24.05.2008

FRANCE / Vezelay café

Je rentre dans un café, à Vézelay.
Faut faire attention parce que tout est cher à Vézelay... Surtout les restaurants.
Même sur les talus, y a des "parcmètres"...
Je demande un café allongé, la patronne me dit :
_ Un euro...
Je réponds :
_ Non, c'est pas assez cher... En plus, je bois en terrasse...
_ C'est pas grave, qu'elle me dit.
J'insiste :
_ Je veux pas que vous soyez en faillite, si vous êtes pas assez cher, ça va arriver...
Je laisse 1,20 euros.
Elle est gaie, vive et joyeuse, son sourire me parle, j'ajoute :
_ Vous êtes pas gémeaux par hasard ?
_ Si, pile-poil ! Comment vous faites pour savoir !? Qu'elle s'étonne.
Et moi, faux-modeste (et gémeaux) :
_ Ben, c'est pas dur, vous êtes gaie, gentille, active....
Elle me demande, aux anges :
_ Est-ce que je peux vous faire la bise ?
Elle me serre dans ses bras, très fort...
Moi aussi...
C'est pas beau ça ? Dix minutes dans un café et vous faites la bise à la patronne...

FRANCE / Vezelay basilique

C'est pas beau ça ? Dix minutes dans un café et vous faites la bise à la patronne...


Voûte d'arêtes de la nef romane de la basilique de Vézelay

21.05.2008

FRANCE / Jehanne d'Arc...


Le nez dans l'herbe, je me suis longtemps demandé qui était Jehanne d'Arc... A la fois si lointaine et si proche...
Tout petit, on passait devant sa maison pour aller chez ma grand-mère Jeanne (homonymie fort intéressante) dont les parents étaient meuniers à Domrémy.
Jehanne d'Arc, je crois bien que c'était une espèce de garçon manqué. Voire plus... Aujourd'hui, on parle sans ambage de transexualité ou d'homosexualité féminine. A l'époque, c'était inconcevable...
Elle ne supportait pas que les garçons la touchent et s'habillait volontiers en homme, Ce qui à l'époque était sévèrement réprimandé par la loi et l'église;
Elle justifia habilement de voyager et de guerroyer pour le faire...

Sa virginité était donc plus qu'un choix religieux, c'était un choix personnel, bien qu'il semble qu'elle fut malheureusement "forcée" par ses geôliers en fin de détention...

Il est fort à parier, que Jehanne avait des hallucinations ou des crises de schizophrénie. A moins qu'elle ne jouât carrément la manipulation et les bobards pour abuser son "tonton" de Vaucouleurs, le Sire de Baudricourt, qui la renvoya d'abord prestement chez elle avec une paire de gifles avant de céder à l'emmerdeuse...

Quant au Roi de France et à ses Conseillers, ils virent tout de suite le parti qu'ils pouvaient tirer de cette péronnelle mythomane, en donnant corps à une légende récurrente de l'époque ; " Le Royaume de France serait sauvé par une jeune fille vierge envoyée de Dieu..."
Quand les fantasmes guerriers d'une pucelle caractérielle rejoignent la nécessaire propagande royale pour galvaniser les troupes démoralisées, l'accomplissement du scénario divin est en marche...

"Laisse aller, c'est une valse..." aurait dit Michel Audiard.

20.05.2008

FRANCE / terre d'enfance


Cette photo ne vous parle probablement pas, mais moi, c'est toute mon enfance qui me saute au yeux, qui me gonfle le coeur, qui inonde mon souvenir et mon imaginaire...
Ces terres verdoyantes, barrées du jaune des champs de colza, cette herbe grasse et onctueuse que broutent négligement quelques chevaux, que ne dérange qu'un léger souffle de vent dans les feuilles tendres du printemps tardif...
Ce sont les douces collines du Saintois et du Barrois-Mouvant, quelque part au confins de la Champagne, de la Bourgogne et de ce qui fut le Saint-Empire Romain Germanique, au Pays de Jeanne d'Arc... Dorémy-la-Pucelle.

17.05.2008

FRANCE / bonheur??

Salut Denis
Tu n'es plus instit, alors tu fais quoi maintenant, tu n'as pas encore l'âge de la retraite -
En tous cas, j'ai l'impression (d'après ton blog) que tu profites bien de la vie - Et tu as amplement raison, tu n'as pas l'air d'être stressé, ni compliqué - C'est vrai que tu ne nous montres peut-être que le bon coté des choses - Des choses qui font réver, ton joli chalet, ta belle région en France et tes séjours amoureux au Maroc - J'adore ton blog et je te félicite, continue et Samira est trés jolie -
Lily

Ecrit par : lily | 13.05.2008

bjr lily

Merci pour tes compliments a Samira et tes encouragements.
je reponds un peu plus en detail a ta note.
J'ai reçu des coups dans la vie et j'ai connu des echecs et des souffrances, comme tout un chacun, travail, divorce, enfants...
J ai fait le choix d ignorer au maximum tous les aspects negatifs de la vie, et g developpé un 6eme sens pour fuir les fâcheux... des fois ca marche.
et surtout j'essaye de m interesser a un maximum de choses et de gens interessants...
la peinture m'a permis de m occuper et de gagner mon independance morale et materielle...
J'ai une espece de devise, qui vaut ce qu'elle vaut "le bonheur est un choix"...
Une autre accessoirement, "nous apprenons plus de nos echecs que de nos succes".
Et une derniere, qui contredit un peu la première et que j attribue à Zorba le Grec : " Si la vie etait facile, elle serait sans interet..."
Amitiés

Ecrit par Denis le 16.5.2008

16.05.2008

FRANCE /copine-car/vadrouille

NOTE DE SAADOU
salut denis, encore en vadrouille! t'as la bougeotte ? si tu passes par ici arrêtes toi ça devrait te plaire! tu te trompes, la fee morgane elle est ici, a najac avec liane la reine des elfes et tous les autres....je ne sais pourquoi les gens arrivent dans ce village, trimballant des sacs a dos tous plus lourds les uns que les autres; j'ai fait pareil et j'ai enfin trouve un endroit ou le poser mon sac! c'est pour ça que c' est un poeme najac, plein d'histoires d'avant et de maintenant et avec des" gueules" je te dis que ça !(a en faire baver les photographes!)

REPONSE DENIS
Najac, ca me dit qq choz, s q par hasard c serait pas sur le chemin de st jacques de compostelle ? j 'en ai fait une partie q je raconte dans mon blog...
la bougeotte, oui, tu sais dans mon copine-car, je suis comme dans une coquille, un cocon, un oeuf, j'ecoute la pluie, le vent bruisser..., g mon ordi, qq livres, je me leve, et dejeune qd je veux... c comme une cabane roulante, g l impression d etre de partout et de nulle part,..c pas grand mais je suis chez moi, je derange personne..... Les paysages defilent, je prends juste leur beauté, je fuis la laideur des chaines aux pieds... la beauté du monde est dans notre regard...pas dans les titres de notorièté ou de proprieté...

*alors je viendrai a najac faire de belles photos. je suis un passionné du sud-ouest et du languedoc...
*excuz a mes lecteurs pour style sms,et fautes, j ecris avec 3G sur clavier minuscule.dans copine-car

15.05.2008

FRANCE / copine-car / Saulieu

Traversée de la France en copine-car. Le prix du gazole a flambé. Je fais le plein avec un billet de 100 euros, On me rend de quoi boire un café.
Périple dans les petites routes du Morvan, torturées et verdoyantes. La brume s'élève irrélle, La fée Morgane va-t-elle apparaître au détour d'un chemin?
Passé par Saulieu, d'où Bernard Loiseau, exigeant et passionné, s'est envolé dans le ciel étoilé des artistes de la gastronomie. Son auberge est toujours là, resplendissante, un palace,
Saulieu, un morceau de place Vendôme transposé dans un village bourguignon, Des hôtels et des restaurants de luxe toutes les deux maisons.
Quelques Jaguars et des Ferraris. Dechavanne vient y manger en hélicoptère entre midi et deux.

Je me contente des petits restaus qu'on trouve le long des routes de la France. J'en ai touvé un à midi, propre et sympa, 10 € le menu, 1,30 € le pichet, un euro le café... Et le sourire de la serveuse. Sympa, non ?

14.05.2008

ECOLE / le panda...

Panda du zoo de Pékin. Gestes lents et mesurés.
Tourner les pages du journal, qu’il ne prenait pas la peine de dissimuler (pratique pour recueillir les cendres de cigarettes, c'est la taille du bureau), lui demandait des efforts surhumains. Une bonne matinée pour lire le journal. Heureusement, restait le supplément jardin, pour l'après-midi.
Pas de chance, comme les espèces rares, il développait toutes sortes d’allergies… A la pluie, au soleil, au vent, aux insectes, à la confiture, à l'eau tiède...
Enfin, c'est plutôt l'éducation Nationale qui n’avait pas de chance. Et en premier lieu, ses collègues, qui devaient se repartir ses élèves.
Il lui suffisait de faire la rentrée de septembre et d’assurer quelques jours avant les vacances pour réactiver son salaire à plein temps. Pas folle la guêpe.
D’autant que lui était venue l’idée géniale de donner des cours particuliers pendant ses congés maladies... Aussi bizarre que cela puisse paraître, aucun texte ne s’y oppose...
Et fait curieux, bien qu'il profita financièrement du système et semblait le cautionner lors de ses rares états de services, ses propres enfants n'étaient pas scolarisés... Imaginez un jardinier qui refuserait de nourrir les siens avec les produits de son jardin ?!
Mais peut-être, dans son cas, n’avait il que trop raison de se méfier de l’enseignement...
Pour être honnête, il travaillait quelques heures... Sur une année, c'est pas lourd, mais ramené à son temps de présence, ça grimpe fort.
Le travail consistait à arracher une bande de papier « kraft », à la froisser violemment, (attention la crise cardiaque), à y écrire de la main gauche (pour donner l’illusion d’un travail d’enfant) les prénoms de ses élèves, (ça fait toujours plaisir aux mamans), d’y ajourer quelques fautes d’orthographes attendrissantes (comme si les enfants ne savaient pas écrire leur prénom) et de la coller au mur.
L’inconvénient, avec cette frise "tarte à la crème", c’est qu’elle ne pouvait pas servir l’année suivante, à moins de faire redoubler toute la classe...
Il ne m'aura cassé que cinq tonnes de sucre sur le dos. L’avantage avec les feignants lymphatiques (à opposer aux feignants teigneux), c’est que même nuire, leur coûte…

13.05.2008

ECOLE / la minimaliste...

Elle avait le bras gauche, très court et musclé. Elle y appuyait sa tête, qui était pourtant pas lourde.
Les tables étaient disposées en fer à cheval, elle au centre.
Sur chaque table, cinq ou six livres, un par matière. Chaque heure son livre et sa matière. Français, math, histoire, géo, sciences...
Les élèves étaient numérotés de un à vingt-quatre, dans le sens des aiguilles d'une montre. Chacun lisait un paragraphe, tournait la page et passait au suivant.
Et quand c'est fini, on change de livre et on recommence.
Pourquoi se compliquer la vie ? La terre tourne ainsi depuis des milliers d'années.
Et ça, jusqu'à cinq heures. Pardon, quatre heures. Faut déduire la "gym", qui n'était jamais qu'une longue "récré" d'une heure, transformée en dessin ou activité libre, les jours de pluie.
A cinq heures pile, la classe était vide, volets fermés. Les mouches volaient et la poussière se déposait comme si la pièce était abandonnée depuis des lustres ou que si peu de choses avaient dérangé leur danse aphone...
Un océan de simplicité.
Je l'ai jamais vue debout. C'est vrai qu'elle était pas grande, mais quand même, je saurai jamais sa taille.
Le pire qui put lui arriver, eut été de s'endormir et de tomber de sa chaise. Ca peut passer en accident de travail.
Élève ou instit, je serais mort d'ennui. Ça donne envie de grimper aux rideaux, de hurler comme un chien sous la lune...
Mais bon, ça l'a pas empêché de me casser quinze tonnes de sucre...
Je lui pardonne.
Je comprends la fragilité des lâches et des "joueurs petits bras".
Et puis, c'est grâce à des gens comme ça, que j'ai quitté le panier de crabes...

MAROC / photo...

La forteresse des Oudayas qui plonge dans la mer, face à la ville de Salé. Il fait bon se promener dans les ruelles du vieux village fortifié. Photo prise du célèbre café maures, où l'on boit un thé à la menthe brûlant face à la mer et aux alizés.

12.05.2008

ECOLE / mes psys

La seule porte de sortie pour quitter l'Education Nationale, fut, sur les conseils de mon Inspecteur, d'entamer une psychothérapie (on ne peut décemment renoncer à 3 mois de vacances que si on est "fou"), et qui s'est rapidement transformée en "Tour de France" départemental des psys agréés...
Petit glossaire...

Ma quatrième ou cinquième psy était une "Lacanienne".
On m'a expliqué plus tard. Concrètement, elle vous fixe sans dire un mot, autre que "bonjour" et "ça fait trente euros", pendant que vous vous tordez les doigts en regardant le plafond ou la pointe de vos souliers.
La salle d'attente aussi était Lacanienne, un réduit. J'imagine que c'était d'anciennes toilettes dont on avait retiré l'accessoire essentiel.
J'ai d'abord pris la désolation du lieu ; chaise branlante, papier triste, ampoule blafarde, fenêtre murée, lecture réduite à un seul prospectus gratuit des années soixante, pour de la radinerie.
En fait, je crois bien, que c'était une volonté de mettre le patient en condition.
Le mot patient ici, doit être pris dans son sens premier, de celui qui attend.
Car évidemment, faut attendre et dans ces conditions, l'invitation à rentrer dans le cabinet est vécue comme une libération. Prémisse supposée à une libération verbale. Imprécatoire ou confidentielle, c'est selon. L'essentiel étant d'accoucher.
Mais moi, c'est comme à la police, je décline mon identité, nom, prénom, date de naissance, je m'acquitte volontiers de la contribution sociale généralisée et des honoraires (remboursés au centime près par la Sécurité Sociale), mais je parle que si on me pose des questions.
Donc pour les Lacaniens, c'était "plié"...

11.05.2008

ECOLE / la croqueuse d hommes...

Je vais lui demander une gomme. C'est l'institutrice de la classe d'à côté.
Un peu grande, un peu célibataire, un peu coquette...
Je suis gêné de la solliciter pour un accessoire aussi anodin -néanmoins indispensable- qu'une gomme.
Je bredouille :
_ Excuse-moi de te déranger... Je voulais te demander... Si tu peux...
Elle me regarde aux anges... Elle file la garde de la classe au redoublant, qui a trois têtes de plus que les autres et m'entraîne dans la réserve.
_ Voilà, que je dis, c'est bête, mais je trouve plus ma gomme, est-ce que tu peux m'en prêter une ?
Le soufflé retombe, je la sens déconfite.
Mais bonne joueuse, en femme qui a l'habitude de recevoir des propositions, et s'oblige parfois à les refuser, elle soupire :
_ Ah! Je croyais que tu voulais sortir avec moi...
Je bafouille...
_ Non, non, je te jure...
Et sans écouter ma réponse, elle ajoute :
_ C'est bête, parce qu'en ce moment, je suis pas libre...
Sous entendu : "Retente ta chance dans une semaine, mon lapin..."
C'est comme à la boucherie, faut prendre un ticket et attendre son tour.
Je repars sans la gomme...

MAROC / photo

Ruelles Oudayas, Rabat.

10.05.2008

ECOLE / les trois vies de l'enseignant

Il y a trois périodes dans la vie d'un enseignant.

* Les dix premières années, où il ne sait pas grand-chose et où il apprend.
On pourrait croire que ce sont les plus difficiles, et bien non. Même si Directeurs et Inspecteurs le regardent avec condescendance (enfin quelqu'un à se mettre sous la dent pour justifier leur pontifiant verbiage...). Mais s'il est modeste et fait amende honorable (ce qui ne fut jamais mon cas), ils sont enclins à lui pardonner ses faiblesses et lacunes...

* Les dix années suivantes, où il sait suffisamment de choses pour faire un travail intéressant et autonome, en oubliant les enseignements théoriques, abstraits, futiles et inutiles des grands pédagogues visionnaires et les circulaires pondues par des incapables instruits...
Ce sont les années les plus intéressantes.

* Et les dix dernières, où il se croit sorti d'affaire, pense maîtriser son sujet. Grave erreur ! C'est là que les ennuis qu'il ne soupçonnait pas, lui tombent sur la tête en catastrophe, comme les livres d'une bibliothèque.
Tout le monde s'y met pour lui faire croire qu'il ne sait rien, ne fait rien, ne maîtrise rien ; parents, enfants, collègues bien intentionnés (qui poussent l'orage sur lui, pour s'en éloigner), Inspecteurs, qui n'ayant généralement jamais enseigné, savent d'autant mieux que lui (selon l'adage, "la critique et facile, l'art est difficile"...).
Tout ce petit monde lui tombe dessus à bras raccourcis et s'en donne à coeur joie. Comme si, en critiquant, ils se donnaient l'illusion d'être bon...

C'est la technique du tabouret, on vous passe le tabouret et quand vous êtes dessus, on le retire brutalement...

ECOLE / Souvenirs / Préambule

Je n'ai jamais voulu parler de mes souvenirs d'école, c'était trop dur.
J'ai quitté l 'Education Nationale en catastrophe, j'ai sauté du train en marche.
"Courage fuyons" disait Napoléon (C'est bizarre que Napoléon ait dit ça...).

La dernière chose que j'aurais souhaité, eut été d'arriver à la retraite avec la médaille du mérite, ou pire les palmes académiques, ni même entouré de collègues chenus et blanchis sous le harnais pour un départ joyeux, émouvant, arrosé et combien tragique...

J'ai essayé de faire de mon mieux ce métier, que j'ai aimé, ça a pas été facile. Le reste ne m'intéresse pas.
Bien sûr, dans nos succès et nos échecs, il y va de notre responsabilité.
Mais c'est comme un champ de mines, quand la tentation vous prends de quitter les chemins ordonnés du savoir mécanisé, et que vous sautez sur une mine, à qui la faute ? A vous sans doute...

09.05.2008

MAROC / travail


Samira a quitté son patron, c'était un sale c..., il payait mal ses employés, les déclarait pas, voulait les faire travailler une journée supplémentaire non payée et les grugeait sur les congés...
Malheureusement, c'est assez fréquent au Maroc. Même si les lois sociales existent et sont bien faites... Mais tant que les patrons-voyous ne seront pas sanctionnés, ils continueront...
Du coup, plusieurs autres employés vont démissionner, il va se retrouver seul, ce sale c...

MAROC / tableau

Voila le petit travail que je me suis amusé à faire en rentrant du Maroc. Un tableau en bois et en relief... C'est une représentation du Maroc symbolique et amusante.

MAROC / merci a mes amis du blog

* Je suis très fier d'avoir été mis en invité de Midiblogs et je remercie la direction du blog.
* J'ai pu remarquer que ceux qui étaient invités faisaient un travail intéressant, images ou textes, et s'investissaient dans leur blog, pour le plaisir des autres et la satisfaction du travail bien fait.
* Je voudrais remercier celles et ceux qui prennent le temps de lire et de commenter les blogs des autres. J'ai l'impression que ce sont souvent des femmes. Sont-elles plus patientes que nous qui vivons dans la démonstration ?
* L'ensemble de mes textes sur le Maroc est en cours de publication chez un Éditeur marocain. J'ai vraiment aimé à écrire :
1) D'abord, y a le plaisir des mots et des phrases... Ça, c'est l'école de le République et les bibliothèques de quartier qui nous l'ont enseigné. Il faut leur rendre grâce... et persévérer... et faire lire les banlieues... Intégrer par la culture, s'il est encore temps... Si la lutte contre les consoles de jeux n'est pas inégale...
2) Ensuite, il y a l'idée de communiquer, de partager nos expériences, images et sentiments, de ne pas être seul, dans ce vaste monde assisté, aseptisé, stressé, formaté de l'audiovisuel planétaire... J'ai noué quelques amitiés virtuelles...
3) Le blog est enfin une leçon de courage (il faut y aller, travailler tous les jours...) et de modestie (on apprend à respecter l'autre et à ne pas trop en faire, même si la tentation y est...)

Donc, merci à tous mes amis du blog...

PS : A ceux qui restent discrets et silencieux derrière l'écran, n'ayez pas peur de mettre un mot. On apprend beaucoup de autres. "Tout être humain est une bibliothèque..."

08.05.2008

MAROC / Thé ou café...

Ce matin, je ne suis pas allé boire le thé aux Oudayas (Rabat). Je suis allé au café de mon village... Vous savez que j'y croise souvent Gérard Schivardi, mon voisin, le candidat à la présidentielle et modèle de Nicolas Canteloup ?

07.05.2008

OPINION / Obama

UN ESPOIR POUR LE TIERS-MONDE
Retour du Maroc et prise de connaissance avec l'actualité ambiante.
Barak Obama, toujours l'incertitude...
Que ce serait beau si ce jeune noir intelligent et charismatique, aux idées neuves et généreuses, l'emportait. Si enfin, un homme de couleur accédait aux plus hautes fonctions du plus puissant pays du monde, qui jusque là peine à comprendre le Tiers-Monde...
Malheureusement, je crains que le clan de la droite dure, les faucons, le lobby militaro-industriel, et d'autres lobbies colonialistes, poussent à sa victoire aux primaires, contre hillary, convaincus qu'ils sont, qu'un noir ne pourra de toutes façons, pas l'emporter aux présidentielles...
Et laissera le champ libre aux Républicains et Néo-conservateurs...
Et quand les hommes nouveaux sont trop dangereux, comme Martin Luther King, Kennedy Johnn ou Robert, qui s'étaient pris au jeu de leur nouvelle sincérité, on les abat au fusil à lunette ou à l'arme de poing par un pseudo déséquilibré...
Mais avant ça, à Obama, on va lui sortir des histoires de fond de placard, des lycéennes amoureuses, des maîtresses à répétition, des "joints" fumés dans les toilettes du lycée, des déclarations soit-disant racistes ou anti-blancs...
Bon courage Barak, soit fort, très fort !
Nous sommes tous des noirs américains.

OPINION / de l'amitié

Train et bus de Rabat à Fès.
Avion de Fès à Gérone.
Bus et train de Gérone (Espagne) à Narbonne (France).
3000 km en 12 heures avec 2 sacs à dos.
Arrivée à 22h30 à Narbonne. Il est tard, reste 20 km à parcourir. Plus aucun moyen de transport.
J'appelle quelques amis.
Pas de chance presque sont partis dans leur famille, ils font le pont du 8 mai.
Ils me proposent d'appeler d'autres amis à eux, pour venir me chercher. Je refuse, je veux pas déranger des inconnus.
J'appelle Gilles, son téléphone et momentanément coupé, et Roger, qui, je l'apprendrai le lendemain, s'est fait voler le sien.
Je vais me résigner à dormir dans la gare. A 20km de chez moi, c'est rageant. Y a dix ans, j'aurai fait le chemin à pied, de nuit. Mais j'ai un genou en compote.
J'appelle une dernière amie, une amie que j'aime beaucoup. Mais j'ai un pressentiment. Elle me dit qu'elle peut pas venir me chercher, car il est onze heures.
Je me pose la question : Si un ami est seul la nuit à 20 minutes de chez moi, et qu'il me demande de venir le chercher, je dis quoi?
1) Je peux pas venir te chercher, il est 11h du soir...
2) Je peux pas te laisser seul à 11h du soir...
Posez cette question à vos amis, posez cette question à vous même... Et vous saurez ce que c'est que l'amitié.
Ah, j'oubliais Gilles, m'a rappelé dès qu'il a eu mon message. Il est venu me chercher séance tenante. Même si c'était pas son chemin et qu'il habite loin de chez moi...
Merci l'ami.

06.05.2008

MAROC / FES / départ

Je suis à l aéroport de Fes. Comme je l'espérais, il y a une connexion wifi dans la salle d'embarquement. De quoi passer le temps et un petit bonjour à mes amis du blog et à Samira qui me lira.
J'ai mangé mon sandwich aux merguez, je fume mon cigare (2 par jour) et j'ai pu écrire quelques notes dans le bus.
Je vais essayer de glisser une photo avant l'embarquement.
Et encore un petit chat en pensant à ma Zelda.
Je ne sais pas pourquoi les gens se pressent toujours pour rentrer ou sortir de l'avion alors qu'il y a des places pour tout le monde et qu'il faut attendre une bonne demi-heure à l'arrivée pour les bagages.
Ils jouent des coudes, c'est tout juste s'ils se battent pas.
De toutes façons, à l'avant ou à l'arrière, si y a un crash, tout le monde y passera. Inch Allah.
Les vieux routiers du voyage sirotent tranquillement un dernier verre au bar.

MAROC / chats alanguis

J'espère que Zelda ne sera pas jalouse (comme Samira) que je photographie d'autres chats...

05.05.2008

MAROC/ FORUM & FOR FEMMES / stress

QUESTION DE LAETITIA
Les marocains sont-ils stressés comme nous ?

REPONSE DE DENIS
Pas que je sache. Malgré les difficultés de la vie : pénurie du travail, des logements, augmentation du coût de la vie, quasi impossibilité de voyager à l'étranger, chômage des diplômés, insécurité routière, carences de la sécurité sociale, des allocations chômage, des retraites, difficultés administratives, corruption...
Il est étonnant de voir un peuple si joyeux... Des groupes de jeunes qui rient et sourient en permanence, vous interpellent ou vous saluent joyeusement.
La politesse est une vertu cardinale au Maroc, les gens prennent le temps de s'excuser, évitent de vous bousculer et vous parlent si vous avez l'air seul ou en difficulté.
Je ne sais comment expliquer cette joie de vivre.
Comparé à la morosité des français, qui ont toujours l'air triste, mal embouché et de mauvaise humeur, comme si ils avaient enfilés leurs chaussures de travers...
Les familles marocaines sont très unies, les amitiés très fortes, les liens sociaux et la convivialité de quartier aussi...
Que dire encore? Le soleil, une certaine conception de la vie, le fatalisme, la frugalité, la modestie ?
Et puis le bonheur est fait d'espoir, et les marocains ont un formidable espoir d'avenir.
Ils ont raison, car ils ont su éviter les excès et catastrophes de leur voisin algérien, en restant un peuple tolérant, en adoptant un système démocratique ouvert, en faisant des choix économiques d'avenir, qui devraient porter leurs fruits rapidement et les sortir de l'ornière...
Beaucoup de signes indiquent que le Maroc est en bonne voie.

BLOG / bizarre

bonjour lily
je te réponds par une note, ca veut dire que de temps en temps quand je publie ma note, elle disparaît peu de temps après de la colonne d'affichage, où toutes les notes publiées s'affichent dans l'ordre de parution.
je ne sais pas s'il s'agit d'un incident technique, ou d'une intention malintentionnée
il est donc 9h10 de rabat et ma note vient de disparaître de l'affichage.
donc celle-ci devrait s'afficher a nouveau dans la colonne si rien ne vient la déclasser;
pourquoi ? comment ?
je finirai bien par le savoir...

OPINION / le systeme

Comme je suis un peu fainéant aujourd'hui et que Samira et moi, on a repris deux fois du "couscous" (ça coupe les pattes...), je publie seulement le petit commentaire que j'ai envoyé à "mi-sédentaire-mi-globe-trotteuse" qui a l'air d'avoir le "blues" dans son travail...

bonjour,
je vois que c'est pas facile les relations de travail et de groupe. bon courage, tiens bon !
je connais un peu le système, j'en ai soupé pendant des années, avec les sorties d'école et les classes de neige ou autres, et les instites-mémères égoïstes qui s'octroyaient tjrs les meilleures classes pépères (élèves et locaux) et nous refilaient les gosses ou les familles à problèmes, sous couvert d'alibis pédagogiques bétons, et passaient leur temps à dénigrer ceux qui essayaient de travailler différemment et intelligemment.
Les inspecteurs, je le reconnais maintenant et ils l'avouaient parfois à demis mots, n'avaient pas la tâche facile, et devaient coopérer avec le plus grand nombre, fussent-ils des imbéciles...
A l'Education Nationale, le maître-mot est la tranquillité. "Pas de vagues, laissez les carpes et les brochets dormir en paix..."
amitiés
denis11

04.05.2008

MAROC / photo canon

Une fille "canon"


bonjour marie helene
ta note me fait sur les fleur qu'on coupe, me fait penser a ce petit poeme de prevert :
"tu dis que tu aimes les oiseaux
et tu les mets en cage
tu dis que tu aimes les poissons
et tu leur coupes la tete
tu dis que tu aimes les fleurs
et tu leur coupes la queue
alors quand tu dis que tu m'aimes
j'ai peur...

MAROC / ESSAOUIRA / Scala


L'océan et le vent...

03.05.2008

MAROC / samira-essaouira

Samira, qui m'instruit sur le Maroc en profondeur et corrige mes notes avec beaucoup de bon sens, m'a fait une petite "jaunisse" parce que je montrais pas les belles photos que j'ai faites d'elle. Donc acte.
Ce canon sur la "Skala", est un de ceux qui défendaient l'ancienne forteresse portugaise, alors appelée "Mogador". Les "skala" ou "scala" étaient ces forteresses du bord de mer qui constituaient des escales pour les bateaux qui contournaient l'Afrique.
La cité actuelle, Essaouira (la bien dessinée), se présente sous la forme d'un beau quadrillage rectiligne, que le Sultan fit construire par le meilleur architecte français de l'époque, celui qui bâtit les forteresses du Roussillon sous Louis XIV.
La cité était un comptoir commercial important. Elle compta jusqu'à 17 000 juifs (pour 10 000 musulmans), seuls autorisés a commercer avec les chrétiens.

MAROC / mouettes

02.05.2008

Re-Bizarre

Donc je confirme, il est 21h 39 ma note vient d'être déclassée pour la 3ème fois en 20 min.
Même si je dois , à mon corps défendant la republier.

MAROC / marché

MAROC /jeunes filles plage...


...

01.05.2008

MAROC / blues en vrac / 1er Mai

* De nombreuses manifestations très encadrées par les syndicats. Estrades au coin des rues, discours, mégaphones. Même les chauffeurs de taxi défilent en voiture pour l'augmentation de leurs tarifs, (pas très élevés il est vrai) entre d'autres manifestants qui protestent contre l'augmentation du coût de la vie et des services. Malheureusement l'un est la conséquence de l'autre.
* Il y a deux jours 55 morts dans une usine de meubles à Casa, dont toutes les issues étaient fermées, ou grillagées. Le certificat de conformité avait été signé attestant du respect des normes de sécurité. De forts soupçons de complaisance.
* Devant nous une femme fait une marche arrière périlleuse, visiblement, elle ne sait pas conduire. "Combien" a-t-elle obtenu son permis ?
* Sur la plage, des jeunes filles se baignent voilées... Des policiers traquent les couples cachés derrière les rochers ou les embarquent...
* Il y a quelques jours, à Marrakech, deux policiers ont essayé de nous soutirer de l'argent parce que l'on se promenait main dans la main, place Jemaa el Efnaa, en plein jour... C'est pas la première fois. Samira a cru comprendre qu'un policier essayait de gagner ses faveurs.
Le drame du Maroc, c'est la corruption...
* Des gamins de quartiers défavorisés, imprégnés de clichés machistes, insultent Samira en arabe, je vais leur coller une baffe, ça les empêche pas de me demander un dirham. Pauvres gosses, mal barrés dans la vie.
* Des personnes nanties de la nationalité française ou espagnole proposent (ou se voient proposer) des mariages blancs ou consommés contre des sommes rondelettes (70 000 euros pour l'Espagne, 100 000 euros pour la France). Le but étant de faire obtenir le séjour ou la nationalité à la requérante, qu'elle mettra dix ans à rembourser.
Ainsi la patrie de Diderot et de Voltaire a acquis une valeur marchande qui se négocie à prix fort sur le marché de la misère.
* Dans la rue, une jeune fille marche rapidement, tous les dix pas, un homme ou un groupe d'homme, lui fait des propositions dont on se doute la finalité...
* Une loi serait en préparation pour sanctionner ce genre de délit, le harcèlement sexuel verbal, qui est un sport national... et un vrai fléau... Enfin une bonne nouvelle.
* Des groupes de jeunes et moins jeunes rient dans la rue et s'interpellent joyeusement... Deuxième bonne nouvelle, la gaieté est toujours de mise au Maroc... Malgré les problèmes...

MAROC/ FORUM & for femmes / polygamie

QUESTION DE LAETITIA
* est ce que les hommes ont toujours le droit d étre mariés à plusieurs femmes.

REPONSE DE DENIS :
MARIAGE :
La "mudawana" le nouveau code de la famille a radicalement changé la donne. Les femmes sont presque à égalité de droit avec les hommes.
Elle peuvent divorcer, obtenir la garde des enfants et la moitié des biens du mari.
Ce qui a malheureusement eu plusieurs conséquences drastiques :
1) La chute du nombre des mariages*
2) L'augmentation du nombre des divorces.
* Mais on ne peut attribuer cette nouvelle frilosité des hommes, qui craindraient pour leur porte-feuille et leurs droits, avec certitude à la nouvelle loi.
Car au Maroc, le mariage est soumis à des conditions économiques incontournables ; avoir un travail et trouver un appartement. Les jeunes épousées ne souhaitant plus vivre chez leur belle-mère comme avant.
POLYGAMIE :
La nouvelle loi, bien que n'interdisant pas la polygamie, la rend pratiquement impossible. L'homme doit obtenir le consentement des femmes concernées pour conclure un mariage polygame.
Imaginez qu'en France, l'homme doive obtenir l'accord de sa femme pour avoir une maîtresse...
Il doit, en outre prouver qu'il a les moyens de les entretenir et les traiter à égalité de bien. (Et quand on sait ce que coûte une femme de nos jours... (Note d'humour ;-)) C'est quasiment impossible...)

30.04.2008

MAROC / ESSAOUIRA / coque

MAROC / ESSAOUIRA /...


Bateau en construction dans le port d'Essaouira, comme un squelette de baleine échoué sur la grève.
En parlant de de grève, c'est demain le 1er Mai qui risque d'être chaud, selon la presse et les syndicats qui font monter la mayonnaise et au vu des répétitions quotidiennes dans les rues de Rabat.
Jeunes diplômés qui manifestent devant le parlement et bloquent les avenues, mollement pourchassés par des forces de l'ordre, pour l'instant "bon-enfant".

MAROC / FORUM & FOR FEMMES

QUESTION DE LAETITIA

Bonjour Denis,
Merci encore une fois, donc voila toutes mes questions tu va avoir du boulot!!!!
* j aimerai savoir pourquoi ils parlent tous (presque tous) couramment le Français
* que tu me raconte leur vie au quotidien (sont ils stréssés comme nous, l éducation des enfants, leurs vie de couple, ....)
* est ce que les hommes ont toujours le droit d étre mariés à plusieurs femmes.
Voila je crois que c est déja bien j en aurai d autres qui me viendrons par la suite je n ésiterai pas a te les poser.
A bientot .......bonne journée ou bonne soirée et choukrane.
Laetitia

REPONSE DE DENIS
1) Parler français :
Le Maroc a été colonisé par la France jusqu'en 1956, colonisation plutôt pacifique et réussie, si tant est qu'on puisse parler de colonisation réussie, mais si on compare avec les drames de la décolonisation, algériens, malgaches et indochinois...
Beaucoup de vieux marocains, pétris de culture française gardent d'ailleurs un souvenir ému de la présence française.
Il existe même, parait-il, un mouvement politico-humoristique, qui demande le retour de la colonisation française...
Il faut rendre grâce au Maréchal Lyautey qui rendit cette colonisation plus humaine et fraternelle qu'ailleurs, en facilitant la coopération avec les élites et le pouvoir traditionnel marocain et en encourageant même les mariages de ses officiers avec des marocaines.
Les écoles françaises ont été, et sont encore largement présentes au Maroc.
Donc le Maroc est épris de culture française, dans sa littérature mais aussi jusque dans sa façon de manger des croissants au petit-déjeuner, ce que je fais en ce moment.
Beaucoup de noms de rue et de quartiers sont en français (Quartier de Bourgogne , rue de Verdun, de Strasbourg, rue Victor Hugo, Café de France, de Paris...)
Tous les petits marocains (scolarisés) apprennent le français dès l'école primaire.
Cependant, plus on s'éloigne des centres urbains et plus on descend dans l'échelle sociale, moins le français est parlé. Si ce n'est par quelques travailleurs immigrés de retour au pays.
Ce qui revient à dire que dans certaines régions de l'Atlas et en pays berbère, il est parfois difficile de se faire comprendre, autrement que par les hôteliers et les restaurateurs.

La suite demain, kikou... Salam Alekoum

29.04.2008

MAROC / ESSAOUIRA / lumière

J'ai aimé cette photo, prise au hasard, un matin, quand la lumière fraîche tranche au couteau, ce passage souterrain de la médina, et dessine le cadre d'un tableau d'Alechinski.

26.04.2008

MAROC / ESSAOUIRA / coques en stock

A Essaouira, les bateaux sont encore construits en quelques mois, sur place, en bois, par des charpentiers de marine qui travaillent à l 'estimation des formes.
Un projet, contesté, prévoit de déplacer de 35 km au nord, le port de pêche qui fait le charme et la fierté d'Essaouira, pour le remplacer par une affreuse Marina pour touristes.

MAROC / ESSAOUIRA / mouette


Comme dans tous les ports, des nuées de mouettes.
Depuis longtemps les mouettes ont abandonné leur métier de pêcheur pour celui d'éboueur.
Leur fonction es désormais de nettoyer les quais de tous les détritus de pêche qu'elles disputent aux chats.
Mais comme y en a pour tout le monde, la paix sociale des mouettes et des chats règne dans le port d'Essaouira.

25.04.2008

MAROC / ESSAOUIRA / bateaux


***********************

MAROC / ESSAOUIRA / drapeaux


*******************

24.04.2008

MAROC / ESSAOUIRA /port


Une nuée de bateaux, une nuée de drapeaux,
Comme si on était en Chine...
Et pourtant on est à mille lieues de là
On est à Essaouira...
Le plus beau port du Maroc.
Ville d'artiste, un charme fou,
Mogador, la portugaise, pour l'histoire ancienne...

J'ai pris des dizaines de clichés qui me plaisent beaucoup,
Je vais les égrainer au fil des jours...

23.04.2008

MAROC / ESSAOUIRA /arrivée

Arrivé à Essaouira après un atterrissage à Marrakech. Beau temps, beaucoup de vent. Sentiment extrêmement bizarre de contrôle permanent.
Visite des ateliers et des coopératives d'artisans.
Beaucoup de photos intéressantes du port d'Essaouira.

21.04.2008

LANGUEDOC / ZELDA


Une dernière image du Languedoc avant le départ.
Zelda (ma chatte tigrée, sans pédigrée) n'a pas arrêté de se coller à moi et de se faire câliner. Pourtant c'est pas son genre, elle est un peu radine de compliments.
Je me demande si elle devine que je pars. Avec toutes ces affaires amoncelées sur mon lit et mon sac à dos bleu, elle doit se douter...
Elle a eu triple ration de pâtée, j'ai vidé toute la boite.
Je croyais qu'elle allait en garder pour demain, pas du tout, elle s'est "morfalée".
Evidemment quand je suis pas là, on s'occupe d'elle. Mais je laisse quand même la trappe de la maison ouverte, qu'elle puisse y trouver ses aises et ses marques.

20.04.2008

MAROC / départ

Bon, c'est pas grave, je pars demain pour Essaouira. J'espère que le temps sera meilleur qu'ici. Que c'est pourri comme tout. Il pleut.
Je peux pas résister à recopier le plus beau des textos, que j'ai reçu de Samira ce matin :
"Bonjour chéri, tu sais, tu es un homme gentil, fragile, honnête, optimiste. Et j'ai trouvé en toi ce que je veux. Je t'aime"
C'est pas beau ça ?
Au moins, même si c'est un peu exagéré, ça va m'obliger à m'y conformer... C'est l'avantage des compliments et de l'amour, ils vous aident à être meilleur...

LANGUEDOC / VASE


Quelle est cette texture bizarre ? Un parchemin en formation ? Un tableau abstrait ? Googlearth ? La pâtée de Zelda (mon chat) ? Un lendemain de cuite ?
Non, tout simplement de la vase sur un étang du bord de mer.

LANGUEDOC / VENT


Regardez cette "casquette" aérodynamique et profilée que le vent a taillé à l'abri des rochers. Comme un test de soufflerie pour un coupé sport...
La puissance du vent est telle dans cette région, entre Narbonne et Leucate*, paradis de la planche à voile et du "kitesurf", qu'aucun brin de genévrier ne survit s'il n'est protégé.
Savez-vous que les essais pour profiler le TGV ont été faits en Languedoc ? Une ligne avait été construite en haut d'une colline, là où le vent pouvait souffler à plus de 200 km /heure.

*Ginette me dit qu'on est le 19 Avril, pas "leu 4"...

19.04.2008

LANGUEDOC / BATEAU...


Coque en bois récupérée dans un cimetière à bateaux et en cours de restauration par des charpentiers de marine au bord du canal de la Robine, entre Narbonne et Gruissan...