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mardi, 15 avril 2008
Le café de l’ESCOUPIGNO et le SENAT
La Marianne a toujours été le lieu de rassemblement des papètes puisserguiérains, qui s’y réunissaient pour faire un brin de causette et même, à l’instar des femmes, qui ont mauvaise réputation en ce domaine, pour faire circuler et à l’occasion connaître, et même inventer, les derniers potins du village.
Les anciens l’appelaient le Café de l’escoupigno, en raison de la salive qui y était dépensée à commenter tous les évènements.
Vieille carte postale, internet
Un autre endroit lui faisait concurrence, c’était le Sénat, situé sur la banquette de la maison Massard, à l’angle de la rue Georges Pujol, de l’autre côté de la Poste.
Les hommes s’y réunissaient également, et là, outre les commentaires sur la vie au village, l’activité très en vogue consistait à reconnaître les départements, d’après les plaques minéralogiques des véhicules qui passaient.
Quel boulot en période estivale, moment où les touristes se déplaçaient !!!
Document Office du Tourisme
le_SENAT.JPG
S’il s’agissait d’un 81, d’un 11, d’un 31, d’un 12, d’un 13 et même d’un 30, cela allait assez, mais quand passait un 28, un 74 ou un 87, cela donnait lieu à polémique entre les différents protagonistes qui croyaient avoir la bonne réponse.
Par la suite certains s’étaient dotés d’une plaquette explicative avec la liste des départements, ce qui coupait court à tout commentaire.
Document internet
Heureusement qu’il passait moins de véhicules qu’à l’heure actuelle, car outre que l’emplacement est dangereux, les pauvres papètes auraient été complètement intoxiqués par la pollution ambiante.
La pauvre Melle MASSARD se désolait de donner asile, bien malgré elle, à tous ces messieurs. Lorsqu’elle se mettait à sa fenêtre, son horizon se limitait à des dos et des postérieurs.
Par la suite les nouveaux propriétaires avaient trouvé la parade, en mettant sur les banquettes des bacs à fleurs.
Actuellement bacs à fleurs ou pas, le Sénat est mort, tué par la nationale 112.
Photos Serge zoom le_sénat.jpg
Narration/rédaction Monique
Je reviens sur les lieux de "palabres". A plus petite échelle, la placette au bout de la rue Voltaire avait aussi ses partisans et quel plaisir de se souvenir de nos grand-mères qui sortaient les chaises devant leur porte. Les jugements allaient bon train.
Qui dit mercerie dit fil, et de fil en aiguille me viennent en mémoire deux valeureuses couturières Marie Carminatti et Lucette Freyssinet. Comme diraient Mathilde ou Monique, les grandes surfaces n'étaient pas encore nées.
Le commerce d'huile de Jules Sénégas était passionnant pour la jeunette que j'étais.
Certes nous avons maintenant Le Moulin (pas de pub, je vous assure) mais la magie manque, à mes yeux.
Ce n'est pas de la nostalgie mais une certaine émotion.
Maryse
bonjour,
il ne faut pas oublier "Assemblée nationale", c'était une petite banquette qui délimitait un petit jardin en bout de la rue Thiers, mon oncle Raymond y allait souvent discuter un brin avec ses amis, à la fraiche, tout en regardant les viticulteurs remplir leur citerne d'eau à la pompe voisine !
hélène
Je me rappelle de la place de la mairie pour certain, et la place de l'église pour d'autre selon son orientation, héhé
Y avait les frères lumières et quelques autres comme Albaracin, Vaquet,....... qui y allaient gaiement dans le triangle d'or de Buta boita, au Bon goût, du salon de coiffure Falgueras, à la boucherie Mitou et le bon dieu au millieu de tout ça il a dû en entendre.
fred goulamas
Bonjour à tous les Pélicans.
Pendant toute cette campagne électorale, j'ai pu lire de ci, de là, des remarques sur les inondations de 1996, 1999 et 2003.
Cependant, autant que ma mémoire ne me joue des tours, en 1950 et des broutilles, il me semble avoir vu des documents montrant les pompiers de Puisserguier secourir les gens en barque à la maison du peuple. Ai-je rêvé, ou celà s'est-il réellement passé? Qu'en pensent, ou peuvent dire nos Papy ?
Alez bisous à tous, jeunes et vieux.
Jean-pierre
Lou Caput
A propos du "Sénat" de la maison Massard, je me souviens que vers le début des années 60, Mlle Massard a fait poser une grille pour se protéger des importuns et qu'un article intitulé "la fin du Sénat" était paru dans le Midi Libre.
Pour répondre à Jean-Pierre, il y a bien eu des inondations catastrophiques en décembre 1953 de même type que celles de 1992 et 1996. L'eau des collines de Saint-Christophe a dévalé sur le village, inondant le quartier des Hortes et dévastant les écoles. Heureusement, le pire fut évité car l'inondation eu lieu dans la nuit de samedi à dimanche et les élèves n'étaient donc pas à l'école. Néanmoins, les pompiers durent secourir les personnes prisonnières dans les deux cinéma du village. En 1953, le Lirou avait également débordé et du centre du village, on avait l'impression d'entendre la mer.
Marie | samedi, 12 avril 2008
06:15 Publié dans Traditions | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note | Tags : Notre village, Famille, Actualités
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Ecrit par : Marie | samedi, 12 avril 2008


