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mercredi, 13 février 2008
Raoul MARCOU, réclame !
Encore un peu de réclame, comme on disait en ces temps passés :
Collection Manu : Raoul MARCOU.jpg
Ah! la belle volaille !!!
Je n’ai pas beaucoup de souvenirs de la boutique de monsieur Marcou, ma mère allait plutôt chez André Rouanet qui était un ami de mon grand père.
Chez « Zizou », comme on l’appelait, on trouvait également toute sorte de volatiles, des lapins, des œufs, de la saucisse.
Le samedi, la boutique était pleine de clientes et Raymonde s’affairait à la découpe. La volaille qui avait été achetée dans les fermes, arrivait à Puisserguier telle quelle. Il fallait donc plumer et quelques mains expertes s’attelaient à la tâche. Je me souviens de Joseph Guilhomon « plumeur » assidu.
Ensuite, la machine a remplacé ces petites mains. Quand on sait comment sont élevés (ce qui est purement scandaleux) aujourd’hui les animaux qui finissent dans notre assiette, on comprend qu’ils ne puissent avoir le même goût que ceux de la "zizoune") ou de Marcou.
Narration Manu
J’ai bien connu madame et monsieur MARCOU, puisque leur boutique jouxtait celle de ma grand-mère « le Bon Goût » et faisait angle avec la rue du château.
C’étaient des gens adorables, au caractère bien trempé.
Leurs petits enfants (Joël, Cathie et Chantal qui est la seule à résider aujourd’hui à Puisserguier) venaient pour les vacances.
Je me souviens des virées à Cessenon et Réals avec Joël, à « mobylette » ou à vélo, durant les vacances d’été, et les franches rigolades engendrées par ces randonnées épiques.
La boutique n’était pas très grande, des grands sacs de jute contenaient des légumes secs (haricots, pois chiches,…), les étagères étaient remplies de conserves à l’ancienne, les œufs frais trônaient dans des paniers en osier, et la délicieuse charcuterie de PUYLAURENS embaumait le magasin.
En effet ils s’approvisionnaient à intervalles réguliers chez des éleveurs et producteurs de cette ville, et partaient dans leur camionnette bâchée récupérer ces précieuses victuailles, qui comme dit Manu, n’avaient rien à voir les produits que nous avalons aujourd’hui.
Parallèlement, ils possédaient un garage dans la rue petite rue à l’angle de « la tuilerie » où ils gardaient les volailles en attendant de les abattre et de les plumer.
Les ménagères se partageaient entre la boutique de la « Zizoune », et celle « des Marcou », et c’était souvent le samedi qu’elles y faisaient leurs courses.
Etant commerçantes, ma grand-mère, puis ma mère allaient s’approvisionner à tour de rôle chez l’un et l’autre.
Corinne
08:37 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités


