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07.04.2008
Retour de flamme.
Elle traverse – la « flamme » - Paris sous un ciel blafard, entourée de flics, mise sous surveillance rapprochée. Elle est l’image du pays qui va organiser cette mascarade neo libérale que sont les jeux olympiques.
Sous couvert de "trêve olympique" ou "d'amitié entre les peuples", les organisateurs des Jeux veulent lancer un message d'espoir, de paix et d'égalité entre tous. Le plus grand événement sportif de la planète n'est pourtant que le reflet de notre société et de la situation internationale économique et financière. L'idéologie néo libérale y est omniprésente et ce au détriment du sport en lui même, souvent relégué au second rang.
Faut-il y aller ou pas? La question méritait déjà d'être posée en 1936.
Petit "flashback" pour voir en quels termes, dans quel contexte la question de la participation aux J.O. se posait en 1936.
En faveur du oui: l'argumentation de F.Piétri membre du CIO face aux réticences du Front Populaire :
"D'abord Messieurs, il convient de savoir que ce n'est pas l'Allemagne qui invite aux Jeux Olympiques; c'est le comité international olympique, et M. Bonte a rappelé lui-même que ce comité était une institution essentiellement française. Il a été créé en 1896 par lun grand français, le baron Pierre de Coubertin (...) Invite-t-il des gouvernements ou des Etats?" (...)
On a parlé de maladresse: "Il n'est pas possible que la Chambre française empêche de jeunes français d'aller participer à cette compétition internationale, uniquement parce que le régime intérieur ou idées particulières des Allemands ne lui conviennent pas. Ce serait à la fois une inconséquence et une incorrection".
En faveur du non. Jean Longuet. SFIO:
"Je n'ai pas besoin de rappeler les crimes, les atrocités commises au nom de cette idéologie barbare (...) Les J.O de l'année prochaine ont été conçus par les dirigeants actuels du Reich, comme une apothéose du régime nazi. De ce régime (...) qui prétend, à l'ombre d'un immense drapeau à croix gammée, faire manœuvrer tous les sportifs".
Alors, d'après vous, en 2008, est-ce la Chine qui invite, ou le CIO qui invite en Chine? Même si les dirigeants chinois ne "sont pas des gentlemen" selon l'expression, car "il faut les inciter sans cesse à la retenue" (!), est-ce une maladresse de ne pas y aller, est-ce une faute diplomatique? Peut-on vraiment transiger avec les droits de l'homme ( universels, mais pas partout semble-t-il) ? Les hommes sont égaux en droits comme nous le proclamons en Europe, ou bien ça dépendrait vraiment de leur situation géographique? La démocratie est-ce une idée politique parmi d'autre, relativisable et contestable par quelques sportifs, devenus commentateurs autorisés de l'actualité politique?
Pour ma part, j'ai l'impression que le gouvernement chinois entend montrer qu'il est possible d'être à la pointe de la modernité sans pour autant être démocrate... et ça me fait peur.
08:31 Publié dans à l'attaque ! , Actualités , Politique , Résistance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Commentaires
Je sais la frustration que cela représenterait pour beaucoup, mais le boycott quelle formidable arme pacifique !
Ecrit par : Michel Benoit | 07.04.2008
Eh! T'as vu la gueule en gros plans des mecs au départ d'un cent mètres? Puteng! Des tics pire que sarko, des yeux exorbités, on sent la chimie qui bouillonne dans les veines! Les JO, c'est Bayer contre Aventis!
A diable (j'arrive d'un W.E. en Loréristan)
Ecrit par : Victor | 07.04.2008




