PUISSERGUIER raconte ses Mémoires Nos Anciens, et les plus jeunes témoignent http://evasion.midiblogs.com/ Mon, 5 May 2008 18:35:22 +0200 midiblogs.com All Rights Reserved http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/26/la-bugado-de-nos-mametes.html La Bugado de nos Mamètes http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/26/la-bugado-de-nos-mametes.html [email protected] (chaton) Traditions Mon, 5 May 2008 18:20:35 +0200 Si je vous dis que nos « <strong>mamètes</strong> » ne connaissaient pas les machines à laver, je pense que cela ne vous étonnera guère.<br /> <br /> En ce temps là, le lavage se faisait à la main, c’est la raison pour laquelle on ne changeait pas de vêtements tous les jours, à plus forte raison les draps de lit.<br /> <br /> Dans certaines familles "aisées", on ne faisait la « <strong>bugado</strong> » que deux fois l’an. <br /> <br /> Ce petit exploit était rendu possible par le fait que les traditions de l’époque voulaient que les filles se marient avec un trousseau conséquent, les armoires étant également bien garnies avec les trousseaux des générations précédentes.<br /> <br /> La veille de la « <strong>bugado</strong> » on mettait le linge « au savon », le lendemain, les draps, taies d’oreillers et chemises étaient étalés en couches successives, dans un grand cuvier en zinc muni d’un robinet d’écoulement. Sur le dessus était disposé un grand drap de toile épaisse sur lequel on étalait de la cendre, après quoi, on versait sur cette cendre des casseroles d’eau bouillante qui s’infiltrait à travers les couches de linge, entraînant la potasse contenue dans les cendres. De temps en temps on ouvrait le robinet du cuvier pour laisser écouler « <strong>lou lessiu</strong> » qu’on recueillait dans des bassines et qui servait à d’autres opérations de nettoyage. L’opération précédente était renouvelée jusqu’à ce que le « <strong>lessiu</strong> » coule clair.<br /> <br /> L’eau bouillante que l’on utilisait était mise à chauffer dans une machine spéciale, toute en cuivre, munie d’un réservoir pour l’eau, d’un foyer pour le combustible (charbon mais le plus souvent souquets ou sarments) et d’un tuyau d’échappement pour la fumée.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/00/cc3c8dbff7b9203edd9555eb43281c8a.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/00/cc3c8dbff7b9203edd9555eb43281c8a.jpg" id="media-38843" title="" alt="cc3c8dbff7b9203edd9555eb43281c8a.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> Photos <strong>Serge</strong>, collection <strong>Martine B</strong>.<br /> <br /> Après cette deuxième opération, le linge était transvasé dans de grands baquets en zinc, chargés sur une « jardinière » tirée par le cheval ou l’âne de service, qui amenait la bugadière au bord de la rivière.<br /> <br /> Arrivé à l’endroit choisi, on étendait de grands « bourras » en toile de jute au fond de la rivière, et la bugadière agenouillée dans « l’agenouilladou » garni de paille, rinçait son linge sur lequel elle donnait de grands coups de battoir pour en extraire le savon.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/56a2362eb580a72677ec6358f7fb933f.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/56a2362eb580a72677ec6358f7fb933f.jpg" id="media-38844" title="" alt="56a2362eb580a72677ec6358f7fb933f.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> Documents <strong>Internet</strong> <br /> <br /> L’opération suivante consistait, lorsque le temps le permettait, à étendre le linge sur les buissons voisins, si bien que la charrette repartait, le soir, avec le linge propre et sec.<br /> <br /> Dans ma famille, lorsque cette dernière opération avait lieu un jeudi de printemps ou bien d’été, je faisais partie de l’expédition.<br /> Pendant le temps que ma grand-mère ou ma mère, maniaient le battoir, je m’amusais, en aval, à patauger dans la rivière.<br /> Je sens encore, bien des années après, la bonne odeur que répandait ce linge séché au soleil.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/01/00/4ba6f7a9fc489a1c398d9f4c50e1c7e8.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/01/00/4ba6f7a9fc489a1c398d9f4c50e1c7e8.jpg" id="media-38845" title="" alt="4ba6f7a9fc489a1c398d9f4c50e1c7e8.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> Documents et photo ci-dessous <strong>Internet</strong> <br /> <br /> Dans les familles modestes c’était les femmes de la maison qui procédait à la lessive, alors que les familles plus aisées s’octroyaient les services d’une « bugadière » de métier, si je puis dire.<br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/01/00/76ce742e623adcf4f6a0108a07527a62.jpg" id="media-38846" title="" alt="3c29bea4ac80aad4c53155a3f44a9eb3.jpg" style="border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;" />Bien des femmes faisaient ce travail à façon, pour survivre tout simplement. <br /> Je pense qu’une des dernières que j’ai connue, était Valérie Labatut qu’on appelait plus familièrement « <strong>la Courto</strong> ».<br /> Je la revois avec son charreton, allant laver le linge qu’on lui confiait, sous le pont de <strong>Fichous</strong>.<br /> Cependant à cette époque là, la lessive n’était déjà plus faite avec le « cérémonial » décrit plus haut.<br /> <br /> Par la suite, vinrent les poudres à laver, notamment <strong>Persil</strong> qui lavait plus blanc, comme le disait la réclame, et les lessiveuses en zinc qu’on mettait à chauffer sur les « <strong>gabels</strong> », sur un coin de cuisinière ou sur un réchaud.<br /> Pour le rinçage on utilisa les lavoirs, inaugurés du temps de la municipalité <strong>Pujol</strong>, ce qui facilitait bien le travail de nos mères.<br /> Le chant du battoir continuait à résonner, mais fini les expéditions au bord de la rivière, si chères à nos cœurs d’enfants.<br /> <br /> Narration/rédaction : <strong>Monique</strong><br /> <br /> <br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/ef3b9ce0f39ee5e0b42bef2757b745c1.jpg" id="media-39381" title="" alt="96c6913f17a9d959a1412479a07ac08c.jpg" style="border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;" />Tout d'abord, merci à tous pour ces mémoires pleines d'émotions... <br /> Je me souviens de quelques images floues de lessives au pont de <strong>Fichous</strong> où maman battait le linge pendant qu'à quelques mètres plus haut, je pêchais des petits cabots à la mouche naturelle. Mes souvenirs, remontent encore plus loin... Mes parenst avaient des amis au <strong>Colfumat</strong>, campagnette à quelques km sur la route de <strong>ST-Chinian</strong> et je me revois dans la poussette partant pour passer la journée ou l'après-midi chez les amis et laver le linge dans le <strong>Lirou</strong> qui passe à quelques dizaines de mètres de la route. Qui portait le linge? Je ne me souviens plus... Ce que je me souviens, c'est la joie de ces moments, la vie de la rivière... bien des choses aujourd'hui disparues.<br /> <strong>joel</strong> | mercredi, 30 avril 2008<br /> <br /> Il est certain que vu l'état du <strong>Lirou</strong> aujourd'hui, je vois mal des personnes allant y laver leur linge.<br /> Il aurait été amusant (<em>si le Lirou avait été entretenu</em>), d'organiser une journée "<strong>lessive au bord du Lirou</strong>" ...<br /> <strong>marie</strong> | mercredi, 30 avril 2008 http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/11/edition-papier-en-folios-hebdomadaires.html Edition papier en folios hebdomadaires ! http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/11/edition-papier-en-folios-hebdomadaires.html [email protected] (chaton) Traditions Mon, 5 May 2008 07:05:00 +0200 En attendant, dans les prochains mois, de pouvoir éditer "<strong>le livre</strong>", nous avons enfin trouvé une solution économique pour diffuser, en épisodes hebdomadaires, les notes du blog.<br /> Ces <strong>folios</strong> sont imprimés sur un format "<strong>de poche</strong>" qui permet de présenter, sur 4 pages, deux ou trois notes par numéro.<br /> Ci-dessous <strong>l'aperçu du N°1</strong>....<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/01/00d94c85752e0f7fe5e7935d358db65b.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/01/00d94c85752e0f7fe5e7935d358db65b.jpg" id="media-35579" title="" alt="00d94c85752e0f7fe5e7935d358db65b.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/00/8d21b6eb7ab093f5b6caf18f73b96087.jpg" id="media-35583">folio hebdo, N°1.jpg</a><br /> <br /> Nous avons solliciter l'aide de quelques uns de nos <strong>commerçants</strong>: <strong>Richard et Sylvie</strong>, <em>Boucherie</em>, <strong>Delphine</strong>, <em>Coiffure</em>, <strong>Nadine</strong>, <em>Coiffure</em>, <strong>Christine & Bernard</strong>, <em>Maison de la Presse</em>, <strong>Nicole et Serge</strong>, <em>Puech St Paul</em>, ainsi que l' <strong>Office de Tourisme</strong>, chez qui est déposé un <strong>petit chevalet</strong> support de <strong>10 folios</strong>, qui sera réapprovisionné au jour le jour.<br /> Afin de ne pas demander un travail supplémentaire à ces commerçants qui ont eu la gentillesse d'accepter l'opération, une <strong>petite tirelire</strong>, aux couleurs de l'Association, placée devant le support permet de récolter <strong>la pièce de 1€</strong> du numéro emporté.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/01/00/187e368620cdb836606ef82c8393d58b.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/01/00/187e368620cdb836606ef82c8393d58b.jpg" id="media-35581" title="" alt="187e368620cdb836606ef82c8393d58b.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/01/00/d94b671a7d45cf0e08d5d84b60f0d255.jpg" id="media-35582">folio hebdo, chevalets.jpg</a><br /> <br /> Voilà, c'est donc parti, en espérant que les <strong>Puisserguiérains</strong> seront très nombreux à acquérir ces petites publications dont la vente alimentera les fonds destinés à l'impression du <strong>tome 1 des mémoires</strong>.<br /> <br /> <strong>Corinne</strong><br /> <br /> <br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/1f06908cec92701ca5229a152a6dbafb.jpg" id="media-35631" title="" alt="91c9c6090557f55994d2417ce4bce951.jpg" style="border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;" />J'espère que tout le monde se mobilisera afin que puisse paraitre "le <strong>livre</strong>" dont la maquette fut tant appréciée lors des journées de la semaine dernière.<br /> il y a pour les anciens de beaux souvenirs, et pour les nouveaux tant de choses à apprendre sur leur village.<br /> <strong>marie</strong> | vendredi, 11 avril 2008 http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/06/bapteme-reussi.html Baptême réussi !!! http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/06/bapteme-reussi.html [email protected] (chaton) Traditions Sat, 3 May 2008 07:20:00 +0200 Tout d’abord un grand merci à toutes celles et ceux qui se sont déplacés vendredi à la salle des associations, et samedi à la maison du peuple et bienvenue aux adhérents (<strong>une trentaine à ce jour</strong>).<br /> Vous pouvez adhérez en nous retournant le bulletin à imprimer ci-joint. <br /> <strong>cliquez</strong> sur : <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/4bbac4633d63b0f3891af9ef46edfc1e.doc" id="media-34752">Association, bulletin d'adhésion.doc</a><br /> <br /> S’il en était besoin, les encouragements, les commentaires positifs, les questionnements ciblés, nous ont conforté dans notre envie de continuer à fouiller ce passé qui finalement intéresse une foule de personnes, même nos amis « britanniques » devenus citoyens « puisserguiérains », très friands d'histoires locales.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/50f7c89e6a0b5dbfb14b97e4385fe100.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/50f7c89e6a0b5dbfb14b97e4385fe100.jpg" id="media-34635" title="" alt="50f7c89e6a0b5dbfb14b97e4385fe100.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/82a89c4580974500ae2a39504131a8d7.jpg" id="media-34634">d'antan3.jpg</a><br /> <br /> Notre but était de présenter et d’expliquer à celles et ceux qui n’ont pas, ou ne maîtrisent pas Internet, comment fonctionnait le blog (<em><strong>ouvert le 26 août 2007</strong></em>), et ce que nous attendions de ceux qui ont des souvenirs à raconter. <br /> <br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/7ab7da63ed698d619a2127e174ec04ec.jpg" id="media-34751" title="" alt="e844f6cdd643d406e8df92cd13964829.jpg" style="border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;" /><br /> Par ailleurs, <em><strong>la maquette</strong></em> d’un projet papier présentée lors de ces manifestations, a eu un très vif succès, et là aussi nous encourage à envisager très sérieusement l’édition d’un document, même si actuellement, nous n’avons pas vraiment arrêté une présentation définie et précise, faute de moyens financiers (à creuser).<br /> <br /> <br /> Il a été pour nous très gratifiant de converser avec toutes les générations présentes, de prendre des contacts, de mobiliser et d’encourager les plus « <strong>timides</strong> ».<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/61b44046673faceacd1efafb914046c5.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/61b44046673faceacd1efafb914046c5.jpg" id="media-34642" title="" alt="61b44046673faceacd1efafb914046c5.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/446a180000ec37a2b388dc653bc5409a.jpg" id="media-34643">d'antan5.jpg</a><br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/c798796b353fb24e1a6a3b25055cb97c.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/c798796b353fb24e1a6a3b25055cb97c.jpg" id="media-34644" title="" alt="c798796b353fb24e1a6a3b25055cb97c.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/fc8f43bb9614d7524ecb1eab346a50d0.jpg" id="media-34645">d'antan4.jpg</a><br /> <br /> Les adhérents de l’association qui n’ont pas Internet, seront informés régulièrement sous format papier des grandes lignes des actions en cours. Nous leur demandons toutefois de faire preuve de patience, et d’être indulgents, car l’organisation est un peu laborieuse. Ils peuvent également nous contacter si besoin sans problème.<br /> <br /> Merci à <strong>l’Office de Tourisme</strong> qui nous a permis ce lancement public.<br /> Merci personnel à <strong>Joëlle</strong> grâce à qui nous avons pu retrouvé la trace d’un des derniers chefs de la gare de <strong>Puisserguier</strong> ! A raconter dans une prochaine note.<br /> <br /> <strong>Corinne</strong><br /> <br /> <br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/01/02/63f32f090dff6ac87d1ce65faa3bc57c.jpg" id="media-35020" title="" alt="7b3d0205af7687d094f3dcad2f1ab81f.jpg" style="border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;" />Bonjour!<br /> Pour information, le dernier chef de gare de <strong>PUISSERGUIER</strong> a été, si je ne m'abuse, Mr.<strong>COMBES</strong> (le père de Mme <strong>LOPEZ Salvador</strong> et Mr <strong>COMBES</strong> - habitants tous deux Puisserguier.)<br /> A bientôt.<br /> <strong>lou caput</strong> | lundi, 07 avril 2008<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/8318707160d90a8c8f6569e3731b8f53.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/8318707160d90a8c8f6569e3731b8f53.jpg" id="media-36396" title="" alt="8318707160d90a8c8f6569e3731b8f53.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/c53009e18716535f1416cc9de1229598.jpg" id="media-36397">midi libre 15.04 d'Antan.JPG</a> http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/27/paisible.html Paisible village en émoi ! http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/27/paisible.html [email protected] (chaton) Traditions Mon, 28 Apr 2008 07:04:57 +0200 A la suite de la note relatant le tragique fait divers qui se déroula au <strong>Grand Café du Balcon</strong>, nous avons lu les commentaires étonnés de <strong>Marie</strong>, <strong>Maryse</strong> ou encore <strong>Claudie</strong>.<br /> <br /> <strong>***</strong> "Je trouve cette histoire très intéressante et tout à fait inattendue. J'ignorai totalement que <strong>Puisserguier</strong> avait été le centre d'un tel drame ..."....... "Merci à vous, j'ignorais aussi que de tels événements avaient eu lieu dans notre paisible village ."...... "Tout comme <strong>Marie</strong> et <strong>Maryse</strong>, je suis trés surprise par ces faits qui se sont déroulés dans notre petit village ! C'est vraiment intrigant !" <strong>***</strong><br /> <br /> Malheureusement notre paisible village connut d'autres heures sombres comme lors de ce "<strong>crime odieux</strong>" rapporté dans la <strong>Dépêche du Midi</strong> du 1er novembre <strong>1935</strong>.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/0d3344d14ce67e052bb9421188eda1c3.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/0d3344d14ce67e052bb9421188eda1c3.jpg" id="media-38889" title="" alt="0d3344d14ce67e052bb9421188eda1c3.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> Archives : <strong>Monique</strong><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/982a6560a574a24a7ee0395af62a0fb0.jpg" id="media-38892">crime odieux 2.jpg</a><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/01/01/03ce6baf901d0c3c60fe5e297976fbd0.jpg" id="media-38893">crime odieux 3.jpg</a><br /> <br /> <br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/01/c432d8da55c438c1377af4a5b0449b80.jpg" id="media-38771" title="" alt="028e209f897d26327cf668e8883b0fcf.jpg" style="border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;" />Bonjour à toutes et tous. Merci encore à toi, <strong>Monique</strong> de nous relater tous ces faits divers.<br /> Le sanglant ne me fascine pas mais la vie du village même sous ses heures les plus sombres m'intéressent .<br /> A ces moments -là <strong>Midi Libre</strong> s'occupait du village. Il s'y passait "des choses" me diras-tu.<br /> Dommage que nous n'ayons pas d'écrivaines ou écrivains. Cela m'aurait plu de lire un "polar" s'inscrivant à <strong>Puisserguier</strong> et où aurait pu être combiné les différentes facettes de ce donc paisible village.<br /> Mes propos ne servent pas à "éclairer" les <strong>mémoires de Puisserguier</strong>. J'en suis consciente et je m'en excuse.<br /> Faudrait peut-être que je cherche moi aussi .<br /> Bon week- end et que la nuit soit tranquille.<br /> <strong>maryse</strong> | dimanche, 27 avril 2008 http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/23/le-grand-cafe-du-balcon.html LE GRAND CAFE DU BALCON http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/23/le-grand-cafe-du-balcon.html [email protected] (chaton) Traditions Sat, 26 Apr 2008 19:10:00 +0200 Peu d’entre nous savent qu’à l’endroit où se tient actuellement notre <strong>Poste</strong>, il existait, dans les <strong>années 20</strong>, un café.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/01/8dcd72bddd95dc686019c5fc7a0fba1a.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/01/8dcd72bddd95dc686019c5fc7a0fba1a.jpg" id="media-38388" title="" alt="8dcd72bddd95dc686019c5fc7a0fba1a.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> photo <strong>serge</strong><br /> <br /> Cet établissement était tenu par Monsieur <strong>David</strong>, qui auparavant était propriétaire du <strong>Grand Café Glacier</strong>, ensuite du <strong>Café des Arts</strong> et pour finir du <strong>Grand Café du Balcon</strong>.<br /> <br /> Au rez-de-chaussée c’était la grande salle du bar, avec terrasse sur le trottoir.<br /> <br /> Imaginez de nos jours, la terrasse à cet endroit stratégique pour la circulation. Heureusement qu’à cette époque bénie, la circulation se réduisait à quelques automobiles, et était surtout faite de « moteurs à crottins ».<br /> <br /> A l’étage, se trouvait la grande salle du billard, mais celle-ci abritait souvent des jeux moins innocents, puisqu’on y jouait au baccarat, ce qui était interdit, mais cette activité attirait pas mal de joueurs de Puisserguier et de Béziers.<br /> <br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/580652e2e349b07791597feb41ba9990.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/00/580652e2e349b07791597feb41ba9990.jpg" id="media-38389" title="" alt="580652e2e349b07791597feb41ba9990.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> Collection <strong>Christiane Boerher</strong> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/01/8e6e0326748d70c602a64e0f75a17ffb.jpg" id="media-38390">grand café du balcon.jpg</a><br /> <br /> Le <strong>17 Décembre 1922</strong>, vers 2 heures 30, alors que la soirée de jeu venait de se terminer, 10 à 12 joueurs se tenaient autour de la table et comptaient l’argent, le croupier tenait en main la somme de 500 francs qu’on venait de lui remettre. A ce moment là, un certain <strong>Domenech</strong> demanda qu’on lui remette l’argent. Monsieur <strong>David</strong> essaya de s’interposer, mais celui-ci fit feu le tuant sur le coup.<br /> <br /> L’autopsie révéla 3 blessures par balles : à la face, à l’épaule droite et au côté gauche du thorax au niveau de la 8ème côte, avec perforation de la veine cave, ce qui eut pour effet d’entraîner la mort instantanée.<br /> <br /> Le tueur faisait partie d’un groupe de 6 anarchistes espagnols qui résidaient et travaillaient à Puisserguier depuis quelques temps.<br /> <br /> Ce groupe qui avait pour nom « <strong>Les Incassables</strong> » préconisait l’action directe et avait pour but de récolter des fonds pour des accusés anarchistes espagnols.<br /> <br /> C’était le secrétaire du syndicat ouvrier de Puisserguier, un français de 26 ans, qui leur servait d’intermédiaire pour la correspondance.<br /> <br /> Ce groupe qui fréquentait le café, et jouait même à l’occasion, avait vu tout le parti qu’il pouvait tirer d’un hold-up, et fomenta son mauvais coup.<br /> <br /> Quelques jours avant le drame, un ou plusieurs d’entre eux, s’étaient rendus chez un armurier de Béziers pour acquérir 4 pistolets, ce qui ne laissait aucun doute sur la préméditation.<br /> <br /> Leur forfait accompli, à la faveur des cris et du tumulte les six individus prirent la fuite, se rendant à pieds jusqu’à Narbonne, où ils prirent le train pour la frontière.<br /> <br /> Leur fuite ayant été signalée, trois furent arrêtés au poste frontière de <strong>Cerbère</strong> et trois autres à <strong>Foix</strong>, et furent incarcérés à <strong>Cette</strong> (<em>orthographe de l’époque</em>).<br /> <br /> Ils furent jugés à <strong>Montpellier en Mars 1923</strong>, et condamnés à 20 ans de travaux forcés, pour tentative de vol qualifié, assassinat, complicité d’assassinat et tentative d’assassinat. Ils furent envoyés au bagne de <strong>Cayenne en Guyane</strong>.<br /> <br /> Deux d’entre eux : <strong>Domenech José</strong> et <strong>Tardès Pédro</strong>, réussirent à s’évader du bagne le 11 février 1928, ayant probablement trouvé asile au <strong>Vénézuéla</strong>, comme l’atteste une lettre de l’un deux, expédiée à un de ses anciens employeurs de Puisserguier pour lui réclamer de l’argent. Les recherches furent abandonnées en 1939.<br /> <br /> Tous ces renseignements, recueillis aux <strong>Archives Régionales à Montpellier</strong>, nous ont été aimablement fournis par <strong>Georgette Andral-Pujol</strong>, petite fille de Monsieur <strong>David</strong>, que nous remercions pour sa gentillesse et sa patience. <br /> <br /> Narration/rédaction : <strong>Monique</strong><br /> <br /> <br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/01/c432d8da55c438c1377af4a5b0449b80.jpg" id="media-38771" title="" alt="028e209f897d26327cf668e8883b0fcf.jpg" style="border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;" />Je trouve cette histoire très intéressante et tout à fait inattendue. J'ignorai totalement que Puisserguier avait été le centre d'un tel drame ...<br /> <strong>marie</strong> | vendredi, 25 avril 2008 <br /> <br /> Merci à vous, j'ignorais aussi que de tels événements avaient eu lieu dans notre paisible village .<br /> Monique as tu des renseignements sur le café qui existait sur la place de l'église ? <br /> je rêve de le voir se ré-ouvrir, et que cette place devienne le point de départ de circulades . <br /> Oui, j'ai besoin de rêver ce matin.<br /> <strong>maryse</strong> | samedi, 26 avril 2008<br /> <br /> Tout comme <strong>Marie</strong> et <strong>Maryse</strong>, je suis trés surprise par ces faits qui se sont déroulés dans notre petit village ! C'est vraiment intrigant !<br /> <strong>Claudie</strong> | samedi, 26 avril 2008 http://evasion.midiblogs.com/archive/2007/09/04/émile.html Vendanges aux "Goudailles" http://evasion.midiblogs.com/archive/2007/09/04/émile.html [email protected] (chaton) Traditions Wed, 23 Apr 2008 17:25:00 +0200 <strong>En 1960</strong>, Grand-père mettait autant de temps pour aller vider ses 12 comportes à la cave coopérative de <strong>Puisserguier</strong> depuis la vigne des "<strong>Goudailles</strong>", que n'en met le <strong>TGV</strong> pour relier Lyon à Paris. <br /> <br /> <strong>Il faut dire que le transport dépendait aussi du bon vouloir de la mule de service... </strong><br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/images/medium_la_mule.JPG" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/images/medium_la_mule.JPG" alt="medium_la_mule.JPG" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> Document <strong>Internet</strong><br /> <br /> Et durant ce laps de temps, seul avec Grand-mère, nous remplissions tous les récipients de grappes de raisins coupées à la main. <br /> <br /> A cette époque les petits-fils préparaient ainsi leurs prochaines rentrées scolaires et ils emplissaient aussi leurs têtes de merveilleuses anecdotes. <br /> <br /> Narration/rédaction <strong>Emile</strong><br /> <br /> <strong>Où sont les vendanges d’antan !!!</strong> <br /> <br /> L’arrivée des espagnols dont certains ne sont jamais repartis ayant trouvé une fille à leur goût à Puisserguier, le départ des « <strong>colles</strong> » tous les matins, l’odeur du moût dans le village, le travail certes, mais dans la bonne humeur, les filles qui se permettaient de « farcir » les garçons et les garçons de « <strong>capouner</strong> » (mordre ou embrasser) les filles pour la moindre grappe de raisin oubliée sur la souche, la « <strong>saquette</strong> » tirée du panier et dégustée à l’ombre réparatrice d’un arbre, l’eau fraîche du cruchon en grès, la collation offerte par le propriétaire le dernier jour de la récolte. Autant de souvenirs qu’évoquent pour moi les vendanges.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/6ba20afc8a59623f5aebc8dff754b8b0.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/6ba20afc8a59623f5aebc8dff754b8b0.jpg" id="media-37263" title="" alt="6ba20afc8a59623f5aebc8dff754b8b0.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/01/02/d40b2b8971e2bab1c601d2175bd36ba6.jpg" id="media-37268">vendanges 1.jpg</a><br /> Collection <strong>Nicole Garin</strong><br /> <br /> Je sais bien qu’il a fallu sacrifier à la modernité et surtout à la rentabilité, mais au risque de passer pour la mamie « ronchon » de service, je regrette beaucoup que les traditions se perdent et je me demande bien, ce que vont pouvoir raconter à leur descendance les jeunes actuels.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/e0f66ddc78bfe95915a7e81708a70fbd.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/e0f66ddc78bfe95915a7e81708a70fbd.jpg" id="media-37426" title="" alt="e0f66ddc78bfe95915a7e81708a70fbd.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/01/8aa013cf72000d682c2ad523ddb3997e.jpg" id="media-37427">vendanges 2.jpg</a><br /> Collection <strong>Nicole Garin</strong><br /> <br /> Narration/Rédaction : <strong>Monique</strong><br /> <br /> <br /> <strong>Quel souvenir les vendanges !!</strong><br /> <br /> Le départ se fait devant la demeure du propriétaire. Il fait encore nuit et petit à petit les portes de la rue s’ouvrent une à une pour déverser son lot de travailleurs plus ou moins réveillés. Il y a foule, des gens se croisent, se disent bonjour, s’embrassent.<br /> Tous vêtus de vieilles fringues, celles que l’on ne met plus ou que l’on récupère dans la famille pour cette occasion. On lave peu, pas le temps, souvent quand le pantalon tient tout seul, raidi par le jus de raisin, on le jette.<br /> Armé de glacières, de paniers, de sacs plastiques, contenant le ravitaillement pour la journée, chacun se rapproche de son moyen de transport.<br /> Les premiers jours, c’est un peu l’enthousiasme de la nouveauté. On retrouve des amis, on fait la connaissance de saisonniers. Mais au fil des jours ce bel enthousiasme s’estompe.<br /> La fatigue, les conditions météo parfois difficiles, la pénibilité du travail, l’absence de repos dominical, usent les organismes, même les mieux rôdés.<br /> Une fois la <strong>colle</strong> réunie, on grimpe dans la camionnette, l’estafette, la voiture pour les mieux lotis, ou bien on se cramponne tant bien que mal aux ridelles d’une remorque, sur laquelle, on saute et sursaute, a chaque « culs de poule » ou « dos d’âne ».<br /> Le matin le trajet est calme, une cigarette, un petit mot sur le film de la veille.<br /> <br /> On arrive dans les vignes. Chaque « <strong>coupeur</strong> » récupère un seau, et se place devant sa rangée ?. La « <strong>meneuse</strong> » donne le top départ en coupant la première grappe. Et c’est partie pour une dure journée de 8 heures, plié en deux, soulevant des seaux pouvant parfois être plus lourds vides qu’avec leur contenu lorsqu’il pleut, et ne « levant la tête » que pour soulager son pauvre dos endolori.<br /> J’aimais beaucoup la première heure. Dans un calme impressionnant, chacun perdu dans ses pensées, on entendait seulement le clac clac des sécateurs, et de temps en temps l’appel au « <strong>videur</strong> » : « <strong>cubo</strong> ».<br /> Le matin se lève, le soleil commence à monter dans le ciel déjà presque bleu, et la campagne est silencieuse. Mais ça ne dure pas.<br /> Après le déjeuner, les langues se délient. Blagues, commérages, chansons. Tout y passe, et fait passer le temps plus agréablement.<br /> Le déjeuner à midi permet une pause bien méritée.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/ba6b03f7aa5e48399b329cffc088553b.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/ba6b03f7aa5e48399b329cffc088553b.jpg" id="media-37418" title="" alt="ba6b03f7aa5e48399b329cffc088553b.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> Documents <strong>internet</strong><br /> <br /> Mais la reprise à 1 heure est le pire moment de la journée, surtout lorsqu’il fait une chaleur torride.<br /> Lorsque j’ai commencé à vendanger avec mon père, il employait des « espagnols » qui venaient parfois des coins les plus reculés d’Espagne. C’étaient des gens très durs au travail, honnêtes, drôles et attachants. On a gardé de très bonnes relations avec ces familles durant de longues années, mais le temps passant, et les vendanges ayant pris une forme plus mécanique !!! Je me souviens qu’ils logeaient chez ma grand-mère <strong>Alice</strong>, au dernier étage de la maison. Mon père avait aménagé une cuisine et les sanitaires.<br /> Quand ils cuisinaient, on sentait les odeurs d’huile d’olive jusque dans notre cuisine qui se trouvait au rez de chaussée. Ma grand-mère adorait leur faire de petites attentions, et eux la gâtaient en lui ramenant toujours un petit cadeau.<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/01/02/fcfef11f1a11c048fce414ce29e05db6.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/01/02/fcfef11f1a11c048fce414ce29e05db6.jpg" id="media-37266" title="" alt="fcfef11f1a11c048fce414ce29e05db6.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/19cfcd4d12dc2a9cb7e7880ca798948f.jpg" id="media-37271">vendanges 3.jpg</a><br /> Collection <strong>Nicole Garin</strong> & <strong>Corinne</strong><br /> <br /> En conclusion, les vendanges qui duraient parfois un mois complet étaient une période incontournable dans le village. On les préparait, on prenait les congés souvent pour cette occasion. C’était malgré la difficulté, un moment de convivialité et de chaleur. Parfois même d’entraide. <br /> La mécanisation a changé tout ça. Pour un mieux ou un moins bien, c’est selon !<br /> Les vignes, quant à elles, ont perdu un peu de leur âme. On a coupé leurs arbres, on a comblé leur ruisseaux, on a agrandi les parcelles, on a goudronné ou bétonné leur chemin d’accès.<br /> <br /> Il nous reste tout de même le produit de ces vendanges qui lui par contre est allé en s'améliorant.<br /> J'ai envie de reprendre un slogan qui a eu son heure de gloire "<strong>L'eau est polluée, buvez du vin</strong>".<br /> <br /> Narration/Rédaction : <strong>Corinne</strong><br /> <br /> <br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/01/02/0c7304a3e1cbd84387c7251403948c56.jpg" id="media-38556" title="" alt="cd196f85437fb7af48fadade699e8f7d.jpg" style="border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;" />Un autre dicton, venant du jura (également région viticole) de Mr <strong>PASTEUR</strong> : Le vin, boisson hygiénique<br /> <strong>marie</strong> | mercredi, 23 avril 2008 http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/13/la-cave-cooperative-des-petits-vignerons-de-puisserguier.html La cave coopérative des « petits Vignerons de Puisserguier » http://evasion.midiblogs.com/archive/2008/04/13/la-cave-cooperative-des-petits-vignerons-de-puisserguier.html [email protected] (chaton) Traditions Fri, 18 Apr 2008 05:48:52 +0200 <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/01/9134fc6e31eddd65367a986e7492d22b.jpg" id="media-35888" title="" alt="92aad71430cf7fb86caaf813b0a9a248.jpg" style="border-width: 0; float: right; margin: 0.2em 0 1.4em 0.7em;" />C'est a l'époque des vins de masse pendant le grand élan coopératif régional des années 30 que «<strong>Les Petits Vignerons de Puisserguier</strong>» (<strong>1936</strong>) et la cave coopérative de <strong>Maureilhan </strong>(<strong>1937</strong>) ont été créées (sur la photo, la <strong>Société coopérative de production vinicole</strong>, "ancêtre" de la Coop actuelle). <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/01/02/195e09c9dd7009ac40072148b0883459.jpg" id="media-35889">col. Georgette Sté coop.JPG</a><br /> Elles sont composées alors, uniquement de petits viticulteurs presque tous partiels (vinifiant également chez eux).<br /> <br /> Nous avons sélectionné quelques dates de l’évolution de la <strong>cave coopérative</strong>.<br /> <br /> C'est en <strong>1936</strong> : qu'eut lieu la création de la cave «<strong>Les Petits Vignerons de Puisserguier</strong>». <br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/01/704bfef764e783cc23a11b94de03c22f.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/01/704bfef764e783cc23a11b94de03c22f.jpg" id="media-35875" title="" alt="704bfef764e783cc23a11b94de03c22f.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> Photos ci-dessus, collection <strong>Georgette Andral</strong> (<strong>zoom</strong> :<a href="http://evasion.midiblogs.com/media/02/01/f3e3e99a51ac5c5eb0677808ced0c00c.jpg" id="media-35878">cave coop 1.jpg</a>)<br /> <strong>1936</strong>, inauguration de la Cave coopérative par le maire <strong>Georges Pujol</strong> accompagné du <strong>Préfet de l'Hérault</strong>.<br /> <br /> <strong>1960</strong> : changement de fonctionnement des coopératives de la simple collecte de raisin, elles deviennent coopératives de commercialisation avec l'imposition de la vente en commun. <br /> <strong>1973</strong> : création d'un groupement de Coopératives, le <strong>CEPRO</strong> suite au Plan <strong>Chirac</strong> mis en place en pour la restructuration du vignoble.<br /> <strong>1983</strong> : <strong>Puisserguier</strong> rejoint le <strong>Groupement de Roueïre</strong> <br /> <strong>1980</strong> : période très difficile pour les coopérateurs (baisse des cours du vin, mécanisation des exploitations, endettements et surproduction).<br /> <strong>1985</strong> : <strong>Maureilhan</strong> rejoint le <strong>groupement de Roueïre</strong>.<br /> <strong>1997</strong> : fusion cave <strong>Maureilhan</strong> avec <strong>Puisserguier</strong>.<br /> <strong>2000</strong> : création d’un chai d'embouteillage à Puisserguier (face à la MJC).<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/a43c273009fe3ad8bd27035cd9c269bb.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/a43c273009fe3ad8bd27035cd9c269bb.jpg" id="media-35877" title="" alt="a43c273009fe3ad8bd27035cd9c269bb.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <br /> <em>D’après l’historique du site Internet de la cave coopérative</em> : <a href="http://www.puisserguier.net/" target="_blank">http://www.puisserguier.net/</a><br /> <br /> Toutes ces dates ci-dessus qui relatent, en bref, l'histoire de notre cave, ne peuvent être énumérées sans qu'on y ajoute un mot sur les hommes et les femmes qui ont marqué son histoire.<br /> <br /> Monsieur <strong>Georges Pujol</strong>, père de <strong>Georgette Andral</strong> et de "<strong>Dédé</strong>" <strong>Séguier</strong>, a été le <strong>Président fondateur</strong> de la cave en <strong>1935</strong>. <br /> Pour cette raison, la rue qui mène à la cave a, depuis, été baptisée rue "<strong>Georges Pujol</strong>", sous le mandat de monsieur <strong>Dachary</strong> en <strong>1978</strong>. <br /> Dans cette même rue, Mr <strong>Pujol</strong> avait également été à l’origine de la création du <strong>lavoir</strong> et des bains douches (actuellement, garderie et salle des ports). <br /> <br /> L’inauguration de la cave copérative a eu lieu en <strong>février 1936</strong>, en présence de monsieur <strong>De Pampelonne</strong>, délégué au ministre de l’agriculture, (le ministre socialiste de l’époque n’avait pas accepté de se déplacer en personne à cause de dissensions politiques), de monsieur <strong>Barthe</strong>, député de l’Hérault, qui était à l’origine de nombreuses lois sur le vin, du préfet et du sous préfet.<br /> <br /> Cette inauguration a été marquée par un repas réunissant 300 personnes à la maison du peuple, les vins étant offerts par chacun des vignerons du village.<br /> En <strong>1936</strong>, de nombreuses grèves agitaient le climat social, et au moment de l’ouverture de la cave, le portail ainsi que certains carrelages n’étaient pas posés. <br /> Messieurs <strong>Sire</strong>, <strong>Guilhaumon</strong> et <strong>Pujol</strong>, durent se relayer, en tour de garde, pour éviter des actes de vandalisme, qui auraient pu se produire en raison de l’accès ouvert de la cave.<br /> Petite anecdote, durant la guerre, les réfugiés belges ont repeint le toit de la cave pour le camoufler.<br /> <br /> Plusieurs "gérants" ou "directeurs de cave" se sont succédés tout au long des années.<br /> Monsieur <strong>Guilhaumon Joseph</strong> a été le premier directeur de la cave à sa création. Lui ont succédé monsieur <strong>Sire</strong>, monsieur <strong>Bénazech</strong> puis monsieur <strong>Mantion</strong>, et je pense avant lui un autre directeur dont j’ai oublié le nom.<br /> Durant la guerre, monsieur <strong>Sidobre</strong> a assuré la gérance à la place de Monsieur <strong>Sire</strong> mobilisé.<br /> <br /> Quant aux présidents, je me souviens de messieurs <strong>Carcanade</strong>, <strong>Lautier</strong>, <strong>Poupolin</strong>. Mon papa, <strong>Serge Milhet</strong> a également tenu un temps ce rôle.<br /> <br /> Le secrétariat a été assuré par madame <strong>Guilhaumon</strong> à l’ouverture, puis par madame <strong>Sire</strong>.<br /> Vers les <strong>années 50</strong>, ce fut au tour de « <strong>Mimi</strong> » <strong>Lemaner</strong> de remplir cette fonction avec toute la verve et la mémoire qu’on lui connaissait, durant de très longues années.<br /> <br /> En <strong>1986</strong>, le cinquantenaire a été fêté devant la cave coopérative. <strong>Guy Lautier</strong> était alors président.<br /> <br /> Narration :<strong>Corinne</strong> d'après les souvenirs de <strong>Georgette Andral</strong> / Rédaction : <strong>Corinne</strong><br /> <br /> <br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/01/00/c4837e55f22810b540c89098d1190e7e.jpg" id="media-36135" title="" alt="edc9f8e637a84a668a0ad4f4c7c6f815.jpg" style="border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;" /><strong>La coopé……… une véritable institution !!!</strong> <br /> <br /> J’imagine que pour ces hommes qui eurent pour devise « <strong>Fiers de notre maison, grandissons sa réputation</strong> », ce fut un grand, très grand moment . <br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/f34c18e318620ee26a453dd45dd71657.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/02/f34c18e318620ee26a453dd45dd71657.jpg" id="media-36129" title="" alt="f34c18e318620ee26a453dd45dd71657.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/01/02/1af02cf45939dcfa4fd848251d6bca15.jpg" id="media-36130">la coopé 1.jpg</a><br /> <br /> Pour ma part, cette relation remonte à bon nombre d’années, quand, juché, sur la charrette que tirait notre brave « <strong>Benjamin</strong> », j’accompagnais mon père vider le précieux chargement.<br /> Il y avait la file certains soirs, presque jusqu’à la poste. Faut dire que l’on devait d’abord passer à la bascule, peser à plein, puis à vide. <strong>Odette Zorzin</strong>, à la « <strong>guitoune</strong> », se démenait comme une diablesse !!<br /> Le soir, il fallait compter les kilos ramassés en faisant la soustraction. Une sorte de « devoir « auquel je participais sous l’œil vigilant de mon père (doc 2).<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/01/ce29e068f13ed6f0aa51f5733531813b.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/00/01/ce29e068f13ed6f0aa51f5733531813b.jpg" id="media-36131" title="" alt="ce29e068f13ed6f0aa51f5733531813b.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <strong>doc</strong> (1) et (2) <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/00/01/32157bb81ab74311f5ddf3e192da74eb.jpg" id="media-36132">la coopé 2.jpg</a><br /> <br /> Pendant la vendange, il n’y avait pas de distribution de buvette, alors juste avant le début tout le monde se pointait avec les brouettes chargées de bonbonnes et autres récipients , en espérant avoir bien estimé le volume !!. <br /> Pour les fêtes de fin d’année, Monsieur <strong>Bénazech</strong> faisait venir des vins spéciaux dont il fallait passer commande.<br /> Un sacré bonhomme ce « gérant » comme on disait à l’époque. Un grand monsieur qui sans grands discours pompeux a su faire vivre et évoluer « <strong>sa cave</strong> ».<br /> Très dévouée et toujours souriante, <strong>Mimi Le Maner</strong> s’occupait du secrétariat. Ils formaient à eux deux une équipe de choc !<br /> A cette époque là, la vente n’était pas en commun. La sirène sonnait, on se rencardait à la <strong>coopé</strong> et selon le prix qu’offrait le négoce, certains décidaient de vendre ou pas quelques hectos « libres à la vente ». Coup de poker, me direz-vous, c’est sûr. <strong>Mimi</strong> rédigeait alors les chèques pour chaque coopérateur et Monsieur <strong>Saunière</strong>, qui travaillait pour la <strong>Sté Bordelaise</strong>, venait les signer (doc 1). <br /> <br /> Quand <strong>Mimi</strong> a pris la retraite, c’est <strong>Marcel Ouradou</strong> qui l’a remplacée.<br /> Je me souviens de quelques présidents…… sans pouvoir dire à quelle époque ils ont été élus : <strong>Raymond Golano</strong>, <strong>Serge Milhet</strong>, <strong>Henri Carcanade</strong>.<br /> Mais ce qui restera sans doute dans ma mémoire, ce sont les grands rassemblements lors des manifs des <strong>années 70</strong> . De très nombreux vignerons se rassemblaient alors sur le parvis de la coopé pour prendre le car <strong>Vallat</strong>, direction <strong>Montpellier</strong>, <strong>Nîmes</strong> ou <strong>Narbonne</strong>. Ma mère « trépignait » jusqu’à notre retour, fort tard quelque fois. Et puis il y eut Montredon, ce <strong>4 mars 1976</strong>…. une blessure….. <strong>jamais refermée</strong>………..<br /> <br /> <div style="text-align: center"><a href="http://evasion.midiblogs.com/media/01/01/a24b6f0c5a5a4b81573473bc0056f216.jpg" target="_blank"><img src="http://evasion.midiblogs.com/media/01/01/a24b6f0c5a5a4b81573473bc0056f216.jpg" id="media-36133" title="" alt="a24b6f0c5a5a4b81573473bc0056f216.jpg" style="border-width: 0; margin: 0.7em 0;" /></a></div><br /> <a href="http://evasion.midiblogs.com/media/01/01/ffcbd5d6d3f9f4bff3f2bbbf18f42c7c.jpg" id="media-36134">la coopé 3.jpg</a><br /> <br /> *** C’est <strong>Alain Pascau</strong> (aujourd’hui décédé) qui fut directeur après <strong>Robert Bénézech</strong> et avant <strong>Jean Mantion</strong>.<br /> Documents-Narration/Rédaction : <strong>Manu</strong><br /> <br /> <br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/e714a6d4488f8244e0db7909600aac9b.jpg" id="media-36406" title="" alt="7a2ef81d69057eac387006bbd2eab43b.jpg" style="border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;" /> <strong>Ouvriers agricoles et petits coopérateurs</strong><br /> <br /> Je voudrais rendre hommage à tous ces ouvriers qui travaillaient pour des propriétaires de caves particulières et qui étaient payés à la journée chaque fin de semaine. Les jours de pluie, ils devaient rester chez eux et ces journées n'étaient bien entendu pas rémunérées. Il ne fallait pas qu'il pleuve trés longtemps si non le salaire ne pesait pas lourd !<br /> <br /> Heureusement la pluspart d'entre eux possédait quelques "pieds de vigne' qu'ils travaillaient aprés la journée passée dans les vignes du "patron "(cela s'appelait : <strong>la bourrade</strong>) et dont ils emmenaient le fruit à la cave coopétative. C'étaient donc des "<strong>petits coopérateurs</strong>".<br /> <br /> Par la suite une loi a été votée, demandant que malgré les intempéries les ouvriers devaient être payés. Bien sûr, les "patrons" ont trouvé à ce moment là du travail d'entretien dans leurs caves, pour occuper ces journées !<br /> <br /> Mon Père était également chargé de nourrir le cheval qui servait au travail des vignes, c'était avec joie, avec ma soeur que nous allions avec lui, chercher le vin qui venait en complément du salaire, nous l'observions ensuite s'occuper avec grand soin du cheval et lorsque le cheval traversait la cour pour aller jusqu'au bassin pour s'abreuver, nous nous cachions derrière la porte, impressionnées mais aussi curieuses pour le regarder dans l'entrebâillement de la porte.<br /> Dans mes oreilles résone encore, le bruit que faisaient les sabots qui glissaient sur le sol couvert de galets coulés dans le ciment !<br /> <br /> Bonne journée à tous !<br /> <strong>Claudie Pagan</strong> | mardi, 15 avril 2008<br /> <br /> <br /> <img src="http://evasion.midiblogs.com/media/02/02/e714a6d4488f8244e0db7909600aac9b.jpg" id="media-36406" title="" alt="7a2ef81d69057eac387006bbd2eab43b.jpg" style="border-width: 0; float: left; margin: 0.2em 1.4em 0.7em 0;" /><strong>En 1950</strong>, la jeunette que j'étais, toute fraîche sortie de son cours de sténo-dactylo-comptabilité, fut embauchée par <strong>François Tesseyre</strong>, alors président de la cave coopérative<br /> Bien que possédant les rudiments de base, j'étais encore fort inexpérimentée et je me plais à rappeler que c'est <strong>Robert Bénazech</strong>, jeune gérant de 27 ans, qui a fait toute mon éducation professionnelle, imprimant ainsi une trace ineffaçable. Je puis affirmer que lorsqu'on avait travaillé sous sa direction, on en gardait des habitudes de rigueur qui me paraissaient fort lourdes à l'époque, mais qui m'ont servi durant toute ma carrière.<br /> A l'époque point d'ordinateur, tout le travail de sécrétariat se faisait à la main, à l'encre noire et à la plume sergent major.<br /> Je revois encore l'antique machine à écrire, dont j'ai oublié la marque, qui serait digne, à l'heure actuelle, de figurer dans un musée.<br /> La calculatrice était à manivelle, on la tournait dans un sens pour les multiplications et dans le sens inverse pour les divisions. Toutes les additions se faisaient de tête.<br /> Lorsqu'une offre d'achat avait été publiée, les coopérateurs qui désiraient vendre quelques hectolitres, venaient se faire inscrire.<br /> Lorsque l'offre était couverte on retranscrivait sur de grands états de vente le numéro de chaque adhérent, suivi de son nom, de la quantité d'hectolitres vendus, du prix du degré hl. et plus loin le montant qui lui revenait.<br /> Lors de l'addition finale, il n'était pas question qu'il manque un hectolitre ou même un demi hectolitre, il fallait que ça tombe juste. Combien de journées j'ai passé à rechercher l'hectolitre que j'avais en moins ou en plus.<br /> La réponse était toujours la même : débrouillez vous, il faut que tout concorde. <br /> Je me disais dans ma tête, pourquoi me faire rechercher un hectolitre, alors que des hectolitres il y en a plein les cuves, un hectolitre sur toute cette masse, ça va et çà vient.<br /> Une fois l'erreur retrouvée, on passait à la phase suivante, c'est-à-dire l'établissement des chèques, toujours à l'encre noire et à la plume sergent major.<br /> La répartition se faisait ainsi : 3/4 sur le Crédit Agricole et 1/4 sur la Société Bordelaise que représentait <strong>Gégé Saunières</strong>, qui venait tenir une permanence tous les mardi au bureau de la cave.<br /> Les jours de buvette c'était l'établissement des laissez-passer et l'encaissement des droits de régie.<br /> Le plus gros du travail c'était quand même au moment de la vendange qu'il fallait le fournir.<br /> A chaque passage à la bascule on délivrait un petit ticket dont vous avez vu le fac-similé plus haut. Le soir le propriétaire faisait ses soustractions et ses multiplications.<br /> Imaginez-vous le travail que cela représentait pour l'employée de bureau, qui devait effectuer les soustractions de tous les coopérateurs, ensuite les multiplications pour obtenir les kilos-degrés. En suivant tout était reporté sur un grand registre noir et ensuite sur la fiche individuelle de chaque coopérateur.<br /> A la fin de la journée, il fallait connaître le total des apports journaliers et le degré moyen.<br /> C'est bien souvent que la journée de travail ne se terminait pas à 18 heures.<br /> Après la vendange venait les travaux de vérification avec chaque adhérent, après quoi c'était les répartitions.<br /> <br /> Lorsque je me suis mariée en 1954, c'est <strong>Mimi Lemaner</strong> qui prit ma suite, mais j'ai souvent eu l'occasion de travailler avec elle, puisque je revenais régulièrement pour faire la saison des vendanges, soit au bureau, soit à la bascule et ce jusque dans les années 60.<br /> <br /> Je suis ravie d'avoir pu évoquer tous ces souvenirs et surtout d'avoir pu rendre hommage à mon "<strong>mentor</strong>" qui le mérite bien.<br /> Merci <strong>Robert</strong> d'avoir eu la patience de supporter la jeune inexpérimentée que j'étais et surtout d'avoir su la former à votre école de rigueur, ce qui lui a rendu service dans bien des cas.<br /> <strong>Monique</strong> | mercredi, 16 avril 2008