30.04.2008

Les bourrages de crâne de Bertrand


Il y a cinq ans si je ne m’abuse, ces phares de la pensée que sont MM. Chirac et Fillon nous ont concocté une réforme des retraites baissant le montant des pensions tout en augmentant les années de cotisation. Ceci venant après la fameuse « réforme Balladur » de sinistre mémoire. Cinq ans après donc, dans la Sarkozie « triomphante », rebelote, avec le même enfermement dans une fausse alternative : ou réduire les retraites, ou cotiser plus. Avec les brillants résultats que l’on connaît : les salariés doivent travailler plus pour toucher moins, donc pouvoir d’achat des retraités qui se réduit comme peau de chagrin et déficit des organismes sociaux croissants. Nos têtes pensantes manquent vraiment d’imagination.

La France est maintenant un pays de bas salaires, de temps partiel, d’intérim. Qui dit bas salaires dit évidemment moins de cotisations, donc problèmes pour les retraites comme pour la sécu. Il faut rapprocher cela du fait qu’en dix ans, la part des salaires dans le revenu national à baissé de dix points, ces sommes étant allés renforcer la part de la rétribution du capital. Ce qui fait un différentiel de 20 points ! Voilà où se trouve les causes principales des trous des retraites et de la sécu. Inverser cette tendance ne pourrait qu’avoir des effets rapidement positifs tant sur les caisses de retraites et de sécu que sur le niveau de vie des familles.

Par ailleurs, les têtes d’œufs nous bassinent en nous disant qu’il faut allonger le temps de travail. Mais bien sûr que bien des salariés ne demanderaient qu’à continuer à travailler un peu plus. Mais ce ne sont pas eux qui décident, mais les patrons qui jettent comme un kleenex sale les salariés de plus de cinquante balais.
De plus, le gouvernement et sa majorité parlementaire de godillots ont décider la suppression de la taxe dite Delalande qui justement pénalisait les entreprises licenciant les quinquagénaires, et d’instaurer les contrats à durée déterminée (CDD) pour les plus de 50 ans. En fait, il risque de se produire avec les salariés plus âgés ce que vivent déjà les jeunes : la multiplication des petits boulots, très qualifiés mais peu payés. Le tout au détriment des salariés bien sûr, et... des recettes de la CNAV et de la Sécu.

Enfin, pour sortir de cette alternative vicieuse — réduire les retraites, ou cotiser plus comme nous bassine le père Bertrand à longueur de baratin dans les lucarnes à décerveler — il serait juste d’élargir l’assiette du financement des retraites non pas aux seuls revenus des salaires, mais à tous les autres et surtout ceux du capital. Une sorte de CSG retraite que paieraient donc aussi ceux qui se gavent de stock options et autres dividendes d’actions. Et puis, pourquoi ne pas taxer les robots, les machines qui prennent la place des salariés ?

Mais qui aura les couilles de faire, ou simplement de proposer ça ? Certainement pas les Sarkoziniens inféodés au Medef et sous influence des multinationales maffieuses qui ravagent le monde.

28.04.2008

Sarko et sa clique au confessionnal...

Mea culpa, ouais, mais mea minima culpa !

Sarko, Fillon, Lagarde…

Non mais, écoutez-le, regardez-les ces culs bénis battre leur coulpe pour tenter de nous enfiler une nouvelle fois. Parce que c’est ça l’objectif. Un objectif concocté par les boyaux de la tête fumeux des tronches de « com’ » qui gravitent et parasitent les palais gouvernementaux.

C’est moderne ça coco ! Tu reconnais tes erreurs, tu avouent humblement n’être qu’un homme susceptible de faire des erreurs. Et le bon peuple t’absoudra. Y a un vieux fond catho en France, coco ! Faut pas oublier ça ! Reconnais tes erreurs, mais sans exagérer : tu ne reconnais que des petites erreurs ! Tu avoues n’avoir pas su « communiquer », (entendons par là, baratiner, tromper l’ennemi, enfumer le terrier).

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil avec ton cadeau annuel de 15 milliards d’euros aux bourrés de thunes.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en saccageant le code du travail, socle de l’harmonie sociale du pays.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en faisant tout ton possible pour foutre en l’air la loi 1905 sur la laïcité.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil en t’alignant servilement sur la politique extérieure de Bush.

Tu n’avoues évidemment pas t’être foutu le doigts dans l’œil… Y en a tellement des conneries que tu as fait coco !

Et c’est pas tes petits costards noirs étriqués de croque-mort de nos espoirs qui nous ferons marrons.

C’est pas tes airs contrits de vieille fille offusquée comme si on avait pété dans la sacristie qui nous ferons oublier que ce que d’aucuns prenaient pour de l’enthousiasme désordonné n’est que de l’incompétence.

Faut-il te dire ta phrase fameuse du salon de l’agriculture ?


24.04.2008

Et si on balançait un peu? Tè! On va dire du mal de l'E.N.A.!

L' E N A
Cette fameuse école qui fabrique son inverse :
E N A - A N E


L'ENA est une école prestigieuse…selon ceux qui en sortent.
Pour tous les autres, c'est un sinistre ramassis d'escrocs, de crétins et de bons à rien.
Il faut hélas reconnaître que tous les énarques connus correspondent généralement au descriptif ci-dessus.
Cet établissement, qui se donne le titre d'école pour sauver les apparences, doit plutôt être assimilé à une secte particulièrement dangereuse.
L'enseignement qui y est pratiqué est l'apprentissage de l'enrichissement personnel par techniques malhonnêtes, et l'expression par la "langue de bois".
Certes, les énarques tentent de faire croire qu'ils étudient des techniques de gestion de la nation, mais il suffit de constater leur incapacité pour ne pas douter de leur totale nullité. Le problème est que ces parfaits crétins occupent les places les plus élevées de la nation, tant sur le domaine public (administrations), que privé, (grosses entreprises).
L’expérience montre qu’il suffit de très peu de temps à un énarque à qui l'on confie la direction d'une entreprise florissante pour la mener au bord de la faillite, quatre à cinq années suffisent généralement.
Le problème est que ces prouesses coûtent très cher au contribuable et entraînent dans les entreprises de nombreuses suppressions de postes.
Quant aux énarques coupables, ils perçoivent des indemnités énormes et retrouvent vite un emploi grâce à leurs relations et au copinage...

Quelques exemples :
CREDIT LYONNAIS
Le Crédit Lyonnais fut longtemps une banque sans histoire. Et puis, un jour, le gouvernement en place nomma à sa tête un copain énarque, Jean-Yves Haberer qui, en cinq ans, réussit à mener cette banque florissante tout près du dépôt de bilan.
Certes, il fut questionné par la justice pour extorsion de fonds, faux bilans financiers, etc.
Mais il n'en reste pas moins que cet individu, protégé par les politiciens, a coûté 150 milliards de francs aux contribuables. Soit 2.500 francs (375 €) pour chaque Français !
Il ne faut pas oublier de préciser qu'après son licenciement du Crédit Lyonnais, il fut nommé par le gouvernement : Président du"Crédit National" !
Vous pensez que c'est un gag ? Non, c'est malheureusement réel !

VIVENDI
Après divers parachutages en entreprises, Jean-Marie Messier, J2M devenu au fil des temps J10M (Jean Marie Messier, Moi-Même, Maître du Monde, Meilleur Magouilleur, Minable Margoulin), s'est vu confier par les copains la Présidence de VIVENDI.
En un temps record, il parvenait à mener cette entreprise prospère au bord du dépôt de bilan, avec un passif de 30 milliards d'euros !
Il était contraint de démissionner, était mis en examen mais versait une caution de 1.350.000 euros, une broutille pour lui.
Ensuite, il réclamait une indemnité de licenciement…de 20 millions d'euros !
A son départ, l'entreprise VIVENDI était ruinée. Un nouveau "copain", Jean-René Fourtou est nommé. Il s'empresse alors de se gratifier de 1 million de stock-options à un cours ridiculement bas. Résultat : dix huit mois après son arrivée, il a réalisé une jolie plus-value de 7 millions d'euros ! Pendant cette période, le cours de l'action a chuté de 75 % !Incroyable, mais vrai !

FRANCE TELECOM
Michel Bon, un énarque bien connu dans le monde des affaires brillait par sa nullité dans toutes les entreprises où il était placé par ses anciens camarades d'ENA.
Il passa ainsi chez "Carrefour", comme PDG, poste qu'il occupa assez peu, l'ensemble des cadres ayant envoyé une lettre exigeant son renvoi car il risquait de faire couler rapidement le groupe...
Puis il fut nommé Président de l'ANPE où il brilla par son incroyable nullité...
Finalement, son copain d'ENA Alain Juppé, conscient de son incurable incompétence, le nomma PDG de France Télécom.
Ce personnage, qui s'octroyait un salaire de 50.000 euros par mois, a réussi à mener l'entreprise au bord du dépôt de bilan avec une perte nette de 8,28 milliards d'euros, et un endettement de 60,7 milliards d'euros.
L'action qui valait 28 euros en 1997, tombait à 6 euros...
Après ses prouesses, Michel Bon a été nommé récemment Président de "L'Institut de l'Entreprise"...

ALSTOM
Alstom (ex Alsthom), 120.000 salariés, était un fleuron de l'industrie française. Premier ou second rang mondial dans les centrales électriques, le matériel ferroviaire (TGV, métros), et la marine (paquebots).
La direction était assurée par Pierre Suard, extrêmement compétent, qui sut développer considérablement l'entreprise. Mais Suard avait un défaut impardonnable : il n'était pas énarque !
Une campagne de dénigrements et de calomnies fut orchestrée par l'énarchie gouvernementale qui aboutit à la mise en examen de l'intéressé...
Peu après, en 1988, un énarque, Pierre Bilger était parachuté par copinage...
Celui-ci fait alors preuve d'une incompétence rare ! Il s'empresse de faire rentrer dans l'entreprise des petits copains d'école, la plupart des individus mal famés, à la recherche d'un emploi mirifique !
Il embauche ainsi : Philippe Jaffré, énarque ancien président d'Elf et condamné pour affaires troubles diverses, Loïc Le Floch Prigent, énarque ancien patron d'Elf lui aussi, condamné lui aussi, et prend pour lieutenant Georges Chodron de Courcel, qui, par coïncidence, porte le même nom que Bernadette Chirac, née Chodron de Courcel...
Bref, du beau monde...
Et un jour, c'est la surprise ! On découvre subitement qu'Alstom est au bord de la faillite avec une dette de 5,3 milliards d'euros. Le cours de l'action est passé de 32 euros à moins de 1 euro en deux mois !
Pierre Bilger est licencié avec un chèque de dédommagement de 5 millions d'euros, rendu entre temps. (ces gens là ne passent pas par l'ANPE)...
Bof, c'est le contribuable qui paye !
Il est certain qu'à la lecture de tels avantages, on peut être tenté de devenir énarque soi-même ! Mais, autant il est aisé d'entrer à l'ENA avec du piston, autant c'est difficile sans une lettre d'introduction...


LA SOCIETE GENERALE

C’est tout nouveau, ça vient de sortir. Daniel BOUTON, énarque, inspecteur des finances directeur d'une banque qui vient de subir 7 milliards d'€ de pertes, 2 Mds suite à des spéculations sur des produits dérivés et 4,9 Mds par
« la faute d'un employé indélicat », est toujours en place.
Ce monsieur renonce à son bonus 2007 et à son salaire jusqu’en juin pour « aider à redresser la banque ! » 0,25 % du montant de la perte subie par la banque; ridicule, dérisoire !
Son salaire 2006 : 3,4 millions d € !! Il aurait vendu en 2007 pour 7 millions d’actions de sa banque; ses plus values potentielles sur stock options détenus en 2007 = 58 millions d’ € etc. etc.
Responsable ? sans doute. Coupable ? de rien !
Dans l’affaire de la Sté générale il est curieux de lire dans la presse que le directeur de la Banque, le directeur de l’Autorité des Marchés Financiers et le Directeur de la Banque de France, tous les trois énarques, étaient au courant du « trou » depuis le dimanche 20 janvier. L’affaire n’a cependant été rendue publique que le 24 janvier…
Cherchez l’erreur !

A quoi servent les énarques ?

En ce qui concerne leur utilité pour la nation, la réponse est claire : ils ne servent à rien.
Leur unique préoccupation est l'enrichissement de leur famille et de tous les proches et copains.
Ceci est admis depuis longtemps et se vérifie quotidiennement.
L'une des seules une choses enseignées à l'ENA est la "langue de bois", qui permet de répondre à toutes les questions en formulant quelques généralités hors sujet. C'est très utile pour ne pas avoir à donner son propre avis et pour détourner la conversation de son idée de base.

L'enseignement qui leur est prodigué dans la secte ENA est entièrement orienté dans ce sens. Ils apprennent à mentir en gardant la tête haute et en affirmant leur intégrité. Certes, leurs multiples forfaits les conduisent souvent à l'inculpation, mais une justice trop souvent servile et à leurs ordres a pris l'habitude de les blanchir en prononçant des non-lieux...
Certains vont même jusqu'à faire voter des lois interdisant toute poursuite judiciaire à leur encontre à la fin de leur mandat, ceci au grand dam de quelques politiciens intègres, non énarques, écœurés par toutes ces pratiques scandaleuses !

C'est ainsi qu'on voit des politiciens soutenir la cause des dictateurs et tyrans contre la rébellion de peuples désespérés, en envoyant des troupes pour aider lesdits dictateurs, sachant bien que quelques chèques de remerciement arriveront à leur nom dans des paradis fiscaux... (C’est ce qu’on appelle la France-à-fric)

L'action néfaste des énarques est catastrophique. Depuis la création de L'ENA par un certain Michel Debré (oui, celui qu’on caricaturait avec un entonnoir sur la tête), la France a perdu sa richesse et ses valeurs morales. La maffia énarque a mis la main sur tous les postes clés des secteurs publics et privés, et se livre à un pillage systématique.
C'est ainsi que petit à petit, la France est devenue un pays en voie de sous développement...

Pour compenser toutes les richesses volées sans vergogne, l'énarchie emprunte constamment, ce qui augmente indéfiniment la dette du pays !
Mais cette fameuse dette, dont on évite de parler, quel est son montant ?
A la fin de l'année 2007, elle était de 1.200 milliards d'euros ! C'est-à-dire environ 19.000 euros par français, ou encore près de 125.000 francs. Un couple avec 3 enfants doit donc 95.000 € soit 625.000 francs!
Voilà où l'incompétence, la filouterie et la connerie des énarques a mené la France !

Eh! Sarko, si tu veux "sauver la France" et, accessoirement, remonter dans les sondages, toi qui n'est pas énarque, si, ce soir, tu nous annonçais une bonne nouvelle: "Je supprime l'E.N.A.!"

23.04.2008

Tch’Chine ! Tch’Chine ! Cocus, battus et contents?


Eh ! C’est dans nos gènes. Un Français, c’est plus fort que lui, ça gueule, c’est frondeur, c’est toujours prêt à s’allumer et à allumer le feu dès qu’il sent l’odeur faisandée de l’injustice, c’est toujours prêt à enfourcher le canasson de toute révolte dans le monde. C’est comme ça. Faut-il s’en plaindre ? Sûrement pas.

Mais chez lui, ça vote Sarko…

Tout ça pour vous dire qu’on s’est un peu excité, un peu fait plaisir – moi le premier ! – en faisant un peu chier les robots-flics chinois voulant à toute force faire visiter Paris à leur briquet « olympique ».

On s’est fait plaisir, mais on s’est fait rouler dans la merde. Enfin not’ gouvernement et not’bon guide surtout.
Est-il glorieux que des flics spéciaux chinois régissent avec brutalité une manifestation festive en France et donne des ordres aux flics de la République ?

Est-il glorieux d’accepter que l’ambassade de Chine suscite et organise, avec les bataillons d' "étudiants" et d'imigrés chinois, une manifestation verbalement très violente en France, à Paris, drapeaux rouges en tête, en insultant le pays qui les accueille et les nourrit ?

Est-il glorieux d’envoyer à Canossa – rebaptisé Pékin pour l’occasion – d’éminents émissaires du monde politique français (un ancien premier ministre et un président du Sénat en exercice, même s'ils sont un peu bouffés aux mites), qui se mettent à plat ventre devant des officiels chinois goguenards ?

Et tout ça pour quoi ?

Pour des contrats commerciaux qui sont autant de marchés de dupes aussi aléatoires que dangereux.

Pour vendre aux industriels chinois :

— Quelques centrales nucléaires ET LEUR DONNER la technologie pour les construire eux-mêmes, chez eux évidemment.

— Quelques TGV ET LEUR DONNER la technologie pour les construire eux-mêmes, chez eux évidemment.

— Quelques Airbus ET LEUR DONNER la technologie pour les construire eux-mêmes, chez eux évidemment.

Et lorsqu’ils auront bien assimilé ces technologies, qu’on leur aura bâtit les usines nécessaire, qu’est-ce qu’il feront ? Ils vendront au reste du monde ces produits, à leurs coûts…

Et nous qu’est-ce qu’on leur vendra alors ?

Cocus, battus et contents?


22.04.2008

Enfin ça bouge au Parti Socialiste !


Il vient de publier, en date du 16 avril, sa « Déclaration de Principes », sorte de mode d’emploi du PS. Il y est expliqué, en un préambule rappelant ses racines humanistes, révolutionnaires et laïques et 21 articles clairs et succincts, les grands principes qui doivent soutenir tout l’édifice socialiste. J’y ai trouvé quelques motifs de satisfaction et même d’espérance :

« Art 4 - Le progrès, synonyme d’amélioration de la vie humaine, est une valeur fondamentale pour les socialistes. Ils pensent que l’exercice de la raison doit être accessible à tous, acceptable par tous, applicable à tout. Ils promeuvent la connaissance, l’éducation, la
recherche, la culture. Ils veulent mettre les avancées scientifiques et technologiques au service des hommes et de la planète. L’expansion technologique, le développement des nano et biotechnologies, l’ingénierie génétique posent des questions essentielles pour l’avenir de l’humanité. Le mérite du principe de précaution est de permettre de faire des choix collectifs, à travers l’arbitrage des choix politiques, qui subordonnent l’acceptabilité des risques, inséparables du développement de la science, à l’utilité des innovations et à la légitimité de
leur utilisation. Le progrès économique et social ne peut plus être apprécié à l’aune de la seule croissance de la production marchande, mais doit l’être à l’aide des indicateurs reflétant la qualité effective des conditions d’existence et de travail des individus. »


ART 11 - Le Parti socialiste est un parti républicain. Il œuvre pour le progrès social. Il s’organise au service de l’engagement citoyen. Il fait siennes les valeurs de la République, la liberté, l’égalité, la fraternité. Il combat pour la séparation des pouvoirs, garantie d’un régime de responsabilité politique. Il défend le pluralisme et l’indépendance de l’information dans les médias. Il ne considère pas la nation comme une juxtaposition de communautés, mais comme un contrat entre citoyens libres et responsables, respectueux des droits de toutes celles et de tous ceux qui vivent sur son territoire, attentif à ce que chacun accomplisse aussi ses devoirs
vis-à-vis de la collectivité.

Art 12 - Le Parti socialiste est un parti laïque. Il défend la séparation des Églises et de l’État. Il veille au respect de la liberté de conscience. La laïcité est plus qu’un principe de tolérance, elle est un combat contre tous les fondamentalismes et tous les intégrismes. Elle entend promouvoir et organiser un espace commun, prenant en compte les diversités culturelles et religieuses, dès lors qu’elles ne sont pas un obstacle pour la liberté de chacun et de tous. La laïcité est une condition de notre vivre ensemble.

Art 17 - Le Parti socialiste est un parti européen qui agit dans l’Union européenne qu’il a non
seulement voulue, mais en partie, conçue et fondée. Il revendique le choix historique de l’Union européenne. Pour les socialistes, celle-ci doit avoir pour mission, par ses politiques communes, d’assurer la paix sur le continent, de favoriser une croissance forte et durable et le progrès social, de promouvoir la créativité et la diversité culturelle, d’aider à relever les défis planétaires par l’exemple d’association qu’elle offre. Membre du Parti socialiste européen, le Parti socialiste entend tout mettre en œuvre pour le renforcer afin que soit porté un message socialiste en Europe.

Art 19 - Le Parti socialiste est un parti populaire ancré dans le monde du travail. Il est le
produit des combats politiques et des luttes sociales menées tout au long des XIXe et Xxe siècles. Il entend exprimer l’intérêt général du peuple français.

Art 21 - Le Parti socialiste veut rassembler toutes les cultures de la gauche. Il ne se résigne pas aux divisions de l’histoire. Organisant en son sein depuis toujours un libre débat, il appelle tous les hommes et toutes les femmes qui partagent ses valeurs à rejoindre ce combat. »

Bon. Eh bien maintenant, rentrez les couteaux et au charbon !

Pour avoir le texte complet :
http://www.rue89.com/files/20080421DeclaPS.pdf

21.04.2008

Un an après…



Un an après, les Français sont, paraît-il, déçus. Eh ! Les Veaux, vous avez veautez pour lui ! Vous l’avez voulu ! Vous l’avez !

Nombreux estiment – je suis de ceux-là – que, dès le début, il n’avait pas la stature pour endosser les habits de Président. La question est : comment a t-il pu se hisser si haut ? La complicité des milieux financiers, la puissance de leurs moyens de désinformation, le décervelage organisé par les médias à la solde des marchands de canon y sont pour beaucoup.

Les contres pouvoirs sont étouffés et les parlementaires, qui devraient contrôler l'exécutif ne sont que des godillots (bien que certains, dans la majorité, commencent à avoir des cors aux pieds !). Quant à l’opposition, et au premier rang le PS, elle ses roule avec plaisir dans la bauge nauséabonde de sa nullité.

Les Français sont déçus ? Ils ont tort, ils ont bien un président de la rupture: moins de vacances, moins de droit à la santé et à l'éducation, baisse des allocations et remboursements, plus de travail et moins de pouvoir d'achat. C'est quasiment révolutionnaire tout ça, mon bon monsieur.

Ce n'est d'ailleurs qu'un début. Avec l'aide de son ami Silvio - l’autre « bouffone » - et la présidence de l'Europe il va nous épater le Sarko !

18.04.2008

Les OGM, ça sert aussi à faire la guerre

Vous allez dire que je radotte, que je vous gonfle les alibofis avec ces saloperies d'OGM. M'en fous, j'assume! Persiste et signe. Et, tè! pour en remettre une couche, voilà un article qui va vous faire froid dans le dos...

Les OGM, ça sert aussi à faire la guerre
par Hervé Kempf - Mondialisation.ca, Le 16 avril 2008

Stephen Hawking n’est pas un hurluberlu. Il est même sans doute le savant le plus célèbre du monde depuis que sa "Brève histoire du temps" s’est vendue à près de 10 millions d’exemplaires. Le 16 octobre 2001, il lançait, dans le Daily Telegraph, un avertissement d’une particulière gravité. "Si le 11 septembre a été quelque chose d’horrible, affirmait-il, il n’a pas menacé la survie de l’espèce humaine, comme le font les armes nucléaires. Mais, sur le long terme, je suis plus préoccupé par la biologie. Les armes nucléaires nécessitent de grandes usines, alors qu’on peut faire des manipulations génétiques dans un petit laboratoire. Il est impossible de contrôler tous les laboratoires du monde. Le danger est que, par accident ou volontairement, nous créions un virus qui nous détruira."

En évoquant dans cette inquiétante déclaration la destruction de l’espèce humaine par un organisme génétiquement modifié, le physicien faisait écho à une préoccupation grandissante dans les milieux scientifiques et militaires : le génie génétique permet maintenant, en manipulant le génome des agents classiques de la guerre biologique - peste, maladie du charbon, tularémie, etc. -, de les rendre beaucoup plus dangereux qu’ils ne le sont déjà.

Cette idée s’est définitivement imposée en décembre 1997, quand, dans un article de la revue scientifique Vaccine, des savants russes ont expliqué comment ils avaient modifié génétiquement une souche de maladie du charbon (Bacillus anthracis) de façon à la rendre insensible aux vaccins existant contre cette bactérie.

C’est pendant le même mois de décembre 1997 que le président américain Bill Clinton eut l’occasion de discuter longuement avec Craig Venter, un éminent spécialiste du décryptage du génome humain : lors de ce dîner dans une résidence luxueuse d’une petite île de Caroline du Sud, racontent trois journalistes du New York Times dans leur livre Germs, Venter expliqua au président que la connaissance des génomes "pourrait être extraordinairement dangereuse si elle se retrouvait dans de mauvaises mains". "Clinton, ajoutent-ils, demanda si la variole pourrait être combinée avec un autre agent nocif pour la rendre encore plus menaçante. Venter répondit que c’était possible."

Comment le génie génétique peut-il servir à mettre au point de nouvelles armes biologiques ? La liste des possibilités, décrite par les spécialistes, est désagréablement longue. On peut rendre pathogène une bactérie inoffensive et bien connue, telle Escherichia coli, en lui insérant des gènes de toxicité empruntés au génome de bactéries dangereuses. On peut modifier une bactérie pathogène, afin qu’elle ne soit pas reconnue par le système immunitaire ou que les vaccins existants soient inefficaces. On peut chercher à rendre l’agent insensible aux antibiotiques, ce qui rendrait la protection des populations ciblées difficile, voire impossible.

Ces techniques sont déjà pratiquement maîtrisées. Les spécialistes voient encore plus loin, comme le relate un article cosigné par Claire Fraser, la femme de Craig Venter, dans Nature Genetics du 22 octobre 2001 : par exemple, la possibilité d’introduire un virus "silencieux" dans le génome d’une population donnée, virus qui serait réveillé ultérieurement par un signal chimique. "L’idée, explique David Sourdive, un spécialiste français de l’étude des génomes, est de réaliser une arme ciblée sur une population choisie et préalablement "marquée" par un virus."

"En fait, dit un expert de la délégation générale pour l’armement, il n’y a rien en biologie qui ne soit transposable sur le plan militaire." Le décryptage et la publication des génomes deviennent une source d’inquiétude majeure : le danger est en effet que l’on puisse reconstituer le virus à partir de sa séquence, ou tout du moins repérer les zones de virulence, cloner ces gènes et les transférer dans un autre organisme. Le directeur du centre HKU Pasteur, Antoine Danchin, regrette ainsi que l’on ait publié la carte génétique du virus de la variole en 1992. "Ne pouvait-on imaginer, dit-il, que ce qui est simple pour des laboratoires bien outillés, reconstruire un virus à partir de sa séquence, l’est aussi pour des laboratoires mal intentionnés ?"

"QUI A LE DROIT DE SAVOIR ?"

Mais de telles voix sont isolées : en octobre dernier, le centre britannique Sanger a fièrement annoncé le décryptage du génome de Yersinia pestis, la bactérie responsable de la peste noire. Une publication diversement appréciée par les toxicologues, alors que des souches résistant à tout antibiotique ont été repérées à Madagascar. "Mais on ne peut pas ne pas publier les résultats, dit Michèle Mock, spécialiste de la maladie du charbon à l’Institut Pasteur. Et puis sur la base de quels critères déterminer qui a le droit de savoir ?"

De nombreux spécialistes craignent davantage une autre forme de bioterrorisme : celle qui ciblerait l’agriculture. "Des armes tournées vers la production agricole seraient beaucoup plus efficaces, dit David Sourdive. D’abord, l’effet de déstabilisation d’une maladie agricole est garanti et bien connu : voyez par exemple ce qui s’est passé avec la fièvre aphteuse en 2001. Et puis l’agriculture est plus vulnérable parce qu’elle présente beaucoup moins de diversité génétique que les populations humaines." Le travail sur les maladies agricoles était déjà un des principaux programmes de recherche d’armes biologiques pendant la guerre froide, tant aux Etats-Unis qu’en URSS.

Outre son efficacité, ce type de recherche présente un autre avantage : il est beaucoup plus discret. Comment distinguer un laboratoire agronomique d’un laboratoire militaire ? Enfin, les OGM agricoles présentent certains points communs avec les agents bactériologiques militaires : ainsi la bactérie Bacillus thuringiensis, qui est un des outils les plus utilisés par les firmes de biotechnologie végétale, est un cousin très proche de Bacillus anthracis, l’agent de la maladie du charbon, dont il constitue un très bon modèle.

La question de l’emploi de l’arme biologique n’appartient plus, depuis quelques années, à la pure spéculation : dans le cadre de leur lutte contre la drogue, les Etats-Unis tentent depuis 1997 de faire accepter l’utilisation d’un champignon, Fusarium oxysporum, qui détruit la plante d’où l’on extrait la cocaïne. Une version génétiquement modifiée de ce champignon existe en laboratoire. Les Etats-Unis voulaient l’utiliser en Colombie, même si, selon des mouvements écologistes comme le Sunshine Project, ce champignon pourrait avoir des effets dévastateurs sur la biodiversité très riche des terres colombiennes : devant l’opposition qui s’est levée en Amérique latine et en Europe, ils ont pour l’instant repoussé l’utilisation du champignon. Mais jusqu’à quand ? A l’autre bout du monde, en Asie centrale, ils étudient aussi, dans un laboratoire de Tachkent, en Ouzbékistan, un champignon capable de s’attaquer au pavot, largement cultivé dans la région et notamment en Afghanistan. Si les opinions publiques n’y prennent garde, la guerre agrobiologique est à deux doigts de se banaliser, tandis que la guerre biologique - devrait-on dire biotechnologique ? - est redevenue une possibilité sérieuse.

15.04.2008

Pourquoi Sarkozy ? Pourquoi Berlusconi ?

Il y a moins d’une décennie, les partis dits de gauche étaient au pouvoir presque dans tous les pays d’Europe. Aujourd’hui où sont-ils ? Pourquoi cette débandade ?

Pourquoi Sarkozy ? Pourquoi Berlusconi ?

La réponse n’est pas à chercher dans le succès des recettes de la droite. S’ils avaient réussi, ça se saurait… Elle est à chercher dans le désert des propositions des partis de gauche.

Nous – la gauche – avons le cul entre deux chaises : on refuse (dans les mots !) l’économie de marché, mais on propose quoi à la place ? Les recettes bolcheviques ? Ne vaudrait-il pas mieux maîtriser cette économie de marché que nous ne pouvons, de toute façon, pas tuer. Y mettre un peu plus d’humanité, de justice, de solidarité ? Pareil pour la mondialisation. Elle nous gonfle mais que faire ? Elle est là, faut faire avec…

Les gauches européennes cesseront de prendre régulièrement la pipe face à des droites dures, cyniques, foncièrement inégalitaires, s’asseyant sur la justice et faisant un doigt d’honneur à la solidarité, lorsqu’elle s’entendront pour tenter de répondre, au niveau européen à ces questions :
— Comment humaniser l’inévitable mondialisation ?
— Comment aménager l’état-providence pour en assurer la survie ?
— Quelle forme doit prendre la social-démocratie dans un monde global où la classe ouvrière, autrefois hégémonique au niveau du nombre comme de l’organisation, a perdu la main ?
— Comment répondre à la concurrence sauvage de pays émergents énormes et inondant le monde de produits fabriqués par des quasi esclaves ?
— Comment arrêter la désindustrialisation galopante?

Chaque pays est dans une situation différente, avec une culture et une histoire différentes. Il est donc normal que les systèmes sociaux soient différents. De même qu'une cellule est pourvue d'une membrane pour maintenir les conditions nécessaires à son milieu intérieur, la seule manière pour un pays de sauvegarder son système social est d'établir des barrières douanières, pour équilibrer les conditions économiques différentes des pays d'où proviennent les produits importés.

Il n'existe donc que deux solutions pour mettre fin aux délocalisations et au déclin industriel des pays occidentaux: l'alignement des conditions sociales sur celles en vigueur dans les pays émergents, ou bien, le rétablissement des barrières douanières proportionnellement aux différences de salaires, de droits sociaux, et de législation environnementale. Qui osera vaincre ce tabou du rétablissement de barrières douanières ?

La période actuelle est le dernier moment pour agir. Il n'y aura en effet plus de retour en arrière possible lorsque les machines, les capitaux, et le savoir-faire seront partis ailleurs. Il sera également trop tard lorsque la capacité d'action des états (et donc des citoyens) aura été totalement neutralisée par les accords multilatéraux, les traités européens, les systèmes genre FMI, AMI, etc., et surtout, par l'effet conjugué de l'endettement (dont le remboursement représente déjà le quart des dépenses de l'état en France) et de la réduction des recettes de l'état, du fait de la désindustrialisation et de l'appauvrissement des salariés.

Ceci ne peut se faire qu’au niveau de l’Europe. Et par des partis de gauche. D’où l’urgence de la mise en place d’une internationale de gauche réaliste au niveau européen.

Est-ce vraiment utopique?




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Berluscozy et Sarkolusconi…


Qu’est-ce qui amène des peuples aussi civilisés, aussi démocratiques que l’Italie et la France a mettre au pouvoir des gens comme Berlusconi et Sarkozy ?

Difficile à comprendre…

On peut tout de même souligner, dans les deux cas, l’influence des télés « décervelantes » et de la presse pourrie qui abrutissent les populations ; l’individualisme forcené qui s’exprime mieux dans les valeurs de droite (fric, sécurité, peur de l’autre, etc.) que dans celles de gauche (justice, vivre ensemble, ouverture, etc.) ; mais surtout, en face, la désespérante nullité des programmes de la gauche, le vide abyssal des dirigeants de gauche qui passent leur temps a se déchirer.

En Italie, l’épisode Prodi, malgré les qualités indéniables de celui-ci, a buté sur l’impossibilité de faire travailler ensemble un éventail de sensibilité allant de l’extrême gauche au centre.

Leçon à tirer en France : on ne fera jamais travailler ensemble Besancenot et Bayrou, donc, arithmétiquement, la droite est au pouvoir in vitam eternam… Désespérant.

Pourtant les excès et les dérives de la mondialisation sauvage font se lever de nouveau, dans le monde, un besoin d’Etat, un besoin de réglementation, un besoin d’organisation planétaire que les partis de gauche seraient plus à même de mettre en œuvre que les droites.

A condition qu’ils sortent de leurs schémas du siècle dernier…



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14.04.2008

Emeutes de la faim… Qui en est responsable et à qui profite le crime ?


La responsabilité est multiple : - démographie démentielle, - plus forte demande des nouvelles classes moyennes des pays émergents, - politiques agricoles de l’Europe et des Etats-Unis réduisant à néant les agricultures des pays du « tiers-monde » à coup de produits subventionnés, - politique du FMI, à la solde des banques et des multinationales occidentales, visant à imposer des agricultures d’exportation (arachide, café, cacao, etc.) au détriment des agricultures vivrières, - aberration du développement des « agro carburants », - activation de « l’arme agricole » par les Etats-Unis par l’action spéculative des fonds de pension investissant massivement des les matières premières agricoles, - complot orchestré par les multinationales de l’agroalimentaire pour imposer les OGM.

A qui profite les crime ?

Essentiellement aux fonds de pension spéculateurs érazuniens et aux multinationales de l’agroalimentaire et de la chimie phytosanitaire. Ce sont les mêmes tant ils sont liés.

Les fonds de pensions, secoués par l’affaire des « subprimes » étazuniennes, placent leurs énormes capitaux fluctuants sur les matières premières agricoles, blé, maïs, riz essentiellement. Ils achètent et gèlent ces matières premières pour en faire monter artificiellement les cours afin de multiplier leurs profits. Ils organisent ainsi la pénurie alimentaire mondiale.

Les multinationales agroalimentaires et semencières, étroitement liées à l’industrie chimique et financées par les fonds de pensions, orchestrent cette catastrophe alimentaire dans un but précis : imposer partout dans le monde les cultures OGM, et s’assurer ainsi une maîtrise sur la vie même de tous les Terriens par la privatisation du vivant.

CQFD

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