18 février 2008

Le monastère d’Estelzin (suite)

 

En 1254, Elzéar, Seigneur d’Uzès, leur fait don de trente livres tournois, à la charge d’entretenir un prêtre séculier à perpétuité, afin de prier pour le repos de son âme.

En 1393, Geoffroi Paumier (certainement un descendant de François Paumier, hi hi) leur lègue huit livres d’or… pour la fondation d’un anniversaire en faveur de son âme et de celle de son fils.

(…) En  1742, par acte public, le prieur consent à ne jamais disposer de ce bénéfice …pour  les revenus servir soit à l’éducation des jeunes gens qui se destinent à l’état ecclésiastique ; soit à l’entretien des curés vieux et infirmes…

On ignore la date de la ruine du monastère.

Si on en croit la tradition, les religieuses d’Estouzin demeurent dans cette solitude jusqu’en 1789.

Aujourd’hui de leur monastère il ne reste que quelques ruines et à proximité du village une dépendance : le mas d’Argelas, où l’on disait la messe pendant la Révolution.

(A cette époque, l’évêque d’Uzès la vendra à la famille Argelas, d’où le nom actuel)

Il est incontestable que pendant les longs siècles que les religieuses de St Benoit ont passé dans le monastère d’Estelzin, elles ont exercé une influence sur la population de La Calmette.

Ces ruines sont celles du mas de l'Oume, proche et non celles du monastère comme le commentaire pourrait le laisser entendre.

Je vous ai déjà parlé de la source des Mourgues, à jamais saccagée par les hommes, et surtout cette infâme carrière. Comment imaginer la beauté de ce site d’Estelzin et son calme légendaire, ses jardins luxuriants et les psaumes chantés dans la paix du monastère quand on voit ça à côté !!!!