26.02.2008

48% DE HAUSSE DES PRIX ET ILS VEULENT ENCORE DE LA CROISSANCE...

Une info qui ne m’étonne guère aujourd’hui : l’augmentation des prix qui se situe autour de 48% (l’INSEE peut fermer ses portes pour incompétence… voir le foutage de gu*ule en bas de cette page) pour les produits alimentaires, c'est-à-dire tout ce que nous achetons toutes les semaines…

Cette progression, que beaucoup d’entre nous ont signalé depuis au moins deux ans, n’a pas été reprise par le gouvernement. Bien au contraire, avec l’aide du Medef qui influence les hautes sphères, nos dignes représentants ont pris le parti de ne rien voir, et de dire que le pouvoir d’achat est constant avec les hausses de salaires !

Il est vrai qu’avec les avantages qu’ils se sont auto-attribués, on peut se demander si les élus de ce pays sont si désintéressés et attentifs à notre bien être comme ils peuvent le prétendre en période électorale !!!

N’oubliez pas de répondre à la question du jour : « Pensez-vous que les gugusses qui nous gouvernent font leurs courses dans les mêmes magasins que nous ? »

A suivre :
-Manifestation européenne et grève des courses… !
-Un syndicaliste privilégié ?

CONSOMMATION
24/02/2008 | 23:51
Alimentation: jusqu'à 48% de hausse

Dépenser plus sans consommer plus à l'hypermarché
© F2
L'Institut national de la consommation (INC) publie la "liste noire des prix qui flambent" dans l'alimentation
L'étude publiée dans le numéro de mars de "60 millions de consommateurs" fait état de hausses de prix spectaculaires, jusqu'à 48%, entre novembre et janvier.

Elles touchent en particulier les aliments à base de lait et de céréales. Selon l'INC, si la hausse de ces matières premières est bien réelle, elle ne justifie pas une telle flambée des prix.
Beurres, yaourts, pâtes, céréales, biscottes, pains de mie, riz et autres jambons: "60 millions de consommateurs" qui sera en kiosques le 26 février, détaille les hausses de prix, qui se sont envolés de 5% à 48% ces trois derniers mois, avec une flambée plus prononcée au début janvier.

Ainsi, sur 1.055 références de produits laitiers et céréaliers comparés par l'observatoire de l'INC chez Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché ou Hyper U, près de la moitié ont augmenté, dont 200 de plus de 10%, alors que dans le même temps moins de 60 références ont baissé "de quelques pour cent".

Les hausses ont été enregistrées tant pour les produits de grandes marques, que pour les marques de distributeurs (MDD).

Une flambée injustifiée selon l'INC
"La flambée des matières premières ne peut justifier des hausses d'une telle ampleur, et cela a continué en février", souligne Marie-Jeanne Husset, directrice de rédaction de "60 millions". "Le prix du lait ne représente que le tiers du prix final du yaourt. Comment expliquer que certains yaourts aient augmenté de 40%?", s'étonne-t-elle.

Distributeurs et industriels s'accusent mutuellement de la flambée des prix. Le patronat des PME (CGPME), qui rappelle que les cours du blé ont grimpé de 72% et des œufs de 36% en un an, estime que les industriels "n'ont d'autre choix que de répercuter" ces hausses, mais rend les distributeurs "coupables" de la flambée. Le patronat des distributeurs (FCD) rétorque que "certaines hausses de tarifs d'industriels ne sont pas justifiées".

"Il y a une manipulation dans le discours des industriels et des distributeurs. La hausse des matières premières profite aux uns et autres", estime Mme Husset.

Les hausses dans le détail
Dans son numéro de mars, "60 millions de consommateurs" détaille chaque hausse en citant les marques. En voici le résumé global.

- Les yaourts nature: la plus forte hausse est de 40% pour un produit au sucre de canne, les yaourts nature augmentent entre 17 et 24% selon les marques.

- Les laits UHT: toutes les hausses dépassent les 20%, la plus forte (37%) pour un lait aux protéines, la moins élevée (20%) pour un produit vitaminé.

- Les pâtes: les hausses sont importantes, jusqu'à 45% de hausse pour les spaghettis et 44% pur les coquillettes. Alors que le prix du riz n'augmente "que" de 10 à 18%.

- Les camemberts: les hausses vont de 12 à 32%, la référence à la "campagne" ou au "lait cru" ne faisant pas la différence. La moins forte hausse (12%) est pour un camembert "moulé", la plus élevée (32%) pour un produit "de campagne".

- Les beurres: l'augmentation des prix varie de 19% à 26%, la plus forte étant pour un produit sous la marque de l'enseigne de vente.

- Les céréales du petit-déjeuner: hausses de 14% à 24% pour celles "fourrées au chocolat". Les prix des biscuits au chocolat grimpent également de 10% à 25%.

- Les biscottes et le pain de mie: 10% à 15% de hausse pour les premières et 6% à 22% pour les seconds.

- Les jambons: 44% de hausse pour le jambon blanc "supérieur" et 18% pour les blancs de dinde "dans le filet".

CONSOMMATION
22/02/2008 | 12:18
Les ménages ont moins dépensé

L'entrée d'un supermarché
© France 2
Les ménages ont acheté moins de produits manufacturés (-1,2%) en janvier, après la progression de décembre (+2,1%)
Selon l'Insee, sur un an, la consommation des produits manufacturés progresse de 2,2%.

"Les dépenses de consommation en biens durables diminuent nettement (-3,9% en janvier après +4,1% en décembre) sous l'effet du fort recul des achats en automobiles (-8,7% après +6,7% en décembre)", souligne l'Insee.
En revanche, les dépenses en biens d'équipement (électronique grand public, électroménager, meubles) continuent de croître, à un rythme toutefois plus modéré qu'en décembre (+0,8% après +1,7%).

Sur les douze derniers mois, les dépenses en biens durables progressent au total de 6,2%. Dans ce secteur, les achats d'automobiles se contentent toutefois d'une hausse de 1,9% sur un an tandis que les équipements du logement bondissent de 10,2%.

Les dépenses de consommation en "autres produits manufacturés" se replient légèrement en janvier (-0,5% après +0,5% en décembre), en hausse de seulement 0,4% sur un an

15.02.2008

SUBVENTIONS POUR ARCELOR ?

ACIER
14/02/2008 | 10:49

Trois choses me « chiffonnent » un peu aux entournures, je vous les confie :


1/ ArcelorMittal fait des bénéfices faramineux, et malgré cela Mr Mittal veut démanteler nos aciéries… Cela prouve bien sa très mauvaise fois et démontre nettement que sa volonté première était de se « débarrasser » d’un concurrent supérieur, j’entends par là qui fabrique des aciers de meilleure qualité… Je m’explique : Une marque d’aspirateur bien connue, ayant été rachetée par un consortium européen… Dont les produits sont maintenant fabriqués en Asie (à moindre coût mais sans diminution de prix pour les consommateurs), voit sa qualité dégradée en raison des matières premières utilisées qui sont de qualité inférieure. (Les tubes de ces aspirateurs se bossèlent et s’aplatissent en cas de chute ! (voilà pour la qualité) ! De ça le gouvernement se fiche comme d’une guigne. Et comme les conseillers de Mr Sarkozy ont l’esprit un peu à court terme, ils ne voient pas le point numéro deux. Donc pour leur expliquer de façon à ce qu’ils comprennent bien il faut que je sois très claire :


2/ Que vat-il se passer lorsque les produits français de « haute technologie » seront fabriqués avec les dits aciers asiatiques parce qu’il ne restera aucune aciérie européenne ?
Je vais vous le dire : il va falloir acheter des aciers asiatiques pour fabriquer les Airbus, les TGV et autres NGV… (etc.), vont avoir de légers problèmes dans un délai très court, comme tous les nouveaux produits innovants… (Ex : regardez ce qui s’est passé avec les peintures pour les jouets Mattel, y a-t-il eu économie à les faire fabriquer en Asie ? non !) Et à votre avis, ça va coûter combien pour réparer toutes les c*nneries en cascades qui vont nous tomber sur le râble, à cause de la « suppression » d’Arcelor ?? Et la petite Julie… (Pure supposition de ma part…) Les aciers utilisés pour sa fabrication étaient-ils bien produits chez nous ? Je pense qu’à trop vouloir faire des économies de bouts de chandelles, on en soit amené à payer le prix fort, ça cela s’appelle les implications à moyen ou à long terme. Je connaissais une chef de rayon aux G.L. qui disait ceci : « le bon marché coûte cher ». Elle avait bien raison !

3/ La dernière chose qui me choque concernant Arcelor, c’est le mot : « subvention », qu’à utilisé Mme Lagarde. Alors voici la définition de Wikipédia : « Une subvention est une aide financière, c’est-à-dire une somme d’argent, qui est allouée par une institution publique ou territoriale à une personne ou une organisation privée ou publique dans le cadre d'un projet. Les bénéficiaires des subventions peuvent être des associations à but non lucratif ou autre, des entreprises de droit privé ou de droit public, des exploitations agricoles ou encore des lieux de spectacles comme les théâtres et les cinémas indépendants, des collectivités locales, etc. »

Pour ma part, je considérais que les subventions étaient réservées aux associations plutôt pour des activités qui concernaient des projets ayant trait aux loisirs, à la culture, aux œuvres sociales diverses, par exemple sans que cela soit exhaustif (j’ai archivé le dernier article concernant les subventions régionales, et ça fait une somme rondelette) !

Donc si Mme Lagarde emploie le terme de « subvention » pour Arcelor, juste après que N.S. ait dit qu’il allait sauver les emplois… Pour moi, on ne subventionne pas un outil de travail, mais on résonne sur le long terme en pensant à l’avenir, soit un peu plus loin que le bout de son nez ! Combien coûteront les salariés mis au chômage, puis aux allocations spécifiques de solidarité pour la collectivité ? Et en perte de pouvoir d’achat, en dépression pour la sécu ? Combien coûteront les achats de matières premières, transport compris ? Combien coûtera enfin la perte de compétitivité si les produits fabriqués sont de moins bonne qualité ?

Qui va chiffrer ce déficit là Mr Sarkozy ??? Où vat-il falloir que vos ministres se réveillent le nez sur le problème ? Et je ne parle pas ma réprobation sur le principe moral à ne pas acheter des aciers obtenus sur les morts du Kazakhstan ? (voir les billets précédents sur ce sujet)

L'Etat ne va pas subventionner Mittal, selon Christine Lagarde

AP | 05.02.2008 | 09:41

La ministre de l'Economie Christine Lagarde a prévenu mardi que l'Etat ne va pas "subventionner" Mittal, le groupe qui a annoncé un plan de restructuration du site de Gandrange (Moselle).

"Le président n'a pas dit qu'il allait donner un chèque en blanc à Laskhmi Mittal", a assuré Christine Lagarde sur RTL. "Ce qu'il a dit, c'est que nous étions à la recherche de repreneurs...
ArcelorMittal: profits record en 2007

Des syndicalistes s'expriment lors d'un rassemblement devant le site ArcelorMittal de Gandrange, le 09 février 2008
© AFP / Jean-Christophe Verhaegen
ArcelorMittal a publié mercredi des résultats 2007 de 7,5 milliards d'euros, en progression de 30% sur un an
Le directeur général du No1 mondial de l'acier, Lakshmi Mittal, a déclaré que le plan de restructuration à l'usine française de Gandrange était le meilleur pour les salariés et la région, soulignant qu'il n'y aura pas de réductions d'effectifs.

Le groupe avait auparavant fait savoir que les 600 emplois menacés seraient reclassés ailleurs en France.
Lakshmi Mittal a refusé de commenter cependant les propos de Nicolas Sarkozy qui s'était dit prêt, début février, à engager financièrement l'Etat pour sauver l'activité du site avec ou sans son actuel propriétaire. A l'issue d'un entretien avec le président français, Lakshmi Mittal s'était engagé à geler la restructuration jusqu'à début avril pour examiner avec les syndicats les "alternatives".

Population et élus manifestent leur soutien aux métallos d'ArcelorMittal
Quelque 1.500 personnes selon les syndicats, 800 selon la police, étaient venues apporter samedi leur soutien aux métallurgistes d'ArcelorMittal à Gandrange, en Moselle, où 595 emplois sur 1108 sont menacés.

La CFDT et la CFE-CGC ont redit qu'elles "rejetaient la solution d'un repreneur potentiel proposée par Nicolas Sarkozy" lors de sa récente visite de l'aciérie. La CGT a, au contraire, réaffirmé que l'option d'un repreneur pourrait être envisagée si celui-ci garantissait des investissements sur site.

Venu à Gandrange le 4 février, le chef de l'Etat avait déclaré devant les ouvriers que "l'Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité l'aciérie. "Soit nous arrivons à convaincre Lakshmi Mittal et nous investirons avec lui, soit nous trouvons un repreneur et nous investirons avec lui", avait ajouté le président.

13.02.2008

SALAIRES DES GRANDS PATRONS EN HAUSSE DE 40 %...

ENTREPRISES
12/02/2008 | 21:56


Nous voici enfin rassurés !


Mme Parisot s’inquiétait récemment à propos d’un possible éloignement des grands patrons français… Elle nous disait qu’avec des salaires trop bas, nous allions les perdre, parce qu’ils iraient chercher de meilleurs salaires ailleurs. C’est un grand malheur auquel nous allons échapper, fort heureusement !


L’article qui suit m’inspire un commentaire, lié à un récent licenciement dans une entreprise que je connais… Un des cadres récemment embauché… sur la fois d’un CV quelque peu amélioré, venait prendre son travail à 14h. Il a croisé le directeur de bassin qui en substance lui a dit ceci : « Vous avez une lettre sur votre bureau, vous la signez et vous avez deux heures pour quitter les lieux, vous êtes incompétent, et à ce titre vous coûtez trop cher à l’entreprise » ! (Comme il était encore en période d’essai… Il a giclé !)


Le même directeur de bassin s’est aussi aperçu que les cadres allaient manger dans un resto de la zone tous les jours, aux frais de la société, sans être en déplacement… Avec le menu le moins cher, cela revient au bas mot à 15 euros par personne et par jour (ils étaient en moyenne une dizaine, 360 jours par an. Cette somme appartenant à l’entreprise cela porte le nom d’abus de biens sociaux, il me semble. Cette pratique était en cours du temps de l’ancien chef de bassin, lui-même assez « cool » sur ses factures de frais…


Depuis qu’ils se sont fait remonter les bretelles ils ont cessé cette détestable habitude pour les comptes de la société, mais ils n’ont pas honte de se montrer devant les salariés, et ils n’ont pas perdu leurs emplois…


Donc en conclusion, et en tenant compte de l’article qui suit : LES CADRES, ET LES DIRIGEANTS DES ENTREPRISES NE PROFITENT-ILS PAS DE LEUR POSITION DOMINANTE POUR COMMETTRE EN TOUTE CONNAISSANCE DE CAUSE ET SANS AUCUN REMORDS LE DELIT « D’ABUS DE BIENS SOCIAUX » ?


NICOLAS SARKOZY VOULANT DEPENALISER LE DROIT DES AFFAIRES, NE VAT-IL PAS Y AVOIR ENCORE PLUS DE DERIVES, PUISQUE CELA SERA LEGAL (Et est-ce cela Mr Sarkozy être le président de tous les français à votre avis, ou êtes-vous le président d’une bande d’affairistes sans foi ni loi) ?


D’AUTRE PART, AVEC LES DELOCALISATIONS RECURENTES, N’Y A-T-IL PAS LIEU DE S’INTERROGER SUR DES EVENTUELLES « ERREURS DE GESTION » DE LA PART DE CADRES ET DE DIRIGEANTS PEU SCRUPULEUX DU BIEN COMMUNAUTAIRE… (Je pense là au commentaire d’un visiteur de mon blog qui prétendait que les cadres étaient seuls capables de juger des « bons » investissements pour une entreprise) ! Les cadres et les dirigeants ont certes des diplômes supérieurs, mais ne sont-ils pas dénués du moindre bon sens… Et cela ne ferait-il pas d’eux des Jérome kerviel en puissance, prêts à prendre tous les risques puisque cela ne leur coûte rien, je veux dire qu’ils sont sans aucun doute dangereux pour les entreprises, et pour l’emploi des salariés, >>>d’où les délocalisations en cascade !!!
Pour finir, s’il n’y avait pas les salariés qui font que l’entreprise à des raisons d’exister… Parce qu’il y a des carnets de commandes que les ouvriers peuvent honorer… Où iraient les cadres supérieurs et les dirigeants ? Ils finiraient au « chôm’du » ? Parce qu’est-ce que les cadres savent faire de leurs mains pour se nourrir, si l’on y réfléchi bien ? RIEN DU TOUT !


Pour te répondre Arnaud, si les cadres se sentent « gênés » et peuvent se montrer « distants » envers les salariés… Essaye donc maintenant d’imaginer ce que les salariés peuvent éprouver envers les cadres qui les snobent à longueur de temps et se servent, pour leur plaisir, de la richesse, qu’eux petits ouvriers passent leur temps à créer pour n’en jamais voir la couleur ?
Arnaud, n’oublie pas ceci : l’homme n’est qu’un être humain, à ce titre il est soumis à l’erreur comme chacun de nous, alors ne vaut-il pas mieux éviter au maximum qu’il en fasse !


(Regarde si tu peux poster les commentaires maintenant, je n’ai pas réglé le problème pour tous les billets, cela me prendrait trop de temps, je l’ai fais pour quelques uns, et pour les nouveaux je le fais au fur et à mesure)


La rémunération des grands patrons: +40%

La bourse de Paris
© France 2
Près de trois patrons sur quatre de grandes sociétés françaises ont gagné 40% de plus en 2007 qu'en 2006
En 2007, 77% des principaux dirigeants d'entreprises françaises ont vu leur rémunération bondir, faisant des PDG de l'Hexagone les patrons les mieux payés d'Europe, d'après l'étude de Hay Group.

Laurence Parisot, "étonnée", a annoncé mardi soir sur France 2 qu'elle allait saisir le comité d'éthique du Medef pour vérifier les chiffres de ce rapport.
D'après l'étude, après le bond de 40% des salaires des trois quarts des PDG des grosses entreprises du CAC 40, leur rémunération annuelle médiane (salaire de base, bonus, stock-options) se monte ainsi à 6,175 millions d'euros.

Pour les PDG des sociétés les moins importantes du CAC 40 et des plus grosses de l'indice élargi SBF 120, elle est de 2,679 millions d'euros. Quant à la rémunération des patrons des plus petites entreprises du SBF 120, elle atteint 882.000 euros, selon les chiffres de Hay group qui a analysé les comptes de 135 groupes (CAC 40, SBF 120 plus quinze entreprises comme ASF, Colas, Latécoère, Sanef, Airbus, DCNS).

Selon l'étude, ce sont principalement les bonus qui ont permis cette augmentation substantielle. Et cette part de la rémunération "continue à croître de manière significative", relève Hay Group soulignant qu'elle a bondi en 2007 à 1,431 million d'euros pour les mieux payés du CAC et à 764.000 euros pour le bas du CAC.

Les stock-options ont également fortement augmenté (+48% pour les 58% des 135 entreprises étudiées) : leur montant valorisé ainsi que celui des autres actions gratuites a atteint 4,828 millions d'euros en médiane pour le haut du CAC 40 et 1,610 million d'euros pour le bas.

Deux tiers des entreprises conditionnent la distribution de ces actions à la performance du dirigeant, souligne l'étude, ajoutant que de plus en plus de PDG bénéficient d'un "matelas de sécurité". En 2007, ils étaient 39% à ne pas en avoir contre 60% en 2006.

Parisot saisit le comité d'éthique du Medef
Mardi soir au JT de 20H de France 2, la présidente du Medef Laurence Parisot a annoncé qu'elle allait saisir le comité éthique du Medef, à la suite de la parution de l'étude de Hay Group. "Cette augmentation m'étonne parce qu'une autre étude, faite sur des schémas comparables, révélait il y a deux mois que les dirigeants des entreprises du CAC 40 avaient vu leur rémunération baisser de 8% sur la même période", a-t-elle expliqué. "Je vais saisir le comité éthique du Medef dès demain (mercredi) matin pour auditer, recevoir les auteurs de ces deux études et avoir une vision fiable, objective de la situation."

Cela dit, la patronne des patrons trouve "normal, archi-normal, que des dirigeants de très grandes entreprises soient très bien payés, sinon ces talents-là nous ne les gardons pas dans notre pays". A la question de savoir si elle jugeait excessive la hausse de 40% des rémunérations des trois quarts des PDG de grandes entreprises, Laurence Parisot a considéré que ce chiffre tenait compte "des stock options détenues par les dirigeants". "C'est pour l'essentiel virtuel, or depuis le moment où l'étude a été faite et aujourd'hui, la Bourse a perdu 20%", a-t-elle fait valoir.

06.02.2008

ON NE JOUERAIT PAS LA FILE DE L'AIR ?

Latécoère

Vous pouvez trouver ci-dessous, un article qui sous-entend que le repreneur de deux des sites Airbus France : « le groupe Latécoère » qui fait de gros investissements en Tunisie, serait susceptible de supprimer des emplois en France. Dossier à suivre.

Suite à cet article, vous trouverez aussi quelques chiffres sur le groupe Latécoère, puis l’article annonçant la reprise des sites Airbus (pour l’archivage, et y revenir si besoin en cas de forfaiture…)


05/02/2008 | 10:01 par Hélène ERLINGSEN
Quel avenir pour Latécoère ?

Latécoère crée des emplois dans la région
La semaine dernière le principal sous-traitant d'Airbus, Latécoère, était accusé de vouloir ouvrir une nouvelle usine en Tunisie pour y transférer une partie de ses activités .Latécoère qui reconnaît aujourd'hui que la société va travailler avec le Maghreb affirme ne pas supprimer pour autant des postes dans le Sud Ouest…
On devrait même créer ici 250 emplois.
C'est dans le cadre de la nouvelle stratégie du groupe qui veut figurer dans le Top Ten des meilleurs équipementiers aéronautiques mondiaux ...

COMMENTAIRE :
De toute façon je vais suivre le dossier... Et si par un "malencontreux" hasard il y avait délocalisation ou que des emplois soient supprimés... je ne manquerais pas de le faire savoir sur mes blogs !

• Citations
“Quand le dernier arbre sera abattu, la dernière rivière empoisonnée, le dernier poisson capturé, (j’ajoute pour ma part : "le dernier emploi supprimé…") alors seulement vous vous apercevrez que l'argent ne se mange pas.”
Un indien Cree

Latécoère : croissance de 13% des ventes en 2006FPS - 31/01/08 18:07

Pour l'ensemble de l'exercice clos le 31 décembre 2007, Latécoère enregistre un chiffre d'affaires de 489,4 ME en progression de 13,1% par rapport à l'exercice précédent.
Cette croissance, supérieure à l'objectif de 10% anticipé par le Groupe, s'appuie sur une bonne dynamique de l'ensemble de ses activités et permet de confirmer des perspectives de résultats en ligne avec ceux enregistrés sur la première moitié de l'année.

L'excellent niveau des ventes des avionneurs tout au long de l'année 2007 se traduit pour Latécoère par un portefeuille de commandes fermes à fin décembre 2007 de 1.820 ME, équivalent à environ 4 ans de chiffre d'affaires, en augmentation de 20% par rapport au 31 décembre 2006.
Pour l'année 2008, le groupe Latécoère anticipe un chiffre d'affaires en croissance d'environ 10% à périmètre constant.

Le 19 décembre dernier, EADS - Airbus a annoncé la sélection de Latécoère comme partenaire préférentiel pour la reprise des sites de Méaulte et Saint Nazaire Ville.
Cette opération devrait se concrétiser dans le courant de l'année 2008.
Le nouveau Groupe ainsi constitué se positionnerait parmi les fournisseurs de " rang1 " d'aérostructures au niveau mondial avec un chiffre d'affaires prévisionnel de l'ordre de 1,5 MdE à horizon 2010.

EADS : des champions nationaux pour la reprise des sites Airbus (20/12/2007)
Le groupe aéronautique a sélectionné le français Latécoère, l'allemand MT Aerospace et le britannique GKN pour ses sites européens, écartant la candidature de l'américain Spirit.


Fin du suspense pour les 9.400 salariés des sites Airbus et d'EADS promis depuis plus d'un an à l'externalisation. Après dix mois de négociations difficiles, le conseil d'administration d'EADS a dévoilé hier les noms des repreneurs sélectionnés pour la dernière phase de négociations exclusives. Sans surprise, le Groupe Latécoère est retenu pour les deux usines françaises de Méaulte et de Saint-Nazaire Ville. En revanche, les dirigeants d'EADS ont déjoué les pronostics en sélectionnant l'allemand OHB et sa filiale MT Aerospace pour les trois principaux sites allemands de Varel, Nordenham et Augsburg, alors que les observateurs donnaient plutôt l'avantage à l'américain Spirit. De même, le site britannique de Filton, qui semblait aussi promis à Spirit, revient au britannique GKN. Seul l'usine de Laupheim, non prioritaire car n'étant pas liée au futur A350, n'a pas encore trouvé preneur. Mais sa vente devrait intervenir ultérieurement.

Ce choix en faveur des candidats nationaux a été accueilli avec un relatif soulagement par les organisations syndicales d'EADS, qui s'étaient unanimement prononcées contre Spirit. Le principal syndicat français FO a rappelé son opposition à la vente des sites, estimant qu'elle présente " un risque quant à l'avenir de l'industrie aéronautique européenne ", mais n'a pas appelé à des débrayages. La CFTC a appelé pour sa part le gouvernement " à jouer maintenant son rôle de soutien ". Même le grand perdant, Spirit, fait contre mauvaise fortune bon coeur, en soulignant son désir de travailler davantage avec Airbus. " Nous ne sommes pas parvenus à trouver un accord qui aurait satisfait à la fois le client et nos actionnaires ", explique son communiqué.
Deux joint-ventures

" Les transactions devraient être finalisées au cours de l'été 2008 ", indique le communiqué d'Airbus, date à laquelle les sites changeront effectivement de propriétaires. Reste toutefois à finaliser ces partenariats, dont les contours complexes sont encore incertains. Comme il l'avait annoncé, Airbus conservera pour au moins trois ans une participation minoritaire dans les établissements allemands et français, à travers deux joint-ventures avec Latécoère et MT Aerospace. Mais leurs tours de table ne sont pas encore fixés. De source syndicale, Airbus devrait ainsi détenir 40 % de la joint-venture avec Latécoère et 25 % de celle formée avec MT Aerospace. L'avionneur et ses trois partenaires devront également s'entendre sur la participation de chacun au futur A350, dont ils deviendront les principaux partenaires à risque. Latécoère prévoit ainsi d'investir 100 millions d'euros dans la construction d'une nouvelle usine à Méaulte. Parallèlement, Latécoère comme OHB devront finaliser leurs propres financements, n'ayant pas les moyens de faire face à eux seuls aux investissements nécessaires. En tant que futurs champions nationaux, ils devraient bénéficier du soutien financier de leurs autorités de tutelle.

C'est d'ailleurs l'une des principales raisons d'être de ce plan d'externalisation : drainer des financements publics nationaux sur des sites spécifiques qui n'auraient pas pu en bénéficier sous la casquette d'Airbus. Côté allemand, les Länder se seraient ainsi engagés à apporter 300 millions d'euros à OHB. Côté français, Latécoère sait pouvoir compter sur la Caisse des Dépôts pour son augmentation de capital, ainsi que sur les 80 millions d'euros du plan de soutien à la filière composite.

04.02.2008

NICOLAS SARKOZY VEUT SAUVER ARCELOR ?

04/02/2008 | 14:41
Si la baisse d’opinions favorables dans les sondages pouvait servir à quelque chose d’utile !

En ce qui me concerne, je considère qu’il vaut mieux trouver tout de suite un repreneur, en effet Mr Mittal n’a acheté Arcelor que pour éliminer un concurrent à ses propres produits. Six cent licenciements aujourd’hui, les autres dans un an ?

Maintenant il veut démanteler Arcelor purement et simplement. Il obtiendrait des fonds de l’état français que cela ne serait que reculer pour mieux sauter. Dans six mois ou un an, il nous rejouerait la même rengaine pour mendier un peu plus l’argent des contribuables. Il n’a payé qu’un euro symbolique pour Arcelor, nous pouvons donc aller jusqu’à lui racheter pour la modique somme de un euro et dix centimes. Je suis généreuse, vu le sort qu’il réservait à nos compatriotes !

La prochaine fois, restons avec un repreneur français ou européen, ça sera de beaucoup préférable. Ou alors, pensons à un directoire provisoire de l’état, et une gérance d’un collège des salariés de l’entreprise, cadres, syndicats et ouvriers, qui sont bien placés pour s’impliquer pour leurs emplois. Arcelor est une entreprise viable qu’il faudrait songer à éloigner pour un temps de l’emprise des marchés boursiers…

Je cite Silvaire :
Le Baden-Württemberg n'a pas eu de l'industrie lourde, ni la Bavière. L'extraction et la sidérurgie y étaient plutôt des "PME" au début de l'industrialisation.

Je connais par cœur vos arguments, pas tout à fait faux mais il faut conserver du savoir-faire. On ne peut pas éternellement restructurer et réorienter, car les requins profitent justement de ce système de restructurations. Pensez à Nokia en Allemagne, du Hi-Tech financé par l'état maintenant ca se barre en Roumanie (avec des salaires chinois....), idem Bosch Siemens en Brandebourg, Daewoo au nord de la France, SOGERMA à Bordeaux....des exemples il n’en manque pas, et pourtant c'est du Hi-Tech.

Il vaut mieux conserver des bases solides de la matière première jusqu'au produit fini. Je ferais confiance aux coopératives ouvrières d'avantage qu'aux multinationales.
Si on restructure ou si on aide l'implantation d'entreprises il vaudra mieux aider des artisans et petites PME eux créent des emplois durables, et surtout décentralisés proche des habitants, et les acteurs patrons, sont habitants des régions eux-mêmes et ne peuvent pas faire n'importe quoi vis à vis leurs voisins. Je sais de quoi je parle j'ai une TPE en métallurgie depuis dix ans en milieu rural et pour un récent projet (de conversion et diversification) je n'ai eu aucune aide, donc exit… Par contre un type avec un beau costard et une grosse AUDI a eu une usine toute neuve construite avec de l'argent public, il n’a pas fait deux ans...d''autres exemples ne manquent pas....

Pour le négoce nous sommes mal barrés en comparaison, avec les paradis fiscaux...
Sarkozy/ArcelorMittal : l'Etat pérennisera l'aciérie

Nicolas Sarkozy à Gandrange le 4 janvier 2008
© France 3
Le chef de l'Etat a annoncé lundi à Gandrange (Moselle) que "l'Etat est prêt" à investir dans l'aciérie ArcelorMittal
"Nous sommes prêts à faire le nécessaire, quel que soit le propriétaire (de l'usine) car notre objectif c'est de garder des usines ouvertes en France", a déclaré le président devant 400 sidérurgistes, à l'issue d'une visite du site qui a duré près de 45 minutes.

Aurélie Filippetti, députée PS de Moselle, a dénoncé une visite "spectacle".
"Personne n'est dupe sur l'objet réel de la visite-éclair de Nicolas Sarkozy à Gandrange : chute dans les sondages, perte de sa popularité... le Président veut se refaire une vertu politique sur le dos des ouvriers d'ArcelorMittal",a affirmé lundi dans un communiqué Mme Filippetti.

L'usine du groupe sidérurgique ArcelorMittal de Gandrange (Moselle) fait l'objet d'un plan de restructuration prévoyant la suppression de près de 600 emplois.
Invité par les syndicats à visiter l'usine, Nicolas Sarkozy leur a précisé : "Soit nous arrivons à convaincre Lakshmi Mittal, le patron d'ArcelorMittal, et nous investirons avec lui, soit nous trouvons un repreneur, et nous investirons avec lui".

"Gandrange comme voyage de noces, y a pas mieux"
Il a également annoncé qu'il recevrait prochainement à l'Elysée les syndicats de l'usine Kleber (groupe Michelin) de Toul et qu'il se rendrait sur place par la suite.
Michelin avait annoncé en octobre sa volonté de fermer l'usine de Toul. Un plan social d'un coût de 130 millions d'euros est mis en place pour les 826 salariés du site.
Le président a conclu en disant : "Gandrange comme voyage de noces, y a pas mieux", en référence à son mariage samedi avec Carla Bruni.

A l'issue d'une entrevue avec le chef de l'Etat la semaine dernière à l'Elysée, le PDG du groupe ArcelorMittal Lakshmi Mittal avait annoncé qu'il avait décidé de "geler" jusqu'à début avril son projet de restructuration du site de Gandrange afin d'examiner avec les syndicats les "alternatives" à ce plan. Le plan de la direction prévoit d'ici à avril 2009 la disparition de 595 des 1.108 emplois du site de Gandrange.

02.02.2008

LES "BONNES AFFAIRES" DU DIRECTEUR DE LA SOCIETE GENERALE...

01/02/2008 | 16:05

CES « PETITES DOUCEURS » COMME CA QU’IL FAUT GARDER « AU CHAUD » POUR NE PAS LES PERDRE. CA NOUS CHANGE TELLEMENT DE NOTRE QUOTIDIEN AU SMIC, AVEC LES FINS DE MOIS DIFFICILES A BOUCLER !

Pour ma part, cette affaire à tout de même un arrière goût de délit d'initié...

Et puis aux pauvres smicards que nous sommes..., et autres chômeurs délocalisés... Il est très intéressant de constater de visu... Ce que le capitalisme peut produire comme excès (vous qui avez un crédit progressif pour payer votre maison… Vous savez aujourd’hui où passe votre argent !!!) C’est rassurant. Ça fera plaisir aussi aux clients de la Société générale, qui se font du souci pour leurs quatre sous, de savoir que Mr Bouton a mit un magot de côté pour ses vieux jours !

Finalement 7 milliards d'euros, à ce stade... Pour quelqu’un d’aussi compétent… Il peut les regagner en 2 jours pour sa boite... Ce Mr bouton… Pourquoi on en fait tout un plat ?

UNE IDEE : on devrait lui confier le déficit budgétaire de notre pays, et en deux-deux… Plus de déficit… ça n’est pas une idée formidable ça ? Allez Mr Sarkozy… confiez-lui le ministère des finances avec la charge de combler le déficit de l’état en trois mois, il est capable d’y parvenir. Ne laissez pas passer cette chance inestimable, vous qui vous plaignez toujours que les « compétences » s’en aille de France, vous en tenez un, ne le laissez pas vous échapper !

Et en plus, il est défendu par ses salariés, à qui il faudrait travailler plusieurs vies pour gagner ce qu'il gagne en un mois, est-ce qu’ils ont lu cet article ?
SI VOUS AVEZ UN COMPTE A LA SOCIETE GENERALE VOUS APPRECIEREZ !
Le Parisien dévoile les « bonnes affaires» de Bouton !

Daniel Bouton, PDG de la Société Générale, invité du 20h de France 2 le 20 janvier
© France 2
Le P-DG de la Société général aurait perçu en 2007 près de sept millions d'euros par la cession de ses stock-options
Selon « Le Parisien » de vendredi, qui rapporte l'information, "la Société générale est mal en point mais son PDG gère avec brio ses propres deniers".

L'Autorité des marchés financiers (AMF) a révélé que Daniel Bouton avait engrangé l'an dernier une plus-value de 3,34 millions d'euros sur ses stock-options
Selon des calculs effectués par l'AFP à partir des données publiées sur le site de l'AMF, M. Bouton a effectué en 2007 cinq opérations d'acquisition et de cession, dont la plus fructueuse les 15 et 16 mai lui a rapporté, à elle seule, 895.325 euros. A cette date, le PDG a en effet vendu une partie de ses stocks à 154,05 euros l'unité, alors que le titre Société Générale flirtait avec ses sommets historiques. Rappelons qu'une stock-option est une forme de rémunération versée par une entreprise: cette rémunération permet à ses dirigeants et à ses employés d'acheter des actions de celle-ci à une date et un prix fixé à l'avance et de les vendre à certains moments de l'année.

"Si la Société générale s'est appauvrie de quelque 7 milliards d'euros en raison de la 'fraude' de Jérôme Kerviel et de la crise des subprimes, Daniel Bouton, lui, s'est bel et bien enrichi", estime "Le Parisien".

« Le Journal » détaille ainsi les opérations réalisées par Daniel Bouton : "en 2002, des options étaient proposées à Daniel Bouton au prix de 62,08 €. Il décide le 15 mars 2007 d'en lever (d'en acquérir) une partie et de les revendre le jour même alors que le cours de bourse est de 122,02 €. Il enregistre donc au final une plus-value de 96 %. En 2007, le président a ainsi procédé à cinq opérations de levée et de vente qui lui auront rapporté 3,340 millions d'euros.

Si l'on prend en compte l'acquisition-cession réalisée le 20 décembre 2006, le gain total se monte alors à près de 7 millions d'euros. Toutes ces opérations sont totalement légales. Daniel Bouton n'a, en outre, commis aucun délit d'initié, puisqu'il a même souscrit de nouveaux titres en décembre dernier, quelques semaines donc avant l'annonce de la "fraude"."

Et "Le Parisien" de commenter : "Coup de chapeau, tout de même pour la gestion de ses deniers personnels. Le PDG a vendu par exemple une partie de ses stocks en mai dernier à 154,05 €, presque au plus haut de l'année. Pourtant, au même moment, tous les experts financiers, banquiers en tête, assuraient à l'opinion publique que la crise des subprimes américaines ne toucherait pas ou peu la France. Quelques jours plus tard, l'action commençait sa descente... Les salariés et les actionnaires apprécieront. Dans ces conditions, le PDG, dont le salaire fixe s'est élevé à 1,25 million en 2006, pouvait bien annoncer lors de la révélation de l'affaire qu'il renonçait à toute rémunération jusqu'en juin... " (Pour ma part je note une forte présomption de délit d’initié… Et vous ???)
En dépit de la phrase de Nicolas Sarkozy l'appelant implicitement à démissionner, Daniel Bouton conserve ses fonctions pour l'instant. Il a été maintenu à son poste, la semaine dernière, par son conseil d'administration. Daniel Bouton a affirmé avoir proposé une première fois sa démission lors de la découverte d'un "trou" financier dans les comptes, le 18 janvier, ce qui a été refusé. Il a alors annoncé qu'il renonçait à six mois de salaire pour "contribuer au redressement" de sa société.

La direction de la banque rejette sur un trader, Jérôme Kerviel, la responsabilité d'une perte de 4,9 milliards d'euros en 2007 dans des opérations risquées.


La société a perdu par ailleurs en 2007 deux milliards d'euros en raison d'investissements malencontreux dans des produits liés aux crédits à risques américains, les subprimes.

31.01.2008

DISSIMULATIONS A LA SOCIETE GENERALE ?

SOCIETE GENERALE
30/01/2008 | 22:26
Une fois n’est pas coutume, je commence mon billet d’aujourd’hui par le commentaire d’une internaute, parce que cela « campera » bien le personnage de Mr Bouton, comme de tous les « sans cas de conscience » d’aujourd’hui :

abstinente :
Bonjour je suis une ancienne employée de la S.G. J’ai dû me faire licencier après deux ans de négociation !!!! Passant par des moments extrêmement difficiles psychologiquement... Depuis que MR BOUTON a été nomme président, cela a été un enfer, plus de rentabilité, au détriment de la relation clientèle… IL m a fait cette réponse… MAIS, MADAME .IL FAUT ACCEPTER LES METHODES D AUJOURDH UI... ON NE VOUS DEMANDE DE FAIRE DU SOCIAL... MAIS DE LA RENTABILITE, SANS CAS DE CONSCIENCE… désolée mais je ne pouvais m y résoudre !!! Les clients ne sont pas QUE... des numéros ! J’ai pris un congé !!! En me remariant... HELAS au bout d un an et demi mon époux est décède. Je résidais alors sur ANGERS, j avais donc fait une demande de mutation. Celle-ci était prête en accord avec le directeur de la nouvelle agence...
OR A PARIS ou j’étais affectée avant mon mariage il m a été signifié que je resterais sur PARIS... J’étais chargée de clientèle. J’AI EU L’ OBLIGATION de faire l’aller retour ANGERS>>>PARIS pour un poste en administratif... un beau bureau, un ordinateur, et rien a faire de la journée !!! De plus, sans horaires aménagés ! EN FAIT, J’ETAIS MISE AU PLACARD... MA DEMISSION AURAIT ETE LA BIENVENUE !
22 ANS DE SOCIETE>>>>A MEDITER ! J AI CONSTATE SUR PLACE... QUE JE N’ETAIS PAS LA SEULE DANS CE CAS>>>HELAS...


Mirabelle : Revenons à Mr Bouton, je me pose une question : -Comment un simple salarié peut-il, sans que ses employeurs s’en rendent compte, générer autant de pertes ?

D’après ce que j’ai entendu aux infos, les pratiques de dissimulations des pertes par de fausses écritures sont monnaies courantes dans le monde des traders. Les employeurs en seraient parfaitement informés. Ce qu’ils demanderaient en premier comme d’habitude : des résultats. Pour avoir des résultats importants, il faut prendre des risques. Les traders prennent donc des risques tous les jours et ils ont des résultats importants… En principe. Car nous pouvons constater qu’il y a des exceptions qui confirment la règle…

Que la direction de la Société générale ait été au courant des « faux en écriture » ne fait aucun doute pour moi. J’espère que l’enquête éclaircira toute l’affaire et surtout que nous serons informés de ses résultats.

Par contre, s’il venait à être prouvé qu’effectivement les employeurs de tous les traders sont au courant de ses « dissimulations », cela porte un nom : la complicité. Et à cet égard, Mr Bouton doit être entendu… Pour l’instant, et jugé ensuite comme il se doit !

J’approuve sa décision de présenter sa démission… Tout autant que la décision des dirigeants de le maintenir en fonction (sous surveillance) tout le temps que durera la période critique pour la banque. Il se pourrait aussi que l’annonce d’OPA, concomitante avec les événements qui nous préoccupent, soit moins fortuite qu’il n’y paraît… Donc il faut resserrer les rangs !

De plus les pratiques en vigueur montrent que les opérations boursières ne sont visiblement pas suffisamment sécurisées. Notre argent (je veux dire celui des épargnants) est-il en sécurité à la banque ? Il faudra bien que quelqu’un réponde à cette question !

Après que, dans ses discours, Nicolas Sarkozy ait dit qu’il trouvait qu’il fallait « remettre de l’ordre » dans les réglementations des pratiques boursières (suite aux délocalisations), et récemment il a dit aussi qu’ « en bourse il était possible de gagner beaucoup tout autant que de perdre beaucoup », j’attends des mesures efficaces… Et avec son habitude d’ «activer le mouvement », je les attends rapidement !


Document archivé pour mémoire : Bouton maintenu comme PDG à la Générale

Daniel Bouton, Pdg de la Société Générale.
© AFP - Martin Bureau
Le conseil d'administration de la Société Générale mercredi "a renouvelé sa confiance à l'unanimité" à Daniel Bouton
Le PDG de la banque est maintenu dans ses fonctions, ainsi que son numéro 2, Philippe Citerne.

Un comité spécial a été créé pour gérer la crise provoquée par l'affaire du trader accusé d'avoir fait perdre 5 milliards d'euros à la Société Générale. Daniel Bouton n'en fera pas partie, ce qui est "normal", a-t-il déclaré sur France 2.
Le Pdg de la Société Générale a ajouté sur la chaîne publique à propos des rumeurs d'OPA de la part de la BNP Paribas, que sa banque pouvait rester indépendante, puisque "les capitaux sont là" et qu'elle est toujours "bénéficiaire", malgré l'affaire.

"Nous subissons cette perte gigantesque et l'entreprise est tellement forte que nous sommes restés bénéficiaires, a-t-il ajouté. "Nous allons contrôler mieux la partie qui était en train d'aller un peu trop vite", a-t-il ajouté.

Interrogé sur les propos de Nicolas Sarkozy évoquant ses responsabilités, interprétés comme un appel à sa démission, Daniel Bouton a répondu : "Je n'ai pas à commenter les déclarations du président de la République. Dans une démocratie, ce n'est pas à moi de le faire".

Une perquisition a d'autre part été effectuée mercredi au domicile parisien du frère de Jérôme Kerviel, en relation avec les anciennes activités bancaires de ce parent.

Moins de marge de manœuvre pour le PDG :
Selon la Société Générale, le comité spécial, composé de trois personnes, aura pour mission notamment de s'assurer que "la gestion de la situation est bien conduite dans l'intérêt de l'entreprise, de ses actionnaires, de ses clients et de son personnel".

Le comité devra aussi s'assurer que "les causes et les montants des pertes de trading annoncées ont bien été complètement identifiées", que "des mesures ont été -ou sont- mises en place pour éviter la survenance de nouveaux incidents de même nature" et que "l'information diffusée par la banque rend compte fidèlement des constatations des investigations".

Trois "administrateurs indépendants" forment ce comité: l'ancien PDG de PSA Peugeot Citroën Jean-Martin Folz, qui le préside, Jean Azéma, le directeur général de Groupama, et Antoine Jeancourt-Galignani, président du Comité de sélection et de rémunération.

Rumeur d'OPA : manifestation de salariés
Des salariés de la Société Générale veulent se rassembler jeudi après-midi pour demander que le groupe reste "indépendant" et ne soit pas "démantelé", alors que circulent des informations sur une possible OPA.

Mercredi, la Société Générale a qualifié de "rumeur sans fondement" une information selon laquelle le président Daniel Bouton se serait déclaré, devant le conseil d'administration, favorable à l'étude d'une offre publique de rachat amicale. L'action de la Société Générale avait réagi en vive hausse à cette rumeur.

De son côté, le ministre du Budget Eric Woerth a écarté tout risque d'un démantèlement de la Société Générale. "Je crois qu'il n'y pas de risque. C'est des questions qui n'ont pas lieu de se poser", déclarait Eric Woerth à la sortie du Conseil des ministres, commentant les conséquences de la perte de 4,8 milliards par la banque suite à une vaste fraude.

Plainte des actionnaires salariés
L'Association des actionnaires salariés de la Société Générale a décidé de déposer une plainte contre X. L'ASSACT SG a expliqué mercredi matin qu'il était "de son devoir de contribuer à faire toute la lumière sur les récents mécomptes dont sont victimes tous les actionnaires de la Société générale et notamment les salariés et anciens salariés".

Son président, Patrice Leclerc, précise que "les salariés et anciens salariés de la Société Générale sont le premier actionnaire du groupe, et représentent près de 10% du capital et plus de 10% des droits de vote".

De son côté, le président de l'Autorité des marchés financiers (AMF), Michel Prada, a indiqué mercredi que l'enquête ouverte par l'AMF sur la Société Générale allait "examiner le cours de l'entreprise sur une longue période", ainsi que ses informations communiquées aux marchés.

"L'enquête se fera de façon très classique et prendra vraisemblablement un peu de temps", a dit M. Prada lors d'une audition devant la commission des Finances du Sénat. "Ce dont nous avons à nous préoccuper est si, parmi les intervenants du marché, certains ont bénéficié d'informations privilégiées", a aussi déclaré M. Prada.

L'annonce mardi par l'AMF de l'ouverture d'une enquête est intervenue cinq jours après la révélation par la Société Générale de pertes énormes liées à une "fraude" interne et aux emprunts à risque, pour un total de près de 7 milliards d'euros.

Bouton reçoit quelques soutiens
Mercredi matin, Philippe Pruvost, l'un des deux administrateurs salariés de la banque, a déclaré que le personnel allait "faire corps" pour que Daniel Bouton reste à la tête du groupe, peu avant le début d'un conseil d'administration au siège de la banque à La Défense. Un peu plus tard, plusieurs centaines de salariés de la Société Générale se sont brièvement rassemblés devant le siège de la banque, à La Défense, alors que le conseil d'administration se tenait.

La Société Générale a beau être une banque privée, elle n'échappe pas aux prises de position politiques. Mardi, si la ministre de la Justice Rachida Dati a déclaré ne pas avoir "à se prononcer sur la démission de Daniel Bouton", elle n'en a pas moins ajouté : "Je dis simplement : il est président de la Société Générale, sa responsabilité peut être engagée."

C'est Nicolas Sarkozy qui avait donné le ton lundi. Une crise comme celle de de la Société Générale "ne peut pas rester sans conséquences s'agissant des responsabilités", y compris au plus haut niveau, avait-il estimé, interrogé par la presse sur le PDG de la banque, Daniel Bouton. "Je n'aime pas porter de jugement personnel sur les gens, surtout quand ils sont dans la difficulté, mais on est dans un système où, quand on a une forte rémunération qui est sans doute légitime, et qu'il y a un fort problème, on ne peut pas s'exonérer des responsabilités".

Dans la foulée, le président UDF de la commission des Finances du Sénat Jean Arthuis assurait que Daniel Bouton ne pouvait "pas faire autrement que partir".

De son côté, la ministre de l'Economie Christine Lagarde s'est démarquée de ces positions, déclarant devant la commission des finances du Sénat qu'elle n'était "pas convaincue" qu'il faille "changer de capitaine" à la tête de la Société Générale.

La ministre doit remettre vendredi à François Fillon le rapport qu'il lui a demandé sur la "fraude", et qui est élaboré avec les services de Bercy, la Commission bancaire et l'Autorité des marchés financiers. Un rapport qui doit établir la chronologie des faits, déterminer pourquoi les contrôles n'ont pas fonctionné.

"Il faut arrêter de faire de la démission ou du départ de M. Bouton la solution à la crise actuelle", a renchéri le premier secrétaire du parti socialiste François Hollande.

Daniel Bouton s'était défendu, dès samedi, dans un entretien au Figaro. Il avait réfuté notamment toute dissimulation : "Ce qui est arrivé à la Société Générale n'a rien à voir avec une catastrophe qui aurait été le fait de notre stratégie. Cela s'apparente à un incendie volontaire, qui aurait détruit une grosse usine d'un groupe industriel".

Daniel Bouton, 57 ans est à la tête de la Société Générale depuis 1997. Il a présenté sa démission la semaine dernière au conseil d'administration, qui l'a refusée.

Jérôme Kerviel incrimine sa hiérarchie
Mis en examen pour "faux, usage de faux, abus de confiance et introduction dans un système de traitement automatisé de données", Jérôme Kerviel doit à nouveau être entendu par les juges Van Ruymbeke et Desset dans les jours prochains.

Lors de sa garde à vue de 48 heures (entre samedi et lundi), le trader incriminé dans la fraude massive à la Société Générale a suggéré que sa hiérarchie était au courant de l'importance des sommes qu'il avait engagées, selon une information du site Mediapart, confirmée par une source judiciaire.

"Je ne peux croire que ma hiérarchie n'avait pas conscience des montants que j'engageais, il est impossible de générer de tels profits avec de petites positions", a notamment déclaré le trader, selon des extraits de son procès-verbal d'audition publiée par Mediapart.

"Ce qui m'amène à dire que lorsque je suis en positif, ma hiérarchie ferme les yeux sur les modalités et les volumes engagés. Au quotidien, au titre d'une activité normale avec des engagements normaux, un trader ne peut générer autant de cash", a-t-il ajouté. Des propos confirmés de source judiciaire. "Je reste persuadé qu'ils étaient au courant de mes positions", a-t-il poursuivi, assurant que "plusieurs alertes" étaient parvenues à ses supérieurs.

Selon "Le Canard", à l'été 2005, sans couvrir ses positions, Kerviel avait réalisé une plus-value de 500.000 euros en pariant à la baisse à la bourse de Londres, juste avant les attentats dans la capitale britannique. "Tu as eu de la chance. Ce coup-ci, tu as gagné, la prochaine fois tu pourrais perdre. On ne peut pas travailler comme cela", lui aurait alors dit sa hiérarchie, a relaté le trader aux policiers. La banque aurait, selon l'hebdomadaire, tout de même empoché ce bénéfice.

Jérôme Kerviel, le trader de la Société Générale que la banque accuse de lui avoir fait perdre 4,9 milliards d'euros, a été laissé libre. Il a quitté discrètement le pôle financier de Paris sans que les journalistes puissent l'interroger. Le jeune trader s'était présenté spontanément samedi à la brigade financière.

Le parquet a fait appel de sa remise en liberté. Les juges d'instruction chargés du dossier, Renaud Van Ruymbeke et Françoise Desset, n'ont pas retenu les chefs de mise en examen "d'abus de confiance aggravé" et de "tentative d'escroquerie" requis par le parquet.

La Société Générale a rejeté mardi l'idée d'un délit d'initié qui aurait pu être commis par un de ses administrateurs. Un avis de l'AMF publié lundi indiquait qu'un membre de son conseil d'administration, Robert A. Day, a vendu pour 85,7 millions d'euros de titres Société Générale le 9 janvier.

Christine Lagarde informée avant Sarkozy ?
La ministre de l'Economie Christine Lagarde aurait été informée de l'affaire de la Société Générale dès le dimanche 20 janvier au soir, trois jours avant que le président Nicolas Sarkozy l'apprenne, a affirmé Europe 1 mardi. La radio dit avoir obtenu son information "de source sûre proche de la Société Générale". Elle aurait été prévenue du scandale en même temps que le gouvernement de la Banque de France, Christian Noyer, et le président de l'Autorité des marchés financiers, Michel Prada. Bercy a "catégoriquement" démenti. "Je peux vous dire qu'elle était au courant le mercredi 23 janvier au matin", a déclaré le porte-parole de la ministre.

Sur LCI, mardi matin, à la question "Quand avez-vous été prévenue ?", Christine Lagarde a répondu : "J'ai été prévenue mercredi matin et j'ai prévenu le Premier ministre dès que je l'ai su, donc le gouvernement était informé et le président de la République a été informé mercredi". Interrogée sur le délai que s'est accordé le gouverneur de la Banque de France avant d'avertir le gouvernement, la ministre a dit attendre des explications avant de se prononcer.


Rappel de l'affaire
Jeudi 24 janvier, la Société Générale annonce avoir été victime d'une "fraude" de 4,9 milliards d'euros, concernant ses activités de produits financiers dits dérivés. Cette annonce a éclipsé une autre perte de 2 milliards d'euros, liées à la crise de "subprime".

La banque explique que l'un de ses traders, Jérôme Kerviel, 31 ans, a profité de "sa connaissance approfondie des procédures de contrôle" pour "dissimuler ses positions grâce à un montage élaboré de transactions fictives". Il aurait ainsi dissimulé des transactions portant sur plusieurs milliards d'euros. Le trader est mis à pied et la Banque de France annonce qu'elle va diligenter une enquête.

Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire, confiée à la brigade financière, après la plainte d'un actionnaire. La Société Générale dépose elle aussi une plainte pour "faux en écritures de banque, usage de faux en écritures de banque et intrusions informatiques.

Le PDG de la banque Daniel Bouton annonce qu'elle va procéder à une augmentation de capital de 5,5 milliards d'euros pour renforcer ses fonds proopres.

Dimanche, la banque précise dans une "note explicative" que les positions frauduleuses prises par son trader atteignaient "environ 50 milliards d'euros" avant d'être liquidées dans l'urgence, les pertes se montant finalement à 4,9 milliards d'euros.

La position frauduleuse a été "débouclée" (vendue) en trois jours, "suivant un mode opératoire contrôlé", c'est-à-dire dans des limites de volumes inférieures à 10% des volumes traités sur les indices européens concernés, pour "respecter l'intégrité des marchés. L'opération était terminée le 23 janvier au soir.







Kerviel: escroc ou jeune trader ambitieux ?
"Un terroriste, un escroc, un fraudeur", dit de Jérôme Kerviel le président de la Société générale Daniel Bouton. "Un garçon comme il faut à qui l'on fait porter un chapeau bien trop large pour lui", répond un membre de sa famille qui souhaite garder l'anonymat. A défaut de savoir exactement quelles sont les responsabilités du jeune trader de 31 ans qui a destabilisé la finance mondiale, voici ce que l'on sait de lui.

D'origine bretonne, Jérôme Kerviel est issu de la classe moyenne. Sa mère tient un salon de coiffure à Pont-l'Abbé. Son père, qui travaillait dans un centre d'apprentissage près de Quimper, serait décédé d'un cancer du foie il y a quelques années.

Entre à la Société Générale en 2000 après une licence à Nantes, il a obtenu un DESS "Management des opérations de marché back et middle office" à l'Université Lyon-II en septembre 2000, une formation en alternance, quatre mois à l'université et huit mois en entreprise.

Avant d'être trader, ce brun aux traits fins remarqué des femmes avait travaillé d'abord dans le "middle office", l'un des départements qui contrôlent les traders, ce qui lui aurait permis de connaître les systèmes de sécurité que la banque affirme qu'il a déjoués.

Selon son CV publié par la presse, Jérôme Kerviel est un passionné de voile et de judo. En 2001, lors des dernières élections municipales, il figurait en position non éligible sur la liste du maire UMP sortant, Thierry Mavic.

A la Défense, ses collègues se sont vus interdire par la direction de parler de lui. Ceux qui acceptent néanmoins de le faire évoquent un homme solitaire, qui n'avait pas pris de vacances depuis longtemps, restait tard au bureau. "C'était juste un type normal. Quand j'arrivais le matin, il était là et quand je partais le soir il était toujours là. Ce n'était pas un génie ou quoi que ce soit dans ce genre. Il travaillait beaucoup", dit un collègue.

Jérôme Kerviel gagnait 100.000 euros par an, salaire conséquent mais sans rapport avec les gains fastueux atteints par les hauts techniciens de la finance.

En misant 50 milliards d'euros pour le compte de la Société générale, il n'espérait aucun enrichissement personnel, selon ses employeurs. Ses motivations restent donc mystérieuses. Pour le procureur de Paris Jean-Claude Marin, Jérôme Kerviel aurait agi par ambition. "Il a agi comme un trader, dépassant certes les autorisations, mais pas pour spolier la banque par des opérations frauduleuses", a expliqué le magistrat lundi. "Il espérait apparaître comme un trader d'exception, un anticipateur de marchés, il voulait concrétiser les sentiments qu'il avait sur le marché."

22.01.2008

ENCORE LA CRISE ?

CROISSANCE, RECESSION, CRISE IMMOBILIERE (Petit aparté sur l’économie en général, et sur celle des Etats-Unis en particulier, via Internet, je ne rajoute rien… L’avenir nous le dira…)

Mister Tom :
Mort de rire. Comme si des crédits d'impôts pouvaient relancer une économie...

Les Etats-Unis sont au bord du gouffre, dans une situation pire qu'en 1929. Quelques chiffres:
* endettement de 220% du PIB contre 140% en 1928
* une durée hebdomadaire de travail de 33,7 heures à cause des petits boulots précaires et des temps partiels obligés (taux qui ne compte pas les chômeurs).
* Une répartition des richesses la plus inégale depuis 1929 : sur les 5 dernière années, seuls les 5% les plus riches on vu leurs revenus augmenter, quand les 95% restant les voyaient stagner ou franchement diminuer (étude de BNP-Paribas). Mais c'est encore plus drôle quand on regarde une période plus longue. Au hasard depuis que Reagan est arrivé au pouvoir. Entre 1979 et 2004 les revenus des 20% les moins riches ont augmenté de 9%... quand ceux des 20% les plus riches ont augmenté de 69%. Et ceux des 1% les plus riches de.... 176%; ils gagnent d'ailleurs en moyenne 440 fois le salaire moyen américain. En 2006 la croissance américaine était de 3% (fabuleux n'est-ce pas?) ; mais le revenu médian individuel a baissé de 1,2%.
*37 millions d'américains vivent sous le seuil de pauvreté (1 sur 8), dont 13 millions d'enfants. Malgré la croissance entre 2000 et 2005, les pauvres sont passés de 11, 3 à 12, 6%.
*2 200 000 américains sont privés de liberté (en taule ou par d'autres moyens). A titre de comparaison c'est comme si la France avait 420 000 détenus contre 60 000 actuellement. Ce qui représente quand même 1,5% de la population active (et qui ne pointent pas au chômage donc, pire vu qu'ils sont exploités en prison, avec un salaire horaire bien inférieur a celui de salariés normaux qui d'ailleurs se plaignent de la concurrence déloyale).
* 47 millions d'américains n'ont aucune couverture sociale. Selon les Echos (un journal franchement gauchiste), la première cause de faillite personnelle est due aux dépenses de santé.

C'est ça le nirvana libéral, le phare libéral de notre monde?

Alors oui on me dira, "oui mais la croissance américaine est de 1 point supérieur a celui de la zone euro depuis 20 ans ". Certes, mais:
*La population des Etats-Unis a augmenté de 25% sur cette même période, principalement grâce à l'immigration. 25% de plus qui vont travailler, consommer, bref avoir un certain impact sur la croissance. Si on retire cet aspect démographique, la croissance américaine n'est plus que de 0,2 point supérieure.
* Durant cette période les ménages américains (tout comme l'Etat) se sont considérablement endetté, pour consommer (ce qui maintient une certaine croissance) la crise des subprimes en a donné un avant-gout. Si cette fois ci on regarde A DETTE CONSTANTE, la croissance américaine est PLUS FAIBLE que celle de la zone euro.

Voila ce qu'a fait Reagan et se successeurs: endetter les Etats-Unis pour pouvoir surfer sur son modèle libéral (merci Friedman) et en jouant sur la monnaie pour cacher les dégâts.

Quand la crise américaine de 1929 a fait sentir ses premières secousses, c'était un président républicain qui était aux manettes. Enfin aux manettes c'est beaucoup dire puisque l'interventionnisme de l'Etat était un insurmontable tabou (comme il tend à le redevenir maintenant). On sentait que la spéculation augmentait, que certains marchés allaient s'effondrer, qu'une bulle allait tôt ou tard éclater (non ce n'est pas la première bulle spéculative de l'histoire, Au XVII siècle il y avait déjà ce genre de phénomène, notamment sur le marché des tulipes!). On a donc laissé ceux "qui savent" gérer. Le "bon sens" (tiens c'est curieux, y a pas un bouquin actuel qui s'appellerait "Le courage du bon sens" ?) a alors dicté les actions à mener: les ventes s'effondrent? Bon c'est que le produit est trop cher, dont le cout salarial est trop élevé, donc on baisse les salaires et on dégraisse. Résultat appauvrissement de la société, donc baisse de la consommation, donc amplification de la crise. Les Etats-Unis s'en sont tiré en changeant de politique (et de président) et ont lancé une idée folle: augmenter les salaires, même (surtout) en période de crise. Étonnant non? Pas vraiment puisque c'est ce que faisait Ford depuis au moins 10 ans. Ford a qui tout le monde riait au nez... jusqu’à ce que la crise explose.

Joseph Boggs :
Ok Tom, ce qu’explique la baisse & l'effondrement de dollar US en ce moment. La cause de tout ça aujourd’hui? La montée du prix du pétrole brut?

Que c'est ce qui va nous arriver ensuite ? Une crise mondiale, la crise des subprimes est une soupape, ça devait arriver. Par contre le prix du crédit en Europe va monter, ce qui va faire baisser le prix de l'immobilier (plus personne peut se payer un crédit - donc les acheteurs se feront plus rares). Le prix du crédit finira par baisser car les banques ont besoin de vendre du crédit ( le prêt n’est qu’un produit d'appel ) et en même temps le prix du pétrole brut baissera car l'argent aussi se fera rare.

Lors du passage à l'Euro le prix du baril était d'environ 23 USD il y a que six ans. Il est évident qu’une telle augmentation du prix doit finir par avoir un effet adverse un moment ou un autre, mais le baril ne retrouvera jamais une valeur si basse.

Mister Tom pour Joseph Boggs

La montée de pétrole brut n'est qu'un paramètre de plus. Un paramètre extrêmement important, certes, mais même sans, les États-Unis (et le reste du monde, Europe en tête) courent à la catastrophe. Au pire cela amplifiera la crise.
Les seuls moments ou la croissance était un peu moins molle en France était les moments ou le prix du baril a décru. En particulier la période 1997-2001 dont a profité le gouvernement socialiste (il faut être honnête la bonne santé économique de ces années là n'est pas seulement due au bon travail de la gauche, ou comme certains le croient au réformes engendrées par la droite qui auraient préparé le terrain..). Avec à l'avenir un baril qui peut monter selon les spécialistes à 300$ le baril dans les années 2010 (surtout si il y a une crise majeure avec des pays comme l'Iran et que la Chine poursuit dans la même voie). A ce train là gauche & droite qui font le vœu pieux un retour de la croissance comme solution miracle pour faire baisser le chômage et relancer l'économie risquent d'être déçus. Surtout quand certains économistes, aux vues des courbes de la croissance depuis les années 60 prévoient que la croissance atteindra péniblement les 0,8%.


jeanclaudefl1
Effectivement un dollar faible favorise les intérêts économiques américains, comme le yuan ridiculement bas sert les intérêts de la Chine. Mais pour un temps seulement. Rien que pour importer des matières premières (dont le pétrole - les réserves stratégiques ne tiendront pas longtemps le coup avec le modèle de vie américain) cela risque à la longue de poser un certain nombre de problème. Et si l'Europe est trop molle et pétrie dans ses contradictions pour réagir (tenir tête j'entends) aux États Unis, ce ne sera sans doute pas le cas de pays émergents: L'Inde refuse actuellement que les touristes américains payent en dollars, on peut gager qu'a l'avenir, si le dollar continue sur ce train là, les pays de l'OPEP par exemple refuseront de livrer leur marchandise contre des dollars...
Quant à savoir ce que va faire l'Europe... et bien pour l'instant elle investi dans un jeune modèle prometteur... l'ultra libéralisme. Interdiction de l'interventionnisme en économie, interdiction de toute forme de protectionnisme (ce que les américains font sur certains secteurs), concurrence exacerbée érigée en modèle, même là ou les américains n'ont pas osé le faire (le courrier par exemple), suppression des quotas dans l'agriculture qui permettaient de réguler les prix en évitant les pénuries ou la surproduction (cf. l'exemple du lait, qui était une branche florissante de l'agriculture quand il y avait les quotas), destruction des services publics, etc. Même les gouvernements sensés avoir une tendance à gauche (Italie ou Espagne) tombent dedans (et pas du pied gauche). En Espagne le miracle économique (du en grosse partie à l'immigration) va bientôt laisser tomber le voile : 32% des emplois sont précaires, et les jeunes Espagnols ne peuvent pas acheter leurs propres maisons : ils touchent en moyenne entre 800 et 1000€ quand on ne trouve pas de location inférieure à 650€. L’Allemagne compte 7 000 000 de gens sous le seuil de pauvreté; 6 300 000 personnes ont des emplois à moins de 400€ par mois pour 15 H pars semaine (ce qui explique encore que le temps de travail hebdomadaire allemand est pus faible que le français..) a cause de la réforme des droits des chômeurs qui sont donc encouragés à prendre n'importe quel travail. Sans une augmentation record de la dette (des ménages en particulier) le Royaume Uni serait en récession depuis 2002. Bref l'Europe tend à suivre le même modèle que les Etats Unis. Un certain ministre des finances -par respect pour sa famille nous le nommerons Nicolas S.- avait fait une déclaration: il voulait que l'Etat se désendette pour que les ménages s'endettent. Mais il n'y a pas que l'Europe. Le Japon est toujours en crise depuis les années 90, avec les même maux : emplois précaires (1/3 des japonais sont à temps partiel - et qui vivent donc avec moins de 560€ par mois), pauvreté, et crise immobilière qui pointe du nez.

jeanclaudefl1 à Mister tom
Je vous avoue avoir beaucoup de mal a comprendre. La faiblesse du dollar
permet aux américains d'exporter comme ils ne l'on jamais fait ! Ils en sont
à "vider" leurs stocks ! Par logique, cela devrait relancer à très court terme
leur croissance. L'Europe n'aura pas cette chance.

Mister Tom à jeanclaudefl1: exporter certes, mais importer?
Les Etats unis ne sont pas auto suffisant si je ne m'abuse. Rien que pour le pétrole (et avec un baril de pétrole de 100$ qui ne peut que monter...)
Pour fabriquer leurs produits qu'ils exportent, il faut bien qu'ils importent des matières premières...
De plus, la majorité des produits de consommation courante, comme en Europe (vêtements, petite électronique, etc.) sont majoritairement importés et pas seulement de Chine (bien que la Chine exporte 50% de sa production aux USA).
Et a force de faire marcher la planche a billet, le dollar risque de perdre toute crédibilité aux yeux du monde, surtout si entre temps d'autres monnaies restes fortes et stables.
Les américains vont effectivement nous planter...parce qu'ils vont planter leur économie et celle de la planète avec.

Le modèle que vous décrivez (tout miser sur l'exportation) existe déjà, a déjà été exploité, et a montré ses limites: c'est le Japon des années 80. Mais je ne crois pas que l'industrie américaine (a part au niveau aéronautique/spatial et en armement) soit suffisamment développée et en avance, du moins comme l'était le Japon pour en arriver là.

Les États-Unis sont entrain de s'effondrer: l'article sur le lundi noir semble confirmer mes soupçons.

17.01.2008

SUPPRESSION DE LA PUB A LA TELE : SARKOZY VEUT RASSURER...

Commentaire pris sur le forum de France 2 le 17 janvier 2008
« Suppression de la pub : Sarkozy veut rassurer »

Fiction ou réalité : l’avenir le dira !

J’ai décidé de publier cette note pour en authentifier la date. Vous auriez beau jeu après d’en mettre en doute la véracité, et de dire que je l’ai écrite après coup. Je trouve intéressant de poser le lien entre Mr Bolloré et ses largesses envers le Président (finalement tous ces cadeaux à notre bon Président de la République prendraient du sens), la pub (l’argent de… et le pactole financier considérable et inépuisable qui se rattache à l’industrie télévisuelle), les chaines privées… (La privatisation dont Géhoparis nous confie la primeur, ne serait qu’un bonus de plus) !

Si ce n’est qu’une fiction, nous aurons passé un bon moment à rigoler.


Gehoparis pour Tchernobyl toujours pas confiné ?

Vous me semblez un grand angoissé, rassurez vous, les chars soviétiques ne vont pas envahir la Concorde, et Robespierre et Danton ont renoncé à fomenter une révolution !

Nous attendrons tous les échéances électorales, avec au maximum quelques bonnes échauffourées dans les rues, histoire de voir si nos vaillants fonctionnaires de la CRS entretiennent leur forme avec autre chose que la belote et la Kronenbourg de leurs camions !

La démocratie, ne vous en déplaise ce n'est pas seulement le respect des échéances électorales c'est aussi le dialogue, la contestation, et la liberté d’expression, le droit de manifester et l'existence d'une opposition libre d'interpeller entre ces échéances !

En l'occurrence ici, il s'agit de dénoncer une grossière manip façon pieds nickelés qui va aboutir à ponctionner un peu plus les plus modestes de nos concitoyens comme les personnes âgées bénéficiant du minimum vieillesse revalorisé de 1,1 % (deux fois moins que l'inflation nominative !)

En voici les temps forts:

1) On annonce la fin de la pub sur le service public : tout le monde est content car la pub, pour beaucoup de français moyens c'est le moment d'aller aux toilettes, de signer le bulletin scolaire des enfants et de mettre les assiettes dans le lave vaisselle, et tous les abonnés du café du commerce comme les lecteurs de Télérama râlent contre le déferlement des spots de Procter et Gamble.

2) L'annonce faite brusquement et sans préalable, augmente mécaniquement les cours de TF 1, de M6 et de la chaine TNT de Bolloré un peu poussifs ces temps ci : toujours ça de pris pour les petits malins qui étaient dans la confidence !

3) La manne publicitaire disponible va se verser directement dans la poche de TF1 et de M6, et de la chaine TNT précitée dont les patrons et gros actionnaires sont des amis intimes de Sarkozy : Bouygues a été témoin du mariage de Sarkozy (un des), Bolloré est le transporteur "désintéressé" de Sarkozy et "yacht d'hôte" de notre bien aimé président, rappelons que ce pactole se monte à 1 milliard d'euros... !

4) On construit donc un "service public irréprochable" façon ARTE... en TAXANT l'ensemble des "usagers numériques" et pas seulement les possesseurs de télévision...

5) malgré la "ponction" supplémentaire qui sera à tout coup très douce pour TF1, M6 et Bolloré TV, l'augmentation de la redevance qui va ponctionner un peu plus encore les personnes âgées à faible revenu il ne sera pas possible de financer correctement les fictions, documentaires passionnants et autres "tour de France" (il faut bien faire du populaire et pas seulement "les Perses" ou "Antigone" à 20 h 30) de TOUTES les chaines du service public privées de Pub !

6) On va donc privatiser une chaine : France 2 est la chaine idéale (France 3, chaine des régions n'est pas privatisable), le CSA est rempli d'amis du président et bien entendu qui viendra se porter acquéreur de France 2 et du talent inénarrable de Pujadas et d'Arlette Chabot ? "
Le propriétaire du "Paloma » bien entendu !

Jack pot !

Vous avez dit compromission ?

Vous avez dit conflit d'intérêt ?

QUE L'ON SOIT POUR OU CONTRE LA PUB A LA TELE ?

QUE l’ON SOIT POUR OU CONTRE LA PUB A LA TELE…

Je suis pour la pub, mais la bonne pub, celle qui est bien faite, informative et pourquoi pas humoristique. Et tant mieux si elle assure le financement de la télévision...

Pour ce qui est de la télévision justement, il y a trop de redif... perpétuellement en changeant les jours ou simplement les créneaux horaires... Toujours les sempiternelles idioties...

J'ai été en "longue maladie" et en six mois j'avais fait le tour de toutes les séries (vive l'amortissement) !

Et pour les nouvelles... cruel manque de crédibilité... quand on veut nous faire croire que de "nouvelles recrues" sont lâchées quasiment en autonomie sur le terrain... Alors que dans la vraie vie, il y en a une par patrouille seulement pour éviter les conn*ries...

Surtout pas de nouvelles idées, juste un léger saupoudrage d'une sauce plus ou moins relevée pour dire que l'on a fait une nouveauté. L’opinion des personnes âgées : « Il n’y a jamais rien à la télé », ils ne la regardent quasiment pas et en plus il va falloir qu’ils payent pour un service qui pour eux est inutile… ce n’est pas de la torture ça ? !

Toujours trop de violences et pas assez de neurones !

Alors la publicité finalement nous fait passer un moment

Cette taxe n'est qu'une idiotie de plus à mettre sur le compte des funambules du gouvernement.

Un de ces jours ils vont nous demander de leur reverser intégralement notre salaire pour avoir le droit de travailler, ou alors ils vont nous remettre aux travaux forcés, sans manger parce que nous leur coûtons trop cher !

Je crois me souvenir que Mr Seguin avait proposé de créer une taxe sur les revenus du capital, ils en on pensé quoi "les funambules" ?

Ils ont tous des revenus du capital, voilà la réponse !

Réaction de « vieux75 » :

Je vous confirme que tout est déjà prêt pour qu'il n'y ait plus de publicité sur FT (France Télévision).
Les termes et tournures des phrases utilisées par Mr De Carolis, dans une note interne adressée aux employés de la régie pub de FT, le confirme.

"Je serai naturellement très vigilant sur l'impact de cette décision en matière d'organisation de notre entreprise, en particulier pour les collaborateurs de notre régie publicitaire, dont la pérennité de l'avenir professionnel au sein de notre groupe sera ma première préoccupation."

De plus :

"Sur RTL, Henri Guaino a été interrogé sur le calendrier envisagé pour mettre en place cette révolution. « C'est quelque chose qui va se faire assez vite. On a indiqué comment on pouvait financer et il reste à fixer maintenant les taux et les modalités des prélèvements. Je crois que c'est très important dans l'optique d'une politique de civilisation, culturelle et d'une définition claire du service public et de son rôle » a expliqué le conseiller spécial du chef de l'Etat."

Il n'y a plus qu'à appuyer sur le bouton.

Et hop !!! - 300 personnes.....


Ce qui est choquant, c'est que les employés de la régie pub ont appris cette décision par le président de la république, pas par leur patron !!!

C'est étrange, personne à FT n'a évoqué un soutien ou un mot concernant, même pas au JT, le devenir de ces personnes. Il me semblait que vous étiez collègues...

De toute façon, la hausse de la redevance, on va l'avoir... faut pas rêver, 800 millions, cela ne se trouvera pas dans les taxes des chaines privées....


Merci messieurs les présidents...vous savez respecter les gens, leurs emplois... et vos amis bouyguiens..
Voir la note « suppression de la pub : Sarkozy veut rassurer », fiction ou réalité ?
Arrêt de la pub sur la télé publique?

Le PDG de France Télévisions estime que la clarification faite par Nicolas Sarkozy "valide notre stratégie éditoriale"
Le chef de l'Etat a annoncé mardi le lancement d'une réflexion sur la suppression totale de la publicité sur les chaînes de télévision publiques.

Pour Patrick de Carolis, "cette orientation claire, donnée par notre actionnaire, entraîne évidemment de nombreuses conséquences pour le groupe France Télévisions".
Il dit avoir "à plusieurs reprises, depuis deux ans" demandé "une clarification" du mode de financement du groupe, "condition sine qua non pour préserver un groupe public fort dans la perspective du basculement au tout numérique".

Le PDG rappelle que depuis sa prise de fonctions, en août 2005, il a souhaité "mener une nouvelle politique éditoriale, mettant fortement l'accent sur la culture et la création, marquant quotidiennement notre différence avec les chaînes privées, et fondée sur le mariage entre la qualité et l'audience".

Avec l'arrêt éventuel de la pub annoncé par Nicolas Sarkozy, le financement de la télévision publique pourrait alors être assuré "par une taxe sur les recettes publicitaires accrue des chaînes privées et par une taxe infinitésimale sur le chiffre d'affaires de nouveaux moyens de communication, comme l'accès à internet ou la téléphonie mobile", a précisé le chef de l'Etat mardi lors de sa conférence de presse.

Pas d'augmentation de la redevance
Depuis plusieurs mois, Patrick de Carolis réclame des moyens accrus car "accélérer la montée en puissance du virage éditorial pour investir davantage encore dans la création française a un coût".

Pour ce faire, il avait proposé soit un relèvement de la redevance -dont le montant est majoritairement utilisé pour financer l'audiovisuel public-, soit une coupure publicitaire supplémentaire.

Les ressources publiques du groupe devraient s'élever à 1,945 milliard d'euros en 2008. Côté pub, France Télévisions a engrangé un peu plus de 800 millions d'euros de recettes publicitaires en 2007, selon les estimations fournies par le groupe.

La ministre de la Communication, Christine Albanel, avait indiqué en septembre qu'une nouvelle coupure publicitaire pour France Télévisions "pouvait avoir des conséquences sur l'ensemble du marché" jugé "fragile". Elle avait ajouté qu'il y aurait "certainement une réflexion globale" sur le sujet pouvant conduire "à des modifications importantes en 2008".

En novembre, à l'occasion de l'adoption du budget médias, l'Assemblée nationale a rejeté deux amendements visant à l'augmentation de la redevance, actuellement fixée à 116 euros par foyer.

Patrick de Carolis assure également qu'il sera "naturellement très vigilant sur l'impact de cette décision en matière d'organisation" de l'entreprise, en particulier pour les collaborateurs de la régie publicitaire.

Après cette déclaration, les actions de TF1 et de M6 n'ont cessé de grimper à la Bourse de Paris. A 16h45, TF1 prenait 11% et M6 6,50%. Bouygues, maison mère de TF1, prenait 3,95%.


Réaction de la CGT et de Laurent Fabius
-Nicolas Sarkozy "renvoie l'ascenseur au privé en saignant le service public", a estimé mardi le syndicat CGT de France Télévisions.

"Par principe, la CGT n'est pas favorable au financement de la télévision publique par la publicité mais elle n'est pas dupe de la mise en scène offerte ce matin par le président de la République", a ajouté le texte.

- Laurent Fabius: Le député de Seine-Maritime s'est déclaré hostile, mardi sur France 2, à la suppression des recettes publicitaires pour l'audiovisuel public, préconisée par Nicolas Sarkozy, car les chaînes publiques auraient alors "moins de moyens" et seraient "encore plus dans la main du pouvoir".

L'ancien Premier ministre a relevé qu'après l'annonce de la proposition présidentielle, "le cours de TF1 a augmenté de 9,94%". "Je dirais sans mauvais esprit que c'est la principale conséquence concrète de la conférence du chef de l'Etat", a ajouté M. Fabius

Il s'est d'autre part demandé "par quoi va être remplacé" la publicité, en termes de ressources. "Est-ce qu'on va augmenter la redevance ? Vous croyez que le président de la République va mettre 800 millions de taxes sur le groupe (Bouygues, propriétaire de TF1 ?", s'est-il interrogé.

Selon M. Fabius, "le risque, c'est qu'on supprime des ressources, mais qu'on ne les remplace pas. Ca veut dire que vous aurez moins de moyens pour travailler et que vous serez encore plus dans la main du pouvoir".

"Or, moi, je veux un service public qui soit capable d'être indépendant, autonome et qui concurrence le privé avec ses propres valeurs. Ce n'est pas le chemin qu'on prend", a-t-il conclu.

Toutes les notes