Après
c'est tout l'avant
de petits cailloux blancs
des fêtes ou d'instants
de lanternes éteintes
de pluie odorante
de soleil
à cacher
de nuages effacés
de mots désormais
en rauques amarres
attention crier gare
et nouveau départ
vers d'autres courants
de pensées occultes
cultuelles inventions
aux repas partagés
en libre pensée
et toi et tu et vous
et rire d'espérer
les prières du mieux
les espoirs frileux
la difficile aventure
de tous les milieux
Alors Après ?
Après les avoir quittés ?
Les copains, la famille
les bruits de la ville
les musiques futiles
les senteurs de vanille
la crème catalane
les émotions suaves
le givre des campagnes
les tactiles préhensions
des univers changeants ?
j'veux pas savoir et j'men fous
Pas savoir
quid de quoi
décide de l'âme
de Paname
à Delhi
Rio de Janeiro,
Antananarivo
Miami
Zanzibar
Madrid
Helsinki
Dubaï
Shangaï
Kathmandu
Kochi...
Tout l'avant laissé
de rubans de papier
codés
au temps dépassé
saveur des images
entendre le jasmin sauvage
voir les notes s'envoler
toucher l'indicible
odeur du souvenir
Après ?
j'veux pas savoir et j'men fous
la mort
n'a pas de secret
La sagesse en ivresse immodérée
au fond de la classe
sans parler
près des tubes réchauffants
à écrire
serrés dans le papier
des mots d'amour
concrets
sans emphase
pratiquement sans bouger
lancés par l'élastique
vers l'élu(e)
de 2 coeurs
passage obligé
des pas sages précoces
pressés
de quitter la classe
informés.
Nous ça yé ça yé
on y a droit
seule la main droite
en tapant fort
Nous ça yé ça yé on y a droit
et ça nous plaît
d'être dehors
On ne clope pas
on ne fume pas
mais tous les soirs
quand même on sort
ic
nous ça yé ça yé
Ça le déploie
vers l'avenir
d'un grand artiste
nous ça yé ça ne tektonik pas
ça chavire bien
musique classique
La lune
la nuit
en nage
au figuré
défiguré
d'endurance
le corps
tendu
les bras
fondus
les jambes
en cadence
qu'à danser
démystifié
et sauts
frappés
et chaud
la tête
en mots criés
le coeur
à l'imparfait
Par les mots impatients
tu luttes en courte baisse
frénésie dépassant les humeurs odorantes
quand les ondes dénuées des propos souverains
tu entres en un murmure sur les voies belliqueuses
et te tais
ton ton te muselle aux caquetages impies
et l'ouie se réveille au discours visuel
de ton monde intérieur
Tu frémis de l'aube fraîche
la mer
la branche
la neige éternelle
les rapports humains
le chat
le chien
la tornade tourmente
tout sera mieux demain
Pieds nus
sur le sable
le gravier,
les galets,
la terrasse carrelée
le champ juste labouré
la boue lisse
la terre glaise
ou l'argile chamotté
le gazon
la luzerne
le parquet
la prairie artificielle
la moquette nettoyée
la belle branche du cerisier
drap de soie
drap de lin
couvre-lit dépareillé
nus-pieds inconsidérés
godillots
escarpins
mocassin
en sans gêne
ou compensé
petit patin japonais
santiags sabot(t)ées
bottines plates
belle layette
babouche bleue
en claquette
en tennis étiquetées
la mule ou le beau soulier
fais gaffe où tu mets les pieds
L'ongle fort grattant la terre meule
le sabot non ferré tapant le sol talé
la crinière en bataille d'entrain renouvelé
la robe scintillante de tous les jours dimanche
le lasso déposé bien en vue sur la planche
oublié, jamais pris
arrive une pétondelle à hauteur de genoux
forte en cris
sans présentation, sans bonjour
et ordonne
de mépris
Comme un brin de moutarde
glissant sur les naseaux
rasetant le poil chaud
fit tomber la goutte
dans le marre
(Hennissement
Ebrouement)
et hop pétondelle
tout près des hirondelles
Comme un fil
conducteur
sous la pluie
zouic
comme une pièce
de monnaie
erronée
kling
comme un verbe
transitif
échaudé
brrrr
comme une tête
de lecture
débandée
plop
comme une ombre
portée
musicale
laaa
comme un fer
dérouillé
en portail
clac
comme le cidre
en bouteille
à la mer
plotch
comme la mer
démontée
sur un lac
platch
comme une tâche
de javel
délicate
froutt
comme un arbre
circulaire
caressé
sssoup
comme une voie
détournée
téléphone
hein
comme un pli
de cheveu
hennessant
(Hou u u u i -hennissement)
comme une barge
de folie
ravissante
gling
comme un jour
sous la pluie
une nuit
scintilla
de la pièce
échaudée
une tête comme une ombre
démontée par une tâche
de folie