24.10.2007
Les élèves de CP se sont appropriés l'Art Construit
Pour les enfants, la découverte de l'art géométrique passe avant tout par le regard, un regard que l'on doit éduquer à l'abstraction des choses de la nature: ne cherchez pas à reconnaître un objet ou quelque chose que vous connaissez, mais appréciez le tableau pour ce qu'il représente, ses formes et ses couleurs, explique le professeur. Peu à peu, l'échange évolue vers les matières utilisées, peinture, bois, ficelle, sur les formes géométriques, cercles, triangles et carrés, sur les couleurs, primaires ou complémentaires. La visite de l'exposition est prétexte à de nombreuses découvertes, et les élèves de CP sont enthousiastes.
Après la théorie, de spectateurs, les enfants deviennent acteurs en réalisant à leur tour, sur les conseils du professeur, leur tableau. Divisés en petits groupes, ils doivent reproduire une œuvre à partir d'une technique particulière : crayon gras pour imiter les ficelles multicolores déroulées sous PVC d'Antoine Perrot, pastels pour reproduire le triangle sur aluminium de Nicholas Bodde, et collages à partir de bandes de papier noires et rouges sur fond blanc dans l'esprit de la toile de Charles Bézie, dont les lignes horizontales, verticales et obliques, tout en recouvrement, superposition et croisement, donnent la sensation d'un léger relief, visible à l'œil nu. Les jeunes artistes se concentrent, absorbés par les tracés, les découpes et les collages et finalement, se réjouissent du travail accompli, chaque œuvre, portant la marque de son auteur, étant à la fois la même et différente des autres. Après une petite séance d'observation des tableaux réalisés par les enfants, sous les œuvres originales, il est déjà l'heure de retrouver le chemin de la classe où, après la visite de l'exposition, les enfants imagineront leur propre exposition en accrochant leurs œuvres sur les murs. L'exposition, ouverte au public le week-end ainsi que le mercredi et vendredi après-midi, accueillera encore de nombreux élèves issus de différents établissements, de Mauguio, de Grabels, Montpellier ou du Grau-du-Roi, et de différentes sections : collège, maternelle, lycée, et même des enfants issus d'instituts spécialisés. Comme quoi, on peut aussi apprendre avec les yeux.
09:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : grande motte, exposition, art contemporain
20.10.2006
Madame Schöffer présente avec passion l’œuvre de son époux
Vendredi 18 octobre avait lieu à la Capitainerie de La Grande Motte la soirée d’inauguration de l’exposition Nicolas Schöffer «De l’Art figuratif à l’Art cybernétique», dont la mise en scène revient à Eléonore Schöffer, son épouse. La cité idéale construite par Balladur pour les loisirs est un décor rêvé pour l’accueil des créations de ce plasticien de génie, à la fois peintre, sculpteur, urbaniste et designer, auteur d’une vision utopique de la ville : la ville cybernétique.
A travers cette exposition, La Grande Motte rend hommage à un artiste visionnaire qui lui rendait lui-même hommage à sa création: « Aucune ville d’Art, conçue à partir d’un a priori esthétique n’a été construite depuis la renaissance à l’exception de Brasilia et de La Grande Motte. » Un vernissage au cours duquel les invités et les curieux ont dégustés les paroles d’Eléonore Schöffer, encyclopédie vivante de l’Art cybernétique qui a présenté avec humour et finesse l’œuvre incomparable de son époux.Au détour d’une salle obscure du hall d’exposition de la Capitainerie, le visiteur découvre avec étonnement les LUX, sculptures luminodynamiques constituées d’éléments fixes et mobiles et de lumières animées. Plus loin, les Spatiodynamiques sculptent l’espace et fondent leurs formes géométriques sur celles des façades seventies de La Grande Motte. Au fond de la grande salle, les sculptures à éléments combinables permettent à leurs utilisateurs de les démonter et les remonter à volonté.
Schöffer souhaitait inviter les hommes à participer cybernétiquement à sa réflexion artistique. Pari gagné pour les curieux qui découvrent sous les explications d’Eléonore Schöffer sa vision moderne et futuriste de l’Art, de la lumière, de l’espace ou de la ville.
A découvrir jusqu’au 15 octobre, les mercredis et vendredis de 14h30 à 18h30, le week-end de 10h00 à 19h00. La Galerie des Beaux-Arts, 20 rue du Casino, présente les œuvres de la période dite « figurative » de Schöffer, des dessins peints par l’artiste avant son œuvre novatrice.
15:15 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Exposition
01.09.2006
Nicolas Schöffer expose à la capitainerie
Transformer la vie des hommes. A découvrir jusqu’au 15 octobre à la Capitainerie de La Grande Motte, les œuvres de Nicolas Schöffer sont d’une étonnante modernité. Français d’origine hongroise, peintre, sculpteur, architecte, urbaniste, vidéaste et infographiste avant l’heure, Schöffer a toujours proclamé que le rôle de l’artiste dans la société était de changer la vie des hommes. Dans sa ville idéale, dont les projets non réalisés sont exposés dans la cité des pyramides, les fonctions sociales, techniques, esthétiques sont ainsi posées cybernétiquement dès le départ, permettant aux hommes de participer à son évolution : Réussir la ville, c’est réussir la vie de ceux qui à la fois la servent sans être asservis, et se servent d’elle sans l’asservir dira-t-il. A côté des croquis, photos, plans, correspondant à des oeuvres réalisées (sculptures et sculptures monumentales, architecture, spectacles, art mural, sérigraphies etc.) ou non réalisées, les sculptures cybernétiques et leurs différentes dispositions sont susceptibles de modifier notre perception de l’Art.
Pratique : l’exposition présente sur deux lieux, deux périodes différentes de l’œuvre de Nicolas Schöffer. Capitainerie du Port : mercredi vendredi de 14h30 à 18h30 - Samedi – dimanche : de 10h à 13h00 et de 14h à 19h00. Galerie des Beaux Arts : Tous les jours 10h30/12h30 – 16h00/20h30.
12:30 Publié dans Culture | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Peinture, exposition


