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05.04.2008
Précision
Ma note précédent m'a valu un commentaire. Pas ici, bien sûr, mais dans un forum différent et je vois tout le tintamarre fait autour de la déclaration de Rama Yade, cette dernière ayant démenti la formulation initialement donnée par le journal "Le Monde".
J'ai répondu ceci à mon interlocuteur:
Je crois, pour ma part, que la nuance ne doit pas être absente de la diplomatie, qu'elle ne doit pas l'être d'un raisonnement et qu'elle ne doit pas l'être pour finir dans la réalité.
Nul n'a encore vu des monolithes parler entre eux.
Des hommes oui. Des nations, je l'espère et je fais tout ce que je peux, y compris dans le contrôle de ma parole, pour que ce soit le cas. Je me place dans ce registre avec, je voudrais que vous le compreniez, l'inconscience de quelqu'un qui parle comme si sa propre parole pouvait produire quelque chose.
Si vous étiez dans un cénacle, où se joue la réalité de choses et non pas leur fiction, je pense que vous feriez alors attention et que vous en viendriez, Monsieur, à peser chacun de vos mots au milligramme près.
Je finis en vous disant mon rêve que chacun, sauf avec son épouse, ses enfants, ses amis, parle avec un tel souci de soi, une telle conscience du monde et de la place qu'il y occupe.
Disons que c'est ma propre utopie. Elle n'a nul besoin de se déclarer sans frontière. Elle l'est dans son essence même.
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Langue de bois
La position de la France exprimée par Madame Rama Yade, secrétaire d'Etat aux Droits de l'Homme, sur les conditions à réunir pour que le président de la République puisse participer à la cérémonie d'ouverture des JO fait beaucoup parler dans les différents blogs que j'ai pu consulter.
Certains déplorent la "langue de bois" de Rama Yade.
C'est devenu, pour beaucoup, une sorte de hantise: la langue de bois.
Cela m'inspire cette réflexion, que j'ai glissée, parmi la conversation.
Si nous examinons la langue de bois : tout dépend de la qualité du bois, il y a celle dont San-Antonio disait qu'il s'agit d'un bois dont on fait des pipes, il y a le bois dont vous allez voir de quel bois je me chauffe, sans doute d'autres variétés bien plus tropicales, et, enfin, celui d'ébène. De toutes ces sortes, moi, je préfère le dernier.
Parce qu'avec l'ivoire, dieu sait ce qu'il compose.
Il me vient à l'esprit cette autre expression "Couvrir un événement". Je l'ai utilisée, il y a un siècle, alors que j'exerçais le journalisme, à propos de tant d'éléments d'actualité.
Comment s'installent-elles dans l'usage courant, ces expressions?
Quelle fonction magistrale serait celle consistant à découvrir justement un événement.
14:50 Publié dans Politique | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
Confiance
Lorsqu'il m'arrive de me retourner et de jeter mon regard sur les quelques dernières années, je vois quelque chose.
J'ai fait, un jour, cette remarque à quelqu'un qui m'interrogeait à propos de "forums".
-Qu'est ce qu'il faut comprendre? demanda cette personne.
-Rien.
Nous avions fait l'amour. C'était une nuit de septembre. Nous étions nus, sereins, étendus hors des draps que nous avions repoussé. L'atmosphère nocturne était calme et silencieuse, traversée parfois par le passage d'un train que nous entendions se perdre au loin. Les amants connaissent tous cet état de d'absolue confiance, mot qui, à lui, seul mérite d'être entendu au delà du mot.
Je lui ai dit :
-Ma grand-mère, du côté paternel, s'appelait Capogreco. Je ne l'ai vue que quelques jours. Mais quand j'ai su son nom, j'étais très fier, parce que je crois que ça veut dire "Chef grec" et que je crois que les Grecs ont fait quelque chose quand ils ont apporté au monde la démocratie.
Elle m'écoutait. Je rajoutais, alors.
-Tu sais, quand je n'étais qu'un adolescent, si mal dégrossi, banal, sujet de railleries parfois, il m'est arrivé un jour de rêver que je parlais et que l'on m'entendait, que ma voix portait.
Elle a ri. Et m'a dit quelque chose comme:
-Tu es complètement fou.
Et m'a embrassé.
Pendant quelques jours, nous resterions encore adolescents, mais cet instant était l'apogée d'une forme d'adolescence.
Elle venait d'avoir quarante ans et j'en avais quarante cinq.
Croisement avec un vestige de Dunes, belle épopée de Franck Herbert portée à l'écran par David Lynh, avec Sting, notamment, dans le rôle du méchant. Scène amoureuse dans les sous-sol qui recèlent l'eau qui manque à la planète Dune, réputée asséchée.
"Usul, parle moi de ton monde intérieur..."
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