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29.04.2008
Marcher sur la tête
Si la qualité d'un gouvernement pouvait s'apprécier dans l'adversité, celui qui est à la tâche actuellement mérite quelque considération parce que le moins qu'on puisse dire, c'est qu'il prend les taureaux par les cornes. Il faudrait peut-être établir un lien entre ce climat de moral dans les chaussettes, décrit par les derniers sondages, et la difficulté, si typiquement française, de réaliser l'accord des acteurs "sociaux" et "politiques" autour du chantier que représente la "réforme" structurelle de notre pays.
Ici, finalement, c'est trop peu pour les uns, qui espéraient des remèdes structurels radicaux, et c'est excessivement trop pour la plupart des autres qui voient les aiguilles des corporatismes et des conservatismes s'affoler.
Alors, les Français sont moroses. On les a rarement vus, il est vrai, enthousiastes au cours des dernières années. Tout, ou presque, leur est prétexte à dépression sauf les ponts, les RTT et autres "acquis" de la société des loisirs qui leur était promise par le PS et la gauche plurielle en 1996-1997.
S'ils ont le moral au plus bas, il n'est pas impossible que cela soit le résultat du spectacle que donnent les protagonistes du jeu social (oppositions comprises). Il est vrai que c'est démoralisant et que même ceux qui consentiraient à retrousser les manches se demandent à quoi ça sert.
Bon, allez, le premier mai sera une belle fête du "Travail" si le jeu des insatisfactions coagulait. Le gouvernement sera pratiquement le seul à ne pas défiler. On le conspuerait, s'il s'y hasardait. On verra beaucoup de gens, peut-être des lycéens, collégiens et scolaires, enrôlés pour apprendre à marcher sur la tête.
Le temps des cerises a jauni.
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25.04.2008
Elements de Conversation
Je me suis exposé au cours des dernières années à diverses situations, mais l'une des plus marquantes, pour moi, date du 3 décembre 2004. Ce jour-là, mes amis, m'ont invité à un apéritif dans un bar musical estimant que j'étais devenu "dépressif". J'avais pour habitude, le cas échéant, de leur opposer que je considérais ma nature comme "anti-cyclonique".
Bref, je me suis rendu à ce rendez-vous. Tous, à peu près étaient là.
Nous avons parlé et je leur ai dit que je reniais rien de ce que je leur avais dévoilé de mon être "secret".
Au milieu de la musique, des conversations de bar, c'était un moment assez insolite.
Je me souviens alors avoir parlé, en sus de mes préventions sur les questions du moyen-Orient, de l'Islamisme, de l'Irak, de mon inquiétude à l'égard de la Chine, ce vaste continent si indispensable à l'équilibre du mode.
Tout à coup, un des mes interlocuteurs Hamid, avec lequel, en compagnie de Christophe, j'ai le souvenir impérissable du triathlon de Tautavel, au début d'avril de cette si belle année, m'a posé une question comme il arrive à peu de se l'entendre poser:
-Tu ne crois tout de même pas qu'un homme seul peut sauver le monde?
Cette question est la question la plus terrible qui soit car ce n'est pas une question, au fond, de sentiment du supériorité, mais une question de profonde humilité, et c'est à cet endroit qu'elle est si difficile à saisir.
J'ai réfléchi, parce qu'elle m'a presque désarçonné, cette question, et que je mesurais combien, en fonction de la réponse que j'allais donner, quelque chose basculerait.
J'ai répondu, alors, que je pensais qu'un homme pouvait sauver le monde et que je me plaçais là.
Personne n'a su quoi me dire après cela.
Christophe, qui avec Hamid, était gendarme mobile, m'a fait un salut militaire.
Je ne sais pas pourquoi, le millième de seconde, il m'a paru tellement sincère et je me suis senti très honoré.
Nous avons bavardé quelques minutes, puis j'ai pris congé d'eux.
Je ne les ai jamais revu.
*******
Le lendemain, j'écrivais cette lettre à Jacques Attali avec qui j'ai correspondu quelques instants, l'ayant abordé au sujet de son livre "La confrérie des éveillés", au sujet de l'expérience inscrite dans "Forums" et qui m'avait témoigné quelque intérêt.
Lettre du 4/12/2004 à Monsieur JA
Voilà j'ai révélé ce que j'avais à révéler, y compris à mes amis. Ils s'inquiètent pour moi et suis sensible à leur inquiétude. L'aveu que je leur ai fait, l'histoire dont je leur ai donné à voir à travers une certaine somme d'éléments, les déconcerte et, hier soir, à l'occasion d'une invitation à boire un coup dans un lieu à la mode qui tenait de la séance de psychothérapie, ils m'ont gentiment fait comprendre que dans les conditions où je me
situais, je n'avais pas d'avenir et qu'il était finalement normal que tout me fuit.
La révélation de ce que je porte dans mon coeur, finalement, vaut ce commentaire: "Je n'ai pas tout lu. C'est intéressant.".
Le salut est dans l'abandon de l'être que je porte.
Je suis très serein. Vidé de tout sauf du contenu de mon coeur, mais très serein, car, aujourd'hui, je me reconnais pleinement. Il semble que c'est un privilège que je dois porter seul car il m'a été fait remarqué que, d'une certaine manière, ma vie se présentait aux autres sous une forme illisible et inextricable, et qu'il était, hormis l'hommage rendu à mon caractère serviable quand il s'agit d'aider, difficile de voir ce qu'il en était.
Alors, tour à tour, ils m'ont demandé de ne pas hésiter à leur demander de l'aide, qu'ils étaient à pour me secourir. Je n'avais qu'une réponse à leur fournir et je l'ai répétée assez car elle est celle de mon coeur et de son évidence.
Quand j'ai entamé cette longue marche qui pourrait consister, graduellement, en celle d'un éveil au monde, secrètement, j'ai pensé que je venais au secours du monde et au secours de mon pays. Cette conviction qui est étayée, je le crois à la fois par ce que j'ai accompli, tout gratuit et déraisonnable que cela puisse paraître, et par l'écriture qui en a découlé, je ne peux la renier. Dans ces conditions, je leur ai dit, à eux, comme je le dis par ailleurs,
qu'il serait tout de même inconcevable que pour me sauver je puisse en être réduit à demander de l'aide car l'aide, c'est moi, à travers ce que je contiens et que j'ai délivré, qui l'ai apportée.
Je n'en fais pas une affaire d'orgueil. Mais une affaire de vérité.
Je comprends cependant qu'il est bien difficile de se prononcer.
Malgré l'ensemble des choses révélées, ces derniers jours, je n'obtiens finalement qu'un silence. Il me condamne et je le vois à l'oeuvre. Je ne me plains pas même s'il m'est difficile de revoir mes parents me traiter comme ils me traitent en me disant que je me coule douce, et me juger comme ils me jugent de point de vue de ma santé et de mon équilibre mentaux.
Mais la pire parmi les pires choses se trouve du côté de l'image forcément détériorée que la personne que j'aime a désormais de moi.
Je n'ai pas assez de pardon en moi pour pardonner au monde cela.
Cordialement
*******
Quelques jours après, ce que chacun est libre de considérer comme un épisode de délire, je lui ai signalé qu'il convenait de distinguer ce qui est important de ce qui donne de l'importance.
Je persiste à penser que c'est un enseignement à se réapproprier. Cela éviterait beaucoup de querelles stériles qui n'ont pas lieu d'être en démocratie.
******
Quand je repense à cela et que ma mémoire met cet épisode en perspective avec la lettre ouverte écrite et transmise à l'Elysée - publiée ici même - au sujet des Jeux olympiques de Pékin, en pleine crise, je me dis, malgré tout, qu'à la question posée, j'ai été fondé à dire "Oui".
Bien entendu, je n'ai ni ne prétends à aucune légitimité, sinon celle d'être, comme tous et chacun, là.
15:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.04.2008
Le signal du Hamas
Il suffit d'entendre la réaction d'Al-Qaïda, par la bouche de Monsieur Ayman Al-Zawahiri, pour mesurer, fondamentalement, l'importance de la position exprimée par M. Mechaal, chef du Hamas, même si celle-ci conserve encore quelques ambiguïtés.
Mais se pourrait-il que toutes soient levées immédiatement?
Le Hamas, que j'ai souvent critiqué, ici ou ailleurs, présente une opportunité.
Faut-il la saisir? Probablement.
Faut-il la négliger? Certainement pas.
Cette précaution est d'autant plus utile et sensée que l'organisation al-Qaïda, qui conspue partout et particulièrement en Irak, la démocratie et la souveraineté du peuple, a compris, elle, me semble-t-il, la portée de l'engagement pris par le Hamas qui «respectera la volonté nationale palestinienne, même si celle-ci va à l'encontre de nos convictions».
C'est un signal "politique" éminent qui est adressé par Khaled Mechaal et il pointe au delà de l'intérêt national palestinien, même s'il se fonde à ce niveau. Le Hamas vient de dire qu'il se dégage d'un dispositif insidieux et contribue, profondément, à contrecarrer l'entreprise de pan-islamisme mise en oeuvre et supportée par al-Qaïda et Téhéran.
L'appel lancé aujourd'hui même par M. Al-Zawahiri afin de rallier "l'insurrection" témoigne de la conscience aiguë, selon moi, qu'a al-Qaïda des éléments qui lui échappent peu à peu. Aussi, n'en est-il qu'à lancer une prédication "sur le crainte de la question d'Allah (le jour du Jugement dernier) sur son échec à soutenir ses frères "moudjahidines" et à influencer "la presse de ne pas retenir hommes et argent, qui sont le pilier de la guerre".
Cette opération de communication prouve qu'un certain nombre d'éléments commencent à lui échapper. Parmi eux, certainement, la résistance des Irakiens eux-mêmes au destin "céleste" qu'on veut leur imposer.
Ils ont peut-être envie, tous ces gens, de manger, travailler, dormir, vivre en paix et de pouvoir élever leurs fils et filles.
Le paradoxe, mais ce n'en est pas un, c'est qu'Al-Qaïda, sunnite, engage ses forces pour faire triompher la révolution islamique chiite iranienne. Ce qui me fait dire que les deux "révolutions" en question oeuvrent à leur unification.
Si le Fatah et le Hamas entendent désormais consolider leur dispositions respectives, et sceller l'unité et le dessein de la nation palestinienne, les deux formations devraient travailler d'unisson à l'élaboration de la Constitution du futur Etat palestinien.
C'est un acte de confiance auquel l'un comme l'autre, dans ce qui est susceptible de les rapprocher, devraient apporter leur contribution exigeante.
L'essence précède l'être.
Une tel effort, même avant que soient réglées toutes les questions physiques de la création de l'Etat et de son rapport aux Etats voisins, fournirait une substance vitale et exemplaire au processus natif et participerait immanquablement, en formant un corpus légal, au préalable des reconnaissances entre dignités mutuelles.
Quand il est difficile de se situer et de s'accomplir au "sort commun", il faut s'évertuer de le faire au "sort supérieur".
Ce qui se rapporte à l'établissement des nations y est propice.
11:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Hamas, Israël, Palestine, Gaza
20.04.2008
Mon oncle
J'avais pris le café avec mon oncle, Franco, sur la terrasse de sa maison, dans la banlieue romaine. Nous fumions une cigarette et nous parlions de l'état du monde. Mon oncle avait ses sympathies pour la gauche. Moi aussi, alors. Nous avions parlé de François Mitterrand. Et il m'avait dit, avec le chic qu'il avait de faire tomber ses sentences, "Monsieur Mitterrand è una buena persona".
Puis, il se mit à parler de singularités en recrachant des fumées épaisses de sa cigarette.
Il tint à m'en signaler deux.
D'abord, me fit-il remarquer, quand on sonnait à sa porte, il entendait radio Vatican.
C'était un phénomène électro-magnétique, les antennes de radio vatican diffusant dans le monde entier se trouvaient implantées non loin de Cezano di Roma.
Cela l'amusait.
Puis, au cours de cette conversation, tout à coup, redevenu plus sérieux, il me demanda si je voulais voir quelque chose d'extraordinaire. Qui s'y soustrairait?
-Bien sûr, lui dis-je, intrigué.
Et là, je dois dire que j'ai failli tomber de ma chaise car Franco me dit que la vierge Marie était là, et que je pouvais la voir, moi aussi.
Il m'entraîna jusqu'à un endroit de la maison où il y avait une grande porte-fenêtre.
Il regarda vers un des carreaux et me montra comment le verre ne s'était pas coulé normalement et me demanda de regarder convenablement pour voir la figure qui se formait là, dans l'irisé étrange qui découlait de la malformation de la vitre.
Je faisais des efforts considérables pour voir ce qu'il voyait, mais, au mieux, je pouvais voir ou interpréter une silhouette.
De là à dire que c'était celle de la Vierge Marie...
Pour m'en remettre à son jugement, et ne pas risquer de le décevoir, je lui dis que je la voyais aussi.
Mais lui en était sûr, tranquillement sûr.
Et sans doute, de tous les points de vue et surtout du sien, avait-il raison.
Je lui dédie, au si bon et si posé Franco, ces quelques lignes.
... Lui et son épouse m'ont appris à ramasser, faire dégorger et préparer des Spaghettis aux "ténillés".
17:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Elements de Conversation
En réponse à djel d'algérie sur sa note "fièvre du pouvoir"
c'est bizarre,c'est vraiment bizarre, hier sadam le suniite a été jugé et exécuté pour avoir fait tué des chiites,et aujourd'hui al-Maliki le chiite, tue des centaines de ses frères chiites, fidèles à Sadr, c'est la fièvre du pouvoir n'est ce pas?
...
La fièvre du pouvoir toujours. Mais tout dépend où vous la situez.
Que réalise donc l'armée du Mahdi, sinon une tentative de prise de pouvoir?
Emprunte-t-elle la voix des urnes qui consiste à se présenter devant le suffrage de ses compatriotes?
Elle a décliné l'offre, au motif qu'elle entend conserver les armes.
Dans quel pays, quelle nation, se pourrait-il supporter une armée régulière et une milice?
Au Liban? En Palestine?
Vous voulez rajouter l'Irak? Peut-être l'Algérie?
Je serais à votre place très prudent.
D'ailleurs, votre propre gouvernement, en Algérie, a fort à faire avec les gens du GIA désormais vassalisés à Al-Qaïda.
La souveraineté des nations a une relation directe à l'orgueil national et l'orgueil national s'érige autour de principes très simples et très sobres qui sont à la base de l'Etat et de ses institutions.
Etes-vous sûr, si vous voulez un examen du sang sur les mains, que l'armée du Mahdi n'a pas répandu celui des Irakiens, indistinctement de leur foi?
Etes-vous sûr que les miliciens chiites de Badr ne l'ont pas fait non plus?
Ici, il faut exclure les "purs" djihadistes qui sont au delà de tout examen.
J'aimerais savoir ce que vous pensez de tout cela.
J'ai longtemps vu, dans la salle à manger de mon grand-père (une famille espagnole), le temps où j'étais petit, un grand tableau - une copie sans doute - représentant "la prise de la Kasbah", par Abd el-Kader. Ce tableau ayant disparu à sa mort, je ne me souviens pas du titre, mais il se pourrait bien que ce soit la Smala.
Mais longtemps, je me suis demandé ce qu'il faisait là.
L'émir était représenté triomphant sur un cheval, sans doute un pur-sang arabe, et il était flamboyant.
Dans une maison de Républicains espagnols, réfugiés en France, c'était un tableau très "paradoxal".
Plus tard, bien plus tard, lorsque l'Algérie a connu ses années de plomb, qu'on s'est mis à entendre parler des émirs du GIA, mon grand-père était mort, et son petit patrimoine subdivisé dans les successions, mais je me suis rappelé de ce tableau.
Et l'émir Abd El-Kader était devenu un proche, l'ayant déjeuneé et dîné si souvent sous sa représentation tant de temps. Alors j'ai recherché son histoire - articles, livres, films aussi - et j'ai trouvé que c'était un grand homme, lui, avec une fierté qui était une authentique droiture, y compris lorsqu'il capitula et après qu'il le fît, se rendant au Français.
J'observe que la France, l'Etat et ses officiers, lui ont témoigné du respect car tous, enfin beaucoup, sont toujours capables de voir le sens et la noblesse d'un combat, même quand il oppose.
"En 1860, lors des émeutes anti chrétiennes de Damas, il [l'émir Abd el-Kader] sauve plusieurs milliers de maronites. Mais, selon sa volonté, il se tiendra sur la fin de sa vie à l'écart de tout engagement politique."
Je doute, tout en espérant, que Moqtada Sadr soit de cette trempe.
Mais elle n'est pas donnée, cette grâce, à tant d'hommes.
...
16:30 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Irak, Moqtada Sadr, Abd el-Kader
Eléments de conversation
....
A ce que je sache, l'Irak n'est pas l'Algérie française. Vous dîtes n'importe quoi.
Si Moqtada Sadr a pu ressentir la joie, toute relative, de la vengeance en faisant prononcer son nom par les bourreaux de Saddam Hussein à son dernier instant de vie, il le doit aux Américains.
Les chiites ont laissé l'Amérique déboulonner l'ancien dictateur et ne se sont pas opposés à la progression de cette armée jusqu'à Bagdad.
Les troupes régulières de Maliki, les forces de police, les fonctionnaires, les irakiens eux-mêmes qui soutiennent ce gouvernement légitime, issu des urnes, ne sont pas assimilables à Vichy, encore moins à des collaborationnistes ou des harkis, pour emprunter vos raccourcis trompeurs.
L'enjeu fondamental est la souveraineté de l'Irak.
Ceci étant, je reconnais une certaine habileté à Moqtada Sadr et au clergé chiite à caractériser sa légitimité par ce sceau. Mais il est mensonge et duplicité.
Il dissimule une ambition plus inquiétante par laquelle l'Irak serait satellisé à l'Iran pour former "une grande nation de l'Islam", ce à quoi Al-Qaïda, par la voix de M. Al-Zawahiri, a appelé dans sa dernière communication, exhortant les Irakiens ne pas céder aux "impostures de la démocratie" tandis que le président iranien Ahmadinejad exhorte lui "à l'élimination de la direction corrompue du monde".
Il y a, à l'heure actuelle, un élément que d'aucuns ont des difficultés à dépasser, c'est le clivage chiite/sunnite, si bien qu'il est difficile de considérer autre chose qu'une alliance objective conjoncturelle aux révolutions islamiques, iranienne ou émanant d'Al-Qaïda.
Sur l'Irak, les deux révolutions pourraient avoir trouvé leur lieu de réunification. Veuillez, si vous le pouvez, projeter cela au delà des semaines et des mois, et imaginez ce que telle concorde produirait.
Tout l'enjeu est là.
Nourri Al-Maliki protège sa nation, mais c'est, quelle aberration chez les hommes et les peuples, Moqtada Sadr qui s'octroie le beau rôle.
Il le fait, pourtant, indûment. et il est, de tous les poins de vue, sacrilège.
....
10:05 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Irak, Moqtada Sadr, Armée du Mahdi
Entretien des nations
Le chef radical anti-américain Moqtada Sadr a menacé de lancer "une guerre ouverte" si les opérations des forces irakiennes et américaines contre son mouvement se poursuivaient, dans un communiqué portant sa signature et publié à Najaf (sud de Bagdad).
Source AFP.
Moqtada Sadr n'est pas dans l'ordre de l'entretien des nations.
Fermez le ban.
09:42 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Irak, Moqtada Sadr, Armée du Mahdi
Eléments de conversation
...(...)....
A Catherine Jacob exclusivement - autant que se peut
J'entends ce que vous me dites au sujet de l'inviolabilité du statut juridique du chef de l'Etat, mais ces choses-là se relativisent avec le temps, s'agissant du cas de M. Chirac.
Plus fondamentalement, je voulais vous dire mon point de vue.
C'est que l'ordre a un prix et le désordre un coût. Ce ne sont pas que des notions paradoxales. Ceci étant dans une démocratie, comme dans tout autre type de régime, il est naturel de veiller à ce que le prix de l'ordre ne devienne pas un coût, étant entendu que le désordre ne peut se traduire qu'en coût.
En France, au cours des dernières années, je ne l'ai pas observé.
Vous dire car je vais, chose ardue, suspendre mes interventions ici, que je vous ai trouvée très stimulante et généreuse, et jamais imbue de vos connaissances. J'ignorais qu'il se puisse en deviner autant en une seule personne, mais parmi ceux qui enfreindront l'avertissement placé dans l'en-tête, certains me trouveront là ingénu. Parfois, ce n'est pas compromettant pour celui qui l'est.
Je m'efforce de faire et dire de mon mieux...
Nietszche : ayant commis une confusion entre lui et Goethe, j'ai profité d'internet pour lire un peu plus sur lui.
Je pense que Wagner a raison sur Nietszche, mais ça n'engage pour moi.
Il faut probablement désormais tout préciser.
Le règne du surhomme, particulièrement, ne vaudrait à mes yeux que si chacun devenait surhomme et le fait même que chacun pût devenir sur homme n'implique pas une surhumanité mais toujours la même humanité.
Quant à renverser les institutions, elles sont supérieures aux hommes. Supérieures tant qu'elles ne sont pas hermétiques.
Ce ne sont que des réflexions liminaires.
J'ai lu, au cours de vos interventions, que vous aussi aviez été profondément affectée par ce qui s'est produit le 11 septembre 2001. Je l'ai été très profondément et l'ai ressenti comme une attaque personnelle.
Le reste, se relativise par rapport à cela.
Mais un instant, lorsque le projet architectural (5 tours) sur "Ground zero" a été entériné, j'ai régénéré la seule formule de Nietszche que j'ai en mémoire pour en faire un épitaphe aux plus de 3000 morts qui ont été fauchés là : "Ce qui ne nous a jamais tués nous a rendu invincibles".
Je sais, je ne doute de pas grand-chose.
Enfin, pour conclure cette intervention, quelques mots sur mon grand-père maternel. Républicain espagnol chassé par le franquisme jusqu'à une petite ville du sud de la France où il a fini ses jours.
Cet homme qui, s'il avait été comme ma mère une femme, aurait pu entendre sur lui qu'il parlait comme une vache espagnole (il écrivait de la même manière), cet homme, vigneron, un jour que nous discutions et que je lui disais, avec ingénuité, le fait que je venais d'apprendre que la lumière allait à 300000KM/s m'a répliqué, avec assurance, "quelque chose va plus vite: la pensée. Pense que tu es quelque part, sur une étoile et tu y es". Il n'avait même pas lu Saint-Ex et son petit prince.
Il m'avait dit autre chose : un jour qu'il décortiquait un grain de raisin et me montrait comme il était fichu. "Il est rare qu'un pépin dise de la chair qui l'entoure qu'elle est hors sujet.".
D'accord, celle-là je l'invente. Plus pour vous et les récriminations dont vous faites l'objet que pour moi pour la raison sus-indiquée.
Cet homme, Ràmon, était naïf.
Il espérait vivre jusqu'à l'an 2000.
Sans doute se figurait-il que quelque chose allait changer comme la répartition des eaux au seuil de Naurouze.
Il est décédé avant d'atteindre l'âge qui lui aurait permis de voir cela.
Mais je lui ai fait une promesse, pas sur son lit de mort, le jour de ses funérailles lorsque j'ai demandé pendant l'office la parole et - c'était vraiment un moment solennel pour moi - j'ai déclaré devant ma famille que l'an 2000, il le verrait par mes yeux puisqu'ils étaient aussi les siens.
Il a dû être déçu de voir le monde altéré comme il l'a été à la date que j'ai déjà citée.
Voilà ce que je tenais à vous dire. Je me suis levé après avoir essayé de m'endormir.
Est-ce que c'est de la psychanalyse de bas étage ? Je ne sais pas. C'est sûr que ça démarre au sol, mais je ne veux pas savoir jusqu'à quel étage ça monte.
Je reviendrai lire notre hôte.
Je trouve que toute confrontation est enrichissante, y compris celle qu'on ne comprend pas. Peut-être même, surtout, celle qu'on ne comprend pas.
Il ne me viendrait pas à l'esprit de récuser quelqu'un comme vous et moi semblons l'être par, peut-être, une minorité.
Je ne vous souhaite pas bon vent tant rien ne semble pouvoir vous en priver.
Rédigé par: daniel ciccia | le 13 avril 2008 à 01:17
...(...)...
09:20 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
19.04.2008
Jonctions d'Asies
Certes, cela ne vaut que que ce qu'en délivre l'étymologie, c'est-à-dire, j'en conviens d'avance, peu de chose.
"L'origine de l'Europe est grecque. Ce nom vient du grec ancien Ευρώπη. Ce nom est formé de ευρύς (large) et ωψ (œil) : Europè est la fille "aux grands yeux". Aujourd'hui, les Grecs prononcent [évropi].
Europe est une fille de la mythologie grecque. Selon une légende, Zeus s'est transformé en taureau blanc pour la séduire ! Europe est alors montée sur son dos et ils sont partis en Crète, à Cortyne, où ils ont fait l'amour..."
Et comme pour rendre un hommage à Alexandre Dumas qui avait son point de vue sur la sexualité historique...
Et eurent beaucoup d'enfants.
Onction suprême du passage de l'histoire sur la visibilité géographique.
Ailleurs, très ailleurs, un enfant est vu plongeant son doigt, sur la mappemonde, à la "jonction d'Asie".
13:45 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Europe
Réitération
J'étais attablé sur la terrasse d'un café donnant sur les Allées Paul Riquet, à Béziers (France). C'était quelques jours avant le 15 août 2004. J'avais devant moi un café crème et je lisais, comme je le fais souvent, un quotidien me tenant ainsi au fait des nouvelles du monde.
Il était très tôt, l'air était calme et promettait une belle matinée.
Soudain, au gré de ma lecture, j'ai lu la déclaration d'un responsable gouvernemental de la République Islamique d'Iran mettant au défi la communauté internationale d'entraver la marche de son pays vers le Nucléaire, et lui promettant – alors que son cours voisinait alors les 54 $ - un baril à 100 $ en rétorsion.
Cette lecture - un entrefilet - a été semblable par la nature de sa percussion à ce que j'avais ressenti le 11 Septembre 2001.
Tout mon être s'est dressé (*).
Le seuil historique des 100 $ a été franchi le mercredi 2 janvier à New York et a culminé à 117 $ le vendredi 18 avril 2008.
Le président iranien Mahmoud Ahmadinejad a déclaré, ce même jour, que le prix du pétrole est trop bas à 115 dollars le baril, ajoutant qu'"il devait trouver sa juste valeur", selon le site Internet officiel iranien.
La Révolution islamique n'a pas de sang dans les veines, mais y revendique du pétrole.
Elle ne vaut donc qu'une valeur corruptible et "non renouvelable".
(*) Je ne me suis pas levé sur la terrasse! Non, je suis resté assis, j'ai continué à consommer mes croissants et mon crème, mas je me suis dressé « intérieurement ». Difficile, lors, de s'expliquer certains formes de vigilance par soi-même seul.
11:55 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Iran, République Islamique, Pétrole


