27 janvier 2008
Hommage à Hélène TOUCHET
Elle est partie discrètement, sans faire de bruit,
suite à une vie exceptionnelle et incroyablement riche,
une vie comme il en existe peu.
Ainsi qu’elle nous l’a laissé dans sa dernière lettre, je cite :
« mon corps physique va retourner à la poussière ou à la cendre, mais comme l’a dit Lavoisier :
rien ne se perd , rien ne se crée , tout se transforme »
Elle ne voulait pas que l’on assimile son départ à un adieu.
Elle a dit que « par la pensée elle serait toujours présente, toujours avec nous, qu’elle ne nous a pas quittés et qu’elle continuera à veiller sur nous trois, nous,
ses très, très chers enfants qu’elle a aimé de tout son cœur, nous qui étions toute sa vie »
Elle s’est dévouée corps et âme.
Toute sa vie a été au service des autres, des malades.
Jeune fille, elle travaillait comme auxiliaire puéricultrice dans la pouponnière médicale de sa maman, à Montmorency, puis elle fit ses études de médecine à Caen, pour être Sage-Femme.
La guerre arriva, alors elle s’engagea, comme infirmière dans la Croix Rouge pour venir au secours des blessés et monta jusque sur le front de Pologne avec les combattants.
Elle fut aux premières loges pendant le débarquement en Normandie en 1944 et travailla aux côtés des américains à l’hôpital de Caen.
Puis vint la débâcle et l’exode, elle décida de rejoindre
le Dr Schweizer à Lambarenee pour soigner les lépreux.
Après maintes péripéties elle s’envola pour l’Afrique en 1946.
Elle s’arrêta aux portes du Sahara, à Biskra, base de laquelle elle partait seule avec sa petite guide faire des tournées à dos de chameau dans les territoires du sud, soigner et accoucher les femmes dans les oasis reculées et isolées au fin fond du désert.
Fin 1949 elle remonta vers la Tunisie ou elle s’installa en ouvrant une clinique d’accouchement.
Elle y donna naissance à ses deux filles Dominique et
Marie-Hélène qu’elle éleva toute sa vie seule.
De retour en France elle s’occupa toujours et encore de malades, au Château en Normandie qu’elle transforma en centre de convalescence, ou par la suite d’enfants dans les pouponnières médicales, spécialisées dont elle s’occupa.
Sa maladie a débuté en 1970, date à laquelle elle s’est attachée à défendre des principes de liberté, de tolérance, de respect des autres ayant pour devise – Liberté – Egalité – Fraternité -
Depuis lors, elle souffre , en silence en ayant la féroce et inébranlable volonté de tenir jusqu’à ce que Dominique,
Marie-Hélène et Yann soit capables de voler de leurs propres ailes.
Ces dernières années ont été un véritable calvaire, son courage et sa détermination ne lui ont jamais fait baisser les bras.
Elle laisse un trou béant, un vide que rien ni personne ne pourra combler.
C’était une « Grande Dame » qui force le respect et l’admiration, elle était "Bonne et Noble" de cœur et d’esprit.
Hélène TOUCHET, que les trois grandes lumières qui ont éclairé ta vie et tes travaux te permettent de rejoindre le ciel étoilé, l’Orient Eternel.
14:55 Publié dans Actualités , Associations , Blog , Coup de coeur/Coup de griffe , Famille , Livre , Loisirs/Culture , Traditions | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : hommage, Marie-Hélène Touchet, GLFF, Dr Schweizer, Sahara, Tunisie, Caen


