07.02.2008
LES HUMANITAIRES DE L'ARCHE DE ZOE SONT'ILS COUPABLES OU PAS ?
ENFIN, QUEL EST LE CRIME COMMIT PAR L’ARCHE DE ZOE ?
S'ils sont coupables ont peu comprendre qu'ils soient punis, et à ce moment là il reste à savoir si la peine de 8 ans ferme n'est pas un peu exagérée au regard d'autre délits nettement moins sanctionnés !
S'ils ne sont pas coupables pourquoi les avoir condamnés, au Tchad et en France, et à 8 années de prison ferme ?
J'ATTENDS TOUJOURS LES REPONSES A MES QUESTIONS, ET LES JUGEMENTS RENDUS NE L'ONT PAS FAIT !
Les choses n’ont pas été claires depuis le début dans toute cette histoire, j’attendais d’une enquête sérieuse qu’elle réponde à mes interrogations :
-d’une part savoir si les humanitaires de l’Arche de Zoé ont voulu sauver des enfants orphelins de la guerre au Darfour, ou s’il y avait eu enlèvement (et dans ce cas savoir s’il y avait des preuves que cela soit une escroquerie envers des familles françaises à qui on a demandé de l’argent je le rappelle) dans un but crapuleux. Cela est, dans ce deuxième cas, du ressort du pénal !
-d’autre part s’il y avait eu des complicités au Tchad, de la part des familles (moyennant finances) qui ont mis un peu trop de temps à mon goût pour venir chercher leurs enfants, dont un certain nombre sont restés à l’orphelinat un bon moment, et y sont peut-être toujours. Et les sommes réclamées en dommages et intérêt, par les « familles » et le gouvernement tchadien me laisse un peu septique sur les tenants et les aboutissants de cette affaire…
J’avais sur l’instant relevé
-Une enquête me semble-t-il bâclée (en regard du temps qu’il faut à nos policiers pour faire les leurs, en particulier pour le trafic de drogue, ou le temps d’enquête se compte parfois en années…)
-Un procès tout aussi bâclé, puisque en deux-deux tout était terminé !
Je veux bien admettre que la colonisation soit venue jeter un pavé dans la sérénité qui aurait dû entourer ce dossier, puisque des manifestations anti-français avaient cours dans les rues aux cris de trafiquants d’enfants, de pédophiles et de voleurs d’organes… Cela n’était pas une mince affaire à gérer…
Je veux bien admettre aussi qu’il faille ménager les susceptibilités envers la justice tchadienne dont j’étais la première à dire qu’elle devait suivre son cours en toute impartialité. Mais cela a été tout de même un procès extrêmement rapide pour une affaire de cette importance, chez nous en trois mois, on instruit pour un vol de mobylette !
Trois jours après, ils étaient rentrés en France pour y subir leur peine : 8 années de travaux forcés ont été requis et obtenus. Les six Français étaient arrivés en France le 28 décembre 2007 pour y être emprisonnés après leur transfert du Tchad. La condamnation au Tchad n'empêche pas des poursuites en France si celles-ci visent des faits différents de ceux pour lesquels les six Français ont déjà été condamnés.
Dès leur arrivée sur le sol français, le procureur de Bobigny leur a notifié leur "incarcération immédiate". Le procureur Jean-Jacques Bosc a annoncé à l'AFP avoir demandé 8 années d'emprisonnement. Il a rappelé que les autorités tchadiennes avaient conditionné leur feu vert au transfèrement des condamnés à l'acceptation de la peine prononcée à N'Djamena "comme définitive".
A propos de l'audience du 14 janvier à Créteil, Me Gilbert Collard a laissé entendre qu'il contesterait "une décision rendue par une justice totalitaire". Selon le code de procédure pénale, le jugement du tribunal de Créteil adaptant la peine dans le droit français serait susceptible d'appel, mais un éventuel appel ne suspendrait pas son application.
En France, les juges parisiens Yann Daurelle et Martine Vezant sont saisis d'une information judiciaire ouverte le 24 octobre pour "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption", "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France" et "escroquerie".
L'affaire de L'Arche de Zoé a connu son épilogue, lundi 28 janvier à la mi-journée, avec la décision du tribunal correctionnel de Créteil, chargé d'adapter en droit français la peine de huit ans de travaux forcés infligée aux six Français membres de l'organisation non gouvernementale par la justice tchadienne. La justice française a prononcé une peine de substitution de huit ans de prison à leur encontre.
Lors de l'audience du 14 janvier, le parquet avait requis huit ans de prison pour Eric Breteau, Emilie Lelouch, Alain Péligat, Philippe van Winkelberg, Dominique Aubry et Nadia Merimi, «estimant que la justice française ne pouvait se prononcer sur leur culpabilité » ni modifier la peine prononcée par la justice tchadienne.
Les avocats de la défense, parmi lesquels Me Gilbert Collard, avaient, quant à eux, dénoncé "une mascarade", demandant la réparation d'une "terrible injustice" et stigmatisant une décision de justice qui ne devrait par être reconnue car produite par un pays "totalitaire". Après avoir été condamnés pour tentative d'enlèvement d'enfants, les accusés avaient été rapatriés en France, le 28 décembre 2007, dans le cadre d'une convention signée en 1976 entre Paris et N'Djamena. Le procureur souligne qu'en acceptant de revenir grâce à ce document, les accusés avaient "expressément reconnu le caractère définitif et exécutoire" de leur peine.
MIS EN EXAMEN DANS LE VOLET FRANÇAIS DE L'AFFAIRE
Depuis leur retour, ils sont incarcérés à la prison de Fresnes. Les informations sur leur état de santé – Eric Breteau et l'infirmière Nadia Merimi sont apparus très faibles depuis leur arrivée en France – n'ont pas filtré depuis la fin de l'audience au tribunal correctionnel de Créteil.
Trois membres de L'Arche de Zoé sont, par ailleurs, inculpés dans le volet français de cette affaire. Alain Péligat a été mis en examen pour "aide au séjour irrégulier de mineurs étrangers en France", tout comme Philippe van Winkelberg et Emilie Lelouch, qui sont également poursuivis pour "exercice illégal de l'activité d'intermédiaire en vue d'adoption" et "escroquerie". Ces délits sont respectivement passibles de dix ans d'emprisonnement et 750 000 euros d'amende, d'un an de prison et 15 000 euros d'amende, et de cinq ans de prison et 375 000 euros d'amende. Dans ce volet, Nadia Merimi et le pompier Dominique Aubry ont pu bénéficier du statut de témoin assisté, alors qu'Eric Breteau a été le seul à ne pas se présenter, en raison de son état de santé.
Aujourd’hui le Président tchadien Idriss Déby est prêt à gracier nos compatriotes, il est même prêt à « leur pardonner » ? Que voulez-vous comprendre ?
S’agissait-il d’un délit sans importance ou d’un crime grave contre tout un peuple ? Pour ma part, il y a comme un goût d’inachevé, l’impression d’une vaste mascarade auquel le gouvernement français s’est associé, juste pour satisfaire l’opinion publique tchadienne. Finalement « l’Arche de Zoé » n’aurait-elle commit aucun délit ?
TCHAD/FRANCE
07/02/2008 | 14:39
Arche de Zoé: grâce rapide ?
Eric Breteau, président de l'association L'Arche de Zoé, à l'annonce du verdict au Tchad, le 26 décembre 2006
© France 3
Le président tchadien a répété jeudi qu'il était prêt à accorder rapidement la grâce aux six membres de l'Arche de Zoé
"Je suis prêt à leur pardonner", a déclaré Idriss Deby sur Europe 1 jeudi matin, mais, interrogé pour savoir s'il pourrait les gracier rapidement, il a affirmé que la demande devrait émaner des autorités françaises.
L'Elysée a réagi en affirmant être prêt à transmettre toute demande de grâce des six condamnés de l'Arche de Zoé.
"Bien entendu, si les membres de l'Arche de zoé condamnés nous faisaient parvenir une demande de grâce, nous la transmettrions immédiatement aux autorités tchadiennes," a déclaré M. Martinon lors d'un point presse.
"Comme vous le savez, le droit de grâce ne s'exerce que si on le demande, mais ce n'est pas aux Etats de le demander", a-t-il relevé.
Les membres de l'Arche de Zoé avaient été condamnés à huit ans de travaux forcés par la cour criminelle de N'Djamena en décembre dernier, pour tentative d'enlèvement d'enfants. Le 25 octobre, l'association française avait tenté d'exfiltrer 103 enfants, présentés à tort comme des orphelins du Darfour, depuis le Tchad vers la France où des familles d'accueil les attendaient.
Transférés en France au terme de leur procès, leur peine a été convertie en huit ans de prison.
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26.12.2007
DARFOUR/(ARCHE DE ZOE suite)/ORIGINES DES CONFLITS (de l'esclavage... aux pénuries alimentaires...)
AVERTISSEMENT : Commentaires pris sur le net de différents intervenants, concernant « L’Arche de Zoé », dans le but d’éclaircir mes idées premièrement, ensuite pour garder une trace de tout ceci avant que les pages soient enlevées. Certaines étaient là depuis le début, avant même l’ouverture du procès, j’ai mis un « post » au début, et je pensais le sujet clos. Mon idée étant d’une part qu’il fallait que toute la lumière soit faite, autant que la politique soit décidée à le permettre, et ensuite que les élus doivent modifier les réglementations sur les ONG de façon à ce que de tels imbroglios ne puissent plus se reproduire, voire que des réseaux mafieux ne s’emparent pas de ces subterfuges pour faire du trafic d’êtres humains !
Les infos étant pauvres ces derniers jours, le débat a continué. Lorsque je m’en suis aperçue, il y avait déjà pas mal de pages, et devant l’urgence j’ai copié/collé sans lire, avec comme seul critère : la longueur du texte, parce qu’il semblait y avoir beaucoup d’informations à récupérer. Par avance je vous présente mes excuses pour la longueur du document, mais ce que j’ai lu et remanié jusqu’ici uniquement pour le format des paragraphes me semble « utile ». Je vous les livre pour l’info, à vous de vous faire votre opinion !
Comme vous en avez l’habitude maintenant, voici l’article de presse pour ouvrir les débats (chacun exprimant ensuite une opinion qui lui est propre, et qui ne reflètera pas nécessairement pas la réalité, mais seulement lui donnera un éclairage à un moment donné. J’ai voulu laisser s’exprimer la position des personnes qui font leur métier dans l’humanitaire pour conserver un caractère objectif) : donnez-moi votre avis aussi…
Au final du document vous trouverez des infos indispensables à la bonne compréhension des événements qui se produisent dans la région du Darfour, et tout ce qui fait que ça va continuer comme ça longtemps…
Arche de Zoé: le verdict attendu aujourd'hui
Le procès des membres de l'Arche de Zoé, dans une salle bondée à N'Djamena (21/12/2007)
© France 3
A N'Djamena on attend pour aujourd'hui le verdict du procès des membres de l'association de l'Arche de Zoé
Jusqu'au bout, la défense a voulu démontrer qu'ils voulaient "sauver" des "orphelins" du Darfour. Selon eux les intermédiaires locaux ont "menti", cachant que les 103 enfants qu'ils voulaient emmener étaient tchadiens et avaient des parents.
Leurs avocats vont plaider l'acquittement avant que la Cour criminelle de N'Djamena délibère.
A l'avant-dernier jour de leur procès, mardi, les six Français de l'Arche de Zoé affirmaient toujours avoir été abusés
Au cours du procès des six Français, pour "tentative d'enlèvement d'enfants", les débats ont mis en lumière les contradictions et le rôle ambigu du principal des intermédiaires, l'imam soudanais Souleymane Ibrahim Adam, qui comparaît, lui, pour "complicité de tentative d'enlèvement de 63 enfants".
Il a reconnu avoir signé des documents attestant que les enfants étaient des "orphelins du Darfour", tout en affirmant qu'il savait qu'ils ne l'étaient pas et accusant l'association d'avoir "trompé (sa) vigilance".
Le président de l'Arche de Zoé, Eric Breteau, n'a à aucun moment exprimé de regrets à l'intention des familles.
En trois jours de débats, ni la Cour, ni les avocats n'ont jamais vraiment relevé certaines contradictions dans le discours des prévenus, comme lorsqu’Emilie Lelouch, l'assistante d'Eric Breteau, a clamé sa certitude d'avoir affaire à des "orphelins du Darfour" avant d'ajouter que des mamans étaient venues en réclamer certains.
Selon des sources proches du dossier citées par l'AFP, un calendrier de sortie de crise aurait été négocié dès avant le procès au niveau diplomatique entre Paris et N'Djamena. Une condamnation devrait être prononcée au moins contre Eric Breteau. Les Français seraient ensuite transférés vers la France dans les jours suivant le verdict.
Les familles réclament des dommages et intérêts
Me Josiane Laminal Ndintamadji, l'une des avocates des parties civiles, a demandé lundi devant la Cour criminelle de N'Djamena 650 millions de francs CFA (un million d'euros) pour chacun des 103 enfants que L'Arche de Zoé a tenté d'exfiltrer du Tchad vers la France.
Les pères représentant les 70 familles qui avaient confié des enfants à l'association ont affirmé devant la cour qu'ils l'avaient fait parce que l'Arche de Zoé promettait de leur donner une éducation. Ils estiment qu'ils ont été "trompés" et que leurs enfants ont été "volés".
La Cour criminelle de N'Djamena juge depuis vendredi six membres français de l'Arche de Zoé, accusés de "tentative d'enlèvement d'enfants tendant à compromettre leur état-civil, faux et usage de faux en écritures publiques et grivèlerie" pour avoir voulu emmener du Tchad en France 103 enfants. Les accusés ont toujours affirmé qu'ils voulaient sauver des "orphelins du Darfour" voisin. Ils risquent 5 à 20 ans de travaux forcés.
Trois Tchadiens et un Soudanais présumés complices sont également poursuivis devant le tribunal soudanais sont jugés pour "complicité d'enlèvement".
Un non-lieu avait été prononcé pour les 12 autres inculpés, dont les 3 journalistes français, ainsi qu'un pilote belge et l'équipage espagnol de l'avion censé évacuer les enfants.
Les enfants sont toujours dans un orphelinat d'Abéché. Le procureur général Beassoum Ben Ngassoro a demandé à la Cour de réunifier les familles à la fin du procès.
Jmar0 :
-« Je viens d'envoyer mon témoignage sur ton mail. Humanitaire sur deux tremblements de terre (Pakistan, Java), inondations en Haïti et Tsunami aux Maldives puis Srilanka, je pense connaître le milieu. J'ai 57 ans une bonne expérience en "management" dans une grosse boite américaine, donc normalement le recul pour analyser et pondérer les situations.
Si je veux faire plaisir à l'opinion Tchadienne ce sont des voleurs d'enfants.
Si je veux faire plaisir à l'opinion Française ce sont des incompétents idéalistes.
Mon souci, c'est qu'ils ne sont rien de tout ça. C'est parce que je devais partir avec eux et que j'ai connu Mr Breteau et Melle Lelouch sur le tremblement de terre de Java en juin 2006.
Concernant les propos non contrôlés sur la Croix-Rouge Française l'info est là
http://asie.croix-rouge.fr/rubrique.php3?id_rubrique=35
En résumé sur les 107 M€, 40M€ utilisés en 2004, 30 en 2007, 27 programmés jusqu'en 2009 et 10 mis en réserve.
A ce propos Mr Breteau a été employé de la CRF en 2006 sur un projet de coordination de moyens de secours pour l'ile de Java. Il a démissionné car ce poste lui paraissait plus politique qu'opérationnel.
Concernant la légalité de cette opération d'extraction des enfants du Darfour (Soudan) avez vous lu les articles 20 de la convention internationale pour les droits de l'enfant, les articles 14, 17, 23, 24 de la convention de Genève relative à la protection des personnes civiles et enfin l'article 78 "évacuation des enfants" du protocole additionnel aux conventions de Genève du 12 aout 1949 relatif à la protection des victimes des conflits armés internationaux.
C'est ce que Mr Breteau c'est appliqué à respecter. Il a été gonflé, Il a perdu.
Hors compréhension du contexte, tout n'est que verbiage.
Parler des justices et de la presse peut nous entraîner bien loin. Mais il y a des éléments écrits et enregistrés qui sont troublants.
Juste ce que je sais, il n'y a pas de cerveau.
Mr Breteau après avoir quitté la CRF est allé début avril constater la situation au Soudan. Il est revenu convaincu qu'il fallait faire évoluer le statu quo. Aujourd'hui les ONG font un travail remarquable sur 240 000 personnes regroupées dans les camps. Elles ont de plus en plus de mal à atteindre les 200 000 déplacés (chiffres HCR). Bien sûr personne ne parle de celles isolées qui continuent à être maltraitées et mourir. Sachant qu'il ne pouvait rien faire légalement à partir du Soudan, il a décidé de le faire à partir du Tchad qui lui a signé toutes ces conventions.
Dommage que ces enfants soient vraiment et ne soient pas vraiment du Tchad( ?), c'est peut-être ce qui vous fait parler d'enlèvement.
Si vous avez mémorisé le film de Mr Garmirian, Mr Breteau congédie les interprètes qui lui disent qu'il ne peut pas partir avec les enfants. Ils ne peuvent pas dire à leur employeur que depuis 45 jours qu'ils ont menti sur l'origine de la plupart des enfants. D'ailleurs ils savent ce qu'ils encourent, même avec le mot attestant qu'ils n'étaient pas au courant de la destination des enfants, ils préviennent le Sous-préfet Mr Abdoulaye Boulama et ce dernier fait procéder à l'arrestation du convoi dès les premiers mouvements.
Sans fantasmer ou partir dans des délires :
Si les employés avaient décrit la situation, Mr Breteau Pompier professionnel intègre, exigeant aurait stoppé l'opération.
Si Mr Breteau qui avait passé 5 semaines sur l'opération de récupération des enfants et de remise à un niveau correct de santé, avait pu prendre un peu de recul sur la dernière phase celle de l'évacuation peut-être aurait-il eu l'idée de poser la question : pourquoi ne pouvait-il pas les emmener.
Si Mr Breteau n’était pas convaincu que les enfants étaient Orphelins du Darfour, pourquoi aurait-il laissé partir les employés seulement avec un mot ?
Si vous en avez d'autres (questions ?), je veux bien vous donner un autre éclairage, tant qu'il ne s'agit pas de suppositions sur les gouvernements.
Concernant les indignations et inquiétudes pour les 103 enfants.
Ils ont été remis principalement par des chefs de villages près de la frontière et distants de 7h en 4x4 d'Abéché.
Cette région est sous les coups d'affrontements armés entre les troupes Tchadiennes et trois groupes armés dissidents.
Ces dissidents (ou rebelles suivant que l'on prend position) ont leur bases au Soudan et traversent les communes.
Un habitant sur trois de la région est un militaire Tchadien surement pas payé comme il le souhaiterait.
Aux guerriers Janjawid armés par Khartoum, se rajoutent progressivement des pillards qui rançonnent les ONG, les habitants, le plus souvent au Soudan, mais parfois au Tchad.
Les 103 enfants ont été remis à un niveau de santé correct par un médecin pédiatre, un médecin urgentiste, un médecin généraliste, deux infirmières et cela pendant 5 semaines. Ils ont été choyés par plus de 100 employés locaux.
Vous avez vu par contre le reportage de Mr Garmirian représentatif de la 6eme semaine celle de l'évacuation.
Aujourd'hui ils sont dans un orphelinat, financé par le gouvernement Espagnol entre autres. Je déplore qu'ils ne soient pas rendus à leur "famille". Mais gageons qu’ils en auront une si 100 000 € des 100 000 000 € demandés par les parties civiles sont versés en dédommagement aux "familles".
Connaissant Eric il n'y a pas eu d'échange d'enfants contre argent.
Pour comprendre l'individu, à java il a fait distribuer 1484 tentes aux familles identifiées comme les plus en détresse, sans céder à la pression d'une journaliste qui voulait que nous favorisions une famille qu'elle avait filmée.
Chaque enfant avait une fiche. Cette fiche répondait aux différents points concernant l'extraction d'enfants d'un pays en guerre tels qu'ils sont définis dans les 6 articles des 3 conventions qui encadrent l'ingérence humanitaire. Ils utilisaient des traducteurs.
Y a-t-il eu volonté de la part des traducteurs de réussir la mission en remplissant la maison d'Abéché de 300 enfants ne sachant pas la destination des enfants et quitte à ne pas respecter la demande qui était "enfants du Darfour et orphelins".
Ses personnes ont-elles été incitées à se comporter ainsi?
Les personnes de l'équipe qui ont été à Tinné (frontière) ou à Abéché témoignent que de nombreux enfants ont été renvoyés (avec la peine de ne pas leur apporter les soins qu'ils auraient mérité) Pilote Wilmart, Dr Gladin et Dr Obiketeki.
Il y a qqs cas différents, mais je n'ai pas le contexte exact »
A un autre internaute :
« Pour te protéger, toi qui semble parfait, d'accusations que l'on te porterait et qui ne seraient pas vrai, je pense que les personnes qui te connaissent essaieraient de rétablir les faits.
Détournement d'enfants tchadiens: Mr Breteau dans le film auquel tu fais allusion est persuadé que ce sont des enfants du Darfour et Orphelins. Penses-tu qu'il puisse croire que le témoignage qu'il remet aux employés sur la non connaissance de la destination des enfants suffirait à les protéger des autorités Tchadiennes? Ne les aurait-il pas retenus plutôt que de les laisser rentrer chez eux avec le risque de dénonciation.
Grivèlerie: le trésorier recommandé à N'Djamena et avec eux sur toute la mission est parti avec les 20 millions de CFA destinés à tout régler après leur départ.
Bon je sais bien qu'il est plus facile de dire "qu'on leur coupe la tête" que de chercher les faits.
De plus généraliser, mettre tout le monde dans le même sac c'est un classique, on fait toujours partie du sac de quelqu'un.
J’ai oublié de te dire que Mr Breteau se comportera comme un homme responsable de ce qu'il a fait mais pas de ce qu'on l'accuse.
Je l'ai vu prendre ses responsabilités.
Je peux te dire aussi que lors de l'aménagement de sa peine en France, si des conditions sont négociées, il les respectera bien plus que ne le ferait la plupart de nos concitoyens. C'est un vrai pompier.
A Chouette8 :
Le seul problème est qu'ils sont jugés à charge.
Le colonel Mahamat qui a apporté des enfants de Tinné en présence du maire est libéré et ne reconnaitra jamais qu'il a déclaré que ces enfants étaient orphelins et du Darfour.
Le Sous-préfet Abdoulaye Boulama, qui a témoigné en français sur reporter France inter que le mensonge des familles témoignera dans le sens de la rue…
Les témoins divers devant rester sur place ne prendront aucun risque pour les défendre.
Les accusés disent dès qu'ils en ont l'occasion que leurs preuves n'intéressent pas la justice !
Si un jour tu as une amende parce que le gendarme n'a pas vu que tu portais ta ceinture cachée sous le revers de ton manteau, je ne dirais pas que ce serait normal que tu payes la moitié (de l’amende). Je suis pour que tu ne payes rien.
Pareil pour eux. Qu’ils soient jugés pour ce qu'ils ont commis.
A bernardin :
Super boulot fait par les humanitaires au Tchad principalement avec 240 000 réfugiés dans des camps et 200 000 déplacés. Tout ce surplus de population venant des zones de conflit du Darfour déversé dans une région pauvre et sous conflit du Tchad.
Pour être précis 80 ONG qui sont financées essentiellement par les fonds de l'UNICEF, HCR, PAM pour l'ONU et ECHO pour l'Europe. La plus grosse opération humanitaire sur le long terme (4 ans déjà et combien à suivre).
Je te rejoins sur la suite de ton propos, car la virulence des propos de la porte parole du HCR (Annette Rehr) démontre à quel point ils étaient sensibles à ce que personne ne vienne perturber les activités en cours. Le premier jour de l'arrestation elle a déclaré qu'ils étaient tous Tchadiens et avaient des parents.
Manifestement tu fais partie des coupeurs de tête, tu peux te rendre utile en pétitionnant au
http://africa-diaspora.com/tinc?key=09WG5su5&formname;=Rafle_des_Noirs
Pour les non coupeurs de tête vous avez le http://www.lapetition.com/sign1.cfm?numero=1427
A mesnilais :
concernant les familles :
Les familles françaises sont en cours d'audition par la PJ et la gendarmerie au sujet du "détournement des lois françaises sur l'adoption". Tout doit être fini pour la mi janvier. Sur les 256 ayant financé la logistique de l'opération, 150 savaient qu'elles n'auraient pas d'enfant à accueillir, 103 s'étaient préparées à accueillir légalement les enfants. A ce jour seulement 4 sont sur le point de poursuivre en justice ADZ(Arche De Zoé). Elles se positionnent comme ayant versé de l'argent pour recevoir un enfant.
Si tu veux savoir la position des familles, c'est sur le site du COFOD !
Toutes les autres réponses à tes sentences sont dans mes précédentes interventions. Tu peux les lire si cela t'intéresse. Si tu veux savoir ce que les inculpés disent voir mon adresse plus bas, je t'envoi les courriers.
Si tu souhaites simplement déverser du fiel, je ne peux rien pour toi a part de te proposer un peu d'hepatoum chez le pharmacien.
Encart de mesnilais
Récit
Eric Breteau : sa vie avant le Tchad
LE MONDE | 20.12.07 | 15h03 • Mis à jour le 20.12.07 | 20h36
ric Breteau, fondateur de l'Arche de Zoé, est sorti de l'anonymat le 25 octobre, jour de son arrestation à Abéché, dans l'est du Tchad. Accusé de tentative d'enlèvement d'enfants, il est jugé à partir du vendredi 21 décembre à N'Djamena, avec cinq autres Français membres de son association et quatre intermédiaires africains.
L'itinéraire d'Eric Breteau commence pourtant bien loin de l'Afrique. En l'an 2000, agent commercial en région parisienne, âgé de 30 ans, il vendait du matériel de bureau et des fournitures industrielles. Marié très jeune et père de trois enfants, il habitait Rueil-Malmaison, dans l'appartement de fonction de son épouse, gérante d'une maison de retraite. Pour donner plus de relief à sa vie rangée, il décide un jour de devenir pompier volontaire, à Argenteuil, non loin de chez lui. Là, il découvre l'aide d'urgence, la solidarité, la camaraderie. Parallèlement, il développe une autre passion : les voitures tout-terrain. Il s'achète un 4×4 pour faire des raids dans la nature avec ses amis pompiers et d'autres amateurs rencontrés sur Internet.
A l'époque, sous la pression des écologistes et des élus locaux, les "quatre-quatreux", comme ils s'appellent entre initiés, voient leur terrain de jeu se rétrécir partout en France, et ils n'arrivent pas à contre-attaquer, faute d'organisation. Eric Breteau décide alors de créer de toutes pièces une fédération nationale. Les petits clubs de 4×4 éparpillés dans toute la France découvrent ses talents d'orateur, son pouvoir de conviction, sa capacité à surmonter les obstacles. Grâce à une campagne sur Internet et à un périple dans toute la France, il devient en 2001 le premier président de la nouvelle Fédération française du 4×4, forte de 1 500 adhérents.
Eric Amiel, membre de la fédération et patron d'une agence de relations publiques parisienne, se souvient d'un homme fort, déterminé, mais qui savait aussi rire et s'amuser : "Il a compté pour moi. Quand il sera libéré, je le reverrai avec plaisir." André Nicollo, retraité de France Télécom et amateur de randonnées en 4×4, reconnaît les qualités d'Eric Breteau, mais se souvient aussi de son appétit de pouvoir, de son obstination implacable et de son talent pour écarter les rivaux : "On s'est vite aperçus que ce serait un chef de droit divin."
La transition de ce pompier tout-terrain vers l'humanitaire se fait naturellement : quand les clubs de 4×4 voyagent dans un pays du tiers-monde, ils en profitent pour monter des missions en faveur des populations locales. Désormais, de nombreux tour-opérateurs ajoutent à leurs "raids-aventure 4×4" un volet humanitaire.
Dès 2002, la fédération crée le programme "SOS 4×4" et fait ses premières armes en France, en aidant les victimes des inondations dans le Gard, puis les équipes de nettoyage de la marée noire en Gironde. Elle soutient aussi de petites actions au Maghreb, sous le nom de Solidarité 4×4.
Quand le tsunami frappe l'Asie du Sud-est, en décembre 2004, Eric Breteau est mûr pour franchir le pas. Il part pour l'Indonésie, entraînant avec lui plusieurs membres de sa fédération. L'un d'entre eux, Yves de la Kéthule, informaticien belge vivant en France, propose à sa fille Axelle de l'accompagner, car elle est infirmière-puéricultrice. Elle restera plusieurs mois en Indonésie avec Eric Breteau. Dès le jour du départ, à l'aéroport, elle a l'occasion d'apprécier sa puissance de conviction : "Mon père et moi n'avions pas de visa pour l'Indonésie, on nous a interdit d'embarquer. Eric est allé parler aux officiels de l'aéroport, il a montré des lettres prouvant que nous étions en mission humanitaire, et nous avons pu prendre l'avion."
Sur place, tenu à l'écart par les grandes organisations non gouvernementales (ONG), Eric Breteau se lance dans l'aide des populations laissées à l'abandon le long des routes. Très affecté par le spectacle de la détresse et de la souffrance, il s'installe, et crée sa propre petite ONG, L'Arche de Zoé, en s'appuyant financièrement sur la Fédération 4×4, puis sur ses amis pompiers du Val-d'Oise. Il devient humanitaire à plein temps, délaisse ses autres activités, se sépare de son épouse.
Axelle de la Kéthule affirme que l'équipe a fait du bon travail : "Avec du matériel de l'Organisation mondiale de la santé, nous avons monté un petit dispensaire. Eric a coordonné la construction d'abris en bois, et accompli des tas d'autres tâches concrètes." Fin 2005, L'Arche de Zoé réussit à envoyer un enfant blessé en France, pour qu'il se fasse opérer.
Axelle se souvient aussi de leurs relations difficiles avec les grosses ONG : "Un jour, j'ai assisté à une réunion d'experts sur le problème des puits dans un camp de réfugiés. J'ai découvert qu'aucun n'était allé sur place, c'est moi qui ai dû leur expliquer. Avec Eric, on se demandait comment ils arrivaient à accomplir si peu de choses avec autant de moyens." Eric Breteau fera plusieurs séjours en Indonésie en 2005 et 2006, soit en indépendant, soit en se raccrochant à des opérations plus importantes. C'est là qu'il rencontre Emilie Lelouch, une jeune ambulancière humanitaire française, par ailleurs artiste de cirque et organisatrice de tournées artistiques. Très vite, Emilie et Eric deviennent inséparables.
En 2007, les victimes du tsunami sont passées de mode. Eric Breteau, qui va avoir 37 ans, part à la recherche d'une nouvelle cause. Ce sera le Darfour, cette province du Soudan où, selon certains groupes de pression, un immense génocide est en cours. Après un voyage de reconnaissance, il imagine une aventure inédite : l'exfiltration semi-clandestine vers la France d'orphelins du Darfour, via le Tchad voisin.
Pour lui, l'existence du génocide est une certitude, et tous ceux qui en doutent sont complices. Plus question de dépendre des grandes ONG, L'Arche de Zoé devra maîtriser toute l'opération. Eric peut compter sur l'aide d'Emilie, d'une quarantaine de militants recrutés sur Internet et parmi ses voisins, ainsi que sur le réseau informel des secouristes du Val-d'Oise.
Au début, Eric Breteau imagine un projet fou : transporter dix mille orphelins, qui seront répartis dans des familles d'accueil en Europe et aux Etats-Unis. Il réussit à entraîner dans leur rêve des associations telles que Sauvez le Darfour, puis à convaincre des centaines de familles françaises de verser près de 550 000 euros pour financer l'opération. Quelques unes sont effrayées par l'esprit dominateur et le goût du secret d'Eric Breteau, mais la plupart sont séduites par son charisme, sa capacité d'écoute et son optimisme. Il obtiendra même 1 000 euros de la municipalité du Touquet, par l'entremise d'un pompier de la ville.
Très vite, il s'aperçoit qu'il faut redimensionner l'opération : on passe de 10 000 enfants à 1 000, puis à 300. Au final, ils seront 103.
Yves Eudes
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La défense de L'Arche de Zoé veut plaider l'acquittement
La défense des membres de l'ONG L'Arche de Zoé, dont le procès s'ouvre vendredi 21 décembre, va plaider l'acquittement devant la Cour criminelle de N'Djamena. "L'évacuation d'enfants en danger est prévue par la Convention de Genève, sans qu'aucune responsabilité pénale ne puisse être retenue contre ceux qui les évacuent", a déclaré jeudi 20 décembre l'une des avocates des accusés, Me Céline Lorenzon. Cela suppose, reconnaît la défense, "que les enfants soient en danger et du Darfour", ce que l'accusation conteste.
D'après Me Gilbert Collard, les accusés doivent faire passer le message "qu'ils ne sont pas venus ici pour faire du mal", mais pour "appliquer la doctrine" du droit d'ingérence et "sauver des vies à n'importe quel prix".
Les avocats français, arrivés mercredi soir à N'Djamena, ont trouvé les accusés "fatigués mais combatifs". Les membres de l'ONG avaient annoncé le 8 décembre avoir entamé une "grève de la faim", mais la plupart se nourrissent malgré tout de soupes. Interrogés sur la poursuite de cette grève de la faim, les avocats français ont tenu des propos contradictoires. Pour Me Collard, "elle continue". Mais pour un de ses confrères, "la grève de la faim n'est plus une question, il faut qu'ils soient en forme pour le procès".
Jmar0 :
Mr Breteau n'est pas resté dans son fauteuil à regarder TF1 c'est sûr, cela est à peu près rendu dans les 5 premier chapitres.
Chapitre 6, j'ai moi-même utilisé ma tenue ou mon ordre de mission pour refuser de payer une taxe d'aéroport, j'ai obtenu un passeport en 2h pour partir en Haïti.
Chapitre 7 classique, une petite ONG est sous-traitante d'une grande ou quantité non significative.
Chapitre 8 et 9 tout à leur honneur sauf le coté association de malfaiteurs du commentaire.
Chapitre 10 Il a été oublié le passage par une grande ONG. Recruté pour ses connaissances de l'Indonésie, il démissionne car le poste est trop politique et pas assez opérationnel. (Un budget et pas besoin de revendiquer des locaux)
Hormis les contextes politiques du moment, cette forme d'ingérence a été pratiquée au Biafra il y a 40 ans, du Bengladesh 74 enfants ont été recueillis en France il y a 20 ans.
Chapitre 11 Le terme de génocide ne figure dans aucun des documents de ADZ. Ceci est plus un débat historique des fondateurs de MSF.
Ce chapitre mérite pour bien comprendre les acteurs une page d'explications.
Peut-être êtes-vous journaliste?
Lors du Tsunami, la presse n'ayant rien à ce mettre "sous la dent" durant les premières heures a utilisé des images en boucle sur plusieurs chaînes. J'ai joué la scène à leur demande.
Il y a des gens très bien, comme partout il y a de tout, ceux qui commentent sans savoir, ceux qui utilisent leur passé pour parler du présent, ceux qui restent très prés de l'aéroport dans les hôtels (sic), ceux qui s'aventurent sur les sites et enfin les forçats aventuriers qui n'ont rien de payé et se font marchander les photos ou documents qu'ils ont réalisé par les autres.
Merci pour l'article il me permet d'éclairer les personnes sous un autre angle.
Désolé cet un peu long mais c'est l'intégralité de la déclaration de Mr Breteau au tribunal.
(Comme la presse le triturera, le coupera, vous pouvez vous faire une idée !) :
Selon l'ordonnance du Juge d'Instruction en date du 07.12.07, (Pièce
A1) et l'arrêt de la Chambre d'Accusation en date du 12.12.07 (Pièce
A2), nous sommes accusés de :
- tentative d'enlèvement d'enfants en vue de compromettre leur état
civil,
- faux en écriture publique,
- grivèlerie
Je souhaite donc répondre point par point sur ces chefs d'accusations
en apportant les preuves nécessaires à la manifestation de la vérité
et en répondant à la Cour sur le fond et sur la forme.
En essayant d'être bref, je demande à la Cour de me laisser le temps
nécessaire pour présenter ces éléments dans leur intégralité.
A. L'ORIGINE DE L'OPERATION
Notre ONG a décidé depuis le début de l'année 2007 de venir en aide
aux enfants orphelins de la guerre au Darfour, en se basant sur :
- La déclaration universelle des Droits de l'Homme,
- La déclaration universelle des Droits de l'Enfant,
- La convention de Genève de 1951 sur les droits des victimes de
guerre (Pièce A3).
De 2002 à 2007, pas moins de 17 résolutions des Nations Unies
dénoncent et condamnent les crimes de guerre, les crimes contre
l'humanité et les massacres contre les populations civiles du Darfour.
Parmi ces populations civiles, les enfants orphelins sont les plus
vulnérables, mais tous sont menacés et plusieurs centaines de
milliers de civils innocents ont déjà péri.
Personne ne peut contester ces faits établis, ni contester
l'assistance légitime, nécessaire et indispensable à la survie des
enfants orphelins du Darfour.
La convention de Genève de 1951, ratifiée par la France et par le
Tchad, prévoit la possibilité d'offrir le droit d'asile à toute
personne qui est persécutée dans son pays, avec une protection
particulière pour les enfants orphelins.
La population du Darfour, dont les enfants orphelins, peut prétendre
au droit d'asile en France selon les termes de cette convention.
Avant le lancement de notre opération de sauvetage des orphelins du
Darfour, l'ensemble des autorités Françaises a été informée de
notre action et un réseau d'accueil d'urgence de plusieurs centaines
de familles a été constitué pour permettre la prise en charge des
enfants du Darfour.
Nous avons notamment informé :
- La Présidence de la République Française,
- le Ministère de l'Intérieur,
- le Ministère de la Justice,
- le Ministère des Affaires
Etrangères,
- l'ensemble des Députés et des Sénateurs,
- le Juge pour enfant de Reims - Vatry,
- plusieurs Conseils Généraux.
Nous avons également invité plusieurs journalistes afin de pouvoir
témoigner du sauvetage des orphelins du Darfour.
Plusieurs articles de presse ont été diffusés entre mai et juillet
2007 et un site Internet présente l'ensemble de l'opération
www.archedezoe.fr.
Cette opération humanitaire de sauvetage des orphelins du Darfour,
conforme au droit international et légitime par rapport à la
souffrance de la population du Darfour, ne peut certainement pas être
qualifiée de "secrète" ou de "clandestine" compte tenu de la très
forte communication réalisée avant le lancement des opérations sur le
terrain.
Après une première évaluation menée au Soudan, au premier semestre
2007, ayant mis en évidence l'impossibilité d'une opération
humanitaire efficace compte tenu des entraves délibérées du
Gouvernement Soudanais, notre opération a été lancée à partir du
Tchad à compter du 17.08.07 (et non pas du 16 avril comme le précise
l'arrêt de la Chambre d'Accusation du 12.12.07 en P3).
L'ensemble de nos équipes ont été enregistrées auprès des services
tchadiens de l'Immigration, et ont régulièrement obtenu les
autorisations de circuler auprès du Ministère de l'Intérieur et du
Gouvernorat de la région du Ouaddaï à Abéché, autorisations
contresignées par le Préfet en exercice de la ville d'Adré où nous
avons implanté notre première base d'accueil pour les orphelins du
Darfour. Toutes les Autorités étaient informées des activités de nos
centres d'accueil pour orphelins à Abéché et à Adré, et nous avons
suivi les procédures qui nous ont été indiquées par le Ministère de
l'Intérieur.
Aucune infraction ne peut donc nous être reprochée en matière
d'immigration ou de règle de circulation à l'Est du Tchad.
L'opération de sauvetage des orphelins du Darfour a été présentée en
France et au Soudan sous le nom de "l'Arche de Zoé" et réalisée au
Tchad, à la frontière soudanaise, sous le nom de "CHILDREN RESCUE"
pour d'évidentes raisons de sécurité à l'égard des services de
Sécurité Soudanais qui pouvaient menacer à tout moment nos équipes
comme les enfants.
L'ensemble de nos équipes ont été sensibilisées aux enjeux de
sécurité et appelées à la plus grande discrétion tout au long de la
mission afin de ne pas éveiller les Services de Renseignement
Soudanais.
Pour ces mêmes raisons de sécurité nous avons fait le choix de la
confidentialité vis-à-vis de nos personnels locaux, de nos
partenaires Onusiens et autres ONG ainsi que des représentants des
autorités locales, afin d'éviter toute fuite d'information qui aurait
pu mettre en danger la mission.
Par ailleurs, le changement de nom de notre organisation n'est ni un
délit ni une infraction ! Et en tout état de cause avait fait l'objet
d'un procès verbal d'assemblée générale permettant ce changement.
(Pièce A13)
Ce choix stratégique nous a été confirmé tout au long de la mission
par la peur perceptible et permanente exprimée par nos personnels
locaux vis-à-vis des Services de Sécurité Soudanais, notamment pour
notre équipe d'Adré à la frontière Soudanaise.
Nombre de nos personnels tchadiens se disaient épiés ou surveillés et
nous disaient régulièrement craindre de "prendre une balle dans la
tête" par des Soudanais voyant d'un mauvais œil notre aide à la
population du Darfour.
Lors de l'implantation à Abéché et à Adré de nos centres d'accueil
pour les enfants orphelins du Darfour, après les déclarations d'usage
auprès des services du Préfet et de la Sécurité Publique, nous avons
reçu le soutien logistique et technique du HCR (fourniture de tentes,
de groupe électrogène et de matériel radio), de l'UNICEF (fourniture
de laits et de produits de nutrition pour les enfants) et de l'OMS
(fourniture de médicaments).
L'ensemble des agences Onusiennes venait régulièrement visiter nos
bases pour évaluer le bon accueil et la bonne prise en charge des
enfants orphelins du Darfour.
Notre équipe médicale, composée d'un excellent plateau technique,
assurait également les consultations médicales pour l'ensemble du
personnel du HCR. L'hôpital d'Abéché, la base militaire française,
MSF ou encore IRC ont également fait appel aux compétences de notre
équipe médicale pour les cas graves ou pour organiser des évacuations
aériennes grâce à notre avion.
Nos activités d'accueil des enfants orphelins du Darfour ont été
organisées au grand jour et à la connaissance de tout le monde :
autorités, population, ONG et partenaires Onusiens.
Personne n'a jamais contesté notre action ni émis le moindre doute
sur l'origine soudanaise des enfants présents dans nos centres.
Nous n'avons commis aucune infraction ni porté de nuisance ou de
préjudice à qui que ce soit dans le cadre du déroulement de nos
opérations et de l'assistance que nous avons portée aux enfants.
B- SUR L'ORIGINE DES ENFANTS
Le Juge d'Instruction déclare en page 4 de son ordonnance : "les
parties civiles et témoins déclarent à l'unanimité que les membres de
CHILDREN RESCUE leur avaient demandé les enfants des parents pauvres
et non des orphelins de père et de mère du Darfour".
La Chambre d'Accusation en conclut que "ce sont les promesses de
meilleures conditions d'éducation et de soins miroités par CHILDREN
RESCUE qui avaient persuadés les parents à leur confier leurs
enfants", et que "c'est en profitant de cette garde momentanée que
les membres de l'Arche de Zoé ont tenté de déplacer les enfants
clandestinement en France".
Ces conclusions du Juge d'Instructions et de la Chambre d'Accusation
sont fausses et erronées pour plusieurs raisons :
- Le Juge d'Instruction ne peut pas dire qu'à l'unanimité les témoins
ont déclarés que CHILDREN RESCUE avaient demandé les enfants des
parents pauvres alors que :
1. Le procès-verbal de déposition du 21.11.07 de Moctar Fadoul Ahmat
précise qu'Eric BRETEAU avait envoyé une mission à Tinné, Soudan pour
rechercher les enfants soudanais orphelins de père et mère.
2. Le procès-verbal de déposition du 21.11.07 de Habiba Mahamat
Malloum précise "l'ONG nous a dit qu'ils allaient prendre en charge
les enfants en danger orphelins du Soudan".
3. Le procès-verbal de déposition du 21.11.07 du Mahamat ERITERO
précise "quand nous somme partis à Tinné, le chef de mission a dit
qu'il voulait des orphelins de père et de mère de Tinné Soudan".
4. Lors des confrontations, le Sous-préfet de Tinné, la Maire de Tinné
et le Secrétaire Général de la Mairie de Tinné ont Tous confirmé avoir
reçu M. Mahamat ERITERO qui leur a déclaré rechercher des orphelins
de père et mère originaires du Soudan.
5. Le PV de déposition du 25 octobre de NIDJERE DJONOUMA, en qualité
de Représentant des traducteurs de CHILDREN RESCUE précise que
CHILDREN RESCUE a dit que son but était de s'occuper des orphelins du
DARFOUR, uniquement Soudanais, qui n'ont pas de proches parents pour
leur venir en aide. Elle a également précisé : « la plupart, de ces
enfants viennent de WADICON, SISSI, GARAI, ECCENIMIA, etc. Ils ont
souvent conduits par les chefs de village ou les chefs do canton qui
disent les confier définitivement les orphelins à CHILDREN RESCUE.
6. Le procès-verbal de confrontation du 03.12.07 précise "c'est,
vrai, Mahamat ERITERO a dit à Eric que ces enfants étaient orphelins
du Darfour".
7. Les enregistrements vidéo démontrent que CHILDREIM RESCUE a
seulement recherché des enfants orphelins du Darfour pour les prendre
en charge définitivement et n'a jamais demandé à quiconque des
enfants tchadiens de parents pauvres en faisant miroiter une
éducation. Les enregistrements vidéo démontrent également que les
enfants pris en charge par CHILDREN RESCUE ont été amenés de la
région de Tinné Soudan par M. Mahamat ERITERO et de la région d'Adré
par M. Souleyman Ibrahim et que tous les deux ont présenté les
enfants à CHILDREN RESCUE comme des orphelins du Darfour.
PRESENTATION DE LA VVIDEO
Matériel : 1 PC avec lecteur de DVD
1 DVD du film
ENCEINTES
1 BARCO
1 DRAP BLANC (+ patafix)
Nous sommes donc surpris, qu'après tous ces témoignages, le Juge
d'Instruction puisse conclure qu'à l'unanimité des témoins nous
recherchions "des enfants tchadiens de parents pauvres" alors que
notre action en faveur des enfants orphelins du Darfour est évidente.
C. SUR LE TEMOIGNAGE DE SOULEYMAN IBRAHIM
Mr Souleyman Ibrahim, en qualité de chef de village soudanais, a été
le principal intermédiaire de CHILDREN RESCUE dans la région d'Adré
au Tchad et la région de Wadicon au Soudan.
Après avoir fait sa connaissance, il lui a été expliqué que CHILDREN
RESCUE recherchait des orphelins de père et de mère originaires du
Darfour afin de les prendre en charge définitivement.
En septembre et octobre 2007, M. Souleyman Ibrahim nous a amené de
nombreux enfants à la base d'Adré. Un bon nombre d'enfants présentés
comme tchadiens ou ayant encore une famille proche pour s'occuper
d'eux n'ont pas été acceptés par notre équipe et sont retournés dans
leur village.
Les seuls enfants que M. Souleyman nous a confiés définitivement sont
ceux qu'il nous a présentés comme orphelins du Darfour. Pour chacun
des enfants, Souleyman donnait des précisions sur l'histoire de
l'enfant, la localisation de son village au Darfour ainsi que les
conditions de la mort des parents. Lorsque Souleyman revenait
quelques jours plus tard avec d'autres enfants, nous lui reposions
des questions sur les enfants précédemment amenés et il confirmait à
chaque fois les mêmes détails.
Les enregistrements vidéo confirment ces faits mais malgré cela M.
Souleyman, dans sa déposition du 22.11, nie les faits et déclarent
que "les blancs lui ont demandé des enfants tchadiens de parents
démunis".
Les interprètes de CHILDREN RESCUE à Adré, Mme NIDJEME, Mme HABIBA,
M. MAHMOUD et M. ZAKARIA ont confirmé dans leur déposition que les
consignes de CHILDREN RESCUE étaient bien de prendre en charge les
orphelins du Darfour et peuvent contredire les propos de Souleyman
puisque ce sont eux qui l'ont chaque fois accueilli sur la base
d'Adré. Les enregistrements vidéo suffisent à eux seuls à démontrer
les propos mensongers de M. Souleyman Ibrahim.
Enfin, il faut ajouter que les propos de M. Souleyman ont été
contredits lors de la confrontation du 03.12.07 et que :
- Le 02.12.07 lors de son arrivée à là Maison d'Arrêt de N'Ndjamena M.
Souleyman a déclaré aux Gendarmes DIAZ KOLADOL et Mahamat Saleh qu'il
avait bien présenté les enfants à CHILDREN RESCUE comme des orphelins
du Darfour.
- Le 04.12.07, M. Souleyman a déclaré à M. SININE AMADOU, Maire de la
ville de Tinné, et détenu dans la même prison, qu'il avait menti au
Juge d'Instruction sur l'origine des enfants à la demande du
gouverneur d'Abéché. Peut-être a-t-il eu peur d'être renvoyé au
Soudan et condamné à mort ?
- Le 05.12.07, M. Souleyman a déclaré à l'avocat de Me PADARE en
visite à la prison, qu'il avait menti aux français en présentant des
enfants tchadiens comme des orphelins du Darfour à la demande même
des familles des enfants, qui savaient que nous ne prenions en charge
que des orphelins du Darfour, et qui ont profité de l'origine
soudanaise de Souleymane pour lui demander de nous présenter les
enfants comme des orphelins soudanais.
- Le 08.12.07, M. Souleyman a déclaré à plusieurs personnes qu'en
réalité la plupart des enfants qu'il nous a confiés sont bel et bien
d'origine soudanaise.
A ce jour, le doute persiste donc sur la réelle origine des 63
enfants que M. Souleymane Ibrahim a confiés à CHILDREN RESCUE, et lui
seul connaît la vérité.
Par ailleurs, il est noté dans la déposition de M. Souleyman que les
22 enfants amenés par le chef HACHIM sont bien des orphelins
soudanais.
D. SUR LE TEMOIGNAGE DE MAHAMAT ERITERO
Selon le procès verbal d'audition du 21.11.07, monsieur Mahamat
ERITERO déclare en préambule : « je ne connais rien de cette
affaire ».
Puis au fur et à mesure de l'interrogatoire, il déclare qu'il a
effectué une mission de quatre jours pour CHILDREN RESCUE.
Il précise alors que lorsqu'il est parti à Tinné en mission pour
CHILDREN RESCUE : « le chef de mission a dit qu'il voulait des
orphelins de père et de mère de TINNE SOUDAN ».
Et il conclut sa déposition en expliquant qu'au moment précis où les
membres de CHILDREN RESCUE transportaient les enfants vers l'aéroport
le matin du 25.10.07, donc avant même leur arrestation, il était déjà
au commissariat de police par rapport au problème de ces enfants.
M. Mahamat ERITERO peut donc difficilement faire croire qu'il «ne
connaît rien dans cette affaire» et de nombreux doutes émanent de ses
déclarations.
M. Mahamat ERITERO déclare qu'il n'a fait que suivre M. Moctar
Fadoul dans la mission de Tinné et qu'il n'a pas pris part directement
à la recherche des enfants. Or, les témoignages le contredisent :
* le sous préfet de Tinné, le maire de Tinné, le secrétaire général de
la mairie de Tinné ainsi que Moctar Fadoul ont tous déclarés lors de
leurs auditions et lors des confrontations que c'est bien M. Mahamat
ERITERO qui s'est présenté aux autorités et aux communautés de Tinné
au nom de CHILDREN RESCUE pour rechercher des réfugiés soudanais
orphelins do père et de mère.
Les enregistrements vidéo démontrent qu'au retour de la mission de
Tinné, c'est bien M. Mahamat ERITERO qui présente les enfants à
CHILDREN RESCUE comme des orphelins du Darfour.
Les témoignages de Mahamat Dogoth et Moctar Fadoul confirment
également que M. Mahamat ERITERO à bien confié les enfants à CHILDREN
RESCUE en les présentant comme orphelins de père et de mère
originaires du Darfour.
Les différents témoignages des parties civiles confirmant que c'est
bien Mahamat ERITERO qui s'est adressé aux populations de Tinné en
langue zagawa pour éviter toute erreur de traduction, et qu'il avait
bien pour mission de rechercher des orphelins du Darfour.
Enfin, la déposition de Mahmat ERITERO du 21/11 précise : « les
parents des enfants nous ont fait savoir que ce sont des enfants de
TINE SOUDAN. Au début ces parents étaient au SOUDAN mais les
événements ont fait qu'ils se sont déplacés à TINE TCHAD ».
Mahamat ERITERO était donc réellement le principal intermédiaire de
CHILDREN RESCUE avec la communauté de Tinné, il avait reçu pour
mission de rechercher des orphelins de père et de mère originaires de
Tinné Soudan. Il est revenu à Abéché en présentant à CHILDREN RESCUE
15 enfants qu'il a déclaré orphelins du Darfour. Si la preuve devait
être apportée que les enfants ne sont pas des orphelins du Darfour,
ou si, comme le déclare Halimé Mahamat dans sa déposition du
20.11.07, ces enfants ont été « volés » dans leur maison en l'absence
de leur famille, il convient alors de rechercher la responsabilité de
Mahamat ERITERO pour séquestration et /ou enlèvement d'enfant en vue
de compromettre leur état civil en lieu et place de CHILDREN RESCUE.
E. SUR LA COMPROMISSION DE L'ETAT CIVIL DES ENFANTS
Les procès - verbaux d'auditions des parties civiles des 20.11,
21.11, 22.11 et 30.11.07, auxquelles il faut préciser que les avocats
de la défense n'ont pas eu le droit d'assister, tous ces procès -
verbaux précisent que les prétendues familles ont confié leurs
enfants à M. Mahamat ERITERO à Tinné où à M. Souleyman Ibrahim dans la
région d'Adré, mais toutes ces familles reprochent aux "blancs" de
les avoir trompé ou d'avoir enlevé leurs enfants alors qu'elles n'ont
jamais rencontré ces "blancs". Elles n'accusent pas l'intermédiaire
qu'elles ont vu, mais les "blancs" qu'elles n'ont jamais rencontrés.
Un exemple éloquent dans le procès-verbal d'audition de KAMISSA ADAM
DAOUD du 21.11.07 /
* Question au Témoin "Qu'est ce que les membres de l'ONG vous ont
dit ?"
* Réponse du Témoin : "Je n'ai même pas vu les membre de l'ONG".
* Question suivante au Témoin : "Les enfants ont été présentés à
l'ONG comme orphelins du Darfour, qu'en dites vous ?".
* Réponse du Témoin : "Les blancs sont des voleurs et des menteurs".
Comme explique précédemment, et comme l'ont montré les vidéos, M.
Mahamat ERITERO et M. Souleyman Ibrahim ont présenté les enfants à
CHILDREN RESCUE comme des orphelins du Darfour.
S'il y a parmi eux des enfants tchadiens non orphelins cela signifie
que ce sont M. Mahamat ERITERO et M. Souleyman qui, en mentant à
CHILDREN RESCUE, ont eux même compromis et falsifié l'état civil des
enfants.
Si comme l'a prétendu M. Souleyman Ibrahim se sont les familles qui
lui ont demandé de mentir en nous présentant des enfants tchadiens
comme des orphelins du Darfour, alors ce sont ces familles qui ont
compromis l'état civil de leurs propres enfants.
Dans les deux cas, CHILDREN RESCUE a accueilli des enfants qui ont
été présentés par Mahamat ERITERO et Souleyman Ibrahim comme des
orphelins du Darfour. S'il y a eu mensonge ou tromperie sur l'état
civil de certains enfants, ce n'est pas la faute de CHILDREN RESCUE
mais bel et bien de Mahamat ERITERO et Souleyman Ibrahim.
Enfin, pour être complet sur ce sujet, il faut préciser qu'aucun des
120 personnels tchadiens de CHILDREN RESCUE, qui discutaient avec les
enfants dans leur langue, ni aucun des partenaires Onusiens qui
visitaient régulièrement nos bases, n'ont alerté le chef de mission
d'un moindre doute sur l'origine soudanaise des enfants pris en
charge par CHILDREN RESCUE. S'il y a eu mensonge ou supercherie, ce
ne sont pas les expatriés français, qui ne parlent ni le Massalit ni
le Zagawa, qui pouvaient s'en apercevoir.
F. SUR LA TENTATIVE CLANDESTINE D'ENLEVEMENT
C'est sur le point précis que repose toute cette affaire et qui a
provoquée cette cabale politico - médiatique contre les 6 blancs de
CHIDREN RESCUE. Alors il convient de détailler les événements :
- de mai à octobre 2007, nous avons largement communiqué en
France sur notre opération de sauvetage des orphelins du Darfour, que
ce soit auprès des plus des hautes autorités Françaises ou du réseau de
familles d'accueil.
- Nos opérations sur le terrain, à l'Est du Tchad, pour rechercher
et regrouper des enfants orphelins de Darfour ont commencé le 17.09
avec toutes les autorisations de circulation nécessaires pour nos
équipes. L'objectif de cette opération était de sauver au moins 1000
orphelins du Darfour sur une période maximum de 2 ans.
- Le 19.10 nous avons décidé d'une première évacuation de 103
enfants orphelins du Darfour. Je rappelle qu'à cette date aucun doute
n'existait sur la nationalité soudanaise des 103 enfants et que
personne ne pouvait imaginer les mensonges de MAHAMAT ERITERO et
Souleyman IBRAHIM ; ainsi que peut-être aussi les mensonges de
certaines familles.
- Le 21/10, notre bureau à Paris a affrété un avion de type Boeing
757 pour permettre le transport des 103 enfants vers la France. En
fonction du planning de la compagnie aérienne, la date de l'opération
a été fixée au 25 octobre 2007. Selon le plan de vol qui nous s été
communiqué, l'avion devait arriver le 24 au soir à N'Djamena, puis
arriver Abéché le 25/10 à 7h30 du matin pour redécoller à 10h à
destination de Reims-Vatry en France.
- Le 23/10, la compagnie nous a transmis par émail le plan de vol
avec les horaires ainsi que la copie de l'autorisation de vol
délivrée le 22/10 par le ministère tchadien des transports aériens.
- Le 23/10, l'avocat de CHILDREN RESCUE en France nous a de
nouveau confirmé par émail la légalité de notre opération
d'évacuation d'orphelins de Darfour vers la France, dans un courrier
daté et signé que nous joignons au dossier. (Pièce Ail)
- Toujours le 23/10Je me suis personnellement rendu a l'aéroport
d'abéché pour remettre la copie des documents du vol au directeur de
l'ASECNA de l'aéroport d'abéché. Celui-ci m'a indiqué qu'il allait
informer la gendarmerie et la police de l'aéroport et il m'a demandé
de préparer un manifeste de vol avec la liste des passagers pour se
présenter au service de police et d'immigration au moins une heure
avant l'embarquement.
- Dans un courrier du 27/10, le directeur de l'ASECNA confirme
bien la remise des documents de vol le 23/10 et confirme avoir
prévenu la brigade de gendarmerie ainsi que la police de l'aéroport
de notre EVASAN du 25/10 avec un avion gros porteur.
Les autorités tchadiennes étaient donc informées parfaitement de
notre opération aérienne, et tous savaient que CHILDREN RESCUE
prenait en charge dans ses centres des enfants orphelins du Darfour,
tous savaient donc que notre évasan concernait des orphelins du
Darfour.
Entre le 23/10 et le 25/10, aucune autorité ne nous a demandé
d'autres informations ou d'autres documents pour compléter la
procédure en cours.
- dans ce même courrier du 27/10, le directeur de l'ASECNA
confirme que l'avion Boeing 757 a atterri sur l'aéroport d'abéché le
25/10 à 7heures 33mn du matin.
- le 25/10, en France, l'ensemble du réseau des familles d'accueil
était réuni à l'aéroport Reims-Vatry pour accueillir les enfants
orphelins du Darfour. Les médias étaient sur place pour filmer
l'événement. Le Préfet de Reims ainsi que les gendarmes étaient
également présent à l'aéroport d'arrivée dans le cadre de cette
EVASAN d'orphelins du Darfour.
A ce stade de l'opération, personne ne peut prétendre à une
opération "clandestine", à une opération « d'enlèvement » ou à une
opération de "vol d'enfant tchadiens".
C'est en toute bonne foi et dans un but purement humanitaire que nous
avons préparé l'évacuation vers la France d'enfants orphelins de la
guerre du Darfour.
Nous n'avons commis aucun crime répréhensible et avons organisé cette
opération d'évacuation d'enfants victimes de guerre en notre âme et
conscience dans le seul et unique but de leur permettre d'obtenir le
droit d'asile dans un pays en paix.
Nous rejetons catégoriquement les accusations d'enlèvement et
regrettons d'avoir été victime des mensonges de Mahamal ERITERO et de
M. Souleyman Ibrahim qui ont présenté comme orphelins du Darfour des enfants qui
sont peut être tchadiens.
G. SUR LE FAUX EN ECRITURE PUBLIQUE
L'arrêt de la Chambre d'Accusation du 12/12 précise en page 6 que
l'ONG s'est rendu coupable de faux en écriture publique en présentant
les attestations, signées par M. Souleyman, certifiant que les
enfants sont des orphelins de père et mère originaires du Darfour
alors que M. Souleyman Ibrahim nie avoir signé une quelconque
attestation, ni même avoir jamais vu ce papier à Adré.
Une fois encore, cette accusation repose sur des mensonges de M.
Souleyman Ibrahim, qui peuvent facilement être démontrés par les
vidéos et les photos de M, Souleyman entrain de remplir et de signer
ces attestations, comme à chaque fois qu'il se présentait à la base
d'Adré de CHILDREN RESCUE pour confier des enfants.
Il faut préciser aussi que CHILDREN RESCUE a toujours mené son
opération avec la volonté d'évacuer vers la France des orphelins du
Darfour et que pour ce faire en toute légalité, pour permettre aux
enfants d'obtenir le droit d'asile en France, il était impératif que
les chefs de villages qui nous confient des enfants orphelins
rédigent des attestations pour certifier leur état civil.
M. Mahamat ERITERO précise dans sa déposition du 27/10 que lorsque
l'ONG l'a envoyé en mission à Tinné Soudan.
Je cite : "Avant de partir, ils nous ont donné des documents imprimés
en Français et en Arabe pour faire signer les familles ou chefs de
race qui acceptent de confier leurs enfants à cette ONG. C'est ainsi
que certains ont signé..."
Ces propos sont également confirmés par la déposition du Maire de
Tinné du 30.10.07.
Nous rejetons donc catégoriquement cette accusation de "Faux en
écriture publique" qui n'est basé que sur un autre mensonge de M.
Souleyman Ibrahim.
H. SUR LA GRIVELERIE
L'arrêt de la Chambre d'Accusation du 12.12.07 reproche à l'ONG des
faits de grivèlerie en accusant celle-ci d'avoir "occupé des chambres
à Adré et à Abéché et utilisé des véhicules sachant bien être dans
l'impossibilité de payer".
L'arrêt précise que : "Eric BRETEAU parle d'un chèque de 17 milliards
pour régler les frais alors que le solde de leur compte est de
123.085 F.CFA". Et que cela constitue donc la grivèlerie.
En réponse à cette accusation je fournis à la Cour une copie des
relevés de compte de notre ONG qui précisent un solde créditeur de
80705 euros.
Nous disposions du budget nécessaire pour cette opération et n'avons
jamais engagé de dépenses que nous serions dans l'impossibilité de payer.
Nos personnels et nos locations de maisons ont été payés d'avance
jusqu'à la fin du mois d'octobre ce qui est totalement contradictoire avec cette
accusation de grivèlerie.
L'arrêt de la Chambre d'Accusation évoque un soi-disant chèque de 17
milliards de francs CFA, ce qui est un peu exorbitant pour des locations de chambres et de voitures, alors qu'en réalité Eric BRETEAU a remis à M. Hassan Adoum le 25/10 au matin un chèque de 17.600.000 F.CFA pour payer en fin de mois les locations de
voiture, plus 2.000.000 de F. CFA en espèces pour régler les dépenses
courantes ainsi que les deux personnels salariés qui n'avaient pas
touché leur salaire, car ils étaient absents à ce moment.
M. Hassan Adoum prétend dans sa déposition avoir rendu ce chèque et
ces espèces à Eric BRETEAU alors que celui-ci était déjà en détention au
Commissariat d'Abéché.
C'est non seulement faux, mais ne constitue de toute façon aucun acte de grivèlerie.
Si à la fin du mois d'octobre quelques factures restent impayées,
nous le regrettons vivement mais c'est en fait dû à l'emprisonnement
de l'équipe de CHILDREN RESCUE à partir du 25/10, conjugué au blocage
des comptes bancaires par les Autorités Françaises,
Nous rejetons catégoriquement ces accusations de grivèlerie, car nous
avions le budget disponible et avons toujours honoré nos dépenses,
souvent même par avance, avant que nous soyons paralysés dans notre
action par les Autorités Tchadiennes et Françaises.
EN CONCLUSION GENERALE,
Je rappelle que nous n'avons jamais compromis l'état civil des
enfants et que nous en avons apporté la preuve et démontré les
mensonges de Mahamat ERITERO et de SOULEYMAN IBRAHIM.
Je rappelle que nous n'avons Jamais commis d'enlèvement clandestin
d'enfant et que nous avons apporté la preuve que les autorités
tchadienne étaient informées de notre opération 2 jours avant sans
demander plus d'explication.
Je rappelle que nous n'avons jamais commis de faux en écritures
publique ni d'acte de grivèlerie et que nous avons apporté la preuve
des propos mensongers à l'origine de ces accusations.
menislais de nouveau :
Vendredi 21 décembre 2007
Arche de Zoé : qui sont les six Français retenus au Tchad ?
LE MONDE POUR MATIN PLUS | 06.11.07 | 06h49 • Mis à jour le 06.11.07 | 08h09
Après le voyage éclair de Nicolas Sarkozy au Tchad, dimanche, qui a permis de rapatrier les trois journalistes français et les quatre hôtesses de l'air espagnoles arrêtés dans le cadre de l'affaire de l'Arche de Zoé, il reste six ressortissants français – plus trois navigants espagnols, un pilote belge de 74 ans, Jacques Wilmart, et quatre Tchadiens – aux mains de la justice tchadienne.
L'accord franco-tchadien de 1976
Article 29 : "Si l'une ou l'autre partie en fait la demande, tout ressortissant de l'un des deux Etats condamné à une peine d'emprisonnement sera, sous réserve de son consentement, remis aux autorités de l'Etat dont il est ressortissant."
Article 30 : "Sont décidés, selon la législation de l'Etat où la peine est exécutée, sur avis de l'Etat dont relève la juridiction de condamnation, les réductions, ajournements, libérations et modalités d'exécution des peines."
Article 32 : "La grâce et l'amnistie sont de la compétence de l'Etat dont relève la juridiction de condamnation."
Article 43 : "Les parties s'engagent à se livrer réciproquement (…) les individus qui, se trouvant sur le territoire de l'un des deux Etats, sont poursuivis ou condamnés par les autorités judiciaires de l'autre Etat."
Article 44 : "Les parties n'extradent pas leurs nationaux respectifs", mais "la partie requise s'engage à poursuivre ses propres nationaux qui ont commis sur le territoire de l'autre Etat des infractions punies comme crime ou délit dans les deux Etats".
[-] fermer
Eric Breteau, 37 ans, est le fondateur et chef de file de L'Arche de Zoé. Pompier volontaire à Argenteuil (Val-d'Oise), il créa une première association au lendemain du tsunami de décembre 2004 en Asie. Charismatique et déterminé, selon ceux qui l'ont approché, "c'est un humanitaire pur, un homme qui n'a jamais pu rester passif quand il voit la misère et la souffrance autour de lui, il n'a pas d'autre motivation", expliquait son ex-épouse Agnès Breteau, lors de la manifestation de soutien, dimanche à Paris. "J'ai tout de suite vu que c'était un fonceur, qu'il irait jusqu'au bout", a confié au Monde, samedi, Dominique Gladin, médecin urgentiste à l'hôpital d'Argenteuil, rentré du Tchad deux jours avant l'arrestation de ses collègues.
Emilie Lelouch, 31 ans, artiste de cirque et ambulancière, est la compagne d'Eric Breteau, rencontré en Indonésie après le tsunami. Partageant ses convictions, elle est un élément-clé de l'affaire. "Tous les gamins transitaient par elle, témoigne Dominique Gladin. Elle était en contact direct avec les tribus et les responsables des camps qui lui amenaient des enfants. Elle constituait un petit dossier pour chacun, avec son nom, le nom de l'adulte qui l'avait amené, sa situation familiale, son village d'origine, etc. Ce sont des documents précieux. J'espère qu'ils referont surface. Ils permettront d'éclaircir beaucoup de choses." Ses parents la défendent bec et ongles : "Elle n'a pas à demander pardon, elle n'a écouté que son cœur."
Alain Péligat, 56 ans, logisticien de L'Arche de Zoé, est un ancien légionnaire, aujourd'hui formateur de chauffeurs routiers dans un lycée professionnel de Châlons-en-Champagne (Marne). "Papy" est unanimement apprécié de ses élèves, qui se sont mobilisés au côté de son épouse Christine. Les Péligat forment une famille recomposée de six enfants, dont trois filles (3, 6 et 11 ans) adoptées au Vietnam. "On ne peut pas nous dire que nous étions en mal d'enfants...", dit Christine Péligat.
Dominique Aubry, 50 ans, est lui-aussi sapeur-pompier volontaire, à Saint-Laurent-de-La-Cabrerisse et à Narbonne (Aude). Célibataire, sans enfants, ce retraité de l'armée de l'air a rencontré Eric Breteau lors d'une mission organisée en Asie par Pompiers sans frontières après le tsunami. Il avait informé du projet Tchad Daniel Esparza, le maire de Saint-Laurent, et des habitants du village. "Mon oncle s'est fait berner par les organisateurs", a affirmé à plusieurs médias une nièce de Dominique Aubry.
Philippe Van Winkerberg, 48 ans, médecin à Castellane (Alpes-de-Haute-Provence), et Nadia Merimi, infirmière, la benjamine de l'équipe, originaire de la Cité du Pont de Sèvres à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine), étaient les deux soignants en poste au moment de l'arrestation par les Tchadiens. L'infirmière aurait ouvertement manifesté ses doutes quant à l'opération d'évacuation des enfants. La famille Merimi ne souhaite pas communiquer avec la presse, mais des amies de Nadia se mobilisent pour prendre sa défense.
Avant de rentrer du Tchad, dimanche, Nicolas Sarkozy a exprimé le souhait que "des ressortissants français puissent être jugés par la justice française" – en France, une information judiciaire visant les activités de L'Arche de Zoé a été ouverte le 24 octobre. Le président de la République, en présence de son homologue tchadien Idriss Deby, a cependant ajouté que cela ne pourrait se faire que "dans le cadre de l'accord franco-tchadien de 1976". Cet accord précise les formalités de l'entraide judiciaire entre les deux pays. L'article 29 stipule notamment que "si l'une ou l'autre partie contractante en fait la demande, tout ressortissant de l'un des deux Etats condamné à une peine d'emprisonnement ou à une peine plus grave sera, sous réserve de son consentement, remis aux autorités de l'Etat dont il est ressortissant".
Mais les familles et leurs avocats (ces derniers se rendront à N'Djamena ce mardi) espèrent obtenir un rapatriement des "six" avant qu'un procès ait lieu a
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13.12.2007
"ARCHE DE ZOE" SUITE :
INFOS PIOCHEES SUR LE NET. L'AUTEUR D.C A L'AIR DE BIEN CONNAÏTRE SON AFFAIRE, C'EST LA RAISON POUR LAQUELLE JE VOUS LA FAIT SUIVRE :
Des citoyens français intoxiqués par la propagande atlantiste ont été convaincus qu’un génocide se déroulait au Darfour et qu’ils pouvaient sauver des enfants d’une mort certaine. Ils ont financé l’équipée de « l’Arche de Zoé » qui a tenté d’enlever des enfants au Tchad. Étrangement, lorsque la presse s’est emparée de cette affaire, le président Sarkozy n’est pas venu au secours des enfants victimes, ni des familles d’accueil abusées, mais des voleurs d’enfants. Pour protéger qui ?
La presse française ne manque pas un éditorial pour brocarder le président tchadien Idriss Deby qui a accusé sans retenue l’association humanitaire l’Arche de Zoé d’avoir tenté d’enlever des enfants pour satisfaire des pédophiles et se livrer à un trafic d’organes. Simultanément, elle loue le président français Nicolas Sarkozy, qui s’est immédiatement déplacé au Tchad pour faire baisser la tension et rapatrier plusieurs prévenus.
Le Figaro s’est fait l’écho de la colère de la nièce d’un des bénévoles de l’Arche de Zoé incarcéré au Tchad : ce sapeur-pompier aurait été abusé par les dirigeants de l’association qui lui aurait fait croire que l’opération de sauvetage des enfants était patronnée par Cécilia Sarkozy [1].
Mais le quotidien n’indique pas de quelle manière les dirigeants de l’Arche de Zoé avaient pu convaincre les bénévoles d’un tel patronage s’il n’existait pas.
Et si ce patronage était imaginaire, pourquoi le président Sarkozy s’est-il cru obligé de monter immédiatement en première ligne ? [2]
L’objet social de l’association l’Arche de Zoé est d’« intervenir en faveur des enfants victimes du tsunami du 26 décembre 2004, à Banda Aceh (Sumatra, Indonésie) pour leur permettre de retrouver des conditions de vie décentes par des programmes sanitaires, sociaux et éducatifs ; développer, mettre en œuvre et coordonner des programmes de réhabilitation de l’environnement familial et social de ces enfants ; développer tout programme en adéquation avec les besoins des enfants et de leur environnement de manière à favoriser le retour à l’autonomie, de façon plus générale ; mettre en œuvre toute action permettant de venir en aide aux enfants en difficulté, en détresse ou victimes de catastrophes naturelles ». Comme ne le laisse pas deviner cet énoncé humanitaire, l’association est une initiative d’un organisme semi-public français, Paris Biotech Santé. Celui-ci a été fondé conjointement par l’Université Paris-V Descartes, l’INSERM, l’École centrale de Paris, et l’ESSEC, et dispose de tous les agréments officiels nécessaires. Son objet est de soutenir des projets de création d’entreprises dans le domaine du médicament, des dispositifs médicaux et des services aux malades [3]. Paris Biotech Santé gère un immeuble de 3 200 m², dont 2 500 m² de laboratoires, à l’hôpital Cochin. Ces installations ont été inaugurées en grande pompe, il y a trois semaines par le maire de Paris, Bertrand Delanoë, le président de la région Île-de-France, Jean-Paul Huchon, et le président de l’université Paris-V Descartes, Jean-François Hainaut [4].
Il résulte de ce montage que la finalité ultime de l’Arche de Zoé est de tester des programmes sanitaires sur des enfants en difficulté dans le tiers-monde en vue de leur développement commercial.
Les liens organiques de l’Arche de Zoé et de Paris Biotech Santé sont attestés par l’avis de création de l’association publiée au Journal officiel de la République française du 2 juillet 2005. Il précise : « Siège social : 23, rue Halle, 75014 Paris. Courriel : [email protected] ».
Au demeurant, Stéphanie Hainaut-Lefebvre, contact légal de l’Arche de Zoé est aussi la directrice adjointe de Paris Biotech Santé et l’épouse du président de l’université.
En outre, l’Arche de Zoé est la déclinaison française de la Zoe’s Ark Foundation Inc. (154 A’ Becket Street, Melbourne 3000, Victoria, Australie). Malgré le communiqué de la Fondation assurant n’avoir aucun lien avec l’association homonyme française, tous les responsables français sont membres de l’organisation-mère australienne, y compris Paris Biotech Santé qui figure parmi la liste fiscale en notre possession.
Contacté par téléphone, Paris Biotech Santé indique que seul son directeur, le professeur Olivier Amédée-Manesme, est habilité à répondre à la presse et que celui-ci n’est pas joignable. C’est dommage car il aurait été en mesure d’indiquer quel avis le Comité d’évaluation de Paris Biotech Santé a émis sur le programme Arche de Zoé ; un Comité d’évaluation où siège le docteur François Sarkozy, médecin pédiatre. Contacté à son tour par téléphone, le secrétariat de François Sarkozy nous assure qu’il transmet notre question et nous rappellera.
François Sarkozy est politiquement proche de son frère aîné, le président Nicolas Sarkozy, au point que celui-ci, lorsqu’il était maire de Neuilly et ministre de l’Intérieur, l’avait fait nommer médiateur dans le conflit social de l’hôpital américain de Neuilly [5].
Le Figaro le présentait au lendemain de l’élection présidentielle comme l’une des 100 personnalités qui compteraient désormais « au cœur de la future équipe de France » [6]. Le média sarcocyste (excusez le pléonasme) précisait : « Ce pédiatre de 48 ans, vice-président du Conseil de surveillance d’une société de biopharmaceutique, s’est beaucoup rapproché de son grand frère Nicolas lors de la campagne, notamment à l’occasion de séjours brefs mais studieux dans la maison de François, en Provence. » De son côté, Le Nouvel Observateur indique : « Autant Nicolas Sarkozy entretient des relations orageuses avec son frère aîné Guillaume, un temps vice-président du Medef, autant il se sent proche de François, un pédiatre devenu manager. C’est chez lui que Sarkozy a reçu ses amis, le soir de son discours “fondateur” du 14 janvier, et c’est dans sa maison du Midi qu’il s’est parfois réfugié pendant la campagne » [7]. Le Monde note : « Le frère cadet de M. Sarkozy a été beaucoup vu au cours de la campagne. C’est chez lui, dans sa maison des Alpilles, que l’ex-ministre a passé de nombreux week-ends ces derniers mois. En l’absence de Mme Sarkozy - qui n’a été officiellement présente au côté de son mari que le 14 janvier et le 22 avril, et enfin dimanche 6 mai sur le podium dressé place de la Concorde, à Paris, au soir de la victoire -, il a symbolisé une présence familiale autour du candidat. Interrogé un jour sur le sens de sa présence, François Sarkozy, soucieux de lever toute ambiguïté, avait précisé : “Je ne le soutiens pas, je l’accompagne”. » [8]
François Sarkozy est aussi une personnalité influente des médias. Ainsi Libération lui a attribué un rôle dans l’éviction de Robert Nahmias de la direction de TF1 au lendemain de l’élection présidentielle [9].
À la rubrique « François SARKÖZY de NAGY-BOCSA », le Who’s Who in France indique : « Interne des Hôpitaux de Paris en pédiatrie (1983-85 et 1987-89), Assistant au laboratoire de physiologie respiratoire de l’hôpital Trousseau à Paris (1989-90) ; aux laboratoires Roussel-Uclaf : Chef de projet international pour les antibiotiques (1990-93), Directeur du développement clinique international (1994-95), Responsable du développement international (1995) ; au groupe Hoechst Marion Roussel : Vice-président, Directeur de la gestion du portefeuille et des projets en développement international à Bridgewater (États-Unis) (1996-98), Directeur médical et pharmaceutique pour la France (1998-99) ; Président-directeur général du Centre international de toxicologie (1998-99) ; Directeur médical pour la France à Aventis (1999-2000), Associé du Cabinet de conseil en stratégie et en organisation devenu AEC Partner (depuis 2001), Président d’AEC Partner Inc. (depuis 2006) ; Vice-président, Membre du conseil de surveillance de Bio Alliance Pharma (depuis 2005) »
Bio Alliance Pharma termine ses expérimentations humaines pour le lancement de médicaments luttant contre des maladies opportunistes du cancer et du HIV, Loramyc, Lauriad et Transdrug [10].
Le monde étant petit, en 2006, le principal client de François Sarkozy à AEC Partner est le syndicat français de l’industrie pharmaceutique (LEEM), lequel emploie aussi Stéphanie Lefebvre de Paris Biotech Santé et de l’Arche de Zoé, via LEEM-Recherche.
Le président Idriss Deby ne s’est certainement pas exprimé à la légère. Le rapatriement des journalistes et des hôtesses de l’air impliqués dans cette opération a dû être chèrement négocié. Au demeurant, le Tchad, en traduisant en justice les responsables de l’Arche de Zoé, conserve un moyen de pression non-négligeable sur le président français.
FIN DE CITATION !
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11.12.2007
QUELQUES MOTS SUR "L'AFFAIRE DE L'ARCHE DE ZOE"
Juste quelques mots sur « l’affaire » de « l’Arche de Zoé », pour dire ma perplexité. En effet, sur les forums reviennent toujours les mêmes critiques, mais un peu moins à chaud. Et je me sens obligée de revenir sur ce qui a été dit quand « l’affaire » est venue dans la lumière. Il a été dit tout et n’importe quoi, des deux côtés de la méditerranée, puisqu’il a été fait mention de pédophilie et de trafic d’enfant, deux déclarations très graves à mon sens.
Sans vouloir juger à priori, ni dans un sens ni dans l’autre, ni tout simplement parce qu’il s’agit de citoyens français… Je pense que tout doit être décortiqué et que nous avons droit à l’information encore plus que d’habitude, car il est question d’enfants et d’adoption, deux sujets sensibles. Qu’il est question aussi de relations difficiles envers les citoyens français dans cette partie du monde et que nous avons souvent des troupes par là. Je pense que pour le moins on peut reconnaître que cette « affaire » est inopportune, et quelle va à l’encontre des relations diplomatiques entre états.
Il a été dit aussi que des familles avaient versé de l’argent et que la réglementation sur les ONG était quasi nulle. Je ne veux pas émettre un avis sur les responsables de cette ONG en particulier, je laisse ça à la justice tchadienne je pense qu’il est bien de la laisser faire son travail en toute tranquillité. Mais comment en est-on arrivé jusque là sans que personne n’intervienne ?
Et je ne peux pas omettre non plus cette réflexion : qu’est-ce qui empêche aujourd’hui un escroc de faire du trafic d’être humains ? Peut-être rien du tout en l’état de cette réglementation inexistante. Il y la un vrai problème !
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