17.03.2008

SOMMES NOUS CE QUE NOUS MANGEONS ? LES ANIMAUX ET NOUS...

Le texte ci-dessous n’est pas de moi. C’est un article bien écrit, charpenté et il aborde tous les aspects de la chaîne alimentaire, dont nous ne sommes qu’un des maillons. Je vous le donne à lire, parce que le point de vue végétarien sur la protection animale est une façon de voir les choses à laquelle je n’avais pas pensé. Je n’aurais probablement pas écris un article sur cette façon de se nourrir, et je n’aurais pas vu tous ces effets. Je pensais les végétariens soucieux de leur santé, ce que je trouve légitime, mais ils sont aussi engagés dans une volonté de ne pas détruire les êtres vivants pour se nourrir.

Ils disent « nous sommes tous des êtres vivants », et je rajoute pour ma part « aurions-nous envie d’être tués pour être mangés » ? Je ne veux pas lancer une énième polémique sur le sujet, je veux seulement que vous réfléchissiez comme moi sur votre implication dans la chaîne alimentaire. Sur les « à tord » ou « à raison », chacun doit se déterminer en son âme et conscience, sachant que nous avons tous aussi la liberté de nous poser des questions…

Je lance une journée de réflexion de soi pour soi !

PROCHAIN BILLET : LA GREVE DES COURSES…. QU’IL FAUDRA SUIVRE ET FAIRE SUIVRE



Je cite :
OUI ÇA SUFFIT, DES ACTES IMMEDIATS SONT VIVEMENT ATTENDUS…
Bonjour à toutes celles et tous ceux qui ont fait part de leur révolte devant la monstruosité que subissent nos amis les non humains. Mais se sont ils vraiment interrogés sur la condition animale ?
Je vous invite à visiter le site de PETA (People for the Ethnical Treatment of Animals) vous y trouverez autant d’images d’horreur concernant les animaux d’abattoirs.
L’holocauste est dans votre assiette.

Le texte suivant est destiné à ouvrir les consciences. Car il y a, en effet, une similitude inquiétante entre le traitement des Juifs durant l’holocauste et celui des animaux élevés pour l’alimentation. Les techniques d’abattage massif développées pour l’utilisation des animaux avaient aussi été utilisées sur des êtres humains. Toutes les branches de l’oppression proviennent du même tronc. La pitié n’est pas - et ne doit pas être- limitée et qu’on ne peut pas parler de paix avec la bouche pleine du sang des victimes de cette violence. Dans quelques décennies, que direz-vous à vos petits-enfants quand ils vous demanderont de quel coté vous étiez durant « l’holocauste des animaux » ? Pourrez vous dire que vous vous étiez élevés contre l’oppression, même si cette prise de position était considérée comme « radicale » ou « impopulaire » ? Pourrez-vous dire que vous pouviez imaginer un monde sans violence et que vous vous étiez rendus compte qu’il commençait dès le petit déjeuner ?"

Les défenseurs de la cause animale se font souvent objecter qu’ils feraient mieux de s’occuper d’abord des êtres humains.
En réalité les protecteurs de la nature et des animaux combattent l'une des causes profondes de la faim dans le monde, car c'est précisément l'exploitation des animaux pour leur viande qui gaspille toutes les ressources en céréale et en eau qui seraient nécessaires à tous les affamés de la planète. Les enfants du Tiers Monde meurent près des champs de céréales destinés à nourrir le bétail des riches ! Si la quantité de végétaux consommée par le secteur mondial de l'élevage était directement donnée aux humains, ce problème serait résolu. Il y a trois fois plus d’animaux d’élevage que d’humains sur la planète et le bétail gaspille des ressources inestimables.
La consommation de viande est source de pauvreté et de famine dans le monde mais également de destruction massive de l'environnement : déforestation, érosion des sols, désertification, pollution des eaux par les nitrates, les phosphates et les pesticides, effet de serre par le développement des émissions de méthane et d’oxyde d’azote, diminution persistante de la biodiversité…

De plus ces pratiques réduisent les animaux à l'esclavage le plus monstrueux qui n'ait jamais existé. Et, face à l'immensité de la violence que représente l'oppression des animaux, il est difficile de ne pas être désorienté par l'attitude de ceux qui s'occupent si généreusement, mais si exclusivement, des problèmes humains, tout en participant délibérément et si gratuitement à la boucherie des non-humains. C’est le fait de manger des animaux, tout en luttant contre l'exploitation ou la domination, qui me semble incompatible.
Notre humanité est-elle si limitée pour établir des hiérarchies subjectives entre ceux qui méritent d’être sauvés en premier lieu, puis en second, puis plus du tout ? Faudra-t-il attendre qu’il n’y ait plus un seul Européen dans le malheur avant de se soucier des Africains, ou que tous les humains soient comblés pour s’occuper des animaux ?
Les souffrances s’additionnent sans s’exclure, et dans la lutte pour le respect de la vie, tout est prioritaire.

Je ne pense pas que la morale se fonde sur le caractère spécifique des êtres humains, sur un respect unique, particulier, que l’on devrait aux êtres humains, car les divisions irrationnelles basées sur la nationalité, la race, l'espèce ou la religion font éclater une violence et une souffrance sans fin. Elles ont traditionnellement fourni des excuses pour déshumaniser, diaboliser ou classifier de façon arbitraire des êtres comme ennemi ou ami, camarade ou étranger, mangeable ou non mangeable et, sur cette base, leur accorder ou les priver de respect, et même de la vie.
Autrefois, le fait de croire que les êtres humains de couleur étaient vraiment des êtres humains passait pour une folie. Aujourd'hui, on considère comme exagéré de prétendre qu'un des devoirs imposé par l'éthique rationnelle est de respecter tous les êtres sensibles. Peut-être finira-t-on par s'apercevoir que le nombre de jambes, la pilosité de la peau ou l'extrémité de l'os sacrum sont des raisons tout aussi insuffisantes d'abandonner sans recours une créature sensible aux caprices de ses persécuteurs.

L’ignorance, l'indifférence et la cruauté s'exercent souvent contre l'homme parce qu'elles se sont fait la main sur les bêtes, et je suis convaincue qu’il y aurait moins d'enfants martyrs s'il y avait moins d'animaux torturés, moins de wagons plombés amenant à la mort les victimes de dictatures si nous n'avions pris l'habitude des fourgons où des êtres sensibles agonisent sans nourriture et sans eau en attendant l'abattoir.
Qui n’a pensé aux pires atrocités en voyant ces crémations en masse, ces charniers remplis à la pelleteuse ?
Le XXe siècle a été la période de l'industrialisation de l’élevage et de l'abattage animal, il a également été celui de l'extermination industrielle de masse accomplie sur des êtres humains. Et j’ai la très nette impression que, si nous devons répéter « plus jamais ça », c’est parce qu'il y a un parallèle, dans la rémanence, d'un côté de l'acte réel, et de l'autre de la pulsion de recommencer.

Des millions d'êtres humains et des milliards d’êtres non humains ont été tués par les deux nations les plus industrialisées. Chacune a fourni sa contribution au carnage du siècle. L'Amérique a inventé les abattoirs du monde moderne, l'Allemagne nazie, les chambres à gaz. Bien que ces deux opérations fatales aient des victimes et des buts différents, elles ont des traits communs. Les camps de la mort étaient conçus pour une grande part sur le modèle des abattoirs. Le plus grand nombre d’animaux mangés ne sont que des bébés âgés d'une à neuf semaines ou de quelques mois, beaucoup de bouchers admettent que le plus difficile est de les tuer. En parallèle, la plupart des membres composant les Einsatzgruppen trouvaient qu'il était plus pénible de tuer les enfants que les hommes et les femmes.
Au cours du procès d'Eichmann on a entendu un responsable nazi parler d'Auschwitz et des chambres à gaz comme d'un problème médical. Et les juges ouvraient grand les yeux, comment peut-on dire que les chambres à gaz étaient un problème médical ? Le type a dit : « Oui, bon, c'est une technique biologique, pour tuer les gens, c'est un problème médical. » Et j’ai pensé au fait que des vétérinaires sont là pour surveiller la manière dont on tue les animaux dans les abattoirs. C'est la même logique, Auschwitz était un problème médical, tuer les animaux est un problème vétérinaire ! C'est le même état d'esprit.

En réalité, cette comparaison est évidente, mais très difficile à mettre en avant en raison de la violence des réactions qu'elle suscite. Pourtant, depuis l'Holocauste, elle est constamment faite en sens inverse. Banale dans un sens, scandaleuse dans l'autre. Depuis que je défends la cause des animaux, j’observe que c'est une comparaison qui vient à l'esprit de tout le monde. De ceux qui réalisent que les animaux sont tués par milliards, et maltraités dans des conditions très comparables à celles du mauvais traitement infligé aux Juifs durant l'Holocauste. Et de ceux qui constatent l’inverse. Les Juifs ont été traités comme des animaux, avec une espèce de sous-entendu dans cette phrase : cela ne signifie pas seulement qu'on a traité les Juifs comme on traite les animaux, mais comme il est normal de traiter les animaux. Donc, implicitement, tout le monde admet que le traitement des animaux est semblable à celui qu'ont subi les Juifs, mais personne ne veut l’entendre.

Les gens refusent qu'il puisse y avoir une atrocité comme celle-là par cet acte aussi banal que celui de manger de la viande. Car reconnaître la nécessité de mettre fin à une tradition criminelle, c’est reconnaître son caractère criminel. Et la façon la plus répandue de dissimuler les crimes traditionnels est de ne pas reconnaître qu’il s’agit de crimes en continuant à les pratiquer afin qu’ils gardent leur aspect anodin. C’est ainsi que, pour éviter la culpabilité qui accompagne la prise de conscience de crimes, beaucoup de crimes sont répétés.
Le végétarisme est bénéfique pour les hommes, les animaux, et la terre. Il est la solution qui permettrait de résoudre les problèmes humanitaires et environnementaux, la réponse à ce qui est probablement la question de justice sociale la plus urgente sur cette planète.

Le sentiment de culpabilité des consommateurs de viande est refoulé, et beaucoup plus répandu qu’il n’y paraît puisque plus des trois quart d’entre eux avouent qu’ils préfèreraient renoncer à la viande plutôt que de tuer eux-mêmes les animaux qu’ils mangent. Alors, d’où provient cette répugnance à tuer soi-même sinon d’une réprobation intérieure de ces meurtres qu’il est plus facile de faire commettre par d’autres afin de ne pas se salir les mains ? Une réprobation intérieure qui engendre nécessairement une culpabilité refoulée vis-à-vis des meurtres dont ils se savent néanmoins responsables. Ce sentiment de culpabilité est si évident qu’il ne semble pas nécessiter de commentaires.

Si on ouvre un peu son cœur, et que l’on prend la peine de se libérer des conditionnements et des habitudes, on est horrifié par le sort des animaux d’élevage en général, et par la détresse extrême de chaque animal mis à mort. Sans anthropomorphisme primaire ou sensibilité délirante, il est évident que l’on peut se mettre à la place des animaux. L’empathie et l’analogie sont possibles. Nous sommes aussi des animaux faits d’un corps très semblable. Et je crois que tant que des êtres sensibles seront maltraités parce qu’ils portent des cornes ou des plumes, nul ne sera à l’abri.

Auteur : « LOVE AND LIBERATION » écrit le 10 mars 2008

16.03.2008

PETITE REFLEXION PHILOSOPHIQUE SUR LA VIE DES FEMMES...

PETITE REFLEXION PHILOSOPHIQUE SUR LA VIE DES FEMMES…

Aujourd’hui, en faisant mon travail, il m’est venu une idée,
J’ai pris ma calculette et j’ai fait cette opération :
8 X 52 X 70 = 29 120
Et là, j’ai commencé à déprimer…
29 120 / 8 = 3640

J’explique : toutes les semaines nous faisons environ 8 heures de ménage. En moyenne !
Parce qu’il y a toujours les extrêmes : les maniaques et les expéditives !
J’ai multiplié par 52 soit le nombre de semaines dans une année, puis par 70 soit le nombre d’années à faire le ménage, toujours en moyenne… Et j’arrive à 29 120 heures

Piquée de curiosité, qui comme chacun le sait est un vilain défaut, mais pas les pruneaux… j’ai divisé par 8 soit le nombre légal d’heures de travail dans une journée…
Et j’arrive à mes fameux 3640… Jours de ménage dans nos vies Mesdames !!!

Vous comprenez maintenant pourquoi les hommes, qui sont intelligents, nous ont refilé le bébé !
La voilà, la vraie revendication du féminisme : le partage des tâches, le reste on s’en fiche pas mal ! C’est toujours bien plus agréable de faire les choses à deux, pourquoi devrions-nous partager les « activités » sympathiques et pas les autres ?

En plus qu’y a-t-il d’intéressant à faire le ménage ? Rien !
Le lendemain, tout est à refaire. Les choses prennent un malin plaisir à se redéposer là où il ne le faudrait pas. A croire que pendant la nuit, elles sont douées d’une vie propre, rien que pour nous embêter.
Idem pour la saleté, qui semble attendre le nettoyage pour revenir s’installer !!

Dans la cuisine, rien de définitif non plus. Il faut toujours recommencer les mêmes choses : éplucher, couper, laver, faire cuire, égoutter, retourner, couvrir, chauffer, battre, évider, touiller, bouléguer, et laver, essuyer, ranger, ramasser, secouer, aérer, balayer… éplucher, couper, laver, faire cuire…

Et vous êtes surpris que les hommes s’enfuient ?

3640 jours de travaux qui se perdent dans la nuit des temps et qu’il faut refaire le lendemain !

Si on le divise par 365, faites moi grâce des années bissextiles, cela fait 9,97260274 (soit 10 années de nos vies !!!
Si ça n’est pas de l’esclavage ça, qu’est-ce que c’est ? Et vous voudriez que j’aie le moral ?

Je vais vous faire une confidence : vous savez quel est le plus beau métier du monde : c’est le métier de Maçon. (En dehors du fait que c’était le métier de mon papa) Pourquoi ? Parce que le jour où un maçon repasse dans une rue où il a construit une maison 30 ou 50 ans plus tard, avec ses enfants ou ses petits enfants, il peut leur montrer le travail qu’il a fait… Et qui est toujours debout, et bien visible !

Que faisons-nous, nous les femmes qui reste dans le temps : nos enfants, c’est pratiquement tout ! Pour celles qui, comme moi, savent être habiles de leurs mains, il y a moyen de trouver quelques satisfactions à « construire » des petites choses telles que des vêtements ou des tricots, de la broderie ou du crochet, de la peinture aussi… Certes cela compense un peu tous ses travaux auxquels il est impossible de se soustraire et qui sont si peu valorisants…
Mais avouez tout de même qu’il y a bien de quoi être déprimée… Et vous maintenant, comment vous sentez-vous ???

Petite citation de circonstance : "Si la théorie de l'évolution est vraie, comment se fait-il que les mères de famille n'aient toujours que deux mains ?" E. Dussault