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09.04.2008

Les épouvantails ricanant

Si dans cinquante ans, le changement climatique se confirme et rien jusqu'à présent ne permet de le réfuter - voir la déclaration onusienne sur le sujet: OMS : LE CHANGEMENT CLIMATIQUE VA ÉBRANLER LES FONDEMENTS DE LA SANTÉ New York, Apr 7 2008 12:00PMOMS - il est à craindre que d'innombrables modifications nous affecterons dans notre quotidien, dans de nombreux domaines y compris dans l'équilibre qui s'est établi au cours de milliers de siècles, naturellement, entre les cultures vivrières et leurs parasites.
Déjà il convient de remarquer, aujourd'hui, les tensions qui ne sont pas que spéculatives et, le seraient-elles elles traduisent malgré tout quelque chose qui n'est pas à négliger, sur le riz, les céréales, et les animaux qui en sont nourris pour nous fournir les protéines indispensables.

Dans ces conditions, à supposer une rupture brutale - même sur un siècle, c'est extrêmement brutal - de l'équilibre naturel, que l'homme - l'agriculteur - a renforcé par un arsenal de moyens phyto-sanitaires, je pense qu'il serait hautement précautionneux de développer les ressources qui nous permettront de faire face.
Il est naturel de craindre des apocalypses nucléaires. Je n'aspire, moi-même, qu'aux conditions du désarmement.
Personnellement, ce sont les tensions pouvant entraîner leur usage et leur prolifération qui attirent mon attention.
La faim ,et/ou, la difficulté d'alimenter des bouches à nourrir, fait partie des fléaux les plus aptes à basculer l'humanité entière dans des affres incalculables.

Alors, j'entends bien tout ce que le débat sur les OGM en France recèle en lui, mais à ouvrir un débat tel que celui-ci, il me semble nécessaire de le mener jusqu'au bout. Quitte à transgresser, ce que les étourneaux souvent dans les champs réalisent au grand dam des arboriculteurs, les épouvantails installés à leur intention.
Ils ne sont ricanant que si on les craint de manière démesurée.
Ceci m'a entraîné bien loin de Mme Kosciusko-Morizet, que je trouve un peu pasionaria pour une secrétaire d'Etat.
Le sujet, il est vrai, s'y prête.

Prix Monsanto

J'ai vu le reportage sur "Monsanto", diffusé avant l'ouverture des travaux législatif dont il est si abondamment question qu'il en forme presque à lui seul et par ce qu'il cristallise, ce reportage, le filigrane et, pour ne rien cacher, il me semble qu'on peut aussi le considérer comme un objet de propagande. Je déplore qu'un débat aussi sérieux, vital qui sait ? soit ainsi pollué. Je n'ai retenu des mes études en électro-technique - j'ai réussi à avoir un Cap-Bep en la matière - que l'erreur de parallaxe à laquelle le professeur, je ne sais à quel propos, nous encourageait à ne pas succomber. J'ai retenu la notion et je la trouve tellement d'actualité que je vous encourage, dans un autre domaine que celui de l'électricité, à ne pas y succomber.

S'il y a changement climatique, ce dont je suis sûr que chacun est convaincu, il est très probable qu'il engendrera des mutations considérables dans le vivant et le végétal. Sans être le moins du monde spécialiste de la chose, j'ai idée que le vivant est moins inerte aux changements que le règne végétal. Que nous nous adaptions est une très bonne chose. Que des parasites le fassent une moins bonne dont il est tant à redouter. Enfin, que le MON 810 ait pu permettre d'éliminer la pyrale en évitant un abus de pesticide n'est pas dans mon esprit une disposition qui puisse être apparentée à un crime contre l'humanité.

Le seul et unique regret que l'on puisse former, ici, c'est que la recherche française ne l'ait pas développé. Elle aurait connu un certain retentissement, mais l'avenir lui appartient encore.
Peut-être un jour, comme Nobel, inventeur de la dynamite, a créé les prix Nobel, le prospère et décrié "Monsanto", qui fut impliqué dans l'invention du défoliant Agent Orange, créera-t-il un prix.
A quoi pourrait-il le dédier?
Vaste question. A la lutte contre la Faim dans le monde, peut-être...