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jeudi, 10 avril 2008

L’incendie du Grand Café Glacier

En haut de la Promenade, à l’emplacement de l’atelier de menuiserie de Monsieur Bousquet, se trouvait, à l’époque, un café qu’on appelait le Grand Café Glacier.


Collection Georgette Andral Grand café glacier.jpg

Une nuit glaciale de l’hiver 46, le café s’embrasa comme une allumette sous l’effet d’un court circuit. Le feu avait trouvé un combustible de choix puisque tout l’intérieur était revêtu de boiseries et que la façade elle-même était également en bois, sans compter toute la réserve de bouteilles et de bonbonnes d’alcool qu’on entendait exploser.
Mes parents, alertés par le crépitement des flammes, se mirent à la fenêtre. De chez nous on pouvait voir la lueur des flammes qui se reflétaient sur la façade de la maison Richard.
Arrivés les premiers sur les lieux, mon père et quelques autres personnes, se rendirent dans la rue Mirabeau, dans laquelle donnait l’arrière du café, pour tenter de dégager les propriétaires qui ne pouvaient sortir.


Photos Serge

A l’époque point de pompiers. La commune possédait une modeste pompe à main dont il fallait remplir le récipient avec de l’eau qu’on prenait à la fontaine toute proche en faisant la chaîne avec des seaux en toile.


Documents internet

Il s’avéra rapidement que les efforts dérisoires déployés étaient inutiles. D’autre part, le froid était tellement intense, que l’eau qui tombait sur les vêtements se gelait de suite.
On ne pouvait plus rien faire pour l’immeuble. Les personnes étaient sauvées c’était le principal.

Dans les jours qui suivirent, la solidarité puisserguiéraine dût s’exercer pour offrir un gîte et un couvert aux propriétaires en difficulté.
Je ne me rappelle plus très bien, ce qui se passa par la suite, à l’époque je n’avais que 14 ans.

Ce que je sais, c’est que plus tard, ces mêmes personnes achetèrent le Café de la Bourse qui appartenait alors à la famille Phalippou, les parents de Marie-Rose Gineste.

Narration/rédaction Monique.


Bonjour,
Je suis la fille de Lucien Fernandez qui a pris la gérance du Café de la Bourse de 1950 à 1956, où j'ai passé les premières années de ma vie, qui restent à jamais gravées dans mon coeur,
Je suis arrivée par hasard sur ce site, et plein de souvenirs me sont revenus : le camion de Sénégas le "marchand d'huile", les pélerinage à ST Christophe, etc..
et l'évocation de la Famille Phalippou (Louis et Anita) qui sont aussi dans mon coeur.
Merci pour tout.
Sylvette

Bonjour Sylvette,
Très heureuse que ce blog vous permette de remonter dans le temps et merci pour votre commentaire.
Peut-être pourriez vous nous raconter des anecdotes vécues dans le café de la Bourse tenu par vos parents !
On a tous envie de partager et de faire partager nos souvenirs, c'est le but de tous ceux qui ont "porté" ce projet.
A bientôt j'espère.
Corinne

Je ne sais si vous êtes comme moi, mais je trouve tout simplement fabuleux, que par la magie d'un blog, des gens que l'on avait tout simplement oubliés, se manifestent pour dire que, malgré les années, Puisserguier est resté dans leur coeur et que c'est là qu'ils ont vécu des années inoubliables.
Merci Madame, d'avoir rafraîchi ma mémoire.
Depuis que j'ai raconté l'histoire de l'incendie du café Glacier, je cherchais, en vain, le nom de vos parents.
Il me plaît de me rappeler que c'est Madame Fernandez, qui était une excellente cuisinière, qui a fait notre repas de mariage en 1954, dans une salle derrière le café de la Bourse.
Si vous avez d'autres anecdotes, n'hésitez pas à nous les rapporter pour faire avancer ces chroniques qui nous tiennent tant à coeur.
Monique.

mercredi, 09 avril 2008

Quelle mentalité !

Déplorable !!!



Comment qualifier celles ou ceux qui volontairement, se servent dans les présentoirs de l'association déposés chez nos commerçants, sans règler l'euro correspondant, volant ainsi les folios sans songer un instant,
- au travail des Bénévoles qui les ont préparé,
- au coût de l'impression
- et à la déception des commerçants qui bien malgré eux se trouvent dans une situation délicate, sans raison par ailleurs.

Le manque de respect, l'incivisme et la mauvaise foi de certains nous obligeront si celà continue à se produire (et pour éviter bien entendu des désagréments aux commerçants bénévoles et désinteressés, il faut le préciser) à annuler notre action qui a seulement pour but de récolter des fonds en vue de la diffusion d'un livre retraçant les mémoires de notre village.
Rappelons au passage, que le bénéfice de la vente du livre (tome1) permettra le financement du tome2 et qu'en fin d'aventure les sommes restantes seront reversées à une association caritative!

Il se peut que certains, mal intentionnés piétinent les valeurs et les idées des autres, mais de là à se faire voleur pour 1 euro, je pense que notre société est tombée bien bas.
Heureusement, il ne faut pas généraliser, et nous continuerons un temps ce mode de diffusion afin de ne pas pénaliser les personnes qui ont pris à coeur notre démarche de mémoire, et qui reconnaissent le travail effectué, même s'il n'est ni parfait, ni exeptionnel.
Tout ce que nous demandons, c'est un peu de respect du bien d'autrui.
En espérant pouvoir continuer sereinement cette aventure commune de la mise à disposition de documents papier!
Corinne


Bonjour du matin. Je reviens avec grand plaisir sur le blog.
Merci à Corinne et Georgette, à Monique, Claudie et Manu pour cette magnifique page sur la coopérative.
Quel bel état d'esprit dans ces temps lointains.
Et je rebondis sur l'indignation justifiée de Corinne.
Je dois te dire que j'ai pris le folio et ai eu le réflexe de demander si c'était payant . Je n'avais pas vu la boîte des Euros . Je devais être trop attirée par ce folio dont la parution m' enchantait. Le "recueil"? qui est à l'Office du Tourisme , je l'ai feuilleté vite, m'a semblé excellent. J'ai beaucoup regretté de ne pouvoir l'acheter. Oui, je dois être un peu trop pressée.
Je suppose que cela a déjà du être dit, mais j'adhérerai avec plaisir à l'Association. Que dois je faire?
Bonne journée à toutes et tous.
Maryse | jeudi, 17 avril 2008