12.09.2007
Ségolène ROYAL
Ségolène ROYAL à la Fête nationale de l'Unità en Italie :
"Ce que vous faîtes en Italie doit nous inciter à accélérer la rénovation du Parti socialiste"
Ségolène ROYAL était, dimanche 9 septembre, l'invitée de la Fête nationale de l'Unità
organisée par le Parti des Démocrates de Gauche italien à Bologne.
Invitée à l'initiative de Piero FASSINO, premier secrétaire des "Damocratici di Sinistra",
Ségolène ROYAL était accompagnée de Bruno LE ROUX, Député et secrétaire national du PS chargé des élections, et de Delphine BATHO, Députée et secrétaire nationale du PS chargée de la sécurité.
Elle a profité de l'occasion pour faire un tour d'horizon de la situation de la gauche en Italie et en France. Ségolène Royal est intervenue devant un millier de personnes et a répondu aux questions de la journaliste Lucia Annunziata, retransmises sur NessunoTV. Il a notamment été question des leçons tirées de la présidentielle en France, le mini-traité européen, la politique de Nicolas Sarkozy et les alliances de la gauche en France.
Jugeant le mini-traité européen promu par le Président de la République en France "trop mini", elle a ajouté qu'il fallait "exiger des politiques européennes communes indépendamment du mini traité; des politiques qui promeuvent les transports, la recherche, le développement durable et combattre les délocalisations."
En Italie, la gauche a battu Silvio BERLUSCONI en rassemblant une large coalition. Les formations regroupées dans "l'Olivier" envisagent depuis un an de fusionner et de se dépasser pour créer un nouveau parti : le Parti Démocrate. On se souvient que la gauche italienne avait organisé un processus de primaire exemplaire lors de leurs dernières élections : 4,3 millions de citoyens avaient participé au vote pour choisir le dirigeant de la coalition et voter le programme.
Cette fois encore, la naissance du Parti Démocrate donnera lieu à un vote participatif populaire le 14 octobre prochain. Tout électeur, et plus généralement toute personne de plus de 16 ans, ainsi que les résidants étrangers, moyennant une contribution d'environ 5 euros, pourront voter dans les 10 000 lieux de vote qui seront installés dans toute l'Italie.
Le même jour, les Italiens pourront choisir le dirigeant national du futur parti ainsi que les dirigeants locaux. Les initiateurs de ce processus ont d'ailleurs promu, parmi les candidats, toute une nouvelle génération de leaders et de nombreuses femmes (les candidatures respectent strictement la parité). Ségolène Royal a souligné que ce processus en Italien d'union et de démocratie participative est un exemple utile pour la France alors que le PS engage un travail de rénovation de ses idées, de sa stratégie d'alliance et de son fonctionnement.
Elle a notamment rencontré lors de cette rencontre Sergio COFFERATI, maire de Bologne, ancien leader du syndicat CGIL, Marina SERENI, Présidente adjointe du groupe parlementaire de l'Olivier à la Chambre des Députés et Luciano VECCHI, secrétaire international de DS.
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14.08.2007
Du "blé" à la pelle...Pour Qui ?
La BCE injecte 25 milliards d’euros
mardi 14 août 2007, 12:59
La Banque centrale européenne a injecté à nouveau ce mardi 25,2 milliards d’euros dans le circuit monétaire de la zone euro en deux opérations pour remédier à une pénurie de liquidités due à la crise du crédit à risque. La BCE a mis dans un premier temps 7,7 milliards d’euros à la disposition des banques commerciales de la zone euro pour leur permettre de faire face à leurs obligations via un « appel d’offre rapide ».
La banque centrale a déjà eu recours quatre fois à cette procédure d’urgence depuis jeudi dernier.
Elle a dans un deuxième temps injecté 17,5 milliards par le biais de son opération classique de refinancement hebdomadaire.
Au total, la BCE a mis sur le marché depuis la semaine dernière près de 230 milliards d’euros. Ces sommes sont distribuées aux banques de la zone euro, pour leur permettre de faire face à leurs obligations.
La crise du crédit immobilier à risque aux Etats-Unis ou « subprime » s’est propagée au marché interbancaire, notamment en zone euro.
Les banques ne se font plus confiance et refusent de se prêter mutuellement de l’argent, réduisant le volume de liquidités en circulation.
Pour remédier à la pénurie de liquidités, les banques centrales du monde entier interviennent de manière concertée depuis la semaine dernière pour mettre du « cash » sur le marché.
La situation semble toutefois s’améliorer progressivement en zone euro et les montants injectés diminuent chaque jour. « La BCE note que les conditions sur le marché monétaire sont proches de la normale », a d’ailleurs précisé la banque centrale dans un communiqué.
Au Japon, la banque centrale a même commencé à inverser la tendance ce mardi, en retirant du marché monétaire nippon les dix milliards d’euros qu’elle avait injectés ces derniers jours.
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02.08.2007
Royal gagne... contre le CNE
Cette fois, le coup est venu de Poitou-Charentes. Depuis trois semaines, le contrat nouvelles embauches (CNE) accumule à nouveau les démêlés avec la justice, lui qui avait pourtant suscité peu de bruit lors de sa création en août 2005, comparé au tollé provoqué par son «cousin» le CPE.
Après deux décisions défavorables de la cour d’appel de Paris et de celle de Bordeaux en juillet, c’est cette fois Ségolène Royal qui a marqué un point, lundi, contre ce contrat à durée indéterminée qui prévoit, pour les entreprises de 20 salairés ou moins, une période d’essai de deux ans durant laquelle l’employeur peut licencier un salarié sans motif.
«Précarité». La présidente de la région Poitou-Charentes avait décidé, en février 2006, d’exclure des primes régionales pour l’emploi les entreprises ayant recours au CNE, «au motif qu’il favorise la précarité», précisait hier la Région. En juin 2006, un complément à cette décision rendait inéligible à l’attribution d’aides économiques toute entreprise du bâtiment qui souhaitait embaucher un jeune en CNE.
La préfecture de la Vienne est alors montée au créneau en jugeant cette politique illégale : le CNE avait été validé par le Conseil d’Etat et pouvait donc, selon elle, s’appliquer sur l’ensemble du territoire. L’ancien préfet Bernard Niquet avait saisi le tribunal administratif en août 2006, demandant l’annulation de ces deux mesures.
Mais, sur tous les éléments reprochés à Ségolène Royal, le tribunal administratif de Poitiers lui a donné raison.
«Contrairement à ce que soutient le préfet, rien dans ces dispositions ne fait légalement obstacle à ce que la région décide de ne pas attribuer d’aides au recrutement de salariés réalisé au moyen du CNE.» Le tribunal a conclu que la région était compétente en matière de politique de l’emploi, et que celle-ci ne créait pas de discriminations entre les entreprises. «Il n’y a en effet pas de droit à la prime automatique», explique le directeur général des services au conseil régional, Jean-Luc Fulachier, insistant sur la volonté de la présidente de soutenir les embauches en CDI. Selon un communiqué de la région, Ségolène Royal «a noté avec satifaction que la défense de la qualité de l’emploi est validée par les juges».
«Cause». Début juillet, la cour d’appel de Paris avait déjà porté un coup sérieux au CNE en le jugeant contraire au droit international, via la convention 158 de l’Organisation internationale du travail. Quelques jours plus tard, c’était au tour de la cour d’appel de Bordeaux de frapper. S’appuyant sur la même convention internationale, les juges bordelais ont qualifié le licenciement d’un salarié employé en CNE comme «dépourvu de cause réelle et sérieuse». Dans le cas poitevin, le nouveau préfet, Bernard Fragneau, qui n’a pas souhaité commenté la décision, a deux mois pour faire appel.
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