jeudi, 17 avril 2008

CINQ SAISONS

© J.-L B

Une cinquième saison comme un cinquième élément.
Quoi après le printemps, l'été, l'automne et l'hiver ???
Allez : dis-nous, quoi !!!
Dis : dis-nous, toi qui sait...
Toi qui sait le passé, le présent et le futur.
Toi qui sait ces raisons.
Toi qui sait tous ces abandons.
Toi qui fuit toutes ces circonvolutions.
Toi qui abjectes tout c'que sont ces cons.
Allez : dis-nous, dis-nous tout.
(...)
Dis nous que les saisons ne sont que quatre.
Même à vouloir faire la pluie et le beau temps
sur les sommets enneigés du Canigou....


jeudi, 27 mars 2008

ANGKOR

© J.-L B
Angkor vat / Cambodge

Là-bas,
où la jungle pactise avec les Dieux
pour leur faire atteindre les cieux.
Là-bas,
où se trouvent les racines de l'Homme...
(...)
Là-bas !!!


mercredi, 26 mars 2008

DES PIEDS & DES MAINS

© J.-L B

Il avait fait des pieds et des mains pour assister à ce match de rugby à XIII dont on lui avait dit qu'il constituait l'une des particularités perpignanaises avec la technique électorale du vote dit "à la chaussette". Alors, dans le doute, il avait scrupuleusement observé les faits et gestes des gaillards amenés, ce jour-là, à en découdre lors d'une virile joute de Super league.
Histoire de voir, si par hasard, ne traînait pas comme sur l'pont des Arts, quelque bulletins égarés sans (profession de) foi-ni-loi en quête d'une éventuelle virginité retrouvée.
Eh ben non !
Non, non, non....
Il n'y avait foutrement rien de bien croustillant à se mettre sous la dent.
Hormis, hormis....
- Mais cela ne nous regarde pas ! Of course not : n'est-il donc pas ?. -
(...) -
A voir donc et à suivre dans une - éventuelle - suite au prochain numéro.
- Si tenté qu'il y en ait une !!! -
Car dans le contexte actuel de son entourage proche du foutu-fichu bal des faux culs auquel il assistait : était-on, oui était-on encore seulement en capacité de jurer de quelque chose ????
Rien n'en était effectivement moins sûr....


vendredi, 14 mars 2008

SEIN/CINQ

© J.-L B

---> 1. Gilles ne savait plus trop à quel sein se vouer. Il était prof de dessin en Seine-Saint-Denis et accompagnait une classe de cinquième pour son énième voyage annuel en Espagne. Au programme : Dali et Gaudi !!! (...)
(...) Draman, Leila et Amanda avaient ce jour-là, manifestement et apparemment, l'esprit totalement ailleurs !!! (...)
---> 2. Gilles n'y avait pas tout de suite prêté attention. Mais la blonde à queue de cheval que le précédait, semblait - malgré son air faussement détaché - ne pas être si différente que ça à son regard de macho fragile. (...)
---> 3. Juliette était quant à elle tout à son affaire. Cette escale à Figueras : cela faisait des mois qu'elle la préparait. Chargée de mission sur l'art moderne et engagée en CDD par une municipalité de gauche pour développer les trans-frontonalité-artistiques-du Grand-Sur-soi-méditerranéen-en vue-de-créer-une-dynamique-phosphorante-de-l'art-post-ininimaginatif-excessif ; elle décryptait tout ce qui était en mesure de pouvoir l'être, jusqu'au moindre détail.
---> (2.) Au point, parfois, d'en occulter l'essentiel. Notamment, ce téton en érection qui - "fichtre-foutre" - était et tout de même l'une des attractions de la grand pièce aux cayroux dégoulinants du musée !!!
---> 4. Sylviane, elle, le connaissait par choeur, cet écrin dalinien. Elle y avait même bossé pendant quelques mois en tant que surveillante intérimaire de la salle "3 F" dans le cadre d'un contrat Erasmus passé avec l'Université de Barcelone. C'est dire si cette foule bruyante et exubérante l'exaspérait au plus haut point.
Mais aujourd'hui, elle n'en avait désormais plus que faire de ce grand tohu-bohut touristico-culturel qui déferlait par vagues incessantes sur la capitale de l'Ampurdàn.
Sylviane était amoureuse. Elle venait de recevoir un SMS. Et sortait d'un pas alerte pour en savourer toute la phraséologie transcendantale.
Adrian venait de lui dire qu'il l'aimait et elle en était toute retournée...
--- > 5. Roger, lui, comme par hasard et comme il en avait l'habitude, s'était une fois de plus égaré. Il avait arrêté son bahut sur une aire de repos au nord de la ville. Puis avait pris un taxi dans l'optique de partir y faire la bringue avant d'enchaîner le lendemain - et pour un trajet non-stop - en direction des faubourgs d'Alicante.
Roger avait donc écumé tous les bars situés en contre-bas des ramblas. Puis, au gré des ses divagations, s'était retrouvé - et il ne savait plus trop comment - dans ce musée, exhibant son plan de Figueras à tout bout de champ !!!


mardi, 11 mars 2008

VROMBISSEMENT

© J.-L B

Au premier quart de tour de vilebrequin, le moteur vrombit.
" Vrouuuuuum-vrooooooom-vvvvvvvvvrouMMMMMM ".
(...)
Nouveau coup de pédale sur l'accélérateur.
" Vrouuuuuum-vrooooooom-vvvvvvvvvrouMMMMMM ".
(...)
Les pistons lâchaient tout ce qu'ils avaient d'engourdis depuis des années. Oubliés, les grippages d'antan ! Terminés les encalaminages d'autrefois.
La Cadillac avait cette fois retrouvé la fougue de sa jeunesse.
Les mains toujours rivées sur le volant, le chauffeur de musée
se sentait maintenant des fourmis dans les jambes.
Ah : il voulaient le visiter, ce musée ?
Eh ben : ils allaient voir
c' qu'ils allaient voir !!!
(...)
Tandis que là-haut et de dos ...


dimanche, 09 mars 2008

CADILLAC

© J.-L B

C'était comme si...
Comme si la Cadillac était contrainte de fendre la foule.
Il y avait là, un colonel en retraite de l'Armée des Indes.
Il y avait là des midinettes amoureuses de Mick Jagger.
Il y avait réellement là une foule indescriptible et enthousiaste.
Mais lui, n'en avait cure.
Il conduisait, un point c'est tout.
Malgré la foule.
Malgré la vitre fendue.
Malgré la douche forçée.
Il conduisait, un point c'est tout.
Il était chauffeur de musée,
comme d'autres étaient chauffeurs de salle.
Il était chauffeur de musée.
Et cela suffisait à son bonheur.
Il était chauffeur de musée.
Mais pas d'n'importe lequel.
Il était chauffeur d'musée.
Et cela suffisait bigrement à son malheur !!


mardi, 04 mars 2008

BOUCHE A OREILLE

© J.-L B

Des mots sur un regard comme des notes qui chuintent sur une guitare,
Des paroles qui sonnent comme tombent les feuilles un soir d'automne,
Des phrases échappées à la volée qu'il est prématuré de rendre atone,
Des chansons pour dire qu'aimer ne sera définitivement jamais trop tard.


AMBIVALENCE

© J.-L B

Il n'y avait rien là qui puisse prêter à ambiguïté.
C'était comme une énorme farce lancée en pleine face à toutes ces veilles barbes rasoirs qui exhibaient leurs trombines "adobe-photoshopisées" via Face-book interposé !!!


dimanche, 27 janvier 2008

NEUF A LA COQ !

large_loeuf.jpg

© J.-L B

- Neuf + n'oeuf ?
"Dix-huit, m'sieur" !
- Neuf x n'oeuf ?
" Ben : là ; heu... c'est qu'j'hésite. Ca f'rait pas dans les huitante qu'e'kchose ?"
- Pas loin : cherche !
"1 et j'pose 8. Et si j'mets le 8 devant que je retiens 1 et qu'ensuite, je retiens le 1 derrière et que je pose le 8 devant et que je mets les deux bout- à-bout, ça frait quoi comme égal ?"
- Donc reprenons : 1 et 8 qui donnent 8 et 1, en égal, normalement, ça donne 81. Oui, oui, c'est ça : bravo. Tu vois, c'est ça la théorie du neuf à la coque.
- "Ah : c'était donc ça. Ca se fête alors" :
Cô-cooooocoriiiiiico !!!


mardi, 22 janvier 2008

DIX DE DER

© J.-L B

La partie de cartes, ce soir-là, s'était un peu plus éternisée qu'à l'habitude. Il avait évité de sourcilier en touchant une paire de Sept. En face, malgré son air vaguement bougon, elle jubilait intérieurement en caressant des doigts son brelan d'As. C'était l'été. Il faisait chaud. Bigrement chaud. Torride, même. Les glaçons parvenaient tout juste à maintenir le rosé au frais. A travers la fenêtre grande ouverte, la lune faisait des oeillades insistantes au caniveau, dans lequel rockingboulait maintenant un torrent d'eau. "Dis donc, faudra penser demain à arroser les pommiers. Ils en ont besoin", glissa-t-il subrepticement comme pour détourner son attention. Trop tard !!! Les cartes s'abattaient une-à-une sur la toile cirée de la table de la cuisine. "Belote-rebelote et dix de derrrrrrrrrrrrrrr !!!
- "Eh oh : on avait dit qu'on jouait au Poker !"
- "P'être : mais au poker menteur, non ?"
(...).


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