont partie liée

    Les grands moments de notre histoire ont vu ce mariage de la gauche et de la nation :
    La Révolution française,
    Le Front populaire,
    La Résistance,
    La Libération,
    Les luttes contre le colonialisme, au nom de l’idée républicaine de la nation, contre l’exploitation des autres peuples

    Jamais la gauche n’a été aussi grande que quand elle épousait une cause plus grande qu’elle : Celle de la nation tout entière.

    La nation, c’est le cadre historique de la démocratie.

    La nation reste le cadre des solidarités et de la sécurité sociale. La nation, c’est savoir où nous voulons aller ensemble et avec quelles valeurs, respectant notre devise « Liberté, Egalité, Fraternité ».
    C'est le cadre par lequel nous formons tous une seule et unique communauté, réunis dans la richesse de nos différences par les valeurs de la République.


    Une nation ouverte sur l’Europe et le Monde

    Les Français pourront d'autant plus fortement se tourner vers l'Europe d'une part et regarder la mondialisation sans peur d'autre part s'ils ont la conviction que nous saurons préserver la nation dans ce qu'elle a de plus précieux, c'est-à-dire ses solidarités et sa sécurité sociale et en même temps que nous ne ferons pas de la nation un outil de repli sur soi, de nationalisme, de racisme, de lutte contre toutes les formes de différence, mais bien au contraire une nation rassemblée avec toutes ses différences.

    RAG 34. Ann

    10:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : NATION, ROYAL, RAG 34

    28.03.2007

    Défense des services publics : En attendant le voyage à Firmi par Jean-Luc Mélenchon

    C'était à Gueret, il y a deux ans. Il neigeait sur les cinq mille participants à la première manifestation de défense des services publics organisée par les usagers... Cette année il fera beau. Mais de toute façon on ira.

    Samedi prochain je serai à Firmi dans l'Aveyron, pour la mobilisation nationale de la convergence de défense des services publics. Mais ce samedi, je me trouvais au salon du livre, sur le stand de la maison d'édition "le temps des cerises" aux côtés d'Anicet Lepors, pour signer le livre "Quelle sixième République" auquel j'ai participé. Nous avons eu un nombre respectable de visiteurs et posé près d'une bonne vingtaine de signatures pendant l'heure que nous avons consacrée à cet exercice. J'ai compris au passage que des militants actifs de cette maison d'édition étaient liés à un secteur du Parti Communiste. Et j'avais à peine fini d'enregistrer le fait qu'il m'a fallu ensuite comprendre que plusieurs personnes dans cette mouvance militent et votent pour José Bové. Je suis absolument stupéfait par la nébulisation de l'autre gauche et plus encore par l'ambiance particulièrement lourde de tensions qui prévaut dans cette mouvance. Reste que la maison d'édition "Le Temps des Cerises" est indépendante et je publierai sûrement quelque chose chez eux un de ces jours prochains. Bien sûr, les gens qui venaient nous voir voulaient discuter de la présidentielle. Les personnes qui viennent à un salon du livre sont plutôt d'un genre pacifique et tolérant. On peut donc se parler sans que ça tourne à l'accrochage.

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    09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : MELECHON, PRS, FIRMI, SERVICES PUBLICS, RAG 34

    27.03.2007

    Ségolène Royal estime que les enfants actuellement scolarisés en France doivent pouvoir y accomplir leur scolarité.


    C'est tout simplement une question de respect et d'humanité comme en sont convaincus beaucoup d'hommes et de femmes de bonne volonté, ainsi qu'en témoigne la solidarité de la communauté des parents d'élèves face aux mesures d'expulsion.

    La régularisation des parents doit pouvoir suivre la scolarisation des enfants, en fonction d'un examen de la situation au cas par cas, comme l'a toujours indiqué Ségolène Royal.



    Communiqué de Jean-Louis Bianco, codirecteur de campagne de Ségolène Royal.

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    23:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 01 Enfants Scolarisés Sans Papiers , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, ENFANTS SCOLARISES SANS-PAPIERS, RAG 34

    Rencontres culturelles à Nantes avec Ségolène Royal


    Ségolène Royal organisait des rencontres culturelles ce 26 mars au Lieu Unique, ancienne biscuiterie nantaise reconvertie en centre culturel. À la suite des témoignages d’artistes, comédiens, écrivains et représentants du monde de la culture, la candidate a dit vouloir retrouver le souffle du 10 mai 1981 et a rappelé que la culture se trouve au coeur du Pacte présidentiel. Elle a notamment plaidé pour le renforcement de l’éducation artistique à l’école et rendu hommage au rôle des intermittents.
    Retrouvez les réactions de Jean-Marc Ayrault, Jean Blaise, Najat Balkacem, Fabrice Bousteau, Catherine Corsini, Catherine Trautman, Catherine Tasca, Vincent Peillon, Aurélie Filippetti, Erik Orsenna et Daniel Mesguich à l’issue de ces rencontres.



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    18:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : CULTURE, ROYAL

    Bilan du ministère de l'intérieur

    Dans son discours prononcé place Beauvau, Nicolas Sarkozy a éludé ce qui aurait dû être le bilan de son deuxième parcours au ministère de l’intérieur. Derrière l’exercice de style imposé, il y a la réalité des mauvais résultats :

    - une montée continue des violences contre les personnes qui ont augmenté de 30% depuis 2002 ;

    - des violences urbaines d’une ampleur sans précédent, le recul de l’Etat de droit dans de nombreuses banlieues où il est impossible pour la police de faire son travail normalement, au point même qu’en fin de parcours le Ministère de l’intérieur lui-même a mis à l’étude le retour à un sécurité publique de proximité hier tant décriée ;

    - des tensions accrues entre la police et la justice et une chaîne pénale déstabilisée par une inflation législative inefficace ;

    - une culture du chiffre obsessionnelle qui entraîne de nombreux effets pervers dans le travail des forces de l’ordre et dégrade leur rapport à la population.

    Au regard des promesses faîtes par la droite en 2002, le constat est celui d’un échec. L’insécurité s’est endurcie et de nouveau les policiers et gendarmes expriment leur déception et un réel malaise.

    Fort de toutes ces expériences, le Parti socialiste réaffirme qu’une autre politique est possible pour garantir la sécurité de tous et partout.

    Communiqué de Delphine Batho
    Secrétaire nationale chargée de la sécurité

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    18:13 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY

    Laurent Fabius: "l'essentiel doit être l'économique et le social"

    PARIS (AP) - Laurent Fabius a estimé mardi matin que les Français n'allaient pas "déterminer" pour qui ils allaient voter à la présidentielle en fonction de l'identité nationale, mais plutôt en fonction de leurs préoccupations économiques et sociales.

    "Ce n'est pas là-dessus que les gens vont se déterminer", a jugé le député socialiste sur i>télé, à propos du débat sur l'identité nationale qui alimente actuellement la campagne. "Je souhaite qu'on revienne à ce qui est l'essentiel des préoccupations, c'est-à-dire l'économique et le social".

    "Je dis que nous avons au départ tous les atouts pour gagner et que nous devons centrer sur l'économique et le social", a poursuivi l'ancien Premier ministre, soulignant qu'"il y a un décalage entre les thématiques qui sont diverses, et l'économique et le social qui est vraiment central".

    Il s'est toutefois gardé de juger la ligne de la candidate socialiste. "Ségolène Royal est assez grande pour se déterminer elle-même, elle le fait, et elle le fait bien", a-t-il affirmé, précisant que le scrutin lui paraissait "tout à fait ouvert et parfaitement gagnable".

    Laurent Fabius a enfin assuré être totalement engagé aux côtés de Ségolène Royal. "J'ai toujours considéré qu'on ne pouvait gagner des campagnes électorales qu'en étant collectif", a-t-il déclaré. "Si on veut gagner, il faut que toutes les bonnes volontés soient rassemblées, et la mienne est là". AP

    jp/cb

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    10:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS

    26.03.2007

    Battre la droite pour mieux refonder la gauche

    par Marc Dolez député socialiste du Nord

    Avec environ 35% des intentions de vote au premier tour, son plus bas niveau depuis 1969, la gauche est en passe, une fois encore, de perdre l’élection présidentielle.

    Et pourtant elle devrait s’imposer sans coup férir, au regard du rejet massif de la politique de la droite, à plusieurs reprises depuis 2002, tant dans les urnes que dans la rue.

    Et pourtant, face au danger Sarkozy, elle devrait rassembler tous les républicains attachés au modèle social français issu de la Résistance, inquiets de l’ultralibéralisme, du communautarisme et de l’atlantisme du ministre de l’intérieur.
    Pourquoi alors un tel décalage avec la volonté du peuple et un tel décrochage avec le mouvement social ?

    A l’évidence, le débat avec la droite n’est pas suffisamment frontal et la ligne de démarcation trop souvent franchie avec l’emprunt d’idées au camp adverse, d’où une grande confusion politique qui fait actuellement le lit de l’illusion centriste.

    En vérité, la présidentielle s’apparente désormais plus à une compétition de personnalités qu’à une confrontation de projets politiques.

    L’image prime sur les idées et les valeurs, le destin personnel sur l’ambition collective, le court terme sur la préparation du futur.

    C’est le triomphe, mortifère pour la gauche, d’un marketing politique qu’elle devrait récuser au lieu de s’y couler.

    C’est l’américanisation de notre vie politique, considérablement amplifiée par l’instauration du quinquennat et l’inversion du calendrier électoral, d’ailleurs voulues en leur temps par la gauche elle-même !

    Pour l’avenir même de la République et de la démocratie, le moment est vraiment venu de s’interroger sur le principe de l’élection du président de la République au suffrage universel, porte ouverte au populisme et à toutes les aventures. Continuer à faire l’impasse sur le sujet pourrait un jour se payer très cher.

    Plus fondamentalement encore, l’état actuel de la gauche résulte pour beaucoup de la profonde crise d’identité qui la secoue et affecte particulièrement le Parti Socialiste depuis qu’au pouvoir il s’est avoué impuissant face aux lois du marché.

    La leçon du 21 avril 2002, terrible sanction de cette impuissance politique, n’a pas été tirée, comme le « oui » au projet libéral de constitution européenne l’a confirmé. S’y ajoutent, consternant constat, la division et l’émiettement des forces de gauche qui ont assuré la victoire du Non, privant pour le moment le vote fondateur du 29 mai 2005 de toute perspective politique.

    La gauche va mal. Toute la gauche.

    Il serait vain de le nier sous prétexte de prochaines consultations électorales car, dans tous les cas de figure, sa refondation s’impose.

    L’affirmer maintenant n’est en rien démobilisateur pour le scrutin à venir ; au contraire, cette perspective crédibilise davantage encore la nécessité de battre tout de suite la droite.


    3 conditions, 3 engagements

    Non, la défaite de la gauche n’est pas inéluctable car celle-ci dispose de réserves importantes qui, faute de discerner une alternative antilibérale, sont indécises et hésitantes.

    Il est encore temps de les mobiliser.

    C’est évidemment au Parti Socialiste et à sa candidate, seule en mesure de représenter la gauche au second tour, qu’il appartient pour l’essentiel de créer les conditions de la mobilisation et du rassemblement de toute la gauche.

    Il y en a principalement trois, sachant que l’appel à battre Sarkozy pour indispensable qu’il soit n’est guère suffisant, comme le démontrent les enquêtes d’opinion.

    Renouer avec le combat frontal contre la droite, projet contre projet.

    Pour la gauche, la présidentielle est avant tout un débat de fond sur le choix de société et non « un lien direct entre le peuple et une personnalité », comme l’a malencontreusement affirmé la candidate. L’oublier est une faute majeure.

    Ecarter irrémédiablement toute hypothèse de gouvernement ou d’alliance avec l’UDF. Cette clarification est d’autant plus urgente que certaines voix parmi les plus autorisées l’évoquent sans détour. Un tel scénario signifierait la remise en cause de la stratégie d’union de la gauche et l’implosion du Parti d’Epinay.

    Placer la question sociale au cœur de la campagne, en s’adressant aux salariés et à la jeunesse, à tous ceux qui, plongés dans la pauvreté, la précarité et la peur du lendemain, souffrent durement de l’implacable et cynique logique financière du capitalisme. L’urgence sociale exige des mesures concrètes et d’application immédiate pour revaloriser le pouvoir d’achat, assurer à chacun le droit à l’emploi, au logement, à l’éducation, à la santé. Mettons les en débat sans plus tarder.

    Engageons nous, sans faux-fuyants, sur la généralisation des 35 heures et la garantie de la retraite à 60 ans.

    Expliquons précisément comment nous nous opposerons aux licenciements boursiers et lutterons contre les délocalisations.

    Renforçons le rôle irremplaçable et les prérogatives de l’Etat, seul garant de l’égalité républicaine.

    Plutôt que d’appeler au vote utile, qui ne favorise pas la diversité indispensable au rassemblement, mieux vaut expliquer ce qui changerait vraiment avec une présidence socialiste.

    Dans cet esprit et au-delà du désaccord avec le « pacte présidentiel », trois engagements de la candidate seraient particulièrement révélateurs du sens que la gauche, revenue aux responsabilités, donnerait à son action :

    Abrogation de toutes les lois antisociales et liberticides de la droite, à commencer par la loi Fillon sur les retraites, et ainsi clairement afficher l’impossibilité de facilement s’en accommoder, comme cela a été le cas dans le passé.

    Refus absolu du diktat européen sur la libéralisation de l’électricité et la libéralisation de l’ensemble du secteur postal, et ainsi affirmer la volonté de la gauche de mener sa politique, y compris contre Bruxelles.

    Renforcement réel des pouvoirs d’une Assemblée Nationale à élire à la proportionnelle, le plus vite possible sans attendre 2012, et ainsi rendre le pouvoir aux représentants du peuple.

    Dans ces conditions, la victoire à la présidentielle deviendrait possible.

    Sur ces bases, la refondation de la gauche s’engagerait favorablement.

    Retrouver l’authenticité socialiste
    Souhaiter ardemment la victoire de son camp n’interdit pas la lucidité : la gauche est à refonder.

    « L’ordre juste » n’a évidemment rien à voir avec la lutte des classes ou un socialisme réformiste, pas plus que la démocratie d’opinion avec la démocratie militante ou le « New Labour » de Tony Blair avec le Parti de Jaurès et de Mitterrand.

    Une page se tourne. L’avenir du Socialisme est en jeu en France comme en Europe où, après plusieurs électrochocs au cours du XXe siècle, la social-démocratie a perdu ses principaux repères, ses « défenses immunitaires » pour reprendre l’expression de Pierre Bourdieu.

    Cette fragilité résulte de sa conversion au libéralisme économique et de son incapacité, après la chute du mur de Berlin, à définir un projet alternatif de transformation sociale.

    En France, depuis le tournant libéral de 1983, la question est posée au Parti Socialiste : inscrit-il toujours son action dans le but de la transformation vers un autre mode d’organisation sociale ou considère t’il le capitalisme comme « l’horizon indépassable » ?

    Ou, autrement dit, qu’est-ce qu’être Socialiste aujourd’hui ?

    « Celui qui ne consent pas à la rupture avec l’ordre établi,...avec la société capitaliste, celui-là, je le dis, ne peut pas être adhérent du Parti Socialiste ».

    La réponse de François Mitterrand, au congrès d’Epinay en 1971, fait écho à celle de Jaurès, dans son célèbre discours sur « les deux méthodes » en 1900 : « Le Parti Socialiste est un parti d’opposition continue, profonde, à tout le système capitaliste, c’est-à-dire que tous nos actes... doivent être dirigés vers la suppression la plus rapide possible de l’iniquité capitaliste ».

    Le monde a beaucoup changé, mais pas l’exploitation de l’homme qui s’est même enrichie de moyens modernes massivement plus efficaces.

    En ce début de siècle, le Socialisme reste cette idée neuve pour la justice sociale, l’égalité entre les hommes et la libération des peuples.

    C’est la conviction de nombreux militants, à l’intérieur comme à l’extérieur du Parti Socialiste, qui ne se résignent pas à la faiblesse et à l’impuissance actuelles de la gauche.

    Au renoncement et à la soumission, ils entendent toujours opposer le volontarisme politique, la transformation sociale et un véritable internationalisme ; à l’obscurantisme et aux intégrismes de tous poils, le progrès et la laïcité.

    Face au libéralisme sous toutes ses formes, ils veulent porter un projet de société, fidèle aux idéaux de la gauche et aux valeurs de la République, adapté aux évolutions sociales, économiques et environnementales de notre temps.

    C’est le sens de la refondation socialiste à engager, qu’elle que soit l’issue de la présidentielle, pour redonner toutes ses couleurs à la gauche.

    La perspective est enthousiasmante.

    Elle suppose cependant que tous ceux qui la partagent puissent enfin et rapidement se retrouver.

    Le 19 Mars 2007

    Marc DOLEZ, député PS du Nord, animateur de Forces Militantes.

    Démocratie et socialisme

    RAG34. Lolo34

    17:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : DOLEZ, DEMOCRATIE et SOCIALISME, RAG 34

    Laurent Fabius : Avis de tempête sur l’Europe et sur la France !

    Si l’Europe ne prend pas conscience de la réalité de la mondialisation, elle risque de devenir d’ici quelques années un sous-traitant industriel, voire un désert.

    Version longue d’une tribune publiée par Le Figaro

    Je sais bien que les prises de positions abondent sur l’analyse de la globalisation. Pas un journal, pas un colloque sans que la question ne soit évoquée. Et pourtant, ce qui me frappe, c’est moins la fréquence des évocations que la myopie qui souvent les accompagne.

    On nous répète que la mondialisation est un fait - c’est l’évidence -, qu’il serait suicidaire de la nier - autre évidence -, mais on ajoute qu’elle sera nécessairement bénéfique pour tous - ce qui est plus que discutable. Sur le plan économique, il s’agirait d’une simple application de la vieille théorie des « avantages comparatifs » : avec le développement des échanges internationaux le niveau de vie de toutes les nations s’accroîtrait mécaniquement, chaque pays se spécialiserait dans ce qu’il a de meilleur, la concurrence entre nations se développant harmonieusement par une hausse des salaires et des conditions dans les pays pauvres. Le résultat de cette pétition de principes, c’est que l’humanité toute entière est censée profiter de la mondialisation, cependant que les zones riches, dont l’Europe, conserveraient leur avance par rapport aux pays émergents grâce à la prééminence de leur recherche et de leur formation. Le problème, c’est que cette vision n’a pas grand-chose à voir avec ce qui est en train de se produire.

    Ceux qui soutiennent cette approche - et qui prétendent par exemple que les délocalisations d’activités constituent un phénomène marginal ! - oublient une donnée centrale : pour la première fois dans l’histoire du monde, des Etats (la Chine, l’Inde, à un moindre degré le Brésil) vont posséder à la fois une population immense ainsi qu’une recherche et une technologie excellentes. Cela signifie que l’avance prétendument automatique de l’Europe, ou des Etats-Unis, par rapport à ces nations-continents devient une fausse évidence teintée d’arrogance. Ils produiront à bas coût des biens et des services aussi performants qu’en Europe ou aux Etats-Unis. Comme par ailleurs leur population comporte une « armée de réserve » de plusieurs centaines de millions de personnes pesant durablement sur le marché du travail, la prétendue égalisation rapide des salaires et des conditions ne va nullement de soi. Quant à la révolution des technologies de l’information et de la communication, essentielle pour comprendre la globalisation, elle réduit drastiquement l’importance des coûts de transport et de la distance physique entre les producteurs de biens ou services et leurs clients. Ce qui nous attend et que ressentent vivement les Français quelle que soit la région ou la taille de l’entreprise où ils travaillent, peut se résumer ainsi : presque aucune activité ne sera désormais à l’abri. Avec des conséquences massives sur l’emploi, le niveau de vie, la protection sociale et la cohésion nationale.

    *

    Comment répondre à ce gigantesque défi ? Par une analyse sans complaisance. Et par une stratégie qui à la fois dynamise et protège.

    Les choix politiques mis en œuvre aux niveaux national et européen devraient favoriser ce dynamisme. Pour relever le défi de la mondialisation, pour en faire une mondialisation de solidarité plutôt que de précarité, nous avons besoin d’actions européennes fortes et coordonnées dans ces domaines clés du futur que sont la recherche, l’éducation, la formation, l’innovation, où nous prenons du retard. Nous avons besoin d’anticiper socialement et économiquement les mutations. Nous avons besoin que les décisions adéquates, notamment financières, soient prises. Ce n’est pas le cas. En Europe, certains pays, dont l’Allemagne, s’en sortiront peut être mieux que d’autres ; mais l’Union et ses gouvernements continue de refuser les moyens nécessaires à la fameuse « stratégie de Lisbonne ». Elle reste beaucoup trop timide dans ses actions d’innovation. Elle laisse se développer en son sein et au dehors le dumping social, fiscal et environnemental. Elle cultive les discours et prend du retard. Il en est de même au niveau national malgré certaines initiatives utiles comme les pôles de compétitivité.

    L’Europe doit retrouver sa double dimension solidaire et protectrice. C’est sur cette base qu’elle s’est construite. C’est en termes de progrès et de protection que nos concitoyens nourrissent un espoir européen. Cela suppose des changements fondamentaux par rapport aux orientations actuelles. Une autre politique monétaire que celle de la Banque Centrale Européenne qui, avec sa marotte de l’euro cher, condamne Airbus et beaucoup d’entreprises, dont l’automobile ou la chimie, à produire hors zone euro. Une autre politique de la concurrence, qui devrait encourager les champions européens au lieu de les ignorer ou de les pénaliser. Une autre attitude envers nos partenaires extérieurs, afin d’aider leur développement mais d’inclure désormais dans les discussions commerciales la question des normes environnementales, celle des standards sociaux et des parités monétaires. On retrouve là, qu’on le veuille ou non, certains débats qui ont accompagné la décision du peuple français lors du vote sur la Constitution européenne. Je suis pour ma part un Européen convaincu ; précisément à cause de cela, je maintiens qu’il faut relancer et réorienter l’Europe, non vers une dérive encore plus libérale, non vers une Europe forteresse, mais vers une Europe qui protège en même temps qu’elle progresse. Une Europe ouverte, pas une Europe offerte. Une stratégie industrielle de réciprocité, pas de naïveté. Nous en sommes loin !

    *

    Et nous devons agir d’autant plus vite que deux évolutions se produisent, qui aggravent les risques.

    Les pays émergents sont en train d’accumuler de fantastiques excédents financiers, ils commencent à les utiliser systématiquement pour acquérir des sociétés à base européenne ou américaine. Directement, sur fonds publics, à l’exemple de ce qu’a décidé la Chine à partir de ses 1000 milliards de dollars de réserves de change. Indirectement, à travers leurs entreprises, comme ont commencé de le faire l’Inde, la Russie et d’autres. Les Etats-Unis en prennent conscience. Chez eux, le débat sur la stratégie industrielle n’est pas interdit. L’Europe, elle, laisse se dérouler le processus de désindustrialisation sans réagir : elle risque de se réveiller trop tard, ses principaux fleurons étant devenus extra-européens, cependant que les fonds multinationaux privilégient de plus en plus la finance par rapport à l’économie et les activités situées hors d’Europe plutôt que dans l’Union elle-même.

    Dans le même temps, beaucoup de gouvernements, guidés par un dogmatisme qu’ils sont les seuls au monde à appliquer, veulent faire reculer toute régulation collective, alors même que la puissance publique devrait être à la fois modernisée et mieux utilisée face aux dérèglements de la mondialisation financière. Oui, une puissance publique réformée constituerait un outil précieux pour une stratégie de développement et de protection.

    *

    Ce problème est, au sens propre, vital. La mondialisation comporte des opportunités immenses et des risques tout aussi grands. L’échéance démocratique qui se déroule actuellement en France devrait aborder la question de front. La candidate socialiste s’attache à le faire. Avons-nous oui ou non un avenir industriel ? Et comment le construire ? Si on ne traite pas sérieusement la question, avis de tempête sur l’Europe et sur la France ! Il n’y a pas seulement le premier et le deuxième tour : il y a aussi le troisième tour, celui des faits.

    22 mars 2007

    Le blog de Laurent Fabius

    07:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, EUROPE, UE, FRANCE

    “Si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”

    Ségolène Royal au 80e congrès de l’UNEF : “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”
    Longuement applaudie par les délégués du 80e congrès de l’Union nationale des étudiants de France (UNEF), Ségolène Royal a prononcé un discours à la jeunesse de France et du Monde.

    Prenant le contre pied de ceux qui ne cherchent qu’à flatter les jeunes et de ceux qui ne parlent de la jeunesse que pour la stigmatiser, elle a rappelé que “si la jeunesse n’a pas toujours raison, la société qui la frappe a toujours tort”.

    Rappelant le combat contre le CPE, Ségolène Royal a appelé la jeunesse à s’imposer dans le débat pour défendre ses valeurs, à “garder intacte sa capacité d’indignation, de mobilisation et d’imagination”. Elle a invité la jeunesse à ne “pas se résigner face aux désordres et aux injustices” mais à “construire une France accueillante pour ses jeunes” dans une Europe qui puisse regarder vers le monde sans en avoir peur. “C’est à vous que je pense lorsque je pense à la façon dont la France peut et doit revenir à la table de l’Europe”.

    “Créer un ordre international juste qui réduit les écarts entre pays du nord et du sud, ce sera le combat de votre génération, c’est à vous, à votre force et à votre idéal que je fais appel pour construire cet ordre international juste” s’est exprimée la candidate.

    Elle a appelé à la “conquête de l’esprit d’entreprise et de création”. “Quand on nous dit “le niveau des diplômes baisse”. Ce n’est pas vrai. Vous êtes bien mieux formés, bien plus mobiles que ma génération, ouverts au monde. Vous êtes mieux formés mais en plus vous êtes bien moins rémunérés et mal accueillis dans le système économique”. “On voit dans cette contradiction que la France marche à l’envers” a-t-elle poursuivi, s’engageant à instaurer un droit au premier emploi pour tous les jeunes qualifiés : “tout jeune doit pouvoir sortir du système universitaire avec un diplôme et trouver un emploi dans les 6 mois”.

    Après 5 années piteuses de gouvernement de droite, Ségolène Royal a appelé à “remettre l’éducation au coeur de tout et en avant de tout pour que la République tienne sa promesse égalitaire”. “Je ne veux pas qu’il y ait deux jeunesses. Il n’y a qu’une jeunesse, la jeunesse de France”.

    C’est pour lutter contre la précarité que Ségolène Royal créera une allocation d’autonomie sous condition de ressources. “En contrepartie, je vous demande de réussir vos études, de travailler et de bien choisir vos orientations” a-t-elle dit aux délégués étudiants qui seront également conviés à s’engager dans des missions de solidarité comme le soutien scolaire qui sera reconnu dans les unités de valeur des cursus.

    Elle a précisé que si refuser toute sélection par l’argent implique un effort considérable, “ce qui coûte effroyablement cher c’est l’échec”.

    “Toute cette énergie qui est aujourd’hui gaspillée, je veux que demain cette énergie ce soit le carburant de la France, notre moteur écologique, car c’est de l’énergie renouvelable que vous avez. Alors en avant !” a lancé Ségolène Royal à l’assemblée des délégués déclanchant un tonnerre d’applaudissement.

    RAG 34. Lolo34

    07:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : UNEF, jeunesse, ROYAL, RAG 34

    25.03.2007

    "Voteriez-vous pour moi si j'étais séropositive ?"



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    Ensemble contre le sida Un seul numéro le 110

    medium_RAG341.514.pngRAG. Les lolo's 34

    12:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : AIDS, SIDA, 110

    J-30, Sarkozy à la Guadeloupe : Non Nicolas, Shoelcher ne rime pas avec Karsher...

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    Ne laissez pas le loup sortir du bois !

    I) Sarkozy en visite aux Antilles a déclaré aujourd'hui qu'il n'entend plus rien changer à sa campagne et par la même à son programme.

    - Immigration choisie = nouveau pillage des forces intellectuelles des pays de l'Afrique francophone en voie de développement;

    - Ministère de l'idendité nationale couplé à l'immigration = amalgame délétère qui nie la dimension du droit à la résidence et à l'intégration des travailleurs étrangers;

    - Communitarisme + remise en cause de la laïcité (loi 1905) )= négation de la République une et indivisible;

    - Contrat unique de travail sur le modèle du CNE qui n'a pas fait ses preuves = toujours plus de main d'oeuvre bon marché et corvéable à merci;

    - Privatisation accélérée des services dus au public, et délocalisations facilitées par sa vision économique ultralibérale du laisser faire = désertification de nos campagnes et pauvreté normalisée;

    - Refus de reconnaître notre non au référendum au Traité de Constitution Européenne , en nous imposant sans nous consulter par la voie du Parlement un nouveau "mini Traité" = déni de démocratie envers le peuple souverain.


    II) Poursuite de l'abandon des valeurs et des solidarités de notre République :

    "La France aux bons français" = stigmatisation accrue :

    - des travailleurs privés d'emploi "la France qui se lève tôt contre celle des "fainéants"";

    - des français issus de l'immigration "La France tu l'aimes ou tu la quitte.";

    - de la police contre la Justice qui ne fait pas son travail ..;

    - etc.

    Alors que le candidat sortant Sarkozy très silencieux sur la récente disparition de Lucie AUBRAC et plus avant sur les crimes de Pinochet se pavane aux Antilles,

    sa police continue de rafler à Belleville, Murviel les Béziers et ailleurs sur notre territoire avec la pire violence les parents et leurs enfants scolarisés sans papiers !

    - Interpellation d'une directrice d'école maternelle placée en garde à vue qui voulait s'interposer à l'arrestation d'un grand père chinois et de ses petits enfants au sortir de l'école. Et plus tard contre les parents : jets de gaz lacrymogènes, coups de matraque, etc, en présence de leurs enfants.

    INDIGNATION !

    III) La liste des criantes injustices et des nouvelles privations inacceptables de liberté que nous propose le supermenteur de la droite sortante est loin d'être exhaustive.

    Françaises, français ne reconduisez pas les sortants au pouvoir garants du pire à venir :

    - plus d'insécurité;

    - la vie encore plus chère;

    - toujours plus de précarité et d'injustice !

    Sarkozy, Bayrou, Le Pen sont dangereux pour notre pays.

    RESISTANCE !

    Ne laissez pas sortir les loups du bois !

    Vive la France, Vive la nouvelle République !


    En savoir plus sur : Victor Shoelcher

    Note précédente : Le vrai Sarkozy












    RAG 34. Les lolo's 34

    11:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, BAYROU, LE PEN, Ne laissez pas le loup sortir du bois !

    Exclu : les vidéos de la rafle policière de SARKOZY : Liberté, égalité, fraternité, ça te dit quelque chose ?




    Ni diabolisation, ni rien. Les faits, tous les faits rien que les faits !



    Durée : 08:18Pris le : 20 mars 2007Lieu : Paris, FranceRafle de parents d'élèves "sans-papiers" à l'école Rampal, Paris, 20 mars 1997.

    Filmée par Juliette Warlop.

    URL d'origine "La Télé Libre" : http://www.latelelibre.fr/index.php/2007/03/des-maternelles-du-xxeme-a-paris-sous-tension/

    Témoignage :

    Durée : 01:58 Pris le : 20 mars 2007 Lieu : Paris, France Lundi 19 mars en fin de journée, nous avons assisté, révoltés, à une tentative d’arrestation devant l’école maternelle Rampal d’une dame venue chercher une petite fille à la sortie de l’école.
    Malgré l’intervention des parents présents, et celle d’enseignants, les policiers ont fouillé et interrogé cette femme, prenant de haut les protestations, devant les enfants et parents traumatisés. Ils l’ont ensuite emmené pour une destination qu’ils n’ont pas voulu préciser, laissant la petite fille désemparée...
    Suivis et à nouveau "interpellés" par des parents de façon véhémente, les forces de l’ordre ont fini par relâcher leur proie plutôt que de provoquer une émeute. Cet incident a eu lieu lors d’une énième rafle dans le quartier de Belleville.
    Ce soir, mardi 20 mars, au même endroit, après plusieurs allers-retours dans le quartier, les policiers ont finalement assiégé un café (situé à l’angle de 4 écoles, les écoles Lasalle et Rampal), et y arrêtant, notamment, un grand-père de 2 enfants scolarisés aux écoles Piver et 77, bld de Belleville.
    Après l’avoir maintenu dans le café pendant plus d’une heure, la police décidait d’embarquer ce grand-père juste avant la sortie d’école de 18h. Les parents d’élèves, des enseignants, les militants de RESF et les habitants du quartier tentaient d’intervenir. La réaction des policiers fut immédiate : ils cherchaient violemment à disperser la mobilisation, n’hésitant pas utiliser la violence physique et un peu plus tard à asperger la rue de gaz lacrymogène. Les parents présents aux sorties d’écoles, avec leurs enfants et leurs poussettes, atteints par les puissants gaz lacrymogènes, se réfugiaient dans l’école élémentaire Lasalle pour fuir cette scène particulièrement traumatisante.
    Le grand-père a finalement été emmené dans un commissariat du 2ème arrondissement.





    RAG 34. Les lolo's 34

    11:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : RAFLE, SARKOZY, RAG 34, ESF

    23.03.2007

    René REVOL : "L'incident est clos"



    Parti Socialiste : Exclu, René Revol a retrouvé son honneur

    Clicker sur pour agrandir :




    Lire l'intégralité de l'article :
    http://www.box.net/shared/kqo1ki4me6



    Coucou nous revoilou !

    RAG 34. Les lolo's 34

    12:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, RAG 34

    Violences faites aux femmes

    Contre les violences faites aux femmes :
    manifestation nationale,
    toutes et tous à Paris samedi 24 mars à 14 H30 place de la République.

    En France, une femme décède tous les trois jours sous les coups de son compagnon.
    Quant aux violences non mortelles, elles ont augmenté de 15 % par rapport à 2002. L’observation des violences contre les femmes constitue donc la preuve flagrante que la « lutte contre la délinquance » opérée par la droite a en réalité abouti, à une augmentation des violences contre les personnes, notamment les femmes.Face à ce fléau social, les mesures sectorielles et parcellaires prises au coup par coup par la droite sont très en deçà de la dimension réelle du problème.
    À la différence d’autres pays européens, nous n’avons toujours pas de plan national engageant toutes les administrations et la prise en charge est toujours très sectorielle.

    Ségolène Royal s’est engagée à mettre en place très rapidement une Loi-cadre de lutte contre les violences. Cette grande loi, réclamées par les associations de terrain, permettra de lutter efficacement contre ce phénomène inadmissible dans une société de respect et d’égalité.
    Aussi, en s’inspirant de l’exemple de nos amis espagnols dont la loi a été adoptée à l’unanimité, Ségolène Royal portera ce grand projet de loi, synonyme de liberté, d’égalité et de solidarité.

    Le Parti Socialiste appelle à manifester aux côtés des associations de lutte contre les violences faites aux femmes samedi 24 mars à Paris pour une loi-cadre de lutte contre les violences.

    RAG 34. Ann et les lolo's 34.

    08:56 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Violences faites aux femmes

    22.03.2007

    La lettre de Ségolène Royal aux enseignants

    L´Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez.

    Madame, Mademoiselle, Monsieur,

    Si je peux aujourd´hui m´adresser à vous, c´est à mes professeurs que je le dois, car c´est à l´école que j´ai été soutenue, encouragée, valorisée et que j´ai reçu le bagage qui m´a permis d´être une femme libre.

    L´Etat sera demain le garant de la reconnaissance que vous attendez. Je m´adresse directement à vous toutes et à vous tous parce que l´école, qui forme les générations de demain, qui prépare l´avenir de la Nation, est concernée prioritairement par le choix de société que les Françaises et les Français exprimeront les 22 avril et 6 mai prochains.

    L´éducation ! Tel est, pour moi, l´enjeu majeur de l´élection présidentielle. Avec moi, l´éducation sera au coeur de tout et en avant de tout.

    Lever des malentendus, vous dire mes convictions, ma confiance et ma reconnaissance pour votre mission, vous faire connaître ma volonté, tel est l´objet de cette lettre.

    La République s´est construite par et autour de son école, l´école gratuite, obligatoire et laïque. Je suis moi-même la fille de cette école. J´en assume l´héritage ; j´en revendique les valeurs ; je veux poursuivre son oeuvre dans l´avenir.

    Notre pays vit des crises profondes : crise économique et sociale ; crise politique et morale ; crise de l´esprit public. Je veux apporter des remèdes à ces crises. J´ai voulu écouter les Françaises et les Français. Ils m´ont exprimé leur révolte, leurs colères. Ils réclament des réponses claires aux urgences auxquelles j´entends répondre pour réussir ce changement que notre pays attend : l´urgence économique et sociale, l´urgence éducative et culturelle, l´urgence écologique, l´urgence démocratique.

    Je veux remettre le pays debout. Mais j´ai besoin, pour réussir dans cette tâche, de tout votre soutien et de tout votre engagement. Rien de grand ne se fera sans vous. J´ai pour l´école de la France une immense ambition. Pour refonder la République, pour guérir nos blessures, pour reconquérir nos territoires perdus, j´ai besoin de vous, de votre dynamisme, de votre engagement.

    Je sais que l´école concentre toutes les difficultés de notre société. Mais je sais aussi qu´il ne lui appartient pas de résoudre toutes ces difficultés. La société ne doit pas se défausser sur l´école de tous ses échecs ou de tous ses renoncements. C´est pourquoi, je l´ai dit, il faudra de nouvelles politiques territoriales, des aides aux parents, des moyens renforcés pour la justice, une priorité à l´emploi et au logement, la revitalisation du tissu associatif. Autour de l´école, de nouvelles politiques doivent aider l´école à assumer au mieux sa tâche, qui est d´instruction et d´éducation. Je m´y engage.

    Mais si l´école ne doit et ne peut pas tout, son rôle est essentiel. Pour lutter contre le fléau du chômage, la montée des inégalités, la perte de l´esprit public, le retour des fondamentalismes et la marchandisation du savoir et de l'information, l´école est au premier rang du combat. C´est ce qui fait la dureté de votre tâche ; c´est ce qui fait aussi sa noblesse et sa vocation. Et si la France demeure l´une des premières Nations du monde, si elle a conservé son rayonnement et son attractivité, elle le doit en grande partie à son école, à la qualité et au dévouement de ceux qui la servent.

    Depuis des années, l´école est attaquée : elle l´est dans ses moyens par des budgets insuffisants ; elle l´est dans ses missions par des ingérences pédagogiques inacceptables ; elle l´est dans son autorité et dans sa dignité par des procès d'intention et des mépris coupables. Cela doit cesser. Il faut donner à l´école de la République et à ceux qui la servent tous les moyens et toute la considération nécessaires pour lui permettre d´accomplir son oeuvre nationale. Je m'y engage.

    C´est pourquoi un plan pluriannuel de prérecrutement, de recrutement et de création d´emplois sera mis en place. Je l´accompagnerai d´un plan de résorption de l´emploi précaire. Je referai de l´école le premier budget de la Nation et je proposerai une loi de programmation pour garantir cette priorité. Je veillerai à ce que les métiers qui entourent et aident les enseignants et les élèves, autour de l´école comme dans l´école, soient à nouveau encouragés et soutenus. Nous avons besoin de personnels d'encadrement, d'infirmières, de psychologues, d´assistants sociaux, de conseillers d´orientation.

    Dès la rentrée de septembre prochain, je rétablirai les postes d´enseignants qui ont été supprimés.

    Je veux redonner la considération qu´ils méritent aux enseignants, en améliorant les possibilités de formation, les conditions de travail, les déroulements de carrière, les rémunérations. C´est un vaste chantier qui supposera une très large concertation avec vous et une réflexion partagée sur les missions du métier d'enseignant. Je sais que vous y êtes prêts. Je veux que la Nation soit présente à ce rendez-vous. C´est pourquoi j´ai proposé comme méthode le dialogue et la concertation avec vos représentants dans le cadre d´Etats généraux de l´éducation que j´ai décidé de tenir dès juin prochain avec vous ainsi qu´avec tous ceux qui partagent la préoccupation de la justice et de l´excellence pour tous. Il ne s´agit pas de préparer une nouvelle réforme, mais de faire en sorte que notre éducation fonctionne mieux. C´est dans ce cadre que je proposerai la mise en oeuvre d´un soutien scolaire individuel gratuit pour les élèves. Les enseignants qui souhaiteront l´assurer seront évidemment rémunérés.

    Dans la fidélité à nos valeurs, je veux bâtir avec vous l´école du XXIème siècle, celle de la réussite pour tous vos élèves. La difficulté de votre tâche, je la connais ; j´en sais aussi la grandeur, et je sais la fierté que vous avez d´exercer votre mission.

    Mon Pacte présidentiel place l´école en son coeur. Lorsqu´il faut vaincre les fatalités, les pesanteurs, les peurs, les égoïsmes, alors nous retournons toujours aux mêmes sources. Nous avons besoin des lumières du savoir contre l´obscurantisme, de l´égalité contre les privilèges, de la laïcité contre les fanatismes et les intolérances, de la gratuité et du service public contre la marchandisation de l´éducation.

    Mon engagement politique s'est construit dans ma reconnaissance à l'égard de l'école. Je lui demeure fidèle. J´ai confiance en vous. Vous pouvez avoir confiance en moi.

    Veuillez agréer, Madame, Mademoiselle, Monsieur, l´expression de mes sentiments les meilleurs.

    Forum associé : Lettre de Ségolène Royal aux enseignants

    RAG 34. Les lolo's 34

    14:12 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Lettre de S.ROYAL aux enseignants

    Chat-vidéo avec Ségolène Royal aujourd'hui à 15 heures

    Ségolène Royal a décidé de parler directement aux Français qui la soutiennent comme aux indécis qui n'ont pas encore fait leur choix : elle participera à un chat-vidéo en direct du vieux Port de Marseille ce jeudi 22 à partir de 15 heures.

    Participer au chat-vidéo : cliquez ici


    Chat vidéo en direct du Vieux Port de Marseille : un mois pour la victoire !

    RAG 34. Les lolo's 34

    13:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, chat vidéo

    « L’éducation, encore l’éducation, toujours l’éducation »

    Ségolène Royal : Dunkerque le 25 février 2007

    I) Ni François Bayrou, ni Nicolas Sarkozy ne proposent à ce jour de solutions précises pour faire mieux fonctionner l’école et améliorer le sort des professionnels de l’éducation.

    François Bayrou se drape dans des déclarations électoralistes, mais ne propose aucune solution concrète pour améliorer le sort des enseignants. Il défend l’idée de l’excellence à l’école, mais reste, comme pour l’ensemble de son programme, dans le plus grand flou quant à l’application de ce principe.
    Comme Nicolas Sarkozy, il se prononce en faveur du respect que les élèves doivent aux enseignants, idée contre laquelle personne ne peut s’élever. Pour autant, il n’explique jamais comment il s’y prendrait pour améliorer la situation actuelle.

    Nicolas Sarkozy prolonge sa vision autoritaire de la société à l’école. Il défend une conception de l’école profondément réactionnaire à toute idée de progrès social et culturel :
    – Il souhaite réinstaurer l’apprentissage à 14 ans. Il doit dès lors poursuivre clairement son raisonnement : ce sont les jeunes d’origine modeste, les jeunes de banlieues qui seront les premiers concernés. Les jeunes des beaux quartiers seront ainsi définitivement assurés de ne plus les croiser.

    – Son mépris pour l’école s’exprime au moment où il fait de l’école la cause de tous les échecs sociaux dans un tableau qui révèle un profond mépris pour les « communautés étrangères » qualifiées de « tribus ». « Au bout de la faillite de l’école, il y a l’éclatement de la famille. Il y a aussi le communautarisme et les tribus. Il y a le chômage et l’exclusion. » (discours de Maisons-Alfort)

    – Il fait comme si son parti n’avait pas été aux affaires durant les 25 dernières années : qu’ont fait Luc Ferry, Fillon, de Robien durant les dernières années pour empêcher ce qu’il dénonce ? : « Je sais quelle a été depuis 25 ans la dégradation de leurs conditions matérielles et morale ».

    – Selon lui, les enseignants sont « démoralisés d’avoir le sentiment qu’on ne les respecte pas, et qu’on les abandonne à leur sort sans moyen et sans direction. Ils ne doivent pas être les boucs émissaires de la faiblesse de l’école. ». Alors que par ailleurs il dénonce la gabegie de moyens dépensés pour l’école… qu’il désigne comme responsable de tous les échecs sociaux. C’est encore une fois le pompier pyromane !

    • On est là bien loin des déclarations de Ségolène Royal qui déclare « S’il est une fierté d’être socialiste et d’être à gauche, c’est la première place que nous avons toujours, toujours accordée à la question éducative, et cette première place, l’éducation la retrouvera. Nous avons été de tous les combats en faveur de l’école publique et laïque. Nous n’avons jamais douté que l’accès à la citoyenneté et l’accès de chaque futur citoyen à la liberté de penser et à la liberté tout court passaient par le renforcement de l’école. Et de cela, je crois vraiment que nous pouvons, que nous devons être fiers. »

    II) Ségolène Royal fait des propositions concrètes et novatrices pour l’école

    Elle déclare ainsi à Dunkerque : « L’Éducation Nationale doit pouvoir favoriser des pédagogies sur mesure, du soutien individualisé en favorisant le travail en équipe et l’expérimentation. »

    Comme dans ses cent propositions, la candidate socialiste propose de :

    • Faire de l’école la priorité budgétaire de l’État.

    • Laisser la liberté pédagogique aux enseignants. Ce n’est pas au gouvernement de légiférer sur les méthodes utilisées par les professeurs et les maîtres dans les classes ;

    • Instituer le soutien scolaire individuel et gratuit pour tous les élèves. Cette mesure doit contribuer à restaurer l’égalité des chances, si mise à mal dans notre société. Ce soutien scolaire serait prodigué par des enseignants volontaires, contre rémunération, ou par des assistants d’éducation, que l’on pourrait imaginer recruter parmi les emplois tremplin. Les associations qui font aujourd’hui du soutien scolaire gratuit seraient mieux subventionnées
    qu’aujourd’hui. Ce soutien scolaire, organisé dès le cours préparatoire, permettrait d’éviter l’orientation précoce, source de très grande injustice sociale, tout en luttant contre les effets néfastes de la massification de l’enseignement, notamment au collège.

    • Réformer les ZEP, notamment en baissant à 17 le nombre d’enfants dans les classes de CP et de CE1 concernés.

    • Lutter contre la violence en augmentant la présence adulte dans les établissements…

    III) Ségolène Royal est la seule candidate qui rendra à l’école ses lettres de noblesse

    Ne nous y trompons pas, elle est la seule candidate qui défendra vraiment les enseignants lorsqu’elle sera élue, avant tout parce qu’elle sait ce qu’elle leur doit.

    « Je ne veux plus entendre tous ces discours qui contestent la valeur et l’engagement de nos enseignants… Je voudrais dire à l’école et à ceux qui enseignent que c’est grâce à vous que je suis là devant vous. »

    Cette confiance dans le monde enseignant se lit dans la méthode de changement participatif qu’elle propose d’instaurer, une fois élue.

    « Je m’engage à organiser les États généraux de la réussite scolaire dès le mois de mai 2007 ».

    L’école ne changera que si les enseignants y trouvent leur compte, en terme de salaire ou de carrière (par exemple avec la possibilité d’entamer une seconde carrière pour les enseignants qui ne veulent plus être face à une classe).


    Ne nous y trompons pas, Ségolène Royal est la seule candidate de l’école !

    RAG 34. Les lolo's 34

    07:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : ECOLE, EDUCATION

    20.03.2007

    Portrait de femme : Naïma Charaï, de l’école coranique au conseil régional

    À 34 ans, Naïma Charaï a un parcours étonnant, qui l’a menée de l’école coranique au conseil régional d’Aquitaine.

    Aujourd’hui athée, elle a été élevée dans une famille musulmane pratiquante, et a fréquenté quelque temps l’école coranique. «Jusqu’au jour où je me suis rendu compte que je ne croyais pas du tout en Dieu», précise- t-elle avec humour. D’origine marocaine, arrivée en 1976 dans le Lot-et-Garonne dans le cadre du regroupement familial, elle s’est longtemps sentie « différente », une fille issue de l’immigration à qui on accordait comme seul objectif scolaire un BEP. Aujourd’hui psychosociologue, Naïma Charaï n’a cessé de se battre contre les discriminations de toutes sortes. Avant d’entrer en politique, elle s’est principalement investie dans le milieu associatif.

    « Quand je travaillais de nuit, à Médecins du monde, pour aller donner des seringues neuves aux usagers de drogues, j’ai vu ces femmes venues de l’Europe de l’Est ou du Nigeria débarquer sur les trottoirs bordelais pour se prostituer », raconte-t-elle avec gravité. En 2001, face à cette « traite d’êtres humains », Naïma décide de créer une association de prise en charge globale des personnes prostituées, baptisée IPPO. Mais, après le 21 avril 2002, les enjeux changent, et son engagement associatif ne suffit plus. «Le Front national au second tour de l’élection présidentielle, cela m’a révoltée. Je me suis dit qu’il était de ma responsabilité de prendre la parole. J’ai donc décidé d’adhérer au Parti socialiste», affirme Naïma Charaï. Alain Rousset, président de la région Aquitaine, lui propose d’être sur sa liste, lors des régionales en 2004. Désormais en charge de la politique de la ville, Naïma Charaï est missionnée à la lutte contre les discriminations. En mars, pour la première fois,la région adopte un plan en ce sens. «On s’est rendu compte que le principe de base du vivre ensemble n’apparaissait plus dans les lycées. À la rentrée de septembre, on a donc décidé de réintégrer la Déclaration universelle des droits de l’homme dans les établissements, de l’afficher, dans le cadre d’inaugurations solennelles avec les proviseurs. »

    Très heureuse de l’investissement de sa région, Naïma Charaï reste persuadée que l’égalité réelle est impossible sans un changement des mentalités. « J’ai manifesté l’an dernier devant l’église Saint-Eloi de Bordeaux, qui avait décidé de célébrer une messe en latin, en l’honneur du maréchal Pétain. Personne ne nous a traités de « cathophobes ». Je rêve d‘une société où face à des intégristes musulmans, on puisse manifester de la même manière. À ce moment-là, on aura acquis l’égalité réelle. »

    Propos recueillis par Fanny Costes

    Sur le même thème : Machos : Osez la femme, osez Ségo ! Car le 6 mai avec Sarko vous s'rez nigauds...


    RAG 34. Lovely34 et les lolo's 34

    12:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

    Machos : Osez la femme, osez Ségo ! Car le 6 mai avec Sarko vous s'rez nigauds...

    Qui sont les femmes qui gouvernent dans le Monde ?
    Douze femmes sont actuellement chefs d'Etats ou de gouvernement. Découvrez-les avec notre infographie animée. Fabrice AUBERT et Raphaël BOUSQUET-

    Osez la femme, osez Ségolène !


    RAG 34. Lovely34

    11:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Auto/Moto , Chasse/Pêche , Cuisine/Gastronomie , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Musique , Nature/Environnement , Photos/Dessins , Politique , Sport , Traditions , Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Osez la femme, oser Ségolène !, RAG 34

    Gagner la bataille de l'emploi

    I) La droite et l’emploi : cinq années perdues

    Le nombre de chômeurs avait été ramené de 3.137.500 en juin 1997 à 2.242.700 en mai 2002, soit une réduction de 894.800. Depuis juin 2002, il s’est simplement stabilisé, puisqu’il atteint 2 093 200 en janvier 2007.

    Le chômage des jeunes est en hausse : 46.000 chômeurs de plus, soit une hausse de 15%.

    Le chômage de longue durée stagne : 648.723 en janvier 2007 contre 630.604 en mai 2002, soit une baisse de 3%. En revanche, le taux de chômage d’une durée comprise entre 2 et 3 ans est en hausse : + 10.000 soit + 7%.

    Cette situation résulte de la faiblesse des créations d’emplois : 161.900 emplois depuis mai 2002, soit seulement 38.000 par an. Entre 1997 et 2002, la France en avait créé 1.804.500, soit 360.900 par an. Depuis la mi-2002, la France crée dix fois moins d’emplois.

    II) Polémique sur les statistiques

    Quelle que soit la majorité, les statistiques du chômage sont sujettes à caution, puisqu’elles émanent du gouvernement. C’est pourquoi chaque année l’INSEE publie une enquête visant à corriger les statistiques gouvernementales en fonction des évolutions de la population active et de la réalité des emplois créés.

    Pour la première fois cette année, le gouvernement a expressément demandé le report de la publication de l’enquête INSEE à l’automne, soit au lendemain des élections. Or, selon des experts de l’INSEE, le taux de chômage au sens du BIT, suite à ces corrections, se situerait aujourd’hui à 9,5% et non à 8,6%. Cette manipulation est d’ailleurs évidente : comment la France pouvait-elle compter 350.000 chômeurs de moins en 18 mois en ne créant que 180.000 emplois ?

    III) Ségolène Royal, candidate du bon emploi pour chacun

    - Ses propositions pour l’emploi des jeunes :

    • Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises et en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions ;
    • Créer une allocation autonomie pour les jeunes sous condition de ressources avec un contrat pour faciliter les études et l’entrée dans la vie active ;
    • Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés.
    • Créer 500 000 emplois-tremplins, prioritairement destinés aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche ;
    • Instaurer un prêt à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet personnel ou professionnel ;
    • Créer un service public d’orientation pour que les jeunes soient informés pleinement des débouchés offerts par chaque filière.

    - Ses propositions pour l’emploi des chômeurs de longue durée :

    • Mettre en place un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d'un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail ;
    • Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études ;
    • Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant : une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante et une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par un service public de l’emploi rénové.

    - Ses propositions pour créer de nouvelles filières d’emploi :

    • Anticiper l’épuisement du pétrole en soutenant massivement les énergies renouvelables pour atteindre 20% de la consommation en 2020, ce qui permettra de créer 70.000 emplois
    • Généraliser l’isolation et les économies d’énergie dans le logement, ce qui permettra de créer 80 000 emplois.
    • Créer des emplois-parents, généraliser des écoles de parents et des consultations de médiation familiale pour aider les parents en difficultés à conforter leur autorité.




    Avec Ségolène Royal,
    Retrouvons le chemin de la croissance et de l’emploi !

    RAG 34. Les lolo's 34

    10:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

    19.03.2007

    Midi Libre : Paris ordonne la réintégration de René Revol

    Article paru page 2 Montpellier le 19 mars





    medium_RAG341.493.pngRAG 34. Les lolo's 34

    18:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, RAG 34

    René REVOL réintégré dans tous ses droits au sein du Parti Socialiste

    De la part du blog du comité de soutien à René Revol :

    Communiqué de René REVOL

    Ce samedi 17 mars la Commission Nationale des Conflits du Parti Socialiste a annulé la décision d’exclusion prise à mon encontre le 27 janvier dernier par la Commission des conflits de l’Hérault, présidée par Michel Guibal, et soutenue dans cette initiative par le premier fédéral, Robert Navarro.

    Je me réjouis de cette décision qui me rétablit dans tous mes droits de militant socialiste, membre du Conseil National. Je m’en réjouis d’autant plus que la Commission Nationale a pris cette décision après m’avoir confronté à mes accusateurs, confrontation que la commission départementale avait refusé, le débat contradictoire ayant permis ainsi de mettre en évidence le caractère infondé des accusations portées contre moi. Souhaitons que cette décision soit l’occasion pour la Fédération de l’Hérault de prendre un nouveau départ afin qu’elle devienne la maison commune de tous les socialistes, dans l’acceptation de la diversité de leurs sensibilités.

    Je tiens ici à remercier chaleureusement les très nombreux socialistes de l’Hérault sans oublier les nombreuses personnes de toutes les sensibilités de gauche qui m’ont apporté leur soutien dans cette épreuve.

    Désormais, à un mois d’une échéance essentielle pour l’avenir de notre pays, je continue à faire activement la campagne de Ségolène Royal, en tant que candidate désignée par mon Parti, ainsi que celle d’André Vezinhet, candidat du PS dans ma circonscription. J’appelle toutes les militants de gauche, quelque soient leurs choix politiques, à se rassembler au second tour pour chasser une droite dont le pouvoir a été si
    catastrophique pour notre peuple depuis cinq ans.

    Bien à vous toutes et tous.



    medium_8781.31.jpg René REVOL, le 18 mars 2007



    medium_RAG341.489.pngRAG 34. Lolo34

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    09:38 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : REVOL, PS, RAG 34

    18.03.2007

    Ségolène Royal propose la VIe République

    Ségolène Royal offre la VIe République aux élus socialistes

    Clicker sur pour agrandir la photo
    medium_reuters.47.gifPARIS (Reuters) - A cinq semaines du premier tour de la présidentielle, Ségolène Royal s'est livrée dimanche à une opération de séduction des élus du Parti socialiste, qu'elle a placés "à l'avant-garde" de la future VIe République.

    Devant 4.000 maires, conseillers généraux ou régionaux réunis à la porte de Versailles, la candidate socialiste a explicité ses propositions institutionnelles, appelant pour la première fois aussi précisément à enterrer la Ve République.

    Dans son "pacte présidentiel", la présidente de Poitou-Charentes préconisait jusqu'alors le passage à une "République nouvelle" et annonçait un référendum institutionnel pour l'automne 2007.

    A l'heure où Ségolène Royal est talonnée dans les sondages par François Bayrou "qui joue les rebelles" par rapport au système, proposer une telle réforme institutionnelle, "c'est montrer qui est vraiment l'alternance", a expliqué Claude Bartolone, bras droit de Laurent Fabius. "Un truc pareil, ça vieillit Bayrou d'un coup".

    "Nous laissons le soin à Nicolas Sarkozy et François Bayrou de s'agripper aux oripeaux de la Ve République", s'est félicité de son côté Arnaud Montebourg, porte-parole de la candidate et héraut d'une VIe République.

    "Cette République nouvelle dont vous êtes les acteurs à l'avant-garde, cette République nouvelle nous la réussirons", a assuré la première femme à avoir une chance réelle d'être élue à la présidence.

    "Et lorsque nous l'aurons réussie, grâce au vote des Français dans un référendum, (notre) République (sera) ancrée sur ses traditions mais en même temps tournée vers le futur (...) Alors à ce moment-là, oui ce sera notre VIe République", a poursuivi la candidate, déclenchant un tonnerre d'applaudissements dans les rangs des élus locaux, ceints de leurs écharpes tricolores.

    La nouvelle République modèle Royal s'appuie sur quatre piliers: - "démocratie parlementaire revivifiée qui va mettre fin au cumul des mandats", démocratie sociale "qui va faire à la France un bond dans le futur", démocratie participative et démocratie territoriale.

    LA REPUBLIQUE ET LA MARSEILLAISE

    Pour la première fois depuis le début de la campagne présidentielle, la candidate socialiste a choisi de clore son meeting organisé dans un lieu d'ordinaire prisé par la droite, par une Marseillaise. C'est un choix naturel qui s'impose quand on parle de la République, souligne-t-on dans son entourage.

    Loin de ses revendications de liberté et d'affranchissement de ces derniers jours, la candidate du PS a fait monter sur la scène tous les "éléphants" réunis porte de Versailles - un contraste visuel fort par rapport au meeting de Villepinte mi-février où, après avoir présenté ses "cent propositions", elle était longuement restée seule à la tribune.

    "Je sais ce que je vous dois, je sais ce que je dois à mon parti, je sais ce que je dois aux militants", a-t-elle déclaré au début de son allocution d'une quarantaine de minutes pendant laquelle elle a multiplié les hommages aux élus de terrain.

    "Vous qui consacrez votre vie au bien public, vous savez que c'est le désintéressement qui fait les grands destins", a-t-elle estimé. "Si je suis ici devant vous c'est d'abord parce que je suis une des vôtres", a-t-elle expliqué retraçant son parcours de conseillère municipale, générale, député et présidente de région.

    Dimanche, explique Claude Bartolone, le "partage des tâches" était clair. A la candidate de dérouler ses propositions, à Dominique Strauss-Kahn et François Hollande, "l'entreprise de démolition" des candidats de l'UMP et de l'UDF.

    "Chaque fois que l'UDF est en responsabilité, chaque fois qu'elle dirige, elle ne le fait pas avec les uns ou avec les autres", a expliqué le premier secrétaire du PS. "Elle le fait toujours avec la droite et rien qu'avec la droite parce que c'est dans sa nature, parce c'est dans sa culture".

    L'apolitisme, "vieille ritournelle", "c'est toujours l'arme de la droite lorsqu'elle est faible", a-t-il assuré.

    "De plus en plus, chaque jour, il apparaît que François Bayrou est une illusion, Nicolas Sarkozy une inquiétude et que Ségolène Royal Royal porte le changement", a estimé de son côté l'ancien ministre de l'Economie.

    "Quand on est la gauche, le choix est simple: on vote pour Ségolène Royal", a insisté son ancien rival pour l'investiture.

    medium_337734819_a6bdbd1ce1_m.23.jpgRAG 34. Les Lolo's 34

    23:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : VIème République, PACTE PRESIDENTIEL, RAG 34

    Ségolène Royal : Les jeunes et l'emploi (vidéo émission à vous de juger France 2)

    Ségolène Royal, c'est la candidature qui incarne le seul vrai changement à gauche. Lors de l'émission A vous de juger, devant plus de 4,5 millions de Français, elle rappelait que les Français ont besoin et envie d'un changement profond. Ils ont le choix entre un candidat qui prolonge ce qui existe, le candidat dont on attend le programme, et la candidature qu'elle représente.

    Regarder Ségolène Royal

    Description : durée 49:05






    Ségolène Royal - A vous de juger - France 2 - Part 2/3 - kewego



    Note précédente : La Jeunesse n'est pas une charge mais une chance pour notre pays !

    RAG 34. Les lolo's 34

    12:09 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, JEUNESSE, RAG 34

    Laurent Fabius : Pour gagner, il faut de la clarté : il n’est pas question pour le PS et la gauche de gouverner avec l’UDF.

    Ségolène Royal doit rassembler l’ensemble des voix de gauche dès le premier tour. C’est la condition de la dynamique pour la victoire contre la droite et d’un vrai changement pour la France.

    Pour gagner, notre candidate doit rassembler le maximum de suffrages au premier tour et donc réunir les voix de la gauche. Pour y parvenir, alors que F. Bayrou alimente la confusion en laissant penser que le clivage entre gauche et droite est dépassé, le PS doit dire clairement qu’il ne gouvernera pas avec l’UDF. Laisser entendre le contraire, c’est affaiblir notre candidate en faisant du vote Bayrou un vote utile. Or, c’est faux !

    L’UDF est un parti de droite, qui a toujours gouverné avec la droite. Aujourd’hui encore, l’UDF gère 30 Conseils généraux avec l’UMP. Et pas un seul avec la gauche. L’UDF est le parti de Valéry Giscard d’Estaing. Il a compté parmi ses membres Raymond Barre, Alain Madelin, Christine Boutin ou Jean-Pierre Raffarin. Ce sont tous des progressistes bien connus !

    Il n’y a pas aujourd’hui en France de désir de centre. Il y a un désir de changement, auquel le pacte présidentiel de Ségolène Royal répond. Pour gagner, nos propositions doivent être concrètes. Elles doivent répondre en priorité aux préoccupations de ceux qui attendent de la gauche une nouvelle donne. A gauche sur l’emploi, le pouvoir d’achat, l’école, le logement, la santé et les services publics. A gauche sur la mondialisation financière et la réorientation européenne.

    Nous devons dénoncer davantage la droite et ramener le pouvoir sortant à son bilan. Il n’est pas concevable que M. Sarkozy qui gouverne depuis cinq ans puisse apparaître comme l’homme du changement. C’est une supercherie !

    Opposition frontale à la droite qui a abîmé la France depuis 2002, propositions socialistes pour changer la vie quotidienne de nos concitoyens, alliances de gouvernement à gauche, voilà le chemin de la victoire et de l’espoir.

    Interview sur LCI - mercredi 14 mars :
    Durée : 08:46|Pris le : 14 mars 2007|Lieu : Paris, FranceLaurent Fabius explique qu'il n'est pas question pour la gauche de gouverner avec Bayrou. François Bayrou est un homme de droite, qui l'a toujours été. Ses propositions sont de droite.



    Revue de presse des interventions récentes de Laurent Fabius: Clicker ICI

    RAG 34. Les lolo's 34

    10:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

    16.03.2007

    Claude Bartolone : « François Bayrou est un prestidigitateur »

    medium_claudeBartolone.7.pngLe député Claude Bartolone, proche de Laurent Fabius, revient sur les débats qui agitent le PS sur la meilleure façon de contrer François Bayrou.

    medium_lolgomarianne.10.jpgDes dissensions ont éclaté au sein du PS suite aux propos de Dominique Strauss-Kahn dans Le Monde au sujet de François Bayrou. Vous n'êtes pas d'accord avec lui…
    Claude Bartolone : Les dissensions proviennent du fait que les déclarations de DSK laissent penser que François Bayrou pourrait rejoindre un gouvernement de gauche. Or à un moment où les électeurs réclament de plus en plus de morale, d'honnêteté et de clarté, il faut éviter ce genre de confusion. Quand DSK dit qu'il faut créer un front anti-Sarkozy, ça ne va pas. Pour Ségolène Royal et Laurent Fabius, il faut bien expliquer pourquoi nous voulons battre Sarkozy. On ne peut pas marier l'eau et le feu. Nous ne voulons pas rassembler tous ceux qui sont contre Nicolas Sarkozy : nous rassemblons sur un projet, le Pacte présidentiel, qui est de gauche. Au premier tour, nous souhaitons présenter une alternative à la droite, qu'elle soit de l'UDF ou de l'UMP. D'ailleurs, je vous signale que nous sommes actuellement face à un dispositif très classique : Sarkozy-Bayrou, cela rappelle Chirac-Raymond Barre, Chirac-Balladur ou encore Chirac-Giscard. Le RPR a essayé de se débarrasser de l'UDF en créant l'UMP, mais ça n'a pas marché.

    François Bayrou monte dans les sondages, notamment parce qu'il séduit des électeurs de gauche. Comment stopper l'hémorragie ?
    La seule manière d'agir est de l'obliger à être clair. Pour obtenir les voix de droite de son électorat traditionnel et mordre à gauche, il est contraint à la confusion, il entretient l'illusion. Or les Français ne veulent pas d'un prestidigitateur comme Houdini, ils veulent voter pour un programme. Bayrou ne pourra pas rester dans les généralités en ce qui concerne l'emploi et d'autres questions clefs. Est-il est pour une relance par la consommation ? Est-il pour les heures supplémentaires exonérées de contributions sociales comme Nicolas Sarkozy ? En ce qui concerne les retraites, est-il pour la poursuite du plan Balladur et du plan Fillon, ou souhaite-t-il, comme nous, une autre vision, qui ne pénalise pas les chômeurs et les non qualifiés ? Sur tous ces sujets, il va devoir s'exprimer.

    Ségolène Royal a repris récemment une proposition du candidat UDF : elle a dit qu'il fallait « empêcher quelques grands groupes, notamment le BTP, les télécoms et l'industrie militaire de s'emparer progressivement de tous les médias ». Mais elle n'a pas dit comment elle comptait s'y prendre…
    Elle est dans son rôle de candidate : elle est là pour fixer le cap. Ce sera au gouvernement et au Premier ministre de voir, techniquement, comme s'y prendre. On ne peut pas, d'un côté, appeler à une façon de gouverner plus responsable et plus respectueuse du Parlement et, de l'autre, imposer des directives. De plus, il y a des solutions différentes selon les médias. Par exemple, TF1 doit renouveler sa concession sous la prochaine présidence de la République. Ce pourra être l'occasion de fixer de nouvelles règles.

    Mercredi 14 Mars 2007
    Anna Borrel.

    RAG 34. Lio des lolo's 34

    14:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU, BARTOLONE, RAG 34

    Territoires : La Polynésie prête pour Taui Roa, le grand changement

    medium_polynesie-armes.2.jpgBruno Le Roux, secrétaire national chargé des élections et Christian Dubreuil, délégué national au Pacifique Sud, étaient présents du 23 au 27 février, en Polynésie, pour participer à la campagne présidentielle.

    Qui fait campagne sur ce territoire où le Parti socialiste n’est pas constitué en fédération ?

    De nombreux socialistes sont présents, regroupés au sein de l’Association polynésienne socialiste (APS) et nous avons, depuis 2004, un accord de partenariat avec le Tavini, d’Oscar Temaru, qui est la plus importante composante de l’UPLD (Union pour la démocratie) et qui relaie sur le territoire la campagne de Ségolène Royal. C’est d’ailleurs la seule candidate à faire aujourd’hui une campagne active en Polynésie.

    Difficile de faire campagne sur un territoire aussi étendu…

    Oui, mais Oscar Temaru s’est rendu, ou se rendra à plusieurs reprises dans chacune des îles qui composent la Polynésie. Avant notre arrivée, il était aux Marquises. Après notre départ, il s’est rendu aux Australes, puis aux Tuamotu. Et partout la même ferveur, le même désir de changement. C’est ce que l’on appelle là-bas le Taui Roa, « le grand changement ».

    Quels sont les axes forts de cette campagne ?

    Le pacte présidentiel en est la base, mais certains thèmes ont ici un impact fort. Ségolène Royal, dans une vidéo adressée au peuple maohi, a mis l’accent sur l’État impartial et le respect de la voix des Polynésiens, ce qui prend un relief particulier, après toutes les manoeuvres qui ont empêché l’équipe d’Oscar Temaru de gouverner. Elle a proposé un contrat de partenariat pour un « projet de pays » sur dix ans. Elle a également affirmé sa volonté d’assumer, dans la transparence et la justice, les conséquences des essais nucléaires. Cette vidéo est projetée tous les soirs de meetings et dans toutes les réunions de l’APS. Elle connaît un grand succès.

    Avez-vous participé à des meetings ?

    Oui, nous étions venus pour participer à quatre d’entre eux – dont deux avec Oscar Temaru –, à Paia, Arue, Morea et Mahina. Nous avons rencontré une ferveur populaire exceptionnelle. Les discours sont entrecoupés d’interventions venant du public, de chants, de danses, mais aussi de plusieurs projections de la vidéo de Ségolène Royal ou encore de karaokés géants sur l’air de « Ségolène présidente » en langue maohi. On y percevait tout l’espoir de ceux qui espèrent le changement. Un moment fort et exceptionnel à vivre.

    Propos recueillis par notre correspondante à Papeete, Sabrina Birk.

    RAG 34. lolo34

    12:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Tahiti, TEMARU, APS, RAG 34

    Priorité à l’éducation !

    Depuis 2004, les 21 régions socialistes ont mis en oeuvre des efforts conséquents pour que chaque jeune puisse entrer dans la vie active avec les mêmes chances.

    Coups d’pouce (Aquitaine), carte Lycéo (Champagne-Ardenne), Explo’ra sup (Rhône- Alpes)… Autant de dispositifs mis en place par les régions socialistes pour faire de l’éducation un enjeu majeur et accorder une attention privilégiée à la jeunesse.

    Il s’agit avant tout de permettre une réelle égalité des chances. La gratuité des manuels scolaires est l’un des outils les plus développés. Pour autant, l’enseignement professionnel n’est pas laissé de côté. Le coût exemple, est en grande partie remboursé par les régions. En Poitou-Charentes, en 2006, 23 600 jeunes de lycées professionnels ont bénéficié de la gratuité du premier équipement. Mais l’égalité des chances repose aussi sur l’accessibilité au logement ou aux transports. Formules « spéciales jeunes » ou paiement de cautions, les socialistes ont multiplié les aides pour sécuriser le parcours scolaire de chaque jeune.

    Autre objectif cher aux régions socialistes : l’accès à la culture et aux loisirs. Ainsi, dans le Limousin, les chèques culture-sport permettent aux jeunes âgés de 16 à 20 ans de se rendre au cinéma, au musée ou à des manifestations sportives.

    L’ambition des régions est aussi de favoriser la mobilité des jeunes, au niveau national, mais surtout internationale. Avec Explo’ra sup, par exemple, la région Rhône- Alpes accorde aux jeunes des bourses pour accomplir des stages à l’étranger. Jérémy, étudiant parti au Chili, en témoigne : « L’aide de la région a été vitale pour mon séjour, car elle m’a permis d’étudier et d’effectuer un stage sans avoir à rechercher un petit boulot à côté, qui m’aurait pris énormément de temps. »

    Fanny Costes

    medium_RAG341.479.pngRAG34. Les lolo's 34

    09:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Prorité à l'éducation !

    15.03.2007

    Lucie Aubrac, grande figure de la Résistance nous quitte à l'âge de 94 ans.

    Lucie Aubrac, héroïne de la résistance et femme moderne de l'après guerre photo Manuel Meszarovits

    Une authenthique héroïne vient de s'en aller. Sans jamais renoncer au combat pour la liberté, la paix, et pour la dignité dûe à chaque homme, elle s'était récemment encore engagée aux côtés du réseau éducation sans frontières pour défendre les droits des enfants scolarisés sans papiers que Nicolas Sarkozy continue d'expulser.

    De très nombreux hommages devraient se succéder dans les prochaines heures et prochains jours. Un hommage national à la hauteur de son immense courage qui aida activement à la libération de notre pays est attendu.

    "Madame conscience" partez en paix, nous résistons !

    Réécouter l'engagement de Lucie Aubrac en faveur des enfants scolarisés sans papiers, le 2 juillet 2006 (France Inter) :




    En savoir plus :

    http://fr.wikipedia.org/wiki/Lucie_Aubrac



    RESISTANCE !

    RAG 34. Lolo34

    Hommage à Lucie Aubrac
    15 mars 2007

    Communiqué de Laurent Fabius

    Je salue avec émotion et reconnaissance la mémoire et la vie de Lucie AUBRAC.

    Depuis plus d’un demi-siècle, elle symbolisait, avec tant d’autres et d’abord avec Raymond AUBRAC son mari, le courage, l’amour de la liberté et la passion de la France qui animaient la résistance à l’occupant nazi.

    Professeur et historienne, elle avait inlassablement consacré son énergie à la transmission de ces valeurs aux jeunes générations.

    Oui, le message et le visage de Lucie AUBRAC resteront vivants.

    Laurent FABIUS

    13:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Francophonie , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : Lucie Aubrac, ERSF, RSF, RAG 34

    François Bayrou : une curieuse idée de la laïcité

    Comme toujours, François Bayrou joue la carte de l’ambiguïté, du « un coup à droite, un coup à gauche » pour tromper les Français et attirer à lui plus d’électeurs. Sa posture de défenseur de la laïcité est démentie par une lecture attentive de ses propos, et par ses actes. Sur ce sujet comme sur d’autres, sa stratégie revient à parer les idées de Nicolas Sarkozy avec les mots et les principes de Ségolène Royal et du PS.

    I) Quelle est sa conception de la laïcité ?

    François Bayrou se présente souvent comme un grand défenseur de la laïcité. Mais qu’entend-il exactement par ce terme ?

     La laïcité républicaine, du point de vue de FB, a pour avantage de renforcer les religions : « Elle donne à l’engagement religieux une authenticité personnelle qu’il n’y avait pas avant. » (8e rendez-vous de l'Histoire à Blois, 17 octobre 2005)
     Pour lui, elle n’est pas neutralité, mais défense et protection des religions : « la laïcité ce n’est pas la neutralité, malgré les affirmation simples, de Renan par exemple. La laïcité, ce n’est pas un ensemble vide » ; « La laïcité dit " dans tout cela, il y a du sacré ". Pour nous, Français, on n’y touche pas. Exemples : juifs, shoah, races, etc. » (Audition par la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, présidée par Bernard Stasi, 7 octobre 2003). Mais que recouvre exactement ce « etc. » ? Par exemple, faut-il « ne pas toucher » au voile pour les femmes ?
     Sa position est donc tout sauf claire, comme le résume son attitude ambiguë à propos de la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat de 1905 : « Un code de la laïcité est devenu nécessaire, un code qui reprenne de manière simplifiée et solennelle les textes qui fondent l’architecture juridique de notre laïcité et ont construit le compromis laïque. Je ne suis pas favorable à modifier l’arsenal juridique, notamment la loi de 1905. Si des adaptations doivent être trouvées, la rédaction d’un tel code le permettra. ». En résumé, il faut changer la loi, sans la changer, tout en la changeant !
     Alors que la laïcité revient à ce que l’Etat ni ne soutienne, ni n’attaque les religions, FB regrette que l’Etat ne prenne pas en compte explicitement les religions, et envie le communautarisme religieux anglo-saxon : « Les sociétés anglo-saxonnes, par exemple, sont moins sensibles à ces sujets [la laïcité] que nous ne le sommes. C’est qu’elles ont dès l’origine intégré le communautarisme pluriel dans leur représentation d’elles-mêmes. » (Audition par la Commission de réflexion sur l’application du principe de laïcité, présidée par Bernard Stasi, 7 octobre 2003).

    François Bayrou ne défend pas la laïcité républicaine, mais une version très personnelle de celle-ci, selon laquelle l’Etat doit prendre en compte et soutenir tous les cultes : « La laïcité n’est pas l’ennemi de la conviction religieuse, mais la prise en compte de toutes » (discours pour le vote d’abstention du groupe UDF le 10 février 2004, pour la loi sur le voile).

    II) Une ambiguïté qui se traduit dans ses actes

    Le ministre de la loi Falloux

    Alors qu'il est ministre de l'Education nationale en 1993, FB tente de réformer la loi Falloux sur le financement de l'enseignement privé. Son projet propose de permettre aux collectivités locales de financer sans restriction la construction et l'entretien des établissements d'enseignement privé.

     S'ensuivit une mobilisation nationale, et même l'intervention du Conseil constitutionnel, qui censure le projet de loi, en particulier parce qu'il « contrevient au principe de la laïcité de la République posé par l'article 2 de la Constitution et méconnaît le devoir de l'Etat concernant l'organisation de l'enseignement public, gratuit et laïque à tous les degrés imposé par le Préambule de la Constitution de 1946 » (Décision n° 93-329 DC du 13 janvier 1994).

    L’opposant à la loi sur le voile

    Se protégeant derrière la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen, FB ainsi que certains députés UDF ont refusé de voter la « loi sur le voile » en 2004, qui visait à défendre la laïcité à l’école en y interdisant le port de signes religieux ostensibles.

     FB explique le 3 février 2004 : « sauf à démontrer que le port d’un insigne religieux est nuisible à la société, nul n’a le droit de l’interdire ».

    Le défenseur de l'enseignement catholique

     FB déclare dans un discours du 25 janvier 2007 à Orléans : « Personne ne peut soupçonner en moi un ennemi de l’enseignement privé. J’ai pris suffisamment de risques pour être objectif et compréhensif en la matière pour pouvoir prétendre que je suis partisan de la liberté de l’enseignement. »
     Pour comprendre la portée de ces propos, il faut se souvenir que, en France, 97% de l'enseignement privé est catholique

    FB n’hésite pas à mettre en avant ses croyances comme argument électoral :

     « Je suis croyant, j’ai un attachement pour les religions et si j’avais été directeur d’un de ces journaux, je n’aurais pas publié (ces dessins). », déclare-t-il dans Libération le 8 février 2007, alors même qu’il prend la défense de Charlie Hebdo dans le procès des caricatures !

    Comme toujours, François Bayrou joue la carte de l’ambiguïté, du « un coup à droite, un coup à gauche » pour tromper les Français et attirer à lui plus d’électeurs. Sa posture de défenseur de la laïcité est démentie par une lecture attentive de ses propos, et par ses actes. Sur ce sujet comme sur d’autres, sa stratégie revient à parer les idées de Nicolas Sarkozy avec les mots et les principes de Ségolène Royal et du PS.

    RAG 34. Lolo34

    00:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : BAYROU et la LAÏCITE, RAG 34

    14.03.2007

    Le choix du second tour : Entre héritiers du giscardisme et du chiraquisme lepénisé d'hier ? Choisissons ensemble le socialisme de demain !

    Heureusement que la moitié d'entre-nous n'a pas encore choisi pour qui ils voteront au premier tour !

    Car chez Bayrou, il n'y a cruellement pas de pilote dans l'avion et, chez Sarkozy l'ultralibéralisme matîné de lepénisme nous fait redouter le pire du pire....

    Certes pour nous, Ségolène Royal n'était pas notre candidate préférée, pour cause de centrisme revendiqué. Mais aurons-nous, aurez-vous encore le choix au second tour et au delà, si le pire du pire venait à aboutir ?

    Il nous, il vous appartient de qualifier Ségolène Royal dès le premier tour !

    Contre les droites d'hier, inventons et organisons ensemble "l'eurométissage" et le "peer to peer", "gagnant-gagnant" pour toutes et tous. Non à la la société barbelée du pire promise par le trio Bayrou, Sarkozy, Le Pen !

    Les droites ne passeront pas par moi, le 22 avril je vote socialiste !



    RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34.

    12:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Contre les droites d'hier, inventons ensemble le socialisme de demain!

    Le travail : "Bayrou ? Le vide ! Mais le travail dur, pénible et pendant très longtemps, c'est Sarkozy."Ségolène Royal sera la Présidente du travail pour tous !

    Travail pénible pour tout le monde !
    "Pour Nicolas Sarkozy, le travail doit être pénible pour les travailleurs mais très rentable pour les grandes entreprises... Ségolène Royal sera la Présidente du travail pour tous !
    - Des mesures fortes pour lutter efficacement contre la précarité.
    - Les moyens de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active.
    - Favoriser le retour à l’emploi.


    I) L’enjeu
    Un diagnostic s’impose : En France, le chômage ne baisse pas, sauf dans les statistiques officielles, la précarité se répand, le nombre de Rmistes a augmenté de plus de 250 000 depuis 2002. 70 % des embauches se font avec des CDD et de l’intérim.

    Dans ses voeux aux Français du 4 janvier 2007, Ségolène Royal avait relevé :
    « Je sens monter dans le pays une inquiétude croissante, une colère parfois, une exaspération souvent. Ce sentiment insupportable de ne plus pouvoir maîtriser son existence, vivre dignement de son travail, progresser et espérer mieux pour ses enfants. Et en même temps, le progrès social n’est pas toujours au rendez-vous : pour des millions de salariés, le travail ne paye pas et l’on compte aujourd’hui, malgré la richesse de la France, 2,5 millions de ces travailleurs pauvres qui sont d’ailleurs en majorité des travailleuses pauvres, souvent contraintes d’accepter des emplois à temps partiel ».

    Cette inquiétude s’est retrouvée dans les débats participatifs. Ceux-ci ont en effet beaucoup porté sur la précarité du travail. Cette précarité touche même les diplômés, qui enchaînent, faute de trouver un emploi, des stages non rémunérés. L’ascenseur social est bloqué. Dans ce système aggravé par la politique menée par la droite depuis cinq ans, seuls les plus favorisés s’en sortent.

    II) DES PROPOSITIONS COHERENTES POUR REHABILITER LA VALEUR TRAVAIL

    Ce ne sont pas les 35 heures mais la droite qui détruit la valeur travail. « La politique de la droite a été profondément destructrice de la valeur travail car elle a érigé en norme la précarité pour le plus grand nombre. » (Article de la candidate dans les Echos en date du 19 mai 2006)

    Des mesures fortes pour lutter efficacement contre la précarité

    1- Conditionner les aides publiques aux entreprises à l’engagement de ne pas licencier quand l’entreprise dégage des profits substantiels et obtenir le remboursement en cas de délocalisation.
    2- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le contrat nouvelle embauche (CNE) pour faire du CDI la règle.
    3- Développer la négociation collective à tous les niveaux et sur tous les thèmes, notamment sur les questions d’organisation du travail, de conditions de travail, d’aménagement du temps de travail, de pénibilité, de temps partiel subi. Sur les 35 heures, Ségolène Royal propose l’ouverture de négociations pour déterminer comment on peut consolider cet acquis et réduire ses effets négatifs pour les ouvriers et les employés.

    Les moyens de sécuriser l’entrée des jeunes dans la vie active

    4- Créer le droit au premier emploi des jeunes, pour qu’aucun jeune ne reste au chômage au-delà de six mois sans avoir un accès à une formation, un emploi aidé ou un tutorat rémunérés. Ségolène Royal propose d’ouvrir 500 000 emplois tremplins aux jeunes, en généralisant la mesure prise par les régions de gauche.
    5- Instaurer un plan à taux zéro de 10 000 euros en faveur de chaque jeune pour l’aider à construire un projet.

    Favoriser le retour à l’emploi

    6- Instaurer un revenu de solidarité active (RSA) permettant l’amélioration d’un tiers de ses ressources à tout bénéficiaire de minima sociaux reprenant le travail.
    7-Renforcer la qualification et la capacité de revenir à l’emploi des salariés menacés de licenciement : mettre en œuvre systématiquement une démarche de validation des acquis de l’expérience professionnelle et reconnaître à chacun un droit à la formation et à la reconversion inversement proportionnel à la durée des études.
    8- Mettre en place une sécurité sociale professionnelle garantie par l’Etat et permettant à chaque personne privée d’emploi de se voir proposer par les pouvoirs publics un contrat de droits et devoirs comportant une rémunération, pendant un an, égale à 90 % du dernier salaire net perçu, une formation qualifiante, une aide personnalisée à la recherche d’emploi. Cette prestation sera assurée par le service public de l’emploi.

    III) UNE VISION D’ENSEMBLE DU DEVELOPPEMENT DURABLE

    Dans son discours du 11 février, la candidate est revenue sur sa conception du développement durable qui « repose aujourd'hui sur les trois piliers que sont l'économique, le social et l'environnemental (…), la défaillance d'un seul peut faire crouler le tout. Nous sommes la cinquième puissance économique mondiale, mais nous devons ce rang au travail des Français qui conquièrent des marchés, qui innovent, qui prennent des risques et qui travaillent dur. (…) Nous ne tiendrons durablement ce rang que si nous recréons notre capacité à mobiliser les compétences, à motiver les salariés et à créer en fait ce vrai dialogue social qui reste en France si terriblement archaïque. L'inventivité des entrepreneurs doit être reconnue, mais la dignité du travail doit être respectée et même remise à l'honneur. »

    Le travail pour tous, c’est cela valoriser le travail.

    RAG 34. Lolo34

    06:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : EMPLOI, CHÔMAGE, PRECARITE, RETOUR A L'EMPLOI, RAG 34

    Interview de Ségolène Royal dans les Inrockuptibles

    Je veux remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays.

    Ségolène Royal revient sur les origines de la politique culturelle actuelle :«En 1981, tout était à faire. Les politiques mises en place par la gauche ont permis l’éclosion d’une vie culturelle foisonnante. Depuis 25 ans de grands bouleversements ont profondément transformé le paysage culturel. De nouvelles formes d’expression artistique ont émergé, des espaces inédits de rencontre entre le public et les créateurs se sont ouverts. Je pense en particulier à l’irruption d’internet dans la vie de chacun, notamment les jeunes. »

    «Des menaces et des dangers nouveaux se font jour. La richesse de notre vie culturelle ouvre des perspectives extraordinaires mais est aussi porteuse de dérives inquiétantes pour les artistes comme pour les citoyens : les sous-financements, les risques de concentration, les menaces de paupérisation des artistes, l’assèchement des représentations collectives et des identités, la mise en cause de la diversité, la perte de sens, les disparités d’accès à la culture sur l’ensemble du territoire. Les grandes concentrations mettent en péril la diversité de la création. »

    « Je veux remettre de la pensée et de la volonté dans la politique culturelle de notre pays. C’est la mission historique de la gauche en matière de culture. La gauche ne peut pas se penser sans la culture, ne doit jamais cesser de parler culture, de penser la culture, de vouloir la culture. »

    Sur la révolution numérique, elle déplore que « les pouvoirs publics en matière culturelle et audiovisuelle ont traité la révolution numérique avec une triste désinvolture, donnant ainsi l’impression à nos concitoyens d’avoir toujours un train de retard. Je veux que dans ce domaine la France soit à l’avant-garde. »

    « Je suis heureuse de l’éclosion sur internet de nouveaux modes d’expression qui doivent tout à la vitalité créatrice de nos concitoyens et en particulier de notre jeunesse. Mais je ne confonds pas ce qui est l’expression d’une envie de culture et la démarche patiente, élaborée, exigeante, de l’artiste. L’un et l’autre sont indispensables. Il y a deux cents ans la France a inventé le droit d’auteur. Il n’est de grande nation que celle qui sait honorer ses artistes et leur donne les moyens d’exercer cette responsabilité singulière de témoin, de veilleur, de défricheur et surtout d’inventeur, qui sait les aider à suivre cette intuition qui les anime. Je veux qu’un large débat soit lancé dans tout le pays sur l’économie de la culture à l’ère numérique, pour refonder le pacte social entre la nation et ses artistes. »

    Ségolène Royal affirme sa volonté d’« empêcher quelques grands groupes qui tirent leur puissance d’autres secteurs, notamment le BTP, les télécoms ou l’industrie militaire, de s’emparer progressivement de tous les médias, ce n’est pas lutter contre l’entreprise mais c’est veiller au pluralisme de l’information et à la diversité culturelle. Il faudra ainsi qu’une nouvelle législation travaille sur la définition et les critères des seuils de concentration, et ce sans doute à l’échelon européen. »

    « La distinction entre culture populaire et culture élitaire, qui générait des inégalités, n’est pas pertinente pour analyser la réalité des pratiques culturelles de nos concitoyens. Dans la même journée, nous pouvons voir une série télévisée, écouter un air d’opéra, aimer les romans de Gao Xingjian et écouter Abdelmalik ou le slam de Grand Corps Malade. Ce décloisonnement est une réalité. Mais la possibilité accrue d’accès aux œuvres ne doit pas faire oublier que la démocratisation de l’accès à la culture reste un défi majeur, ce qui n’est pas garanti encore sur l’ensemble des territoires et des milieux sociaux. »

    « La télévision devrait jouer un rôle essentiel, en étant l’espace privilégié du contact quotidien des Français avec la culture. Je dis bien « devrait », car elle renvoie souvent une image très éloignée de la réalité de notre pays. Dans nos communes, dans nos région, la vie culturelle et artistique est foisonnante. Partout se vérifie cette volonté d'agir et de créer, à laquelle la télévision n’offre pas ou peu de relais. Pourquoi n’y a-t-il pas de grande émission sur les arts plastiques ? Le cinéma ? La littérature ? L’histoire et le patrimoine ? La photographie ou le design ? Parce que la défense de notre identité et notre richesse culturelles, la diversité et la qualité des programmes, passent après les objectifs de rentabilité ? »

    "Jamais je n’accepterai que la culture et l'information soient abandonnées aux seules forces du marché et à la marchandisation galopante, induite par la mondialisation libérale.

    Pour cela Ségolène Royal entend « créer les conditions d’un service public de la culture et de l’audiovisuel, fort et dynamique » grâce à « La mise en place d’un Conseil Supérieur des Savoirs, des Arts, et des Sciences", à « La transformation du Conseil économique et social en Conseil économique, social et culturel » et à « l’instauration d’une Haute Autorité du Pluralisme, en lieu et place du CSA, dont le Parlement aura la responsabilité de nommer les membres, à une majorité des 3/5èmes. Ses pouvoirs seront élargis, afin de garantir, mieux encore qu’aujourd’hui, la liberté de la presse et des médias, mais aussi d’élever le niveau d’exigence culturelle des médias audiovisuels. »

    « Le pluralisme et l’indépendance de la presse sont menacées de manière dramatique. La situation des grands quotidiens français et le problème de leur distribution sont un péril pour la démocratie. Je ferai en sorte que la presse écrite puisse trouver un environnement favorable à son renouveau : réforme des financements publics avec une indexation des aides sur de nouveaux critères (l’importance de la rédaction notamment) , fiscalité, création d’un statut des entreprises de presse »

    « Je veux que la culture fasse une entrée massive à l’école. C’est le premier lieu de la rencontre de tous avec l’art et de la réduction des inégalités d’accès à la culture. Ce que Jules Ferry a réalisé pour le calcul et la lecture, nous avons le devoir de le faire aujourd'hui pour les arts. »

    «Ce doit être une vraie révolution, qui commencera par la reconstruction ce que la droite a défait, en démantelant le plan « arts à l'école », initié en 2000 sous l'impulsion de Jack Lang et Catherine Tasca. Ce plan ait été sabordé par le gouvernement auquel appartient le candidat de la droite à l'élection présidentielle : quelle crédibilité de bâtisseur peut bien avoir le démolisseur ?»

    « Moi, je veux que tous les jeunes puissent voir leur sensibilité et leur esprit critique s’éveiller, par le contact personnel avec les œuvres, la découverte des lieux de création, la rencontre avec les artistes. Je veux encourager les pratiques artistiques, notamment celles qui sont collectives, parce qu’elles sont le meilleur moyen de faire l’expérience de la vie en communauté, d’en apprendre les règles, et même de lutter contre la violence. »

    Lire l'intégralité de l'interview

    RAG 34. Les lolo's 34

    05:03 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Loisirs/Culture , Musique , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

    13.03.2007

    Le pacte présidentiel : 100 propositions pour que ça change fort !


    Lire le pacte en ligne




    Télécharger le pacte dans son intégralité

    Le pacte présidentiel : 100 mesures en musique (clip vidéo 12 mns)


    RAG 34. Les lolo's 34

    10:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Bons plans , Coup de coeur/Coup de griffe , Débat/Forum , Economie , Famille , Francophonie , Loisirs/Culture , Nature/Environnement , Politique , Sport , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PACTE PRESIDENTIEL, RAG 34

    10.03.2007

    Royal pour la mise en place rapide d'une réforme de la PAC


    PARIS (Reuters) - Ségolène Royal appelle à dépasser les déclarations de principe sur les négociations agricoles à l'OMC et à mettre, par ailleurs, en place assez rapidement une réforme de la PAC.

    La candidate socialiste à l'élection présidentielle a été interrogée lors d'une visite au Salon de l'Agriculture sur le bilan du président Jacques Chirac en matière agricole.

    "Il faut reconnaître qu'il a quand même un bon contact avec les agriculteurs (...) mais en même temps tous les chantiers sont devant nous. Rien n'est réglé", a-t-elle déclaré lors d'un bref point de presse, après avoir partagé un petit-déjeuner avec des éleveurs de viande bovine.

    S'agissant des négociations à l'Organisation mondiale du commerce, elle y a vu "un problème extrêmement chaud, extrêmement urgent".

    "Aujourd'hui, il y a des déclarations de principe mais il va falloir obtenir des résultats", a estimé la présidente de la région Poitou-Charentes.

    Le Premier ministre, Dominique de Villepin, lors de sa propre visite au Salon de l'agriculture lundi dernier, avait déclaré que la France cherchait à ramener "du bon sens" dans les négociations en cours et aucunement à les bloquer.

    Ségolène Royal a dit, pour sa part, vouloir "faire en sorte que la France obtienne impérativement de ne plus faire de concessions pour protéger son agriculture".

    La réduction des subventions à l'agriculture en Europe et aux Etats-Unis et la baisse des droits de douanes industriels appliqués par les pays émergents du G-20 sont les deux principaux points de blocage qui empêchent de sortir le cycle de négociations de Doha de l'impasse dans laquelle il se trouve.

    A propos de la réforme de la Politique agricole commune, la candidate socialiste à l'Elysée l'a jugée "difficile".

    "Il va falloir la mettre en place assez rapidement pour que les agriculteurs puissent anticiper", a-t-elle dit. "Je sens que les agriculteurs sont inquiets, ils ont peur du changement des règles. C'est dès maintenant que nous devons préparer avec eux cette réforme de la PAC".

    "NOUS LAISSER RESPIRER"

    Dans son "pacte présidentiel", Ségolène Royal prône une meilleure articulation entre agriculture et environnement et se prononce pour une réforme des aides agricoles européennes afin de favoriser une diversification de l'agriculture, notamment biologique.

    Elue d'une circonscription agricole des Deux-Sèvres depuis 20 ans, elle déplore que "70% des aides" aillent à "30% des exploitants".

    Le budget de la PAC a été sanctuarisé pour la période 2007-2013 après un accord acquis in extremis en 2002 entre la France et l'Allemagne.

    Face à l'intransigeance britannique, Jacques Chirac et Gerhard Schröder ont obtenu que les dépenses agricoles soient plafonnées à leur niveau de 2006, en contrepartie d'un engagement que la PAC demeurerait inchangée d'ici 2013.

    "Surtout, ne rebadigeonnez pas (l'accord) en 2008", a imploré un éleveur de vaches limousines devant Ségolène Royal pendant le petit-déjeuner où elle a dégusté un steak de boeuf charolais. "Il faut nous laisser respirer jusqu'en 2013", a-t-il plaidé.

    Si elle est élue à l'Elysée en mai, Ségolène Royal s'appuiera sur le rapport d'étape prévu en 2008 pour engager la renégociation de la PAC, a cependant précisé Bruno Rebelle, son conseiller pour l'environnement qui l'accompagnait dans les allées du palais d'exposition de la Porte de Versailles.

    Il faut "plus d'équité et de transparence dans l'attribution des aides et s'assurer que les politiques européennes servent une nouvelle orientation de l'agriculture", a-t-il précisé.

    Mardi à Berlin, Ségolène Royal a évoqué cette future réforme de la PAC lors de sa rencontre avec Angela Merkel.

    "La France et l'Allemagne n'ont pas toujours été sur les mêmes positions", a reconnu Bruno Rebelle, mais face à la chancelière allemande, la candidate socialiste "a pu expliquer la différence entre s'arc-bouter sur une PAC inchangée, ce qui a dressé l'ensemble des pays européens contre la France, et une renégociation".

    RAG 34. Les lolo's 34

    14:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : PAC, ROYAL, RAG 34

    Laurent FABIUS : L’issue de cette élection dépendra de notre capacité à répondre à la "demande de gauche"

    10 mars 2007 Interview de Laurent Fabius parue dans Le Parisien

    Ségolène Royal est aujourd’hui pointée au même niveau que Lionel Jospin début mars 2002. Y a-t-il pour elle un risque de décrochage ?

    Rien n’est acquis, mais il faut prendre très au sérieux la situation. Celle-ci est la conséquence de ce que je décris depuis longtemps : si l’opposition n’est pas assez claire, assez frontale, alors la différence gauche-droite se brouille. Si en outre la différence des projets n’est pas vraiment ressentie, la confusion menace. Il faut réagir : notre objectif n’est pas de préparer la présidentielle de 2012 mais de gagner en 2007 ! Et c’est parfaitement possible.

    La droite est-elle plus convaincante ?

    Nous sommes face à ce que j’appellerai le paradoxe de 2007. Les Français veulent le changement par rapport à la politique sortante mais ils semblent pour l’instant préférer au deuxième tour les candidats issus de la majorité sortante ! D’autre part, les thèmes dominants de cette campagne, à la différence de 2002, sont des thèmes plutôt de gauche (pouvoir d’achat, emploi, éducation, protection sociale), alors que les candidats de gauche n’en captent pas le bénéfice jusqu’ici. L’issue dépendra de notre capacité à mieux répondre à cette demande.

    Quelle est votre recette ?

    D’abord renvoyer systématiquement les candidats de droite à leur bilan. Qu’un homme comme N. Sarkozy, pilier du Gouvernement et champion toutes catégories du déficit, de l’augmentation des impôts et de la faible croissance, puisse prétendre incarner le changement, relancer la croissance, baisser les impôts et réduire les déficits, c’est incroyable ! Que F. Bayrou, lui aussi pivot du « système », ancré à droite et qui a marqué son passage à l’Education nationale par une attaque sans précédent contre l’école laïque puis refusé la loi contre les signes religieux à l’école, puisse se présenter comme le candidat anti-système et obtenir le soutien de beaucoup d’enseignants, cela prouve qu’un énorme travail d’explication reste à mener. Il faut aussi conforter la crédibilité et le caractère collectif de notre campagne. C’est la clé, cette clarté. Clarté dans notre critique de la droite. Clarté dans notre ancrage à gauche. Clarté dans notre volonté d’un projet nouveau pour rassembler et dynamiser la France. Rien ne serait plus erroné maintenant que d’essayer de faire du Bayrou sans Bayrou.

    Faut-il s’opposer frontalement à François Bayrou ?

    Bien sûr ! Je confirme que sa démarche n’est pas la nôtre et qu’il est exclu que nous gouvernions avec lui. Pas par sectarisme, mais parce que nous refusons la confusion.

    Les éléphants gâchent-ils l’image de Royal ?

    A propos de ces petites bêtes, j’utiliserai volontiers la formule de JP Sartre en l’adaptant : « L’éléphant, c’est les autres... ». Ce qui est certain, c’est qu’on a besoin autour de notre candidate de tout le monde ; et qu’il faut situer la campagne présidentielle à son vrai niveau. La question clé c’est : Comment assurer l’avenir de la France et de l’Europe face aux bouleversements de la mondialisation ? Une des réponses essentielles, c’est que nous avons besoin d’une politique différente pour l’Europe, à la fois beaucoup plus dynamique et qui nous protège davantage (voir l’affaire Airbus). Sur les grandes questions - le vieillissement, l’environnement, l’investissement, l’endettement, le renouvellement - il existe des réponses de droite, qui passent par davantage de précarité, et notre réponse de gauche, la solidarité, qui est une valeur moderne et ne dispense pas de réformes profondes. C’est tout cela qu’il faut mieux expliquer.

    Le PS et l’UMP n’ont-ils pas le pouvoir de décider, grâce aux parrainages, qui pourra se présenter à la présidentielle ?

    Il aurait fallu changer les règles avant, c’était du ressort du gouvernement. Maintenant, il est tard.

    Jacques Chirac devrait annoncer dimanche qu’il renonce officiellement à conquérir un nouveau mandat...Je respecte l’homme, qui est plutôt sympathique ; mais je constate aussi que, pendant 40 ans, ses convictions successives ont été aussi flamboyantes que fluctuantes ; sa longue présidence aura fait perdre pas mal de temps à la France. C’est surtout cela qui me frappe : par rapport aux grands problèmes de notre pays et de l’Europe, une présidence du temps perdu.

    Son soutien possible à Nicolas Sarkozy modifiera-t-il la donne ?

    Pas vraiment. On connaît la réalité des sentiments qu’ils se portent. Sur le fond, M. Sarkozy propose de s’inspirer de M. Chirac là où il a échoué (l’économique et le social) et il veut s’en distinguer là où il a marqué (l’international et la laïcité républicaine). Significatif, non ?

    RAG 34. Les lolo's 34

    08:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

    Ségolène Royal, pour une laïcité moderne

    De 1789 à la loi de séparation de l’Eglise et de l’Etat en 1905, en passant par les lois Ferry, l’histoire de notre République se confond sur bien des points avec celle de l’émergence de la laïcité. La laïcité est le patrimoine historique de la gauche, mais aussi de la République française : Ségolène Royal s’inscrit pleinement dans ce double héritage, qui assure la liberté de conscience pour chacun et la sauvegarde de l’intérêt général.

    I) La laïcité est aujourd’hui en danger

    Le bilan et le projet du ministre-candidat Nicolas Sarkozy peut légitimement faire craindre le pire en ce qui concerne la sauvegarde la laïcité, s’il était élu. « On ne peut pas éduquer les jeunes en s'appuyant exclusivement sur des valeurs temporelles, matérielles, voire même républicaines [...]. La dimension morale est plus solide, plus enracinée, lorsqu'elle procède d'une démarche spirituelle, religieuse, plutôt que lorsqu'elle cherche sa source dans le débat politique ou dans le modèle républicain.», expliquait-il ainsi dans son livre La République, les religions, l'espérance. Dans le même ouvrage, il propose de permettre à l’État de financer la construction de nouveaux lieux de culte, ce qui est en contradiction flagrante avec l’article 2 de la loi de 1905 sur la séparation de l’Église et de l’État. Le passif de François Bayrou n’inspire pas plus confiance : alors qu’il était ministre du gouvernement Balladur, il avait présenté un projet de loi de révision de la loi Falloux, qui permettait aux collectivités locales de financer davantage l’école privée. Les candidats de la droite, au nom d’une prétendue « ouverture » de la laïcité, risquent en fait de l’affaiblir gravement.

    II) Ségolène Royal s’est au contraire engagée en faveur de la laïcité

    Elle refuse la balkanisation de la société en groupes ethniques et religieux auxquelles on sous-traiterait les questions sociales et éducatives : « Pour nous, à gauche, la société de la méfiance, des ghettos et des communautés rivales, ce n'est pas notre modèle. C'est la droite qui affaiblit la République en portant atteinte au pacte social et à la laïcité. » (Congrès d'investiture du Parti Socialiste, Mutualité 26 novembre 2006)

    En s’en prenant au principe de laïcité, on met en danger les fondements mêmes de la République : « De la précarisation généralisée aux remises en cause, par M. Sarkozy, de la loi de 1905 sur la laïcité, la droite s'en prend à tous les fondements de la République. C'est à tout cela qu'il faut mettre un coup d'arrêt. » (La Dépêche du Midi, 22 septembre 2006)

    III) Des mesures concrètes pour une laïcité adaptée à la France d’aujourd’hui

    Si la laïcité est au fondement de la solidité de notre République, elle ne peut se cantonner à de vagues déclarations d’intentions, comme le font les autres candidats. Ségolène Royal a pris position à plusieurs reprises sur la signification concrète de la laïcité en actes : « Je vais vous dire pourquoi je suis particulièrement attachée à ce principe (de laïcité), parce que se joue là l'émancipation des femmes, et je voudrais dire ici la solidarité qui est la mienne, à l'égard des gynécologues, dans certains hôpitaux, qui se sont fait agresser par des maris qui ne tolèrent pas que leur femme soit soignée par des hommes » (Deuxième débat télévisé pour l'investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat, 24 octobre 2006)

    En outre, elle a déjà avancé des propositions très claires sur la question. Dans son pacte présidentiel, elle réaffirme ainsi le primat de la loi de 1905 de séparation de l’Église et de l’État, et propose d’inscrire plus fermement la laïcité dans notre Constitution : « Refuser toute remise en cause de la loi de 1905 sur la séparation des Églises et de l’État, et intégrer à la Constitution une charte de la laïcité. » (Proposition 74).

    Sur la question particulièrement sensible de la laïcité dans l’Education nationale, Ségolène Royale refuse le financement anarchique de l’enseignement privé, et s’est engagée à abroger l’article 84 de la loi d’août 2004 concertant le forfait communal : « Le service public doit rester impérativement laïc, et si je suis élue je supprimerai cette loi qui oblige les communes à payer pour les élèves d'autres communes qui sont scolarisés dans les écoles privées... Je trouve cette loi tout à fait anormale, d'aller payer pour les enfants qui vont dans les écoles privées des autres communes, c'est-à-dire qui participent à la désertification rurale de la commune qui est obligée de payer, ça ne tient pas debout. » (Deuxième débat télévisé pour l'investiture du Parti socialiste, LCP AN-Public Sénat , 24 octobre 2006.)

    Ségolène Royal, dans son programme et ses interventions, s’engage nettement pour une laïcité réaffirmée et renforcée. Elle sera la garante de la préservation du bien commun par rapport aux intérêts particuliers, et s’opposera aux dérives communautaires qui menacent le Pacte Républicain.

    RAG 34. Les lolo's 34

    08:17 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : LAICITE, ROYAL, RAG 34

    09.03.2007

    Mélenchon s'inquiête de la percée de Bayrou : Il y a le feu au lac !

    Il y a le feu au lac, je n’hésite pas à le dire. Pourtant une certaine esthétique politique recommande de rester impavide quoi qu’il arrive. Je n’y ai jamais souscrit par méfiance d’instinct contre les étranges aptitudes à l’auto hypnose qu’impliquent certains prétendus sangs froids. La montée en puissance de Bayrou dans les sondages (j'inclus leur dimension manipulatoire dans mon analyse) menace bel et bien de jeter tout le paysage politique cul par-dessus tête et il est bien temps de réagir. Il y a quinze jours devant le bureau national du PS cette question a été débattue. Il s’est bien sûr trouvé un musclé du sang froid pour recommander à toutes les autres mauviettes participantes de « garder leur calme » quand bien même ne l’avions-nous nullement perdu. Puis nous fumes invités à une virile indifférence, bien sûr vigilante, mais détachée, qui ne « donne pas de prime à nos adversaires en parlant d’eux » et tuti quanti. L’antienne s’acheva dans l’indépassable invitation à « s’en tenir à nous même, à nos propres propositions », pour « obliger tous les autres à se déterminer par rapport à nous ». D’habitude, c’est la façon de parler de tous les chevaux de Troie. Mais ce n’était pas le cas cette fois-ci où seule l’arrogance était en œuvre. Pour ma part, j’ai dit, je persiste et signe, que cette sorte de « sang froid », toute proportion gardée, a déjà démontré sa nullité face Le Pen jusqu’au jour où celui-ci nous est passé devant. J’ai donc recommandé qu’on en tire les leçons.

    Commençons par éviter de diaboliser Bayrou. D’abord pour tenir compte du fait que les diables sont devenus sympathiques en politique depuis quelques temps… Ensuite parce que la diabolisation est une paresse de l’esprit qui ne convainc personne. Enfin pour qu’on se souvienne combien cette campagne est nécessairement, obligatoirement, incontournablement, une campagne d’éducation populaire en direction des désorientés et désemparés face auxquels il ne suffit pas d’agiter des excommunications pour emporter la décision. Car ceux là constituent l’essentiel des français à ce jour. Et ce n’est pas la peine de se demander trop pourquoi ils sont tellement nombreux si l’on veut éviter de s’entendre montrer, citation à l’appui (comme cela m’est arrivé sur le plateau d’ITV), comment les principaux acteurs de la scène ayant eux-mêmes brouillé les clivages qui organisaient la pensée collective dans notre pays (ah ! Sarkozy citant Jaurès et Blum !), ils récoltent dorénavant à foison la confusion qu’ils ont semé si généreusement.
    Faisons court. La gauche est menacée d’être éjectée du second tour par monsieur Bayrou (Sarkozy aussi, et on verra d’ici peu que c’est tout autant). Le nier est irresponsable si l’on tient compte de ce que nous entendons et constatons autour de nous. Pour l’essentiel Bayrou est surtout un problème à droite où il pioche l’essentiel de son électorat. Mais il est aussi un problème pour nous dans certaines catégories sociales, inutile de le nier. Il faut donc colmater la brèche là où elle est ouverte. Non pas en général mais au cas particulier. Je pense en particulier aux enseignants. C’est d’ailleurs dans l’éducation que la supercherie de monsieur Bayrou fonctionne le plus grossièrement. Je crois qu’il faut en faire la démonstration méthodique. Il est tellement révoltant de voir quelqu’un qui a voté contre la loi sur les signes religieux ostentatoires à l’école se draper dans les plis du drapeau de la laïcité ! Et plus insupportable encore que l’abrogateur de la loi Falloux puisse faire des mouvements de menton en défense de l’école publique sans qu’on lui éclate de rire au nez ! Et ainsi de suite. Mon dossier déborde d’arguments. Je me suis mis au travail. J’ai intégré l’équipe de campagne socialiste à l’heure où il semble bien compris qu’on a besoin de tout le monde pour la bataille de gauche puisque ça va moins bien que prévu…. Ceux qui menaient les opérations n'ont pas eu tout le succès qu'ils étaient en droit d'espérer. Le coup de main expérimenté est indispensable. Au Sénat, le président du groupe socialiste, Jean-Pierre Bel qui coordonne l’action, m’a confié l’animation de la cellule des argumentaires. Une vingtaine de personnes se réunissent pour faire le travail de fouille et de mise en forme des arguments à rendre disponibles pour ceux qui veulent les propager et convaincre autour d’eux. J’ai rencontré Jean-Louis Bianco co-directeur de la campagne et notre rencontre a été assez concrète, je dois dire. A chacun sur le terrain je recommande d’en faire autant. Quel que soit votre choix à gauche, et surtout si vous êtes socialistes ou communistes, aidez plutôt que commentez, agissez plutôt que soupesez. Ce qui nous menace si le Parti Socialiste est absent du deuxième tour et si le Parti communiste est humilié est une catastrophe qui va plus loin qu’un simple revers électoral. Un changement d’époque politique où la gauche serait condamnée à hésiter entre collaboration et figuration.

    Le blog de Jean-Luc Mélenchon

    Sur le même thème :
    Bayrou, l’étrange cas du faux anti-système

    RAG 34. Lolo34

    11:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Environnement : 20% d'énergies renouvelables en France d'ici 2020 ?

    Ségolène Royal demande au gouvernement français de soutenir cet objectif ambitieux et réaliste de 20% d'énergies renouvelables en 2020

    L'Union européenne a présenté début janvier les orientations de la politique énergétique qu'elle entend promouvoir pour les 10 prochaines années. Ce « paquet énergie » devrait être définitivement approuvé lors du Conseil européen de Printemps des 8 et 9 mars. La feuille de route proposée affiche notamment un objectif contraignant de 20% d'énergies renouvelables en 2020.

    Ségolène Royal avait adopté cet engagement dans son Pacte présidentiel. Elle s'inquiète de voir que le gouvernement français est un des seuls en Europe à s'opposer à cet objectif alors que le développement massif des énergies renouvelables est indispensable pour lutter efficacement contre le changement climatique, et que c'est une chance pour l'économie et l'emploi. Ce sont, en effet, plus de 100.000 emplois non délocalisables qui peuvent voir le jour dans ce secteur.

    Ségolène Royal demande au gouvernement français de soutenir cet objectif ambitieux et réaliste de 20% d'énergies renouvelables en 2020, car il serait dangereux de prendre du retard dans ce domaine.

    RAG 34. Lolo34

    07:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    08.03.2007

    Journée de la Femme sur du velours pour Ségolène Royal

    Derrière la corde censée la protéger de la cohue, des cris "Ségolène Présidente" se mélangent à quelques "Nique Sarkozy".

    clicker sur pour agrandir la photo
    VAULX-EN-VELIN, Rhône (Reuters) - Ségolène Royal s'est offert jeudi un déplacement de terrain à la croisée de deux de ses thèmes de prédilection, les femmes et les banlieues.

    Après son meeting de Dijon pour marquer la "journée internationale de la femme" mercredi soir, la candidate socialiste à la présidentielle s'est rendue à Vaulx-en-Velin, ancien quartier sensible de la périphérie lyonnaise.

    Arrivée en cortège officiel avec le maire de Lyon Gérard Collomb et le président de la région Rhône-Alpes Jean-Jack Queyranne, Ségolène Royal a tenté de se frayer un chemin dans une foule extrêmement jeune et "black-blanc-beur".

    Derrière la corde censée la protéger de la cohue, des cris "Ségolène Présidente" se mélangent à quelques "Nique Sarkozy".

    De loin, des adolescents la prennent en photo avec leur téléphone portable. "Elle est pas plus grande que moi", s'amuse une jeune fille en survêtement, la tête ceinte d'un foulard bleu.

    Une fois parvenue jusqu'au centre culturel Charlie Chaplin, la candidate socialiste a écouté les témoignages de jeunes sportives nées à Vaulx-en-Velin ou de la mère d'un enfant handicapé ayant créé un service de prêt de fauteuils roulants.

    Faisant l'impasse sur leurs questions extrêmement précises, la présidente de Poitou-Charentes a déroulé les mesures de son "pacte présidentiel" en faveur des femmes, insistant sur la généralisation du micro-crédit et une augmentation massive des aides pour la formation professionnelle des femmes.

    LE "SON" ROYAL CONTRE LE "BRUIT" BAYROU

    "Ayez confiance en vous et demain l'Etat, les pouvoirs publics vous aideront à réaliser vos projets", a-t-elle assuré devant un public installé à de petites tables rondes.

    "Je voudrais que partout sur le territoire national, plus aucune femme ne se dise 'je sens en moi des potentialités (...) mais je n'ose pas, je me dis que ce n'est pas pour moi, j'ai peur de me lancer'", a poursuivi la première femme à avoir une chance réelle d'accéder à l'Elysée.

    Chez les femmes, "il y a toujours une intériorisation de quelque chose qui leur dit 'est-ce que j'ai bien le droit d'avoir ces ambitions ou est-ce que je vais y arriver?' (...) Je connais vos doutes à chacune d'entre vous", a-t-elle assuré.

    "Moi je vous le dis, vous pouvez toutes y arriver", a martelé Ségolène Royal, qui joue la carte de la sérénité à six semaines du premier tour malgré l'envolée de François Bayrou dans les sondages, qu'elle refuse de commenter devant les caméras.

    Ségolène Royal confie cependant qu'il faudrait que les commentateurs insistent sur le nombre important des indécis. "Refuser de choisir, c'est aussi donner une opinion politique", explique-t-elle.

    "Dans une campagne présidentielle, il faut faire passer un son, ne pas se préoccuper des bruits parasites", souligne Vincent Peillon. Les socialistes doivent veiller à ne pas faire du candidat centriste "l'ennemi numéro un", estime le porte-parole.

    Pendant les 45 jours qui la séparent du vote des Français, la candidate de gauche va donc poursuivre son "travail d'explication" sur son "pacte présidentiel", insister sur la "cohérence, la vision, les valeurs" sur lesquelles elle veut "s'arc-bouter".

    Un mois après son discours de Villepinte, "ça n'a pas encore imprimé", reconnaît celle pour la campagne, commencée dès son investiture fin novembre, est en réalité trop courte. Mais "je vais les convaincre et donc être élue", assure-t-elle.


    RAG 34. Lovely 34

    16:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

    Cette journée du 8 mars nous relie toutes à l'échelle de la planète

    Ségolène Royal en meeting à Dijon pour célébrer la journée internationale des femmes.


    Ségolène Royal salue d’abord les femmes en cette journée du 8 mars "qui nous relie toutes à l'échelle de la planète". Puis elle salue les hommes "sans lesquels rien ne serait possible, vous qui en acceptant de voter pour une femme vous affranchissez vous-mêmes des vieux préjugés"

    "Ne laissons plus le doute s'insinuer dans nos têtes sur nos capacités, nos légitimités, nos compétences, notre carrure, notre stature. C'est aussi dans nos têtes qu'il faut faire le ménage"

    "Je dis aux femmes : osez, relevez la tête, la France a besoin de vous, entreprenez, assumez vos responsabilités, prenez toute votre place, nous en avons besoin toutes ensemble"

    "Liberté, égalité, fraternité, aujourd'hui à Dijon j'en appelle à la sororité".

    "A toutes ces femmes qui ont tant de mal à boucler les fins de mois, femmes manoeuvres, femmes dans les services de nettoyage, de soins aux personnes, femmes noires, femmes blanches, femmes des petits matins, femmes dans les entreprises agricoles si peu payées et si peu reconnues, aujourd'hui je vous demande de leur faire part de votre reconnaissance".

    La candidate socialiste insiste sur sa différence en tant que femme politique. "La femme est un animal politique comme un homme, dans un milieu brutal. Je revendique de faire de la politique autrement à l'abri de cette brutalité".

    "Je ne vous demande pas de voter pour moi parce que je suis une femme, mais je suis une femme et avec moi le vrai changement politique, il est là, et avec moi la politique ne sera plus jamais comme avant. A l'échelle de la planète, mais aussi de la France, si nous réussissons pour les femmes, si cela va mieux pour les femmes, alors cela ira mieux pour l'humanité tout entière".

    Elle cite Louise Michel, qui refusait que ce soit, dans le partage hommes-femmes, "à eux la raison, à nous les effusions sentimentales", Jeanne d'Arc, l'écrivain Christine de Pisan, la révolutionnaire Olympe de Gouges. "Ici, à Dijon, je vous le dis, si je suis élue présidente de la République, Olympe de Gouges entrera au Panthéon, ce grand monument si peu accueillant aux femmes qu'il porte à son fronton « aux grands hommes la patrie reconnaissante »", déclare Ségolène Royal devant des milliers de personnes.

    "Elle rejoindra au Panthéon Marie Curie".

    Ségolène Royal rappelle qu'Olympe de Gouges, figure féminine du combat contre l'esclavage, dans sa déclaration des droits de la femme de 1791, soulignait que "si la femme a le droit de monter à l'échafaud, elle doit avoir le droit de monter à la tribune". Olympe de Gouges est morte guillotinée en 1793.

    Elle fait l'"état des lieux" des "droits à consolider pour que vive vraiment l'égalité" : lutte contre le chômage, précarité, violences, petites retraites", qui concernent "d'abord les femmes", et a rappelé des points de son pacte présidentiel comme l'accès à la contraception gratuite pour les moins de 25 ans.

    Elle confirme que si elle est élue, elle présentera au Parlement un projet de loi-cadre sur les violences faites aux femmes.

    Lire l'intégralité du discours

    RAG 34. Lovely34

    13:39 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Osez la femme, Osez Ségolène !

    Osez la femme, Osez Ségolène !

    Royal appelle les Français à oser le "changement radical" en élisant une femme

    DIJON (AP) - A la veille de la journée internationale des femmes, Ségolène Royal a appelé mercredi les Français à "oser" le "changement radical" en votant pour une femme à la présidentielle, transformant pour l'occasion la devise de la République en "liberté, égalité, sororité". Elle s'est engagée à transférer les cendres de la révolutionnaire Olympe de Gouges au Panthéon.

    "Osons cette ouverture nouvelle, osons ce changement radical! Nous sommes en train de vivre, et c'est le monde entier qui nous regarde, un moment historique", a exhorté la candidate socialiste, première femme à avoir une chance réelle d'entrer à l'Elysée. Le meeting organisé à Dijon en présence de nombreuses élues socialistes et de féministes a rassemblé près de 10.000 personnes, selon le service de presse du PS. "La femme est un animal politique comme un homme", a-t-elle relevé dans un sourire.

    Ségolène Royal s'est présentée comme le "vrai changement politique". "Je ne vous demande pas de voter pour moi parce que je suis une femme. Je suis une femme, mais avec moi le vrai changement politique, il est là, et avec moi la politique ne sera plus jamais comme avant!", a-t-elle promis. "Je suis une femme, je suis une mère et je l'assume dans ma relation au pouvoir."

    Féministe revendiquée, elle s'est adressée aux électrices. "J'en appelle à la force de leur vote pour qu'elles transforment par leur participation le monde." Sans oublier de s'adresser aux hommes dans l'assistance, "sans lesquels rien ne serait possible". "En acceptant de voter pour une femme, vous vous affranchissez vous-mêmes des vieux préjugés", les a-t-elle salués. Un clin d'oeil aux électeurs masculins qui incarnent selon elle le "nouveau féminisme, le féminisme du XXIe siècle". "Heureusement qu'il y a des hommes qui ont ouvert la voie sur la contraception, l'IVG" (interruption volontaire de grossesse), a rappelé après le meeting l'ex-ministre de la Famille, à l'origine de la pilule du lendemain dans les lycées ou du congé de paternité.

    S'inscrivant dans la lignée des féministes historiques -citant Louise Michel ou même Jeanne d'Arc-, elle s'est engagée à transférer au Panthéon, "si peu accueillant aux femmes", les cendres d'Olympe de Gouges. "Je suis venue au socialisme par le féminisme, au départ pas un féminisme bien charpenté, une sorte de féminisme instinctif qui m'a fait refuser dès l'adolescence la place faite aux femmes dans ma famille", a rappelé cette fille de militaire, qui n'a jamais adhéré à un grand mouvement féministe. Et de souligner à l'attention de ses rivaux à droite que "la bataille des femmes a toujours été liée à la bataille de la gauche et des socialistes".

    S'agaçant des doutes sur sa crédibilité, Ségolène Royal a évoqué les difficultés pour une femme à s'imposer en politique. "Ne laissons plus le doute s'insinuer dans nos têtes sur nos capacités et sur notre légitimité, sur nos compétences, sur notre carrure et sur notre stature." "La politique est un combat rude qui se mène dans un milieu brutal, et moi, je revendique la possibilité de faire de la politique autrement, à l'abri de cette brutalité", a-t-elle crânement lancé.

    Dressant un sombre tableau de la situation des femmes dans la société, elle a promis des "réformes en profondeur", dont un service public de la petite enfance ou une loi sur les violences faites aux femmes. L'occasion d'adresser un message de "reconnaissance" aux "vendeuses, caissières, secrétaires", "femmes noires, femmes blanches, femmes du Maghreb, femmes du petit matin", "si peu payées et si peu reconnues".

    Auparavant, assise au milieu du public, elle avait reçu les encouragements de ses consoeurs socialistes, de féministes et d'invitées étrangères, dont un message de la présidente du Chili Michelle Bachelet. "C'est une femme qui n'a peur de rien. Ce n'est la peine de dire 'Elle va craquer, lâcher, se fatiguer'", a prévenu Yvette Roudy, première ministre des Droits de la femme. "Nous la voulons présidente!" AP



    RAG 34. Les lolo's 34

    01:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

    07.03.2007

    Le piège des signatures : "le mezzo voce" de SARKOZY

    Attention, la campagne présidentielle est menacée par un nouveau pas en avant dans la confusion. Jusqu’ici, Sarkozy le susurrait mezzo voce. Lundi 5 mars, il déclare sur un plateau télévisé qu’il juge indispensable que Le Pen et Besancenot soient candidats. Au nom de la démocratie. L’UMP appelle les élus non membres d’un parti à leur apporter des parrainages. Toujours au nom de la démocratie. Un conseiller général de l’UMP en Seine-Maritime décide de « montrer l’exemple » en donnant sa signature à Le Pen. Il appelle ses collègues à faire de même. Et précise que s’il avait été de gauche, il aurait donné son paraphe à Besancenot ou Bové. Encore une fois au nom de la démocratie. Toute la droite, des éditorialistes du Figaro aux dirigeants de l’UMP, se met en mouvement pour permettre à Le Pen d’être candidat sans entraîner aucune réaction à gauche. Il faut dire qu’au même moment, plusieurs candidats dénoncent le soi-disant verrouillage du Parti socialiste qui refuse de leur donner des signatures. Le président de l’UMP semble en passe de réussir un sacré coup double : garantir sans susciter de réaction la présence du FN à la présidentielle tout en semant affrontement et rancœur à gauche.

    Un parti peut tout à fait décider de donner des signatures au candidat d’une autre formation. Mais c’est un mensonge de faire croire que c’est au nom de la démocratie. Lorsque Sarkozy veut donner des signatures à Le Pen, il agit en fonction de ses seuls intérêts. Son directeur de campagne ne s’en cache même pas. Il explique à ses amis UMP que les sondages réalisés en fonction de l’hypothèse où Le Pen ne serait pas candidat montrent que Sarkozy ne récupèrerait que 10% de ses voix, beaucoup moins que le report attendu dans le cas inverse. La démocratie n’est donc pour rien dans ce calcul. De toutes façons, la démocratie ne consiste pas à confier à un parti quel qu’il soit le droit de choisir ceux qui pourront se présenter à ses côtés. C’est en effet méconnaître qu’un tel soutien comporte toujours des contreparties. Le coup de pouce de Sarkozy à Le Pen ne sera pas gratuit. Le chef du FN a déjà donné des signes en ce sens (voir le A Gauche de la semaine dernière). La démocratie voudrait plutôt que l’on réforme le système des parrainages. Tout en sachant que s’il est contestable, il ne concentre pas le caractère antidémocratique de la Cinquième République. L’essentiel porte plutôt sur la réduction de la vie politique à l’élection présidentielle, quel que soit le nombre de candidats autorisés à y concourir, et sur la concentration des pouvoirs dans les mains du président, quel que soit le nombre de personnes ayant postulé à la fonction. Toutes choses qui n’ont pas été conçues par De Gaulle pour assurer la domination des partis mais bien au contraire pour diminuer leur rôle.

    A Gauche, le premier candidat à avoir annoncé qu’il demanderait des signatures à l’UMP « au nom de la démocratie » a été Olivier Besancenot. Il réagissait à la consigne donnée aux élus socialistes par François Hollande de réserver leurs signatures à Ségolène Royal. A l’époque, j’avais approuvé cette décision. Avec Jean-Luc Mélenchon, nous l’avions même souhaitée. Car les dirigeants socialistes qui souhaitaient offrir à Besancenot un paquet de signatures pour qu’il se présente le faisaient avec une stratégie bien précise : donner à la LCR les moyens de briser le rassemblement unitaire antilibéral en constitution. S’ils avaient été suivis, le PS aurait délégué à la LCR le rôle d’opposition de gauche de façon à prendre le PCF en tenailles. Ces responsables plaidaient qu’il valait mieux s’entendre avec un partenaire qui ne porte aucune exigence politique à votre égard, puisqu’il a annoncé par avance ne jamais gouverner avec vous, au détriment d’autres qui parlent de changer toute la gauche et ont encore des élus, donc des prises de guerre en perspective. A l’inverse, le refus du PS d’encourager l’éclatement poussait l’autre gauche à se rassembler. Divisés, beaucoup risquaient en effet de ne pouvoir concourir faute des 500 signatures. A l’époque personne en dehors de la LCR n’avait d’ailleurs protesté contre la décision de Hollande. Beaucoup de partisans d’une candidature commune de l’autre gauche et notamment José Bové espéraient que Besancenot serait du coup obligé de rejoindre le rassemblement in extremis faute de signatures. Là encore, il n’était guère question de démocratie.

    45000 élus sont autorisés à donner leur parrainage. La majeure partie d’entre eux est attachée à la démocratie. S’il ne s’agissait que de cela, des dizaines de candidats auraient leur compte de signatures. D’autant que seul un tiers de ces élus appartient à un parti. Mais tous font de la politique. Donner son parrainage est un acte politique. L’UMP a fait un choix politique : permettre à Le Pen d’être candidat. La gauche doit le pointer comme tel et expliquer pourquoi elle le conteste. Dès lors ses formations doivent assumer les choix et accords politiques qu’elles font de leur côté, en demandant ou en donnant des signatures à tel ou tel. Cette question ne concerne pas les seuls socialistes puisqu’elle est celle des formes et du contenu de l’union des gauches.

    François DELAPIERRE


    RAG 34. Lolo34

    13:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : François DELAPIERRE, PRS, RAG 34

    06.03.2007

    Ségolène ROYAL : "Je ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français"

    Le Monde :

    Si vous êtes élue le 6 mai, emménagerez- vous à l'Elysée?

    Je choisirai la solution la plus utile à l'exercice de ma fonction, tout en préservant ma vie de famille.


    AFP/STEPHANE DE SAKUTIN La candidate du PS Ségolène Royal, le 3 mars à Paris.

    Au pouvoir, comment conserverez-vous le lien avec le "peuple" ?

    En veillant à ne pas me laisser enfermer. Chaque semaine, je ferai en sorte de me trouver sur le terrain aux côtés des Français, ceux qui souffrent comme ceux qui réussissent. Pour avoir exercé des fonctions ministérielles et avoir vu comment marche le cœur de l'Etat, je sais qu'il faut tenir son cap avec constance, lutter aussi contre soi-même, l'inertie, la routine, la mécanique de ses propres idées, car la charge de travail est énorme et le temps passe vite.

    Vous fonctionnerez très différemment de François Mitterrand ?

    Forcément. Ce sera l'incarnation d'un changement profond de la présidence de la République, de son protocole comme de son allure. Je sais que je dois faire mes preuves plus que d'autres. Je pense qu'il est possible de concilier la grandeur de la fonction et la simplicité, exercer pleinement le pouvoir, conduire une politique étrangère conforme à notre génie national – et résister en même temps à cette tentation monarchique à laquelle la République a trop souvent cédé.

    "Avec moi", dites-vous, "la politique ne sera plus jamais comme avant…"

    Nous vivons une crise démocratique profonde. Je pense être la seule candidate à en avoir fait lucidement le constat, à m'être remise en cause sur la façon dont je faisais de la politique et dont doit se nouer le lien avec les électeurs. Les Français sont prêts à venir voter une fois de plus – une dernière fois, j'allais dire. Ils doutent du système politique et en même temps ils ont tellement envie d'y croire, tellement besoin de son efficacité, de sa capacité à sortir la France de son état de déprime. Je mesure que le rapport au temps a changé avec le quinquennat. Il faut aller vite, non seulement au début mais tout au long et jusqu'au bout. Je veux fonder mon mandat sur le principe de responsabilité.

    Comment concevez-vous le rôle de la présidente : arbitre ou super-premier ministre ?

    Ni l'un ni l'autre. Présider, c'est arbitrer, décider, mais aussi parfois entrer dans le détail. Je ne m'interdis rien dans le respect d'institutions profondément rénovées.

    Quelle forme de gouvernement mettrez-vous en place? Une équipe restreinte ? Parité homme-femme?

    Je choisirai les plus compétents. En tenant compte à la fois de l'expérience et du désir de renouvellement, en ayant naturellement la parité pour objectif. Le gouvernement devra, chaque année, rendre compte de son action et vérifier qu'il dispose toujours bien de la confiance de l'Assemblée nationale, laquelle verra son rôle de contrôle de l'exécutif renforcé.

    Une équipe 100 % PS ?

    Tous ceux qui se reconnaîtront dans le pacte présidentiel auront vocation à rejoindre le gouvernement et la majorité présidentielle. Je souhaite qu'elle soit la plus large possible.

    Des ministres de la société civile ?

    Il est bon qu'un responsable politique se soit confronté au suffrage universel. L'exercice d'un mandat électif change la façon de voir la réalité. Il donne une expérience irremplaçable. Il vous rend solidaire d'une majorité et vous donne le sens du débat parlementaire et celui si essentiel de rendre des comptes. Tout cela ne s'improvise pas.

    Comment transformez-vous l'écoute en action ?

    En concevant le pouvoir comme un mandat. Et en faisant de mon pacte présidentiel la traduction de cette volonté. Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d'argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. J'ai horreur des gaspillages et du temps perdu. Je n'ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français. Je suis d'une indépendance d'esprit totale. Et si je respecte le Parti socialiste, auquel je suis fière d'appartenir, je suis suffisamment autonome pour ne me laisser enfermer dans aucun dogme, comme je l'ai maintes fois prouvé.

    Quels dogmes ?

    Le pacte présidentiel est neuf et tire les enseignements du passé. Par exemple, la réconciliation des Français avec les entreprises. Ou l'urgente nécessité d'insuffler à notre pays le sens des compromis sociaux, à partir d'un syndicalisme puissant et rénové. Il est temps que la France sorte des logiques d'affrontement pour aller vers des logiques de dialogue et construise des cercles vertueux. A chaque fois qu'on défend les droits, il faut rappeler les devoirs et construire une société solidaire qui est le contraire de l'assistanat. A chaque fois que l'on veut distribuer, il faut dire comment produire plus et mieux. Il faut investir dans la qualité du travail pour en donner à plus de salariés.

    C'est résolument social-démocrate ?

    Je n'ai pas besoin d'étiquette. Je suis dans le socialisme du XXIesiècle.

    Quelles seraient vos premières mesures dans les cent jours de votre arrivée au pouvoir ?

    La bataille pour l'emploi des jeunes sera ma première priorité. En aidant les petites et moyennes entreprises (PME) à les recruter. Je lancerai tout de suite les emplois-tremplins. Je dispose d'un levier majeur, les régions, qui se sont déjà mobilisées : parmi les candidats, je suis la seule à proposer de les faire avancer dans le même sens que l'Etat. Les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises seront redéployés, pour supprimer les effets d'aubaine et les concentrer sur les PME qui innovent et qui exportent.

    Le deuxième acte, pour relancer l'activité par le pouvoir d'achat, sera la convocation immédiate de la conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux : hausse du smic, relèvement des bas salaires avec le souci de ne pas écraser l'échelle des salaires. J'ai entendu les inquiétudes des salariés juste au-dessus du smic qui doivent aussi avancer. Les petites retraites seront revalorisées. Un état des lieux sera fait sur la dégradation du système de santé.

    Le troisième concernera la préparation de la rentrée scolaire. Le rétablissement des emplois qui ont été supprimés dans l'éducation nationale permettra de diminuer le nombre d'élèves par classes et d'autoriser des expérimentations pédagogiques pour prendre en charge les élèves les plus difficiles. La culture fera une entrée massive à l'école. Sur tout cela, l'organisation d'Etats généraux en définira les contours avec les enseignants, auxquels je garantirai la reconnaissance de la Nation.

    L'excellence environnementale se traduira par le moratoire immédiat des OGM en plein champ, des incitations fiscales aux particuliers pour les énergies renouvelables et des actions énergiques contre la pollution de l'eau. Enfin, le premier texte de loi sera la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes.

    La réforme institutionnelle – limitation du cumul des mandats, réforme du Sénat, suppression du 49-3, introduction d'une part de proportionnelle, jurys citoyens, place de l'opposition – sera soumise aux Français à l'automne par voie référendaire.

    Demanderez-vous le remboursement des aides publiques aux actionnaires privés d'Airbus qui se désengagent comme Lagardère ?

    Oui, si un profit spéculatif a été enregistré juste avant que ne soient révélées les difficultés de l'entreprise. Il faut aussi repenser la question du comportement des dirigeants, en particulier au regard de leur rémunération et des conditions dans lesquelles ils partent après avoir échoué. Il y a des pratiques qui nourrissent une colère sociale profonde et légitime.

    Que direz-vous à la chancelière allemande, Angela Merkel, à propos d'Airbus ?

    Je vais d'abord écouter son point de vue. Et chercher avec elle un diagnostic commun et des solutions industrielles. La chance que nous avons c'est qu'elle a une approche très pragmatique et que je n'ai pas été impliquée dans les décisions antérieures. Nous pouvons avoir un regard neuf. Quand les intérêts des peuples et des salariés sont en jeu, il faut faire de la diplomatie autrement.

    En politique industrielle, c'est la Commission européenne qui a autorisé les Canadiens à racheter Pechiney et qui a supervisé le sauvetage d'Alstom… On ne peut pas continuer à gérer les dossiers industriels au niveau européen uniquement sous l'angle de la concurrence. Il faut fixer un autre mandat à la Commission. L'emploi, le développement des territoires et la sauvegarde de nos technologies doivent être des critères déterminants pour apprécier les fusions.

    Vous voulez modifier les statuts de la Banque centrale européenne (BCE), mais Mme Merkel s'y oppose…

    Rien n'est jamais figé. Par sagesse et envie de régler les problèmes, je refuse le tout ou rien. Il me semble qu'elle aussi. Nul ne peut être opposé au fait qu'une banque centrale doive être aussi au service de la croissance et de l'emploi, sans affecter la valeur de la monnaie. On peut rassembler l'Europe sur ce double objectif. Tout est question de méthode. Les Polonais sont très libéraux et leur ambassadeur me disait qu'il n'était pas possible d'avoir une charte sociale. Je lui ai dit que son pays avait voulu affirmer dans la Constitution européenne les racines chrétiennes dans l'Europe et que les textes chrétiens défendent le respect de la personne humaine, la lutte contre la misère, le droit pour chaque famille de vivre dignement. Qu'est-ce d'autre sinon d'avoir droit à un salaire correct, un accès à la santé? Il ne m'a plus rien répondu. Il faut s'appuyer sur les convictions dans le respect des identités et montrer que le chemin que doit prendre l'Europe n'est pas antinomique. Voilà comment je conçois la diplomatie.

    Quels changements doivent être apportés au traité constitutionnel pour que les Français puissent le ratifier ?

    Il faut d'abord renouer le lien de confiance, entre la présidence de la République et le peuple français, par rapport à son vote précédent. Je pense être la seule à le faire, ne serait-ce que parce que j'ai dans mon équipe des responsables qui ont voté oui et non. Ensuite, il faut renouer avec les autres dirigeants d'Europe. La France est malmenée, pour ne pas dire humiliée dans les instances européennes après avoir donné des leçons à tout le monde. Il y a un travail considérable à accomplir dans le cadre de relations interpersonnelles pour renouer cette confiance. Je suis une Européenne convaincue, et en même temps j'ai compris le sens du non, en particulier du non des jeunes : la réponse à leurs problèmes immédiats ne pouvait pas être incarnée par ce qu'on leur proposait.

    Il va falloir faire cette Europe par la preuve. Lorsqu'on aura réduit le chômage, quand l'Europe prouvera qu'elle parvient à se protéger contre les règles destructrices et illégales du commerce mondial, et les délocalisations, alors le regard changera. L'Europe doit lancer les chantiers mille fois annoncés mais jamais réalisés dans la recherche, l'énergie, la santé et l'enseignement supérieur. Mon intention est de passer par les pôles de compétitivité. Nous nous faisons une guerre économique interne alors que nous sommes en passe de nous faire dépasser par l'Inde et la Chine. Avant on délocalisait des t-shirts. Maintenant c'est Alcatel. Les gens ont peur. Nous avons un gouvernement inerte. Je veux mener cette bataille économique pour la France.

    Vous ne faites rien à propos des traités européens ?

    Si. Mais il n'est pas possible de revenir devant le peuple avec le même texte. Les parties un et deux, sur les institutions et la Charte des droits fondamentaux n'ont pas fait vraiment débat en France. Il faudra revoir la partie trois. Je propose à la place un protocole traitant des politiques nouvelles, du progrès social, des services publics et de l'environnement. Il faudra faire preuve d'humilité et de conviction comme me l'a dit Jacques Delors, que je consulte à ce sujet.

    Ce protocole se substituerait à la partie 3 de la Constitution ?

    Oui, mais plutôt que de parler de Constitution, parlons de traité. L'Europe a besoin, pour avancer à nouveau, de deux jambes : des institutions plus politiques et plus efficaces, et des actions communes pour préparer l'avenir.

    Le protocole serait porteur de droits ?

    Oui, même s'il faut des transcriptions en droit interne. Les idées progressent, même si c'est difficile de faire accepter par tous le respect impératif des principes liés aux droits sociaux.

    Quand prévoyez-vous un référendum sur le nouveau traité européen ?

    Il faut avoir réglé la question avant les élections pour le Parlement européen de juin 2009, ou au plus tard le même jour. Je suis prête à consulter de nouveau les Français, mais je demande qu'entretemps l'Europe fasse ses preuves sur les politiques communes et sur le social. C'est un délai très court. Mais c'est ainsi que l'Europe a toujours avancé.

    Si le référendum est négatif, démissionnerez-vous ?

    Non. S'il est bien préparé, afin de rassembler ceux qui se sont hier divisés, il n'y aucune raison d'échouer. Je suis même très optimiste.

    Avec la fin du mandat de M. Chirac, son immunité pénale tombe. Faites-vous une amnistie, une grâce ou laissez-vous faire la justice ?

    Il existe en démocratie un principe très simple : l'indépendance de la justice

    Propos recueillis par Arnaud Leparmentier, Isabelle Mandraud et Caroline Monnot

    RAG 34. Lolo34

    11:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

    05.03.2007

    Airbus s'invite dans la visite de Ségolène Royal en Allemagne

    PARIS (Reuters) - En Allemagne ces lundi et mardi, Ségolène Royal s'est engagée à discuter de l'avenir d'Airbus avec la chancelière Angela Merkel, qu'elle rencontre le jour où les salariés d'EADS, la maison mère d'Airbus, appellent à la grève.

    François Hollande, premier secrétaire du PS, a expliqué que la candidate française lancerait à cette occasion un appel aux Etats européens pour qu'ils assument leurs responsabilités dans le dossier et aident à stabiliser le capital d'EADS.

    Première postulante à l'Elysée à rencontrer les syndicats d'Airbus, Ségolène Royal a promis en fin de semaine un moratoire sur le plan de restructuration "Power 8", qui prévoit la suppression de 10.000 emplois dont 4.300 en France, où sont installées quatre usines de l'avionneur européen.

    Fustigeant "l'aquoibonisme" du gouvernement Villepin - "il y a toujours une façon de résister, de dire non", a-t-elle estimé samedi dans le Gers - elle a assuré qu'en cas de victoire à l'élection présidentielle, "l'Etat interviendra pour recapitaliser et redéfinir le pilotage industriel".

    A la tête d'un groupe de huit présidents de régions socialistes, elle a suggéré que les régions françaises concernées puissent entrer au capital d'EADS, sur le modèle de ce qu'on fait les Länder allemands.

    Soigneusement préservé, l'équilibre franco-allemand dans le capital d'EADS s'établit à 22,5% chacun - 15% pour DaimlerChrysler, 7,5% pour un consortium comprenant des investisseurs privés, la banque fédérale allemande de développement KfW et des Länder, 15% pour l'Etat français et 7,5% pour Lagardère.

    Angela Merkel a jugé la semaine dernière que le plan "assur(ait) une répartition équilibrée des risques et des opportunités". Ségolène Royal ne s'est pas clairement prononcée sur la répartition des efforts entre la France et l'Allemagne pour redresser la situation.

    "MINI-TRAITÉ" OU TRAITÉ PLUS SOCIAL

    La candidate de gauche a critiqué le gouvernement français, qu'elle juge "responsable de ce désastre", et son adversaire de l'UMP, Nicolas Sarkozy, toujours qualifié de "candidat de la droite sortante", qu'elle accuse de préparer un "Etat impotent".

    Un thème repris dimanche par François Hollande, qui a opposé sur Canal+ le choix d'"une grande entreprise européenne avec des capitaux publics mais aussi des capitaux privés" à celui du "désengagement des Etats", prôné selon lui par Nicolas Sarkozy.

    Attendue lundi soir à Berlin pour une réunion publique avec des expatriés français, Ségolène Royal doit déjeuner mardi avec le vice-chancelier social-démocrate Franz Müntefering, qui est également ministre du Travail et des Affaires sociales, avant son entrevue avec Angela Merkel, qui a rencontré Nicolas Sarkozy mi-février.

    La rencontre survient moins de 48 heures avant le Conseil européen de printemps, jeudi et vendredi à Bruxelles, et à trois semaines des célébrations du 50e anniversaire du Traité de Rome, qu'Angela Merkel, dont le pays occupe la présidence tournante de l'Union européenne jusqu'en juin, veut marquer par l'adoption d'une "Déclaration de Berlin", définissant les contours de l'Europe de demain.

    Favorable à un référendum en France sur un nouveau traité constitutionnel, quand Nicolas Sarkozy entend privilégier la voie parlementaire, Ségolène Royal devrait confirmer qu'elle s'inscrit dans le calendrier défini par les dirigeants européens.

    Ces derniers souhaitent parvenir à une esquisse de compromis en juin, un accord fin 2008 sous présidence française et une ratification avant les élections européennes de juin 2009.

    La candidate française insiste également sur un volet social plus affirmé dans le nouveau texte, Nicolas Sarkozy préférant se concentrer sur un "mini-traité" institutionnel.

    Pour relancer la construction européenne, après les "non" français et néerlandais, "je suis prête à prendre des risques politiques", déclarait-elle mi-janvier à Luxembourg après une rencontre avec le Premier ministre luxembourgeois et président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker.

    RAG 34. Les lolo's 34

    16:41 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, ROYAL, RAG 34

    04.03.2007

    Ségolène ROYAL : ce que j'ai dit sur les OGM...

    « La question environnementale est étroitement liée à la question démocratique »

    Quand il y a un mensonge dans le domaine de l'environnement, alors il y a une régression environnementale. Dans tous les mensonges qui nous ont été racontés sur le nuage de Tchernobyl, sur l'amiante, sur les maladies professionnelles, on sait qu'aujourd'hui, en France, il y a trois millions de salariés exposés à des risques industriels liés à l'environnement. Tous les mensonges ont été dits sur la pollution des sols avec les déchets industriels. Tous les mensonges sont dits sur les OGM. »
    Rennes, 29 juin 2006

    « Je considère que le droit de propriété, en effet, doit être respecté, mais, en même temps, je comprends qu’il y ait des gestes de provocation lorsque le débat public n’a pas lieu.
    Il y a aujourd’hui plusieurs pays européens qui interdisent les OGM en pleins champs. Plusieurs milliers de communes, en France même, des départements, des régions dont la mienne, parce que nous considérons que sur ce problème-là toute la clarté n’a pas été faite sur les relations entre les OGM, la santé publique, sur la dissémination que provoquent les OGM en pleins champs sur d’autres types de cultures… Le modèle d’agriculture intensive poussé à l’extrême provoque désormais des dégâts dont chacun prend conscience, en termes d’usage excessif de la ressource en eau, alors que les épisodes de sécheresse se multiplient, en termes de pollution des sols et des nappes par les pesticides et les nitrates, et en termes d’atteinte à la santé qui en découlent. Et face aux menaces environnementales découlant des OGM, il est urgent d’appliquer strictement le principe de précaution »
    France 2, 6 novembre 2006

    Les citoyens ont droit à une information transparente, qu’on leur refuse aujourd’hui

    « Ségolène ROYAL demande au Premier Ministre, de prendre les dispositions pour que les graines de maïs trans-géniques cultivées en France en dehors de tout contrôle soient consignées pour éviter leur mise sur le marché. Elle demande également que des vérifications soient faites, sans tarder avant la récolte, pour s’assurer que les pollens de ces maïs OGM n’ont pas pollué les cultures voisines. La pollution génétique se poursuit avec des effets qui peuvent être irréversibles sur l’environnement. Enfin, elle exige que la transparence de l’information à l’égard du public soit respectée. Ségolène Royal demande donc la publication immédiate de la localisation des cultures OGM. »
    Communiqué de presse de la Région Poitou-Charentes, 8 Septembre 2005

    Ne pas tomber dans l’obscurantisme

    « Notre opposition aux essais d’OGM en plein champ (…) ne procède naturellement d’aucun obscurantisme hostile à la science mais d’un principe de responsabilité à la fois alimentaire et économique. (…) Dans ce domaine comme dans d’autres, la droite, qui diffère d’année en année la transposition d’une directive européenne de bon sens [de 2002 sur la transparence des essais d’OGM], préfère malheureusement le culte du secret au choix de la transparence. Pourtant, de nos jours, la candeur scientiste du 19ème siècle n’est plus de mise et la vraie modernité consiste à se poser à temps les bonnes questions en n’abandonnant pas aux experts et aux lobbys le monopole de décisions qui concernent toute la société. »
    Université d’été d’Attac, 25 août 2006

    Les OGM peuvent devenir un atout pour les pays du Sud. Encore faudrait-il que les recherches portent plus souvent sur la lutte contre la sécheresse et moins sur la résistance aux herbicides.
    « Il ne faut pas tomber dans l’obscurantisme qui consiste à arrêter toutes les recherches. Il faut aussi poser la question de l’impact de l’utilisation des OMG sur les rapports Nord-Sud. »
    Ikono, juillet 2006

    « Transposer en droit interne le principe de précaution parce que les impacts des OGM sur la santé n'ont pas été rendus publics »

    « La loi française est mal faite et devra transposer en droit interne le principe de précaution parce que les impacts des OGM sur la santé n'ont pas été rendus publics. »
    Rennes, 29 juin 2006

    Le moratoire européen sur l'importation et la culture doit être respecté

    « Il faut maintenir le moratoire, tant que la totalité du problème des OGM n’a pas été mise à plat. L’Europe a toujours joué un rôle d’évolution en matière environnementale. Il serait paradoxal que, sur la question des OGM, l’Europe ait une posture de régression par rapport aux attentes des territoires. »
    Le Monde, 7 mai 2004

    « En matière de culture OGM, il est grand temps que nous transposions en droit français la réglementation européenne. Nous devons aller au-delà, à l’instar de nos voisins grecs et autrichiens, en interdisant les OGM en plein champ pour préserver l’agriculture conventionnelle et le développement de l’agriculture biologique. Je suis en accord avec les positions avancées sur les OGM et j’ai détaillé les mesures que je propose au chapitre « agriculture. »
    Il serait utile, pour la sérénité du débat sur ce sujet difficile et très polarisé, d’insister sur la distinction qui doit être faite entre l’utilisation des biotechnologies en milieu confiné à des fins médicales - dont les efforts de recherche doivent être soutenus - et l’utilisation agronomique en milieu ouvert - qui doit être fortement réglementée au titre du principe de précaution.
    Lettre à Nicolas Hulot, 5 janvier 2007

    Il faut interdire la culture en plein champ, qui risque de provoquer une dissémination non contrôlée des pollens et des gènes

    (En réponse à la question : « Vous avez interdit la culture des OMG à l’air libre en Poitou-Charentes. Est-ce une mesure qu’il faut étendre à l’ensemble de la France ? ») « Oui, bien sûr, au nom du principe de précaution, et parce que la dissémination des OMG a un impact qui n’est pas totalement maîtrisé. Il peut y avoir aujourd’hui des cultures OMG en plein champ, sans même que les maires ou les habitants soient en soient informés. »
    Ikono, juillet 2006

    La politique de la Région Poitou-Charentes :

    « Un de mes objectifs est de faire de la région une zone d’excellence dans le domaine environnemental. Poitou-Charentes va ainsi devenir un territoire encourageant le développement de l’agriculture bio ou labellisée, ou de production de qualité, et les OGM sont incompatibles avec cet objectif. Donc, la région se déclare opposée à tout essai public ou privé d’OGM. »
    Déclaration au Conseil régional de Poitou-Charentes, 2 avril 2004

    Et les Faucheurs volontaires ?

    « Non seulement, il y aura une mesure de grâce [pour les Faucheurs volontaires] mais il y aura la transcription en droit français du principe de précaution qui nous autorisera à interdire les OGM en plein champs. La question des OGM est symptomatique de la gestion environnementale du gouvernement de droite, parce qu’elle s’appuie sur le secret. »
    Lens, 16 septembre 2006

    RAG 34. Les lolo's 34

    10:23 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : OGM, agriculture, environnement

    03.03.2007

    Ségolène Royal appelle à une riposte sociale sur Airbus

    PARIS (Reuters) - Ségolène Royal et d'autres candidats de gauche à l'Elysée appellent à une riposte sociale contre le plan de restructuration d'Airbus, qui se traduira notamment par la suppression de 10.000 postes.

    Dans une interview publiée samedi par la Dépêche du Midi, Ségolène Royal réaffirme son intention de décréter un moratoire sur le plan Power 8 en cas de victoire à la présidentielle et d'intervenir pour recapitaliser l'entreprise.

    "Si je suis élue, après un moratoire sur Power 8, l'Etat interviendra pour recapitaliser et redéfinir le pilotage industriel en veillant à maintenir le tissu des PME sous-traitantes qui seront les grandes victimes de Power 8", déclare-t-elle.

    L'intersyndicale d'Airbus a appelé les salariés à la grève mardi prochain et à manifester sur les différents sites du groupe en France, notamment à Toulouse.

    De leur côté, le Parti socialiste et d'autres formations de gauche tentent d'installer la bataille de l'emploi dans la campagne présidentielle.

    José Bové appelle l'ensemble des candidats et candidates de gauche à se réunir pour préparer une journée nationale d'action contre les "ravages du néo-libéralisme" et les suppressions d'emplois annoncées par EADS et Alcatel.

    "Une fois de plus, les salarié-e-s sont utilisé-e-s comme variable d'ajustement dans une course aux profits éperdue", écrit le candidat altermondialiste dans un communiqué.

    Soulignant qu'EADS est "largement bénéficiaire", il estime que "ses actionnaires (au premier rang desquels Daimler-Chrysler, l'Etat français et Lagardère) n'assument aucune de leurs responsabilités économiques et sociales."

    "L'ETAT DOIT INTERVENIR"

    Ségolène Royal a, la première, préconisé une solution alternative, notamment en proposant que les régions françaises concernées par les licenciements d'Airbus puissent "entrer au capital d'Airbus comme le font les Länder allemands".

    La candidate socialiste a rencontré vendredi soir à Pau l'intersyndicale d'EADS. Ses concurrents UMP et UDF, Nicolas Sarkozy et François Bayrou, doivent en faire autant lundi, le premier en début d'après-midi et le second à midi, a-t-on appris de source syndicale.

    Selon Le Monde daté du 4 mars, la candidate socialiste a développé "à cinq reprises" avec les syndicalistes l'idée "d'organiser la riposte" pour s'opposer aux suppressions d'emplois.
    "L'Etat peut et doit intervenir dans la crise d'Airbus", insiste Ségolène Royal dans la Dépêche du Midi. "C'est la suite de mauvaises décisions et d'un management défaillant de la part des dirigeants et du gouvernement qui n'a pas tenu son rang d'Etat actionnaire."

    La veille, à Mont-de-Marsan, Ségolène Royal avait déjà affirmé que le gouvernement était responsable du "désastre" chez Airbus et avait une nouvelle fois attaqué ses adversaires de l'UMP et de l'UDF.

    "L'annonce catastrophique est là : suppression de 10.000 emplois en Europe, 4.000 en France. L'actuel gouvernement est responsable de ce désastre", avait lancé la candidate socialiste devant 6.000 militants réunis à l'Espace François-Mitterrand.

    "Si les Français nous font confiance, nous remettrons totalement à plat le dossier Airbus", a affirmé la candidate socialiste, promettant qu'en cas de victoire "l'Etat actionnaire assumera tout son rôle et exigera des anticipations".

    Le plan "Power 8" prévoit de supprimer 4.300 emplois en France, 3.700 en Allemagne, 1.600 au Royaume-Uni et 400 en Espagne, dont la moitié chez les sous-traitants et parmi le personnel intérimaire.

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    22:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, ROYAL, RAG 34

    Royal se saisit du dossier Airbus en exploitant la puissance des régions PS

    PAU (AFP) - La candidate socialiste à la présidentielle, Ségolène Royal, s'est saisie avec ardeur du dossier Airbus, vendredi avec ses collègues présidents PS des régions, face à ce qu'elle a appelé "l'inertie gouvernementale" devant le plan de suppression de 10.000 emplois du constructeur aéronautique.

    En campagne depuis jeudi dans le Sud-Ouest, terre natale d'Airbus, Mme Royal a rencontré, pendant une heure et demi dans la soirée, l'intersyndicale d'Airbus, juste après une réunion publique à Pau, exprimant son "soutien" à la journée d'action programmée mardi.

    Au terme de cet échange approfondi auquel la presse a pu assister, Mme Royal a annoncé la création par les huit régions concernées par l'aéronautique (toutes PS), et "avec l'intersyndicale" d'Airbus, d'"un groupe stratégique" chargé d'examiner "des alternatives industrielles" au plan de restructuration Power8 de l'avionneur.

    Selon la présidente du Poitou-Charentes, les régions pourraient, "comme l'ont fait les laender allemands", aller "jusqu'à une entrée dans le capital d'Airbus si cela peut se révéler utile à la stabilisation du capital" de l'entreprise. "Il faut organiser la riposte, dans l'intérêt même de l'entreprise. Les régions ont décidé de servir de contre-pouvoir mais dans un sens positif", a-t-elle commenté.

    L'initiative des régions, a ajouté Ségolène Royal, est à la fois "une façon de dénoncer l'inertie gouvernementale" et d'"obliger le gouvernement à se positionner".

    Jeudi à Mont-de-Marsan, la candidate PS s'était alarmée du "séisme industriel" que constitue à ses yeux le plan de restructuration avalisé par les Etats actionnaires (France, Allemagne, Espagne) d'EADS, la maison-mère d'Airbus. Selon Ségolène Royal, "l'actuel gouvernement est responsable de ce désastre". "Il n'y a qu'en France qu'on voit ça. Il y a de quoi se mettre en colère, les choses ont été laissées à vau-l'eau", s'est-elle indignée devant la presse, entre deux réunions publiques vendredi à Anglet et Mourenx (8.000 habitants), la cité du gaz de Lacq où 2.500 personnes s'étaient rassemblées sur la place François Mitterrand.

    Son équipe a passé une partie de la journée à organiser le rendez-vous avec l'intersyndicale, qui s'est déroulé avec la participation active des présidents des régions Midi-Pyrénées, Martin Malvy, et Aquitaine, Alain Rousset. Les deux hommes animeront le groupe de travail sur les solutions de rechange au plan Power8.

    "On est dans un système sur lequel il faut que toute la lumière soit faite: comment se fait-il qu'une entreprise qui a des commandes pour cinq à six ans soit obligée de procéder à des annonces très traumatisantes", s'est demandée Ségolène Royal après avoir vu les syndicats.

    Dès vendredi matin, M. Malvy avait évoqué une prise de participation dans Airbus, une initiative qui nécessite un décret en Conseil d'Etat. Si le gouvernement nous fait cette objection, "c'est que la France n'est plus capable de rien faire", a-t-il averti devant les syndicats.

    Mme Royal compte aborder le dossier Airbus lors de sa rencontre avec la chancelière allemande Angela Merkel, mardi à Berlin. Elle a critiqué le système de la "gouvernance bicéphale, une source d'inefficacité". "Je ne suis pas sûre que l'esprit européen l'ait toujours emporté", a-t-elle ajouté, accusant le gouvernement français d'avoir confondu "son rôle d'actionnaire" avec "le pilotage politique" de l'entreprise.

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    12:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, ROYAL, RAG34

    Les difficultés d’Airbus : une nouvelle confirmation qu’il fallait dire "non" au Traité constitutionnel européen


    Laurent Fabius chargé des questions internationales au sein de l'équipe du pacte présidentiel a répondu ce jeudi aux questions de Nicolas Demorand et des auditeurs de France Inter.

    Sujets abordés : Bayrou, Airbus, Darfour,etc.

    Ecouter, télécharger l'émission

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    12:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, FABIUS, RAG 34

    02.03.2007

    Ségolène Royal : Le choix du 6 mai est entre “un Etat impotent” et “un Etat fort”

    MONT-DE-MARSAN, 1 mars 2007 (AFP) - Ségolène Royal, candidate PS à l’élection présidentielle, a affirmé jeudi à Mont-de-Marsan que les Français auraient à choisir le 6 mai entre “un Etat impotent”, incarné selon elle par la droite, et “un Etat fort qui assume ses responsabilités”. S’exprimant sur le dossier Airbus devant une salle comble, la candidate a critiqué “un premier ministre qui affiche officiellement une posture volontariste et un ministre-candidat qui affirmait en début de semaine - mais, paraît-il, ça évolue - que tout cela n’est pas de la responsabilité d’un homme politique et que l’Etat ne peut rien faire”. Elle visait, sans citer leur nom, Dominique de Villepin et Nicolas Sarkozy respectivement. “Non seulement l’Etat peut faire, mais il doit faire”, s’est écrié Ségolène Royal sous les vifs applaudissements de 5.000 personnes massées dans l’Espace François Mitterrand, et de quelques milliers
    d’autres à l’extérieur.

    Selon la candidate socialiste, “l’enjeu de cette élection est sur un choix clair entre un Etat impotent, un gouvernement impuissant, et un Etat fort qui assume ses responsabilités”. “Avec moi, l’Etat sera fort, l’Etat sera juste, l’Etat sera à sa place”, a-t-elle ajouté. Toujours à propos d’Airbus et de sa maison-mère EADS, Mme Royal a accusé “ce gouvernement de droite” d’avoir “scandaleusement déstabilisé l’entreprise par des nominations politiques”, critiquant nommément l’ex-co-président d’EADS Noël Forgeard. “L’actuel gouvernement est responsable de ce désastre” parce qu’il “n’a pas permis à l’Etat d’exercer la vigilance indispensable (et) a
    tardé à réagir aux problèmes de fabrication” de l’A380, a-t-elle poursuivi. Mme Royal a aussi critiqué, sans le nommer, Arnaud Lagardère, cet “actionnaire qui a commencé à se désengager” d’EADS et que le gouvernement doit “remettre devant ses responsabilités à l’égard des territoires où il est installé”. Elle a à nouveau demandé que “les Etats recapitalisent de façon stable” l’entreprise, et que l’on fasse “prévaloir la stratégie industrielle sur la logique financière”, notamment par “le maintien du potentiel recherche-développement en Europe”.

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    08:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL, ROYAL, RAG 34

    Airbus : moratoire et capital public pour un nouvel élan

    Le groupe Airbus vient de confirmer l’annonce d’une suppression de 10.000 emplois, dont 4.300 en France, dans le cadre du plan Power 8.

    Le Parti socialiste juge inacceptables les conséquences de cette véritable purge pour les salariés, comme pour l'avenir de l'entreprise, qui y perdra une partie de ses savoir-faire.
    Il est urgent de revenir à un projet industriel pour Airbus. Le Parti socialiste demande donc un moratoire sur les suppressions de poste et les cessions de sites, préalable indispensable à une remise à plat de la gestion de l'entreprise.

    Il souhaite le renforcement du rôle et de la place des États actionnaires pour suppléer aux actionnaires privés défaillants par des apports de capitaux publics sur la base d'un projet industriel européen cohérent et ambitieux.

    Il rappelle son inquiétude sur la politique monétaire poursuivie par la BCE conduisant à une parité euro-dollar fortement défavorable à Airbus, qui supporte ainsi des coûts 30% plus élevés que ses concurrents situés en zone dollar.

    D'autre part, il ne peut être question d’exonérer la droite de ses responsabilités dans les difficultés rencontrées aujourd'hui par EADS et Airbus. Qu'il s'agisse du dossier de la SOGERMA, de l'affaire Clearstream ou de la bataille sans merci pour faire nommer Noël FORGEARD à la direction du groupe, avec le succès que l'on sait, la droite n'a rien fait pour soutenir le groupe quand elle n'a pas tout fait pour compliquer sa tâche.

    Enfin le Parti socialiste souligne le rôle essentiel joué par les organisations représentatives du personnel dans la procédure de veille et d'alerte indispensable à la prévention de ces drames industriels et sociaux.
    Il renouvelle sa proposition de voir les salariés représentés en tant que tels dans les conseils d'administration des entreprises, pour y prendre la juste place qui correspond à leur contribution à la création de valeur.

    Communiqué d'Alain VIDALIES,
    Secrétaire national aux entreprises.

    RAG 34. Lolo34

    08:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : AIRBUS, VIDALIES, RAG 34

    01.03.2007

    Présidentielle : "Avant qu’il ne soit trop tard".

    Le Nouvel Observateur publie, dans son numéro daté jeudi 1er mars, un texte signé par plus de 150 intellectuels qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance".

    Le texte de l'appel

    "Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.

    Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.

    Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.

    Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.

    Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.

    Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.

    Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.

    Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."

    La liste des signataires


    Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien. Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Sylvian Coudène, pianiste, Dir. Ecole de musique. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne. Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur. Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène. Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur. Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.

    RAG 34. Les lolo's 34

    18:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    J-53 : Pour vous, c'est speed, valium ou vitamine C ?

    VU A LA TELE ! Ayez confiance... Bayrou lundi soir a bien failli nous endormir. A RAG 34, on s'est entre-nous, longuement pinçés pour ne pas succomber à sa pomme empoisonnée, en attendant Voynet, Bové : un bol d'air quoi ! Si agaçés aussi, que nous étions presque partisans pour un réveil brutal avec Laguiller ou Besancenot (pas invité).... Pour tout dire, quel violent soporifique !

    Bayrou l'orléaniste à la sauce Giscard du 1 français sur 2 ! C'est définitivement le même fumet : ni droite, ni gauche, pour que chaque fois nos voix finissent invariablement à l'UDR au RPR. Plus récemment pour les plus jeunes qui ne savent pas encore l'histoire, à l'UMP et pire au MPF ! Allez, venez Milord... Que t'étais triste, bonhomme !

    Des questions à poser oui, mais peu de réponses. D'un côté la supercherie, de l'autre l'escroquerie... Faîtes votre choix, rien ne va plus !

    Alors, on a repris des vitamines et choisi de rester sur la Terre.

    Vitamine C : c'est Ségolène Royal qui se pliait en 4 pour nous sur France Inter, ce matin.

    L'invité d'inter :



    Ségolène les vidéos à voir : préparation de la revue de presse, et revue de presse

    Ecoutez l'intégralité de l' émission

    RAG 34. Les lolo's 34

    11:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Plus de 150 intellectuels s'engagent pour Ségolène Royal

    Plus de 150 intellectuels s'engagent pour Ségolène Royal


    PARIS (Reuters) - Plus de 150 intellectuels appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d'arrogance", pour "une gauche d'espérance", dans un texte à paraître dans l'hebdomadaire Le Nouvel Observateur.

    "Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s'apercevoir que l'élection présidentielle s'est faite sans nous, malgré nous", écrivent-ils.

    "Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée", ajoutent-ils.

    Les signataires estiment que jamais un candidat de droite comme Nicolas Sarkozy, "candidat de la peur", "n'aura à ce point symbolisé la régression sociale."

    "Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial", écrivent-ils. "Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l'espérance."

    Parmi les signataires, figurent le réalisateur Jacques Audiard, l'écrivain Philippe Besson, le metteur en scène Patrice Chéreau, la psychanalyste Antoinette Fouque, l'historien Jacques Julliard, Ariane Mnouchkine, metteur en scène, le comédien Michel Piccoli, Benjamin Stora, historien, Philippe Torreton, comédien.

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    09:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    28.02.2007

    Ségolène ROYAL : Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes.

    Ségolène Royal a signé à Clichy-sous-Bois le "contrat social et citoyen" proposé aux candidats à la présidentielle par le collectif AC le feu, créée dans la foulée des violences urbaines de 2005.

    Ce pacte, rédigé sur la base des doléances récoltées en 2006 dans 120 villes de France par le collectif AC le feu, né à Clichy-sous-Bois après les violences urbaines de novembre 2005, comporte 105 propositions "concrètes" sur neuf thèmes comme l'emploi, les discriminations, le logement, l'insécurité.

    La candidate socialiste laisse de côté une vingtaine de propositions qui lui semblent "irréalisables" ou dont la rédaction pose problème.

    Accueillie chaleureusement aux cris de "Ségolène présidente" par les habitants du quartier, elle déclare: "Vous faites partie intégrante de la nation". Elle assure que son "grand chantier présidentiel sera la réussite des quartiers populaires".

    "Vous n'êtes pas un problème mais une partie de la solution à nos problèmes"."J'ai envie que vous réussissiez. J'ai besoin de vous dans cette nouvelle France qui se lève. J'ai confiance en vos talents, vos générosités. Vous pouvez faire beaucoup pour la France",

    "Il faut de l'espoir mais il n'y aura pas d'"assistanat" et de "tutelle". "Il faut vous demander ce que vous vous pouvez faire. Je m'appuie sur votre énergie, c'est ça mon exercice du pouvoir».

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    10:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

    Présidentielle : Pour qui votent les enseignants

    On le savait mais le sondage IFOP pour Le Monde de l'éducation et la Chaîne parlementaire-Assemblée nationale le confirme : entre la gauche et les profs, la mécanique est grippée. Surprise : le candidat centriste talonne la candidate socialiste qui paie son style direct de début de campagne. On l'ignorait mais on le découvre : Royal inquiète quand Bayrou rassure. Dans l'entretien qu'elle nous a accordé, Ségolène Royal adoucit son propos et fixe les règles d'un nouveau donnant, donnant : plus de moyens en échange de libertés nouvelles.

    Sondage

    Pour qui votent les enseignants

    Au premier tour, les enseignants voteraient :

    François Bayrou : 27 %
    Olivier Besancenot : 4 %
    José Bové : 3 %
    Marie-George Buffet : 4 %
    Nicolas Dupont-Aignan : 0,5 %
    Arlette Laguiller : 1 %
    Corinne Lepage : 1,5 %
    Jean-Marie Le Pen : 3 %
    Frédéric Nihous : /
    Ségolène Royal : 31 %
    Nicolas Sarkozy : 19 %
    Gérard Schivardi : 0,5 %
    Philippe de Villiers : 0,5 %
    Dominique Voynet : 5 %

    79 % sont favorables à la mise en place après les heures de cours d'un soutien scolaire assuré par les enseignants qui seraient rémunérés pour cela.
    73 % sont opposés aux pouvoirs renforcés pour les chefs d'établissement en matière de recrutement et de notation des enseignants notamment.
    51 % sont favorables à une autonomie accrue pour les établissements scolaires.
    74 % sont opposés à la mise en place de la bivalence (enseignement de deux matières par un même professeur).
    64 % sont opposés à la présence d'un autre adulte aux côtés du professeur dans la classe.
    83 % sont opposés à la présence des enseignants dans les établissements à raison de 35 heures par semaine.
    75 % sont opposés à l'instauration d'une scolarité obligatoire jusqu'à 18 ans.

    Piètre moyenne pour les ministres
    Lorsque l'on demande aux enseignants d'attribuer une note de 0 à 20 aux 8 derniers ministres de l'éducation, ils obtiennent :

    Claude Allègre : 8,3/20
    François Bayrou : 10,4/20
    Xavier Darcos : 7,3/20
    Luc Ferry : 8/20
    François Fillon : 7/20
    Jack Lang : 11/20
    Ségolène Royal : 8,4/20
    Gilles de Robien : 7/20

    (...)

    Brigitte Perucca

    Les profs de gauche sans enthousiasme

    Malgré ses propos sur les 35 heures, les profs de gauche accordent à la candidate socialiste un certain crédit en matière éducative, même si le souffle d'un grand projet fait défaut. Soucieux de ne pas revivre un nouveau 21 avril 2002, ils voteront pour elle, par réalisme. (...)

    Nicolas Truong

    RAG 34. Lolo34

    09:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Loisirs/Culture , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

    26.02.2007

    Laurent FABIUS : "Les Français vont avoir à faire un choix : solidarité ou précarité. Nous sommes réunis pour faire gagner la solidarité, c’est-à-dire pour faire gagner la gauche."

    En présence de plus de 7000 militants et sympathisants, Laurent Fabius a accueilli Ségolène Royal au Grand-Quevilly. Vidéo : Retrouvez le discours prononcé par Laurent Fabius.

    http://www.laurent-fabius.net/article845.html

    RAG 34. Lolo34

    13:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

    Laurent FABIUS : "La France, c’est la voix de ceux qui n’ont pas de voix, l’espoir de ceux qui n’ont pas d’espoir"

    Laurent Fabius :
    "Je comprends que l’on réponde aux préoccupations immédiates. Il faut le faire. Ce n’est pas une élection abstraite. Mais le débat doit aussi aborder les grands choix." Laurent Fabius est l’invité de Jean-Pierre Elkabbach sur Europe 1.
    L'ancien premier ministre, qui revient du Darfour, appelle au micro de Jean-Pierre Elkabbach la France à se mobiliser rapidement sur le terrain. Il évoque la présidentielle et, en "quelqu'un de responsable", veut que la gauche gagne.
    L’interview :


    SAUVONS LE DARFOUR !

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    13:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, DARFOUR, RAG 34

    Ségolène, bien sûr

    Entre une extrême gauche gangrenée et un centrisme mystificateur, Royal est la seule issue.
    Par Jacques JULLIARD
    QUOTIDIEN : lundi 26 février 2007
    Jacques Julliard historien et écrivain.

    Ségolène Royal s'est attaquée simultanément à deux tâches écrasantes: se faire élire présidente de la République et rénover le Parti socialiste. En vérité, elle n'avait pas le choix. Sa seule chance d'être désignée comme candidate par le PS était de s'imposer de l'extérieur et de forcer le parti. La géniale invention due à François Hollande et à Jack Lang de l'adhérent à vingt euros a introduit un couloir de circulation entre deux mondes jusque-là étrangers l'un à l'autre: celui des militants et celui des sympathisants. Le premier obéit à des règles non écrites mais contraignantes. Le parti se prend à gauche; son chef est tenu à un discours de gauche, voire gauchiste, censé rassembler le parti jusqu'au premier tour de la présidentielle; il lui est ensuite permis entre les deux tours de «s'ouvrir» sur la droite pour obtenir le surcroît de voix nécessaires à son élection; une fois élu, il lui revient de se confronter au monde extérieur, aux contraintes économiques, à l'équation parlementaire: à la réalité. Ces trois phases sont compartimentées avec soin, de sorte que le candidat essuie rituellement sur sa droite l'accusation d'incohérence, sur sa gauche celle de trahison.

    Ségolène a changé cela: madame 20 euros a tenu d'emblée un discours socialement de gauche et économiquement de droite, selon le voeu de sa nouvelle clientèle. Les ambiguïtés de ce discours sont moins dues à l'insuffisante clarté de son esprit, comme on l'en accuse élégamment, qu'à la nécessité de naviguer au plus près, surveillée qu'elle est par les uns et par les autres. Mais son discours de Villepinte, où les étourdis n'ont voulu voir qu'un catalogue, a montré sa détermination à ne rien céder d'essentiel aux éléphants. Désormais, ceux-ci sont prévenus, et Sarkozy aussi: Ségolène Royal ira jusqu'au bout, sur sa propre ligne, en dépit des frustrations, des murmures et des croche-pieds.

    Ce faisant, elle est dans la ligne du Léon Blum du congrès de 1946, s'adressant à la majorité mollettiste: «Vous avez peur... Vous avez la nostalgie du Parti d'avant la guerre, y compris de ses institutions... Vous êtes incapables d'imaginer une combinaison qui ne date pas d'avant-guerre, et la nostalgie vous ramène à ce passé, bien qu'il ne repose plus sur rien.»

    Elle est aussi dans la ligne de l'équipée rocardienne de 1993-94 mais, à la différence de Blum et de Rocard, sa tentative est appuyée sur des couches sociales nouvelles, le plus souvent extérieures au parti: des bobos, sans doute, mais aussi une clientèle beaucoup plus populaire. Se situant, selon les moments et les problèmes sur la gauche et sur la droite du parti, elle est ainsi moins vulnérable aux procès en sorcellerie.
    S'il ne s'agissait que de la présidentielle, ses anciens rivaux auraient fini par se résigner à la soutenir sans réserves; mais il s'agit aussi, ipso facto, du contrôle ultérieur du parti. Les zizanies entre Ségolène et le PS, dont la démission d'Eric Besson n'est jamais que le dernier épisode, s'expliquent par cet enjeu caché, mais déterminant. Et la désignation pour sa campagne d'un nouveau conseil stratégique, où siégeront notamment DSK, Fabius et Jospin, n'y changera pas grand-chose.

    Et maintenant, quelles sont les chances de Ségolène Royal? Assez sérieuses pour que chacun réfléchisse à son propre rôle et émette un vote de responsabilité plutôt que de confort. Le confort, cette douce tentation du vote pour se faire plaisir, du vote pour dorloter ses convictions, du vote pour sauver son âme, nous le connaissons bien: c'est d'aller chez les trotskistes, les écolos ou encore les alters si bouffis de leur importance qu'ils ne sont plus aujourd'hui, pardonnez-moi, que des alter ego ! Que dire de ces messieurs 2 %, de ces dames 2 % qui s'imaginaient déjà en propriétaires des 55 % de non du 29 mai 2005? Volatilisé le magot? Pas du tout! Il est parti chez Ségolène, bien sûr, Ségolène qui a voté oui, mais qui a su, depuis, incarner tout ce que le non recelait d'exaspération devant la morgue des élites. La preuve de ce que j'avance? Contre qui, je vous le demande, s'acharne donc depuis deux mois la presse Sarko, la radio Sarko, la télé Sarko, en un mot l'empire Berluscozy? Sur ces farouches ennemis du capital, sur ces révolutionnaires redoutables qui ont nom Laguiller, Besancenot, Buffet? Vous n'y êtes pas. Ceux-là, on leur tapote la joue avec condescendance. Le feu est concentré sur Ségolène. Alors un conseil : si vous ne savez pas pour qui voter, demandez-le à votre meilleur ennemi: il vous le dira, lui!

    Il y a désormais un autre vote de confort: c'est le vote Bayrou. Il est sympa, Bayrou. Il a du talent, Bayrou. Il se bat bien, Bayrou. Il est comme le petit rosé de Provence que l'on vous recommande dans les paillotes: il va avec tout. La création d'une «troisième force» centriste qui ne serait ni la gauche ni la droite, tout en empruntant aux franges modérées de l'une et de l'autre, est une vieille rêverie qui remonte aux jours les plus sombres de la IVe République. Pour échapper à l'emprise des communistes, et des gaullistes, Léon Blum avait appelé en 1947 à la concentration de la gauche de la droite et de la droite de la gauche. Le résultat fut une succession de combinaisons ministérielles de plus en plus fragiles, de plus en plus tordues, de plus en plus illisibles. Tous les électeurs séduits par le vieux manège brinquebalant, où les mêmes figurines défilent indéfiniment sur le devant de la scène devraient bien s'aviser qu'une fois la pagaille et l'imposture ramenées au coeur du système politique, nous ne disposerons plus désormais d'un de Gaulle pour siffler la fin de la récréation et sauver la démocratie du génie malfaisant de la magouille politicienne. Je conclus:

    1) L'extrême gauche, plus gangrenée par la politique politicienne que n'importe lequel de ceux qu'elle dénonce, a transformé l'élection présidentielle en une épreuve de classement entre «nains de jardins» (Olivier Besancenot). C'est pitié.

    2) Le centrisme pointe à nouveau son faux nez mystificateur. La constitution d'une majorité centriste, sorte de gouvernement des «honnêtes gens» créerait durablement sur sa gauche et sur sa droite deux catégories de réprouvés. En rendant impossible le jeu de l'alternance démocratique, elle ne leur offrirait d'autre option que l'illégalité.

    3) La candidature de Ségolène Royal véhicule avec elle un sérieux espoir de rénovation du socialisme dans un sens à la fois moderne et populaire. Par bonheur, le peuple a compris cela depuis longtemps. Si la gauche intellectuelle n'était pas affectée d'un génie particulier pour compliquer à plaisir des données très simples, elle aurait déjà réalisé à son tour que, pour éliminer Sarkozy, il faut soutenir Ségolène. Cette gauche qui ne se rend jamais, pas même à l'évidence, dispose encore de huit semaines. Je fais le pari fou que ce sera suffisant.

    Dernier ouvrage paru: le Malheur français, Flammarion (2005).

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    11:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

    25.02.2007

    “Une pour tous et tous pour une”

    Samedi 24 février, Ségolène Royal a tenu un meeting au Zénith de Rouen, dans la commune du Grand Quevilly. Avant de céder la parole à la candidate, Laurent Fabius a conclu son discours par une adaptation libre du célèbre adage d’Alexandre Dumas : “une pour tous et tous pour une”.

    A l’issue de cet évènement, Laurent Fabius, député de Seine Maritime, Alain Le Vern, président de la région Haute Normandie, Henri Weber, député européen, Jean-Louis Bianco, co-directeur de campagne, Chrisophe Bouillon, premier fédéral de Seine Maritime, et enfin Claude Bartolone, député de Seine-Saint-Denis, livrent leurs impressions sur cette après-midi de fête et de rassemblement en Haute-Normandie.

    Quelques minutes après le discours de Ségolène ROYAL ...



    Télécharger le discours de Ségolène Royal en format PDF

    Télécharger le discours de Laurent Fabius en format PDF

    Le PACTE PRESIDENTIEL en vidéo et en musique : 100 mesures résumées dans un clip de 12 mns

    RAG 34. Lolo34

    11:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

    24.02.2007

    Laurent FABIUS : "Tous pour une, une pour tous ! "

    Royal et Fabius réunis pour bâtir "la gauche du XXIe siècle"

    GRAND-QUEVILLY, Seine-Maritime (Reuters) - Ségolène Royal et Laurent Fabius ont appelé samedi les socialistes au rassemblement lors d'un meeting commun au cours duquel la candidate du PS, du MRC et du PRG a dit vouloir bâtir "la gauche du XXIe siècle".

    "Je veux bâtir avec vous tous la gauche moderne, celle du XXIe siècle", a déclaré la présidente de la région Poitou-Charentes devant environ 7.500 personnes réunies au Zénith de Grand-Quevilly, en Seine-Maritime, fief de Laurent Fabius.

    Devant une foule enthousiaste, elle a défendu une "gauche moderne et efficace" qui s'appuie sur "des valeurs de gauche adaptées pour accompagner ces mutations, pour apaiser les inquiétudes".

    Assurant qu'elle s'inscrivait dans le sillage de François Mitterrand, Léon Blum et de l'ensemble des gouvernements socialistes, citant Lionel Jospin et Pierre Bérégovoy, elle a plaidé pour une gauche qui n'oublie "ni les luttes ouvrières, ni les conquêtes sociales", ne renonce pas "à l'égalité réelle", "n'en rabat pas sur la laïcité et les services publics" et a "les yeux ouverts sur la réalité".

    Lors d'un discours de près d'une heure, la candidate a opposé "ceux qui croient à la bienveillance du marché, censé régler tous les problèmes" et "ceux qui croient à la volonté politique", "ceux qui croient que l'individu s'en tirera tout seul" et "ceux qui savent que la responsabilité individuelle se conjugue avec les solidarités collectives".

    Elle a égrené les propositions de son "pacte présidentiel", de l'"allocation autonomie" pour les jeunes, à son projet de "taxer plus le capital que le travail", affirmant une nouvelle fois qu'elle augmenterait le smic à 1.500 euros brut "le plus tôt possible" dans la législature si elle est élue.

    "TOUS POUR UNE"

    Face aux attaques de la droite, accusée de prôner "la guerre de tous contre tous", Ségolène Royal a défendu sa méthode participative demandant "que l'on cesse de crier au populisme parce que j'ai pris la peine, avant d'agir, d'entendre ce que le peuple à nous dire".

    "Qu'on cesse de brandir l'épouvantail de la démocratie d'opinion parce que je reviens aux sources de la démocratie, dont le premier principe est qu'on gouverne avec le peuple et pas contre lui", a-t-elle ajouté sous les applaudissements.

    Laurent Fabius, candidat malheureux à l'investiture socialiste, avait auparavant sonné le rassemblement.

    "Désormais, chère Ségolène, c'est 'une pour tous et tous pour une'", a lancé le député de Seine-Maritime, assurant : "Nous sommes ici rassemblés dans le même esprit offensif et amical pour dire notre souhait que d'ici peu de semaines, la présidente de la République s'appelle Ségolène Royal".

    L'ancien Premier ministre a porté la charge contre Nicolas Sarkozy et François Bayrou, surnommant une nouvelle fois le candidat de l'UMP "Monsieur Supercherie" et critiquant le "confusionnisme" du candidat de l'UDF qui apporterait selon lui à l'UMP des voix d'électeurs de gauche "abusés".

    "Il n'est pas question, en particulier si on se souvient du 21 avril 2002, de faire de dispersion des voix", a-t-il souligné.

    Dans ce bastion fabiusien, militants et sympathisants sont sortis du Zénith plus convaincus que rassérénés, à l'image de Claude Boulanger, une militant PS de 74 ans, qui a trouvé la candidate "très bien" mais estime qu'"elle a adapté son discours aux circonstances".

    Lors de la "primaire" socialiste en novembre, les militants avaient voté à 61,5% pour l'ancien Premier ministre, lui offrant son meilleur score national, et à 24,1% pour Ségolène Royal.

    Gérard Bouet, 57 ans, militant fabiusien note qu'elle "a bien évolué en matière sociale".

    "Satisfaite", Maryse Morcamp, une militante PRG de 60 ans espère : "Si elle fait tout se qu'elle dit ce sera parfait".

    RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

    22:04 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

    L'équipe du PACTE PRESIDENTIEL

    EQUIPE DU PACTE PRESIDENTIEL DE SEGOLENE ROYAL

    Lionel Jospin

    François Hollande

    Dominique Strauss-Kahn

    Laurent Fabius

    Pierre Mauroy

    Edith Cresson

    Henri Emmanuelli

    Bernard Kouchner

    Bertrand Delanoë

    Gérard Collomb

    Martine Aubry

    Yvette Roudy

    Et les présidents des groupes socialistes à l'Assemblée Nationale et au Sénat : Jean-Marc Ayrault et Jean-Pierre Bel

    Directeurs de campagne : François Rebsamen, Jean-Louis Bianco

    Directeur de Cabinet : Christophe Chantepy

    COORDINATION DES FORMATIONS POLITIQUES

    François Hollande : Premier Secrétaire du Parti Socialiste

    Jean-Pierre Chevènement : Président du Mouvement Républicain et Citoyen

    Jean-Michel Baylet : Président du Parti Radical de Gauche

    POLE EXPRESSION PUBLIQUE COMMUNICATION

    Conseillers spéciaux : Jack Lang et Julien Dray

    Porte-Parole (coordonnés par Jean-Louis Bianco) : Arnaud Montebourg, Vincent Peillon, Najat Belkacem.

    Déléguée à l'expression républicaine : Christiane Taubira

    Coordination des interventions thématiques : Jean-Pierre Chevènement

    Réunions publiques, déplacements : Patrick Mennucci

    Relations avec la presse nationale : Claude Bartolone, Delphine Batho

    Presse régionale : Gilles Savary, Jean Guérard

    Presse internationale : Elisabeth Guigou, Manuel Valls

    Argumentaires : Jean-Marie Le Guen, Annick Le Petit

    Communication interne, mobilisation des fédérations :

    Bruno Le Roux

    Eugène Caselli

    Christiane Demontès

    Gilles Pargneaux

    Coordination des réponses aux questionnaires : Stéphane Le Foll

    Coordination des réponses au courrier : Thierry Mandon

    Relations syndicats / associations / société civile : David Assouline

    Association de financement : Dominique Bertinotti

    RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

    07:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : PACTE PRESIDENTIEL, RAG 34

    22.02.2007

    Sarkozy en tête ? La France avait peur. Sursaut ?

    GAUCHE Réveille-toi, le Peuple a besoin de toi !

    Après 23 sondages favorables à Sarkozy, la France commençait à avoir peur : à juste raison ! Un nouveau sondage indique une volonté de faire barrage à celui qui incendierait nos droits sociaux au karcher.

    Un premier nouveau sondage vient de redonner Ségolène Royal en tête au premier tour, et un score très serré au second. Il est trop tôt pour conclure quoi que ce soit : mais une chose est certaine, plus il apparaissait que Sarkozy pouvait gagner, plus il parlait, plus la peur grandissait parmi les salariés, le peuple travailleur de France.

    Il y a en effet de quoi craindre la « menace Sarkozy » : il passerait nos droits sociaux au Karcher, et prendrait tout gréviste pour une racaille... Les sans-papiers seraient pourchassés davantage, et les immigrés accusés de « tuer les moutons dans leur appartement »...

    C’est pourquoi il est sain que Ségolène Royal ait obtenu un million de téléspectateurs de plus que lui sur TF1 lundi 19 février au soir. Il est bon que son meeting à Rennes ait été un grand succès mardi 20 février au soir. Il est heureux qu’un sondage lui donne 29 % des voix au premier tour, un point devant Sarkozy.

    Il faut que Ségolène Royal soit la mieux placée possible au premier tour pour passer la barre des 50 % au deuxième tour.

    Cela ne dépend pas d’une émission de télévision comme essaient déjà de le dire les commentateurs de droite, mais d’un ensemble : éléments de programmes certes, mais surtout mobilisation sociale en profondeur contre la menace de Sarkozy le sortant, l’agité anti-social au karcher.

    Les sondages disent que le total des voix de droite serait de 60 % et celui de gauche de 40 %, mais c’est trompeur : le total Le Pen-Sarkozy-Bayrou, c’est le « plein », actuel, exprimé, photographiquement, des voix de droite, en effet.

    Mais 40 % : ce n’est pas le plein des voix de gauche : aujourd’hui, sur les 15 à 17 % potentielles de voix de gauche hors Ps, il y a énormément de déçus, de passifs, d’inquiets, qui ne se retrouvent dans aucun des 4 candidats « anti libéraux », Buffet, Bové, Besancenot, Laguillier. Même si ce n’est pas un concours de « nains de jardin » comme l’a ironiquement dit Olivier Besancenot, chacun sent qu’il y a division, inefficacité, et risque, sans grand enjeu direct pour le second tour. Cela se traduit sûrement par des « creux » dans les réponses aux sondages. 79 % des français estimaient que l’élection n’était pas jouée en dépit des sondages pro Sarkozy. Une majorité hésitait encore ou ne se prononçait pas.

    Les réserves de voix sont à gauche.

    Et Ségolène Royal est maltraitée (comme prévisible) par les grands médias qui tentent de la discréditer avec le contraire des arguments qu’ils ont auparavant utilisé pour la promouvoir au sein du Ps.

    Pas un jour sans attaque contre son « équipe », contre « sa campagne enlisée », contre ses « ratés », contre son » chiffrage », etc... alors qu’ils passent tout à Sarkozy dont le "chiffrage" a pourtant « explosé en vol » de façon inouïe, ses propres amis ayant annulé l’essentiel des promesses qu’il faisait sur les baisses de prélèvement obligatoire, sur le bouclier fiscal, sur l’allocation premier enfant, sur les baisses d’impôt, ils taisent ses variations, silences et mensonges sur le Cne, le Code du travail, etc.

    Par contre, nous le savons aussi, si les grands médias, à 90 % sont pour Sarkozy, cela ne suffira pas, car on a pu voir que le « non » du 29 mai 2005 l’avait emporté en dépit de 90 % des grands médias qui étaient pour le « oui »...

    Et ce qui va compter, c’est la prise de conscience progressive de l’immense masse de la population du « risque » que fait courir Sarkozy le sortant, l’agité au karcher.

    Une fois cassé le décorum médiatique puissant qu’il a essayé d’installer avec ses caméras et images privées, sa « machine » Ump, du 15 janvier au 15 février, le débat de fond va s’installer et on va voir, à nu, ce qu’il propose comme une « horreur sociale » pour l’avenir. En dépit de la prévention (justifiée à nos yeux) d’une large partie de la gauche non-socialiste (et socialiste !) contre certains aspects des discours et du ton général de la candidate, peu à peu le principe de réalité va s’imposer : c’est elle ou lui.

    Si plus de 10% d’électeurs se sont inscrits, fait exceptionnel, avant fin décembre 2006, sur les listes électorales, c’est pour faire barrage à Sarkozy, ils se souviennent de tous les mouvements sociaux de 2003 à 2006 en passant par « l’état d’urgence » et la répression dans les banlieues en novembre 2005. Les sondages ne reflètent pas encore ça (embarras, hésitations, mécontentements, attentismes, divisions, irritations à gauche) mais vont refléter progressivement cette lame de fond sociale depuis quatre ans.

    On le sait, nombre d’électeurs trompés qui votent Le Pen et nombre de ceux qui ont cru répondre que Bayrou les attirait, devront « atterrir » et ce, surtout, au second tour.

    Bayrou, qui paraît, provisoirement, occuper 14 à 18 % des réponses aux sondages, est de droite, c’est un « clone » de Sarkozy qui a voté toutes les lois scélérates de la droite depuis cinq ans et qui, sur des points essentiels, (retraite, baisse des impôts) est encore plus anti social. Cela aussi, ça va se voir.

    Justement, Sarkozy vient d’en rajouter ce 20 février : une de ses premières décisions serait de limiter le droit de grève, dit-il !

    Pas surprenant, vu ce qu’il ambitionne de faire ensuite, il lui faut infliger une défaite au mouvement social français comme Thatcher en a infligé au mouvement syndical britannique. (En Angleterre, non seulement les salariés doivent voter à bulletins secrets à 51 %, sinon la grève est illégale, mais ils ne peuvent faire grève sur des sujets généraux. Une grève « sur les retraites » par exemple, est illégale, une « grève de solidarité » est illégale, 650 salariés de British Airways ont été licenciés parce qu’ils avaient fait grève par solidarité avec les salariés grévistes de Servair... ) C’est le modèle anglo-saxon si cher à Sarkozy : s’il n’annonce pas tout tout de suite, c’est qu’il essaie de "rôtir les travailleurs à petits feux sans qu’ils s’en aperçoivent". Ainsi François Fillon a t il expliqué que pour la « suppression de toute durée légale du travail, les esprits n’étaient pas encore mûrs, il faudrait attendre la législature suivante » ! Ils laissent donc provisoirement la durée légale à 35 h mais permettent tous les dépassements sans coûts salariaux pour les employeurs...

    Va t il, avec Larcher et Villepin modifier le Code du travail dans un Conseil des ministres en mars ?

    Où va t il attendre d’être élu comme il l’espère pour l’imposer à marche forcée sans débat en juillet ? (les habilitations des ordonnances d’août 2005, reconduites discrètement, par une loi le 31 décembre 2006, donnent un délai de « 9 mois » pour cela...)

    Ils viennent aussi, hier et ce jour, ces mêmes sortants, Sarkozy-Larcher-Vllepin-Chirac, de se vanter, (mais mal) du bilan du « Cne » : il apparaît que le Cne n’a créé aucun emploi supplémentaire avéré en contre-partie de la suppression du droit fondamental d’avoir un licenciement motivé. Un contrat sur deux est rompu avant un an et un sur deux l’est par les salariés eux-mêmes qui refusent le sort que leur font les employeurs - malsains - qui ont choisi ce type de contrat sans droit ... (car oui, un employeur qui choisit un Cne au lieu d’un Cdd ou d’un Cdi, il faut s’en méfier, ses motivations sont forcément malsaines pour le salarié !)

    Si par malheur Sarkozy gagnait : pour la première fois depuis longtemps, ce serait un « sortant » qui serait reconduit. Il se vanterait d’avoir déjà mis à mal nos retraites (2003), la Sécu (2004) d’avoir défendu le « oui » (29 mai 2005) d’avoir voté le Cne, (2005 et 2006) et d’avoir annoncé pire : extension du Cne, aggravation de la destruction des retraites, fin des régimes spéciaux, destruction du code du travail, heures supplémentaires non majorées, Smic bloqué, droits syndicaux réduits, forfaits de 50 à 100 eur sur les prestations médicales, suppression des impôts pour les riches, il se déclarerait légitime pour faire passer sans référendum un « mini traité » de type Tce, au Parlement. En cinq ans, nous perdrions tous nos acquis sociaux encore existants depuis 1945.

    Quand tout cela va vraiment se savoir (et aussi lorsque Ségolène Royal développera davantage sur les 35 h, la retraite, l’emploi, le code du travail, la sécu, les salaires) normalement la gauche devrait se préparer a la victoire les 22 avril et le 6 mai !

    Gérard Filoche, le 21 février 2007

    RAG 34. Lolo34

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    21.02.2007

    Le PACTE PRESIDENTIEL en musique

    Un clip de 12 minutes énumère et illustre, les 100 propositions du pacte présidentiel de Ségolène Royal. À voir et à diffuser !





    RAG 34. Les lolo's 34

    20:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Musique , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Royal repasse devant Sarkozy au 1er tour, selon CSA


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    PARIS (Reuters) - Ségolène Royal, dont la cote s'effritait depuis la mi-janvier dans les sondages, repasse devant Nicolas Sarkozy au premier tour de la présidentielle selon un sondage CSA pour Le Parisien/i-TELE à paraître mercredi.

    Au lendemain de sa prestation sur TF1 suivie par une audience record de 8,91 millions de téléspectateurs, la candidate socialiste enregistre une hausse de deux points, avec 29% d'intentions de vote.

    Son adversaire de l'UMP, Nicolas Sarkozy, accuse quant à lui une baisse de cinq points par rapport au précédent sondage CSA des 14-15 février. Il est crédité aujourd'hui de 28%.

    Au deuxième tour, le ministre de l'Intérieur l'emporterait par 51%, contre 49% pour la présidente de Poitou-Charentes.

    François Bayrou voit sa cote de popularité confortée.

    Le candidat de l'UDF gagne quatre points au premier tour et recueille 17% des intentions de vote, devant Jean-Marie Le Pen (Front National), crédité de 14% comme lors du précédent sondage CSA.

    Cette étude a été réalisée mardi, au lendemain de l'émission de TF1, par téléphone auprès de 900 personnes.

    RAG 34. Les lolo's 34

    20:52 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

    Combien ça coute ? Le PS estime à 35 milliards d'euros net le programme de Royal


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    PARIS (Reuters) - Le Parti socialiste estime à 50 milliards d'euros brut et 35 milliards d'euros net le "pacte présidentiel" de Ségolène Royal.

    Le PS se donne pour objectif de réduire la dette publique à 60% en 2012 contre 64,6% fin 2006, de stabiliser les prélèvements obligatoires au niveau de 2006, soit 44% du PIB, et de limiter la hausse de la dépense publique à 1,8% par an.

    Il table sur une croissance moyenne de 2,5% par an à partir de 2008 et sur une inflation de 1,8% en moyenne.

    Michel Sapin et Didier Migaud, chargés du chiffrage, ont précisé lors d'une conférence de presse que les 50 milliards d'euros de dépenses nouvelles prévues sur la durée de la législature seraient financés notamment par 15 milliards d'économie et de redéploiements.

    Sur ces 15 milliards, cinq seront pris sur les allègements de charges aux entreprises et deux sur les budgets de la formation professionnelle.

    L'augmentation du budget de la recherche, proposition la plus coûteuse du "pacte" représente 5,3 milliards d'euros, la loi de programmation pour les universités 5 milliards et la création de 500.000 "emplois tremplins" 4,5 milliards, selon le PS.

    Le renforcement des moyens de la justice et de la prévention de la délinquance est estimé à 4,5 milliards d'euros, l'augmentation des moyens de l'Education nationale à 3,4 milliards, la création du "revenu de solidarité active" à 3 milliards, l'augmentation du financement de l'hôpital public à 2,5 milliards et le développement de transports collectifs à 2,5 milliards.

    La création de l'"allocation d'autonomie" pour les jeunes coûterait 2,1 milliards, la revalorisation des petites retraites 2 milliards, le droit à la formation et à la reconversion pour les salariés 2 milliards et la création de la "sécurité sociale professionnelle 2 milliards.

    14:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Meeting de Ségolène Royal hier à Rennes : le déclic prometteur !

    vidéo : discours de Ségolène Royal à Rennes le 20 février 2007
    Durée : 01:23:00|Pris le : 20 février 2007|Lieu : Rennes, France


    Breizh a tao !

    Les lolo's 34

    13:47 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

    20.02.2007

    Record d'audience sur TF1 hier pour Ségolène Royal

    10 millions 600.000 à 21h00, alors que Nicolas Sarkozy avait juste effleuré la barre des 10 millions d'auditeurs à la même heure.

    8 millions 900.000 en moyenne tout au long de l'émission soit 700.000 de plus que Nicolas Sarkozy

    TF1 n'avait jamais connu une telle audience lors d'une émission politique. D'ailleurs, la presse nationale et régionale salue ce matin, dans son ensemble, la bonne prestation de la candidate socialiste.

    Au delà de l'audimat, ces chiffres traduisent avant tout la formidable attente du pays pour un réel changement de politique. Moins d'inégalités, moins de précarité, plus de respect et plus de justice envers les plus fragilisés d'entre-nous, et nous sommes malheureusement toujours plus nombreux à craindre la disqualification à redouter l'exclusion.

    Ce que n'a pas fait le gouvernement de Sarkozy en place depuis 5 ans ! Pourquoi le ferait-il demain ?

    Au contraire, avec Sarkozy Président, la situation des français s'aggraverait encore à la mesure de ces quelques dernières nouvelles : 10000 suppressions d'emplois à Airbus confirmées par Matigon; un rapport qui juge le CNE fragile et inutile alors que Sarkozy veut le généraliser et s'en inspirer pour créer un contrat de travail unique, etc.

    La politique du pire, nous n'en voulons plus, tant on sait que dans la société de Nicolas Sarkozy il vaut mieux être riche et bien portant !

    "L'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurais !.. et toutes les sirènes des bâteaux qui chantent l'Eldorado ..." chantait Jo Dassin dans les années 70 . Plus dure sera la chute ?


    SARKOZY il ne passera pas par moi, je vote socialiste !

    RAG 34. Lolo34

    20:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note

    Ségolène Royal : Sereine et solide hier sur TF1

    Il y aura un pacte avec les entreprises dans le cadre d'une conférence salariale, je veux réconcilier la France avec ses entreprises

    Ségolène Royal a dit lundi soir sur TF1 qu'elle souhaitait "remettre debout la maison France", et qu'elle serait "la présidente de la République qui se battra avec acharnement contre le chômage des jeunes.

    Que la famille fonctionne bien, que l'école fonctionne bien, que quand un jeune a une qualification et une formation, il trouve un travail et qu'il soit correctement rémunéré, que les gens soient sécurisés dans leur emploi.

    Certains se moquent de moi: ce n'est pas de la politique. Mais si, c'est de la politique ! Je suis une personne qui parle clair. Il y a un sentiment d'injustice, trop d'inégalités, de hauts revenus d'un côté, trop de bas revenus de l'autre.

    Il faut que la santé revienne vers les gens". Elle a souhaité la création de dispensaires et l'organisation d' "Etats généraux sur la santé".

    Ségolène Royal a assuré que la question des aides en cas de handicap "sera réglée".

    "Il faut changer le regard de la société sur le handicap". Ségolène Royal a insisté sur le fait qu'il fallait "revendiquer la visibilité des personnes qui ne sont pas debout. Je veux que l'on puisse voir les personnes en situation de handicap dans la société, en particulier à l'école".

    Sur la question du SMIC, Ségolène Royal a rappelé "qu'il y a aujourd'hui quatre millions de personnes au Smic et il y a un salarié sur deux qui gagne moins de 1.500 euros. Beaucoup de gens se sont dit, 'si le Smic passe à 1.500 euros, c'est tout de suite'. J'aimerais bien, mais c'est dans cinq ans. Il faut aussi être réaliste et promettre ce que je peux tenir Si nous pouvons aller plus vite, nous irons plus vite. 1.500 euros bruts en cinq ans, ça veut dire: 5% tout de suite, c'est 50 euros tout de suite. C'est un signal fort que je veux donner". Le niveau actuel du Smic (984 euros net pour 35 heures) "est quand même très bas",

    Ségolène Royal a prévu d'organiser une "conférence salariale" dès son élection, qui servirait aussi à "discuter de la façon dont on maintient la hiérarchie des salaires. Il y aura un pacte avec les entreprises dans le cadre d'une conférence salariale, je veux réconcilier la France avec ses entreprises".

    Ségolène Royal a souligné qu'il faudrait veiller à ne pas provoquer un "écrasement de la hiérarchie des salaires".

    Enfin, Ségolène Royal a précisé que la "hausse des bas salaires" serait indexée sur un nouveau calcul de la hausse des prix avec la création de nouveaux indices, afin que cette revalorisation ne soit pas "immédiatement mangée" par l'inflation.

    RAG 34. Les lolo's 34

    08:24 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    19.02.2007

    Agenda : Ségolène ROYAL sur TF1


    Ce lundi 19 février : Ségolène Royal est l'invitée de l'émission "J'ai une question à vous poser" - TF1 - 20h50

    RAG 34. Lolo34

    08:59 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 005 AGENDA , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie , Sport | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    François Hollande : “Nicolas Sarkozy, c’est la continuité en pire”

    « Le 6 mai prochain, nos concitoyens vont avoir à choisir entre la continuité et le changement. La continuité, elle a son candidat, c’est Nicolas Sarkozy. Il est dans ce scrutin le quasi sortant, il a gouverné le pays depuis 2002 comme ministre d’État, il est soutenu dans cette campagne par les deux Premiers ministres de la législature qui s’achève. Il porte le bilan de la majorité depuis 2002. Il n’y a pas d’autre candidat sortant que lui. Nicolas Sarkozy, c’est la continuité en pire.
    Il y a quelque imposture à vouloir citer Jaurès quand on veut remettre en cause le droit de grève des salariés dans notre pays – Jaurès, lui, s’est battu à Carmaux pour arracher ce droit. Il y a de l’imposture à citer Blum quand on veut mettre en cause les 35 heures – Blum, lui, a fait les 40 heures et les congés payés.

    Et il y a du cynisme à vouloir citer François Mitterrand et remettre en cause la retraite à 60 ans et l’impôt sur les grandes fortunes. Et il y a de la mystification à parler des travailleurs et des travailleuses quand, depuis cinq ans, avec cette majorité, la précarité s’est étendue.

    Dans cette campagne,il faudra opposer,confronter les projets. Au « travailler plus » de Nicolas Sarkozy, il faudra opposer le « travailler tous » de Ségolène Royal. Nicolas Sarkozy devra aller dire aux chômeurs qui attendent un emploi de travailler plus pour gagner plus, aux salariés délocalisés qu’il faut travailler plus pour gagner plus, aux salariés à temps partiel qu’ils peuvent demain travailler à temps complet, ou à ceux qui font les 3-8,le travail de nuit,qu’il faut travailler encore plus pour gagner plus.

    Il faudra également opposer à la précarité de Nicolas Sarkozy, les sécurités de Ségolène Royal. Pour nous, le CNE ne peut pas être le contrat de droit commun des salariés français, le CPE ne peut pas être l’horizon des jeunes qui veulent entrer sur le marché du travail.

    De la même manière, nous devons opposer à la baisse d’impôts pour les plus favorisés de Nicolas Sarkozy, la réussite pour tous. Baisse d’impôts, oui, mais pour qui ? Il propose la suppression de l’impôt sur la fortune à travers un bouclier fiscal à 50 %, c’est la baisse, voire la suppression de l’impôt sur les successions, c’est la baisse de l’impôt sur les revenus pour les plus favorisés. Mais rien sur la fiscalité qui pèse sur le plus grand nombre. Cette politique fiscale ne vise pas ceux qui se lèvent tôt le matin ou ceux qui se couchent tôt le soir, mais tout simplement ceux qui s’enrichissent en dormant.

    Extraits du discours de François Hollande à Villepinte

    08:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    17.02.2007

    Pacte ROYAL pour les outremers : des engagements forts !

    A ceux qui, tel Léon BERTRAND, n’ont pas pris connaissance des discours de Ségolène ROYAL, Victorin LUREL se dit certain que les outre-mers voteront Ségolène ROYAL pour les engagements précis prises par la candidate lors de ses déplacements à la Réunion et aux Antilles ainsi que dans son discours du 11 février et pour casser la politique d’abandon systématique des outremers méticuleusement mise en oeuvre depuis 5 ans par l’UMP.
    Ségolène ROYAL s’est engagée à promouvoir une République métissée, fière de sa diversité.

    Ségolène ROYAL s’est engagée à lutter contre le chômage outre-mer. Elle établira une préférence locale à l’emploi public (régionalisation des concours nationaux, formation locale des cadres) et privé (négociation de charte de bonnes pratiques pour recruter, à compétences requises, localement, mise en adéquation de la formation professionnelle avec les besoins réels). La « mesure Vaucin » permettra de rétablir et amplifier l’effet positif du congés de solidarité, cassé par l’UMP. Les emplois tremplins et le droit au premier emploi pour les jeunes permettront de lutter contre le chômage des jeunes.
    Ségolène ROYAL s’est engagée pour le logement social dans les outre-mers. Elle rétablira les crédits de la LBU, amputée par l’UMP, en établissant une programmation pluriannuelle afin de doubler la construction de logements sociaux qui ont diminué d’un tiers depuis l’arrivée de l’UMP !

    Ségolène ROYAL s’est engagée à promouvoir la connaissance des outre-mers par un enseignement obligatoire de ses réalités et de son histoire. Le « discours sur le colonialisme » d’Aimé Césaire sera lu, demain, par chaque petit français afin que, plus jamais, les futurs députés UMP n’aient la tentation de glorifier le rôle de la colonisation.
    Ségolène ROYAL s’est engagée à protéger les outremers en en faisant des zones d’excellence environnementale et en valorisant leur biodiversité.

    Ségolène ROYAL s’est engagée à rendre effective la continuité territoriale. En renforçant les obligations de service public pesant sur les compagnies aériennes desservant les outre-mers, et non en les supprimant purement et simplement comme s’apprête à le faire Nicolas SARKOZY, elle obtiendra une baisse des billets d’avion vers les outremers.

    Comme Aimé CESAIRE, Président d’honneur de son Comité de soutien, les outre-mers voteront Ségolène ROYAL.

    Communiqué de Victorin LUREL,
    Secrétaire national a l’outremer

    RAG 34. Lovely34

    19:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : OUTREMER, ROYAL, RAG 34

    Demain, la gauche

    Par Guillaume Bachelay et Emmanuel Maurel, membres du Conseil National du P.S.

    Depuis 30 ans, trois tendances destructrices déchirent la société française et se jouent des alternances.

    La tendance économique à l’accroissement des écarts de revenus creuse les inégalités. En deux décennies, le capital a pris environ 10 points aux salaires dans la valeur ajoutée. Rosa Luxembourg disait jadis que « si toute la population savait, le régime capitaliste ne tiendrait pas 24 heures ». Aujourd’hui, seule une Olympe de gagnants tire son épingle du jeu. C’est une fabrique à colère dont les émeutes urbaines ont donné un aperçu.

    En découle la tendance à l’implosion de la société de classes. La peur du déclassement pour soi provoque l’évitement des autres… surtout lorsqu’ils appartiennent à la catégorie sociale immédiatement inférieure. Les classes moyennes se smicardisent, les couches populaires se RMI-sent – partout, c’est la lutte dans les classes pour l’accès à l’emploi (même précaire), à l’école (fût-elle privée) ou aux transports (pour ne pas être assigné à résidence).

    Dans le débat public, enfin, les thèmes de l’extrême droite ont le vent en poupe. De l’amalgame immigration-insécurité à la dénonciation des experts, tout l’attirail idéologique de Le Pen est recyclé. Pendant ce temps, le FN se réfère à Valmy ! Dans cet étrange chassé-croisé, celui-ci n’a rien à perdre, mais les partis républicains prennent le risque de se perdre.

    Pour notre génération, celle des trentenaires, l’élection présidentielle se résume à un enjeu : peut-on stopper et inverser ces régressions ?

    De la droite, il n’y a rien à attendre car elle a intérêt à leur aggravation. La société précaire se laisse dévorer par la peur des autres (l’immigré, le voisin, le collègue de bureau) et par la haine de soi (du modèle français dont le déclin est proclamé). Dès lors, un parti et son chef peuvent se fixer pour mission de faire la part des « méritants » et de la « racaille ». C’est la ruse UMP : jouer les Père Fouettard pour imposer le libéralisme à un pays qui n’en veut pas.

    Le Parti socialiste n’incarnera le changement que s’il se montre aussi fidèle aux salariés que la droite l’est au Medef et comble le fossé entre gauche parlementaire et gauche protestataire. Nous souhaitons qu’il propose rapidement un contrat de mandature à nos partenaires habituels, ainsi qu’aux associations et mouvements de l’« autre gauche ». Ne choisissons pas entre Buffet et Bové, rassemblons-les ! Le refus du libéralisme économique et de ses impasses est le seul ciment des électeurs de gauche. Ne pas le comprendre peut faire illusion voire élection, mais au final suscitera la déception. Plus que de « politique autrement », il y a besoin d’une autre politique.

    RAG 34. Lolo34

    19:49 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    16.02.2007

    Ségolène Royal : “L’école, coeur battant de la République”

    Aujourd’hui, 150 000 élèves sortent du système scolaire sans qualification. L’école doit tenir sa promesse républicaine d’égalité scolaire.

    C’est l’éducation qui tient tout l’édifice. C’est pourquoi, avec moi, l’éducation sera au coeur de tout et en avant de tout ! L’école est le coeur battant de la République. L’école est le lieu où se transmettent les savoirs et les valeurs républicaines. L’école est le creuset où se forment les futurs citoyens. Et l’école, vous me l’avez également dit, traverse une crise profonde.

    J’ai entendu le signal d’alarme que lancent beaucoup de parents : l’école tiendra-t-elle demain sa promesse d’égalité des chances ? J’ai entendu le message des enseignants, en première ligne dans ce combat pour l’égalité et, donc, la citoyenneté : face aux difficultés qui s’accumulent, aux violences, aux incivilités qui angoissent, face aux coupes sombres dans les budgets et les emplois, face à un pouvoir d’achat qui semble baisser, et alors que croissent les difficultés du métier, comment ne pas être tenté, parfois, de baisser les bras ?

    À ces enseignants qui se battent en première ligne sur le front de la citoyenneté de demain, je veux dire ceci. Vous serez soutenus, encouragés par la République dans votre mission. Votre place sera mieux reconnue, vos filières de formation encore améliorées si vous en sentez le besoin. Votre droit à l’innovation et à l’expérimentation du travail en équipe sera pleinement reconnu sans que vous ayez à craindre les inspections un peu trop rigides.

    Soutien scolaire gratuit

    Nous créerons un service public d’accueil de la petite enfance. L’obligation scolaire sera fixée à 3 ans et les chances scolaires des enfants en seront accrues. Collège et école devant assurer en leur sein, ou dans les quartiers, le soutien scolaire gratuit, nous confierons cette nouvelle mission, comme vous l’avez proposé dans plusieurs débats participatifs, à un corps nouveau de répétiteurs dont la mise en place sera discutée avec l’équipe pédagogique, les associations de parents d’élèves et les élus.

    La carte scolaire favorisera la mixité sociale, au lieu de consolider les ghettos. Elle sera redécoupée pour que les secteurs soient plus hétérogènes et que chaque famille ait le choix entre plusieurs établissements. Les gros collèges seront divisés pour ne pas dépasser 600 élèves. Ayant eu à nouveau confirmation des brutalités et violences subies par les élèves et les enseignants, je m’engage pour la création d’un nouveau métier afin de renforcer la discipline 17 et développer massivement le sport et la culture qui sont les meilleurs remparts contre l’agressivité.

    L’échec scolaire étant aggravé par la détresse financière, sociale et éducative des familles, je créerai des emploisparents dans les quartiers comme l’a proposé l’association ACLEFEU et je généraliserai les écoles de parents.

    L’allocation de rentrée scolaire sera doublée dès 2007 afin que soit pleinement garantie la gratuité scolaire. La société de la connaissance exigeant un investissement massif dans l’université et la recherche, je veillerai à renforcer l’autonomie des universités dans le cadre national et je les encouragerai à se regrouper entre régions pour atteindre une taille comparable à celle des grandes universités du monde.

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    13:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Pacte présidentiel : Tout commence maintenant



    L’hebdo des socialistes est consacré cette semaine au pacte présidentiel présenté le 11 février à Villepinte par Ségolène Royal.

    Edito
    Edito de François Hollande : Tout commence maintenant
    Dossier “Plus juste la France sera plus forte”

    Avant propos : plus juste la France sera plus forte

    “Nous avons les moyens de relancer la croissance”
    “Un pouvoir d’achat garanti, un logement sécurisé”
    “L’école, coeur battant de la République”
    “Du travail pour tous, un métier pour chacun”
    “Lutter contre toutes les formes de violence”
    “L’égalité devant les soins”
    “Choisir l’excellence environnementale”
    “Redonner sens à la démocratie”
    “Élever la voix de la France”
    François Hollande : “Nicolas Sarkozy, c’est la continuité en pire”

    L'Hebdo en ligne

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    13:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pacte présidentiel, RAG 34

    Ségolène ROYAL : L'Education "retrouvera la première place" Meeting de Dunkerque (vidéo)

    Propositions de Ségolène Royal lors de son meeting sur l'éducation à Dunkerque (vidéo)






    Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego
    Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego

    Segolene Royal Meeting de Dunkerque - kewego
    Segolene Royal Meeting de Dunkerque (15/02/2007)


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    12:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : meeting de dunkerque, EDUCATION, RAG 34

    Mon projet pour l’Afrique, par Ségolène Royal

    "Je propose que nos accords de coopération soient examinés par le Parlement."

    La candidate socialiste répond à la lettre ouverte de Jean-Marie Fardeau, secrétaire général du CCFD, publiée dans notre édition du 14 décembre. Elle propose des changements d’orientation.

    L'Afrique, dans l'extrême diversité des situations qui la caractérise, est en pleine mutation. Le parallèle avec la politique africaine de la France, figée dans une coupable immobilité n'en est que plus cruel. Cela doit changer dès 2007. Depuis bientôt cinq ans, la droite française est en effet à l'origine de désordres sans précédent sur le continent africain. La conception de la Présidence de la République de Jacques Chirac y est pour beaucoup. En privilégiant systématiquement les amitiés personnelles au détriment de l'intérêt général, la pratique présidentielle a terni l'image de notre pays, qui se trouve associé dans l'esprit des Africaines et des Africains aux régimes les plus contestables du continent. La France doit à nouveau porter en Afrique un message de démocratie, de solidarité, de paix et de défense des droits de la personne humaine, sans qu'il soit possible d'opposer à cette ambition la réalité des interventions de notre pays. De ce point de vue, les récentes déclarations du candidat de l'UMP qui s'inscrivent sans retenue, dans les mêmes réseaux que le Président Jacques Chirac, ne sont pas de nature à rassurer nos concitoyens qui souhaitent que notre pays demeure fidèle à ses valeurs de solidarité internationale, de promotion de la démocratie et de consolidation de l'Etat de droit.
    Les Africains sont malheureusement les premières victimes de cette politique de la « Françafrique ». La multiplication des interventions militaires improvisées au profit de régimes réputés amis au Tchad ou en Centrafrique, nous détourne des objectifs de développement qui devraient être prioritaires. Faute d'avoir incité les régimes les plus fermes à s'engager dans la voie de la démocratisation et du respect des droits humains, nous nous trouvons réduits à intervenir militairement dans la précipitation pour éviter des prises de pouvoir par la force. Mais c'est en amont que nous aurions dû agir pour favoriser le dialogue politique et la participation de l'opposition et de la société civile africaine au jeu démocratique. D'une part, les termes de nos accords de défense et de coopération militaire avec plusieurs pays africains devront être clarifiés et si besoin renégociés. Notre politique étrangère doit être conduite dans la transparence. Je propose donc que nos accords de coopération, et notamment nos accords de défense et de coopération militaire soient examinés par le Parlement. Il s'agit d'un engagement nouveau mais nécessaire. Les citoyens français ont le droit d'être informés des buts poursuivis par nos programmes de coopération et des raisons de l'engagement de nos forces armées sur le continent africain. Je propose qu'un débat à l'Assemblée nationale soit obligatoire en cas d'intervention armée dans un conflit sur le continent africain. Il faudra aller au-delà et je retiens votre proposition de mettre en place une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales. Cette délégation permettra non seulement de mettre en débat les grandes orientations de la politique de coopération, elle devra aussi contribuer à clarifier le rôle des différents acteurs engagés dans la coopération : services publics, collectivités locales, entreprises et ONG.

    D'autre part, notre coopération devra faire des efforts particuliers pour consolider la société civile africaine et renforcer les mécanismes contribuant à l'émergence de la démocratie. À l'évidence, les ONG françaises et européennes ont un rôle particulier à jouer dans ce domaine. Je souhaite que nous développions une ligne de programme spécifique accessible aux ONG françaises et à la société civile africaine, en valorisant les enseignements du programme Démocratie et droits de l'Homme mis en œuvre par l'Union européenne, programme avec lequel nous gagnerions à développer des synergies. Cet aggiornamento politique me semble constituer la première étape de la rénovation de notre politique en direction de l’Afrique. Mais nous devons aussi innover pour accompagner le continent sur la voie d'un développement durable. La pauvreté reste endémique. L'espérance de vie régresse dans les pays frappés par le sida et le paludisme. La croissance urbaine crée de graves déséquilibres. La condition des femmes est trop souvent bafouée. Je voudrais suggérer ici plusieurs pistes d'action.

    Nous devons veiller à préserver nos capacités des pays africains à vivre de l'exploitation durable des ressources dont ils bénéficient sur leur territoire. Il n'est pas acceptable que certaines entreprises. dont certaines ont leur siège en France, procèdent à un véritable pillage de ces ressources en privant les Africains des plus values qui permettraient le décollage économique. Il est encore plus préoccupant de constater que le pillage de ces ressources, en appauvrissant les populations, force certains à l'émigration vers l'Europe. Il serait plus intéressant d'éviter ces pillages et d'encourager l'économie locale au bénéfice de populations qui, dès lors, préféreraient vivre et prospérer dans leur propre pays.

    Nous devons plus généralement encourager voire contraindre les entreprises à s'engager sur une éthique de responsabilité sociale et environnementale en veillant a minima qu'elles respectent les codes de conduites édictés par exemple par l'OCDE. A ce titre, je soutiens l'initiative « Publiez ce que vous payez » qui propose d'imposer aux industries extractives de rendre publiques les sommes versées aux Etats pour l`exploitation de leurs ressources naturelles. Les citoyens africains ont le droit de savoir ce que leurs gouvernements perçoivent des compagnies étrangères et les consommateurs français doivent pouvoir s'assurer que l'essence qu'ils achètent n'entretient pas un régime despotique. Nos pratiques doivent évoluer: la transparence, c'est la modernité, l'opacité actuelle l'archaïsme. La première condition du développement est de ne pas gâcher les atouts humains dont un pays dispose. Je constate que les pays qui investissent le plus dans l'éducation. en particulier celle des jeunes filles et qui respectent le plus les droits des femmes sont aussi ceux qui réussissent le mieux.

    Pensons au rôle qu'ont pu jouer les femmes dans l'émergence de pays tels que le Cap Vert, la Tunisie ou l'Afrique du Sud… L'éducation joue aussi un rôle clé pour la prévention de la diffusion des pandémies. Enfin, l'amélioration de la condition des femmes africaines passe par le soutien aux mouvements qui luttent contre l'excision, pour le droit des femmes à maîtriser leur corps et leur fécondité, ainsi que par le renforcement de la participation des femmes à la représentation politique. Pour valoriser les atouts humains de l'Afrique il convient aussi de préserver la santé des populations africaines. Le sida entraîne de terribles régressions. Les exemples sont nombreux en Afrique australe: en Zambie, l'espérance de vie a ainsi régressé de dix ans dans les dix dernières années.

    Les pays en développement ont obtenu à Doha le droit de copier ou d'importer des médicaments génériques pour leur politique de santé publique, mais, de facto, ils ne peuvent utiliser ce droit, en raison des mécanismes juridiques très contraignants qui ont été fixés sous la pression des laboratoires pharmaceutiques. Ces obstacles doivent être levés et la France doit s'engager à soutenir effectivement l'accès aux médicaments des pays pauvres. Mais les médicaments seuls ne peuvent suffire. Sans médecins pour les dispenser, sans réseaux de santé, ils n'atteindront pas les malades et l'on ne pourra endiguer l'épidémie de sida. De ce point de vue, comment ne pas être alarmé par l'extraordinaire proportion de médecins formés en Afrique qui exercent en Europe. Cette proportion atteint 30% dans certains pays. Le projet d'immigration choisie défendu par le candidat de l'UMP va aggraver cette tendance et, je le dis avec gravité, contribuer à affaiblir des systèmes de santé déjà fragiles.

    Je propose pour ma part d'agir en responsabilité en ne pillant pas les ressources humaines qui sont vitales pour ces pays. Je propose, à l'inverse, de faciliter les allers et retours des médecins d'origine africaine afin qu'ils puissent exercer dans leur pays d'origine et participer à la formation de jeunes médecins tout en conservant des connections en France leur permettant de poursuivre l'approfondissement de leurs compétences. Plus largement, je proposerai de renforcer les moyens affectés à la santé en encourageant la constitution d'un fonds public mondial pour la santé de base.

    Une deuxième condition au développement c'est de pouvoir valoriser ses atouts économiques. Cela suppose des moyens importants. Les budgets des États restent lourdement affectés par le remboursement de la dette accumulée dans les années 1980 malgré les premières vagues d'annulations. Il conviendra d'achever ce processus de désendettement.

    S'il faut aider les Etats, il faut aussi soutenir les familles. Le micro-crédit est une voie pour permettre aux Africains de financer leurs projets de développement: l'extension des réseaux de micro-crédit dans les campagnes où ils sont encore peu présents doit permettre à de nombreuses familles de sortir de la pauvreté. L'Afrique possède de nombreuses richesses, mais celles-ci sont le plus souvent surexploitées par des groupes étrangers. Il s'agit donc de promouvoir en Afrique des filières d'excellence durable reposant davantage sur les populations. Je pense au coton dont l'Afrique est un producteur de qualité mais qui est déprécié sur les marchés internationaux en raison notamment des subventions américaines: il faudra porter cette question avec plus de force dans le cycle de négociations de l'OMC. Je pense aussi aux énergies renouvelables - et à l'énergie solaire en particulier - qui permettent notamment dans les zones rurales, d'apporter de l'énergie à des coûts raisonnables pour la fourniture de services essentiels. Je pense enfin à la promotion du commerce équitable dont nous devons valoriser les débouchés sur le marché français.

    Pour financer ces nouvelles opérations de développement durable, il est avant toute chose nécessaire d'optimiser l'utilisation des moyens actuels disponibles, pour éviter les gaspillages et nous assurer que les ressources seront mises effectivement à disposition de ceux qui en ont le plus besoin. Comme je l'ai mentionné plus haut, cette optimisation de l'utilisation de l'aide publique passe par la clarification du rôle des différents acteurs et par la recherche de synergies avec les instruments européens.

    Je souhaite que notre nouvelle politique de co-développement s'appuie plus directement sur les acteurs de terrains. Dans ce cadre, je propose de rénover nos méthodes de coopération notamment en valorisant davantage le travail des ONG en portant à 5% comme c'est le cas ailleurs en Europe le pourcentage de l’aide française qui sera mise en oeuvre par leur canal. Ne privatisons pas l'aide publique au développement, rationalisons le dispositif français de coopération encore trop éclaté ! Mobilisons davantage la coopération décentralisée, qui permet à des collectivités françaises de collaborer directement avec des collectivités africaines, car, au-delà des transferts d'argent, c'est aussi de capacités d’action autonomes dont les pays africains ont besoin. Mobilisons davantage les migrants et leurs compétences ! Mobilisons les jeunes qui souhaiteront effectuer un service civil à l'étranger ! Dans ce domaine de la coopération, comme dans bien d'autres secteurs, la France devra aussi contribuer à renforcer les politiques européennes pour une solidarité plus efficace et une contribution plus significative au développement durable du continent africain.

    Enfin, au delà de cette optimisation des moyens et des politiques, je veux aussi que nous réfléchissions à une taxation des transactions financières pour accroître le financement du développement. Enfin, conformément au projet du PS, nous porterons progressivement le montant de l'aide publique à 0,7% du PlN, pour remplir les engagements internationaux qui ont été trop longtemps bafoués.

    Je crois possible de mettre fin au désordre créé par des décennies de politique clientélistes en Afrique, des politiques bien peu responsables au regard des besoins des sociétés africaines et des volontés de solidarité des citoyennes et citoyens français. Pour cela, nous devons être fermes sur la défense des droits de la personne humaine, innovants en matière de développement. Nos objectifs doivent être explicités et nos méthodes transparentes. Ce sont les positions que je défendrai au cours de cette campagne pour rénover la politique de la France aux côtés de l’Afrique. Ce sont les orientations que je mettrai en oeuvre si je suis élue.

    Le texte de Mme Royal répondait à un appel lancé, dans nos colonnes le 14 décembre dernier, par Jean-Marie Fardeau, Secrétaire général du CCFD (Comité catholique contre la Faim et our le Développement)..

    Voici le commentaire de M. Fardeau au texte de Mme Royal

    La réponse de Mme Royal à ma lettre ouverte sur la nécessité d’un changement radical de la politique de la France en Afrique est un signe encourageant d’engagement. Mme Royal se prononce en effet clairement sur plusieurs questions chères au CCFD, qui sont portées, en vue des élections, par la campagne « État d’urgence planétaire, votons pour une France solidaire » : examen par le Parlement des accords de défense liant la France et des pays africains, création d’une délégation parlementaire aux négociations et à la coopération internationales, engagement de faire transiter 5 % de l’aide publique au développement par les ONG, exigence, pour les entreprises exploitant des ressources en Afrique, de déclarer ce qu’elles versent aux autorités de ces pays… Je m’en réjouis bien entendu. Sur plusieurs questions - dette, taxation des transactions financières, règles commerciales mondiales… -, nous attendons des engagements plus précis. Le dialogue va donc se poursuivre, comme c’est le cas avec tous les candidats que nous avons interpellés. La France et tous ses citoyens sortiront grandis de ce débat démocratique sur ses relations avec l’Afrique.

    Copyright © Témoignage chrétien 2006

    RAG 34. Lovely34

    11:27 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, AFRIQUE, RAG 34

    13.02.2007

    LE PACTE PRESIDENTIEL : Ce que vous m’avez dit, je l’ai entendu. Ce que je savais, vous l’avez confirmé.

    Aujourd’hui, je vous propose le Pacte présidentiel : 100 propositions pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté, et la fraternité.
    Plus de 6 000 débats ont été organisés sur tout le territoire. J’ai reçu par Internet 135 000 contributions. J’ai écouté les partenaires sociaux, j’ai rencontré les associations, j’ai mobilisé les experts. Vous avez été nombreux à vouloir participer à cette œuvre collective.

    J’ai souhaité ce travail d’écoute et de confrontation des idées. J’ai voulu que les citoyens reprennent la parole pour que je puisse porter leur voix : vous ne supportez plus que l’on rédige dans l’ombre des programmes aussi vite oubliés qu’ils sont écrits. Les promesses doivent être tenues, elles doivent être crédibles.

    Ce Pacte présidentiel, c’est ensemble que nous le mettrons en œuvre. »

    Les lolo's 34

    19:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Bons plans , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    12.02.2007

    Ségolène ROYAL : Le pacte présidentiel

    Ce que vous m’avez dit, je l’ai entendu. Ce que je savais, vous l’avez confirmé. Aujourd’hui, je vous propose le Pacte présidentiel : 100 propositions pour que la France retrouve une ambition partagée, la fierté, et la fraternité.

    Plus de 6 000 débats ont été organisés sur tout le territoire. J’ai reçu par Internet 135 000 contributions. J’ai écouté les partenaires sociaux, j’ai rencontré les associations, j’ai mobilisé les experts. Vous avez été nombreux à vouloir participer à cette œuvre collective.

    J’ai souhaité ce travail d’écoute et de confrontation des idées. J’ai voulu que les citoyens reprennent la parole pour que je puisse porter leur voix : vous ne supportez plus que l’on rédige dans l’ombre des programmes aussi vite oubliés qu’ils sont écrits. Les promesses doivent être tenues, elles doivent être crédibles.

    Ce Pacte présidentiel, c’est ensemble que nous le mettrons en œuvre.

    Plus juste, la France sera plus forte.

    Télécharger le pacte présidentiel (pdf 290 ko)

    RAG 34. Les lolo's 34

    10:53 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

    09.02.2007

    Ségolène ROYAL : Je rendrai aux fonctionnaires le respect qu'ils méritent

    La France a besoin de services publics forts, efficaces et garants de l'égalité réelle. Je rendrai aux fonctionnaires le respect qu'ils méritent : c'est la première condition pour réussir les réformes nécessaires pour améliorer le service rendu aux usagers.

    Les fonctionnaires ne supportent plus d'être déconsidérés par la droite aux yeux de l'opinion, traités de nantis tandis que leur situation n'a cessé de se dégrader, taxés d'immobilisme alors que leurs métiers ont été profondément transformés par l'évolution de la société.

    Depuis 2002, les fonctionnaires et agents publics de l'Etat, des hôpitaux et des collectivités locales ont subi une baisse de leur pouvoir d'achat. Leurs conditions de travail se sont fortement dégradées, notamment à l'hôpital public, et des suppressions d'emplois importantes ont été décidées sans considération pour la qualité des services publics.

    La suppression annoncée de 250 000 emplois dans les services de l'Etat par le non remplacement d'un départ à la retraite sur deux, sans que jamais ne soit précisé quelles missions seraient touchées, dégraderait profondément le service rendu aux usagers.

    L'urgence est de relancer le dialogue social avec les personnels et leurs représentants.

    RAG 34. Les lolo's 34

    14:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, RAG 34

    Le numéro de monsieur Sarkozy sur le travail et les travailleurs dépasse les limites de la décence et du sérieux.

    Lionel Jospin invité de RTL

    Lionel Jospin voit dans les référence de Nicolas Sarkozy aux figures historique du socialisme "le signe que ces hommes ont marqué l’histoire, de même que la gauche a marqué l’histoire de ce pays" Il regrette que "la manipulation commence lorsqu’il essaye de tourner ces figures contre nous, contre la gauche. Parce qu’à cet égard, il n’y a rien de changé, la droite d’hier calomniait Jaurès et Blum et on sait de quelle façon. Donc il aime la gauche d’hier, il n’aime pas la gauche d’aujourd’hui, on est là dans un classique".

    "Je trouve que le numéro de monsieur Sarkozy sur le travail et les travailleurs et en passant les critiques qu'il fait à la gauche, à cet égard, dépassent les limites de la décence et surtout du sérieux."

    Rappelant les propos tenus par Nicolas Sarkozy “ la vraie gauche, la gauche de Blum, parlait aux travailleurs, aimait le travail. La gauche d’aujourd’hui, la gauche de Jospin, la gauche de Ségolène Royal, parle de statuts, fait les 35 heures, parce qu’elle n’aime pas le travail.” Lionel Jospin s'indigne "cette critique ne s’adresse pas à Ségolène Royal, puisqu’elle a mis le travail au centre de ses préoccupations dès le début de sa campagne. Cette critique s’adresse encore moins à moi, qui détient le record pour un gouvernement et en cinq ans, de création d’emploi en France, depuis la guerre, y compris, plus que pendant "Les 30 glorieuses" sous mon gouvernement on a crée 2 millions d’emplois, 400 000 emplois par an et on a fait baisser le chômage."

    Il poursuit "se réclamer de Blum, qui aime le travail, pour critiquer les 35 heures quand tous ceux qui se souviennent du front populaire et de Blum et en particulier des travailleurs, savent que Blum est l’homme des 40 ans et des congés payés, c’est drôle, mais comme c’est drôle, ça veut dire que ce n’est pas du tout sérieux."

    Faces aux attaques du ministre de l'intérieur sur les statuts, il répond "Les ouvriers, les employés, les enseignants, les cheminots, ils n’ont pas de parachute doré, ils n’ont pas de "golden parachute". Leur parachute, leur sécurité, c’est le statut. Dans les entreprises publiques naturellement ça les protège et dans le secteur privé, me direz-vous, c’est quoi le statut ? Il n’y a pas de statut mais c’est le contrat. Et évidemment, si on a un contrat à durée indéterminée, on est plus protégé que si on a un emploi précaire ou même, un contrat à durée déterminée".

    Lionel Jospin refuse de considérer le CNE comme relevant d'un droit progressif "si pendant les deux ans, on peut se débarrasser d’un salarié sans avoir à le justifier, il aura peu de chance de progresser dans ses droits progressifs. Et la proposition de Ségolène Royal, c’est au contraire de valoriser les contrats à durée indéterminée.Il peut rester des contrats à durée déterminée, à condition qu’ils reposent sur des fonctions précises, remplacer un salarié par exemple, pendant une période, congés de maternité ou autre. Donc il vaut mieux avoir comme socle, le contrat à durée indéterminée et puis des contrats déterminés, spécifiques et contrôlés, plutôt que ce contrat qui va introduire la précarité dans le droit du travail français."

    Sur les 35 heures, il rappelle "les Français parlent des 35 heures, c’est une des deux mesures phares des 25 dernières années qu’ils mentionnent. Quand ceux qui ont bénéficié des 35 heures, en parlent, ils sont 85 % à dire qu’ils en sont satisfaits. Quand nous avons fait les 35 heures, cela a procuré 500 000 emplois supplémentaires, 350 000 dans le privé, 150 000 dans le public. Mais nous avons dans la même période créé 2 millions d’emplois. La critique de monsieur Sarkozy porte sur les heures supplémentaires, mais les 35 heures n’ont jamais interdit de faire des heures supplémentaires".

    Pour Lionel Jospin, l'argument central de Nicolas Sarkozy en matière de travail "travaillez plus et vous gagnerez plus" escamote des questions essentielles "les conditions dans lesquelles on travaille, le salaire pour lequel on travaille, la précarité dans ce travail, la question de savoir si on est au travail ou si on est chômeur". Le candidat de l'UMP "procède à trois mystifications : la première c’est qu’il fait comme si c’était le salarié qui décidait de son temps de travail, qui décidait s’il allait faire ou non, des heures supplémentaires, la réalité pour ceux qui la connaissent est toute différente, La deuxième c’est que monsieur Sarkozy parle travail mais il ne parle jamais emploi. On ne peut pas avoir de travail si on n’a pas d’emploi, donc le problème de la création d’emploi reste fondamental. Et la troisième mystification, c’est qu’il dit si vous travaillez plus, toi individu, tu pourras gagner plus, mais il ne parle jamais des salaires de la question des salaires. Or on sait que la part qui va au salaire dans le revenu national, par rapport à ce qui va au capital, a diminué, et cette question du pouvoir d’achat des salaires, de la hausse des salaires elle est passée sous silence."

    RAG 34. Les lolo's 34

    14:55 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    08.02.2007

    Jospin s'engage dans une campagne "positive" pour Royal

    clicker sur pour agrandir la photo

    PARIS (Reuters) - "Parce que l'enjeu est important", Lionel Jospin a déclaré jeudi qu'il interviendrait "de temps en temps" en faveur de la campagne présidentielle de Ségolène Royal "de façon positive" et "librement".

    "J'interviendrai autour de valeurs de principe, de façon positive. Non seulement on n'entendra rien de négatif venant de moi mais comme j'ai essayé de le faire ce matin et comme j'essaierai encore de le faire un peu, à ma façon, librement", a déclaré l'ancien Premier ministre sur RTL. "C'est du positif qui viendra de moi parce que l'enjeu est important".

    "J'entends gloser ces derniers jours sur 'être ou ne pas être à tel endroit'. Je n'y étais pas (au meeting parisien du) 6 et je n'y serai pas non plus le 11", à Villepinte où Ségolène Royal doit présenter les grandes lignes de son programme présidentiel, a-t-il précisé.

    "Ces histoires d'éléphants, ça ne m'intéresse pas. Ce n'est plus de mon âge j'allais dire! J'interviendrai dans la campagne de façon positive, à ma façon et honnêtement. C'est le mieux que je puisse faire de temps en temps. Et je pense que ce sera plus utile que de m'asseoir sur une chaise", a expliqué le chef de l'ancienne gauche plurielle.

    "Ségolène Royal a déterminé une stratégie, un calendrier et une méthode et elle s'y tient et cela est bien qu'elle s'y tienne. Elle est dans sa logique", a-t-il expliqué en réponse à une question sur les flottements de la campagne socialiste.

    "C'est peut-être un moment un tout petit peu plus difficile. Cela tombe bien si c'était un moment pour s'engager", a fait valoir Lionel Jospin.

    SARKOZY, il ne passera pas par moi, je vote socialiste !

    RAG 34. Les lolo's 34

    09:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : JOSPIN, RAG 34

    Ségolène ROYAL : La France ne demande pas aux citoyens d'où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble.

    De Montreuil à Villepinte .
    Compte tenu du grand succès du meeting qui s'est déroulé hier à Paris et pour faire face à la forte mobilisation suscitée par la réunion prévue Dimanche 11 février, il a été décidé de procéder à un changement de lieu pour cette réunion. Ainsi, celle-ci se tiendra au

    Parc des expositions de Paris Nord Villepinte (Hall 5) RER B.

    "La France ne demande pas aux citoyens d'où ils viennent, mais où ils veulent aller ensemble".

    8.000 personnes autour de Ségolène Royal pour son meeting parisien.

    L'intégralité de son discours en vidéo.



    RAG 34. Les lolo's 34

    07:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    07.02.2007

    Claude Bartolone : "Ségolène Royal a remis la rose dans le bon poing, celui de la gauche"

    Présidentielle : Nous sommes là et bien là !

    Claude Bartolone répondait à 13 h00 aux questions de France inter.

    Ségolène Royal et Laurent Fabius feront un meeting commun le 24 février à Rouen.

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    A J -78, plus que jamais, c'est désormais projet contre projet !

    Lire notre note précédente : Présidentielle : Nous sommes là et bien là !

    medium_RAG341.360.pngRAG 34. Lolo34

    20:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Bartolone, RAG 34

    Présidentielle : Nous sommes là et bien là !

    PARIS (Reuters) - Ségolène Royal a stigmatisé Nicolas Sarkozy, candidat des "possédants" et "d'un tout petit nombre", face à qui elle entend incarner l'espoir d'une "France "protectrice de tous les siens et ouverte sur le Monde
    Tout au long d'un discours pugnace d'une cinquantaine de minutes, la candidate socialiste à la présidentielle a pris des accents parfois lyriques pour opposer "ceux qui travaillent dur" aux tenants de la "nouvelle oligarchie".

    Pour la présidente de Poitou-Charentes, il y a d'un côté "l'argent des plus modestes (qui) enrichit effrontément les banques qui taxent de façon scandaleuse les maigres découverts" et de l'autre les profits "faciles, rapaces et fainéants" d'un camp prônant le "capitalisme fou" et "avide de toujours plus de licenciements boursiers (...) plus de marchés sans foi ni loi".

    Devant plus de 5.000 personnes réunies dans un gymnase du XIIIe arrondissement de Paris, elle s'en est pris à de nombreuses reprises au "pouvoir médiatique", aux "relais dociles" de la droite dans les journaux ou aux "conglomérats de la finance et des médias".

    Sans jamais le citer nommément, la candidate du PS, du MRC et du PRG a multiplié les attaques contre son adversaire de l'UMP, érigé en représentant de "ceux d'en face", du "sérail" ou encore de ceux que la mondialisation financière "arrange".

    "Si celui qui est allé chercher l'onction chez Bush était aux responsabilités, la France serait aujourd'hui dans la guerre" en Irak, a-t-elle affirmé, après avoir fustigé les mots de Nicolas Sarkozy qui a invité ceux qui n'aiment pas la France à la quitter.

    "Le slogan est emprunté à la droite américaine du temps de la guerre au Vietnam et à la dictature brésilienne qui érigea cette phrase 'Le Brésil, aimez-le ou quittez-le' en mot d'ordre", a-t-elle insisté.

    La candidate socialiste s'est posée en héritière des combats de la gauche, déniant à Nicolas Sarkozy le droit de "revisiter l'Histoire n'importe comment".

    "JE SUIS TOUJOURS LA ET BIEN LA"

    "La France n'est pas la synthèse de l'Ancien régime et de la Révolution (...) La Révolution a voulu fonder une communauté de citoyens. Le règne débridé du capitalisme fou et du libéralisme sauvage en sape aujourd'hui les fondements et porte atteinte à la valeur du travail", a-t-elle estimé.

    "La France de demain comme celle d'hier se nommera diversité. Et son unité se forgera dans un projet partagé. La France est diverse, multiple, colorée, métissée et pourtant très française, et elle sait être fidèle à ses valeurs, protectrice de tous les siens et ouverte sur le monde. Je ne la laisserai pas défaire", a-t-elle assuré.

    Avant la journée de mobilisation dans la fonction publique jeudi, elle a jugé que les inquiétudes des fonctionnaires - "ceux qui sont au service de nous tous" - étaient "fondées" face aux projets de la droite de ne pas remplacer un départ à la retraite sur deux. "Réduire le nombre des fonctionnaires et le montant des impôts, c'est leur programme depuis cent ans!"

    Pour ce premier temps fort d'une semaine cruciale qui doit s'achever sur la présentation des grandes lignes de son programme présidentiel dimanche, Ségolène Royal s'est exprimée devant un parterre de gauche recomposée, sur une estrade basse tendue de bleu.

    En préambule de son discours, elle a salué les anciens ministres de la "gauche plurielle" qui avaient pris place aux premiers rangs, dont Dominique Strauss-Kahn, qui lui avait disputé l'investiture présidentielle. Jean-Pierre Chevènement, pour le MRC, et Christiane Taubira, pour le PRG, ont également assisté à ce meeting au coeur de la plus importante fédération socialiste de France.

    Après les turbulences de janvier - mauvais sondages, pilonnage de l'UMP et tiraillements internes - Ségolène Royal a affirmé qu'elle tiendrait bon dans la bataille présidentielle, promettant "d'élever la France" et demandant aux militants de ne pas se laisser entraîner dans ces "coups bas".

    "Ceux d'en face, à droite et dans leurs relais dociles dans les médias, m'avaient déjà congédiée", s'est-elle amusée au début de son allocution. "Je suis toujours là et bien là!"

    Avec les débats participatifs - 5.000 annoncés avant dimanche - "nous avons construit modestement, sereinement les fondations de notre maison commune. C'est pour cela qu'elle est solide, c'est pour ça qu'elle va tenir. Et je vous l'assure, aucune tempête ne l'abattra car désormais c'est une force collective qui la tient", a-t-elle promis.



    RAG 34. Lolo34 et les les lolo's 34

    12:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    05.02.2007

    Parlons éducation !

    Vendredi soir dernier, Nicolas Sarkozy était à Maisons Alfort où tout en tirant à boulet rouge sur le bilan des Gouvernements qu’il a soutenu pendant les 5 dernières années, il a fait part de sa nouvelle passion pour les questions éducatives.

    Les chiffres:

    .12111900 élèves dans les premier et second degrés.

    .884021 enseignants dansles premier et second degrés.

    .Budget: 77 milliards d’euros selon le projet de loi de finances 2007.

    La droite et l’éducation:

    .Suppressions d’emplois:

    .Entre 2002 et 2007, il a été procédé à la suppression de plus de 120.000 postes ou emplois.

    .Si le plan de Sarkozy de non remplacement des fonctionnaires partant à la retraite était mis en place, 125.000 postes d'enseignants passeraient à la trappe au cours de ces cinq prochaines années.

    .Suppressions de crédits:

    .Plus de750 millions d'euros de crédits entre 2002 et 2007.

    .Crise majeure dans le milieu de la recherche.

    Nos premières propositions:

    .Création d’un service public de la petite enfance.

    .Renforcement des dispositifs d’accompagnement scolaire qui permettent d’acquérir les notions de base au début du parcours scolaire.

    .Renforcement des moyens financiers destiné aux ZEP:

    .Baisse du nombre d’élèves par classe. Formation spéciale des enseignants

    .Implantation de classes préparatoires dans les ZEP.

    .Instauration d’une meilleure orientation des élèves et amélioration de la transition vers les collèges.

    .Abolition de l’apprentissage à 14ans.

    .Développement de l’apprentissage sous statut scolaire.



    RAG 34. Lolo34

    23:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Les débats participatifs voulus par la candidate socialiste ont remporté un vif succès sur le terrain

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    Pas de "trou d'air", mais plutôt du trop plein. Un trop-plein de frustrations, de déceptions et de colères. Des inquiétudes et des angoisses. Et un formidable besoin de parler. Pour témoigner, tout simplement. Avec le secret espoir d'être enfin écouté ; et - sait-on jamais ? - d'être, cette fois, entendu.

    Mme Royal entend maintenir son "style de campagne"

    Invité, mercredi 31 janvier, de "Questions d'info LCP-Le Monde-France-Info", Jean-Louis Bianco, directeur de campagne de Ségolène Royal, a voulu balayer les doutes qu'inspire l'entrée en campagne de la candidate du PS. "Ça ne tangue pas, a-t-il assuré, mais il y a des gens qui n'ont pas compris sa méthode." Il a précisé que Mme Royal n'entendait pas modifier "le style de campagne qu'elle a choisi". "Si cela veut dire utiliser les archaïsmes, les vieilles recettes, nous ne sommes pas d'accord (...). Nous inventons le nouveau socialisme." Le conseiller de Mme Royal a cependant admis une phase de "recul". "Nous avons fait des erreurs, a-t-il reconnu. Nous corrigeons le tir, nous essayons d'être plus réactifs, plus performants, mieux coordonnés." M. Bianco a réaffirmé que "Nicolas Sarkozy doit quitter le gouvernement" : "On ne peut pas être ministre de l'intérieur, chargé de la police, qui prépare les élections, en même temps que candidat."

    Déroutants, parfois moqués lorsqu'ils ne sont pas ignorés en haut lieu, les milliers de débats participatifs locaux organisés par les sections du PS et les comités Désirs d'avenir ont rencontré un indéniable succès sur le terrain. Anciens militants et nouveaux adhérents, sympathisants et curieux, de tous bords et de tous âges, ont franchi des portes, et saisi les micros qu'on leur tendait. Les notables étaient là, bien sûr, mais ils ont accepté tant bien que mal de se fondre dans le décor. Tout le monde est logé à la même enseigne. A Saint-Jean-de-la-Ruelle (Loiret) où se tenait, mardi 30 janvier, un débat sur la "sécurité durable", deux affiches ornaient les murs : "Impose-toi dans le débat" ; "Demain, rien ne se fera sans toi". Message reçu, ici comme ailleurs.

    A Salon-de-Provence (Bouches-du-Rhône), lundi soir, les cent personnes présentes ne se le sont pas fait dire deux fois. D'autant qu'ils connaissent bien le thème du débat : la "vie chère". "On s'est installé dans la précarité, on vit des aides du RMI, on n'a aucun pouvoir d'achat", explique le premier orateur, un militant de la CGT-chômeurs. Christine, qui travaille "à la Sécu" : "J'ai un emploi, ma fille a une bourse, je ne paye pas d'impôt, je me sens en risque de précarité, comme beaucoup." Rachida, elle aussi mère célibataire : "Le soleil, je ne le vois jamais. Il faut se battre pour un logement, pour un travail. Pour balayer par terre, il faudra bientôt un diplôme." "L'esclavage existe toujours", lance-t-elle, avant de se rasseoir, accablée. Les deux rapporteurs désignés prennent aussi en note le propos de Monique, infirmière à l'hôpital, qui explique que "notre système de santé prend l'eau".

    A chacun son "truc". Dans le Loiret, trois ou quatre thèmes apparaissent sur un écran géant pour lancer le débat. Dans la section du 18e arrondissement de Paris, on distribue des Post-it pour relever questions et témoignages. Lundi soir, lors du débat sur la justice, un ancien prisonnier en utilise deux, d'une écriture serrée, pour résumer ce qu'il veut dire. Au micro, il évoque ces "enfants qu'on met avec des bandits de grands chemins", les "médecins qui distribuent calmants et préservatifs" et "les cris, tous les soirs". Aux magistrats qui l'écoutent, il propose d'inscrire dans leur formation "un jour" en prison. Lorsque la parole est libre, les propos ne sont pas forcément convenus. A Vesoul (Haute-Saône), un ancien directeur général des douanes, un brin exaspéré, propose sa contribution : "Vous me faites nommer ministre de la recherche des fonds, et vous verrez que le pognon retournera dans les caisses de l'Etat !"

    La formule inquiétait certains des militants les plus aguerris, davantage rompus aux meetings traditionnels. Mais elle a satisfait d'emblée les plus jeunes, ainsi que tous ceux qui désertaient le débat politique. Le même décalage s'observe au sujet des faux pas et du rythme de la campagne : quand les "anciens" sont parfois en proie au doute, les nouveaux venus balaient spontanément toute critique.

    A Lyon, mercredi soir, deux femmes de vingt-cinq ans sont intervenues dans le débat sur le développement durable organisé à l'Opus Café, près de l'hôtel de ville, pour plaider en faveur des transports en commun. Carole Vincent, militante socialiste, a entraîné une de ses amies, Emilie Busset, de gauche mais non encartée. Toutes deux se réjouissent du principe des forums. "C'est un vrai enrichissement de la politique", se félicite la première. Un trou d'air ? "Il n'y en a pas. C'est un argument de la droite pour déstabiliser Ségolène Royal", tranche la seconde. Un jeune adhérent socialiste, Nicolas Bréand (19 ans) n'est pas plus inquiet : "C'est parce que la méthode de Ségolène Royal est complètement nouvelle qu'elle déboussole. J'ai fait plusieurs débats et ce que j'observe, c'est un réel intérêt des gens à discuter et une vraie satisfaction à participer à un débat d'idées."

    A Salon-de-Provence, le secrétaire de la section PS, Patrick Alvisi, s'était montré inquiet en ouverture du débat : "Notre nouvelle démarche peut surprendre surtout quand on connaît une campagne un peu molle (...) Mais, gardez votre sang-froid, Ségolène garde son cap. Et surtout prenez la parole." A 22 h 30, une fois la réunion terminée, les anciens militants parlent encore un peu du "reflet chez les gens de ce que disent les journaux". Mais sans grande conviction. Ils croient plutôt que c'est ce mouvement de réunions ouvertes, "où on entend des gens qui, jamais, ne prennent la parole" qui poussera vers la victoire.

    Un sentiment partagé à Saint-Jean-de-la Ruelle. Henriette, 40 ans, qui a laissé ses trois enfants à la maison pour venir au débat, est à fond derrière Ségolène Royal. "Tout me plaît chez elle, les valeurs qu'elle défend", explique-t-elle. Elle vient d'adhérer au PS pour la soutenir. Tout comme Paulette, 70 ans, qui votait "centre-droit" jusqu'ici. "Son discours est différent, plus accessible aux gens de la base", souligne-t-elle, en se disant certaine que "Sarkozy, lui aussi, aura ses trous d'air".

    Jean-Baptiste de Montvalon avec Régis Guyotat (à Orléans), Sophie Landrin (à Lyon) et Michel Samson (à Marseille)

    Article paru dans l'édition du 02.02.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois

    RAG 34. Les Lolo's 34

    18:14 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

    04.02.2007

    La banlieue plébiscite Sarkozy, mais vote à gauche, selon BVA


    clicker sur pour agrandir la photo
    PARIS (Reuters) - Les habitants des banlieues et des quartiers populaires estiment que Nicolas Sarkozy est le candidat qui prend le mieux en compte leurs problèmes, devant Ségolène Royal, mais leur préférence va à 45% à un candidat de gauche pour la présidentielle, contre 19% à la droite, selon un sondage BVA à paraître dans Le Journal du Dimanche.

    Le ministre de l'Intérieur et candidat de l'UMP est plébiscité à 27%, devant la candidate socialiste (23%) et le candidat de la LCR Olivier Besancenot (6%).

    Viennent ensuite Arlette Laguiller (5%), Marie-George Buffet (4%), François Bayrou (3%). Dominique Voynet, Philippe de Villiers et Jean-Marie Le Pen sont cités par 1% des personnes interrogées.

    Les électeurs sont 45% à vouloir voter pour un candidat de gauche à la présidentielle, 19% pour un candidat de droite, 7% pour ni l'un ni l'autre. Trois pour cent s'abstiendront.

    Ils sont 96% à avoir l'intention d'aller voter. C'est le chômage, pour 23%, qui pèsera le plus dans leur vote.

    Cette enquête a été réalisée du 19 au 24 janvier auprès d'un échantillon représentatif des habitants des zones urbaines sensibles, 806 personnes âgées de 15 ans et plus.

    RAG 34. les lolo's 34

    10:31 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Présidentielle: les pistes de travail de Ségolène Royal

    PARIS (AP) - Entre les quatre débats participatifs auxquels elle vient de participer et ses interventions publiques, Ségolène Royal a déjà avancé de multiples propositions, recensées sur son site Internet et régulièrement inspirées du projet du PS. Inventaire non exhaustif:

    ECONOMIE:

    - pouvoir d'achat: remettre à plat l'indice des prix. Conférence salariale avec les partenaires sociaux pour donner "un signal fort" (non chiffré) sur le SMIC et examiner les autres salaires

    - 35 heures: floue sur le sujet, elle préconise une "réforme" dans le sens de "la compétitivité économique des entreprises". Elle n'a pas exclu d'"aller au-delà" des assouplissements actuels

    - emploi: pour ramener le taux de chômage sous les 5%, elle veut lancer "dès 2007" un "plan massif pour l'innovation, la recherche et l'excellence environnementale". Ce dernier secteur recèlerait "500.000 à un million d'emplois", "coacher efficacement" les chômeurs pour les orienter vers les secteurs en manque de main-d'oeuvre, créer un "filet de sécurité" ou "Sécurité sociale professionnelle" pour les salariés

    - contrats: le CDI doit "redevenir la norme". Le CNE sera abrogé

    - minima sociaux: "revenu de solidarité active" pour permettre aux RMIstes de reprendre un travail sans que leur niveau de vie en pâtisse

    - entreprises: conditionner les aides publiques à "l'interdiction de délocaliser" si l'entreprise fait des bénéfices, "moduler" l'impôt sur les sociétés selon que les bénéfices sont réinvestis ou distribués, accorder un "bonus sur les cotisations sociales" pour celles qui embauchent en CDI

    - dialogue social: prône un "syndicalisme de masse". Droit de vote des représentants salariaux dans les instances de décision des entreprises

    - services publics: "service public de la petite enfance", "pôle public national de l'énergie" par un "rapprochement" entre GDF et EDF

    - fiscalité: "le capital sera plus taxé que le travail". Réforme des stock-options

    SOCIETE

    - sécurité: "sanctionner le premier acte de transgression de la loi"; placer les plus de 16 ans dans "un camp humanitaire dans un pays pauvre, encadré par l'armée", "les pompiers" ou "les gendarmes" au premier acte de délinquance; rétablissement de la police de proximité.

    "Expérimenter la présence d'un second adulte" dans les classes difficiles. Mise sous tutelle des allocations des parents défaillants

    - éducation: scolarisation obligatoire dès trois ans, "élargissement" de la carte scolaire, soutien scolaire gratuit

    - logement: construire 120.000 logements sociaux et autoriser l'Etat à se substituer aux communes en infraction en "réquisitionnant les terrains". Les communes pourraient procéder à des "acquisitions-réquisitions" de logements et "surtaxer les logements vacants".

    Une famille qui paie régulièrement son loyer pourrait devenir propriétaire de son logement après dix à quinze ans; "revaloriser" les aides au logement, plafonner la dépense de logement des ménages modestes à 25% de leurs revenus ("bouclier logement")

    - immigration: hostile à une régularisation massive, elle prône un règlement "au cas par cas", "décentralisé" aux préfets. Elle veut aussi "revenir à la régularisation au long cours" après dix ans de présence irrégulière

    - environnement: réduire la part de l'électricité nucléaire à "50% d'ici 2017", "augmenter la part des énergies renouvelables" par une fiscalité incitative, lancer un "plan national de grands travaux sur l'isolation des bâtiments anciens". Les permis de construire seraient conditionnés au respect de normes environnementales; nommer un "vice-Premier ministre chargé du Développement durable", établir un "moratoire" sur les "OGM en plein champ, "débattre" de la création de péages urbains"

    - jeunes: "droit au premier emploi" pour que "pas un jeune ne reste au chômage plus de six mois", créer 500.000 emplois-tremplins (emplois-jeunes des régions du PS) en cinq ans, créer une "allocation d'autonomie" et accorder à chaque jeune à 18 ans un "prêt à taux zéro" de 10.000 euros; contraception "gratuite" pour les jeunes femmes jusqu'à 25 ans

    - santé: "médecine gratuite de proximité" pour les plus modestes

    - homosexualité: élargir le mariage et l'adoption aux homosexuels

    - femmes: sa première loi serait sur "les violences faites aux femmes"

    EUROPE ET INTERNATIONAL:

    - soumettre à référendum en France en 2009 un "texte court"

    - augmenter "sensiblement" le budget européen

    - pause dans les élargissements

    - Iran: lui interdire l'accès au nucléaire civil et militaire

    AP

    Sur le Net: http://www.desirsdavenir.org

    RAG 34. Les lolo's 34

    10:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Claude Bartolone, fabiusien : " Que la fête commence !"

    L'invité de...
    Roland Mihaïl
    (le dimanche de 8h50 à 8h59)

    Claude Bartolone, député de la Seine Saint-Denis (6ème circonscription) et très proche de laurent fabius.


    Claude Bartolone dit à Ségolène Royal : "Que la fête commence !"



    Dimanche 4 février 2007

    RAG 34. Les lolo's 34

    09:49 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : BARTOLONE, FABIUS, RAG 34

    03.02.2007

    AVEC NICOLAS SARKOZY : LE PIRE EST A VENIR

    Il a dit :

    « Le CNE est un progrès, il ne faut pas y toucher, (…) Je garderai l'intérim et les contrats de projet (...) mais le contrat de travail unique inspiré du CNE est une occasion de simplifier beaucoup le droit du travail français. »

    (Rencontre organisée par des patrons de PME, le 24 janvier 2007)

    Cette proposition revient à généraliser à tous les salariés le CNE, c’est-à dire le CPE. C’est un recul social considérable synonyme de précarité, de pression accrue sur les salaires et de généralisation du salarié jetable.

    Il a dit :

    « Je propose que les heures supplémentaires soient exonérées de charges sociales et même d’impôts parce que tout le monde y gagnera. »

    (Discours de N. Sarkozy à Charleville-Mézières le 18/12/06)

    Cette proposition revient à favoriser dans les entreprises les heures supplémentaires plutôt que l’embauche. Ses conséquences sur l’emploi seraient donc catastrophiques et notamment pour les jeunes. À certains on imposerait de travailler plus, quand d’autres ne pourraient pas travailler du tout.

    Il a dit :

    « Lorsqu'il y a un conflit et une grève, dans une entreprise, une université ou une administration, la loi doit prévoir que, dans les huit jours, soit organisé un vote à bulletins secrets pour en finir avec la dictature de certaines minorités. »

    (Université d’été du Medef, Jouy-en-Josas le 31/08/06)

    Il s’agit d’une remise en cause du droit grève, qui appartient à chaque salarié. C’est aussi une aberration, puisque les salariés non grévistes minoritaires seraient obligés de cesser le travail.

    Il a dit :

    « Il faut instaurer une franchise par famille, et pas par individu, sur les premiers euros de dépenses annuelles en consultations médicales ou en examens biologiques. »

    (Le Monde du 23/01/07)

    Depuis la réforme Douste Blazy de 2004, les assurés sociaux paient un euro pour chaque consultation en plus du forfait hospitalier et du ticket modérateur. 13 % de la population renoncent ainsi à se soigner pour des raisons financières. Nicolas Sarkozy va plus loin en généralisant le non remboursement des soins. Avec le Président de l’UMP, la carte bleue se substituerait à la carte vitale !

    Il a dit :

    « Si on réduit de 4 points nos prélèvements obligatoires, on rend 68 milliards d’euros aux Français ».

    (Le Monde du 23/01/07)
    La dette cumulée a progressé de 10 % en moins de 5 ans. Elle est passée de 58 % à 65 % de la richesse nationale. Aggraver la dette aboutirait à réduire encore nos marges de manoeuvre budgétaires et à sacrifier les services publics (Éducation, Santé…) déjà mis à mal par les baisses d’impôts accordées aux plus favorisés.


    Il a dit :

    « Je crois à un bouclier fiscal à 50 % intégrant la contribution sociale généralisée (CSG) et la contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS). »

    (Le Monde du 23/01/07)

    Cette proposition conduirait à supprimer l’impôt sur la fortune. Les seuls bénéficiaires seraient quelques milliers de Françaises et de Français très fortunés.


    Il a dit :

    « Je fais mien l’objectif de ne pas remplacer le départ à la retraite d’un fonctionnaire sur deux. »

    (Le Monde du 23/01/07)

    Il s’agit d’une nouvelle mise en cause des agents publics et des services publics. Sur 5 ans, près de 250 000 postes de fonctionnaires seraient supprimés (dont la moitié dans l’Éducation Nationale).


    Il a dit :

    « Je veux en outre que 95 % des Français soient exonérés des droits de succession. »

    (Le Monde du 23/01/07)

    Aujourd’hui, 75 % des successions sont exonérées. Aller jusqu’à 95% constiturait un nouveau cadeau aux plus riches. Ce serait finalement le triomphe de la rente sur le travail et les valeurs de l’effort qu’il prétend défendre.

    Avec Ségolène Royal,

    Préparons ensemble le meilleur

    • Un bon emploi pour chacun

    Le contrat à durée indéterminée deviendra la norme en droit du travail. Un système de modulation des cotisations sociales incitera les entreprises à proposer des CDI à temps plein.

    • Améliorer le pouvoir d’achat

    Le SMIC sera porté dès que possible à 1 500 euros bruts. Une conférence salariale, associant des représentants de l’État et des partenaires sociaux, sera réunie dès le début de la législature pour négocier l’augmentation des salaires et des minima de branche. Nous ferons progresser le pouvoir d’achat dans la fonction publique et la politique d’exonération des cotisations sociales sera révisée pour favoriser la progression des bas salaires. Les petites retraites seront revalorisées.

    • Une sécurité professionnelle pour tous les salariés

    Elle assurera les trois éléments majeurs du travail : l’emploi, une garantie de ressources et la promotion professionnelle. Cette grande avancée sociale garantira à tout salarié au chômage une formation professionnelle qualifiante et une réinsertion durable dans l’emploi.

    • Un grand plan pour l’emploi des jeunes

    Aucun jeune ne restera plus de six mois au chômage : il sera proposé à chacun une formation et un parcours d’accès à l’emploi ou un emploi-tremplin utile à la collectivité.


    • La priorité à l’école

    L’État investira massivement pour créer un service public de la petite enfance et garantir la scolarisation de tous les enfants dès trois ans. Un soutien scolaire individualisé et gratuit sera institué. La présence adulte sera renforcée dans les établissements, et le nombre d’élèves par classe réduit.

    • Un effort massif en matière d’innovation et de recherche

    Le budget de la recherche sera substantiellement augmenté pour que notre pays investisse massivement dans l’intelligence, l’innovation, la création d’activités et donc d’emplois.

    • Un bouclier logement pour les Français modestes

    La création d’un service public de la caution et le plafonnement à 25 % des revenus du prix des loyers pour les ménages modestes garantiront le droit au logement. Des prêts gratuits pour accéder à la propriété devront être mis en place.

    • Une nouvelle démocratie sociale

    Les syndicats seront confortés par une professionnelle réforme de la représentativité et la mise en oeuvre des accords majoritaires. La prévention des conflits collectifs sera négociée dans ce nouveau cadre.

    • Assurer la sécurité

    Nous engagerons une mobilisation générale, intense, permanente, pour rétablir une sécurité publique de proximité, en prévenant la violence de façon plus précoce et en mettant en oeuvre des mesures éducatives et des sanctions réellement appliquées.

    RAG 34. Les lolo's 34

    13:03 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : SARKOZY, RAG 34

    Christiane Taubira : «Je ressens l'impatience» (vidéo marianne2007.info)

    Christiane Taubira - députée de Guyane- a intégré il y a quelques jours l'équipe de Ségolène Royal comme « déléguée à l'expression républicaine ». L'ex-candidate du Parti radical de gauche (PRG) en 2002, entend bien garder sa liberté de parole et de conviction.



    Verbatim :

    « La question n'est pas de mettre un coup de barre à gauche plus ou moins, la question est de savoir si on répond aux attentes des gens (…). La candidate a souhaité être encore dans sa phase de consultation et d'expression des gens. C'est sur la base de la plateforme présidentielle qu'on verra si c'est assez à gauche ou pas. »

    « Je comprends l'impatience, moi je ressens cette impatience même si je respecte le calendrier. (…) Car sur le fond je veux qu'on puisse critiquer, enrichir, discuter ces propositions. Donc je ne participe pas en tant que tel à la rédaction c'est-à-dire que je n'ai pas une plume à la main, mais je participe au débat, je participe à nourrir la réflexion, je participe par rapport à tous ces combats que je porte avec moi. »

    « Par exemple, je suis très attaché à la question du lien civique et social (…) , il y a des politiques ciblées à faire non pas pour des catégories de personnes parce qu'elles ont plus notre affection que d'autres, mais parce que des politiques publiques par le passé ont fait que des personnes par millions ont été exclues et marginalisées (…). »

    « Il faut donner des missions aux politiques publiques. (…) Il faut une politique publique d'éducation qui soit égalitaire et pour qu'elle soit égalitaire, il faut qu'elle soit ciblée à certains endroits. Il faut qu'on rattrape à certains endroits, il faut qu'on égalise par l'inégalité c'est-à-dire en faisant un effort plus important. »

    « J'ai surtout lutté contre la partie 3 de la Constitution. Je ne suis pas au PRG par hasard, mais je suis très attachée à une Europe fédérale. (…) Je pense qu'il faut une architecture pour permettre l'élaboration d'une politique publique européenne qui soit audacieuse sur le plan des services publics, par exemple, (…) audacieuse sur le plan de la diversité des territoires (…), audacieuse sur l'harmonisation fiscale et sociale. C'est pour cela que j'ai fait campagne pour le non car j'étais sur un oui critique depuis très longtemps. Compte tenu des conditions de non révision, puisqu'il n'y a pas de procédure de révision, cela revient à faire un véritable hold-up sur les générations futures.

    Je pense qu'il faut cesser d'esquiver l'opinion publique. Autant il faut savoir dire que l'opinion peut avoir tort (…) mais il ne faut pas fuir l'opinion publique. On a vu la rupture entre la voie parlementaire qui aurait ratifié le traité à 80% et l'opinion qui l'a rejeté à 50%. (…) Cela reste sage de revenir devant les peuples européens en leur proposant solennellement et symboliquement de ratifier ensemble la construction européenne par l'adoption d'une vraie constitution. La voie référendaire est sage. Ça reste sage de revenir devant les peuples européens et de leur proposer de ratifier ensemble la construction européenne. »

    « Il n'y a pas une question dans la société française, mais une question du rapport à la différence. Il y a une question du rapport aux noirs, au pluriel. Ceux qu'on appelle noirs sont Français. Mais ils peuvent être étrangers, en situation régulière ou pas. On a une très grande diversité. Ceux qui sont Français et qui viennent d'Outre-mer n'ont peut-être pas les mêmes problèmes ou le même statut que ceux qui viennent d'Afrique. Il faut dire comment on fait société ensemble, comment on fait identité commune dans une diversité de cultures et de trajectoires. Mais arrêtons de parler de comptage ethnique. Il n'y a pas d'ethnie noire en France, mais un vrai problème avec la différence. Mais il faut compter la non-représentation de la diversité, le refoulement systématique sur la base de la couleur, du nom, pour un emploi ou un logement. »

    31 Janvier 2007. Propos recueillis par Octave Bonnaud et François Vignal

    RAG 34. Les lolo's 34

    12:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : TAUBIRA, RAG 34

    Bruno Rebelle : “S. Royal place l’écologie au cœur de son programme”

    Bruno Rebelle, le conseiller environnement de Ségolène Royal, détaille les convictions et les propositions qui l’ont convaincu que la candidate socialiste est la plus crédible en matière d’environnement. L’ancien numéro deux de Greenpeace Monde revient aussi sur les manoeuvres des renseignements généraux dont il a été victime : une stratégie de brouillage médiatique, destinée à occulter la campagne de fond.

    Quelle est la force des propositions de Ségolène Royal dans le domaine de l’environnement ?

    Ségolène Royal a choisi ce qu’aucun «grand candidat » à l’élection présidentielle n’avait osé: faire de l’excellence environnementale un des piliers de sa campagne. Elle place l’écologie au coeur de son programme et non pas comme une espèce d’appendice pour se conformer à l’air du temps. Elle s’engage à ce que les questions environnementales structurent les différentes politiques sectorielles (des transports, du développement économique, du logement, de la santé publique, etc). C’est une nouvelle grille de lecture qui intègre le respect des limites écologiques qui sont celles des ressources et de la santé publique –, mais qui propose aussi de mettre en valeur les opportunités de cette crise environnementale.

    Qu’appelez-vous les opportunités de cette crise ?

    Qui dit crise, dit risques bien sûr, mais aussi opportunités. Ségolène a une vraie compréhension des risques et des mutations que l’on doit opérer pour passer de la situation dangereuse où nous nous trouvons actuellement, à une situation d’opportunité. Ségolène Royal propose une vision positive de l’écologie tant économique que sociale. Prendre en compte l’environnement amène toujours les acteurs dans une démarche différente et débouche sur une politique sociale plus intéressante. C’est un élément de la cohésion sociale. Economiquement, cette crise, c’est potentiellement la montée en puissance d’une agriculture paysanne écologique pour peu qu’on ait le courage de réorienter les priorités politiques et les aides agricoles. L’impératif de réduction du CO2, c’est aussi l’occasion de développer des secteurs d’avenir à fort potentiel (habitat, transports, énergies). Des secteurs créateurs d’emplois et de croissance.

    Dans le bâtiment par exemple, les matériaux durables et naturels représentent une réduction des coûts, ils sont jusqu’à 40 % moins chers,mais ils ont aussi des performances très supérieures pour la maîtrise de l’énergie !

    L’écologie,ce n’est pas se faire mal, mais imaginer comment on fait mieux plus sobrement.

    À vous écouter, Ségolène Royal est donc la candidate la plus crédible en matière d’écologie ?

    C’est pour moi une évidence! C’est celle qui fait de l’écologie politique de manière la plus sophistiquée, la plus efficace. C’est la première fois que l’on a une candidate à la présidentielle en position d’influer vraiment sur le cours des choses, qui nous annonce une plateforme dont l’un des piliers est la démarche environnementale innovante. Cela va bien au-delà de la démarche de Nicolas Hulot qui ne prenait en compte que l’aspect proprement environnemental des choses. On ne va pas passer d’une société «qui va dans le mur» à une société merveilleuse, mais je suis persuadé que les propositions de Ségolène Royal, sa compréhension des problèmes, en font la meilleure pour gérer cette phase de transition. Je suis connu pour être quelqu’un d’intègre et d’entier. Mon adhésion n’est pas une adhésion au rabais.

    Un mot sur les méthodes de basse police du successeur de Charles Pasqua, place Beauvau ?

    Oui, certains ont été à bonne école, avec eux vraiment « tout devient possible ! »… J’ai la preuve qu’il y avait une vraie volonté de nuire et j’ai surtout été choqué du champ d’investigation des RG portant sur des éléments de ma vie personnelle et de cette concomitance des faits avec mon entrée dans l’équipe de campagne de Ségolène Royal. Des méthodes sales qui se découvrent aussi dans cette forme de harcèlement sur la petite phrase, cette chasse « au mot de travers » ouverte contre la candidate. Je voudrais qu’on fasse le même travail de traque sur Sarkozy ! Ce serait intéressant. J’ai par exemple eu des échos de son voyage en Baie de Somme.Il rencontre des chasseurs,puis à quelques mètres des écolos,leur tient successivement des propos contradictoires sur la Loi littoral. Ce serait amusant que l’on voit ça aussi dans les médias, non ?

    Comment vois-tu cette campagne de l’intérieur ?

    Ségolène a placé la barre assez haut en termes de probité et de niveau de campagne. Sa volonté, c’est de mettre en avant les valeurs qui fondent ce programme. A Montluçon, Ségolène a expliqué la nécessité de faire des choix difficiles, en matière d’orientation agricole, de nucléaire, d’intégration du coût réel payé par la société (la facture environnementale) dans les prix des transports ou de l’agriculture intensive. Ce ne sont pas des débats faciles à aborder et je n’ai jamais entendu un politique porter ces questions avec autant de force. Ségolène pose avec cette détermination qui lui est propre les questions que l’on ne peut plus éviter, alors que souvent la classe politique s’est décrédibilisée à force ne pas les affronter.

    Que réponds-tu à ceux qui s’interrogent sur sa méthode ?
    La méthode est vraiment très importante ! Même s’il y a quelque chose de déroutant pour la classe politique traditionnelle, je dis aux médias: «regardez ce qui se passe dans les débats participatifs». Ce sont des lieux où commence à se préparer une forme de co-participation à la décision publique. C’est un prolongement de la démarche de Nicolas Hulot. Il a par son activisme imposé fortement l’écologie dans la campagne. Ségolène reprend le flambeau aujourd’hui et propose d’intégrer la société civile et le travail énorme des associations aux politiques publiques.Réformes du Conseil économique et social, intégration des associations aux politiques publiques, nouveaux pouvoirs pour les consommateurs, les comités d’entreprise…. Souvent on réduit le développement durable à ses dimensions économiques et sociales, mais l’écologie c’est aussi la participation !

    Propos recueillis par David Langlois-Mallet

    RAG 34. Les lolo's 34

    08:19 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, ECOLOGIE, RAG 34

    02.02.2007

    (2) Record historique dans l'histoire du capitalisme: EXXON MOBIL 389 milliards de $ de bénéfice en 2006 ! Du bon usage de la cagnotte pétrolière

    Lire : "Le plein s'il vous plait" de Jen-Marc Jancovici

    Présentation de l'éditeur

    Et si la hausse du prix du pétrole était le début d'une salutaire crise de désintoxication ? Et s'il fallait encourager cette hausse, voire l'accentuer ? Si l'énergie ne vaut rien - car elle est incroyablement sous-évaluée - c'est que ni l'épuisement des ressources en pétrole, ni le coût du changement climatique, ne sont inclus dans son prix. Par un surprenant tour de passe-passe, il s'avère que le PIB peut croître tandis que nous allons droit dans le mur. Nous vivons donc dans l'illusion d'une source d'énergie inépuisable et bon marché, illusion qui nous masque les catastrophes climatiques, économiques et politiques à venir. Il est temps pour chacun de nous de se montrer réaliste. Une taxe progressive et volontaire sur le pétrole profiterait non seulement à la nature, mais nous protégerait nous-mêmes, à commencer par les plus modestes, face aux mutations économiques à venir. Une idée forte et iconoclaste, pour un livre qui devrait inciter au débat.

    Biographie de l'auteur
    JEAN-MARC JANCOVICI et ALAIN GRANDJEAN sont tous deux anciens élèves de l'Ecole polytechnique. Le premier est ingénieur-conseil auprès de grandes entreprises et de l'Etat. Le deuxième, économiste, préside la société " Capitalisme durable ".

    Le site de Jean-Marc Jancovici

    Article du figaro mai 2006 : Du bon usage de la cagnotte pétrolière

    Commander sur Amazon

    Du même auteur sur Amazon : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? + "Le Plein s'il vous plait !" = 24€70. Commander

    Notre note précédente : (1) Ecouter, lire : L'Avenir climatique : Quel temps ferons-nous ? de Jean-Marc Jancovici

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    17:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , 007 POSITIVE PRECARITE ! , 009 LIRE , Actualités , Associations , Economie , Famille , Nature/Environnement , Politique , Sciences et technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Jean-MARC JANCOVICI, rente pétrolière, pétrole, RAG 34

    31.01.2007

    Laurent FABIUS : RIEN N'EST JOUE !

    A un peu moins de trois mois du scrutin présidentiel, rien n’est joué. Si les récentes études d’opinion semblent moins favorables à notre candidate, tout peut encore se retourner dès lors que les thématiques choisies sont claires et pertinentes et que le débat de fond est engagé.

    Ne dilapidons pas notre énergie sur les terrains fangeux où on voudrait nous attirer, concentrons-nous sur nos propositions, défendons tous ensemble nos couleurs, parlons à nos électeurs et parlons de la France.

    La première priorité pour moi est la question sociale. Les Français veulent d’abord des réponses progressistes et précises sur les salaires, l’emploi, les retraites, le logement, les services publics. Le candidat UMP, qui est aussi celui du MEDEF, ne les apporte manifestement pas. A nous de le faire par un projet réel et novateur de transformation sociale et de développement durable, qui contribue aussi à relancer et à réorienter l’Europe.

    La question éducative est également décisive. Il se murmure que le candidat UDF progresserait dans les milieux enseignants. Ce serait un comble pour qui a en mémoire ses attaques contre l’école publique lorsqu’il siégeait dans des gouvernements conservateurs. Là aussi, développons nos propositions pour une société de la connaissance, une société laïque qui fasse toute sa place à l’éducation et lui donne les moyens de réussir.

    Bref, assumons notre opposition frontale au gouvernement, prenons les attentes de changement à bras le corps, apportons les réponses nécessaires sur le fond, faisons-le d’une façon solidaire et constructive, et l’horizon s’éclairera.

    Publié sur le site de Laurent Fabius


    RAG 34. Lolo 34

    17:32 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG 34

    Ségolène ROYAL : "Les gens ne croient plus en rien. Une colère monte."

    J-82 Pour que ça change fort !

    "Je veux construire des fondations solides au projet présidentiel. Je travaille sereinement."

    J'ai déjà fait beaucoup de propositions. Beaucoup plus que certains autres candidats.

    Le moment venu, il y aura le fruit du travail, du mien mais aussi de celui des Français qui viennent dans les débats participatifs. Ce n'est pas facile de voir que la politique change. Mais c'est indispensable. Il y a une crise démocratique, les gens ne croient plus en rien. Une colère monte."

    RAG 34. Les lolo's 34

    17:31 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, Ségolène, RAG 34

    Laurent Fabius: le PS doit "défendre ses couleurs" et "parler à ses électeurs"

    PARIS (AFP) - Laurent Fabius appelle mercredi le Parti socialiste "à défendre ses couleurs", "parler à ses électeurs" et "assumer une opposition frontale au gouvernement", dans un texte intitulé "rien n'est joué", mis en ligne sur son site internet.

    Au moment où les sondages sont "moins favorables" à Ségolène Royal, l'ancien Premier ministre, candidat malheureux de la primaire interne socialiste, estime que "tout peut encore se retourner dès lors que les thématiques choisies sont claires et pertinentes et que le débat de fond est engagé".

    "Ne dilapidons pas notre énergie sur les terrains fangeux où on voudrait nous attirer, concentrons-nous sur nos propositions, défendons tous ensemble nos couleurs, parlons à nos électeurs et parlons de la France", ajoute-t-il.

    "Assumons notre opposition frontale au gouvernement, prenons les attentes de changement à bras le corps, apportons les réponses nécessaires sur le fond, faisons-le d’une façon solidaire et constructive, et l’horizon s’éclairera", assure-t-il.

    M. Fabius avance deux "priorités" de la campagne. La "première" est la question sociale, dit-il, et elle nécessite "des réponses progressistes et précises sur les salaires, l'emploi, les retraites, le logement, les services publics".

    Laurent Fabius juge également "décisive" la question éducative, au moment où "il se murmure que le candidat UDF progresserait dans les milieux enseignants".

    "Ce serait un comble pour qui a en mémoire ses attaques contre l’école publique lorsqu’il siégeait dans des gouvernements conservateurs", ajoute-t-il, faisant notamment allusion à la tentative de François Bayrou de réformer la loi Falloux sur le financement de l'enseignement privé.

    RAG 34. Lolo34

    13:15 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    30.01.2007

    Débats participatifs : Faites remonter vos synthèses pour participer au programme de Ségolène Royal






    Débats participatifs : Faites remonter vos synthèses pour participer au programme de Ségolène Royal
    Les débats participatifs battent à présent leur plein, localement, nationalement, en ligne, grâce à l’action des comités de campagne, des fédérations, des sections du Parti socialiste et des comités Désirs d’avenir. La richesse des débats menés sur l’ensemble du territoire serait gâchée si ces rencontres ne contribuaient pas à informer Ségolène Royal et, autour d’elle, toutes celles et ceux qui mènent campagne au nom du Parti socialiste.

    Tout organisateur de débat ou tout volontaire pour établir une synthèse thématique départementale peut venir déposer sa contribution au nom de son comité, de sa section, de sa fédération sur : http://debatslocaux.parti-socialiste.fr

    Pour toute question, remarque, commentaire, proposition d’amélioration du dispositif :

    [email protected]




    RAG 34. Lolo34

    09:40 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    29.01.2007

    Le PS est partagé sur l'opportunité d'une candidature de José Bové

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    La décision de lancer la candidature de José Bové semble arrêtée. L'ex-porte-parole de la Confédération paysanne devrait l'annoncer jeudi 1er février, lors d'une conférence de presse à la Bourse du travail de Saint-Denis et le confirmer le soir même au journal de 20 heures de TF1. L'objectif de sa candidature n'est pas d'incarner "le camp de la résistance", assure-t-il. Mais d'"aller chercher les voix là où les autres ont échoué". Par son profil politique atypique, le leader altermondialiste est persuadé qu'il peut convaincre les électeurs déçus par la gauche de gouvernement et "égarés dans l'abstentionnisme".

    Le "trou d'air" que traverse la candidate socialiste tombe à pic pour étayer cette démonstration. L'entourage de José Bové prédit que Mme Royal ne fera pas le plein des voix au premier tour et que le leader paysan peut donc être utile à la gauche pour gagner. Sa popularité est en effet encore intacte chez de nombreux altermondialistes et l'électorat écologiste n'y est pas insensible. "Bové marche sur les plates-bandes de l'extrême gauche comme sur celles des écolos", explique Vincent Tiberj, chercheur au Cevipof. Selon un sondage CSA-Opinions, réalisé le 24 janvier et diffusé dimanche 28 janvier par France 3 et France-Info, M. Bové inspire davantage confiance pour la défense de l'environnement, chez les sympathisants Verts, que Mme Royal et Dominique Voynet. Après le retrait de Nicolas Hulot, José Bové est désormais "la seule personnalité de la société civile qui mène une bataille politique dans cette élection", remarque aussi Stéphane Rozès, directeur de l'institut CSA-Opinions.

    M.Bové entend aller chercher les voix que le PS, selon lui, ne saurait plus capter. "Avec son profil, il peut séduire l'électorat qui ne se reconnaît pas en Ségolène Royal", assurent ses supporters. Si certains responsables socialistes partagent ce constat, les premières réactions sont méfiantes, voire hostiles. "Une candidature de plus n'est jamais une bonne nouvelle", confie au Monde Mme Royal, tout en relevant qu'elle "diviserait d'abord l'extrême gauche". "La multiplication des candidatures dans la gauche alternative aura pour effet d'amplifier la dispersion", prévient le premier secrétaire du PS, François Hollande, qui s'était efforcé avec succès d'éviter les candidatures Chevènement et Taubira. M. Hollande rappelle que M. Bové, comme les autres candidats non socialistes, ne pourra bénéficier d'aucun parrainage du PS.

    "RELATION PLUTÔT BONNE"

    Mais ces mises en garde n'excluent pas une relative bienveillance. Mme Royal rappelle ainsi qu'elle a toujours entretenu une "relation plutôt bonne" avec le leader altermondialiste. "Bové dit qu'il est prêt à tout faire au second tour pour battre la droite. De ce point de vue, il se distingue de Besancenot", relève M. Hollande tout en soulignant que le candidat potentiel ne s'est jusqu'à présent pas inscrit "dans une dynamique de rassemblement".

    Jean-Christophe Cambadélis avait déjà relevé sur son blog, le 17 janvier, que la candidature de José Bové "pouvait faire des dégâts" au PCF et à l'extrême gauche. "Le PS ne doit pas s'en mêler, d'autant que quelque chose de positif peut en surgir", assure aujourd'hui le député de Paris proche de Dominique Strauss-Kahn. Certains socialistes commencent à s'inquiéter, au vu des sondages, de la faiblesse du total des intentions de vote pour la gauche au premier tour. Ceux-là redoutent que la candidature Royal pâtisse, au second tour, d'un manque de réserve de voix. "La gauche ne manque pas de leadership mais de dynamique. Bové peut en donner sur une part de l'opinion qu'on ne gagnera jamais", admet un élu du PS.

    Ce calcul est récusé par le porte-parole du PS, Julien Dray : "En 2002, certains nous ont tenu le même discours en nous disant : Laissez-nous mobiliser les électeurs qui vous seront utiles au second tour . C'est comme ça que s'est organisé le bordel!"

    Jean-Baptiste de Montvalon et Sylvia Zappi

    RAG 34. Les lolo's 34

    20:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note

    La fraîche exclusion samedi de René Revol membre du CN du PS par la fédération de l'Hérault provoque déjà l'indignation.

    Ca circule sur le web et ailleurs.

    Par Bruno Lamothe. René Révol a été exclu du Parti Socialiste samedi, selon nos camarades de "Rassembler A Gauche 34"...

    Tout commence avec les propos inadmissibles d'un élu de la République qui se prétendait socialiste. Le Président du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon prétendait qu'il fallait limiter le nombre de "blacks" dans l'équipe de France de Football.

    Mais en fait, le règlement de comptes était programmé depuis plus longtemps... Ainsi, dans un billet en date du 15 novembre 2006, Jean-Luc Mélenchon prévenait : on allait le punir, par l'intermédiaire de René Révol :

    "J’ai agressé la direction fédérale de l’Hérault. Je dois être puni. Comme je n’ai plus d’enfant à l’école, les parrains menacent mes amis les plus chers et ma fédération. Histoire de m’aider à réfléchir. Peut-être m’avez-vous entendu protester une nouvelle fois contre les incroyables méthodes de la direction de la fédération socialiste de l’Hérault. Laurent Fabius a exprimé les mêmes inquiétudes hier sur France 2. Mais entre temps la pieuvre a étendu ses bras et présenté des offres que l’on ne refuse pas aux gens qui ne peuvent pas les refuser. Dès lors au bureau national, Hollande a demandé la validation de la section déterritorialisée quand bien même ce genre de structure n’existe pas dans les statuts du parti (devant un tribunal rien que ça envoie tout le résultat du vote à la poubelle…).

    Puis pour que chacun comprenne bien qu’il sera coûteux d’offenser les parrains du coin, Hollande ajoute « puisqu’on parle de l’Hérault je fais le lien : on va parler de René Revol ». Et de recommencer le cirque habituel sur ce que René Revol, militant socialiste de l’Hérault fait dans les collectifs unitaires suivi d’une nouvelle mise en garde solennelle (la quatrième du genre). De mon côté j’ai donc recommencé pour la énième fois l’explication de la nécessité d’une présence socialiste dans les collectifs unitaires et sur l’intérêt vital pour la gauche que ces collectifs aient un candidat commun ("franchement je ne vois pas notre intérêt a ça » a lâché Hollande). Déjà au tout début du processus, François Delapierre et moi nous avions écrit à François Hollande sur ce sujet. Sans réponse. Inutile d’y revenir. Ce n’était qu’un prétexte. Mais tout de même ! René Revol est mon ami. J’approuve totalement son engagement dans les collectifs unitaires. Méditez : René Revol est un prof de l’enseignement supérieur. C’est lui qui a procédé aux innombrables réunions qui lui ont permis de rédiger le premier manuel d’Education civique juridique et sociale quand, en tant que ministre, j’ai créé cet enseignement dans les lycées professionnels. On comprend que ce type prenne au sérieux les questions de morale démocratique, non ? Fort jeune, René Revol a été le premier inculpé de la loi anti casseur après 1973 pour avoir organiser une manifestation qui déplaisait au pouvoir de l'époque. Bref, un militant de longue date, bénévole, confirmé donnant son temps et son énergie sans compter et sans rien demander en échange. En face les plus noirs bureaucrates du parti socialiste. La partie est jouée ? Pas sûr. L’exclusion de René Revol est encore un grand moment de démocratie"
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    19:22 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

    René REVOL, membre du conseil national exclus à son tour du PS par la fédération de l'Hérault. Lettre à mes amis socialistes

    Dans l’Hérault, la fédération du PS exclut ceux osent s’opposer publiquement !

    Lettre à mes amis socialistes

    Ce courrier a pour but de vous informer de l’incroyable machination qui vient de se monter contre moi dans la Fédération socialiste de l’Hérault. Au mépris de toutes les règles élémentaires du droit, la commission fédérale des conflits vient de voter mon exclusion, à la majorité simple. Comme vous pourrez vous en convaincre en prenant connaissance des faits qui suivent, il s’agit d’une pure et simple vengeance consécutive à l’exclusion du PS de Georges Frêche par la commission nationale des conflits. On aurait pu s’attendre à ce que cette décision pousse chacun à faire les efforts nécessaires pour que s’ouvre pour notre fédération une nouvelle ère de rénovation. Manifestement, il n’en est rien ; un petit noyau de dirigeants s’accrochant à des méthodes politiques d’un autre âge.

    Convoqué devant la commission des conflits de la Fédération de l’Hérault, présidé par Michel Guibal, ce samedi 27 janvier, celui-ci me signifiant dans la convocation vouloir « m’entendre » sur certains de mes « actes individuels »( !), sans autre précision. Alors que l’information publique de l’exclusion nationale de Georges Frêche circulait déjà, je rentrais dans la commission, accompagné de deux témoins, dont mon secrétaire de section[1]. Le président de la Commission me déclare : « Tu dois bien savoir pourquoi tu es accusé ? » ! Je lui précise que contrairement aux droits les plus élémentaires[2], j’étais convoqué sans connaître les motifs de ma convocation, sans avoir accès aux raisons des plaignants et sans qu’on me communique un quelconque dossier, ce qui constitue un délit d’entrave manifeste.

    Refusant de me communiquer ces pièces, le Président de la Commission me précise oralement deux motifs d’accusation :

    1) le fait que lors de la campagne interne de désignation du candidat socialiste j’aurai « refusé de faire campagne un candidat socialiste parmi les trois prétendants », préférant participer à des réunions publiques avec d’autres forces de gauche, notamment antilibérales.

    2) le fait qu’au moment de cette désignation j’aurai dénigré publiquement la Fédération socialiste de l’Hérault, ses dirigeants et ses grands élus, pour fonctionnement non démocratique.

    J’ai d’abord précisé qu’on ne me fournissait aucune preuve matérielle quelconque de ces accusations, qu’on ne me confrontait pas à mes accusateurs (ne serait-ce que me transmettre le procès-verbal de leurs déclarations). Ce à quoi le président de la commission a répondu qu’il s’agissait de juger mon « comportement général ».

    Quant aux deux accusations lancées,

    1°) j’ai précisé que je n’avais pas ménagé ma peine pour faire la campagne interne de Laurent Fabius, comme en témoigne de nombreuses réunions, et que par ailleurs je trouvais normal et nécessaire pour le PS que ses membres participent aux débats de toute la gauche ; je mettais au défi quiconque de trouver une de mes déclarations publiques qui ne soit pas favorable à l’union de la gauche et donc au PS.

    2°) Quant au fonctionnement antidémocratique de la fédération, il a été souligné maintes fois par la commission électorale nationale du Parti, et je me félicite lors de la dernière consultation d’avoir contribué à améliorer la transparence de nos scrutins internes en intervenant pour que le scrutin se déroule selon les règles. J’ai par ailleurs publiquement exprimé mon désaccord avec les déclarations de G.Frêche, aujourd’hui condamnées par le Parti lui-même.

    Aucune réponse ne m’a été apportée. Aucune preuve ne m’a été fournie. C’est donc dans l’arbitraire et la subjectivité la plus totale que la majorité de cette commission a voté l’exclusion. Il est clair qu’on veut faire payer l’un des rares responsables socialistes départementaux qui ait eu le courage de s’opposer à Frêche et au secrétaire fédéral Navarro.

    Décidé à ne pas me laisser faire, sûr de mon droit, je fais appel de cette décision devant la Commission nationale des conflits, notamment en tant que membre titulaire du conseil national. Je lui fais confiance pour faire valoir le droit. Socialiste, attaché aux valeurs du socialisme, je reste membre du PS (l’appel ayant un caractère suspensif) et je compte bien défendre ces valeurs contre tous ceux qui les bafouent, à commencer par les responsables de la fédération et de la commission fédérale des conflits. Je me réserve la possibilité de défendre mon droit devant la justice de la République.


    [1] Je tiens à votre disposition le témoignage de ces deux témoins.

    [2] Toute procédure d’accusation dans n’importe quelle institution ou association, publique ou privée, est soumise à la règle contradictoire (article 14 du code des procédures civiles) qui implique que l’accusé est préalablement informé avant son audition des accusations précises qui sont portées contre lui, et des pièces du dossier.

    René REVOL, membre du conseil national
    Le 28 janvier 2007.


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    08:36 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 11 La lettre hebdo de René REVOL , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Jean-Luc Mélenchon : LES COMPLICES DE FRECHE A LA TETE DE LA FEDERATION SOCIALISTE DE L'HERAULT SE VENGENT DE SON EXCLUSION

    Vous avez sans doute entendu dire que Georges Frêche a été exclu du Parti Socialiste. C'était un acte indispensable compte tenu de ses comportements et propos et pour la crédibilité de la suite de notre campagne présidentielle. Pourtant, je ne crois pas qu'il y ait une seule personne que cela réjouisse d'avoir du en arriver là. Tout le monde voudrait tourner la page et passer à autre chose.

    René Revol est le vice président de PRS. Mais surtout c'était l'un des porte paroles du collectif national unitaire anti libéral et le président du très puissant collectif du non dans l'hérault après Dominique Rousseau. Sa légitimité à gauche et sa liberté de parole fait de l'ombre aux petits écorcheurs qui dirigent la Fédération socialiste de l'Hérault. Sa proximité avec moi a fourni le prétexte pour se venger sur lui de l'exclusion de Georges Frêche.
    Mais pas ces messieurs les parrains du coin. Eux veulent avoir le dernier mot dans le monde symbolique que tout ceci implique de façon à ce que, sur place, l'élimination du grand patron ne pousse pas le menu peuple à vouloir totalement tourner la page du régime fréchiste et se débarrasser en son abscence de ses hommes de mains et de ses principaux commensaux. Il leur faut une riposte emblématique. René Revol a servi de victime expiatoire. Je me sens donc visé aussi ...

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    08:30 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    27.01.2007

    En Martinique, Mme Royal combat les propositions sociales de Sarkozy

    LE LAMENTIN (AFP) - Ségolène Royal a combattu vigoureusement vendredi au Lamentin plusieurs propositions de Nicolas Sarkozy dans le domaine économique et social, notamment contre l'instauration d'une franchise pour l'accès aux soins médicaux.

    "Quand j'entends qu'il faudrait repousser la retraite jusqu'à 70 ans ou faire payer le début d'accès à la santé, ou que les gens se débrouillent s'ils n'ont pas assez d'argent et qu'ils fassent des heures supplémentaires...", s'est insurgée la candidate PS à l'élection présidentielle dans une allocution à la mairie du Lamentin en présence du maire Pierre Samot, du parti de gauche Bâtir le pays martiniquais.

    Nicolas Sarkozy a proposé lundi d'instaurer une franchise de remboursement pour les consultations médicales et les examens biologiques, à l'exclusion des médicaments, afin de "responsabiliser les patients" et de garder le droit à la retraite à 60 ans tout en permettant à ceux qui veulent travailler plus longtemps, jusqu'à 70 ans s'ils le souhaitent, de le faire.

    Le candidat de l'UMP veut aussi exonérer de cotisations sociales patronales et défiscaliser les heures supplémentaires travaillées. "On va permettre aux patrons que l'heure supplémentaire coûte moins cher que la première heure travaillée d'un chômeur que l'on aurait recruté", a protesté Ségolène Royal.

    "Tout cela, non, je dis non, a repris la candidate de gauche. Non à la franchise médicale qui va faire reculer la couverture médicale et la sécurité sociale, non à l'anarchie dans le chacun pour soi. Je dis non à ce recul des solidarités, je dis non à ce recul des services publics avec la suppression de moyens dans l'école, la santé, les transports publics".

    "La République rétablira ces solidarités", a-t-elle conclu.

    Vendredi soir à La Trinité, Ségolène Royal a appelé les Français à "sanctionner" en mai dans les urnes "ceux qui utilisent les services de l'Etat à des fins personnelles", une allusion au ministre et candidat de l'UMP Nicolas Sarkozy.

    "Depuis plusieurs mois, en cette fin de règne interminable, ceux qui devraient avoir le sens de l'Etat le détournent, ceux qui devraient normalement assurer la vérité la transforment, ceux qui devraient garantir la transparence et le bon fonctionnement des institutions manquent à tous leurs devoirs et utilisent même les services de l'Etat à des fins personnelles", a déclaré la candidate du PS au cours d'un meeting en plein air devant 1.500 à 2.000 personnes.

    "Cela doit être sanctionné par un vote populaire", a ajouté Mme Royal.

    La candidate du PS faisait allusion à l'enquête sur un de ses collaborateurs qu'auraient réalisée les Renseignements généraux à la demande du ministère de l'Intérieur, le portefeuille de M. Sarkozy. Elle a estimé que ce procédé visait à l'atteindre personnellement. "Comme le disait l'un d'entre vous, Ségolène Royal, pour la droite, c'est la femme à abattre", a-t-elle affirmé.

    Elle a appelé au "rétablissement de l'autorité de l'Etat au seul service de l'intérêt général du peuple français". "La droite est peu regardante sur les méthodes, ce n'est pas une surprise", a lancé la députée des Deux-Sèvres. "Malgré les mauvais coups, nous devons tenir le niveau et la qualité du débat et des valeurs que nous défendons (...) Ne soyons pas complices d'une dégradation du débat politique!", a-t-elle conseillé.

    Ce meeting réunissait, élus en tête, les partis dits de "la gauche démocratique" (PS, Parti progressiste martiniquais, Rassemblement démocratique martiniquais, Bâtir le pays martiniquais). La foule agitait des fanions bleus "Ségolène Royal présidente".

    Auparavant, le député Philippe Edmond-Mariette, proche du PS, avait mis en doute la sincérité de Nicolas Sarkozy qui, lors du congrès de l'UMP le 14 janvier dernier, avait déclaré: "Oui, j'ai changé". "Le 14 janvier ici, à la Martinique, c'est le premier jour de sortie des masques du carnaval", a-t-il dit.

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    14:42 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    DOM-TOM ou économie, Ségolène Royal pilonne Nicolas Sarkozy




    LE VAUCLIN, Martinique (Reuters) - Ségolène Royal a sévèrement critiqué en Martinique les propositions économiques et sociales et les mesures en faveur de l'Outre-Mer de Nicolas Sarkozy.

    Tout au long de sa journée marathon - quatorze étapes en douze heures -, la candidate socialiste à la présidentielle a commencé à lever le voile sur sa future politique ultra-marine.

    Au Lamentin, dans le centre de l'île, elle s'est opposée point par point aux mesures prônées par son rival de l'UMP dans Le Monde au début de la semaine.

    "Quand j'entends qu'il faudrait repousser la retraite jusqu'à 70 ans ou faire payer le début d'accès à la santé, ou que les gens se débrouillent s'ils n'ont pas assez d'argent et qu'ils fassent des heures supplémentaires...", a-t-elle dit.

    "On va permettre aux patrons que l'heure supplémentaire coûte moins cher que la première heure travaillée d'un chômeur que l'on aurait recruté", a-t-elle poursuivi, s'élevant contre une société "où chacun se débrouille dans le tous contre tous".

    A "tout cela (...) je dis non (...) à la franchise médicale qui va faire reculer la couverture médicale et la sécurité sociale, non à l'anarchie dans le chacun pour soi. Je dis non à ce recul des solidarités, je dis non à ce recul des services publics avec la suppression de moyens dans l'école, la santé, les transports publics".

    Une fois la gauche revenue au pouvoir, "la République rétablira ces solidarités", a-t-elle assuré au deuxième jour de sa visite dans les Antilles, réservoir de plus de 600.000 voix, avant de prendre part à un "forum participatif" au Vauclin, une commune de la façade atlantique de l'île. Elle doit tenir dans la soirée un meeting à La Trinité.

    DEMAGOGIE

    "Nous n'avons pas un regard misérabiliste sur les Outre-Mers", a-t-elle assuré, en réponse indirecte au ministre de l'Intérieur qui a promis pour les DOM-TOM "une "politique nouvelle", dénuée de tout "assistanat".

    "Moi, je ne veux pas tomber dans la démagogie ou promettre des zones franches globales dont ne sait pas très bien ce que cela veut dire", a-t-elle lancé, critiquant l'une des principales propositions du candidat de la droite.

    En revanche, parlant au centre d'un tapis rond et bleu, entourée de 300 personnes, elle a expliqué être preneuse de "propositions précises, sensées, qui débouchent sur des résultats concrets, tangibles".

    Dans le futur programme présidentiel, qu'elle doit présenter le 11 février, "un certain nombre de choses" seront issues des débats participatifs "en identifiant le lieu géographique où elles ont été émises".

    La "mesure Vauclin" portera donc sur l'augmentation du cofinancement par l'Etat du congé de solidarité, dispositif qui permet dans les DOM-TOM à des jeunes de moins de trente ans de prendre l'emploi d'un senior de 55 ans, a promis Ségolène Royal.

    Pour résoudre le "défi de l'éloignement" des DOM-TOM avec la métropole, elle s'est dite prête à engager "un débat sans tabou" si les prix des billets d'avion ne baissent pas après l'ouverture à la concurrence des liaisons aériennes vers les DOM, en mars.

    Sur une île où le taux de chômage est deux fois supérieur à la moyenne nationale, elle s'est engagée à "lutter farouchement, j'allais dire désespérément", contre le chômage des jeunes et des femmes.

    Comme le prévoit le projet du PS pour l'Outre-Mer, elle s'est engagée à "pérenniser les deux outils économiques majeurs" de l'Etat en faveur des territoires ultra-marins que sont l'exonération des charges sociales et la défiscalisation des investissements. Mais comme pour les 35h, elle se réserve le droit d'y ajouter "quelques inflexions".

    RAG 34. Lovely 34

    09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

    26.01.2007

    En Martinique, Royal avocate passionnée d'une "France métissée"

    Par Thierry MASURE
    FORT-DE-FRANCE (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'Elysée, s'est présentée vendredi à Fort-de-France (Martinique) en championne d'une "France métissée", renvoyant implicitement son adversaire de droite Nicolas Sarkozy dans le camp des héritiers du "colonialisme".

    Alors que les coups portés par l'UMP pleuvent sur elle, Mme Royal, forte des démonstrations de soutien de la gauche martiniquaise, a tenu un discours de combat devant environ quatre cents partisans massés sous la halle du marché du chef-lieu de l'île. Elle devait tenir à La Trinité (nord de la Martinique) une réunion publique devant plusieurs milliers de personnes dans la soirée.

    "Les souvenirs refont surface (...), mon combat retrouve tout son sens", a déclaré la candidate, qui a passé trois années de son enfance à la Martinique. "Vous pouvez compter sur moi, je suis une femme debout", s'est-elle écriée, galvanisée par le public.

    Sur cette île où Nicolas Sarkozy avait dû renoncer à venir en 2005 devant la colère locale contre la loi sur "le rôle positif" de la colonisation -il était finalement venu quelques mois plus tard-, Ségolène Royal a clamé haut et fort ses valeurs, se rangeant dans le camp du progrès face au "néo-colonialisme".

    "Le métissage est une chance pour la France. Je serai la présidente de la République de la France métissée", s'est-elle exclamée, prônant "une république accueillante à tous les siens et qui ne tolère plus aucune discrimination".

    Mme Royal a rappelé qu'en 1978, lors d'un stage à la préfecture de Fort-de-France à sa sortie de l'Ena, elle avait demandé à rencontrer Aimé Césaire, une visite qui lui fut, a-t-elle dit, "interdite" par "l'Etat français et la droite de l'époque". Cette France-là "a-t-elle vraiment changé ?", s'est-elle demandé.

    Elle a fait allusion à la violente polémique qui l'oppose à M. Sarkozy autour de l'enquête des RG sur un membre de son équipe de campagne. "Cette demande de rendez-vous a du être inscrite sur ma fiche des Renseignements généraux", a-t-elle ironisé.

    Faisant plusieurs fois référence à l'ancien président François Mitterrand, Mme Royal s'est faite l'avocate intransigeante de "la République du respect", célébrant "la liberté, l'égalité, la fraternité", mais aussi "le respect des identités".

    Auparavant, Ségolène Royal avait été adoubée par le poète Aimé Césaire, figure de l'anti-colonialisme et fondateur du Parti progressiste martiniquais (PPM, autonomiste).

    En dépit de ses 96 ans, le chantre de la négritude a tenu à raccompagner Mme Royal sur le perron de l'ancien Hôtel de Ville, après un bref entretien.

    Aimé Césaire, qui avait aussi reçu M. Sarkozy, lui a exprimé sa "confiance", disant son "espérance" en sa victoire en mai prochain. "Chacun de ses mots pèse", a relevé le maire de Fort-de-France Serge Letchimy, lui aussi du PPM.

    Le successeur d'Aimé Césaire a a apporté un soutien clair à Mme Royal. "Nous te soutenons fortement, massivement", a-t-il dit. Il a appelé les Martiniquais à voter en masse en avril-mai, alors que la participation n'avait pas franchi 40% à l'élection de 2002. "Il faut aller voter, sortir de chez vous", les a-t-il adjurés.

    La visite de Mme Royal avait commencé par la visite du Couvent Saint-Joseph de Cluny, où elle a été élève. Si ce n'est que l'établissement privé est devenu mixte, rien ou presque n'y a changé: des écolières en chemisier blanc et jupe écossaise plissée, comme il y a 45 ans, ont entonné une chanson sur un air de comédie américaine. "Nous sommes enchantées", ont-elles fredonné.

    RAG 34. Lovely34

    23:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Droit au Logement : Continuons le combat !

    1 Ségolène Royal : “La question du logement est au cœur de la question sociale”

    2 Vidéo : Ségolène Royal : "Face au logement", superbe reportage Fatcat en déplacement à Roubaix/Lille/Paris. Les19 et 20 janvier 2007.

    Ce fut une séquence politique intense. Après le débat participatif de Roubaix, la visite de Ségolène Royal au « Ministère de la crise du logement » et la disparition de la figure tutélaire du droit des sans-abri, l’abbé Pierre, la candidate a précisé ses engagements sur le logement. Elle a présenté une dizaine de propositions concrètes pour relancer le logement social, répondre au problème particulier de la jeunesse dans ce domaine et favoriser l’accès à la propriété. Elle a assuré les associations qui militent souvent sur le fil de la légalité de son soutien à la juste cause des sans-logis et de son engagement en faveur du droit de réquisition.

    (Extraits des interventions de Ségolène Royal pendant le débat participatif de Roubaix) « La France se sent tirée vers le bas. Les parents se demandent si leurs enfants pourront accéder au logement, première condition de la dignité. Il y a une attente désespérée des Français devant la montée des désordres, en premier lieu le désordre du logement. Il y a l’angoisse de la précarité des jeunes, confrontés à des exigences de garanties et de salaires qu’ils ne peuvent satisfaire, comme l’angoisse des personnes âgées qui se demandent combien de temps leurs pensions suffiront à payer leur loyer… Pourtant, l’accès au logement, c’est l’accès à une dignité fondamentale.

    C’est une condition essentielle pour pouvoir se projeter dans la vie. Or, la plus profonde des inégalités aujourd’hui, se situe entre ceux qui peuvent se projeter dans l’avenir,qui peuvent imaginer le futur de leurs enfants, et ceux qui ne peuvent pas se projeter plus loin que la fin de la semaine et qui ne savent pas de quoi sera faite la vie de leurs enfants, s’ils auront seulement un toit ou un travail. Le logement doit être assuré sur toute la vie parce que c’est la condition d’une vie de famille. Et c’est souvent la condition de la réussite scolaire des enfants et de la stabilisation de l’emploi. Tout se tient, cela veut dire que ce logement conditionne et nécessite un emploi stable et un salaire stable. C’est pourquoi cette question du logement est au coeur de la question sociale.

    La crise actuelle nous montre que la loi du marché ne peut plus résoudre la question du logement. Cette crise n’est pas le fruit du hasard. Elle est la conséquence des politiques de droite qui ont été menées depuis cinq ans. Cinq années de renoncement, cinq années de mesures favorables aux plus riches. Aujourd’hui, beaucoup de communes ne respectent pas l’obligation de construire les 20% de logements sociaux sur leur territoire. Il faudra désormais aller au-delà des amendes. Il faut être beaucoup plus radical et que l’État se substitue à ces mairies défaillantes en réquisitionnant les terrains et en construisant lui-même les logements sociaux. C’est de cette façon-là que l’on pourra, petit à petit, résorber le déficit du nombre de logements sociaux.

    Je découvre aussi que l’État spécule. Il est quand même très choquant que ce soit le gouvernement lui-même qui a partir de terrains dont il ne fait rien, dont il est propriétaire au nom des Français, participe à la spéculation immobilière. Il faudra que cela cesse. Si je suis élue les terrains et les bâtiments appartenant à l’État seront mis en vente pour les communes qui veulent faire du logement social, et ce à moitié du prix du marché. Je prends devant vous cet engagement, il sera appliqué immédiatement après la présidentielle si nous l’emportons.

    Je vous le dis, si je suis élue, l’État et la puissance publique, en relais sur les collectivités territoriales, reprendront tous leurs droits dans ce domaine pour imposer un certain nombre de décisions. Je ferais du logement une grande cause nationale selon le voeu de Michel Delebarre, président du mouvement HLM et député PS du Nord, présent dans la salle. L’objectif très ambitieux que nous devons nous fixer, c’est la réalisation de la sécurité-logement tout au long de la vie. C’est dans ces conditions aussi que cette fameuse loi du droit au logement opposable sera crédible car comment croire une loi qui établit et proclame le droit au logement alors qu’il y a une telle pénurie de construction de logements sociaux depuis cinq ans ? Quand pendant cinq ans, l’État a même donné de l’argent à des gens pour se désengager du social ?

    Pour la réalisation de toutes ces politiques, votre mobilisation sera nécessaire. C’est pourquoi ces débats sont aussi importants. Je vous remercie d’y avoir apporté votre pierre. »


    L'hebdo en ligne


    RAG 34. Les lolo's 34.

    16:53 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

    A Fort-de-France, Ségolène Royal dénonce le "colonialisme"

    FORT-DE-FRANCE (AFP) - La candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a prononcé une violente charge contre le "colonialisme" vendredi à Fort-de-France, ajoutant au passage une pique contre la droite et ses rapports avec les Renseignements généraux.

    Sous la halle qui abrite le marché, à proximité des étals et devant quelque 400 personnes, Mme Royal a rappelé qu'en 1978, à sa sortie de l'Ena, elle avait fait un stage à la préfecture de Fort-de-France, où elle avait demandé à rencontrer Aimé Césaire.

    "Cette visite me fut interdite. Ce fut un choc pour moi", a-t-elle raconté, en affirmant qu'Aimé Césaire, ce "lutteur qui tenait tête au pouvoir conservateur", était "infréquentable" pour "l'Etat français et la droite de l'époque". "Mais a-t-elle vraiment changé, car cette demande de rendez-vous a du être inscrite sur ma fiche des Renseignements généraux", a-t-elle ironisé, faisant allusion à la violente polémique qui l'oppose à son rival UMP Nicolas Sarkozy autour de l'enquête des RG sur un membre de son équipe de campagne.

    "J'ai mieux compris ce jour là, et je ne l'oublierai pas, ce qu'était le pouvoir néo-colonial", a-t-elle dit, en saluant "Aimé Cesaire et tous les militants qui ont continué à parler malgré les baillons". "Il a fallu attendre François Mitterrand et 1981 pour que la liberté d'expression de ces militants soit rétablie sur les ondes. J'ai continué à nourrir ma révolte de ces mots incandescents", a-t-elle ajouté. Le discours sur le colonialisme d'Aimé Césaire "devrait être appris dans toutes les écoles de France", a-t-elle dit.

    Mme Royal s'en est également prise à "l'exécrable loi votée par la droite sur les soi-disant bienfaits de la colonisation". "Cette lecture révisionniste de l'histoire était inacceptable. Le colonialisme, c'est un système de domination, de spoliation, et d'humiliation", a-t-elle dit.

    RAG 34. Lovely34

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    Ségolène Royal rencontre Aimé Césaire

    FORT-DE-FRANCE (Reuters) - Ségolène Royal a rencontré vendredi matin Aimé Césaire, figure tutélaire de la Martinique, ancien maire de Fort-de-France.

    La candidate socialiste, qui a vécu dans l'île au début des années soixante, s'est entretenue avec le poète, défenseur des racines africaines, dans son bureau de l'ancien Hôtel de ville transformé en théâtre.

    Sur le perron, le compagnon de route du président-poète sénégalais Léopold Sedar Senghor a salué "la petite Martiniquaise" de retour au pays qu'il a remerciée "d'avoir bien voulu entendre le peuple martiniquais".

    "La Martinique a changé, la Martinique est inquiète. Nous sommes dans un monde nouveau et nous pensons qu'il faut une politique nouvelle", a-t-il souligné, aux côtés Ségolène Royal et du maire de Fort-de-France, Serge Letchimy.

    Au triptyque "liberté, égalité, fraternité", le chantre de la négritude a ajouté "l'identité", déclenchant les applaudissements de la foule.

    "Nous vous faisons confiance pour nous apporter la confiance, et, permettez-moi de le dire, l'espérance", a conclu le vieil homme aux lunettes cerclées d'or.

    "Je suis venue ici pour écouter, pas pour faire à votre place", a déclaré Ségolène Royal à l'orée d'une journée marathon à travers toute la Martinique.

    Elle a évoqué un "jour de bonheur et d'émotion" de retour dans l'île où elle a vécu enfant et salué en les Antillais des "militants de la dignité".

    Revenue pour un stage de fin d'études de l'ENA, elle a raconté qu'elle avait demandé une entrevue avec Aimé Césaire en 1978. Cela lui avait été refusé par la préfecture pour qui elle travaillait. "J'ai bien fait d'attendre 29 ans", a-t-elle plaisanté vendredi.

    Lors de sa visite en mars 2006, Nicolas Sarkozy avait discuté près d'une heure avec Aimé Césaire qui avait refusé dans un premier temps de le recevoir.

    Quelques mois après la polémique entourant la loi de février 2005 sur le "rôle positif" de la colonisation, l'ancien député socialiste avait alors offert au ministre de l'Intérieur un exemplaire du "Discours sur le colonialisme" et évoqué la "force" et la "volonté" du candidat de l'UMP, symbole à ses yeux de la "génération nouvelle".

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    16:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Renseignements généraux: Ségolène Royal riposte

    FORT-DE-FRANCE (AP) - Alors que Nicolas Sarkozy s'est défendu jeudi d'avoir commandé tout enquête aux RG sur l'entourage de Ségolène Royal, la candidate du PS a riposté vendredi en prévenant que l'Etat ne devait pas être "un système clanique" au "service d'un candidat".

    "L'Etat ne doit pas être un système clanique", a-t-elle mis en garde après son arrivée en Martinique pour une tournée antillaise de quatre jours. "Il y a la nécessité d'incarner un autre fonctionnement de l'Etat qui ne soit pas au service d'un candidat", a-t-elle ajouté, dans une allusion transparente à son adversaire UMP Nicolas Sarkozy.

    "Les institutions doivent fonctionner sur des principes extrêmement rigoureux, notamment en période électorale, et donc il est temps que l'autorité de l'Etat s'exerce exclusivement au service et en direction de l'intérêt général des Français", a-t-elle poursuivi, affichant sa volonté "d'incarner" ce "nouveau fonctionnement de l'Etat". "Un Etat fort, un Etat respecté est un Etat impartial et notamment dans le fonctionnement des ministères régaliens et notamment l'Intérieur".

    Ces derniers mois, le Parti socialiste a réclamé à de multiples reprises le départ de Nicolas Sarkozy de son poste de ministre de l'Intérieur, en raison de sa candidature à la présidentielle.

    Jeudi matin, Mme Royal en avait même appelé au président Jacques Chirac pour qu'il assure "le bon fonctionnement de la campagne". "Tout n'est pas possible, ni dans une campagne ni dans la vie: il y a des principes, il y a un minimum d'honnêteté, d'équité et de régularité".

    Selon "Le Monde", la direction centrale des Renseignements généraux nie avoir reçu une demande d'enquête spécifique adressée par le cabinet du ministre de l'Intérieur Nicolas Sarkozy, mais reconnaît en revanche avoir produit une fiche sur Bruno Rebelle, ex-directeur de Greenpeace qui a rejoint l'équipe de la candidate du PS. Ce dernier a déposé une plainte contre X pour "atteinte à l'intimité de la vie privée".

    "Jamais mon cabinet ni moi n'avons commandé quoi que ce soit", a certifié Nicolas Sarkozy jeudi en marge d'une visite à Saint-Quentin (Aisne). Il a attribué cette polémique à la "très grande nervosité" au PS en raison des difficultés de Ségolène Royal, donnée battue à 52% contre 48% par les derniers sondages. "C'est vraiment une tempête dans un verre d'eau pour essayer de faire oublier les sondages", a-t-il dit.

    Interrogée sur les attaques de plus en plus frontales de son rival de l'UMP, Ségolène Royal a assuré ne pas être au courant. "Ah bon? Je n'ai rien entendu parce que je suis ici", a-t-elle glissé aux journalistes qui l'accompagnent en Martinique. Jeudi, Nicolas Sarkozy s'en était pris à son compagnon et Premier secrétaire du PS: "Je trouve que M. Hollande devrait laisser Mme Royal faire campagne", a-t-il confié à des journalistes, "M. Hollande est machiste". AP

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    09:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    25.01.2007

    Avec Sarkozy tout est possible ! Les RG reconnaissent avoir établi une fiche sur Bruno Rebelle

    PARIS (Reuters) - Accusés de surveiller l'entourage de Ségolène Royal, les Renseignements généraux ont reconnu jeudi avoir établi une fiche sur l'ex-directeur de Greenpeace France mais nié tout lien avec la campagne présidentielle.

    "La direction des RG reconnaît avoir produit une fiche sur M. Bruno Rebelle mais nie avoir reçu une demande d'enquête spéciale du ministre de l'Intérieur", a déclaré un porte-parole.

    Dans le journal Le Monde, daté de vendredi, la direction des RG explique que la fiche sur Bruno Rebelle a été établie avant l'entrée du militant écologiste dans l'équipe de la candidate présidentielle socialiste et réactualisée à la mi-janvier.

    "Elle retrace le parcours de M. Rebelle qui fut, entre autres, fondateur de Vétérinaires sans frontières", écrit le quotidien, soulignant que les RG se montrent, dans cette fiche, "très élogieux" sur son action au sein de Greenpeace.

    Le ministre de l'Intérieur, Nicolas Sarkozy, avait rejeté la veille les informations du Canard Enchaîné affirmant qu'il avait demandé aux RG d'enquêter sur Bruno Rebelle, qui a récemment rejoint Ségolène Royal comme conseiller à l'environnement.

    Le premier secrétaire du PS, François Hollande, avait demandé de son côté qu'il y ait "immédiatement des vérifications" sur ces informations et les socialistes ont dénoncé le cumul des fonctions du ministre-candidat.

    "Il faut que l'enquête se déroule", a déclaré pour sa part Ségolène Royal, jeudi sur RMC/BFM.

    "ON CRIE AU COMPLOT"

    "Une campagne électorale ne doit pas tout permettre. Il appartiendra au président de la République d'assurer le bon fonctionnement d'une campagne électorale présidentielle", a-t-elle ajouté.

    Brice Hortefeux, lieutenant de Nicolas Sarkozy, avait auparavant assuré sur l'antenne de France 2 : "Tout ceci relève de la plaisanterie et du fantasme. Jamais aucune enquête n'a été diligentée à la demande de Nicolas Sarkozy".

    "Quand on n'a rien à dire, on crie au complot (...) La campagne de Ségolène Royal, ça ne marche pas. Et comme ils sont en train de patauger, ils inventent désespérément des sorties de secours", a ajouté le ministre délégué aux Collectivités locales.

    Bruno Rebelle a dénoncé pour sa part un "procédé absolument scandaleux" qui en dit long, selon lui, "sur la méthode de Nicolas Sarkozy".

    Il a souligné que les policiers enquêtaient essentiellement sur son divorce, pour vérifier s'il n'avait pas été "l'auteur de violences conjugales".

    Selon Le Monde, citant une source policière, le suivi du militant écologiste relèverait d'une des missions des RG, l'étude des mouvements susceptibles de passer à l'action violente.

    De même, ajoute le quotidien, la direction des RG reconnaît que le mouvement des Enfants de Don Quichotte qui a relancé le débat sur les sans-abri en installant des tentes en plein Paris a été suivi de près.

    Le gouvernement de Lionel Jospin avait annoncé en 1995 que les RG ne traiteraient plus le suivi de la vie interne des partis politiques pour se réorienter vers la lutte contre le terrorisme, les violences urbaines et l'économie souterraine.

    En 2002, Nicolas Sarkozy avait demandé la suppression des "notes blanches", dénuées d'en-tête de service et susceptibles de manipulations, et en 2004 les RG ont arrêté les prévisions électorales.

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    23:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Sarkozy, RG, RAG 34

    Royal: la loi actuelle sur les violences aux femmes est "insuffisante"

    Royal: la loi actuelle sur les violences aux femmes est "insuffisante"

    PARIS (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à la présidentielle, a justifié mardi son intention de légiférer pour lutter contre les violences faites aux femmes, en expliquant que la loi actuelle est "insuffisante".

    Mme Royal a expliqué que la loi de 2003, dont l'initiative revient au groupe socialiste du Sénat, a-t-elle rappelé, était "insuffisante".

    Elle a notamment souhaité que la prochaine loi, qu'elle entend faire voter dès son élection, "impose à tous les départements la création d'hébergements d'urgence pour les femmes battues".

    En outre, Mme Royal suggère aussi un autre "dispositif juridique" permettant d'éloigner le conjoint violent du domicile familial même si la femme ne porte pas plainte parce qu'elle a peur. "Je souhaite qu'on puisse venir au secours d'une victime sans que celle-ci soit obligée de porter plainte. Si la police constate un flagrant délit de coups sur une femme, elle pourra intervenir", a-t-elle expliqué.

    Elle a souligné ne pas avoir "fait de polémique sur la loi actuelle", qui est "une première étape".

    Par ailleurs, Mme Royal a confirmé son intention de "revenir" sur la fusion GDF-Suez, si elle était réalisée avant la présidentielle, "pour créer un pôle de l'énergie avec EDF".

    Mme Royal a démenti une rumeur selon laquelle elle aurait indiqué à Gérard Mestrallet, PDG de Suez, qu'elle maintiendrait la fusion GDF-Suez si elle était faite.

    "Cette information est totalement fausse. Je n'ai jamais rencontré M. Mestrallet", a-t-elle déclaré.

    La candidate du PS a ajouté qu'au contraire elle "reviendrait sur cette fusion pour créer un pôle de l'énergie avec EDF".

    "Nous avons besoin de ce pôle pour faire émerger un pôle énergétique européen", a-t-elle ajouté.

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    15:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    24.01.2007

    Georges Frêche : Lettre ouverte à mes amis socialistes

    Lettre publiée dans le Midi-Libre le 24 janvier 2007 pages Région : Georges Frêche s'explique.

    L'emballement médiatique passé je tenais à vous écrire à l'heure où certains évoquent mille et une sanctions d'un parti (...) que j'ai contribué à faire grandir depuis près de quarante ans. Je sais ce que j'ai dit.Je sais aussi ce qu'on m'a fait dire (...) Je sais surtout ce qu'on ne vous a pas dit et notamment que vingt neuf maires, toutes tendances confondues (PS,UMP,etc) présents lors de cette séance du conseil d'agglomération, m'ont immédiatement soutenu, déclarant avec force que mes propos n'avaient en rien un caractère raciste.Hélas ,le cirque médiatique n'en a cure (...).
    Le parti socialiste m'a certes aidé, mais je lui ai donné bien plus que je n'ai reçu. Ma carrièrre de responsable politique ayu service du peuple débute bien avant l'élection de François Mitterrand que j'ai soutenu dès le congrès d'Epinay en 1971 (...). Ma vérité tient en une partie de ma vie que je livre en piéce à conviction à l'occasion de ce véritable procés stalinien ou d'inquisition (...).Depuis 1977, date à laquelle avec mes amis socialistes nous avons pris Montpellier à la droite, nousn'avons eu de cesse d'oeuvrer au bien commun. J'ai toujours oeuvré avec tous, quelque soit sa couleur, sa communauté ou sa confession. C'est ainsi que j'ai reçu le soutien de l'actuel rabbin de France ainsi que du Conseil français du culte musulman pour mes actions anti-racistes continues depuis maintenant près de trente ans. J'ai toujours accueilli les plus grands urbanistes. J'ai toujours laissé s'exprimer les plus grands artistes. J'ai toujours favorisé la création dans tous les domaines. J'ai toujours veillé à ouvrir la ville au monde en la jumelant à Tibériade, Barcelonne, Chengdu, Louisville, Heidelberg ou Fès...Si j'avais été cette créature raciste et xénophobe dépeinte par mes détracteurs, comment se fait-il que cinq fois de suite, j'ai été réélu à la tête de cette ville avant de passer le témoin en 2004 à Hélène Mandroux ?
    Faut-il rappeler qu'à Montpellier, le Front national n'a jamais dépassé 11 à 14 %. Faut-il rappeler que j'ai combattu l'ancien président de la Région,allié au Front national pendant 18 ans, avant de conquérir cette Région à la t^te des forces de gaucher. Peu d'élus dans le monde politique actuel peuvent se targuer d'un tel parcours au service d'une ville,d'une agglomération, d'une région. Le tout, sans marketing politique et sans tripatouillages de quelque sorte, qui auraient heurté ma conscience et que j'ai toujours dénoncés. Forts du suffrage universel, nous avons, avec mes amis, toujours mis en pratique nos convictions en écoutant et en respectant l'autre, en faisant appel à l'intelligence des gens, en privilégiant toujours l'intérêt général aux petits intérêts particuliers qui dominent, hélas, la société actuelle. Cette démarche a permis, depuis, l'élection de dix socialistes dans les dix cantons de la ville, succès sans précédent en France. Elle a aussi permis à Lionel Jospin d'arriver en tête à Montpellier, le triste 21 avril 2002, alors que notre candidat subissait partout un revers historique. Cette campagne présidentielle m'avait donné l'occasion d'exprimer ma
    différence avec les élites de notre parti (...). Les voix des ouvriers, des employés, des "petites gens" sont allées largement à l'extrême droite et npotre candidat, pour la première fois depuis
    1969, n'a pas été qualifié au second tour. Près de cinq ans plus tard, le Parti socialiste a-t-il tiré toutes les leçons de cette déroute ? Je ne le crois pas. Et le procès politique qu'on m'instruit en est une preuve flagrante, tant la réalité vécue rue de Solférino n'est en rien celle du quotidien des gens. Si nos militants et nombre d'élus continuent à faire un travail magnifique sur le terrain, nos élites restent pétrifiées par ce peuple qu'elles ne veulent ou ne peuvent plus comprendre (...). Comment ceux qui osent se revendiquer encore dans leurs discours de Jaurès, Blum et Mendès- France peuvent-ils consciemment détourner leur regard, leur attention, leur action de ce peuple de France qui s'interroge et souffre?
    Rassurons tout de suite les amateurs de dialectique : le fait de se dire aujourd'hui plus social-démocrate que socialiste n'empêche en rien de se préoccuper des classes les plus défavorisées. car ce n'est pas un supplément d'âme, c'est notre raison d'être.Alors que l'on dit que le peuple ne s'intéresse plus à la politique, je reste persuadé que ce peuple a plus que jamais besoin de la gauche, mais à condition que la gauche sache lui parler, lui faire entendre un message d'espoir et surtout ne pas le trahir (...). A moins que dans notre parti, certains se contentent d'un petit maroquin cinq ans durant, là où d'autres militants en tête, anciens et nouveaux, rêvent d'une gauche durable au gouvernement pour changer réellement et durablement la vie de nos compatriotes, ce qui ne s'est jamais produit dans l'Histoire excepté dans certaines villes telles Montpellier. Non,le "peuple"ce n'est pas un gros mot. Non, notre peuple n'est pas une "girouette". Il a seulement besoin d'un cap et d'un bon capitaine pour tenir fermement la barre. Il a besoin de dirigeantes et de dirigeants qui lui disent la vérité, à savoir que ce pays, qui a perdu tant de crédit, est au bord du gouffre et que nous avons besoin de tous pour l'en sortir. A l'heure où les valeurs de notre République sont mises à mal par la précarité, le communautarisme, le sectarisme, le racisme de classe, le gauche doit enfin faire entendre sa
    différence et être le moteur de ce nouveau rassemblement populaire.Alors que l'échéance suprême arrive, je reste déterminé à faire gagner mon camp et notre candidate que j'ai soutenue dès le départ. Je continuerai à servir et à honorer les mandats que les citoyens m'ont
    confiés. Je serai donc à vos côtés dans ce nouveau combat avec cette idée forte qui a conduit toute mon action politique depuis bientôt quarante ans : pour que le peuple croie en nous, il faut croire en lui. "

    Georges Frêche.

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    16:04 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

    22.01.2007

    Ségolène Royal et François Hollande ouvrent le PS "aux Français"

    PARIS (Reuters) - Ségolène Royal et François Hollande ont ouvert ensemble lundi les portes du siège du Parti socialiste, qui sera aussi le quartier général de la campagne présidentielle.

    "Je déclare ouvert le siège de la campagne présidentielle, ouvert à tous ceux qui veulent venir, ouvert au peuple français", a déclaré la candidate du PS, aux côtés du premier secrétaire du parti, devant l'entrée du 10, rue de Solférino.

    "C'est l'ouverture, c'est la transparence, c'est la démocratie directe qui se met en mouvement", a-t-elle ajouté.

    "Comme premier secrétaire et avec tous les socialistes, nous sommes honorés et fiers d'accueillir Ségolène Royal, notre candidate à la présidentielle", a ensuite déclaré François Hollande, son compagnon à la ville.

    Réaménagé, le QG de la rue de Solférino, dans le VIIe arrondissement, a vocation à "accueillir celles et ceux qui hésitent, qui passent dans ce quartier", a-t-il ajouté.

    Ségolène Royal et François Hollande s'exprimaient devant l'entrée d'un chapiteau dressé pour servir de lieu d'accueil pendant la campagne, dont le plafond est orné de centaines de roses rouges, emblème du PS.

    "Nous voulons que la campagne (...) permette de décrocher des roses du ciel, et si ce n'est pas possible nous les décrocherons nous-mêmes", a expliqué le premier secrétaire.



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    17:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    21.01.2007

    Royal veut que Georges Frêche soit exclu du PS

    PARIS (AFP) - Ségolène Royal a déclaré dimanche sur Canal + qu'elle souhaitait que Georges Frêche, président de la région Languedoc-Roussillon, soit exclu du PS après ses propos "inacceptables et humiliants".

    "Je désapprouve que George Frêche n'ait pas été suspendu plus tôt, mais la procédure suit son cours", a déclaré la candidate PS à la présidentielle.

    Comme on lui demandait si elle souhaitait qu'il soit exclu, elle a répondu: "oui, parce que je pense que ses propos sont inacceptables et humiliants pour ceux qui les ont subis".

    La Commission nationale des conflits du PS doit se réunir le 27 janvier pour examiner le cas de M. Frêche, après ses déclarations sur la forte proportion de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, qui avaient soulevé un tollé dans la classe politique.

    Le président du conseil régional Languedoc-Roussillon a décidé, sans attendre, de se mettre "en congé" du PS pour ne pas gêner la campagne de la candidate.

    Mercredi, Ségolène Royal s'était félicitée de cette démarche, ajoutant qu'"on pouvait en rester là".

    "Ce qu'il a fait est bien, on peut en rester là", avait-elle déclaré sur RTL. "Pour le reste, c'est à lui de voir comment il peut continuer à exprimer des excuses pour des mots qui ont profondément blessé et avec lesquels je suis en désaccord".

    Entre temps, les Verts ont estimé que le responsable socialiste régional devrait "se mettre en congé de la politique".

    Le Cran (Conseil représentatif des associations noires) a qualifié de "manoeuvre pitoyable" l'annonce de cette "mise en congé" volontaire du PS, y voyant une "intention évidente d'échapper à toute sanction et de mieux préparer son retour au sein de ce parti".

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    15:35 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Royal veut que Georges Frêche soit exclu du PS, RAG34

    Dernière minute : Ségolène Royal s'est déclarée favorable à l'exclusion de Georges Frêche du PS

    Au coeur de la bataille électorale, Ségolène Royal invitée exceptionnelle de l'émission dimanche plus animée par Laurence Ferrari sur Canal + s'est dite favorable pour exclure Georges Frêche du parti socialiste suite à ses déclarations inacceptables concernant "le trop de noirs au sein de l'équipe de France de football".

    A suivre...

    Très cher Laurent , très cher Claude, très cher Jean-Luc : les réunions participatives sont à la mode, pourquoi nous en priver ?

    RAG 34. Lolo34.

    15:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène favorable à l'exclusion de Georges Frêche

    Ségolène Royal : "un souffle d'air", reportage à Toulon (vidéo)

    [17/01/07]
    Discours de Ségolène Royal à Toulon



    Discours de Ségolène Royal à Toulon.

    Chers amis, chers camarades

    Merci à toi Michel, Robert, merci à tous les amis d'être présents, tous les candidats aux élections législatives, merci à tous les jeunes d'être su nombreux, le MJS, la Ségosphère.

    J'entends la droite dire qu'il y aurait comme un trou d'air dans notre campagne, moi ce que je vois ce soir surtout c'est un souffle d'air extraordinaire qui va nous porter vers la victoire de 2007.

    Vous êtes là si nombreux, si divers et en même temps si unis, avec votre énergie de la France qui a envie d'un changement profond et qui attend désespérément un pays qui va mieux.

    C’est grâce à vous que, dans cette élection majeure pour l’avenir de la France, je peux garder le cap, rester moi-même, continuer à gravir la montagne avec vous, la droite à la puissance de l'argent, nous nous devons mobiliser en profondeur l'intelligence du peuple français.

    Nous devons regarder les choses en face, parler vrai, avoir une parole libre, écouter les Français pour imaginer avec eux d’autres possibles et pour redonner à la puissance publique le rôle qui doit être le sien dans le temps qui est le nôtre.

    Cette campagne, Michel le rappelait, je l’ai voulue avec vous, participative, avec vous je suis entrain de construire mon projet présidentiel. Pour mieux répondre aux inquiétudes et aux attentes des Français, pour en finir avec ce gâchis humain et ces énergies entravées qui minent le moral des Français et du pays, qui lui font douter de lui-même, qui le tirent vers le bas et l’incitent au repli.

    C’est ainsi qu’en mille lieux, et même plus, dans les grandes villes comme dans les petites communes du milieu rural, nous faisons une chose dont beaucoup avaient perdu l’habitude et dont d’autres n'ont jamais eu l’expérience : nous nous écoutons, nous nous parlons, nous bâtissons, nous construisons un diagnostic partagé des difficultés que vivent les Français, pour parler juste et ensuite pour agir juste pour redresser la France, pour vivre mieux les uns avec les autres et, disons le mot, pour assumer notre responsabilité collective, et en premier lieu à l’égard de toutes celles et tous ceux qui, comme Arthur Rimbaud à 17 ans, peuvent aujourd’hui pousser ce cri : « je suis jeune, alors qu’on me tende la main ! »

    Certains ont ironisé : ce parti pris participatif, c’est donc qu’elle n’a pas d’idées… L’expertise, c’est l’affaire des spécialistes, pas des citoyens ordinaires … Nous savons bien, nous dont c’est le métier, ce qui est bon pour les gens et, le cas échéant, ce qu’ils veulent…Ces forums, ces débats, c’est du temps perdu, et il ne s’en dégagera jamais quelque intérêt général…

    Mais je vous le dis, cette exigence démocratique c’est une sorte de révolution démocratique, qui rend à chaque citoyen qui le souhaite ce qui lui est dû : la parole, bien sûr, mais aussi le pouvoir de proposer, à égalité avec tous, je veux élever la voix de chaque citoyen, je veux arriver avec vous au pouvoir pour vous le rendre, car si aujourd'hui dans cette campagne, on donne la parole à chacun, alors on ne pourra jamais vous la reprendre. Et c'est cela la nouvelle république que je veux construire avec vous, parce qu'elle est garante demain de la crédibilité de l'action politique. Elle est garante, cette façon de faire, de l'exigence politique, elle est garante de la parole tenue, elle est garante tout simplement du progrès pour tous et du respect pour chacun.

    Les Français en ont assez des discours politiques de mensonges tenus au plus haut niveau, de ceux qui sont au pouvoir et qui promettent demain ce qu'ils ne font pas aujourd'hui alors qu'ils en ont la responsabilité. 9a c'est un déni de responsabilité.

    Quand on a la chance d'être dépositaire du pouvoir du peuple français, alors on passe à l'action et l'on ne promet pas pour des lendemains des choses que l'on n'est pas capable d'accomplir aujourd'hui.

    C'est ce que j'appelle la morale de l'action, je suis la candidate de la morale de l'action.

    Et puis il y a aussi la vérité des mots et des concepts. Et lorsqu'ils ne correspondent à rien, ou lorsqu'ils ne recouvrent pas la vérité, alors ils ne tiennent pas la distance. Et c'est pourquoi la droite ne parle plus de rupture, forcément, par définition, le candidat de droite est le candidat sortant, il est celui de la continuité, et dès lors les masques sont tombés. Non, la droite ne peut pas accomplir la rupture puisqu'elle s'inscrit dans ce qu'elle a défait depuis maintenant cinq ans.

    La rupture c'est la gauche qui l'incarne, le changement profond c'est la gauche qui l'incarne, et c'est pourquoi, en écoutant les Français, on met les mots justes sur la réalité, on ne peut pas raconter d'histoires, on ne peut pas s'attribuer des valeurs auxquelles on ne correspond pas.

    Et je vous le dis ici, non seulement je revendique d'être la candidate de la morale de l'action, mais je suis parce que j'écoute les Français, que je prends ce temps et que je le prendrais comme je l'ai décidé, je suis aussi la candidate de la vérité de la parole, parce que cette parole, c'est la vôtre.

    Je suis venu vous dire ici à Toulon les raisons auxquelles je tiens, celles pour lesquelles nous avons envie de croire en la France. Je la sais capable notre France de puiser dans ses valeurs, dans son histoire, dans sa passion de l'égalité, dans ses talents, l’énergie du redressement que tous les Français appellent de leurs vœux, et qu'ils attendent, parfois désespérément.

    Ici, à Toulon et dans ce département du Var, on sait bien, et ça a été dit avant moi, que la République est un combat, souvent gagné, parfois perdu quand la vigilance se relâche ou quand les ressentiments s’accumulent.

    Ici, nous nous souvenons de ce bataillon de Provence qui, en 1792, se porta au secours de la patrie en danger. Son chant devint notre hymne et bien des peuples de par le monde s’emparèrent à leur tour de notre Marseillaise pour clamer, chacun dans sa langue, leur volonté d’émancipation.

    François Mitterrand avait raison de le dire : « quand la France rencontre une grande idée, alors elles font ensemble le tour du monde ».

    Et c'est cela que nous avons à refonder ensemble. La liberté, l’égalité et la fraternité, on meurt encore pour elles aujourd’hui.

    Ils étaient jeunes, pour la plupart, ces soldats de l’An II.

    Mal équipés, pauvrement habillés, mais portés par une immense espérance.

    Les puissances coalisées de l’Ancien Régime et leurs troupes mercenaires pensaient leur passer aisément sur le corps.

    Mais c’est à lui, le peuple en armes, qu’alla la victoire.

    « Quand la lutte s’engage d'ailleurs entre le peuple et la Bastille, c’est toujours la Bastille qui finit par avoir tort ».

    Alors mes chers amis, des Bastilles, il en reste à emporter pour instaurer un ordre juste et des sécurités durables dans notre vie politique, économique et sociale.

    Avec vous, j’ai confiance, et cet ordre juste et ces sécurités durables, nous avons le devoir de gagner pour les construire.

    Et d’abord parce que cela ne peut plus durer.

    Tant de pauvreté dans un pays si riche, à qui la faute si ce n'est à la droite.

    Tant de salariés qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts.

    Tant d’inégalités qui défont la France en tribus étrangères les unes aux autres.

    Tant de précarités qui deviennent la norme.

    Tant de fragilités, du travail au logement, qui déstabilisent les familles et les parcours scolaires des enfants.

    Tant d’insécurités sociales qui distillent la peur, le repli sur soi, et parfois la haine de l’autre.

    Et tant d'insécurités et de violence au quotidien dans les quartiers, parce que la police de proximité a disparu.

    Alors les valeurs de la République, Liberté, égalité, fraternité : qu’en reste-t il dans ces conditions ?

    La liberté d'abord.

    Bien sûr, chez nous, on ne persécute pas les opposants, les journaux paraissent, Internet fonctionne jour et nuit, ce qui n'est pas le cas dans tous les pays de la planète et, si imparfaite soit-elle à nos yeux, notre démocratie est appréciable.

    Mais cette liberté chèrement conquise et reconquise au fil de notre histoire, qu’en reste-t-il quand, à 20 ans, l’avenir semble irrémédiablement bouché pour certains jeunes, quand, à 30 ans, on rouille sans pouvoir faire de projet, quand, à 50 ans, on est brutalement débarqué dans des plans sociaux, quand, après un congé parental, on ne peut pas retrouver de travail, quand on aborde la vieillesse avec une si petite retraite et qu’on ne fait plus un repas par jour, et qu'on a l'angoisse de ne pas se faire soigner. Et quand, même lorsque l'on n'est pas dans ces situations, on vit dans la hantise d’y tomber ? Alors oui, la liberté, cette première valeur de la République, il va falloir à nouveau lui donner tout son sens, en répondant à ces problèmes.

    L’égalité, ensuite, et là aussi le chantier est immense. Bien sûr nous sommes égaux en droit, devant la loi, quoique certains plus que d’autres. Mais qui croit encore vraiment à cette égalité des chances ?

    Qui ne sait que l’origine sociale, les ressources des familles, les conditions de logement, pèsent lourdement, malgré de remarquables réussites, sur les résultats et l’orientation scolaires ? Et sur l’accès et plus encore la réussite à l’université ? Sans même parler des grandes écoles qui comptent toujours aussi peu d’enfants d’ouvriers et d’employés depuis 50 ans et peut-être moins aujourd’hui qu’hier. Qui ne sait que la sectorisation scolaire, au lieu de favoriser la mixité, renforce les effets de la ségrégation urbaine ?

    Qui ignore que, quand les uns doivent quitter leur entreprise, ils perdent tout alors que d'autres touchent le jackpot d’un parachute doré ?

    Qui ne connaît les écarts de rémunération entre les hommes et les femmes, les plafonds de verre qui persistent ? Quand un métier se féminise, on murmure même que la fonction se dégrade…

    Qui ignore qu’une adresse, une couleur de peau, un prénom peuvent, dans la France d’aujourd’hui, handicaper à ce point qu’on en vient à préconiser des CV anonymes et à promouvoir des cabinets spécialisés dans le placement des diplômés dont les parents sont venus d’ailleurs ? Alors oui, l'égalité, il nous faudra la refonder et apporter toutes les solutions qui lui donneront encore du sens dans la république d'aujourd'hui.

    Et la fraternité ?

    Bien sûr, elle est inscrite au fronton de nos écoles et fait partie de notre devise. À un moment ou à un autre, nous en avons fait l’expérience. Mais aussi de son contraire: le mépris, le déni, la discrimination, la mise à l’écart. On le sait, sans l’égalité, la fraternité est un leurre. Et sans la fraternité, la liberté et l’égalité se désaccordent. Et c'est pourquoi notre pacte républicain est aujourd’hui affaibli et parfois même frontalement remis en cause.

    Chez nous, la République mise à mal, on le sait cela veut dire la nation qui doute d’elle-même. Et je ne veux pas d'une France impuissante à maîtriser son destin dans un monde qui s’est profondément transformé et qui change à vive allure. Je veux, avec vous, que la France reprenne la main et construise son destin pour donner à chacun un véritable désir d'avenir.

    Il va nous falloir reconquérir sur le désordre des choses la marge de manœuvre, d’invention et d’action qui nous permettra de choisir dans quel pays nous voulons vivre, avec quelles valeurs, quelles règles communes et quels résultats à la clef, et au fond, c’est tout ça le sens de ma candidature, de mon combat. Jamais nous n’avons eu autant besoin de volonté politique et d’efficacité de l'état pour organiser le présent et civiliser l’avenir.

    Une droite historiquement à bout de souffle n’a rien d’autre à proposer que soigner le mal par le mal : soigner le chômage par plus de précarité encore, l’école à deux vitesses par plus d’inégalité scolaire, le mal logement par moins de solidarité urbaine, la pauvreté au travail par les heures supplémentaires défiscalisées,

    L’insécurité publique par le désespoir social, la stigmatisation, la suppression de la police de proximité et l’injuste répartition des forces de police selon les quartiers,

    Notre retard dans la préparation de l’après-pétrole par des politiques environnementales inexistantes,

    L’archaïsme des relations sociales par la remise en cause, et encore récemment, du droit de grève. Des années de promesses non tenues et de pouvoir mal utilisé ne l’empêchent pas d’assurer avec aplomb qu’elle fera demain ce qu’elle n’a pas fait jusqu’à aujourd’hui et que si la France a pris du retard, c’est parce que les Français sont paresseux et sont rétifs au changement.

    Et bien moi je pense tout le contraire, je crois que la France mérite beaucoup mieux que ce qu'elle a aujourd'hui. Il est temps, en particulier, de redonner au travail toute sa valeur. Car, exactement, c'est nous le travail. Car ce qui a détruit la valeur travail c'est la droite par la précarité généralisée, la vie chère, qui ronge le quotidien, c'est le manque de revalorisation des salaires, ce sont les discriminations à l’embauche, ce sont les inégalités persistantes entre les hommes et les femmes, c'est tout cela qui dévalorise la valeur du travail dans l’entreprise.

    Ce sont les perspectives d’évolution professionnelle bloquées, c’est l’inquiétude du lendemain qui dévalorise le travail, c'est ce gouffre financier croissant qui sépare les revenus des hauts dirigeants des salaires des ouvriers, des employés et des cadres, c’est le cynisme du capitalisme financier, c’est le choix de la rente contre l’investissement, c’est la mauvaise qualité des relations de travail et du dialogue social, c’est le niveau scandaleux des accidents et des maladies professionnelles dans notre pays, c’est l’échec à répétition des négociations sur la pénibilité du travail que le MEDEF vient une nouvelle fois d'interrompre, c’est la formation qui va toujours à ceux qui en ont le moins besoin, et c’est la déconnection du mérite et de la sécurité professionnelle.

    Alors moi je crois que tout se tient : la France peut se retirer vers le haut si nous réinstallons des sécurités durables et si nous considérons que c'est bien la sécurité au travail qui fait aussi l'efficacité sociale et la performance économique et environnementale. Le travailleur jetable et le détricotage du Code du Travail, ce n’est pas un projet de société. C'est à cela qu'il faut dire non pour construire un projet alternatif.

    Réhabiliter la valeur travail, ce n’est pas offrir comme seule perspective toujours plus d’heures supplémentaires exonérées et toujours plus de flexibilité sans filet de sécurité. Dans un monde où les entreprises doivent s’adapter en permanence, la France doit être capable d’anticiper les mutations en investissant massivement dans la qualification des salariés, dans la sécurisation des parcours professionnels pour accompagner efficacement les transitions d’un emploi à un autre.

    Et je vous le dis ici car cela sera au cœur de mon projet présidentiel : pas un jeune ne restera au chômage pendant plus de 6 mois. Les jeunes auront un droit d'accès au premier emploi ou au premier stage rémunéré. Il seront remis en formation professionnelle si leur chômage est dû à une formation inadaptée au marché du travail. Il n'y aura plus de jeunes étudiants dans des situations de paupérisation parce que nous ferons l'allocation d'économie pour les jeunes. Je veux que les jeunes retrouvent la dignité dans notre pays et qu'ils y trouvent toute leur place parce que c'est pour eux que nous construisons la société de demain.

    C’est cela la vraie modernité.

    Et comme les régions socialistes l'ont fait, nous démultiplierons les emplois tremplins pour les jeunes. Je me suis engagé sur la durée du quinquennat à mettre en place 500 000 emplois tremplins pour les jeunes, rien que dans nos régions socialistes nous approchons déjà les 50 000 emplois tremplins au cours des quelques mois qui nous ont été donnés pour mettre en place ce dispositif.

    Et je me suis engagé également pour qu'à l'âge de 18 ans tous les jeunes puissent bénéficier d'un crédit gratuit de 10 000 euros pour lui permettre de réaliser son premier projet de vie.

    Et enfin pour les jeunes qui sont dans les premiers échelons des qualifications, ceux qui viennent des familles populaires, et qui ont accès au CAP, je veux dire ici que je généraliserais à l'échelle nationale ce que je fais dans la région Poitou Charente, lorsque je vois des jeunes qui ont besoin de passer leur permis de conduire pour aller travailler, et notamment dans les métiers du bâtiment, que les entreprises recherchent souvent, et que ces jeunes ne peuvent même pas aller travailler parce qu'ils ne peuvent pas accéder à ce coûteux droit fondamental. Je leur dis ici que pour ces jeunes, qui font partie de ce premier échelon des qualifications dans les métiers manuels, et bien la République leur paiera leur permis de conduire.

    J’ai confiance dans le potentiel de notre pays et dans l’intelligence des territoires, pour relancer la machine économique et pour libérer les énergies, je veux un Etat qui assume ses responsabilités et des Régions qui aient les moyens de régler efficacement les problèmes des Français parce que c'est là qu'elles sont le mieux placées pour le faire.

    Je veux une régionalisation et un pacte de confiance entre les différents échelons de la puissance publique parce que c'est comme cela aussi que l'on pourra lutter contre toutes les formes de gaspillage.

    Je ne veux plus d’un Etat qui se désengage et d’une paupérisation des services publics, facteur d’inégalité sociale et territoriale, et de démoralisation des personnels.

    Il nous faudra, et je le ferais, remettre l’éducation au centre de tout, parce que c’est considérer que cet investissement est une des priorités de la nation. Parce que l’échec scolaire n’est pas une fatalité, ni en primaire, ni en secondaire, ni à l’Université. L’éducation nationale aura les moyens humains et matériels d’assumer sa mission et notamment elle apportera à chaque élève le soutien individualisé gratuit dont il peut avoir besoin au cours de sa scolarité.

    Je veux un pays qui prépare l’avenir, qui mise sur sa matière grise, qui investisse massivement dans la recherche, dans l’innovation, dans l’excellence environnementale car les activités et les emplois de demain en découlent. J’ai rencontré et je vais rencontrer à nouveau des chercheurs de toutes les disciplines scientifiques. Tous me disent la même chose : l’extrême misère des laboratoires, l’abandon de la recherche fondamentale, la précarité des jeunes chercheurs, le départ de ceux qui ne trouvent pas ici les moyens de travailler correctement. Notre pays perd sa matière grise. Je veux en finir avec cette politique qui affaiblit le pays et je veux associer l’ensemble de la communauté scientifique à la définition des orientations que nous mettrons tous ensemble en œuvre. Je veux que l'une de mes premières décisions se soit de redonner les moyens à la recherche, pour que non seulement nos jeunes chercheurs restent en France, mais que la France devienne un pays attractif pour la matière grise à l'échelle de l'Europe, et même à l'échelle de la planète. Nous en avons le potentiel, nous en aurons la volonté politique.

    Nous avons en effet les talents, les atouts, mais ceux-ci sont trop bridés de rigidités, de fragilités et d’insécurités. Je veux une France affranchie des bureaucraties tatillonnes et qui saisisse toutes ses chances.

    Une France forte de sa culture, savante et populaire, qui ne considère pas ses artistes comme un supplément d’âme facultatif mais comme une partie intégrante d’une créativité collective qui redonne à notre pays une fierté sans arrogance et ce goût des autres qui est le propre d’une nation assurée d’elle-même.

    Je veux une France qui accepte ce qu’elle est devenue – plurielle, diverse, colorée - , et qui sache s’en réjouir et en tirer parti. Je veux une France qui reconnaisse comme ses enfants légitimes tous ceux dont les familles sont venues d’ailleurs et qui sont aujourd’hui des Français à part entière quoique toujours en bute aux discriminations.

    Je le leur dis du fond du cœur : la France a besoin de vous parce que vous êtes une chance pour le pays. Vous n’êtes pas un problème, vous êtes une grande partie de la solution ! Je veux un pays où l'on s'écoute, un pays où l'on se comprennent, un pays où l'on s'épaule dans ce que chacun entreprend.

    Un pays qui entende ce que lui dit Diam’s dans « Ma France à moi » : « y faut pas croire qu’on la déteste mais elle nous ment (…). Ma France à moi leur tiendra tête jusqu’à ce qu’ils nous respectent ».

    Je ne veux plus entendre parler de 2è, 3è ou 4è génération pour certains descendants d’immigrés alors qu’on ne le fait jamais pour ceux dont les parents sont originaires d’Europe.

    Je ne veux plus entendre parler d’intégration comme s’il vous fallait toujours administrer la preuve que l'on n'est pas moins français que les autres alors que ce qui fait obstacle sur le chemin, c’est le déficit d’égalité.

    Je veux une France qui assume avec lucidité une histoire partagée, respectueuse de toutes les mémoires et accueillante à tous les siens.

    Une France fière de sa République et de sa laïcité qui ne dresse pas les Français les uns contre les autres parce que ses valeurs correspondent aux valeurs universelles qui nous permettent de dialoguer avec le monde sans que de vieux relents de « mission civilisatrice » fassent leur retour dans nos mots et dans nos attitudes.

    Ni amnésie, ni repentance, je veux une France capable de porter un regard apaisé et de poser des mots justes sur son histoire. Capable de reconnaître l’esclavage pour ce qu’il fut : un crime contre l’humanité. Capable de reconnaître la colonisation pour ce qu’elle fit : dominer et spolier. Capable de reconnaître la part prise par la police de Vichy dans la rafle du Vel’ d’Hiv’ et la déportation des Juifs français.

    Je veux que les enfants des harkis et ceux des militants du FLN, ceux qui vont à la synagogue, à la mosquée, au temple, à l’église et ceux qui n’y vont pas fassent vivre entre eux cette valeur de fraternité qui est le plus beau message de la République, en refusant tous les communautarismes.

    Aimer la France et son histoire, y puiser de fortes références pour les combats d’aujourd’hui, ce n’est pas non plus tout confondre : l’Ancien Régime et la Révolution ce n'est pas pareil, les Croisades et Valmy non plus.

    C’est savoir ce que nous sommes, certes, le fruit de cette longue durée mais savoir aussi qu’il est des combats plus justes que d’autres et des moments fondateurs où le peuple de France s’est arraché à l’ordre établi parce qu’il avait l’espérance d’un ordre juste et émancipateur. Et qu'en particulier ce sont les combats de la classe ouvrière qui ont forgé le droit social d'aujourd'hui.

    La morale de l’histoire, ce n’est pas que tout se vaut et s’équivaut, c’est qu’il faut accepter « la loi du choix, du parti pris ». Sans sectarisme mais dans la clarté et la fidélité à nos valeurs. Et ne pas tomber dans des synthèses molles qui permettent tous les renoncements et tous les opportunismes.

    La République, pour nous socialistes, c'est le terreau fertile sur lequel nous ferons germer notre projet social enraciné dans un esprit de justice et qui s'adressera à tous. Nous avons besoin de ses outils pour pouvoir transformer par l'action résolue, le monde tel que nous le désapprouvons et en particulier les innombrables inégalités entre les pays riches et les pays pauvres qui ne font que se creuser. Il faudra le remodeler, pour qu'enfin ce monde soit celui de tous.

    Les Français ne veulent pas une République incantatoire. Ils veulent, et moi avec eux, une République de tous les jours, concrète, du quotidien, qui leur appartienne, comme une sorte de maison de leur espérance commune.

    Et Léon Gambetta, ce jeune avocat, qui avait fait trembler le Second Empire, avait dit cette phrase extraordinaire, c'est la nôtre, ne l'oublions pas, je vous la propose comme feuille de route. "Ce qui constitue une vraie démocratie, ce n'est pas de reconnaître des égaux, mais d'en faire réellement".

    Alors oui les idées peuvent devenir des batailles, elles doivent même le devenir, et celle que je vous propose pour la République a déjà commencé et c'est ensemble que nous allons la gagner.

    RAG 34. Lolo34

    14:29 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 003 BATTRE LA DROITE : Contredanse hongroise , Actualités , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

    20.01.2007

    Mme Taubira rejoint l'équipe de campagne de Ségolène Royal

    (AFP/BERTRAND GUAY)
    "Déléguée à l'expression républicaine" : tel est le titre que Christiane Taubira voudrait se voir décerner par Ségolène Royal, mardi 23 janvier, lorsque sera officialisée son entrée dans l'équipe de campagne. Si elle a dû renoncer - en vertu de l'accord conclu en octobre 2006 entre le Parti radical de gauche et le PS - à être de nouveau candidate à l'élection présidentielle, la députée (app. PS) de Guyane n'entend pas perdre son honneur dans l'opération.

    Nul ralliement, donc, mais l'"entrée en campagne" d'une personnalité certes désireuse "que la gauche l'emporte", mais également soucieuse de préserver son autonomie. A l'entendre, sa place dans le dispositif de campagne aurait fait l'objet, depuis plusieurs semaines, de nombreuses discussions avec la candidate socialiste.

    "Elle pensait que le poste de porte-parole, qui est le plus exposé, me permettrait d'intervenir davantage. Mais j'ai refusé", indique au Monde Mme Taubira. "Je ne viens pas pour expliquer ce qu'elle dit - je ne saurais pas le faire -, mais pour amplifier sa campagne en y ajoutant mes combats", ajoute-t-elle.

    L'ex-candidate à l'élection présidentielle de 2002, qui avait alors obtenu 2,3 % des voix, refuse par avance tout "enclavement". "Mon thème central sera l'offre de lien civique et de lien social : il faut subordonner toutes les politiques publiques - éducation, justice, logement, santé publique - à cet objectif", confie-t-elle. Un programme de candidate ? "On ne se refait pas !", sourit Mme Taubira. Persistant à penser que le PS a fait "une erreur" en cherchant à restreindre l'offre électorale de la gauche au premier tour, elle précise, pour ce qui la concerne, qu'elle n'a "pas envie d'être une force supplétive".

    "DÉFAUTS DANS LA CUIRASSE"

    La députée a déjà prévu tous les cas de figure. "Les désaccords devront être assumés en tant que tels. S'il y a une divergence de fond, je le dirai. Et j'en assumerai toutes les conséquences", prévient-elle. Le "trou d'air" de la candidate socialiste ? "Je préfère rejoindre son équipe quand elle est en vulnérabilité", indique Mme Taubira, qui estime que cela valorisera son arrivée.

    Tout en précisant être "la moins bien placée" pour évaluer le dispositif mis en place autour de la candidate socialiste, il ne lui a pas échappé que sa campagne "bat de l'aile". "Quand on voit les loupés, on se rend bien compte qu'il y a des défauts dans la cuirasse", estime Mme Taubira, jugeant qu'il faudra "très vite évaluer cette campagne décoiffante".

    "Il faut un peu plus de cohésion", ajoute-t-elle. Assurant qu'elle entend bien prendre sa part dans la poursuite de cet objectif : "Je n'ai pas le droit de regarder les choses se défaire", souligne-t-elle.

    Jean-Baptiste de Montvalon
    Article paru dans l'édition du 21.01.07. Elections 2007 : Le Monde chez vous pour 16€/mois

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    20:02 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Francophonie , Politique | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : TAUBIRA, PRG, RAG34

    Ségolène Royal : Je souhaite que le peuple français soit à nouveau saisi par référendum en 2009.

    Ségolène Royal a profité de sa rencontre avec le Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, mercredi 17 janvier 2007, pour évoquer ses projets pour l'Europe et sa constitution.

    "Je souhaite que le peuple français soit à nouveau saisi par référendum en 2009. Mon idée, c'est que ce référendum ait lieu en même temps que les élections européennes.

    Je suis une Européenne convaincue. La présidence française au deuxième semestre 2008 va constituer une échéance très importante.

    Je souhaite qu'au moment de la présidence française des solutions soient trouvées.

    Nous ne serons crédibles, et surtout les salariés de l'Europe n'auront le sentiment de ne pas être les laissés-pour-compte, que si l'Europe avance concrètement et efficacement sur la lutte contre le chômage et en particulier grâce à l'investissement massif dans la recherche, l'innovation et toutes les formations professionnelles".
    Suite au précédent référendum, "la situation est difficile en France. Mais je ne veux pas qu'elle pénalise les pays européens qui se sont déjà prononcés.

    En revanche, ce que je souhaite, c'est qu'il y ait un volet social pour que les droits des travailleurs soient pris en considération dans cette nouvelle Europe".

    Il faut que des engagements soient pris dans "un texte social dont il reste à discuter le statut. Il faut un traité qui permette aux institutions de fonctionner. Je suis prête à prendre des risques politiques sur cette question-là et à expliquer aux Français que si l'Europe s'est remise debout, alors nous avons le devoir de lui donner les moyens institutionnels de fonctionner".

    Jean-Claude Juncker a précisé le contenu du volet social. "Nous sommes d'accords sur l'idée qu'il faudra compléter le traité envisagé par une déclaration sociale plus engageante". Il a évoqué un "socle de droits sociaux minimaux pour les travailleurs, vieille idée jamais réalisée".

    Les dirigeants européens se mettraient d'accord "sur le principe qu'il doit y avoir un salaire social minimum partout, un revenu minimum d'insertion, un revenu minimum garanti partout, libre aux Etats d'en fixer le niveau. Et des règles minimales en matière de licenciement".

    Ségolène Royal a également précisé sa vision des statuts de la BCE.

    "Le gouvernement économique européen doit être beaucoup plus actif. Ce n'est pas à la Banque centrale européenne de prendre seule les décisions. Il ne s'agit pas de remettre en cause son indépendance, mais de ne pas la laisser exercer une omnipotence.

    Il est important que la Banque centrale européenne ait comme objectif non seulement la maîtrise de l'inflation, mais également la croissance et donc le progrès social". Il faut un "élargissement de son statut".



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    19:33 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Ségolène Royal "regrette" de ne pas pouvoir se rendre au Forum social mondial

    PARIS (AP) - La candidate socialiste à l'élection présidentielle Ségolène Royal "regrette" de ne pas pouvoir se rendre au Forum social mondial qui débute samedi Nairobi, au Kenya, et souhaite être informée des résultats de la manifestation dans le cadre de sa campagne.

    Dans une lettre adressée vendredi à Bernard Pinaud, le président du CRID (Centre de recherche et d'information pour le développement), elle annonce qu'elle prendra contact avec lui à son retour de ce Forum social mondial, pour qu'il lui fasse part de ses "réflexions et propositions".

    "Vos contributions seront particulièrement intéressantes pour l'élaboration des principaux axes de la politique de coopération et de solidarité que je mettrai en oeuvre si je suis élue à la présidence de la République", explique Ségolène Royal. AP

    Lire : le PS envoie une délégation à Nairobi

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    19:18 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Martine Aubry vient au secours de Ségolène Royal

    Par Thierry MASURE
    LILLE (AFP) - Le maire de Lille, Martine Aubry, très critique à l'égard de Ségolène Royal lors du choix du champion socialiste pour la présidentielle, lui a apporté un soutien précieux en la recevant avec des égards vendredi dans sa ville, au moment où la campagne de la candidate connaît des ratés.

    Par ailleurs, la candidate socialiste à la présidentielle Ségolène Royal a réaffirmé vendredi à Roubaix (Nord) que la "première loi" qu'elle ferait voter une fois élue serait consacrée aux violences faites aux femmes.

    "La première loi que je ferai voter sera une loi sur les violences faites aux femmes. Le coeur du dispositif sera le droit pour les femmes battues de rester au domicile familial avec les enfants", le conjoint violent devant "quitter le domicile", a répondu Mme Royal à une militante, se présentant comme une femme battue, qui l'interpellait à ce sujet.

    Pour sa troisième visite à Lille depuis qu'elle s'est lancée dans la bataille présidentielle, Ségolène Royal a été enfin reçue à l'Hôtel de ville par Mme Aubry, appréciant visiblement l'attitude de la première magistrate de la capitale des Flandres.


    medium_070119233054_u2sii2p20_la-candidate-socialiste---l-election-presidentiellb.jpgLe maire de Lille, Martine Aubry, très critique à l'égard de Ségolène Royal lors du choix du champion socialiste pour la présidentielle, lui a apporté un soutien précieux en la recevant avec des égards vendredi dans sa ville, au moment où la campagne de la candidate connaît des ratés.

    "Il n'y aucun doute, on est tous derrière elle", a affirmé Mme Aubry, très souriante et détendue, après un entretien d'une demi-heure. Les deux femmes étaient "ravies" de se retrouver, selon le maire de Lille.

    Lors de la campagne interne à l'automne, Martine Aubry avait ardemment souhaité que Lionel Jospin porte les couleurs du PS pour 2007, reprochant à Mme Royal de se retrancher derrière "l'opinion des Français" plutôt que de proposer un destin.

    L'ancien ministre avait déploré que l'image l'emporte sur le fond chez Mme Royal. La politique, avait-elle lancé, n'est pas "une question de mensurations".

    Après le renoncement de M. Jospin, Martine Aubry n'avait pris position pour aucun des prétendants socialistes mais s'était ralliée franchement à Ségolène Royal dès le lendemain de sa désignation.

    Le président de Lille Métropole (communauté urbaine), Pierre Mauroy, ne s'est pas privé de souligner cet appui, en espérant "que tous les socialistes suivront l'exemple". Ségolène Royal "va à l'Hôtel de Ville. Elle est la championne du rassemblement", s'est-il félicité.

    Au cours de cette visite consacrée au logement, Mme Royal a salué "une élue de terrain" et un maire "qui a eu le souci" de "garder la mixité sociale, et d'assurer le rayonnement de la ville, national mais aussi international".

    Les deux femmes ont visité des HLM rénovées dans le quartier populaire de Lille-sud, avant de se retrouver à Roubaix pour un "débat participatif" sur le thème de la journée.

    Alors que Mme Royal connaît des difficultés, Martine Aubry a appelé les socialistes à "laisser" la candidate à l'élection présidentielle "porter sa campagne selon son style et sa sensibilité", et à "s'y inscrire", affirmant qu'elle n'avait "pas d'inquiétude" sur son parcours.

    Même les 35 heures, que Mme Aubry a fait entrer dans les faits sous le gouvernement Jospin, et qui sont pomme de discorde entre elles, n'ont apparemment pas fait d'ombre.

    Si Ségolène Royal avait qualifié mercredi les 35 heures de "progrès social", elle avait critiqué leur application "technocratique". Elle s'est montrée réservée sur ce sujet dans un entretien à La Voix du Nord, vendredi.

    Mais Martine Aubry a estimé qu'elle-même et Ségolène Royal étaient "d'accord sur l'avenir" des 35 heures, y compris pour "reprendre le mouvement" pour leur extension.

    Le sujet a été brièvement abordé lors de leur entretien. "Avec Ségolène Royal, nous parlons de tout, parce que nous sommes des femmes. De ce que nous avons en commun, et aussi des désaccords que nous pouvons avoir, dans une grande clarté", a déclaré l'ex-ministre des Affaires sociales.

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    07:45 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : ROYAL, AUBRY, RAG 34

    Ségolène Royal promet de faire voter une loi contre les violences faites aux femmes dès son élection

    ROUBAIX (AP) - La candidate socialiste Ségolène Royal, qui présidait vendredi soir à Roubaix (Nord) un débat participatif, a réaffirmé qu'elle ferait rapidement voter, si elle était élue, une loi "contre les violences faites aux femmes"

    "Je voudrais redire ici que les violences faites aux femmes sont inacceptables", a déclaré Ségolène Royal. "C'est la première loi que je ferai voter" en cas d'élection, un texte réprimant ces violences, a-t-elle expliqué après un échange avec Maryline, une femme qui a évoqué à visage découvert ses problèmes conjugaux.

    Au cours de ce débat sur le thème du logement, Ségolène Royal a par ailleurs proposé d'aller au-delà de sa proposition initiale de construire 120.000 logements sociaux par an et de réquisitionner si nécessaire les terrains dans des communes ne respectant pas le taux de 20% de HLM.

    Les différents débats, a-t-elle expliqué, lui ont fait prendre conscience que "nous ne sommes pas à la hauteur du problème" de logements en France. Elle n'a pas fourni de chiffres et précisions supplémentaires.

    Ségolène Royal avait choisi la ville de Roubaix, où furent lancées de grandes innovations en matière de logement dont les habitations à bon marché (HBM), comme ville symbole de sa politique de "rupture" avec le gouvernement.

    Plus d'un millier de personnes, dont de nombreux militants, se sont rassemblés dans une salle municipale de Roubaix pour soutenir la candidate qui veut faire du logement "une grande cause nationale" avec une dizaine de propositions établie autour de la notion de "sécurité logement".

    La candidate PS a déclaré que les collectivités locales qui s'engageront à faire du logement social paieront les terrains de l'Etat à moitié prix. Elle prévoit enfin la "remise sur le marché" des logements vacants pour cause de spéculation.

    La question de l'emploi a été évoquée comme prioritaire à celle du logement par des personnes du public qui se sont exprimées avec beaucoup de spontanéité. "Pour avoir un logement, il faut d'abord avoir un emploi stable. C'est logique", a résumé Karim, un jeune Roubaisien.

    "Quand on n'a pas de travail, on n'a pas de logement", a surenchéri Maryline, qui a déclaré suivre Ségolène Royal dans tous ses meetings. Ce fut l'intervention la plus applaudie d'un débat qui a fait alterner au micro grands témoins, élus socialistes ou membres d'associations de quartier. Des pistes ont été tracées.

    "Il faut produire beaucoup de logements mais surtout permettre à la population la plus défavorisée d'y accéder", a notamment expliqué Patrick Doutreligne, délégué général de la Fondation Abbé Pierre. "Il faut des terrains pour construire du logement social ", a réclamé Michel Delebarre, maire PS de Dunkerque et président de l'Union sociale pour le logement.

    Ségolène Royal, accueillie à Lille par Pierre Mauroy, président de la communauté urbaine, et Martine Aubry, la maire de Lille, avait passé l'après-midi autour de questions sur l'habitat social dans deux quartiers lillois. AP

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    07:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : violences faites aux femmes, ROYAL, RAG 34

    19.01.2007

    Une insurrection civique permanente

    Le signal vient de toutes parts. Ceux qui privilégient par goût ou tradition la dimension purement électorale du combat politique ne peuvent s’y tromper. L’entrée en campagne de Nicolas Sarkozy devant plusieurs dizaines de milliers de partisans n’a rien à voir avec celle de Chirac en 2002. Ceux qui tournent plutôt leur regard vers les mouvements sociaux font un constat qui rejoint celui-ci. On n’avait jamais vu à trois mois d’une présidentielle se lever comme à Firmi pour les services publics ou à Paris pour le logement Paris des mobilisations aussi fortes et déterminées à intervenir directement dans le contenu de la campagne présidentielle. La société est en mouvement, et cela d’autant plus que l’approche de l’élection précipite l’implication populaire.

    L’élection présidentielle s’inscrit dans la continuité de cinq ans de droite à la tête du pays. Malgré un rapport de force électoral à l’origine écrasant, la législature n’a pas été un long fleuve tranquille. Le pouvoir a été désavoué à plusieurs reprises dans la rue puis dans les urnes. Il n’a pu mener sa politique sans dévier d’un mètre qu’à cause d’une Constitution qui a réduit l’exercice de la souveraineté populaire au seul vote pour choisir un président de la République. Ce faisant, le pouvoir UMP a renvoyé à la présidentielle de 2007 l’intégralité d’une crise politique aggravée par la négation des autres échéances électorales. Ce rendez-vous dans les urnes trouve donc le pays dans un état d’exaspération qui a encore franchi plusieurs crans. Dans tous les camps en présence, on constate une même radicalisation. Avec une masse immense de désorientés, qui peuvent passer d’une semaine à l’autre de la rage de tout changer à un sentiment désespéré d’impuissance.

    Sarkozy comme les citoyens qui se mettent en mouvement pour s’approprier la présidentielle ont compris que le résultat de l’élection serait l’expression d’un rapport de forces pour l’instant incertain. La volonté du champion de la droite de s’appuyer sur une masse militante mobilisée dans tout le pays depuis plusieurs mois, depuis les meetings d’accueil des nouveaux adhérents jusqu’au rassemblement du week-end dernier, montre qu’il sait la fragilité des consécrations médiatiques et la relativité des fluctuations sondagières. A la différence de Chirac en 2002, il n’entend pas gagner sur la seule démobilisation de l’adversaire. Il sait que la droite ne gagnera pas sans convaincre une majorité de consciences. Il sait que cela implique pour elle de renouer avec l’électorat populaire. Il sait donc que la droite ne l’emportera pas en se réclamant du seul libéralisme. Le chef de l’UMP n’a d’ailleurs même pas prononcé ce mot dans son discours, tandis qu’il se référait une nouvelle fois à la figure de Jaurès.

    A gauche aussi, des milliers de nos concitoyens ont compris que rien de bon ne viendrait sans leur implication personnelle dans la lutte. La semaine écoulée a été particulièrement riche en la matière. Samedi dernier, un nouveau Guéret est né à Firmi, en Aveyron (voir l’annonce dans le A Gauche de la semaine dernière). La mobilisation considérable de la population (près de 500 personnes à la réunion publique pour défendre la Poste de Firmi, ville de 2500 habitants), la convergence des citoyens, des élus, des militants associatifs et syndicaux, la détermination à défendre tous les services publics, poste, ligne SNCF, hôpital, maternité… rappellent la magnifique mobilisation de la Creuse. La fédération nationale de défense des services publics née à Guéret, ne s’y est d’ailleurs pas trompé et ont demandé à nos camarades de l’Aveyron d’accueillir un rassemblement national en Aveyron pour les services publics avant le premier tour de la présidentielle.

    Les formes de ces luttes se rejoignent et sont extrêmement intéressantes. Les citoyens mobilisés retournent contre le pouvoir ce qui constitue dans notre culture républicaine le fondement même de sa légitimité. Le vote par exemple, avec l’organisation rigoureuse d’un référendum local, voulu par le Maire de Firmi et demandé par les habitants conformément à la loi sur la démocratie de proximité du gouvernement Jospin. L’intérêt général également, qui légitime le refus de se soumettre la collectivité à la loi du marché. On retrouve ces ingrédients dans la création du « Ministère » de la Crise du Logement et dans l’application de la loi de réquisition à la place d’un Etat qui se dérobe à sa mission d’assurer le droit au logement inscrit dans la Constitution. Ces caractéristiques donnent à ces luttes une dimension nouvelle d’insurrection citoyenne. Celle-ci résonne avec l’histoire profonde d’une Nation républicaine qui s’est constituée contre le pouvoir en place et qui consacre depuis ce jour le droit à l’insurrection comme un droit de l’homme et du citoyen. Voilà la toile de fond de l’élection présidentielle. Il reste trois mois pour que la gauche en prenne la tête. Et pour toi, cher lecteur, si ce n’est déjà fait, en être pleinement acteur.

    François Delapierre.

    RAG 34. Les lolo's 34

    13:05 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    La rentrée sociale, c'est maintenant !

    Jean-Luc Mélenchon discute avec Julien Boucher, responsable des MACAQ, lors de l'inauguration du "Ministère de la Crise du Logement".
    Les pauvres ne partent pas en vacances. Ceux qui ne mangent pas à leur faim sont peu sujets aux indigestions du réveillon. Pour eux, pas de trêve des confiseurs ! Pendant les fêtes, l’urgence sociale a continué son chemin. Elle s’est invitée dans le débat présidentiel avec les campements du Canal Saint Martin et la réquisition d’un immeuble vide place de la Bourse. Qu’elle s’exprime ainsi est la bonne nouvelle de l’année qui commence. Chaque fois que se dit l’urgence d’un autre partage de richesses par ceux qui en subissent le plus durement la dégradation constante, un horizon de combat, de rassemblement et d’émancipation se dessine pour la gauche et pour la société. Chaque fois que la question sociale est oubliée, occultée par le discours sécuritaire et la tentation de dresser les petits contre les plus petits qu’eux, c’est un boulevard qui s’ouvre pour l’extrême-droite.



    Lire la suite de l'éditorial


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    12:37 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Journée nationale d'échanges autour de Laurent Fabius : A vos agendas !

    Le 10 février aura lieu, autour de Laurent Fabius, une journée nationale d'échanges et de débats sur le thème: "Quel projet socialiste pour l'Europe?".

    Si vous souhaitez participer, merci d'envoyer vos coordonnées postales à l'adresse électronique suivante: [email protected].

    Lire l'intervention à Dublin de Laurent Fabius : Relancer et réorienter le projet européen

    Message de Claude BARTOLONE

    Député de la Seine Saint-Denis
    Paris, le 17 janvier 2007
    Cher(e) Camarade,

    La campagne présidentielle entre maintenant dans sa phase active. L’UMP a investi son candidat qui, dès sa désignation, a mis en avant les priorités d’une droite ultra-libérale : fin des 35 heures, politique fiscale qui aggraverait les injustices, remise en cause du code du travail et du droit de grève, immobilisme institutionnel, renégociation de la Constitution européenne rendant impossible l’avènement de l’Europe sociale, …

    Derrière notre candidate, nous devons porter haut les valeurs et les propositions de notre projet socialiste, seul capable de donner envie aux Français, et notamment aux classes populaires, de croire en la Gauche.

    Aux côtés de Laurent FABIUS, nous entendons être utiles au parti, au pays et à l’Europe en continuant à promouvoir notre idée d’un socialisme offensif et d’une gauche décomplexée porteurs du rassemblement sans lequel il ne peut y avoir de changement.

    Durant cette campagne, nous devons présenter nos arguments sur les thèmes du pouvoir d’achat, du logement, de l’école, de la santé, de l’environnement et de l’Europe sociale, qui sont les éléments de projet indispensables pour gagner.

    Avec la présidence française de l’Union européenne en 2008 et des questions telles que les frontières de l’UE, la lutte contre les délocalisations et la réforme des institutions, l’Europe sera plus que jamais un fil rouge de la campagne présidentielle.

    Dans cette perspective, j’ai le plaisir de t’annoncer que nous nous retrouverons autour de Laurent FABIUS pour une journée nationale d’échanges et de débats sur le thème suivant : Quel projet socialiste pour l’Europe ?

    Samedi 10 février 2007
    de 14 h à 17 h 30
    à la Mairie du 20ème arrondissement de Paris
    salle des fêtes - 6 place Gambetta 75020 PARIS

    Cette manifestation nous donnera l’opportunité de nourrir notre réflexion politique de tes analyses et propositions.

    Je te serais reconnaissant de bien vouloir retourner ton bulletin d’inscription avant le 07 février 2007.

    Je compte sur ta présence et t’invite naturellement à mobiliser nos amis en grand nombre.

    Reçois, Cher(e) Camarade, mes sincères amitiés socialistes.

    Claude BARTOLONE

    Téléchargez le bulletin d'inscription.doc

    RAG 34. Lolo34 et les lolo's 34

    11:51 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , 005 AGENDA , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    18.01.2007

    Laurent Fabius : Relancer et réorienter le projet européen !

    17 janvier 2007
    L’Europe a besoin d’une relance forte. Pour cela, il faut utiliser la renégociation du Traité constitutionnel afin de mener un vrai débat sur ce que nous voulons faire ensemble.

    A l’occasion d’une conférence prononcée à Dublin (Trinity College), intitulée "More future for the European Union", Laurent Fabius publie aujourd’hui dans le journal Les Echos une tribune reprenant l’essentiel des propositions développées dans le discours.

    Retrouvez dans quelques heures le texte complet de cette conférence.

    Relancer et réorienter le projet européenL’Europe a besoin d’une relance forte. Pour cela, il faut utiliser la renégociation du Traité constitutionnel afin de mener un vrai débat sur ce que nous voulons faire ensemble. L’« Europe des projets » ou l’« Europe des résultats » ne me paraissent pas à la hauteur des enjeux, ni le « mini-traité » à ratification parlementaire avancé par Nicolas Sarkozy. Nous avons besoin d’une nouvelle Constitution ratifiée par référendum.

    La France doit dire clairement que les Français ne revoteront pas sur le même texte, mais que nous sommes prêts à conserver les quelques avancées du Traité - comme le demandent l’Allemagne et d’autres - en échange d’une prise en compte des souhaits et des réserves exprimées par le peuple français.

    Pour la renégociation du Traité constitutionnel, je suis favorable à une approche en trois temps. D’abord acter que la description détaillée des politiques n’a rien à faire dans une Constitution, dont le rôle est plutôt de définir le cadre général permettant à ces politiques d’évoluer dans le temps. En clair, la troisième partie du texte devrait être écartée. Certaines de ses dispositions pourraient être rediscutées dans un Traité séparé. Le gros de la deuxième partie - la déclaration des droits fondamentaux - pourrait être maintenu. Enfin, et c’est le point litigieux, les première et quatrième parties devraient être profondément revues. Il faudra se mettre d’accord sur de nouvelles avancées. Les coopérations renforcées devront être facilitées. Nous devrons aller vers le vote à la majorité qualifiée pour les décisions fiscales qui ont un impact sur le marché intérieur. Et rediscuter la composition de la Commission - une Commission sans représentant allemand ou français n’étant pas souhaitable. Surtout, le texte devra rendre possibles des avancées sociales significatives.

    En parallèle, nous devrons progresser rapidement dans plusieurs domaines clés. Concernant l’intégration économique, la renégociation du budget de l’Union en 2008 devra être mise à profit pour le muscler, rouvrir son financement et l’orienter vraiment vers la préparation de l’avenir : recherche, éducation, infrastructures, etc. Nous devrons rechercher un accord sur une assiette commune et un niveau plancher pour l’impôt sur les sociétés.

    S’agissant de la politique commerciale, il est impérieux de montrer comment les Européens peuvent à la fois être offensifs et défendre leurs entreprises et leurs emplois d’une concurrence déloyale en provenance notamment de la Chine et de l’Inde. Des mécanismes peuvent être utilisés pour diminuer la pression sur nos industries et leur permettre de se moderniser sans pour autant menacer la croissance des pays en développement. Par exemple des droits anti-dumping. La mise en œuvre ne sera pas simple et elle tranchera avec l’idéologie dominante. Mais, à terme, ces décisions bénéficieront à tous, car il n’est pas dans l’intérêt des pays en développement que s’approfondisse en Europe la crise sociale et politique actuelle, faite de menaces sur les rémunérations et de multiplication des délocalisations. Nous voulons le juste échange et non le dogmatisme du libre-échange. L’Europe ouverte, pas l’Europe offerte.

    Nous devrons revoir aussi notre politique monétaire pour que la croissance et l’emploi figurent clairement parmi ses objectifs. Le fonctionnement de l’Eurogroupe devra être amélioré pour garantir un dialogue régulier entre celui-ci et la Banque Centrale Européenne et lui permettre de faire entendre sa voix dans les enceintes internationales (Banque Mondiale, FMI...). Nous devrons avancer vers une vraie coordination budgétaire entre les Etats ayant adopté l’Euro, si nous voulons que celui-ci reste viable.

    En commençant avec ceux qui le souhaitent, nous devrons nous mettre d’accord sur une stratégie d’harmonisation sociale par le haut pour stopper la concurrence intracommunautaire qui tire vers le bas les systèmes sociaux.

    Une politique énergétique commune destinée notamment à sécuriser nos approvisionnements doit être lancée sans tarder. En parallèle, l’Union devra redoubler d’efforts pour l’environnement par une stratégie commune pour continuer à réduire nos émissions de gaz à effet de serre et par une relance des négociations internationales.

    Enfin, la défense européenne doit sortir du virtuel en progressant vers la standardisation des équipements, l’harmonisation des formations et la création d’unités communes. La France et l’Allemagne devraient montrer le chemin en lançant le projet ambitieux d’une armée commune.

    Pour rendre ces avancées possibles, le moment est venu de redéfinir l’organisation interne de l’Union. A 27 Etats membres, l’uniformité signifie l’alignement sur le plus petit dénominateur commun, donc la paralysie. Je pense préférable l’idée d’une Europe différenciée, une Europe des trois cercles. Au centre, les Etats les plus eurovolontaires, aspirant à construire une Union plus étroite, dont le moteur sera probablement l’Allemagne et la France, en coopération avec la Belgique, le Luxembourg, l’Italie, l’Espagne ou d’autres. Un second cercle pourrait réunir les autres membres de l’Union, dont certains rejoindront à terme le premier cercle. Enfin, le troisième cercle comprendra les pays qui sont étroitement associés à l’Europe tout en n’ayant pas vocation à devenir des membres à part entière, au moins dans un avenir prévisible : Turquie, Ukraine, Maghreb...

    Avec un projet ainsi précisé et un cadre ainsi fixé, l’Union verra enfin ses frontières définies - ce qui est une nécessité. Car comment promouvoir une entité politique dont la définition ne serait pas stabilisée ?

    C’est en parlant clair et en lançant avec nos voisins rapidement la discussion sur ces points concrets que nous pourrons relancer et réorienter le projet européen.

    RAG 34.Lolo34

    21:01 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, RAG34

    Mélenchon déplore que "la campagne" électorale commence avec des boules puantes

    PARIS (AP) - Le sénateur socialiste de l'Essonne Jean-Luc Mélenchon a souligné mercredi que "commencer la campagne avec des boules puantes" est "une spécialité de la droite", en référence aux attaques sur le Net visant le patrimoine de Ségolène Royal et François Hollande.

    "Tous les gros malins qui se sont crus intelligents de commencer la campagne avec des boules puantes -ce qui est une spécialité de la droite depuis toujours dans ce pays- là, ça va mal tourner", a mis en garde le sénateur PS sur LCI.

    Alors qu'un certain flottement semble régner au sein du parti, Jean-Luc Mélenchon se pose en défenseur de Ségolène Royal, qu'il avait pourtant égratignée l'automne dernier. "Il y a beaucoup de perte de sang froid et une bonne dose d'hypocrisie", note-t-il à propos des agacements de certains caciques, restés anonymes, dénonçant une campagne démarrant trop tardivement.

    "Elle a un plan de campagne, c'est normal qu'elle le tienne", a-t-il plaidé en déplorant le lancement "trop tôt" et la tournure prise par la campagne. Selon lui, Ségolène Royal ne dévoilera son programme qu'au début du mois de mars afin "d'économiser ses efforts pour tenir la distance".

    Même s'il a souligné que "le débat participatif" cher à sa candidate était "bien", il a rappelé qu'il était personnellement "plus classique". "Je ferais campagne, je ne serais pas en train de demander aux gens ce qu'il faut mettre dans le programme. J'aurais déjà fait le programme avant. Il faut prendre ses responsabilités", a-t-il ajouté dans une critique feutrée.

    "J'avoue que je suis dérouté", a avoué Jean-Luc Mélenchon qui va quand même "essayer de (se) rendre utile. Ça tombe bien: on me demande rien. Alors, j'invente ma campagne moi-même"... AP


    RAG 34. Les lolo's 34

    20:57 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Mélenchon, MELENCHON, RAG 34

    Ségolène Royal se veut la candidate "de la morale de l'action"

    TOULON (AP) - Dénonçant les "discours politiques de mensonge tenus au plus haut niveau", Ségolène Royal s'est présentée mercredi soir lors de son tout premier meeting comme la candidate "de la morale de l'action" et "de la vérité". Présentant Nicolas Sarkozy comme le candidat "de la continuité", elle a affirmé que "la rupture, c'est la gauche qui l'incarne".

    La candidate socialiste a ouvert son discours en récusant tout flottement dans sa campagne. "J'entends la droite dire qu'il y aurait comme un trou d'air dans notre campagne. Moi ce que je vois ce soir surtout, c'est un souffle d'air extraordinaire qui va nous porter vers la victoire de 2007!", a-t-elle lancé à 850 partisans massés dans l'auditorium du Palais Neptune de Toulon (près de 1.200 suivaient le discours à l'extérieur de la salle, selon son entourage).

    S'en prenant sans les nommer à Jacques Chirac et, surtout, à Nicolas Sarkozy, elle a dénoncé les "discours politiques de mensonge tenus au plus haut niveau" et "ceux qui sont au pouvoir et qui promettent demain ce qu'ils ne font pas aujourd'hui alors qu'ils en ont la responsabilité". "Ça, c'est un déni de démocratie", a-t-elle accusé. Face à cela, elle s'est présentée comme "la candidate de la morale de l'action", "de la vérité", "de la parole".

    Ségolène Royal a également repris son compte la "rupture" revendiquée par son rival de l'UMP. "Par définition, le candidat de la droite est le candidat sortant et il est celui de la continuité", a-t-elle jugé. "Dès lors, les masques sont tombés, la droite ne peut pas incarner la rupture", "la rupture c'est la gauche qui l'incarne!"

    Enfin, elle s'en est prise à ceux qui ont "ironisé" sur ses débats participatifs en concluant qu'elle n'avait pas d'idées. "Je vous le dit: cette exigence démocratique, c'est une sorte de révolution démocratique qui rend à chaque citoyen qui le souhaite ce qui lui est dû, la parole bien sûr, mais aussi le pouvoir de proposer à égalité avec tous", a-t-elle défendu. "Je veux élever la voix de chaque citoyen, je veux arriver au pouvoir avec vous pour vous le rendre", "c'est cela la nouvelle République que je veux construire avec vous". AP

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    00:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    17.01.2007

    Frêche n'est plus le président du comité de soutien régional à la candidature de Ségolène Royal

    Première conséquence de sa décision de prendre temporairement congé du parti socialiste, Georges Frêche n'est plus le président du comité de soutien régional à la candidature de Ségolène Royal. Robert Navarro, secrétaire fédéral précise que la "prise de congé" n'existe pas dans les statuts du parti socialiste.
    Le dernier dérapage raciste de Georges Frêche "trop de noirs dans l'équipe de France de football..." sera examiné le 27 janvier prochain par la commission nationale des conflits du PS.

    Un reportage de France bleu Hérault.




    Notes précédentes :

    Frêche se met en congé du ps selon son entourage

    Frêche évoque une mise en congé spontanée

    RAG 34. Lolo34

    10:54 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

    Royal, dans une zone de turbulences, maintient le cap

    PARIS (AP) - Pas question de se laisser "impressionner" par le "Barnum" Sarkozy ou de changer de méthode: alors que sa campagne semble traverser un trou d'air, Ségolène Royal a fait savoir mardi à ses troupes qu'elle entendait "continuer à son rythme" en poursuivant l'élaboration de son programme jusque fin février ou début mars.

    Alors que les feux de l'actualité sont braqués sur son rival UMP après la démonstration de force du congrès d'investiture de dimanche, la candidate du PS doit affronter des sondages un peu moins flatteurs. C'est d'abord une enquête LH2 donnant Nicolas Sarkozy comme le candidat qui prend "le mieux en compte les préoccupations des catégories populaires" pour 19% des sondés (15% pour elle). Puis un sondage Ifop donnant le patron de l'UMP vainqueur de l'Elysée avec 52% (+3 points).

    A quoi s'ajoutent les tensions des derniers jours sur les idées fiscales de François Hollande, qui ont soulevé des interrogations sur les rôles respectifs du Premier secrétaire du PS et de la candidate -compagnons à la ville- dans la campagne. Visiblement crispé, le patron du PS a dû admettre lundi que sa proposition de relever les impôts des contribuables gagnant plus de 4.000 euros net était "personnelle".

    Sans compter les questions sur la méthode choisie par la candidate pour élaborer son programme présidentiel. Jusqu'au 11 février, elle est engagée dans une phase de débats participatifs -près de 5.000 sont prévus- qui doivent lui permettre de préparer ses promesses "avec les Français". Celles-ci ne seront pas connues avant fin février ou début mars. Résultat: alors que Nicolas Sarkozy commence à aligner les propositions, Ségolène Royal est contrainte d'attendre, même si elle a déjà avancé des pistes concrètes sur le logement ou l'environnement.

    François Hollande lui-même admettait lundi devant des journalistes que la candidate n'avait "pas encore" de ligne et que le 11 février était encore loin: "C'est un choix qu'elle a fait. Sa méthode est la bonne. C'est elle qui choisira le moment", a-t-il cependant nuancé, rappelant que la campagne du PS est dans une "phase intermédiaire".

    Il n'en fallait pas plus pour que "le frisson d'un début de doute" s'empare des troupes socialistes, selon le mot d'un élu. Ségolène Royal a tenu à les rassurer en participant mardi à la réunion hebdomadaire des députés PS. "Elle a dit que ce qui s'était passé dimanche (à l'UMP, NDLR) ne l'impressionnait absolument pas et que ça la confortait dans le choix de sa méthode et qu'elle allait continuer à son rythme", a rapporté le chef des députés socialistes, Jean-Marc Ayrault.

    Sans attendre, Ségolène Royal a aussi saisi la première occasion pour occuper le terrain. Fait rare, elle a convoqué la presse salle des Quatre-Colonnes à l'Assemblée pour afficher son soutien à la réforme du statut pénal du chef de l'Etat. Un sujet sur lequel Nicolas Sarkozy ne s'est pas encore exprimé. Les jours prochains, elle sera sur tous les fronts. Mercredi, elle sera sur RTL avant l'aube, au Luxembourg en fin de matinée, puis tiendra un meeting en soirée à Toulon (Var).

    Pas question, donc, de flottement. "Nous avons adopté un rythme tranquille, mais un rythme qui ira jusqu'au bout et qui montera progressivement en puissance", a assuré Jean-marc Ayrault. "On ne va pas paniquer pour rien", "chacun cherche son rythme, la course est longue", a temporisé un autre député. Qui admet que, sur le terrain, certains "élus ressentent moins qu'avant la frénésie populaire". AP

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    06:50 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Georges Frêche se "met en congé" du PS, selon son entourage

    MONTPELLIER (AFP) - Le président socialiste de la région Languedoc-Roussillon, Georges Frêche, a annoncé dans un courrier à François Hollande qu'il se "mettait en congé" du Parti socialiste "jusqu'après l'élection présidentielle", a-t-on appris mardi auprès de son entourage.

    M. Frêche "ne souhaite pas gêner la campagne de Ségolène Royal" qui est "un combat difficile" qu'elle mène dans le cadre de l'élection présidentielle, a-t-on précisé de même source. M. Frêche prend cette position car il "souhaite ardemment la victoire de Mme Royal", a-t-on encore indiqué.

    Il "continue de remplir quotidiennement ses mandats", en tant que président de la région Languedoc-Roussillon et de l'agglomération de Montpellier (31 communes, 400.000 habitants), a-t-on ajouté de même source.

    "Si je décide de me mettre en retrait pendant deux ou trois mois, c'est uniquement en raison du respect que j'ai pour Ségolène (Royal). Parce que je ne veux pas être un obstacle pour elle alors qu'elle va avoir un dur combat à mener", a déclaré lundi M. Frêche, dont les propos ont été rapportés mardi par le quotidien Midi Libre.

    Le premier secrétaire de la fédération de l'Hérault du PS, Robert Navarro, a précisé à l'AFP que "se mettre en congé du parti" signifiait que M. Frêche "n'est pas répertorié parmi les adhérents du PS" pendant la durée de cette mise en congé.

    Le 25 janvier, le tribunal correctionnel de Montpellier rend son délibéré dans l'affaire d'injures envers les harkis. Pour avoir traité en février les harkis de "sous-hommes", le président de la Région a été poursuivi pour "injure envers un groupe de personnes en raison de son appartenance ethnique, raciale ou religieuse".

    Le 27 janvier, la commission nationale des conflits du PS se réunit pour instruire un autre dossier Frêche, après ses déclarations sur la forte proportion de joueurs noirs dans l'équipe de France de football, qui avaient soulevé un nouveau tollé dans la classe politique.

    RAG 34. Les lolo's 34

    06:38 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    16.01.2007

    Frêche évoque une mise en congé spontanée du PS

    Hier matin, Georges Frêche a présenté avec la Sofres les conclusions d'une enquête sur la perception des réalisations et des équipements dans l'agglomération de Montpellier. Mais, il a aussi répondu aux questions concernant son avenir immédiat au sein du PS.

    Le 25 janvier, en effet, le tribunal correctionnel de Montpellier doit rendre son délibéré dans l'affaire des harkis. Deux jours plus tard, la commission des conflits du Parti socialiste devrait statuer sur les déclarations de l'élu à propos de la présence de joueurs de couleur dans l'équipe de France de football. Elle pourrait prononcer la mise à l'écart définitive ou temporaire de Georges Frêche. En 2002 l'ancien ministre Roland Dumas avait été exclu deux ans après l'affaire Elf.

    Pour éviter une telle décision, Robert Navarro, le premier secrétaire du PS héraultais, avait laissé entendre qu'il travaillait en sous-main à une « mise en congé spontanée ». En prenant lui même ses distances avec le PS, Georges Frêche éviterait la sanction de la rue Solferino et calmerait le jeu au moment où la campagne des présidentielles s'accélère.

    Hier, Georges Frêche a contourné la question pour mieux y revenir. Allez-vous vous mettre en congé du PS ? En période de soldes, François Hollande a été habillé pour l'hiver. « Laissez-moi faire, j'en parlerai le moment venu. J'aime mieux être à ma place qu'à celle de François Hollande. Il manque un peu de colonne vertébrale. Être habile, ça consiste à savoir faire face. Ségolène Royal n'a pas ce genre de défaut. »

    Après un aparté sur l'heure venue des femmes en politique, il revient sur sa situation. « Si je décide de me mettre en retrait pendant deux ou trois mois, c'est uniquement en raison du respect que j'ai pour Ségolène. Parce que je ne veux pas être un obstacle pour elle alors qu'elle va avoir un dur combat à mener. Mais ça me navre... Je n'ai jamais sacrifié les intérêts de mon parti à des intérêts personnels. »

    Et puis, tout en veillant à ne pas trop en dire, il poursuit dans l'ironie légère : « Il faut que je demande à François Hollande s'il a pensé à communiquer le dossier de Huchon à la commission des conflits » (le président de la région Ile-de-France vient de comparaître devant le tribunal correctionnel de Paris pour prise illégale d'intérêts, ndlr). « Est-ce que le parti a demandé des comptes à celui (Henri Emmanuelli, ndlr) à qui on en a donné 4 millions pour un journal qui n'a tenu que deux jours ? Je ne dis pas qu'il n'y a pas quelque raison à Paris pour qu'on me pourchasse mais quand je vois le comportement de certains dirigeants... Je me dis qu'il faudrait que le parti se taise un peu. » Et dire que la campagne n'a pas encore commencé !

    Jérôme CARRIÈRE

    FARFELU et INSOLITE : Questions sur son avenir
    Georges Frêche chez les radicaux de gauche ? C'était l'hypothèse farfelue qui courait hier après-midi dans certains milieux politico-médiatiques parisiens. Hypothèse hautement improbable pour au moins trois raisons.
    La première étant que le président du conseil régional n'a jamais affiché d'affinités particulières pour le PRG. «Pour lui, c'est le PS ou rien», indiquait hier un socialiste languedocien. La deuxième raison tient au fait que l'on ne voit pas ce que le PRG gagnerait à accueillir Frêche dans ses rangs. On imagine mal le sénateur héraultais Gérard Delfau, ancien socialiste aujourd'hui membre de la direction nationale du PRG, militer au côté d'un homme avec qui il a eu de nombreux différends.

    Enfin, s'il se met en congé du PS, il n'est pas du tout évident que Georges Frêche ait besoin de trouver une structure d'accueil. «Il peut tout à fait exister politiquement sous l'étiquette divers gauche», confie un élu PS.

    Le cas s'est déjà produit dans le passé avec Gérard Saumade dans l'Hérault et Gilbert Baumet dans le Gard. Présidents (PS) de leur conseil général respectif, ils avaient continué à gouverner avec des vice-présidents socialistes après avoir quitté le parti socialiste.

    La question se posera à la fin du mandat régional de Georges Frêche. Aujourd'hui affaibli, il risquait fort d'être exclu s'il n'avait pas pris les devants. Qu'en sera-t-il en 2010 s'il n'a pas réintégré le parti ? Aura-t-il en face de lui un candidat estampillé PS ?

    Lire notre précédente note : Navarro fait le maximum pour empêcher...

    RAG 34. Les lolo's 34

    18:20 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : FRÊCHE, NAVARRO

    14.01.2007

    Clémentine Autain ne soutiendrait pas Ségolène Royal au 1er tour

    PARIS (Reuters) - Clémentine Autain, figure de la gauche antilibérale, a laissé entendre samedi qu'elle pourrait soutenir le camp socialiste au second tour de la présidentielle en l'absence de candidat antilibéral.

    "Le PS n'a pas décidé de rompre avec les politiques libérales menées depuis 25 ans. Pour autant, je ne mélange pas droite et gauche, même si j'aimerais bien que Ségolène Royal aide à faire un peu plus la différence entre les deux.

    "Il est en tout cas primordial de battre l'extrême-droite et Nicolas Sarkozy", déclare la jeune adjointe au maire de Paris apparentée communiste dans un entretien au Journal du dimanche.

    Elle a par la suite précisé à l'agence Reuters qu'elle ne soutiendrait pas Ségolène Royal au premier tour.

    "Je ne sais pas aujourd'hui pour qui je vais voter. Je ne soutiendrai pas Ségolène Royal au premier tour", a-t-elle déclaré. "Au premier tour, j'espère pouvoir voter pour un candidat unitaire de la gauche antilibérale. Au second, j'appellerai à battre la droite et j'appellerai à voter pour le candidat de gauche le mieux placé."

    Dans l'entretien accordé au Journal du dimanche, elle ne répond pas négativement à une question sur sa présence comme ministre dans un éventuel gouvernement socialiste.

    "Etre aux responsabilités, nous y aspirons, mais pas à n'importe quelle condition", déclare-t-elle en se référant au Front populaire. "En 1936, les choses n'ont pu changer que grâce à la conjugaison d'une victoire électorale et d'un mouvement social", rappelle-t-elle.

    "En tout état de cause, je ne participerai pas à un gouvernement sous domination du PS dans son orientation actuelle", a-t-elle précisé à Reuters.

    Après l'échec du mouvement antilibéral à se doter d'un candidat unique et la décision du Parti communiste de partir en campagne seul, Clémentine Autain salue la pétition lancée en faveur d'une candidature antilibérale de José Bové, même si elle dit "douter" de la possibilité d'un "retour en arrière".

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    10:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    13.01.2007

    Ségolène Royal: "100 jours pour convaincre"

    LA CRECHE (AFP) - Ségolène Royal, candidate du PS à l'élection présidentielle, a déclaré vendredi soir à La Crèche qu'il lui restait "100 jours pour convaincre" et elle a appelé ses partisans "à se battre pour convaincre tous les Français".

    "Cent jours nous séparent du premier tour de l'élection présidentielle. Nous avons donc cent jours pour convaincre et moi pour rester moi-même. Et je compte sur vous", a déclaré la députée des Deux-Sèvres à 600 personnes de sa circonscription lors d'un banquet républicain pour présenter ses voeux.

    "Nous aurons à nous battre ensemble pour convaincre les Français, pour me permettre d'incarner ce changement profond, d'incarner une nouvelle France et lui dire qu'elle peut à nouveau avoir confiance en elle, qu'elle mérite mieux que ce qu'elle a", a ajouté la candidate fortement applaudie.

    Emue, elle a remercié ses partisans de leur soutien depuis son arrivée en 1998 dans les Deux-Sèvres.

    "Il y a 18 ans, vous m'avez accueillie. L'âge d'une maturité. C'est à cause de vous et grâce à vous que je me suis lancée dans cette aventure. J'ai tout appris en politique dans cette circonscription", a-t-elle expliqué avant de lancer dans un éclat de rire: "c'est bon de rentrer chez soi après avoir parcouru le vaste monde". Mme Royal est rentrée jeudi d'un voyage de quatre jours en Chine.

    "Et je compte sur vous pour rester moi-même, telle que vous m'avez faite. Dans une campagne, il y a des hauts et des creux. Quand j'aurai des creux, je reviendrai vers vous, vous me donnerez de l'énergie", a précisé la député.

    "Je ne veux pas perdre le contact avec vous. Et à travers vous, avec ceux qui ont envie de participer au nouveau destin du pays. Nous avons 100 jours pour y parvenir et nous y parviendrons", a conclu Ségolène Royal avant d'aller de table en table à la rencontre de ses partisans.

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    11:06 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Ségolène ROYAL, RAG 34

    12.01.2007

    Fiscalité : Royal s'oppose à Hollande

    Ségolène Royal a promis vendredi qu'il n'y aurait "pas de fiscalité nouvelle qui décourage le travail" si elle est élue en 2007. Interrogée par la presse sur les hausses d'impôts proposées par François Hollande, lors de la présentation de ses voeux au conseil régional de Poitou-Charentes qu'elle préside, la candidate PS a ajouté : "Il faudra rééquilibrer la fiscalité, l'alléger sur le travail et peut-être la renforcer sur le capital si l'on veut résorber les déficits. Mais cela se fera sans augmentation des prélèvements obligatoires".

    La candidate a rappelé qu'elle avait "mandaté un certain nombre de spécialistes pour mettre à plat (ces questions de déficit et de fiscalité), voir les pistes envisageables". "Le débat sur la question des graves déficits dont souffre la France aujourd'hui est indispensable (...). Le moment venu, dans le cadre du projet présidentiel, je dirai un certain nombre de choses sur ces questions", a-t-elle ajouté.

    "Tout le monde a la légitimité de s'exprimer"

    François Hollande a relancé le débat sur la fiscalité en se prononçant pour des hausses d'impôts pour les contribuables touchant un salaire net de plus de 4.000 euros par mois. "200.000 contribuables sont concernés", selon lui, 1,2 million de personnes, selon le gouvernement.

    Faisant allusions à ces déclarations, la présidente de la région Poitou-Charentes a déclaré : "Tout le monde a la légitimité de s'exprimer. Tous les responsables politiques ont la légitimité pour faire des propositions, donner leur point de vue (...)". Interrogée sur le rôle de François Hollande dans la campagne, Ségolène Royal a répondu : "Il est Premier secrétaire du PS, il a tout son rôle mais je veux rassembler les compétences au sein du PS et au delà. J'ai déjà rassemblé à l'extérieur du PS d'autres forces de gauche".

    D'après agence
    Notes précédentes :
    Royal s'entoure de strauss-kanniens et de fabiusiens et charge DSK d'un diagnostic sur la fiscalité

    FISCALITE : "4.000 euros nets par mois": Hollande et Copé polémiquent sur la classe moyenne

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    16:10 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Royal s'entoure de strauss-kanniens et de fabiusiens

    Royal charge DSK d'un diagnostic sur la fiscalité
    PARIS



    Ségolène Royal a chargé jeudi trois parlementaires socialistes, dont son ancien rival Dominique Strauss-Kahn, d'établir un diagnostic et des propositions sur l'efficacité de la dépense publique.

    François Hollande, premier secrétaire du Parti socialiste, a déclaré jeudi dans Le Parisien que l'impôt sur le revenu serait augmenté pour les contribuables disposant d'un salaire supérieur à 4.000 euros net par mois si la gauche gagne la présidentielle.

    Dans un communiqué, la candidate socialiste à l'élection présidentielle explique que le débat de l'élection présidentielle doit permettre de "proposer un choix clair", en respect des quatre objectifs du projet socialiste.

    Ces quatre objectifs sont: pas d'augmentation des prélèvements obligatoires, réduction des déficits, financement des priorités sociales et remise en cause des avantages fiscaux des plus privilégiés, précise le texte.

    Dominique Strauss-Kahn, Didier Migaud (fabiusien) et François Marc devront plancher non seulement sur l'efficacité de la dépense publique mais sur les réformes du système de prélèvements favorables à l'emploi, sur le pouvoir d'achat, la justice sociale, l'efficacité économique et l'innovation.

    "Ces propositions nourriront le programme présidentiel", précise le communiqué.



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    14:34 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

    09.01.2007

    Laurent Fabius : "notre candidate dispose de nombreux atouts pour l'emporter en 2007"

    Laurent Fabius était ce matin l'invité de Jean-Michel Apathie sur RTL
    (doc audio). Ecoutez réécoutez l'entretien.



    L'invité de RTL : Laurent Fabius 8 janvier durée : 8:09


    clickez dans la fenêtre du lecteur dailymotion pour lancer la diffusion.

    Le texte de l'entretien :

    - Jean Michel Aphatie : Bonjour Laurent Fabius.

    Laurent Fabius : Bonjour et bonne année à vous.

    - Merci de vos voeux. Vous soutenez désormais Ségolène Royal, dont vous dites dans un texte que vous avez publié, hier, sur votre site Internet qu'elle bénéficie, je vous cite, "d'une conjoncture politique très favorable qui doit lui permettre de remporter l'élection présidentielle". Quelles sont, d'après vous, puisque vous imaginez maintenant qu'elle peut entrer à l'Elysée et que vous la soutenez pour cela, les qualités qu'a Ségolène Royal pour exercer ce mandat particulier, difficile, de présidente de la République ?

    D'abord, l'analyse de fond. Je crois, effectivement, que la situation politique est bonne pour notre candidate. Pourquoi ? Parce qu'il y a une volonté très profonde de changement, c'est évident, et que le changement est quand même mieux incarné par la gauche qui n'est pas au pouvoir que par la droite qui est au pouvoir. Cà, ça me paraît évident. Deuxièmement, ce qui me frappe aussi, c'est qu'actuellement, les thèmes qui sont dominants dans le débat politique et puis dans l'esprit des Français, ce sont les thèmes économiques et sociaux. C'est là-dessus que la gauche est la meilleure. Et puis, on a su rassembler autour de nous, enfin autour de Ségolène Royal, le candidat du Parti radical, le candidat Chevènement alors qu'en 2002, ça avait été quand même un gros problème. Donc, nous disposons des atouts nécessaires. Et puis, Ségolène Royal a montré, ne serait-ce que dans la campagne interne du Parti socialiste, qu'elle avait des qualités de pugnacité qui lui ont permis d'être désignée.

    - Mais pour exercer ce mandat particulier, quelle qualité elle a, d'après vous, parce que l'élection présidentielle est une élection personnelle ?

    Oui c'est une élection particulière ; mais ce sera aux Français de juger. Mais je pense, ne serait-ce qu'en prenant les études d'opinions qu'elle a beaucoup d'atouts. Alors, je m'empresse de dire qu'en même temps, il faut être très prudent parce que l'élection présidentielle c'est très compliqué parce que quand même les sondages n'ont qu'une valeur relative. A mon avis, on sera fixé sur la tendance de fond, fin février, début mars. Je pense que quand on regarde les élections précédentes, c'est à peu près à ce moment-là que le mouvement apparaît vraiment.

    Mais il ne faut pas rester - je ne suis pas un observateur, je suis un acteur - donc, je souhaite qu'on mette l'accent sur un certain nombre de thématiques sur lesquelles moi-même je me suis souvent exprimé qui, à mon avis, vont être déterminantes. Je crois que la question du pouvoir d'achat et de l'emploi sera évidemment déterminante. La question du logement dont on parle beaucoup ces jours-ci. La question de l'Europe sociale. La question de la laïcité. La question de l'Europe qui va revenir au premier rang. Si Ségolène Royal fait une bonne campagne sur ces thèmes, si elle arrive à rassembler non seulement le Parti socialiste, mais l'ensemble de la gauche, à ce moment-là, je pense que nous avons de bons atouts.

    - Le mandat présidentiel, pour une grand part, une part importante, ce sont les relations internationales. Ségolène Royal est en Chine. Est-ce que ces visites internationales vous convainquent ? Est-ce qu'elle vous semble à la hauteur de la gestion des problèmes internationaux ?

    C'est tout à fait normal pour des responsables politiques de premier niveau d'aller à l'étranger, en particulier en Chine. Moi-même je m'y suis rendu souvent, soit à l'invitation des dirigeants, soit pour faire des conférences. J'ai reçu les dirigeants chinois ici et la Chine est quand même une des grandes puissances du futur. Donc, le principe de ces visites - il ne faut pas du tout le contester -, c'est une très, très bonne chose de le faire.

    - Mais est-ce qu'elle vous paraît à la hauteur des dossiers dans ces démarches, dans ces prises de parole, dans ces positions ? Comment vous la jugez, Laurent Fabius ?

    Je sais bien qu'il y a des commentaires qui sont faits mais alors, vraiment les commentaires sont faits sur des aspects tout à fait latéraux, marginaux. J'ai vu qu'il y avait un commentaire sur tel ou tel mot qui avait été utilisé. Ca, c'est le degré zéro de la politique.

    - "Bravitude".
    Allons sur le fond des sujets.

    - Alors, par exemple sur le fond, elle parle beaucoup plus des "droits humains" que des "droits de l'homme". Certains ont dit : "Tiens, comme c'est étonnant !" Ca vous étonne, Laurent Fabius ?

    Moi, je ne fais pas d'énorme différence. Le droit humain, je crois que c'est la traduction de "Human Rights", qui est le mot anglais.

    - Elle est Anglo-saxonne, Ségolène Royal ?

    Non. Mais c'est une nuance. Mais l'important c'est d'en parler parce que pendant très longtemps, la France a eu une attitude qui n'a pas été d'ailleurs très, très efficace qu'on appelle d'ailleurs en chinois - excusez la prononciation - le Ka Tao, c'est-à-dire l'idée qu'il faut respecter l'autorité en place, et surtout ne pas aborder des sujets tabous. Et pendant plus de quarante ans, on a essayé de vivre sur le fait que le général de Gaulle avait été le premier à reconnaître, comme vous le savez, la Chine et que donc, il fallait que, nous, nous en tirions les bénéfices. Moyennant quoi, nous n'en avons tiré aucun bénéfice. Donc, il faut aborder les sujets sans tabou, sans provocation non plus. Et je pense que c'est ce que Ségolène Royal a fait.

    - Quand elle a été en Israël, elle a dit : "Le Mur que construit Israël pour séparer ces populations des populations palestiniennes, dans certains cas, il est acceptable". Qu'en pensez-vous, Laurent Fabius ?
    Non, là, moi je me réfère au droit international. Vous savez que le droit international a condamné l'existence du Mur. Ca ne veut pas dire que les problèmes soient simples. Ils sont extrêmement compliqués en Israël et en Palestine. Mais moi je me cale sur le droit international ; et donc là-dessus, je n'ai pas cette position là.

    - Et vous n'êtes pas inquiets que votre candidate ait une position différente, et si elle représente la France demain, amène la diplomatie française sur un terrain différent ?

    Non, je pense qu'il y aura des ajustements. En tout cas, l'essentiel c'est qu'aujourd'hui, Ségolène Royal a beaucoup de cartes en mains, que dès lors que les thèmes choisis sont en écho avec les soucis profonds des Français et avec les problèmes que va avoir la France, nous avons tout à fait les éléments pour gagner mais ce ne sera pas facile ; et il faut se préparer à une campagne assez rude.

    - Pendant le débat interne des Socialistes, vous aviez manifesté votre inquiètude. Sur l'absence de programme de Ségolène Royal, vous aviez utilisé cette phrase ironique qui avait marqué les esprits : "Je préfère dire : voici mon programme plutôt que mon programme, c'est voici." Votre inquiétude est-elle levée, aujourd'hui, Laurent Fabius ?

    Ecoutez, il y a un projet socialiste que nous avons adopté à l'unanimité...

    - Qui ne sera pas celui de la candidate...

    Bon, j'ai défendu, en tout cas, ce projet socialiste : le fait que l'unanimité des Socialistes se soit prononcée sur ce programme ne suffit pas à le disqualifier, vous en serez d'accord. Maintenant, Ségolène Royal est en train d'élaborer à partir de ce projet, ce programme, ses propres positions. Nous verrons ce qu'elles seront, je crois à la fin du mois de janvier, au début du mois de février. Et je pense, j'espère, que ça ira dans la direction du projet socialiste.

    - Vous êtes associé à la rédaction du programme de Ségolène Royal, Laurent Fabius ?
    Pour le moment, non.

    - C'est, comment dirais-je, un aveu qui en dit long ?

    Non, il n'y a pas d'aveu à ça. Moi j'ai dit ma disponibilité, mon soutien. J'ai demandé à tous mes amis de soutenir Ségolène Royal qui est désormais notre candidate. Et je suis disponible.

    - Mais on ne vous utilise pas beaucoup, pour dire les choses clairement ?

    Disons qu'il y a encore des marges de progression.

    - C'est une campagne... vous pensez que vous vous y sentirez à l'aise, Laurent Fabius ?

    Sentirez ou sentiriez ?

    - Vous vous y sentirez à l'aise, Laurent Fabius ?

    Oui, pourquoi pas ! Bien sûr. Bien sûr. Moi ce que je souhaite, si vous voulez, sur le fond c'est que la France ait devant des problèmes considérables, y'a quand même une attente immense de changement. La gauche, me semble-t-il, est la mieux capable d'apporter ce changement. Ce sera très compliqué. Alors, il faut rassembler tout le monde.

    - D'un mot, François Bayrou dénonce l'attitude de TF1 qui, dit-il, avantage outrageusement les deux grands candidats : Ségolène Royal et Nicolas Sarkozy. Vous comprenez ce que veut dire François Bayrou ?Oui, je pense que les médias, vous comme les autres grands médias, doivent faire un effort pour donner leur place à tous les candidats. Mais au-delà de tel ou tel candidat, le problème posé, c'est un vrai problème. C'est le problème de l'indépendance du système médiatique ; et j'espère que là aussi, ce sera une question abordée parce que l'indépendance des médias, c'est un élément clef de la démocratie.

    - Laurent Fabius qui est disponible pour la campagne présidentielle, était l'invité de RTL ce matin.


    RAG 34. Les lolo's 34

    18:00 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : FABIUS, PS, RAG 34

    Laurent Fabius : A gauche pour changer et pour gagner.

    En ce début d´année, j´adresse à chacune et à chacun tous mes souhaits de bonheur et de réussite. Je formule aussi des voeux de paix pour la planète et de sagesse pour l´humanité : elles en ont tant besoin ! Pour la France, j´espère un grand débat démocratique, une mobilisation citoyenne pour un vrai changement à gauche.
    Dans 4 mois, la possibilité de l´alternance : ce sera le grand enjeu politique de 2007 ! Si, comme je le souhaite et le crois possible, la gauche gagne les élections, elle aura devant elle une tâche exaltante mais rude. L´année qui vient de s´achever offre un condensé de ces difficultés.

    2006 a notamment été l´année d´une crise sociale profonde, celle du CPE. Peu qualifiés ou diplômés, beaucoup de jeunes risquaient de se voir condamnés à la précarité, interdits de CDI. Il y avait danger. Il fallait agir. Ce fut une mobilisation d´avenir, mais la question de l´emploi des jeunes n´est pas réglée pour autant.

    Les désordres institutionnels ont également été notoires, l´affaire Clearstream, le fiasco judiciaire d´Outreau, les incessantes querelles au sein de l´exécutif. La vérité est que nos institutions sont fourbues. Le temps d´une République nouvelle est venu.

    Les crises internationales n´ont pas manqué non plus, avec l´échec dramatique de G. W. Bush en Irak, les provocations d´Ahmadinejad en Iran, la guerre du Liban et le scandale permanent du Darfour. Là aussi, il y a un besoin vital d´équilibre, de paix, d´Europe, de France.

    Pour autant, des prises de conscience utiles ont progressé. Le documentaire d´Al Gore sur le dérèglement climatique a provoqué un choc salutaire. Les impasses du capitalisme financier dans les domaines énergétique, environnemental, culturel ou social ont été spectaculaires. Une prise de conscience s´est opérée concernant le besoin de frontières européennes claires, l´urgence d´une relance fondée sur une réforme de la Banque centrale, l´adoption de règles fiscales et sociales communes pour lutter contre les délocalisations. Ces demandes, qui furent celles des partisans du Non de gauche en 2005, sont aujourd´hui reprises, du moins en paroles, par presque tous les candidats à l´élection présidentielle. Reste à convaincre nos partenaires que l´approche française n´est pas étroitement nationale, mais d´intérêt général pour l´Europe. Ce ne sera pas facile, mais ni la politique, ni la construction européenne n´ont jamais été choses faciles.

    *

    Dans ce contexte, notre candidate, Ségolène Royal, et une majorité de gauche auront à relever de nombreux défis et d´abord celui de l´emploi et de la croissance. Depuis 2002, la France a régulièrement fait moins bien que ses partenaires en la matière. Les chiffres du chômage ne s´améliorent aujourd´hui qu´à coup de radiations administratives massives et d´emplois précaires. Lutter vraiment contre la désindustrialisation, relancer la consommation par la hausse du pouvoir d´achat, donner priorité à l´éducation et à la recherche, soutenir les entrepreneurs, les créateurs, les PME, agir pour la compétitivité de nos entreprises, mettre en oeuvre une politique européenne plus favorable à la croissance : voilà notre obligation.

    Notre deuxième défi sera celui de la démocratie. Au-delà des inscriptions nombreuses sur les listes électorales, dont nous nous réjouissons tous, redonner confiance en l´action publique est indispensable. La question du régime est posée. Elle n´a pas encore été vraiment abordée à ce stade de la campagne. Les institutions ne sont pas une clause périphérique du changement, mais sa clé de voûte : plus une démocratie est vivante, plus la société et l´économie le sont aussi. Si utile soit-elle, la démarche participative ne suffira pas à elle seule à rééquilibrer les pouvoirs. Comme l´a clairement posé le projet socialiste, une République parlementaire nouvelle devra voir le jour à travers une réforme constitutionnelle ratifiée par référendum. Cet engagement devra être prolongé par un renforcement de la démocratie sociale, par une consolidation de la démocratie territoriale, par une remise à plat de la démocratie culturelle et médiatique et par la mise en place d´une vraie sécurité publique, à proximité des citoyens, à l´écoute des victimes, à l´action contre toutes les délinquances, avec des forces de l´ordre soutenues dans leur mission républicaine et non pas transformées, pour des besoins électoraux, en police anti-jeunes ou anti-quartiers.

    L´éducation sera, elle aussi, décisive. De nombreux élèves se trouvent dans une relation conflictuelle avec le « système scolaire ». Nos enseignants en viennent à douter parfois de leur mission et se sentent mal épaulés par leur hiérarchie. Nous avons besoin non d´une série de réformettes, mais d´une vraie volonté de changement, avec pour objectif de faire à nouveau de l´école publique le socle du vivre ensemble. Cela suppose de redonner confiance aux professeurs en respectant les spécificités de leur métier, de moderniser la carte scolaire, de créer un soutien éducatif gratuit après la classe, de mieux moduler l´allocation des moyens, de garantir aux meilleurs élèves de tous les établissements un accès aux filières d´excellence. Pour l´université, l´encadrement dans les premiers cycles devra être amélioré et les liens avec les grandes écoles et avec la recherche publique relancés. Quant à la laïcité, elle devra être promue, notamment par une charte pour les services publics adossée à la Constitution. Faire du prochain quinquennat celui de la laïcité renforcera la cohésion nationale contre les communautarismes et donnera à la France un rôle exemplaire face aux intégrismes.

    Aujourd´hui, le pouvoir d´achat constitue la principale préoccupation des Français. Combien de nos concitoyens, à partir du 15 du mois, ne peuvent plus faire face ! J´ai souhaité une hausse rapide du SMIC couplée à une grande négociation sociale pour que cette hausse soit diffusée aux autres salaires. En matière de logement, la réalité, c´est la pénurie de logements sociaux et l´augmentation vertigineuse des prix. Depuis déjà longtemps, on sait qu´il faudra construire massivement, remédier à la ségrégation territoriale, freiner la hausse des loyers et assurer à tous un habitat décent. J´ai proposé à diverses reprises que le droit au logement opposable soit inscrit dans nos textes et effectivement mis en oeuvre. Je me réjouis qu´on avance en ce sens, même s´il faut rester vigilants car il y a loin de la proclamation à l´action. Pour assurer la solidarité indispensable, les services publics devront être défendus, à commencer par la santé - ce qui suppose un effort massif en faveur de l´hôpital. Il faudra également mieux prendre en compte la révolution du vieillissement, trouver les financements nécessaires pour nos retraites et pour une réelle prise en charge de la dépendance avec la création d´une cinquième branche de la sécurité sociale.

    Nous devrons relancer la construction européenne. On le voit chaque jour davantage, l´Europe a besoin d´une vaste réforme institutionnelle et d´un contrat démocratique passé avec les peuples. En 2008, il reviendra à la présidence française de conclure les négociations pour un nouveau traité constitutionnel. Contrairement à ce que l´on entend ici ou là, ce texte devra être soumis à référendum. Révision du mandat de la Banque centrale européenne et du pacte de stabilité, politique commune en faveur de l´innovation et de la recherche, adaptation de la politique commerciale de l´Union (avec un vrai tarif extérieur commun), stratégie industrielle qui ne se réduise pas à une application dogmatique des règles de la concurrence, défense des services publics qu´il faut protéger, conditionnement de tout nouvel élargissement à ces avancées - voilà plusieurs évolutions à enclencher. Dans le domaine social, il nous faudra engager avec ceux qui le souhaitent une politique de convergence ayant vocation, à terme, à s´étendre à toute l´Union. Sur ces sujets comme sur d´autres - en particulier, dans la perspective de bâtir une armée commune cent ans après Verdun, -, je souhaite que nous prenions des initiatives avec l´Allemagne, qui doit rester notre premier partenaire pour faire avancer l´Europe.

    Cette Europe devra jouer un rôle beaucoup plus actif en matière internationale. La dérive atlantiste que porte N. Sarkozy bloquerait l´Europe politique. Contribuer à la paix, à prévenir et à régler les conflits, faire contrepoids à la mondialisation financière, accélérer le développement des régions à l´écart, notamment l´Afrique : la liste des tâches est impressionnante. En cohérence avec ces engagements, nous devrons faire davantage entendre notre voix : refus de l´unilatéralisme, attachement au rôle des institutions internationales, promotion des droits de l´homme, du progrès social et de l´écologie planétaire. Nous devrons revoir notre stratégie d´immigration dans un sens plus solidaire et plus soucieux des intérêts à long terme de notre territoire.

    Le dernier défi que nous aurons à relever est celui de la social-écologie. C´est le grand enjeu du 21ème siècle. La France et l´Europe devront peser de tout leur poids pour de nouveaux engagements concrets en faveur de la réduction des gaz à effet de serre. Nous devrons obtenir, à terme, la création d´une Organisation mondiale de l´environnement et l´Europe organiser en son sein une nouvelle solidarité écologique, en utilisant l´outil fiscal. Une politique énergétique commune devra sécuriser nos approvisionnements et coordonner nos efforts afin de réduire l´impact écologique négatif du mode actuel de développement. Sur le territoire métropolitain lui-même, l´habitat écologique, les transports en commun, le ferroutage, les nouvelles énergies propres devront être massivement développés.

    *

    Tous ces défis montrent l´ampleur et la difficulté de la tâche. D´autant plus que, d´ici au 6 mai 2007, les obstacles politiques ne manqueront pas. La droite, laissez-fairiste dans son action, voudra faire oublier ses échecs par un flot de promesses virtuelles qu´elle présentera sous un jour social - à cet égard, N. Sarkozy n´incarne nullement la rupture avec les années Chirac. L´extrême droite cherchera à tirer un profit électoral de la pénétration de ses thèses et du populisme ambiant. Percer à jour les mensonges de l´UMP, combattre la menace FN, c´est le moins que l´on puisse attendre de la gauche républicaine qui aspire à l´alternance.

    Désignée par les militants socialistes, Ségolène Royal bénéficie d´une conjoncture politique très favorable, qui doit lui permettre de remporter l´élection présidentielle et d´obtenir une majorité de gauche lors des législatives. A quatre mois du scrutin, les enjeux économiques et sociaux dominent en effet le débat public : c´est évidemment un atout pour la gauche que de pouvoir faire campagne sur ses propres thèmes. L´électorat socialiste commence à être mobilisé par le refus d´un nouveau 21 avril 2002. Des partenaires traditionnels - le PRG et le MRC - qui avaient présenté des candidatures concurrentes en 2002, seront cette fois-ci nos alliés. La situation au sein de « l´autre gauche » doit nous permettre d´enclencher une dynamique de rassemblement - qui sera d´autant plus forte qu´elle aura été d´abord pratiquée au sein du PS. Notre candidate a donc les atouts en main pour gagner. Dans ce combat, je l´aiderai et la soutiendrai sans ambiguïté, mais ne renierai pas les idées que je porte, celles du projet socialiste, de la République parlementaire nouvelle et de l´Europe sociale. Je serai fidèle à mes convictions et au choix des socialistes.

    Pour convertir ce succès potentiel en victoire réelle, encore faut-il que plusieurs conditions soient remplies.

    Nous devrons être ambitieux sur les objectifs que nous poursuivons. Dans le passé, nous nous sommes souvent laissés enfermer dans un choix impossible : rendre les armes en nous faisant taxer de « libéraux » ou résister en nous faisant accuser d´archaïsme. Entre 2007 et 2012, le Parti Socialiste et la gauche ne devront pas chercher à imiter tel ou tel exemple supposé, mais inventer leur propre voie dans la mondialisation libérale et forger la gauche de demain. Nous devrons conjuguer l´égalité et la liberté, montrer que la création et la redistribution des richesses ne sont pas séparables, relever le défi de la compétition mondiale et refuser d´abandonner l´humain et la planète au laisser-faire destructeur.

    Nous devrons être précis sur les moyens que nous mobiliserons. Avec le quinquennat, le temps de l´action s´est contracté : par mandature, en général deux gouvernements d´environ 30 mois chacun. Raison de plus pour engager le changement dès les premiers jours. Concrètement, cela suppose de notre part un diagnostic partagé, des projets de loi bien préparés, des partenaires sensibilités - syndicats, élus locaux, associations -, ainsi que des décisions systématiquement assorties d´évaluation. Cela vaut aussi à l´échelon européen. Etre précis sur les outils, c´est dire en particulier comment financer. La dépense publique devra viser partout l´efficacité. La poursuite des déficits actuels, creusés depuis 2002, serait immorale et dangereuse : immorale car nos enfants ne sont pas des organismes de crédit illimité, mais les citoyens et les contribuables de demain ; dangereuse car lorsqu´un pays ne prépare plus le futur, à l´extérieur il recule et à l´intérieur seules quelques collectivités, sociétés, individus fortunés s´en sortent. Dans une politique financière ambitieuse et sérieuse, la fiscalité constitue un moyen et non une fin. Il n´est pas sérieux de promettre une baisse tous azimuts des ressources publiques, sans dire quelles actions publiques on supprimera alors qu´elles sont déjà souvent à court de moyens. Priorité devra aller au financement des dépenses d´avenir et à la maîtrise de la dette afin de garantir la compétitivité durable de notre économie et la prise en charge solidaire des grands choix de la Nation. Au cours des dernières années, la droite a distribué les cadeaux fiscaux aux plus riches tout en augmentant les prélèvements obligatoires : dès le collectif budgétaire de l´été 2007, des choix différents, plus justes et plus efficaces, devront être opérés.

    Enfin, nous devrons être clairs sur nos alliances. Qui peut croire pour la France aux vertus enchanteresses des « grandes coalitions » ? Elles gomment les clivages démocratiques, règlent rarement les problèmes, risquent d´être suivies d´une poussée extrémiste ou abstentionniste - voire des deux ! Pour mener une politique de gauche, mieux vaut s´appuyer sur les formations de gauche et le dire clairement. Faire une croix sur le rassemblement de la gauche reviendrait à faire échouer l´alternance. Il revient donc au PS, sans hégémonisme, de conduire rapidement la discussion de fond avec nos partenaires afin d´élaborer un contrat de mandature et en y associant, s´ils le souhaitent, ceux qui à gauche sont prêts à troquer la contestation systématique pour la transformation. Il ne reste pas beaucoup de temps pour le faire.

    Si nous assumons ainsi nos valeurs et notre histoire tout en sachant nous tourner vers l´avenir, si nous formulons des propositions précises adaptées aux défis qui nous attendent, si nous dessinons un prolongement politique aux mobilisations sociales et aux expressions électorales intervenues depuis 2002, je suis convaincu que nos concitoyens nous écouteront et que, sans nous signer un chèque en blanc, ils nous feront confiance. En revanche, si nous hésitons sur notre identité, si nous mollissons sur nos alliances à gauche et sur notre stratégie, en préférant l´accompagnement plutôt que le changement, alors le peuple risque de ne pas se retrouver durablement dans la gauche. Car dans 4 mois, ce n´est pas seulement une élection qui se joue : c´est la capacité de la gauche à proposer un espoir à la France et une boussole à tous ceux qui refusent que le marché et l´argent dominent tout, non seulement l´économie, mais la société et la pensée elle-même. Il n´y a pas de place pour de petites querelles lorsqu´on a face à soi une aussi grande cause. Gagner ensemble cette grande cause, tel est mon souhait ardent pour 2007.

    Laurent Fabius.

    RAG 34. Lolo34

    17:58 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 004 Laurent FABIUS 2008 , Actualités , Associations , Economie , Famille , Francophonie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Fabius, FABIUS, RAG 34

    Croissance, écologie, droits, "tout est lié", dit Royal en Chine

    PEKIN (Reuters) - La défense des droits en Chine est une "question sensible" qui ne doit pas être "déconnectée des autres problèmes" que connaît le pays le plus peuplé de la planète, a déclaré dimanche Ségolène Royal.

    "Il faut lier à la fois le développement économique, la protection de l'environnement et le développement des droits sociaux", a déclaré la candidate socialiste à la présidentielle au deuxième jour de sa visite en Chine. "Tout est lié".

    Ce sont d'ailleurs des "problématiques qui deviennent communes à l'ensemble du monde", a-t-elle estimé. "Il faut accélérer la prise de conscience pour qu'on n'ait pas un capitalisme financier anarchique partout sur la planète qui détruit l'environnement et écrase les droits sociaux".

    Interrogée sur ses entretiens avec les autorités chinoises, la présidente de Poitou-Charentes a assuré qu'ils étaient empreints d'une "grande liberté" sur ces sujets.

    A ses yeux, le fait que les autorités aient "facilité" ses rencontres avec des associations de protection de l'environnement ou d'aide aux femmes est un "signe positif".

    Ségolène Royal a expliqué que son équipe - elle est accompagnée sur place par son ami avocat Jean-Pierre Mignard - avait "bien évidemment" des contacts avec les dissidents, notamment "sur la question des avocats ou journalistes emprisonnés".

    "Les professions qui participent à la défense des droits doivent être protégées", a-t-elle souligné, ajoutant qu'elle avait "bon espoir" que la Chine applique la Convention des Nations unies sur les droits civiques et politiques, signée mais toujours pas ratifiée par Pékin.

    Avant mardi, date du départ de Ségolène Royal, son entourage travaille à la rédaction d'une lettre à l'adresse de l'Association nationale des avocats demandant officiellement des précisions sur le sort d'avocats et journalistes arrêtés. Une missive qu'elle pourrait parapher.

    D'après Reporters sans frontières (RSF), au moins 32 journalistes y sont emprisonnés ainsi qu'une cinquantaine d'internautes, généralement arrêtés pour "incitation à la subversion". On ne dispose d'aucune statistique exacte pour les avocats.

    A l'approche des Jeux olympiques, Pékin multiplie les gestes de bonne volonté. Depuis le 1er janvier, les autorités ont notamment assoupli les règles auxquelles doivent se soumettre les correspondants étrangers pour se déplacer à l'intérieur du pays.

    Cette mesure est applicable jusqu'à la fin des Jeux. L'ancienne réglementation devrait théoriquement être à nouveau appliquée à partir d'octobre 2008.

    RAG 34. Les lolo's 34

    07:28 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Nature/Environnement , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    08.01.2007

    L’Europe sociale redéfinie à Porto


    Lors du congrès du PSE à Porto, les 7 et 8 décembre derniers, qui a rassemblé l’ensemble de la famille socialiste européenne, une étape importante a été franchie pour « une nouvelle Europe sociale », avec l’adoption d’une résolution qui en établit les dix principes essentiels.

    Une « feuille de route pour une réforme socioéconomique » traçant une « autre voie pour l’Europe » a été adoptée sur la base d’un rapport présenté par Poul Nyrup Rasmussen, président du PSE, et Jacques Delors. Cette résolution repose sur dix principes qui, tout en tenant compte des différences de conception de l’État-providence, permettent de prendre la mesure des convergences entre socialistes européens. Ces principes doivent structurer la relance européenne au cours des prochaines années :

    1 - Des droits et des responsabilités pour tous

    La contribution de chacun (individu, gouvernement, entreprise, syndicat) à la cohésion sociale repose sur des droits et des devoirs parmi lesquels on notera que le « devoir du gouvernement est de garantir aux citoyens l’accès aux services publics. »

    2 - Le plein-emploi

    Il est la condition sine qua non d’un « État providence moderne ». L’échelon européen doit y contribuer notamment par la mise en oeuvre de la « stratégie de croissance et d’investissements » adoptée par le PSE en 2005.

    3 - Investir dans le capital humain

    Cette exigence doit se traduire quelle que soit la situation de chacun : lors de la formation initiale, mais aussi par l’offre d’une « deuxième chance » (voire troisième, quatrième…) pour assurer aux citoyens la possibilité de toujours trouver un emploi. C’est pourquoi l’UE doit remettre l’éducation et la formation au coeur de la « stratégie de Lisbonne » pour la croissance et l’emploi, définie en 2000. Un effort accru doit être opéré en matière d’investissements dans l’innovation, la recherche et le développement.

    4 - Combattre sans relâche l’exclusion sociale

    Les socialistes doivent renouveler leur engagement de lutte contre la pauvreté. Si les échelons locaux ont un rôle primordial, l’UE a aussi son rôle à jouer. Elle doit être un « allié constructif dans la préservation du droit des citoyens à des services publics de qualité dans tous les États et de cadres juridiques adéquats pour les services d’intérêt général. » En outre, les socialistes exigent que toute nouvelle proposition législative européenne soit accompagnée d’une étude d’impact en matière sociale.

    5 - Une politique de la petite enfance

    La prise en charge de l’enfance, c’est à la fois assurer aux enfants le meilleur départ dans la vie et aux parents les moyens d’exercer un emploi. C’est aussi un élément de l’égalité entre les femmes et les hommes et de lutte contre le déclin démographique.

    6 - Une égalité entre femmes et hommes

    L’union constitue, notamment grâce aux pays nordiques, un exemple en matière d‘égalité, mais le combat est loin d’être achevé. Cet objectif n’est pas seulement « un impératif moral », c’est un « élément-clé pour relever le défi démographique, renforcer la démocratie, et garantir le bien-être des familles. » L’UE peut contribuer à cet objectif notamment à travers ses programmes d’aide et sa législation anti-discriminations.

    7 - L’indispensable dialogue social

    Parce que nous sommes face à la nécessité d’un nouveau contrat pour le plein emploi, mais aussi parce que la mondialisation fragilise la relation et les conditions de travail, la promotion du dialogue social doit devenir un impératif absolu pour les socialistes européens. Il s’agit de permettre aux organisations patronales et syndicales d’être des représentants forts, capables de proposer et de négocier avec les gouvernements. À l’échelon européen, le dialogue tripartite Union européenne, Confédération européenne des syndicats, Union des industries de la Communauté européenne (la confédération du patronat européen), doit se développer.

    8-Faire de la diversité et de l’intégration notre force

    L’Europe, qui est elle-même le symbole de la diversité, doit garantir la cohésion par l’établissement d’une politique européenne de l’immigration qui mette en place simultanément les moyens de lutte contre l’immigration illégale et ses causes fondamentales (pauvreté, conflits) et soutienne une gestion juste et responsable de l’immigration économique.

    9 - Relever le défi des changements climatiques

    Les désordres climatiques et énergétiques constituent des risques supplémentaires d’injustice sociale tant au sein de l’Union qu’au niveau de la planète. À l’Union de jouer pour définir les suites de Kyoto et un programme d’action pour augmenter l’efficacité énergétique, l’investissement dans les énergies durables et réduire la consommation d’énergie.

    10 - Une Europe active au service de ses citoyens

    Les socialistes européens font le choix d’une Europe qui ne se limite pas à un « grand marché ». Ils souhaitent s’engager dans la voie d’une « prospérité partagée, et la promotion de la cohésion et de la justice sociale ». Ce modèle doit reposer de façon « équilibrée » sur « une concurrence qui stimule, une coopération qui renforce et une solidarité qui unit. » Au total, l’ensemble des socialistes européens partagent l’essentiel des objectifs que doit se fixer l’Union. Reste toutefois, pour les socialistes français, un manque crucial : si les services publics sont abordés,ils n’occupent pas la place centrale que nous leur reconnaissons. Comme l’a rappelé Jacques Delors dans son discours, ils doivent devenir une « priorité de premier plan ». Les nombreux rendez-vous à venir, Déclaration des 50 ans du traité de Rome en 2007, présidence française de l’Union en 2008, élection au Parlement européen en 2009, doivent être nos prochaines occasions pour faire passer cette revendication.

    Marie-Anne Schiele



    RAG 34. Ann et les lolo's 34

    11:03 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    Ségolène Royal invite les Chinois à passer aux actes sur "les droits humains"

    Par Thierry MASURE

    PEKIN (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle française, a pris au mot les autorités chinoises qui se réclament d'une "société harmonieuse" en les invitant dimanche en termes choisis à passer aux actes dans la défense des "droits humains".

    Au deuxième jour de son voyage en Chine, marquée par une visite de la Cité interdite, au coeur de Pékin, Mme Royal a mené à bien un programme équilibré entre les entretiens officiels et les rencontres avec des acteurs de la société civile, engagés dans la défense de l'environnement ou des droits sociaux.

    Invitée du Parti communiste chinois (PCC), la candidate à l'Elysée en 2007 a eu un échange de deux bonnes heures, déjeuner compris, avec le chef du département international du comité central, Wang Jiarui, qui a souhaité, selon la presse chinoise, une intensification des contacts avec le Parti socialiste français.

    Mme Royal en a profité pour "évoquer des cas précis d'avocats, de juristes relégués ou détenus", selon l'avocat Jean-Pierre Mignard, membre de la délégation française.

    Devant les journalistes, la candidate s'est attachée à ne pas heurter ses interlocuteurs en replaçant cette pomme de discorde traditionnelle entre la Chine et l'Occident dans le cadre plus général des "droits humains".

    "Si on veut un développement harmonieux de la planète et qu'il n'y ait pas de concurrence destructrice des emplois, y compris en France, il faut que les règles sociales et de respect de l'environnement, dans lesquelles des pays comme la Chine se sont engagés formellement, soient effectivement appliquées", a déclaré Mme Royal.

    La responsable française se plaçait ainsi sur le terrain de la doctrine officielle chinoise, qui a mis à l'ordre du jour l'avènement d'une "société harmonieuse".

    Elle a salué la "prise de conscience" de Pékin dans ces domaines, après deux tables rondes, l'une avec des militants de la lutte anti-pollution, l'autre avec le Club des femmes migrantes.

    Actuellement, selon un rapport de l'Unesco publié en juin, la Chine compte 120 millions de travailleurs migrants, venus des campagnes pour travailler dans les villes, dont un tiers sont des femmes âgées de 17 à 25 ans.

    "Le fait que les autorités chinoises aient facilité ces rencontres est un signe que je veux voir comme un signe positif", a affirmé Ségolène Royal.

    La protection de l'environnement a gagné en importance dans la société chinoise: dix des villes les plus polluées au monde se trouvent ici et il y a en moyenne un accident de pollution de l'eau tous les deux ou trois jours.

    Selon la responsable française, "la question des droits humains ne doit pas être déconnectée des autres problèmes, il faut lier le développement économique, la protection de l'environnement et le développement des droits sociaux".

    A propos des libertés individuelles, Mme Royal a dit avoir "bon espoir que (la Chine) fasse des efforts pour que les conventions internationales soient effectivement appliquées". Elle a rappelé que Pékin avait "signé" le pacte des droits civils et politiques, que la Chine n'a toujours pas ratifié.

    "La Chine et la France sont co-gardiens de valeurs sur les droits de la personne au niveau mondial. Donc, nous nous sentons tout à fait en droit de demander à la Chine de nous donner des informations sur les préoccupations qui peuvent être les nôtres", a argué Me Mignard.

    Ségolène Royal, qui entend "nouer des liens avec la Chine sans en rabattre sur les valeurs fondamentales", a demandé à pouvoir rencontrer des défenseurs de journalistes et avocats emprisonnés. "Ces professions, qui participent à la défense des droits, doivent être protégés", a-t-elle affirmé.

    RAG 34. Lolo34

    07:26 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

    07.01.2007

    A la Cité interdite, Ségolène Royal défend "les droits humains"


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    PEKIN (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle française, a défendu dimanche à la Cité interdite de Pékin une conception globale des "droits humains", refusant de se polariser sur la question des libertés individuelles au coeur d'un contentieux entre la Chine et l'Occident.

    "Il faut lier le développement économique, la protection de l'environnement et le développement des droits sociaux", a déclaré Mme Royal au deuxième jour de sa visite en Chine, consacré essentiellement à l'environnement et aux droits des femmes.

    Selon la responsable française, "la question des droits humains ne doit pas être déconnectée des autres problèmes". "Quand il y a une dégradation très forte de l'environnement, une pollution de l'eau, quand des millions d'habitants n'ont pas accès à l'eau potable, c'est aussi une atteinte aux droits humains".

    A propos des libertés individuelles, Mme Royal a dit avoir "bon espoir que (la Chine) fasse des efforts pour que les conventions internationales soient effectivement appliquées". Elle a rappelé que Pékin avait "signé" le pacte des droits civils et politiques, une convention internationale des années 60 que la Chine n'a toujours pas ratifiée.

    Elle a indiqué avoir "des contacts, notamment sur la question des journalistes ou des avocats emprisonnés". "Ces professions qui participent à la défense des droits doivent être protégées. Cela fait partie des engagements internationaux" de la Chine, a ajouté la candidate à l'élection présidentielle de 2007.

    Selon Ségolène Royal, il faut "nouer des liens avec la Chine sans en rabattre sur les valeurs fondamentales".

    Parcourant pendant trois quarts d'heure la Cité interdite édifiée par la dynastie des Ming, elle s'est dite "inspirée par un proverbe chinois: "Un coup d'oeil vaut parfois mieux que des centaines de commentaires.". "Dans des lieux chargés d'histoire comme celui-ci, on regarde", a-t-elle ajouté.

    RAG 34. Lovely34

    12:25 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Associations , Politique | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note

    Ségolène Royal veut sensibiliser les Chinois sur les méfaits de "la concurrence déloyale"

    Par Thierry MASURE
    PEKIN (AFP) - Ségolène Royal, candidate socialiste à l'élection présidentielle française, a mis à profit samedi sa première journée en Chine pour prôner une "convergence" des droits sociaux pour prévenir les dégâts de la mondialisation libérale, sans toutefois montrer Pékin du doigt.

    La femme politique la plus populaire de France a entamé, à l'invitation du Parti communiste chinois (PCC), un séjour de trois jours et demi dans la capitale chinoise, où elle a été reçue assez discrètement par les autorités.


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    Mme Royal, qui devance actuellement légèrement le chef de la droite française Nicolas Sarkozy dans les intentions de vote pour la conquête de la présidence, à moins de quatre mois du scrutin, a sacrifié au rite des hôtes de marque en se rendant à Badaling (nord de Pékin), sur la Grande muraille, longue de plus de 7.000 km et dont la construction a commencé il y a plus de 2.000 ans.

    Elle s'est refusée à voir dans le passage sur ces lieux de François Mitterrand en février 1981, avant son élection à la présidence de la République, un heureux présage. "Je ne sais pas si l'histoire se répète mais c'est un beau symbole, le symbole du temps, de l'effort sur la longue distance", a-t-elle affirmé, vêtue d'un long manteau blanc en nylon et coiffée d'un châle assorti.

    Ce fut une visite-éclair, le temps d'immortaliser quelques images pour les photographes et cameramen. Accompagnée d'un responsable du département international du PCC, qui l'avait accueillie à sa descente d'avion, elle n'est restée qu'une dizaine de minutes sur le site, ensoleillé mais balayé par un vent violent et glacial, mais ne s'est pas moins rangée parmi les "braves".

    "Comme le disent les Chinois, qui n'est pas venu sur la grande muraille n'est pas un brave. Qui va sur la grande muraille conquiert la bravitude" (sic), s'est-elle exclamé, utilisant ce néologisme au lieu du mot "bravoure".

    En ce lieu emblématique de la puissance chinoise, Ségolène Royal a tenu un discours très balancé sur les performances économiques du nouveau colosse de l'Asie. Elle s'est fait l'écho "des délocalisations douloureuses" de l'Europe vers la Chine mais a qualifié de "chance" la croissance chinoise car ce pays "est un immense marché pour les entreprises françaises."

    Selon l'ancien ministre, "l'Europe doit davantage se protéger contre les pays à bas salaires parce qu'il y a une concurrence déloyale mais en même temps, elle doit avoir un esprit de conquête, de compétition et nous en avons les moyens".

    Les jeux Olympiques de Pékin en 2008 sont à cet égard "une formidable perspective", a-t-elle soutenu en visitant deux des futurs sites de compétition.

    Pour parvenir à "un développement harmonieux, il faut converger vers des droits sociaux et environnementaux communs", a expliqué la candidate.

    Ségolène Royal, à qui les dirigeants de la région avaient déroulé le tapis rouge lors de son périple au Proche-Orient il y a un mois, ne verra pas le président chinois Hu Jintao. L'homme fort du régime, qui avait reçu M. Sarkozy en 2004, a délégué cette tâche au vice-président Zeng Qinghong.

    La responsable socialiste ne s'entretiendra pas davantage avec le Premier ministre Wen Jiabao. Elle rencontrera par contre les responsables gouvernementaux des principaux dossiers au menu de sa visite, le commerce extérieur et l'environnement.

    Lors de la visite en France du président chinois en France en janvier 2004, une partie des députés socialistes, dont Mme Royal, avaient boycotté sa réception à l'Assemblée nationale, au nom de la défense des droits de l'Homme.

    RAG 34. Les lolo's 34

    09:16 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , Actualités , Economie , Politique | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

    06.01.2007

    Ségolène ROYAL : Il faut un vaste plan pour lutter contre la précarité

    Ségolène Royal revient, dans le Journal du Dimanche, sur l'année 2006, les SDF, la grande pauvreté et explique le sens de son prochain voyage en Chine.

    "Il est insupportable que, en 2006, il y ait tant de gens qui dorment dans la rue. C’est d’autant plus révoltant que c’est la même chose tous les ans. Chaque hiver, on fait mine de découvrir un problème qu’on s’empresse d’oublier dès le printemps venu. Et les annonces tonitruantes que le gouvernement a improvisées dans l’urgence n’y changent rien. La question de l’hébergement d’urgence se pose, c’est évident. Mais plus largement, il faut un vaste plan pour lutter contre la précarité.(...)

    La droite a fait de la précarité un principe. Par son discours fermé, individualiste, elle ne cesse de prôner le « chacun pour soi ». (...)

    La France peut retrouver confiance en elle. Se reconstruire. Je veux aider les Français à retrouver les valeurs fondamentales qui les font tenir et avancer ensemble. Le « ciment de la nation », ce n’est pas qu’une expression! C’est une force. A bâtir, solidairement.

    Au Parti Socialiste, le climat s’est apaisé, place au travail. Tout le monde est bienvenu pour travailler avec moi, dans la loyauté et la fidélité. Le rassemblement doit être total."

    Ségolène Royal expose enfin les motivations de son prochain voyage en Chine: "Aller en Chine était une priorité. C’est en Chine que les mutations sont les plus fortes, les interrogations sur l’avenir les plus vives. J’y vais pour comprendre ce qui se passe, tisser des liens avec les responsables chinois. (...) La France doit accompagner plus qu’elle ne le fait l’émergence de la Chine. Nous avons beaucoup de retard sur les Allemands, qui exportent trois fois plus que nous. Pourquoi? Nous ne devons pas craindre une Chine qui se développe."

    L'intégralité de l'interview


    RAG 34. Lolo34 et Lovely34

    12:46 Publié dans 002 RECONSTRUIRE LA GAUCHE : Devoir d'audace ! , 007 POSITIVE PRECARITE ! , Actualités , Associations , Economie , Famille , Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

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