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29.02.2008
C'EST UNE INCITATION A LA PROSTITUTION !
ILS SONT A LA RUE… LES MECS !!!
Comme Cromagnon, certains hommes seraient-ils incapables d’évoluer ?
A voir les dernières annonces que passent ces messieurs, force est de constater que c’est la vérité. Incapables qu’ils sont de s’engager dans une relation harmonieuse sur le long terme avec une femme (sans même parler du mariage), d’assumer leur célibat avec dignité, ou de recourir aux professionnelles (par peur des maladies ou à cause des arguments financiers). Que nenni !
La toute nouvelle pratique est de proposer un appartement, la crise du logement étant une bonne aubaine, à des jeunes femmes en difficulté contre faveurs sexuelles ! SI, si je vous le dis ils en sont réduits à passer des petites annonces pour mettre des filles dans leurs lits faute de « copines » ou peut-être aussi en plus des copines… C’est un acte inqualifiable !
Les pauvres filles étant obligées de se soumettre à toutes les fantaisies de leurs logeurs, sans quoi elles risquent de se voir jeter sur le trottoir avec pertes et fracas… « SOUMETS-TOI OU CREVE », semble être la nouvelle devise de ses infâmes. Je ne vois pas ici de quoi redorer le blason de la cause masculine avec ce genre d’individus, ni permettre un rapprochement entre les uns et les autres pour améliorer la compréhension. Le fossé se creuse grave les gars !
Comment s’appelle une femme qui monnaie ses faveurs sexuelles ? UNE PROSTITUEE ! Comment s’appelle le fait de proposer un local où s’exercent des pratiques sexuelles monnayées : PROXENETISME ;
Comment ne pas penser que d’exiger des faveurs sexuelles pour soi… Il n’y ait qu’un pas à les proposer ensuite à autrui... (Petits partages entre amis ou - et - commerce ?) Est-ce que ces pauvres filles auraient le droit de dire non ? Est-ce qu’elles auraient le choix ? Et comment partir lorsqu’on ne sait pas où aller ?
Exploiter sexuellement une femme ou des femmes c’est une forme de violence physique et morale grave et inadmissible. Ces annonces sont clairement des appels déguisés à la prostitution. Réagissons : toutes les femmes doivent se serrer les coudes à cette occasion, ce qui n’empêche pas les hommes intelligents de montrer à cette occasion qu’ils n’ont rien en commun avec leurs indignes congénères. Affichez ce billet sur vos blogs respectifs… Si nous nous y mettons tous, il faudra bien que les politiciens s’emparent du problème pour trouver une solution ! FAISONS UNE CHAINE DE LA SOLIDARITE : FAITES CIRCULER
Citation : «Depuis 30 ans, la domination masculine fait l’objet d’une traque incessante. On l’observe partout : dans les institutions, la vie quotidienne, privée ou professionnelle, les relations sexuelles et l’inconscient. L’androcentrisme est partout, d’autant plus redoutable qu’il avance masqué. Comme certains virus, il est multiforme. Dés que l’on croit en avoir terminé, il se reproduit de façon différente. Les hommes n’auraient jamais abandonnés les privilèges matériels et sexuels que procure la domination sur les femmes… »
Elisabeth BADINTER : « Fausse route » Le nouveau discours de la méthode.
QUE FAIT LE GOUVERNEMENT EN DEHORS DES « POTS » ENTRE POTES ?
Dans la rue, le client est au moins condamné pour avoir recours aux services monnayés des prostituées, mais dans le cadre privé où s’exercent les contraintes ? Avec cette forme d’exploitation féminine, les gugusses ont fait un pas de géant dans l’ignoble.
Ils échangent des faveurs contre un logement… et c’est authentique, regardez ci-dessous, et ce n’est pas seulement en France, mais aussi outre Atlantique !
LES HOMMES DEMANDENT DU RESPECT… QU’ILS COMMENCENT DONC PAR OUVRIR UN DICTIONNAIRE A LA PAGE DE CE MOT… SI TANT EST QU’ILS SACHENT ENCORE LIRE… AU VU DU NOMBRE CROISSANT DES POSSESSEURS DE CONSOLES DE JEUX ET DE CELUI DE L’ILLETRISME RAMPANT !!!
QUESTION DU JOUR : « Avez-vous envie d’habiter chez un mec comme ça ? »
PROCHAIN BILLET : SALAIRES DES MINISTRES ET DE SARKOZY… LA VERITE EN REPONSE A LA POLEMIQUE
L’annonce est celle-ci : "Loue appartement à jeune fille non sérieuse. Maison mitoyenne dans quartier calme. Loyer à négocier, pour femme libertine. Joindre description et photos."
Voilà l'offre de logement à louer en Seine-et-Marne, trouvée sur le site de petites annonces Missive. Des annonces de ce type, proposant un appartement gratuit ou à loyer réduit en échange de faveurs sexuelles, on en trouve à la pelle sur ce site hébergé en Suisse.
"Et encore, raconte Gabrielle, 25 ans, ces annonces, au moins, sont claires ! Mais, moi qui cherche en ce moment une colocation pas chère à Paris, j'ai eu plusieurs fois la surprise d'entendre des propositions de ce genre, alors que l'annonce, au départ, était parfaitement classique. J'étais scandalisée."
> Un phénomène connu outre-Atlantique
Cet échange n'est pas strictement français. Aux Etats-Unis aussi, et notamment à New York, les propositions de ce genre se multiplient. En témoigne l'annonce douteuse trouvée sur le site populaire Craigslist : "Cherche jeune femme attirante et soumise pour subvenir à mes besoins sexuels contre hébergement gratuit."
> Le pire ? Ca marche !
Du côté des demandeuses de logement, la pratique est connue et parfois même intégrée. Ainsi, toujours sur Missive, on peut lire "Jolie jeune femme cherche un studio ou F1 meublé pour début mars au pire des cas. Contre services."
Récemment, le journal de TF1 s'intéressait à la question. Les propriétaires, interrogés en caméra cachée, assuraient recevoir une trentaine de coups de fil de femmes intéressées par ce genre "d'arrangement" une fois l'annonce publiée.
19:56 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
28.02.2008
UN SYNDICALISTE PRIVILEGIE...
LES AVANTAGES DU SYNDICALISME DE HAUTE VOLEE EXISTENT BIEN …
Suite à une info du net je suis allée à la pêche aux infos ; Pour vérifier tout simplement !
L’explication » de la CGT, concernant la « nomination de me laisse un peu sur ma faim. En effet, Monsieur Guidou en tant que syndicaliste se trouve « pourvu » d’un poste hautement rémunérateur pour sa retraite et il semble bien que cela ressorte du passe droit s’il est avéré qu’il était détaché de la fonction publique pour raison syndicale.
Il faut noter aussi que l’instance qui s’occupe de « l’attribution » des « postes » est… « la Commission Administrative Paritaire » à laquelle siège toutes les organisations syndicales… Qui ne se tirent pas dans les pattes pour tirer les marrons du feu !!! Chacun son tour !
Le syndicaliste Guidou aurait bien court-circuité la promotion interne. Le grade de « conservateur des hypothèques » reviendrait bien à des privilégiés du système !
Mr Guidou n’ayant pas cotisé pour la retraite qu’il va percevoir… N’y a-t-il pas abus de biens sociaux ????
Je vois ici un passe droit dont on peut s’étonner du bien fondé, vis-à-vis des fonctionnaires qui attendent aussi une promotion de fin de carrière… Et il est possible de se demander pourquoi la fonction publique ne créerait pas un poste honorifique pour chaque syndicaliste de la base (dans le but avoué de ne pas faire de jalousies) ?
Le post trouvé sur Internet : Vous avez dit DUIGOU ! C'est le N°2 de la CGT, vous savez, ceux qui défendent les intérêts des pauvres travailleurs de la fonction publique en autres... Et comme il sait qu'il va partir à la retraite dans deux ans, M. Le Duigou, il a fait sa demande de réintégration dans le ministère qu'il avait quitté en 1978... Si, si ! Et il l'a obtenu ! Il va devenir "conservateur des hypothèques" avec un salaire...et une retraite confortable puisque celle ci est bien sûr, chez les fonctionnaires, calculée sur les six derniers mois de salaire. Passer de syndicaliste à conservateur des hypothèques, il y en a qui n'ont aucune honte !!!
Répondez à la question du jour : « Trouvez-vous normal que certains syndicalistes de haut vol se voient octroyer des privilèges qui ont pour but de gonfler les retraites pour lesquelles ils n’ont pas cotisé…? »
A suivre : UNE NOUVELLE FORME DE PROSTITUTION
Qu’est-ce qu’un conservateur des hypothèques :
Un conservateur des hypothèques n’est pas un fonctionnaire comme les autres qui trouve l’origine de son statut dans l’ancien régime, en particulier celui des fermes générales.
Chaque bureau des hypothèques en vieille France (hors Alsace-Moselle) est placé sous l’autorité d’un conservateur des hypothèques (le terme de "conservateur" subsiste ici, même dans les textes officiels, alors que celui de "conservation" a disparu pour laisser la place à celui de "bureau"), assisté d’un chef de contrôle et d’un personnel plus ou moins important. Tous sont des fonctionnaires et en tant que tels soumis au statut de la fonction publique.
Il faut noter que la rémunération du conservateur est organisée de manière très très spéciale ; il ne perçoit pas de traitement mais lors de chaque formalité (sauf exceptions rares), un "salaire" qui est, selon les cas, fixe, gradué ou proportionnel par exemple 0,10% sur le montant de toutes les transactions...). En fait, dans cette dernière hypothèse, il s’agit en réalité d’un pourcentage appliqué à la valeur de l’immeuble qui fait l’objet de l’opération soumise à publicité ou à la somme garantie par l’inscription hypothécaire (le salaire du conservateur est régi par les articles 879 à 883 du Code général des impôts et les articles 285 à 299 de l’annexe III au même code).
Ce mode de rémunération, sans équivalent dans la fonction publique, se justifierait par le fait que la responsabilité du conservateur est une responsabilité personnelle même en cas de faute qui, selon les critères du droit administratif, serait une faute de service. Il s’agit là d’une responsabilité lourde et qui est souvent une responsabilité du fait d’autrui lorsque la faute a été commise par un agent de la conservation qui, il faut le rappeler, n’est pas choisie par le conservateur. Par ailleurs, l’Etat prélève sur la rémunération ainsi perçue par le conservateur et pour tenir compte des dépenses que le Trésor assume pour l’exécution du service hypothécaire, un petit pourcentage selon des modalités assez complexes et discrètes (CGI, art. 884 et 885 et ann. IV, art. 67 A).
Les conservateurs des hypothèques
touchent 0,1% du prix de vente d'un bien Suivante
Mythe de la fonction publique, les conservateurs des hypothèques sont responsables du fichier immobilier de la France entière. Leur fonction, survivance de l'ancien régime, consiste à assurer la publication et de tenir à jour les droits existant sur un immeuble (titre de propriété, hypothèques…). La France compte aujourd'hui 354 conservations.
Le conservateur, généralement un haut fonctionnaire des finances en fin de carrière est salarié à l'acte… A chaque transaction, il perçoit 0,1 % du prix ou de l'évaluation de l'immeuble qui fait l'objet d'une publication. "Leurs perceptions sont bien-sûr plafonnées" rappelle François Carré, vice-président de la Chambre des Notaires de Paris.
Le volume et le prix des transactions ayant augmenté depuis six ans, leurs salaires ont aussi progressé. "Mais la responsabilité financière du conservateur est engagée en cas de litige" rappelle François Carré. Des cas rarissimes. L'Express a ainsi avancé en mars 2005 un salaire de 185.000 euros par an pour le conservateur des hypothèques le mieux payé de France.
dimanche 13 janvier 2008 (21h15) :
Situation professionnelle de JC LE DUIGOU
Vers la fin de l’année, la situation professionnelle de Le Duigou, secrétaire confédéral de la CGT, en vue de sa réintégration dans les services de la Direction Générale des Impôts avait fait l’objet de larges débats plus ou moins malsains sur ce site. Pour ma part, connaissant bien la boutique qui m’a employée pendant plus de 40 ans j’avais expliqué, preuves à l’appui en quoi la situation envisagée de Le Duigou ne relevait en aucun cas d’un quelconque privilège.
Le SNADGI-CGT a publié le communiqué suivant lequel met fin définitivement à toute extrapolation et va, bien entendu dans le sens de ce que je vous expliquais sur ce site.
________________________________________
Communiqué du SNADGI-CGT
Situation professionnelle de Jean-Christophe LE DUIGOU (secrétaire confédéral)
Des articles de presse, des messages circulant sur Internet mettent en cause notre camarade et son déroulement de carrière, laissant entendre qu’il bénéficie de « privilège » de la part de son administration d’origine. Certains de bonne foi et de nombreux autres à des fins de critiques envers toute la CGT font circuler des informations erronées.
Le Syndicat National des Agents de la Direction Générale des Impôts – CGT, où Jean-Christophe LE DUIGOU est adhérent, tient à apporter les précisions suivantes.
La position de principe de défense des intérêts des responsables syndicaux du SNADGI-CGT est un combat permanent pour un traitement identique des militants dans le cadre de leurs carrières avec les autres agents de la DGI. Cette position de principe est illustrée par la situation de notre camarade. Il a participé à un mouvement de promotion qui a fait l’objet d’une publication officielle (réf. : PBO J-71-07) datée du 28 août 2007. Lors de ce mouvement de promotion, 62 postes de conservateurs de 4ème catégorie ont été attribués. Tous les lauréats étaient ou ont été directeurs divisionnaires, grade occupé actuellement par Jean-Christophe Le Duigou. Ce dernier, après avoir réussi les concours d’inspecteur puis d’inspecteur principal des impôts, a été sélectionné au grade de directeur divisionnaire depuis le 1er août 1987. Il a atteint l’échelon terminal de son grade le 1er janvier 1996 et n’a connu depuis cette date aucune avancée de carrière, tant en terme de promotion que d’avancement d’échelon.
Né le 18 avril 1948, il remplit parfaitement, comme ses collègues, les conditions d’accession à ces postes et il était le candidat le mieux placé pour obtenir la conservation des hypothèques de Corbeil, raison pour laquelle ce poste lui a été attribué. Le mode de rémunération est particulier et l’indice de retraite est fixé, non pas sur les salaires perçus, mais suivant la catégorie de la conservation (de 1 à 6). L’indice net de pension (pour un nombre d’annuités suffisant) représente aujourd’hui une pension de 3 275 euros brut mensuel. (Notez au passage que la CGT commet le délit de mensonge, puisque comme vous pouvez le voir dans le document joint, le salaire des conservateurs est composé d’indemnités substantielles, dont ce syndicat ne parle pas ! NdA)
Il faut noter aussi que l’ensemble des organisations syndicales présentes lors de la réunion de la Commission Administrative Paritaire (SNUI-Solidaires, CGC, CFDT) ont voté pour tout comme l’administration. (Ont-ils des « sièges » attribués par roulement pour toutes les organisations syndicales ? NdA)
Le SNADGI-CGT est à la disposition de chacun pour apporter des explications complémentaires, si besoin en était sur cette situation.
Contact presse :
Gilles LE PODER, secrétaire national, 01 48 18 80 54,
[email protected]
Montreuil, le 9 janvier 2008
01:05 Publié dans Coup de coeur/Coup de griffe | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.02.2008
48% DE HAUSSE DES PRIX ET ILS VEULENT ENCORE DE LA CROISSANCE...
Une info qui ne m’étonne guère aujourd’hui : l’augmentation des prix qui se situe autour de 48% (l’INSEE peut fermer ses portes pour incompétence… voir le foutage de gu*ule en bas de cette page) pour les produits alimentaires, c'est-à-dire tout ce que nous achetons toutes les semaines…
Cette progression, que beaucoup d’entre nous ont signalé depuis au moins deux ans, n’a pas été reprise par le gouvernement. Bien au contraire, avec l’aide du Medef qui influence les hautes sphères, nos dignes représentants ont pris le parti de ne rien voir, et de dire que le pouvoir d’achat est constant avec les hausses de salaires !
Il est vrai qu’avec les avantages qu’ils se sont auto-attribués, on peut se demander si les élus de ce pays sont si désintéressés et attentifs à notre bien être comme ils peuvent le prétendre en période électorale !!!
N’oubliez pas de répondre à la question du jour : « Pensez-vous que les gugusses qui nous gouvernent font leurs courses dans les mêmes magasins que nous ? »
A suivre :
-Manifestation européenne et grève des courses… !
-Un syndicaliste privilégié ?
CONSOMMATION
24/02/2008 | 23:51
Alimentation: jusqu'à 48% de hausse
Dépenser plus sans consommer plus à l'hypermarché
© F2
L'Institut national de la consommation (INC) publie la "liste noire des prix qui flambent" dans l'alimentation
L'étude publiée dans le numéro de mars de "60 millions de consommateurs" fait état de hausses de prix spectaculaires, jusqu'à 48%, entre novembre et janvier.
Elles touchent en particulier les aliments à base de lait et de céréales. Selon l'INC, si la hausse de ces matières premières est bien réelle, elle ne justifie pas une telle flambée des prix.
Beurres, yaourts, pâtes, céréales, biscottes, pains de mie, riz et autres jambons: "60 millions de consommateurs" qui sera en kiosques le 26 février, détaille les hausses de prix, qui se sont envolés de 5% à 48% ces trois derniers mois, avec une flambée plus prononcée au début janvier.
Ainsi, sur 1.055 références de produits laitiers et céréaliers comparés par l'observatoire de l'INC chez Carrefour, Auchan, Leclerc, Intermarché ou Hyper U, près de la moitié ont augmenté, dont 200 de plus de 10%, alors que dans le même temps moins de 60 références ont baissé "de quelques pour cent".
Les hausses ont été enregistrées tant pour les produits de grandes marques, que pour les marques de distributeurs (MDD).
Une flambée injustifiée selon l'INC
"La flambée des matières premières ne peut justifier des hausses d'une telle ampleur, et cela a continué en février", souligne Marie-Jeanne Husset, directrice de rédaction de "60 millions". "Le prix du lait ne représente que le tiers du prix final du yaourt. Comment expliquer que certains yaourts aient augmenté de 40%?", s'étonne-t-elle.
Distributeurs et industriels s'accusent mutuellement de la flambée des prix. Le patronat des PME (CGPME), qui rappelle que les cours du blé ont grimpé de 72% et des œufs de 36% en un an, estime que les industriels "n'ont d'autre choix que de répercuter" ces hausses, mais rend les distributeurs "coupables" de la flambée. Le patronat des distributeurs (FCD) rétorque que "certaines hausses de tarifs d'industriels ne sont pas justifiées".
"Il y a une manipulation dans le discours des industriels et des distributeurs. La hausse des matières premières profite aux uns et autres", estime Mme Husset.
Les hausses dans le détail
Dans son numéro de mars, "60 millions de consommateurs" détaille chaque hausse en citant les marques. En voici le résumé global.
- Les yaourts nature: la plus forte hausse est de 40% pour un produit au sucre de canne, les yaourts nature augmentent entre 17 et 24% selon les marques.
- Les laits UHT: toutes les hausses dépassent les 20%, la plus forte (37%) pour un lait aux protéines, la moins élevée (20%) pour un produit vitaminé.
- Les pâtes: les hausses sont importantes, jusqu'à 45% de hausse pour les spaghettis et 44% pur les coquillettes. Alors que le prix du riz n'augmente "que" de 10 à 18%.
- Les camemberts: les hausses vont de 12 à 32%, la référence à la "campagne" ou au "lait cru" ne faisant pas la différence. La moins forte hausse (12%) est pour un camembert "moulé", la plus élevée (32%) pour un produit "de campagne".
- Les beurres: l'augmentation des prix varie de 19% à 26%, la plus forte étant pour un produit sous la marque de l'enseigne de vente.
- Les céréales du petit-déjeuner: hausses de 14% à 24% pour celles "fourrées au chocolat". Les prix des biscuits au chocolat grimpent également de 10% à 25%.
- Les biscottes et le pain de mie: 10% à 15% de hausse pour les premières et 6% à 22% pour les seconds.
- Les jambons: 44% de hausse pour le jambon blanc "supérieur" et 18% pour les blancs de dinde "dans le filet".
CONSOMMATION
22/02/2008 | 12:18
Les ménages ont moins dépensé
L'entrée d'un supermarché
© France 2
Les ménages ont acheté moins de produits manufacturés (-1,2%) en janvier, après la progression de décembre (+2,1%)
Selon l'Insee, sur un an, la consommation des produits manufacturés progresse de 2,2%.
"Les dépenses de consommation en biens durables diminuent nettement (-3,9% en janvier après +4,1% en décembre) sous l'effet du fort recul des achats en automobiles (-8,7% après +6,7% en décembre)", souligne l'Insee.
En revanche, les dépenses en biens d'équipement (électronique grand public, électroménager, meubles) continuent de croître, à un rythme toutefois plus modéré qu'en décembre (+0,8% après +1,7%).
Sur les douze derniers mois, les dépenses en biens durables progressent au total de 6,2%. Dans ce secteur, les achats d'automobiles se contentent toutefois d'une hausse de 1,9% sur un an tandis que les équipements du logement bondissent de 10,2%.
Les dépenses de consommation en "autres produits manufacturés" se replient légèrement en janvier (-0,5% après +0,5% en décembre), en hausse de seulement 0,4% sur un an
16:41 Publié dans Economie | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
25.02.2008
LES PARLEMENTAIRES ET LE DEFICIT PUBLIC...
Les dérives que s’autorisent les parlementaires en cette période de crise économique et de déficit public laissent pantois sur leurs « ambitions » professionnelles !
Ne seraient-ils pas là que pour leurs profits et leurs avantages personnels, et se foutent-ils pas mal de notre opinion à tous : un vrai foutage de gu*ule pour les électeurs !
A suivre :
-Les vraies hausses de prix, et le vrai pouvoir d’achat !
-La manifestation européenne et la grève des courses… !
-Un syndicaliste bien récompensé ???
N’oubliez pas de laisser des commentaires, votre point de vue à bien le droit de paraître… Votre avis est important aussi !
A la fin de chaque billet maintenant je vous poserai une question à laquelle je vous demanderai de répondre en respectant la réglementation en vigueur, ce site va devenir un forum. Aujourd’hui : « Que pensez-vous des avantages que s’octroient les élus ? Sont-ils si désintéressés ?
Info du net : Faites passer à tout votre carnet d’adresses. Il faut que ça se sache !!!!!
Pour chaque député non réélu, les Français devront payer 417.120 euros, soit 60 mois x 6952€.
C'est la nouvelle indemnité chômage des députés ! Repris ce matin sur RMC par JJ BOURDIN qui souligne que les élus de la gauche à la droite sont tous d'accord. La plupart des médias n’en parlent pas !!
A l'issue des 5 ans d'indemnités, les députés non réélus percevront à vie 20 % de ce traitement soient 1390 € par mois.
Alors, faîtes des efforts, travaillez pour payer des impôts qui serviront à payer les "golden parachute" de nos députés.
Mais pourquoi 5 ans ? C'est précisément le temps d'une alternance législative. Ce vote intervient au moment où les candidats nous parlent des efforts que devront consentir les Français pour réduire la dette et dénoncent le train de vie dispendieux de l'Etat ! L’information sur la nouvelle indemnité « chômage »des députés a été relevée par le Canard Enchaîné" le 7 février 2007. Puis reprise et précisée par le Midi Libre, le 1er Mars 2007. Curieusement, ce sont les seuls médias à en avoir parlé. Silence total du côté des télés, radios ou des autres journaux, habituellement pressé de dénoncer les parachutes en or de certains grands patrons (Certes avec raison). Pourquoi se taisent-ils sur cette affaire ? Sans doute parce que cette loi a été votée en douce, par tous les groupes politiques, UMP, PS, UDF et PCF, qui savent parfaitement s'entendre lorsqu'il s'agit de s'octroyer des avantages sur le dos des Français.
Avant de quitter son perchoir, Jean-Louis Debré a fait voter à l'unanimité et dans le silence complet, une loi pour que désormais, un député non réélu touche pendant 60 mois au lieu de 6 mois son indemnité mensuelle nette qui est à ce jour, selon info sur site Assemblée nationale, de 5178 €, soit 6952 € bruts. Chaque député non réélu coûte donc aux Français 417.180 euros sur 5 ans ! Sans parler de ce qu'il leur coûtera " à vie " ! Ces indemnités ont été attribuées aux députés et définies par l'ordonnance n° 58-1210 du 13 décembre 1958. L'indemnité de base est calculée par référence au traitement des fonctionnaires occupant des emplois de l'État classés dans la catégorie présentement dite hors échelle. Elle est égale à la moyenne du traitement le plus bas et du traitement le plus élevé de cette catégorie, ce qui correspond au traitement d'un conseiller d'État ayant moins d'une année d'ancienneté dans son grade. S'y ajoute l'indemnité de résidence, comme pour les fonctionnaires, au taux de 3 %. Selon l'article 2 de l'ordonnance précitée :"L'indemnité parlementaire est complétée par une indemnité dite de fonction". Le montant de cette indemnité est égal au quart du montant de l'indemnité parlementaire (indemnité parlementaire proprement dite majorée de l'indemnité de résidence).
Depuis le 1er février 2007, les indemnités mensuelles brutes sont les suivantes : Indemnité de base : 5 400, 32 €. Indemnité de résidence (3 %) : 162, 01 euros Indemnité de fonction (25 % du total) : 1390, 58 €. - Soit brut mensuel 6 952,91 euros- Retenues obligatoires devant être déduites du brut mensuel, diverses retenues : - Cotisation à la caisse des pensions pendant les 15 premières années de mandat : 1153,08 €. - Contribution exceptionnelle de solidarité : 55,62 €. C. S. G. et contribution au remboursement de la dette sociale : 539,55€. Cotisation au fonds de garantie de ressources : 27,00 €. Soit net mensuel 5177,66 euros.
Avant de quitter la présidence de l’Assemblée Nationale, Jean-Louis Debré nouveau président du conseil constitutionnel, a fait un joli cadeau à ses amis députés de tous les partis ! Bien entendu cette généreuse "indemnité chômage" est totalement inconditionnelle, et l'heureux bénéficiaire de cette jolie rémunération de 5 n’est tenu à aucun engagement, comme par exemple : justifier de la recherche d’un nouvel emploi, d’une visite mensuelle à l’ANPE, ou d’une activité justifiant cette « Aide Sociale »… bref, tout ce qui est demandé à des chômeurs ordinaires. Voilà de quoi crève la République, de la corruption de ses élites, car évidement aucun parti n’a protesté, vu que tous bénéficieront des largesses de M. Debré. Voila sans doute pourquoi il y a tant de candidats à ce mandat électif! Si vous êtes scandalisé et refusez d’être pris pour un C…, diffusez au moins ce message. A moins que vous ne soyez candidat! Sinon contentez-vous de payer !
11:13 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.02.2008
SONDAGE ET POLITIQUE ECONOMIQUE...
Enfin un sondage qui reflète la vérité sur l’opinion des français et le moral en baisse a ses explications…
Je ne sais pas encore si ce gouvernement va enfin comprendre que pour dépenser de l’argent il faudrait que les charges incompressibles, effectives et obligatoires que nous avons à payer (loyers et autres…), nous permettent de le faire… Et que la relance de l’économie ne passera pas par nous, faute de moyens !
C’est un peu trop facile d’oublier que le mot « ministre » étymologiquement parlant veuille dire servir et non pas « se servir » comme nous en avons vu l’exemple ses dernières années avec les augmentations de salaires et autres dépenses irraisonnées… Et ses dernières semaines (souvenez-vous de l’avion privé de Christian Estrosi) nous démontrent bien s’il en était besoin que les gens qui gouvernent se moquent pas mal de nous !!!
Ci-dessous un article de presse sur le moral en berne en raison de la politique économique du gouvernement ! Bonne journée à vous !
A suivre ces jours-ci :
-Les vraies hauses des prix, et le vrai pouvoir d'achat !
-La manifestation européenne et la grève des courses !
-Les dérives des parlementaires pour préserver leurs avantages en situation de déficit de l'état !
- Un syndicaliste récompensé pour bons services... !
Et laissez des commentaires s’il vous plait… Je trouve que vous manquez de réactivité pour vous exprimer. Sur les forums… ça bouge plus que ça… Allez… Lâchez-vous !
22/02/2008 | 09:16
La politique économique jugée négativement
Bercy, le ministère des Finances
© France 2
Près de 60% des Français jugent mauvaise la politique économique du gouvernement
Le pessimisme atteint des niveaux record, selon le baromètre mensuel de l'institut BVA pour BFM, The Phone House et Les Echos.
58% des personnes interrogées (+2 points par rapport à janvier 2007) jugent aujourd'hui la politique économique du gouvernement "mauvaise" (37% plutôt mauvaise et 21% très mauvaise), contre 36% qui l'apprécient.
"Hormis les sympathisants de l'UMP, l'impopularité est aujourd'hui majoritaire auprès de toutes les catégories de la population, y compris auprès des jeunes et des travailleurs indépendants qui étaient en janvier les dernières catégories à soutenir la politique économique du gouvernement", souligne BVA.
"Plus préoccupant encore, le moral des Français qui avait bondi de manière spectaculaire après l'élection de Nicolas Sarkozy retombe à un niveau de pessimisme encore plus profond que celui, jusqu'alors record, des ères Raffarin et Villepin", ajout l'institut.
72% des personnes interrogées se déclarent "moins confiantes" dans l'avenir économique, contre seulement 36% en juin 2007. Par ailleurs, "les récentes décisions sur la non-déréglementation des taxis et la hausse du minimum vieillesse sont perçues comme de l'indécision et de l'électoralisme", indique BVA, alors que 69% des personnes interrogées jugent que ces décisions montrent que le gouvernement "ne sait pas où il va et qu'il ne fait que réagir aux prochaines élections municipales".
Enfin, les 2/3 des sondés (67%) trouvent "justifié" le mouvement des salariés de l'audiovisuel public contre la suppression de la publicité sur leurs antennes."Renverser cette tendance sera sans doute difficile et long, et passera bien davantage par de meilleurs résultats économiques (notamment sur le front du pouvoir d'achat) que par une moindre ostentation de la vie privée du chef de l'Etat", commente BVA.
Le sondage a été réalisé par téléphone les 15 et les 16 février après d'un échantillon de 1001 personnes représentatif de la population française âgée de 15 ans et plus.
15:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
21.02.2008
MALTRAITANCE UNIVERSELLE / SOLUTIONS UNIVERSELLES...
MALTRAITANCE DES ENFANTS :
Quelques articles choisis pour démontrer que les violences sont surtout un phénomène de société universel. Point n’est besoin de se voiler la face sur ceux qui se croient au dessus des lois, lesquelles ne protègent en rien les victimes d’ailleurs.
Universel donc, ce problème doit être traité comme tel, et puisque Mr Sarkozy est parvenu à faire se rencontrer tous les représentants des différents cultes et à les faire se parler, puisque certains des citoyens de ce pays, et des autres, ont des « liens privilégiés » avec leurs cultes respectifs, ne peut-on pas faire un appel planétaire envers le respect de la dignité humaine dont les femmes, les enfants et les personnes âgées font partie intégrante et sont laissés pour compte. Il est temps d’arrêter de passer les victimes en perte et profits, AGISSONS !
J’ai choisi aujourd’hui la violence envers les enfants, suivra prochainement un billet sur la violence envers les femmes et ensuite un autre sur la violence envers les personnes âgées. Je démontrerai que c’est un phénomène culturel et universel, auquel il faut d’urgence se colleter.
Et si la religion pouvait servir de tronc commun pour faire évoluer les mentalités ?
La maltraitance des enfants
Le nombre d'enfants en danger en France ne cesse d'augmenter d'après l'observatoire national de l'action sociale décentralisée (Odas). En 1996, 74 000 enfants en danger ont été signalés, soit 14 % de plus que l'année précédente, dont :
• - 21 000 enfants maltraités (+ 5 %),
• - 53 000 enfants en risques {+ 18 %).
Parmi les enfants maltraités, 7 500 sont victimes de violences physiques, 7 000 de négligences graves et de violences psychologiques, 6 500 d'abus sexuels.
Les types de maltraitance en % Filles Garçons
Violences sexuelles 75 25
Violences physiques 45 55
Violences psychologiques 50 50
Négligences graves 45 55
Source : 0das, nov. 1997
Cette augmentation est en partie liée à un meilleur repérage des enfants en danger. Mais le rapport de l'ODAS souligne également que " la persistance de la crise sociale et l'émergence d'une crise identitaire " fragilise les familles.
DÉFINITIONS
• Enfants en danger : ensemble des enfants maltraités et des enfants en risques.
• Enfant maltraité : qui est victime de violences physiques, cruauté mentale, abus sexuels, négligences lourdes ayant des conséquences graves sur son développement physique et psychologique.
• Enfant en risques : qui connaît des conditions d'existence risquant de mettre en danger sa santé, sa sécurité, sa moralité, son éducation ou son entretien mais qui n'est pas pour autant maltraité.
• (Sources : la lettre de l'Odas, nov. 97.)
• " Maltraiter un enfant, ce n'est pas seulement lui faire subir des violences physiques ou sexuelles
- gifles, coups, blessures diverses -
- ou psychologiques - cris, insultes, humiliations, propos dévalorisants, terreurs.
C'est aussi ignorer son existence, négliger ses besoins affectifs ou psychologiques, lui imposer des rythmes et des limites disproportionnés par rapport à la réalité ou à ce qu'il est en mesure de comprendre en raison de son âge ou de sa maturité.
Toute atteinte à l'intégrité et à la dignité de l'enfant, quel qu'en soit le degré, en déstabilisant son sentiment de sécurité, son bien-être physique, psychologique ou mental, retarde son évolution et son intégration comme enfant et futur adulte dans la société. "
(Source : ministère de l'Emploi et de la Solidarité, Groupe permanent interministériel pour l'enfance maltraitée.)
Comment agir ?
Toute personne qui a connaissance d'un cas de maltraitance doit :
- s'il y a urgence prévenir le procureur de la république, la police, la gendarmerie,
- sinon, appeler Allô enfance maltraitée (composer le 119, appel anonyme et gratuit) ou
- contacter le service médico-social du quartier,
- le service de l'Aide sociale à l'enfance (ASE),
- l'assistante sociale de l'établissement fréquenté par l'enfant,
- le service de santé scolaire,
Le chef d'établissement sera informé.
En cas de doute , il faut dresser la liste des « clignotants » qui nous font penser qu'un enfant est maltraité et les confronter avec une personne de confiance.
Les correspondants régionaux du service Jeunes et leurs difficultés (JED) peuvent être contactés pour tous renseignements (dans le cadre de la formation nationale JED, le thème de la maltraitance a été traité). Votre Urapel et votre Udapel vous fourniront les coordonnées de ces correspondants.
Le service médico-social prévenu a pour obligation de faire une évaluation en équipe pluridisciplinaire.
Le signalement est un acte professionnel. Cet acte trouve sa place dans le cadre des missions de protection de l'enfance qui sont confiées à l'Aide sociale à l'enfance (ASE).
Ce service départemental dépend du Conseil général.
Le signalement est destiné à être transmis au procureur de la république qui décidera de la suite à donner:
• - saisine du juge pour enfants,
• - classement sans suite,
• - enquête complémentaire confiée à la Brigade de protection des mineurs, en particulier lorsque des poursuites sur le plan pénal sont envisagées.
• - Le service de l'aide sociale à l'enfance peut parallèlement faire à la famille des propositions d'aide.
Des organismes à connaître
Pour signaler un cas ou être écouté (jeunes et parents) :
• Allô enfance maltraitée, numéro vert : composer le 119 (24/24h) - Service national d'accueil téléphonique pour l'enfance maltraitée (Snatem).
Pour être renseigné et écouté :
• Fil santé jeunes, numéro vert : 0 800 235 236 (de 8h à 24h).
• Enfance et partage, numéro vert : 0 800 05 12 34 (du lundi au samedi de 9h à 2lh).
• SOS Croix rouge écoute, numéro vert : 0 800 858 858 (du lundi au vendredi de 10h à 22h).
• SOS Familles en péril, tél. : 01 42 46 66 77.
• Inter service parents, tél. : 01 44 93 44 93.
• Centre de Recherche et d'Innovation dans le Champ Social (CRICS), tél. : 01 43 35 08 47.
• Centre d'Études Cliniques des Communications Familiales (CECCOF)
À lire par les parents
• Guide du signalement d'enfants en danger - Centre de Chaligny, 15, rue de Chaligny, 75012 Paris, juin 1997. Prix : 50 F. Un guide de référence pour les travailleurs sociaux.
• Être parents pas si facile - Diffusé gratuitement par le Comité français d'éducation pour la santé (CFES), 2, rue Auguste Comte, 92170 Vanves Cedex. Tél. : 01 43 33 33 33.
• Les enfants maltraités seront-ils des parents maltraitants ? - L'École des parents, 5, impasse Bon-Secours, 75011 Paris, nov. 97. Prix : 32 F. Tél. : 01 44 93 44 70.
• Enfance en danger, M. Manciaux, M. Gabel, D. Girodet, C. Mignot, M. Rouyer, éd. Fleurus Psycho-pédagogie, nov. 1997. Prix 150 F.
• Vie privées,de l'enfant roi à l'enfant victime, C. Eliacheff, éd. O. Jacob, déc. 1996. Prix : 120 F.
À lire par les enfants
• Le petit guide pour dire non- Diffusé gratuitement par le Comité français d'éducation pour la santé (CFES), 2, rue Auguste Comte, 92170, Vanves. Tél. : 01 43 33 33 33.
• Passeport pour le pays de la prudence - Brochure diffusée gratuitement dans les écoles par le ministère de l'Éducation nationale. Tél. : 01 49 55 10 10.
• Lilly a été suivie et/ou Jérémy est maltraité, Dominique de Saint-Mars, éd. Calligram. A partir de 9 ans. Prix : 29 F.
• Pistolet-Souvenir, Claude Gutman, éd. Bordas. A partir de 8 ans. Prix : 27 F.
• J'ai peur du monsieur, Virginie Dumont, éd. Actes sud junior. Prix : 49 F.
Pour montrer que l’église a reconnu la violence faite aux femmes et a décidé de s’attaquer au problème…. A suivre comme exemple pour la maltraitance envers les enfants !!! (Et ne pas condamner l’idée sous les fallacieux prétexte de la loi 1905 ou de l’athéisme gauchisant bien connu…)
La maltraitance faite aux femmes.
Le problème de la maltraitance faite aux femmes a toujours existé mais ce n’est qu’en 1997, lors de la 10ième Assemblée Générale de l’Alliance Evangélique Mondiale (AEM), que cette question a été traitée au grand jour. Pendant cette Assemblée, des responsables chrétiens de différents pays ont révélé ce qu’ils savaient à l’endroit de femmes victimes de maltraitance, et cela par le fait d’hommes responsables d’églises. La Commission des femmes de l’AEM a alors décidé de s’attaquer à cette question et de souligner la gravité d’un tel péché.
En tant que responsables chrétiens internationaux représentant toutes les régions du monde, nous avons la responsabilité envers le corps du Christ d’assumer cette tâche importante. La maltraitance des femmes et des filles est actuellement l’acte de violation des Droits de l’Homme le plus répandu dans le monde. Les femmes sont en grande difficulté, tout comme les auteurs des sévices.
Pour donner un fondement solide à notre travail, nous lui avons donné en priorité une base biblique. Cette base est très importante pour pouvoir répondre à chaque forme de maltraitance. C’est le fondement pour pouvoir répondre aux besoins aussi bien de la victime qu’à ceux de l’agresseur. Elle résonne également comme un coup de trompette en direction de l’Eglise.
Déclaration biblique sur la dignité humaine
La Bible affirme que tous les êtres humains sont créés à l’image de Dieu et qu’ils ont tous la même dignité et la même valeur à ses yeux (Genèse 1.26-27, 5.2-3 ; Actes 17.25-26 ; Jacques 3.9). Tous les croyants sont dans l’obligation de se respecter, de s’honorer mutuellement et de promouvoir le bien-être les uns des autres (Rom. 12.10-16, 15.2-3 ; Gal. 6.2 ; Col. 3.11).
En Jésus Christ, il ne doit y avoir aucune partialité ni aucune discrimination (Gal. 3.28 ; Jacques 2.1-9). Christ nous appelle à nous soumettre mutuellement les uns aux autres ; il désire que nous incarnions, dans tous les aspects de notre vie et de nos relations, la puissance transformatrice de l’Esprit Saint et que nous soyons des exemples dans ce sens (Gal. 4.19 ; 5.22-23 ; Eph. 5.21).
Vers une théologie biblique des relations
Prévenir la maltraitance des femmes
* Les prophètes de la Bible écoutaient la Parole de Dieu et la proclamaient avec audace. Dieu les amenait à voir le mal dans leur société et à prier et à réfléchir en profondeur sur les questions posées. Les prophètes exhortaient les hommes et les femmes à évaluer leurs attitudes et à changer de comportement. Ils restaient fidèles dans leur proclamation, même quand leurs paroles les rendaient impopulaires. Il en est de même pour les responsables chrétiens aujourd’hui. Nous devons être clairvoyants sur les conditions de vie dans la société, reconnaître le péché sous-jacent et nous adonner à la prière et à l’étude des Ecritures pour recevoir de Dieu une voix prophétique en vue d’une action à mener.
* Or, un mal que nous taisons sciemment est celui de la maltraitance faite aux femmes. Nous nous imaginons qu’elle ne peut pas avoir lieu chez les chrétiens, surtout pas dans des foyers chrétiens, voire dans des églises. Mais les faits nous obligent à reconnaître que des pratiques honteuses et cachées sont souvent tolérées et parfois même perpétuées dans l’Eglise, aussi bien que dans le reste de la société. Partout dans le monde, les femmes ne cessent de dénoncer que la violence quotidienne est un problème majeur. La Bible nous dit que, pour la famille, c’est la paix ainsi que la délivrance de l’oppression (Es. 54.11-14 ; Ps. 10.17-18).
* Très souvent, l’église et ses responsables ne se sont pas rendus compte de l’énormité du problème, ni des effets néfastes et durables au niveau physique, social, psychologique et spirituel sur les victimes et sur leurs familles. La communauté chrétienne n’est pas insensible à la souffrance, mais souvent les chrétiens ne savent pas comment réagir dans la situation de maltraitance qu’une femme subit. Cependant, l’appel à la compassion et à l’action chrétienne est très clair (Jér. 21.12, 22.3, 15-18).
* A partir de ce constat, il nous faut étudier très attentivement le message biblique. Tout comme l’alcool peut nourrir la maltraitance d’une femme, de la même façon d’aucuns ont utilisé des distorsions de la Bible pour nourrir d’autres formes de maltraitance. Force est de constater que des femmes maltraitées se sont trouvées victimes des manipulations de la vérité biblique. Il est donc important de clarifier le message biblique au sujet de la violence perpétrée contre les femmes. Il nous faut venir à la Bible et nous poser ces questions qui sont à la fois si actuelles et si anciennes.
Le message de la Bible
* Nous sommes bien conscients que tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu. Nous savons aussi que même les chrétiens ‘nés de nouveau’ pèchent. L’Esprit Saint qui les habite est attristé, mais ces chrétiens continuent à décider pour eux-mêmes, pour le bien ou pour le mal.
* Il nous faut être très clair au sujet de la condamnation, dans la Bible, de la violence et de la maltraitance. La Bible contient plus de cent passages qui parlent des coups, de la violence, du viol, de l’inceste, de la traque, du guet-apens, de la déformation des paroles d’un autre, des menaces et de l’intimidation. Puisque la Parole de Dieu condamne la violence et la maltraitance, l’Eglise doit être fidèle dans l’enseignement de cette vérité. Ce sujet est très rarement traité dans les prédications, mais c’est un message qui pourrait être très puissant et qui pourrait changer des vies !
* La Bible dit qu’un comportement violent est un obstacle à la prière (Esaïe 58.4, 1 Pie. 3.7). Ce type de comportement n’est pas seulement une entrave à la prière, mais il disqualifie aussi celui qui se livre à la violence pour obtenir une position de responsabilité dans l’église. Les deux passages de 1 Tim. 3.3 et Tite 1.7 précisent qu’un ancien ou un évêque ne doit pas être violent. Les traductions n’ont pas toujours été claires sur ce point. La plupart des traductions françaises utilisent le mot « violent ». Le mot grec signifie littéralement « quelqu’un qui bat ». Quel ‘effet électrochoc’ si tous ceux qui se rendent coupables de violence étaient suspendus de leurs responsabilités dans l’église ! Une autre condition pour un responsable est d’avoir de bonnes relations familiales (1 Tim. 3.3-4,12). Tous ceux qui maltraitent verbalement ou sexuellement chez eux ne sont pas dignes d’occuper un poste de responsabilité dans la famille de Dieu.
* La plupart des traductions n’indiquent pas que Paul condamne le viol à plusieurs reprises dans sa première lettre aux Corinthiens (5.10-11, 6.10). Le viol est un crime terrible, que ce soit dans le contexte du mariage ou en dehors. En effet, le mari et la femme doivent se donner physiquement l’un à l’autre (1 Cor 7.3-5), mais ce don doit être fait dans l’amour, le respect et la sainteté. Il ne doit jamais être extorqué par la cruauté ou par d’autres formes de coercition. Paul dit que personne ne doit forcer ni exploiter l’autre dans ce domaine (1 Thess. 4.3-7).
L’obligation de l’église
* De plus, la Bible dit que c’est une obligation pour les justes de délivrer ceux qui subissent l’injustice de la main des violents (Ps. 72.12-14, Jér. 21.12, 22.3). Pourquoi ne voulons-nous pas voir la maltraitance, même quand nous savons qu’elle a lieu dans une famille de l’église ? Il est de notre devoir d’assurer la sécurité des victimes et de leur proposer toute l’aide possible : une présence, un soutien émotionnel et spirituel, le gîte et le couvert, la garde des enfants, la prière et l’amour (Deut. 15.7-11, Esaïe 58.6-10, Ezéch. 18.5-9, Mat. 25.31-46).
* Une aide différente est à apporter à l’agresseur qui doit être tenu responsable de ses actes. Souvent l’agresseur s’exprime mieux et se défend mieux que sa victime ; donc, l’église l’écoute plus volontiers que la victime et porte sur elle un jugement sévère en refusant de la croire. Le Nouveau Testament enseigne que la communauté de l’église doit corriger la personne qui pèche… et la violence contre sa propre famille est un péché très grave (1 Th. 5.14, 1 Tim. 5.20, Tite 3.2-11 ; cf. Mat.18.15-17, Jacques 5.19-20).
* La Bible dit spécifiquement que l’agresseur doit être soumis à la discipline de l’église (1 Cor. 5.1-13, 2 Thess. 3.6, 14-15, Prov. 3.31, 24.1-2). Ceux qui sont au courant de la maltraitance ne doivent pas continuer à agir comme si tout allait bien. Qui ne dit mot consent (cf. Actes 7.58, Rom. 1.32). On peut suivre l’agresseur, le conseiller et l’aider, mais il doit comprendre que son comportement n’est pas acceptable dans la communauté des croyants. La violence ne doit pas être tolérée.
* Face aux problèmes de maltraitance, les chrétiens engagés doivent répondre en obéissant à la parole de Dieu. L’agresseur doit être mis face aux conséquences de son comportement. On ne doit pas essayer de minimiser sa punition, de lui permettre de s’esquiver en refusant de participer à un groupe de parole sur ce thème ou à une psychothérapie exigée par la justice. A propos de l’homme violent, la Bible dit que sa violence lui retombe sur la tête (Ps. 7.16). Nous ne devons jamais empêcher ces conséquences d’agir dans la vie de l’agresseur (cf. 1 Cor. 5.5, 1 Tim. 1.20).
La repentance
* L’église doit être consciente qu’un agresseur peut donner l’impression d’être repentant. Il peut effectivement être bien chagriné à cause du mal qu’il a fait, mais peut-être plus encore par le fait que son comportement violent a été révélé au grand jour. Le remords n’est pas la repentance (Héb. 12.17). Une période de contrition suit souvent un éclat de violence et ne doit pas être confondue avec une vraie repentance. La maltraitance est souvent cyclique : d’abord la maltraitance, ensuite une période de ‘lune de miel’ (pendant laquelle l’agresseur cherche à se faire pardonner) et ensuite une tension croissante jusqu’à une nouvelle période de violence.
* La vraie repentance implique une démarche active : il s’agit de faire tout ce qui est nécessaire pour être certain que la violence ne se reproduira pas. Cela peut impliquer différentes attitudes : la recherche d’un groupe à qui on rend compte de ses actes, ou bien la participation à un groupe de parole spécifique, ou bien la pratique d’une thérapie, ou bien la séparation pendant un temps pour la réflexion. La vraie repentance implique un changement de comportement, ce qui est possible en Jésus Christ. A l’instar de Saul, le meurtrier, qui devient Paul, l’apôtre : par la grâce de Dieu, l’homme violent peut développer des attitudes et un comportement nouveaux. Le chemin vers le rétablissement est souvent douloureux et il demande le soutien de la prière des chrétiens.
Le pardon
* La Bible parle beaucoup de pardon. Trop souvent un pasteur pousse une femme à pardonner immédiatement à son mari qui dit regretter son acte. Le pardon est le travail de l’Esprit Saint. Pour l’agresseur, il doit être précédé par une vraie repentance. Pour la personne maltraitée, le pardon fait partie du processus de guérison : il nécessitera du temps et parfois de la distance. La victime a tout à fait le droit de se soucier de sa propre sécurité et de celle de ses enfants. Insister sur un pardon trop précipité peut envoyer une femme et ses enfants vers davantage de maltraitance, voire à la mort. Une victime peut avoir besoin d’un temps plus ou moins long avant de pouvoir pardonner. Cette période ne doit pas être forcée ni précipitée. Un temps assez long peut être nécessaire avant que les membres de la famille puissent se sentir en sécurité en présence de celui qui a trahi leur confiance et qui a mis en danger leur vie.
* Dieu peut apporter le pardon au moment opportun et de façon appropriée. Mais il ne va pas toujours de soi que la famille puisse à nouveau être réunie, même quand le pardon a été accordé.
La réconciliation
* Pour qu’il y ait réconciliation possible entre une femme maltraitée et l’homme qui l’a maltraitée, il faut poser les fondations avec soin. Le processus de guérison est lent et difficile pour les victimes. Les membres de son entourage peuvent être très désireux de voir la personne guérir, mais ils ne peuvent pas hâter le temps. Ils ont besoin de se rendre compte qu’une maltraitance qui a durée plusieurs années ne peut pas être éradiquée en quelques semaines ou en quelques mois. Dieu peut toucher une personne et apporter un renouveau spirituel instantané, mais les cicatrices de la maltraitance restent souvent vivaces pendant des années.
* L’auteur des sévices a besoin de temps, lui aussi, pour prendre conscience et se repentir de ses actes, pour chercher de l’aide et pour commencer à changer de comportement. Si la réconciliation est trop hâtive, l’agresseur peut conclure que l’offense n’était pas réellement si grave. La victime a besoin de temps pour prier et pour considérer dans tous les détails les aspects et les implications du prochain pas vers la guérison de son corps et de son esprit. Les deux parties doivent être très attentives au danger d’une toujours possible récurrence de la maltraitance.
* La communauté chrétienne peut parfois aider à effectuer une réconciliation, mais les membres de l’église doivent faire très attention à ne pas forcer ni à accélérer artificiellement le processus. Après une réconciliation, l’église doit continuer à soutenir et être prête à intervenir quand c’est nécessaire. En voulant aider la femme qui souhaite se réconcilier avec son mari qui l’a maltraitée, le pasteur et les amis chrétiens doivent être conscients qu’une réconciliation expose la femme et ses enfants à un risque. L’église doit donc veiller aux questions de sécurité aussi bien qu’aux questions de guérison.
La guérison et la restauration
* La Bible parle beaucoup de guérison du cœur et du corps. Elle parle aussi des temps et des saisons appropriés, d’un esprit brisé et contrit et du renouveau. Dieu peut guérir totalement les victimes des pires sévices. Les femmes qui sont victimes de viol, de trafic sexuel ou de crimes de guerre ont besoin d’un soutien particulier, de compassion et d’une aide pratique de l’église. Les personnes blessées doivent reconnaître qu’elles ont besoin de ressentir la main de Dieu sur elles, tout comme les agresseurs doivent reconnaître leur besoin de repentance.
* Il nous faut reconnaître que l’auteur de sévices est également blessé, souvent par un traumatisme de l’enfance et certainement par son propre comportement. Lui aussi a besoin de guérison et d’un soutien à travers l’amour des chrétiens lorsqu’il essaie de réparer le mal causé à ceux qui sont les plus proches de lui. Mais il ne faut pas oublier le mal causé à l’église.
* Les chemins de Dieu sont souvent surprenants et nous ne pouvons jamais les maîtriser : cependant, l’église se trouve dans l’obligation de dénoncer le péché. La communauté des chrétiens joue un grand rôle dans le processus de guérison en entourant les deux parties de ses prières, de son amour et de son soutien pratique. Cet amour de Dieu manifesté de façon pratique encourage à avancer sur le chemin de la guérison et à envisager la possibilité de la réconciliation.
La souffrance
* Selon une idée fausse assez répandue, la femme doit souffrir en imitation du Christ afin que son mari se convertisse à travers sa souffrance. Il est vrai que la Bible approuve ceux qui souffrent pour leur foi et qui refusent de renier le Christ. Cependant, le passage bien connu de 1 Pierre 2.18-19 est adressé à ceux qui souffrent en temps de persécution (1 Pierre 4.14-16).
* La Bible n’approuve jamais les chrétiens qui se laissent maltraiter. Si le Christ a bien voulu offrir sa vie pour notre salut, dans d’autres situations il s’est défendu contre la violence, la calomnie, la tromperie et l’abus verbal et émotionnel (Luc 4.28-30, Marc 3.22-30, Jean 8.48-59, 10.39). Le fait de souffrir pour une cause peut faire avancer le Royaume de Dieu, mais ne peut jamais procurer le salut de qui que ce soit.
* L’attitude de bonté et de grâce d’une femme peut éventuellement convaincre un mari de la vérité du message chrétien ; mais si elle continue à endurer la maltraitance de sa part, la vie spirituelle de tous les deux en souffrira.
* Dieu a institué le mariage afin d’unir l’homme et la femme en une seule chair dans une union parfaite (Gen. 2.24, Eph. 5.31). La Bible insiste beaucoup sur la nature forte et permanente du mariage (Exode 20.14, Lév. 20.10, Deut. 5.18, 22.22, Prov. 2.16-17, 5.15-20, 12.4, 18.22).
* Nous souhaitons tous voir la guérison des mariages troublés, mais quand un auteur de sévices refuse de changer, la femme doit protéger sa propre vie et celle de ses enfants. L’idéal, dans les situations de maltraitance, est l’arrêt de toute maltraitance. Cependant, si tous les efforts du pasteur et de la communauté pour aider l’agresseur à arrêter la maltraitance échouent, on aura éventuellement recours à d’autres options, y compris la séparation, une intervention directe ou une action légale.
L’harmonie dans les relations
* L’harmonie du foyer est la responsabilité de tous. On traduit souvent le mot grec huptasso par « soumettre » lorsqu’il s’applique aux femmes, mais il a des sens variés dans le Nouveau Testament et dans la littérature de l’époque. Le mot peut être traduit dans le sens de ‘se conformer aux désirs de’, ‘être fidèle à’, ‘s’associer à’ ou ‘s’identifier à’, ‘s’engager vis-à-vis de’, ‘se comporter de façon responsable’, ‘remplir ses obligations envers’ ou ‘créer une relation profonde’. Toutes ces valeurs peuvent enrichir abondamment un mariage.
* Quelle que soit la façon dans laquelle on choisit de comprendre la « soumission », il est important à noter que, chaque fois que la Bible parle de la soumission de l’épouse, il est indiqué une directive spécifique qui vise à prévenir la cruauté envers l’épouse (Eph. 5.28-29, Col. 3.19, 1 Pie. 3.7).
* L’affirmation que le mari est la tête de la femme est donnée comme une analogie pour exprimer l’idée d’intimité dans la relation, non pas comme une justification d’une position de pouvoir autorisant la maltraitance. Les Grecs n’utilisaient pas normalement la métaphore « tête » pour impliquer le pouvoir ni la domination sur autrui. Elle était plus souvent une image d’interdépendance (1 Cor. 12.21) et une aide à la croissance (Eph. 4.15, Col. 2.19). Ce thème est repris en Eph. 5.25-27. Le Christ est la tête et l’époux céleste et, dans ce rôle, il aide au développement de toute la potentialité de l’Eglise, son épouse. Le mari qui aime en vérité aide sa femme à devenir davantage elle-même et à être mieux équipée à servir le Christ.
* Une relation de maltraitance dans le mariage ne peut jamais être une image de l’amour du Christ pour l’Eglise. Dieu se nomme l’Epoux de Sion et, dans ce rôle, il promet qu’elle ne connaîtra jamais l’oppression ni la terreur (Esaïe 54.5, 14-15). La Bible encourage les époux à se donner mutuellement du respect plutôt que de s’insulter, de se blesser ou de se dénigrer.
* Le fruit de l’Esprit propose le contraire direct de la maltraitance. A savoir, l’amour, la joie, la paix, la patience, la bonté, le service, la confiance dans les autres, la douceur, la maîtrise de soi (Gal. 5.22). Le foyer est vraiment béni quand ces qualités abondent.
L’espoir pour l’agresseur et la victime
* Les chrétiens ont parfois tendance à idéaliser la famille. La Bible relate le travail de Dieu à travers certaines familles en grande difficulté. Il n’est besoin que de considérer les familles d’Adam, d’Abraham, d’Isaac, de Jacob et de David pour constater que les textes bibliques n’essaient nullement de gommer la triste réalité. Aujourd’hui, comme à l’époque de la Bible, la maltraitance ne connaît aucune frontière : elle a lieu aussi bien chez les croyants qu’ailleurs.
* Feindre d’être une famille chrétienne heureuse ne fait qu’augmenter la tragédie de la maltraitance des femmes. Quand on renie, qu’on minimise ou qu’on ferme les yeux sur le problème, on entrave le travail de l’Esprit Saint. La Bible offre l’espoir de la guérison à des familles troublées, mais cette guérison demande de l’honnêteté, de la foi, un dur travail et le soutien de la communauté chrétienne.
Dieu condamne la maltraitance
Du début à la fin de la Parole de Dieu, la violence est condamnée et la vie paisible est encouragée. Dans la Bible, on trouve plus de cent passages qui condamnent différentes formes de violence et de maltraitance. Nous autres chrétiens, nous devons donc écouter le cœur de Dieu et aligner nos pensées aux siennes. Nous apprenons les principes suivants de la Parole de Dieu :
o La Bible demande des relations d’amour et de responsabilité entre les membres de la famille, et demande à chaque membre de combler les besoins des autres en tout honneur.
o La femme est à égalité co-héritière du don gratuit de la vie ; elle n’est pas une possession de son mari.
o L’intimité requiert l’égalité et la réciprocité. La communion sexuelle requiert le consentement des deux époux.
o Dans le plan de Dieu, il n’y a pas d’oppression dans le foyer.
o La maltraitance physique, sexuelle, émotionnelle et verbale est interdite par Dieu.
o On a utilisé de mauvaises interprétations des concepts des mots « tête », « soumission » et « hiérarchie » pour justifier la maltraitance.
o Le silence, le secret et la dissimulation ne sont pas le plan de Dieu pour venir à bout de la maltraitance.
o L’église est chargée de dénoncer les situations de maltraitance au sein de sa communauté.
o L’adultère et l’infidélité sont condamnés par la Bible.
o Les chrétiens ne peuvent pas approuver la polygamie, le trafic sexuel, l’abus des enfants et le viol.
o Le pardon est le travail de l’Esprit Saint. Pour l’agresseur, le pardon doit être précédé par une vraie repentance. Pour la personne offensée, le pardon fait partie d’un processus de guérison qui prendra du temps et demandera parfois de la distance.
o Les fruits d’une vraie repentance sont un changement d’attitude et de comportement plutôt que des larmes, des cadeaux coûteux ou des promesses désespérées.
o Les chrétiens sont parfois appelés à risquer leur vie pour l’Evangile. Cependant, en ce qui concerne les relations dans la famille, on ne doit jamais encourager quelqu’un à rester ni à se mettre dans une situation où sa vie serait en danger.
o Parfois, une période de séparation est la meilleure solution pour la sécurité et la paix des membres de la famille.
o Des hommes et des femmes de Dieu sont appelés à reconnaître la réalité et la gravité du phénomène de la maltraitance de plus en plus généralisé, à répondre avec compassion à ceux qui souffrent et à aider à leur guérison par un soutien pratique et spirituel.
o L’Eglise doit être un agent de guérison pour l’agresseur aussi bien que pour la victime.
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20.02.2008
PAS D'IMPUNITE POUR LE DROIT DES AFFAIRES NON PLUS !!!
C’est malheureux tout de même de voir que si un juge veut faire correctement son boulot, il y a toujours une intervention haut placée pour enterrer les dossiers d’abus de biens sociaux. Comment voulez-vous que nous arrivions à avoir le sentiment que la justice ça veut dire encore quelque chose dans ce pays !
Comment voulez-vous que les délinquants en col blanc ne se sentent pas au dessus des lois ?
Comment voulez-vous dire aux jeunes des cités qu’ils doivent respecter ces mêmes lois qui ne s’appliquent pas à tout le monde ?
Il y a un sentiment d’impunité totale en haut des échelles politiciennes et affairistes qui doit disparaître. La justice est là pour tous :
LIBERTE - EGALITE – FRATERNITE – JUSTICE POUR TOUS
La révolte d'un juge financier
Propos recueillis par Jérôme Bouin (lefigaro.fr)
15/02/2008 | Mise à jour : 17:49
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Dominique de Talancé, ici en 2004 devant le pôle financier, à Paris. Crédits photo : H. DE OLIVEIRA/EXPANSION-REA
INTERVIEW - Après dix années au pôle financier du tribunal de grande instance de Paris, la juge d'instruction Dominique de Talancé a choisi de s'en aller. Elle déplore l'obstruction du parquet et à travers lui l'abdication du pouvoir face aux délits financiers.
Elle a passé vingt années comme juge d'instruction, dont dix au prestigieux pôle financier du tribunal de grande instance de Paris. Dominique de Talancé a quitté le 23 janvier dernier les bureaux du boulevard des Italiens à Paris pour rejoindre la cour d'appel de Versailles. Elle en a profité pour pousser un «coup de gueule», le 13 février sur l'antenne de RTL, contre l'action du parquet de Paris. Une action qui contribuerait, selon elle, à réduire le champ d'investigation du pôle financier. Pour lefigaro.fr, elle a accepté de revenir sur cette prise de position très virulente.
lefigaro.fr. - Pourquoi avoir choisi de prendre la prendre la parole aujourd'hui ?
Dominique de Talancé. - Parce que je pense que cela intéresse les gens de savoir ce qui se passe au sein du pôle financier, très médiatisé. Et puis parce que ce pôle financier est aujourd'hui, selon moi, vidé de sa substance.
Le parquet, directement lié à l'exécutif, est juge de l'opportunité de poursuites. C'est lui qui décide si telle ou telle affaire mérite d'être poursuivie. S'il décide qu'on ne la poursuit pas ou qu'on va différer cette poursuite, le pôle financier ne travaille pas. Les juges d'instruction ne pouvant pas s'autosaisir. Résultat : nous sommes dépendants de l'idée qu'a le pouvoir politique en place de ce qu'il doit réprimer ou pas. Et aujourd'hui, le parquet de Paris fait en sorte que les affaires financières complexes ne soient plus instruites par les juges du pôle financier. J'ai donc choisi de partir pour ne pas servir d'alibi.
Derrière ces propos il y a en creux une accusation du pouvoir politique. Quel message souhaitez-vous faire passer à la classe politique ?
Je n'ai rien envie de leur dire, il faut que les choses soient bien scindées : il y a le pouvoir politique d'un côté et le pouvoir judiciaire de l'autre. Simplement le pouvoir judiciaire, malheureusement, est totalement dépendant de la politique qu'entend mener l'exécutif. Nous sommes parfaitement empêchés de travailler. Les juges financiers sont renvoyés au chômage technique.
Jean-Claude Marin, le procureur de Paris, vous a répondu, évoquant une politique «déterminée et sans failles» à l'égard de la délinquance financière. Il a aussi cité plusieurs cas de poursuites engagées actuellement par le parquet dans des affaires financières.
Oui mais quand on enlève la Société générale et l'UIMM, il ne reste plus que des affaires assez anciennes. Il n'y a aucune nouvelle affaire. Aujourd'hui, le pôle financier ne se penche plus que sur des petites affaires. Il est totalement bloqué par le parquet. D'autre part, le discours de rentrée qu'a tenu Jean-Claude Marin devant les magistrats aurait plutôt tendance à prouver l'inverse de ce qu'il m'a répondu. Il a très brièvement évoqué les délits financiers, et encore c'était pour évoquer les pouvoirs d'investigation du parquet au détriment des juges.
Qui peut changer les choses puisque vous ne semblez pas croire en l'action des politiques ?
J'espère que la France sera sensible aux injonctions des diverses institutions internationales parmi lesquelles le conseil de l'Europe. Et puis je crois surtout que le public va se rendre compte que finalement ces grands scandales financiers lui sont préjudiciables et va se mobiliser. Le scandale du Crédit Lyonnais par exemple, c'est une somme d'argent prélevée à chaque Français. Je ne pense pas que le pouvoir politique, qui raisonne à court terme, ait l'intention de faire changer les choses.
.Dati esquisse sa réforme
du droit des affaires
V.F. (lefigaro.fr) avec Les Echos.
20/02/2008 | Mise à jour : 12:10 |
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Dans une interview accordée aux Echos, la Garde des Sceaux, Rachida Dati, explique qu'elle retiendra la quasi-totalité du rapport Coulon sur le droit des affaires. Explications.
Après la carte judiciaire, la ministre de la Justice Rachida Dati s'attaque à la réforme du droit des affaires. Ancien président de la cour d'appel de Paris, Jean-Marie Coulon lui remet aujourd'hui un rapport sur sa dépénalisation. Le document revient sur une disposition sensible : la réforme de la prescription pénale notamment pour l'abus de bien sociaux. Sur les 40 propositions formulées, Rachida Dati a assuré qu'elle en retiendra « la quasi-totalité ». La ministre de Justice a promis «une loi» dont le vote «dépendra du calendrier parlementaire». Explications.
Dati : «Ce droit pénal des affaires doit permettre de réprimer efficacement les infractions les plus graves sans décourager les entrepreneurs ».
Le rapport prévoit de clarifier la répression des infractions et de rééquilibrer la sanction des délits. Les infractions obsolètes ou redondantes avec un autre dispositif pénal seraient supprimées. Par exemple : «plusieurs infractions spécifiques du Code de la consommation pourront être sanctionnées par le délit plus général de tromperie», explique le rapport cité par Les Echos. Les infractions les plus graves seront punies plus sévèrement. La peine pour délit d'initié sera passible de 3 ans de prison et non de deux ans comme c'est le cas aujourd'hui.
«Fixer une date claire de début de la période de la prescription pour toutes les infractions».
Le point de départ du délai sera dans tous les cas la date fixée par la commission de l'infraction. La prescription interdit de poursuivre une personne quant il s'est écoulé une certaine durée après la commission de l'infraction commise. Dans le cadre de la réforme de la dépénalisation du droit des affaires, le rapport préconise un allongement de la durée de prescription. Elle passera de trois à cinq ans pour les délits punis de trois ans d'emprisonnement, de trois à sept ans pour les délits financiers et les abus de biens sociaux, et de dix à quinze ans pour les crimes.
«J'adhère à l'idée d'une spécialisation accrue des juridictions».
Le rapport Coulon propose que les magistrats chargés de juger en première instance soient assistés par deux experts non magistrats. La ministre de Justice souhaite par ailleurs mettre en place une formation spécifique en matière économique et financière sanctionnée par un diplôme dans le cadre de la réforme de l'Ecole Nationale de la Magistrature.
«Il ne faut pas que l'action de groupe déstabilise la vie économique de l'entreprise».
L'idée de mettre en place une « class action » suscite en revanche la réserve de la ministre. Le rapport propose en effet l'instauration d'action de groupe limitée au droit de la consommation et qui ne serait exercée que par des associations de consommateurs sous le contrôle d'un juge.
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19.02.2008
SALAIRES DES FONCTIONNAIRES : UN DEBAT D'UN AUTRE ÂGE...
IL EST URGENT DE DENONCER LES DIFFERENCE EN FRANCE, PAYS DE L’EGALITE ET PATRIE DES DROITS DE L’HOMME…
A l’heure des négociations sur les augmentations du salaire des fonctionnaires, je suis allée à la pêche aux informations. Il est important de savoir que pour les syndicats, les primes ne comptent pas dans le salaire, et que l’augmentation du budget comportera cette hausse là aussi.
Et sans polémique aucune je pense qu’il est bien d’informer pour que chacun saisisse bien les enjeux qui sont ceux du privé : c'est-à-dire qu’il doit y avoir égalité de traitement entre tous les salariés du public et du privé, tant pour le salaire que pour les retraites.
Il n’est en effet absolument pas normal que les salariés du privé aient à payer par leurs cotisations salariales pour les retraites des fonctionnaires, dont les salaires sont déjà plus élevés que les leurs. Un salarié du privé cotise 30% de plus pour sa retraite qu’un salarié du public, il part en retraite plus tard. Les contribuables payent environ 65% des retraites des fonctionnaires, et le fonctionnaire touche à sa retraite 30 à 40% de plus qu’un salarié du privé !
Quand cesseront les injustices dans ce pays, quand le principe d’égalité sera-t-il appliqué ailleurs qu’au fronton des édifices publics ?
Diminuer le nombre des fonctionnaires ne résorbera en rien le déficit public : 50% du budget de l’état consacré aux salaires, c’est certes beaucoup, mais ne pourrait-on pas regarder les autres dépenses, en particulier les salaires des hauts fonctionnaires et les notes de frais des élus ou de leurs employés (voitures de fonctions, carburant, frais de restaurant, hôtels, voire transports exceptionnels comme la facture de Mr Christian Estrosi pour l’avion privé : 138000 euros qui plombent bien ce déficit) ? Que font les fonctionnaires de la cour des comptes ?
Si depuis 10 ans, la progression annuelle du pouvoir d'achat est plus de deux fois supérieure dans le public que dans le privé, nous devrions nous plaindre beaucoup plus qu’eux. Hors le problème est le suivant : les salariés du secteur privé n’ont aucun poids, voir les caissières en grève de Carrefour qui viennent de prendre une défaite cinglante alors que leurs revendications étaient autrement plus légitimes que celles des conducteurs de trains pour ne citer qu’eux ! Et notre gouvernement se fiche pas mal des inégalités, seule compte l’apparence de paix sociale !
Si dans le public la progression du pouvoir d’achat est de deux fois supérieure à celle du privé, il serait temps de reconnaître que pour les salariés du privé il faut parler de grave régression du pouvoir d’achat, et que régression veut dire perte dans la consommation des ménages !
Salaire des fonctionnaires : un débat d'un autre âge
par iFRAP, le 05/02/06
Le jeudi 2 février, nouvelle grève dans la fonction publique. La raison : les salaires des fonctionnaires. Or, la réalité est différente de ce que les syndicats soutiennent. En voici les preuves :
* Normalement, c'est au Parlement de fixer les dépenses concernant la fonction publique. Le budget de l'Etat inscrit dans la loi de finances 2006 a d'ailleurs déjà été voté et c'est bizarre de voir le gouvernement négocier avec les syndicats sur une éventuelle hausse de la masse salariale de l'Etat pour cette année.
* La masse salariale des fonctionnaires représente environ 50% du budget de l'Etat, soit plus de 120 milliards d'euros. Ce budget a augmenté de 70% depuis 20 ans.
* Le salaire moyen dans la fonction publique est d'environ 2000 euros net/mois, tandis que celui dans le privé est de 1800 euros net/mois. Une différence de 11%.
* Le salaire minimum dans la fonction publique est plus élevé que le SMIC d'environ 20%.
* Le salaire des fonctionnaires augmente automatiquement tous les ans grâce à l'avancement. Contrairement aux salariés du privé, la carrière des fonctionnaires est tracée d'avance quelles que soient leurs performances et les résultats des administrations.
* Il existe deux façons de calculer la rémunération des fonctionnaires : le SMPT (Salaire moyen par tête) et la RMPP (Rémunération moyenne des personnels en place). Les syndicats utilisent les SMPT car cette façon de calculer prend en compte le salaire sur une année par rapport à la moyenne et non pas l'évolution du salaire sur deux ans comme le RMPP, moyen de calcul plus proche de la réalité.
* Depuis 10 ans, la progression annuelle du pouvoir d'achat est plus de deux fois supérieure dans le public que dans le privé.
* Toute hausse du salaire du fonctionnaire entraîne automatiquement une hausse de la retraite correspondante. Le coût est donc plus élevé.
* Un salarié du privé cotise 30% de plus qu'un fonctionnaire pour sa retraite et les contribuables payent environ 65% des retraites des fonctionnaires. Et le fonctionnaire retraité part à la retraite plus tôt (en moyenne à 55 ans) et touche 35-40% de plus que le retraité du privé.
* Les syndicats ne tiennent pas compte dans leurs calculs des primes qui représentent environ 16% du salaire des fonctionnaires. Pour les fonctionnaires de Bercy, les primes peuvent s'élever jusqu'à 30% de leur traitement.
* La France est le seul pays où les rémunérations du public sont plus élevées en moyenne que celles du privé. Aux Etats-Unis, en Grande-Bretagne, en Allemagne, en Espagne ou Italie, les rémunérations des fonctionnaires sont inférieures de 20-25% à celles du privé.
* D'ailleurs, parler de fonctionnaires à l'étranger est un peu anachronique. La plupart des pays de l'OCDE ont supprimé ou suppriment le statut de fonctionnaires et ouvrent à la concurrence les administrations et les services publics. Le fonctionnaire est devenu un simple employé.
Texte publié à l'origine sur le site de l'iFRAP.
18:44 Publié dans Société | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
NICOLAS SARKOZY VU PAR LA PRESSE ETRANGERE... et par moi !
Quelques points de vue des journaux étrangers en ce début d’année difficile pour Nicolas Sarkozy. De quoi voir qu’il n’y a pas que les français qui s’interrogent. Et dans la presse internationale, il n’y a aucune voix qui s’élève pour dire que la désaffection des français envers leur Président puisse venir du fait qu’ils se sentent trahis. Trahis pourquoi me direz-vous ?
Dans ses grandes envolées lyriques pré-électorales, Nicolas Sarkozy nous promettait un monde meilleur, un monde où le travail serait récompensé, il nous disait même si vous en rappelez : « je ne vous trahirez pas » !
Et aussitôt élu, il fait des « cadeaux mirifiques » aux grandes fortunes de France, non sans avoir accepté les « cadeaux de bienvenue », croisière en Méditerranée, voyage en avion privé et autres gracieusetés !
Il s’auto augmente de 172% malgré le déficit croissant de l’état (pensant se récupérer sur la diminution du nombre des fonctionnaires), suivant en cela l’exemple de l’augmentation faramineuse, déjà, de 70% de l’ensemble des ministres du gouvernement précédent, dont il faisait partie… Bien que je considère qu’il ne doive pas être moins payé que ses ministres, je pense qu’il fallait en priorité revoir cette grille des salaires qui était fort mal vue par les contribuables. Ils n’ont toujours pas démontré, les uns et les autres, en quoi leurs mérites respectifs justifiaient cette gabegie financière… ZERO résultats sur la réduction du déficit de l’état ! En quoi sont-ils meilleurs (que nous entre autres choses) ???
Nicolas Sarkozy alors qu’il était encore ministre de l’intérieur a formulé cette réponse dans une déclaration publique : « Je ne vole pas les français », sous entendu je mérite mon salaire… mais chacun d’entre nous ne mérite-t-il pas son salaire, par sa contribution au PIB ou à la croissance de son entreprise ? Qu’en est-il de la juste rétribution qui devait permettre de (bien) vivre de son travail ?
Ensuite il devait nous redonner du pouvoir d’achat, et pour cela il va nous falloir nous l’accrocher derrière l’oreille pour la fumer plus tard comme on dit. Alors que la croissance est directement liée au pouvoir d’achat, il semble que personne dans ce gouvernement ne soit disposé à prendre les saines mesures qui s’imposent, soit réduction de 20% minimum de toutes les charges fixes : logement, assurances diverses, électricité et autres énergies indispensables dont carburant.
Sachant que nous sommes déjà endettés, il nous dit que nous ne le sommes pas assez, il voudrait que nous ayons tous l’huissier à la porte pour avoir la preuve que nous le sommes suffisamment. Il ne nous propose que des mesurettes destinées à masquer le manque de volonté de résoudre les problèmes financiers des travailleurs, qui comme chacun le sait s’en sortent moins bien que les assistés (voir cumul des aides dans mes précédentes notes, et l’article de Marianne : « Les pièges de l’assistanat » du N° 513). Ce qui entraine les zizanies d’entre français et serait peut-être une manœuvre volontaire pour faire oublier les défaillances de l’état dans ses œuvres ? (pendant que nous nous étripons les uns les autres, nous ne nous occupons pas de ceux qui nous gouvernent…)
L’endettement des français ne serait-il pas également une mesure phare accordée aux grands groupes financiers qui vivent grassement des crédits qu’ils nous accordent, j’entends par là que c’est peut-être volontairement que l’on nous maintient dans une situation de pauvreté. Car comme je l’ai déjà dit : « la pauvreté des uns fait très très largement vivre les autres » ???
Tout cela n’apparait pas dans la presse étrangère, mais la poudre aux yeux de sa vie privée y figure en bonne place. Une imposture qui montre bien que les médias ne montrent que ce qu’elles veulent de nos personnages politiques !
REVUE DE PRESSE INTERNATIONALE
17/02/2008 | 15:09 par Laurent Ribadeau Dumas
La presse étrangère et les difficultés de Sarkozy
Ces jours-ci, la France n'est pas à la fête dans les journaux étrangers...
Ils reviennent notamment sur les difficultés du président Nicolas Sarkozy.
Nombre de titres commentent la "chute libre" du chef de l'Etat dans l'opinion et son récent mariage. "La lune de miel de Sarkozy, c'est fini", titre un "papier" de l'américain "Time". "C'est fini" en français dans le texte.
Ce dernier "a beau s'être marié récemment, il est de plus en plus mal aimé" par l'opinion publique, estime le très britannique "The Economist". Et un très méchant papier de l'espagnol "El Pais" nous explique carrément, là encore en français, que "Sarkozy c'est fini".
Pour "Time", "La seule question qui vaille maintenant est de savoir à quoi attribuer cette brutale chute dans les sondages": "déception par rapport à sa politique" et à "ses projets en matière de réforme économique" ou "désenchantement croissant face à sa vie amoureuse qui s'étale dans la presse populaire" ?
"Sarkoshow" ?
Pour "The Economist", trois raisons peuvent expliquer "cette désaffection de l'opinion": "la situation critique du crédit et le ralentissement de l'économie mondiale ont miné ses efforts pour soutenir la croissance et les revenus"; "une suspicion rampante que M. Sarkozy ne colle pas à ses promesses de campagne"; le troisième motif de mécontentement "est ce que l'on pourrait appeler le Sarko show" avec l'affaire de son récent mariage avec Carla Bruni. Au passage, l'hebdo britannique rappelle que "cela fait d'elle la plus fameuse épouse italienne d'un dirigeant français depuis le mariage de Catherine de Médicis avec Henri II" (en 1533). Voilà qui ne nous rajeunit guère...
Nombre de journaux étrangers évoquent l'affaire de Neuilly et l'éviction de David Martinon comme tête de liste UMP à la mairie de la ville, "ghetto de riches", juge "Time". Pour l'hebdo américain, l'affaire prouve "la fatigue de Sarko". "Neuilly passe du vaudeville à la série Z", titre "La libre Belgique". "La droite n'en finit plus de se ridiculiser dans le propre fief de Nicolas Sarkozy", commente le journal belge en évoquant ce qu'il appelle un "soap opera".
"Avec la chute libre de M. Sarkozy dans les sondages, le fiasco de Neuilly-sur-Seine est le plus récent signe du trouble qui secoue sa présidence", observe le "New York Times". "Son style d'hyperactif, longtemps regardé comme un changement bienvenu après la torpeur des derniers jours de la présidence de Jacques Chirac, est maintenant de plus en plus vu comme un mouvement sans but", poursuit le prestigieux quotidien américain.
Mais la presse internationale s'intéresse encore plus à la première interview dans "L'Express" de Carla Bruni depuis qu'elle est Carla Bruni-Sarkozy. Un intérêt qui se manifeste souvent sur le mode ironique: "Oui, c'est la Saint-Valentin et oui, la première dame de France est amoureuse", titre le "New York Times". Rappelons que dans cette interview, Mme Bruni déclare notamment: "entre Nicolas et moi, ce ne fut pas rapide, ce fut immédiat. Donc, pour nous, ce fut en somme assez lent".
L'interview est publiée "au moment de la chute libre du chef de l'Etat dans les sondages" après les péripéties de son divorce et d'un remariage "très médiatisé", susurre le vénérable "Times" britannique, insinuant ainsi que l'entretien pourrait faire partie d'un "plan com" très calculé... Une certitude pour "Le Soir" de Bruxelles: l'entretien "avait été soigneusement préparé", estime-t-il.
Persiflage
Le "Times" relève la "gaffe" de la nouvelle "First Lady" qui, avant de s'excuser, s'était interrogé dans la fameuse interview à propos du site internet du "Nouvel Observateur": "Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs ?" Rappelons que selon "Le NouvelObs", Nicolas Sarkozy aurait, avant son remariage, envoyé à son ex-épouse un texto dans lequel il aurait écrit: "Si tu reviens, j'annule tout". "Première dame, première bourde", titre "La Libre Belgique" à propos de la réaction de la "première dame". Et "Le Soir" de commettre lui aussi un titre lapidaire: "Carla Bruni se présente et dérape".
De son côté, l'hebdo allemand "Der Spiegel" manie le persiflage, toujours à propos de la fameuse interview dans "L'Express" de "la nouvelle Bruni, magnifique aux côtés du président". Les difficultés politiques du chef de l'Etat français ? "Non, de cela nous ne voulons rien savoir. Ce qui nous intéresse, ce n'est pas non plus le déficit abyssal du commerce extérieur ou le bond que connaissent les revenus" des dirigeants des entreprises du CAC 40, explique le grand journal d'Outre-Rhin. "Non, que le rideau s'ouvre sur Carla et sur des propos qui 'sont attendus par de nombreuses personnes', selon 'L'Express'".
Quant au quotidien espagnol "El Pais", il tient un jugement fort peu amène sur son époux. A ses yeux, "les Français ont un problème". Un problème ? "Ils croyaient avoir élu un super-président, un hyper-gouvernant qui les sortirait de la dépression et de la décadence. Ils se rendent compte qu'ils ont maintenant un président comme l'ont été beaucoup d'autres, malade et limité dans ses fonctions".
Malade, Nicolas Sarkozy ? La pathologie dont il serait atteint, répond "El Pais", "n'a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand mais affecte un organe aussi vital que l'ego lequel souffre d'une hypertrophie probablement irréversible". Conséquence: à en croire le quotidien ibérique, le successeur de Jacques Chirac aurait "placé la République [française, NDLR] au même niveau que la principauté de Monaco".
Et pendant ce temps, constate le quotidien de Barcelone "La Vanguardia", "un nouveau front s'est levé contre Nicolas Sarkozy, qui ne manque pas de sujets de préoccupation par les temps qui courent": la grève des "travailleurs des télévisions et radios publiques"... Tandis que le "Times" cite l'écrivain Pankaj Mishra qui ironise sur la "politique de civilisation" chère au chef de l'Etat. A ses yeux, "la France dans les années 60 aspirait à diffuser une culture intellectuelle mondiale" avec notamment des gens comme Sartre, Camus et Truffaut. "A présent, le Français le plus connu est le fraudeur présumé Jérôme Kerviel, le trader de la Société générale"...
Des raisons d'espérer ?
Voilà de quoi nous miner définitivement le moral, à nous autres, citoyens de l'Hexagone. Heureusement, il y a le "Washington Post". Le grand rival du "New York Times" nous donne, lui,
quelques raisons d'espérer: il publie un article plein d'optimisme sur les Françaises d'âge mûr, article envoyé de Paris par la journaliste Pamela Druckerman. Des Françaises "qui ne grossissent pas et ont de quoi être heureuses".
A quoi donc tient ce bonheur en dehors de l'absence supposée de problèmes de tour de taille ? Les hommes français verraient ainsi "dans la maturité une forme d'érotisme", pense Pamela Druckerman qui cite la journaliste hexagonale Elisabeth Weisman (celle-ci vient d'écrire un livre intitulé "Un âge nommé désir"). Et la représentante du "Post" de conclure..."A Paris, les femmes mûres ne diffèrent pas de leurs sœurs de New York. La différence, c'est que les Français moyens ne considèrent pas le sexe comme un privilège pour les personnes jeunes et belles. Ils le voient comme l'un des plaisirs élémentaires de l'existence"...
10:51 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
VICTOR HUGO JUGE LA POLITIQUE...
VICTOR HUGO ET NAPOLEON III
Toute ressemblance .... serait fortuite !!!!!
Entretien accordé à Victor Hugo sur Napoléon III
ENTRETIEN AVEC VICTOR HUGO
-"Vous semblez vous tenir très informé de l’actualité politique française. Quel regard portez-vous sur notre nouveau président" ?
Victor Hugo : Depuis des mois, il s’étale ; il a harangué, triomphé, présidé des banquets, donné des bals, dansé, régné, paradé et fait la roue… Il a réussi. Il en résulte que les apothéoses ne lui manquent pas. Des panégyristes, il en a plus que Trajan. Une chose me frappe pourtant, c’est que dans toutes les qualités qu’on lui reconnaît, dans tous les éloges qu’on lui adresse, il n’y a pas un mot qui sorte de ceci : habilité, sang-froid, audace, adresse, affaire admirablement préparée et conduite, instant bien choisi, secret bien gardé, mesures bien prises. Fausses clés bien faites. Tout est là… Il ne reste pas un moment tranquille ; il sent autour de lui avec effroi la solitude et les ténèbres ; ceux qui ont peur la nuit chantent, lui il remue. Il fait rage, il touche à tout, il court après les projets ; ne pouvant créer, il décrète.
-"Derrière cette folle ambition personnelle décelez-vous une vision politique de la France, telle qu’on est en droit de l’attendre d’un élu à la magistrature suprême" ?
Victor Hugo : Non, cet homme ne raisonne pas ; il a des besoins, il a des caprices, il faut qu’il les satisfasse. Ce sont des envies de dictateur. La toute-puissance serait fade si on ne l’assaisonnait de cette façon. Quand on mesure l’homme et qu’on le trouve si petit, et qu’ensuite on mesure le succès et qu’on le trouve si énorme, il est impossible que l’esprit n’éprouve quelque surprise. On se demande : comment a-t-il fait ? On décompose l’aventure et l’aventurier… On ne trouve au fond de l’homme et de son procédé que deux choses : la ruse et l’argent…Faites des affaires, gobergez-vous, prenez du ventre ; il n’est plus question d’être un grand peuple, d’être un puissant peuple, d’être une nation libre, d’être un foyer lumineux ; la France n’y voit plus clair. Voilà un succès.
-"Que penser de cette fascination pour les hommes d’affaires, ses proches ? Cette volonté de mener le pays comme on mène une grande entreprise" ?
Victor Hugo : Il a pour lui désormais l’argent, l’agio, la banque, la bourse, le comptoir, le coffre-fort et tous les hommes qui passent si facilement d’un bord à l’autre quand il n’y a à enjamber que la honte…Quelle misère que cette joie des intérêts et des cupidités… Ma foi, vivons, faisons des affaires, tripotons dans les actions de zinc ou de chemin de fer, gagnons de l’argent ; c’est ignoble, mais c’est excellent ; un scrupule en moins, un louis de plus ; vendons toute notre âme à ce taux ! On court, on se rue, on fait antichambre, on boit toute honte…une foule de dévouements intrépides assiègent l’Elysée et se groupent autour de l’homme… C’est un peu un brigand et beaucoup un coquin. On sent toujours en lui le pauvre prince d’industrie.
-"Et la liberté de la presse dans tout çà" ?
Victor Hugo (pouffant de rire): Et la liberté de la presse ! Qu’en dire ? N’est-il pas dérisoire seulement de prononcer ce mot ? Cette presse libre, honneur de l’esprit français, clarté de tous les points à la fois sur toutes les questions, éveil perpétuel de la nation, où est-elle ?
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*Toutes les réponses de Victor Hugo proviennent de son ouvrage « Napoléon le Petit », le pamphlet républicain contre Napoléon III.
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