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07 avril 2008
L'étoile des chemins Nîmois (suite)
La route des Arvernes
La troisième grande voie qui partait de Nîmes jusqu’à Gergovie.
« Cette route est souvent désignée comme chemin Regordan, depuis les chansons de Geste qui ont donné à l’itinéraire de Nîmes à Langogne le nom porté par la portion de chemin en surplomb située entre Belle-Poile et Langogne. » (« Les chemins à travers les âges en Cévennes et Bas-Languedoc » de P.A.Clément).
Le mot « régordan »est un mot gaulois désignant la portion de chemin surplombant le gour d’une rivière encaissée.Cette route sortait de l’enceinte romaine de Nîmes par la porte cancière, descendait jusqu’à l’eau bouillie par le chemin de la Lampèze et la rue du Mas de Balan. En haut du col de Barutel, elle part sur la droite en suivant la crête (on retrouve les caractéristiques des chemins primitifs qui prenaient les points hauts pour se guider vers des sommets visibles, ici le mont Bouquet).
La route ensuite descendait sur le vallon d’Estausen, passait au pied d’un oppidum et remontait les Escalettes sur la colline de la Garène pour arriver enfin à La Calmette.
Il est à remarquer que depuis Boucoiran, la route antique (et la moderne) prend comme visée la colline où est perché le village de Vézénobres. Cf. note précédente sur la rando… Elle part ensuite par Ners, les Justices*, la Malautière** et le plan des aires où s’arrétaient les transhumants avec leurs troupeaux, puis passait à Vézénobres par la rue basse et la grande rue…
Elle poursuit son chemin ensuite à travers les Cévennes…
*justice, ça vous rappelle quelque chose ?
**malautière : établissement hospitalieroù étaient hébergés les voyageurs malades (maladreries également)
23:47 Publié dans Histoire et traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : route des Arvernes, chemin Regordan, La Calmette



