21 décembre 2007

Nouvè ou Nadal ?

Nouvè c'est Noël en provencal... Nadal c'est Noël en occitan.

La proverbe dit a Nadal 'me tei parents, à Pasquo 'me toun cura ! (à Noël, avec tes parents, à Pacques avec ton curé), tant il est vrai que Noël est une fëte de famille.a23bc40cbf47ebd454f37b219e2f3af7.jpg

Lo Nadalet, c'est la semaine avant Nadal, celle où l'on se précipite pour trouver des cadeaux...et si vous avez mis dans l'eau tiède "lo blat de Santa Barba"( le blé de sainte Barbe) ou les lentilles en temps voulue, vous aurez une belle assiette de verdure pour Noël!

On va brûler lo soc de Nadal dans la cheminée... ou s'en régaler dans l'assiette...(la bûche de Noël)

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Et nos santons ? ça vient de l'occitan "santou" qui signifie "petit saint", joli non ?

09 décembre 2007

poètes cévenols

Bien aimé la fin de ce petit poème lu dans "en Gardonnenque" (journal gratuit catholique dispo chez les commerçants) :

Per laissa queste messajé,

per lous quésé fisou à l'arjen

disié à la roundo, en riguèn :

"tant qué la bourso faî tintin,

toul ou moundés ès toun cousin

quan la bourso faî flafla

déngus mai té counéi pas"

pour laisser ce message, pour ceux qui se fient à l'argent, disait à la ronde, en riant :

"tant que la bourse fait tintin (est peine)

tous le monde est ton cousin

quand la bourse fait flafla (est vide)

personne ne te connaît plus"

C'est joli, non ? fait "tintin" et fait "flafla"

21 août 2007

Voou miès estre couyoun que mairo...

"Voou miès estre couyoun que mairo

couyoun va sias joujou,

maire pouedoun vou levar"

Quand on lit "les proverbes et dictons provencaux", on découvre tout un univers savoureux à travers la "sagesse" paysanne et populaire qu'illustrent ces proverbes. On est donc un peu éloigné de la langue occitane dont je vous parle souvent mais que j'aime bien. Si j'ai été bercé enfant par le patois de mes grands-parents, j'ai été éduqué, si j'ose dire à travers le provencal ( j'ai même joué une pastorale tout en provencal à Aix).

je me permets donc cette petite transgression pour illustrer la période électorale où nous entrons et parler du "maire". S'il est un "péché sans miséricorde" dans l'univers "des stratégies paysannes défensives", c'est bien celui d'être un couillon, un "couyoun".

Et si derrière l'image dérisoire du couyoun ne s'esquisse pas celle du ravi de la crèche, avec toute l'indulgence un peu condescendante qu'il mérite, le couyoun ne serait-il pas le plus fin de tous, faisant l'âne pour avoir du foin ?

Ce maire, dont la seule différence avec le "couyoun", c'est qu'on peut le remplacer, tandis que couyoun, on le reste toute sa vie ! ("Il vaut mieux être couillon que maire   couillon, on l'est toujours     maire, on peut vous révoquer")

Lo Cometiér

On appelait souvent les gens par leur surnom, du temps de mes grands-parents, et c'était parfois cocasse. Comme dit L. Chaleil, on ne connaissait plus parfois le vrai nom de ceux qu'on avait tant habitués à appeler ainsi.

Je me souviens biens du "muet" et de bien d'autres dont je tairai les surnoms par correction pour leur famille ( je ne suis pas encore assez vieux ).

Moi, quand je travaillais à Paris, un de mes amis m'appelait souvent "la calmette", ce nom lui plaisait et ça le faisait toujours rire. Ici, on m'aurait appeler "lo Cometiér"... je dois traduire ?

(le calmettois ) parce que je suis né à La Calmette un jour d'hiver - difficile d'aller à Nîmes en ce temps-là !  et que je peux aujourd'hui passer sous la fenêtre où j'ai poussé mon premier cri, non sans quelquel émotion. Ne me demandez pas ce que j'ai crié ce jour-là, c'est trop personnel pardi, saïque !

20 août 2007

la galina a cantat, se passa quicôm

pour agrémenter ma petite note à JJ d' Uzès, je lui dirai comme disaient nos vieux : "la galina a cantat, se passa quicôm"

(la poule se met à chanter... il se passe quelque chose)

patois ou occitan ?

Enfant, j'entendais mes grands parents parler patois. J'adorais ça mais ma grand-mère a tant pesté pour que mon grand père nous parle en français " tu vas les faire gronder à l'école !" ou "ils seront derniers, c'est ça que tu veux ? qu'on se moque d'eux ?"

Faut dire que l'institutrice l'aidait bien dans cette entreprise d'interdiction de parler patois. Que de punitions ont été infligées parce qu'on confondait certains mots ou employait des expressions typiques du patois. Je ne discutterais pas ici de l'utilité ou non d'avoir imposé une langue unique dans tout le pays, ça semble évident aujourd'hui... et pourtant, fallait-il faire disparaître cette langue pour autant ? bien sûr que non !

J'ai envie de dire le "patois" et non pas l'occitan. C'est notre patois que j'aimais, le reste n'est que querelle d'expert ou de nouveaux "nationalistes" en mal de langue. Certes c'est souvent employé avec un sens péjoratif, qui comme dit L. Chaleil, signifie "langue dégradée".

Moi, j'ai envie de dire que le patois c'est la langue. C'est celle qu'on parlait. Peu m'importe qu'il y avait des disparités apportées par nos paysans de parents... c'était dégrader ou enrichir ?

Bref, c'était la langue occitane, peut-être parfois avec quelques libertés dans les mots et expressions, mais qu'elle était belle à mes oreilles ! ces oreilles que mon grand-père voulait "couper en pointes" quand il était en colère contre nous .

Je continuerai à vous donner quelques expressions dans ma rubrique "langue accitane", mais de grâce prononcer bien :

lh se prononce ill ( palha : pailla), nh : gn ( castanha : castagna), o : op, ô : o, le "r" final n'est pas prononcé... et surtout, ttes les diphtongues sont prononcées : biou, c'est pas biou, mais "bio-ou" comme quand on appelle ohouh!

ok ? (ça c'est pas patois !)

19 août 2007

meteo

"cièu motonat e femma fardada, son pas de longa durada"

(ciel moutonné et femme fardée sont pas de longue durée) entendait-on quand des cirrus ou cirro stratus egayaient le ciel bleu, signe de beau temps à venir

politesse

"revira te, as oblidat quicôm!" (ressors, t'as oublié quelque chose)"E mai li chins quand rentran boulegan la culha. As pas compres ?" (même les chiens quand ils entrent remuent la queue, tu as compris?)

pouvait-on entendre gamin si on entrait sans dire bonjour !