06 décembre 2007
Bonne fête Nicolas? ou Nick !
BONNE FêTE NICOLAS, ou petit clin d'oeil à mon fiston
| Une visite de saint Nicolas La nuit de Noël, dans toute la maison, Nul être ne bougeait, pas même une souris ; Les chaussettes pendaient, près de la cheminée, Espérant la venue du bon Saint Nicolas ; Les enfants se nichaient au creux des lits douillets, Des rêves de bonbons dansaient dans leurs esprits ; Maman sous son fichu, et moi sous mon bonnet, Préparions nos cerveaux au long sommeil d'hiver, Quand de notre pelouse monta un tel fracas Que je sautai du lit voir ce qui se passait, Volant à la fenêtre, aussi prompt que l'éclair, Repoussant les volets, relevant le châssis. La lune qui jouait sur la neige récente Donnait à chaque objet le lustre de midi, Quand à mes yeux ravis, devinez qui parut, Un tout petit traîneau, huit rennes minuscules. Un petit vieux gaillard les menait prestement, Je reconnus saint Nick dès le premier moment. Plus rapides que l'aigle bondissaient ses coursiers, Il sifflait et criait, interpellant chacun : Allez, Fougueux ! Danseur ! allez, Fringant ! Rusé ! Comète ! Cupidon ! vite, Elégant ! Éclair ! Sautez en haut du porche ! Et vite en haut du mur ! Galopez, galopez ! Filez à toute allure ! Comme les feuilles mortes que chasse l'ouragan Rencontrant un obstacle, remontent vers le ciel, En haut de la maison bondissaient les coursiers, Leur traîneau plein de jouets, entraînant Nicolas. Alors, en un éclair, j'entendis sur le toit Piaffer allègrement chaque petit sabot. Quand je rentrai la tête pour me retourner Je vis saint Nick bondir hors de la cheminée. Revêtu de fourrure de la tête aux pieds, Son habit tout couvert de cendres et de suie, Et un ballot de jouets jeté sur son épaule, C'était un camelot prêt à ouvrir son sac. Ses yeux, comme ils brillaient ! Ses pommettes joyeuses Ses joues au teint fleuri et son nez en cerise ! Sa drôle de petite bouche tendue comme un arc, La barbe à son menton, aussi blanche que neige ; Il tenait une pipe serrée entre ses lèvres Un cercle de fumée auréolait son front ; Il avait large tête et petit ventre rond, Qui tremblait à son rire, comme un bol de gelée. Joufflu, dodu, tel un joyeux lutin : Je ne pus m'empêcher de rire en le voyant ; En un petit clin d'œil et un signe de tête, Il m'assura bientôt que je ne craignais rien. Sans prononcer un mot, il se mit à la tâche, Et remplit tous les bas, puis se tourna soudain, Un doigt le long du nez, pour un petit salut, Avant de remonter dedans la cheminée. Il reprit son traîneau, siffla son attelage, Et tous s'évaporèrent, tels duvets d'un chardon, Mais je l'entendis bien crier en s'éloignant : JOYEUX NOËL À TOUS, ET À TOUS BONNE NUIT ! |
20:10 Publié dans confidences | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : noel, saint nicolas
01 juillet 2007
Arret sur image aprés six mois de blog
Je me suis lancé dans l’écriture d’un blog, je venais d’avoir 58 ans !
Pas précisément pour parler de moi, ça n’en valait pas vraiment la peine, quoique…
mais plutôt pour parler de mon village, raconter ces belles histoires colorées que me racontaient mes grands parents et mes parents. Parce qu’ils venaient de nous quitter ? Parce que ma mémoire devenait de moins en moins précise ? parce que je voyais disparaître à grande vitesse ce passé que j’avais tant aimé, ce village si plein de vie qui s’enfonçait dans une aventure triste de village banlieue d’un Nîmes métropole aux allures d’ogresse .
Je n’ai jamais trouvé inintéressant le progrès et l’évolution des mœurs, et ce n’est pas vraiment la nostalgie qui m’anime, c’est plutôt le désir de faire encore vivre ce que ce village, avec ses histoires intimes, a de plus riche au cœur, convivialité, solidarité, etc. bref son âme !
J’espérais aussi, je l’espère toujours que mes histoires allaient m’en apportaient d’autres de la part des vieux Calmettois et Calmettoises qui me liraient. Des vieilles photos aussi.
Un blog ? Pourquoi ? plus aisé qu’un livre (me ferais-je tout à coup fainéant ?), plus agréable aussi à écrire car chaque jour on peut y venir, y parler et chaque jour on rencontre des échos à nos histoires… et c’est drôlement agréable. On a même l’impression, et n’est-ce qu’une impression de s’y faire des amis. En tout cas on réagit, pardon : je réagis comme avec de vrais amis. Pourquoi le plaisir de voir Norbert me mettre sur ses blogs amis m’a fait autant plaisir ? pourquoi ne plus m’y voir m’a autant peiné, même si je lui donnais raison par rapport à mes dernières notes… et Alexandra, Pierrot, Mathieu dont je ne partage pas les idées pourtant, Jean-Jacques, Marc…Natyot et ses poésies érotiques, Ginette, Ulysse, les Lolo’s, Gabrielle, Jeanne, Cali, etc. je ne peux qu’en oublier en leur demandant pardon d’avance ! Oui vraiment, entrer dans un blog c’est une véritable vie dont je ne soupçonnais pas l’impact.
Petit à petit et c’est d’ailleurs le piège, par jeu et par plaisir on a tendance à s’écarter de l’objectif premier pour parler répondre coller plus à l’actualité, surtout quand celle-ci devient brûlante comme au temps des élections… et me voilà devenu blog politique ! Midi Libre m’a mis deux fois à l’honneur et me voilà embarqué dans l’aventure. Non sans un certain plaisir, j’en conviens.
( A suivre)
11:37 Publié dans confidences | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note | Tags : la calmette, confidences, blog, village, gardonnenque





