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30.03.2008

LES RONDS DE CUIR DU GOUVERNEMENT SE DEGONFLENT...

NON AU DEMANTELEMENT - NON AU DICTAT DE LA TERREUR !

Permettez que j’exprime une saine colère quand je vois que ce gouvernement mettre sur le carreau nos ouvriers sans rien dire. En premier le gouvernement précédent, avec la légèreté de l’ancien SINISTRE des finances, qui a bradé pour un euro symbolique notre fleuron de l’aciérie ! Celui que l’on ne peut même pas appeler un acheteur, à ce prix là, est un exploiteur dans ses propres usines du Kazakhstan où les morts se comptent par dizaines étant donné les conditions de travail (voir précédent billet). Si les parlementaires européens étaient dignes des fonctions qu’ils occupent, ils refuseraient d’acheter des aciers kazakhs qui sont entachés du sang des ouvriers… A l’heure actuelle, nul n’a le droit d’ignorer !

Mr Mittal vit bien confortablement à Londres, il devrait pourtant être facile de le traduire devant un tribunal pour mise en danger et homicide par négligence…
Mais non, que nenni, on lui fait des ronds de jambe, avec des Mr Mittal par ci, ou des Mr Mittal par là, et on lui laisse démanteler Arcelor.

Quand il n’y aura plus du tout d’acier Européens, faudra-t-il que nous achetions des aciers kazakhs pour que les morts se retournent dans leur tombe !

A ce stade là, la complicité fini par être hors de prix ! J’attendais plus de pragmatisme et d’humanité de la part de nos dirigeants. Il semble que cela soit trop leur demander !
C’est une grande honte pour eux. L’odeur de l’argent qui pue autant ne leur vient-elle pas jusqu’aux narines ?

MOSELLE
30/03/2008 | 20:56

Gandrange : vers la suppression de 595 emplois

Nicolas Sarkozy à Gandrange le 4 février 2008
© AFP/FREDERICK FLORIN
ArcelorMittal confirmera cette semaine son plan de fermeture partielle de l'usine de Gandrange, selon un élu CFDT
Cet élu , Edouard Martin, l'a annoncé samedi en se basant sur une convocation de la direction pour le comité d'entreprise du 4 avril.

La direction d'ArcelorMittal, qui ne confirme pas l'information, s'en tiendrait donc à son plan initial de suppression de 595 emplois, malgré les engagements de Nicolas Sarkozy en février dernier.
L'objectif principal du gouvernement est de sauvegarder les emplois de l'usine sidérurugique d'ArcelorMittal à Gandrange, a déclaré dimanche Christine Lagarde. Selon elle, l'intervention de Nicolas Sarkozy avait permis aux syndicats d'avoir deux mois de plus "pour proposer des scénarios."

Les engagements du chef de l'Etat
En visite dans l'usine le 4 février, le président de la République avait assuré que "l'Etat était prêt à prendre en charge tout ou partie des investissements nécessaires" pour maintenir en activité le site, et évoqué un possible scénario de reprise. "Nous sommes prêts à faire le nécessaire quel que soit le propriétaire (de l'unité), car notre objectif c'est de garder des usines ouvertes en France parce qu'un pays qui n'a plus d'usines est un pays qui n'a plus d'économie", a déclaré le président de la République devant 400 sidérurgistes, à l'issue d'une visite du site de près de 45 minutes.

La position d'ArcelorMittal
Contactée par l'AFP, la direction du numéro un mondial de l'acier n'a pas souhaité indiquer si le plan de restructuration initial allait rester en vigueur. "Nous avons envoyé une lettre au comité d'entreprise avec des réponses aux questions du comité et des commentaires sur le projet alternatif présenté. Cela sera discuté le 4 avril durant une réunion extraordinaire du comité d'entreprise", a indiqué un porte-parole d'ArcelorMittal. "Gandrange restera une partie intégrante du groupe", a-t-il ajouté.

Selon M. Martin, dans cette lettre, la direction a "démonté" les propositions du projet alternatif présenté par l'intersyndicale et prévoyant un investissement de l'ordre de 40 millions d'euros pour éviter la restructuration.

ArcelorMittal avait annoncé mi-janvier aux syndicats cette restructuration prévoyant la fermeture de l'aciérie électrique et du train à billettes, ce qui aboutirait à la suppression de 595 des 1.108 emplois du site d'ici à 2009.

"Ils ont programmé une mort lente"
Après avoir été reçu par le président de la République Nicolas Sarkozy, le patron du groupe, Lakshmi Mittal, avait décidé de geler ce plan jusqu'au début du mois d'avril, le temps d'examiner des "alternatives" avec les syndicats.

Dans ce cadre, l'intersyndicale avait présenté mi-mars son contre-projet et la CGT avait présenté début mars un autre projet alternatif. "Ils se sont moqués de nous, ils ont programmé une mort lente pour le site. C'est un non-sens industriel", a dénoncé Edouard Martin. "En confirmant cette décision, Mittal valide son complot contre Gandrange, mûri pendant trois ans", s'est-il énervé, indiquant que les organisations syndicales allaient "décider des actions à venir" prochainement.


"Si l'Etat a un plan pour sauver Gandrange, c'est maintenant ou jamais", a encore dit M. Martin.