12.04.2008

Et l'Homme devint con...

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Nous allons faire un petit voyage dans le temps. Il y a environ douze mille ans, un changement climatique important a eu lieu : la fin de la dernière glaciation dite de Würms. Fonte des glaces, recul de la toundra vers le nord, arrivée des grandes forêts, arrêt des migrations des immenses troupeaux de rennes, extinction des mammouths, des rhinocéros laineux, etc.

Je ne vais pas vous faire un cours de préhistoire, mais un petit éclairage rétrospectif permettra de mieux comprendre l’actualité.21fd1c03a0bfdac41f01087eb19914c7.jpg

Il est résulté de ce changement du climat — mais aussi et surtout de la nature, de l’habitat, de la faune, — un bouleversement radical dans le mode de vie des humains. De chasseurs cueilleurs ceux-ci, par la force des choses, sont devenus pasteurs et agriculteurs. C’est ce qu’on appelle le néolithique. D’aucuns y voient le début de la « civilisation ». C’est un point de vue qu’on n’est pas obligé de partager…

C’est faire preuve d’autant de fatuité que de stupidité que de penser qu’une humanité ayant pu concevoir et réaliser des œuvres artistiques telles que les peintures rupestres de Lascaux, d’Altamira, de la grotte Chauvet, de la grotte Cosquer ne soit qu’un ramassis de brutes sanguinaires et bestiales. Ces vestiges picturaux, ainsi que divers objets de silex, de corne et d’os, permettent de penser que ces gens jouissait d’une haute civilisation qui devait se traduire dans d’autres arts que l’art pictural – danse, oralité, théâtre, etc. Mais le mode de vie essentiellement nomade de ces populations suivant les troupeaux nourriciers les obligeait à aller toujours à l’essentiel, et donc à ne pas s’encombrer d’objets superflus. Leur organisation sociale s’articulait autour du clan : un petit groupe soudé, hiérarchisé selon la compétence.ad548e583a1855b107c058399f5aaeab.jpg

Puis l’humain, pour pallier aux effets du changement climatiques, est devenu pasteur et agriculteur. Pour cela il s’est sédentarisé. Il a clôturé les lopins de terre où il faisait pousser son épeautre et où il élevait ses mouflons devenus moutons. Il a donc inventé la propriété privé, et avec elle l’envie, la jalousie, le vol. Pour la défendre il a inventé les flics, les soldats, la hiérarchie, et enfin la guerre.
L’Homme est alors devenu con. C'est la chute vers le « progrès »…C’est l’homme « moderne ».


(voir dans "mes livres": LES MAMMOUTHS NE VIENDRONT PLUS.)

10.04.2008

Les pauvres doivent crever de faim pour que les riches roulent en bagnoles…


Des mouvements de protestation, voire des émeutes de la faim se multiplient partout dans le monde. Dans les pays riches, ce sont des augmentations de prix qui mettent à mal le pouvoir d’achat des plus démunis. Mais ailleurs, c’est carrément le spectre de la famine qui se profile ! Comment en est-on arrivé là ?

La sécurité alimentaire mondiale est sérieusement remise en cause par différents facteurs qui se conjuguent et sont interdépendants. Le changement climatique et l’envolée du prix du pétrole sont les causes les plus fréquemment évoquées.

En effet, ces dernières années, les greniers à céréales de la planète — Ukraine, Etats-Unis, Australie et dans une moindre mesure l'Europe — ont affronté des catastrophes climatiques graves (sècheresses, inondations) et n'ont pu produire les quantités attendues de céréales. Les pays les plus pauvres, premiers à subir les changements climatiques qu’ils sont pourtant les derniers à générer, ont dû importer encore plus de denrées alimentaires.

Quant au prix du pétrole, il influe directement sur le cout de production et du transport des céréales ; le cout de la production d'engrais et d'insecticides grimpent d'autant et sont répercutés sur les prix de vente.

Pourtant, ces deux maux ne sont pas les seuls responsables de la crise des prix alimentaires. S’y ajoutent deux facteurs structurels : la démographie démentielle (plus de 6 milliards aujourd’hui, près de dix milliards en 2050) et les changements d’habitudes alimentaires.

Chine et Inde, au fur et à mesure que leur développement économique s’accélère, singent les pays occidentaux et abandonnent leurs nourritures traditionnelles (à base principalement de protéines végétales) pour des protéines animales, comme elles abandonnent le riz (fort rendement sur petite surface) pour le blé (énormes surfaces pour des rendements médiocres). De plus, la production d'aliments d'origine animale requiert dix fois plus de terres que pour une alimentation d'origine végétale.

Les surfaces cultivables ne sont pas extensibles, or les cultures alimentaires sont de plus en plus concurrencées par les cultures destinés aux « agrocarburants » (que d’aucuns appellent avec un réalisme cynique les « nécrocarburants » tant ils sont synonymes de famines annoncées.

L'OCDE prévoit, qu'afin de répondre à la demande alimentaire ET d'agrocarburants, la surface des sols consacrés à l'agriculture va croître de 10% d'ici à 2030. Les surfaces exploitables étant limitées dans l'espace, elles seront prises sur les forêts et notamment les forêts primaires, avec les conséquences que l'on connaît déjà sur le climat et la biodiversité.

Ainsi, les stratégies énergétiques et environnementales des pays riches génèrent une pression importante sur les cours des céréales. Souhaitant doublement remédier à la raréfaction du pétrole et aux GES (gaz à effet de serre), les pays riches, notamment l'Europe, encouragent sur leur territoire la production d'agrocarburants au moyen d'incitations financières plus rentables que les subventions agricoles.

La canne à sucre au Brésil, le maïs au Mexique et aux Etats-Unis, le blé, la betterave en Europe et enfin l'huile de colza, de tournesol, de palme sont utilisés pour la production d'éthanol ou de bio-diesel. Les agriculteurs, mieux subventionnés dans cette perspective, détournent leur production de la filière alimentaire pour la destiner à la filière de transformation en agrocarburant. De plus, certains producteurs de produits non transformables en agrocarburant abandonnent leurs cultures habituelles pour les mêmes raisons de revenus financiers et se lancent dans la culture des produits à agrocarburant.

Se greffent la dessus la cupidité criminelle des grands groupes agro-alimentaires multinationaux qui, eux, se portent bien. La nourriture (OGM, parce qu'elle rend dépendant de ceux qui la contrôlent) et le travail (flexible, très flexible de préférence, parce qu'il rend dépendant de ceux qui veulent bien l'offrir) sont deux excellents moyens de coercition…

Pour Jean Ziegler, rapporteur spécial sur le droit à l'alimentation à l'ONU: « ...le développement des biocarburants, loin de diminuer la faim dans le monde va l'aggraver, si du moins on poursuit dans cette voie: Cet empressement à vouloir subitement et de façon irréfléchie transformer un aliment, tel que le maïs, le blé, le sucre et le vin de palme en carburant revient à courir à la catastrophe. Cela risque d'entraîner une concurrence entre nourriture et carburant qui laissera les pauvres et les victimes de la faim des pays en développement à la merci de l'augmentation rapide du prix des aliments, des terres vivrières et de l'eau. La logique semble, en effet, imparable: plus les surfaces de plantations nourricières sont transformées en cultures réservées au bioéthanol ou carburant pour voitures propres, plus les récoltes en produits nourriciers sont réduites et plus les prix des denrées augmentent, du fait de leur rareté. »

Ainsi, changements climatiques, pression démographique, explosion des demandes en ressources énergétiques…
la frénésie humaine envers une croissance aveugle aux limites de ce que peut supporter notre planète amène à une catastrophe.

C'est désormais le système économique mondial qui est à repenser avant que cette crise alimentaire annoncée n'entraîne dans son sillage d'autres crises plus profondes, et sanglantes…


02.04.2008

OGM : cocu Borloo ?


Il était pathétique dans ses explications emberlificotés. Il m’a presque fait de la peine, Borloo, questionné sans ménagement par les journalistes de France-Inter sur le devenir de sa loi concernant les OGM. Il a même reconnu qu’elle était dénaturé par les sénateurs et a affirmé sa volonté de tenter d’imposer sa première mouture. Mouais… On verra.

Ce doute est conforté par les paroles sans langue de bois signé dans Le Monde (voir son article dans une note précédente) par le député UMP François Grosdidier :

« Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre. »

28.03.2008

OGM : VIGILANCE - RESISTANCE



Le mardi 1° avril et les 2 et 3 avril va venir, en deuxième lecture devant l’Assemblée nationale, l’épineux dossier sur le loi relative aux OGM. Les sénateurs ont complètement dénaturé le projet de loi présenté par Borloo à la suite du Grenelle de l’environnement. Ceci dans le sens des intérêts de Monsanto.

Les députés vont-ils respecter la volonté des 80% de Français qui sont opposé aux OGM ? Ou au contraire vont-ils se faire les complices des sénateurs pour imposer une loi scélérate ?

RESTONS VIGILANTS.
Pour cela, chacun de nous peut envoyer un courriel à l’attention de son député dont vous pouvez trouver le libellé de courriel au

http://www.assemblee-nationale.fr

ou encore en adressant ce courriel directement auprès du président de l'assemblée :
[email protected]

Ce courriel pourrait être libellé ainsi :

Monsieur (ou Madame) MON (ou MA) député(e).(ajoutez son nom et son département)

A partir du 1° avril, vous allez être appelé(e) à voter – au nom de vos électeurs, et donc au mien - une loi relative aux OGM en France. Je vous prie instamment de garder présent à l’esprit, au moment de votre vote, l’intérêt primordial des Français qui sont très majoritairement opposés à la culture des OGM sur le territoire de la République.
Veuillez agréer, Monsieur MON député (Madame MA députée), l’expression de mes vigilantes salutations.


Envoyez ce courriel, diffusez-le auprès de vos amis et connaissances. Au plus forte sera la pression directe des électeurs sur les députés, au plus ils réfléchiront avant de voter.

La RESISTANCE, c’est aussi ça !

26.02.2008

Casse-toi, PAUVRE con !

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Explication de texte.
En quatre mots, l’un des représentants les plus agités des nouveaux Maîtres du monde*, a avoué toute la philosophie de cette oligarchie souterraine qui tire les ficelles.
Dans cette invective, le mot le plus important est PAUVRE.
Le pauvre, voilà l’ennemi. Il est synonyme de CON, c’est à dire d’abruti, de quantité négligeable (alors que ce mot, dans son acception première, est magnifique et synonyme de rêve…).
On lui enjoint, que dis-je, on lui ordonne de « se casser ». C’est-à-dire de partir, de disparaître, mais aussi de se briser, de se détériorer, de se DETRUIRE.

Tout est dit : le pauvre est gênant, le pauvre est de trop, le pauvre doit disparaître.

Les Maîtres du Monde — c’est ainsi qu’ils se nomment entre eux — considèrent qu'une majorité de la population est inutile ou non-rentable. La plupart des « citoyens ordinaires » ont une valeur négative pour le système économique.

Par ailleurs, sur le plan écologique, la population consomme actuellement trop de ressources et génère trop de pollution.

Une solution serait que l'humanité renonce à la société de surconsommation et aux profits qu'elle permet de générer. Pour les Maîtres du Monde, cette solution est inacceptable.

Une seconde solution serait que l'humanité investisse massivement dans des nouvelles énergies et des nouvelles technologies qui dégraderaient moins l'environnement. Mais cela coûterait cher, sans réduire le danger d'instabilité sociale.

Les Maîtres du Monde ont donc choisi une troisième solution: permettre aux plus favorisés de conserver les avantages d'une société industrielle hautement polluante, mais réduire la pression globale sur l'environnement et les risques d'instabilité sociale en ramenant la population mondiale à moins d’un tiers de ce qu’elle est actuellement avant la fin du 21è siècle.

Grâce à la robotisation, à l'informatique, et à l'intelligence artificielle, la production et le transport de l'énergie et des marchandises pourront bientôt être effectués presque entièrement par des systèmes automatiques. Le nombre de personnes réellement nécessaires au bon fonctionnement du système productif est largement inférieur au nombre de salariés actuels. Surtout si la demande globale en ressources est réduite par l'élimination de la population inutile.

Une guerre d'élimination contre la population mondiale a donc commencé. Les humains devenus inutiles ne sont pas éliminés dans des camps de concentration, mais en leur supprimant progressivement l'accès à l'espace vital, à la nourriture, à la santé, à l'éducation, à l'information et à l'énergie. La brutale hausse de 40% des prix alimentaires, la suppression ou la réduction des allocations-chômage, la baisse des retraites, le démantèlement des systèmes d'éducation et de santé publique et la privatisation (à venir en France, déjà effective dans bien des pays dit « riches ») du marché de l'électricité sont autant de mesures récentes qui vont dans ce sens.

Les pauvres, les précaires et les exclus sont condamnés à une mort lente et discrète, par la misère, la malnutrition, la maladie ou le suicide.

La population en excès pourra aussi être éliminée par des épidémies (dissémination délibérée de virus dans l'air, l'eau ou l'alimentation industrielle) et par des guerres.

Voilà, dans la bouche de notre président, l’expression de son véritable programme : « Disparaît de la surface du globe, imbécile sans fric ».



*Le Groupe de Bildenberg est un groupe discret, presque secret, qui a été fondé par en 1954 à l'Hôtel Bilderberg à Osterbeek à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas, ancien Nazi, co-fondateur du Groupe avec David Rockefeller.Ce « club » est sans doute le plus puissant des réseaux d'influence. Il rassemble des personnalités de tous les pays, leaders de la politique, de l'économie, de la finance, des médias, des responsables de l'armée ou des services secrets, ainsi que quelques scientifiques et universitaires. C’est un véritable gouvernement mondial occulte. Ses orientations stratégiques peuvent concerner l’initiation d’une crise économique ou d’une phase de croissance, les fluctuations monétaires et boursières, les alternances politiques, les politiques sociales, la gestion démographique du globe et même le déclenchement d’une guerre.
Sa dernière réunion a eu lieu l’été dernier à Istanbul. Un des représentants français était… Bernard Kouchner.



22.06.2007

Entrez, entrez! Et vous verrez !

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En baladant dans la cambrousse, on découvre des coins de nature foutrement sexy!!!

09.05.2007

Les lampions sont éteints: revenons aux choses sérieuses

Septembre 2000, un nouveau siècle s'ouvre sur une déclaration de solidarité sans précédent. Sous l'égide de l'ONU, 189 chefs d'Etat et de gouvernement s'engagent à tout faire pour remplir des objectifs quantitatifs et qualitatifs de nature à réduire sensiblement toutes les formes de pauvreté humaine au plus tard en 2015. Pour cela, ils adoptent les «objectifs du millénaire pour le développement», au nombre de huit. Certes, le monde a assisté à des améliorations spectaculaires : l'espérance de vie a gagné huit ans, l'analphabétisation est globalement en recul, la proportion de personnes vivant avec moins d'un dollar par jour diminue en Asie. Mais voilà : au rythme actuel, le monde n'atteindra en 2015 qu'un ou deux objectifs du millénaire, comme celui qui consiste à réduire de moitié la pauvreté monétaire. Et encore, grâce aux progrès accomplis en Chine et en Inde. L'Afrique subsaharienne devra attendre l'an 2147. Petit tour d'horizon d'un compte à rebours mal enclenché.

Réduire de moitié l'extrême pauvreté et la faim Plus de 1,2 milliard de personnes survivent avec moins d'un dollar par jour. A New York, certains ne manqueront pas de souligner qu'au cours des années 90 la proportion des personnes souffrant de l'extrême pauvreté monétaire est passée de 30 % à 23 %, soit 123 millions en moins. Mais d'autres ajouteront qu'une fois retranchés les progrès de la Chine, «le nombre des individus extrêmement pauvres a en fait augmenté de 28 millions». De même le nombre de personnes souffrant de la faim a certes été réduit de 20 millions au cours des dix dernières années... Mais là encore, si l'on ôte la Chine, il s'est accru.

Rendre universelle l'éducation primaire Il s'agit de donner à tous les enfants du monde, filles et garçons, les moyens d'achever un cycle complet d'études primaires. Dans les pays en développement, plus de 80 % des enfants sont inscrits dans l'enseignement primaire. Pourtant, 115 millions d'entre eux ne fréquentent pas l'école primaire, et les niveaux de scolarisation sont cruellement faibles en Afrique subsaharienne (59 %) et en Asie du Sud-Est (84 %). En fait, une fois inscrit, seul un enfant sur trois achèvera sa scolarité primaire. Sans compter les disparités criantes entre les sexes : 60 % des 115 millions d'enfants qui ne vont pas en classe sont des filles. Un problème qui est exacerbé par le recul des aides des pays donateurs pour l'éducation. Elle a accusé un repli de 30 % au début des années 2000.

Promouvoir l'égalité des sexes et l'autonomie des femmes Ce troisième objectif, qui met l'accent sur la nécessité d'une plus grande autonomie des femmes, passe par leur formation primaire et secondaire. Sur les 65 pays en développement pour lesquels l'ONU a des données, environ 50 % ont atteint la parité dans l'enseignement primaire, moins de 20 % dans le secondaire et 8 % dans le supérieur. Or, toutes les statistiques sont formelles : leur éducation favorise leur accès à la vie politique, à l'univers des entreprises... Lorsqu'elles grandissent, les filles qui sont allées à l'école ont moins d'enfants et sont en meilleure santé.

Réduire le taux de mortalité des enfants Chaque année, plus de 10 millions d'enfants de moins de 5 ans ­ soit 30 000 par jour ­ meurent de maladies qui auraient pu être évitées. Les causes de ces décès sont pourtant connues : mauvais accès à la médecine préventive, mauvais traitement des maladies bénignes, déshydratation, malnutrition... Globalement, des progrès sont là. Mais si rien ne change, les pays les plus affectés, comme ceux de l'Afrique subsaharienne, devront attendre cent cinquante ans de plus (par rapport à 2015), pour parvenir à une réduction des deux tiers de cette mortalité.

Améliorer la santé maternelle Ne plus mourir en donnant la vie. Plus de 500 000 femmes décèdent chaque année pendant leur grossesse ou leur accouchement. Elles sont 100 fois plus nombreuses en Afrique qu'en Europe. Au début de la décennie, aucun pays à revenu élevé ne consacrait moins de 5 % de sa richesse annuelle à son système de santé, contre 2 % pour le reste du monde. Quant aux maternités des pays les plus pauvres, les moyens financiers ne dépassent pas 13 dollars pour un accouchement en milieu hospitalier... contre 1 300 dollars dans les pays riches. L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a estimé à 40 dollars le strict minimum pour des services de santé élémentaires.

Faire reculer le sida et la tuberculose 42 millions de personnes vivent avec le sida dans le monde. Selon Onusida, si des mesures efficaces ne sont pas prises, 11 millions de personnes supplémentaires seront affectées par le VIH en 2007. Les maladies sont un frein au développement. Et dans les pays les plus gravement touchés une cause de régression économique. Comment réussir à «amorcer» le cercle vertueux du développement quand les orphelins se multiplient ? Par la prévention, le dépistage... ou la distribution de moustiquaires.

Assurer un environnement durable Dans les pays en développement, plus d'un milliard de personnes n'ont pas accès à l'eau potable. Et 2,4 milliards sont privés d'installations sanitaires. Ces deux aspects décident de la vie ou de la mort. Les communautés les plus touchées sont celles qui vivent dans les zones rurales ou les bidonvilles. Ce septième objectif vise aussi à intégrer les principes du développement durable dans les politiques et les programmes nationaux. Il concerne donc tant les pays du Nord que ceux du Sud.

Un vrai partenariat
Bien sûr, rien ne se fera sans un partenariat mondial. Rien, si les pays riches ne mettent pas en œuvre les changements nécessaires (aides publiques au développement, annulation de dette des plus pauvres, fin des subventions agricoles, ouverture des marchés des pays riches, etc.) Autant de sujets qui, depuis 2000, n'ont pas franchement avancé. (
Article Libé de 2005 sur l’eau!)