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29.03.2008

SUICIDE D'UNE ENSEIGNANTE POUR CAUSE DE HARCELEMENT...

ENCORE UNE MORT POUR RIEN ! (Désolée pour le billet sur la Chine, celui-ci n’était pas prévu…)

Je pense que l'état doit prendre ses responsabilités dans ce qui devrait être reconnu comme un fait de société. Les parents viennent "mettre leurs nez" à l'école pour un oui ou pour un non, et très souvent pour des co**eries. Quand on voit avec quel laisser aller les enfants sont élevés, c'est à ce demander pourquoi leurs récriminations sont écoutées. Violences verbales et physiques sont devenues le moyen d'obtenir la reconnaissance de son moi extérieur... "Je suis quelqu'un... Donc j'ai le droit d'exiger que mon fils ou ma fille... Soit traité comme ceci ou comme cela..." !

En gros : "Je paye... Donc je suis..." ! Les parents font la loi à l’école et on arrive à ce genre de dérives, ou les moindres jalousies et mesquineries peuvent conduire à la mort une femme et son enfant à naître. Si chacun savait se tenir à sa place, on n'en arriverait pas là. C’est la loi du « moi je » qui prime sur tout ; quand elle prime sur la vie d’autrui, cela n’est plus acceptable. Qui va rendre justice à cette famille ainsi qu’à toutes les autres ?

Les grenouilles nombrilistes seront-elles traduites en justice pour harcèlement, ou les juges vont-ils une fois de plus se cacher derrière des faux semblants ?

Qui va payer pour toutes ces vies détruites ? Celle de Véronique, celles de ses proches, et toutes les autres vies détruites pour cause de conformisme et de frilosité. Toutes ces vies que la hiérarchie a laissé tomber !

Et après on s'étonne du climat de violence à l'école... Moi ça ne m'étonne absolument pas !!!

GIRONDE
29/03/2008 | 13:45
Après le suicide d'une institutrice


Des proches d'une institutrice qui s'est suicidée début mars en Gironde ont porté plainte pour "harcèlement"
Institutrice à l'école maternelle de Pauillac, mère d'une fillette de 9 ans et enceinte de six mois, Valérie Cruzin s'est suicidée le 4 mars après plusieurs mois de conflit avec les parents d'élèves, ses collègues de travail et les services municipaux.

Pour André Mercier, inspecteur d'Académie de la Gironde, Valérie Cruzin qui avait été affectée dans cette école depuis la rentrée 2006 "avait des problèmes relationnels mais aucune faute professionnelle ne lui avait été reprochée". Lors d'un point de presse, il a ajouté que la directrice de l'école se plaignait d'un climat difficile avec l'institutrice et que des employés municipaux refusaient de travailler avec elle.


Convoquée par sa hiérarchie lors de la prérentrée 2007, Valérie Cruzin était ressortie très affectée de cette réunion, selon Philippe Mano, le secrétaire général du Snudi-FO, qui assure qu'en quinze ans de métier, elle n'avait jamais eu de problèmes.


En novembre dernier, comme l'indiquait le quotidien Sud-Ouest qui a révélé cette affaire vendredi, une douzaine de lettres de parents d'élèves ont été adressées à son sujet à l'inspection d'académie. Ces lettres dénonçaient pour la plupart des faits remontant à l'année scolaire précédente faisant référence à son comportement, ou ses tenues. Elles lui reprochaient aussi ses "a priori sur le Médoc et ses habitants".


Pour Philippe Mano il s'agit d'une "cabale". A partir du moment où Valérie Cruzin a eu accès à son dossier, elle a sombré dans la dépression, selon son mari. "Tout le monde a une part de responsabilité. Je veux la vérité, savoir pourquoi ils se sont acharnés sur elle", assure Cyril Cruzin. Philippe Mano estime que l'Education nationale a été défaillante et "n'a pas assuré son rôle en ne soutenant pas l'institutrice contre une entreprise de diffamation"

Citer
Mort de Véronique , institutrice
Etonnant, cela rappelle étrangement mon propre cas... Pas mort mais passé si près... Combien sommes-nous ? Combien ?
Harcèlement, mutisme et immobilisme de la hiérarchie... du tout et n'importe quoi, un "tout pouvoir" donné aux parents, un assouvissement total de la hiérarchie à ceux-ci...

Malgré tout, tout comme moi, très bons rapports d'inspections, enseignants jugés "de très bonne qualité" que nous sommes, on m'a même proposé de devenir inspecteur ... ces bons rapports d'inspection, qui jugent non seulement notre travail pédagogique mais aussi notre implication dans l'école, notre engagement dans ses projets, notre entente avec les collègues, etc... Prouvent soit que les inspecteurs sont incompétents (ce qui est vrai pour certains sans aucun doute ... n'est ce pas cher ex-inspecteur ?), soit ils n'ont aucune valeur et alors, à quoi bon continuer à accepter de se faire inspecter?

Mais la violence des parents, la volonté de faire mal, de détruire, quand elle démarre... personne ne cherche à l'arrêter! La hiérarchie se tait, les collègues font l'autruche... voire par leurs propos tendent à envenimer la situation, souvent dans le simple espoir de se couvrir et que cela ne leur arrive pas ! Les parents SAVENT qu'ils ont TOUT POUVOIR! Cela leur évite entre autre d'expliquer la mauvaise éducation de leurs mômes que l'on doit passer notre temps à reprendre et à sermonner, ce que ces foutus parents ne supportent pas ! C'est pourtant le seul moyen de leur apporter un peu de savoir... mais cela, c'est bien la dernière préoccupation de bien des parents!

Combien sommes nous à être passés à côté de la mort, ou à être mort par la simple volonté de quelques parents et l'immobilisme, l'incompétence de la hiérarchie?

A quand la naissance d'une association regroupant les familles de ces personnes et les enseignants qui ont eu à vivre une telle expérience, pour pouvoir peser et faire reconnaître nos droits face à un pouvoir hiérarchique indifférent et une dictature de quelques parents?

Commentaires

Joëlle et Olivier DEBELLEIX


le 19 mars 2008



TEMOIGNAGE SUITE AU SUICIDE DE VALERIE CRUZIN

Le quatre février dernier, notre amie Valérie a mis fin à ses jours, entraînant avec elle le bébé qu’elle attendait.
Aujourd’hui, 2 fillettes et un mari éplorés restent seuls face à un immense chagrin. Nous aussi, notre cœur pleure et devant cet immense gâchis, souhaitons apporter notre témoignage.
Nous connaissions Valérie depuis sa rencontre avec son ex-mari qui était un camarade de lycée et étions devenus très proches. Nous étions présents à son premier mariage, avons partagé sa joie lors de la naissance de sa fille, Alexandra. Puis, nous l’avons soutenue suite à son divorce et aidée à traverser les moments difficiles. Epanouie, volontaire et forte de caractère, elle avait trouvé dans les joies de son métier d’institutrice un moteur indéniable pour avancer.
La rencontre avec Cyril Cruzin et sa petite Charlotte, son installation dans le médoc à proximité de beau-parents accueillants puis son mariage il y a 2 ans, tout cela lui permettait de voir enfin le bout du tunnel et de reconstruire sa Vie, Leur Vie.
Le repas que nous avons partagé il y a quelques semaines avec leurs amis proches afin de fêter l’arrivée prochaine du bébé en disait long sur son bonheur et les projets ne manquaient pas !

Et pourtant, tout s’est arrêté ce sinistre lundi et si nous pleurons une amie, nous sommes aussi remplis de colère.
En effet, Valérie nous avait confié à maintes reprises les difficultés liées à sa nouvelle école à Pauillac et le harcèlement violent dont elle était victime de la part de plusieurs parents d’élèves. Harcèlement entretenu par son assistante maternelle, critiquant en permanence ses moindres actions et prenant un plaisir évident à la dénigrer systématiquement auprès des parents. Une assistante ayant réussi à entraîner dans son sillage une directrice d’école, immature, inexpérimentée et facilement manipulable qui a oublié bien vite comment Valérie et Cyril l’avait accueilli alors qu’elle traversait une grave crise conjugale !

Comment accepter l’attitude de la municipalité qui a systématiquement et de manière arbitraire pris le parti de cette assistante maternelle ? Pourquoi celle-ci a t’elle été toujours protégée ?

Comment accepter l’attitude de l’inspecteur d’Académie qui a toujours cherché à culpabiliser Valérie et a poussé la cruauté jusqu’à la prévenir, alors qu’elle était en arrêt maladie, que de nouveaux parents avaient soi-disant témoigné contre elle ?

Comment accepter que ses collègues de l’école lui aient froidement dit qu’elle devait changer d’école ?

Ne sommes-nous pas devant une campagne systématique de dénigrement et d’acharnement dont le but était de faire craquer une jeune femme ? …

Valérie avait demandé à consulter son dossier professionnel et avait pu constater qu’il était vide de toute remontrance, avertissement ou autre. Alors, comment expliquer ce brusque revirement de situation ? …

Il est indéniable que Valérie a subi un harcèlement constant, organisé consciemment et avec minutie, dont le but était de la pousser à demander sa mutation. Jalousie, méchanceté gratuite, vraisemblablement, elle dérangeait…

Fragilisée comme beaucoup de femmes enceintes, elle n’a pu malheureusement faire la part des choses et après une première tentative échouée de justesse, n’a pas réussi à remonter la pente et est arrivée à commettre l’irréparable, malgré la présence de sa famille et les soins dont elle était entourée.
Fallait-il qu’elle soit désespérée pour laisser son mari, la fille de celui-ci et enfin Alexandra, sa propre fille pour qui l’avenir est désormais bien sombre et semé d’embûches…

Aujourd’hui, l’employeur a une obligation de résultat en ce qui concerne son obligation de veiller à la santé mentale et à la dignité de son salarié…
On peut donc considérer ici que non seulement l’employeur a manqué à son obligation mais a tout fait consciemment afin d’amplifier la détresse d’une jeune femme en train de reconstruire sa Vie. Il conviendra donc que demain il réponde de sa négligence devant la justice, de même que toutes les personnes ayant contribué plus ou moins, par leur action délibérée ou leur refus de témoigner à la contribution de ce drame…



Olivier DEBELLEIX Joëlle DEBELLEIX

Ecrit par : olivier debelleix | 30.03.2008

Bonjour, le cas de Valérie m'interpelle douloureusement, car je vis la même chose depuis l'année dernière. Une mère, une seule, encouragée par la directrice, écrit lettre sur lettre contre moi et trouve l'audience de notre inspecteur qui a à son actif plusieurs suicides d'enseignants, dont celui d'un ami.. J'ai été convoquée, on m'a demandé de changer d'école, mais si je suis "un danger" pour les enfants, je le serai aussi ailleurs, non?? On m'a menacée de conseil de discipline et de mutation d'office alors que j'étais hospitalisée depuis 15 jours. Aujourd'hui, on me somme de fermer mon blog. Mais surtout, j'ai surpris vendredi une conversation entre ma directrice et cette même mère d'élève, la première incitant la seconde à écrire encore!! Son enfant n'est pas dans ma classe!!! Mon ATSEM a été harcelée et finalement changée d'école car "il est difficile de travailler avec moi" . Un enfant a été "oublié" dans la cour par une collègue après la récréation de l'après-midi et jusqu'à l'heure de la sortie, mais l'inspecteur n'a pas eu vent de l'affaire, il y a bien deux poids, deux mesures. Mes parents me soutiennent, mais eux, personne ne veut les écouter! On m'a même reproché de les avoir prévenus!! Mais quand on reçoit une lettre à son domicile, remettant en cause pus de 20 ans de carrière sans aucune anicroche, que faire?? Mon syndicat m'a conseillée de changer d'école, mais je demande à mon syndicat de me soutenir, pas d'aller dans le sens des gens que je "dérange". Je suis vraiment désolée pour la famille de Valérie et degoûtée par ce gâchis.. notre société va vraiment très mal...

Ecrit par : MA | 30.03.2008

TEMOIGNAGE SUITE AU SUICIDE DE VALERIE CRUZIN

Pourquoi Valérie aurait-elle demandé sa mutation alors qu’elle était dans SON DROITet que ce n’était pas à elle de partir mais plutôt à la personne responsable des calomnies à son égard, entraînant dans son sillage nombre de chacals à l’affût du moindre ragot ?
Pourquoi cette personne a t-elle été protégée par l’administration alors que Valérie qui aurait du l’être a été enfoncée par la dite administration ?
Comment peut-on admettre l’acharnement dont a été victime une jeune femme enceinte de 6 mois, pleine de vie, portant l’espoir et l’avenir dans le bébé qu’elle attendait ?
Valérie, tu étais mon amie. Tous les jours, je te pleure. Ta gentillesse, ta joie de vivre, ton courage, je les connais et peux en témoigner.
Aujourd’hui, je te demande PARDON. Pardon de ne pas avoir compris ta profonde détresse.
Rien ne te fera revenir parmi nous mais que la démarche de sa famille et nos témoignages ne soient pas SANS IMPUNITE. Dans cette société où les victimes deviennent les coupables et les coupables, les victimes, que nos témoignages sachent remettre les choses à leur juste place et que les coupables soient enfin punis de leur CRIME.
VALERIE, TU SERAS TOUJOURS DANS NOS CŒURS ET NOS SOUVENIRS.

Olivier et Joëlle DEBELLEIX

Ecrit par : olivier debelleix | 30.03.2008

J'espère que depuis ce décès, les parents des élèves, la directrice, les supérieurs, les inférieurs...tous ces gens qui ont amenés cette jeune femme à cette issue....NE DORMENT PLUS.
Des lettres...des sous entendus...quel manque de courage. Pourquoi ne pas lui avoir dit simplement : "Nous ne comprenons pas votre façon de travailler...mais nous sommes prêts à échanger sur une méthode...
Nous n'aimons pas la façon dont vous vous habillez...mais nous mêmes sommes nous des modèles de bon goût...Vous avez des à priori sur les Médocains...parlons en.
Il est vrai que le "monde" enseignant est exaspérant avec son "air" d'avoir la "science infuse"...alors que ses propres enfants semblent souvent "enseignés", mais mal éduqués".
Que dire de ses parents d'élèves "donneurs de leçons" qui contraignent l'éducation nationale à perdre du temps à faire de nouveau la morale et l'instruction civique...du fait de leur négligence.
De mon temps, nos parents nous interdisaient de critiquer un enseignant, et si ce dernier nous avait "tiré l'oreille" nous avions en plus droit à "la claque" paternel ou maternel. On se tenait "à carreau", le parent, l'enseignant, l'éducateur était respecté.
Nous étions des enfants, des adolescents...et ils étaient là pour tenter de faire de nous des adultes, des citoyens dignes de ce nom.
Il est temps que chacun revienne à sa place.
J'espère de tout coeur que la mort de cette jeune femme permette à chacun de s'interroger sur son comportement.
Je ne connais pas sa famille, ni ses amis, mais je leurs présente toutes mes condoléances.

Ecrit par : christiane Barré | 30.03.2008

Je vous remercie de votre participation et de m’avoir, par votre témoignage, éclairée sur les conséquences psychologiques du harcèlement qui a entraîné Véronique jusqu’à la dernière extrémité. Je trouve dommage que vos éclaircissements demeurent cachés dans les commentaires. Ils vont donc revenir en pleine lumière, et j’espère que de nombreuses personnes agiront comme moi. Le règne de la terreur doit finir, et avec lui, celui des mesquineries et des jalousies ordinaires. Bien cordialement. Mirabelle

Ecrit par : MIRABELLE | 30.03.2008

Bien sur je voulais dire Valérie, pardonnez-moi. Mirabelle

Ecrit par : MIRABELLE | 30.03.2008

Nous connaissions Valérie, mon fils Mehdy l’a eu à la maternelle, année 2001/2002, à Eysines, la forêt.ma fille zélia était chez les petits la dernière année de Valérie à la forêt, elle l'a cotoyée dans la cour et à la sortie de classe , et me demandé toujours d'aller faire le bisou à Valérie, zélia l'adorée, Valérie la complimentée toujours, l'ayant connue bébé, zélia étant très coquette, elle lui rendé cette gentillesse par des bisous, et "maman je veux aller voir Valérie"...Valérie aimait son travail, le contact avec les enfants et les parents. Valérie était une femme de cœur, toujours souriante de bonne humeur, une personne avec laquelle on pouvait dialoguer sans souci, une communication facile, elle s'imposée par sa personnalité, pleine de joie de vivre, si tendre et affectueuse avec nos enfants, que nous lui confiions avec plaisir, très accueillante, un bisou à chaque passage de l’enfant, pour « le bonjour, le « à tout à l’heure » et le « au revoir du soir ! » nous n’avons jamais eu aucun souci, nous avons beaucoup regrettée notre Valérie lors de son départ pour pauillac. Nous avions tenu à garder le contact. Elle prenait soin de venir aux nouvelles régulièrement, mon fils se faisait un plaisir de lui envoyer des sms pour lui faire un petit coucou. Nous ne pouvions pas nous dire, « bon elle est partie ! Souhaitons-lui une bonne continuation. Sans la revoir! Valérie était devenu une amie!, nul ne peu ressentir ce qu’elle a pu subir psychologiquement, ni la juger.ils l’ont mise à bout, poussée à cette fin tragique. Ce drame aurait pu être évité, si certaines personnes étaient un peu moins égoïste...ses bourreaux l’on faite sombrer, chavirer à jamais. La méchanceté gratuite de ces charognards à ôtée la vie à une personne formidable !!! Pourront-ils vivre sans culpabilité dans l'âme ????...
Que justice soit rendue!!! Je soutiendrais sa famille si je le peu, comme je peu, je souhaite beaucoup de courage à ses proches dans cette triste et lourde épreuve
PS.bisous et courage à Alexandra et Charlotte, qui sont venues nous trouver avec Valérie le jour d'halloween il y a 1 an, nous avons passé un très bon après midi, ou j'ai pu voir le cd des photos de mariage. Très belles! Valérie m'ayant apporté une boite de bonbons j'ai fait la gourmande!!! merci Valérie pour ce moment...
Nous penserons toujours à toi quand nous sentirons le parfum d'une fleur....
*chrystelle trad et mehdy trad
La.kahena

Ecrit par : trad | 04.04.2008