FranceEn attendant la renaissance http://france.midiblogs.com/ Fri, 14 Mar 2008 22:53:03 +0100midiblogs.comAll Rights Reservedhttp://france.midiblogs.com/archive/2008/03/13/droit-de-mourir-bis.htmlDroit de mourir (bis) http://france.midiblogs.com/archive/2008/03/13/droit-de-mourir-bis.html [email protected] (forward11)PolitiqueThu, 13 Mar 2008 20:33:00 +0100 Entendu et vu le reportage consacré à Chantal Sébire, ce soir sur France 3. On ne peut que compatir, on ne peut que s'incliner devant sa détermination, son combat pour la dignité qui rencontre les réticences des politiques, qu'elle dénonce, mais aussi, ce qui est loin d'être négligeable, d'une importante partie du corps médical et soignant. <br />
Mais faire de cette question qui touche comme aucune autre à un fondement déontologique et éthique majeur une question que l'on pourrait soumettre à un référendum, ce à quoi elle aspire avec la certitude qu'une majorité de compatriotes soutiendrait l'euthanasie active, n'est pas la meilleure chose à souhaiter. http://france.midiblogs.com/archive/2008/03/13/le-droit-de-mourir.htmlLe droit de mourir http://france.midiblogs.com/archive/2008/03/13/le-droit-de-mourir.html [email protected] (forward11)Débat/ForumThu, 13 Mar 2008 18:30:00 +0100 La situation médicale et humaine de Chantal Sébire, cette femme de 52 ans affectée par un cancer qui la défigure et la condamne sans espoir de rémission, nous touche tous. Sa détresse nous interpelle au plus intime de ce qu'est, sera ou serait, dans des conditions semblables, notre rapport personnel à la souffrance, à la maladie, à la mort.<br />
Quelques mois après le combat médiatique de Mme Marie Humbert pour son fils, Vincent, qui a engendré un long débat en France et donné lieu à la loi Léonetti sur la fin de vie, Chantal Sébire relance la revendication controversée sur l'euthanasie active.<br />
Elle veut se voir reconnaître, au stade de sa maladie et de sa souffrance, la légitimité légale d'un droit à mourir que chacun, dans des conditions strictes, pourrait invoquer pour lui-même et déléguer à un praticien ou une équipe médicale.<br />
La loi de 2005, qui a failli s'appeler loi Humbert, si je me souviens bien, n'a pas défait le principe fondamental de vie pour se concentrer sur les dispositions d'accompagnement palliatif. <br />
Par contre, le législateur a voulu maintenir et s'attacher à l'intangibilité d'un principe qui est celui du droit, comme de la médecine: la protection de la vie est sacrée, non pas du point de vue religieux, mais social, légal.<br />
Concilier ce qu'il y a de relatif à ce qu'il y a d'absolu dans la vie de chacun dans le cadre d'une société, qui génère le droit, qui génère la culture, qui génère la tradition, qui fonde la nature d'une civilisation, n'est peut-être pas possible et encore moins souhaitable.<br />
Ce débat reviendra sans doute souvent. Beaucoup de choses peuvent évoluer, mais pas l'affirmation fondamentale de ce qui constitue l'axe éthique et déontologique autour duquel s'organise notre vie en commun.<br />
Il fonde le tropisme d'une civilisation. <br />
C'est ce principe qui rend l'eugénisme inacceptable du point de vue de la morale et de l'éthique quels que puissent être, demain, dans un siècle, les tentations et les problèmes des futures générations, la charge que représentent ou pourront représenter la vieillesse ou la maladie dont on sait que, si elles peuvent être soulagées, elles ne seront jamais vaincues.<br />
Elle est tournée et structurée autour d'un principe de vie. Et c'est ce que nous devons veiller à leur léguer et qu'eux mêmes devrons transmettre.<br />
Le toucher serait le dégrader, si peu que ce soit, et nul ne peut mesurer, quelles que soient les protections, les serments d'aujourd'hui, les conséquences qui pourraient naître de cette altération.<br />
Il reste et restera la compassion. Elle consubstantielle à l'humanité et aux droits de l'Homme. <br />
Aucun droit ne peut la remplacer. http://france.midiblogs.com/archive/2008/03/13/trichet.htmlEuro fort http://france.midiblogs.com/archive/2008/03/13/trichet.html [email protected] (forward11)PolitiqueThu, 13 Mar 2008 15:05:00 +0100 La manière dont on accable l'euro et la politique de la banque centrale européenne me semble injuste.<br />
L'indépendance de la banque centrale est le gage de la qualité d'une démocratie fondée sur la séparation des pouvoirs. Le principe n'est pas acquis mais il devrait l'être.<br />
Ce que l'on tient en effet pour naturel et profitable s'agissant des pouvoirs législatifs et judiciaires, pourquoi ne pas le tenir pour vertueux lorsqu'il s'agit du pouvoir monétaire?<br />
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Je remarque que Jean-Claude Trichet, punching-ball des politiques français depuis plusieurs années, a toujours considéré comme une priorité la lutte contre l'inflation.<br />
Il y a encore quelques semaines, chacun, à droite comme à gauche, dans notre seul pays, considéraient cette prudence selon eux <em>"obsessionnelle"</em> comme superflue et l'invitaient à desserrer l'étreinte.<br />
Dans le cas, où les politiques auraient eu main sur la politique monétaire, il est probable qu'en vertu de cette subjectivité politique, on aurait assisté à des décisions que nous regretterions aujourd'hui quand la tendance inflationniste, en Europe, refait surface.<br />
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Quant à la parité avantageuse de l'€/$, elle n'est pas qu'un inconvénient lorsqu'il s'agit de régler la facture énergétique. Elle n'a pas empêché Airbus de vendre ses ravitailleurs à l'armée us et à l'industrie allemande de continuer à se tailler la part du lion en terme de commerce international, dans le contexte mondialisé.<br />
Une révision des taux, en France, donnerait l'impression que la pente devient moins raide, mais ce ne serait, il me semble, qu'une illusion d'optique perverse, car elle nous donnerait prétexte - ce à quoi les Français courent toujours avec avidité - à ne pas remettre en cause ce qui doit l'être.<br />
Cette tendance s'appelle la recherche d'un bouc-émissaire.<br />
Réduire la dette, fortement, en s'attaquant à ses causes structurelles, nous ramènerait à plus de compétitivité, de crédibilité et de dynamisme économiques.<br />
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Parmi les conséquences de la crise financière des <em>"subprimes"</em>, la notation des créanciers s'agissant de la capacité de leurs débiteurs publics ou privés est plus pointue et scrupuleuse qu'avant. Conséquence, en zone euro, les taux d'intérêts liés à cette dette varient d'un pays à l'autre. <br />
La France est jugée moins crédible par rapport à l'Allemagne, l'Espagne ou la Grande-Bretagne. <br />
Elle a donc une prime de 0.5% de surcout de son crédit. <br />
A l'échelle de ce qu'elle emprunte chaque année, cela fait plusieurs dizaines de millions d'€.<br />
Le prix d'une certaine inconséquence.<br />
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Reste qu'il y a sans doute, au delà du débat sur la parité entre euro et dollar, un changement de la perspective mondiale ou de son centre de gravité. On quitte, lentement mais surement, un monde dominé et étalonné par l'économie américaine, pour un autre monde où l'Asie pèse de tout son poids sans d'ailleurs, pour la Chine, en tenir compte s'agissant de sa parité au dollar, sous-évaluée.<br />
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L'envolée du prix du pétrole, 110 $ le baril atteint en quelques jours, est un révélateur de ce changement de référence. L'OPEP, il y a quelques jours, a refusé de céder aux pressions, américaines notamment, en relevant ses niveaux de production pour détendre les cours.<br />
On peut le déplorer. Mais dans l'explication fournie, on pouvait retenir le constat des pays producteurs de l'écroulement du dollar. Selon eux, l'envolée des cours en dollars résulterait moins d'une tension des marchés due à un différentiel exagéré entre l'offre et la demande que d'une compensation, selon eux légitime et inévitable, de ce phénomène: un dollar en baisse enrichit moins.<br />
Cela nous ramène à l'usage fait par certaines pétro-républiques de la rente pétrolière et aux propos de Shimon Peres qui faisait l'objet de ma note d'hier.