04.05.2006

A la vôtre !

A la vôtre !

« Si le vin disparaissait de la production humaine, je crois qu’il se ferait dans la santé et dans l’intellecttuel de la planète un vide, une absence, une défectuosité beaucoup plus affreuse que tous les excès et les déviations dont on rend le vin responsable. N’est-il pas raisonnable de penser que les gens qui ne boivent jamais de vin, naïfs ou systématiques, sont des imbéciles ou des hypocrites ; des imbéciles, c’est-à-dire des hommes ne connaisant ni l’humanité, ni lanature ; des artistes repousant les moyens traditionnels de l’art ; des ouvriers blasphémant la mécanique ; - des hypocrites, c’est-à-dire des gourmands honteux, des fanfarons de sobriété, buvant en cachette et ayant quelque vin oculte ? Un homme qi ne boit que de l’eau a un secret à cacher à ses semblables. »

Ce n’est pas n’importe qui qui énonce ces flamboyantes vérité, c’est le grand Charles Baudelaire !
P.S. : je viens d’cheter quelques superbes flacons du Mas des Bouzons.
A la vôtre !

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05.03.2006

Le combat des Voraces et des Coriaces

Le combat des Voraces et des Coriaces.

Or donc en ce temps-là le vieux roi cacochyme
Entendait bien gagner en ce combat ultime
Qu’il menait durement contre son chef des flics
Un nain plein d’ambition : Sarconar-le-lombric.

Les chroniques du temps traitent ces avatars
Sous le nom générique de « Guerre des nullards ».
Le nabot la voulait la place du Chichi
Et cela enrageait le vieux roi défraîchi.

Pour contrer Sarconar, il lui mit dans les pattes
En temps que Grand Vizir un fougueux diplomate,
Un bellâtre doublé d’un fringant aristo
Au nom turfiste : Galopin de Ville-aux-Eaux.

Le premier faisait preuve d’un appétit vorace,
Le second se montrait charmeur mais coriace.
L’un jouait du quart-cher, fustigeant la racaille ?
L’autre dynamitait le Code du Travail !

Sarco mettait ses pas dans les pas du Médef ?
L’autre avec ses grands pieds désespérait l’Unef !
Le nabot, irrité, envoyait ses condés
Quand la France-d’en-bas commençait à gronder…

Cessons pour aujourd’hui ce conte atrabilaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz-bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhosne
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne !

(à suivre)

26.01.2006

Sonnets coquins

Tiens, on va un peu changer de registre avec un petit sonnet coquin, affriolant comme des dessous de dentelles fines!

Adrienne.

Je n’oublierai jamais les grands yeux d’Adrienne,
Pervenche le matin, lilas au crépuscule,
Lacs bleus où l’on se noie, brasiers où l’on se brûle.
J’en étais amoureux et je la voulais mienne.

Le geai de sa crinière, la blancheur de sa peau
Enfiévraient les pensées de mes nuits sans repos.
Je les voulais pour moi ces belles tiédeurs rondes,
Ces courbes satinées et ces vallées profondes,

Je rêvais ses parfums, son porte-jarretelles,
Je rêvais plus encor d’effeuiller ses dentelles
Je rêvais de l’avoir pour la nuit, pour la vie,

Je me serais damné tant j’en avais envie
Peu m’importait alors de courir à ma perte
Je la voulais à moi, amoureuse et offerte.

24.01.2006

Les mammouths ne viendront plus...

Nous sommes à l'orée d'un changement climatique... Et ça va tout chambouler! Mais ce n'est rien de nouveau. Savez-vous qu'il y a environ dix millénaires, un réchauffement brusque - sur un siècle à peu près - a complètement changé la situation des gens qui vivaient sur notre belle boule?!
Ces gens vivaient pénardement, en faisant bien moins que les 35 heures. Ils suivaient les migrations des rennes, des chevaux, des mammouths. Migrations nord-sud et sud-nord en fonction de la saison pour trouver de quoi gameller. C'était pas la surpopulation à cette époque et un petit renne suffisait à se faire de solides mâchons. Le reste du temps, ils se faisaient la vie belle.
Et qu'on ne me dise pas que mes amis Cro-Magnon étaient des brutes sauvages! Des gens capables de faire les peintures des grottes Lascaux, Cosquer, Chauvet, Altamira et autres avaient une haute civilisation. Nous n'en avons que les traces fixées dans la pierre, mais le chant, la danse, le théatre, la sculpture, l'architcture ne devaient pas être dégueulasse non plus. Pas d'accord?
Et aors voilà. Quelque part en Mésopotamie, un des premiers endroit où les migrations ont cessées, voilà qu'un mec, ou une femme plus probablement, s'est aperçu qu'en un lieu d'ancien campement où il (elle) avait jetté de vieilles graines d'épautre, la saison suivante il y avait ne large espace produisant cette épautre! Tiens donc se dit la dame! Pourquoi m'estrasser le bédélet à cueillir ces graines alors qu'en en jettant queklques unes, il y en a plein l'année suivante! Bon sang mais c'est...bien sûr!
Et la pauvre ensemença une large espace. Elle avait inventé l'agriculture.
Evidemment d'autres sont venus moissonné au monent de la récolte! Eh! Oh! Ca va pas la tête! C'est moi qui ais planté! c'est à moi! C'EST A MOI... Voilà que la phrase terrible était prononcée...
Elle avait inventé la propriété privée. Et donc le vol. Et donc les flics. Et donc toute la merde qui depuis nous submerge...
Quand à son loustic, il a fait pareil en "élevant" une portée de petits mouflons qui deviendront des moutons. Il avait inventé l'élevage. Et c'est à partir de là que l'homme est devenu CON...

Vous voulez connaître la suite? Allez faire un tour sur le site www.ayoli.info

Allez tchaou! et à diable!