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31.03.2008

TEMOIGNAGES SUR LE SUICIDE DE VALERIE CRUZIN

SUICIDE D'UNE ENSEIGNANTE POUR CAUSE DE HARCELEMENT... Je vous remercie de votre participation et de m’avoir, par votre témoignage, éclairée sur les conséquences psychologiques du harcèlement qui a entraîné Valérie jusqu’à la dernière extrémité. Je trouve dommage que vos éclaircissements demeurent cachés dans les commentaires. Ils vont donc revenir en pleine lumière, et j’espère que de nombreuses personnes agiront comme moi. Le règne de la terreur doit finir, et avec lui, celui des mesquineries et des jalousies ordinaires. Bien cordialement. Mirabelle

LA CITATION MATHEMATIQUE DU JOUR : UN, C'EST UN DOUTE... DEUX, C'EST UNE POSSIBILITE... TROIS, C'EST UNE CERTITUDE
L'EDUCATION NATIONALE SERAIT-ELLE DANS SES TORDS ?

COMMENTAIRES Joëlle et Olivier DEBELLEIX

le 19 mars 2008

TEMOIGNAGE SUITE AU SUICIDE DE VALERIE CRUZIN

Le quatre février dernier, notre amie Valérie a mis fin à ses jours, entraînant avec elle le bébé qu’elle attendait. Aujourd’hui, 2 fillettes et un mari éplorés restent seuls face à un immense chagrin. Nous aussi, notre cœur pleure et devant cet immense gâchis, souhaitons apporter notre témoignage. Nous connaissions Valérie depuis sa rencontre avec son ex-mari qui était un camarade de lycée et étions devenus très proches. Nous étions présents à son premier mariage, avons partagé sa joie lors de la naissance de sa fille, Alexandra. Puis, nous l’avons soutenue suite à son divorce et aidée à traverser les moments difficiles. Epanouie, volontaire et forte de caractère, elle avait trouvé dans les joies de son métier d’institutrice un moteur indéniable pour avancer. La rencontre avec Cyril Cruzin et sa petite Charlotte, son installation dans le médoc à proximité de beaux-parents accueillants puis son mariage il y a 2 ans, tout cela lui permettait de voir enfin le bout du tunnel et de reconstruire sa Vie, Leur Vie. Le repas que nous avons partagé il y a quelques semaines avec leurs amis proches afin de fêter l’arrivée prochaine du bébé en disait long sur son bonheur et les projets ne manquaient pas !

Et pourtant, tout s’est arrêté ce sinistre lundi et si nous pleurons une amie, nous sommes aussi remplis de colère. En effet, Valérie nous avait confié à maintes reprises les difficultés liées à sa nouvelle école à Pauillac et le harcèlement violent dont elle était victime de la part de plusieurs parents d’élèves. Harcèlement entretenu par son assistante maternelle, critiquant en permanence ses moindres actions et prenant un plaisir évident à la dénigrer systématiquement auprès des parents. Une assistante ayant réussi à entraîner dans son sillage une directrice d’école, immature, inexpérimentée et facilement manipulable qui a oublié bien vite comment Valérie et Cyril l’avait accueilli alors qu’elle traversait une grave crise conjugale !

Comment accepter l’attitude de la municipalité qui a systématiquement et de manière arbitraire pris le parti de cette assistante maternelle ? Pourquoi celle-ci a t’elle été toujours protégée ?

Comment accepter l’attitude de l’inspecteur d’Académie qui a toujours cherché à culpabiliser Valérie et a poussé la cruauté jusqu’à la prévenir, alors qu’elle était en arrêt maladie, que de nouveaux parents avaient soi-disant témoigné contre elle ?

Comment accepter que ses collègues de l’école lui aient froidement dit qu’elle devait changer d’école ?

Ne sommes-nous pas devant une campagne systématique de dénigrement et d’acharnement dont le but était de faire craquer une jeune femme ? …

Valérie avait demandé à consulter son dossier professionnel et avait pu constater qu’il était vide de toute remontrance, avertissement ou autre. Alors, comment expliquer ce brusque revirement de situation ? …

Il est indéniable que Valérie a subi un harcèlement constant, organisé consciemment et avec minutie, dont le but était de la pousser à demander sa mutation. Jalousie, méchanceté gratuite, vraisemblablement, elle dérangeait…

Fragilisée comme beaucoup de femmes enceintes, elle n’a pu malheureusement faire la part des choses et après une première tentative échouée de justesse, n’a pas réussi à remonter la pente et est arrivée à commettre l’irréparable, malgré la présence de sa famille et les soins dont elle était entourée. Fallait-il qu’elle soit désespérée pour laisser son mari, la fille de celui-ci et enfin Alexandra, sa propre fille pour qui l’avenir est désormais bien sombre et semé d’embûches…

Aujourd’hui, l’employeur a une obligation de résultat en ce qui concerne son obligation de veiller à la santé mentale et à la dignité de son salarié… On peut donc considérer ici que non seulement l’employeur a manqué à son obligation mais a tout fait consciemment afin d’amplifier la détresse d’une jeune femme en train de reconstruire sa Vie. Il conviendra donc que demain il réponde de sa négligence devant la justice, de même que toutes les personnes ayant contribué plus ou moins, par leur action délibérée ou leur refus de témoigner à la contribution de ce drame… (Olivier DEBELLEIX Joëlle DEBELLEIX)

Bonjour, le cas de Valérie m'interpelle douloureusement, car je vis la même chose depuis l'année dernière. Une mère, une seule, encouragée par la directrice, écrit lettre sur lettre contre moi et trouve l'audience de notre inspecteur qui a à son actif plusieurs suicides d'enseignants, dont celui d'un ami.. J'ai été convoquée, on m'a demandé de changer d'école, mais si je suis "un danger" pour les enfants, je le serai aussi ailleurs, non On m'a menacée de conseil de discipline et de mutation d'office alors que j'étais hospitalisée depuis 15 jours. Aujourd'hui, on me somme de fermer mon blog. Mais surtout, j'ai surpris vendredi une conversation entre ma directrice et cette même mère d'élève, la première incitant la seconde à écrire encore!! Son enfant n'est pas dans ma classe!!! Mon ATSEM a été harcelée et finalement changée d'école car "il est difficile de travailler avec moi" . Un enfant a été "oublié" dans la cour par une collègue après la récréation de l'après-midi et jusqu'à l'heure de la sortie, mais l'inspecteur n'a pas eu vent de l'affaire, il y a bien deux poids, deux mesures. Mes parents me soutiennent, mais eux, personne ne veut les écouter! On m'a même reproché de les avoir prévenus!! Mais quand on reçoit une lettre à son domicile, remettant en cause pus de 20 ans de carrière sans aucune anicroche, que faire Mon syndicat m'a conseillée de changer d'école, mais je demande à mon syndicat de me soutenir, pas d'aller dans le sens des gens que je "dérange". Je suis vraiment désolée pour la famille de Valérie et dégoûtée par ce gâchis.. notre société va vraiment très mal... (MA)

TEMOIGNAGE SUITE AU SUICIDE DE VALERIE CRUZIN

Pourquoi Valérie aurait-elle demandé sa mutation alors qu’elle était dans SON DROIT et que ce n’était pas à elle de partir mais plutôt à la personne responsable des calomnies à son égard, entraînant dans son sillage nombre de chacals à l’affût du moindre ragot ? Pourquoi cette personne a t-elle été protégée par l’administration alors que Valérie qui aurait du l’être a PARDON. Pardon de ne pas avoir compris ta profonde détresse. Rien ne te fera revenir parmi nous mais que la démarche de sa famille et nos témoignages ne soient pas SANS IMPUNITE. Dans cette société où les victimes deviennent les coupables et les coupables, les victimes, que nos témoignages sachent remettre les choses à leur juste place et que les coupables soient enfin punis de leur CRIME. VALERIE, TU SERAS TOUJOURS DANS NOS CŒURS ET NOS SOUVENIRS. Olivier et Joëlle DEBELLEIX

J'espère que depuis ce décès, les parents des élèves, la directrice, les supérieurs, les inférieurs...tous ces gens qui ont amenés cette jeune femme à cette issue....NE DORMENT PLUS. Des lettres...des sous entendus...quel manque de courage. Pourquoi ne pas lui avoir dit simplement : "Nous ne comprenons pas votre façon de travailler...mais nous sommes prêts à échanger sur une méthode... Nous n'aimons pas la façon dont vous vous habillez...mais nous mêmes sommes nous des modèles de bon goût...Vous avez des à priori sur les Médocains...parlons en. Il est vrai que le "monde" enseignant est exaspérant avec son "air" d'avoir la "science infuse"...alors que ses propres enfants semblent souvent "enseignés", mais mal éduqués". Que dire de ses parents d'élèves "donneurs de leçons" qui contraignent l'éducation nationale à perdre du temps à faire de nouveau la morale et l'instruction civique...du fait de leur négligence. De mon temps, nos parents nous interdisaient de critiquer un enseignant, et si ce dernier nous avait "tiré l'oreille" nous avions en plus droit à "la claque" paternel ou maternel. On se tenait "à carreau", le parent, l'enseignant, l'éducateur était respecté. Nous étions des enfants, des adolescents...et ils étaient là pour tenter de faire de nous des adultes, des citoyens dignes de ce nom. Il est temps que chacun revienne à sa place. J'espère de tout coeur que la mort de cette jeune femme permette à chacun de s'interroger sur son comportement. Je ne connais pas sa famille, ni ses amis, mais je leurs présente toutes mes condoléances. Ecrit par : christiane Barré | 30.03.2008

Commentaires

Bonjour à tous, bonjour pensées et voeux de profond courage à la famille de Valérie,
Je ne connaissais pas Valérie.je vis des faits absolument similaires à ceux que Valérie a vécus:harcèlement moral aggravé, de collègues, plaintes mensongères abusives de parents pour sévices moraux et physiques à enfnats et racisme(soit 7 ans de prison et 100000€ d'amende pour moi), faux certificats médicaux contre moi, dossier administratif vide de tout(...)personne n'a été condamné, sauf moi, qui ai été mise à la retraite d'office, de façon violente et absolument illégale, alors que je voulais juste porter secours à des enfants comme la loi et l'éthique de mon métier m'y oblige.
Je peux affirmer que l'article 11 de la loi Le Pors n'est absolument pas respecté...Et que ni les avocats, ni la justice, ni les responsables adminsitratifs et politiques ne nous portent secours, au contraire.
Il était très difficile à Valérie de s'en sortir...Je peux témoigner du calvaire et des tortures qu'elle a vécus, tant ce qu'elle a été contrainte de vivre ressemble aux pratiques auxquelles j'ai dû et dois faire face, en ayant perdu tout honneur, toute dignité, toute reconnaissance sociale.
Je suis aussi syndiquée à F.O.
J'ai demandé à la section ici, de réfléchir à une action collective .Pas accepté jusqu'à présent, nous sommes considérées comme "faibles";ah, oui, les preuves de violences , d'incurie administratives et judiciaires sont hallucinantes et ne manquent pas, "mais le système"...Stop à cette violence monstrueuse et grotesque, à cette euthanasie assistée?Programmée?
Réunissons-nous pour ne plus aller dans le sens des bourreaux.
Je suis prête à rencontrer les gens de F.O au niveau national pour faire reconnaître ces actes monstrueux d'inhumanité.
Nous devons nous réunir et le syndicat ne doit plus trouver de prétextes, il faut agir pour la vie, et la dignité humaine, contre toute forme de violences sordides et condamnées par les lois françaises et européennes.Mais nous n'avons strictement aucun droit et aucun recours,particulièrement quand nous les sollicitons.
Qui ose parler de droits de l'homme dans d'autres pays, quand oeuvre dans l'éducation nationale une véritable dictature, qui détruit femmes, enfants, hommes?Où toutes les lois sont piétinées?Ce qui ne nous met que face à une rupture forcée...d'avec la vie?
Pourquoi n'y a-t-il pas un grand mouvement et un appel de signatures de la part de F.O:"Nous sommes tous des proches de Valérie, nous demandons le droit de vivre à l'école dans la dignité"?
Ils ont su le faire dans d'autres circonstances moins vitales.
Pour Valérie, pour ses enfants, sa famille, pour toutes celles qui croient ne plus pouvoir poursuive un chemin de vie construit si heureusement pourtant face aux difficultés de la vie, tendons-nous la main.
Nous le devons.Nous le lui devons.
Catherine

Ecrit par : Catherine | 14.04.2008