08 avril 2008
Qui dénoncera ce drame de la jalousie ?
13:14 Publié dans Humour | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
07 avril 2008
L'étoile des chemins Nîmois (suite)
La route des Arvernes
La troisième grande voie qui partait de Nîmes jusqu’à Gergovie.
« Cette route est souvent désignée comme chemin Regordan, depuis les chansons de Geste qui ont donné à l’itinéraire de Nîmes à Langogne le nom porté par la portion de chemin en surplomb située entre Belle-Poile et Langogne. » (« Les chemins à travers les âges en Cévennes et Bas-Languedoc » de P.A.Clément).
Le mot « régordan »est un mot gaulois désignant la portion de chemin surplombant le gour d’une rivière encaissée.Cette route sortait de l’enceinte romaine de Nîmes par la porte cancière, descendait jusqu’à l’eau bouillie par le chemin de la Lampèze et la rue du Mas de Balan. En haut du col de Barutel, elle part sur la droite en suivant la crête (on retrouve les caractéristiques des chemins primitifs qui prenaient les points hauts pour se guider vers des sommets visibles, ici le mont Bouquet).
La route ensuite descendait sur le vallon d’Estausen, passait au pied d’un oppidum et remontait les Escalettes sur la colline de la Garène pour arriver enfin à La Calmette.
Il est à remarquer que depuis Boucoiran, la route antique (et la moderne) prend comme visée la colline où est perché le village de Vézénobres. Cf. note précédente sur la rando… Elle part ensuite par Ners, les Justices*, la Malautière** et le plan des aires où s’arrétaient les transhumants avec leurs troupeaux, puis passait à Vézénobres par la rue basse et la grande rue…
Elle poursuit son chemin ensuite à travers les Cévennes…
*justice, ça vous rappelle quelque chose ?
**malautière : établissement hospitalieroù étaient hébergés les voyageurs malades (maladreries également)
23:47 Publié dans Histoire et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : route des Arvernes, chemin Regordan, La Calmette
Une rando, sur la route des Arvernes (ou via régordane)
Vendredi dernier, notre randonnée nous a amenés marcher sur une portion de la route des Arvernes, qui reliait Nîmes à Gergovie et passait par la "rue basse" aux superbes facades romanes, du beau village de Vézenobres .
C'est donc par là qu'a débuté la randonnée, après une rapide visite de l'église, ouverte par chance ce jour là.
Une jolie vue (des vignes) de Vézenobres, pour nous assez inhabituelle, puisqu'on le voit d'ordinaire de la route d'Alès sous un autre angle.
Nous voilà donc partis pour une ballade de 13 km seulement mais assez dure malgré tout (demandez à nos jambes le soir...) au milieu des arbres renaissant et des fleurs. Première halte boisson et premier regroupement, on cherche déjà l'ombre...10:50 Publié dans Associations | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Vezenobres, randonnées, via regordane, route des Arvernes, Sport Loisirs Calmettois, La Calmette
03 avril 2008
L’étoile des chemins Nîmois
L’habitat nîmois est attesté par de nombreuses traces depuis le VIe siècle av JC.
Grecs et Etrusques passaient par là en venant de la colonie phocéenne de Marseille. Puis vers le milieu du IIIe siècle arrive l’ethnie celte des Volques Arécomiques : la présence de la source de la Fontaine et surtout la situation privilégiée de Nîmes en matière de communication les incitent à s’y installer durablement.
Les Volques pratiquent le charronnage et vont donc doter Nîmes de chemins charretiers. La ville est déjà un nœud de routes important bien avant l’arrivée des Romains.
Pas très loin de la ville, au Nord, derrière les collines mais proche d’une rivière qui forme à cet endroit un grand lac, s’installe un petit village de pécheurs et de cultivateurs. Ces Volques Arécomiques comprennent vite l’intérêt d’être sur la petite colline qui domine ce lac, d’abord dès les premières crues du Gardon déjà redoutables, mais aussi parce qu’ils sont sur le chemin des Cévennes et des plaines fertiles de la Gardonnenque.
Bien sûr, le paysage est essentiellement fait de forêts profondes où regorgent gibier sauvages, cerfs et sangliers, mais la terre y est riche et les passants nombreux : ceux qui se rendent à la cité nîmoise, important lieu de culte celte(Nemausa), ou ceux, marchands allant vendre le produit de leur travail (pêche, gibier, agriculture…). Beaucoup font halte dans ce lieu accueillant avant d’attaquer les collines. Ce petit village, en fait probablement plusieurs « villas », se situe sur une petite colline et en celte « calm » signifie « petite colline »…n’allons pas chercher beaucoup plus loin l’origine de notre nom « La Calmette »…calmis en latin signifie colline également.
Si vous chercher à La Calmette le chemin de la barque, vous comprendrez vers où arrivait le lac, lequel reprend sa place d’ailleurs lors des inondations…
Ce réseau antique de voies autour de Nîmes doit sa découverte à G.Charvet (1873) qui donnera à chacune de ces voies le nom de la tribu celte avec laquelle elle permettait de communiquer.
Je vous présenterai ces routes et vous parlerai un peu plus longuement de celle passant par notre village dans mes prochaines notes.
A bientôt et…bonne route
21:50 Publié dans Histoire et traditions | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note



