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dimanche, 17 février 2008

L'hôtel Moderne

A cette époque les voyageurs arrivaient par l'avenue de Capestang, aujourd'hui avenue de Narbonne.

Ils trouvaient alors le gîte et le couvert à l'hôtel Moderne


Documents Office du Tourisme hôtel moderne 2.jpg

Le temps a passé, l'hôtel a laissé sa place à un négociant en vins, puis à un marchand de meubles...


Photos Serge

Aujourd'hui des travaux de réhabilitation de la bâtisse sont en cours pour la transformer en maison d'habitation.
Rédaction : Serge (infos receuillies auprès de Jacky Sune).

Vous avez, bien sur, beaucoup de souvenirs attachés à ce lieu.
Confiez les nous.


Je n'ai jamais su qu'il y avait un hôtel à cet emplacement, mais puisque la pancarte en témoigne !!!
Pour ce qui est du marchand de meuble, je pense qu'il s'agissait d'un magasin tenu par Monsieur Auziale, qui était menuisier-ébéniste.
Par la suite l'atelier de menuiserie fut repris par Raymond Sune, qui était ouvrier chez Auziale.
L'atelier était situé au départ à l'emplacement du petit square en face de la Poste, puisqu'à cet endroit se trouvait un groupe de maisons qui fut démoli afin de donner plus de visibilité dans le virage.
Monique

Bonjour. Je n'ai hélas aucun souvenir de cet hôtel.
Mais, m'est revenu en mémoire Madame Aymar. Elle exerça longtemps le métier de coiffeuse Rue Voltaire.
Je garde un très bon souvenir de cette voisine.
Elle excellait aussi dans la préparation de la bouillabaisse et seule la recette Sétoise méritait ses louanges.
Nous nous croisions ensuite quand elle fut à la retraite dans le village. Je garde un souvenir ému de la chaleureuse façon dont Madame Aymar me hélait " Bonjour nine".
Je ne suis pas certaine de l'orthographe mais je souhaite un bon week-end à vous tous et toutes.
Maryse

Bonsoir à tout Puisserguier,
Bravo pour l'idée de ces retours en arrière qui rajeunissent les plus vieux et informent les jeunes. C'est vrai que notre village était un petit paradis entre mer et montagne. Même s'il n'était pas peuplé de gens très aisés, il reflétait la joie de vivre avant que ne disparaissent les cinémas, puis les petits métiers et enfin bien des commerçants.
Merci de ce petit mot sur ma mère qui, effectivement, était la reine de la "bouille" sètoise à laquelle il ne fallait surtout pas comparer la bouillabaise n'ayant aucune grâce à ses yeux.
A propos de souvenirs, j'entends encore le pas du cheval et le roulement du tombereau du "poubélaïre", ainsi que le râclement de la pelle ramassant le crotin des chevaux avant l'arrivée des motoculteurs. Ca me réveillait le matin, juste avant que le fontainier ne crie sous ma fenêtre :
-" A l'aïgo cousinieiros !!!"
Allez, assez ressassé, bonjour à tous ceux qui me reconnaitront ... et aux autres.
Lucien Aymard http://aymard.over-blog.com/

Bonjour du matin.
Lulu a raison sa mère disait la "bouille".
Je repense au Vox, cinéma de mon adolescence.
J'avais vu un documentaire intitulé "Les frères Lignon" .
Je ne sais s'il a été, comme prévu , programmé à la télé.
Mais que reste-t -il aujourd'hui dans la salle du Vox ?
P.S. Bonjour Maguy. Où es-tu ? Tu n'écris plus .
maryse

samedi, 16 février 2008

Racontez nous cette boutique !



L'espace ci-dessous attend votre histoire nous racontant ce qu'a pu être ce commerce autrefois.






Pour la vieille Puisserguiéraine que je suis, la devinette n'est pas bien difficile. Il s'agit de l'ancienne boucherie chevaline tenue, pendant des lustres, par la famille Villa.


Photos Serge

En 39-40, ma belle-mère disait à mon mari, "va-t-en chez le Mousic, chercher 40 sous de cheval".
A l'époque la viande de cheval était beaucoup moins chère que celle de boeuf, alors que ce n'est plus vrai actuellement.

Vous allez me dire, pourquoi "chez le Mousic" puisque la famille s'appelait Villa ?
Mon grand-père racontait que ce surnom venait du fait qu'un ancêtre de cette famille, qui était andorrane, jouait du violon et faisait danser la jeunesse. Perché sur une barrique en guise d'estrade, il commençait à taper du pied pour marquer la mesure et s'écriait "mousic, mousic", avec son accent tras los montes.

Ce surnom est toujours resté, et même à l'heure actuelle, Monsieur Villa est toujours, pour les anciens : Alfred du Mousic.

Narration/rédaction Monique

LES COURSES DU MERCREDI ! (Attention ! sans oublier les" bonjour, merci, S.V.P. et au revoir")
-Une livre de cheval pour rôtir, chez Alfred dont on a parlé précédemment et à qui je souhaite bon courage...
-Un charleston bien cuit, à la boulangerie BASCOUL où la fournée était cuite au feu de bois. J'ai le souvenir de la bonne et particulière odeur du pain et des cendres qui régnait dans la boutique, et du bon goût de ce pain à la fois croustillant et moelleux. Andrée et Robert accueillaient la clientèle avec beaucoup de gentillesse et toujours avec le sourire.
-Un paquet de tabac gris et du papier Job cartonné, cela c'était chez Marie-Rose qui aprés avoir vendu le lait et les yaourts au détail dans le haut de la Grand-Rue, était devenue "tabatière" au fond de la même rue. On trouvait chez elle en plus du tabac, des bonbons,(petits caramels au goût inoubliable), des articles scolaires, cartes postales, petits souvenirs.... On pouvait farfouiller pour trouver notre bonheur, Marie-Rose nous faisait confiance, il faut dire qu'elle était bien amie avec ma Maman !
Bon dimanche à tous !
Claudie

mercredi, 13 février 2008

Raoul MARCOU, réclame !

Encore un peu de réclame, comme on disait en ces temps passés :


Collection Manu : Raoul MARCOU.jpg

Ah! la belle volaille !!!

Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de la boutique de monsieur Marcou, ma mère allait plutôt chez André Rouanet qui était un ami de mon grand père.
Chez « Zizou », comme on l’appelait, on trouvait également toute sorte de volatiles, des lapins, des œufs, de la saucisse.
Le samedi, la boutique était pleine de clientes et Raymonde s’affairait à la découpe. La volaille qui avait été achetée dans les fermes, arrivait à Puisserguier telle quelle. Il fallait donc plumer et quelques mains expertes s’attelaient à la tâche. Je me souviens de Joseph Guilhomon « plumeur » assidu.
Ensuite, la machine a remplacé ces petites mains. Quand on sait comment sont élevés (ce qui est purement scandaleux) aujourd’hui les animaux qui finissent dans notre assiette, on comprend qu’ils ne puissent avoir le même goût que ceux de la "zizoune") ou de Marcou.

Narration Manu


J’ai bien connu madame et monsieur MARCOU, puisque leur boutique jouxtait celle de ma grand-mère « le Bon Goût » et faisait angle avec la rue du château.
C’étaient des gens adorables, au caractère bien trempé.
Leurs petits enfants (Joël, Cathie et Chantal qui est la seule à résider aujourd’hui à Puisserguier) venaient pour les vacances.
Je me souviens des virées à Cessenon et Réals avec Joël, à « mobylette » ou à vélo, durant les vacances d’été, et les franches rigolades engendrées par ces randonnées épiques.

La boutique n’était pas très grande, des grands sacs de jute contenaient des légumes secs (haricots, pois chiches,…), les étagères étaient remplies de conserves à l’ancienne, les œufs frais trônaient dans des paniers en osier, et la délicieuse charcuterie de PUYLAURENS embaumait le magasin.
En effet ils s’approvisionnaient à intervalles réguliers chez des éleveurs et producteurs de cette ville, et partaient dans leur camionnette bâchée récupérer ces précieuses victuailles, qui comme dit Manu, n’avaient rien à voir les produits que nous avalons aujourd’hui.
Parallèlement, ils possédaient un garage dans la rue petite rue à l’angle de « la tuilerie » où ils gardaient les volailles en attendant de les abattre et de les plumer.
Les ménagères se partageaient entre la boutique de la « Zizoune », et celle « des Marcou », et c’était souvent le samedi qu’elles y faisaient leurs courses.
Etant commerçantes, ma grand-mère, puis ma mère allaient s’approvisionner à tour de rôle chez l’un et l’autre.
Corinne

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