07.04.2008

Pour un monde sanglant, bienvenue au J.O. made in China !

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Ils se sont chiés dessus ! Un bonheur ! Y a longtemps que je ne m’étais pas tant fait péter l’embouligue comme ça en rigolant devant la lucarne à décerveler ! Malgré les plans serrés pour éviter les manifestants, malgré les explications graillonneuses de la pauvre mère Laborde qui pédalait comme une malheureuse dans le suif de sa choucroute verbale, on n’a vu QUE DES FLICS.

A pieds, en bagnoles, casqués ou en survêts, matraques en action sur les quelques vues passées en fraude par quelques cameramen couillus. Ils l’ont même planquée, leur foutue flamme, dans un autobus ! En plus, il pleuvait des cordes ! Et le mec télé de service sous la tour Eiffel, qui se trempait la gueule et faisait de l’humour involontaire : « Il pleut maintenant, on n’y voit goutte ! »

Fallait les voir courir les sarkoboys. Fallait les voir défendre la stupide allumette insigne de la plus grande escroquerie mentale, faire croire que les « j.o. » sont une fête de la jeunesse, un instant de paix mondiale. Mon cul !

Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des décennies par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnée (notez, j’ai pas dit sponsorisée !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs kapos ».

Les « jeux » de Péking – ils disent « Beijing » - seront du même acabit que ceux de Berlin en 1936. Ils sont là pour faire l’apologie d’un régime sanglant, d’un pays qui empoisonne le monde avec les merdes produites à coups de triques par des esclaves.

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Il est un podium sur lequel on retrouve les Zétazunis, la Chine et l’Arabie : c’est celui des assassinats d’état que sont les exécutions de condamnés.

Boycottez les Jeux hOntelympiques !

Retour de flamme.



Elle traverse – la « flamme » - Paris sous un ciel blafard, entourée de flics, mise sous surveillance rapprochée. Elle est l’image du pays qui va organiser cette mascarade neo libérale que sont les jeux olympiques.

Sous couvert de "trêve olympique" ou "d'amitié entre les peuples", les organisateurs des Jeux veulent lancer un message d'espoir, de paix et d'égalité entre tous. Le plus grand événement sportif de la planète n'est pourtant que le reflet de notre société et de la situation internationale économique et financière. L'idéologie néo libérale y est omniprésente et ce au détriment du sport en lui même, souvent relégué au second rang.

Faut-il y aller ou pas? La question méritait déjà d'être posée en 1936.

Petit "flashback" pour voir en quels termes, dans quel contexte la question de la participation aux J.O. se posait en 1936.

En faveur du oui: l'argumentation de F.Piétri membre du CIO face aux réticences du Front Populaire :
"D'abord Messieurs, il convient de savoir que ce n'est pas l'Allemagne qui invite aux Jeux Olympiques; c'est le comité international olympique, et M. Bonte a rappelé lui-même que ce comité était une institution essentiellement française. Il a été créé en 1896 par lun grand français, le baron Pierre de Coubertin (...) Invite-t-il des gouvernements ou des Etats?" (...)
On a parlé de maladresse: "Il n'est pas possible que la Chambre française empêche de jeunes français d'aller participer à cette compétition internationale, uniquement parce que le régime intérieur ou idées particulières des Allemands ne lui conviennent pas. Ce serait à la fois une inconséquence et une incorrection".


En faveur du non. Jean Longuet. SFIO:
"Je n'ai pas besoin de rappeler les crimes, les atrocités commises au nom de cette idéologie barbare (...) Les J.O de l'année prochaine ont été conçus par les dirigeants actuels du Reich, comme une apothéose du régime nazi. De ce régime (...) qui prétend, à l'ombre d'un immense drapeau à croix gammée, faire manœuvrer tous les sportifs".

Alors, d'après vous, en 2008, est-ce la Chine qui invite, ou le CIO qui invite en Chine? Même si les dirigeants chinois ne "sont pas des gentlemen" selon l'expression, car "il faut les inciter sans cesse à la retenue" (!), est-ce une maladresse de ne pas y aller, est-ce une faute diplomatique? Peut-on vraiment transiger avec les droits de l'homme ( universels, mais pas partout semble-t-il) ? Les hommes sont égaux en droits comme nous le proclamons en Europe, ou bien ça dépendrait vraiment de leur situation géographique? La démocratie est-ce une idée politique parmi d'autre, relativisable et contestable par quelques sportifs, devenus commentateurs autorisés de l'actualité politique?

Pour ma part, j'ai l'impression que le gouvernement chinois entend montrer qu'il est possible d'être à la pointe de la modernité sans pour autant être démocrate... et ça me fait peur.

06.04.2008

C'est dimanche: un peu de Tonton George!


Ceux qui ne pensent pas comme nous

Quand on est pas d'accord avec le fort en thème
Qui, chez les sorbonnards, fit ses humanités,
On murmure in petto: «C'est un vrai Nicodème,
Un balourd, un bélître, un bel âne bâté. »
Moi qui pris mes leçons chez l'engeance argotique,
Je dis en l'occurrence - excusez le jargon,
Si sa forme a changé le fond reste identique:
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Refrain

Entre nous soit dit, bonnes gens,
Pour reconnaître
Que l'on n'est pas intelligent,
Il faudrait l'être.


Jouant les ingénus, le père de Candide,
Le génial Voltaire, en substance écrivit
Qu'il souffrait volontiers - complaisance splendide
­Que l'on ne se conformât point à son avis:
"Vous proférez, Monsieur, des sottises énormes,
Mais jusques à la mort, je me battrais pour qu'on
Vous les laissât tenir. Attendez-moi sous l'orme!"
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Si ça n'entraîne pas une guerre civile
Quand un fâcheux me contrarie, c'est - soyons francs-
Un peu par sympathie, par courtoisie servile,
Un peu par vanité d'avoir l'air tolérant,
Un peu par crainte aussi que cette grosse bête
Prise à rebrousse-poil ne sorte de ses gonds
Pour mettre à coups de poing son credo dans ma tête.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

La morale de ma petite ritournelle,
Il me semble superflu de vous l'expliciter.
Elle coule de source, elle est incluse en elle,
Faut choisir entre deux éventualités.
En fait d'alternative, on fait pas plus facile.
Ceux qui l'aiment, parbleu, sont des esprits féconds,
Ceux qui ne l'aiment pas, de pauvres imbéciles.
« Ceux qui ne pensent pas comme nous sont des cons. »

Georges Brassens
Extrait de "l'oeuvre complète" de jean-paul Liègeois (cherche-midi)

05.04.2008

Slam à Ingrid


Ils te trouvent ingénu
En fait t’es un roi nu
Toi qui tombe des nues
Ingrid reste détenue…

Tu t’prends pour un monarque
Toi le roi de l’arnaque
Les enculés des Farcs
Te prennent pour un branque…

Malgré ta roublardise
Avec ta balourdise
Tes fausses analyses
La Ingrid agonise…

Les Farcs sont des fumiers
Qui ont embastillé
Une femme qui criait
La Liberté grillée…

Dans cette barbarie
Dans cette connerie
La vie a peu de prix
Entend Ingrid qui crie…

04.04.2008

Slam à Sarko : War c’est war


War c’est War
Il n’y a plus d’espoir
Sarko a le pouvoir
A nous les abattoirs

En Afghanistan il envoie nos bidasses
S’faire trouer la viandasse
Pour plaire au gros dégueulasse
Qui sévi à White House

Dans les zones tribales
Règnent des cannibales
Dont l’accueil amical
Se traduit par des balles

Mais malgré les embûches
Que ces guerriers farouches
Balancent à pleines louches
Faut lécher l’cul à Bush

Sarko, t’as la menteuse
Qui doit être râpeuse
Pour bouffer la raie crasseuse
Du cow-boy des Rocheuses

Homme sans conscience
Sarko tue l’espérance
Fini l’indépendance
Altière de la France

Car dans moins que longtemps
Sarko le charlatan
Veule et incompétent
S’aplatira devant l’Otan…







SECTES : le rapport intégral de la Miviludes

« La mouvance sectaire, qu’elle se manifeste dans le domaine spirituel, philosophique, ésotérique, occultiste… en perte de vitesse très sensible depuis le début du nouveau siècle, ou qu’on la retrouve dans ses expressions plus modernes et mieux adaptées à l’attente de nos concitoyens que sont les thèmes de la santé, de la formation, du développement personnel, du coaching ou de l’accompagnement sur mesure etc… ne pouvait laisser faire sans réagir et force est de reconnaître qu’elle a su s’organiser rapidement pour riposter, au double plan national et international.
Son discours est désormais bien au point :
Toute action de l’État en ce domaine est attentatoire à l’exercice des libertés publiques et en particulier à la liberté de croyance, sans que la notion de croyance puisse le plus souvent être réellement mise en évidence.
Toute mise en garde des pouvoirs publics est discriminatoire, toute accusation diffamatoire.
Il n’y a pas de victimes, seulement des apostats dont les témoignages sont plus que sujet à caution. Il n’y a pas de faits établis, il n’y a que des rumeurs. » (extrait du texte de présentation )

Vous trouverez à cette adresse le texte intégral du Rapport pour 2007 de la MIVILUDES (Mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires:
http://medias.lemonde.fr/mmpub/edt/doc/20080403/1030349_rapport_miviludes_2007.pdf

Lu sur un forum de discussion sur Dieu.



Un internaute:

- Je ne comprends pas pourquoi il y a des gens qui ne croient pas en Dieu.

Un autre lui répond:

- Parce qu'ils savent lire et écrire...

03.04.2008

SECTES : le rapport de la Miviludes présenté aujourd’hui.


Histoire de renforcer encore les moyens de lutte contre les sectes, Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale, va présenter aujourd’hui aux députés une proposition de loi visant à accorder aux témoins des commissions d’enquête parlementaires la même protection juridique qu’aux personnes appelées à témoigner devant les tribunaux. Selon lui, plusieurs victimes de sectes ont été attaquées en diffamation dans le passé par les mouvements qu’elles dénonçaient.

Nos sociétés d’individualisme et de compétition forcenés génèrent de plus en plus d’individus en situation de faiblesse. Les sectes en profitent, mais leur stratégie s’est adaptée à la méfiance qu’elles suscitent. La plupart déploie des moyens de recrutement masqués, changent de nom selon les cibles visées, s’infiltrent dans les associations et les entreprises.

Les sectes sont-elles un «non- problème» en France comme l’a affirmé, en février, Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy - des propos partiellement démentis par la suite ? «Il y a en France des centaines de milliers de victimes de groupes sectaires», lui a indirectement répondu, hier, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, dans une interview à la Croix. Ajoutant : «Tout le monde est exposé. Il est essentiel de protéger la société contre ces organisations qui coupent les individus de leurs repères, de leur entourage, et abusent d’eux au plan mental, physique, financier.»

Dans son rapport annuel qui sera remis ce matin au Premier ministre, Jean-Michel Roulet, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) plaide dans le même sens. «L’Etat ne peut pas, l’Etat ne doit pas se désintéresser de la lutte contre ces mouvements qui déploient des moyens considérables pour pouvoir se livrer, en toute impunité, à leurs activités malfaisantes.»

Particulièrement visées par le rapport de la Miviludes, la scientologie et les Témoins de Jéhovah. La Miviludes les accuse de mener, avec d’autres mouvements comme la secte Moon ou les raéliens, un «travail de sape contre la politique française de lutte contre les sectes et de tous ses acteurs». Ces églises pratiqueraient un «lobbying intensif» au sein d’instances internationales comme l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour monter les autres Etats contre la France. Résultat : cette dernière est régulièrement montrée du doigt comme pratiquant une politique attentatoire aux libertés individuelles par le département d’Etat américain dans ses rapports annuels sur la «liberté religieuse dans le monde» et sur «les droits de l’homme dans le monde», mais aussi par le Conseil de l’Europe et l’ONU.

Dans leur combat, les responsables de cette mission sont soutenus par les parlementaires membres du groupe d’études sur les sectes. Certains parmi ces derniers siègent d’ailleurs au conseil d’orientation de la Miviludes. Suite aux propos de Nicolas Sarkozy sur la «laïcité positive», tous craignent qu’au nom d’une conception de la liberté de conscience inspirée du modèle américain, la France n’ouvre la voie à un retour en force des religions, « ces sectes qui ont réussi ».

Depuis 1995, les parlementaires se considèrent comme le fer de lance de la lutte contre les sectes. Cette année-là, ils publient un premier rapport sur le sujet. Ils se sont sentis visés autant par les propos d’Emmanuelle Mignon, que par ceux de Michèle Alliot-Marie. La ministre de l’Intérieur chargée des cultes a déclaré en février vouloir «décomplexer la lutte contre des dérives sectaires» et «assurer la liberté de croyance de tous». Dans la foulée, Alliot-Marie a affirmé que ce n’est «pas à la Miviludes de définir une politique, ni de mener des actions de répression.»

La Révision Générale des Politiques Publiques, la RGPP, vous connaissez ?

Niet. Et pourtant si le gouvernement va au bout de ses intentions, la France va connaitre un des bouleversements les plus radicaux de son histoire.
Les grands "médias" le découvrent aujourd'hui. L'Anti fadas vous en parlait dès le 20 mars! Je vous remets la note...

Une à deux fois par semaine, un tout petit comité se réunit et pilote une palanquée d’auditeurs issus de la haute fonction publique mais aussi de cabinets privés ainsi que les services de Bercy et passe au crible les budgets et les structures des trois fonctions publiques mais aussi les comptes sociaux. Présidé par Claude Guéant, secrétaire général de L’Elysée et Jean-Paul Faugère, directeur du cabinet du premier ministre, ce comité de suivi comprend notamment, le ministre du budget, Eric Woerth, le rapporteur général du budget à l’Assemblée nationale, Gilles Carrez, et son homologue du Sénat, Philippe Marini, le receveur général des Finances, Philippe Parini, et Michel Pébereau, banquier et homme d’affaires.

L’objectif financier de l’exercice est clairement fixé. La France n’honorant pas son engagement européen d’amener ses finances publiques à l’équilibre en 2010, elle doit y parvenir au plus tard en 2012. Objectif : 150 milliards d'euros ! On est loin des 20 milliards d’euros qu’avance la gauche pour le plan de rigueur attendu…

Trois éléments sous-tendent ce plan :
Premièrement, la situation économique internationale bien plus dégradée que ne le pensait le gouvernement : un baril à plus de 110 dollars, un euro qui a grimpé jusqu'à 1,55 dollar et une croissance française qui ne devrait guère dépasser 1,5%.
Deuxièmement, une dette publique de 1.100 milliards d’euros… Gigantesque gouffre dont le seul service de l’intérêt de la dette représente l’un des tout premiers postes budgétaires chaque année !
Troisièmement, nos partenaires européens commencent à s’impatienter et ne supportent plus la morgue désinvolte de la France, d’autant plus qu’elle va prendre dans quelques mois la présidence tournante de l’Europe.

Cette RGPP prétend « porter le fer sur toutes les interventions publiques et notamment sur toutes les aides sociales ». Voilà qui va encore aider au pouvoir d’achat !

Et ça va aller vite : dès cet automne il est prévu une négociation avec les syndicats sur l’unification des trois fonctions publiques autour de la notion de métiers, cassant ainsi les 1.000 statuts particuliers qui composent aujourd’hui l’administration.

On va en chier, c’est sûr. Mais il faut néanmoins saluer le courage d’une volonté de remettre un peu d’efficacité dans une administration publique aussi pléthorique que sclérosée.

Eh! Tu la connais celle-là ?

Dieu dit à Adam:
- J ai une bonne et une mauvaise nouvelle pour toi Adam!

- Dites-moi la bonne d abord.

- Je vais te donner un sexe et un cerveau. Comme ça, tu auras beaucoup de plaisir et beaucoup de raisonnement.

- Et la mauvaise nouvelle ?

- C'est que ta pression sanguine te permettra de ne faire fonctionner qu'un des deux organes à la fois...

02.04.2008

OGM : cocu Borloo ?


Il était pathétique dans ses explications emberlificotés. Il m’a presque fait de la peine, Borloo, questionné sans ménagement par les journalistes de France-Inter sur le devenir de sa loi concernant les OGM. Il a même reconnu qu’elle était dénaturé par les sénateurs et a affirmé sa volonté de tenter d’imposer sa première mouture. Mouais… On verra.

Ce doute est conforté par les paroles sans langue de bois signé dans Le Monde (voir son article dans une note précédente) par le député UMP François Grosdidier :

« Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre. »

Monsanto a "approché" des sénateurs!

Un sénateur UMP estime que des parlementaires pro-OGM sont "actionnés" par les semenciers
(paru dans Le Monde daté du 2 avril 2008)

Les députés examinent en première lecture, jusqu'au 3 avril, le projet de loi sur les organismes génétiquement modifiés (OGM). L'esprit de ce texte, basé sur les compromis obtenus lors du Grenelle de l'environnement, a été sensiblement modifié lors de son examen par le Sénat, début février, dans un sens favorable aux OGM. Lors de ce débat, le sénateur UMP de la Manche, Jean-François Le Grand, s'est trouvé isolé au sein de son propre groupe parlementaire. Ses collègues n'avaient pas apprécié de l'entendre exprimer, lorsqu'il présidait le comité de préfiguration de la Haute Autorité sur les OGM, des "doutes sérieux" sur le MON 810, variété de maïs transgénique de Monsanto dont la culture en France est depuis suspendue. Sa position, partagée par le député UMP François Grosdidier, est très minoritaire au sein de son parti.

Comment expliquez-vous votre mise au ban du groupe UMP au Sénat lors de l'examen de la loi sur les OGM ?

Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre.

Les conclusions de ce comité de préfiguration, que vous présidiez, ont suscité de vives critiques, y compris en son sein. Etes-vous allés trop vite ?

Même si certains ont déclaré a posteriori qu'une relecture aurait été utile, le texte final a bien été validé par l'ensemble du comité. La conclusion du comité était qu'il subsistait des interrogations au niveau de l'évaluation du risque, qui est du ressort de la science et de la société, et des doutes concernant la gestion du risque, qui revient au politique. On ne peut pas affirmer, par exemple, qu'il n'existe pas de risque de dissémination des OGM.

Pourquoi avoir choisi de monter au créneau sur cette question des OGM ?

Je pense que le XXIe siècle sera un siècle de restructuration autour d'un nouveau modèle qui verra l'homme placé au coeur des préoccupations. La question des OGM est un combat d'arrière-garde, mené par ceux qui pensent encore que l'économie l'emporte sur l'homme : des obscurantistes qui ferment les yeux sur le devenir du monde.

Que pensez-vous des OGM ?

Il faut continuer la recherche et ne pas se précipiter dans la prise de décision. J'ai eu le privilège de vivre le Grenelle de l'environnement de l'intérieur, en tant que président du groupe sur la biodiversité et de l'intergroupe sur les OGM. J'en ai tiré la conviction que la biodiversité doit être protégée à tout prix et que les OGM constituent un inconvénient à ce niveau. Leur intérêt est plus que douteux, y compris pour les agriculteurs.

Quelle attitude comptez-vous adopter lors de la seconde lecture de la loi au Sénat, dans quelques semaines ?

Je ne renonce pas à faire valoir mon point de vue au sein de mon parti, car je reste persuadé que l'intérêt économique à court terme ne peut pas l'emporter sur l'intérêt sociétal. Je déposerai à nouveau des amendements et j'essayerai d'expliquer posément à mes collègues pourquoi je ne suis pas d'accord avec eux. Lors de la première lecture, certains se sont réfugiés dans une attitude confortable qui consiste à chasser en meute plutôt que de se poser les questions de fond. J'ai retiré mes amendements pour obliger le groupe UMP à se retrouver face au gouvernement. En un week-end, j'ai reçu 1 700 mails d'encouragement. L'Elysée et Matignon m'ont fait passer des messages dans le même sens.

Propos recueillis par Gilles van Kote

EXCLUSIF: Le Président Sarkozy dégusté par un boa!



Saluons le courage du Président Nicolas Sarkozy, qui n'a pas hésité, en ce 1° avril, à se rendre dans la jungle colombienne pour aller chercher Ingrid Bétencourt.



Au cours de sa marche dans la redoutable forêt tropicale, le Président a été attaqué par un énorme boa-python...



...qui a trouvé notre président à son goût.

01.04.2008

OGM : débat aujourd’hui à l’assemblée nationale. VIGILANCE !



A partir d’aujourd’hui, les députés débattent de la fameuse loi Borloo relative aux OGM. Les furoncles du palais du Luxembourg, issus du clientélisme le plus réactionnaire, ont évidemment succombés sans avoir envie de combattre aux sirènes des lobbies semenciers – Monsanto en tête - puissamment relayés par la toujours aussi navrante FNSEA, le syndicat des empoisonneurs et des pollueurs réunis, gavés à la subvention.

N’oublions pas qu’en France, Monsanto a de nombreux relais – grosses coopératives céréalières du sud-ouest, FNSEA, nombreux politiciens véreux, la majorité des sénateurs en tête desquels le rapporteur Jean Bizet (UMP, Manche), le président de l’assemblée nationale Bernard Acoyer et, bien que plus hypocritement, le Ministre de l'agriculture Michel Barnier.

Espérons que la branlée des municipales donnera quelque courage aux députés et que Borloo leur fera entendre raison en remettant dans son intégralité première sa loi saccagée par les cacochymes véreux du Sénat.(ceux-là même qu’engraisse, entre autres, la caisse noire du patronat…)

Secu : les « réformes » scélérates qu’ils nous préparent.


Voici les chiffres de l'ASSURANCE MALADIE issus du rapport des comptes de la Sécurité Sociale.
Liste des taxes et primes non reversées comme prévu:

— Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards ;
— Une partie des taxes sur l'alcool : 3,5 milliards ;
— Une partie des primes d'assurances automobiles 1,6 milliard ;
— La taxe sur les industries polluantes 1,2 milliard ;
— La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée.... 2 milliards ;
— Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2,1 milliards ;
— Retard de paiement par les entreprises... 1,9 milliard

Addition 20 milliards d'Euros. Soit un excédent pour la Sécu de 11 milliards.

Il serait naïf de croire que ce manque à gagner de 20 milliards d’euros résultant des carences de paiement de l’état sarkozien et des entreprises du Medef est fortuit. Il fait partie d’une stratégie de longue haleine du patronat et de la cynique droite neo pétainiste ayant balayé la droite sociale gaulliste. Le but est de faire avaler aux « pauvres cons » la couleuvre que la Sécu ne peut plus continuer comme ça et donc qu’il faut…la privatiser !

Probablement pas privatisation totale. En effet, le droit à la protection de la santé est inclus dans le préambule de la Constitution de 1946. Celui ci fait partie du bloc de constitutionnalité institué par le Conseil Constitutionnel pour juger de la conformité d'une loi à la Constitution. En revanche, la Constitution ne dit rien sur le caractère universel et obligatoire d'un système de santé national.

Alors, sans privatiser la Sécurité Sociale, on peut lui faire perdre une grande partie de son importance, tout simplement en admettant l'existence d'un système d'assurance privée parallèle et remplaçant, pour ceux qui le souhaite, la SS. Les textes européens admettent l'existence de la SS mais n'impose son devoir de couverture qu'à la moitié de la population active. Pour l’autre moitié, les assureurs privés – Bébéar en tête – en jouissent d’avance dans leur calbar.

Les souscripteurs d'une assurance privée pourraient demander à quitter le régime général de la SS (ou leur régime particulier) en vertu de ces mêmes textes européens, et ainsi priver la SS de milliards d'euros de cotisation.

A terme, la SS ne serait plus qu'un système d'assistance pour les plus pauvres, comme cela existe au USA avec Medicaid. Et avec les injustices que cela engendre dans la qualité des soins reçus...

Et voila. Pas de privatisation, juste un changement des règles du jeu, et cela en toute conformité avec la Constitution et les lois en vigueur…

La seule chose qui a manqué aux gouvernements de droite jusqu'à présent pour le faire, c'est le « courage » et une majorité suffisamment soudée pour le faire.

La majorité actuelle, avec ses godillots qui traînent des pieds est-elle prête à franchir le Rubicon ? Osons espérer que non…


Eh! Tu la connais celle-là ? Poisson d'avril...



Maman, maman, viens voir, y a un monsieur qui est couché avec la bonne!

La mère: "Un monsieur?"

Le petit garçon: "Poisson d'avril! C'est Papa!"

31.03.2008

Retraites ? Vous avez dit retraites ?




« Les caisses sont vite ! » qu’il a dit Ubu. Vidées au profit des culs dorés. Eh ! Oh ! Les vieux, z’allez pas nous gonfler ! Vous n’êtes plus rentables, ren – ta – bles ! Compris ? Alors zou, au mourroir. Et en plus, ces cons de vieux, y veulent pas mourir ! Jusqu’à 76 ans pour les mecs, jusqu’à 84 pour les bonnes femmes ! Mais comment vous voulez qu’on s’en sorte, bordel. Un peu de civisme, merde. Comment voulez-vous qu’on puisse engraisser les actionnaires – ac – tio – nnaires !

« Soleil vert », les viocres, vous connaissez vous, les viocres; si, vous connaissez. C’est un film des années septante je crois qui montrait, dans un monde pourri par le "progrès", comment on nourrissait la surpopulation en recyclant les morts. Et comment, à partir d’un certain age, les vieux recevaient une « convocation » pour être euthanasiés sur fond de musique éthérée et d’images de nature…

Et bien c’est ça, l’avenir que nous préparent Ubu et sa clique avec la « réforme » des retraites.

L'allongement à 41 ans de la durée de cotisation a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage !

Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, il sont bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années. Ça va chercher loin… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans, et bientôt aux 41 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares…

Vous avez trimés toute votre vie ? Vous avez casqué des cotisations conséquentes ? Vous espérez pouvoir vivre décemment les années qui vous restent ? Tè ! Fume !

L'Etat préfère sarkosien ultra libéral préfère développer les assurances privées, quitte à payer les chômeurs plutôt que de leur donner du travail. Alors qu'en travaillant ils cotiseraient pour la sécu, la retraite, les Assedic et les impôts, à croire que là aussi ils font tout pour plomber les comptes dans le but de privatiser.

CQFD.

Pouvoir d'achat: c'est l'affaire de tous !

30.03.2008

N'OUBLIEZ PAS DE METTRE VOS PENDULES A L'HEURE D'ETE

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L'alose d'Avignon comme ma mère



Hier soir, j'ai mangé l'alose! En bonne compagnie, donc en buvant force vins blancs et en chantant de saines gauloiseries comme "Les terres jaunes", "Fous la au lit", "Le mandarin", "La femme qui pète au lit", etc.

- Regarde bien, petit, cette superbe alose
Les anciens l'appelaient «la princesso dou Rose»
Éclair de vif argent, longue, fine et puissante
Bien que lourde des flancs, elle reste élégante.
Sais-tu que c'est l'amour dont elle est satisfaite
Qui va te l'amener, demain, dans ton assiette?
Respecte-la, petit, et débouche le vin
Car manger de l'amour est un plaisir divin.
C'est un poisson magique, délicieux à manger
En bonne compagnie. Et subtil à pêcher!
Lorsque le Rhône était le Fleuve-Dieu sauvage,
Point encore castré par digues et barrages,
Indomptable et fougueux quand le mistral le fouette,
Crainte des riverains et bonheur des poètes,
Braconniers et pêcheurs, au mois des primes roses
Armaient les vire-vire pour pêcher les aloses.
C'étaient des bateaux larges aux ailes de moulin
Arrimés à la rive par quatre gros filins.
Deux paniers grillagés, avec le courant, tournent.
Lorsque l'un est en haut, son opposé s'enfourne
Dans l'onde trouble et vive où peinent les aloses
Cherchant un abri sûr pour que leurs œufs éclosent.
Beaucoup n'arriveront jamais à leur frayère,
Cueillies par les paniers montant vers la lumière.
Enlevée dans les airs, l'alose se tortille
Dans une pluie dorée de gouttes qui scintillent.
Elle tombe, ahurie, dans le fond de la barque
Où le fil de sa vie est coupé par les Parques.
Le pêcheur, averti, en interrompt sa sieste,
Achève le poisson d'un coup de barre preste,
Bois un coup de rosé si sa gorge s'assèche,
Puis se rendort, heureux: pour lui le Rhône pêche!
Cette façon subtile, je crois unique en France
N'a pu être inventée que chez nous, en Provence!
Il paraît que certains, les nuits de pleine lune,
Jouant flûte et violon au bord de la lagune
Ont eu, comme Aristote, la fantastique chance
De voir, debout sur l'eau, les aloses qui dansent...
Les belles ménagères avaient leur opinion:
"Les meilleures sont les aloses d'Avignon."
En dessous d'Aramon, elles sentaient la vase,
Et après Caderousse, ce n'était que carcasses,
Mais dans le Rhône vif courant sur les galets
Roulés de Villeneuve, ou au pied du Palais
Des Papes d'Avignon, elles étaient à point:
Dévasées, mais encor avec de l'embonpoint.
- Et comment tu la cuis, ton alose, Victor?
- Oh ! Vaï t'en plan, pitchoun, y a pas lou fio a bord!
Sers-moi d'abord un coup de rosé du Ventoux
Ou de Côtes-du-Rhône, et je te dirais tout.
L'alose, tu la laves, tu l'écailles, la vides.
Tu réserves les œufs dans un torchon humide,
Prends-en un soin jaloux, c'est les meilleurs morceaux.
Pour les gourmets, c'est le caviar des Provençaux.
Puis tu tranches la tête et la fends en longueur,
Coupe l'alose en darnes de deux doigts d'épaisseur.
Tu auras pris chez un compère jardinier
Une brassée d'oseille, des épinards triés.
Tu vas hacher ces herbes assez grossièrement:
Elles vont te servir en accompagnement.
Tu prends une cocotte, mais une vrai, en fonte!
Des cocottes-minute n'accepte pas la honte.
Tu graisses bien le fond, mais à l'huile d'olive
C'est le nec plus ultra, faut pas que tu t'en prives.
Au tonneau de vin blanc, tu remplis un cruchon,
Puis tu places la tête, ouverte, sur le fond.
Tu recouvres d'un lit d'oseille et d'épinards
Sel, poivre noir, muscade, va-z-y, sois pas flemmard.
Tu dois y mettre aussi des oignons émincés,
Certains cuistots rajoutent... oui, du petit-salé.
De ton huile d'olive, une bonne giclée
Car pour ta réussite c'est là l'une des clés.
Mets tes darnes à plat, sur l'herbe, bien serrées,
Qu'elles ne bougent pas quand ça va macérer.
Un autre lit d'oseille, encore un de poisson
Chaque fois sel et poivre et de l'huile, un soupçon.
Lorsque tout est placé, bien délicatement,
Tu poses sur le tout les œufs avec leur poche.
N'aie pas peur de forcer sur l'assaisonnement
Car ce n'est qu'un poisson, et pas de la bidoche.
On atteint maintenant un moment crucial,
Pour réussir ton plat, voilà le principal:
Tu arroses le tout de trois verres de gnole.
Des verres de soiffards, pas des verres symboles.
Enfin tu mouilles avec du blanc sec de Laudun,
Mais pas trop tout de même: ce qui est opportun.
Tu fermes ta cocotte bien hermétiquement
Avec la mie de pain mouillée légèrement.
Arrive maintenant le temps de la cuisson,
Sa longueur fondra les arêtes du poisson.
C'est sous la cendre chaude, dans un cantoun de l'âtre
Que doit cuire l'alose, dans les braises rougeâtres.
Cuit-la huit heures au moins d'une chaleur tranquille
Le tout sera confit. Une alchimie subtile
Des herbes et de l'alcool dissoudra les arêtes.
Petit, sers-moi à boire, ou sinon je m'arrête!
C'est un plat rituel pour tous les gens du Rhône.
Enfin, écoute-moi: l'alose est très friponne,
Après tout le plaisir qu'elle te donne à table
Elle fera de toi un gaillard redoutable!
Tu seras comme un cerf quand résonne son brame:
Ce plat est souverain... pour le bonheur des dames.
Cessons pour aujourd'hui ce conte culinaire
Ma tripe est assoiffée, remplis raz bord mon verre
De ce nectar divin de la Coste-du-Rhône
Et laisse près de moi la coupe et la bonbonne.

Ingrédients et proportions pour six personnes:

- Deux belles aloses d'un kilo et demi chacune, - un kilo d'oseille, - un kilo d'épinards en branches ou - mieux - de vert de blettes, à défaut, de la laitue, - trois oignons émincés, - 2 hectos de petit-salé haché, - deux verres d'huile d'olive, - trois cuillerées à soupe de sel fin, -poivre noir du moulin, - muscade (à votre appréciation, mais généreusement), - une bouteille et demi de vin blanc sec, - trois verres d' "aigarden" (eau-de-vie).

Les vins conseillés:

Ce plat de poisson à la saveur puissante, animale, s'accommode parfai-tement de vins blancs ayant du caractère:
Côtes-du-Rhône de Laudun, Villedieu, Lirac, St-Hilaire-d'Ozilhan, Châteauneuf-du-Pape.
Coteaux du Languedoc de La Clape, Picpoul de Pinet, Clairette de Bellegarde.
Côtes de Provence de Palette, Coteaux varois de Salernes, Saint-Maxi-min, Bellet.
Il accepte aussi parfaitement des vins rouges frais: Côtes-du-Rhône d'Estézargues, Coteaux-d'Avignon, Chusc1an, Roche-gude, Saint-Mau-rice-sur-Aygues, Sablet. Costières de Nîmes. Coteaux du Languedoc de St-Drézery, Saint-Christol ou encore le "vin d'une nuit" de Saint-Saturnin. Coteaux varois de Tourves, Barjols, Nans-Ies-Pins.