07.01.2008
Il faut bien y passer un jour...
Jeudi dernier, on a commencé à travailler quelques scènes du "Secret de la Marquise"... L'exercice était simple : sur la base d'un échange ultra-court (deux persos, deux phrases tirées du script) à tour de rôle nous sommes donc devenus une marquise, un amoureux éploré, un séide et un machiavélique chef des comploteurs. Seules contraintes : on est sur scène, il faut capter l'attention du public... J'ai donc improvisé une Marquise dédaigneuse, un amant taraudé par une passion destructrice (celui-là, je le fais finir pendu!!), un comploteur crétin et un chef comploteur dont les séides sont des incapables. Autant dire que le naturel revient forcèment au galop, et la troupe entière s'est adonné à des impros bien burlesques, dignes d'un vaudeville. Le pied total, quoi. Dès que possible, des images ! Du son !
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14.06.2007
Mercredi sur le Boulevard...
Hier soir, la sortie maintenant traditionnelle multiséculaire du Mercredi. Le lieu : le Baloard, boulevard Louis Blanc. Déjà une remarque : le baloard c'est plus grand que ça en a l'air de l'extérieur. D'une part la partie restau sert aussi de salle d'exposition, les tables sont bien espacées et les plafonds sont hauts ; et d'autre part la salle de concert au sous-sol est suffisante pour masser une bonne cinquantaine de spectateurs. D'après une amie de PasFarouche, on peut même entrer à cinq dans les toilettes, c'est dire... Petite note pour plus tard : la salle donne sur les Quais du Verdanson, il vaut mieux passer par là si on vient de Boutonnet ou du quartier des Bozarts c'est plus court.
A l'entrée, Charlotte la charmante accordéonniste minimaliste, sans son accordéon mais toujours aussi charmante (et minimaliste?) vous échageait le ticket d'entrée pour seulement trois euros. Je me suis installé sur les strapontins, rescapés sans doute d'une ancienne salle de cinéma, qui ont une option "tanguage à tribord"découverte lorsque mes voisines de spectacle se sont installées. Heureusement, le poids de mon humour a finalement redressé la barre à babord. Cette option n'est pas désagréable lorsqu'on on est bien entouré (comme je l'étais hier). Elle serait plus gênante entre deux rugbymen Samoan. Bref.
Que dire du spectacle? Ben l'impression qui se dégage de cette scéance c'est que ces types sont des mala... heu... sont très forts!
Si je puis me permettre une petite digression concernant le talent, à mon sens il se confond parfois avec l'Ego : c'est en allant voir plusieurs Compagnies dans des styles différents que l'on peut se faire une idée sur ceux qui sont bons (d'un point de vue de public, hein...) et de ceux qui se croient bons (à cause de leur Ego surdimensionné). Certains croient avoir du talent alors que ça n'est que de l'excès de confiance en soi... Fin de la digression.
Bon, pour en revenir au spectacle de ce soir, "Quelque part dans la Jungle avec les Singes et leurs copains...", il y avait donc la Compagnie des Singes (Matthieu, Sylvain, Gilles, Julien) épaulée par des membres de la Compagnie L'Oeil du Thon (Benoît, Martial et David). Toutes deux sont issues du T.A.U.S.T.
C'était de l'impro à contrainte, avec un peu de suite des différents autres spectacles (notamment la fin probable de "CagouleMan") et beaucoup beaucoup, beaucoup de talent. C'est indescriptible. C'est bon, voilà. C'est tout ce qu'il y a à dire.
Pour les trouver onzeouèb :
La Compagnie Des Singes klikire.
l'Oeil Du Thon klikire
PS : je ne pourrais pas non plus qualifier l'érotisme torride qui se dégageait de ce spectacle , pour reprendre les mots de Matthieu parlant de David (ODT) "une immense masse de poésie avec une grosse couche de "Mon cul!". Cette photo prouve que l'ambiance était aux paroxysmes de la moiteur.
PPS, pour Charlotte : Non, je ne suis pas journaliste... Même pas pour "Tétu". Désolé.
PPPS du 17 juin : on peut être comédien, avoir du talent ET un égo surdimensionné. Le problème c'est que beacoup n'ont que la dernière option. Voilà, c'est ça que je voulais dire... Remarquez, pour l'instant, à part un ou deux, j'ai peu vu de mauvais comédiens dotés d'un égo qui pourrait servir à étayer des séquoïas... Des tragédiens, oui, mais pas des comédiens... Ha? Ce sont des comédiens? Ha ben j'en connais un plein tombereau, alors...
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