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27.08.2007
Pendant la mort, les affaires continuent
« Le réchauffement climatique et la promesse de nouvelles activités économiques désormais possibles [1] transforment le visage du Grand Nord canadien, à l’instar d’Iqaluit où les bureaux remplacent les igloos et les voitures les traîneaux à chiens. Le dernier bâtiment en forme d’igloo de tout le Nord du Canada, qui se trouvait à Iqaluit, capitale du Territoire du Nunavut, va être prochainement détruit pour laisser la place à un immeuble de bureaux de 5000 mètres carrés, une nécessité pour accompagner l’essor économique. “Le Nord s’ouvre au monde, la ville s’agrandit et il y a une demande accrue pour l’immobilier”, se justifie Brian Czar, ancien propriétaire du bâtiment qui a abrité pendant 27 ans un restaurant de cuisine traditionnelle. »
Traduction, une fois le novlang édulcorant sauce bizness mis de côté : le Grand Nord meurt, c’est moi qui le crève, car pendant sa mort, y’a beaucoup du bon pognon et du bon bizness à s’faire.
« [...] Pour l’heure, des compagnies pétrolières et minières se bousculent pour explorer les ressources de ces régions, et on s’attend à voir les entreprises forestières suivre le mouvement. »
Oui, ça « se bouscule », pire que les vautours autour d’une dépouille, car les vautours, eux, n’organisent pas la dévastation du monde dont la mort ouvre sans cesse de nouveaux marchés. Les vautours ne tuent pas, ils recyclent. Là où les signaux environnementaux, tous au rouge (n’en déplaise aux négateurs du désastre écologique en cours et des perturbations climatiques dues aux industries humaines), devraient nous convaincre de l’impasse physique du capitalisme (il tue la planète) en plus de l’impasse sociale (il exploite, asservit et tue l’être humain pour le grand bien d’une minorité), là où le pire se profile, les accapareurs de richesses se réjouissent des nouveaux marchés que ce pire ouvrira (ils ne pensent que business). Pendant la mort (car la mort d’un monde, ça prend du temps) les affaires continuent ! Pire, elles peuvent même s’emballer ! Et oui, une fois le cap irrémédiable de non-retour franchi, pourquoi se gêner ? Pollution sans entrave, une dernière réduction drastique des coûts, tout à fond pour extraire les dernières richesses n’importe comment et le plus vite possible.
« [...] L’afflux de touristes a également suivi, orchestré par des croisières qui vendent le spectacle des ours polaires et la fonte de la glace arctique au printemps. » La mort de chaque créature sera théâtralisée, emballée et marchandisée : plus on s’approchera de la dernière, plus on pourra la vendre cher – frénésie de l’anéantissement. L’important, c’est qu’ça paye.
« [...] Il y a une dizaine d’années, seuls quelques taxis circulaient sur les deux routes qui traversent la petite ville. Mais depuis, le marché automobile a explosé, les voitures individuelles remplaçant maintenant les traîneaux à chiens et les motoneiges. Les autorités locales envisagent même de construire, au carrefour principal d’Iqaluit, les premiers feux de circulation de tout le territoire du Nunavut. [...] »
Où est le panneau « stop (le capitalisme) » ?
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25.08.2007
Pourquoi il faut défendre mordicus l'usage du français
par Claude Hagège
Linguiste, professeur au Collège de France.
Un assassinat est imminent, celui du français comme langue scientifique et commerciale. En effet, un amendement à la (bénéfique) loi de programme pour la recherche est en voie d'être soumis discrètement (en séance de nuit, aux effectifs réduits !), avant la fin du mois de février, à l'Assemblée nationale. Cet amendement conduirait à la ratification du protocole de Londres sur les brevets d'invention. De quoi s'agit-il ? Tout simplement d'un texte qui imposerait l'anglais comme langue des brevets, annulant l'obligation d'une traduction en français. Y a-t-il, dira-t-on, de quoi perdre le sommeil ? Oui ! Il y a même de quoi se battre avec la dernière énergie ! Pourquoi ? Pour de multiples raisons.
La première est que si la balance française des brevets est en déséquilibre, ce n'est pas par défaut d'anglais, mais à cause de l'insuffisance de l'effort de recherche et de l'esprit d'invention, qu'on devrait éveiller résolument dès le début de l'école primaire.
Même si l'on "oublie" que la ratification d'un texte imposant l'anglais est illégale, puisqu'elle viole et l'article 2 de la Constitution (sur le français, langue de la République) et la loi Toubon, et même si l'on "néglige" de rappeler que le passage par la Commission des affaires étrangères, ici esquivé, est obligatoire, un fait demeure. Il s'agit d'une atteinte de plus, et énorme cette fois, à la souveraineté de la France s'exprimant dans sa langue et, par conséquent, le prestige de la France et son influence dans le monde sont ici gravement menacés, sinon ridiculisés.
Malgré les attendus lénifiants des entreprises anglophones et d'une partie du patronat français habitée d'une anglomanie mimétique dont rien n'a jamais démontré qu'elle soit commercialement plus efficace, le but de l'opération n'est pas de faciliter la communication ni de donner à tous des chances égales à travers une même langue ; le but est, en fait, d'éliminer tout statut officiel des langues autres que l'anglais dans les secteurs où une concurrence menacerait les intérêts commerciaux des pays anglophones, seule et unique motivation de ces derniers.
La réalisation de ce programme est déjà fortement avancée dans les sciences, où les nomenclatures (y compris celles de la botanique, jusqu'ici latines) deviennent anglaises, accroissant la suprématie des chercheurs anglophones aux dépens de tous les autres.
Cette mesure permettrait aux déposants anglophones de brevets de faire des économies (modestes, d'ailleurs, le coût des traductions, aujourd'hui 23 euros environ par page pour un texte d'une douzaine de pages, étant marginal par rapport à celui, élevé, des annuités de maintien en vigueur). Les conséquences seraient d'une tout autre ampleur pour les entreprises françaises. Dans la logique d'un dépôt en anglais, celles-ci seraient amenées à recruter en priorité un nombre croissant d'ingénieurs anglophones. Cela établirait une discrimination contre les Français et compromettrait la formation en français légitimement demandée aux cadres étrangers.
En outre, la traduction dans la langue des pays non signataires demeurerait une charge, certes légère, mais symboliquement lourde, la France ayant, quant à elle, sacrifié le français.
Enfin, les entreprises françaises, en particulier petites et moyennes, n'ayant plus accès qu'à travers une traduction aléatoirement assurée par elles-mêmes aux descr1ptions techniques et aux informations scientifiques sur les innovations, verraient menacée leur sécurité économique, et même juridique ; et cela sans parler de la redoutable fragilisation du droit français et de l'invasion des plaidoiries en anglais dans les cas de procès pour contrefaçons et autres abus, sachant que la France compte environ 40 000 avocats et les Etats-Unis 2 millions au moins, dont les tarifs seraient hors de portée des firmes les plus modestes, non nécessairement les moins innovantes.
La France va-t-elle donc s'engager toujours plus avant dans la voie d'un déclin annoncé, dont beaucoup de Français se font les complices, naïfs ou trompés ? La ratification du protocole de Londres n'améliorerait en rien la compétitivité des entreprises françaises. En revanche, on peut garantir qu'elle conduirait au déclin de la France face à une volonté hégémonique anglophone qui ne peut considérer qu'avec une impatience agacée le maintien, même de plus en plus compromis, d'une pulsion de diversification dont la France est encore, dans le monde d'aujourd'hui, le modèle évident. Méditons les mots de grands... Américains dont le regard n'est pas obscurci par les illusions, et par exemple celui-ci : "La mondialisation n'est pas un concept sérieux. Nous l'avons inventé pour faire accepter notre volonté d'exploiter les pays placés dans notre zone d'influence" (J. K. Galbraith, illustre économiste).
Le protocole de Londres sur les brevets d'invention doit être vu pour ce qu'il est : un acte de guerre contre les langues et leur diversité. Sa ratification serait une erreur aussi dramatique qu'absurde. Il est certain que face aux menaces de la violence dans le monde contemporain, la solidarité de l'Europe et d'autres parties du monde avec les Etats-Unis est justifiée. Mais est-ce assez pour que tous ces pays immolent leur souveraineté linguistique, culturelle et donc, en dernier ressort, économique et politique ?
Il existe encore en France, à côté des masses indifférentes, un grand nombre d'esprits libres et lucides, prêts à lutter contre les fausses fatalités. Le présent texte n'a d'autre but que de contribuer à rallier ces énergies en apportant un petit concours à un combat urgent
09:19 Publié dans à l'attaque ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.08.2007
Profitez du temps morose en vacances: BOUFFEZ!
09:44 Publié dans Actualités | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
23.08.2007
Ces musulmans qui disent non à l’islamisme
Le 28 août sera diffusée sur ARTE une émission que tout esprit libre devrait regarder : une soirée Thema au cours de laquelle un débat sera organisé sur l’islam : « Ces musulmans qui disent non à l’islamisme ».
Des gens ouverts tenteront de démontrer que l’islam n’est pas seulement l’image caricaturale que nous en donne l’islamisme.
L’islamisme – et non pas l’islam - tente d’étouffer ce que l’Occident a de plus précieux et qui n’existe dans aucun pays musulman : la liberté de penser et de s’exprimer.
L’islamisme essaie d’imposer à l’Europe ses règles : ouverture des piscines à certaines heures exclusivement aux femmes, interdiction de caricaturer cette religion, exigence d’un traitement diététique particulier des enfants musulmans dans les cantines, combat pour le port du voile à l’école, accusation d’islamophobie contre les esprits libres.
L’islam tel que le présente l’islamisme tente d’obliger l’Europe à se plier à sa vision de l’homme.
Comme jadis avec le communisme, l’Occident se retrouve sous surveillance idéologique. L’islam se présente, à l’image du défunt communisme, comme une alternative au monde occidental. À l’instar du communisme d’autrefois, l’islam, pour conquérir les esprits, joue sur une corde sensible. Il se targue d’une légitimité qui trouble la conscience occidentale, attentive à autrui : être la voix des pauvres de la planète. Hier, la voix des pauvres prétendait venir de Moscou, aujourd’hui elle viendrait de La Mecque ! Aujourd’hui, à nouveau, des intellectuels incarnent cet œil du Coran, comme ils incarnaient l’œil de Moscou, hier. Ils excommunient pour islamophobie, comme hier pour anticommunisme. Voir l’alignement de certains gauchistes et même –quelle vergogne ! - altermondialistes sur les thèses islamistes…
Dans l’ouverture à autrui, propre à l’Occident, se manifeste une sécularisation du christianisme, dont le fond se résume ainsi : l’autre doit toujours passer avant moi. L’Occidental, héritier du christianisme, est l’être qui met son âme à découvert. Il prend le risque de passer pour faible. À l’identique de feu le communisme, l’islamisme tient la générosité, l’ouverture d’esprit, la tolérance, la douceur, la liberté de la femme et des mœurs, les valeurs démocratiques, pour des marques de décadence.
Donc, le 28 aout, tous sur Arte.
09:25 Publié dans Résistance | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
22.08.2007
Le bal des cocus : intérêts d’emprunts ? Dans l’oigne !
Je ne sais plus quel député uhèmepet a eu cette belle parole : « Il faudrait créer un ministère de la vaseline », mais il parlait d’or. De l’or que leur grand homme Naboléon avait promis à ceux qui achetaient leur logement en leur remboursant les intérêts de leur emprunt. Il savait parfaitement, le « grand homme », que cette mesure était anticonstitutionnelle et qu’elle serait retoquée. Mais comme disait Pasqua, les promesses n’engagent que ceux qui les croient…
Et les Veaux y ont cru…
Puisqu’on est dans les citations ce matin, comme disait Conficius : « Si tu te penches en avant et, qu’en regardant entre tes jambes, tu vois deux paires de couilles, ne te prends pas pour un surhomme : c’est que tu es en train de faire enculer… »
Olé !
11:00 Publié dans à l'attaque ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Sarkotransparence
Vu dans l'excellent site Betapolitique:
"Le président Nicolas Sarkozy toujours associé du cabinet de l’avocat Sarkozy Nicolas
Betapolitique s’est insurgé à plusieurs reprises, pendant la campagne électorale, du fait que le Ministre de l’Intérieur et président de l’UMP soit resté associé d’un cabinet d’avocat portant son nom.
Cette situation est grave à plusieurs titres :
- le cabinet Arnaud Claude - Nicolas Sarkozy travaillant régulièrement pour les villes de Neuilly, ou de Puteaux, le conflit d’intérêt est permanent et la confusion des genres est totale ;
- l’opacité sur la valeur des parts de Nicolas Sarkozy introduit un doute sur la valeur réelle de son patrimoine ;
- le cabinet étant spécialisé dans les opérations immobilières, il procède régulièrement à des expulsions bénéficiant du cadre législatif et de la force publique contrôlés par l’homme politique ;
- plusieurs reportages, notamment sur Canal +, ont souligné l’effet que pouvait produire sur un locataire un ordre d’expulsion figurant sur un papier dont l’en-tête comprend le nom de Nicolas Sarkozy ;
- plusieurs témoins ont accusé Nicolas Sarkozy d’avoir fait d’amicales pressions sur différents entrepreneurs pour qu’ils financent sa carrière par l’entremise dudit cabinet d’avocats.
Eh bien, Betapolitique est heureux de vous annoncer que le Président de la République Nicolas Sarkozy respecte la jurisprudence du Ministre de l’Intérieur, et qu’il trouve tout à fait normal de rester associé au cabinet Arnaud Claude - Nicolas Sarkozy, cabinet qui, aux dernières nouvelles, trouve normal de continuer à ne pas déposer ses comptes au greffe du tribunal de commerce."
C'est-y pas de la transparence ça!!!
08:10 Publié dans à l'attaque ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.08.2007
Cet homme est dangereux...Mais vous l'avez voulu!
« L’homme africain... »
Retour sur le discours de Nicolas Sarkozy à Dakar le 26 juillet dernier.
Par Thomas Heams, maître de conférences en génétique à Paris.
Paru dans Libération, jeudi 2 août 2007
Ainsi donc, le déterminisme de la pédophilie était un signe avant-coureur, une mise en jambe de campagne avant les choses sérieuses. Dans une allocution sidérante prononcée à Dakar, Nicolas Sarkozy qui ose tout, et c’est à cela qu’on le reconnaît, a dévoilé le fond d’une pensée qui, si les mots ont un sens, est la parole officielle française la plus raciste depuis longtemps. Chimiquement pure. Ainsi donc, « le drame de l’Afrique, c’est que l’homme africain n’est pas assez entré dans l’histoire. Le paysan africain [...] dont l’idéal de vie est d’être en harmonie avec la nature, ne connaît que l’éternel recommencement du temps rythmé par la répétition sans fin des mêmes gestes et des mêmes paroles. Dans cet imaginaire où tout recommence toujours, il n’y a de place ni pour l’aventure humaine ni pour l’idée de progrès. Dans cet univers où la nature commande tout, [ il ] reste immobile au milieu d’un ordre immuable où tout semble être écrit d’avance. Jamais l’homme ne s’élance vers l’avenir. Jamais il ne lui vient à l’idée de sortir de la répétition pour s’inventer un destin. » Nous y voilà. La chaleur, le rythme des saisons.
Nicolas Sarkozy a oublié de concéder que dans cet océan de médiocrité, l’Africain, au moins, avait le rythme dans la peau et courait vite. Le tableau aurait été parfait. Une typologie lamentable, qui n’est même pas du néocolonialisme mais du bon vieux colonialisme à l’ancienne, à la Jules Ferry. Car à quoi servent ces considérations d’arrière-zinc ? À parler de la colonisation bien évidemment. Oh, certes, cruelle ! Mais que l’on se rassure, si terrible qu’elle soit, la colonisation a « ouvert les cœurs et les mentalités africaines à l’universel et à l’Histoire ». On ne fait pas d’omelettes sans casser des œufs. Ces mots ont été prononcés par notre plus haut représentant. En notre nom [1]. Mais depuis combien de temps ne parle-t-on plus comme cela ?
[...]
Ces mots dessinent-ils le portrait d’un raciste fanatique ? Non bien sûr. Notre Président ne se lève pas le matin en maudissant les Africains. Mais cela ne suffit pas à l’absoudre, tout comme il ne suffit pas d’emmener Basile Boli pour faire passer la pilule. Et être capable de prononcer un discours sur l’homme Africain, et de toutes ses supposées tares de même que l’on incline à penser que l’on naît pédophile, c’est incontestablement s’inscrire dans une anthropologie raciste, une vision rancie et fermée du monde, où l’Europe civilisatrice et l’Afrique éternelle se regardent en chiens de faïence.
[...]
Cette parodie de discours prétendument direct, qui s’autorise toutes les outrances sur la base de sa sincérité autoproclamée, est une marque d’infamie. Reste une question. Dans un pays normal, ces propos devraient mettre le feu au débat. Mais en ces temps où il est de bon ton d’être décomplexé, tout devient possible, comme dirait l’autre. Mais, citoyens, commentateurs, représentants, qu’auriez-vous dit si ces mots, ces catégorisations pitoyables et scandaleuses, étaient sortis de la bouche d’un Le Pen ? A quels feux croisés aurions-nous assisté ! Mais non, l’indignation de la presse sénégalaise semble n’avoir eu d’égal que le silence incroyable de tout ce que nous pouvons compter d’intellectuels, de ligues de droits de l’homme.
10:55 Publié dans à l'attaque ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
20.08.2007
OGM: l'invasion sournoise
Les tenants de la malbouffe, au premiers rangs desquels on trouve sans surprise les industriels de l’agroalimentaire et la FNSEA, font le forcing pour imposer sournoisement les OGM. Leur avant-garde est le maïs. Leur stratégie est celle du mitage : mettre des OGM au milieu de champs de maïs normaux. Ceci fin de disséminer, à petites doses, leur merde et jouer ainsi le fait accompli. Avec la complicité des pouvoirs publics tant français qu’européen. Et contre la volonté de 80% des consommareurs. Bonjour la démocratie… Ils se sont récemment appuyés sur un fait divers regrettable – le suicide d’un ogéhèmiculteur – pour jouer de l’émotion au détriment de la raison.
Les productions « bio » sont directement menacées. Après plus d’un an de débats, les ministres de l’agriculture de l’Union européenne se sont mis d’accord sur une nouvelle définition de la production biologique et de son étiquetage. Les nouvelles règles définies créent également une base pour ajouter des productions d’origine agricole jusqu’alors exclues des labels bio comme l’aquaculture, le vin, les algues et les levures biologiques.
Le texte, qui entrera en vigueur en 2009, présente quelques avancées : obligation de mentionner le lieu de culture, 95 % des ingrédients d’origine biologique pour pouvoir bénéficier du label… (le logo européen se contentait jusqu’à présent de 70 %, tandis que cette limite est déjà obligatoire pour le label AB français). Dans un souci d’uniformisation, l’utilisation du logo biologique de l’Union Européenne devient obligatoire sur les emballages, sachant que les logos nationaux ou privés peuvent demeurer en complément.
Un temps craint par les professionnels et les consommateurs, les pesticides restent proscrits en bio, aucune modification à la liste des substances autorisées n’étant effectuée. Par contre, si l’utilisation d’organismes génétiquement modifiés (OGM) demeure interdite, la limite générale de 0,9 % de présence accidentelle d’OGM dans des produits dédiés à l’alimentation humaine s’appliquera dorénavant aux produits biologiques. Voilà la saloperie !
Bien que ce dernier point permette à un agriculteur bio de ne pas voir sa production déclassée dans le cas d’une légère contamination par des OGM, ce seuil pourrait ternir la bonne image des produits bio en privant les consommateurs des seuls produits à 100 % indemnes d’OGM. Cette acceptation européenne d’une contamination de la bio peut s’interpréter essentiellement de 2 manières différentes :
- la volonté de favoriser une agriculture intensive, en cassant l’image saine des produits bio ;
- permettre à la bio de continuer à exister, dans un contexte européen qui s’ouvre progressivement aux OGM.
- Dans un cas comme dans l’autre, c’est le consommateur qui sera la principale victime.
Vive l’ultra libéralisme des Monsanto et autres multinationales nuisibles qui sous-tend ces décisions.
C’est Bové qui a raison et sa désobéissance civile est un acte de Résistance.
08:40 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.08.2007
Les cocus sentent les cornes qui poussent! Olé!
J'arrive de quelques jours de bringues en Ariège: cassoulets, coq au vin, entrecôtes bordelaises, etc...
Alors not'président est allé chez son pote Bush! Tu vois l'image que ces accointances douteuse donne de la France! Bush est le personnage le plus exécré du monde, et notre caudillo va lui cirer les pompes... Pour bouffer des hamburgers en plus! Même sa meuf n'a pas voulu voir la sinistre tribu yankee! (Là, elle remonte dans mon estime!).
Pour faire peuple, il est parti avec Air France...mais le Falcon présidentiel suivait! Tout pour l'esbrouffe, tout pour l'image. Profite Naboléon, ça ne va pas durer. Déjà, les Français qui ont veauté pour toi commence à débander: ta plus belle promesse: déduction des intérêts d'emprunts a été jeté à la poubelle par les "sages"!
Le 29 mai, dans un meeting de campagne pour les législatives au Havre, le président Sarkozy promettait:
"Cette déduction, je l'ai promise et je la ferai. Parce que je veux une France de propriétaires. Les intérêts seront déductibles à partir du jour où la loi sera votée, et cette déduction, comme je m'y suis engagé, s'appliquera à tous les emprunts en cours, comme il est naturel, normal et juste."
Les sages sont aujourd'hui formels: "Pour les prêts déjà accordés, disent-ils, le Conseil constitutionnel a censuré cette disposition pour rupture de l'égalité entre contribuables."
Leur raisonnement: si le dispositif vise à favoriser l'accès à la propriété des "primo-acquérants", alors "il n'en va pas de même pour les prêts déjà accordés car, par définition, pour ceux-ci, le contribuable est déjà propriétaire de son habitation principale." Pire: "Il s'agit alors d'un soutien au pouvoir d'achat au bénéfice des seuls contribuables propriétaires de leur habitation principale. Son coût (7,7 milliards d'euros) fait supporter à l'Etat des charges manifestement hors de proportion avec l'effet incitatif attendu."
Les cocus sentent les cornes qui poussent! Olé!
09:24 Publié dans à l'attaque ! | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.08.2007
L’obscurantisme au front de bœuf a encore frappé.
Dix mille livres irrémédiablement détériorés à l’abbaye de Lagrasse, dans l’Aude, où ils étaient exposés dans le cadre du « Banquet du livre ». Arrosés de gazole et d’huile de vidange mais pas mis en feu, probablement parce les fumiers n’en ont pas eu le temps.
Nous sommes en train de revenir à grands pas aux pires heures de plomb où les obscurantistes écrasaient sous leur incommensurable bêtise tout ce qui pouvait ouvrir l’esprit des gens. Les katos, les évangélistes et autres corbeaux, sans doute jaloux des crimes perpétrés par les islamistes, font de la surenchère dans la saloperie. Ils détruisent des livres comme les tarés enturbannés menacent les écrivains de mort.
« Religion » vient de religio, relier… Ouais… Tu parles ! En fait les religions séparent les hommes, les abrutissent pour mieux les écraser et les dominer.
Qu'est-ce qu'une religion sinon une secte qui a réussi ?
Que l’Homme soit l'infime parcelle consciente d'un Tout éternel qui englobe tout l'univers est une évidence. Qu'on appelle ça Dieu, pourquoi pas. Libre à chacun de nous se chercher sa voie. Mais les religions, et en premier lieu les monothéistes, portent en elles le germe de l'oppression puisqu'elles se réfèrent de manière aveugle à un Livre, donc à une compi-lation humaine de préceptes soit disant révélés. Qui n'est pas d'accord est mécréant. Qui est mécréant doit se convertir ou mourir. Les grands inquisiteurs, les as du barbecue d'où monte le bon fumet de tous les hérétiques et cathares que l'on grillât allègrement pour la Gloire de Dieu, sont toujours là, tapis sous leur calotte ou planqués derrière leur barbe, attendant le moment propice pour resurgir, bible ou coran d'une main et lance-flammes de l'autre!
Facilité, paresse intellectuelle que de se référer, pour tous les actes de la vie, face à tous les problèmes de l'existence à un mode d'emploi soi-disant d'essence divine - bible, co-ran, tora, upanihads.
Ils reviennent. Ils sont de retour. Pourrais-je dire encore longtemps ce que je pense de toutes ces stupidités ? Pas sûr avec un président qui affirme ses convictions religieuses et qui menace dangereusement la loi de 1905, garante de la paix sociale en France…
Faut-il rappeler que la Liberté n'a pu naître que parce que des esprits éclairés, bravant au péril de leur vie les interdits "sacrés" ont su renvoyer dans leurs sacristies les ayatollahs ensoutanés de leur époque ! Faut-il rappeler que cette Liberté à vocation universelle est née chez nous ! Qu'elle a apporté à l'humanité en deux siècles plus de progrès, plus d'égalité, plus de bonheur, qu'elle a généré plus de connaissances, qu'elle a ouvert plus d'espoirs que la chape de plomb des dogmatismes de tous poils en vingt siècles !
En détruisant des livres, on attente gravement à cette liberté.
Eh, Sarko, toi qui reviens de chez tes potes ricains pour te prosterner devant le cadavre d’un ponte kato – respectable celui-là – on voudrait bien t’entendre sur l’énorme saloperie commise contre la liberté de penser à Lagrasse…
19:43 Publié dans à l'attaque ! | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note




