07.05.2008
J.K - La névrose résulte de la dépendance.
On dépend de sa femme, du médecin,
on devient tributaire de Dieu ou des psychologues.
On s'est installé dans une série de dépendances en espérant trouver en elles la sécurité.
Quand on découvre qu'on ne peut dépendre de personne,
qu'est-ce qui se passe ?
On provoque une terrible révolution psychologique,
qu'en général on n'affronte pas volontiers.
On dépend de sa femme,
elle vous encourage à dépendre d'elle et vice versa.
Cela fait partie de la névrose dont on souffre.
On ne doit pas la rejeter, mais l'examiner.
Peut-on s'en libérer, peut-on ne pas dépendre de sa femme
-- du point de vue psychologique, bien entendu ?
On ne le fera pas, car on est effrayé ;
on veut d'elle quelque chose, des relations sexuelles,
ou ceci ou cela.
Ou bien elle se sert de vos propres idées pour vous inciter à dominer,
à être ambitieux,
ou bien elle vous appelle un merveilleux philosophe.
Extrait du livre "Questions et réponses " de Krishnamurti,
"la douleur ", p37
Copyright Krishnamurti Foundation Trust.
(Traduit de l'anglais par Mary Vriacos, éd. du Rocher)
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06.05.2008
J.K - La névrose résulte de la dépendance.
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05.05.2008
J.K - Quand l’observateur est là, il n’est que le passé qui observe ou voudrait le faire.
Assis sur la plage et regardant les gens qui passent,
deux ou trois couples puis une femme seule,
il semble que toute la nature autour de nous,
depuis la mer bleue et profonde jusqu’aux hautes montagnes pierreuses,
que tout communie dans cette observation.
Nous regardons sans attendre d’événement, observant sans but
Et cette observation inclut l’acte d’apprendre, non par l’accumulation presque mécanique du savoir,
mais par ce regard si proche,
à la fois profond, vif et tendre,
où l’observateur n’existe plus.
Quand l’observateur est là,
il n’est que le passé qui observe ou voudrait le faire,
mais n’est capable que d’un souvenir dévitalisé.
L’observation, elle, est vibrante de vie,
chaque seconde lui est disponible.
Toutes les créatures, les petits crabes, les mouettes et les oiseaux en vol sont aux aguets.
Ils cherchent des proies, du poisson, quelque chose à manger.
Quelqu’un passe tout près et se demande ce que vous regardez.
Vous ne regardez rien et ce rien contient toutes choses.
J. Krishnamurti Dernier Journal Vendredi 6 mai 1983 (p.122-123)
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04.05.2008
J.K - Quand l’observateur est là, il n’est que le passé qui observe ou voudrait le faire.
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03.05.2008
J.K - Nous sommes les choses que nous possédons, nous sommes ce à quoi nous tenons.
Il n’y a aucune noblesse dans l’attachement.
L’attachement à la culture, au savoir, n’est pas différent des autres formes de penchants agréables.
L’attachement fait que le moi s’absorbe en lui-même,
que ce soit aux niveaux les plus bas ou les plus élevés.
L’attachement est l’illusion du moi, une tentative pour fuir le vide du moi.
Les choses auxquelles nous sommes attachés — biens, personnes, idées — prennent une importance capitale,
car privé de tout ce qui emplit son vide,
le moi n’existe pas.
La peur de ne pas être nous pousse à posséder ;
et la peur engendre l’illusion, l’asservissement aux conclusions.
Les conclusions, matérielles ou imaginaires, empêchent l’intelligence de parvenir à maturité,
à cette liberté sans laquelle la réalité ne peut pas se faire jour ;
et sans cette liberté, l’habileté est prise pour de l’intelligence.
Les voies de l’habileté sont toujours complexes et destructrices.
C’est cette habileté, armure protectrice du moi, qui conduit à l’attachement ;
et lorsque l’attachement cause de la souffrance,
c’est cette même habileté qui recherche le détachement
et jouit de l’orgueil et de la vanité de la renonciation.
La compréhension des voies de l’habileté, les voies du moi, est le commencement de l’intelligence.
J. Krishnamurti Commentaires sur la vie Tome 1, Chapitre 45 La vie dans une ville
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02.05.2008
J.K - Nous sommes les choses que nous possédons, nous sommes ce à quoi nous tenons.
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01.05.2008
J.K - Quelle chose étrange que la solitude, et comme elle est effrayante !
Nous n’osons jamais l’approcher de trop près ; et si par hasard cela nous arrive,
nous la fuyons bien vite.
Nous ferons tout pour échapper à la solitude,
pour l’oublier.
Nos préoccupations conscientes et inconscientes semblent avoir toutes pour but de l’éviter ou de la surmonter.
Eviter ou surmonter la solitude sont deux attitudes également vaines ;
nous avons beau étouffer ou ignorer la douleur,
le problème n’en est pas moins toujours là.
Vous pouvez vous perdre dans une foule et cependant être profondément seul ;
vous pouvez avoir une intense activité,
mais la solitude s’insinue sourdement en vous ; reposez le livre, et elle est là.
Les plaisirs et les boissons ne peuvent pas noyer la solitude ;
vous pouvez momentanément vous en évader,
mais quand les effets du rire ou de l’alcool se sont dissipés, la peur de la solitude revient.
Vous pouvez être ambitieux et réussir,
vous pouvez avoir un pouvoir considérable sur les autres,
vous pouvez avoir une vaste culture,
vous pouvez adorer et vous perdre dans le galimatias des rituels ;
mais vous aurez beau faire, vous continuerez à souffrir de la solitude.
Vous pouvez ne vivre que pour votre fils, pour le maître, pour l’expression de votre talent ;
mais la solitude vous enveloppe comme une profonde nuit.
Aimez ou haïssez,
évadez-vous selon votre tempérament et vos besoins psychologiques : la solitude est là, qui attend et qui vous guette,
qui ne s’éloigne que pour mieux revenir.
J. Krishnamurti Commentaires sur la vie Tome 1, Chapitre 42 L’esseulement
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29.04.2008
J.K - Quelle chose étrange que la solitude, et comme elle est effrayante !
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28.04.2008
J.K - (2) Il est infiniment plus important de comprendre notre pouvoir de créer l’illusion que de comprendre la réalité.
Psychologiquement, intérieurement, si ardent qu’en soit notre désir,
il n’est point de certitude, point de permanence,
pas plus dans notre relation avec autrui
que dans nos croyances ou les dieux de notre cerveau.
Le désir intense de certitude, d’une certaine permanence,
et le fait que celle-ci n’existe absolument pas,
telle est l’essence du conflit, l’illusion face à la réalité.
Il est infiniment plus important de comprendre notre pouvoir de créer l’illusion que de comprendre la réalité.
Ce pouvoir doit cesser complètement,
mais non pas en vue d’obtenir la réalité ; on ne discute pas avec le fait.
La réalité n’est pas récompense,
le faux doit disparaître parce qu’il est faux et non dans le but de trouver la vérité.
J. Krishnamurti Carnets 1er septembre 1961 à Gstaad (p.130-131)
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27.04.2008
J.K - (1) Il est infiniment plus important de comprendre notre pouvoir de créer l’illusion que de comprendre la réalité.
Le connu est toujours détail, fragment,
et de là nous essayons d’appréhender l’inconnu.
Nous ne lâchons jamais le détail,
car nous sommes certains de lui et croyons y trouver la sécurité.
Mais en réalité, rien ne nous offre de certitude,
sinon probablement les choses superficielles et mécaniques auxquelles il arrive aussi de faillir.
Pour agir,
nous pouvons plus ou moins compter sur des choses extérieures,
comme les trains par exemple.
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26.04.2008
J.K - Il est infiniment plus important de comprendre notre pouvoir de créer l’illusion que de comprendre la réalité.
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25.04.2008
J.K-Quelle idée avez-vous d’un monde nouveau ?
Question : Quelle idée avez-vous d’un monde nouveau ?
Krishnamurti : Je n’en ai aucune.
Un monde nouveau ne serait pas neuf si j’avais d’avance des idées à son sujet.
Je ne m’esquive pas : c’est un fait.
Si j’avais une idée, elle serait le résultat de mes études,
de mon expérience, de ce que j’aurais lu, appris ou entendu dire.
Le « nouveau » ne peut jamais être neuf s’il est une création de l’esprit,
parce que l’esprit est vieux.
On ne peut pas savoir ce qui arrivera demain.
On peut, bien sûr, savoir que demain, dimanche, il n’y aura pas d’école
et que lundi vous serez de nouveau ici,
mais on ne peut pas savoir ce qui se passera dans le monde,
quels sentiments nous aurons les uns et les autres,
ni à quels événements nous assisterons.
Si nous refusons de prévoir ce que sera l’avenir,
lorsqu’il sera là il sera neuf
et ce qui importe c’est de pouvoir faire face au neuf.
J. Krishnamurti Face à la vie Seconde série, chapitre 1 (p. 209)
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24.04.2008
J.K - L’ignorance n’est point le manque de savoir, mais le manque de connaissance de soi.
Sans connaissance de soi il n’est point d’intelligence.
Contrairement au savoir,
la connaissance de soi n’accumule pas ;
apprendre se fait d’instant en instant.
Ce n’est pas un processus additif ; dans le processus d’accumulation,
il se forme un centre qui est celui du savoir, de l’expérience.
Dans ce processus, qu’il soit positif ou négatif,
il ne peut y avoir de compréhension.
Le mouvement de la pensée, du sentiment, ne peut être compris,
et il ne peut y avoir de connaissance de soi tant que subsiste l’intention d’amasser ou de résister.
Il n’y a pas d’intelligence sans connaissance de soi.
La connaissance de soi est un présent actif, non un jugement ;
toute autocritique implique une accumulation,
une évaluation à partir d’un centre d’expérience et de savoir.
C’est ce passé qui fait obstacle à la compréhension du présent actif.
La poursuite de la connaissance de soi est un acte d’intelligence.
J. Krishnamurti Carnets 11 septembre 1961 à Paris (p.148-149)
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23.04.2008
J.K - L’ignorance n’est point le manque de savoir, mais le manque de connaissance de soi.
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22.04.2008
J.K - Il n’y a pas de chemin qui conduise à la vérité.
La vérité doit être découverte,
mais il n’y a pas de formule pour cette découverte.
Ce qui est mis en formules n’est pas vrai.
Vous devez vous lancer sur la mer inconnue,
et c’est vous-même,
cette mer inconnue.
Vous devez partir à la découverte de vous-même,
mais non pas selon un plan déterminé,
ou en suivant l’exemple de quelqu’un,
car alors il n’y a pas de découverte.
La découverte fait naître la joie
— non pas une joie reconnue, non pas une joie comparable à une autre joie,
mais une joie sans passé,
une joie à jamais neuve.
La connaissance de soi est le commencement de la sagesse dans la tranquillité
et le silence de laquelle il y a l’incommensurable.
J. Krishnamurti Commentaires sur la vie Tome 1, Chapitre 40 « Mon chemin et votre chemin »
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21.04.2008
J.K - Jamais la description ne peut être la réalité décrite.
L’aigle dans son vol ne laisse aucune trace - à l’encontre du savant.
En examinant cette question de la liberté,
il faut qu’existe non seulement une observation scientifique rigoureuse,
mais encore ce vol de l’aigle qui ne laisse aucune trace derrière lui ;
il faut les deux choses ;
il faut l’explication verbale et la perception non verbale
- car jamais la description ne peut être la réalité décrite ;
très évidemment,
l’explication n’est jamais la chose que l’on explique ;
jamais le mot n’est la chose.
J. Krishnamurti Le vol de l’aigle Pensée, chapitre 1, Londres, 16 mars 1969 (p. 13-14)
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20.04.2008
J.K - Si l’on se propose d’être bon, la bonté ne fleurira jamais.
Si l’on entreprend de méditer de propos délibéré, ce n’est pas de la méditation.
Si l’on se propose d’être bon, la bonté ne fleurira jamais.
Si l’on cultive l’humilité, elle cesse d’être.
La méditation est comme la brise qui vient lorsqu’on laisse la fenêtre ouverte ;
mais si on la laisse ouverte délibérément,
si,
délibérément, on invite la brise,
elle n’apparaîtra jamais.
J. Krishnamurti La révolution du silence Inde, Chapitre 6 (p. 46)
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19.04.2008
J.K - (3) Est-ce que l’on ne s’intéresse qu’à sa propre vie,
Nous, êtres humains séparés et isolés, n’avons pas pu résoudre nos problèmes.
Bien que nous soyions très bien éduqués, astucieux,
égoïstes et capables d’étonnantes réalisations à l’extérieur ;
intérieurement, nous sommes plus ou moins identiques,
depuis des milliers d’années.
Nous sommes en rivalité, nous haïssons, nous nous entre-détruisons ;
c’est ce qui arrive réellement à l’heure actuelle.
Vous avez entendu les experts parler de guerres récentes ;
ils ne parlent pas des êtres humains qui se font tuer,
mais des terrains d’aviation à détruire, des objectifs à faire sauter.
Il y a cette confusion totale dans le monde,
ce dont, j’en suis bien sûr, nous sommes tous conscients ;
qu’allons-nous donc faire ?
Comme un ami l’a dit à l’orateur,
il y a quelque temps : "Vous ne pouvez rien faire,
vous vous cognez la tête contre un mur.
Il en sera toujours ainsi : on continuera à se battre, à s’entre-tuer,
à rivaliser et à rester prisonnier de toutes sortes d’illusions.
Cela continuera toujours.
Ne perdez pas votre vie et votre temps."
Conscient de la tragédie du monde,
des événements effroyables qui surviendront si un fou appuie sur un bouton,
les ordinateurs qui prennent la relève des capacités de l’homme,
qui pensent plus vite et plus précisément
- que va-t-il arriver à l’être humain ?
C’est le vaste problème que nous examinons.
J. Krishnamurti La flamme de l’attention Chapitre 7, Ojai, p. 117-119
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18.04.2008
J.K - (2) Est-ce que l’on ne s’intéresse qu’à sa propre vie,
Technologiquement, les scientifiques ont permis de réduire les maladies,
d’améliorer la communication ;
mais en même temps, ils ont augmenté le pouvoir dévastateur des armes de guerre,
la possibilité de massacrer,
d’un seul coup,
un grand nombre de personnes.
Les scientifiques ne sauveront pas l’humanité ;
les politiciens non plus,
aussi bien à l’est qu’à l’ouest ou dans n’importe quelle partie du monde.
Les hommes politiques recherchent le pouvoir,
une situation et ils jouent toutes sortes de tours pour mystifier notre pensée.
Il en est de même dans le monde soi-disant religieux ;
l’autorité de la hiérarchie,
celle du Pape,
des archevêques,
des évêques
et des prêtres locaux,
au nom des images créées par la pensée.
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17.04.2008
J.K - (1) Est-ce que l’on ne s’intéresse qu’à sa propre vie,
... ou bien est-ce que l’on s’occupe de la totalité de l’existence humaine,
de toute l’humanité ?
Si l’on est seulement concerné par notre vie personnelle,
même si c’est difficile, même si c’est limité,
même si cela apporte beaucoup de douleur et de peine,
on ne réalise pas que cela fait partie du tout.
On doit regarder la vie,
pas la vie américaine ou la vie orientale,
mais la vie comme un tout : une observation holistique ;
une observation qui ne soit pas personnelle ;
ce n’est pas notre propre observation,
mais l’observation qui comprend la totalité, la vision holistique de la vie.
Chacun est concerné par ses propres problèmes
- problèmes d’argent, de travail, de rechercher ses propres satisfactions,
l’éternelle recherche du plaisir ;
le fait d’avoir peur, d’être isolé, seul, déprimé,
souffrant et créant un sauveur à l’extérieur
qui transformera ou amènera le salut pour chacun de nous.
C’est la tradition en Occident depuis deux mille ans ;
et en Orient,
on a soutenu la même idée avec des mots et des symboles différents,
des conclusions différentes ;
mais c’est la même recherche d’un salut individuel,
d’un bonheur personnel,
pour résoudre tous nos problèmes nombreux et complexes.
Il y a des spécialistes de toutes sortes, les spécialistes en psychologie,
vers lesquels on se tourne pour résoudre nos problèmes.
Eux non plus n’ont pas réussi.
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