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31.03.2008

Mon "copine-car"

Modeste arrangement berbère sur un pilier de jardin près d'Agadir... C'est ça qu'est chouette, l'Art non commandité, non accrédité... Celui des petits paysans et des gens simples...


Je prépare mon départ. Je pars pas au Maroc.
Avec Samira on s’est disputé. Ne me demandez pas pourquoi. C’est la 25 ème fois en 3 mois (100% de ma faute et 100% de la sienne). C’est une fille honnête et intelligente, mais encore plus têtue que moi.
_ Je savais pas que c'était possible.
J’ai préparé mon fourgon. Mon « copine-car », comme disait Samira.
Je verse une larme, vraiment, c’était une fille bien.
_ Inch’Allah !
Le camping-car, est un phénomène qui explose, avec l’arrivée des « baby boomers » sur le marché du temps libre. Les anciens de 68 sont de grands voyageurs anticonformistes.
_ "Télé, mots-croisés, presse-purée", non merci…
Les gosses sont grands, on leur a payé des études, ils ont plus besoin de nous. Ils savent tout.
Les parents se voulaient anarchistes, les enfants rêvent d'être huissiers de justice... C'est le monde à l'envers, les adultes de maintenant, sont des adolescents instables et caractériels.
Autre raison de l’explosion du phénomène des « new travellers », déjà en marche en Australie et les pays anglo-saxons à régime de retraite variable, l’augmentation insensée du coût des loyers et des impôts locaux.
Alors ca va déménager, voyager en camping-car, vivre en mobile home...
Une façon de voter avec ses pieds, avec ses roues plutôt, contre la vie chère… et l’ennui qui nous guette, avec les stupides loisirs télévisés et la surconsommation comme consolation et alternative à la chute de la fraternité sociale…
Je pars, je vais écrire, photographier, peindre.
D'abord les vallée languedociennes, et puis la Catalogne et l'Aragon...
Et dès que je trouve un billet pas cher pour Cuba, je file avant que Fidel, ne casse sa pipe, pardon son cigare.

30.03.2008

photo linge 2

Ce linge qui sèche à deux pas de la grande mosquée Hassan II à Casablanca, souligne à la fois la propreté des marocains, quelques difficultés d'infrastructures ménagères et une grande fraternité sociale. Essayez donc de faire sécher du linge sur le trottoir, à deux pas de Notre-Dame de Paris.

29.03.2008

BIJOUX

J'aime beaucoup cet assortiment de bijoux devant une boutique de la Médina. Le vendeur m'a d'abord houspillé avant de me reconnaître comme un ancien client... Mais c'est vrai qu'il faut toujours demander... Même si le vendeur est pas là...

P5 BOYCOTT et AMNESIE... 2

Très étonnante cette unanimité soudaine pour boycotter les Jeux Olympiques, ou du moins la cérémonie d'ouverture.
Non pas que j'approuve les chinois, ce sont d'affreux colonialistes, tortionnaires et réactionnaires.
Mais au moins il est permis de le dire...
C'est même de bon ton.
Ils nous ont d'ailleurs, astucieusement renvoyés dans les cordes avec nos émeutes de banlieues...

Je me souviens surtout, il y a peu, de la belle indignation de nos maîtres à penser
Lors du boycott par les pays arabes, du Salon du Livre à Paris...
Boycott, que je réprouve, bien que je comprenne leur exaspération.
Les sportifs, comme les écrivains, ne doivent pas être les otages de leur pays.

Mais comment ne pas être frappé par ce "deux poids, deux mesures" ?
Dès qu'il s'agit des pays arabes, ils ont toujours tord.
Un enfant palestinien vaut-il moins qu'un enfant tibétain ?
Et comment pourrons nous construire un monde juste si nous sommes injustes ?

25.03.2008

P4 QQUES IDEES POUR SURVIVRE...

C'est pas facile la vie, mais on apprend tous les jours.
Qu'est-ce qu'il faut pour vivre et être heureux ?
Je dirais en premier :
_ Une bonne dose d'humour...
Ensuite :
_ Ne dépendre (matériellement) de personne...
Et enfin :
_ Comprendre, apprendre, s'instruire, s'enrichir (intellectuellement s'entend)...

Je ne parle pas des buts de la vie qui sont d'aimer et d'être heureux, je parle de quelques règles simples pour se protéger...
Vous avez sans doute votre idée... Vous pouvez me la donner...

24.03.2008

Atmosphère, atmosphère...



A Rabat, près de la Médina, au-dessus d'un ancien cinéma... J'aime cette architecture arabo-andalouse de pure invention néo-coloniale et l'atmosphère des cinémas d'avant guerre ; Quai des Brumes... Une partie ce Campagne... J'étais pas né bien sûr...

Jean Gabin et Michèle Morgan :
_T'as de beaux yeux tu sais...
Arletti et Michel Simon :
_ Atmosphère! Atmosphère! Est-ce que j'ai une gueule d'atmosphère ?!
Louis Jouvet et idem :
_Vous avez dit Bizarre, comme c'est bizarre...

Photo coucher de soleil

Ça n'a l'air de rien mais vous n'avez que quelques secondes pour saisir le soleil avant qu'il ne disparaisse...
Carla, une jeune Catalane d'une mission humanitaire au Maroc, qui m'a donné quelques conseils en photo, m'a appris et j 'y avais jamais pensé, qu'il était impossible de faire un coucher de soleil sur la mer en Catalogne et en Languedoc où j'habite. Car à l'est, il y a toujours des terres...
En Bretagne et sur l'atlantique, c'est possible.

COMPIL'/ENFANCE

Je réunis ici tous les textes qui concernent mon enfance. De courts récits d'évènements drôles, stupides, ou tragi-comiques dont je veux partager le souvenir avec qui voudra bien...
L'écriture est un lien, un lien qui nous unit...
L'écriture est une énergie, qui nous force à croire en la vie...
Alors j'écris, comme on parle, comme on rit, comme on crie...


10 LA BOITE A CLOUS
J’avais inventé une boite à clous.
Une simple boite en métal, remplie de billes, de cailloux et de clous, dont la fonction essentielle était de faire un bruit infernal, quand ma sœur écoutait « Cloclo » à la radio.
Claude François était l’Idole des jeunes. Elle en était raide dingue.
Elle aurait tué chien et chat, pour deux minutes de concert.
Chaque jour, à l’heure de « Salut Les Copains » l’émission phare des jeunes, elle m’expulsait de la maison, verrouillait les portes et collait l’oreille à la radio, pour une heure d’extase.
Je montais d’invraisemblables scénarios, complots et opérations commandos pour pénétrer dans la maison. J’étais pas à court d’astuces pourpour me glisser par le soupirail, crocheter les volets, grimper sur le toit et surgir au milieu du salon, avec ma boîte à clous, que j’agitais frénétiquement.
Provoquant l’hystérie de ma sœur, qui me poursuivait avec toutes sortes de projectiles, casseroles et balais, qu’elle balançait dans ma fuite désordonnée...
J’étais petit, elle était grande, mais je courais vite. Et je m’en tirais toujours.
Sauf le jour où…
J’ai confondu la porte du placard à balai avec celle du jardin par où m'échapper.
Ma sœur m’a cueilli sans difficulté, extirpé, et me tenant par par les pieds, m'a cogné la la tête au sol, me levant et me laissant retomber, avec application et méthode.
Je ne dois ma survie à l’arrivée inopinée de ma mère.
Mais j’en garde d'indéniables séquelles...

9 LE CANARI BLEU
Ma sœur avait acquis des canaris.
_ Des canaris à qui ? Me dit Ginette.
Un canari, c’est jaune, pas vert, pas bleu, pas rouge.
Or, un matin, j’ouvre la cage, en douce, pour caresser les canaris. Un canari ça se caresse pas, mais allez donc savoir…
Le mâle s’envole.
_ Où est le bien, où est le mal ?
La fenêtre était ouverte (ou bleue). Adieu canari !
Et moi, qui ris jaune.
Et "quand n'a ri jaune" (canari jaune), faut trouver une solution...
Je casse la tirelire et je file chez l’oiseleur.
Des bleus, des verts, des rouges, des gris, de toutes les couleurs… Mais des jaunes « walou ! ».
Pas grave, un petit bleu, me plait bien.
J’achète l'achète et le mets en cage avec le jaune.
Je me dis que si la femelle fait pas de différence, ma sœur y verra que du feu.
La femelle entre en transes.
Ma soeur aussi. Mais pas pour les mêmes raisons.
Je lui explique que les canaris changent de couleur, quand ils sont amoureux.
_ Tu rougis bien toi, quand tu vois le grand Pagus, que je dis...
Ma soeur pique un phare et me fais signe de l'écraser devant ma mère. Je tiens mon argument.
_ D’ailleurs le jaune et le rouge, ça donne du bleu !
Pas vraiment, mais ça va mieux en le disant (et dix ans, c’était mon âge).
_ Et il y a des canaris bleus, comme des uri-noirs blancs... (bof!)
Enfin, elle m’a cru (ou fait semblant).
Restait, de temps à autre, pour donner de la crédibilité au "canari" amoureux (qui ne pouvait se reproduire, puisque d'espèce différente), à ajouter un oisillon dans le nid.
Un petit vert, un petit rouge, un petit gris…

8 LA CUISSE DU POULET
Comme tous les enfants, chaque samedi, on se battait pour la cuisse du poulet.
Ma soeur, d'autorité, piqua la cuisse dans le plat et la colla dans son assiette.
Puis, elle lâcha la fourchette et agrippa fermement l'assiette, en ricanant.
Je regardais impuissant et furieux, la cuisse dorée, qui fumait doucement et m'abandonnait.
De la colère, jaillit la lumière.
D'une main preste, j'attrape la cuisse, seule et désarmée au milieu de l'assiette, et je me sauve en courant.
Ma soeur, incrédule et stupéfaite, qui tient encore l'assiette, refusant sa défaite, comme si la cuisse ne pouvait s'en échapper...
"Le Corbeau et le Renard" Version "Travaux Pratiques".
Comme quoi, ce qu'on nous enseigne à l'école, n'est pas toujours inutile...

7 LA FILLE DE POCHE
Il y avait dans le grenier, un coin secret, où je stockais tout un attirail pour survivre aux pires calamités : Une mauvaise note à l’école, la colère subite de mes parents, une envie de fuguer…
Ou à la guerre nucléaire qui menaçait. Kennedy et Kroutchev en parlaient sérieusement, c’était au moment des ogives à Cuba.
Un matériel soigneusement ordonné et étiqueté : Sac à dos, tente, brodequins, pelle-bêche, échelle de corde, boussole, gamelles diverses… Récupéré de mon père, qui avait fait le "Monte Cassino", ou de l’armée américaine qui stationnait dans les parages.
Il me manquait seulement un objet, vu sur le catalogue de "Manu France", une magnifique scie de poche. Pas n’importe quelle scie, non, un objet magique !
Une scie comme un fil à couper le beurre, avec deux poignées et des dents -pas encore en tungstène-, mais qui permettaient (théoriquement) de débiter les troncs d’arbres et tout autre objet encombrant, que la forêt vierge placerait sur mon chemin, quand je serais en Afrique, comme Rimbaud, ou que la nature aurait repris ses droits après l'attaque nucléaire.
Voire construire une cabane et me chauffer l’hiver, quand le grand froid post cataclysmique aurait recouvert la planète.
Le seul problème, c'est que je zozotais.
Quel rapport me direz-vous ?
Et bien, chez moi, « Scie de poche » devenait « Fille de poche ».
Aussi, quand je suis allé à la quincaillerie du quartier et que j’ai commandé "une Fille de poche, pliante, avec des dents et des poignées pour aller dans la forêt ", le vendeur m'a fait répéter, et a froncé les sourcils...
Il a appelé mes parents et a déclaré qu’ici, c’était une maison sérieuse, et que j’étais trop jeune pour acheter une poupée gonflable ou tout autre objet pornographique, qui commençaient à faire leur apparition sur le marché et sous le manteau...

6 PREMIER BAISER
Mes parents avaient eu la bonne mauvaise idée de déménager.
D’une petite ville de province sage et timorée, je me suis retrouvé dans une banlieue ouvrière et délurée.
A la clé, Loulous* de banlieue balafrés, gainés de "Jean’S" noirs et blousons de cuir, banane Elvis, peigne, (on disait "crasseux") et « serpette » (couteau à lame recourbée) enclenchés dans la ceinture.
Et filles pas farouches.
C’était l’adolescence, et moi j avais un retard considérable, c’est tout juste si je savais dire un gros mot.
Mes nouveaux copains m’ont pris en main. Est-ce que j’avais seulement embrassé une fille ?
Devant mon air niais, ils ont organisé un rendez-vous.
La fille trouvait le "blondinet" (moi) acceptable et marrant. On a fait quelques pas et derrière le premier lampadaire, on s’est embrassé. Enfin, elle m’a embrassé.
Un « palot » d’enfer, avec une langue d'éléphant rose (la sienne), grosse comme un " chamallow", douce, chaude et vivante comme un petit animal, qui fouillait mon palais et me gratifia de son chewing-gum. Un délice !
L’entretien terminé, moi fier comme un pou.
Mais le lendemain, catastrophe ! Les copains qui rigolaient...
La fille, qui s’entraînait chaque jeudi, avait dit que je savais pas embrasser… "Que je mettais pas la langue".
La honte.

* Loulous : diminutif de "loubard" (Cf. l'Abbé Gilbert, le prêtre des loubards). C'est comme ça qu'on appelait les voyous, "racailles" et autres "caïras", dans les années soixante.

5 LE PISTOLET A BOUCHON
A la fête du village, j’avais acheté l’objet convoité, un pistolet à bouchon « Made in Japan ».
C’était l’époque où "l’Empire du Soleil Levant" se faisait la main, en inondant de quincaillerie, métal embouti et plastique coloré, les boutiques bons marchés.
Un pistolet qui expédiait des demi bouchons comme ceux d’un carafon, avec une amorce de poudre crachant une flamme jaune du plus bel effet.
Vous auriez pu vaguement assommer un pigeon complaisant, bien qu’une rumeur affirmât qu’un adolescent eut perdu un oeil.
Ma sœur rentrait de l’école à 6 heures, moi plus tôt.
J’ai verrouillé la porte et ouvert la fenêtre, par laquelle chacun sait qu'elle allait appeler.
Je me suis accroupi et j’ai attendu.
Ma sœur a hoché furieusement la poignée, pressentant un mauvais coup, et s’est avancé jusqu'à la fenêtre en vociférant.
Quand elle eut crié tout son saoul, j’ai bondi comme un diable, pistolet au poing. Et j’ai tiré...
Par dessus la tête certes, mais ma soeur était grande, c'est là son principal défaut.
Une explosion terrible, un nuage de fumée et les hurlements de ma sœur, qui porte les mains à son front, contenant les flots de sang bouillonnant, avant de s’écrouler sur un banc, en gémissant doucement, comme à l'agonie.
Ma sœur était une magnifique comédienne.
Impossible de savoir si elle avait perdu un œil, ou les deux...
Ou si le bouchon avait seulement traversé le cerveau, épargnant en slalomant, les organes vitaux.
J’avais plus le cœur à dire qu’elle avait un petit pois dans la tête et qu'il y avait de la place pour trois sacs de bouchons.
Au mieux ma sœur borgne. Moi au bagne.
Quand ma mère est arrivée (quelle est longue l’attente de la raclée...) ma sœur consentit à lever ses mains, précautionneusement, coagulées...
Mais au lieu d’un trou béant, elle ne portait au milieu du front, juste entre les yeux et de la taille d'un confetti, qu'une marque rouge, comme une indienne en sari…
Ce jour-là j’ai échappé au bagne. Pas aux beignes.


4 LE VELO DE MA SOEUR
Ma soeur avait reçu pour ses quinze ans, un vélo.
Un authentique ManuFrance. Indestructible, même en cas de guerre nucléaire qui menaçait.
Comble d'arrogance, il avait trois vitesses. Un avion, un vrai.
Au début ça démarrait mollement, puis on passait à la seconde et on sentait la machine monter en puissance, prendre son élan, vrombir.
A la troisième carrément, ca décollait, le vent vous fouettait la figure, un vrai délice ! L'extase.
J'étais Mermoz, Guillaumet...
Sauf que c'était le vélo de ma soeur et qu'elle me le prêtait rarement. Seulement quand je le lui volais.
Ce qui finissait en course poursuite et jet de savates...
Alors moi, fin, espiègle et sournois, je bricolais le dérailleur, qui restait bloqué sur la première vitesse.
Et dans la longue et plate ligne droite qui menait à notre maison, comme une chanson de Brel, je pouvais voir ma soeur, pédaler dans la semoule, la choucroute, mouliner en vain pour un résultat minable, une avancée dérisoire...
Ma soeur n'était pas dupe mais elle ne maniait pas la clef à molette et le tournevis, avec autant de dextérité et de vice que moi.
Alors elle échangeait une réparation contre un tour en vélo, qu'elle se dépêchait de réfuter une fois la réparation effectuée.
Les filles ça n'a pas de parole.

3 POURQUOI NOS ENFANTS ONT 2 MAINS GAUCHES...
Une cabane, c'est un rêve d'enfant.
Quand j'avais 12 ans, y avait pas de "Play Station", les Centres Commerciaux n'existaient pas, et de toutes façon, on n'avait pas d'argent.
Heureusement, on habitait, comme la moitié de la population, à la campagne ou à proximité.
Donc, on jouait dans les bois. Apparemment, y avait pas tous les dangers, crimes et délits qui guettent le enfants d'aujourd'hui, ou on n'en parlait pas.
Disons qu'ils n'avaient pas encore été inventés.
De toutes façons les enfants sont plus les mêmes. Vous prenez un gosse d'aujourd'hui, vous lui donnez un marteau, un arbre et des planches.
Et bien, s'il ne s'éclate pas les doigts, il va tomber de l'arbre et finir polytraumatisé.
Evidemment, les parents feront un procès à l'arbre et au marteau.
Voilà pourquoi nos enfants ont deux mains gauches...


2 MA PREMIERE CABANE
J'avais 4 ou 5 ans. Sous la table de la cuisine, avec deux chaises, ma soeur et une couverture, je faisais une tente, une "guitoune". Ma soeur faisait le pilier central.
Ma mère la traitait de "gourde", mais ma soeur par fierté, prétendait qu'elle y avait trouvé de l'intérêt.
J'ai appris plus tard, au Maroc que "guitoune" signifiait tente ou cabane. Mot marocain (ou berbère) comme "klebs" et "toubib", qu'on utilisait dans les cours d'école. Donc on parlait arabe sans le savoir...
On préparait d'invraisemblables scénarios avec du matériel hétéroclite (de la poêle à frire au râteau de jardin) pour s'échapper du domicile familial, partir à l'aventure...
Moi, j'avais tellement la frousse quand je devais seulement aller chercher une bouteille de vin à la cave, que je me demande comment j'aurais pu quitter la maison, fuguer.
Enfin, l'envie était là, on fantasmait, on rêvait d'un "au-delà merveilleux", de mondes parallèles.
Comme on ne connaissait pas encore le conditionnel, on utilisait pour parler et distinguer notre futur fantasmatique, de la routine quotidienne de notre univers confiné, la formule "on dit que..."
_ "On dit qu'on" a trouvé un avion et que je le pilote... "On dit que" c'est toi qui porte le sac...
Ma mère nous appelait d'ailleurs "Monsieur et Madame Ondiq".
_ Monsieur et madame "Ondiq", allez donc ranger vos chaussettes avant de goûter...
Les adultes avaient un imaginaire pauvre et restreint à l'époque des "Trente Glorieuses"(1)...
Tout pour le "Formica", le "Tergal", le "Teflon", le "Lycra"...
Pour Ginette (2), qui me demande à quelle heure est la manif', je précise que le "Lycra" est une fibre synthétique qui n'a rien à voir avec la "Licra" (Ligue contre le racisme...).


1 LES TRENTE GLORIEUSES
Je suis né pendant les "Trente Glorieuses". Un enfant du "baby-boom". On m'a rien demandé. En ces années d'après guerre et de paix retrouvée, les cinémas et les bals populaires affichaient complets. Alors vous pensez si les naissances allaient bon train.
Les "TRENTE GLORIEUSES" sont ces années de croissance continue, de 1945 à 1975, qui coïncident avec l'explosion démographique, le Baby-Boom, l'avènement de la jeunesse, une nouvelle culture et de nouveaux modes de pensée, "contestation, contraception, consommation...".
Si je devais résumer ces années, voilà comme un flash "spectral", ce que j'en dirais...
_ Le "Jazz", Boris Vian, Saint-Germain"...
_ Un Spoutnick, la chienne"Laïka, Gagarine...
_ Le scoubidou, le "Oula-up"...
_ Fançoise Sagan "Bonjour Tristesse"...
_ Le "Rock", Elvis, James Dean, le Lewis 501...
_ La guerre d'Algérie, "la chanson du déserteur"....
_ Jack Kérouac, "On the road", Les "Beatnicks"...
_ La Nationale 7, Saint-Trop', Le camping des "Flots bleus"...
_ On a marché sur la lune...
_ Bob Dylan, Angela Davis, le Viet-Nam, les manifs'...
_ Mai 68, les pavés, les matraques, la Fac...
_ Le Larzac, les communautés...
_ L'Europe en "auto-stop", Léo ferré...
_ les "Doors", Jimmy Hendricks, Janis Joplin, Woodstock...
_ Les drogues douces, les "Chemins de Katmandou...
_ Les "Autonomes", "La Bande à Baader", "les Brigades Rouges"...
_ Et "Cerise sur le gâteau, "la "parenthèses heureuse" de 1970 et 1980, entre contraception et sida, la liberté sexuelle...
Ces années folles, complètement inattendues, qui ont transformé le siècle et notre génération. Qui ont fait passer le monde occidental d'une société vivrière et laborieuse, à une société de communication et de consommation, où l'individuel et la recherche du plaisir ont remplacé les notions d'obéissance, de soumission et de sacrifice...
Qu'avons nous fait de nos vingt ans ?
"Non, rien de rien, je ne regrette rien.." chantait Edith Piaf...

23.03.2008

COMPIL'/CABANE

1. J'AI RETROUVE MA CABANE...

J'y viens quand je veux être seul ou avec quelques amis...
Rêver, penser, écouter de la musique, discuter...



2. LA TERRASSE

J'ai pensé ma cabane en terme de "développement durable" selon un concept très à la mode.
Rien que des matériaux de récupération, ici les chaises et la table trouvées sur un trottoir, ou recyclables (à 95%), que l'on peut brûler (bois) ou qui peuvent se dégrader (fer).
Le moins possible de plastique (même si il ne devrait pas y en avoir, mais bon faut pas être intégriste non plus), sauf quelques bidons d'eau et bacs.
Et quatre carreaux de verre pour les fenêtres.


3. MA CABANE / MES AMIS

Une cabane ça sert à inviter des amis, à manger et à boire aussi...
Une cabane, c'est le choix de la simplicité, le refus de l'inutile et du gaspillage, du "m'as-tu vu" et du "tout technologique".
Une cabane, c'est la volonté de retrouver les valeurs essentielles ; l'amitié, l'écoute du temps, du vent, le chant des oiseaux, le grésillement des cigales...


4. L'INTERIEUR

Quand on ouvre une cabane, c 'est comme une boîte, y a quelque chose à l intérieur.
Voilà ce qu'on voit en entrant, y a aussi des wc et une douche. Évidemment y a pas l'eau courante ni l'eau chaude et pas l'électricité.


5. CONSTRUCTION

Je vais vous montrer les photos des étapes de la construction de ma cabane...
_ La première étape, et pas la plus facile, c'est de tracer au sol un carré exact, eh oui essayez...
Si le carré est parfait, les deux diagonales doivent avoir la même longueur, se croiser en leur milieu et former un angle droit.
Il est plus facile de mesurer la distance entre les poteaux opposés que d'essayer de fabriquer un carré côté par côté.
_ Ensuite creusez quatre petites trous dans le sol pour placer la pointe des piquets.
Pas besoin qu'ils soient profonds, la cabane ne veut pas s'envoler. Ils servent surtout à compenser les différences de niveau pour que les piquet soient à la même hauteur.
_ Utiliser un niveau à bulle ou à eau (un long tuyau avec une éprouvette à chaque bout), mais il faut être deux.
_ Ensuite il faut relier entre eux les pieux pour les caler bien verticaux, car tant qu'il n'y a pas de triangulation, tout ça tombe ou vacille.
Ce qui est pas facile, surtout si on est seul.
J'étais seul du début à la fin de la construction. J'aime travailler seul, on peut penser à ce qu'on veut. Ca va aussi vite et personne vous contredit.


6. CONSTRUCTION

Ensuite il suffit de fixer des lambourdes entre les pieux et de poser dessus des chevrons espacés d'environs 60 cm.
Et surtout ne pas oublier de trianguler, par des jambes de forces qui renforcent la solidité des lambourdes et leur éviterons de fléchir sous le poids de la cabane, mais surtout qui confèrent à l'ensemble de la rigidité. Seul le triangle (et ses variantes, dièdre, pyramide...) est indéformable. Toutes les autres figures sont déformables.


7. CONSTRUCTION

Ensuite, il faut monter l'ossature de la cabane faite de chevrons et de lambourdes, en respectant les principes de verticalité et de triangulation, mais c'est plus facile puisque les niveaux sont établis et les distances aussi.
La cabane est un cube, pardon un parallélépipède de 3m sur 3m et de 2m de hauteur.
Soit 9m² de surface au sol plus une terrasse qui fait aussi 9m².
Que voilà un beau problème pour un enfant de CM !
1) Quel est le volume intérieur de la cabane ?
2) La douche et les wc occupant 1m² au sol et le lit mesurant 1,20m sur 2m. Combien reste -t-il de surface libre au sol ?


8. CONSTRUCTION

Après la charpente, dernière étape, l'habillage de la cabane.
Il suffit de visser (à la visseuse sans fil, je suis feignant) les planches de récupération rainurés en pin des landes, et de les emboîter.
Au plancher et au plafond, des dalles bouletées en "triply", que j'ai dû acheter, j'avais plus de planches.
Et sur le toit, des tôles de récup'.
Reste à faire la terrasse et à peindre l'ensemble.
Pour l'intérieur, un mobilier sommaire ; un lit coffre, un coin cuisine, un coin wc-douche, une étagère et une table de fortune.
Quatre petit carreaux coulissant dans les rainures du bois permettent l'aération.
Je me suis mis en tête de récupérer l'eau de pluie dans une citerne.
A l'extérieur, un barbecue, une balancelle, quelques billes de bois pour les sièges, une table sous la cabane et un hamac pour les beaux jours.
Pour méditer, fainéanter, apprendre à ne rien faire, (l'éloge de la paresse) et discuter interminablement avec ses amis ou simplement écouter le chant du vent dans les arbres... et humer la douceur de l'air...


9. BALANCELLE

Et la balancelle, comme prévu. Rien que de la récup., ça m'a pas coûte un cent (radin.com).
Quelques heures de travail quand même, précédées d'autant d'heures de cogitation et de dessin, mais ça j'adore.
Après il faut tester la balancelle pendant des heures, l'équilibrer de son poids, pour que le moindre souffle de vent ou la pression d'un orteil sur la bille de bois lui donne ce bercement, qui vous rappelle votre landau de votre enfance.
A droite, la citerne qui récupère l'eau de pluie. Mais ici en Minervois, il ne pleut pas parfois pendant trois mois, et en une heure, il vous tombe autant d'eau qu'en un mois chez les bretons.


10. POURQUOI NOS ENFANTS ONT 2 MAINS GAUCHES...

Une cabane, c'est un rêve d'enfant.
Quand j'avais 12 ans, y avait pas de "Play Station", les Centres Commerciaux n'existaient pas, et de toutes façon, on n'avait pas d'argent.
Heureusement, on habitait, comme la moitié de la population, à la campagne ou à proximité.
Donc, on jouait dans les bois. Apparemment, y avait pas tous les dangers, crimes et délits qui guettent le enfants d'aujourd'hui, ou on n'en parlait pas.
Disons qu'ils n'avaient pas encore été inventés.
De toutes façons les enfants sont plus les mêmes. Vous prenez un gosse d'aujourd'hui, vous lui donnez un marteau, un arbre et des planches.
Et bien, s'il ne s'éclate pas les doigts, il va tomber de l'arbre et finir polytraumatisé.
Evidemment, les parents feront un procès à l'arbre et au marteau.
Voilà pourquoi nos enfants ont deux mains gauches...

11. POURQUOI UN E CABANE PERCHEE ?


Sur le pourtour méditerranéen, les arbres sont généralement moins grands que dans le nord. Par ailleurs presque tous les oliviers du sud de la France ont gelé en 1956 (décimant totalement la production) et ne supporteraient pas le poids d'une cabane.
J'ai donc dû me résoudre à construire une cabane sur pilotis.
Le résultat est presque le même, quand je suis sur ma terrasse, j'ai le nez dans les arbres.
Et quand on est au sol, la cabane ne barre pas l'horizon, elle reste discrète parce que dissimulée par le feuillage.
Ma première cabane était au niveau du sol, des tas de bestioles indésirables, de celles que vous retrouvez dans vos chaussures ou votre lit, et qui font fuir nos amies et compagnes, s'y infiltraient.
Les plantes vivaces et le ronces réussissaient toujours à se frayer un passage entre le planches.
Maintenant je suis au sec.
Autre avantage, vous avez de l'ombre sous la cabane et vous êtes à l'abri en cas de pluie. D'où la table et le hamac.

12. LE CAMOUFLAGE

Pourquoi ma cabane est-elle en tenue de camouflage ?
Ça fait poste à l'affût, mirador, tir au pigeon, commando, béret vert...
Beaucoup de chose que j 'aime pas...
Ben moi, j'aimerais qu'elle soit jaune canari, bleu lavande, rouge lie de vin, vert jamaïcain...
Mais pour l'instant, j'ai taillé les arbres (oliviers) et la tempête et le givre m'en ont cassé quelques uns.
Donc je prefère par discrètion, l'intégrer, la fondre dans le paysage.


13. MA PREMIERE CABANE

J'avais 4 ou 5 ans. Sous la table de la cuisine, avec deux chaises, ma soeur et une couverture, je faisais une tente, une "guitoune". Ma soeur faisait le pilier central.
Ma mère la traitait de "gourde", mais ma soeur par fierté, prétendait qu'elle y avait trouvé de l'intérêt.
J'ai appris plus tard, au Maroc que "guitoune" signifiait tente ou cabane. Mot marocain (ou berbère) comme "klebs" et "toubib", qu'on utilisait dans les cours d'école. Donc on parlait arabe sans le savoir...
On préparait d'invraisemblables scénarios avec du matériel hétéroclite (de la poêle à frire au râteau de jardin) pour s'échapper du domicile familial, partir à l'aventure...
Moi, j'avais tellement la frousse quand je devais seulement aller chercher une bouteille de vin à la cave, que je me demande comment j'aurais pu quitter la maison, fuguer.
Enfin, l'envie était là, on fantasmait, on rêvait d'un "au-delà merveilleux", de mondes parallèles.
Comme on ne connaissait pas encore le conditionnel, on utilisait pour parler et distinguer notre futur fantasmatique, de la routine quotidienne de notre univers confiné, la formule "on dit que..."
_ "On dit qu'on" a trouvé un avion et que je le pilote... "On dit que" c'est toi qui porte le sac...
Ma mère nous appelait d'ailleurs "Monsieur et Madame Ondiq".
_ Monsieur et madame "Ondiq", allez donc ranger vos chaussettes avant de goûter...
Les adultes avaient un imaginaire pauvre et restreint à l'époque des "Trente Glorieuses"(1)...
Tout pour le "Formica", le "Tergal", le "Teflon", le "Lycra"...
Pour Ginette (2), qui me demande à quelle heure est la manif', je précise que le "Lycra" est une fibre synthétique qui n'a rien à voir avec la "Licra" (Ligue contre le racisme...).

(1) "Trente glorieuses" Voir note au-dessus.
(2) Voir "Ginette la française" dans "Des français et autres inconvénients" Note du 16-03-08).

14. MA MAISON


Ca c'est ma maison, que j 'ai construite tout seul. Mais comme j'ai subi un divorce, je vais en construire une autre, une maison ABCDE :
_ Autonome (utiliser les énergies douces, solaires, échapper aux factures EDF et Générale des Eaux...)
_ Bois (charpente et cloisins, matériaux chaud, agréable, naturel...)
_ Conviviale ( terrasse, patio, sauna, baies vitrées...)
_ Démontable (pour pas avoir un fil à la patte...)
_ Ecologique (dans la nature ou entourée d'arbres et de plantes...)
Je travaille sur le plan.

15. OLIVIER

Pas loin de ma cabane, un olivier en Minervois, rescapé du gel de 1956.
Celui-ci est probablement antérieur à la révolution française.

COMPIL' PHOTOS MAROC

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Feu d'artifice végétal, asperges, échalas... au choix.



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Dans la série des palmiers un autre feu d'artifice végétal...

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A Gérone, une sculpture à la gloire du livre, c'est sympa...

Et cette obélisque branquignole, comme un jeu de cubes qui va s'écrouler... Le mélange de l'enfance et de l'Histoire, au pays du Légo et des hiéroglyphes. Irréprochable...


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Enfin des photos qui se passent de commentaires...



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Notez la beauté du tronc d'arbre et celle du vieux mur d'ogive, et les restes de mosaïques et d'arabesques peintes. Toujours au Chellah.
Ça c'était hier, aujourd'hui, il pleut. La pluie est une bénédiction pour le Maroc. Ces dix derniers jours sont déterminants pour l'agriculture qui est au bord de la sécheresse.
Mais c'est une pluie fine, pas suffisante, qui nous contraint juste à traîner au lit et au café... Ca me rappelle cette blague, il n'y a que deux choses qu'on peut faire quand il pleut, et je n'aime pas jouer aux cartes.
Ah cette pluie qui me donne la nostalgie de mon enfance vosgienne : Des odeurs d'herbe verte, de bottes en caoutchouc et d'escargots...
Bien sûr on pourrait aussi aller au cinéma, mais les cinémas ont fait faillite au Maroc. Les derniers films américains sont à 50 cts d'euros le DVD à la Médina, avant même qu'ils ne sortent en salle. en France.
Une honte ;-)
Bien sûr, la& bande son laisse parfois à désirer. Vous pouvez entendre le type qui enregistre des centaines de DVD à la fois dans son appartement, faire la vaisselle, la conversation à sa femme. Ou pire encore.... Vous cherchez désespérément la scène d'amour à l'écran, alors que l'acteur promène simplement son chien.

17 Les cigognes et les chats sont les rois du Chellah.
Les cigognes ont choisi les arbres et les toits, les chats, les sols et les bois.
Les cigognes ont construit leur nids de branchages au sommet du minaret et des arbres morts, plus rigides et moins sensibles aux vibrations du vent.
Leur vol majestueux est une caresse du ciel.
Les chats ont investi les cours pavées et se prélassent au soleil en attendant la pitance que ne manquent pas de leur donner les touristes attendris.
Leur indifférence alanguie est une invitation à la sagesse.


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Comptez les chats, ou les morceaux de chats. Moi j'en ai compté plus que d'heures dans une journée...


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Comment combattre le stress ?
Regardez ces chats-la du chellah couchés là !
Leur indifférence alanguie est une invitation à la sagesse...(bis repetita)


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13
Ça n'a pas l'air comme ca, c'est un peu le bazar sur la table, mais c'est bon et le patron est sympa.
Juste à côté de moi, la balance où il pèse le poisson.
C'est Samira qui prend la photo et qui m'a invité, on a fait un pari, elle a perdu... Faut jamais parier avec moi.

Samira est une fille très intelligente, quand on regarde un film, elle devine toujours la suite et me l'explique. Comme je suis mauvais perdant, je parie jamais sur les films. Mais je l'invite quand même au restau...

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Jardin des Oudayas un dimanche matin

Et la plage dimanche après-midi...


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Ca, c'est quand on m'enerve...

Pas content ! Mon café Maure est fermé!


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J'ai pas encore la technique d'Alain Bordeau, voir son blog "bordeaualain", tres belles photos...


9
Quelle est cette passion soudaine pour le linge qui sèche sur les terrasses, au premier rayons du printemps ?
La photographie vous conduit-elle là où vous ne vous y attendiez pas, à scruter et fouiller au détour de l'inconscient, les recoins de l'anodin ?
Est-ce du fétichisme, du voyeurisme photographique ?
Est-ce l'enfance qui nous revient ? Notre univers d'alors, horizon balayé par le linge que nos mamans étendaient aux balcons...

Rouge et jaune... En héraldique : "de Gueule et d'Or"...
Tristounet celui-là...

Comme des oriflammes...

La fenêtre me plait...

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7
Au Maroc, les cimetières occupent souvent de vastes étendues, comme celui-ci à Rabat, en bord de mer.

6
LA VIE EN ROSE...


5
La Médina de Rabat où je vais effectuer mes derniers achats avant de rentrer en France...
Ca fait un mois que je suis là, je commence à connaître les commerçants et les habitués du quartier.
Rencontre et discussions au café du coin avec Moha. qui prépare l'agrégation de Lettres qui travaille toutes les nuits sur l'oeuvre de Giono...
Un peintre, qui a une galerie dans le quartier...
Wahid, qui n'arrête pas de vouloir me vendre le Maroc en pièces détachées...
Avec des étudiants diplômés sans travail qui manifestent tous les jours...
Ça fait peine à voir cette Jeunesse en quête d'avenir...
PS : Soyez sympas, vous qui me lisez, mettez moi un petit commentaire...


4


3 Amusantes ces cheminées

et du linge...


2
La citadelle des Oudayas plonge ses murailles dans la mer, à la pointe nord de Rabat, juste en face de la cité se Salé, dont elle est séparée par le fleuve Bouregreg.
L'estuaire est en cours d aménagement, un chantier pharaonique financé par les pays du Golfe. Un tunnel sous le fleuve, une Marina, des équipements hôteliers, un tramway dernier cri...


1
Carla, la jeune Catalane d'une mission humanitaire au Maroc, qui m 'a donné quelques conseils en photo, m'a appris et j 'y avais jamais pensé, qu'il était impossible de faire un coucher de soleil sur la mer en Catalogne et dans le sud de la France où j 'habite... Car à l'est, il y à toujours des terres.
En Bretagne et sur l'atlantique, c'est possible.
Ça n'a l'air de rien mais vous n'avez que quelques secondes pour saisir le soleil avant qu'il ne disparaisse...

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