03.05.2008
Marie Magdeleine - Suprême extase
Marie Magdeleine - Suprême extaseMa pensée aux emprises des bercements du lieu
L'œil troublé contemple, de la baume sa roche
La grotte familière, les ombres du milieu
L'image transparente qu'embellit son approche
Sous le grand manteau sombre à l'ubac du massif
La dryade aux affûts d'un frisson, imprégnée
Vit en élévation, le cœur contemplatif
La dame de passion, lumière caressée.
Dans son profond regard, la douleur de l'amour
A jamais pour Jésus son doux Galiléen
Crucifié sur le mont, nébuleux est ce jour
Mais le temps reste ombre sous le pied du païen.
Ô Rabbi je vénère, les halos de Marie
Et ceux de Magdeleine, de ces deux femmes exquises
Pour l'une notre mère la douceur de ma vie
Au fruit de Magdala mes louanges soumises.
Artal (1 mai 2008)
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie22:45 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Saint, Baume, grotte, ombre, ubac, massif, dryade
12.04.2008
Ö femmes, mon cœur fatigue

Ö femmes, mon cœur fatigue
Les chemins verdoyants au gré de notre plume
Pénétrés de bonheur quand les mots s’abandonnent
Se confondent à l’azur par le flux de l’écume
Qui roule les beautés de celles qui nous enrobent.
Par dedans mes pensées envahies de silence
Vos ombres si pures, que poursuivent les mirages
Elles sont resplendissantes au creux de ma conscience
Ces rêves imaginés se hissent aux nuages
Ö femme tu te cambres et m’enchante ce corps
Et ses grisants attraits au taillis parfumé
M’étourdir sur le mont, Vénus donne l’accord
Où je m’abreuve encore à la source enchantée
Tes rivages de charmes font bouillir mon sang
Leurs tendres secrets au follicule précieux
Qu’une lutte sans trêve s’accroît au fil de l’an
Il s’essouffle en ton dessert, l’amant se fait vieux.
Artal (avril 08)
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie17:25 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : femme, cœur, fatigue, azur, flux, écume, beauté
06.04.2008
Un pollen de lyre
La fluctuante écume se verra apparaître
Roulant son sort dans la voie de l’au-delà.
Au travers la poussière se veut fuir le spectre
Le barde enchanté doit poursuivre son combat
Un regard glorieux vers sa plume à frimas
Où les mots se coulent tels un torrent de cendre
Légère excitation lorsqu’il croise moult aléas
La sentence dévale, le sirvente doit surprendre.
Les ingrats bouteront au feu l’ode à l’hyade
Et les œuvres méprisées que chante le rossignol
L’ombre les avive, l’homme poursuit l’oréade
Quand l’aède s’inspire aux larmes du campagnol
Quoi de plus divin quand la rime se déploie
L’émotion bat son plein et que tremble la main
Un pollen de lyre comme une fumée s’échoit
Sur l’infini rêve du poète qui ancre son refrain
Artal
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie05:30 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : pollen, lyre, écume, poussière, sort, spectre, barde
25.03.2008
Un rêve à Casa
A toi, fée de casa j’offre ces quelques fleurs
La splendeur des lilas plus un bouquet de roses
Passe la takchita et assemblons nos cœurs
Dans la soirée de plumes où s’unissent les proses
Conforte ta présence, tes jours et ton destin
Sois délice et sereine je serai ton intime
Tu goûteras mes mots j’ornerai ton jardin
Mon azur sur tes sables, on agréera la rime
Belle au conte de vie, aimée vivant tes jours
Prodigieuse harmonie suggère ton désir
Mon âme est dans ta main nos rêves sont amours
La lune et les étoiles pour nous deux vont fleurir
Je peindrai ton visage, Ô déesse du douar
Ton pays ciel de nuit qu’orne le manuscrit
Tu es toute beauté, questionne le miroir
Reflétant ta noblesse unie à mon esprit.
Je caresse un doux rêve et nos tendres secrets
A la saveur d’un temps lactescente princesse
Aux plaisirs mêlés des charmes et de l’ivresse
De ton corps oasis, je m’abreuve des reflets .
Artal
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie09:50 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rêve, fée, fleur, takchita, destin, délice, sable
24.03.2008
Joyeux anniversaire Artal
Artal ces quelques fleursvenant du fond du coeur
des petites pensées
au parfum d'amitié
qui se font messagères
pour ton anniversaire
des voeux les plus sincères...
Papaye
Je rêve où je navigue
Une kyrielle de vœux, de fleurs, d’amitiés
De souhaits sincères en cette saison neuve
Vos regards parés à éblouir, les rêves rimés.
L’affect bise le temps quand teintent joyeuses
Les campanes de bronze de cette férie de regain
Qui précisent le cycle caressé de l’humain.
Mais où sont mes vingt ans par ce jour si pur
Regarde, je cavale encore dans les thyms
Foulant par le bosquet mes chaleurs d’azur.
Ô amantes des mots je recueille le message
J’agrémente cette fête de vos parfums délicats
Je souffle mes ans et demeure votre page.
Artal
Toute ma gratitude à toi Papaye que j’apprécie grandement
La poétesse au cœur d’or, aux vers d’argent et l’âme diamant
Mais encore Patou77, une plume décidée et combien belle
Un fourmillement de vers élus avec « un petit peu d’elle »
EcrirRêve, je sais également que tu as un site superbe
Il est à voir, je l’ai visité et ta poussée Africaine m’a pris
Blondinette d’amour, si tu n’étais pas si loin, je serais venu
Te faire ma flatterie, mais voilà, la distance ne m’encourage guère.
Tu hantes le site de ta rime exquise, ton réel succès, assidue
Véritable ascension, chez toi, Paques c’est chaque nuit où tu ponds tes vers
Alnilam, à toi également, ta pensée aiguille ma plume et pour cela je te remercie
Et maintenant, je vous invite tous au « Baramed » pour y déguster son thé vert.
Merci Café-crème d’avoir suivi les filles.
AMITIE Sincère
Artal
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie10:05 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : joyeux, anniversaire, pâques, fleur, souhait, affect, cavale
15.03.2008
Merveilleux Poèmes
Pour peindre le mot pesant ou berceur
La rime appliquée ou plutôt cocasse
Faire chanter la plume, son bonheur
Il faut une âme qu’un poète embrasse
Pour composer le merveilleux poème
Qui serait chantonné à la volée
A l’amante, à la fille que l’on aime
Il faut un cœur pur, la douceur encrée
Sous le motus ailé, l’azur plus doux
S’inspire l’ariette au vœu destiné
Un chaudeau d’aise, tisane de houx
Voir le vers complice au pas cadencé
Et sur ces accords aux effets magiques
Ample enluminure le verbe éclot
L’art se veut décent en nobles suppliques
Et ne point grimer la bévue du sot.
Artal (Bagnols sur Ceze, le 10/03/2008)
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie15:45 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : merveilleux poèmes, rime, plume, amante, fille, douceur, chaudeau
13.03.2008
Le miracle des roses
A Roseline des Arcs en ProvenceA Germaine de Pibrac
A Claudine de Montjoie
Le miracle des roses
Solliciter la complaisance du céleste
Puis espérer de la repentante amende
Le cœur anxieux se doit rester modeste
Il n’y a plus de pain mais roses de légende
Le peuple a faim, les âmes crient famine
La foule à genoux courbée sous la douleur
Des ventres vides, la disette assassine
Donnez-nous pitance, estimez le malheur
Roseline, Germaine et Claudine, propices
Trois gouttes de tendresse aux huis du pays
Octroyant la briffe, aux gueusants, hors la lice
Caresses magistrales, le sire n’est pas d’avis.
Surveillant leurs vierges, le trio seigneurial
Les surprirent soudain transportant sous l’effet
L’aliment de bonté, issu du four banal
Afin l’offrir à ces gens, bien tristes d’aspect
Ah que cloîtrez-vous là ma chère et belle enfant
Ouvrez donc, que je pèse, l’objet de vos délits
Mais père ce ne sont que, et tout débattant
Mille pétales de roses, sauvèrent nos brebis.
Artal (Bagnols sur Ceze, le 12 mars 08)
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie11:05 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : miracle, rose, Roseline, Claudine, Germaine, légende, Montjoie
11.03.2008
Le Prince Temps
D’une saison à l’autre il est là le printempsLe cadre en mouvement, la clôture fleurie
Les arts flatteurs seyants embellissent le temps
Du flâneur encombré dans sa mine ébahie.
Observant la bulbille à éblouir ses yeux
Cette abstruse alchimie qui fait force de beauté
Contemplatif il est, tel un grand amoureux
Où réside en son cœur cet espace exalté.
L’ivresse en sa féerie aux effluves subtiles
Des senteurs du courtil excitant les amants
Alors qu’ils sont au bois les espérances graciles
Période des amours, prospèrent les grisants
Un lever de rideau sur l’estampe de roses
Que noue la passiflore engravant les esprits
Des masques de soulas à déverser leurs proses
Au cœur des étamines sur les pistils épris
Ah souviens t’en amie de la saison dernière
Le gèle du bourgeon combien je nous plaignis
Mais là s’en est fini l’allée se veut fruitière
Du Rhône au Finistère les vergers embellis
Artal (Bagnols sur Ceze mars 2008)
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie13:15 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : printemps, senteurs, courtil, amant, étamine, bourgeon
05.03.2008
Rides d’Ô

Rides d’Ô
A l’art de féerie dans ce monde magique
De rêves enchanteurs par l’aisance bercée
Pour ce festin de choix, caprice idyllique
Où le sexe a l’honneur se joue d’une corvée
Tout autour, les cœurs crient à l’empire béni
Les grâces captivantes réclamant la substance
Aux débits expressifs que trône l’aguerri
En ce jardin plaisirs où fleurit la romance
Une muse enchantée venue cueillir l’issue
Quand harassée au jeu se blottit dans mes bras
Son effarante échine généreuse et cossue
Alimente l’afflux, le flambeau monte gras.
Les fentes d’Ô avides réclamant une verge
La fontaine au nectar vint infuser l’amante
Qui de sa bouche cupide galvanisant un cierge
Le vœu étant acquis sous la ride fumante.
Vénal parage uni en débauches effrénées
Où les pièces mêlées en esclaves audacieuses
Au travers du nuage des blandices excitées
Epurent l’anodin sous la harpe luxurieuse.
Artal (Bagnols/Ceze le 29 fev 2008)
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25.02.2008
La Lourde close
La Lourde close
Une ombre que suivait une ombrine d'un doute
De son regard hagard suspendue de sa route
Entre l' acier forgé à panser ses pensées
Lèche au mur de béton quelques traces effacées
Mirador tour à tour il cherche les suivants
Des doubles illusions dans leurs esprits flottants
L'assujetti décompte la distance flexible
Séparant de sa cure les œuvres de l'impossible
De ce flot expansif, trente ans d'adversité
Il en a vu passer l'abri du condamné
Le maillon nuancé embrasser l'habitude
Des frères détenus que lie la solitude
Où il purge sa cause comptant les annuités
La lourde reste close, l'alcade en a les clés
Le reclus convaincu auquel j'offre ces vers
Est ombre solitaire verrouillée dans ses fers.
ARTAL Bagnols sur Ceze le 23/02/08
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie09:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lourde, ombrine, Mirador, tour, œuvre, condamné, adversité
15.02.2008
Lege quaeso
Lege quaeso
Tandis que mes fiançailles d'avec Agrypnie battent la fête, conjuguant ma nature d'homme à celle d'un animal solitaire, je poursuis ma quête du rêve de bohème dès que le pouvoir cérébral m'y autorise...Dans la profonde nuit de ce silence sépulcral qui m'envahit, sous l'astre de lumière de l'anodine lampe de chevet au pied grossier d'un bois verni tourné, je disparais dans mes maux.
Les pensées sont mes armes, le sommeil un ennemi, et je combats l'opposant sur le champ du cadran à panser mes plaies sans doctrine au déclin. Je vais, je viens tel le féroce du cirque donné à la curiosité d'un transit. Lui dans ses barreaux d'acier et moi entre mes quatre murs d'une chaux blanchie. Je suis au vague décomposé, un relégué baignant dans sa brume hagarde, blême jusqu'à l'asthénie totale. Et je scrute au sablier du temps, l'ambiance d'un goutte à goutte tombé de sa cascade qui dès l'aube va renaître. Courage, courage semble me lancer l'araneae suspendue dans ses fils, ta plume est insipide.
Sur le seuil, l'orée du jour cueille ses premières saveurs benoîtes. Le gibet est dressé autour duquel saigne la solitude des mots tranchés, il n'y a plus d'amant, la maîtresse s'isole dans l'avancée de son âge, à veiller les étoiles et leur route suivie
Aussi loin tu le peux, va, garde et t’en défends
Fuis celui devenu mendigot des étoiles
Un poète sans nom affaibli par le temps
Qui puise dans son rêve que recouvre le voile
Des chants de ses minuits aux pensées à la houle
Remâcher la saillie, l’infertile corps décroît
Où les mots se succèdent et quand le verbe foule
Les silences se font cris et les cris se font froids
Je cravache au désordre des souillures du clos en friand de ce soleil qui filtre mon tombeau. Le cœur est touché jusqu'à son défaut et cette peine que j'endure pour la beauté d'une flamme qui s'est éteinte un matin sur un baiser extrême à la longe de mon vers. Les lys et les lilas tapissent les jardins de géhenne où mon âme bouffie de ris artificiels au spectacle grotesque, musarde éthérée. Ma volonté rend ses hommages d'un dépit amer en grand secret à la cause du mal des mollesses d'amour, tout s'éteint sans mystère, les herbes encore fumantes et la lueur des candélabres et le fil de mes jours en ces turbulences hivernales, aux souvenirs qui me dévorent.
Ô souviens t'en ce jour, vêtue de brun, un châle sur les épaules où tu t'exposais au délice d'une fin d'automne, les bronzes silencieux au pacte factuel, j'étais faune et toi, jeune corps amour toute de beauté, fondante entre mes doigts, chère ombre devenue, toujours en splendeur divine et mon cœur trémulera éternellement au flot de ces silences nocturnes.
Les orages ont pâli les roses du courtil, ont pleuré le ciel, les vents, les rais du soleil, le reflet de nos ans d'où rayonnait l'amour alors que, peu à peu s'éteignaient les beaux jours. Toute cette œuvre de vie intime transporte sans repos sur les rives du Styx, mon âme et son bagage, nos riches splendeurs, ma misère et tes pleurs.
Mais comment m’acquitter du forfait d’infortune
Mon amour vétilleux, ses multiples accords
Au jardin des tendresses quand se vit la rancune
Les hier retrempés se noient aux désaccords
Nos printemps défeuillés, les funèbres blessures
De ces nuits qui projettent leurs obscures couleurs
Qu’accablent les péchés en montée des mercures
Sous les astres voilés ne guériront nos cœurs.
Que servent ces paroles à gorger l’univers
Cendres des feux impies mes songes sont chargés
Devrais-je submerger de mes sanglots amers
Les filles de Zeus par des chants de regrets.
Tout mon monde s’écroule, dois-je en disperser les ruines afin m’ouvrir sur une condition brutalement différente et toute nouvelle, mais comment ignorer tout ce passé, toi qui a été mienne, moi qui étais autre. Ce futur nécessaire n’existe pas alors que je ne suis qu’un démon d’Enfer qui essaie de guérir sa nostalgie à peindre et dépeindre ton visage à la fois si pur et si doux et je me dois de te rendre un intime hommage éternel, au pyrée de mon feu.
Cette aventure de reclus je la vie telle que je la mérite mais le lieu est si beau qu’il se forme ce contraste du pur et de l’impur, de l’héritier de cette antique Provence au déshérité de ce monde, piétinant l’Élysée primitif. Je bagote sur ce sentier occitanien estimant le fardeau de mes fautes, c’est une leçon de vivre, laquelle j’édifie au compte du « garri terré » privé de l’essentiel fécond des racines de ce monde. Les symboles s’infiltrent jusque dans mes songes, le fleuve qui nous sépare est un désordre des deux, venus s’unir dans le même lit depuis la nuit de nos temps. Mais on dit du temps qui se veut passé qu’il est hors du réel, que la vie est un songe couché sur son cauchemar, le penseur en sursis dans la spirale du mouvement.
Amère solitude je pendille en potence
L’étendue de mes nuits, espace confondu
A plier sous le faix qu’oppresse le silence
Je vis et désespère où le rêve est rompu.
Ô la Cèze dormeuse que j’envie votre lit
Mon être qui me fuit aux mânes s’est vendu
Je lui berce l’adieu soufflant ma poésie
Il est déjà bien tard mon monde trop perclus
J’arpente le déclin, se décroît mon ivresse
Une Agonie sans trêve que forge l’aboulie
L’ombre de mon destin en bien pâle caresse
Par ce miroir fantasque aux mille reflets polis.
Ton empreinte m’assiste, mirage de vermeil
Mais soudain tout se brise en fond de barbarie
Acidulé trumeau , consterné par l’éveil
Bien condamné je suis, le fiancé d’agrypnie.
Chanter l’affection, la splendeur idéale aux portes du Midi autour d’une souche d’olivier millénaire nourri de cette terre que nous aimons, qui t’aura vu naître et grandir tandis que moi je vivais la guerre, l’exil dès ma première décade, côtoyé la mort honorable et toute son unité négative. Tu vivais tes premières tresses et moi mes premiers cauchemars. J’ai longtemps cru que la vie durait une éternité, avec un assez long temps afin vivre un jour le bonheur édénique, mais combien j’ignorais que cette éternité là avait une fin. Je vis à présent ma solitude soit, dans le plus douillet des berceaux mais ce jour tu n’es plus là, pour attiser le campos.
J’avais rêvé ce monde voilé dans l’abandon
A méditer ton ombre, le galbe de ton corps
Tous ces moments vécus, ta chaste reddition
Figée dans la caresse aux offrandes d’accords
Imaginé ce règne celui de mon regain
Où je vis le moment dans l’antre des métriques
La fleur de poésie fécondée de ma main
En veilleur de ses nuits aux lueurs héroïques
Anticipé le temps, dérive du hasard
A me jouer de l’ère des signes du néant
De celui quotidien, il n’est jamais trop tard
Pour bayer aux nuées j’oublie le consternant
Ah, j’ai soif de la vie, les arts, leurs agréments
La saison du printemps dans les jardins fleuris
Te prendre par la main, clamer d’exquis serments
Sous le perron grisant des pures anagogies
Mais à me définir, sur le seuil de l’Érèbe
Je ne suis qu’un errant platonique songeur
Une œuvre du Démon que pâture la plèbe
La complainte surfaite du reclus louangeur
Perverti dans mes maux où bouillonne la rêverie, mon âme s’aboutant aux étreintes de la plume alors que la réserve me brûle les veines. Je sombre où la faiblesse est si douce dans les heures tardives de ce monde mi-lune, mi-soleil sous le pavois du ravissement. Un poème se naît et je cultive ses premiers sons. Il est à toi ma mie, Lege quaeso , lis le je t’en prie, au souvenir de l’enchantement qui fut notre, tandis que nous allâmes sur les granits tantôt noirs, tantôt roses, taillés d’une main maladroite, du moins, bien à distance du programme divin . Passifs, nous captivons la chaleur des crépuscules, ton sourire s’est éteint sur ton doux visage mais il demeure en moi et j’en informerai les gabelous du Grand Maître.
Je déclare Saint Père au mystère enivrant
Conserver l’anamnèse dans la perpétuité
L’amour et la sagesse, le sourire exaltant
De celle que j’ai aimée sans m’y être ajusté.
Je gage me soumettre aux lois de nos aînés
Aux saintes assemblées, a la constitution
Mais j’entends cultiver les éclats sublimés
L’ivresse de son cœur de par l’adoration.
Ô préservez Seigneur le philtre à l’apogée
Celui du pur regret en mon nuage cendreux
Endiguez ma souffrance protégez mon aimée
Des elfes diaboliques les foudres de ces gueux
J’expose mes péchés en fresque surchargée
La coulpe de la chair mon égoïsme affreux
Si près de vous Très-Haut mon âme protégée
Et son icône avec, au royaume glorieux
Je dépose à vos pieds mes errances insanes
Vous êtes le sauveur, la voie et le nocher
Offrez à mon élue les sources mélomanes
La lyre d’Amphion et prions là chanter.
Ô écoutez Seigneur le fond de sa pensée
En écho du soleil la musique des sphères
Toute la symphonie est aux anges adressée
L’âme d’une choriste ses sourires aurifères
Prisonnier de tes lèvres fraîches comme l'Issole, pareille de ta chair comme un oued divin, outre la confession, ce jour ma Muse, me devais de prier.
Artal....Bagnols sur Ceze, le 04 février 2008
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie07:15 Publié dans Poésie | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Lege quaeso, prière, pieta, lyre, poésie
06.02.2008
Le fiancé d’agrypnie
Amère solitude je pendille en potence
L’étendue de mes nuits, espace confondu
A plier sous le faix qu’oppresse le silence
Je vis et désespère où le rêve est rompu.
Ô la Cèze dormeuse que j’envie votre lit
Mon être qui me fuit aux mânes s’est vendu
Je lui berce l’adieu soufflant ma poésie
Il est déjà bien tard mon monde trop perclus
J’arpente le déclin, se décroît mon ivresse
Une Agonie sans trêve que forge l’aboulie
L’ombre de mon destin en bien pâle caresse
Par ce miroir fantasque aux mille reflets polis
Ton empreinte m’assiste, mirage de vermeil
Mais soudain tout se brise en fond de barbarie
Acidulé trumeau , consterné par l’éveil
Bien condamné je suis, le fiancé d’agrypnie.
Artal
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie20:00 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Ô Plume muse,
T’admirer composer enfièvre mon envie
A fleurer de mes doigts ton échappée banale
En suprême émotion la rime épanouie
Ton chant est le plus doux Ô lyre provençale
A te voir folâtrer au spéos de l’Art
Provoquer la matière que le gré magnifie
Tout mon sang surchauffé en feria du départ
Au devoir de sa charge se fixe et l’extasie
Pour ce festin d’amour anoblie du cantique
Léger comme l’aigrette effleurant l’élégance
Tu enrichis le rêve un bienséant distique
Et partout je te porte, on couronne la stance
Toi, plume muse aimée mon étoile d’azur
Où erre ton signet, son brillant et ses ors
Fougueuse contention se crée dans la mesure
Puis me gorger enfin des versets en décors
Si nos cœurs empressés vers l’astre qui jouit
Envoient mille billets éclatants de lumière
En fille de Phoebé tu t’offres à mon esprit
Il reçoit ton frisson négligeant sa misère
Traversée luxuriante le poème s’éclaire
Ne le déformez pas il est graine féconde
Une vive espérance en ce fruit d’une chaire *
Ô plume sensitive, que j’envie ta faconde.
Artal
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie19:50 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Buccines de la mort
Ami si tu entends le glas des mauvais jours
Sonner dans la brumaille et si ta vue se couvre
De nos aînés qui pleurent sous le vol des vautours
Au dessus de leur chair à déchoir sous un rouvre
Ami fais leur silence ils fixent les étoiles
Fouillant dans la brillance un mouvement du fruit
De l’amour d’un enfant trépas pour du gas-oil
Dans les sables rougis du sang de leurs petits
L’espace aux solitudes des opaques tombeaux
Qu’ici gît un prénom, un corps qui porte nom
Ils avaient un visage et c’étaient les plus beaux
Reposent ces vertus, les cendres du brandon.
Là, au champ de la paix leurs âmes confondues
Ces fleurs de notre histoire voyageurs du passé
Toutes races de cause, si jeunes dépourvus
Ô claveaux d’effusions, les avez-vous priées ?
Soyez hommes d’accords, des enfants de la terre
Qu’importe la couleur le sang est bien égal
Ami si tu entends ces buccines de guerre
De leurs faisceaux d’aubert, dénie finir au bal.
Artal
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le Garri
J’ai posé là mon sac où je vis l’âme close
Juste de ce temps libre à composer ma prose
Terré comme un garri frémissant à bleuir
Renfle la solitude, je m’offre à son désir
Ma demeure est un vœu rêvé artistement
Quatre murs de pierres au rempart adhérent
Y ont musé les fées, l’armide et la gorgone
Diverses ombres ailées que caresse l’épigone
Sainte Hannah envoûtante, son captif paisible
Dès qu’il traite sa rime, la grâce indéfectible
En génie vaporeux lui vint porter l’amour
Que maîtrise agrémente l’inspiré troubadour
La plume duveteuse chante des litanies
A chasser la démence, aux ardeurs réunies
Nous préserver du mal affermir l’hémistiche
Qu’il est doux notre exil où le vers se fait riche
Il fut des nuits troublées aux parfums de Circé
Sous la douce lumière de par le chant forcé
Du merveilleux suprême, l’extase melliflue
Des ténèbres félines où Géhenne conflue
Bénie soit la quiétude la verve est à l’ouvrage
Mollement assoupie à subir le sevrage
C’est ici emmuré dans ce cocon de plume
Que l’esprit et la grâce se lieront au volume
La fortune bohème au bon aise intérieur
Le Garri en campagne cloîtré tel un prieur
Etageant ses rondeaux si l’appui est foison
Se grise le mulot, vous dédier le frisson.
Artal
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27.01.2008
Le jardin des poètes-Béziers

Et je rêvassais en la décence du lieu
Là où souffle la puissance inspiratrice.
Dans ce jardin de paradis, en ce milieu
Me vient la vision sacrée, celle créatrice.
......Alors que je composais, l'ombre des fleurs dansait sur l'ajouture de mes vers. De temps à autre, j'observais le magnolia qui berçait une lourde branche chargée de l'affiquet bouquet aux grappes florales odoriférantes. Une feuille luisante me caressait la joue, tandis que la cigale entamait ses derniers crissements.
...... L'onde de mon cœur toujours limpide désaltérait ma soif à développer, par l'idiome du poète, les rimes les plus en forme à la lueur d'une lune de Dieu, dans ce jardin parfumé de la présence des Maîtres auxquels je reste asservi moralement, au regard de la discipline de ma langue.
...... Les étoiles, comme clouées dans les hauteurs de l'empyrée, poussent à l'acmé l'inexorable fièvre de l'amant des Muses. Aussi, j'écris pour vous, dans cet oreiller de douceur, rémora et tout à la fois, aiguillon actif de l'impulsion.
...... Observez les ombrages du haut jardin, là où le buste du sanctifié se dresse en valeureux. Méditez le pouvoir de ses lexies complexes et compassées puis fixez le pérégrin, l'errant que je suis en ce lieu, dans ma quête de troubaire à exorciser mes vœux.
Et je rêvassais à la pudeur d'une plume
A sa cruauté, puis l'ouïr gémir d'amour
Dans ce jardin de paradis, là où nous fûmes
Tantôt amants et parfois humbles troubadours.
...... Alors, je composais ma ballade en son honneur car devenue mon amie, cette plume qui avait honte de sa laideur, sans visage, renaissante, en ce jardin éclairé de l'astre en lunaison. J'avais jusque là ignoré l'odeur des roses et des lilas, car tous leurs parfums restaient concentrés autour de ses lèvres d'amante des mots, alors que moi, je déchirais mon âme à charpenter l'aigreur. Le rossignol en s'étant tu, avait ouvert la voie car revenu des enfers, je retrouvais enfin celle des boulevards.
...... Chaque jour j'allais saluer l'effigie de Hugo. Ah si j'avais pu, je l'aurai dilué sous mes baisers mais encore, transformé en un fleuve d'inspiration aux neuf écluses d'illumination. Au partage des odes, je gratifiais ma Muse d'un lit d'une soie verte au courtil des assembleurs de nuées lumineuses et courtoisement, m'inclinant à l'hommage, je m'abandonnais aux affinés délices de ces parages.
Et je rêvassais là où ne ternit l'éclat
De par son harmonie, admirable beauté
Dans cet éden des pas au tapis de lilas
Un bijou de vierge au jardin de Béziers.
Artal
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie19:20 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Le jardin des poètes-Beziers
Exil de rêve

Afin me rapprocher de Rivarol, de son " Universalité de la
Langue française ", j'ai décidé m'installer pour un séjour
indéterminé à Bagnols sur Ceze.
Ma plume, mon cœur sont ici, mon âme quelque part ailleurs,
Mon esprit dans le raisonnement.
Artal (oct.2007)
Exil de rêve
Déambule l'homme qu'auront blanchi les ans
Sous le charme du parc qu'honorent les ormeaux
Quelques bancs de pierre verdis sur le chiendent
S'offrent à la richesse d'un vieux tesoretto.
L'onde bleutée du cours s'installe pour l'hiver
En sacrifiant ses fruits aux passionnés pêcheurs
La truite et le gardon pullulent dans l'eau claire
Y exaltant l'amour aux vers des moulineurs.
Bagnols sur Ceze, ton abri est mon refuge
Se lie à nos destins ton berceau de velours
Qui me conduit au rêve, à la crue de mes juges
Commencement de l'être pour la fin d'un discours
Douceur du lieu béni, la berge prometteuse
Offre au passant saisi un espace opportun
D'y mêler son fessier à l'amante soyeuse
Au douillet de son lit dans l'antique parfum.
Artal (Bagnols sur Ceze, le 29 Sept 07)
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie18:35 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Exil de rêve
Bagnols sur Ceze
Le charme de la ville, son ravissant secret
Quand l’arôme enivrant cette odeur du café
Dans la rue aux piétons éveille les émois
Parcourant son allée, je clampine parfois.
L’éventaire abondant, s’emballe le désir
Madone sans l’enfant augure l ‘avenir
Que Midi Libre soit qu’il chante le dessein
J’engage la venelle et déboîte serein
Aux arcades ceinture les dalles de Mallet
Sous la tour de l’horloge le relief éloquent
La place s’enjolive, un fabuleux cachet
Où l’agrément soyeux génère cet accent
Dans les pages fixées à ces fruits de l’histoire
Offertes à Rivarol, Alègre, Albert André
Je glane les trophées déposés en mémoire
Ces titres prestigieux au tableau déclaré
Et tandis que j’arpente dans ce conte fervent
Fait de roche et de terre en dévot insatiable
Se découvre la rue de son règne influent
Une placette noble au brillant mémorable.
Le décor proverbial, espace pénitents
La vierge protégée aux pierres d’autrefois
Vers la rue du ruisseau, le lavoir aux accents
Anciennes filatures des laines et de la soie.
Se lie à mon séjour cet arche de noblesse
Là-haut sur le rempart l’écran, ma forteresse
La voûte de lumière où je soigne mes maux
Etayant la prière, s’écoulent mes idéaux.
Ah qu’il fait bon vivre Monsieur le Maire
Dans votre Banhòus de Céser
Artal (Bagnols sur Ceze. janv. 2008)
Banhòus de Céser (bagnols occitan)
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Les Poèmes de Artal - Site poésie & généalogie18:20 Publié dans Loisirs/Culture | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Bagnols sur Ceze

