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05.04.2008
FIANCAILLES MAROCAINES
Mes fiançailles marocaines.
Ben oui, j’ai été fiancé au Maroc. Un jour, on a dû me demander si je voulais du rab’ de couscous et j’ai dit oui.
Non plus sérieusement, on m’a demandé si mes intentions étaient sincères…Et c’est vrai que j’ai vraiment envisagé de vivre et me marier avec cette jeune fille que je connaissais depuis quelques mois. Et avec qui j’avais vécu une fulgurante liaison sentimentale.
J’envisageais même d’acheter un douar (1) dans l’Atlas, (elle habitait au pied des cascades d’Ouzoud), de le restaurer avec elle, et d’en faire des gîtes d’étapes, le long d'un sentier de randonnée, dit "trekking", très tendance...
Deux jours après, la voiture est arrivée, je ne savais pas vraiment où on allait. C’était une belle voiture, une belle maison, avec beaucoup de gens souriants et sympas.
Plus de cinquante personnes, essentiellement des femmes et des jeunes filles. A part quelques adolescents, pas d’hommes. Les hommes apparemment, ne sont pas conviés à ce genre de cérémonie. Les fiançailles sont une histoire de femmes (2).
Bon, j’aurais pu m’en douter. La veille, on m’avait bien emmené faire les bijoutiers et la boutiquiers : Gâteaux, cadeaux, bague, parfums, poulets, raisins… Les filles choisissaient et moi je payais. C’est normal.
De toutes façons, pour un européen, c’est pas la ruine.
Le soir venu, on m’a mis une djellaba, des babouches et un chèche. Ma fiancée a revêtu une double robe de mariée et sa ceinture dorée…
On a beaucoup bu, (du thé) et du Coca pour les jeunes (pouah !), bien mangé (avec les doigts), tagine poulet aux pruneaux, et beaucoup chanté, dansé et crié (youyou des femmes).
Et j'ai respecté un rituel qui consistait à boire du lait, à faire sucer du miel à ma bien-aimée au bout de mes doigts… et réciproquement.
1) Douar : "Hameau" en arabe. Probablement dérivé de "dar" (maison).
2) Je me demande même si la société marocaine ne serait pas une société matriarcale. Tout ce qui passe par la maternité, l’enfantement est le domaine des femmes. Les hommes sont exclus des rituels symboliques liés à la famille. Leur fonction est purement autoritaire et économique.
Ben oui, j’ai été fiancé au Maroc. Un jour, on a dû me demander si je voulais du rab’ de couscous et j’ai dit oui.
Non plus sérieusement, on m’a demandé si mes intentions étaient sincères…Et c’est vrai que j’ai vraiment envisagé de vivre et me marier avec cette jeune fille que je connaissais depuis quelques mois. Et avec qui j’avais vécu une fulgurante liaison sentimentale.
J’envisageais même d’acheter un douar (1) dans l’Atlas, (elle habitait au pied des cascades d’Ouzoud), de le restaurer avec elle, et d’en faire des gîtes d’étapes, le long d'un sentier de randonnée, dit "trekking", très tendance...
Deux jours après, la voiture est arrivée, je ne savais pas vraiment où on allait. C’était une belle voiture, une belle maison, avec beaucoup de gens souriants et sympas.
Plus de cinquante personnes, essentiellement des femmes et des jeunes filles. A part quelques adolescents, pas d’hommes. Les hommes apparemment, ne sont pas conviés à ce genre de cérémonie. Les fiançailles sont une histoire de femmes (2).
Bon, j’aurais pu m’en douter. La veille, on m’avait bien emmené faire les bijoutiers et la boutiquiers : Gâteaux, cadeaux, bague, parfums, poulets, raisins… Les filles choisissaient et moi je payais. C’est normal.
De toutes façons, pour un européen, c’est pas la ruine.
Le soir venu, on m’a mis une djellaba, des babouches et un chèche. Ma fiancée a revêtu une double robe de mariée et sa ceinture dorée…
On a beaucoup bu, (du thé) et du Coca pour les jeunes (pouah !), bien mangé (avec les doigts), tagine poulet aux pruneaux, et beaucoup chanté, dansé et crié (youyou des femmes).
Et j'ai respecté un rituel qui consistait à boire du lait, à faire sucer du miel à ma bien-aimée au bout de mes doigts… et réciproquement.
1) Douar : "Hameau" en arabe. Probablement dérivé de "dar" (maison).
2) Je me demande même si la société marocaine ne serait pas une société matriarcale. Tout ce qui passe par la maternité, l’enfantement est le domaine des femmes. Les hommes sont exclus des rituels symboliques liés à la famille. Leur fonction est purement autoritaire et économique.
08:15 Publié dans Voyage/Tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


