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06.04.2008
Too much is too much
RSF promet donc des "actions spectaculaires" lors de la transmission et du passage de la Flamme Olympique à Paris. Cette opération constitue une injure faite à la dignité de notre pays, au dessus de laquelle cette association "Reporters sans frontière" se place en vertu d'une autorité et d'une représentativité qu'elle n'a peut-être pas.
J'espère, sans trop me faire d'illusion, que nos compatriotes seront sévères, quoiqu'ils puissent penser de la crise du Tibet, de leur sympathie pour la cause tibétaine, à l'égard de cette opération aussi prétentieuse médiatiquement qu'elle est pauvre en raison diplomatique.
Je ne me confonds qu'en des vecteurs fiables. Le reporter, tel que définit par M. Ménard, ne l'est pas puisqu'il abandonne toute objectivité, toute distance, au profit d'un marketing idéologique.
Il en prend, au delà de toute décence s'agissant d'un tel enjeu, les armes en se faisant vendeur de t-shirts.
En d'autres temps, j'aurais peut-être souri à la performance graphique consistant à détourner les anneaux olympiques en menottes.
Mais, là, non.
Too much is too much, comme ils disent Outre-Manche et Outre-Atlantique.
Si la France veut rester la patrie des droits de l'Homme, elle doit, impérativement, cesser d'être celle de la cacophonie des droits de l'Homme. Rien ni personne n'est supérieur à l'Etat. Pas même moi.
20:40 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Malia
C'était en 2004, au cours de l'été. Je rentrais de Narbonne-plage et la nuit était déjà fort avancée. Je devais me rendre à Gruissan où j'avais rendez-vous avec celle que je chérissais. Peu avant l'embranchement qui permet une liaison directe entre ces deux stations balnéaires, dans l'obscurité, j'ai vu une frêle silhouette sur le bord de la route faisant de l'auto-stop.
C'était une jeune fille.
Un instant, j'ai pensé poursuivre ma route car j'étais en retard pour mon propre rendez-vous.
Mais j'ai fait demi-tour, pensant que ni le temps ni les routes n'étaient vraiment sures pour un jeune fille de nos jours. Je me suis dit même, en faisant demi-tour, que cela pouvait être défavorablement perçu par cette jeune fille.
Je l'ai embarquée finalement dans mon véhicule.
Cette jeune fille parlait très bien notre langue et poursuivait, m'a-t-elle dit, des études de commerce international à Paris.
Elle avait passé quelques jours sur la côte avec quelques uns de ses compatriotes et camarades de promotion, m'avait-elle dit. Et après une journée de plage, je ne me souviens plus dans quelles conditions de quiproquo, elle les avaient perdu.
Elle avait un train à prendre à une heure précise pour regagner avec eux la capitale. Je lui ai dit qu'elle y serait à l'heure.
Entre temps, nous avons parlé de tout et de rien.
Je lui ai demandé son prénom.
Elle m'a dit Malia, ou quelque chose comme ça.
Elle a précisé que ça correspondait à Marie en Français.
Je l'ai déposé devant la gare et j'ai rejoins ensuite ma bienaimée de ce temps.
Elle m'a fait remarquer mon retard.
Je lui en ai expliqué la cause.
Un moment, Claudia a feint la jalousie.
15:10 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Chine, Jeux Olympiques de Pékin
Profanations : contre-mesures
A des années-lumière de l'esprit profanatoire qui se manifeste trop régulièrement et qui vient encore de s'afficher à Notre-Dame-de-Lorette où 148 tombes du carré musulman ont été souillées, je vous signale un disque remarquable, de Camille, la reine de la Soul française.
Comme cette jeune femme est vivante par tous ses pores!
Je me rappelle son premier chant : "Je veux prendre ta douleur...".
Grâce absolue que de s'annoncer ainsi au monde.
Quand je suis de bonne humeur - ce que je reste quasi constamment -, j'ai la conviction que les choses tiennent par un ensemble invisible de liens divins.
Bon, si vous réfutez "divins", je dirais "humains".
14:15 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Next time perhaps
La démocratie est le pire des système à l'exception de tous les autres. Je suis assez d'accord avec cette formulation, mais pas assez pour la jeter à la face des Chinois.
Mais, si l'on admet que ce qu'elle contient libère l'ensemble des problèmes et l'ensemble des solutions dans un certain périmètre et réalise dans cet "ici-même" un processus résolutoire, il n'est pas interdit de penser qu'elle est le pire des systèmes à l'exception, aussi, d'elle-même, c'est-à-dire de ses excès.
J'aime les moeurs policés. A l'image des Chinois, des peuples asiatiques, généralement.
La démocratie française devrait cultiver aussi cela, dans toutes ses expressions et particulièrement, de peuple à peuple, de Français à Chinois et de Chinois à Français, puisque aujourd'hui nous en sommes là.
De mon point de vue, le rabattage "droitdel'hommiste", instrumentalisé à gauche pour faire monter ses sauces, et montrer que "de battre son coeur n'a pas cessé", est, s'il advenait à quelqu'un le talent de le décortiquer, d'une stupidité, d'un égo-centrisme, affligeants.
Il est toujours préférable de faire prévaloir une supériorité morale qu'une supériorité numérique et perturbante. Après, chacun fait ce qu'il veut. Dans la limite de la loi et de la dignité nationale.
J'ai vu, il y a quelques jours, un professeur de philosophie décidant de faire classe à la plage avec ses élèves pour protester contre l'évolution de la carte scolaire. Cette jeune femme arborait - il n'y a pas d'autre mot - un foulard à damier palestinien autour de son cou. Sous le soleil généreux de Méditerranée, cette personne était charmante et radieuse. Ses élèves aussi.
Il paraît que les signes distinctifs sont interdits à l'école. Je présume que ce professeur serait férocement réactive à toute remise en cause de ce principe.
Mais il m'a semblé qu'il n'était pas impossible qu'elle mêlât philosophie et prosélytisme politique. Bien sûr, il ne faut pas se fier aux apparences.
Je pense à Peter O'Toole dans le film "Le dernier empereur" tenant le rôle du précepteur auprès du Fils du Ciel. Suranné. On a du mal à imaginer des professeurs, dans l'Education nationale, formant l'esprit de leurs élèves comme si chacun d'entre eux fût un Fils du ciel.
Cette culture appartient sans doute, au delà des professeurs, à chacun, transmissible de gré à gré.
Next time, peut-être.
J'irai, de ce pas, boycotter la Chine, à l'heure ensoleillée la plus propice, en décapsulant une "tsingtao".
Et en la buvant à la santé de je ne sais qui.
Probablement à celle de mon frère.
10:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note


