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samedi, 29 septembre 2007
L’incendie du Café Glacier
En haut de la Promenade, à l’emplacement de l’atelier de menuiserie de Monsieur Bousquet, se trouvait, à l’époque, un café qu’on appelait le Café Glacier.
Photos Serge
Une nuit glaciale de l’hiver 46, le café s’embrasa comme une allumette sous l’effet d’un court circuit. Le feu avait trouvé un combustible de choix puisque tout l’intérieur était revêtu de boiseries et que la façade elle-même était également en bois, sans compter toute la réserve de bouteilles et de bonbonnes d’alcool qu’on entendait exploser.
Mes parents, alertés par le crépitement des flammes, se mirent à la fenêtre. De chez nous on pouvait voir la lueur des flammes qui se reflétaient sur la façade de la maison Richard.
Arrivés les premiers sur les lieux, mon père et quelques autres personnes, se rendirent dans la rue Mirabeau, dans laquelle donnait l’arrière du café, pour tenter de dégager les propriétaires qui ne pouvaient sortir.
A l’époque point de pompiers. La commune possédait une modeste pompe à main dont il fallait remplir le récipient avec de l’eau qu’on prenait à la fontaine toute proche en faisant la chaîne avec des seaux en toile.
Documents internet
Il s’avéra rapidement que les efforts dérisoires déployés étaient inutiles. D’autre part, le froid était tellement intense, que l’eau qui tombait sur les vêtements se gelait de suite.
On ne pouvait plus rien faire pour l’immeuble. Les personnes étaient sauvées c’était le principal.
Dans les jours qui suivirent, la solidarité puisserguiéraine dût s’exercer pour offrir un gîte et un couvert aux propriétaires en difficulté.
Je ne me rappelle plus très bien, ce qui se passa par la suite, à l’époque je n’avais que 14 ans.
Ce que je sais, c’est que plus tard, ces mêmes personnes achetèrent le Café de la Bourse qui appartenait alors à la famille Phalippou, les parents de Marie-Rose Gineste.
Narration/rédaction Monique.
Bonjour,
Je suis la fille de Lucien Fernandez qui a pris la gérance du Café de la Bourse de 1950 à 1956, où j'ai passé les premières années de ma vie, qui restent à jamais gravées dans mon coeur,
Je suis arrivée par hasard sur ce site, et plein de souvenirs me sont revenus : le camion de Sénégas le "marchand d'huile", les pelerinage à ST Christophe etc..
et l'évocation de la Famille Phalippou (Louis et Anita) qui sont aussi dans mon coeur.
Merci pour tout.
Sylvette
Bonjour Sylvette,
Très heureuse que ce blog vous permette de remonter dans le temps et merci pour votre commentaire.
Peut-être pourriez vous nous raconter des anecdotes vécues dans le café de la Bourse tenu par vos parents !
On a tous envie de partager et de faire partager nos souvenirs, c'est le but de tous ceux qui ont "porté" ce projet.
A bientôt j'espère.
Corinne
Je ne sais si vous êtes comme moi, mais je trouve tout simplement fabuleux, que par la magie d'un blog, des gens que l'on avait tout simplement oubliés, se manifestent pour dire que, malgré les années, Puisserguier est resté dans leur coeur et que c'est là qu'ils ont vécu des années inoubliables.
Merci Madame, d'avoir rafraîchi ma mémoire.
Depuis que j'ai raconté l'histoire de l'incendie du café Glacier, je cherchais, en vain, le nom de vos parents.
Il me plaît de me rappeler que c'est Madame Fernandez, qui était une excellente cuisinière, qui a fait notre repas de mariage en 1954, dans une salle derrière le café de la Bourse.
Si vous avez d'autres anecdotes, n'hésitez pas à nous les rapporter pour faire avancer ces chroniques qui nous tiennent tant à coeur.
Monique.
08:15 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités


