08.04.2008
Jack Kerouac
Jack Kerouac est né en 1922 à Lowell,Massachusetts,dans une famille canadienne-francaise.
Etudiant à Columbia,marin durant la Seconde Guerre mondiale.Il rencontre à New York,en 1944,William Burroughs et Allen Ginsberg,avec lesquels il méne une vie de bohéme à Greenwich Village,nuits sans sommeil,alcool et drogues,sexe et homosexualité,délires poétiques et jazz bop et cool,vagabondages sans argent à travers les Etats Unis,de New York à San Francisco,de Denver à La Nouvelle Orléans,et jusqu'à Mexico,vie collective trépidante ou quéte solitaire aux lisiéres de la folie ou de la sagesse,révolte mystique et recherche de satori sont quelques unes des caractéristiques de ce mode de vie qui est un défi à l'Amérique conformiste et bien pensante.
Aprés son premier livre ,TheTown and the City,qui parait en 1950,il met au point une technique nouvelle,trés spontanée,à laquelle on a donné le nom de "littérature de l'instant"et qui aboutira à la publication de Sur la route en 1957,centré sur le personnage obscur et fascinant de Dean Moriartty ( Neal Cassady) .Il est alors considéré comme le chef de file de la beat génération.Aprés un voyage à Tanger,Paris et Londres,il s'installe avec sa mére à Long Island puis en Floride,et publie,entre autres,Les Souterrains,Les clochards célestes,Le vagabon solitaire,Anges de la Désolation et Big Sur.
Miné par la sollitude et l'alcool,Jack Kerouac est mort en 1969,à l'age de quarante-sept ans
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31.03.2008
Pourtant la vie
A voir un jeune chien courrir
Les oiseaux parapher le ciel
Le vent friser le lavoir bleu
Les enfants jouer dans le jour
A sentir fraichir la soirée
Entendre le chant d'une porte
Respirer les lilas dans l'ombre
Flaner dans les rues printaniéres
Rien moins que rien pourtant la vie
Louis Aragon (Le voyage de Hollande)
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19.03.2008
Octobre 1915
Je crois n'avoir jamais était aussi sale.Ce n'est pas ici une boue liquide ,comme dans l'Argonne.C'est une boue de glaisse épaisse et collante dont il est presque impossible de se débarasser,les hommes se brossent avec des étrilles[...] par ces temps de pluie,les terres des tranchées,boulversées par les obus,s'éccroulent un peu partout,et mettent au jour ,dont rien, hélas,si ce n'est l'odeur,n'indiquait la présence.Partout des ossements et des cranes.Pardonnez-moi de vous donner ces détails macabres;ils sont encore loin de la réalité.
Jules Grosjean. (Extrait de Paroles de Poilus)
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