07.04.2008

Pour un monde sanglant, bienvenue au J.O. made in China !

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Ils se sont chiés dessus ! Un bonheur ! Y a longtemps que je ne m’étais pas tant fait péter l’embouligue comme ça en rigolant devant la lucarne à décerveler ! Malgré les plans serrés pour éviter les manifestants, malgré les explications graillonneuses de la pauvre mère Laborde qui pédalait comme une malheureuse dans le suif de sa choucroute verbale, on n’a vu QUE DES FLICS.

A pieds, en bagnoles, casqués ou en survêts, matraques en action sur les quelques vues passées en fraude par quelques cameramen couillus. Ils l’ont même planquée, leur foutue flamme, dans un autobus ! En plus, il pleuvait des cordes ! Et le mec télé de service sous la tour Eiffel, qui se trempait la gueule et faisait de l’humour involontaire : « Il pleut maintenant, on n’y voit goutte ! »

Fallait les voir courir les sarkoboys. Fallait les voir défendre la stupide allumette insigne de la plus grande escroquerie mentale, faire croire que les « j.o. » sont une fête de la jeunesse, un instant de paix mondiale. Mon cul !

Les J.O., sont nés dans la cervelle d’un baron aux idées plus que douteuses et ont été portés pendant des décennies par Samaranche, fruit délicat du franquisme. Ils représentent l’embrigadement, le nationalisme le plus chauvin, une compétition sordide sous-tendue par les drogues fournies par les grands laboratoires pharmaceutiques mondiaux et grassement commissionnée (notez, j’ai pas dit sponsorisée !) par les marchands de merde mondiaux. Les « villages olympiques » sont autant de ghettos où les robots programmés ne se rencontrent jamais, ne se côtoient pas, ne se parlent pas. Surveillés qu’ils sont par des « entraineurs kapos ».

Les « jeux » de Péking – ils disent « Beijing » - seront du même acabit que ceux de Berlin en 1936. Ils sont là pour faire l’apologie d’un régime sanglant, d’un pays qui empoisonne le monde avec les merdes produites à coups de triques par des esclaves.

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Il est un podium sur lequel on retrouve les Zétazunis, la Chine et l’Arabie : c’est celui des assassinats d’état que sont les exécutions de condamnés.

Boycottez les Jeux hOntelympiques !

Retour de flamme.



Elle traverse – la « flamme » - Paris sous un ciel blafard, entourée de flics, mise sous surveillance rapprochée. Elle est l’image du pays qui va organiser cette mascarade neo libérale que sont les jeux olympiques.

Sous couvert de "trêve olympique" ou "d'amitié entre les peuples", les organisateurs des Jeux veulent lancer un message d'espoir, de paix et d'égalité entre tous. Le plus grand événement sportif de la planète n'est pourtant que le reflet de notre société et de la situation internationale économique et financière. L'idéologie néo libérale y est omniprésente et ce au détriment du sport en lui même, souvent relégué au second rang.

Faut-il y aller ou pas? La question méritait déjà d'être posée en 1936.

Petit "flashback" pour voir en quels termes, dans quel contexte la question de la participation aux J.O. se posait en 1936.

En faveur du oui: l'argumentation de F.Piétri membre du CIO face aux réticences du Front Populaire :
"D'abord Messieurs, il convient de savoir que ce n'est pas l'Allemagne qui invite aux Jeux Olympiques; c'est le comité international olympique, et M. Bonte a rappelé lui-même que ce comité était une institution essentiellement française. Il a été créé en 1896 par lun grand français, le baron Pierre de Coubertin (...) Invite-t-il des gouvernements ou des Etats?" (...)
On a parlé de maladresse: "Il n'est pas possible que la Chambre française empêche de jeunes français d'aller participer à cette compétition internationale, uniquement parce que le régime intérieur ou idées particulières des Allemands ne lui conviennent pas. Ce serait à la fois une inconséquence et une incorrection".


En faveur du non. Jean Longuet. SFIO:
"Je n'ai pas besoin de rappeler les crimes, les atrocités commises au nom de cette idéologie barbare (...) Les J.O de l'année prochaine ont été conçus par les dirigeants actuels du Reich, comme une apothéose du régime nazi. De ce régime (...) qui prétend, à l'ombre d'un immense drapeau à croix gammée, faire manœuvrer tous les sportifs".

Alors, d'après vous, en 2008, est-ce la Chine qui invite, ou le CIO qui invite en Chine? Même si les dirigeants chinois ne "sont pas des gentlemen" selon l'expression, car "il faut les inciter sans cesse à la retenue" (!), est-ce une maladresse de ne pas y aller, est-ce une faute diplomatique? Peut-on vraiment transiger avec les droits de l'homme ( universels, mais pas partout semble-t-il) ? Les hommes sont égaux en droits comme nous le proclamons en Europe, ou bien ça dépendrait vraiment de leur situation géographique? La démocratie est-ce une idée politique parmi d'autre, relativisable et contestable par quelques sportifs, devenus commentateurs autorisés de l'actualité politique?

Pour ma part, j'ai l'impression que le gouvernement chinois entend montrer qu'il est possible d'être à la pointe de la modernité sans pour autant être démocrate... et ça me fait peur.

05.04.2008

Slam à Ingrid


Ils te trouvent ingénu
En fait t’es un roi nu
Toi qui tombe des nues
Ingrid reste détenue…

Tu t’prends pour un monarque
Toi le roi de l’arnaque
Les enculés des Farcs
Te prennent pour un branque…

Malgré ta roublardise
Avec ta balourdise
Tes fausses analyses
La Ingrid agonise…

Les Farcs sont des fumiers
Qui ont embastillé
Une femme qui criait
La Liberté grillée…

Dans cette barbarie
Dans cette connerie
La vie a peu de prix
Entend Ingrid qui crie…

04.04.2008

Lu sur un forum de discussion sur Dieu.



Un internaute:

- Je ne comprends pas pourquoi il y a des gens qui ne croient pas en Dieu.

Un autre lui répond:

- Parce qu'ils savent lire et écrire...

03.04.2008

SECTES : le rapport de la Miviludes présenté aujourd’hui.


Histoire de renforcer encore les moyens de lutte contre les sectes, Bernard Accoyer, président UMP de l’Assemblée nationale, va présenter aujourd’hui aux députés une proposition de loi visant à accorder aux témoins des commissions d’enquête parlementaires la même protection juridique qu’aux personnes appelées à témoigner devant les tribunaux. Selon lui, plusieurs victimes de sectes ont été attaquées en diffamation dans le passé par les mouvements qu’elles dénonçaient.

Nos sociétés d’individualisme et de compétition forcenés génèrent de plus en plus d’individus en situation de faiblesse. Les sectes en profitent, mais leur stratégie s’est adaptée à la méfiance qu’elles suscitent. La plupart déploie des moyens de recrutement masqués, changent de nom selon les cibles visées, s’infiltrent dans les associations et les entreprises.

Les sectes sont-elles un «non- problème» en France comme l’a affirmé, en février, Emmanuelle Mignon, la directrice de cabinet de Nicolas Sarkozy - des propos partiellement démentis par la suite ? «Il y a en France des centaines de milliers de victimes de groupes sectaires», lui a indirectement répondu, hier, Bernard Accoyer, président de l’Assemblée nationale, dans une interview à la Croix. Ajoutant : «Tout le monde est exposé. Il est essentiel de protéger la société contre ces organisations qui coupent les individus de leurs repères, de leur entourage, et abusent d’eux au plan mental, physique, financier.»

Dans son rapport annuel qui sera remis ce matin au Premier ministre, Jean-Michel Roulet, président de la mission interministérielle de vigilance et de lutte contre les dérives sectaires (Miviludes) plaide dans le même sens. «L’Etat ne peut pas, l’Etat ne doit pas se désintéresser de la lutte contre ces mouvements qui déploient des moyens considérables pour pouvoir se livrer, en toute impunité, à leurs activités malfaisantes.»

Particulièrement visées par le rapport de la Miviludes, la scientologie et les Témoins de Jéhovah. La Miviludes les accuse de mener, avec d’autres mouvements comme la secte Moon ou les raéliens, un «travail de sape contre la politique française de lutte contre les sectes et de tous ses acteurs». Ces églises pratiqueraient un «lobbying intensif» au sein d’instances internationales comme l’OSCE (Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe) pour monter les autres Etats contre la France. Résultat : cette dernière est régulièrement montrée du doigt comme pratiquant une politique attentatoire aux libertés individuelles par le département d’Etat américain dans ses rapports annuels sur la «liberté religieuse dans le monde» et sur «les droits de l’homme dans le monde», mais aussi par le Conseil de l’Europe et l’ONU.

Dans leur combat, les responsables de cette mission sont soutenus par les parlementaires membres du groupe d’études sur les sectes. Certains parmi ces derniers siègent d’ailleurs au conseil d’orientation de la Miviludes. Suite aux propos de Nicolas Sarkozy sur la «laïcité positive», tous craignent qu’au nom d’une conception de la liberté de conscience inspirée du modèle américain, la France n’ouvre la voie à un retour en force des religions, « ces sectes qui ont réussi ».

Depuis 1995, les parlementaires se considèrent comme le fer de lance de la lutte contre les sectes. Cette année-là, ils publient un premier rapport sur le sujet. Ils se sont sentis visés autant par les propos d’Emmanuelle Mignon, que par ceux de Michèle Alliot-Marie. La ministre de l’Intérieur chargée des cultes a déclaré en février vouloir «décomplexer la lutte contre des dérives sectaires» et «assurer la liberté de croyance de tous». Dans la foulée, Alliot-Marie a affirmé que ce n’est «pas à la Miviludes de définir une politique, ni de mener des actions de répression.»

02.04.2008

OGM : cocu Borloo ?


Il était pathétique dans ses explications emberlificotés. Il m’a presque fait de la peine, Borloo, questionné sans ménagement par les journalistes de France-Inter sur le devenir de sa loi concernant les OGM. Il a même reconnu qu’elle était dénaturé par les sénateurs et a affirmé sa volonté de tenter d’imposer sa première mouture. Mouais… On verra.

Ce doute est conforté par les paroles sans langue de bois signé dans Le Monde (voir son article dans une note précédente) par le député UMP François Grosdidier :

« Certains ont fait main basse sur l'UMP afin de défendre des intérêts mercantiles, "ripolinés" pour les rendre sympathiques : on a parlé de l'avenir de la science, de celui de la recherche... La force de frappe de Monsanto et des autres semenciers est phénoménale. Il fallait voir la violence des réactions de Bernard Accoyer (président de l'Assemblée nationale) et d'autres au lendemain de l'avis rendu par le Comité de préfiguration. Il suffit de comparer les argumentaires des uns et des autres - identiques - pour comprendre l'origine de leur colère. Ils ont été actionnés. J'ai été approché par Monsanto, et j'ai refusé de leur parler. Je veux rester libre. »

01.04.2008

OGM : débat aujourd’hui à l’assemblée nationale. VIGILANCE !



A partir d’aujourd’hui, les députés débattent de la fameuse loi Borloo relative aux OGM. Les furoncles du palais du Luxembourg, issus du clientélisme le plus réactionnaire, ont évidemment succombés sans avoir envie de combattre aux sirènes des lobbies semenciers – Monsanto en tête - puissamment relayés par la toujours aussi navrante FNSEA, le syndicat des empoisonneurs et des pollueurs réunis, gavés à la subvention.

N’oublions pas qu’en France, Monsanto a de nombreux relais – grosses coopératives céréalières du sud-ouest, FNSEA, nombreux politiciens véreux, la majorité des sénateurs en tête desquels le rapporteur Jean Bizet (UMP, Manche), le président de l’assemblée nationale Bernard Acoyer et, bien que plus hypocritement, le Ministre de l'agriculture Michel Barnier.

Espérons que la branlée des municipales donnera quelque courage aux députés et que Borloo leur fera entendre raison en remettant dans son intégralité première sa loi saccagée par les cacochymes véreux du Sénat.(ceux-là même qu’engraisse, entre autres, la caisse noire du patronat…)

Secu : les « réformes » scélérates qu’ils nous préparent.


Voici les chiffres de l'ASSURANCE MALADIE issus du rapport des comptes de la Sécurité Sociale.
Liste des taxes et primes non reversées comme prévu:

— Une partie des taxes sur le tabac : 7,8 milliards ;
— Une partie des taxes sur l'alcool : 3,5 milliards ;
— Une partie des primes d'assurances automobiles 1,6 milliard ;
— La taxe sur les industries polluantes 1,2 milliard ;
— La part de TVA destinée à la Sécu n'est pas reversée.... 2 milliards ;
— Retard de paiement à la Sécu pour les contrats aidés 2,1 milliards ;
— Retard de paiement par les entreprises... 1,9 milliard

Addition 20 milliards d'Euros. Soit un excédent pour la Sécu de 11 milliards.

Il serait naïf de croire que ce manque à gagner de 20 milliards d’euros résultant des carences de paiement de l’état sarkozien et des entreprises du Medef est fortuit. Il fait partie d’une stratégie de longue haleine du patronat et de la cynique droite neo pétainiste ayant balayé la droite sociale gaulliste. Le but est de faire avaler aux « pauvres cons » la couleuvre que la Sécu ne peut plus continuer comme ça et donc qu’il faut…la privatiser !

Probablement pas privatisation totale. En effet, le droit à la protection de la santé est inclus dans le préambule de la Constitution de 1946. Celui ci fait partie du bloc de constitutionnalité institué par le Conseil Constitutionnel pour juger de la conformité d'une loi à la Constitution. En revanche, la Constitution ne dit rien sur le caractère universel et obligatoire d'un système de santé national.

Alors, sans privatiser la Sécurité Sociale, on peut lui faire perdre une grande partie de son importance, tout simplement en admettant l'existence d'un système d'assurance privée parallèle et remplaçant, pour ceux qui le souhaite, la SS. Les textes européens admettent l'existence de la SS mais n'impose son devoir de couverture qu'à la moitié de la population active. Pour l’autre moitié, les assureurs privés – Bébéar en tête – en jouissent d’avance dans leur calbar.

Les souscripteurs d'une assurance privée pourraient demander à quitter le régime général de la SS (ou leur régime particulier) en vertu de ces mêmes textes européens, et ainsi priver la SS de milliards d'euros de cotisation.

A terme, la SS ne serait plus qu'un système d'assistance pour les plus pauvres, comme cela existe au USA avec Medicaid. Et avec les injustices que cela engendre dans la qualité des soins reçus...

Et voila. Pas de privatisation, juste un changement des règles du jeu, et cela en toute conformité avec la Constitution et les lois en vigueur…

La seule chose qui a manqué aux gouvernements de droite jusqu'à présent pour le faire, c'est le « courage » et une majorité suffisamment soudée pour le faire.

La majorité actuelle, avec ses godillots qui traînent des pieds est-elle prête à franchir le Rubicon ? Osons espérer que non…


31.03.2008

Retraites ? Vous avez dit retraites ?




« Les caisses sont vite ! » qu’il a dit Ubu. Vidées au profit des culs dorés. Eh ! Oh ! Les vieux, z’allez pas nous gonfler ! Vous n’êtes plus rentables, ren – ta – bles ! Compris ? Alors zou, au mourroir. Et en plus, ces cons de vieux, y veulent pas mourir ! Jusqu’à 76 ans pour les mecs, jusqu’à 84 pour les bonnes femmes ! Mais comment vous voulez qu’on s’en sorte, bordel. Un peu de civisme, merde. Comment voulez-vous qu’on puisse engraisser les actionnaires – ac – tio – nnaires !

« Soleil vert », les viocres, vous connaissez vous, les viocres; si, vous connaissez. C’est un film des années septante je crois qui montrait, dans un monde pourri par le "progrès", comment on nourrissait la surpopulation en recyclant les morts. Et comment, à partir d’un certain age, les vieux recevaient une « convocation » pour être euthanasiés sur fond de musique éthérée et d’images de nature…

Et bien c’est ça, l’avenir que nous préparent Ubu et sa clique avec la « réforme » des retraites.

L'allongement à 41 ans de la durée de cotisation a pour objectif de faire des économies en augmentant les décotes et donc en diminuant les pensions, car les seniors du baby boom ne trouveront pas de travail demain puisque, au contraire, on compte sur leurs départs en retraite pour réduire le chômage !

Comme il n’y a pas de perspective d’emploi, ni de volonté patronale de les maintenir au travail, il sont bien obligés de faire valoir leurs « droits à la retraite » sans avoir les trimestres requis pour obtenir le taux complet qui est, rappelons-le, de 50% de la moyenne des 25 meilleurs années. Ça va chercher loin… Or, chaque trimestre manquant par rapport aux 40 ans, et bientôt aux 41 ans, implique une décote conséquente. Donc les retraités qui toucherons le « taux plein » seront de plus en plus rares…

Vous avez trimés toute votre vie ? Vous avez casqué des cotisations conséquentes ? Vous espérez pouvoir vivre décemment les années qui vous restent ? Tè ! Fume !

L'Etat préfère sarkosien ultra libéral préfère développer les assurances privées, quitte à payer les chômeurs plutôt que de leur donner du travail. Alors qu'en travaillant ils cotiseraient pour la sécu, la retraite, les Assedic et les impôts, à croire que là aussi ils font tout pour plomber les comptes dans le but de privatiser.

CQFD.

29.03.2008

L’ultra libéralisme qui fait bander Sarko : le bâton pour se faire battre…

Pendant que la Chine et l'Inde font des efforts massifs et continus pour l'éducation de leur population et utilise l'argent public de façon optimale pour développer leurs infrastructures et leurs industries, les dirigeants des pays occidentaux comme les Etats-Unis, la Grande-Bretagne, la France et l’Europe en général s’ingénient à abrutir leur population (pour la rendre plus facilement manipulable), à affaiblir les énergies individuelles, à saboter l'éducation et les services publics (pour justifier ensuite leur privatisation), et à dilapider et détourner l'argent public.

Au moment où les citoyens devraient redoubler d'imagination et de créativité pour relever le "défi de la mondialisation", ils sont épuisés, déprimés, vidés de leur énergie par leurs dirigeants qui n'ont cessé de les vampiriser et de les brimer (au nom de la "tolérance zéro").

L'avantage majeur dont disposait l'Occident jusqu'à présent était son avance dans les industries technologiques et culturelles. L'épuisement des énergies, l'abêtisation pour ne pas dire le décervelage par des médias débiles, et une société de plus en plus étouffante et répressive ont affaibli les capacités d'innovation et réduit les atouts des pays occidentaux, en voie d'être rattrapés puis dépassés par la Chine, l'Inde, et d'autres pays émergents.

Les délocalisations représentent un danger stratégique pour les pays occidentaux, en particulier pour les pays européens. Plus d’industrie automobile sous direction anglaise et Grande-Bretagne, plus de sidérurgie sous direction française chez nous, etc. L'affaiblissement des secteurs industriels entraine à sa périphérie celui des "services à l'industrie", de la recherche et développement, et finalement des sièges sociaux qui tendront à se rapprocher des nouveaux centres de production et de consommation. Bientôt le savoir-faire ainsi que la capacité d'initiative seront perdus dans un ensemble de secteurs dont certains sont essentiels pour le rang que ces pays souhaitent occuper dans le monde. La puissance géopolitique et militaire repose sur la puissance économique et technologique. Une fois appauvris et désindustrialisés, les pays occidentaux devront renoncer à leur leadership mondial, au bénéfice des actuels "pays émergents", au premier rang desquels se trouvent la Chine et l'Inde.

Les Etats-Unis et surtout l'Europe de l'Ouest sont en voie de désindustrialisation (d'où la stagnation du PNB européen, avec une croissance inférieure à 2% par an contre 12 à 14% pour la Chine). Depuis 10 ans, les capitaux occidentaux se sont investis massivement en Chine, avec pour conséquence des infrastructures et un appareil productif vieillissant dans les pays occidentaux où les investissements ont manqué. Les villes et les usines – avec la folie qu’a été le transfert des technologies - des pays émergents sont souvent plus modernes que dans les pays européens désormais en voie de sous-développement, tandis que les anciens "pays en voie de développement" sont en train de devenir les pays riches des prochaines décennies. Attention, pays ne veut pas dire peuple...

Bientôt, les rôles seront inversés, et les citoyens européens réduits à la misère deviendront les esclaves qui fabriqueront à bas coût les produits consommés en Chine. Jaguar et Land-Rover rachetés par l’Indien Tata, c’est un peu comme si Renault ou Peugeot passaient sous contrôle algérien ou gabonais… Bonjour le « modèle anglais » devant lequel se pâme Sarko !

L'ironie du sort, c'est que ce sont les "forces vives" du capitalisme (les entreprises) qui sont en train de transformer la Chine en superpuissance, alors que c'est la dernière grande dictature communiste de la planète.
Preuve s'il en était besoin que la forme rêvée, la forme la plus aboutie du capitalisme, c'est le totalitarisme l

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