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vendredi, 29 février 2008

UN





© J.-L B

23:55 Publié dans GRAFFI'GRAPHIE | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : Un, chiffre un, unité, numéro un

lundi, 25 février 2008

1+1

© J.-L B

Il sentait bien que les choses étaient confusément en passe de lui échapper.
Cela faisait aujourd'hui presque une semaine !
Une semaine d'absence. Une semaine d'errance...
Une semaine qu'il n'avait plus donné signe de vie. Ou juste quelques phrases vides des sens laissées à la volée sur son répondeur.
Il justifiait ce silence par l'impérieux besoin de vouloir faire un break.
"Un break" ?
En raccrochant, elle ne put s'empêcher de penser à voix haute.
Tu parles, oui : un grand classique du genre que cette pseudo pause.
Mouais : une vraie-fausse excuse en guise de fuite en avant !!!!
Car cette fois : c'était décidé. On ne la reprendrait plus.
Mais cette fois, il avait insisté.
Pour une fois, il avait su trouver les mots.
Et cette fois, elle s'était laissée convaincre.
Ca serait la dernière.
Promis, juré...
Elle avait donc accepté ce rendez-vous à dîner.
Même heure, même lieu que lors de la première fois.
Il y avait des années de ça ...
(...)
Comme pour ce jour-là, ils étaient étonnamment seuls à l'intérieur de l'établissement.
Le garçon leur proposa un Collioure millésime 2005 vieilli en fût de chêne.
Parfait, jugea-t-il. Elle acquiesça d'un signe de tête.
La suite ?
C'est en trinquant...
Qu'ils furent...
Qu'ils furent...
(...)
Ce fut comme un nouveau coup de foudre.
Comme un éclair lumineux, au moment même ou s'entrechoquaient leurs verres.
C'est alors.
C'est alors qu'il surent.
Définitivement.
Que 1+1 feraient toujours deux.
Que c'était dans l'ordre des choses.
Et qu'il n'y aurait franchement plus aucune foutue bonne raison à ce qu'il en soit désormais autrement...


23:25 Publié dans GRAFFI'GRAPHIE | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : vin, verre, deux, chiffre deux, repas, restaurant, bouteille de vin

mardi, 19 février 2008

REGLE DE TROIS

© J.-L B

Cette fois, il sentait qu'il était en passe de toucher le fond. Un rapide coup d'oeil à celui de la piscine fut des plus explicites.
C'était l'été. A l'occasion d'un repas champêtre lampions-et-cotillons chez des amis.
Ils en étaient au poisson.
Lui, était ailleurs.Totalement ailleurs. Il n'avait plus vraiment le coeur à la fête.
Il gambergeait depuis le matin sur l'incongruité de l'Etre et du paraître. A l'heure de la sieste, affalé dans un hamac dressé entre deux troncs de chêne liège, il en avait échafaudé une théorie fumeuse sur la trinité laïque. Un truc bien chiant à la Houellebecq. Une pseudo démonstration propre à casser définitivement l'ambiance. Alors il avait préféré se lever de table. Et s'en était éloigné en silence.
Sur la margelle de la piscine, face aux étoiles, il en avait scruté le fond. Les yeux mi-clos.
Son passé lui revint alors à demi-mots. Des bribes de souvenirs, des fragrances d'images remontaient à la surface.
Tout y passait. De l'enfance à l'adolescence. Jusqu'à l'âge adulte.
Tout !
Absolument tout.
Rien ne lui serait décidément épargné.
Pas même cette fichue règle de trois qu'il n'avait foutrement jamais su poser !!!


23:00 Publié dans GRAPHOGRAPHIE | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : piscine, ombre, règle de trois, chiffre trois, trois, règle, typomètre

dimanche, 17 février 2008

QUATRE A QUATRE

© J.-L B

Il l'avait dévalé, comme de bien entendu, 4à4. Ailleurs; ils l'auraient écrit 4X4 ou 4A4. Marrant comme le simple fait de descendre des escaliers un peu plus rapidement que d'habitude prenait, subitement, une bien drôle et bizarre de tournure. Déjà, en remontant dare-dare les marches en colimaçon pour aller chercher à l'étage ses clés qu'il avait oubliées, il avait senti qu'il y avait un truc qui clochait. Rien de bien perceptible. Mais tout de même ! Il s'était dit qu'il était désormais temps qu'il lui en parle. Ce n'était d'ailleurs pas la première fois que cela arrivait. Mais là, franchement, ça devenait véritablement insupportable...


00:24 Publié dans GRAPHOGRAPHIE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : graphisme, quatre, chiffre quatre, escalier, numéro, numérologie, cage d'escalier

lundi, 11 février 2008

CINQUIEME SENS

© J.-L B

Il n'était plus sûr de rien.
Voilà quelques jours déjà que ce sentiment diffus le harcelait du soir au matin. Il n'en dormait plus. Ou en pointillés.
Cela lui arrivait parfois.
Mais là...
La veille, en zappant négligemment sur le 16/9e du salon et en tentant - vainement - de s'abrutir d'images et de sons, il était, par hasard, tombé sur une redif du Cinquième élément.
Et là : oui là, dans les méandres incertains de cette étrange lucarne, il crut - l'espace d'un court instant - avoir entr'aperçu dans un rais de lumière la Clé de l'univers.
Rien que ça !!!
Ce n'est qu'au réveil, en envoyant valdinguer d'un geste rageur son téléphone portable qui beuglait à tue-tête la cinquième symphonie de Bethov, qu'il comprit à quel point il avait été usurpé...
L'ouïe, la vue, le goût, l'odorat et le toucher : foutaises, oui !!!
(...)
Allez : on efface tout et on recommence !.


22:30 Publié dans GRAPHOGRAPHIE | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : Main, doigts, sens, cinq sens, cinquième élément, ouïe, odorat

dimanche, 10 février 2008

CITRONS VERTS

© J.-L B

C'était l'automne. Les feuilles "streep-teasaient" à tout va.
Sur le grand saule du parc d'en-face, il ne restait plus grand-monde pour s'accrocher aux branches.
L'hiver n'allait pas tarder.
Le peuplier du lac de Bompas courbait déjà l'échine.
L'érable du fond affichait sa mine des mauvais jours.
Idem, du côté du robuste platane.
Tous avaient assurément perdu de leur superbe.
Car tous, à vrai dire, n'en menaient maintenant plus vraiment très large.
Pas un qui ne redoutait ce strict élagage en règle; cette boule-à-zed programmée.
Tous donc ce jour-là faisaient le dos rond.
Comme chaque année du reste à pareille époque !
N'empêche...
(...)
Le citronnier du fond du jardin, lui, n'en avait cure de ce grand tohu-bohu saisonnier ; de ce grand marronnier médiatique.
Anticonformiste par passion tout autant que par déraison, il prenait quant à lui un malin plaisir à jouir de la vie à l'envi.
Comme si les premiers frimas le gratifiait d'une seconde jeunesse.
Ses fruits oblongues prenaient chaque jour davantage de vigueur. Prêts à pétiller d'ivresse dans des cocktails furibards du bout de l'an ou d'érotiques mixtures de Carnaval.
(...)
Ils l'avaient ramené d'un de leur périple sud-américain.
Puis, il avait pris racine ici. Dans ce bout de Catalogne.
Mais ne s'était jamais vraiment remis du décalage horaire. (!!!)
Car chaque année, en plein coeur de l'hiver, laissait nonchalamment choir sur le sol parfois gelé, trois-quatre citrons verts gorgés de soleil.


00:17 Publié dans GRAPHOGRAPHIE | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : troncs, arbres, écorces, vert, coleur verte, citron, citrons verts

mardi, 05 février 2008

EC7TERA...

© J.-L B

Il commençait à en avoir sacrement marre de cette lubie à vouloir compte-à-rebourer les chiffres; plus par dépit que par manie. Cette (7) fois : il en était rendu au chiffre du même nom et en la circonstance crapuleusement désorthographié à dessein. Pfuuuu : tu parles d'un exploit, ouhais ! Il sentait confusément qu'il allait une fois de plus pédaler dans la semoule pour retomber sur ses pieds. Oh ! certes : il y avait bien le coup des sept mercenaires ou de leurs acolytes nippons, prétendument samouraïs. Mais ça : le truc commençait à être sérieusement élimé. Il avait alors pensé aux sept couleurs de l'arc-en-ciel. Mais un peu trop classique aussi à son goût. Tout autant que les sept notes de la gamme diatonique. Mieux valait aller creuser du côté de quelques concepts ésotériques, non ? Pourquoi pas, après tout, se surprit-il à penser tout haut ! Allez : qu'à cela ne tienne !!!
Il découvrit alors que le sept, nombre des Cieux, est aussi selon Dante (dixit) celui des sphères planétaires, auxquelles les cathares faisaient correspondre les 7 arts libéraux (sic). Ou encore que sept est le nombre de l'achèvement cyclique et de son renouvellement. N'était-ce pas, d'ailleurs, ce qu'évoque la semaine, durée d'un quartier lunaire ? Il apprit aussi que la tradition hindoue attribue au soleil sept rayons : six correspondant aux directions de l'espace et le septième au centre. Ou encore que le blanc, soit-disant septième couleur de l'arc-en-ciel - tiens, tiens !!! - n'était, en définitive, que la synthèse des six autres.
Bref, plus il creusait le sujet et plus il se rendait compte qu'il allait très vite devenir indigeste par excès de référence. Il décida donc de s'en tirer par une pirouette et de décréter en guise de point de suspension ce qui suit. A savoir :
que "les Dogons considèrent le nombre 7 comme le symbole de l'union des contraires, de la résolution du dualisme, donc comme un symbole d’unicité et par là de perfection. Mais cette union des contraires, qui est très précisément celle des sexes, est également symbole de fécondation. Pour cette raison, le verbe étant analogue au sperme comme l'oreille l'est au vagin, pour le Dogon, le nombre 7 est l'insigne du Maître de la Parole, dieu des pluies nouvelles, et donc de l'orage et des forgerons (GRIE, GRIL)".
Décidément !
Il devenait cette fois décidément urgent de dégringoler au plus vite de l'échelle du temps...


23:55 Publié dans GRAFFI'GRAPHIE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : chiffre, sept, 7, numérologie, mimosa, cosmogonie, astres

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