06.03.2008
Là où la lune se baigne.....
J'aime ces endroits où l'eau et la terre se cotoient, s'entrelacent se défient parfois,
ces endroits où l'univers se dédouble par la simple magie d'un ballet de photons sur un miroir
d'eau ...
Aux alentours de Portiragnes, il est un tel endroit où les chemins sont de simples traits
tirés au travers d'une lagune où les arbres semblent y jouer les équilibristes .
Parfois une lande de terre a gagné provisoirement son combat sur l'eau et héberge les
rescapés d'une arche d'un lointain descendant de Noé.
Mais dans ce monde changeant, hybride, incertain les lois de la matière n'ont plus droit
de cité. Les photons des rayons du soleil qu'aucun obstacle n'arrête semblent se mêler aux
atomes des plantes et des êtres qui y vivent et leur donnent un aspect fantomatique.
Parfois l'on surprend la lune en train de prendre un bain dans son plus simple appareil
pour se rafraîchir des ardeurs du soleil qui ne cesse de lui faire la cour.
Des armées de platanes semblent guetter le long de la liquide frontière du Canal du Midi
un ennemi qui ne viendra jamais
Au fur et à mesure que le soleil se rapproche de l'horizon l'incendie gagne les bosquets
d'arbres qui se jettent à l'eau pour éviter de partir en fumée
Le monde voit alors son double prendre place dans les eaux de la lagune et si l'on n'y
prend garde on pourrait quitter la terre ferme et se perdre dans ses eaux.
Peut être que des Ondines nous y attendent et que nous passons ainsi à coté de
plaisirs insoupçonnés ?
Soudain au détour du chemin, on aperçoit la masse imposante du Canigou qui semble
défier orgueilleusement cet univers aquatique, sous l'oeil indifférent des flamants roses qui
continuent, imperturbables, de fouiller la vase pour leur dîner.
Il est alors temps de regagner la terre ferme si l'on ne veut pas disparaître enlisé !
Texte & Photos Ulysse
09:35 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (29) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : portiragnes, taureau, chevaux, canal du midi
03.03.2008
Au diable les préventions, osons le Merdanson !
Quand l'envie me prend de me dégourdir les jambes et de m'aérer la tête et que je suis
à court d'idée quant à mon éventuelle destination je me livre à un jeu : je déplie sur mon bureau
une carte de la région, je ferme les yeux et je pose mon index au hasard sur la carte.
Ayant ainsi procédé l'autre jour, lorsque j'ai soulevé mon doigt pour découvrir quel
serait mon objectif, j'ai lu, quelque peu peu interloqué, le nom de « Merdanson! ».
Avouez qu'il y a de quoi a priori étre rebuté par un nom pareil, il faut effectivement être
un peu « dérangé » pour avoir envie d'aller se balader dans un tel endroit ! j'avoue avoir été
tenté de me donner une nouvelle chance, mais je me suis morigéné en me disant que, bonne ou
mauvaise pioche, les règles étaient les règles et qu'il fallait donc les appliquer.
En inspectant de plus près la carte je découvris que Merdanson était le nom d'une
rivière qui, a l'endroit sélectionné, descend vers le village de Sallèles du Bosc où il se jette
dans ...la Marguerite ! La présence de cette rivière au nom plus poétique ainsi que la mention
d'un dolmen à proximité me rasséréna quant à l'intérêt que pouvait présenter une balade en ces
lieux. M'emparant de la carte TOPO 25 du secteur j'improvisai un itinéraire à partir des chemins
y figurant sans savoir bien évidemment s'ils étaient encore tous pratiquables.
Une heure après, me voilà donc à pied d'oeuvre, ma voiture garée à la sortie du village
de Sallèles au bord d'une route menant vers la rivière. Disons deux mots, en passant, de Sallèles
qui comme de trop nombreux villages de l'Hérault offre un spectacle désolant : en effet, en
matière de construction et d'urbanisme c'est le laissez faire total, conduisant à un désastreux
bric à brac architectural. Tous les styles cohabitent, les maisons sont entourées de murs en
parpaings brut, souvent de guingois et de différentes hauteurs, les jardins ou les cours
ressemblent à des déchetteries, les cabanes et abris de jardin délabrés prolifèrent.
J'ai visité la quasi totalité de la France et je ne connais pas d'autre département où
règne un tel je m'en foutisme environnemental, les Antilles mises à part ! C'est d'autant plus
regrettable que la nature y est superbe et offre un remarquable potentiel touristique.
Mais revenons à notre périple et traversons La Marguerite qui à cet endroit se trouve
encore fortement influencée par le Merdanson vu qu'un fauteuil en plastique renversé trônait le
jour où je suis passé au milieu de son cours. Pour être honnête les berges avaient une allure
présentable, sous l'effet, sans doute, de l'ombre portée de sa rive ouest en surplomb qui
masquait les « détails ».
Dans ce secteur les ruffes rouges dominent le paysage (le salagou n'est qu'à quelques
kilomètres) et offrent un contraste saisissant avec la végétation. La silhouette pyramidale d'un
ancien volcan endormi arborant son cône figé de basalte domine de vénérables vignes. Ce
spectacle assez réjouissant nous met un peu de baume à l'âme après la traversée
déprimante de Sallèles.
Abordant la colline arborée où d'après la carte se dressait le dolmen j'ai passé une demi
heure à battre les fourrés extrêmement denses sans pouvoir le trouver. Y renonçant
provisoirement je me suis alors engagé sur le plateau dominant le secteur
Le spectacle qui m'y attendait me fit me réjouir de mettre livré à ce jeu de hasard. Je
peux aujourd'hui vous le dire que l'émotion est au rendez aux alentours du Merdanson !
Des pistes écarlates ensanglantent une toison dense de chênes verts et de genevriers
, tandis que le plateau domine un damier de champs et de vignes arborant un camaieu de
couleurs allant du duvet de lièvre au chocolat.
L'herbe illuminée par la lumière rasante de la fin d'après midi semblait fluorescente sur
la peau ensanglantée de la terre.
Et puis, heureuse surprise, après emprunté une descente ramenant en douceur vers
Sallèles, une sente s'offre à vous qui vous conduit si vous vous en écartez un peu au pied du
Dolmen envahi par la végétation .
Le temps et son cortège d'intempéries ont hélas mis à mal le travail héroïque de nos
ancêtres qui il y a près de 5000 ans ont édifié ce monument, sans doute en hommage à leurs
morts. Mais tel qu'il est, ce dolmen reste impressionnant et émouvant. Et l'on peste après la
frivolité et la néglignence des hommes d'aujourd'hui qui disposent à leur porte d'un trésor
préhistorique situé à quelques encablures du Lac Salagou fort fréquenté l'été et qui ne le
mettent pas en valeur. Mais il est vrai que l'Hérault a encore beaucoup de progrès à faire quant
à l'exploitation de son potentiel touristique.
Toujours est-il que c'est fort réjoui par mon périple que j'ai regagné mes pénates en me
disant que mon petit jeu de hasard avait du bon et que je recommencerais !
Le circuit détaillé figure en fichier joint
Texte & photos Ulysse
10:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : merdanson, marguerite, sallèles du bosc, dolmen
25.02.2008
Plumes à gogo à Pont de Gau (2ème partie)
Reprenons notre visite du parc Ornithologique de Pont de Gau à l'endroit où
nous avions croisé Jonathan le Goéland qui nous avait salué d'un rire
moqueur.
Un héron cendré au long bec sur un arbre perché d'un air inquiet nous
inspecte,
L'un de ses confrères sans doute amateur de ballets roses au mileu de
flamants se pose
Jonathan le Goéland, téméraire, s'en vient défier un troisième compère ! Mais
d'un héron ou d'un goéland selon vous qui est le plus lent ?
Le héron renonce bien vite à sa poursuite sous les commentaires railleurs de sa compagne perchée .
Et voici sans autre commentaire, comment les flamants s'envoient en l'air sous les yeux éberlués d'une jeune poule d'eau émoustillée !
Des aigrettes immaculées contemplent la scène offusquées
Un rival dépité décide de s'exiler
Le soleil rapidement décline, notre visite se termine !
Texte & Photos Ulysse
09:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
21.02.2008
Plumes à gogo à Pont de Gau (1ère partie)!
En avril 2007 je vous ai invité à suivre mes pas dans le magnifique parc
ornithologique de Pont de Gau et vous avez été nombreux à apprécier cette
visite.
Aussi en cette période de l'année où de nombreux oiseaux migrateurs n'ont pas
été encore reconduits à la frontière par les sbires d'Hortefeux, j'ai décidé de récidiver et de
vous entraîner de nouveau à la rencontre de cette gent ailée en situation irrégulière, mais qui
se soucie autant des services du ministère de l'intérieur que d'une crotte de
ragondin.
Voici tout d'abord une ribambelle d'aigrettes qui dans leur blanche toilette
somnolent repues sur un talus,
Une oie très zen lentement se promène dans les eaux territoriales de deux
aigrettes pas trop inquiètes,
Un troupeau de flamants rose jacassent à distance respectable des bipèdes
qui passent,
Ils prennent la pose dans leur parure rose qui illumine les eaux noires de
l'étang qui leur sert de miroir,
Ils passent leur temps à dormir, caqueter, manger, et se reproduire, en bref la
vie rêvée !
Certains d'entre eux effrayés par nos palabres, s'envolent, silencieux
mini-concorde dans le ciel de Camargue
Une Nette Rousse, un ragondin à ses trousses, ne craint pas de salir sa
magnifique parure dans les eaux grises de l'étang.
Une buse blessée soignée par les agents du parc est relachée. Saura-t-elle
encore vivre en liberté ?
Jonathan le Goéland passe en caquetant d'un ton railleur ! Se moquerait-il de nous pauvres bipèdes incapables de s'affranchir de la pesanteur ?
A suivre....
Texte & Photos Ulysse
08:44 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pont de gau, parc ornithologique, flamant rose
10.02.2008
A deux pas de chez moi....quel émoi !
Pour échapper aux stress et contraintes incontournables de l'existence, on rêve
souvent d'un ailleurs exotique et ensoleillé. On s'imagine que l'intensité du dépaysement est
proportionnelle au nombre de kilomètres parcourus et dépend de la consonnance du nom des
lieux où l'on se rend.
De fait, il est plus valorisant socialement de dire que l'on revient du Belouchistan ou des
confins de la Mongolie que du Larzac ou d'avoir fait la Route de la Soie plutôt que la Route des
Vins du Minervois ou des Corbières .
Celà dit, je ne jette pas la pierre aux amateurs de voyages lointains, étant moi
même voyageur. Notre planète est belle et offre une diversité inouïe de paysages, de cultures
et de peuples et les voyages, quant on ne se contente pas d'aller d'un cinq étoiles à l'autre,
sont le meilleur moyen d'apprendre à connaître et donc à respecter l'étranger, que parfois l'on
méprise ou dont on se moque par ignorance ou méconnaissnce de sa culture.
Mais n'oublions pas que le dépaysement nous attend aussi à notre porte pour peu que
l'on laisse ses préjugés (et son mobile !) au vestiaire et que l'on baguenaude les sens en alerte
et l'esprit disponible
Car l'intérêt de ce que l'on voit dépend du regard que l'on porte sur l'univers qui nous
environne. La routine recouvre notre environnement familier d'un voile qui masque leur beauté
intrinsèque.
Mais si l'on contemple cet univers comme si on le découvrait pour la première fois , alors on
redevient sensible à sa beauté.
Pour ma part, j'habite un modeste village, Pomerols, niché sur un plateau valonné,
couvert pour l'essentiel de vignes dominant le bassin de Thau. L'environnement à première
vue n'a rien d'extraordinaire et pourtant si l'on s'y promène en étant attentif aux jeux de lumière
et d'ombre sur les vignes qui varient selon les saisons et l'heure, au défilé des nuages, aux
arbres et à la flore qui bordent les chemins, des merveilles s'offrent alors à votre
regard.
Les photos qui illustrent cette note et qui ont été prises juste avant le coucher du
soleil sont une preuve que la beauté est, de fait, autour de nous.
Je suis sur qu'à deux pas de chez vous des paysages aussi somptueux vous attendent.
Allez prenez votre manteau et sortez ! Bonne balade !
Texte & Photos Ulysse
18:10 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (22) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : pomerols, regard, voyage
26.01.2008
Pas de couac aux orgues de Taussac
Dieu est musicien c'est un fait, sinon il n'y aurait pas de cloches dans les églises et Mozart, Beethoven, Bach, Louis Amstrong, Miles Davis, John Lennon et tant d'autres n'auraient pas vu le jour. Et dans son infinie bonté il a mis en outre à la disposition de l'homme de magnifiques orgues de pierre, mais bon là il s'est un peu planté, vu qu'il lui a fait des menottes un peu trop petites pour en jouer. Peu importe c'est Eole qui a récupéré ce beau joujou et qui se régale à souffler dans les tuyaux pour notre plus grand bonheur!
Donc si vous voulez assister à un concert gratuit, rendez visite aux Orgues de Taussac un jour de Tramontane, vous ne regretterez pas le déplacement.
Le chemin qui y mène est des plus bucolique. Il part du modeste village de l'Horte au nord ouest d'Hérépian et longe au départ une magnifique chataigneraie dont le tronc et les ramures roux argenté illuminent le paysage.
On parvient ensuite en un lieu unique, l'un de ces lieux qui nous font espérer que tout n'est pas perdu pour l'espèce humaine : un oratoire édifié par Marguerite Massot (mystérieuse inconnue non répertoriée sur Internet) à l'intention des hommes et des femmes de toute croyance conscients de la nécessité d'éliminer la violence de ce monde.
Ce lieu, ouvert sur la vallée, offrait le matin où je m'y suis rendu, un spectacle d'une beauté à vous redonner du souffle (et non pas à vous le couper, selon la formule consacrée). Ce sont des instants où vous croyez de nouveau possible un monde de justice et de fraternité, car vous vous demandez comment un être humain qui voit cela peut rester empêtré dans ses mesquineries, ses jalousies, ses désirs de pouvoir et de puissance, qui ne sont finalement que l'expression d'une frustration, celle d'avoir été chassé du paradis. Or le paradis, il est là à nos pieds, dans une petite vallée de l'Hérault. Merci de faire passer le message !
Pour vous garder dans cette ambiance spirituelle, le chemin passe au pied d'une magnifique chapelle avant d'aborder la montée vers les orgues basaltiques qui se dressent au dessus de la vallée de Taussac
Là une plate forme vous attend pour une collation (l'estomac a aussi ses exigences!)pendant que le vent vous gratifie d'un tonitruant concert en se faufilant entre les tuyaux d'orgue de pierre. Il s'agit d'un relief dolomitique érodé par la pluie et le vent et qui n'a rien de commun avec les orgues basaltiques que l'on peut voir par ailleurs dans l'Hérault (Lac Salagou, Saint Thibéry)
Sur le chemin qui nous ramène vers l'Horte un vieux chataigner borgne vous fera probablement un clin d'oeil s'il sent en vous un ami des arbres. De même un vieux marabout (je parle ici du Leptoptilos crumeniferus et non pas d'un sage africain!) vous invitera à faire une pause afin de vous conter l'invraisemblable histoire qui l'a mené des zones marécageuses de l'Afrique à ce recoin perdu de l'Hérault.
Il vous faudra peu de temps ensuite pour rejoindre votre voiture et propager la bonne nouvelle que vous avez retrouvé le paradis !
Le circuit détaillé figure en fichier joint
PS: Si vous aimez ce blog, je vous invite à jeter un oeil à mon autre blog "Piquesel" consacré à mes voyages
Texte & Photos Ulysse
10:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : taussac, orgues, oratoire, marabout
17.01.2008
Nuages & Co à la grotte d'Anjeau
Les résolutions que l'on prend en début d'année, c'est un contrat que l'on passe avec soi même. Si on se respecte un tant soi peu on essaie de les tenir et il faut reconnaître que parfois on met la barre un peu haut et ce n'est pas facile. Pour ce qui me concerne, je m'étais promis qu'en 2008, vu qu'il me reste au compteur largement moins de jours à vivre que j'en ai déjà vécus, je ferai au moins une rando par semaine qu'il pleuve, qu'il vente ou qu'il neige.
Et bien ceux qui sont là haut peinards dans leurs couettes de nuage m'ont pris au mot et ont voulu tester la vigueur de ma résolution. Le jour où j'avais prévu avec quelques amis ma première rando 2008 ils ont secoué leur plumard pour couvrir les monts et les vaux d'une belle couche de nuages crachineurs donnant à notre cher sud des allures de Bretagne
Nous eumes un peu de mal à trouver le point de départ, situé dans le village de Gorniès, vu que toute la région était noyée dans le brouillard. Les eaux quasi fluorescentes de la Vis qui traversent le village nous servirent de fil conducteur.
Au fur et à mesure de notre ascension nous quittions une écharpe de nuage pour en passer une autre jusqu'à ce qu'on atteigne enfin l'entrée de l'impressionnante Grotte d'Anjau
Cette grotte profonde de 2km fut utilisée comme habitat par les hommes aux temps préhistoriques, les ours ayant déserté les lieux du fait du réchauffement climatique (les hommes n'avaient pas signé l'accord de Bali à l'époque) Des tessons de poterie, des pendeloques en corne, des vestiges osseux ont été trouvés sur le site qui attestent de cette présence.
Les parois de la grotte sont couvertes de magnifiques concrétions formées par l'écoulement des eaux. L'une d'elles qui descend de la voute ressemble à une main humaine et fait penser au célèbre tableau de Michel Ange où l'on voit un doigt de Dieu tendu vers la main d'Adam. Faute d'avoir pris des torches suffisamment puissantes nous limitâmes nos investigations.
Au sortir de la grotte, le temps ne s'était pas amélioré, bien au contraire (quand il s'agit d'emmouscailler les humains les dieux ne sont pas versatiles !) et une mer de nuages recouvrait les vallées environnantes.
Puis notre chemin parvint sur les contreforts du Pic d'Anjeau, mais ce jour là nous avions décidé d'ignorer le Pic, qui vexé ne daigna pas quitter son chapeau de nuage sur notre passage et nous nous contentâmes d'en faire le tour (pour ceux qui sont intéressés par son ascension très sportive voir ma note du 29 octobre 2007)
Au demeurant le spectacle offert sur la ligne de crête par ses flancs boisés ne manquait pas de majesté
Par endroit le site se donnait des airs de « monument Valley » la ligne de crête arborant une "mitaine " minérale (un site célèbre américain) le soleil en moins.
Dopés au crachin oxygéné (moins nocif que le haschich) nous planions au dessus des nuages, contemplant d'un oeil condescendant les maisons isolées des humains tapies au fond des vallée sur le plancher des vaches.
Mais la nuit arrivant sournoisement planquée derrière son paravent de nuages, il nous fallut bien regagner les rives de la Vis aux eaux grossies par celles qui quelques heures avant nous étaient tombées sur la tête !
Le détail du circuit de randonnée figure en fichier joint.
PS: Si vous aimez ce blog, je vous invite à jeter un oeil à mon autre blog "Piquesel" consacré à mes voyages
Texte & photos Ulysse
11:40 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (16) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : grotte d'anjeau, gorges de la vis
23.12.2007
Votre cadeau de noël : le Caroux sous la neige !
Après vous l'avoir montré sous toutes ses « coutures » au printemps, en été et à l'automne, vous pensiez que j'en avais terminé avec le Caroux. Et bien, vous vous trompiez, car suite aux chutes de neige inattendues de la semaine passée, j'y suis retourné et je suis en mesure de vous offrir pour votre cadeau de noël des photos du Caroux sous la neige qui lui donne un air savoyard !.
Ce jour là, j'étais seul, pas un oiseau pas un animal pas un humain ne venait troubler la blancheur immaculée du plateau sommital. Seul le crissement de la neige sous mes pieds troublait le silence et la ligne noire des pins au loin était la seule zone d'ombre dans cette mer blanche
L'herbe et les bruyères étaient gainées de manchons de flocons et se dressaient au dessus du sol comme des arabesques de cristal.
Pour ne pas être en reste les nuages encombraient de leur masse cotonneuse les vallées, donnant le sentiment d'être elles aussi enfouies sous la neige.
Dans cet univers scintillant j'étais sur le point de perdre mes repères quand soudain une femme surgit de je ne sais où et ressemblant comme deux flocons à Blanche-neige pointa de son doigt la bonne direction
Passant au travers d'une magnifique pinède, je suivi quelque temps les traces d'un chevreuil qui, sans doute rendu méfiant par les hordes avinées de Nemrod qui hantent hélas les lieux, ne daigna pas se montrer.
Sur les versants exposés au soleil les fougères ornaient de leurs tiges d'or roux le manteau neigeux.
Toute la journée je n'ai pas cessé d'arpenter les lieux redécouvrant des sites pourtant si familiers et tellement différents dans ce décor nordique.
Sentiers, sentes, pistes forestières, chemins de crête je les ai tous arpentés comme si c'était la première fois, les yeux éblouis par ce spectacle peu coutumier das notre contrée.
Un pin vénérable étonné de voir un méridional affronter un climat aussi glacial se courba pour me saluer sur mon passage.
Et c'est à regret, alors que le soleil commençait à décliner, que je suis redescendu vers le vallon où j'ai croisé les premiers murs de pierre ornés de neige, signe d'un retour au monde civilisé.
Et j'ai rejoins enfin le pittoresque village de Douch aux maisons grelotantes sous leurs toîts enneigés.
Joyeux Noël à tous mes lecteurs et lectrices....
Texte & Photos Ulysse
17:57 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (39) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : caroux, Douch, neige
18.12.2007
Encore et toujours le Caroux !
A chacun ses manies, ses névroses ou ses obsessions...Pour ma part j'en ai une de taille qui se nomme ... le Caroux ! Cette montagne mythique a pris place dans mon imaginaire et me hante nuit et jour. Il faut dire que sa masse imposante de granit qui domine la plaine de l'Orb et que l'on aperçoit depuis la mer en impose. Royaume de la bruyère et des fougères, brulée par le soleil ou balayée par les vents, terrain de jeu des mouflons, ses contreforts ravinés, érodés , entaillés portent un immense plateau où le promeneur a le sentiment de n'être plus vraiment sur notre vieille planète mais quelque part entre terre et ciel .
Et à chaque visite, un différent paysage ! En cet endroit qui connait des variations climatiques extrêmes les végétaux se tiennent au plus près du sol ou se réfugient dans les vallons pour survivre. Ils recouvrent les os de granit du Caroux d'une peau vivante qui ne cesse de changer de couleur selon les saisons.
A l'or des ajoncs et des genets du printemps succèdent le vert des fougères puis les camaïeus de bleu et de mauve des bruyères de l'été, puis de nouveau, à l'automne, l'or des fougères et le roux des bruyères desséchées et des quelques bosquets d'arbres héroîques qui ont réussi son ascension.
Son sommet (1091m) n'est pas très haut et pourtant on s'y sent près du ciel, la civilisation et ses villes ne sont pas loin et pourtant on y éprouve un rassérénant sentiment de solitude, pas celle qui vous isole du monde et rend votre âme mélancolique mais celle qui vous exalte et vous permet d'entendre le coeur sourd de l'univers, sans cesse brouillé par le bruit des prothèses mécaniques dont nous avons désormais besoin pour vivre.
Au coeur d'un de ses vallons, les hommes d'autrefois ont bâti une chapelle, romantique lieu de prières que le soleil couchant éclaire alors que les ombres ont depuis longtemps envahi les collines environnantes. N'est ce pas un message transmis par les générations passées qui nous disent ainsi que quelque soit les nuages ou soucis qui peuvent parfois s'amonceler sur nos existences, la méditation pour certains ou la prière pour d'autres peuvent nous aider à retrouver le chemin de la sérénité.
Se promener sur le Caroux c'est par le jeu des émotions que sa beauté nous inspire entrer en soi même pour y trouver le chemin secret qui nous relie à l'univers. C'est retrouver la lumière quand nous avançons à l'aveugle dans l'obscurité.
Je vous l'ai dit dans ma dernière note sur le Caroux, nous ne sommes pas sûr d'aller au paradis mais cela n'a guère d'importance car nous savons qu'un jour ou l'autre nous irons tous au Caroux !
PS: Pour ceux qui ne connaissent pas encore le Caroux , il y a dans mes archives quelques itinéraires plus ou moins difficiles. Si vous souhaitez des précisions laissez moi un commentaire et un e-mail.
Texte & photos Ulysse
08:48 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Caroux, mouflon, bruyère
15.12.2007
Remontez dans le temps en visitant Boussagues
Si, comme moi, vous aimez, les lieux chargés d'histoire qui permettent de remonter le fil du temps et nous donnent le sentiment que notre existence s'inscrit dans une longue chaine de vies pétries de joies et de souffrances qui a conduit à notre civilisation : le village de Boussagues est fait pour vous !
Edifié sur les contreforts de collines qui dominent la vallée de l'Orb et le protègent du Mistral et de la Tramontane, la visite de ce village est un périple à travers les deux derniers millénaires. Des monuments datant des temps médiévaux cohabitent en effet avec des vestiges antiques laissés par les romains.
Le village a conservé une partie de ses remparts et c'est par l'une des anciennes portes fortifiées que l'on débute la visite.
Un première merveille nous attend à peine franchie la poterne : la maison du Bailly qui arbore un magnifique pigeonnier, privilège des seigneurs qui avait le monopole de la communication par pigeons voyageurs ! Ces étonnants volatiles avaient un autre charme que les mobiles vissés à nos oreilles qui nous emprisonnent dans nos bulles virtuelles et nous rendent aveugles au monde environnant.
Après ce commentaire "vieux-schnockien", revenons à cette batisse construite au XIIème siècle et aménagée au cours des siècles suivants, et qui était jusqu'au Xvème siècle le siège de l'administration du village et on y rendait la justice.
Au XVIème siècle elle devint la propriété de la Famille d'Alichoux de Sénégra, le dernier propriétaire de cette lignée n'étant autre que le Peintre Toulouse Lautrec qui en hérita de sa tante, Amandine de sénégra. Mais ce dernier n'y mis jamais les pieds préférant de beaucoup les plaisirs de Paris, et surtout ses femmes légères, à l'isolement et aux femmes rudes -comme la vie d'alors- de ce village perdu du Languedoc.
D'autres prestigieuses bâtisses se dressent dans le village qui témoignent de sa prospérité passée provenant de l'exploitation de mines d'argent, de charbon et d'autres minerais dans les alentours. Notamment ce magnifique manoir qui arbore de superbes fenêtres renaissance.
Les ruelles tortueuses sont émaillées de pontets, qui surplombent les quatre ruisseaux qui traversent le village et dont les débordements ont souvent, dans le passé, occasionné des dégâts importants, ainsi que de passages voutés où la lumière du soleil semble jouer avec les ombres du passé.
Au détour de l'une de ces ruelles surgit soudain l'austère église de Notre dame de la Pitié érigée au XIIème siècle mais dont la nef a été reconstruite au XV après avoir été emportée par une inondation.
Sur sa façade une pierre tombale venant du cimetierre du village a été incrustée sur laquelle est écrit en latin cette maxime qui nous invite à profiter pleinement du moment qui passe « Ce que tu es, je l'ai été, ce que je suis, tu le seras ».
Derrière la butte sur laquelle se trouve l'église se trouve un promontoire d'où, dès l'antiquité romaine, à l'instar de la roche tarpéienne de Rome, l'on précipitait les opposants, les traitres, les criminels ou les déserteurs après les avoir exécutés. Leurs corps étaient ensuite exposés dans des « gémonies » pour servir d'exemple.
D'autres vestiges subsistent de la présence romaine tels ces « vigilaires » creusés dans la roche où, celà va de soit, étaient postés des vigiles.
Des postes de guets sont venus les compléter au moyen age, installés au dessus des porches des maisons avec leurs échelles de bois qui semblent attendre le retour des temps tourmentés...
Et il est vrai que ce village a connu une histoire mouvementée due aux incursions sarrazines puis à celle de l'armée du Prince Noir qui a ravagé le midi pendant la guerre de 100 ans.
Cela explique pourquoi Boussagues s'est doté de deux chateaux : le « château bas » construit au moyen age et modifié au XIV et Xvème siècles, ancienne propriété des Seigneurs de Boussagues puis, à partir du XVIème siècle, de la famille d'Alichoux de Senégra.
....il y a également le formidable « château haut », auquel on accède par un superbe chemin caladé, et qui fut construit sur des fondations datant sans doute de l'époque romaine. Charles le Chauve, petit fils de Charlemagne, roi des francs et empereur d'occident qui interdit les chateaux fortifiés suite à la révolte du Duc d'Aquitaine, le fit détruire au IXème siècle. Sa reconstruction fut entreprise par les Seigneurs de Boussagues au XIIème siècle.
Ces doubles fortifications faisaient de Boussagues la place la mieux défendue du Midi après Carcassonne. Le village a eu jusqu'à plus de 1000 habitants dont les neuf dixièmes moururent lors de la grande peste qui a ravagé l'Europe au milieu du XIVème siècle. Après la période de décadence qui s'ensuivit, le village connut un renouveau grâce à la découverte de mines d'argent puis de charbon. Le village était, par ailleurs, une étape sur la route de saint jacques de Compostelle entre Lunas et Saint Gervais sur Mare.
Remontant plus loin dans le temps on trouve également au pied du « château bas » les restes de ce que les experts pensent être un théatre romain (à vrai dire peu évident) mais surtout une pierre qui semble avoir servi à des sacrifices, auprès de laquelle se dressent les ruines d'un ancien hospice moyen-ageux.
Après avoir fait le tour de ces superbes vestiges historiques, il est agréable de flâner dans les ruelles en laissant son regard caresser les murs des maisons séculaires ornées de superbes portes et de magnifiques fenêtres dont on se demande si derrière leurs carreaux antiques les habitants des siècles passés ne vous regardent pas passer
Texte & photos Ulysse
10:45 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (15) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
10.12.2007
En cheminant au bord de l'étang de Bages-Sigean...
Voici Bages,
Village flottant,
Comme un mirage,
Sur l'étang.
De vieux raffiots,
Décatis,
Prennent l'eau :
Fin de vie !
Langues de terre,
Lagunes d'argent,
Bras de fer,
Entre noir et blanc.
Des pilotis louvoient,
Au ras de l'eau,
Mille-pattes de bois,
Qui m'invite sur son dos.
Une cabane de planches,
Au milieu des salins :
Lieu de repentance,
Des âmes de marins.
Un bateau de pêche,
Dans la mer immense,
Dans la pire détresse,
Toujours l'espérance !
Quelques flamants roses,
Fouillent l'eau amère,
Le Canigou expose,
Sa parure d'hiver.
Pose ton regard,
Tout autour de toi,
Il est bien plus tard,
Que tu ne le croies !
Texte & Photos Ulysse
10:53 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note | Tags : Bages, Sigean, canigou, salins, pilotis, languedoc
13.11.2007
Le paysage qui a ému Albert Camus
Perché sur le puech de Mordagne qui s'élève à la frontière entre l'Albigeois et le Gaillacois, le village médiéval, bien nommé, de Cordes-sur-Ciel, qui domine la vallée du Cerou, offre de sa terrasse sommitale des vues qui ont ému Albert Camus, écrivain-philosophe, prix Nobel de Littérature, auteur, entre autres romans, de la Peste, de l'Etranger et de La Chute
Pour découvrir ces paysages, il faut tout d'abord franchir la porte de l'Horloge et cheminer dans des ruelles moyenâgeuses qui grimpent progressivement vers la grand place située au sommet du village.
Le donjon-clocher de l'Eglise du village, qui pointe d'une façon vertigineuse vers les nuées, et les demeures baties en surplomb de falaises qui dominent la plaine, donnent le sentiment que les habitants de ce lieu s'intéressent plus à ce qui se passe au ciel qu'ici-bas sur la terre.
En arrivant sur la place, on découvre une sculpture moderne qui semble montrer l'homme ployant sous le fardeau de la condition humaine puis, grâce à son esprit, se relevant peu à peu vers le ciel, son âme se transformant à la fin de son existence en oiseau (interprétation toute personnelle !)
Et puis en s'approchant du bord de la terrasse, on découvre un paysage qui a fait dire à Albert Camus :
Et il vrai que ce paysage constitué de modestes collines arborées où les hommes ont posé ici et leurs maisons diffuse un sentiment de plénitude et de sérénité :
Texte & photos Ulysse
11:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
01.11.2007
Albi, ce diamant rose sur le doigt bleu du Tarn....
Celles et ceux qui lisent régulièrement mon blog savent que les monuments du passé, en particulier les égises et les chateaux, m'inspirent des sentiments ambivalents. D'un coté j'admire le génie des hommes qui ont su bâtir des édifices impressionnants par leur ampleur ou leur audace et qui, souvent, sont un défi aux lois de la pesanteur. D'un autre coté, je ne peux m'empêcher de songer à la société profondément inique dans laquelle ils ont souvent vu le jour, une minorité de privilégiés exploitant sans merci le reste de la population.
Certes les chateaux protégeaient aussi bien le peuple que les seigneurs et les chapelles comme les églises étaient librement fréquentées par toutes les classes sociales (avec toutefois un cloisonnement très strict). Mais que d'injustices, que d'humiliations, que de souffrance ont accompagné l'édification de ces édifices.
Ainsi en est il des superbes monuments qui ornent la ville d'Albi, cette ville rose qui doit sa couleur à l'argile charriée par le Tarn et qui a servi de matière première pour la fabrication des briques dont ils sont constitués.
Allons tout d'abord à la découverte du plus célèbre d'entre eux, la Cathédrale Saint Cécile, en cheminant dans les ruelles qui sinuent comme des veines dans le coeur de briques de la vielle ville.
Son formidable clocher donjon s'impose bientôt à notre vue au dessus des toîts des maisons, ressemblant à une fusée saturne V prête à partir pour les étoiles, fausse promesse d'un accès au paradis.
Mais la voilà bientôt qui se révèle dans toute sa magnificence, véritable forteresse sise au coeur de la vieille ville.
Pourquoi une telle allure si guerrière et si arrogante dans cette ville où le climat et la beauté des lieux incite plutôt à la douceur de vivre. Et bien tout simplement parce que cette église est née d'un crime contre l'humanité !
Rappelons en effet qu'Albi au début du XIIIème siècle fut la première à accueillir les adeptes de la doctrine Cathare, d'où le nom qui leur fut donné d'Albigeois (voir mes notes du mois de mai sur le sujet).
L'église bousculée dans ses pouvoirs et ses privilèges poussa la couronne de France a lancer une croisade meutrière qui vint à bout de cette « hérésie » qui s'acheva sur le bucher de Montségur.
Pour célébrer sa sinistre « victoire » et illustrer la toute puissance de l'église catholique les évêques de la ville vont édifier en deux siècles, à partir de 1282, cette cathédrale aux dimensions extraordinaires, qui sera encore rehaussée au XIXème siècle.
Si l'extérieur de l'édifice relève de l'architecture militaire, la nef bénéficie d'une décoration flamboyante que personnellement je n'apprécie guère. Ell est dotée d'une somptueuse galerie (jubé) magnifiquement décorée qui était reservée au clergé et qui illustre parfaitement les privilèges et la richesse dont ils jouissaient alors.
Deux autres éléments de décoration à mon avis justifient la visite : une statue de Sainte Cécile (martyre du Vème siècle dont Albi possède des reliques) vêtue comme une gitane et qui semble endormie. Jamais je n'ai contemplée une sainte aussi séduisante et sensuelle. J'avoue que si l'église de mon village hébergeait une telle sainte je m'y rendrai un peu plus souvent .
Des femmes figurent aussi dans le second élément de décoration mais, celles là, on n'a guère envie de les rejoindre ! Car elles sont en train de rotir en compagnie de leurs amants dans un chaudron de l'enfer, sous l'oeil jouissif d'un diablotin. Cette scène figure dans l'extraordinaire peinture murale du Xvème siècle dénommé « le jugement dernier » qui orne l'une des parois. C'est ainsi que l'église catholique assurait son ascendant sur les esprits en leur promettant l'enfer s'ils ne respectaient pas les dix commandements, dont la hiérarchie catholique s'affranchissait au demeurant allègrement !
Jouxtant la cathédrale se dresse l'imposant palais de la Berbie (qui vient de l'occitan bisbia qui veut dire évêché) ancienn résidence des évêques. L'importance de la batisse ainsi que les magnifiques jardins qui l'entourent en surplomb du Tarn témoignent du fastueux train de vie de la hiérarchie catholique qui, sans vergogne, prêchait pourtant à ses ouailles de mener une vie d'abstinence et de sacrifices.
Il a trouvé aujourd'hui une vocation qui ne dépare pas avec la vie de luxure que menait ces évêques, puisqu'il abrite les oeuvres de Toulouse Lautrec, le peintre de la dépravation et de la déchéance de la bourgeoisie parisienne à la fin du XIXème siècle
La ville « profane » mérite aussi une longue visite. Quel bonheur de déambuler dans ces ruelles inchangées depuis le moyen age où de vénérables portes ont vu passer des dizaines de générations de marchands, d'artisans, d'ouvriers.
De magnifiques hotels privés et de superbes demeures ornent la vieille ville. Albi doit sa richesse passée à une plante « le pastel » qui était très recherchée pour teindre les textiles, juqu'à ce que l'indigo soit découvert en Inde et provoque la faillitte des fabricants et marchands qui en vivaient.
Il faut également impérativement se rendre sur la rive droite du Tarn dont les maisons se mirent dans les eaux limpides du fleuve.
On emprunte tout d'abord le magnifique Pont Vieux long de 151m, l'un des plus vieux ponts de France construit en l'an 1035 !
On passe devant les anciens moulins albigeois qui abritent aujourd'hui le musée Lapérouse, cet explorateur-navigateur hors pair qui mourut dans le naufrage de son bateau l'Astrolabe sur les récifs d'une ile du pacifique, vanikoro, en1788

Et on revient par le Pont Neuf construit au XIXème siècle qui l'emporte à peine en taille sur son ancêtre millénaire.
Mais il nous faut quitter cette ville envoûtante, ce diamant rose posé par les hommes sur le doigt bleu du Tarn, dont le charme se retrouve dans le sourire de cet éphèbe qui orne les jardins de la Berbie et qui nous invite à y revenir tant il y a encore de merveilles à découvrir.
Texte & photos Ulysse
08:25 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note | Tags : albi, sainte cécile, tarn, palais de la berbie, pastel
29.10.2007
Chaud, le Pic d'Anjeau !
Je suis un passionné des cartes et je les « lis » comme un roman d'aventure. Pour les déchiffrer il suffit de connaître une cinquantaine de signes symbolisant les chemins, les cours d'eau, les espaces, les reliefs et toute une kyrielle d'autres éléments qui vous permettent, avec un peu d'expérience, de deviner le paysage avant même de l'avoir parcouru.
Mais parfois on a des surprises, on croit partir pour une promenade de santé et parce qu'un détail vous a échappé ou que la carte n'était pas assez détaillée, vous vous retrouvez embrungué sur un chemin que n'aurait pas renié Gaston Rebuffat !
C'est la mésaventure qui nous est arrivée lorsque nous avons décidé de grimper le Pic d'Anjau qui s'élève non loin de Montdardier, étonnant village des Causses doté d'un chateau digne des chateaux de la loire !
Sur la carte le Pic d'Anjeau affiche un modeste 866m, hauteur qui n'était guère en mesure de nous impressionner, comparé aux 3032 m du Petit Vignemale que nous avions gravi un mois auparavant.
Mais dès le départ nous aurions du nous méfier, les nuages qui s'accrochaient aux collines environnantes donnaient à la contrée un air de haute montagne qui sonnait comme un avertissement ;
Et puis les immenses pins noirs d'Autriche qui bordaient notre chemin semblaient vouloir nous avertir que nous entrions dans un univers privilégiant la verticale.
Les cheminées de fées qui émergeaient des pentes environnantes témoignaient également de la présence d'un monde minéral plutôt mouvementé.
Et soudain au détour du chemin le Pic d'Anjau s'imposa dans le paysage comme une gigantesque pyramide d'un pharaon exilé semblant nous défier.
Un instant le doute nous saisit quant à la faisabilité de notre objectif, mais Gibus, notre expert en la matière, nous indiqua de quelle manière nous allions aborder l'obstacle !
Notre ascension commença alors sous l'oeil d'un guetteur de pierre semblant défendre l'accès au sommet. Mais sans doute somnolait il car nous pûmes passer sans encombre.
Mais très vite les défis se succédèrent : un bout de chemin en balcon dominant le vide à franchir,
puis un mur de quelques mètres qui faillit nous faire renoncer mais qûe finalement on se décida à escalader,
une courte pause pour reprendre son souffle et admirer le paysage vertigineux...
quelques pas àfaire sur chemin de crête sur lequel nous étions comme des funambules
un dernier mur à gravir pour accéder enfin au sommet !
Le Pic d'Anjau beau joueur reconnut sa défaite et nous laissa jouir en paix du panorama
Le chemin de descente sur le flanc sud se révéla plus abordable nous immergeant bientôt l'océan de forêts environnant le pic.
Et nous amenant bientôt en surplomb des magnifiques gorges de la Vis cachant dans ses replis de minuscules villages, dont les quelques habitants doivent tout ignorer du reste du monde.
La fin du parcours se fit au travers de magnifiques forêts, bercé par le doux murmure de la lente respiration des arbres, et le discret bruissement des pattes d'un splendide calosome sycophante, grand prédateur de chenilles processionnaires, sur les feuilles mortes tapissant le chemin.
Le circuit détaillé figure en fichier joint
Texte & photos Ulysse
09:45 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note | Tags : pic d'anjeau, grandes causses, montdardier, randonnée, languedoc
24.10.2007
De bas en haut et de haut en bas dans le Devois
Vous aimez les sensations fortes que procurent les « montagnes russes » et vous n'êtes pas impressionnés outre mesure par les pentes un peu rudes et les à pics ! Et bien voici une randonnée faite pour vous qui part de Graissessac (340m) pour y revenir après avoir gravi pas moins de 5 sommets :La capuce (882m) le Mont Redon (939m) le Mont Agut (1022m) le Mont Pareviol (977m) et le Mont Cabanes (950m).
Graissessac est situé au coeur d'un bassin minier exploité jusqu'en 1992 dont on voit encore les terrasses d'exploitation car une grande partie des mines étaient à ciel ouvert. Si les premières concessions datent de la fin du XVIIIe siècle, les habitants du pays depuis fort longtemps prélevaient le charbon nécessaire à leur chauffage et aux travaux de ferronerie, celui-ci étant à portée de main du fait des gisements en surface.
L'industrie minière se développe véritablement pendant la première moitié du XIXe siècle et approvisonne alors les manufactures des environs : fabriques de drap de Bédarieux et Lodève, distilleries de l'arrondissement de Béziers, fours à chaux, savonneries, fonderies.
A partir de 1858, l'ouverture de la ligne de chemin de fer Béziers-Graissessac ouvre de nouveaux marchés terrestres et maritimes. Du Second Empire à la dernière guerre, le bassin minier connaît une expansion croissante
En 1946, les mines de Graissessac sont nationalisées et entrent dans le groupe des Houillères du Bassin des Cévennes.
Mais bientôt, la concurrence des nouvelles sources d'énergie entraîne la fermeture des mines de fond. A partir de 1962, seule une exploitation de charbon en « découverte » fonctionne avec peu d'ouvriers. Quand elle ferme en 1992 la région connaît alors une véritable désertification et un grand marasme économique et social. Le "Pays Noir" devient "Pays Vert" et tente une reconversion totale en particulier vers le tourisme.
Après ce court rappel historique, revenons à notre périple. Dès le départ le massif du Mont Agut s'impose dans le paysage. De sa masse trapue il cherche à nous impressionner mais nos jambes en ont vu d'autres et c'est plein d'allant que nous abordons les premières pentes.
L'été a été chaud et sec et la montagne arbore une chevelure dorée dans laquelle jouent les rayons du soleil
Nous franchissons un premier ressac rocheux, prémisse d'un relief plus tourmenté
Une mante religieuse, croisée sur notre chemin, daigne à peine tourner la tête pour voir qui ose s'aventurer sur son terrain de chasse.
On aperçoit bientôt le fil du sentier qui suit la ligne des crêtes qui lui donne un air de montagnes russes
Vu de loin la pente semble anodine mais arrivés à pied d'oeuvre elle révèle un profil plus impressionnant
Après avoir grimpé et « dégrimpé » les monts La Capuce (882m) et Redon (932m) nous arrivons en vue du Mont Agut (1022m). Malgré une pente asse raide nous n'en faisons qu'une bouchée
Et sans s'attarder au sommet nous le dévalons pour gravir notre dernier sommet Le mont Cabanes (950m)
Nous voici enfin revenus dans une zone ou notre chemin connait moins de turbulence et nous nous mettons pour quelques instants en pilotage automatique. Contemplant de yeux le chemin déjà fait, nous sommes sidérés de voir la distance que l'on peut parcourir en additionnant ainsi de modestes pas.
La marche est une leçon de persévérance, elle nous convainc de notre capacité à accomplir avec l'aide du temps des choses dont on ne se pensait pas capable. Je pense qu'il est ainsi pour tous le domaines de l'existence où , comme le dit si bien le dicton « Patience et longueur de temps valent mieux que force et que rage »
Nous installant confortablement dans l'herbe pour une courte sieste réparatrice, nous pénétrons un univers étrange dont les habitants, pour se protéger, adoptent les formes et couleurs de leur environnement;
Apercevant le village de Graissessac nous pensons pouvoir le rejoindre en « roue libre » mais le chemin qui dévale dans le vallon creusé par le ruisseau de Bouissescure prend, par endroits, des allures de toboggan. Heureusement les gens du cru,soucieux de ne pas perdre les quelques touristes qui s'aventurent dans leur région, l'ont équipé de cordes qui permettent de ménager ses fonds de pantalons.
Ces cordes nous évitent d'avoir à nous raccrocher aux branches qu'un arbre mort nous tend au fond du ravin!
Le dernier tronçon du chemin est infiniment plus bucolique et nous permet de retrouver nos esprits.
On pourra dire sans mentir que ce jour là, au sens propre comme au sens figuré, nous sommes allés « au charbon » !
Des précisions sur l'itinéraire figurent en fichier joint
Texte & photos Ulysse (sauf pour la partie historique de la mine extraite du site La Mine):
18:10 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Graissessac, devois, mines de charbon, mont agut, mont cabanes
17.10.2007
Le chemin des Fenestrelles
Aux alentours de Saint Guihem Il y une balade à ne pas manquer qui grimpe sur le flanc du Cirque du Bout du Monde et emprunte le chemin dit des Fenestrelles. Ce chemin fut construit en encorbellement à même la falaise par les moines de l'abbaye de Gellone, au moyen age, pour leur permettre de gagner plus rapidement le plateau du Larzac et faciliter ainsi la transhumance estivale des moutons.
Chaque fois que j'emprunte ce chemin je suis émerveillé par cet l'ouvrage et j'ai voulu dans un poème célébré l'audace et l'intelligence des hommes qui l'ont édifié. Ce poème est illustré par des photos prises le long du chemin qui y mène:
Un jour que j'avais l'âme vagabonde,
Et me languissais des chemins,
Je pointai du doigt une mappemonde,
Au hasard et tombai sur St Guilhem.*
(*) on prononce saint Guillin)
Il me fallut deux minutes trente secondes,
Pour être équipé de pied en cape,
Direction: le cirque du bout du monde,
Pour, de ses falaises, partir à l'attaque !
Un tel exploit apparaît infaisable,
Aux hommes de la plaine de peu de foi.
Mais les voies du ciel sont pénétrables,
A ceux dont l'esprit ne renonce pas.
Comme ces moines fortifiés par leur ascèse,
Qui sans doute leur donnait des ailes,
Et qui ont accroché au flanc de la falaise,
Le vertigineux chemin des Fenestrelles.
Dans un monde qui n'est que reculades,
Et renoncements au nom de bobo ici et bobo là,
Le défi de ces moines est un formidable,
Appel à ne jamais baisser les bras.
Oh ! mes frères téléphages,
Dont les corps flatulent et se ramolissent,
Levez vous et allez chatouiller les nuages,
Avant que vos coeurs ne s'assoupissent.
Suivez le chemin de ces moines,
Qui il y a près d'un millénaire,
Ont voulu prouver que la force de l'âme,
Peut vaincre les lois de l'univers !
Pour ceux qui sont intéressés par la randonnée le détail du circuit figure en fichier joint.
Texte & Photos Ulysse
22:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
10.10.2007
On ira tous au Caroux !
Tout le monde connait la chanson de Michel Polnareff « on ira tous au paradis » ...On aimerait bien croire à cette profession de foi optimiste, mais on peut avoir des doutes sur l'existence d'un tel lieu quand on voit le bazar que devient notre planète. Comment penser qu'il y ait la main d'un dieu derrière tout ça ? Si vraiment il existe, soit il n'est pas très doué, soit il est retors et dans les deux cas ça ne donne pas envie de finir pensionnaire pour l'éternité dans son paradis.
Par contre il y a un lieu que je ne me lasse pas de parcourir et qui est pour moi un vrai paradis terrestre : le Caroux ! Et je vous invite à vous y rendre dès que vous le pourrez qu'il pleuve ou qu'il vente, car c'est un lieu empreint de majesté et de sérénité dont le spectacle vous remet sur pied.
D'ailleurs la dernière fois que j'y suis allé en partant de St Martin de l'Arçon et en passant par le col de Bertouyre, il pleuvait. Mais depuis que je marche la pluie est devenue mon amie, il suffit d'être bien équipé et alors vous jouissez d'un bouquet d'odeurs inouies, terriennes, végétales, florales et animales que les gouttes en s'évaporant répandent dans l'air. A vrai dire c'est le seul moment où j'ai autant de plaisir à humer de l'eau qu'un bon vin !
Quand je croise un cairn je pense toujours aux mains inconnues qui ont créé puis ajouté des pierres à l'édifice qui souvent défient les lois de l'équilibre. C'est une oeuvre collective de personnes animées par une même passion des chemins et de la nature. C'est le point de croisement de vies et de destins innombrables et différents mais qui ont en commun d'être à un moment donné passé au même point et d'avoir ainsi, à leur insu, un lien secret qui les unis.
Le bonheur des balades réside beaucoup dans la liberté retrouvée de notre imaginaire qui n'étant plus bridé par le matraquage médiatique de notre société dite "moderne" retrouve la capacité d'émerveillement des enfants ou des premiers hommes et débusque les êtres fantastiques qui hantent les lieux sauvages et reculés. Ainsi l'on croise près du rocher du Luchet une sorcière pétrifiée par on ne sait quel enchanteur et qui semble appeler au secours
Dans l'univers austère et minéral de la montagne je suis souvent émerveillé de découvrir la vie qui s'accroche alors que tout semble s'opposer à son épanouissement, tel cet arbre, fier « David « végétal qui défie les falaises , « Goliath » de pierre prêts à l'écraser.
Mais vous allez finir par croire en lisant mes propos que je suis un ascète contemplatif. Je vous rassure je suis plutôt du genre rabelaisien et le refuge de Fontsalès où nous réfugions devient le lieu d'un chaleureux et pantagruellique agape.
Nos ancêtre dits primitifs ont laissé dans les grottes où ils se réfugiaient d'ardentes oeuvres d'art. collectives destinées sans doute à dompter l'esprit des animaux qu'ils peignaient pour assurer la survie du groupe. Les gravures et graffitis que l'on trouve de nos jours dans les refuges (et ailleurs) sont à l'image de l'homme moderne sentimental et nombriliste qui affiche ses amours qu'il voudrait éternelles. Ces auteurs de tags ou de graffitis sont un peu comme les chiens qui laissent leurs crottes sur leS trottoirS pour marquer leur territoire.
Pendant notre agape, la pluie a fait place au soleil et nous reprenons notre périple en direction du col de l'Airole en suivant un chemin qui traverse un somptueux tapis de bruyère
Quelques pins ont pris pied sur le plateau, avant garde d'une forêt qui envahit peu à peu tous les massifs de la région depuis la disparition des grands troupeaux d'ovins qui contribuaient à garder « ouverts » ces vastes espaces..
Le pin est très décoratif et il a dans certains endroits son utilité pour lutter contre l'érosion des sols mais n'oublions pas que c'est un « tueur » de faune et de flore et sa prolifération met en danger la garrigue méditerranéenne qui est l'un des espaces les plus riches du monde en ces domaines. La garrigue est un peu notre « amazonie » et il faut la préserver.
En introduction j'émettais des doutes sur l'existence d'un paradis et pourtant certains chemins du Caroux semblent mener au ciel et à les suivre la sérénité vous gagne et on se retrouve de fait au « paradis » .
Puis le chemin quitte les nuées pour redescendre vers le hameau d'Héric à travers la forêt où ceux qui maitrisent la langue des arbres peuvent dialoguer avec de vénérables chataigners qui leur racontent les légendes locales.
Nous franchissons l'indolent ruisseau d'Héric sur un pont dont l'arche constituée au sommet d'une seule rangée de pierres défie les lois de la pesanteur.
Profitant de la sécheresse une grande épeire tisse sa toile au dessus d'une mare d'eau stagnante qui attire des nuées d'insectes. Ainsi se joue en des myriades d'endroits dans le monde un jeu fatal entre proies et prédateurs, le moteur même de la vie étant la mort !
Nous voilà de retour dans la vallée où Eole commence à rassembler un troupeau de nuages. Il était temps car nous avons eu notre dose de pluie pour aujourd'hui !
Le circuit détaillé figure dans le fichier joint.
Texte & photos Ulysse
08:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : caroux, gorges d'Héric, Fontsalès, bruyère, sorcière, chataigner
05.10.2007
Faites une cure végétale d'Olargues au Farrials
Les vacances sont déjà loin et vous vous êtes bon gré mal gré réadaptés à l'athmosphère de votre ville parfumée aux senteurs de diesel et de crottus canibus ainsi qu'à la cohue maussade des trains, des trams ou des bus. Vos soirées sont bercées par les bêlements de la star'ac que regarde votre voisin du dessus et les bruits de gare de triage qui émanent de votre jeune voisine du dessous, adepte de « house music »
Vous éprouvez une soudaine envie de silence et de chlorophylle mais vous vous demandez si notre chère planète, un brin surpeuplée et atteinte de bétonisme, de 4-4-tisme et de quadisme aigüs, offre encore des endroits où jouir de tels privilèges. Soyez rassurés car j'en connais une foultitude en pays d'Oc qui ne sont pas près d'être contaminés par les charmes vénéneux de la société de loisirs industriels, vu qu'il faut user d'un peu d'huile de genoux pour y accéder.
Le circuit que je vous propose aujourd'hui a pour point de départ le pittoresque village d'Olargues, pays de la chataigne et qui mérite une demi journée de visite avec son clocher du XIIIème siècle, son pont du Diable, ses ruelles médiévales et son intéressant musée sur les traditions et les métiers liés aux activités passées de la région.
Après avoir cotoyé les rives verdoyantes du Jaur on commence à griimper au milieu d'une forêt de chataigners, qui jusqu'à la fin du XIXème siècle tenait une place primordiale dans la vie de la région. Son fruit contribuait à l'alimentation tant des hommes que des animaux d'élevage et son bois résistant et imputrescible servait à fabriquer les charpentes, les tonneaux et les barrières pour délimiter les champs.
Bientôt le chemin prend de de l'altitude et domine la vallon du Jaur d'où émerge le clocher d'olargues pointé vers le ciel comme un doigt accusateur s'en prenant aux dieux pour le bazar qu'ils ont créé ici bas.
Parfois un arbre qui s'est épris d'amitié pour les randonneurs leur tend un siège pour qu'ils s'y reposent et lui content les dernières nouvelles du monde qui ne parviennent point en ces lieux sauvages.
Le glougloutis du Routelly soudain se fait entendre; le magnifique pont qui l'orne laisse penser que ce ruisseau famélique doit parfois connaître des débordements. Je suis toujours admiratif du souci d'harmonie que les anciens manifestaient dans la moindre de leur construction, souci qui, hélas, n'est guère partagé par leurs descendants qui parsèment la nature de leurs taudis de briques nues et de cairons souvent ornés de bagnoles, de tracteurs ou de caravanes délabrés.
Sur les berges du Routelly nous croisons soudain le corps fossilisé d'un crocodile témoignage du climat tropical que connaissait la région il y a quelques millions d'années.
Puis à l'approche du Hameau de la salle un arbre montre son coeur à nu sans doute d'avoir été éconduit par Artémis qui se serait réfugié en ces lieux depuis que les incendies ont ravagé les forêts grecques.
Puis nous abordons les contreforts du Farrials qui culmine à 764m et dont le sommet arbore des chicots de pierre taraudés par la pluie et le vent.
Il nous reste plus qu'à redescendre vers Olargues en jouissant des vues panoramiques sur le massif du Caroux en face,
parfois un arbre foudroyé par un orage semble nous menacer de ses branches fourchues
Mais nous arrivons sans encombre en vue d'Olargues où nous nous régalons d'une tarte aux marrons.
Le circuit détaillé figure en fichier joint
Texte & Photos Ulysse
12:00 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note | Tags : olargues, chataigner, pont, farrials, caroux, tarte
30.09.2007
Périple pyrénéen - dernier jour : retour au Pont d'Espagne
Après avoir joué les bergers toute la nuit (voir l'étape précédente) nous enfilons une grosse laine pour affronter les frimas du matin et prendre le chemin nous ramenant à Pont d'Espagne, notre point de départ.
Derrière nous les premiers rayons du soleil rebondissent sur la dent du Vignemale pour se refléter dans le torrent qui s 'écoule du glacier.
Nous jouissons en silence du spectacle sans cesse changeant des montagnes environnantes qui surgissent dans le jour naissant. La nature nous offre des joies inépuisables que rien ne peut remettre en cause, au contraire des possessions matérielles ou des êtres qui, lorsqu'ils ne sont plus, sont source de frustration ou de tristesse. La nature se donne à qui veut la recevoir et ne vous quitte jamais. Tout le monde peut se l'approprier sans qu'elle n'appartienne à personne. C'est de fait la seule vraie richesse.
La descente vers le Pont d'Espagne révèle peu à peu des paysages qui s'élargissent pour atteindre l'infini. L'arbre au bord du chemin qui envahissait notre champ de vision, n'est plus bientôt derrière nous qu'une silhouette, puis qu'un point dans le panorama de vallées et de sommets qui nous environnent.
Ainsi en est il de notre existence où certains évènements occupent à un moment donné tout le champ de notre conscience pour devenir au fil du temps une simple péripétie sans importance.
Les montagnards ont souvent une âme d'artiste et les cairns qu'ils édifient le long des chemins pour guider le randonneur sont souvent des oeuvres d'art .
De même le glacier au cours de son glorieux passé a labouré le fond rocheux de la vallée et laissé un lacis de sculptures là où la roche était plus dure et lui a résisté.
Au détour du chemin nous découvrons bientôt le lac de Gaube, immense miroir d'argent dans la semi obscurité de la vallée
Les montagnes environnantes un brin narcissiques s'y mirent se croyant à jamais éternelles. Mais aussi impressionnante et formidable soient elles les montagnes ont des ennemis, le vent , le froid et la pluie qui les taraudent et désagrègent petit à petit leur corps de pierre.
Face à nos vies éphémères elles semblent éternelles et pourtant elles disparaissent transformées en cailloux et grains de sable. mais aucun homme ne verra jamais mourir une montagne.!
En attendant cette échéance fatale elles jouissent de leurs reflets qui changent sans cesse comme un kaléidoscope avec l'ascension puis le déclin du soleil dans le ciel.
Et c'est la dernière image que nous gardons d'un magnifique périple dans les Pyrénénes où en conquérant des cîmes nous sommes partis à la rencontre de nous mêmes.
Texte & photos Ulysse
17:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note | Tags : Pont d'espane, Vignemale, Lac de gaube, hautes Pyrénées, randonnée
20.09.2007
Périple Pyrénéen 3ème étape: le refuge des Oulettes de Gaube
6H45 du matin, branle bas de combat dans le dortoir, c'est l'heure de se lever. Un peu d'eau froide sur le museau, un bol de café ou de thé chaud dans le gosier, pain rassis, beurre rance et confiture comme carburant musculaire et c'est le départ pour le refuge des Oulettes de Gaube avec notre barda sur le dos.
Au moment où nous partons la nuit traine encore ses guêtres bleutées dans le vallon que l'on remonte en direction du Col des Aratilles. Le soleil, que le Pic Chabarrou nous cache, darde ses rayons au travers de la brêche du Pouey Trenous qui illuminent le massif de la Cardinquère derrière nous.
L'air froid mordille le bout des doigts et chacun se recroqueville dans sa polaire pour y trouver un peu de chaleur. Le soleil a fini d'escalader le Chabarrou et daigne enfin nous réchauffer les oreilles lorsque nous arrivons au bord du lac des Aratilles (2247m)
C'est l'occasion une courte pause « fruits confits-pain d'épices » aliments de base du randonneur. Puis le périple reprend à un rythme soutenu, le lac d'Aratille s'estompant déjà dans le lointain.
130, 140 c'est le rythme de mes battements de coeur quand on aperçoit enfin le lac du Col d'Arratille ( 2528m) dominé par le grand Pic du même nom qui culmine à 2798 m
Le chemin bascule alors en territoire espagnol vers la vallée du Rio Ara d'où nous découvrons le col des Mulets (2559m), notre prochain objectif.
le chemin nous oblige à nous transformer quelques instants en izards pour franchir une arête de pierre,
avant de s'engager sur le flanc du Pic Chabarrou pour traverser une zone d'éboulis assez périlleuse, comme un fil de funambule tendu entre les deux cols.
Mais à peine avons nous fait quelques mètres que nous faisons corps avec les blocs de pierre du chemin, nous sommes devenus des pierres qui bougent !
Une marmotte pointe son nez intriguée de savoir qui ose s'aventurer dans des parages aussi inhospitaliers
Un dernier effort et nous franchissons le col pour basculer dans la vallée en direction du refuge des Oulettes de Gaube
Ce refuge est situé sur un contrefort rocheux qui fait face au formidable massif du Vignemale
Nous restons à contempler le spectacle sans cesse changeant de la course du soleil sur les parois du cirque de montagnes, jusqu'à ce qu'il décide d'aller se coucher en enflammant les pics et le ciel environnant.
Puis l'incendie gagne l'ensemble du ciel....
...puis finit par s'éteindre. Les cîmes se drapent alors dans une écharpe de nuages pour affronter la nuit qui s'annonce glaciale.
Texte & Photos Ulysse
08:23 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
16.09.2007
Périple pyrénéen 2ème étape : le massif de la Fache
Le soleil commence à peine à dévaler les pentes des cîmes environnantes lorsque nous quittons le refuge pour faire l'ascension de la Grande Fache (3005m).
Stimulés par l'air vif nous gagnons bientôt la zone des alpages où le soleil daigne enfin nous réchauffer la couenne.
mais notre passage n'est pas sans inquiéter un couple de marmottes qui se demandent ce que viennent faire ces bipèdes dans des lieux aussi désertiques.
Au fur et à mesure que nous prenons de l'altitude la végétation se fait plus rare et l'ossature minérale des Pyrénées envahit le paysage.
Les parois et le sol sont un patchwork de grès sédimentaires, de granites, de quartz, de minerai de fer dont la texture révèle un passé tumultueux de roches en fusion.
Il faut dire que les Pyrénées ont eu une existence mouvementée. Une première chaine de plus de 6000 mètres a surgi il y a environ 300 millions d'années, sous l'effet du choc de la plaque Africaine contre la plaque eurasienne.
Cette chaine a été érodée puis recouverte par la mer avant que la chaine actuelle n'émerge il y a 60 millions d'années, sous la poussée de la plaque Ibérique contre la plaque eurasienne.
Après 2h30 d'ascension nous parvenons au col de la Fache dominé, vers le sud, par la Grande Fache (3005m) et, au nord, par le Pene d'Aragon (2916m) et la Petite Fache (2947m). Au loin vers l'ouest nous apercevons le Pic dOssau dont le sommet ressemble à la gueule d'une baleine mordant le ciel. Au fond de la vallée en territoire espagnol resplendit le lac de Respumoso, semblable à un gigantesque oeil bleu de Gaïa. Et oui , notre planète se fait vieille mais elle a encore de beaux yeux !
Gibus, notre meneur, contemple d'un oeil sceptique la Grande fache (3005m) que nous avions prévu de gravir, mais ses abords rébarbatifs nous amènent à lui préferer le Pene d'Aragon (2916m) qui lui fait face et dont dont les rondeurs relatives sont plus rassurantes.
Mais ces rondeurs ne sont qu'une apparence trompeuse car son ascension se révèle assez vite sportive et nous conduit à abandonner nos prétentions de bipède pour redevenir par endroits d'humbles quadrupèdes.
De fait le Pene d'Aragon n'est qu'un énorme tas de cailloux et de blocs de rochers qu'il faut contourner ou escalader un à un. Après 6743 cailloux on arrive enfin au sommet où le panorama nous récompense de nos efforts.
Nous découvrons alors le sommet de la Petite Fache et celui de la Grande Fache dont la silhouette fort pentue ne nous fait pas regretter de l'avoir dédaignée.
A la descente nous découvrons que les cailloux sont toujours en place et sont encore plus difficile à descendre qu'à monter !
mais fort heureusement le chemin du retour passe au bord d'un lac dont les eaux fraiches nous ragaillardissent.
La rencontre avec un troupeau de moutons nous indique que nous approchons de la zone des estives où se situe notre refuge.
nous hatons alors le pas pour célébrer notre ascension en dégustant un délicieux vin chaud !
Ainsi revigorés nous sommes prêts à aller prendre un bain dans notre baignoire panoramique !
Texte & Photos Ulysse
09:29 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
13.09.2007
Périple pyrénéen : 1ère Etape: du Pont d'Espagne au refuge Marcadau-Wallon
Malgré les prouesses technologiques de ces dernières décennies qui nous permettent de faire le tour de notre bonne vieille planète en 24h ou d'écumer le fond des océans, il reste heureusement un bon nombre d'endroits sur la terre où seul le pied de l'homme (et accessoirement sa main) peut se poser.
Et c'est dans quelques uns de ces endroits où les 4X4, les quads et autres prothèses mécaniques pour infirmes moteurs n'ont pas droit de cité, que je vous invite à me suivre en compagnie de quelques amis.
Notre périple débute à 1496 m d'altitude au Pont d'Espagne (à 5km au sud de Cauterets ) qui de son élégante et unique arche de pierre enjambe le Gave de Gaube alimenté par les glaciers du massif du Vignemale.
Notre chemin remonte la vallée du Marcadau qui prend sa source dans le massif de la Grande Fache (3005 m) but de notre première ascension. Elle tient son nom des échanges nombreux (en fait c'étai un vaste marché !) qui y avaient lieu dans le passé du fait de la proximité avec l'Espagne.
La pente douce du chemin ménage nos jambes et notre souffle, mais la vue de l'immense pyramide de la Grande Fache que nous avons prévu de gravir le lendemain ne manque pas de nous impressionner. Mais à chaque jour suffit sa peine et nous ne laissons pas l'inquiétude gacher notre plaisir de marcher dans un paysage idyllique sous un ciel bleu inespéré.
Nous apercevons bientôt le refuge Marcadau-Wallon situé à 1865 m dont le second nom lui a été donné en hommage à Edouard Wallon écrivain conférencier qui a cartographié une grande partie des Pyrénées.
Après avoir descendu une « 1664 » (ce qui fait plus de 200m de dénivelé !) nous prenons nos quartiers dans le refuge. On découvre alors que l'influence de la civilisation grecque n'est pas morte, les règles de vie des Spartiates ayant largement inspiré les dirigeants du Club Alpin Français.
Jugez en par vous même : toilette au lavabo d'eau froide ou dans le torrent, couchette de 50cm, sac à viande en guise de couchage, extinction des feux à 10h, concert de ronflements et de toux, effluves pédestres et plus intimes....
Et pourtant on y passe des moments inoubliables autour d'un repas roboratif généralement constitué d'une soupe « potagère » et d'un gargantuesque plat de pâtes ou de pommes de terres. On y cotoie des montagnards de tous ages et toutes nationalités qui s'échangent des tuyaux et des anecdotes sur leurs périgrinations. On y contemple des panoramas à couper le souffle (surtout quand on y grimpe !) et des cieux étoilés comme nulle part alilleurs, quand il n'y a pas, bien sur, de blizzard de neige ou de brouillard ! Sans oublier les couchers et surtout les levers de soleil incomparables et inmanquables, vu que la grass'mat, n'a pas cours dans les refuges !
Je vous donne rendez vous dimanche pour la suite du périple !
Texte & Photos Ulysse
10:00 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
03.09.2007
C'est la rentrée, je pars....
C'est la rentrée ! Les villes retrouvent leur rubans de voitures qui roulent au pas et leurs foules de piétons qui font le pied de grue en attendant les bus, les trams ou les métros redevenus des boites à sardines. Les 4X4 ont déserté la Croisette et les rues de Saint Trop pour fleurir sur les trottoirs de Neuilly ou de Saint Germain des Prés. Les hommes et les femmes politiques bronzés et souriants nous annoncent les uns un avenir radieux et les autres le chaos social, Et chacun après avoir ouvert dans sa vie quotidienne une petite parenthèse de liberté retrouve le train-train quotidien en s'agrippant tant bien que mal à la queue du diable
Pour ma part, en raison de mon age, j'ai la chance de ne pas être obligé de rentrer....alors je pars ! Je pars pour les sommets pyrénéens, histoire de prendre un peu de hauteur et de contempler les choses du monde ave un peu de recul.
Je me suis fixé comme objectif de gravir avec quelques amis la Grande Frache (3005m) et le Petit Vignemale (3032m) à partir du Pont d'espagne en 4 jours.
Donc, si tout se passe bien je serai de retour dimanche prochain pour vous faire le récit de mon périple.
Bon courage et à bientôt !
18:23 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
30.08.2007
Faites le tour du monde à pied en quatre heures !
En passant devant les vitrines des agences de voyages qui n'a pas rêvé en contemplant les posters de canyons de l'Arizona, d'îles polynésiennes, de fjords norvégiens ou d'haciendas mexicaines, tout en poussant un soupir de dépit en constatant que le prix alléchant proposé correspondait malheureusement au montant du prochain tiers provisionnel.
Il est vrai que tout le monde n'a pas dans sa famille un président de la république qui peut vous confier une mission humanitare pour sauver de l'extinction le crabe de cocotier ou soutenir l'industrie touristique de l'île Maurice. Mais ne soyez pas désespéré pour autant car je peux vous proposer un dépaysement garanti pour le prix de quelques litres de gazoline (pendant qu'elle est encore abordable).
Vous êtes partant ? Alors rendez vous au petit hameau de Vailhes au bord du Lac salagou (où je vous ai déjà emmené lors d'une précédente note) et préparez vous à faire pédibus jambus en trois heures un tour du monde, avec en prime le bonheur de nager dans les eaux émeraudes d'un lagon aussi beau que ceux du pacifique (les vahinés en moins je vous l'accorde mais leur réputation est surfaite car je peux vous assurer qu'elles ne sont pas plus belles que les filles de marseillan Plage !)
Nous commençons notre périple en longeant les bords du lac qui en cet endroit ressemble fort à son lointain homologue le lac Powell situé en plein coeur de l'Arizona. Ainsi sans avoir eu à subir les interminables attentes dans des aéroports transformés en bétaillères et les non moins isupportables babillages de votre voisin de vol vous vous retrouvez dans l'ouest américain, la seule note discordante étant dans le coassement des grenouilles dont l'accent trahit leur origine méditerranéenne.
Puis au détour du chemin vous entrez dans un décor digne d'un western de Sergio Léone en découvrant une église mexicaine entourée d'agaves avec son patio orné de magnifiques portails en ferronerie ouvragée qui surplombent les eaux bleues de la Laguna de Chapala.... pardon du lac salagou....On se dit alors qu'à la prochaine visite il ne faudra pas oublier son sombrero, sa bouteille de téquila (la blue azul pas une autre) et ses copains mariachis!
Et puis vous retrouvez les berges envoutantes du lac qui se donnent des airs d'océan pacifique avec ses lagons émeraude et ses iles soeurs jumelles de Bora Bora. ..
Puis en l'espace d'un kilomètres ou deux l'on change de nouveau de continent pour se retrouver sur des falaises dominant un fjord norvégien....
Après un atterissage en douceur sur les rives du lac on est surpris de retrouver son véhicule que l'on croyait avoir laissé à des milliers de kilomètres de là !
Des précisions sur l'itinéraire sont en fichier joint.
Texte & Photos Ulysse
08:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
22.08.2007
Allez de Valquière à Dio, sac au dos !
Je vous invite aujourd'hui à aller de Valquières à Dio sac au dos, mais pas en empruntant la route, ce serait trop fastoche ! Au demeurant, venant de ma part, une telle proposition vous paraîtrait supecte ! Fidèle à mes habitudes je vous suggère, une fois de plus, de prendre les « cols buissonniers » et de passer par le Puech Caubel et le Plo de Laurier histoire de vous faire faire un électrocardiogramme et un test de l'effort « in vivo » qui ne creusera pas le trou de la sécu.
Mais n'ayez pas trop d'inquiétude, la balade que je vous propose est du genre bucolique avec écran panoramique sur les monts d'Orb et de l'Escandorgue au nord, la plaine de l'Hérault et la mer au sud et, quand les prévisions météo sont mauvaises, les Pyrénées au loin à l'ouest. Seul petit problème, l'ombre est une denrée rare sur ces hauts plateaux et il vaut mieux programmer cette sortie quand la température n'excède pas 25° au soleil De même il vaut mieux éviter les jours où la Tramontane montre ses biceps, si l'on ne veut pas être transformé en ULM.
Mais quand les conditions sont idoines, c'est une balade paradisiaque, à la différence que personne ne sera là pour vous chasser des lieux si par hasard l'envie vous prend de croquer une pomme en chemin. Vos seuls témoins seront les vaches de Salers dont la discrétion est légendaire.
On commence par prendre un peu de hauteur pour savourer la vue du village de Valquières niché sur les contreforts du Puech Caubel. De fait, comme de trop nombreux villages de l'Hérault défigurés par cinquante ans de laisser faire, il faut voir Valquières de haut pour en avoir une vue pittoresque, car la distance masque les nombreux rajouts de bric et de broc qui défigurent trop souvent l'urbanisme de la région.
Tout en grapillant (l'été) de savoureuses mures, on grimpe alors doucettement vers le puech Caubel, malheureusement défiguré par des antennes pour satisfaire les besoins impérieux de communication des hommes qui se parlent sans cesse mais ne s'entendent plus.
Les flancs du Puech sont colonisés par un champ de fleurs que le ciel de ses lèvres de nuage semblent vouloir embrasser. Parvenus au sommet, le regard prend alors possession du monde. A l'encontre de ces singes naïfs et incultes qui prétendent prendre possession d'un territoire en y plantant un drapeau, la contemplation est à mon avis la seule possession qui vaille, car l'on fait alors entrer l'univers en soi. Il devient source d'émotions et élargit votre esprit et votre âme jusqu'au ciel et la ligne d'horizon.
Bientôt au loin apparaissent les corps graciles d'éoliennes posées sur le Plo de Laurier comme d'immenses échassiers à la huppe tournoyante. Descendantes des moulins à vent, elles sont la preuve que l'homme, quand il veut s'en donner la peine, sait parfois allier la beauté et la technologie.
Puis le chemin surplombe le village de Dio dont la chapelle St Jean de Prades et l'imposant château rappellent que ces terres aujourd'hui quasi désertiques ont connu dans le passé une certaine prospérité. Le château fut construit au XIIème siècle sur les ruines d'une forteresse wisigothique puis racheté et embelli au XVème siècle par la famille Fleury dont l'un des membres fut le premier ministre de Lousi XV.
Pour clore les découvertes culturelles, le chemin passe à proximité d'une magnifique capitelle intégrée dans le flanc du coteau sur lequel des générations d'hommes à la force de leurs bras ont entaillé jusqu'au sommet une cascade de terrasses autrefois cultivées.
Les seuls êtres qui s'activent encore en ces lieux brûlés par le soleil sont d'imposants criquets peu farouches et qui vous dévisagent avec curiosité.
Mais, passé le dernier col, voici que le clocher de la chapelle de Valquières se découvre annonçant la fin du périple. La beauté et l'immensité des paysages parcourus restent en nous longtemps après que l'on ait quitté ses chaussures couvertes de leur poussière.
Le circuit détaillé est en fichier joint
Texte & Photos Ulysse
11:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note
12.08.2007
Troquez votre plateau de fruits de mer contre le plateau de Guilhaumard !
Vous voilà enfin au bord de la mer, cela fait un an que vous rêviez de ce moment et vous restez affalé sur le sable à jouir de la caresse du soleil sur votre couenne. Entre les pieds de votre voisin vous apercevez la mer et vous vous dites que c'est le paradis !
Mais en êtes vous sur ? Avez vous jamais pensé aller jeter un petit coup d'oeil dans l'arrière pays ? je pense que vous ne seriez pas déçu. La mer c'est beau mais c'est salé et il y a souvent des méduses, le sable c'est chaud mais c'est plein de mégots et de bactéries en tout genre !
En revanche, dès que l'on quitte le rivage pour gagner l'arrière pays, on découvre le long de mille sentiers parfumés par la garrigue environnante, des lacs, des sources d'eau fraiche, des champs de fleurs, des océans de vignes, des chênaies, chataigneraies ou pinèdes qui vous offrent leur ombre protectrice, des falaises vertigineuses, des pics babéliens, des volcans endormis (d'un oeil ?), des capitelles audacieuses sans oublier ces hameaux et villages pittoresques dont les indigènes vous régalent, pour des prix dérisoires, de leurs délices ancestraux (charcuteries, fromages, miels, breuvages bacchusiens) .
Vous demandez à voir ? Alors prenez la direction du plateau de Guilhaumard et suivez mes pas .
Partant du village du Mas Raynal on traverse tout d'abord un plateau dolomitique que la pluie et le vent ont transformé en atelier de sculpture..Puis on aborde une zone de collines où le labeur séculaire des hommes a dessiné un immense damier sur lequel la nuit venue les dieux de l'Olympe doivent sans doute jouer aux échecs
On découvre ensuite la resurgence de la Sorgues (à ne pas confondre avec celle du Vaucluse) dont les eaux, après un long et mystérieux voyage souterrain sous le causse, jaillissent au pied de la falaise qui surplombe le hameau du même nom.
Dans cet endroit sauvage et romantique une magnifique batisse se dresse qui offre chambres et table d'hôte. Voilà un endroit où il doit faire bon rester quelques jours.
La pureté des eaux de la Sorgue permet l'élevage de milliers de truites que l'on aurait envie de taquine, mais je pense que les heureux éleveurs feraient alors entendre à vos oreilles une musique qui ne serait pas de Schubert.
Mais vos papilles ne rentreront pas frustrées de la balade, car on trouve un peu plus loin dans le hameau St Rome de Berlières une fromagerie produisant des tommes de brebis qui sont un vrai nectar ! La mondialisation n'aura pas raison des fromages traditionnels si les consommateurs se liguent pour aller soutenir pédibus jambus ces producteurs locaux qui respectent et la nature et le client.
La dégustation de cette superbe tomme vous donne des jambes de brebis pour gravir le bien nommé Pas de Tirecul qui vous emmène sur le magnifique plateau du Guilhaumar dont la flore et la faune ailée est l'une des plus riches du milieu méditerranéen. A vous les grands espaces, les horizons infinis et, selon la saison, les prairies parsemées d'orchidées, d'iris, d'anémones, de valérianes et de cardabelles. Quand j'y suis passé les champs étaient couverts de « cheveux d'anges » (stipes pennées) qui se mouvaient comme les vagues de la mer sous le vent.
Vous n'avez plus alors qu'à vous laisser guider par le chemin, veine de terre rouge dans cet océan végétal, en ouvrant les vannes de votre âme et de votre esprit au vent, à la lumière et à la beauté des lieux pour les nettoyer des miasmes de la vie moderne. Il vous ramène en douceur au Mas Raynal où vous attend un comité d'accueil très couleur locale !
Je serais très étonné que vous n'y reveniez pas l'an prochain !
Le parcours détaillé figure en pièce jointe.
Texte & Photos Ulysse
10:00 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
06.08.2007
A califourchon sur les falaises de St Martin de l'Arçon
Dans notre vie, si l'on n'y prend garde, passées les années fougeuses de la jeunesse où l'on prend tous les risques, on fait peu à peu comme l'eau qui contourne les obstacles, on choisit les solutions de facilité. On brûle du pétrole quand on pourrait utiliser l'huile de genou, on prend l'ascenseur alors que l'on pourrait utiliser la pompe de son coeur, on cesse de courir après une balle ronde ou ovale en cuir pour partir en quête d'autres sphères plus douces, on se marrie pour avoir un frigidaire toujours plein, on met au clou son VTT pour se vautrer dans un canapé et ingurgiter les fadaises tiédasses du tube à images. On lit Paris Vaches au lieu de se replonger dans « Crime et châtiments de Dostoievsky, d'écouter Purple haze de Jimmi Hendrix où de parcourir des yeux la voute céleste à la recherche de la Grande Ourse.
Et quand on est comme moi randonneur, on fait de même pour les balades Avec les années qui passent on cherche à ménager ses articulations qui grincent et la vue des sommets vous impressionne. Votre subconscient nourri aux slogans soporifiques de la société de consommation vous fait quitter les chemins de chèvres pour des chemins de moutons et puis un jour on se surprend à traverser les prairies à vaches (celles de Normandie pas de l'Aubrac qui ont droit à tout mon respect!).
Et sans crier gare vient un matin où l'on a du mal à enfiler son pantalon de randonnée et l'on comprend soudain qu'il est temps de réagir sous peine de finir bientôt dans un fauteuil roulant. On se plonge alors dans les cartes Topo 25 de l'IGN à la recherche d'un circuit en forme de montagnes russes histoire de lancer un défi à son subconscient lobotomisé par les médias et tout en enfilant ses godillots de randonnée on lui susurre « on va voir ce que l'on va voir !
C'est ainsi que je me suis retrouvé l'autre jour avec quelques amis sur les hauteurs de Saint Martin de l'Arçon à tenter d'imiter les mouflons qui hantent les lieux, car l'itinéraire que nous avions choisi convenait plus à des quadrupèdes qu'à des bipèdes.
Pour corser l'aventure il avait plu la veille et les pierres du chemin (quand il y en avait un) et les rochers sur lesquels nous avons « rampé » étaient glissants comme des savonnettes.
Mais nous n'avons pas regretté notre périple car lorsque l'on sort des sentiers battus et que l'on est contraint de se concentrer sur chacun de ses pas et chacun de ses gestes en recherchant les points d'appui on se redécouvre soi même (c'est ainsi que je me suis rendu compte que je sous estimais largement le poids de mes fesses !). De fait on puise dans son énergie intérieure la force de vaincre la loi de la pesanteur.
On atteint ainsi le but ultime des moines boudhistes qui est de vivre pleinement dans l'instant « ici et maintenant » sans avoir besoin d'aller suivre un stage hors de prix dans un monastère Tibétain sous la direction d'un gourou généralement né en Californie ou à Saint Germain des Prés.
Et puis en quittant les chemins balisés on franchit le miroir d'Alice au pays des merveilles pour pénétrer dans un univers où des bergers de pierre méditent en haut des falaises en surveillant d'un oeil leur troupeau d'étoiles.
un univers où certains arbres sont des fenêtres sur le monde d'en dessous
et où d'autres prennent la forme d'animaux fabuleux.
Et c'est revigorés et rassérénés que l'on a retrouvé la plaine et ses vignes, promesse d'une soirée festive entre amis pour célébrer notre jeunesse retrouvée.
Le détail sur l'itinéraire est en fichier joint
Texte & Photos Ulysse
09:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
11.07.2007
Un poème de pierres : l'abbaye de Valmagne !
Certains hommes écrivent des poèmes avec des mots d'autres avec des pierres...Ainsi en est il de certaines chapelles, églises ou abbayes dont l'audace, la puissance ou l'élégance des façades, des colonnes et des voutes font sur notre esprit un effet semblable à la poésie. Ils nous donnent le sentiment d'apercevoir ou comprendre l'essence du monde au delà des apparences. Les arabesques de pierres comme les assemblages de mots ouvrent des portes sur l'indicible et l'invisible.
Laissons nous aujourd'hui emporter au delà du monde matériel en visitant l'Abbaye de Valmagne fondée en 1138 par Raymond Trancavel, Vicomte de Béziers. Je laisse à l'excellent site qui lui est consacré le soin de vous conter son histoire et vous invite simplement à un voyage poétique en découvrant ce lieu magique.
Certes la première vision que l'on en a, quand on l'aperçoit solidement installée au milieu des champs, ne laisse pas une impression de grâce ou de légèreté. Mais cette allure un peu pataude a sans doute été recherché par ses bâtisseurs qui n'ont pas voulu attirer sur elle l'attention des bandes de maraudeurs qui sévissaient à l'époque de sa prospérité.
Puis quand on s'en approche, ce coté un peu balourd prend de la majesté et les mensurations impressionnantes de l'église (23m de haut 89m de long) laissent notre esprit pantois d 'admiration.
La contemplation de sa nef intérieure nous donne à la fois un sentiment d'humilité mêlé d'un sentiment de puissance de voir que l'être humain puisse ainsi imaginer des formes capables de vaincre les lois de la gravité et de maintenir des pierres en l'air par le seul jeu de la répartition des forces.
Mais notre esprit reçoit un plus grand choc encore quand on franchit la modeste porte qui mène de la nef au cloître. Les colonnades qui s'offrent alors à nos yeux créent un univers chaleureux et chatoyant d'ombres et de lumières qui soulignent l'extrême élégance et harmonie des dentelles de pierres qui leur donnent vie.
Au milieu du cloître trône une fontaine lavabo véritable broderie de pierres dont on se demande quelle couturière céleste l'a réalisée.
On se pince alors pour se demander si par mégarde on n'aurait pas franchi un passage secret menant au paradis.
Il faut alors démbuler le long des galeries et laisser son esprit s'impréginer de l'harmonie du lieu. Un sentiment de plénitude et de sérénité vous gagne alors car vous comprenez le sens caché du monde et de la vie comme lorsque vous lisez ou écoutez de la poésie.
J'ai eu le privilège de pouvoir la visiter à la nuit tombée et la magie de ce lieu est alors magnifiée par le jeu des ombres des lumières sur les volutes de pierrres qui semblent dans ce clair obscur d'une infinie légéreté.
Texte & Photos Ulysse
07:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
07.07.2007
Passez le col autour de l'Ayrolle
A cette période de l'année la chaleur et le soleil conjugués à la programmation estivale des chaines de télé ralentissent le fonctionnement de nos neurones et ramènent notre niveau de conscience à celui d'une laitue. Aussi pour éprouver plus solidement la réalité de mon existence, je me contrains à défier la pesanteur qui m'invite à rester ancré à mon verre de rosé comme une moule à son rocher et je pars arpenter les chemins de l'arrière pays. L'effort physique que j'accomplis alors, les battements du coeur qui accélèrent et deviennent plus présents, le sel de la sueur qui me pique les yeux, l'univers d'odeurs jaillies du sol et de la végétation qui m' assaillent, amplifient mon sentiment et mon bonheur d'exister.
Pour ma dernière balade je suis allé du coté de Ceps, ce village bien nommé situé en plein coeur du Saint Chinianais, afin d'y faire le tour du modeste Mont de l'Ayrolle (458m) qui domine les superbes gorges de l'Orb et fait face vers le nord au redoutable massif du Caroux.
La simple traversée du village vous donne l'occasion d'une leçon de philosophie alors que l'on passe sous un cadran solaire dont le personnage barbu qui l'orne semble nous dire « Profitez du temps qui passe, il est plus tard que vous ne croyez ! »
Déterminé à suivre ce conseil, j'ai alors emprunté un chemin grimpant en pente douce vers le Col du Bac .Ce chemin est bordé d'un de ces antiques murs de pierres qui jalonnent sur des dizaines de kilomètres le pays d'Oc et envers lesquels vous connaissez mon attachement. C'est pour moi une chaine qui nous relie aux générations précédentes. L'ombre des mains qui ont taillé et posé ces pierres et la lumière des regards qui les ont ajustées planent sur eux quand je les contemple.
Un arbre foudroyé par l'age ou l'orage dresse sa silhouette orgueilleuse au dessus de ce mur tentant de résister aux myriades de machoires d'insectes qui le taraudent pour qu'il rende à la terre ce qu'il lui a emprunté.
Des vignes vigoureuses revigorées par le soleil ardent grimpent allègrement à l'assaut des collines qui ondoient aux alentours. La promesse du nectar en gestation dans les grappes naissantes me rejouit le coeur.
Mais voici qu'à l'approche du sommet du col le formidable massif du Caroux se dresse à l'horizon, barrière climatique qui prive de l'influence méditerranénne les vallées qu'il surplombe vers le nord.
Une fois passé le col du Bac (avis aux élèves qui auraient échoué cet examen, ce chemin peut leur servir de session de rattrapage) on descend vers le village de Boissezon situé non loin de l'Orb qui coule à cette saison paresseusement,
il prend le temps au passage d'honorer des ses eaux limpides les belles qui prennent le soleil sur ses rives.
Elles sont plutôt du genre timides et farouches car malgré mes gestes courtois et attentionnés à leur égard, elles n'ont pas voulu me dire leur nom. Quelqu'un ou quelqu'une le connaîtrait il ?
Puis le chemin reprend un peu d'altitude pour dominer les gorges de l'Orb où la végétation et l'eau mêlées offrent un festival inouï de bleus et de verts.
Le chemin rejoint ensuite le village de Ceps en longeant un somptueux patchwork de garrigues et de vignes.
En retraversant le pont qui mène à Ceps une petite route en terre vous mène vers les eaux rafraichissantes de l'Orb pour une baignade bien méritée !
Des précisions sur l'itinéraire figurent en fichier joint.
Cette balade est postée à l'intention de David mon visiteur-blogueur amoureux du pays d'OC et à sa petite famille.
Texte & Photos Ulysse
11:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
30.06.2007
Sur le banc du Rocher des Vierges
Vous considérez certainement comme moi qu'un banc c'est normalement fait pour se reposer . Pourquoi alors les responsables des bancs publics dans les agglomérations (ce doit être un job de tout repos!) s'ingénient à les placer dans les endroits où ils ne peuvent pas remplir cette fonction ! Car soit le banc est situé au bord d'une voie passagère et vous subissez alors les pétarades enfumeuses des bagnoles et des motards, soit il est placé, plus intelligemment certes, dans un parc, mais malheureusement sous un arbre, et vous êtes très vite décoré par les chiures de pigeons, d'étourneaux ou de goélands.
J'avais donc renoncé à l'espoir de pouvoir un jour jouir du bonheur simple de m'asseoir sur un banc public pour y rêvasser ou relire l'Iliade et l'Odyssée.Mais au hasard de mes pérégrinations j'ai repéré un banc de rêve où l'on peut se reposer et méditer à loisir sans craindre d'être transformé en saucisse fumée ou en arbre de Noël ! Certes pour y accéder il faut faire un petit effort - mais le repos qu'il nous offre n'en est que plus mérité - car il est situé ......à 536m d'altitude, au sommet du rocher des Vierges, qui domine, au milieu d'un océan de garrigues odorantes, le village d'Arboras.
Le chemin qui y conduit est des plus agréables. Après un démarrage entre des haies d'arbres rafraichissantes qui facilitent la grimpette, on passe devant un étonnant hommage rupestre aux "Félibres" morts pour la France. Rappelons que le Felibrige est un mouvement littéraire fondé près d'Avignon en 1854 par sept poètes provençaux dont le leader était Frédéric Mistral.dont le but était de relancer l'usage de la langue d'Oc en littérature.
Puis on passe au pied de roches sculptées par la pluie et le vent qui donnent au Rocher des Vierges son nom car ceux qui l'ont ainsi nommé y ont vu deux vierges penchées l'une vers l'autre. J'avoue que bien que j'ai habituellement l'esprit imaginatif j'ai eu du mal à y voir ces saintes créatures mais il est vrai que je ne suis pas très porté sur la religion!
Parvenus au sommet le banc vous attend situé près d'une chapelle sans grand charme
mais dont la plateforme vous offre une vue fantastique sur la plaine jusqu'à la mer.
Avant de vous y asseoir prenez le temps de faire le tour du sommet pour découvrir au loin vers l'Ouest le Tantajo qui domine Bédarieux et plus près vers l'Est le Pic Baudille.
Après ce tour d'horizon le banc est enfin à vous mais méfiez vous une fois assis on y est si bien et l'environnement est si paisible et si beau que l'on a du mal à en repartir !
En descendant du Rocher des Vierges je vous conseille de faire un détour par le caveau de Virgile Joly qui se trouve sur la place du village et sur lequel vous trouverez un commentaire dans la rubrique "délices" de ce blog.
Pour l'accès au rocher des Vierges voir le fichier joint.Texte & photos Ulysse
17:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
19.06.2007
Suivez mes traces autour de Salces !
Votre vie est gris souris, votre patron est un rat et votre compte en banque est comme le gruyère français : il a des trous ! Rien de tel pour retrouver le moral que de troquer vos souliers vernis pour des bonnes grôles de rando et d'aller soulever la poussière des chemins. Surtout qu'à cette saison la nature est en fête. Sous l'influence du soleil et des jours qui s'allongent la chlorophylle connaît son activité maximale et le monde végétal arbore une profusion de fleurs en vue d'assurer sa descendance.
Prenez la Direction des Salces, ce pittoresque village installé à l'abri du cirque creusé dans le plateau de Courcol et dont la chapelle domine un océan de vignes. En grimpant sur le plateau vous cheminerez dans une mer de genêts qui répand dans l'air une odeur miellée envoûtante.
Parvenu sur le plateau de vastes sapinières vous attendent qui offrent au promeneur une ombre rafrichissante. Mais ce hâvre de paix et de détente est un lieu d'infernales cadences pour le peuple des insectes contraint de trouver sa pitance.
Les campanules quant à elles redoublent de coquetterie et se sont mises sur leur 31 pour les séduire.
Des chevaux à peine sortis de l'adolescence se défient à la course dans un paysage digne du far-west,
puis vous dévisagent en se demandant sans doute comment un être sur deux pattes arrive à tenir debout !
La pluie a sculpté dans les contreforts calcaires du plateau une armée de soldats qui semblent vous guetter à l'abri de fourrés de buis ou de chênes verts.
Le tronc calciné d'un vieil arbre témoigne de la violence des orages qui de temps en temps sévissent en ces lieux..
Mais le jour où j'ai effectué ce périple le temps était au beau fixe et donnait à la contrée des allures idylliques n'incitant guère à presser le pas.
Il y a comme cela des chemins que l'on garde en mémoire et que l'on parcourt en pensée l'hiver ou les jours de pluie !
Des précisions sur l'itinéraire figurent en fichier joint Texte & Photos Ulysse
14:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
17.06.2007
Allez, on sort voir les Dinosaures !
Vous en avez assez de voir vos chères têtes brunes ou blondes passer leurs week-end affalées devant la téloche ou en train de manipuler leur nultendo. Mais que leur proposer qui puisse les arracher à ces activités décervelantes ? La dernière fois que vous leur avez proposé de visiter un musée, vous avez surpris dans leur regard une lueur d'apitoiement qui vous a fait battre en retraite !
Que faire pour les sauver de la lente décrépitude physique et mentale auquelle les vouent les grands goupes industriels du multimédia qui considèrent les humains que nous sommes « comme du temps de cerveau disponible »
Et bien , je pense que je connais un endroit capable de les extiper ou « dégluer » des tréfonds des canapés où ils sont avachis...proposez leur d'aller voir les Dinosaures ! Le cauchemard imaginé par Steven Spielberg d'un retour sur terre des dinosaures, s'est matérialisé dans un endroit sauvage de la garrigue de Mèze.
En ce lieu rodent au détour des allées les plus grands et plus féroces animaux que la terre ait jamais porté.On y croise ainsi le gigantesque tyrannosaure Rex dont la machoire dotée de dents acérées pourrait broyer une tête d'éléphant.
Fuyant ce monstre, on croise alors le chemin du Brachiosaure non moins gigantesque mais plus pacifique, ses préférences alimentaires allant à l'herbe verte des prairies. Il est certes quelque peu efflanqué et nous laisse voir ses côtes, l'herbe étant plutôt rare dans ce coin de garrigue, mais il garde néanmoins belle allure !
Plus loin, on tombe sur un Spinosaure fort heureusement enchainé, aux pattes dotées de griffes redoutables et qui bondissent sur leur proies pour les déchiqueter.
Nous voici maintenant face à un Tricétératops, autre paisible herbivore, mais dont les impressionnantes cornes lui permettait de résister aux plus féroces prédateurs.
Il vaut mieux, par contre, ne pas trop s'approcher de cet allosaure dont la mine patibulaire et les pattes avant pourvues de griffes acérées laissent deviner un caractère plutôt belliqueux .
Ne vous fiez pas non plus à l'allure plus pacifique de ces Deinonycos auxquels vous pourriez fort bien servir de petit déjeuner ou de goûter selon l'heure de votre visite..
Nous voici enfin face à une créature un peu plus fréquentable, le troodon, qui semble être l'ancêtre de notre paisible lézard vert, celà étant je ne vous conseille pas de tenter de lui caresser l'encolure !
Le plus étonnant est que ces animaux, dont certains sont aussi hauts que des immeubles de 4 étages, voyaient le jour dans une fragile coquille d'oeuf, à l'exemple de ce petit dinosaure qui semble inoffensif mais que je vous déconseille de prendre comme animal de compagnie .
Ce monde des dinosaures que le parc de Mèze fait revivre de façon réaliste et pédagogique a disparu sous l'effet d'u cataclysme climatique causé par la chute d'un météorite ou de fantastiques éruptions volcaniques. Le ciel se serait alors obscurci du fait des cendres et des poussières projetées dans l'atmosphère faisant disparaître les plantes de la surface de la terre causant ainsi la mort des herbivores puis celle des carnivores qui nont plus trouvé de quoi se nourrir !
Seules leurs ossements et leurs oeufs fossilisés, trouvés sur le site même de ce parc où ils déambulaient il y a 70 millions d'années, la région étant alors couverte par une plaine tropicale parcourue de grands fleuves, témoignent de leur passage sur la terre.
Des êtres plus petits leur ont succédé dont nous sommes issus, et d'ailleurs dans nos gènes nous avons conservé certains des traits de caractère de ces redoutables ancêtres, vu la manière dont parfois nous traitons nos semblables et dont nous agissons vis à vis de la planète qui nous héberge !
Celà dit, il est temps que j'achève la visite car j'aperçois Tyranosaure Rex qui se dirige vers ma voiture et je crains fort pour sa pérennité !
Pour vous rendre au parc cliquez sur le présent lien.
Texte & Photos Ulysse
09:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
12.06.2007
De Saint Martin de Londres au Ravin des Arcs
Ceux et celles de ma génération se souviennent sans doute du jeu télévisé « la tête et les jambes » où les candidats étaient soumis à des épreuves intellectuelles et sportives.
Et bien, aujourd'hui je vous propose un « remake » de ce jeu en vous invitant à me suivre de Saint Martin de Londres au Ravin des Arcs.
Commençons tout d'abord notre périple en prenant le temps de déguster un café-croissant à la terrasse d'un café sur la magnifique place de la Fontaine, située au centre de saint Martin de Londres.
Ce village tranquille, à l'écart des grands axes touristiques, recèle un patrimoine remarquable et préserve une enviable douceur de vivre. Son nom lui vient, non pas d'une occupation anglaise passée comme on pourrait le supposer, mais de la proximité d'étangs ou de marais (londras en occitan).
Si la tour de l'horloge s'exhibe fièrement sur la grande place, ce village dissimule derrière ses murailles une église dédiée à Saint Martin, qui est une merveille architecturale bâtie au XIème siècle par les moines de l'abbaye de Gellone située à Saint Guilhem (d'où sa ressemblance avec cette dernière).
Ses bâtisseurs lui ont donné, comme à Gellone, une forme tréflée et l'ont orné d'éléments sculptés magnifiques, car elle était destinée à recevoir un morceau de la « vraie croix ». Mais ce projet, pour d'obscures rivalités politiques entre seigneurs et écclésiastiques, ne fut pas réalisé.
Pour y accéder vous passez devant un surprenant calvaire à double face représentant d'un coté, la Vierge, qui a la tête dans les étoiles et de l'autre, le Christ, qui a la tête dans le soleil et affiche un visage étonnamment serein.
Son porche est orné d'une très belle statue de Saint Martin d'un style naïf et très sobre et son intérieur dépouillé invite à la méditation
Elle est bordée par une galerie de l'ancien cloître ou les voutes jouent avec les rayons du soleil pour créer un clair obscur symbole, à mes yeux, des aléas de la vie humaine.
La tête ainsi emplie de nourritures spirituelles, je vous convie maintenant à faire un peu d'exercice physique sur les méandres pentus du chemin qui mène au ravin des Arcs (voir le détail du circuit en fichier joint).
Après avoir cheminé dans une garrigue austère et rocailleuse, on plonge soudain dans un oasis de verdure et d'eau limpide où seules les naïades chères au Titien ou à Ingres manquent à notre bonheur. On y aperçoit bien quelques « demoiselles » vêtues comme elles sont nées, mais ces "demoiselles" là ne sont pas de celles qui habitent mes rêves.
L'eau y a sculpté dans la roche une arche spectaculaire qui surplombe une vasque où l'on peut à loisir se baigner.
Après ces plaisirs nautiques revigorants, une bonne grimpette nous attend pour revenir au point de départ. Voilà ma foi, une journée bien remplie où la tête et les jambes auront été de la fête !
Texte & Photos Ulysse
09:00 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
03.06.2007
Retour en Aubrac
En mars dernier je suis allé visiter l'Aubrac. et javais été ébloui par la beauté austère de ce plateau vallonné et raboté par des glaciers depuis longtemps évanouis.
Les gens de ce pays m'avaient alors dit « revenez au printemps et vous découvrirez un immense jardin fleuri dans lequel déambulent, tétons à l'air, les belles de l'Aubrac aux yeux noirs » !
Intrigué et émoustillé par l'allusion aux belles de l'Aubrac, j'ai fait quelques recherches pour découvrir que les belles en question ne sont pas du genre que l'on invite dans son lit mais plutôt dans son assiette ! En effet si ces belles là ont effectivement de grands et beaux yeux noirs et de jolis têtons, elles ont aussi de grandes oreilles et quatre pattes et elles envahissaient les hauts plateaux de l'Aubrac à l'occasion de la transhumance, qui donne lieu à une grande fête populaire dans le village d'Aubrac.
Cette année, la fête se tenait les 26 et 27 mai et je m'y suis précipité pour aller faire un brin de causette aux belles de l'Aubrac et surtout pour en taquiner une avec un couteau et une fourchette, car, foi de gastronome, la tranche d'Aubrac c'est un régal !
J'ai passé deux jours de bombance et de liesse au sein d'un environnement paradisiaque. Les autochtones n'avaient pas menti: les collines n'étaient qu'un immense massif de fleurs et l'on comprend que la chair des Belles qui s'en nourrissent ait un goût si délicieux et soit si tendre !
A l'occasion de la transhumance les éleveurs décorent leurs troupeaux : les vaches sont enrubannées et embellies de fleurs et de feuillages et la « Reine » du troupeau qui marche en tête est décorée d'un rameau de houx orné de fleurs en crépons.
Lors de son arrivée à Aubrac le troupeau est réuni sur la place du village et l'éleveur a droit aux honneurs du comité d'accueil avant de repartir pour leur destination finale située dans les « estives » ou prairies d'altitude.
Mais tout en parcourant les clichés de ces festivités et des alentours, laissez moi vous conter la vie cette région magnifique et austère selon les saisons.
Dès que les beaux jours reviennent en avril et que l'herbe commence à pousser dans les plaines les éleveurs sortent leurs animaux dans les pâtures près des exploitations.
Les bienheureux taureaux se voient alors chacun attribuer un « harem » de vaches pour qu'ils assurent leur rôle de reproducteur. Je peux vous dire que ces taureaux là n'ont rien des taureaux de corrida, malgré leur taille impressionnante. On peut ainsi passer sans crainte à leur coté épuisés qu'ils sont par cette lourde responsabilité !
A la fin du mois de mai, c'est la transhumance vers les prairies d'altitude, les « estives », où les troupeaux vont rester jusqu'à la mi-octobre. De fait l'Aubrac est une race très rustique qui s'adapte à tous les mileux et dont l'aire d'implantation s'étend à l'Aveyron au Cantal à la Lozère et à toutes les zones dites difficiles (altitude, garrigues, landes, causses)
Pendant leur absence les pâtures qu'ils ont quittées sont fauchées pour constituer des réserves de foin pour l'hiver. Le temps des foins est suivi de celui des moissons : on récolte alors les céréales (blé, orge, seigle) dont une partie servira à l'alimentation des animaux).
La viande des vaches d'Aubrac fait l'objet de labels attestant de sa très grande qualité (Boeuf fermier d'Aubrac et Génisse Fleur d'Aubrac). De fait la tendresse qu'elles se manifestent entre elles se retrouve dans votre assiette !
Certes, dans cet envoûtant pays le soleil n'est pas toujours en rendez vous et il vous arrive de vous perdre dans le brouillard,
mais n'ayez pas d'inquiétude vous trouverez toujours sur votre chemin un Buron pour vous accueillir, vous réchauffer et vous régaler en compagnie des autochtones qui ont le soleil dans leur sourire et dans leur coeur .
Je vous recommande particulièrement de déjeuner ou de dîner au moins une fois au Buron du Bès à 3km de Nasbinals sur la route de saint Urcize (04 66 32 55 72) c'est une expérience que vous ne regretterez pas !
Texte & Photos Ulysse
11:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
31.05.2007
Allez vaille que vaille, à l'église de St Jean de Dieuvaille
Levé tôt le matin pour aller au turbin, couché tard le soir pour s'occuper de la maison et des bambins, toute la semaine vous avez marché au radar en rêvant de la « grasse mat » que vous alliez faire dimanche matin....
Mais voilà, c'était sans compter avec votre charmant voisin de gauche (géographiquement parlant!) dont le clébard aboie après la lune et votre non moins charmant voisin de droite qui tond sa pelouse dès "potron minet" pour éviter l'ardeur du soleil, sans oublier celui d'en face qui a du perdre son sonotone et met la télé à fond pour réécouter sur "Télé-matin" les nouvelles de la veille (il y en a qui ont du mal à suivre l'actualité...!.)
Alors vous vous prenez à rêver d'un endroit où vous seriez seul au monde, d'une île au soleil où l'on n'entend que la douce chanson des alizés.
Mais vous n'avez pas besoin d'aller si loin, passez chez Décatelon acheter un sac de couchage et une lampe de camping, videz votre frigidaire dans un sac à dos, prenez un ou deux bouquins (par exemple « Petite philosophie du marcheur « de Christophe Lamoure aux éditions Milan et « Les expressions familières du Languedoc et des Cévennes de Christian Camps aux éditions Bonneton) et un flacon de Chateau Haut Blanville (voir le lien et la rubrique "délices" du blog) et partez pour le canyon de Dieuvaille, près du hameau de Barroubio.
Parvenu au hameau, suivez les panneaux indiquant « Eglise du Trou » autre nom, très évocateur, donné à l'Eglise saint Jean de Dieuvaille, qui se trouve de fait blottie au fond d'un canyon où coule un ruisseau nommé « Eglise » !(je ne l'invente pas !) Je ne connais pas d'endroit plus sauvage et plus calme à des milliers de lieues à la ronde.
Bâtie au XIIIème siècle sur les fondations d'un ancien ermitage, l'église, que l'on peut visiter, recèle deux peintures rupestres de bonne facture représentant, l'une, Saint Pierre, reconnaissable à la clé du Paradis qu'il tient dans ses mains. Cette clé enorme laisse penser que les portes dudit lieu ne sont pas en contreplaqué et que l'on ne doit pas facilement y entrer. L'autre peinture représente sans doute Saint Jean, si l'on se réfère au nom attribué à l'église.
Un cimetierre fort romantique entoure l'église. L'une des tombes, où gît la dépouille d'un jeune homme de 23 ans mort en 1915, sans aucun doute à la guerre, est particulièrement émouvante car elle est ornée d'une photo jaunie et de fleurs artificielles qui semblent, elles, avoir été apportées la semaine passée. On s'interroge sur la personne qui plus de 90 ans après le décès de ce jeune homme a déposé récemment des fleurs. Est il possible que sa compagne soit encore en vie, où est-ce un membre de la famille ou tout simplement une main amie qui, plusieurs décennies après, ne l'a pas oublié. Quoi qu'il en soit, en s'arrêtant sur sa tombe, cet être revit un instant dans nos pensées.
Ce cimetierre est également le lieu d' un autre phénomène étrange. On y voit, en effet, un arbre planté près d'une tombe dont les deux premières branches suivent les deux bras de la croix qui l'orne. On a le sentiment que l'arbre, dont les racines doivent taquiner le cercueil du défunt, manifeste ainsi sa sympathie à son égard.
Croyez moi, lorsque vous aurez passé quelques heures, voire une nuit (on peut dormir dans l'église) en ce lieu sauvage baigné de spiritualité, vous attaquerez avec sérénité la semaine qui s'annonce et vous dormirez dimanche prochain comme un bébé malgré les nuisances sonores de vos chers voisins.
Des précisions pour vous y rendre sont données en fichier joint.
Texte & Photos Ulysse
15:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note
28.05.2007
A l'assault du Vissou !
Les paysages de l'Hérault sont dominés par 6 sommets emblématiques qu'il faut avoir gravis pour avoir une bonne connaissance de la géographie de ce département : Le Pic Saint Loup situé aux portes de Montpellier, le Saint Baudille qui domine la région de St Guilhem, le Tantajo qui surplombe Bédarieux, Le Caroux au pied duquel se nichent Olargues et Lamalou, la Séranne qui protège la vallée de la Buèges de la Tramontane et enfin le Vissou planté dans la plaine de Cabrières.
J'ai déjà gravi deux ou trois fois chacun des cinq premiers mais je dois avouer que je snobais le sixième qui avec ses modestes 480 m me faisait plutôt l'effet d'une grosse colline. De plus une route forestière permet d'accéder en voiture au sommet (comme au demeurant le Tantajo et le Mont Baudille) ce qui enlève beaucoup de charme au lieu celui-ci étant, dans ce cas, généralement pollué par les mégots des fumeurs qui se donnent à bon compte l'impression d'être sportif en parcourant les 30m qui sépare leur bagnole du sommet.
Mais je dois reconnaître que son profil, qui lui donne l'aspect d'une dent de requin fichée en plein coeur de la garrigue, me séduisait et je me suis finalement décidé à le gravir, mais en l'abordant par la face sud qui n'est parcourue que par un modeste sentier .
Et bien je n'ai pas regretté ma balade. Il faut dire que le Vissou se venge de sa modeste taille en vous imposant de l'aborder par un chemin qui monte pendant 500m en pleine pente, histoire de vous imposer un brin de respect ! Au moment où vous commencez à être à bout de souffle, et où vous regrettez de ne pas avoir de frein à main pour pouvoir faire une pose sans repartir en arrière, la pente deveint heureusement plus raisonnable et vous conduit sur le Pic de Vissounel, petit frère du Vissou qui culmine à 367 m et offre une vue fort agréable sur le têton boisé de Boutouri.
S'offre alors à vous une somptueuse croupe herbeuse couverte de fleurs propice , selon votre état de fatigue, à une sieste réparatrice ou à une partie de saute-mouton (ou saute-brebis!). J'ai découvert en ce lieu que l'ail, qu'affectionne particulièrement les gens du midi, est également apprécié par les abeilles locales qui en butinent les fleurs !
Les 120 m qu'il reste à gravir pour atteindre le sommet du Pic du Vissou sont ensuite une simple formalité et malgré l'altitude relativement modeste la vue sur la plaine vaut le détour !
On descend ensuite en pilotage automatique en empruntant la confortable piste forestière qui rejoint par l'est la plaine de Cabrières et offre une vue panoramique sur le cirque de Mourèze.
Il serait dommage d'en rester là et de rentrer au bercail car sur la colline d'en face subsistent deux magnifiques capitelles d'où l'on jouit de surcroît d'une vue splendide sur le Vissou.
Pour cela il vous faut rajouter 150m de dénivelé aux 350m déjà gravis le matin, ce qui fait un compte rond de 500m à la portée de tout bon marcheur ! Et croyez moi on ne regrette pas cette dépense d'énergie supplémentaire, les capitelles en question étant superbement conservées.
On aurait presque envie d'échanger ses chevaux mécaniques contre des moutons et de devenir berger quand on découvre un tel endroit aux horizons infinis bordés par le ciel.et imprégné par les odeurs de garrigue.
Mais ce n'est bien sur qu'une réflexion de citadin qui ne supporterait certainement pas plus de trois jours la vie de berger et après cette contemplation méditative, la perspective de'une 1664 bien fraiche à boire à la terrasse d'un café de Cabrières m'a ensuite ramené rapidement à mes chevaux mécaniques qui m'attendaient sagement au pied du Vissou.
Des détails sur le circuit figurent en fichier joint.
Texte & photos Ulysse
14:00 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
22.05.2007
Sur les pas des Cathares (Dernière étape Roquefixade)
Nous partons de bon matin pour notre cinquième étape sur le sentier Cathare en direction de Roquefixade. Le « pog » de Montségur est enseveli dans les nuages, conférant au site un caractère dramatique en harmonie avec la tragédie dont il a été le théatre.
Nous traversons les forêts denses du Pays d'Olmes, égayées par le chant de nombreux ruisseaux qui témoignent de la proximité des Pyrénénées.
Le climat humide et le sol fertile sont propices aux fleurs qui colonisent le bord des chemins, attirant d' infatigables « travailleurs » des champs.
Nous croisons aussi quelques « autochtones » dont la mine patibulaire ne nous incite pas à lier conversation.
Malgré les kilomètres parcourus, le pog de Montségur, débarassé de ses nuages, continue de dominer le paysage et semble défier à travers les siècles ceux qui l'ont dévasté et dont les os ne sont plus que poussière.
Après avoir traversé Montferrier puis gravi les collines de l'immense forêt de Mondini nous arrivons en vue du château de Roquefixade. On n'est pas certain que le château ait fait l'objet d'un siège de la part des croisés, mais l'on sait qu'il abritait une communauté de croyants et que Guillaume de Plaigne, l'un de ceux qui massacrèrent les inquisiteurs à Avignonet en représailles des atrocités commises contre les cathares (voir la 4ème étape), y vivait avec sa famille.
En 1288, le chateau fut confisqué par le Roi de France et confié au sénéchal de Carcassonne qui y a installé une bastide dont le but était « d'extirper l'hérésie de la région» !
Avec la chute des dernièrs refuges des Cathares, le catharisme va devenir une religion clandestine pourchassée de façon impitoyable par l'inquisition. De nombreux artisans et bourgeois vont s'exiler en Lombardie et en Catalogne appauvrissant l'économie du Languedoc.
Il a fallu près d'un siècle à l'inquisition pour éradiquer la foi des Cahares, qui ont néanmoins laissé un message d'amour, de tolérance et de liberté qui reste d'actualité et dont feraient bien de s'inspirer certains prosélytes se prétendant religieux et qui massacrent leurs semblables au nom de leur dieu prétendument « aimant ». L'histoire nous enseigne hélas que généralement les esprits faibles et les idées contestables recourent à la violence pour s'imposer.
Au plan politique la conséquence la plus importante fut la mainmise du Roi de France sur le Languedoc et l'intégration ou l'élimination des princes occitans dans le nouvel ordre vassalique.
Afin que cette épopée reste dans la mémoire des hommes, un sentier cathare a été mis en place qui va de Port la Nouvelle dans l'Aude à Foix dans l'Ariège. Ce sentier, qui n'a pas d'existence historique mais purement touristique, relie la plupart des citadelles qui servirent de refuges aux Cathares .
Partant de la méditerranée il gagne progressivement des terres sous l'influence climatique des Pyrénées et offre une infinie diversité de paysages. Plaines, coteaux, gorges abruptes, montagnes, garrigues, vignes, forêts se succèdent ainsi sur son parcours avec pour toile de fond les cîmes majestueuses de la chaine pyrénéenne dont celle emblématique du Canigou. Parcourir ce chemin c'est faire un voyage à travers la géographie l'histoire et l'univers spirituel des Cathares.
Pour ceux qui sont intéressés par un périple sur ce chemin et par l'histoire des Cathares voir les précisions en fichier joint.
Texte & Photos Ulysse
09:23 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
20.05.2007
Sur les pas des Cathares (4ème étape Montségur)
Pour cette quatrième étape, nous partons du village de Bélesta, en empruntant une route champêtre modérément pentue qui nous permet de nous mettre en jambes en douceur ....
....tout en nous donnant le loisir d'admirer les orchidées qui s'apanouissent dans les prairies qui la bordent.
Puis le chemin devient plus raide pour accéder au col des Balussous (880m), au travers d'une magnifique forêt peuplée de sapins et de hêtres séculaires.
Dans les clairières où le soleil arrive à pénétrer quelques fleurs s'épanouissent pour le plus grand bonheur de quelques randonneurs ailés de passage !
L'arrivée au hameau de Morenci habité par ....quelques vaches, nous offre une vue somptueuse sur le Pic St Barthélémy (2348m) qui émerge encore enneigé de la chaine des Pyrénées.
En faisant quelques pas de plus, nous découvrons le château de Montségur installé sur le sommet de son « pog » à 1207m d'altitude .
Tout en poursuivant notre marche d'approche de cette citadelle, reprenons le récit de l'épopée Cathare entamé au cours des précédentes étapes.
Nous en étions resté à 1215 au moment où les seigneurs occitans, défenseurs des cathares, avaient été battus par les croisés conduits par Simon de Montfort. On appliquait alors le nom de seigneur « faydit » à tout seigneur dépossédé et/ou exilé à cause de la croisade contre les Cathares (ou Albigeois)
Mais deux évènements vont offrir un répit de courte durée à ces seigneurs et à leurs protégés. En premier lieu le pape Innocent III, principal protagoniste et soutient de la croisade, meurt en 1216, ce qui amène Raymond VII à partir à la reconquête de ses domaines et à reprendre ainsi Toulouse. Ensuite, Simon de Montfort qui avait entrepris de reprendre la ville est tué au cours du siège par une pierre lancée par des femmes assiégées. Son fils Amaury qui prend sa suite est battu à Bazièges et à Castelnaudary et quitte le Languedoc en 1224.
Hélas, le répit que connaissent les cathares et ceux qui les protègent est de courte durée. Car Louis VIII, qui succède à Philippe Auguste, veut intégrer le Languedoc dans le giron de de la Couronne, soutenu dans son projet par le pape Horius III et sa femme Blanche de Castille. Il lance une nouvelle croisade en 1226 qui se traduit par la reddition des seigneurs languedociens et la signature du traité de paris en 1229, qui entraîne le rattachement au royaume de France des vicomtés de Béziers, Carcassonne et Albi et du Comté de Toulouse.
A la suite de ce traité, le concile de Toulouse confie aux Dominicains le soin de mettre en place l'inquisition pour éradiquer l'hérésie cathare. Celle ci va appliquer une repression impitoyable dans le midi languedocien.
La résistance va s'organiser et les chateaux de Peyrepertuse, Puylaurens, Queribus, Montségur et d'autres encore, deviennent le refuge des cathares, mais ils vont tomber les uns après les autres.
La chute de Montségur a été particulièrement désastreuse pour les Cathares car c'était leur centre spirituel. A partir de cette place forte , les « Bonshommes » et « Bonnesfemmes » administraient tout le catharisme occitan envoyant des émissaires dans tous le languedoc et recevant des cathares lombards et catalans.
Jusqu'en 1242 cette forteresse avait été épargnée car elle était jugée imprenable. Mais un événement va conduire à sa chute. Un détachement de cavaliers parti de cette cité vont assassiner des inquisiteurs et leur suite a Avignonet dans le Lauragais en 1242. Folle de rage Blanche de Castille décide alors de faire le siège de la citadelle. Celui ci mené par 8000 hommes commence en mai 1242 et se révèle infructueux jusqu'au début de l'hiver. Mais les assaillants mènent une attaque surprise audacieuse en lançant, la nuit de Noël, à l'assault de la falaise orientale jugée inaccessible, des montagnards basques qui prennent pied sur le Pog et installent une énorme catapulte qui va cribler de de boulets les remparts du château.
Le 2 mars la forteresse capitule en échange de la vie sauve pour ses soldats et les cathares qui renieraient leur foi dans le délai de 15 jours. Le 16 mars plus de 200 cathares ayant refusé de renier leur foi seront brûlés dans un immense bûcher mis en place au pied du château. Le Seigneur du lieu, Pierre Roger de Mirepoix, dont la mère, la femme, et la fille avaient embrassé la religion Cathare et ont refusé de la renier, verra celles-ci périr dans le bûcher.
La rumeur dit que quatre jours avant la reddition de la citadelle , quatre cathares ont pu s'enfuir en emportant le « trésor » cathare. Cette histoire a donné lieu à de nombreuses spéculations, certains prétendant qu'il s'agissait du Graal, ce vase qui aurait reçu le sang du Christ. Mais d'après certains experts il est probable que ce trésor soit constitué par les écrits posant les fondements de la foi Cathare qui n'ont jamais au demeurant été retrouvés.
Après Montségur, la résistance perdura quelques années à Puilaurens et Quéribus qui capitulèrent en 1256 et 1259 et assurèrent après celà la nouvelle frontière entre la France et l'Espagne. Le dernier Cathare connu fut brûlé vif en 1321 à Villerouge-Termenès.
Mais pour conclure cette émouvante épopée Cathare, il nous reste une étape à parcourir qui nous mènera à Roquefixade.
Texte & Photos Ulysse
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18.05.2007
Sur les pas des Cathares (3ème étape Puivert)
En quittant Quillan, le matin du troisième jour, nous prenons la direction du Roc du Midi (675m) que nous contournons par un col qui mène au village de Brenac.
Nous franchissons alors la limite climatique entre la zone « méditerranéenne » et la zone « pyrénéenne » où le hêtre et le sapin prennent la place de la vigne et de l'olivier.
C'est une région paisible où les moutons vivent en sécurité, ou du moins le croient ils, ignorants qu'ils sont de la menace que fait planer sur eux un aigle qui sillonne le ciel.
Mais qui peut s'en émouvoir, car que vaut une vie de mouton passée à sans cesse brouter de l'herbe sans jamais prêter attention aux paysages qui vous entourent et à fuir le contact des étrangers ?
Après un long cheminement au travers de la forêt de l'Auzinat nous arrivons au pied du château de Puivert, véritable joyau de pierre qui domine de 600m le village construit au bord du Blau.
Puivert n'avait pas une vocation guerrière et son architecture élégante dominée par son donjon de 30m de haut est une transition entre le château féodal et le château renaissance.
IL fut au XIIème siècle le rendez vous des plus grands troubadours roussillanais et provençaux autour d'Ermengarde de Narbonne et d'Adélaïde de Carcassonne.
D'ailleurs c'est sans doute le fantôme de l'une des ces chatelaines que l'on surprend, si l'on est discret, dans la lumière d'un contre jour .
En 1170 s'y tint le plus ancien concours de poésie mentionné par les chroniques et certains des poètes viennent parfois y trainer leurs guêtres nostalgiques de ce temp révolu. Leurs chansons et poèmes célébraient la féminité et l'amour mais certains d'entre eux, tels que Guilhem Figueras et Peire Gardenal ont composé aussi des pamphlets contres les inquisiteurs qui s'acharnaient après les cathares.
C'est un lieu magique où de magnifiques sculptures représentant des musiciens ornent les culs de lampe des arcs de la voute de la salle dit des musiciens.
De somptueuses tapisseries célèbrant le raffinement de la vie qu'on y menait alors ornent aussi les murs.
Mais en dépit de sa dédication à l'amour courtois, le chateau de Puivert ne fut pas épargné par la croisade contre les cathares, auquel il servit de refuge. En 1210 après 3 jours de combat il tomba aux mains des croisés, sinistre épisode qui mit un terme à la période fastueuse des troubadours.
Mais cela nous ramène à l'épopée cathare que nous avons commencé d'évoquer au cours des deux premières étapes. Nous en étions au moment où au début de 1209 une formidable armée de chevaliers du nord est constituée sous la direction du légat du pape Arnaud Amaury, abbé de Citeaux.
Comprenant la menace qu'elle représente pour ses possessions, le Comte raymond VI de Toulouse se repent publiquement et obtint le pardon. Mais Raymond Roger Trancavel vicomte d'Albi, Béziers et Carcassonne hésite et quand à son tour il souhaite se repentir, il essuie le refus des Croisés. De fait ceux ci ne voulaient pas perdre l'occasion de mener la croisade car au delà du prétexte religieux donné à leur action, le roi de France avait compris l'avantage politique qu'il pouvait en tirer en mettant la main sur le pays d'Oc qui échappait à sa souveraineté.
C'est ainsi que furent perpétrés sous la direction d'Arnaud Amaury les massacres de Béziers (où il aurait prononcé la terrible sentence : « tuez les tous, dieu reconnaîtra les siens ») et de Carcassonne. Simont de Montfort prit ensuite la direction des opérations et entama une longue phase de conquêtes où il se montra impitoyable : Ainsi tombèrent en 1210 les chateaux de Cabaret et de Termes ainsi que la cité de Minerve et en 1212 le château de Lavaur. Des centaines de cathares furent alors brûlés et les chevaliers qui les défendaient égorgés.
Le Comte Raymond VI de Toulouse, le Comte de Foix et le Roi Pierre II d'Aragon inquiets pour leurs possessions regroupent alors leurs armées mais ils sont vaincus en 1215 lors du siège du château de Muret où s'était installé Simon de Montfort. Le roi d'Aragon est tué à cette occasion et Raymond VI doit se réfugier en Angleterre. Tout le midi se trouve ainsi aux mains des croisés du nord, mais nous verrons lors de la prochaine étape que l'épopée cathare est loin d'être terminée...
Pour ma part, cette troisième étape a trouvé son terme dans le village de Puivert dans le cadre d'un gite extraordinaire tenu par un couple de fabricants de marionnettes.
Texte & photos Ulysse
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16.05.2007
Sur les pas des Cathares (2ème étape Puylaurens)
Pour cette seconde étape nous prenons la direction du Col de Péchines qui passe au pied du Pic de Bugarach (1227m) qui quitte rarement son chapeau de nuages.
Au moment où nous franchissons le col, le soleil peine à traverser les nuages. Nous dévalons ensuite une zone de prairies qui donne au paysage un air de Suisse Normande.
Depuis longtemps les hommes ont déserté les lieux pour aller chercher fortune dans les plaines plus ensoleillées et urbanisées, ne laissant derrière eux que quelques vestiges d'un mode de vie révolu.
Mais en redescendant le col nous pénétrons dans la vallée de la Boulzane où le soleil se montre plus généreux et favorise les activités « agricoles »....
....et pour mon plus grand bonheur, la culture de la vigne !
Parvenus aux portes de Lavagnac, nous apercevons bientôt le château de Puylaurens perché sur un promontoire à 690 m d'altitude.
Tout en visitant ce chateau, reprenons le récit de l'épopée Cathare. Les fondements de la foi des Cathares faisaient d'eux des croyants tolérants et respectueux des autres. Ils étaient pacifiques et vivaient en bonne intelligence avec les croyants catholiques qui les toléraient également. Ils étaient appréciés et soutenus par les commerçants, les artisans et les bourgeois, car ils étaient favorable au travail manuel, au commerce et au prêt d'argent (alors que l'église catholique condamnait le prêt avec intérêt) ainsi que par les femmes, qu'ils considéraient comme les égales des hommes. Ils avaient enfin le soutien de leurs seigneurs qui voyaient en eux des sujets industrieux et pacifiques.
Mais le pape Innocent III à la fin du XIIème siècle considère que les cathares sont une menace pour l'église catholique car leur dogme et leur conduite affaiblissent ses positions morales et matérielles. Il faut dire que la corruption et le train de vie de la hiérarchie catholique conjugués à la volonté de puissance de la papauté choquaient alors de nombreux fidèles.
Le pape intervient donc auprès du Roi de France, Philippe Auguste, pour organiser une croisade contre les cathares (désignés aussi par le terme d'Albigeois, Albi étant l'un de leurs centres les plus actifs). Ce dernier, préoccupé par sa rivalité avec l'Angleterre, décline tout d'abord l'invitation qui lui est faite. Mais l'assassinat du légat du pape, Pierre de Castelnau, en 1208, dont on soupçonne Raymond VI de Toulouse, favorable aux cathares, d'en être l'auteur, décide le roi de France a envoyer certains de ses vassaux pour punir le coupable et pourchasser les cathares....
Nous poursuivrons le récit de cette épopée lors de notre troisème étape. Précisons toutefois que le château de Puylaurens fut l'un des derniers à capituler en 1256 dans le cadre des croisades sans merci qui ont ravagé la région et éradiqué la religion cathare.
Après avoir traversé le magnifique défilé de Pierre Lys, je rejoins le terme de la deuxième étape, la ville de Quillan, ancienne capitale de la chapellerie, mais qui aujourd'hui sommeille au bord de l'Aude car plus personne ne veut désormais porter le chapeau !
Texte & Photos ulysse
14:10 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
15.05.2007
Sur les pas des Cathares (1ère étape Peyrepertuse)
Nous allons partir ensemble, en quelques étapes, à la découverte des rares traces que les Cathares ont laissées dans le pays d'Oc et qui se résument à quelques chateaux en ruine perchés sur des sommets disséminés entre l'Aude, les Pyrénées Orientales et l'Ariège.
Car rien dans la société d'aujourd'hui ne subsiste de leur foi qui a pourtant imprégné fortement la culture et la société occitane au XIIIème siècle (on estime que la moitié de la population était cathare). Leurs croyances et leur héritage ont été balayés par des siècles d'indifférence, comme l'ont été les cendres de leurs martyrs par la Tramontane et le vent d'Autan.
Au fil des étapes qui vont du château de Peyrepertuse près de Rouffiac des Corbières dans l'Aude à celui de Roquefixade dans l'Ariège, je vous parlerai des origines, des fondements et de la brève histoire du « catharisme »
L'épopée cathare a commencé dans la deuxième moitié du XIIème siècle pour s'achever par la chute de Quéribus en 1259, les cathares s'étant ensuite réfugiés dans la clandestinité poursuivis par l'inquisition qui brûla le dernier cathare, Guilhem Bélibaste, en 1321.
Les vicomtes de Béziers, d'Albi, de Carcassonne et les Comtes de Toulouse et de Foix ont pris fait et cause pour les cathares, soutenus par le Roi d'Aragon, leur suzerain, sans pour autant tous se convertir à cette religion. Leur défaite conduira à la mainmise du Roi de France sur leurs possessions par le traité de Corbeil en 1239. Les châteaux dits Cathares deviendront alors des forteresses royales assurant la défense du royaume sur les « marches » d'Espagne. Mais la signature du traité des Pyrénées en 1659, reculant la frontière avec l'Espagne aux limites actuelles, fera perdre tout intérêt défensif à ces citadelles, qui seront démantelées ou tomberont dans l'oubli.
Pour cette première étape, nous partons du village de Rouffiac à l'assault du château de Peyrepertuse, installé à 780 m sur les contreforts du Roc de Sagnes, par un chemin si pentu qu'il faut parfois s'accrocher aux branches des arbustes qui le bordent pour le gravir.
Le Château se déploie sur l'arête sommitale du Roc sur près de 9000 m2 ce qui lui a valu le surnom de « Carcassonne céleste ». Ses murailles prolongent et se confondent avec les falaises vertigineuses qui le bordent. Son seigneur Guillaume de Peyrepertuse qui avait pris fait et cause pour les Cathares se rendit aux troupes de Louis IX en 1240. Ce dernier fit agrandir et consolider le château pour assurer la défense de la frontière.
Mais revenons aux origines et aux fondements du Catharisme tout en visitant le château . Ce mouvement aurait été inspiré par le "Bogomilisme » qui se développe au Xème siècle en Bulgarie et prône un retour au christianisme primitif.
Les fondements de cette religion peuvent se résumer à une interrogation : « Si Dieu est infiniment bon et tout puissant, comment peut il tolérer le mal sur la terre ?" Et les Cathares répondaient en disant qu'il ne pouvait pas être tout puissant puisque le mal existait sur la terre et que Dieu donc ne régnait que sur le monde des âmes. Le monde matériel où sévissaient la souffrance et le vice était la création de Satan. Il fallait donc mener une vie pure et d'abstinence pour libérer l'âme de sa prison corporelle. De fait, pour les cathares, l'enfer n'était pas dans le ciel mais sur la terre. Il n'y avait pas de jugement dernier et toutes les âmes étaient appelées à être sauvées, même s'il leur fallait plusieurs vies d'efforts à travers la réincarnation.
Ils se sont progressivement organisés pour fonder une véritable « Eglise » avec un clergé et des séminaires dans les régions de Foix, Toulouse, Carcassonne, Béziers et Albi mais ils ne construisaient pas de lieux de culte car tout bâtiment relevait du monde matériel donc du mal.
Le clergé était composé de cinq évêques compétents pour les régions précitées et de « Bonshommes » ou « Bonnesfemmes » (les femmes étant pour eux les égales des hommes) qui étaient seuls tenus à l'abstinence de nourriture carnée et à la continence sexuelle (dénommés par dérision « parfaits » par les inquisiteurs). Ils pratiquaient un métier artisanal (ils étaient principalement des tisserands) et se consacraient à la prédication itinérante. Ils recevaient de leurs évêques « le consolament » baptême spirituel des cathares. (il n'y avait pas dans leur religion d'autre sacrement)
Les autres membres de la religion cathare s'appelaient les « croyants » et s'efforçaient de faire le bien, mais ils pouvaient pêcher, c'est à dire manger de la viande, procréer, car c'est le diable qui pêchait en eux. Celà les conduisait à la réincarnation jusqu'à ce qu'ils deviennent à leur tour des « bonshommes » et des « Bonnesfemmes » A la fin de leur vie, ils recevaient le « consolament » qui atténuait leurs péchés et on enlevait une tuile du toît afin que l'âme puisse s'échapper du monde matériel.
Mais nous poursuivrons demain l'histoire de cette épopée cathare et pour reprendre notre cheminement sous l'oeil vigilant d'un vautour fauve heureux de nous voir quitter son territoire.
Après un coup d'oeil au chateau de Quéribus que l'on aperçoit dans le lointain (voir ma note du 18 octobre 2006) nous traversons une région encore sous l'influence méditerranéenne où les cistes prolifèrent sur les coteaux,
malgré l'omniprésence dans le paysage du Mont Canigou où l'hiver tient ses derniers quartiers.
Il nous reste à franchir les vertigineuses gorges de Galamus où se niche l'étonnant ermitage Saint Antoine,
pour arriver au terme de notre première étape au lieu dit les Bastides, paradis champêtre et bucolique où nous pouvons rafraîchir nos pieds échauffés par les kilomètres parcourus.
Texte & Photos Ulysse
09:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
06.05.2007
En route pour le sentier Cathare....
A l'automne dernier j'ai effectué un court périple dans la région des chateaux dits « Cathares », ces citadelles du vertige qui servirent de refuge aux derniers « Bonshommes » comme s'appelaient les adeptes de cette religion et où ils furent massacrés par les « croisés » à la solde du Roi de France qui en profita pour faire main basse sur la région.
J'ai été séduit par l'aspect sauvage de cette contrée et l'audace des bâtisseurs de ces citadelles. Le peu que j'ai alors appris de cette épopée Cathare m'a donné envie d'en savoir davantage et de m'imprégner de cette région où elle s'est développée.
Aussi je pars une huitaine de jours faire« pédibus jambus » le sentier cathare qui m'amènera de Rouffiac au pied du château de Peyrépertuse jusqu'à Roquefixade.
A mon retour je vous raconterai mon périple et vous ferai redécouvrir cette épopée qui fut un grand moment de la civilisation occitane.
17:23 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
30.04.2007
De l'Airette à Montahut, la digue la digue ....
Si vous ne dédaignez pas les chemins pentus et rocailleux balayés par le vent qui flirtent avec les nuages et traversent des paysages qui vous nourrissent l'âme (mais n'oubliez pas pour autant de quoi vous remplir l'estomac!) , alors suivez mes pas et partez pour le Lac de l'Airette.
Dès le départ, les eaux sombres du lac enchassés dans un vallon boisé du massif de l'Espinousse vous ouvrent les portes d'un monde sauvage et c'est d'un pas allègre que l'on s'engage sur le chemin qui rejoint ses rives.
On entame ensuite la montée vers les sommets par un antique chemin de pierres bordé d' arbres tortueux, étrange armée de soldats à l'aspect menaçant qui vous incite à presser le pas.
Mais soudain le hameau accueillant du Bardou s'offre à votre vue, harmonieuse cité de pierres qui témoigne du sens de la beauté qui inspirait nos ancêtres et qui malheureusement s'est perdu, leurs petits enfants étant devenus des adorateurs du « parpaing nu »!
Après avoir franchi un col le sentier s'élève en lacets au travers d'une garrigue couverte de buis et vous gratifie de magnifiques vues sur les sommets qui dominent les gorges d'Héric. Puis il se dirige vers une pinède qui sert d'écrin à la modeste chapelle St Martin du Froid. qui surplombe la vallée du haut de sa plateforme située à 1023m d'altitude.
On chemine ensuite sans effort sur le vaste plateau du massif de l'espinousse au travers de forêts d'immenses pins et sapins qui vous donnent le sentiment d'avoir traversé l'Atlantique et de vous retrouver au Canada.
Puis l'on revient progressivement vers le bord du plateau en direction du Montahut dont la crête rocheuse émerge à 1053 m.
Après l'avoir contourné le chemin redescend vers le lac de l'Airette par le col de Peyre Azent au milieu d'une forêts de hêtres qui se livrent à une course folle vers le ciel pour mieux capter la lumière qui ne daigne pas s'aventurer au fond du vallon.
Puis après avoir traversé les ruisseaux qui dévalent du haut du plateau, le chemin passe devant les ruines du hameau de Chavardès qui recèlent un magnifique four à pain.
On se retrouve un instant reporté un siècle en arrière imaginant les habitants du village réunis dans une joyeuse cohue autour du four à pain devisant et se racontant les derniers potins baignés par les effluves du pain en train de cuire.
Aujourdh'ui seul le craquement des branches mortes sous nos pas et le chant des oiseaux se font entendre et la végétation ensevelit peu à peu ce monde évanoui.
Parvenus aux abord du lac le chemin traverse le torrent qui l'alimente et dont le généreux débit vous impose généralement de vous déchausser. Si vous ne craignez pas l'eau fraiche profitez en pour aller jouer les castors dans la vasque alimentée par une cascade qui vous tend les bras un peu en amont.
Le circuit détaillé figure en fichier joint
Texte & Photos Ulysse
16:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
28.04.2007
Le jardin St Adrien !
Au coeur de l'Hérault, entre Pézenas et Béziers, Françoise et Daniel, défricheurs impénitents, ont livré bataille aux ronces, broussailles, détritus et gravats d'une ancienne carrière de basalte, exploitée au moyen age, pour faire d'un désert de pierres brulées par le soleil, un paradis baigné d'eaux souterraines, qui jaillissent en cascades, et de lumière méditerranéenne.
On y voit dormir sur la rive d'un étang une nymphe dénudée....
Partout les arbres et les plantes se mirent dans les eaux dormantes d'un lac que berce le chant d'un jet d'eau...
Les agaves colonisent les falaises autrefois entaillées par les hommes et dressent vers le ciel leurs épées végétales
Vous croiserez sans doute les propriétaires des lieux, discrets et affables, qui se livent à leurs travaux ménagers et de jardinage.
Surtout ne cueillez aucune fleur sinon vous subirez le sort de ce visiteur pétrifié !
Les ruines d'un chatelet confèrent aux lieu une ambiance romantique qui sert de cadre à des concerts et fêtes nocturnes qui y sont donnés l'été.
Pour vous rendre à ce lieu paradisiaque cliquez ici.
Texte (sauf introduction) et Photos Ulysse
09:22 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
22.04.2007
Le loup n'y est plus au Pic Saint Loup....
Le Pic Saint loup est un lieu mythique et emblématique pour les habitants de la région de Montpellier, à l'égal de la tour Eiffel pour les parisiens,du Mont blanc pour les savoyards ou du Canigou pour les catalans.
Où que l'on soit à 50km à la ronde on ne peut manquer de l'apercevoir faisant face à l'Hortus, son profil étant différent selon l'endroit d'où on le contemple.
Il est ainsi unique et multiple et il faut l'avoir au moins gravi une fois pour comprendre la géologie te la géographie de la région.
Son nom lui vient de St Loup ou St Leu archevêque de Sens qui vécu au Début du VIIème siècle et qui fit l'objet d'un culte sur le Pic.
Représenté avec une banderole, un cerf ou un loup, il aurait été évoqué par les bergers voulant se protéger du loup à l'époque où Maitre Isengrin avait élu domicile dans la région.
Mais ce n'est plus le cas aujourd'hui et les moutons paissent sur ses contreforts en toute sérénité.
Ceux qui ont le courage de grimper sur le Pic sont récompensés de leurs efforts par une vue panoramique qui leur permet d'apercevoir par temps clair le Mont Lozère le Mont Aigoual le Mont Ventoux et le Canigou.
Les sédiments qui constituent le massif de l'Hortus qui lui fait face ont été curieusement en revanche à peine soulevés.
Si vous souhaitez en faire le tour à pied et y grimper consulter le fichier joint.
Texte & Photos Ulysse
23:12 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
06.04.2007
L'esprit s'envole à Saint Michel de Mercoirol !
Je ne suis pas un lecteur ou un auditeur attentif des « bulles » pontificales et pourtant je prends plaisir à aller me recueillir dans une église ou une chapelle, non pas pour y invoquer Dieu, qui se fait vieux et qui est plutôt dur d'oreille, mais pour le silence et la paix que généralement l'on y trouve. C'est un lieu propice pour se « resourcer » pour capter l'esprit qui est en soi, alors que le monde extérieur par ses multiples sollicitations vise à nous « émietter » à nous « disperser » pour mieux nous manipuler et faire de nous de dociles consommateurs.
Si vous partagez ce plaisir, la balade qui part du village des Aires et passe par la chapelle Saint Michel de Mercoirol vous ravira (aussi désignée par Mourcairol sur certains sites web qui correspondrait à l'orthographe occitane d'après l'un de mes lecteurs Benoit). Le chemin grimpe doucement dans un massif shisteux qui domine le village et dont le sol acide est propice aux chataigners qui ont, pour certains,un age plus que vénérable.
Les bruyères arborescentes apprécient également les lieux et quand j'ai fait la ballade, la semaine dernière, les grappes blanches de leurs fleurs illuminaient la forêt.
Le chemin passe sous l'ancienne porte qui menait au château de Mercoirol, qui fut démantelé à l'époque des guerres de religions (Dieu, que de crimes on commet en ton nom!) .
La bifurcation qui grimpe vers le sommet et mène à la chapelle passe entre des murailles de bâtiments en ruine qui témoignent de l'importance du lieu où un village s'est maintenu jusqu'au XVème siècle.
La chapelle, qui est dédiée comme son nom l'indique à Saint Michel dont on voit une superbe statue, a été restaurée au XIX ème siècle par un ermite Jean Avignon dont les travaux ont été complétés depuis lors par la commune des Aires aidée par une association. Elle fait l'objet d'un pélerinage annuel très « couru » et l'on comprend l'ardeur des pélerins quand on découvre le panorama qu'offre le site depuis la table d'orientation.
On aperçoit, entre autres sommets emblématiques du pays d'Oc, le Caroux, l'Espinousse et le Tantajo. Chose très rare, la chapelle est ouverte au public (mais veillez à bien refermer la porte) ce qui est bienvenu quand les dieux souffrent d'incontinence et font tomber un déluge sur nos têtes, comme cela m'est arrivé ! (c'est sans doute le sort réservé généralement aux mécréants).
Après une pause consacrée aux nourritures terrestres et spirituelles, j'étais d'attaque pour grimper jusqu'au col de Ramas par un bon petit raidillon (600M) puis au pic de la Coquillade (696m) avant de redescendre en roue libre juqu'au village des Aires, par un chemin sinuant sous le couvert d'une forêt dense, royaume de la mousse et des lichens, laissant voir par moments de belles échappées sur les environs.
Et c'est sous un ciel menaçant mais l'esprit rasséréné que j'ai rejoint ma monture.
Des précisions sur l'itinéraire figurent dans le fichier joint
Texte & Photos Ulysse
21:10 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
02.04.2007
Laissez vos cliques et vos claques et partez pour l'Aubrac !
Le monde moderne est agité, fébrile, boulimique. Des usines fabriquent inlassablement aux quatre coins du monde des montagnes d'objets et de gadgets dont la possession, nous fait-on croire, est indispensable à notre bonheur. La frustration ainsi créée de n'avoir pas lu ou vu le dernier livre ou film de la semaine, de ne pas posséder le MP3, le mobile, le PC ou la console de jeu dernier cri, de ne pas avoir encore d'écran plat, de friteuse sans huile ou de tracteur Ferrari et de 4x4 pour s'entrainer au Paris Dakar sur les trottoirs des villes, est le nerf de la société de consommation
Pour ne pas être (trop) contaminé par cet esprit de perpétuelle compétition, pour tenter de ralentir cette marche forcée en avant qui risque de nous mener vers l'abîme, pour revenir aux choses essentielles qui font le sel et le miel de l'existence, je connais un remède : partir quelques jours avec de bons amis parcourir l'Aubrac !
En Aubrac la lande, le vent et l'eau sont les seuls ingrédients du paysage. Lors de la dernière période glaciaire, il y a 12.000 ans, d'immenses glaciers ont raboté d'anciennes montagnes, ne laissant ça et là que des chapelets de rochers granitiques qui semblent tombés du ciel.
Partout l'eau ruisselle, les rivières s'étirent paresseusement en formant des méandres entre les modestes collines épargnées par les glaciers.
Quant elles sont fatiguées, elles s'arrêtent pour former un lac
Parfois l'effondrement du plateau crée une rupture où elles se transforment en impétueuses cascades.
La végétation, balayée l'hiver par des vents fougueux et broutée l'été par les vaillantes vaches de l'Aubrac , se terre au ras du sol, hormis quelques rangées d'arbres plantées par les hommes le long des routes pour empêcher la formation de congères l'hiver.
De génération en génération les hommes ont ramassé les pierres abandonnées par les moraines. Ils ont ainsi édifié des centaines de kilomètres de murets pour enclore leurs troupeaux et bâti ça et là des burons pour se protéger des blizzards de neige et des orages qui y sévissent en été.
Ces vastes espaces, où aucun obstacle n'arrête votre regard, où l'on contemple le squelette de la terre, vous désintoxiquent du désir de possession.
Vous comprenez que le bonheur tient à peu de choses : de l'air pur, de vastes espaces, la chaleureuse présence de bons amis et, pour finir la journée et reprendre des forces après quelques heures passées sur les chemins ventés, un bon aligot avec une tranche de boeuf d'Aubrac, le tout arrosé d'un chaleureux vin du pays d'OC !
Si vous souhaitez effectuer un séjour en Aubrac visiter ce site et procurez vous le Guide Chamina Balades et randonnées à pied en Aubrac (réf 132). Allez passez également une après midi de détente à la station thermale de la Chaldette située dans un cadre enchanteur et dont les eaux sont alimentées par une source chaude.
Texte & Photos Ulysse
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29.03.2007
Le Dolmen du Gallardet (ou du Pouget)
On célèbre à juste titre l'exploit technologique que représente la construction d'ouvrages comme ceux du Viaduc de Millau. Mais l'ingéniosité et l'audace que manifeste ce genre d'ouvrage est aussi présente dans des oeuvres du passé. L'homme d'aujourd'hui n'est pas plus intelligent que l'était son lointain ancêtre vêtu de peaux de bêtes. Il a simplement accumulé une somme immense de connaissances dont la combinaison a permis l'édification de notre univers moderne.
Prenons l'exemple des mégalithes dont le Dolmen à couloir du Pouget est un remarquable spécimen, bien qu'il ait été en partie endommagé par nos contemporains peu scrupuleux.
La taille, le poids et l'agencement des pierres laissent admiratifs quant on sait que les hommes qui ont édifié ce mégalithe ne disposaient que d'outils rudimentaires et d'une immense réserve d'huile de coude. Il leur a fallu déployer des trésors d'imagination pour transporter les rochers, les équarrir, les édifier et les ajuster, étant observé qu'ils ont choisi de surcroît un lieu en surplomb ce qui n'a pas facilité leur acheminement. L'ouverture du dolmen est orientée vers l'ouest, probablement afin que les morts qu'il y enterraient (leurs chefs ou grands guerriers) soient éclairés par le soleil couchant, symbole de la fin de vie.
Ce dolmen qui mesure 12 m de long est l'un des plus grands de la région. La « chambre » mortuaire comporte une superbe porte dite en forme de "porte de four", fruit d'un remarquable travail de façonnage.
Pour le visiter rendez vous au centre du village du Pouget et suivez les panneaux qui vous mènent vers la sortie sud du village. Garez vous le long de la route environ 300m après la sortie du village et empruntez un chemin à droite qui pénètre dans la garrrigue et conduit en 800m au dolmen. Ce dolmen peut aussi se visiter à partir de la Ferme du Dolmen qui a fait l'objet d'une précédente note.
Texte & photos Ulysse
10:13 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
24.03.2007
Louna vous emmène à la ferme du Dolmen...
Si vous voulez ce week-end décrochez votre progéniture de ses consoles infame-boy ou nultendo où de la TV (qui comme chacun sait veut dire « Tous-Vautrés »), suivez les conseils de Louna et proposez à vos chères têtes blondes et brunes d'aller visiter la Ferme du Dolmen où elles pourront chevaucher un poney en déambulant dans un univers qui n'a rien à envier à l'Arche de Noé. En prime vous pourrez faire un saut dans la préhistoire en visitant le Dolmen du Pouget.
Vous y verrez l'âne si calme et moins benêt qu'il n'y paraît...
Et des lamas, animaux de bât qui vous regarderont de haut
Des canards peinards y cancannent dans tous les coins
Cette chèvre aux yeux de braise n'est probablement pas des deux Sèvres
L' oie comme il se doit y marche au pas
Des cocottes de haute lignée déambulent dans leur fourrure emmitouflées
Quand un mouton noir croise un mouton blanc ....
ça donne un mouton noir et blanc !
Un paon blanc se suspend pour surveiller ses arpents...
Et voici un paon de vert et bleu vêtu, très m'as tu vu !
Pour la visite du Dolmen , revenez la semaine prochaine !
08:18 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
19.03.2007
Dépaysez vous au Lac du Salagou !
Faire une balade autour du Lac salagou c'est faire un voyage à travers l'histoire de la terre. Et ce voyage commence au pied d'un mur d'une maison du village quasi abandonné de "Celles" qui se dresse sur les rives du lac et qui a plusieurs dizaines de millions d'années !
Je vous entends vous écrier en disant « il est tombé de son vélo et a pris un coup sur la tête ce pauvre Ulysse » mais mes propos ne sont pas loin de la vérité ! De fait, si ce mur a été dressé il n'y a qu'un ou deux siècles, les pierres qui le constituent sont infiniment plus agées.
Ainsi les pierres rouges proviennent des ruffes, ces argiles rouges oxydées qui se sont déposées dans la région il y a 250 millions d'années à l'époque où la région connaissait un climat tropical.
Il faut savoir, en effet, qu'en raison de la dérive des continents la région qui correspond aujourd'hui au sud de la France était à cette époque au niveau où se trouve aujourd'hui le Niger !
Quant aux pierres blanches , elles ont pour origine les sédiments calcaires de 800m d'épaisseur déposées par la mer jurassique qui submergeait la région il y a 150 millions d'années et qui ont formé le plateau des Causses. La Lergue, qui a creusé la vallée de Lodève , a charrié ces pierres jusque dans le bassin du Salagou.
Les pierres beige qu'on y voit également sont constituées de grès de l'époque du trias et n'ont guère que 80 millions d'années.
Enfin les pierres noires sont issues des coulées basaltiques qui sont intervenues entre 2 millions et 500.000 mille ans, période pendant laquelle la région a connu une intense activité volcanique.
Il en subsiste de nombreux vestiges prenant la forme de champs de pierres noires mais aussi de « necks », anciennes cheminées de lave, de dykes , murailles de lave, ou d'orgues basaltiques ).
Les premières traces d'un présence de l'homme dans cette région remontent au paléolithique (12000 avant JC). De 6000 à 2500 avant JC (au cours de la période néolithique) un peuple, que l'on appelle Lutevani (d'où dérive le nom de Lodève) va y développer l'agriculture et l'élevage et laisser de nombreux vestiges (habitats, outils, dolmens, menhirs).
Puis la région ouverte aux échanges et aux invasions verra déferler les Ligures, les Ibères, les Grecques, les Celtes puis les Romains, dont subsiste à proximité du village de Rabéjac la voie qu'ils ont construite pour relier Cessero (St Tibéry placé au carrefour de la voie Domitienne) à Lutéva (lodève) puis à Condatomagus (Millau).
Depuis lors aucun événement marquant n'est venu perturber le paysage jusqu'à la création du lac à la fin des années soixante. A l'origine sa création répondait à plusieurs objectifs : réguler le ruisseau Salagou dont les crues étaient redoutables et créer, ce faisant ,une réserve d'eau pour lutter contre les incendies et permettre la reconversion d'une partie des vignes en vergers, la viticulture étant déjà à cette époque touchée par la crise !
Ce dernier objectif fut abandonné mais la région n'y perdit pas au change car très vite la beauté du site attira de plus en plus de visiteurs et de touristes.
Mais la construction du barrage n'alla pas sans causer de traumatisme pour les habitants de la région dont certains durent quitter leurs villages submergés par les eaux. Les plus amers à cet égard ont du être les habitants de Celles contraints d'abandonner leur village alors que celui-ci, en définitive, a été épargné par les eaux, le niveau du Lac n'ayant jamais atteint la cote maximale prévue.
La plupart des habitations sont aujourd'hui en ruine mais d'autres, dont la mairie et la chapelle ont été réhabilitées, et se dressent dans un cadre magique où l'on aimerait habiter !
Le lac a une superficie de 750ha et une profondeur moyenne de 15m, ses eaux sont claires et propices à la baignade et au canoé. Elles foisonnent en poissons et crustacés (carpes, sandres, perches, brochets, silures) dont certains ont des origines exotiques telles que les moules amarantes géantes de Russie, les écrevisses de Louisiane, ou les black-bass.
Quant aux habitants à plume, on peut y voir des grèbes huppées championnes de la plongée en apnée, des grands cormorans qui viennent des pays nordiques pour y passer l'hiver, des rousserolle turdoide qui elles viennent du Gabon en mai pour y nicher, des alouettes et , si l'on est chanceux,des circaètes Jean le Blanc.
Enfin peupliers, frênes, saules, roseaux colonisent ses rives. Les plantes de la garrigue (romarins, cistes, genévriers, genets, lavandes, thym ) disputent aux chênes vert et aux chênes blanc (ou pubescent) les flanc des collines environnantes.
Pour explorer au mieux cette région magnifique procurer vous la carte IGN Top 25 2643 OT Lodève Bédarieux et rendez vous au village de Celles, au hameau des Vailhes (point de départ d'une magnifique balade sur le flanc nord du lac, visitez le barrage, escaladez le Mont Redon rendez vous à la base nautique au pied de ce mont ou à celle d'Octon pour faire un tour de canoé.
Enfin, faites le tour des presqu'île de Rouens et de la Sure escaladez la Roque toute proche ((colonne d'un ancien volcan), grimpez sur la montagne de Liausson (à partir de Mourèze ou de Liausson) pour avoir une vue d'ensemble du Lac (voir les balades dns ce blog) . Notez que l'on peut se baigner quasiment partout à l'exception de la proximité du barrage.Prenez garde toutefois en posant les pieds sur le fond du lac aux coquilles d'huitres qui peuvent être coupantes.
Texte & Photos Ulysse
15:10 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
09.03.2007
A peine revenu.....
....j'ai eu envie de repartir et de courir après la ligne d'horizon ! Si la terre est vraiment ronde comme d'aucuns l'affirment, je devrais être de retour dans quelques jours !
10:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
08.03.2007
Les mayas sont parmi nous au Gouffre de l'Oeil Doux !
Vous avez envie de changer d'air et vous partiriez bien en voyage mais hélas il manque 95 centimes à chacun des quelques euros que vous avez sur votre compte.
Ne vous laissez pas abattre, je vous propose un vrai dépaysement qui ne vous coutera que le prix de quelques litres de gazole et d'un peu d'huile de genoux !
Vous ne quitterez pas notre cher pays d'oc et pourtant vous aurez le sentiment d'être transporté à quelques milliers de kilomètres de là au milieu de la péninsule du Yucatan où il y a plus de mille ans s'est épanouie la civilisation Maya.
Le site que je vous propose de visiter est le gouffre de l'Oeil Doux situé dans le massif de la Clape au sud de Narbonne. Ce lieu ressemble en effet étrangement aux « cénotes » que l'on trouve à proximité des anciennes cités mayas;
Selon l'encyclopédie Wikipédia, le mot cenote vient de la déformation, par les Espagnols, du terme maya "dzonot", qui représente de grandes dolines circulaires résultant de l'effondrement de cavernes calcaires. L'eau des cenotes est filtrée à travers le calcaire et constituait l'une des principales sources d'eau potable pour les Mayas.
Ils considéraient ces puits comme un moyen de communication avec les dieux de l'infra-monde, le gouffre représentant une bouche. Ils étaient utilisés comme réserve d'eau douce, mais aussi comme lieu de culte dans lesquels étaient jetées des offrandes ou des victimes sacrificielles.
Le Gouffre de l'Oeil Doux, qui a la même origine géologique que les cénotes mayas, ne semble pas avoir donné lieu aux mêmes pratiques. Celà étant, le lieu extrêment sauvage dans lequel il est situé incite aux fantasmes et aux rêves. On se surprend à frissonner en contemplant les eaux sombres du gouffre et on regarde par dessus son épaule pour vérifier que le fantôme d'un maya ne s'apprête pas à vous y précipiter.
Texte & Photos Ulysse (sauf référence Wikipédia)
PS: Des précisions pour vous y rendre sont données en fichier joint
15:40 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
01.03.2007
Connaissez vous le Kite surf ?
Le dieu Eole ayant ouvert en grand les vannes de la Tramontane samedi dernier, je me suis empressé de me rendre sur la plage de Rochelongue, près du Cap d'Agde, pour assister à ses empoignades souvent spectaculaires avec la Méditerranée.
Bien m'en a pris car j'ai assité ce jour là à un magnifique ballet de kite-surfers qui dansaient avec le vent et la mer.
Le « kite surf » (qui veut dire « planche tractée par un cerf volant » ) a été inventé par les frères bretons Dominique et Bruno Legaignoux au début des années 80.
Cette discipline s'est depuis répandue sur tous les rivages du monde bénéficiant de vents favorables et un magasin -école a été notamment créée par Laurent Ness à Montpellier.
La pratique du Kite surf est très « sportive « et demande un apprentissage avec des professionnels.
C'est un sport magique et magnifique qui permet de glisser sur l'eau à très grande vitesse, de voler , d'effectuer une grande variété de figures.
Pour les amateurs voici un lien utile
Photos & Texte Ulysse
09:40 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
27.02.2007
Sur les pas de Léo à travers le zoo... ....
De Léo, oyez
Ce portrait en vers
Des pensionnaires
Du zoo de Lunaret
Méfiez vous du rhinocéros,
Il est du genre féroce,
Sous son air,
Débonnaire !
Le roi de la savane,
Est polygame.
Son seul boulot :
Faire des lionceaux !
La loutre,
Du brahmapoutre,
Dans l'eau met du pastis,
Quel délice !
Approchez vous,
Du kangourou,
Il vous fera les poches,
Fastoche !
Un lémurien
S'émeut de rien
Deux lémuriens
De deux fois rien !
Le takin du Tibet
De faim titubait
D'une botte de foin,
Il fait un festin !
Le dromadaire,
Roi du désert,
Porte son eau,
Dans son dos !
Le casoar ,
A l'air bizarre,
Avec son casque,
Fantasque !
Quand le gibbon ,
Fait des bonds,
Faut se lever tôt,
Pour le prendre en photos !
L'ours de Syrie,
Aime la vie,
Il prend son pied,
Dans les fourrés !
Quand l'iguane,
A du vague à l'âme,
Elle fait un pique nique,
De moustiques !
Quand le zèbre du kenya,
Enfile son pyjama,
La savane s'endort,
Jusqu'à l'aurore !
Le marabout ,
Etait à bout,
D'entendre la ritournelle
Sur le bout de ficelle...!
Quand l'émeu se déplume,
Il s'enrhume,
Il lui faut un cache-col ,
Et des pulmols !
Photos Ulysse Textes Léo
14:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
22.02.2007
Ayons l'OC Attitude !
Depuis plus d'un an déjà vous me suivez, par l'entremise de mon blog sur les chemins du pays d'Oc où l'homme, depuis des temps immémoriaux, a édifié des monuments dont l'ingéniosité et la beauté répondent à la majesté des paysages. Qu'il s'agisse de dolmens ou de menhirs, de simples murets bordant les coteaux et les chemins, de capitelles, de mazets, de fermes, de chapelles, d'églises de chateaux ou d'abbayes, dans tous ces édifices transparaissent le génie, le sens de la beauté et le respect de la nature qui inspiraient leurs bâtisseurs.
Mais hélas ces temps semblent révolus : les Ocois s'adonnent sans limite au culte du parpaing, du plastique et de la tôle ondulées et considèrent trop souvent la nature comme une commode et vaste poubelle.
Il n'y plus guère de village où ne fleurissent les murs de parpaings de toutes hauteurs laissés à l'état brut, alors qu'un minimum d'esthétique voudrait qu'on leur applique au moins une couche de peinture...Les lotissements modernes poussent comme des champignons sans qu'un plan d'ensemble préside à leur développement.
De fait, je ne connais pas d'autre région de France où l'environnement urbain fasse l'objet de la part des autorités locales ou des services publics (DDE) d'un tel laxisme. Alors que dans d'autres régions on écope d'une amende de plusieurs centaines d'euros si l'on ne peint pas son mur de cloture, dans notre région chacun peu impunément faire ce qu'il veut sans se soucier de savoir si celà s'harmonise avec son environnement immédiat.
Dans les zones commerciales aucune contrainte n'est imposée aux grandes surfaces dont les alentours, hormis la façade par laquelle entrent les clients, sont de vrais dépotoirs.
En dehors des zones urbaines c'est malheureusement le même topo, malgré les efforts des autorités locales qui créent des déchetteries ou de nombreuses associations et écoles qui tentent de sensibilser les enfants et les citoyens au recyclage des déchets, la nature sert trop souvent de poubelle.
Les fossés qui longent les routes sont jonchés de sacs plastiques et de bouteilles, les sous bois servent de dépôts pour les gravats
et trop souvent ceux là même qui vivent de la nature :paysans, viticulteurs, éleveurs, conchyliculteurs, chasseurs abandonnent dans la nature leurs vieilles machines, leurs vieux pneus, leurs sacs d'engrais, leurs douilles etc.
J'ai déjà eu l'occasion de dresser un état des lieux édifiant du bassin de Thau menacé par l'urbanisation galopante mais également malmené par ceux là même qui en vivent.
De vieilles caravanes ou des cabanons constitués d'un patchwork de toles rouillées de briques et de parpaings à nu défigurent les garrigues et les zones lagunaires.
Certaines municipalités tentent de réagir et veulent créer des « brigades vertes » pour sanctionner les « incivilités » mais le problème ne pourra pas être réglé par des mesures isolées. L'urbanisation galopante que connaît notre région va aggraver la situation si des mesures ne sont pas prises rapidement au niveau régional pour assurer un minimum d'harmonie au niveau urbain et pour préserver la propreté et la beauté des sites naturels.
A cet égard pour avoir fait de nombreux voyages à travers la France (Bretagne, Pays Basque, Touraine, Alsace, Aquitaine, Bourgogne etc) j'ai le sentiment que notre région est très en retard quant au respect de l'environnement urbain et naturel ainsi qu'en matière d'équipements touristiques favorisant un tourisme tourné vers l'environnement (espaces piétoniers, pistes cyclables, aménagement de sites naturels).
Une campagne régionale devrait être lancée dans la presse et par voie d'affiche pour inviter les Ocois que nous sommes à mieux respecter notre environnement urbain et naturel et nous inciter à avoir «l'OC Attitude et non pas la « loque » attitude », si l'on veut préserver la qualité de vie en pays d'OC et conserver son pouvoir d'attraction touristique, qui constitue l'un de ses principaux atouts économiques.
PS: texte & photos Ulysse . La dernière photo a été prise au bord de l'étang de Thau avec un pneu trouvé sur le rivage !
11:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (20) | Envoyer cette note
19.02.2007
Y'a pas le feu au laaac !
Le monde dans lequel nous (sur)vivons n'est que stress et agitation. La compétition est permanente : A peine avons vous tété notre dernière goutte de lait aux doux seins de notre mère, que l'on ne vous lache plus les baskets. En guise de bienvenue dans ce monde dit moderne, on vous initie aux joies de la F1 dans une poussette pour vous déposer à la crèche où l'on s'évertue à vous « éveiller » alors que vous ne rêvez que d'une chose « dormir »!
Ensuite vous passez le reste de votre vie à courir pour aller et revenir de la maternelle, de la primaire, du lycée, de la fac et enfin, si vous avez la chance de trouver un emploi, du lieu de votre boulot, ce boulot sur lequel, vous dit-on, lorgnent 500 millions de petits chinois et autant d'indiens! Et les week-ends, histoire de ne pas perdre l'entrainement, vous poussez un petit sprint jusqu'à Tarrefour ou jusqu'aux Galeries Farfouillettes, et tout celà bien sur avec un mobile greffé sur l'oreille pour pouvoir être joint partout à tout moment dans ce vaste monde d'indispensables ...condamnés à disparaître !
Si vous ne voulez pas que votre moteur casse avant l'heure il serait temps que vous appuyez vite fait sur le bouton « pause » et que vous laissiez vos pas vous mener doucement vers l'Etang d'Or, un lieu où le temps s'est miraculeusement arrêté.
Un lieu où les aiguilles des montres se mettent au repos et où l'on pratique la pêche à l'anguille et aux crabes selon des méthodes ancestrales.
Quand Eole est assoupi, l'eau de l'étang et des canaux qui le rejoignent est immobile et pour peu que des nuages s'amoncellent le ciel et l'eau se confondent. En ce lieu même les flamants roses se taisent et vous pouvez cheminer en dormant d'un oeil et en croyant marcher sur les eaux.
Jetez votre Prozac à la poubelle, fermez votre mobile, troquez vos mocassins de ville pour des pataugas et partez pour l'Etang d'Or ! Et si quelqu'un vous dit à votre retour « Mais bordel t'étais où, tu faisais quoi , j'ai pas pu te joindre !» répondez lui par la devise de ce lieu qu'un habitant facétieux à inscrit sur une vieille planche à voile « Y' a pas le feu au laaaaac ! »
17:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
14.02.2007
Monts et merveilles autour du Chateau de Malavieille
En cette période électorale les candidats nous promettent tous monts et merveilles dont on sait pertinemment que l'on n'en verra pas la couleur! En revanche, vous verrez vraiment des monts et des merveilles si vous allez faire un tour du coté du château de Malavieille !
Dès le début du périple le dépaysement est garanti, le circuit passe, en effet, devant deux magnifiques yourtes mongoliennes qui servent apparemment de chambres d'hôtes. Peut être que l'on y sert du lait de yack au petit déjeuner ? Les amateurs d'émotions fortes peuvent tenter l'aventure, pour ma part j'ai poursuivi mon chemin sans pousser plus avant mes investigations.
On grimpe ensuite mollement sur le flanc nord de la montagne de Boutine pour passer devant la chapelle de Saint Fulcran dont les abords sont devenus un enclos à chevaux. On peut penser que ces « ouailles » là sont plutôt en quête d'un vert paturage que du paradis !
La pente se fait plus raide mais cet effort est récompensé par des vues de plus en plus belles sur la vallée du Lignous. Les chênes blancs qui prospèrent dans cette zone se mirent dans l'eau glacée de quelques flaques, seuls vestiges d'un ruisseau moribond.
Voici bientôt le hameau superbement restauré du Pradel qui jouit d'une vue imprenable sur la vallée de la rivière Salagou.
Au plaisir des yeux s'ajoute celui d'être parvenu au col, ce qui permet de souffler un peu en admirant dans le lointain la silhouette du château de Malavieille. Le chemin nous gratifie ensuite d'une courte descente avant d'emprunter la piste qui y mène et qui suit la crête d'une enfilade de collines. Je connais peu de chemins qui offre comme celui là une vue à 360°.
A gauche on peut admirer les ruffes plissées du vallon de la Peyre
et à droite celles de la vallée du Haut Salagou.
Le piton de la Roque (sans doute une ancienne cheminée de volcan) nous nargue dans le lointain et semble nous défier de l'escalader mais ce sera pour un autre jour !
Devant nous les ruines du château de Malavielle jouent à cache cache selon le profil du chemin. Puis elles restent bientôt dans notre ligne de mire nous donnant le sentiment fallacieux d'y parvenir bientôt. Mais avant de les atteindre les elfes qui protègent le château nous imposent de passer dans un tunnel de ronces et de nous mettre à quatre pattes en signe d'allégeance aux seigneurs qui l'ont occupé et sans doute défendu au prix de leur vie.
Mais le spectacle que nous réserve la terrasse sommitale nous fait oublier cette épreuve. On est hors du temps, hors d'atteinte des verbiages et babillages des medias qui parasitent nos neurones et font de nous des marionnettes et des perroquets. Ah le bonheur et le sentiment de délivrance de se retrouver seul et de ressentir comme un modeste brin d'herbe le contact charnel avec le ciel, le soleil et le vent.
Edifié vers le XIIème siècle par un maitre d'oeuvre inconnu le château ne dresse plus vers le ciel que quelques chicots de pierres qui ont du mal à égratigner les nuages. On sait peu de chose de son histoire sinon qu'Almaric de Narbonne en fit don aux évêques de Lodève en 1223 et que ceux ci l'abandonnèrent au XVIIème siècle.
On retrouve dans sa construction toute l'histoire géologique de la région les blocs de basalte noirs se mêlant aux blocs de grès ou de pélite.
Ivre de l'air et de l'espace bu à grandes rasades il faut alors descendre sur une pente raide et empierrée en franchissant les murs en ruine des anciennes fortifications et des habitations qui entouraient autrefois le château.
Sur la gauche le vallon de la Peyre offre le spectacle féérique de ruffes sculptées par l'eau et le vent. La glace de la nuit que le soleil a épargné brode d'argent le fond des canyons.
On pose bientôt le pied là où il y a 250 millons d'années des reptiliens ont laissé leurs empreintes encore visibles sur la roche dite de la Lieude protégée des intempéries par un hideux hangar.
Cet endroit est un véritable livre ouvert sur l'histoire géologique de la région et des êtres qui l'ont foulée. Il est malheureusement à l'abandon comme trop souvent dans la région qui investit plus pour l'accueil des culs nus que pour la culture.
Après avoit traversé le hameau de Lieude, le chemin nous emmène à travers prairies et vignes en conservant comme point de mire la silhouette fantomatique du château de Malavieille.
Avant de regagner notre véhicule le circuit nous permet de découvrir la chapelle de St Pierre de Mérifons magnifiquement restaurée mais hélas fermée comme la plupart des édifices religieux aujourd'hui. C'est à croire que les hommes ont décidé d'enfermer Dieu chez lui pour pouvoir agir à leur guise ...!
Des précisions sur l'itinéraire figurent en fichier joint
Texte & photos Ulysse
10:25 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
26.01.2007
Festin d'arcades à Fontfroide
Je suis un républicain convaincu et j'adhère sans réserve au principe d'égalité des chances. Et pourtant je suis aussi un grand admirateur des chateaux, églises, abbayes et autres monuments, témoins d'une époque où une minorité d'hommes privilégiés par leur naissance exploitaient leurs congénères, ce qui leur a permis d'édifier ces monuments dans lesquels ils ont vécu dans le luxe et l'insouciance. Surmontant ces sentiments contradictoires, mon admiration va à tous ceux, architectes, sculpteurs, charpentiers, tailleurs de pierres, dont le génie ou le talent ont permis l'édification de ces monuments.
J'ai visité récemment un tel lieu, l'Abbaye de Fontfroide, où quelques uns de ces hommes ont su, à partir de milliers de bloc de calcaire extraits du massif sauvage des Corbières, édifier une ode de pierre à la spiritualité, à l'harmonie et à l'élégance.
Cette abbaye a été fondée au XIème siècle par des religieux choqués par les dérives somptuaires de l'Eglise et soucieux de revenir aux principes de St Benoît prônant la frugalité et la prière.
La majesté de l'église et l'élégance du cloître et des autres bâtiments conventuels témoignent de cette ambition spirituelle.
Ainsi est on progressivement gagné par un esprit de recueillement et de méditation en parcourant ces lieux d'où se sont élevées tant de prières (vaines ?) vers les cieux !
Mais l'on retrouve sa faculté de parole en pénétrant dans le "Chapître" seul endroit de l'Abbaye où les moines pouvaient se parler (ce qui a donné naissance à l'expression "avoir droit au chapître" !)
Toutefois au fil des siècles, son administration fut confiée à des « abbés » commanditaires qui n'avaient de religieux que le titre et qui, revenant aux errements de l'Eglise, en ont fait un lieu où les plaisirs de la vie l'emportaient sur la prière.
Une cour d'honneur « princière » et des appartements luxueux sont ainsi venus s'ajouter aux monuments « religieux ».
Je ne vous conterai pas dans le détail ni l'histoire ni la vie quotidienne de cette abbaye que vous trouverez sur le site en lien fort bien documenté. Je vous invite simplement à en découvrir les splendeurs au travers de ces quelques photos qui, je pense, vous donneront l'envie d'aller la visiter.
Si vous y rendez, grimpez sur la colline où trône une croix qui domine l'abbaye pour jouir d'une vue d'ensemble qui met en valeur son harmonie.
Texte & photos ulysse
19:00 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note
19.01.2007
Qui vous empêche d'aller marcher autour du Puech ?
A quand remonte votre dernière marche à pied ? Au moins à l'année dernière je pense ! Vous n'entendez pas ce bruit de cliquetis quand vous marchez ? Il vient probablement de vos articulations qui commencent à rouiller ? Et puis en faisant les soldes vous avez découvert avec douleur que vous aviez du mal à rentrer dans la jupe ou le pantalon que vous lorgniez depuis l'automne dernier ! Il serait peut être temps que vous bougiez un peu! Allez pas d'excuse, rien ne vous empêche d'aller marcher dimanche prochain autour du village du Puech, par exemple.
Il y a à cet endroit de quoi vous dérouiller la tête et les jambes, et vous passerez quelques heures plus revigorantes et enrichissantes que de rester affalé dans un canapé à contempler en somnolant les nanardises de Druquier, de Rucker ou de Bouricault.
Avant d'entreprendre votre périple prenez le temps de flâner dans ce village, dont les maisons ont été bâties en pierres de ruffe rouge, qui tranchent avec le camaieu de verts de la garrigue environnante.
L'itinéraire débute par une petite grimpette qui mène sur le plateau du Cayroux (370m) à ne pas confondre avec le massif du Caroux qui culmine à 20km de là à 1091m (à faire absolument quand vous aurez un peu d'entraînement !). On est récompensé de ses efforts par des vues splendides sur la vallée de l'Aubaygues que surveille le village perché d'Olmet.
Cette vallée est le trait d'union entre les terres escarpées des contreforts des Causses couvertes de prés et de chataîgneraies, dont la vocation principale est l'élevage, et les premières vignes du Lodévois.
Parvenus sur le plateau du Cayroux le chemin passe près d'un dolmen de belle facture. Une légende prétend que si l'on met à l'intérieur une timbale en argent un soir de pleine lune, les mânes des druides qui occupaient autrefois ce lieu la remplissent avec la potion magique qui a rendu Astérix et Obélisque invincibles. De fait j'ai rempli le bidon accroché à mon VTT avec cette potion et mes pneus sont devenus increvables !
Votre chemin passe ensuite devant une capitelle dont la technique de construction simple et astucieuse -l'encorbellement- permet à des pierres de plusieurs kilogs de vaincre la force de gravité sans recourir à un seul gramme de mortier ! Notre civilisation soit disant hautement technologique est loin d'atteindre ce niveau de simplicité et d'efficacité .
Le chemin traverse ensuite un vaste enclos rectangulaire bordé d'un mur de pierres qui devait servir à protéger les moutons des prédateurs pendant que leur berger dormait du sommeil du juste. N'oublions pas que le loup rodait encore dans une grande partie de la France jusqu'au début des années 1930.
Puis le chemin redescend vers le bassin du lac Salagou dont les eaux miroitent dans le lointain.
Il traverse un paysage digne de l'Arizona, l'eau et le vent ayant creusé des canyons et sculpté des dunes dans les ruffes rouges qui environnent le lac.
On passe devant une impressionnante capitelle en pierres de ruffes, qui peut servir de confortable abri en cas d'intempérie, puis devant un gite plus moderne qui jouit d'une vue imprenable sur la vallée du Salagou et dont les propriétaires ont généreusement installé un banc au bord du chemin pour les randonneurs qui auraient un petit coup de fatigue.
Le chemin reprend un profil plus horizontal et sinue entre d'antiques murs de pierres. Une magnifique bâtisse, elle aussi faite exclusivement de pierres, apporte une touche de civilisation humaine (si l'on fait abstraction des hideux poteaux d'EDF) dans un océan de garrigue où domine les senteurs envoûtantes de la ciste de Montpellier (cette ciste aux petites feuilles et aux fleurs blanches secrète une essence très odorante qui colle aux doigts)
Il descend ensuite tranquillement vers Puech en offrant de jolies (ça va de soi !) vues sur le village et ses environs.
Des précisions sur l'itinéraire figurent dans le fichier joint
Texte & photos Ulysse
10:04 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
14.01.2007
Partez de bon matin pour la Tour du Pin ....
....................et revenez d'un bon pas par le Roc Traucat !
Il y a des matins où l'on a envie de retrouver la terre des premiers jours, où tout était mystère et sauvagerie! Point n'est besoin pour celà de franchir les océans, car notre pays d'Oc recèle dans les plis de ses montagnes des endroits qui vous donnent l'impression d'être revenu au premier matin du monde!
Ainsi il y a quelques jours suis je parti pour l'antique village de Vieussan accroché au dessus des méandres de l'Orb sur les contreforts du Roc Traucat.
Ce massif, qui culmine à 1091m, représente « le phare » des hauts-Cantons et est visible de la mer par temps clair. Il marque également la limite entre la végétation méditerrannéenne et océanique, les hêtres se mêlant aux chênes verts sur ses flancs rocailleux.
Après avoir cheminé dans un tunnel de buis et de chênes verts, le sentier longe des murs de pierres puis une maison en ruine, vestiges d'une civilisation rurale où les hommes étaient peu avares de leur énergie et vivaient de peu. Puis il descend dans un canyon sauvage où le ruisseau du Pontil, du fait de la sécheresse qui sévit depuis plusieurs semaines, n'est plus qu'un chapelet de maigres flaques d'eau qui croupissent sur les plaques de shiste où il a creusé son lit. Le Roc Traucat y mire voluptueusement sa crête pour se rafraichir du soleil de janvier qui se croît déjà au mois de mai.
Au fond du canyon, le soleil n'a pas droit de cité, c'est le royaume de l'ombre et des sangliers que l'on devine tapis dans la forêt environnante, et dont les labours dans l'humus du sol à la recherche de glands et de racines témoignent de leur présence. On éprouve à cet endroit la sensation d'être à l'aube du monde!
Puis le sentier reprend de la hauteur et rejoint l'imposant vestige de ce qui fut sans doute un antique relais muletier, les anciens étant contrairement à ce que l'on croît souvent, de grands voyageurs. Bien que l'endroit soit propice, je n'ai pas osé y pique-niquer, de peur que leurs fantômes affamés me chipent mon sandwich ! En revanche des bourdons réveillés par ce mois de janvier printannier faisaient un festin sur les fleurs des alentours !
Le chemin traverse ensuite un dédale de forêts ou les rayons du soleil peinent à pénétrer, avant de rejoindre la hameau d'Estaussan. De là une route forestière mène prestement au pied d'une piste dont la raideur donne le sentiment d'escalader un mur ! Etonné de n'être pas tombé à la renverse, on arrive sur le plateau où l'on découvre un panorama à couper le souffle sur la vallée de l'Orb que surveille, en ne dormant qu d'un oeil, la très vieille et difficilement accessible Tour du Pin bâtie au XIIème siècle!
Après ce magnifique spectacle qui se donne tous les jours sans interruption du coucher au lever du soleil, le chemin se dirige vers le flanc sud du Roc Traucat, puissance tutélaire du lieu,
auquel j'ai tenu à rendre hommage en passant sous son arche que le vent et la pluie ont mis quelques millions d'années à sculpter !
Cet hommage m'a valu d'effectuer ensuite d'une descente abrupte, qui m'a fait regretter de ne pas avoir emmené un parachute, cette descente rejoint un chemin plus paisible qui mène à Vieussan en offrant des vues « cartepostalesques » sur le village et les eaux paresseuses de l'Orb!
Des précisions sur l'itinéraire figurent en fichier joint.
Texte & photos Ulysse
14:25 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (29) | Envoyer cette note
07.01.2007
Suivez mes pas sur le chemin Farrat !
Parfois je suis d'humeur forestière, j'éprouve le besoin de me retrouver au mileu de grands arbres qui sont pour moi des relais entre la terre, quils fouaillent et enlacent de leurs racines, et le ciel, qu'ils caressent ou griffent de leurs cîmes. La forêt domaniale Notre Dame de Parlatge qui s'étend au nord est de Lodève est un lieu idéal pour ce genre de rencontre. Aussi, ai je pris il y a quelques jours la direction de Soubès, charmant village médiéval juché sur une éminence dominant le vallon de la Brèze. Ses ruelles dominées par un château privé magnifiquement restauré, arborent quelques maisons bourgeoises datant de Napoléon III qui témoignent d'un passé prospère quand l'élevage des ovins avait permis le développement dans la région d'une importante industrie textile. Les temps ont changé et seule l'agriculture maintient aujourd'hui un peu d'activité ainsi que le va et vient des randonneurs séduits par la beauté des environs.
On gagne la forêt Notre Dame de Parlatge en rejoignant à la sortie du village le « Chemin Farrat » qui correspondrait à une partie du tracé de la voie romaine qui allait de Lodève à Arisitum (Le Vigan). Le chemin grimpe sur le flanc du Cirque du Bout du Monde qui domine de ses falaises de calcaire le village de Gourgas, lieu de départ d'une magnifique balade décrite précédemment dans ce blog. Le chemin large et ombragé monte vers le plateau de Beyrasses qui domine le Cirque.
La pente progressive ménage le souffle du randonneur et lui laisse le loisir de méditer sur les générations de migrants et les cohortes de moutons qui l'ont précédé sur ce chemin depuis la nuit des temps. Outre son passé romain, le chemin Farrat était, en effet, jusqu'au milieu du siècle dernier une voie importante de transhumance vers les hauts plateaux des Causses. Parvenu sur le plateau, il ne faut pas manquer de faire une brève incursion sur le bord de la falaise qui offre un panorama à couper le souffle jusqu'au miroir de la Grande Bleue qui ferme l'horizon.
Revenus sur vos pas le chemin emprunte une piste forestière qui sinue en contrebas du plateau et tantôt offre de magnifiques échappées vers la plaine vallonnée de Soubès et tantôt traverse d'orgueilleuses futaies de pins larricio ou de pins noirs.
Par endroits s'y mêlent des chênes, des chataigners et hêtres dont le feuillages automnal flamboyant, que l'hiver tardif n'a pas encore moissonné, égaie le vert sombre des pinèdes. De fait, il en est de forêts comme des villes des hommes, le mélange de couleurs les rend plus belles.
La piste traverse à un endroit donné leGR 71 qu'il faut prendre à droite.Il descend dans le vallon sauvage du ruisseau du Font d'Amans pour rejoindre Soubès.
PS : Des précisions sur l'itinéraire figurent en fichier joint
Texte & photos ulysse
19:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
02.01.2007
Commencez l'année nouvelle à Notre Dame des Oubiels
Les agapes des fêtes de fin d'année sont derrière nous et ma foi ce n'est pas un mal ! Certes j'apprécie les douceurs de la table et de la vigne mais quand fourchette et couteau usurpent depuis trop longtemps la place de mon baton de marche et de ma boussole, mes jambes se languissent des chemins caillouteux et mon esprit aspire à des nourritures plus spirituelles. Aussi ai je pris la direction du pittoresque village médiéval de Portel des Corbières, blotti sur les rives de La Berre qui se jette dans l'étang de Bages & Sigean.
Non loin de ce village, se dresse une chapelle qui, bien qu'en fort mauvais état du fait qu'elle a longtemps servi de pierrier pour les constructions aux alentours, conserve une rare élégance. Ses vestiges ornent le flanc d'un coteau couvert de vignes et d'oliviers séculaires où le temps semble s'être arrêté.
Depuis des siècles ce lieu est un havre de paix. Déjà à l'époque gallo-romaine aux lieu et place de la chapelle existait une « mansio » qui offrait l'hospitalité aux voyageurs après le passage du gué de la Berre, dénommée alors Reinadouïre (reine des eaux) par les Celtibères qui occupaient la région.
Puis au XIIIème siècle fut érigée la présente chapelle dédiée à la vierge Marie. Les mariniers de la côte qui avaient particulièrement souffert des incursions arabes, marquèrent leur reconnaissance en lui versant une dîme qui assura sa prospérité.
Dans le village de Portel subsiste également la façade d'un château qui surplombe la Berre, dernier vestige de son occupation par les Wisigoths au Vème siècle. La légende veut que Ataulphe, roi wisigoth fit construire pour sa belle, Galla Placidia, un palais splendide « le Castelas » qui succomba lors de la bataille de la Berre à l'époque ou Charles martel repoussa les sarrazins à la mer. Aucune source historique ne permet de confirmer cette histoire, mais peut importe, car ce lieu semble tout droit sorti d'une légende et il n'est pas (encore) interdit de rêver!
Texte & photos ulysse
19:39 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
27.12.2006
Perdu entre ciel et eau autour de l'étang de l'Aute
Les étangs sont l'un des lieux les plus emblématiques du littoral du Languedoc-Roussillon. Ce sont de vastes espaces entre terre et mer où les effluves poivrées de la garrigue se mêlent aux senteurs salées et iodées des milieux lagunaires et de la mer.
Le niveau de l'eau qui varie en fonction des marées et du vent dessine des entrelacs et des lacis de presqu'îles et d'îles qui offrent, selon leur relief et la salinité des sols, des milieux différents. Ainsi là prospère une pinède, là une vigne, ailleurs la « sansouire »,composée de salicornes et de soudes, colonisent les zones inondables salées. A l'embouchure des rivières ou près de la resurgence d'une source, où l'eau est plus douce, surgissent les roselières!
Ce paysage magnifique s'est modifié au cours du temps. A l'époque de l'occupation romaine cette zone était ouverte sur la mer et permettait aux navires de remonter vers Narbonne qui était alors un grand port de commerce. Mais dès le moyen age le processus d'envasement a coupé Narbonne de la mer mettant fin à sa prospérité. Quel est l'avenir de ces espaces fragiles ?
L'envasement va t il se poursuivre et les faire disparaître ou au contraire la mer reprendra t elle le dessus, du fait du réchauffement climatique ? Nul ne peut aujourd'hui répondre à cette question mais leur disparition nous priverait de paysages qui sont parmi les plus envoûtants du pays d'OC
Car c'est le pays où la terre se mire voluptueusement dans l'eau en disant au ciel « Ne suis je pas belle ? » le pays où l'homme, cet impitoyable prédateur, se fait humble et discret, griffant à peine l'eau de quelques perches pour y accrocher ses filets,
ou il se prend à rêver planté au bout d'une presqu'île en faisant semblant de pêcher!
C'est le pays où les ponts sont construits en bois d'allumette et ne supportent que le poids de nos âmes,
un pays où le ciel se noie dans les canaux,
un pays où les îles ressemblent à des mirages.
et où soudain au détour d'une roselière vous vous retrouvez au fond d'un fjord de Norvège,
Après s'être perdu quelques heures dans les méandres de ce pays moitié terre moitié eau on a envie de devenir flamant rose pour pouvoir y admirer chaque jour le lever et le coucher du soleil!
Photos & texte Ulysse
12:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
13.12.2006
Pélerinage à Notre dame de Trédos !
Je suis sensible au charme des pays de garrigue qui conservent leur parure verte en toutes saisons et nous donne le sentiment, quand le soleil pointe son nez, d'un éternel été. Mais je ne déteste pas non plus aller contempler la parure automnonale des forêts de feuillus qui peuplent les hauts cantons. Aussi suis je allé faire, il y a quelques jours, un pélerinage pédestre à Notre dame de Tredos. dans la région vallonnée et boisée de St Pons de Thomières .Après avoir abandonné ma monture sur le parking de la mairie du petit village de Riols, un très vieux et magnifique pont me permit obligeamment de me rendre les pieds au sec au point de départ de la balade sur la rive droite du Jaur.
Les eaux de cette petite rivière limpide et indolente sont toujours fraiches, même en période de canicule car elle sort d'une résurgence près de St Pons de Thomières à quelques kilomètres en amont.
Revigoré par l'air vif de cette contrée, tempéré par la caresse des rayons du soleil, j'ai grimpé d'un pas vif vers le sommet du « pioch »* offrant une vue panoramique sur le village. Tout en poursuivant mon ascension, j'ai pu admirer la variation des couleurs créé par l'alternance de soleil et de nuages.sur les forêts en tenue automnale colonisant les montagnes environnantes.
Ebloui par la beauté du site, je ne me suis pas pas rendu compte de la raideur de la pente et me suis soudain retrouvé propulsé quasiment au niveau des nuages.
Parvenu sur le replat, le chemin longe une magnifique forêt de sapins bleu d'Autriche, dont la présence atteste de la rigueur du climat hivernal en ces lieux où la Méditerranée n'a plus guère d'influence.
Mais bientôt après une plongée vers le Col du Poirier suivi d'une courte montée le chemin débouche sur de grands espaces offrant au regard des paturages dignes de la Normandie. De fait, dans ce genre de randonnée quand mes pieds font quelques kilomètres, mon imagination en fait souvent quelques milliers, et celà en ne rejetant dans l'atmosphère que le CO2 de ma respiration.
Là on découvre alors la chapelle Notre Dame de Tredos installée au milieu de ces paturages propices au rassemblement des brebis égarées. Construite au XVIIIème siècle elle est un peu massive et manque de charme et il faut avouer qu'il faut accomplir ce pélerinage plus pour la beauté des lieux que pour celle de cet édifice.
Je pris le chemin du retour en suivant la ligne de crête de collines couvertes par endroit de vénérables et magnifiques chataigners dont le feuillage automnal parsemait des paillettes d'or le sol de la forêt.
Je retrouvais la route menant à Riols alors que le soleil orné d'une couronne de nuages commençait à ressembler à un immense abat jour
Des précisions sur le circuit figurent en fichier joint
* "PECH" ou "PIOCH"
Ce substantif occitan est tout d'abord un toponyme extrêmement répandu d'un bout à l'autre des pays d'oc. Il désigne un sommet, une éminence, une colline. Suivant les dialectes et les pays, il se retrouve sous la forme de puech, pueg, puy, puèi, pouei, pioch, poey, etc... Ce toponyme est devenu depuis l'époque médiévale un patronyme lui aussi très répandu, par assimilation d'une personne au lieu où elle réside. Ainsi celui qui vit sur ou près d'une colline sera désigné : Del‑pech, Del‑pouy, Del‑puech, Du‑puy, etc..
18:59 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
05.12.2006
Le chateau perdu de Montaigut
J'ai la passion des cartes - des cartes topographiques bien évidemment- , et quand il fait trop mauvais temps pour mettre un pneu ou une babouche dehors je prends l'air et je voyage en les parcourant. J'ai une préférence pour la collection « promenade » de l'IGN qui vous révèle tout du paysage (s'il est boisé ou non, couvert de vignes ou de garrigues, plat ou mouvementé) et des sites et monuments qui méritent un détour. C'est ainsi qu'en parcourant un jour de pluie une care du parc naturel des Grandes Causses je suis tombé au détour d'un chemin vicinal sur la mention du château de Montégut (écrit ainsi sur la carte) dont je n'avais jamais entendu parlé. Branle bas de combat sur mes étagères à la recherche d'un guide comportant des précisions sur ce château inconnu. Peine perdue, pas une ligne dans mes guides ! Je mets alors ma souris à la torture et là miracle je trouve un site web qui en raconte l'histoire. Dès le lendemain j'étais sur les lieux et ne regrettais pas ma visite.
Il faut aborder ce chateau en partant de Montlaur (Aveyron) et en traversant le vallon du Grauzou modeste ruisseau qui chemine paisiblement au milieu de paturages bucoliques , dont le vert tendre tranche sur le rouge sang des ruffes (sol sédimentaires contenant de l'oxyde de fer) sous jacentes.
La première vision que l'on a du château sis sur un éperon déçoit un peu car vu de loin on le prend pour une grosse ferme ! Mais l'arrivée sur les lieux remet les choses en place, la façade ouest s'élance fièrement vers le ciel et vous nargue en ayant l'air de vous dire « Ai je toujours l'air d'une grosse ferme ! » Apparemment les mânes des anciens châtelains ne sont pas susceptibles car ils m'ont laissé franchir la poterne sans faire tomber sur ma tête de la poix brûlante en guise de représailles pour mes pensées calomnieuses.
Et pourtant les murs de ce château dont il est fait mention dès 996 dans le cartulaire de l'Abbaye de Gellone (ST Guilhem le Désert) ont abrité des châtelains peu recommandables.Ainsi la famille Blanc qui a possédé le château du XVème au XVIIème siècle s'est illustrée par des crimes en tous genres. Par la suite le château a connu une période plus tranquille jusqu'au début du 20ème siècle où les propriétaires d'alors le l'ont laissé se dégrader. En 1968 l'association des amis du château de Montaigut a acheté le château et l'a restauré de façon magnifique.
La visite du site est passionnante et révèle de nombreuses surprises.Une croix discoïdale jouxte le château au bord du promontoire d'où la vue sur le vallon est magnifique. Quant au château ses bas fonds recèlent une nécropole du haut moyen age avec un assortiment de squelettes reposant dans des niches vitrées qui donnent un petit air de bal macabre propre à vous donner des frissons. Le château comporte également un remarquable système d'alimentation en eau, des pièces meublées et aménagées qui révèlent le souci de confort de ses anciens propriétaires, notamment une chambre avec WC d'époque !
Si vous avez un peu de chance et n'êtes pas trop bruyant le fantôme d'un ancien châtelain fort affable vous conviera à sa table pour un somptueux banquet . Le vin qu'il sert est un peu madérisé certes , mais pour ma part j'ai été très sensible à cet honneur.
Le clou du spectacle est offert par la vue que l'on a du donjon sur la campagne environnante qui au moment du soleil couchant s'enflamme.
Et les reflets de cet incendie font rougeoyer son antique façade.
Texte & photos Ulysse
11:15 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note
27.11.2006
Miracles à Sylvanès !
Avant d'aller visiter l'Abbaye cistercienne de Sylvanès je ne croyais pas aux miracles, mais en me rendant en ce lieu mon chemin a croisé celui d'un homme dont les récits m 'y ont fait croire.....Toutefois avant de vous conter par le menu les raisons de cette conversion inattendue, je vous invite à suivre mes pas au travers du domaine de cette Abbaye (localisation).
Sise dans un vallon bucolique du sud du parc Régional des Grandes causses, cette abbaye vue de l'extérieur n'a ni la majesté ni la grandeur des abbayes bourguignonnes ou de celle de Fontfroide que je vous ferai découvrir un prochain jour. De fait, une grande partie de ses bâtiments et les trois quarts de son cloître ont été démantelés par des générations peu respectueuses de l'élan spitituel qui l'a fait naître en 1136.
Elle doit son existence à la repentance d'un seigneur, Pons de l'Héras, brigand impitoyable qui fut touché, dit on, par la grâce divine un soir de noël et qui fonda l'ermitage de Sylvanès pour se racheter. Après un rayonnement de quelques siècles, elle fut vendue comme bien national lors de la révolution et fut transformée en bergerie puis utilisée comme « pierrier » pour les constructions des environs.
Son salut et sa renaissance sont dues à l'action déterminée du père dominicain André Gouzes et d'un chanteur M. Wolkowitsky. Tous deux passionnés par la musique et le chant vont rendre Sylvanès à sa vocation première d'accueil, de louanges, d'art et de rencontre.
Grace à leur action, elle abrite chaque année le festival International de Musique Sacrée et recèle en son sein quelques splendeurs qui valent le voyage. Ainsi faut il visiter l'église abbatiale dont la nef surprend par sa forme (elle est aussi large que longue) son harmonie et sa luminosité. Sa voute bâtie en tuf, pierre poreuse qui absorbe les sons, lui confère une acoustique remarquable.
Une porte sur le coté droit de la nef conduit à l'ancien Cloître dont il ne reste qu'une allée qui parvient néanmoins à ressusciter la magie des lieux.
La visite se termine par la salle capitulaire (dont le style roman originel est malheureusement gaché par décor en stuc du XVIII ème siècle) et surtout le scriptorium où les moines recopiaient les manuscrits de la bibliothèque de l'Abbaye.
Les piliers qui soutiennent la magnifique voute présentent un symbolisme intéressant. La base de celui le plus éloigné de l'église est carrée, symbole de ce qui est terrestre et humain, alors que celle du plus proche est circulaire, symbole du divin et du spirituel. Les moines ne passent de l'un à l'autre qu'au terme d'une vie laborieuse, symbolisée ici par la base octogonale d'un pilier central représentant la transition entre la terre et le ciel.
En sortant du scriptorium il vous reste un joyau à visiter : la chapelle orthodoxe en bois dite de « l'Unité » ou « Etimasis » qui se situe à quelques kilomètres de l'Abbaye. Pour vous y rendre il vous faut emprunter vers le sud la D 540 puis la D92 et tourner à gauche en direction du hameau des Bertrands, le dépasser pour aller se garer sur un parking d'où part un sentier forestier qui mène en 10 mn à cette chapelle édifiée au coeur de la forêt des Pessalles.
C'est en ce lieu magique que je me suis mis à croire aux miracles ! Habituellement cette chapelle n'est ouverte que pendant les offices qui y sont donnés, or le jour de notre visite, l'le père Gouzes venait de dire une messe et nous a accueilli à bras ouverts pour nous permettre de contempler cet étonnant et splendide édifice dont une partie des murs ornés de magnifiques icônes. Le rêve du Père Gouzes est d'ailleurs de recouvrir d'Icônes l'ensemble des murs et des plafonds...avis aux mécènes !
C'est à sa demande que cette chapelle fut construite en 1994 dans la forêt de Khirov à 700km de Moscou pour symboliser le rapprochement des églises catholique et orthodoxe voulu par jean XXIII. Mais une fois construite le problème se posa de son rapatriement en France....et là un premier miracle se produisit sous la forme d'une rencontre du Père Gouzes avec le responsable du fret international de la SNCF qui rechercait une opération de mécénat pour inaugurer l'ouverture d'une ligne de fet international vers la Russie..Ainsi la SNCF accepta t elle d'acheminer gracieusement la chapelle jusqu'à Millau où des agriculteurs bénévoles en prirent livraison avec leurs charrues et leurs tracteurs pour l'amener jusqu'au lieu d'édification.
Mais une année après sa reconstruction le bois de sapin qui avait résisté au climat rigoureux de son pays d'origine commençait à pourir et à être attaqué par les parasites dans le climat doux et humide de la région de Sylvanès. Les sommes nécessaires au traitemnt des boiseries dépassaient de loin les moyens de l'abbaye de Sylvanès.Et c'est à ce moment là que le second miracle intervint ! Un visiteur de la chapelle auquel le père Gouzes fit part de ses préoccupations au sujet de sa détérioration se révéla être un menuisier à la retraite qui offrit au père de consacrer son temps libre à sa restauration. Avec l'aide de quelques apprentis compagnons et d'une subvention accordée par le département soucieux de préserver une telle merveille, il assura le sauvetage de la chapelle.
Voilà le récit qui me fut conté avec passion par le père Gouzes, à moi le mécréant qui ne croyait pas aux miracles mais qui se demande aujourd'hui si certaines rencontres ne sont pas organisées par celui qui la haut jongle avec le soleil la lune et les étoiles....Je vous laisse en juger par vous même, mais je dois ajouter que le père Gouzes rayonne d'une foi sereine et tolérante qui imprègne le lieu. L'épitathe inscrite sur la tombe du père Serge de Lauzier de Beaurecueil co-fondateur avec le père Gouzes de cette chapelle et inhumé en ce lieu, illustre cette foi sereine et gaie que l'on aimerait rencontrer chez tous les religieux du monde. Cette épitaphe est une pensée d'un mystique afghan, Ansari, qui a écrit ceci :
« Frère si tu viens visiter ma tombe, ne t'étonnes pas si tu vois le monument danser et n'oublie pas ton tambourin, la tristesse ne convient pas au banquet de Dieu
Pour connaître les horaires des offices de la chapelle et la visiter appeler au 05 65 49 90 34
PS: Merci à Ginette Ayral du blog Free Art de m'avoir révéler l'existence de ce lieu magique grâce à une photo postée sur son blog.
Texte & Photos Ulysse
17:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
21.11.2006
Un pont peut en cacher un autre...
Parmi les vestiges que nous ont laissé les siècles passés, les ponts suscitent toujours mon émerveillement. D'ailleurs, le 16 juin dernier j'ai consacré une note à ces traits d'union de pierre jetés audacieusement par les hommes au dessus des fleuves dont les crues sont parfois dévastatrices. Dès que ma route en croise un je ne peux m'empêcher d'aller contempler ses arches qui sont un défi lancé à la fois à la force de l'eau et au poids des pierres. J'en ai récemment découvert deux magnifiques exemples qui m'ont impressionné et que je vous invite à contempler, si jamais un jour vous passez à proximité. Ils enjambent la Sorgue (celle qui coule dans l'Aveyron et non dans le Vaucluse) le premier se trouvant à St Maurice de Sorgues et le second à une dizaine de kilomètres à St Félix de Sorgues le long de la D7 qui va de Cornus à ST Affrique (qui possède aussi un pont magnifique que nous découvrirons un autre jour) au sud du magnifique parc régional des Grandes Causses
Le pont de St Maurice sur Sorgue construit en 1723-1724 est long de 61m et possède 8 arches en plein cintre, dont trois principales sur le lit habituel de la rivière et cinq autres qui permettent de rejoindre l'autre rive en évitant le dos d'âne. Une superbe demeure le jouxte dont les bâtiments se reflètent dans les eaux de la Sorgue qui étaient alors paisibles lorsque je suis passé.
Le pont de Saint Félix de Sorgues, construit au moyen age, a une forme en dos d'âne caractéristique des ponts de cette époque. Il fait près de 70m et comprend trois arches, la rivière coulant au milieu de la seconde. Du fait de sa forme, il n'est emprunté aujourd'hui que par les piétons, un pont « neuf » assurant un peu plus loin le passage des voitures.
PS: Texte & Photos Ulysse
10:15 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
17.11.2006
Laissez moi vous mener en bateau !
L'homme, comme l'ensemble des êtres qui peuplent la terre, ont des ancêtres communs qui vivaient dans la mer. De là sans doute l'attrait qu'elle exerce en général sur nos esprits et nos âmes.
D'innombrables oeuvres (romans, tableaux, films) célèbrent sa beauté et ses dangers ou en font le cadre de leurs péripéties telles que Moby Dick, Vingt mille lieues sous les mers, le radeau de la méduse, les réfugiés du Bounty et tant d'autres encore.
Au cours des millénaires les hommes qui habitaient ses rivages ont voulu savoir quel univers se cachait derrière cet immense miroir et ont affronté ses dangers sur de frêles esquifs. Si beaucoup ont péri, ceux qui sont revenus ont ramené de l'or, des épices des étoffes et des récits de monstres effroyables et de sirènes fatales qui ont fait rêver celles et ceux restés à terre.
Aujourd'hui bien que la quasi totalité du monde émergé ait été exploré, les hommes par millions se précipitent sur les rivages des mers et des océans et sillonnent ,chacun selon ses goûts et ses moyens, leurs flots parfois bleus parfois gris, parfois sereins parfois tourmentés en quête d'ivresse et d'émotion.
J'invite donc aujourd'hui les amoureux de la mer à larguer les amarres et à se laisser mener en bateau. A vous de choisir votre embarcation, il y en a pour tous les goûts, selon que vous êtes aventurier ou non, ou selon que vous êtes milliardaire ou modeste salarié !
Si vous naviguez de nuit, peut être que le mât de votre bateau moissonnera dans le ciel quelques étoiles dont la vente vous rapportera un petit magot qui vous permettra de parcourir les mers le restant de vos jours !
PS: Texte & Photos Ulysse
11:35 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note
13.11.2006
Sur les rives du Locnos et du Laurenque
Les toponymes de la destination que je vous propose peuvent vous laisser penser que je vous invite à déserter le Languedoc pour partir à la découverte de l'Amazonie! Que nenni, le Locnos et le Laurenque sont des ruisseaux qui ont creusé leur lit dans les monts qui entourent Roquebrun (Localisation) et qui font généreusement don à l'Orb, aux portes de ce village, de leurs eaux claires et tumultueuses.
Pour découvrir le vallon sauvage dans lequel ils coulent des jours heureux, il vous faut d'abord gravir la montagnette de Garrigas qui domine Roquebrun sillonnée par les murets des antiques terrasses où les anciens cultivaient le blé et l'olivier. Aujourd'hui les chênes verts, les chênes kermès , les genêts se mêlent aux buissons de romarin, de lavandes et de cistes pour la couvrir en toutes saisons d'une parure verte que les fleurs au printemps émaillent de milliers de confettis de couleurs. Lorsqu'au cours de votre ascension vous ferez une pause pour reprendre votre souffle n'oubliez pas de vous retourner pour contempler le somptueux spectacle de l'Orb qui s'écoule paresseusement au fond de la vallée et dont une partie de l'eau connaîtra le sort envieux d'être transformée en Saint Chinian.
Parvenus à un col , le chemin contourne un antique hameau en ruines aux toîts couverts de lauze et bascule sur le versant nord du Garrigas pour suivre en balcon le haut du vallon creusé par le Locnos. La végétation change progressivement et le chemin sinue bientôt au milieu des chataîgners et des bruyères qui colonisent le flanc de la montagne, témoins d'un climat plus humide et d'un sol plus acide.Les amateurs de champignons peuvent y faire de belles cueillettes à condition qu'ils se lèvent tôt car l'endroit semble avoir été repéré par les connaisseurs. Les branches d'un arbre mort, sans doute foudroyé par un éclair, émergent de la forêt comme les bois d'un cerf immense.
Après avoir traversé deux petites clairières le chemin descend dans le vallon sauvage du Locnos au travers d'une végétation dont la densité n'a rien à envier à la forêt amazonienne. Vous passez de nouveau devant les ruines d'un hameau que la végétation commence à recouvrir.
L'ambiance du lieu vous donne une âme d'Indiana Jones ! Puis le chemin se rapproche du Locnos et le traverse par un gué pour passer ensuite auprès d'un majestueux pin d'Alep qui domine de ses larges épaules la forêt environnante. Il vous conduit jusqu'au Laurenque (dans lequel se jette le Locnos) et le suit jusqu'à l'ancien moulin de la Mouline.
Il vous faut alors traverser le Laurenque par un gué et contourner le Moulin par la droite pour rejoindre la D19 qui vous ramène à Roquebrun. Sur le bord de la D19E1 à mi chemin vers Roquebrun vous pouvez voir des falaises de marbre anciennement exploitées et dont proviennent les colonnes qui ornent le portail de l'église.
PS: Des précisions sur l'itinéraire qui représente environ 2H30 de marche sont en fichier joint
19:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
27.10.2006
Le jardin Méditerranénen de Roquebrun
L'automne est déjà bien avancé et les vignes commencent à se couvrir d'or et de pourpre....La beauté du spectacle qu'elles offrent ne dissipe pas la nostalgie de l'été passé et du soleil éclatant qui réchauffait nos vieux (pour ce qui me concerne) os ! On aimerait pouvoir remonter le temps ou vivre dans un pays connaissant un éternel été ! Et bien, figurez vous que je crois avoir trouvé cet endroit ....et qui plus est pas loin de chez moi ! Il s'agit du jardin Méditerranéen de Roquebrun (localisation) où je vous invite à courir le week end prochain !
Pour y accéder, garez vous sur le parking situé à gauche après avoir traversé le pont qui enjambe l'Orb, puis empruntez la ruelle qui grimpe vers l'église magnifiquement restaurée et à partir de là suivez les flèches qui mènent au travers d'un dédale de ruelles médiévales jusqu'au jardin.
Ce jardin extraordinaire où croissent à profusion des plantes dites « succulentes » (parce qu'elles possèdent des organes charnus et riches en eau) et exotiques est installé sur les terrasses exposées plein sud qui surplombent Roquebrun et qui sont protégées du vent du nord par des orgues dolomitiques.
C'est en raison de ce climat très clément que Roquebrun est surnommée le « Petit Nice » (la températre moyenne annuelle est de 15° !)
On a le sentiment en parcourant les allées du jardin que domine une tour carolingienne d'avoir changé de saison et de continent : aloès, palmiers, cactus, agaves de toutes sortes prennent la pose et se laissent volontiers photographier malgré leur aspect parfois patibulaire.
Et les vues dont on jouit sur la vallée de l'Orb valent également le détour.
Votre visite terminée vous pourrez acheter dans un format certes réduit mais transportable un certain nombres des plantes que vous aurez admirées.
Dates et heures d'ouverture:
Du 2ème dimanche de février au 3ème dimanche de novembre: de 9H à 12H et de 13H30 à 17H30
En juillet et août :de 9H à 19H
Tel : 04 67 89 55 29
18:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
24.10.2006
A vélo le long du canal du Midi (2ème journée)
Après une soirée fort conviviale passée aux Volets Bleus (pour les détails pratiques voir la première journée) en compagnie d'américains, d'anglais et d'un norvégien venus découvrir le Canal (ce qui illustre sa notoriété internationale) je pars à la découverte du Canal en direction de Colombiers (70Km AR)
En longeant ces eaux si calmes où les remous et les rapides sont bannis, les vers d'Aragon me reviennent en mémoire « Le canal du Midi, Une veine à fleur de peau, Une rivière au cordeau, Un coin de paradis !... » ..Certes ce n'était pas le cas pour les chevaux qui halaient autrefois les bateaux commerciaux qui descendaient ou remontaient le canal. Mais ce temps est révolu et aujourd'hui aujourd'hui avec le vent qui souffle dans la bonne direction, ma bicyclette avance seule sous le couvert rafraichissant des frondaisons des platanes qui bordent le canal.et je ne demande rien de plus à la vie !.
J'avance ainsi dans un état semi hypnotique les yeux parfois éblouis par des éclaboussures de soleil qui arrivent à traverser les épaisses frondaisons. Avec ses méandres et ses eaux luisantes le canal prend parfois l'allure d'un gigantesque anaconda assoupi. Qui sait si parfois il ne s'empare pas d'une péniche qui passe et se repaît de ses touristes insouciants trompés par son apprence indolente et pacifique.
Mais voici qu'à travers les frondaisons j'aperçois la Collégiale Saint Etienne de Capestang qui domine de sa masse imposante les toitures du village. (voir le blog de Marie pour des précisions sur ce magnifique monument). La grand place du village comporte des terrasses de café accueillantes où l'on peut déguster des breuvages moins insipides que l'eau du canal. Après Capestang le canal longe les vignobles des terrasses de Béziers qui transforment l'eau du Canal en divin nectar....
avant de passer guoguenard devant la bouche rouillée d'un vieux canon napoléonien installé sur la rive du pittoresque port fluvial de Poilhès.
Notons au détour que Napoléon qui rêvait d'envahir l'Angleterre doit se retourner dans sa tombe de voir les sujets de sa gracieuse majesté envahir ainsi le canal et passer insouciants devant les temoins de sa gloire passée. A signaler également que ce village arbore un orme (hélas fort mal en point) dit de Sully (ministre d'Henri IV) planté en 1604 !
Mais nous voici maintenant en vue du tunnel de Malpas, (mauvais passage) creusé par 400 hommes en l'espace de 6 jours et dont l'entrée est ornée d''une gravure représentant une oie tenant une pièce de monnaie dans son bec avec cette inscription 'mon oie fait tout » (monnaie fait tout) faisant sans doute référence aux primes payées aux ouvriers pour les inciter à creuser cet étonnant ouvrage sans doute au péril de leur vie dans une colline de roche friable.
Ne pouvant traverser le tunnel à vélo, je prends le temps au passage de m'attarder à la Maison du Malpas, vitrine de la culture et des paysages languedociens située au dessus du tunnel et qui vend des produits du terroir ainsi que des ouvrages et des vidéos sur la région
Parvenus au joli village de Colombiers, je reviens sur mes pas ou plutôt sur mes traces de pneu en remerciant Eole d'avoir mis la Tramontane au repos. Mais ce n'est qu'un au revoir et je salue en pensée la mémoire de pierre Paul Riquet en me promettant de revenir bientôt en ce lieu hors du temps et de l'agitation du monde.
18:22 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
18.10.2006
A travers le pays Cathare ...dans le brouillard !
Je vous invite aujourd'hui à me suivre, tant bien que mal dans le brouillard, en pays Cathare. Mais avant de prendre la route, voici à l'intention de celles ou ceux qui ne savent rien du Catharisme (dont je faisais partie avant ce périple) quelques précisions très simplificatrices sur ce mouvement religieux que l'église catholique a qualifié d'hérésie. Il est apparu vers le milieu du XIIème siècle dans la région d'Albi (d'où le nom d'Albigeois donné également aux Cathares). Les « bons hommes » et « bonnes femmes » comme se désignaient eux mêmes les Cathares avaient une lecture particulière de l'ancien et du nouveau testament et contestaient avec virulence l'Eglise romaine qu'ils accusaient de trahir le message du Christ. Ils avaient une conception pacifique de la religion, détachée de ce monde et tournée vers l'au delà, alors que l'église catholique était à l'époque résolument déterminée à bâtir sur la terre, y compris par la force un ordre voulu par Dieu et imposé par le Pape. Les Cathares refusaient de voir dans le monde visible l'oeuvre du Père, car sa création bonne et éternelle ne pouvait pas être le monde matériel où s'exprime le mal. Ce dernier était pour eux l'oeuvre d'un ange déchu, Lucifer ou Satan. Pour les Cathares, les hommes peuvent accéder au royaume de Dieu en suivant l'enseignement du Christ et en recevant le « consolament » ou baptême spirituel de la part des « bonshommes » qui leur transmettent le saint Esprit par imposition des mains.Chacun est assuré qu'au terme de sa vie présente son âme sera libérée de son corps façonné par le malin et qui l'emprisonne. Refusant l'idée d'un enfer éternel les « Bons hommes » prêchaient ainsi un christianisme dissident qui assure à tous le salut éternel.
Cette conception mettait effectivement à mal le pouvoir de l'église catholique qui prospérait sur la crainte que faisait naître l'enfer et le juteux commerce qu'elle en tirait par la vente des indulgences, mais je ne veux pas polémiquer la dessus laissant chacun libre de ses croyances. Rappelons toutefois que c'est dans le cadre de la persécution des Cathares par le Roi de France, allié du Pape, que toute la population de Béziers (cathares et catholiques confondus) fut massacrée sans pitié, sous l'égide de l'abbé de Citeaux qui prononça alors cette formule passée à la postérité « Tuez les tous , Dieu reconnaîtra les siens » . Les terroristes islamistes qui tuent aveuglément sont en quelque sorte les héritiers « spirituels » (si l'on peut dire !) de cet abbé.
Mais j'ai assez abusé de votre attention et de votre patience, aussi attachez vos ceintures et prenons la route ! Je suis parti du petit et bien nommé village de Caves situé en plein coeur de l'appellation Fitou. (localisation) Le temps n'étant malheureusement pas clément ce jour là, je me suis réchauffé au préalable en prenant un petit "noir" au comptoir du café de France où le temps s'est arrêté à l'époque bénie où l'on pouvait boire du vin sans être considéré comme un alcoolique. En effet, une affiche politiquement « incorrecte » vante les mérites de cette boisson millénaire, l'un des trois piliers avec l'olivier et le blé de la civilisation méditerranéenne et dont la Bible elle même fait la publicité !
Et pourtant "Haro sur le vin" crient ceux qui nous gouvernent mais qui boivent à la galéjade aux frais de la Princesse (en l'occurence les contribuables) les grands crus bordelais et bourguignons dans les soirées mondaines, tout en fermant pudiquement les yeux sur les pesticides et les nitrates qui empoisonnent l'eau et les aliments que nous consommons, sur l'amiante qui tue à petit feu des salariés et qui déclarent sans rire que les nuages radio-actifs s'arrêtent à nos frontières !
Mais cessons là nos diatribes inutiles et revenons à notre périple pour poursuivre en direction du village de....Treilles ! (je n'invente rien!) Traversons Feuilla puis dirigeons nous par la D 227 et la D 5 vers Opoul Périllos où nous attend notre première citadelle où se réfugièrent des cathares persécutés par les troupes du Roi de France.
Le brouillard qui submergeait le promontoire sur lequel il est juché ne facilita pas son ascension. Les ruines avaient un aspect fantomatique et menaçant qui me faisait craindre l'apparition soudaine de quelques survivants du massacre prêts à m'estourbir croyant avoir affaire à des sbires du Roi de France. Il n'en fut rien, grâce sans doute à mon allure de mécréant !
Poursuivons donc, en traversant le village de Vingrau, vers la Citadelle d'Aguilar qui malgré son aspect trompeur de forteresse imprenable fut plusieurs fois vaincue lors de la persécution des cathares mais aussi dans le cadre de la guerre avec l'Espagne.
La vue qu'elle offre sur la vallée du Verdouble (à votre santé!) est somptueuse.
Quelque peu abasourdis par le cliquetis des armes qui résonnent encore en ces lieux chargés d'histoire faisons halte,, après avoir traversé Padern, dans le village de Cucugan, rendu célèbre par un conte d'Alphonse Daudet . Jetons un coup d'oeil à la jolie Chapelle où le curé pour ramener dans le droit chemin ses ouailles peu respectueuses des préceptes de l'églises leur confia dans un sermon les avoir vu rôtir en enfer!
La colline sur laquelle le village est construit arbore un magnifique moulin qui tourne et produit de la farine qui sert à faire du pain et des patisseries locales vendus ...à prix d'or dans la boulangerie installée à proximité.
Après cette étape gastro-spirituelle, entamons l'ascension du nid d'aigle où trônent les ruines impressionnantes du château de Quéribus.
Ayons une pensée admirative pour les bâtisseurs qui ont su défier les lois de la gravité afin de monter les murailles de cette forteresse au dessus du vide.
Le jour de ma visite, la citadelle s'était ceinte d'une écharpe de nuage pour se protéger de l'haleine glacée du vent d'Autan.
Les dernières marches menant à la poterne gravies, on est subjugué par la majesté des ruines,
le clou de la visite étant constitué par le logis du châtelain doté d'un pilier gothique soutenant quatre croisées d'ogives
ainsi que par la plate-forme sommitale offrant par temps clair une vue somptueuse sur la plaine du Roussillon et les Pyrénées.(désolé je n'ai pas de photo car la vue était bouchée)! Quéribus fut avec Puylaurens l'ultime refuge des cathares et ne fut vaincu en 1229 que par la trahison d'un ancien compagnon d'armes du seigneur des lieux, Chabert de Barbéra.Cette défaite marque la fin de l'épopée Cathare.
Attristé par le sort tragique de ces hommes et femmes morts en raison de leur foi, je suis allé me réconforter au Domaine du Mas Amiel (04 68 29 01 02)qui produit de fabuleux vins de Maury. Certains de ces vins sont exposées aux intempéries pendant un an dans des bonbonnes de verre et captent ainsi dans leurs molécules la force du vent, la chaleur du soleil et les senteurs de la terre et la garrigue environnante.Je vous en conseille vivement la dégustation, avec modération!
PS Les citadelles Cathares comportent d'autres merveilles telles que Puylaurens, Peyrépertuse ou Montségur où je vous emmènerai un autre jour.
17:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
15.10.2006
Pélerinage à Notre dame de la Gardiole
Dans un note du 23 février dernier je vous invitais à visiter le superbe site de l'abbaye de Montceau dans le massif de la Gardiole. Depuis plus de 30 ans une association animée par son Président, Luc Routier, a entrepris sa restauration avec de modestes moyens et beaucoup de courage . Ce dernier a demandé à l'un de ses amis, Gérard Réthoré, sculpteur amateur de grand talent, de réaliser une Vierge pour cette abbaye.
J'ai eu le plaisir et l'honneur d'assiter à son inauguration le samedi 16 septembre, lors de la journée du Patrimoine et j'avoue que, bien qu'étant pour l'église une brebis égarée, j'ai été ému par la sérénité et la douceur qui émane de cette sculpture à laquelle il a donné le nom de "Notre dame de la Gardiole". Au delà du caractère religieux évident de cette oeuvre, l'auteur a voulu en ces temps troublés s'adresser aussi bien aux croyants qu'aux non croyants de bonne volonté.
Personne ne peut mieux que l'auteur vous présenter cette oeuvre, aussi vais je reprendre ci dessous les termes de son discours d'inauguration :
J'avais alors interprété en ronde bosse ce bas relief. Donc pour l'Abbaye, je décidais de reprendre ce travail, mais dans une autre dimension.
Le siège sur lequel est assise la Vierge est une chayère, dont le très haut dossier était censé protéger l'utilisateur des courants d'air et des agressions dans les chateaux de l'époque. Elle est en noyer massif; bois noble mettant en valeur la teinte plus douce du merisier dans lequel les personnages sont sculptés.
Le site de l'Abbaye étant accessible à tous les visiteurs et ayant perdu son rôle cultuel, j'ai été très attentif à la décoration du siège pour ne heurter personne : celui qui croit au ciel et celui qui n'y croit pas.
Comme les anciens sculpteurs, j'ai voulu faire une sorte de livres d'images en présentant certains symboles de notre religion, mais la lecture peut se faire aussi de manière profane. Par exemple: la vigne et le raisin, le blé, l'olivier...Pour un chrétien le symbole de l'Eucharistie est évident et l'olivier rappelle l'alliance de Dieu et de Noé après le déluge...Mais pour un non croyant la représentation de notre beau Languedoc à travers ses produits est manifeste.
Si la coquille Saint Jacques fait volontairement une auréole à la Vierge en nous rappelant que ce site était sur le chemin de Compostelle au Moyen Age, on peut aussi y voir un clin d'oeil à l'étang de Thau.
Sur le côté,sont sculptés les symboles attribués à ces apôtres mais le coq de Saint Pierre peut être aussi le coq républicain pour celui qui le souhaite!
Pour les personnages principaux, j'ai voulu avant tout représenter une Vierge à l'enfant, mais c'est évidemment aussi une maternité.
Saint Joseph étant issu de la tribu de David, on peut imaginer qu'il ait offert le bijou dont j'ai paré le cou de la Vierge, mais c'est aussi un rappel de l'ancien testament.
Sans vouloir jouer au Da Vinci Code, vous pourrez également interpréter le nombre de grappes de raisins, de feuilles, d'olives ou d'épis de blé...
Bonne lecture...... »
Que puis je ajouter à ces propos de tolérance dont on a tant besoin aujourd'hui, sinon vous inviter à aller contempler cette merveille située dans un site splendide. Je doute fort que vous ne soyez pas sensible à son sourire tout aussi serein que celui de la Joconde....
Bon pélerinage !
23:04 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
08.10.2006
Voyage dans le temps sur le Causse de Toucou
Nos vies sont ponctuées d'ordinaire par le cheminement des aiguilles d'une montre et notre horizon temporel est généralement limité à quelques heures, voire dans l'urgence à quelques minutes. Mais aujourd'hui je vous propose d'abandonner pour un temps votre montre et de changer d'échelle temporelle en allant à la découverte des dolmens et menhir du Causse de Toucou dans la région d'Octon point de départ de notre périple (localisation) (Détail de l'itinéraire en fichier joint).
Dans ce village le temps semble s'être arrêté et d'ailleurs l'horloge installée sur le fronton de l'église qui domine la place ne se soucie plus de donner l'heure, ses aiguilles s'étant d'office octroyé un repos bien mérité. Après avoir emprunté la rue du Four Banal où devait se situer le four à pain communal (simple hypothèse personnelle), le début de la balade remonte la rive droite du canyon creusé par le Toucou dans les « ruffes » rouges omniprésentes dans la région du Lac salagou. Ces dépôts sédimentaires oxydés par des sels de fer constitués il y a 250 millions d'années donnent à la région un air d'Arizona.
Le contraste est saisissant avec le camaîeu de verts des ajoncs, des chênes kermès ou des genevriers qui s'accrochent sur les pentes du canyon et avec le bleu du ciel où rode parfois un rapace en quête de son déjeuner
Après avoir traversé le Toucou sur un pont séculaire presque submergé par la végétation,
on aborde les hauteurs du causse où les ruffes font place à des sols plus terreux, témoins du chamboulement des sols causés dans la région par le surgissement des Pyrénées et le choc de la plaque continentale africaine sur la plaque européenne.
Le causse est jonché de tas de pierres constitués par des générations de bergers ou d'agriculteurs. Certains plus énigmatiques comportent des séries de trous profond d'environ 80 cm disposés en cercles.
S'agit il d'édifices construits par ceux qui ont édifié le menhir et les dolmens que comportent également le site.? Je ne saurais pas vous le dire car je n'ai trouvé aucune littérature sur le sujet. Il est vrai que l'on sait peu de choses sur les constructeurs des mégalithes et la finalité de leurs monuments. La fonction des menhirs reste un mystère. Certains chercheurs considèrent qu'il peut s'agir de possibles observatoires atronomiques liés à un culte solaire ou lunaire. Celui, de taille assez modeste, qui se dresse sur le causse du Toucou, au pied d'un chêne vert n'a livré aucun indice à ce sujet.
Quant aux deux dolmens édifiés un peu plus loin, on sait qu'il s'agit de monuments funéraires ou de lieux de culte, mais on ignore tout des cérémonies qui s'y déroulaient. Ils sont comme les autres dolmens orientés vers le soleil couchant, signe de la fin du jour et symbole donc de la fin de vie.
Quelles que soient les motivations des hommes qui ont construit ces monuments, il faut reconnaître qu'ils savaient choisir leurs sites dont la beauté et la sérénité sont propices à la méditation
Après cette brève immersion dans la préhistoire, le retour au monde contemporain se fait progressivement , le chemin passant successivement devant les ruines d'une ferme bâtie avec des pierres de basalte dominant le lac Salagou (le fermier avait lui aussi bon goût quant au choix du site!)
pour longer ensuite les terrasses merveilleusement restaurées d'une magnifique oliveraie. Tout au long de la balade, on rencontre d'ailleurs des restes de murs des terrasses qui couvraient les collines, attestant de l'exploitation intensive dont elles faisaient l'objet et du courage phénoménal des gens de l'époque.
De retour sur la place, les fauteuils d'une brasserie vous tendent des bras accueillants pour vous aider à renouer avec le fil du temps .
PS : A ceux qui veulent en savoir plus sur les monuments mégalithiques je recommande l'achat de l'excellent ouvrage de Jean marc Roger "Le temps des Dolmens" aux éditions Espace SUD Montpellier 1992
16:56 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
30.09.2006
Les moulins de la Foux
Si vous avez envie d'emmener votre petite ou grande famille au vert l'un de ces prochains jours dans un cadre enchanteur où les seuls bruits du monde que vous percevrez sont le chant de l'eau et des oiseaux, je vous invite à suivre l'itinéraire ci-après.
A partir du parking situé au terminus de la route d'accès à Navacelles (localisation) il faut prendre la direction du village haut qet le traverser pour emprunter la route d'accès à Navacelles et rejoindre la jonction de la route qui part à gauche vers la Baume Auriol et de celle qui va vers Blandas. A cet endroit un panneau indique le départ du chemin bordé d'églantiers et de genets et qui peu après longe une paroi rocheuse surplombant la Vis.
Le chemin descend bientôt en pente raide vers la rivière au milieu des chênes verts et des buis et passe devant une mini centrale hydroelectrique. Il longe ensuite la rivière bordée de peupliers et d'aulnes, tantôt en surplomb tantôt en vous permettant de mettre les pieds dans l'eau (désolé Waterplouf mais c'est un peu juste pour s'y baigner !)
Il rejoint un méandre de la Vis d'où surgissent les ruines de la ferme de Poujol et poursuit le long de la rivière en révélant au promeneur attentif les richesses de la faune et de la flore.
Il prend ensuite un peu de hauteur jusqu'à un sentier qui descend en pente raide vers les anciens moulins et la résurgence de la Foux.
L'histoire et le fonctionnement des moulins ainsi que l'économie de la minoterie font l'objet de panneaux pédagogiques forts instructifs installés dans les anciens moulins remarquablement restaurés. Après cette parenthèse culturelle il reste à admirer l'impressionnant spectacle de la Vis surgissant d'un gouffre et se précipitant au pied des moulins.
Le retour qui s'effectue par le même chemin est tout a fait dépaysant car il offre dans ce sens des vues différentes sur les falaises qui dominent la vis.
Il existe un chemin qui revient par l'autre rive et qui emprunte en partie la route mais je le trouve personnellement moins agréable mis à part la traversée au départ d'une belle forêt de cèdres.
En fonction de l'heure et de l'état de vos petons et gambettes nous pourrons sur la fin du parcours, emprunter le chemin des écoliers qui suit la rive de la Vis jusqu'au magnifique vieux pont du village.
La balade aller-retour fait environ 8 à 9 km avec un dénivelé d'un peu plus de 100m et représente 2H30 à 3H00 de marche effective sans difficulté particulière, mise à part une courte descente assez raide et caillouteuse.
Cartes IGN Top 25 2642 ET et carte promenade 65 Béziers Montpellier
19:00 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (36) | Envoyer cette note
21.09.2006
Le monde est presque beau vu du Pic de Tantajo !
Savez vous reconnaître un chêne blanc d'un chêne vert, un érable commun d'un érable de Montpellier, un peuplier noir d'un aulne gluteux? Non ! Et bien vous avez la possibilité de remédier à cette honteuse lacune en vous rendant à Bédarieux (localisation) au Bord de l'Orb pour faire l'ascension du Pic de Tantajo (circuit détaillé en fichier joint)
Le chemin commence par longer l'Orb qui prend à cet endroit des airs d'Amazone, les moustiques et les piranhas en moins !
Puis l'on s'engage sur un sentier botanique fort bien aménagé par la commune de Bédarieux mais dont hélas certains poteaux d'information ont été vandalisés par des imbéciles de passage dont la cervelle ne doit pas peser plus lourd qu'une crotte de moineau.
Le chemin aboutit à la pittoresque Chapelle Saint Raphaël bâtie au bord de l'Orb et à coté de laquelle jaillit une source miraculeuse utilisée autrefois pour soigner les maladies des yeux. De l'autre coté de l'Orb on aperçoit l'imposant édifice du domaine de la Bastide qui dépendait de l'abbaye bénédictine de Villemagne l'Argentière située en amont sur les rives de La mare, affluent de l'Orb.
Revenu sur nos pas, on emprunte le chemin qui grimpe vers le Pic de Tantajo.Il sinue sous le couvert d'une dense forêt peuplée principalement de chataîgners exubérants et débordant de vitalité. On en voit ainsi qui s'enlacent avec passion et de jeunes et vigoureuses branches jaillissent de vieux troncs.
Un chataîgner vénérable tend au dessus du chemin une branche amicale comme s'il voulait prendre par l'épaule les randonneurs de passage.
Il est vrai que depuis un siècle l'homme vit en paix avec le peuple des arbres, mais il n'en a pas été toujours ainsi. Avant l'arrivée du gaz et de l'electricité dans les campagnes le charbon de bois servait de combustible et les hommes décimaient les forêts pour le produire. Seules subsistent aujourd'hui les anciens abris de pierre des « charbonniers »
Puis le chemin prenant de la hauteur la forêt fait place à la garrigue et l'on commence à apercevoir les monts environnants.
Après avoir contourné le Roc Blanc on aperçoit enfin le Pic de Tantajo que l'on rejoint par un chemin qui joue au montagnes russes. Nous sommes enfin au sommet qui offre une vue imprenable sur la plaine de Bédarieux
Notre bonheur serait complet si le sommet n'était pas pollué par les mégots laissé là par des nicottineurs indélicats qui ont du emprunter avec leurs 4x4 la route qui mène aux relais hertzien et téléphonique coiffant le Pic pour venir admirer le panorama ! De vrais amoureux de la nature ces gens là !
Les magnifiques chataîgners qui bordent chemin du retour nous font vite oublier cette petite contrariété
et le message laconique mais expressif laissé par un promeneur (faché avec l'orthographe!) au terme de la descente un peu rude nous fait sourire.
La rencontre inespérée avec une orchidée ornant de sa beauté un modeste fossé communal nous réconcilie totalement avec le monde..
15:40 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
16.09.2006
Allez vous la couler douce sur les hauteurs de L'Espinousse !
Depuis que vous avez repris le travail vous vous retrouvez le nez dans le guidon à tenter de faire face aux milles activités qui ponctuent vos journées. Un beau dimanche s'annonce et vous avez envie de troquer pour quelques heures l'air urbain parfumé au pétrole pour des senteurs de bruyère, de fougère et de pins. Alors, chaussez vos brodequins et allez fouler la poussière des chemins qui sillonnent le massif de l'Espinousse !
Rendez vous au col de l'Espinousse situé sur la D 180 en passant par Le Poujol sur orb, Combes puis Rosis (localisation) Cette route montagnarde et sinueuse offre de vertigineux points de vue que l'on peut contempler à loisir à partir de quelques dégagements permettant de garer son véhicule.
Garez vous sur le grand terre plein à gauche de la route où sont installés des panneaux d'information sur la réserve nationale de chasse et de faune de l'Espinousse. Avant d'entreprendre votre randonnée, allez jetez un généreux coup d'oeil au somptueux panorama que vous découvrez sur les contreforts du Larzac et des Cévennes à partir de la platerforme d'orientation située de l'autre coté de la route.
Le regard et l'esprit rafraîchis par ces vastes espaces infinis, mettez vous en chemin en vous dirigeant vers le bout du terre plein où vous êtes garés jusqu'au panneau d'information sur le « Chemin de la Mazade »que vous allez suivre en partie.
Vous suivez une large piste orientée vers le sud qui longe tout d'abord une vaste pinède, puis revient légèrement vers le plateau avant de bifurquer vers la gauche pour se rapprocher de nouveau d'une pinède. A l'endroit où elle la rejoint, empruntez la piste qui part en biais vers l'est (et contourne la cote 1072 marquée sur la carte IGN). La piste offre dans les trouées de pins des vues spectaculaires sur le vallon de l'Espinousse avant de bifurquer vers le sud et de longer le vallon du Vialais.
A un moment ignorez la piste qui vient de la droite et poursuivez plein sud, la piste bifurque bientôt vers l'ouest en direction du « Point Sublime ». Avant d'y parvenir quittez la piste en sous bois d'une vingtaine de mètres pour vous rapprocher du bord du vallon et jouir d'un fabuleux spectacle sur le massif du Caroux. De surcroît, le tapis d'aiguilles de pins est propice au pique nique et à une petite sieste ! Mais évitez de dormir comme une souche sinon vous risquez d'avoir la visite du grand capricorne qui pourrait être tenter de vous grignoter vos orteils !
La piste vous conduit ensuite vers un plateau dégagé correspondant au bien nommé « point sublime » où la vue sur le massif du Caroux est epoustouflante!
La piste fait ensuite un grand zig zag dans une zone d'élevage (passage de barrières électrifiées adaptées aux randonneurs) avant de rejoindre une large piste qu'il faut emprunter vers la gauche en direction de l'ouest. Elle vous fait traverser d'immenses pinèdes et sapinières qui vous donnent l'illusion de traverser les immensités sauvages du Canada!
A la sortie d'un grand virage vers la gauche dans le bois de Peyre Taillade (voir carte IGN), empruntez la piste qui part à droite en direction de l'ouest puis du nord et rejoint le GR 71 au niveau du ruisseau de Cazalous. Suivez le GR vers le nord (en ignorant la route qui part à droite vers Foumendouyre) jusqu'à la D 180 que vous empruntez à droite jusqu'à la bifurcation avec la petite route qui mène à la source de l'Agout. Suivez cette route qui part vers l'est, passez entre la ferme de lEspinousse et le gite d'étape jusqu'au panneau signalant la source de l'Agout qui se trouve en plein champ sur la droite.Cette source est jalousement gardés par deux gentils elfes qui vous laisseront boire à la source en échange d'un paquet de bonbons !
Poursuivez tout droit sur une centaine de mètres (ancien itinéraire du GR) pour tournez à gauche entre des arbres dans une sente mal dessinée et couverte de feuilles mortes qui monte vers un bosquet entrouré de champs de bruyères. Parvenu au bosquet, empruntez à droite une sente très étroite et assez mal dessinée qui traverse le champ de bruyère vers l'Est en longeant la limite de la réserve nationale de la chasse et de la faune de l'espinousse et vous ramène au terre plein du col de l'Espinousse où vous retrouvez vos montures !
La balade fait environ 11 Km quasiment sans dénivelé soit 3H de marche effective.
Ref Cartes :2543 TOP 25 Lamalou-lesBains/L'Espinousse.Le Caroux et Promenade N°65 Béziers Montpellier
09:35 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
10.09.2006
A l'assault de la Pique Rouge de Bassiès (2676m)
Vous voulez rompre avec la routine d'une vie programmée et quitter le confort douillet de vos demeures domotisées. Vous aspirez à retrouver ou découvrir les horizons infinis de la Haute montagne et n'entendre que le bruit des pierres qui tombent, du vent qui souffle ou de l'eau qui ruisselle. Alors suivez les pas d'une bande de copains qui pendant trois jours ont affronté le monde minéral des Pyrénées ariégeoises en partant à l'assaut de la Pique Rouge, dent rocheuse qui domine de ses 2700m les étangs de Bassiès et tente vainement depuis des millions d'années de mordre le soleil.(voir le circuit détaillé en fichier joint)
Notre périple (localisation ) commençe à l'heure où la rosée ne sent pas encore le pastis, alors que les premiers rayons du soleil dissipent les nuages qui se sont installés pour la nuit dans la vallée.
Après nous être mis en jambes sur une route grimpant doucement au travers de la superbe forêt domaniale de Montcalm, le chemin se fait soudain plus raide et les sourires radieux du départ commencent à se transformer en rictus,chacun se demandant quel gentil farceur a mis une cocotte en fonte dans le fond de son sac à dos.
Mais la beauté du paysage environnant et l'arrivée sur le plateau où s'étalent langoureusement les étangs de Bassiès ramène vite la sérénité sur les visages et rend un peu de légèreté à nos sacs et de vigueur à nos jambes
Après un pique nique gargantuesque où la sangria concurrence généreusement l'eau de source, nous nous remettons en chemin vers le fond de la vallée en direction du refuge de Bassiès. Le spectacle des lacs qui occupent le fond de la vallée nous récompense de nos efforts et lave nos yeux et nos esprits des miasmes urbains qui les encrassent.
En approchant du fond de la vallée, nous nous inquiétons de voir que des nuages ont résisté aux assaults du soleil et coiffent les sommets que nous avons projeté de gravir le lendemain, ce qui augure mal de la suite de notre périple.
Nous prenons enfin nos quartiers dans le très confortable refuge de Bassiès tenue par un couple sympathique qui y sert de surcroît une cuisine délicieuse.
Nous noyons notre inquiétude quant à la météo du lendemain dans la mousse d'une 1664 que l'on déguste sur la terrasse face à la somptueuse perspective qu'elle offre jusqu'à l'embouchure de la vallée. Je me demande si les vaches qui paissent dans un tel lieu sont sensibles à sa beauté et si la qualité du lait qu'elles produisent s'en ressent ? Je me dis qu'il vaut sans doute mieux naître vache dans ce pays que naître humain dans certaines parties du monde.
Nos inquiétudes quant à la clémence du ciel étaient sans fondement car le lendemain matin un soleil radieux caresse déjà les cîmes à l'heure où nous nous mettons en chemin.
La fraicheur aidant nous prenons vite de l'altitude et découvrons les lignes des chaines de montagne successives qui offrent un sompteux camaÎeu de bleus.
Nous nous rapprochons progressivement de notre objectif La Pique Rouge qui se dresse (à gauche sur la photo) comme un pyramide tronquée vers le ciel. Nous commençons à puiser dans nos réserves de friandises (quelle bonne excuse !) afin de donner à nos gambettes le carburant nécessaire pour l'ascension finale qui s'annonce plutôt raide !
Nous pénétrons bientôt dans un monde exclusivement minéral sous l'oeil de quelques vautours qui attendent que l'un de nous chute (ce n'est pas une galéjade, des vautours tournoyaient effectivement dans le ciel!)
Mais nous arrivons tous au sommet sans encombre sous le regard dépité des vautours qui du coup redescendent vers la vallée en quête d'une brebis égarée.
D'un pas léger nous entamons notre descente vers la vallée ennivrés par ce (petit) exploit et lestés de nos soucis et préoccupations ordinaires dissous par la beauté du spectacle et la pureté de l'atmosphère.
Sur le chemin du retour l'étang bien nommé des Lavants permet aux plus valeureux d'entre nous de se rafraîchir
Nous affrontons les jambes un peu lourdes la dernière descente sous le regard plein d'espoir des vautours revenus - sans doute bredouilles - parmi nous.
Les embruns jaillissant des cascades qui ponctuent le parcours nous apportent un rafraîchissement bienvenu
Parvenus au refuge, la soirée se passe à vider la réserve de bières en contemplant la lente et magnifique venue du crépuscule et de la nuit, le torrent et les lacs gardant prisonniers dans leurs eaux quelques rayons de lumière volés au soleil.
Après un repas délicieux et roboratif et une nuit courte mais réparatrice nous reprenons avec regret le chemin du retour magnifié par le spectacle toujours changeant des lacs qui bordent le chemin et nous renvoient le spectacle des cîmes environnantes.Alors que nos pieds descendent vers la vallée, nos esprits pensent déjà à la prochaine cîme !
10:40 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
08.09.2006
Les adorateurs de Nemrod sont de retour !
C'est l'ouverture de la chasse et les chasseurs, qui ne constituent qu'une très faible minorité de la population, ont commencé à s'approprier le territoire; quelques accidents mortels se sont déjà produits dû à la négligence ou à l'inexpérience, ce qui rend dangereuse la fréquentation des chemins. Je n'ai pas d'opposition de principe à la chasse qui m'apparaît nécessaire pour réguler les populations de sangliers, de cerfs ou de mouflons, mais je trouve que cette activité n'est pas assez contrôlée et encadrée. On devrait limiter les jours de chasse à deux ou trois jours par semaine, dont un seul des deux jours du week end pour permettre aux personnes qui travaillent et aiment randonner de le faire en toute sécurité. De même des amendes très fortes devraient être appliqués à ceux qui ne respectent pas les règles concernant les zones de non chasse, qui tirent sur les espèces protégées ou à proximité des agglomérations ou encore qui abandonnent leurs doulles dans la nature. La chasse soulève également le problème de la pollution par le plomb des étangs où sont chassés les canards.
Pour ma part je préfère traquer les animaux avec mon appareil photo et je reprends une note que j'avais publiée il y a quelques mois vous invitant aujourd'hui à un cours de « lecture » des traces laissées par les animaux dans la garrigue.
Lorsque l'on s'y promène de jour, ces étendues sauvages ont l'air quasiment désertes et pourtant si, au lieu d'admirer le paysage environnant, on regarde pour une fois ....le bout de ses chaussures, on découvre avec surprise que la garrigue est aussi fréquentée, quand vient la nuit, que l'autoroute A7 qui passe à coté.
Il faut choisir de préférence un jour qui suit une période pluvieuse afin que les pas de nos visiteurs nocturnes soient aisément reconnaissables.
Voici tout d'abord côte à côte, bien qu'il soit peu probable qu'elles aient voyagé de concert, la trace d'une biche (à droite) et celle d'une laie.
Non loin de là, voici la trace de leurs compagnons, le sanglier et le cerf .
Plus rare, voici le pas d'une martre qui poursuivait sans doute un faisan ! L'absence de restes de plumes laisse espérer que ce volatile à pu s'échapper.
Notre ami l'écureuil a pris son déjeuner en cet endroit sans doute sous le regard plein de convoitise de Maître Renard qui n'en a peut être fait qu'une bouchée et qui après digestion l'a rendu à la forêt sous forme de « laissée »


Mais voici sans doute les traces du prédateur le plus redoutable de la forêt
il s'agit d'un « Tirsurtouskibouge »....dont il vaut mieux ne pas croiser le chemin ! Certes il a une préférence pour le faisan d'élevage, mais faute de trouver sa proie favorite il s'en prend à tout ce qui bouge, y compris parfois son propre pied ! Heureusement il n'erre dans la garrigue que quelques mois dans l'année, le reste du temps il reste terré dans sa tannière. 11:40 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
06.09.2006
Balade familiale sur les hauteurs du Caroux
Le cirque "nombrilo-politico gaulois" envahit de nouveau les médias et les flots rugissants et polluants de bagnoles sont de retour dans les rues de Nîmes, Montpellier, Béziers, Narbonne et Perpignan. Vous avez la nostalgie des vacances trop vite passées et vous aspirez au silence et aux grands espaces où seuls les arbres et les nuages arrêtent votre regard. Alors au cours du prochain week-end, emmenez votre famille parcourir les hauteurs du Caroux, l'un des sommets du parc Régional du Haut Languedoc où le vent s'imprègne des senteurs des bruyères, de fougères et de pins qui ont colonisé ces lieux.
Si vous êtes attentifs et discrets, avec un peu de chance vous pourrez admirer le vol d'un aigle ou la cavalcade de chevreuils ou de mouflons. Cette balade sans difficulté particulière vous prendra 3 à 4 heures et vous fera grimper (en dénivelé cumulé) 250m.
Rendez vous tout d'abord à Douch à 880m d'altitude (localisation) et garez vous sur le parking situé à gauche de la route avant l'entrée du village. Empruntez la large piste (signalée par des traits jaunes) qui part du bout du parking vers l'est et grimpe en longs lacets vers le sommet.
Elle passe ensuite près d'un arbre isolé et rejoint un énorme cairn de pierres entouré de murets, terme de l'ascension (1091m). Arrivés là, oh! Surprise ! un banc vous attend où vous pourrez reprendre votre souffle et admirer la beauté des lieux. C'est sans doute l'un des plus hauts bancs publics du monde ! C'est le banc idéal pour méditer car il y a peu de risques que vous soyez dérangés sinon par les « grilh « ces criquets languedociens aux ailes colorées qui pullulent en ces lieux.
Pour poursuivre la randonnée il faut dépasser le cairn vers l'ouest pour retrouver le chemin qui bientôt bifurque vers le sud-sud-est en direction du GR 7 qui traverse le plateau. Parvenus au niveau de ce dernier, il faut l'emprunter par la droite (les marques jaunes du PR et rouge et blanc du GR coexistent). Le chemin traverse bientôt la tourbière de la Lande, milieu insolite que l'on « survole » sur des pilotis et où règnent la drosera (plante carnivore), les sphaignes et le lézard « nageur ».
Puis le chemin aborde une pinède avant de rejoindre une piste avec un panneau de localisation. Partez vers la gauche, le chemin (marques jaunes) vous conduit à une table d'orientation d'où vous apercevrez par temps clair le mont Ventoux et les Pyrénées.
Reprenez le chemin marqué de jaune ponctué par des cairns qui se dirige vers le refuge de Font Salesse (où l'on peut dormir et faire du feu) installé au milieu d'une superbe pinède.
A partir du refuge, deux possibilités s'offrent à vous : soit rentrer à Douch par le PR (marqué en jaune) qui rejoint le GR 7 à la fontaine de Salesse (1/2H) soit, et c'est celle que je vous conseille pour la beauté des paysages et la probabilité d'apercevoir des chevreuils ou des mouflons si vous êtes silencieux et que le vent vous est favorable, prendre le chemin qui part vers l'ouest non signalé mais régulièrement ponctué de cairns.
Cet itinéraire qui prend environ 1H contourne le plateau rocheux du Plo de la Maurelle d'où vous jouissez de vues somptueuses.
Le chemin descend ensuite dans la rocaille (direction nord-nord ouest) vers le fond d'un vallon où coule un ruisseau que vous traversez. Poursuivez alors tout droit pour reprendre le chemin qui monte plein nord (ne pas suivre la trace bleue) et rejoint une large piste qui monte en pente douce (direction nord-nord est) vers la Jasse de L'Ermite(ruine) auprès de laquelle elle passe avant de biffurquer vers l'ouest pour rejoindre le GR 7 qui vous ramène à Douch.
Le village et sa pittoresque chapelle mérite une viste avant que vous ne repreniez votre véhicule. Vous pouvez également y passer la nuit dans le superbe gite d'étape ou les Gites de France qui y sont installés et surtout, car j'ai gardé le meilleur pour la fin (ou la faim) y faire un délicieux et copieux repas à l'Auberge de La Jasse.(réservation conseillée tel. 04 67 95 07 64 voir le superbe article que Iris lui a consacré sur son passionnant blog vigneron.
17:25 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
01.09.2006
Randonnée sportive dans le massif du Caroux !
Si vous avez le souffle court et le pied et ou le mollet sensibles et êtes sujet au vertige cette balade n'est pas faite pour vous ! Mais si vous êtes capable de marcher 7 à 8 heures (environ 23km) avec un dénivelé cumulé de près de 1100 m alors allez y sans réserve, elle vous fera parcourir certains des plus beaux sites du Haut Languedoc.
Garez votre monture sur l'un des deux parkings situés à proximité de l'église de St Martin de l'Arçon (localisation) à environ 260m d'altitude. Partez alors en direction du nord vers le vieux et magnifique village de pierres. Arrivés à une bifurcation empruntez vers la droite le chemin marqué d'un trait bleu qui croise une piste bétonnée avant de rejoindre un réservoir. Tourner à gauche avant ce dernier dans un chemin caillouteux toujours marqué de bleu et qui grimpe vers le nord-est. au milieu des chataîgners
Au col de la Romarède ( 503m) le chemin bifurque vers le nord en direction de la magnifique cascade d'Albine(malheureusement souvent à sec l'été). Traversez le lit de la cascade (en se déchaussant si besoin est) pour retrouver de l'autre coté le chemin marqué de points bleus qui rejoint plus haut une « draille » (chemin bordé de murs de pierres qui servait autrefois à la transhumance des moutons) qu'il faut prendre vers la gauche et qui mène aux barraques de Caylus (710m). Il faut poursuivre sur le chemin marqué de points bleus qui part vers la droite et passe au pied des barres rocheuses de la Roque Rouge puis des Razals.
Arrivés au niveau d'un petit replat ignorez le chemin qui descend tout droit devant v vous ers le fond des gorges de Colombières et suivez sur votre gauche le chemin marqué en jaune et signalé par une flèche et une inscription « Madeleine-La Fage qui figure sur gros rocher posé sur le replat. A partir de là soyez attentifs car les marques jaunes sont assez anciennes et le chemin (non marqué sur la carte IGN) sinue entre 700 et 750 m d'altitude au milieu des éboulis.
Quelques cairns aident à repérer le chemin. Après un assez long parcours dans une très vielle chataigneraie vous rejoignez le chemin des gorges de Colombières environ 500m avant le Gite d'étape de La Fage, à proximité d'un endroit idéal pour pique niquer et se baigner dans la rivière d'Arles qui a creusé les gorges.(pour cela quitter le chemin et dirigez vous vers la rivière) (il vous faut environ 3H30 à 4H pour arriver à ce point)
Reprenez votre cheminement vers le gite d'étape de La Fage que vous traversez (possibilité de faire le plein d'eau potable en bas de l'escalier près de la salle d'accueil) pour rejoindre le GR 7(marques rouge et blanche) qui part sur la gauche un peu plus haut vers le sommet du Caroux que vous atteignez après une montée de 300m de dénivelé. Parvenus au sommet (environ 1050m d'altitude) la vue s'étend à l'infini aux quatre points cardinaux et le tapis de bruyères et de fougères qui couvre le Caroux offre de sompteux camaïeus de couleurs.
Poursuivez sur le GR qui traverse le plateau du Caroux vers le sud ouest et cohabite bientôt avec un chemin de "petite randonnée" (PR marques jaune). Vous croisez quelques arbres isolés dont la ténacité a eu raison des vents souvent violents qui balaient le massif.
Le chemin traverse ensuite une vaste tourbière - domaine de prédilection des sphaignes et des droséras, plantes carnivores ! - que vous franchissez sur des pilotis. Le chemin pénètre ensuite dans une pinède pour croiser une piste avec un paneau d'orientation. Tournez à gauchesur cette piste (marques jaunes) et allez jusqu'à la table d'orientation d'où la vue est prodigieuse.
De là suivez sur environ 150m le chemin PR (marque jaune) qui part vers l'ouest et longe le plateau jusqu'à un imposant cairn (tas de pierres).
Environ 30m après au niveau d'un petit cairn, laissez le PR qui part vers le nord et poursuivre sur le chemin qui poursuit vers l'ouest avant de descendre plein sud dans les éboulis à l'endroit du rocher de Luchet (mentionné sur la carte IGN ). Le chemin est signalé par des cairns, dont certains sont de véritables oeuvres d'art, placés à intervalles réguliers. Au cours de votre descente ne vous laissez pas entraîner par la pente et prenez le temps d'admirer le paysage environnant.
A environ 700m d'altitude vous croisez une piste que vous ignorez et continuez à descendre tout droit plein sud jusqu'au village de St Martin de l'Arçon.
Cartes: IGN Promenade 65 Béziers Montpellier et TOP 25 2543 OT Lamalou Les Bains/ L'Espinousse/Le Caroux
20:45 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
27.08.2006
Marche et méditation dans la garrigue de Puéchabon!
Afin d'aérer vos poumons saturés de vapeur d'ambre solaire et votre esprit encrassé par les séries racoleuses de la télé estivale, je vous invite à prendre un bain revigorant de garrigue et à vous immerger quelques heures dans un lieu pétri d'histoire et de spiritualité. Pour ce faire, dirigez vous vers Puechabon (cliquez ici pour la localisation) et garez vous sur le parking qui se situe près du domaine du Mas des Brousses (qui produit d'excellents vins) à proximité de l'église. La Balade que je vous propose vous fera cheminer à travers une garrigue luxuriante à la découverte de la magnifique Eglise millénaire de St-Sylvestre des Brousses qui se dresse au milieu des oliviers.
En sortant du parking partez vers la droite sur la route qui longe bientôt un terrain de football et croise le chemin Farrat. Tournez à gauche dans le chemin de Crouzille bordé de murs de pierres . Le chemin aborde bientôt la garrigue et passe devant un magnifique chêne multiséculaire dont le pied est assorti d'un banc de pierre ou pendant des générations des hommes sont sans doute venus méditer. Les ramures de l'arbre bruissent encore de leurs pensées.
A la rencontre d'un chemin tournez vers la gauche pour rejoindre une petite route qu'il faut suivre vers la droite pendant 400m, puis la quitter en empruntant un chemin vers la gauche (direction Ouest et présence d'un poteau vert de circuit VTT). La garrigue environnante est parsemée de vignes et d'oliveraies composant un somptueux camaïeu de verts.
Parvenus à environ 20m du sommet d'un courte cote (d'où part une piste vers la gauche que vous prendrez au retour), quitter votre chemin en vous engageant vers la droite sur une piste herbeuse qui bientôt descend au travers d'une végétation luxuriante peuplé d'arbousiers, de genévriers, de chênes verts séculaires. Elle débouche sur une piste forestière qu'il faut prendre vers la gauche et qui monte vers l'église St Sylvestre des Brousses.
Cet austère et majestueux édifice construit au XIème siècle émerge bientôt de la garrigue entourée de frêles oliviers, jeunes rejetons florissant sur des pieds sans doute aussi vieux que l'église elle même. Du plateau où elle est installée, on jouit d'une vue panoramique sur la campagne environnante d'où se détache au loin le pic isolé de Tantajo.
Pour revenir à Puechabon, empruntez la piste qui part de l'église vers le sud-est puis s'oriente vers l'est et descend au milieu de la garrigue pour remonter en zig zags jusqu'à un croisement de chemins. Tournez alors vers la gauche et allez tout droit en ignorant les autres chemins. En étant attentifs et avec un peu de chance, vous trouverez des fossiles parmi les pierres qui bordent le chemin.

Parvenus au sommet de la cote mentionnée à l'aller, tourner à droite sur un chemin qui descend vers le sud-est et rejoint une large piste qui vous ramène au village.Ne manquez pas de saluer au passage, un très vieil et majestueux olivier qui, à l'instar du vieux chêne du début de la balade, a du voir passer plusieurs générations de paysans ou randonneurs et vous invite à méditer sur la brièveté de l'existence humaine.
Avant de reprendre votre attelage, la visite de la circulade de Puechabon prolongera un instant votre incursion dans le riche passé de ce pays.Ref. Cartes : IGN Carte de promenade 65 Béziers-Montpellier et TOP 25 2642 ET St Guilhem le Désert- Cirque de Navacelles.
14:45 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
24.08.2006
Allez voir les yacks du Cactus parc !
Vos enfants n'ont plus rien à apprendre de la technique des chateaux de sable et sont écoeurés des gaufres du plagiste, votre bronzage est à point et vous aspirez à contempler autre chose que les charmes indiscrets de vos congénères. Vous pouvez à peu de frais vous dépayser en vous rendant au Cactus Parc situé à mi chemin sur la D 137 entre Bessan et Vias (localisation). En deux heures vous ferez un voyage express à travers les continents en déambulant au milieu d'intéressantes plantations de cactus et d'enclos peuplés d' animaux exotiques (notamment des yacks et des lamas)
Mais ce tableau séducteur s'accompagne de quelques "couacs", car, comme trop souvent malheureusement dans notre région, le professionnalisme de l'accueil laisse à désirer (ce qui explique sans doute pour une part la baisse de fréquentation touristique). Ainsi, alors que le parc présente une intéressante collection de cactus et des animaux que l'on ne rencontre pas dans la région, le tout est un peu gâché par un laissez aller général dans l'entretien et l'aménagement. Les mauvaises herbes envahissent les lieux, les clotures des enclos sont bancales, des bâtisses et des murs en parpaing ornés de tessons de verre gâchent l'environnement.

Ces aspects mis à part, avec un oeil très indulgent, vous y passerez malgré tout un bon moment avec vos enfants.
15:45 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
21.08.2006
Capitelles à gogo autour de Laulo !
La méditerranée affiche des températures brestoise, les mégots sont plus nombreux sur la plage que les grains de sable et vos enfants ont épuisé les réserves du marchand de glace ! Vous ne savez que faire ? Que diriez vous d'un intermède pédestre et culturel dans la garrigue autour du Village de Laulo parsemée de magnifiques capitelles. ? Les plus courageux pourront, en prime, aller piquer une tête dans les eaux chaudes et turquoises du Lac Salagou dans un cadre paradisiaque !
Cliquez ici pour localiser le point de départ de la balade.
Laissez votre monture au parking qui se situe à l'entrée est du village de Laulo. Traversez le village et emprunter sur la gauche la courte piste bétonnée qui se transforme en chemin pierreux bordé de chênes qui grimpe à flanc de colline (direction Ouest). Bientôt le chemin aborde les ruffes rouges, cette terre oxydée que l'on trouve autour du la salagou.
Le sol est jonché de pierres de basalte qui proviennent d'anciennes coulées de lave et si vous êtes attentif peut être aurez vous la chance d'y trouver des morceaux d'augite (pyroxène). Cette pierre d'un noir métallique à cassure tranchante est d'origine éruptive
Le chemin offre alors un splendide panorama sur les monts environnants dominé par le pic St Baudille, avant de pénétrer sous le couvert des chênes qui offrent une ombre rafraichissante
Au terme de la montée vous débouchez sur le plateau de l'Auverne que se partagent les vignes et la garrigue.peuplée de chênes kermès. Le chemin longe une vigne, croise une piste venant de la gauche qu'il faut ignorer, passe devant une capitelle en ruine et traverse un plateau herbeux d'où l'on aperçoit la crête de la Montagne de Liausson qui domine le lac du Salagou.
Il rejoint ensuite une large piste qu'il faut suivre à gauche et qui traverse le plateau vers le sud est en pente douce. Elle passe devant une première capitelle déjà fort imposante
avant de vous conduire vers une splendide capitelle ronde à plusieurs niveaux, petite tour de babel plantée au milieu des vignes ! Je ne rappelle pas en avoir vu de plus vaste ni de plus haute au cours de mes pérégrinatiuons dans le Languedoc. Ces capitelles servaient autrefois d'abris aux bergers, agriculteurs ou vignerons et d'entrepôt pour leurs outils (pour en savoir plus cliquez ici)
La piste parvient ensuite à un embranchement de chemins (qu'il faut ignorer), tourne vers la gauche et passe à proximité d'une autre capitelle digne d'intérêt, avant de reprendre la direction du sud ouest jusqu'à un embranchement avec une route qui, par la gauche, vous ramène à Laulo.
Parvenus à cet endroit, j'invite les plus courageux à tourner à droite en direction du Lac Salagou. Ils en seront récompensés par un panorama superbe sur le lac ainsi que la perspective d'une baignade revigorante dans un site majestueux.
Pour celà, il leur suffit de suivre la piste forestière vers la droite qui descend vers le lac juqu'au virage où elle s'incurve vers le nord ouest. Dans le virage un chemin sur la gauche descend en lacets jusqu'au lac où le rivage se prête à la baignade. Le retour se fait par le même chemin.
La balade sans l'aller-retour vers le lac du Salagou fait environ 5kms (1H45 de marche) avec 150m de dénivelé. L'aller-retour jusqu'au Lac ajoute 3.5 kms et 80m de dénivelé.
Cartes : IGN Promenade 65 Béziers Montpellier et TOP 25 2643 OT Lodève-Bédarieux
09:10 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note
15.08.2006
Préparez votre sac et partez pour la Chapelle Notre Dame de Roubignac !
Votre voisin vous a réveillé aux aurores avec sa tondeuse à gazon et une longue journée s'offre ainsi à vous. Rendez vous donc au charmant village d'Octon situé sur les bords du Lac Salagou pour faire prendre un peu d'exercice à vos chaussures de marche. La balade que je vous propose fait le tour du frais vallon creusé par la Marette dans les collines de ruffes rouges qui entourent le Lac. (les ruffes sont des sédiments maritimes oxydés par des sels de fer).
En chemin vous découvrirez les ruines romantiques du château de Lauzières - qui porte le nom de la famille qui l'a construit au XIII ème siècle - ainsi que du village qui l'entoure et fut occupé jusqu'au XIXème siècle. Après un cheminement sous le couvert rafraichissant de chataigners et de chênes,
le chemin débouche sur un océan de collines couvertes d'un damier de bois et champs moissonnés d'où émerge le clocher de la Chapelle Notre Dame de Roubignac.
Cette chapelle, qui est l'une des plus anciennes du diocèse de Lodève, a été batie au Xème siècle par Saint Fulcran (dont on célèbre la mémoire deûis plus de mille ans !)sur les ruines d'un sanctuaire wisigothique. Sur le tympan du très beau portail figure deux personnages en prière de part et d'autre d'une croix pattée.
La porte est également encadrée de superbes chapiteaux. L'un d'entre eux comporte un ersonnage dont les deux bras sont dans la gueule de deux animaux à grande queue. Malgré mes recherches je n'ai pas trouvé de commentaire sur cette sulpture étrange. peut être qu'un blogueur ou une blogueuse pourra m'éclairer ?
Le jardin sauvage qui l'entoure offre un lieu idéal de pique nique sous l'oeil bienveillant d'une gargouille. Le chemin du retour vous fait traverser le lit ombragé de La Marette (infranchissable après un orage) qui a creusé un étroit canyon dans les ruffes rouges,
puis emprunte une large piste forestière qui offre des vues panoramiques sur la vallée du Salagou et les ruines du château d'Auzières.
Si votre pas se fait léger et que vous respectez le silence des lieux les papillons accepteront de prendre la pose pour vous!
Ne quittez pas Octon sans déguster les vins délicieux du Mas de la Chimère dont le caveau est sur la place du village.
Précisions sur le circuit :
Garez vous à l'entrée du village d'Octon (cliquez ici pour la localisation) sur le parking aménagé pour les randonneurs. Une fois chaussés, dirigez vous vers la place du village et passez devant l'hotel restaurant de La Calade. Partez vers la D 148 E9 jusqu'au point de départ de la balade signalée par un poteau. Le circuit est très bien fléché en jaune et ne présente pas de difficulté hormis la pente un peu raide de la descente vers la Marette. Trois points sont à signaler :1) à l'allée vous devez quitter la piste forestière qui passe devant le château 20m avant une croix de pierre pour emprunter un chemin sur la gauche 2) en arrivant près de La Chapelle vous devez contournez le calvaire par la gauche pour y accéder. 3) Le retour se fait en empruntant la piste qui descend sur la rdoite à partir du portail du jardin de la chapelle. Le circuit représente environ 8km et 180m de dénivelé, l'altitude maximum étant à 370m.
Cartes : IGN Promenade 65 Béziers Montpellier et Série Bleue Lodève 2643 O
09:25 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note
02.08.2006
Entre chataigners et bruyères dans les Gorges de Colombières
Vous aimez les gorges sauvages bordées de falaises vertigineuses, vous adorez vous baigner dans les torrents, vous raffolez des chataîgnes cuites au feu de bois, vous êtes un amoureux des « vieilles pierres » , vous êtes sensible à la beauté d'un champ de bruyère et vous aimez (beaucoup) marcher ? Alors prenez la direction de Colombières – sur – Orb situé le long de la D 108 à 15km à l'ouest de Lamalou – les -Bains.
Cliquez ici pour localiser le village
Garez vous derrière la mairie (parking payant de 2€) et redescendez la route d'accès sur 30 m jusqu'au niveau d'un panneau d'information sur les randonnées du secteur planté près d'un escalier qui constitue le point de départ de notre balade.(Fort bien balisée par des traits jaunes - voir le schéma en fin de description). Le chemin grimpe allègrement, bordé de chênes et de vénérables chataîgners.
Il surplombe le ruisseau d'Arles qui, bien que modeste , a creusé d'impressionnantes gorges bordés de falaises déchiquetées par l'érosion.
La végétation accrochée à la moindre anfractuosité et les brumes qui montent du fond de la vallée confèrent aux gorges un petit air de Cordillère des Andes !
Le chemin passe devant une habitation troglodytique que je vous invite à visiter. Elle abritait autrefois des « charbonniers » qui fabriquaient du charbon de bois.
Puis le chemin aborde une zone où la végétation moins dense laisse apercevoir le ruisseau d'Arles dont les vasques emplies d'une eau limpide vous invitent à la baignade ( il y a pour cela un endroit particulièremnt propice dans un virage où il faut quitter le chemin pour descendre un petit raidillon d'une trentaine de mètres).
Le chemin rejoint ensuite le superbe hameau de la Fage (Gite d'étapes) du XVII ème siècle parfaitement restauré auprès duquel vous trouverez également des lieux propices à la baignade.
Après avoir traversé le hameau, poursuivez par une petite route goudronnée bordée de hêtres et de noisetiers qui franchit le ruisseau sur un superbe pont de pierre.
Parvenus sur le plateau, ignorez le chemin des Avels et continuez de suivre les traits jaunes sur une piste de terre ( la 2ème à droite) qui conduit à un chemin qui sinue à travers de magnifiques champs de bruyère et offre des vues magnifiques sur les gorges et la vallée de l'Orb jusqu'aux Pyrénées.
Arrivés à une bifurcation, prenez le chemin de doite dit « chemin des Fleysses » (toujours fléché en jaune) Ce chemin caladé et bordé de murets de pierres a été emprunté depuis l'antiquité pour les échanges commerciaux entre la « montagne » et la vallée. Par endroits vous croisez quelques piles d'énormes assiettes abandonnées là par des géants ayant festoyé autrefois en ces lieux.
Puis, après avoir slalomé au travers de magnifiques chataigneraies, vous passez devant une source captée qui sort d'un muret. Peu après vous quittez ce chemin pour emprunter un chemin qui part à droite vers le hameau des Seillols. Arrivés au hameau vous entamez la descente d'escaliers successifs qui passent entre les maisons et vous ramènent sur la route qui mène à Colombières. Il vous faut alors tourner à droite pour rejoindre à 300 m le parking de la mairie.
La balade représente environ 13 km et 650 m de dénivelé soit 4H30 à 5h de marche Cartes IGN de promenade N° 65 et Top 25 2543 OT (très bon fléchage jaune et plan au départ et en cours de ballade)
10:15 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
21.07.2006
N'attendez pas qu'il neige pour visiter les gorges de la Buège !
Malgré la canicule qui sévit vous avez envie de faire un brin d'exercice pour éliminer les 1664 et les crèmes glacées que vous avez absorbées pendant le mondial, et vous cherchez un endroit plutôt rafraichissant. Alors rendez vous à St Jean de Buèges blotti dans la vallée verdoyante de la Buèges au pied du Roc de Tras Castel, site réputé d'escalade. (à 20km au sud de Ganges et 45 km au NO de Montpellier) pour une ballade d'environ 2H30 le long des berges de la Buège.
Pour jouir d'une très belle vue sur ce très pittoresque village, je vous conseille d'arriver du village de Causse de la Selle par la D 122, Cette petite route en balcon offre en effet de superbes panoramiques sur l'ensemble de la vallée.
Quand vous arrivez au village, traversez le en direction de St André de Buèges et allez vous garer devant le syndicat d'intiative en face de la cave coopérative.
Comme la plupart des villages des environs Saint Jean vivait, autrefois, de l'élevage des vers à soie, ainsi qu'en témoignent les anciennes magnagneries et filatures du village.Le nom de Buèges vient du mot bauge qui signifiait terre inculte et plus tard gîte fangeux de certains animaux tel le sanglier, par extension terre marécageuse. La rivière, profonde en de nombreux endroits, se prête aux baignades rafraichissantes.. On peut y voir de nombreuses truites et avec un peu de chance et de patience des martin-pêcheurs.
Comme beaucoup de rivières karstiques, la Buèges disparaît après quelques kilomètres en s'infiltrant à nouveau dans la roche calcaire poreuse, et ne refait surface qu'en cas de fortes pluies pour alors rejoindre l'Hérault.
Pour accéder au village et en savoir plus sur son histoire et environnement cliquez ici
LE CIRCUIT DE LA BALADE :
Cliquez ici pour localiser Saint Jean de Buèges
Pour trouver le début de la balade, revenez vers le village et passez devant un café dont les tables installées sous les platanes seront une halte bienvenue à votre retour. Longez un canal pavé à sec et biffurquez vers la gauche au niveau du pont de pierre qui rejoint la route d'accès au village. Poursuivez par une ruelle qui passe au pied de l'ancien château et débouche après la dernière maison du village sur un chemin goudronné en légère descente qui passe devant un calvaire et aboutit à un espace de parking. Poursuivez par la route pierreuse qui passe en contrebas du Roc de Tras Castel.
Parvenus à une barrière (qui mène à un gué sur la rivière par lequel vous reviendrez), empruntez le chemin qui part vers la gauche (pancartes) et qui peu après longe les terrasses bordées de murets de pierres, vestiges d'anciennes cultures aujourd'hui abandonnées.Le chemin se rapproche de la Buège qui offre de nombreux lieux propices au pique nique et à la baignade (mais à cette saison le niveau de l'eau est plutôt bas et permet tout juste de se rafraîchir les mollets, ce qui est un peu juste je le reconnais pour l'entraînement de waterplouf !). Avec un peu de patience, vous surprendrez quelques truites rendues somnolentes par la température relativement élevée de l'eau ou une grenouille immobile en attente d'une mouche imprudente


A un moment il vous faut prendre le chemin à gauche qui monte à flanc de colline et mène à une piste en balcon qui surplombe les gorges de la Buège. Elle vous mène à une barrière métallique qu'il faut dépasser et tourner à droite vers le pont de pierres de Vareilles du XV ème siècle qu'il faut franchir. Parvenus de l'autre coté, il faut tourner à droite pour emprunter un sentier qui borde la Buège (souvent à sec à cet endroit à cette saison) et vous ramène vers St Jean de Buèges.Après avoir suivi ce chemin en ignorant les sentiers partant vers la gauche, le murmure de l'eau se fait entendre de nouveau et la végétation très riche et dense couvre la rivière d'un tunnel de verdure propice au repos ....
....et aux rencontres de "demoiselles" pas très farouches...
Après avoir repris votre chemin, il vous faut à un moment donné prendre la voie de gauche et poursuivre jusqu'à une petite station de recyclage de l'eau devant laquelle vous passez pour atteindre un gué avec des plots qui vous permet de traverser la rivière et vous ramène sur le chemin du départ.Cartes de référence: IGN Promenade 65 Béziers Montpellier et TOP 25 2642 ET St Guilhem le Désert - Cirque de Navacelles
11:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
14.07.2006
Retour au calme à l'ermitage...
Après avoir plus ou moins volontairement subi le maelstrom des matchs de la coupe du monde, vous aspirez sans doute à un peu de recueillement et de solitude, alors laissez moi vous guider jusqu'à l'ermitage Notre Dame de Belle Grâce niché dans une combe envahie par de magnifiques pins de lanzman.
Rendez vous à Saint Guilhem le Désert et garez vous dans le parking en haut du village (pour ceux qui ne connaissent pas le village voir le très beau reportage sur le blog de Christian Tarozzi.
Cliquez ici pour localiser le village
Gagnez la place de la Liberté où trône un magnifique platane plus que centenaire et qui offre généreusement son ombre à des terrasses de café (mais la halte est programmée pour le retour ). Poursuivez par la rue du Bout du Monde et avant la dernière maison tournez à droite dans un chemin balisé en rouge et blanc (GR 74) qui monte vers l'ancienne porte du mur d'enceinte. Perché sur un promontoire vertigineux qui domine le village vous apercevez les ruines du château dit du Géant aujourd'hui interdites d'accès pour des raisons de sécurité.
Arrivés à un col d'où part l'ancien chemin vers le chateau vous jouissez d'un superbe panorama sur le village et les monts avoisinnants dont le célèbre Pic Saint Baudille. Poursuivez par le GR qui grimpe régulièrement vers le nord en ignorant le chemin qui arrive de la droite (circuit du retour). Vous passez devant le calvaire des Trois Croix pour atteindre enfin, en partie caché par les magnifiques pins de Salzman qui ont colonisé l'endroit, l'ermitage Notre dame de Belle Grâce (dénommé aussi dans certains documents « du lieu plaisant) lieu idéal de repos et de pique-nique. Un robinet d'eau potable est implanté derrière la Chapelle au pied du rocher qui la domine.
On peut soit revenir par le même chemin soit poursuivre par le GR qui continue vers le nord-nord au milieu des buissons de romarin et de bruyère et des bosquets de pins de Salzman. Celui ci grimpe jusqu'au col de Ginestet (534 m d'altitude) qui offre vers la droite de belles vues sur le massif de la Séranne. On descend alors jusqu'à une confortable piste forestière que l'on prend vers la gauche et qui sinue au dessus d'une large combe.
Elle nous amène en direction du sud vers le Cap ou Col de la Pousterle que l'on atteint par un chemin que l'on prend à gauche un peu avant que la piste ne tourne en direction de l'ouest et qui est barré par des chicanes en bois . Ce chemin qui descend nous ramène sur le GR emprunté à l'aller. Dans ce sens le chemin offre des vues magnifiques sur le village de saint Guilhem et Cirque de l'Infernet qui s'ouvre à droite avant de rejoindre le village.
Celles et ceux qui ont eu le courage d'emprunter le grand circuit ont le droit de faire une pause à la terrasse d'un des cafés ombragées par le platane et les autres....aussi !

La balade fait environ (pour le grand tour) 10km avec un peu plus de 400m de dénivelé ce qui demande environ 3H30 de marche. Le petit circuit demande 1h de moins.
Ref cartes: Michelin Promenade N° 65 promenade et Top 25 2642 ET
10:10 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note
12.07.2006
Je baguenaude, tu baguenaudes, il (ou elle) baguenaude au Dolmen des Laudes
Comme je vous l'ai indiqué dans ma note sur Minerve, les alentours recèlent des sites qui méritent vraiment le détour et vous ne regretterez pas les quelques gouttes de gazoline que vous consommerez pour les atteindre ..(à moins que vous ne préfériez utilisez de l'huile de genoux, ce qui serait tout à votre honneur!)
Parmi ces sites, il en est un qui vous fait faire un saut dans le passé de quelques milliers d'années, il s'agit du Dolmen des Fades qui s'élève sur une colline plantée de pins au lieu dit « mourel de los fados » (coteau des fées) le long de la D 168 à 2km au nord de Pépieux et à 8km au sud ouest de Minerve. (le dolmen fait l'objet d'une signalisation et d'une présentation documentée dans un abri creusé dans le flanc du tumulus)
On est étonné de découvrir un tel site en Languedoc car généralement on associe ce type d'édifice avec la Bretagne. Mais de fait le Languedoc en comporte deux fois plus que cette dernière. un excellent ouvrage a d'ailleurs été écrit sur le sujet (cliquez ici pour la présentation et les références)
D'une longueur de 24 m, il constitue la plus grande tombe dolmenique du midi de la France. Le tumulus sur lequel il est bâti est ombragé de pins qui confèrent à ce lieu un caractère sauvage et romantique. Si vous avez la chance d'être seul lorsque vous le visiterez, je ne doute pas que le génie et la foi des hommes qui ont édifié ce monument vous habiteront.
PS :Vous êtes priés de ne pas déplacer les pierres !
11:35 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
07.07.2006
Visitez une merveille du Minervois: la chapelle de Centeilles
Je vous invite une nouvelle fois dans les environs de Minerve à la découverte d'une chapelle perdue au milieu de la garrigue à 2km au nord de Siran et environ 10km à l'ouest de Minerve.
Si l'édifice qui remonte au XIIIème siècle est d'un aspect extérieur austère, une fois franchi le portail vous êtes subjugué par l'élégance des lignes de la voute du choeur.
Et votre ébahissement se prolonge lorsque vous découvrez les peintures murales qui ornent une partie des murs et qui sont de pures merveilles. Elles ont malheureusement été détériorées par les émanations du fumier de mouton, car cette chapelle désaffectée à la révolution a longtemps servi de bergerie ! Mais après tout cet usage un peu surprenant est conforme à la tradition chrétienne car selon les évangiles nous sommes toutes et tous des moutons et des brebis égarés...(cf l'histoire du péché originel dans la Bible)
Quelques bénévoles ont entrepris sa restauration et ont à cet égard accompli un travail remarquable. Les peintures murales sont de diverses époques et de styles très variés. Certaines comportent des formes géométriques d'allure très moderne ainsi que des scènes figuratives d'une grande finesse remontant au XIV et XV ème siècles. On voit ainsi l'arbre de Jessé (généalogie du Christ), une crucifixion et des scènes tirées de l'apocalypse. Les personnes qui gardent cette chapelle se feront un plaisir si vous les sollicitez de vous commenter en détail l'histoire de la chapelle ainsi que la signification des peintures murales
La chapelle est ouverte le dimanche de 15h à 17H du 15 mars au 30 novembre. En dehors de ces horaires visite possible pour les groupes sr rendez-vous (04 68 91 62 25 ou 04 68 91 50 07)
11:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
04.07.2006
Leçon d'histoire et de géologie à Minerve
Installé sur les premiers contreforts de la Montagne Noire, à environ 30km au Nord Ouest de Narbonne, Minerve a de quoi satisfaire les amateurs d'histoire et de vieux villages ainsi que les amoureux des merveilles naturelles. Classée parmi les plus beaux villages de France, il est érigé sur un éperon rocheux entaillé par les gorges de la Cesse et du Brian, la majorité du temps à sec. On y accède à pied par un pont qui surplombe le lit de la Cesse, les voitures des visiteurs étant indésirables, ce qui préserve le calme et le charme du village.
Je n'ai pas trouvé d'explication à l'origine du nom de Minerve, qui était pour les romains l'équivalente d'Athéna, la déesse de la famille et des artisans. Il est possible qu'il existe un lien historique dû à l'occupation romaine des lieux. Peut être que la réponse se trouve dans l'un des deux musées situés au coeur du village qui paraît il méritent qu'on s'y arrête mais que je n'ai pas visités. Un lecteur ou lectrice de mon blog pourrait-il m 'éclairer sur le sujet ?
Les grottes qui émaillent les falaises des gorges ont été habitées dès la plus haute antiquité mais c'est à partir du IX ème siècle que la ville prend de l'importance et devient une juridiction royale. Au début du XIIIème siècle Minerve devient une des citadelles de la religion Albigeoise. Mais le Vicomte Guilhem de Minerve qui la dirige doit capituler face aux armées de simon de Montfort composées de près de 7000 croisés après un siège de 7 semaines qui les prive d'eau. 180 parfaits qui refuseront d 'abjurer seront condamnés au bucher. Une stèle au milieu du village commémore ce drame.
L'église du village dédié à St Etienne conserve en son sein un autel du V ème siècle, malheureusement comme partout cette église est très souvent fermée pour la protéger des vandales ou des collectionneurs indélicats.
Après avoir visité le village je vous invite à aller au bout de la route qui le traverse et passe sous la « Candela » cette curieuse tour hoctogonale qui se dresse sur un promontoire, au nord ouest du village, seul vestige d'un château démoli sous le règne de Louis XIII. Empruntez alors sur la droite un chemin qui descend dans les gorges et qui correspond à l'ancien chemin de ronde, vous passez devant une anfractuosité dans laquelle sommeille un dragon ou un crocodile de pierre avant d'atteindre le lit de la rivère généralement à sec.
Sur le haut de la falaise en face de vous vous apercevez la reconstitution de la « malvoisine » la catapulte qu'utilisérent les troupes de Simon de Montfort pour assiéger et détruire la ville.
Poursuivez par le chemin de ronde qui contourne la falaise en suivant la gorge et vous emmène vers le pont d'accès à Minerve. Parvenus en vue du pont, descendez alors dans le lit de la rivière et dirigez vous vers le fond de la gorge où s'ouvre un tunnel naturel creusé par la rivère sur une longueur d'environ 250M.
N'hésitez pas vous engager dans ce site extraordinaire et à le traverser pour poursuivre sur un chemin qui sinue au fond des gorges au milieu de la végétation et vous amène à un second tunnel un peu moins long mais tout aussi impressionnant.
En revenant sur vos pas vous découvrez par l'ouverture du second tunnel la sculpture d'un visage ressemblant aux statues de Ramses II du temple d'Abou Simbel dans la falaise qui surplombe le lit de la rivière.....de là à penser que les égyptiens ont visité ce lieu dans un passé lointain ?
Mais les environs de Minerve comportent d'autres merveilles sur lesquelles je reviendrai....
Ref : Carte IGN Promenade 72 Béziers Perpignan
11:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (21) | Envoyer cette note
20.06.2006
Suivez mes pas dans les gorges de la Vis !
Vous rêvez de vastes horizons et de canyons sauvages qui vous transportent à mille lieues des plateaux aux alouettes nombrilistes des chaines de télé. Prenez la direction de St Maurice de Navacelles qui se trouve à environ 25 km au NO de Lodève par la D 25. Garez vous dans le village près de la D 130 qui va vers le nord en direction de Navacelles.
Empruntez cette route sur une centaine de mètres pour prendre ensuite sur la droite le GR 7 (signalé en rouge et blanc) qui passe près d'une citerne et se dirige vers le bord du plateau qui domine la Vis.


Le GR descend ensuite par un chemin pierreux vers le fond du canyon en offrant des vues magnifiques sur le ruban argent de la Vis qui coule en contrebas. Au fond du canyon, il rejoint dans une pinède une large piste que l'on suit vers la gauche et qui passe après un moment à coté d'une maison en ruine puis devant une imposante bâtisse, dite Mas du Pont, environnée de cèdres majestueux.J'en ferais bien ma résidence mais il faut savoir faire son pain et cultiver un potager, deux choses pour lesquelles (comme bien d'autres d'ailleurs) je ne suis pas doué. La piste suit alors les méandres de la Vis en offrant de belles vues sur la rivière et sur les falaises, par endroit vertigineuses, qui la surplombent.
Au bout d'un moment elle rejoint puis longe le canal d'alimentation à ciel ouvert de la centrale électrique de Madières. Il faut poursuivre jusqu'à un éboulement où s'arrête la piste carossable, puis continuer sur un sentier qui grimpe en lacets sur la gauche et qui mène à un nouveau chemin qui surplombe le canal et poursuit la remontée des gorges. Après avoir ignoré un sentier qui descend vers la droite, on atteint dans un virage un magnifique exemple de faille due au plissement hercynien il y a 350 millions d'années .
On poursuit sur le même chemin en ignorant un chemin qui descend à droite, pour enfin franchir une croupe et découvrir le site incomparable du cirque de Navacelles au fond duquel est blotti le charmant (comment pourrait il en être autrement ?) village du même nom. Le chemin vous y mène et là vous êtes autorisés à prendre un peu de bon temps au bord de la Vis et il vous est même recommandé d'admirer le superbe pont roman qui l'enjambe.
Dispos et rafraîchi, il faut vous remettre en chemin en vous dirigeant vers l'église puis vers le village-haut par une ruelle qui le traverse et débouche sur une route que l'on traverse pour aller contourner par la droite un paté de maison surplombant la route. Vous trouvez alors un sentier balisé en rouge et jaune qui retraverse la route, remonte la crête et se dirige vers le haut du plateau. (Ne pas suivre le GR 7 qui remonte sur l'autre rive du cirque vers Blandas)
Profitez des moments où vous reprenez votre souffle pour admirer le cirque dont la vision s'élargit au fur et à mesure que vous grimpez. Il débouche enfin près de la Baume Auriol où vous jouissez d'une vue splendide sur l'ensemble du Cirque. Vous pouvez alors poussez un grand « Ouf » car le plus dur est fait !
A partir de là vous avez deux solutions :
la première qui est de rejoindre pédibus jambus par la D 130 le point de départ , mais il n'est guère agréable de marcher sur le goudron et sous le cagnard pendant 6km !
La seconde qui implique une logistique plus lourde et qui oblige à venir avec 2 véhicules, d'en laisser un le matin sur le parking de la Baume Auriol et de rejoindre le point de départ à St Maurice de Navacelles.
Si vous choisissez la première solution, le tour représente environ 16 km et 5H30 de marche effective. Si vous optez pour la seconde vous économisez 6km de marche à pied et 1H 30 de marche
Cartes recommandées : Carte de promenade IGN 65 et Top 25 2642 ET
10:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
11.06.2006
Si vous avez "le bourdon" allez vous changer les idées au cirque de Labeil !
Vous n'avez plus de cigarettes, votre chien vous a quitté et le prix des asperges reste prohibitif et vous avez le « blues »! Vous cherchez un endroit sauvage et rafraichissant loin des bruits de la ville pour vous changer les idées, alors le Cirque de Labeil est fait pour vous !
Rendez vous donc au hameau de Labeil qui se trouve à environ 10km au Nord- Nord Ouest de Lodève sur la D 151 qui passe à Lauroux. Garez vous dans le virage à l'entrée du village avant l'auberge où vous jouissez d'une vue grandiose sur les falaises du Cirque.
Dirigez vous vers la sortie du village en passant devant l'auberge jusqu'à atteindre sur la gauche un départ de sentier signalé par un panneau de bois.
La ballade que je vous propose (attention il y a plusieurs circuits qui partent du même point ) emprunte le chemin fléché en jaune en bleu qui suit vers l'ouest le bord du plateau, et longe peu de temps après le vide (passages risqués pour des enfants ou des personnes sujets au vertige) pour entrer en sous bois et émerger au dessus du plateau sur une plateforme parsemée de rochers. Poursuivez alors jusqu'à une large piste que vous empruntez vers la gauche. Arrivés à un carrefour à l'endroit où se dresse une ruine aménagé en aire de pique-nique, tournez à droite .
La piste vous emmène au coeur de la forêt de l'Escandorgue peuplée d'immenses sapins noirs qui vous donne le sentiment d'être en plein coeur d'une forêt canadienne....les loups et les ours en moins ! A un moment tournez à gauche sur une piste toujours fléchée en jaune et bleu, qui monte en sinuant d'abord vers le sud puis vers l'ouest à travers la forêt, ignorez une piste qui descend à doite et poursuivez jusqu'à la D 142 d'où vous jouissez alors d'un magnifique panorama.
Revenez de quelques mètres sur vos pas pour prendre sur environ 200 à 300m la piste partant vers le nord qui s'écarte de la route. Tournez alors à droite dans une piste qui repart en forêt (plus de balisage jaune et bleu) et descend pour offrir peu après une vue dans le lointain sur les falaises du cirque et derrière la massive silhouette du Pic Saint Loup. Vous parvenez à une piste forestière que vous empruntez vers la gauche, la forêt devient moins dense et les frênes graciles se mêlent aux sapins et aux hêtres, ainsi que les azéroliers en pleine floraison à cette saison.
Poursuivez sur la piste qui contourne par la droite l'hideuse maison forestière des barraques (on devrait faire un procès à l'ONF pour gâter ainsi le charme des lieux!) , ignorez une piste qui part sur la droite pour rejoindre de nouveau la D 142. Empruntez alors la piste qui part à droite 30 m après le STOP et débouche peu après en bordure de plateau pour offrir une vue circulaire sur les avant causses.
Empruntez la piste qui part vers la droite (vers le Sud ( et longe la forêt puis descend en sous bois. Ignorez un piste qui part à droite, votre chemin traverse bientôt en sinuant une zone parsemée de rochers ruiniformes dolomitiques. Des bornes blanches à moitié enterrées bordent sur une partie votre chemin. Parvenus au niveau d'une nouvelle piste, empruntez la vers la gauche en suivant les poteaux verts de circuit VTT, après un virage à droite ignorer une piste à droite et continuer à suivre vers la gauche le circuit VTT qui sort de la forêt et vous ramène vers la D 151 que vous prenez à droite pour revenir à Labeil
Vous pouvez également passer un moment agréable à jouer les explorateurs dans la superbe grotte de Labeil où coule une rivière souterraine avec un plan et une lampe qui vous seront prêtés par l'Auberge qui assure la gestion du site.
23:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
05.06.2006
Que le vent vous pousse vers le pays de Barberousse !
Vous avez fait votre tournée des blogs et les programmes de la télé sont aussi nuls qu'à l'habitude, alors munissez vous d'une boussole ou d'un sextant et prenez la direction de Gruissan, ce pittoresque village de pêcheurs de l'Aude, devenu depuis le film de Beneix « 37°2 » une station balnéaire à la mode !
Lorsque vous arrivez par la D31 qui vient de Narbonne et que vous apercevez la silhouette fantomatique de la tour dite de Barberousse qui domine les étangs environnants vous tombez de suite sous le charme du site. Et ce charme persiste lorsque vous approchez du village dont les abords ont été superbement aménagés, avec de grands espaces verts et une profuson de pistes pour cyclistes et piétons. C'est pour moi un exemple superbement réussi de développement touristique et balnéaire dont pourraient prendre exemples les stations balnéaires de l'Hérault (Gruissan est dans l'Aude) telles que Marseillan Plage, Vias, Valras , Carnon etc devenues le royaume du béton et de la bagnole.
A partir de Gruissan vous pouvez faire de magnifiques balades à pied ou en vélo le long du Canal de la Robine ou dans le superbe massif de La Clape (sur lesquelles je reviendrai) , sans oublier le très original village de chalets sur pilotis en bord de mer où a été tourné le film de Beneix.
Mais aujourd'hui je vous invite à mêler les plaisirs de la culture à ceux de la marche. Contournez le village par la droite pour aller traverser un pont vous menant dans l'ïle St Martin. Garez vous 800M après, devant l'éco-musée créé par les Salins du Midi qui présente de façon remarquable les outils et produits liés à l'exploitation du sel ainsi que la faune et la flore des milieux salés.
Evoquée dans l'antiquité, l'exploitation du sel s'est fortement développée à partir du IX ème siècle et se poursuit aujourd'hui sur le site de Gruissan où l'on peut apercevoir à coté du musée les montagnes de sel.
Une salle est également consacrée à l'activité viticole et le musée, outre des sels de prestige aromatisés, vend les vins très agréables de la cave coopérative de Gruissan dont une rareté , un picpoul noir, qui bu un peu frais constitue un délicieux vin d'été. L'éco musée organise également des visites guidées de la flore et de la faune des salins environnants (renseignement : 04 68 49 59 97)
Après cette parenthèse culturelle reprenez votre véhicule et poursuivez en direction du Domaine vinicole de l'Evêque (propriété de Pierre Richard) et garez vous sur un parking en terre signalé par un panneau d'information sur « Le sentier des Goules » que je vous invite à suivre, bien entendu à pieds !
Revenez sur vos pas par la route d'accès sur environ 200m et tournez à droite plein sud en direction de l'étang de l'Ayrolle. Longez le rivage qui offre une vue somptueuse jusqu'au Pyrénées et présente ici des allures de lagon polynésien.
Vous passez devant un arbre qui ombrage des bancs naturels de pierre constituant un lieu idéal de pique-nique. Si vous l'avez oublié vous pouvez tenter votre chance à la pêche et faire griller vos éventuelles prises sur la plage ! Le dépaysement est garanti ! Une fois rassasiés poursuivez le long du rivage, passez en contrebas d'un poste d'observation ou affut de chasseurs (ou, version optimiste, d'ornithologues car les oiseaux sont nombreux sur ces étangs ) et empruntez un chemin signalé en jaune qui grimpe progressivement sur la falaise qui domine l'étang de Campignol. Arrivés à une cabane en béton à l'endroit d'une bifurcation, empruntez le chemin de gauche qui vous emmène en bordure de la falaise d'où les vues sur les étangs et le pays narbonnais sont fabuleuses.
Laissez un nouveau chemin qui part vers la droite pour continuer à longer la barre de l'Evêque et descendre ensuite vers un vallon boisé. Poursuivez vers le nord par un chemin qui redescend progressivement au niveau de l'étang et passe devant des tables de pique-nique.
Allez vers la droite en contournant la pointe rocheuse de la barre de l'Evêque et empruntez un chemin orienté vers le sud qui vous ramène au point de départ en longeant les vignes magnifiques du domaine de l'Evêque.
Finissez la journée agréablement en allant boire un verre sur les quais du nouveau port de plaisance qui donne sur le bassin de grazel . cartes IGN Promenade 72 Béziers Perpignan et TOP 25 2546 OT Narbonne
Pour la visite du musée prévoir 30 ' (+ 1H si visite des salins) et pour la balade environ 2H30 (8km) cartes IGN
18:35 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note
31.05.2006
Bagnoles et camping-cars à gogo au Lido !
Je ne fais pas allusion ici au Théatre du Lido de Paris haut lieu de la paillette et de la plume, mais au cordon dunaire qui relie Marseillan à Sète. C'est un endroit rare et magique si vous y cheminez entre octobre et avril quand les eaux fraiches de la méditerranée et un soleil timoré découragent la plupart des baigneurs et bronzetteurs. Vous jouissez alors d'un spectacle panoramique sur les 11 km d'une plage de sable vierge de toute construction et d'une mer émeraude, outremer ou argent selon le moment de la journée auquel vous passez. On distingue au loin la masse trapue et sombre du Mont Saint Clair qui, avec l'immense arc de cercle de la plage, ponctue la Méditerranée d'un somptueux point-virgule.
En dehors de cette période, le spectacle change complètement, la mer et la plage disparaissent à vos yeux masqués par un mur de bagnoles et de camping-cars qui s'approprient les cotés de la route et s'y accrochent comme des moules ou des berniques sur leurs rochers. Je ne vais pas contester le droit légitime qu'à tout un chacun d'accéder à la plage et à la mer, mais on peut rêver de voir ce site unique préservé d'une telle pollution automobile .
Et pour une fois on n'a pas tort de rêver, car ce rêve a des chances de devenir réalité dans le cadre d'un grand projet d'aménagement soutenu par l'Etat et financé pour partie par l'Union Européenne. Je reste prudent car ce projet a rencontré quelques oppositions locales pour des raisons qui tiennent sans doute au coût (mais souvent ceux qui ne payent pas d'impôt sont ceux qui râlent le plus) ou plus prosaiquement parce que certains confondent leurs chaussures avec leur voiture et répugnent à faire 500M à pied ou en vélo.
De toute façon, opposition ou pas , on n'a pas vraiment le choix car le site subit une très forte érosion côtière depuis les années 1950 qui se traduit par des coupures récurrentes de la route (elle même facteur d'érosion) qui nécessitent des interventions lourdes et couteuses. Selon certains experts, si l'on ne fait rien dans 20 ans le Lido risque d'être submergé par la mer conduisant du même coup à la disparition du Bassin de Thau, ce qui entraînerait de désatreuses conséquences économiques pour les villages du pourtour.
Le projet dont la mise en oeuvre devrait débuter en 2007 vise à réinstaller la route littorale en arrière du cordon dunaire le long de la voie ferrée qui va de Montpellier à Perpignan. Ce recul doit permettre de reconstituer une large plage de plus de 70 m et son système dunaire en vue de rétablir un réensablement naturel et assurer une protection durable contre l’érosion.
A cet effet des parkings en retrait du littoral seront aménagés et une voie de découverte du lido sera créée avec piste cyclable et navette de desserte en remplacement de la route actuelle. Trois types de plage seront créés pour répondre à l'ensemble des besoins(sauvage, semi-naturelle et urbaine), en fonction de leur niveau d’équipement et de leur accessibilité . Les milieux naturels dégradés seront réhabilités tout en conservant des conditions d’exploitation viables pour l’activité viticole (Domaine de Listel) élément clé du paysage.
Pour en savoir plus sur ce projet consulter le site qui lui est consacré et soutenez le dans le cadre des enquêtes publiques qui seront menées afin de préserver cet endroit unique.
A ceux qui sont, comme moi, amoureux des espaces lagunaires du Languedoc je recommande la lecture de l'ouvrage "Ce pays des Etangs" (du Méjean à vendres) de Loïc Chauveau avec de superbes photographies de Michel Descossy et André Hampartzoumian édité par Les presses du languedoc
10:00 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
28.05.2006
Maman les grands bateaux qui marchent sur l'eau ont ils des jambes ?
La réponse à cette question est clairement non s'agissant du Belem ! Mais il a d'immenses voiles qui lui permettent de traverser les mers ! Et il est impossible de ne pas tomber sous le charme de ce superbe voilier qui a ce week-end jeté l'ancre à Sète et offert à nos regards sa majestueuse silhouette. Né au XIXème siècle, le Belem a survécu à une longue carrière commerciale et de terribles épreuves alors que des milliers d'autres voiliers, plus grands, plus puissants ont disparu à jamais. Je n'ai pas hésité à quitter un instant le refuge de ma selle et celui du plancher des vaches pour le visiter, aimablement invité par le Rotary de Sète Bassin de Thau et celui d'Angoulème qui l'avaient affrétés pour contribuer aux besoins de la Fondation qui a permis la sauvegarde de ce joyau de la marine à voile française.
Construit par les chantiers de Nantes en 1895 et affecté au transport de marchandises, il a subi dès sa première campagne un terrible incendie au Brésil et échappé par miracle à l'éruption de la Montagne Pelé en 1902, car faute d'avoir pu trouver une place dans la baie de St Pierre, son capitaine, alors furieux (mais on peut supposé qu'il s'en est félicité après) avait du jeter l'ancre dans un port voisin.
Il a effectué ensuite des dizaines de campagnes commerciales dans l'atlantique jusqu'en 1914. Puis du fait du développement de la marine marchande à vapeur, il fut acheté successivement par des milliardaires britanniques et Irlandais qui le transformèrent en yacht, puis par des italiens qui une nouvelle fois le transformèrent pour en faire un navire école.
C'est en 1980 qu'il est revenu dans le giron national acquis par la Fondation créée à cet effet par le Groupe des Caisses d'Epargne. Il a été une nouvelle fois réaménagé et classé monument historique en 1984, car il représente le dernier des grands voiliers de commerce franais du XIXème siècle encore en navigation.
Le Belem est un lieu de transmission des savoirs et de la pratique de la marine à voile. Aujourd'hui armé par un équipage de 16 hommes, il peut accueillir 48 stagiaires mais aussi être loué par des entreprises et des collectivités pour la célébration d'évènements particuliers.. Il participe aux rassemblements des grands voiliers, en tant qu'exceptionnel témoin de l'histoire maritime de la France.
Les innombrables cordages qui gréent les voiles laissent perplexes et pantois d'admiration sur l'art des marins qui manoeuvrent ce navire aussi facilement comme un dériveur !

Pour tout savoir sur ce magnifique navire et éventuellement y faire un séjour naviguez sur le site qui lui est consacré ! Bon vent et longue vie au Belem !
15:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note
25.05.2006
BLOGS' RANDO
je vous donne ci-dessous la liste des inconscients et des inconscientes qui ont eu l'imprudence de s'inscrire pour la Blogs 'Rando ....Pour ceux et celles qui ont eu l'occasion de regarder un reportage sur le Raid Gauloises ou les 100 km de Millau sachez que ces deux épreuves sont du pipeau par rapport à ce qui vous attend....Enfin si vous persistez dans vos intentions, je vous propose que la rando ait lieu le dimanche 17 septembre, en un lieu qui reste à déterminer, mais que je vous préciserai au plus tard à la fin juin, car il faut que je trouve un endroit en permanence accessible par les ambulances et éventuellement les hélicos sanitaires.
Voici donc par ordre alphabétique les malheureux inscrits :
Adey (avec Bambou)
Alexandra (2 A)
Christine (seule)
Dorothée (2 A 2 E)
Evelyne (1A)
Marie (1 ou 2 A)
Mikaélig (1 A)
Nico (1 A)
Pierrot (2 A et 1E)
Stella (1 A)
Soezic (1A peut être)
Tisseur de Toile (2 A)
Ulysse (2 A)
Si j'en ai oublié ou si d'autres sont partant(e)s, il est encore temps pour vous inscrire, vous vivrez je vous le promets des moments INOUBLIABLES !
12:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
24.05.2006
A défaut du Pérou visitez le Castellas de Montpeyroux
Pour partir à la découverte du Castellas de Montpeyroux construit au XI et XII ème siècles, le mieux est de vous garer devant le caveau ou la cave coopérative de Montpeyroux qui produit et vend des vins de qualité au marketing très moderne (Gamme Ethnik et Totem) . Rejoignez la place ou trône le pittoresque beffroi et son marché couvert , passez devant le Bar de l'horloge (bar à vins réputé) et empruntez sur la droite l'avenue des Platanes, puis gagnez par une petite route bucolique le hameau du Barry qui comporte de superbes vieilles demeures et une magnifique chapelle en cours de restauration.
A la sortie du hameau un panneau vous indique la direction du Castellas. Arrivés à une barrière métallique verte tournez à droite sur la piste pierreuse qui s'élève en lacets dans la guarrigue. Parvenus aux abords de la Citadelle, gagnez la grande porte pour en visiter l'intérieur tout en restant à distance des murailles majestueuses mais non consolidées. La partie basse envahie par de grands pins offre un endroit idéal de pique-nique en toute sécurité. Les dimensions imposantes de la citadelle s'expliquent par le fait qu'elle renfermait un grand nombre d'habitations de villageois de Montpeyroux qui y cherchaient refuge contre les bandes de pillards qui sévissaient à l'époque.Repartez en longeant la muraille sud et en passant au travers d'un étroit goulet ouvert dans une muraille perpendiculaire.
Vous passez devant les ruines d'un couvent construit au XIX ème siècle et ressortez de la citadelle par une petite porte ou un énorme pin monte la garde.Revenez sur la piste par laquelle vous êtes arrivés et partez vers la gauche pour poursuivre l'ascension dans la guarrigue. Arrêtez vous de temps à autre pour admirer les vues d'ensemble sur la citadelle et les paysages environnants. Lorsque vous croisez le GR (fléché rouge et blanc) empruntez le vers la gauche pendant environ 200m puis quittez le pour emprunter à gauche le chemin de St Jacques de Compostelle (coquille St Jacques).
Arrivés à un nouveau croisement près d'une bergerie (bâtiment toilé en vert assez hideux et dont les abords sont hélas comme à l'habitude dans cette région très négligés...(comme quoi les bergers comme les paysans et les ostréiculteurs ne sont tous loin de là les meilleurs défenseurs de la nature !) prenez un chemin à gauche (piste VTT fléchée par un triangle et deux roues vertes) qui descend dans une zone plus boisée, puis offre des aperçus sur le hameau du Barry, contourne ensuite une vigne pour rejoindre une piste bétonnée qui vous ramène au hameau. Le retour se fait par la petite route empruntée le matin bordée d'Iris.
Le tour fait moins de 8 km avec un dénivelé de 220m et prend environ 2H30 à 3Heures
Cartes IGN Promenade 65 Béziers Montpellier et Top 25 2642 ET ST Guilhem le Désert
09:03 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note
17.05.2006
Pourquoi pas une rando des blogueurs !
Si vous possédez ce genre d'apendices pédestres chez vous et qu'ils prennent la poussière sur une étagère, il serait peut être bon de leur faire prendre l'air et de vérifier leur bon fonctionnement en prévision de la crise de pétrole qui nous attend !
Aussi, suite à une excellente idée de Pierrot le Zygo (une de plus !) je vous propose d'organiser une balade des blogueurs vers le mois de septembre. Mais pour la préparer au mieux, je vous serais reconnaissant de répondre à quelques questions pour me permettre de déterminer le type de balade qui conviendrait au plus grand nombre.
Quelle est votre ville de départ ?
Souhaitez vous venir avec des enfants en age de marcher ?
Disposez vous d'un sac à dos pour le pique-nique ?
Préférez vous un samedi, un dimanche ou un jour de semaine
Quelqu'un pourra t il garder le poisson rouge de Touillette et Bambou le chat d'Adey ?
Au plaisir de vous lire....
15:33 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note
13.05.2006
Tour du Larzac : 4ème étape de Ste Eulalie de Cernon à Nant 21km
Nous voici à l'avant dernière étape de notre périple en meilleur état que nous l'envisagions au départ, mis à part quelques problèmes « périphériques » que nous traitons avec philosophie. Un sage a dit quand tu es heureux, mets un caillou dans ta chaussure afin de te rappeler que les soucis peuvent revenir et jouir ainsi pleinement de cet instant. Nos ampoules nous servent donc de petits cailloux dans nos chaussures...
Après la halte bénéfique de la nuit nous sommes impatients de retrouver les grands espaces du Larzac parcourus par les vents, qui portent en eux des senteurs et murmures collectés aux quatre coins de la planète. Quand le vent s'arrête, nous écoutons la respiration de ces vastes espaces fait du vrombissement des insectes et du piaillement de l'alouette haut perchée dans le ciel. L'absence de bruit « moderne » (voiture, moto, avion,) dénoue les tensions du corps et de l'esprit et nous ramène à l'innocence des premiers matins du monde.
Le chemin vers La Cavalerie grimpe paisiblement sur le plateau et nous laisse le loisir d'admirer les brumes du matin qui s'accrochent encore aux cîmes des arbres. La Cavalerie qui fut un fief des Templiers a conservé de cette époque une enceinte fortifiée, une porte imposante en cours de restauration ainsi que quelques maisons.
A noter également la présence inespérée d'une pharmacie du XXIème siècle, la première que nous rencontrons depuis notre départ et qui nous permet de faire provisions de « compeed » pour prendre soin de ceux qui nous ont suivi (ou précédé ?) avec abnégation pendant notre périple : nos pieds !
A la sortie de La Cavalerie, nous empruntons le GR 71D en direction de Nant qui sinue sur le plateau dans un environnement très sobre réduit à des collines érodées couvertes de prairies ponctués de ci de là de quelques arbres. On croirait se promener dans une estampe japonaise où ne figure que l'essentiel. Puis après avoir rejoint la D999 le GR dégringole dans le valon boisé de Vallongue et nous amène aux portes de Nant où nous faisons halte au très sommaire (nous restons dans le style Zen des paysages de l'après midi) mais propre Hotel des Voyageurs.
18:31 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note
09.05.2006
Tour du Larzac : 3ème étape Du Moulin de Gauty à Ste Eulalie de Cernon (26 km)
Nous voilà à l'aube du troisième jour, traditionnellement le plus difficile suite aux effets de l'adaptation des muscles à des efforts soutenus, mais de ce coté celà va plutôt bien pour nous, grâce sans doute à l'eau que nous buvons abondamment au cours la journée (et qu'il faut porter !) mais aussi.... au contre-poison Bacchusien qui agrémente nos agapes du soir. Le premier breuvage lave les muscles et le second les détend ! Le problème vient plutôt de nos pieds qui manifestent leur existence, lassés sans doute d'être enfermés toute la journée et de ne rien voir du paysage...mais il faut avoir une grand mère kenyane pour marcher pieds nus, ce qui n'est malheureusement pas mon cas !
Nous partons donc ce matin du troisième jour, clopin-clopant, en direction de Tournemire. En chemin nous admirons l'oeuvre conjuguée de l'orage et de la pluie qui ont transformé un vieil orme en sculpture moderne
et le chemin étant plutôt facile nous prenons le temps d'herboriser à la découverte des orchidées du Larzac où fleurissent 45 des espèces sur les 80 répertoriées en France. Ces orchidées doivent leur présence au maintien de l'activité pastorale qui évite l'extension des friches et assure une diversité floristique élevée.
Mais nous voilà bientôt au pied du vertigineux cirque de Tournemire,
que nous escaladons allègrement par un large piste qui se transforme en chemin caillouteux à l'approche du sommet du plateau, d'où nous jouissons d'une vue panoramique
Le GR longe alors le bord du plateau jusqu'à La Croix du Plo de Lavagne pour se diriger vers l'intérieur et traverser le village de Viala du Pas de Jaux. Ce village somnole à l'ombre d' une tour rectangulaire de 20 m bâtie par l'ordre des Hospitaliers vers 1430 pour y entreposer du grain, mais qui servit aussi de refuge pendant la guerre de cent ans.
Notons que l'ordre des Hospitaliers a été créé en 1114 pour secourir et héberger les pélerins se rendant au tombeau du Christ à Jérusalem. En 1312 cet ordre a hérité des biens des Templiers (créés en 1118 avec la même mission) lorsque ce dernier a été supprimé par le pape.
A partir de là, le GR chemine sur un plateau où il n'y a pas âme qui vive (hormis bien sur les nôtres !). Les cailloux du chemin malmènent quelque peu nos arpions surchauffés mais la floraison de quelques haies d'arbustes rabougris nous apporte une touche de fraîcheur sous la forme d'un voile blanc comme de la neige.
Le GR dévale ensuite au travers d'une pinède, traverse le Cernon pour rejoindre la route qui mène au terme de notre étape, le village de Ste Eulalie de Cernon.
Ce village avec son réseau de rues et ruelles médiévales a conservé les tours et l'intégralité des murailles élevées au XVème siècle par les Hospitaliers. Nous reprenons notre souffle en apaisant la brûlure de nos plantes de pieds par la fraicheur d'une 1664 (bue à la sante de Pierrot, Beldouch, Victor, Gene et Cie) que nous dégustons attablés au café installé sur la charmante place agrémentée d'une fontaine. Nous rejoignons ensuite le confort de l'excellent l'Hotel Restaurant La Cardabelle à la sortie du village.
15:10 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note
08.05.2006
Tour du Larzac 2ème étape : Cornus - Moulin de Gauty (23km)
Pour nous mettre en jambe une montée nous attend à la sortie de Cornus qui nous mène sur le plateau à 800m d'altitude au bord d'un vaste champ que l'on traverse en diagonale vers la droite pour rejoindre le GR 71 C. Le GR suit alors une agréable petite route jusqu'à la ferme de La fageole. A la ferme, il emprunte des pistes sur le plateau en direction de la station experimentale d'élevage des moutons de La Fage créée par l'INRA.
Lorsque l'élevage traditionnel prévalait encore, à la belle saison les bêtes restaient dehors et étaient rassemblées la nuit dans des parcs délimités par des claies de bois mobiles déplacées chaque jour pour fumer la plus granse étendue possible de champs.. Le berger couchait alors dans une cabane démontable. Par mauvais temps les moutons étaient mis à l'abri dans la Jasse (bergerie) avec une litière de buis (d'où son importance dans les haies). L'eau de pluie était précieusement recueillie dans des citernes ou dans des lavognes, ces vastes bassins circulaires pavés ou tapissés d'argile que l'on aperçoit parfois sur Les Causses. Le troupeau recevait une fois par semaine une ration de sel déposée sur des pierres plates disposées en cercle (le salet)
Depuis le début du XIXème siècle l'évolution des techniques et du marché a transformé l'élevage ovin. La race indigène orientée vers la production de laine et de viande a été remplacée par la race Lacaune plus apte à la production de lait et de fromage (roquefort). Le développement du fourrage permet de laisser plus longtemps les bêtes en bergerie, le développement des réseaux d'eau conduit à l'abandon des citernes et lavognes, les bergeries comportent des salles de traite électrique et les bergers sont remplacés par des fils de fer barbelés. Cette prolifération des clotures a conduit à la destruction ou à l'abandon des haies de frênes, d'ormes de buis associées à des murets de pierres sèches, milieu naturel très riche en plantes et animaux : chouettes, pics, hiboux, huppes, sitelles, renards, fouines , hérissons qui se trouvent ainsi menacés.
Mais revenons à l'itinéraire pour jeter un oeil à la vue fantastique qu'il offre sur la vallée de St Beaulize au niveau du Puech de Barry
Il traverse ensuite la station de l'INRA de La fage dont on a parlé (attention à suivre le chemin qui part entre les bâtiments et non la nouvelle route goudronnée qui part à droite) et rejoint le bord du plateau à l'endroit d'une immense croix où il faut impérativment faire halte pour admirer la vallée de ST Paul des Fonts (pause pique nique idéale). Le GR descend ensuite dans un vallon très pittoresque où ont élus domicile des myriades de pissenlit qui tapissent les champs de leur toison d'Or ....
Il rejoint ensuite le village fortifié de St Jean d'Alcas dont l'harmonie des lignes est due à une abesse de l'abbaye cistercienne voisine de Nonenque. L'ordonnancement rectiligne des ruelles à l'intérieur de l'enceinte contraste avec le dédale habituel des villages de l'époque que l'on trouve par exemple à La Couvertoirade.
Après cette parenthèse culturelle il nous reste à rejoindre à 2.5 km à l'Ouest de St Jean d'Alcas le très agréable et très abordable gite Moulin de Gauty installé dans un moulin du XVIIème siècle situé au bord du Verzolet dans un parc de 8 ha avec piscine et équipé pour accueillir des groupes de 10 à 12 personnes (espace barbecue, plateaux repas sur commandes) On y est superbement accueilli par les propriétaires qui ont eux mêmes restauré et magnifiquement décoré le moulin. Vous comprendrez ainsi que j'appartiens, ainsi que mon compagnon de route, à l'ordre des randonneurs épicuriens
15:00 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
07.05.2006
Tour du Larzac : 1ère etape : du Caylar à Cornus (27 km)
Quelques mots sur le Larzac en guise de préambule :
Situé au Sud de l'Aveyron et intégré dans le parc naturel régional des Grands Causses, le Larzac est constitué de vastes plateaux calcaires fracturés, fissurés où l'eau de pluie a creusé dans la roche des avens insondables et sculpté à certains endroits des cités ruiniformes et un bestiaire fantastique. D'une altitude de 700 à 900m, il comporte une grande variété de paysages soumis aux influences climatiques continentales, méditerranéennes et montagnarde. Il offre de ce fait une grande richesse faunistique et floristique (notamment des magnifiques orchidées).
Le larzac est ainsi le royaume des randonneurs et des ...brebis dont le lait sert à la fabrication du roquefort. Le patrimoine rural témoigne d'une occupation très ancienne. L'Aveyron est ainsi le département le plus riche en dolmens.
Le circuit (compter 4km /h en moyenne arrêts non compris):
Après une nuit revigorante passée dans notre chalet d'Hôte du Caylar (voir mes notes précédentes) nous empruntons à l'aube le GR 71b qui démarre sur le droite de la N 9 à environ 300m à la sortie du Caylar. Le chemin qui sinue au départ entre des rochers aux formes animalières louvoie ensuite entre des haies de buis qui offre une ombre rafraichissante. Il mène à la cité templière fort bien conservée et restaurée de La Couvertoirade dont nous apercevons après 6 km les fortifications .
Les Templiers, qui étaient chargés de la défense des routes et des lieux saints de La palestine après la création lors des croisades du royaume franc de Jérusalem se sont installés à la Couvertoirade au XII ème siècle et y ont bati un château encore bien conservé.
Après avoir baguenaudé dans le dédale des ruelles bordées d'échoppes d'artisans et fait un détour par la pittoresque épicerie pour y faire provision de fromage de chèvre (qui vous en donne l'agileté et l'endurance pour randonner) nous empruntons le GR 71 en direction du hameau de La Pézade qui démarre à droite de la D55, 500m après la sortie de la Couvertoirade. Il nous mène plein Ouest jusqu'à l'autoroute, que l'on traverse en descendant, à droite, le long d'un grillage jusqu'à un passage souterrain. Une fois de l'autre côté, il faut remonter sur la gauche jusqu'à un chemin qui part , à droite, entre deux champs en direction d'un bosquet d'arbres (pas de signalisation à cet endroit).
Après avoir traversé La Pézade, le GR descend vers Canals en parcourant des paysages qui font penser aux collines normandes ! (endroit idéal pour le pique nique juste avant la descente)
puis le chemin traverse le Mas Raynal pour grimper sur le plateau de Guilhaumard (853m) lieu de rendez vous de mille fleurs au printemps. C'est là l'un des nombreux attraits des pelouses caussenardes qui sont un des milieux naturels de l'Europe ayant une originalité biologique exceptionnelle.
Ces pelouses dérivent d'une forêt primitive qui a été modifié par les activités humaines (défrichement et brulis pour la culture et le paturage). Elles se transforment petit à petit de nouveau en forêt lorsque les troupeaux disparaissent. La beauté de ces fleurs nous fait oublier la lourdeur du sac à dos et les ampoules qui commencent , elles, à fleurir..... sur nos pieds!
Après être passés au pied du Roc Blanc (853 m) d'où l'on jouit d'un magnifique panorama à 360° (attention au torticolis)nous redescendons dans le monde des humains par le Pas de Tirecul en nous félicitant de ne pas avoir à le monter !
Une fois dans la plaine, après avoir cheminé dans la vallée bucolique de la Sorgue, il nous reste un dernier effort à faire en empruntant, juste après avoir traversé la rivière, un petit sentier abrupt qui monte vers le droite pour rejoindre le Village de Cornus (signalisation absente), terme de notre première étape. Nous récupérons de nos efforts dans l'accueillant et confortable hotel restaurant du Nord (05 65 99 38 70)
16:15 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
29.04.2006
Mais que suis je vraiment allé faire dans le Larzac ?
Certes mon but était de trouver cet endroit où l'herbe est plus verte, mais pourquoi entreprendre le Tour du Larzac au moment où les douceurs printanières enfin de retour m' invitaient plutôt à farnienter dans l'ombre fraiche du saule pleureur de mon jardin en dégustant un rosé bien frais du pays d'Oc ?

Oui, pourquoi partir ainsi au risque de voir Pierrot, Gene, Victor, Beldouch et les autres venir s'assurer que mes meilleurs bouteilles de grands crus du languedoc ne virent pas au vinaigre ?
Tout simplement parce que je ne peux résister à l'appel du grand large, à la fascination de ces horizons sans limite qui vous élargissent l'âme (pour les amateurs prévoir à ce sujet un chapeau de 2 tailles au dessus de sa taille habituelle) et puis, par ces temps de pétrole cher et de décrépitude politico-économique, c'est tout simplement le besoin de se bouger « le cul » pour affronter des jours qui viennent et qui ne seront pas parmi les meilleurs...
De surcroît, vu mon age déjà bien avancé, la pratique assidue des chemins est un remède souverain si je ne veux pas finir léthargique comme une sardine en boite dans la douceur cotonneuse d'une résidence 5 étoiles (et autant de cierges) de la chaine des Hespérides pour vieux "cons notables"...
Puisqu'il nous faut mourir, j'espère mourir en chemin....Mais j'arrête là mes divagations pseudo-philosophiques, pour en venir au vif du sujet.
J'ai effectué ce tour du Larzac avec un compère chemineur en 5 étapes: Le Caylar – Cornus (27.5km) Le Cornus – Moulin de Gauty (23 km) Moulin de Gauty -Sainte Eulalie de Cernon (24 km) Sainte-Eulalie de Cernon – Nant (22 km) Nant – Le Caylar (25 km). Le Larzac vaste zone composée principalement de calcaire dolomitique sensible à l'érosion offe des paysages extrêmement variés parfois arides, parfois très verdoyants souvent renversants de beauté :
Pour bien préparer son tour du Larzac, il faut, si l'on est un homme (ou une femme) de la plaine y passer au préalable une nuit pour s'en imprégner et s'accoutumer à l'air ennivrant de ses chemins. Pour ce faire une adresse s'impose : il faut louer une chambre d'hôte au « Clos » chez Claude & Claude Morel au Caylar (tel 04 67 44 43 05) dans leur maison de bois, véritable chalet canadien, qu'ils ont bâtie eux mêmes et qui a un charme fou. Vous passez une nuit bercé par la respiration des arbres dont proviennent les planches, poutres et solives dont est faite cette demeure et ennivré par les senteurs de terre et de mousse dans lesquelles plongeaient leurs racines (je pense que dans une vie antérieure j'ai été un arbre car lorsque je dors à la belle étoile, les oiseaux viennent faire des nids dans mes oreilles).
Les « Claude », qui ont passé 30 ans de leur vie à élever des chèvres, des vaches et des chevaux sur le Larzac, ont le sens de l'hospitalité de ceux qui ont vécu de peu et vous gratifient d'un petit déjeuner qui vous donne des ailes pour affronter le chemin qui vous attend (possibilité d'y laisser sa voiture en sécurité pendant la durée du circuit). Vous pourrez la veille au soir vous restaurer dans l'excellent restaurant « Le Restancou » recommandé depuis des années par Le guide du Routard , les « Claude » ne faisant pas table d'hôte.
Dans le récit de mon périple, je ne donnerai pas comme à l'accoutumé d'indications détaillées sur l'itinéraire car il existe pour cela un excellent guide édité par les TOPO-GUIDE PR/GR 71 C-D intitulé « Tour du larzac Templier - Hospitalier » édité par la Fédération Française de la randonné Pédestre. Ce guide présente l'ensemble des itinéraires et variantes parmi lesquelles j'ai fait ma sélection. Je ne mentionnerai que les points où l'interprétation des chemins peut poser des problèmes. Pour ce qui concerne l'équipement à prévoir je peux faire part de mon expérience à ceux ou celles qui seraient intéressées...Description de la première étape dans les jours qui viennent ....
14:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
28.04.2006
46° 35 latitude Nord 3° 20 Longitude 804 m d'Altitude
Euréka ! j'ai trouvé cet endroit où l'herbe est plus verte qu'ailleurs et je vous en donne ci dessus les coordonnées afin que vous puissiez, vous aussi, y aller en pélerinage. De fait, l'herbe y a des qualités étonnantes car la laine des moutons qui la broutent peut directement être mise en pelote sans être filée et les chèvres qui y batifolent chevrotent en occitan. Mais prenez garde à ne pas vous y allonger, car vous serez gagné par une envie de sieste éternelle et vous ne vous en relèverez pas!
Je profite de mon retour pour remercier mes ami(e)s blogueurs et non blogueurs de leurs visites. Je dois vous avouer que peu me chaut que les poissons rouges soient morts et que l'herbe du jardin soir grillée, ce sera de l'entretien en moins ! Quant au pack de bières, je pensais l'avoir mis dans le frigo mais en fait je l'avais laissé à la cave. De toute façon comme vous n'avez pas repeint la maison comme vous m'aviez promis de le faire, c'est aussi bien que vous ne l'ayez pas trouvé.
Quant à mon périple dans le Larzac je vous parlerai dans quelques jours ....
08:43 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note
11.04.2006
Quand le Vidourle se repose, va de Sommières à Sauve (qui peut !)
Le fleuve Vidourle connaît parfois des colères terribles qui font la une des journaux et il vaut mieux à ces moments là ne pas fréquenter ses rives....mais lorsqu'il traîne paresseusement dans son lit, partez à la découverte des pittoresques villes de Sommières et de Sauve qui ont su préserver leurs trésors séculaires de ce fleuve prédateur.
Commençons la visite par Sommières (40KM au NE de Montpeillier) à laquelle on accède en franchissant un superbe pont que l'empereur Tibère fit construire au 1er siècle de notre ère sur le trajet de la voie romaine reliant Nîmes à Toulouse. Crée au Xème siècle au pied d'un imposant château d'où l'on a une magnifique vue d'ensemble (lieu idéal de pique nique), Sommières a conservé un caractère médiéval avec ses portes fortitiées, dont la superbe porte de l'horloge, ses ruelles étroites, ses places à arcades.
Témoignage insolite des guerres de religion qui ont affecté la ville un masque grimaçant haut perché sur la façade d'une maison place Saussine « tire la langue aux protestants » !
Procurez vous un plan de visite au syndicat d'initiative sur le quai F Gaussorgues où l'on peut se garer (à gauche de la Tour de l'Horloge ) ou sur le site
http://www.ot-sommieres.fr/planville.aspx et perdez vous dans les ruelles pleines de charme et de mystère aux nom souvent pittoresques.
Cette visite achevée empruntez la D35 en direction de Quissac, puis la D999 en direction de Sauve capitale mondiale de la fabrication de fourches en micocoulier. En chemin faites une halte à Salinelles (3km au nord de Sommières) pour admirer la ravissante chapelle de St Julien au milieu d'un environnement champêtre.
Arrivés à Sauve garez vous sur la grande place qui borde le Virdourle et franchissez le superbe pont médiéval pour entrer dans la vieille ville. Cheminez quelques instants au hasard dans les ruelles qui n'ont pas beaucoup changé depuis le moyen age et faites une halte à l'épicerie "chez Fouzia" (28 rue du Pont vieux)véritable caverne d'Ali Baba regorgeant de produits des 5 continents. Puis cherchez un panneau placé sous des arcades qui indique la direction de « la mer de rochers ». Vous allez progressivement grimper vers le haut du village pour emprunter un sentier qui s'engage dans la guarrigue et sinue bientôt au milieu d'une sidérante mer de rochers aux formes d'animaux fantastiques ou de chateaux en ruine...Empruntez le sentier fléché en jaune qui fait une boucle de 2 km et vous ramène à l'autre extrémité du village.
10:41 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
07.04.2006
Enfin un bon "truc" pour sauver le Bassin de Thau !
Le Midi Libre du 7 avril (édition de Sète) publie une information qui me ravit suite aux préoccupations que j'ai exprimées sur la situation du Bassin de Thau. En effet l'association "Le Truc" localisée à Balaruc-le-Vieux va organiser à la Maison des Associations dans le cadre du "Printemps de l'environnement" plusieurs manifestations : ainsi le 14 avril à 18H30 Jacques Berge ingénieur à la SDEI donnera une conférence sur "L'eau de la ressource à l'assainissement" et le vendredi 12 mai, Pierre Maigre de la Ligue de protection des oiseaux présentera le travail de sauvegarde et de protection effectué sur le bassin de Thau et en particulier sur la Crique de l'Angle. Mais surtout cet évènement se poursuivra par un nettoyage militant de la crique de l'Angle le samedi 13 mai. RDV devant l'ancien camping à 9H30Pour tout renseignement 06 13 69 40 14 ou [email protected]
15:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note
05.04.2006
Balade autour du Roc de la Vigne...
Je vous invite aujourd'hui à effectuer l'un des plus beaux circuits du secteur de Saint Guilhem qui, après un bref passage en guarrigue, traverse de séculaires et magnifiques pinèdes et vous invite à rêver dans le pittoresque hameau fantôme de Lestagnol dont les vieilles maisons caussenardes vous conteront, si vous leur prêtez l'oreille, d'antiques légendes de bergers.
Rejoignez le Hameau des Lavagnes qui se situe sur la D122 à environ 10 km d'Arboras (près de Montpeyrroux) en direction de Saint Jean de Buèges. Garez vous sur le terre plein à gauche de la route où sont disposés des panneaux d'information touristiques sur le secteur.
Empruntez la route goudronnée en direction du Mas d'Aubert, gîte d'étape ouvert toute l'année situé à 500M. Dans le virage qui contourne le gîte empruntez sur la droite une large piste forestière (poteau vert avec une croix jaune) qui passe devant un menhir puis monte doucement en sinuant vers un replat. Poursuivez jusqu'à une citerne DFCI (n°417) et engagez vous dans la piste de droite puis peu de temps près à gauche dans un chemin qui descend légèrement vers le lieu dit « Pont d'agre » et entre dans la forêt domaniale de Saint Guilhem le Désert(panneau). 
Le chemin qui traverse une magnifique pinède de pins de Salzman monte, après le passage d'une chicane en bois, en sinuant vers le Roc de la Vigne. Ignorez un chemin qui arrive de la droite marqué par un cairn (arrivée du raccourci éventuel de la fin de ballade - voir ci-après) et poursuivez jusqu'à un autre cairn qui signale le chemin à droite permettant d'aller au sommet du Roc de la Vigne (710m) d'où vous jouirez d'un somptueux panorama sur l'ensemble de la région jusqu'à la mer. Revenu du sommet, reprenez vers la droite le chemin précédent qui contourne en descendant le Roc par le nord est. Ignorez sur la gauche un chemin qui descend vers le mas d'Agre, et poursuivez sur le chemin qui zigzague dans le maquis jusqu'au pittoresque hameau quasi abandonné de l'Estagnol (lieu idéal de pique nique).

Traversez le village et poursuivez tout droit par le chemin jusqu'à la jonction avec un chemin perpendiculaire que vous empruntez à droite (présence d'un panneau jaune Hameau de l'Estagnol) et qui contourne la combe de Legeaux avanr de remonter et de passer devant les ruines du mas de l'Arbousier envahies par les arbres. Poursuivez sur le chemin et arrivé à un cairn suivez le chemin de droite qui grimpe la combe de la Blande et qui après un long parcours fusionne avec un chemin venu de la droite qui mène au Roc de la Vigne (possibilité de raccourci pour revenir au chemin décrit précédemment ).
Je vous invite à poursuivre tout droit sur le chemin qui se dirige vers le puech Buissou et passe devant un promontoire rocheux d'où la vue est splendide. Le chemin sinue ensuite au travers de magnifiques pins de lanzman jusqu'à une chicane en bois. Emprunter le chemin creux et empierré qui part à droite et rejoint peu après le GR74 (piste forestière) venant de Saint Guilhem. Empruntez le GR (marques rouge et blanche) qui quitte bientôt la piste forestière pour suivre à droite un chemin à caillouteux qui s'enfonce à travers bois et vous ramène aux lavagnes après un virage à droite en suivant un muret de pierres. Le tour prend 6 heures de marche (17km) ou 5heures avec le raccourci) et représente environ 500m de dénivelé cumulé.
Cartes IGN : promenade Béziers Montpellier 65 et TOP 25 2642 ET ST Guilhem le Désert/Cirques de Navacelles
18:08 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (24) | Envoyer cette note
31.03.2006
Le Bassin de Thau côté "jardin" et côté "cour" ....
Pourquoi cette photo d'un superbe coucher de soleil sur le bassin de Thau ornée d'un pneu d'automobile ? C'est pour appeler votre attention sur la double réalité de cette « merveille » du littoral languedocien, car sachez que j'ai trouvé le pneu à l'endroit même où il a été photographié! J'ai pour habitude de célébrer les innombrables beautés de cette région, mais pour une fois je ne peux m'empêcher d'être ulcéré par l'indifférence dont fait l'objet la véritable situation du bassin.
Dans les nombreux reportages ou les articles que lui consacrent les magazines et ouvrages touristiques, le bassin est toujours paré de ses plus beaux atours. L' eau est turquoise, outremer ou argent selon l'heure du jour et la limpidité du ciel, et forme un merveilleux contraste avec les flamants roses, et les collines environnantes lui tissent un écrin de verdure. Dans la presse gastronomique on célèbre l'huitre de Bouzigues au goût de noisette, ses daurades royales ses bars, ses poulpes et sèches et autres délices maritimes.
Et c'est vrai qu'il est beau ce bassin...mais vu d'en haut ! Par exemple du terre plein aménagé au bord de la N 113 qui domine Bouzigues ou du Parc des Terres Blanches sur la colline de Sète, ou à d'autres ndroits mais selon des angles bien choisis, comme le montre les photos ci-après :

Mais dès que l'on se promène au bord du rivage – en dehors des quelques zones bordant les villages cotiers comme Mèze, Balaruc et Marseillan où les municipalités malgré leurs faibles moyens font de notables efforts ainsi que dans la zone difficile d'accès des anciens salins – c'est un autre et désolant spectacle qui s'offre à vos yeux. Rendez vous notamment dans les zones où sont installés les conchyliculteurs et vous serez vite édifiés. On pourrait penser que les membres de cette noble profession qui vivent des produits du bassin en prennent un soin jaloux et veillent sur lui comme sur la prunelle de leurs yeux. Que nenni ! Les exploitations sont généralement constituées de bâtiments en parpaings brut de décoffrage et ressemblent plutôt à des déchetteries où gisent aux alentours et jusque dans l'eau du bassin de vieilles machines ou carrioles en train de rouiller, de vieux filets déchirés, des pneus et des bidons de plastique, des tas de coquilles d'huitres et de débris variés. Mais il en est de même en de nombreux autres endroits urbanisés ou « sauvages » comme dans la zone de « Maldormir » où une énorme décharge publique était en activité jusqu'en 2004 et reste depuis sans protection, permettant ainsi aux déchets légers de se disperser sous l'effet du vent et aux autres de lentement diffuser leurs éléments chimiques et autres dans le sous sol et donc dans le bassin. Quand on pense qu'il n'y a pas si longtemps le bassin était classé « A » on croît rêver ! Mais il est vrai que dans un pays bon dernier de la classe européenne en matière de protection de l'environnement (souvent au nom du respect des « traditions « !) il ne faut s'étonner de rien !



Rien ne justifie ce je « menfoutisme » et surtout pas des raisons économiques, du type « la lourdeur des frais d'exploitation et des charges etc... » ou les difficultés du métier. Ces dernières sont réelles j'en conviens, mais allez voir les ostréiculteurs du bassin d'Arcachon ou de Bretagne qui bénéficient d'un climat moins favorable et vous y verrez en grande majorité des exploitations respectueuses de leur environnement et où pas une coquille ne traîne , comme le montrent les photos ci-après prises en Bretagne (je précise que je ne suis pas Breton!)


Ayant fait ce triste constat, je ne suis pas étonné que les eaux du bassin aient été déclassées au niveau B par les pouvoirs publics, de même que ne me surprennent pas les épidémies de gastro entérites qui sévissent périodiquement dans la région, même si d'autres facteurs comme le ruissellement des pluies ont leur part dans la contamination. Et quand je lis un article vantant le goût de noisette des huitres de Bouzigues...je me dis que le journaliste n'a pas du s'approcher beaucoup du bord du bassin ! Le bassin s'est montré jusqu'à présent « bonne mère » et n'a pas mégotté ses bienfaits à ceux qui en vivent, mais à force de le négliger il pourrait très bien un jour devenir aussi stérile que la mer morte ..et on pourrait alors dire adieu aux huitres au goût de noisette !
Pour ceux qui auront eu le courage de me lire jusqu'au bout, je vous gratifie d'un coucher de soleil sur le bassin sans pneu usagé avec malgré tout l'espoir qu'un jour ce sera une réalité !
15:40 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note
17.03.2006
Les papilles s'affolent...à Pomerols !
Vous aimez déambuler dans les ruelles de villages séculaires et, à l'occasion, vous délecter de délicieuses spécialités régionales ? le village de Pomerols situé à 10km au sud de Pézenas et à 3km du bassin de Thau est fait pour vous !
D'ailleurs le nom du village vient des pommiers que l'on y cultivait dans un lointain passé (3 pommes figurent sur le blason du village) et tout le monde sait que la pomme est le fruit de la tentation !
Construit au XIIème siècle et entouré alors d'une enceinte dont il reste quelques vestiges, le village a subi de gros dommages au cours de la guerre de cent ans, puis lors des guerres de religion, à l'issue desquelles il fut rebâti. Muni du plan que vous vous procurerez au syndicat d'initiative situé sur la grand place, partez à la découverte de vieilles demeures datant du XVIème siècle, de l'église St Cyr et Ste Julite et de son retable du XVIIème siècle, de ses anciennes portes fortifiées, de la fontaine qui chante sur la place de la mairie, et de la pittoresque rue Provencale. 
Les noms des ruelles où les pas des chalands des siècles passés résonnent encore constituent un véritable inventaire à la Prévert : rue des Riches, de la Brèche, du Champ de l'Horte, du Château-Barbu, des Flots bleus, de la Quille, de l'Amour.....
Au cours de vos pérégrinations rendez visite tout d'abord à la Boutique de Guy Bouzigues, boulanger-patissier de métier et grand expert « es » chocolaterie, Master d'or Européen 2004 et Trophée du concours Hérault Gourmand, qui, dans le secret de son « laboratoire », élabore avec du pur beurre de cacao venu du Brésil, de l'Equateur et du Mexique de délicieux chocolats de dessert et d'apéritif. Maître Bouzigues a eu l'idée originale et réjouissante pour nos papilles d'unir dans ses chocolats la banane et le poivre , le roquefort et la poire, l'olive et la poire, le chèvre et l'olive, le roquefort et la figue, qui accompagnés à l'apéritif d'un Picpoul ou au dessert d'un Saint-Chinian , d'un Faugères ou mieux encore (selon mon goût) d'un vin de Maury ou d'un Banyuls ou d'une Cuvée d'Eulalie (voir ci-après) offrent un festival inouï de saveurs. A Paques et à Noël sa boutique se transforme en arche de Noé en chocolat !(tel : 04 67 77 04 99 Email : [email protected] fermé le mercredi et le dimanche après-midi)
Après avoir dégusté les chocolats de Guy Bouzigues il vous reste à rendre visite à la cave coopérative Les Costières de Pomerols située à l'entrée du village (route de Florensac) et qui est classée dans les guides spécialisés parmi les meilleures caves coopératives de France (Guide hachette, Vins et santé, Gault Millau, Gilbert & Gaillard) . Ses vins sont d'ailleurs régulièrement primés au Concours Général Agricole de Paris. La cave est dotée d'une technologie de pointe qui lui a valu d'obtenir la norme ISO 9001 en 2003 et applique une démarche respectueuse du terroir. La cave coopérative exporte 68 % de sa production (Pays-bas, Allemagne, USA, Belgique , Grande-Bretagne, Canada) ce qui dans le contexte du marché mondial actuel dominé par les vins dits du « nouveau monde » est une performance remarquable et témoigne de la qualité des vins.La gamme très diversifiée comprend des AOC Picpoul, des vins de pays de la gamme « Beauvignac », des vins effervescents ainsi qu'un vin doux naturel la « Cuvée d'Eulalie » et offre un excellent rapport qualité prix. Vous serez de surcroît très agréablement accueilli pour une dégustation (tel :04 67 77 01 59 Email: [email protected]) ( ouvert toute l'année de 8H30 à 12H00 et de 14H à 18H00 tous les jours de la semaine + Dimanche et jours fériés en juillet et août de 10H00 à 13H00 et de 16H00 à 19H00)
Vous pouvez également très agréablement agrémenter votre visite d'une ballade en calèche avec « les Attelages du Piquepoul » qui pourront, selon la saison et le temps dont vous disposez, vous faire faire le tour de Pomerols, vous emmener sur les pas des Romains vers la Via Domitia (voir une balade précédente de mon blog) ou vous faire faire la tournée des domaines viticoles de la région avec pique-nique dans la guarrigue (réservation la veille : 06 14 31 17 18) 10:11 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note
10.03.2006
Partez à la conquête du chateau de La Roquette !
Si vous aimez jouer les funambules dans les ruines de chateaux posées en haut d'une falaise comme un nid d'aigle, le château de la Roquette (ou de Viviourès) est pour vous!
Ce château est en effet situé sur la crête méridionale de l'Hortus surplombant de plus de 200 m la vallée qui sépare ce massif du Pic Saint Loup. D'après une intéressante et exhaustive étude de Lucien Bayrou, le château, qui avait une vocation à la fois de défense et d'habitation, peut être daté de la fin du XIIIème ou du début du XIVème siècle. Sa construction serait due à Guillaume de Pian ancien sénéchal de carcassonne ou à ses descendants. Elle est intervenue dans le contexte de la grande période de construction qui a suivie l'acquisition par la monarchie capétienne du territoire du Languedoc qui s'est alors couvert de chateaux nobles et de forteresses royales de Najac à Puylaurens, de Carcassonne à Aigues-Mortes et Beaucaire.

On peut gagner le château par 2 chemins, le premier part de la D 1 qui va de St Martin de Londres à St Mathieu de Tréviers au niveau de l'aplomb du château et le second, que j'ai personnellement emprunté, part de la D 122, 300m après son embranchement avec la D 1 précédente, en direction du village « Les camps ».
Le départ du chemin est marqué par trois grosses pierres auprès desquelles vous pouvez vous garer. Ignorez au départ un chemin qui monte à droite et poursuivez jusqu'à un embranchement avec un chemin de pierres blanches qui part sur la gauche et que vous empruntez

Peu de temps après être passé devant trois grosses pierres posées au bord du chemin, empruntez un autre chemin qui se faufile sur la droite entre des genévriers et vous mène jusqu'au château auquel vous accédez par une rampe qui part du chemin vers la droite.
Les arbres qui poussent dans l'embrasure des fenêtres et au milieu des salles autrefois consacrées aux réceptions confèrent au site un caractère éminemment romantiques et la chanson du vent dans leurs cimes rappelle le son des harpes qui devaient autrefois y résonner. Les points de vue sur les vallées environnantes et le Pic Saint Loup sont vertigineux.

Profitez de votre séjour dans la région pour aller déguster les délicieux vins de Fabien Reboul du Domaine "Château de Valflaunès" (voir la rubrique Délices)
L'aller retour prend environ 1H sans tenir compte du temps de la visite. Les cartes IGN correspondantes sont la TOP 25 Ganges/StMartin de Londres/Pic St Loup et la carte de promenade N°66 Avignon/Montpellier
11:05 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
04.03.2006
Partez pour le bout du monde !
Si vous n'êtes pas sujet au vertige, rendez vous au village de Gourgas (à 9km au Nord Est de Lodève) niché au pied du Cirque du Bout du Monde et garez vous près de la Fontaine.
Creusé par l'érosion dans les contreforts du Larzac, le Cirque du Bout du Monde constitue une véritable frontière géographique naturelle quasiment infranchissable et pourtant je vous invite à jouer les funambules sur le fil de ses chemins.

Le départ se fait par la route goudronnée qui file à droite à travers champs et traverse le ruisseau de Rieussec, qu'elle remonte sur 200m avant de virer à droite en direction de St Etienne de Gourgas. Poursuivez sur cette route jusqu'à une villa (sur la droite) dénommée « Les Arcades » longez la cloture jusqu'au second portail un peu plus haut et tournez à gauche devant un portail en bois pour emprunter une route caillouteuse. Arrivés à une patte d'oie empruntez la voie qui descend vers la gauche et passe devant des terrasses bordées de murets. Cette voie longe en suite une clairière pour se transformer en piste forestière qui grimpe au milieu des pins noirs de la forêt de Parlatge.

Elle débouche sur une autres piste que vous empruntez à gauche (le retour se fait par la droite). Poursuivez jusqu'à atteindre un chemin qui part sur la gauche signalé par un panneau « chemin dangereux A pics » que néanmoins vous empruntez (de fait si vous n'abusez pas du rosé au pique nique il est sans danger !). Ce chemin qui sinue sur le flanc du cirque offre des vues splendides sur la vallée et les falaises environnantes. Peu de temps après une plateforme s'offre à vous qui est le seul endroit du parcours se prêtant au pique nique.
Vous parcourez ensuite toute la longueur du cirque (ignorez un chemin non fléché qui part à un moment donné sur la droite) pour arriver à une jonction avec un large chemin (dit de la camargue) fléché en jaune et en rouge /blanc (GR 653) qui monte vers la droite en direction du plateau du Larzac. Empruntez le quelques instants jusqu'à l'endroit où le GR 653 fléché en rouge et blanc (plus étroit) le quitte sur la droite pour retraverser le cirque dans l'autre sens au dessus du chemin que vous avez emprunté. Arrivé de l'autre coté du cirque laissez le GR qui monte vers la gauche sur le Causse et empruntez le chemin marqué en jaune et bleu qui descend pour vous ramener à la jonction avec la piste forestière que vous avez emprunté le matin. (Le circuit fait de 15 à 17km soit 4h30 à 5 h de marche)
18:40 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
23.02.2006
Promeneur va, cours, vole à La Gardiole !
Le massif de la Gardiole comporte un joyau : l'abbaye de Saint-Felix-de-Montceau que l'on rejoint par une petite route qui part du centre de Gigean, village situé sur la N 113 à 15 km au sud ouest de Montpellier.
L'abbaye, tel un vaisseau de pierre se dresse sur les flancs du massif dans une mer de garrigue. Fondée au tout début du XII ème siècle par des moniales, elle fut tour à tour cistercienne puis bénédictine. Malgré les atteintes du temps et des hommes qui s'en sont servis comme pierrier après son abandon au XVIème siècle ,suite au recul de la foi, les ruines restent imposantes.Elles comprennent deux églises l'une, la plus petite, qui date de la fondation et l'autre plus majestueuse, qui est de l'époque gothique.
Les moniales du temps où l'abbaye était bénédictine avaient la réputation d'être très « accueillantes » si bien qu'on l'avait surnommée l'abbaye des « douze nonnes et des treize berceaux ! ». En dépit de sa position sur les hauteurs l'abbaye ne manquait jamais d'eau, étant située à la confluence de plusieurs sources. Quand la sécheresse sévissait sur la région, les villageois s'emparaient du buste de Saint Felix, patron de l'abbaye, et allaient lui faire boire la tasse dans la citerne de l'abbaye. Ainsi bien abreuvé Saint Felix faisait pleuvoir sur la région environnante (il n'était pas rancunier le bougre !!). D'autres légendes courent sur les diverses apparitions dont auraient été témoins dans le passé des visiteurs de l'abbaye....mais quand j'y suis passé le site était paisible !
Le groupe de bénévoles qui a entrepris sa restauration a récemment recréé « l'herbularius », jardin de plantes médicinales appelées « simples » qui occupait traditionnellement une grande place dans les abbayes et atteste des connaissances médicales des ordres monastiques.
De même ont ils reconstitué « le jardin des senteurs » qui était à la fois un lieu de recherche et de méditation, un lieu de dialogue entre Dieu et l'homme, un passage entre la terre et le ciel et la préfiguration du paradis. Ainsi, la configuration circulaire symbolise le ciel; le carré interne évoque la terre (qui était plate à l'époque ne l'oublions pas !) la croix évoque les 4 axes du monde ou les 4 fleuves de l'Eden, au centre figure l'arbre de vie et enfin, les fleurs louent la bonté du Seigneur.Ce site est magique et comme l' y invite l'une des pancartes plantées en ce lieu où sont inscrites des paroles de sagesse : « promeneur, arrête toi un peu, repose toi, pense à toi et tu seras le maître de ta vie. Ne cours pas après elle, mais profite du jour présent. »
Vous êtes convaincus j'espère que cette visite vaut « plus qu'un clou » ! Aussi n'oubliez pas de planter le votre (ou les votres que vous paierez chacun un euro) pour contribuer à la poursuite de la restauration de ce chef d'oeuvre.
Pour vous imprégner pleinement de la beauté des lieux, parcourez ensuite les routes forestières du massif à pied ou en VTT qui offrent, selon leur orientation, des panoramas magnifiques sur la Méditerranée, les Pyrénées où les Cévennes. Pour ce faire, le mieux est, après la visite de l'abbaye, de poursuivre par la route empierrée qui gavit le massif pour aller se garer au sommet près de grandes antennes . A partir de ce point 20 à 30 km de chemins sont à vous.Pour vous orienter munissez vous de la carte IGN Top 25 2743 ET Montpellier/Palavas les Flots.


NB: Le massif de la Gardiole est menacé par un projet de méga-décharge qui le défigurerait et serait une source de nuisances pour les villages environnants. Si vous aimez cet endroit, apportez votre soutien à l'association qui s'oppose au projet en allant sur ce site Les Gardiens de la Gardiole.
15:55 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note
15.02.2006
J'ai marché sur l'eau à Peyriac de Mer

Je vous inivte aujourd'hui à en faire de même..!! Pour vous rendre à ce charmant village situé à environ 12 km au sud de Narbonne au bord de l'étang de Bages et Sigean, empruntez de préférence, si vous venez du Nord, la D105 qui part de la N9 et passe à Bages, autre pittoresque village de pêcheurs perché sur un promontoire. Arrivé à Peyriac, garez vous sur les parking bordant le vieux village et les anciens marais salants du Sel Fort.
Revenez sur vos pas et allez chercher le chemin qui s'engage au milieu des anciens marais salants et qui conduit à des pilotis qui surplombent les marais vous donnant l'impression de marcher sur l'eau. Parvenus au bout des pilotis, empruntez le chemin qui gravit la colline « Je Mour » et offre une vue spectaculaire sur l'étang de Bages et Sigean, la Méditerranée et au loin, par temps clair (ce qui est mauvais signe car annonciateur d'une dépression) les Pyrénées.
Poursuivez par le chemin de crête qui surplombe le curieux étang de Doul qui présente la particularité d'être aussi salé que la mer morte (43% de sel par litre). A la belle saison, y nager ou plutôt y flotter est une expérience déroutante ! Le cadre est sauvage et permet d'imaginer la beauté de la Côte Languedocienne avant l'invasion du béton ! Vous pouvez revenir en descendant sur la gauche vers la petite route qui borde l'étang de Doul et vous ramène en 1km environ au village. Mais vous pouvez également faire le tour de la presqu'île en empruntant un chemin qui vous ramène par le nord au village par la D 105 ( environ 2.5km).
Une partie de l'étang de Bages Sigean est classé « Réserve naturelle » et on peut y apercevoir des flamants roses, des hérons et autres oiseaux de mer.
Ceux que l'histoire de la région intéressent seront passionnés par la visite du musée archéologique de Peyriac qui réunit des objets provenant d'un oppidum tout proche (04 68 41 38 12). Un dernier conseil : évitez les jours de grand vent !!
Réf cartes : IGN Promenade 72 Béziers Perpignan et TOP 25 Narbonne 2546 OT
17:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
29.01.2006
Une journée au cirque !
Je vous convie aujourd'hui à passer une journée au Cirque.....qui borde Mourèze, pittoresque village médiéval situé à 6Km à l'ouest de Clermont -l'Héraut (34).Empruntez la ruelle qui monte vers la Chapelle romane et passez devant la buvette du Cirque qui, les jours de grosse chaleur, offre une halte rafraichissante à l'ombre d'un majestueux platane. A 200 m s'offre à vos pas un incroyable chaos de roches fruit de l'érosion de matériaux sédimentaires, appelées « dolomies » déposées au fond de la mer il y a près de 160 millions d'années. Parcourez alors le dédale de tours, de pitons, d'aiguilles de rochers aux formes bizarres sculptés par la pluie et le vent, fort propices à une partie de cache-cache...


D'autres splendeurs vous attendent si vous acceptez de prendre un peu de hauteur et de consommer un peu d'huile de mollet, en suivant le chemin fléché en bleu et vert qui monte travers les chênes verts, les buis et les bruyères. Ce parcours vous offre des vues panoramiques sur le cirque de Mourèze et le Pic de Vissou ....

avant de vous conduire, par une belle grimpette, au sommet de la Montagne de Liausson (523m) d'où vous jouirez d'une vue fabuleuse sur les eaux turquoise et les ruffes rouge sang du Lac Salagou.


En partant vers l'Ouest suivez alors le sentier fléché de traits jaunes (et de flèches vertes moins nombreuse) qui vous amène au deuxième sommet de la Montagne de Liausson puis descend ensuite sur son versant nord.
Peu de temps après dans un virage une pancarte vous invite à emprunter un itinéraire en cul de sac qui conduit à des formations rocheuses pittoresques : la galerie du Mielblanc et les Orgues (1/2H AR). Le chemin est étroit et sinueux mais le lieu est très sauvage (les orgues sont à 300m à droite de l'embranchement après 10' de marche qui mène à la galerie du Mielblanc)


Une fois revenu sur le chemin principal, poursuivez la descente jusqu'à un carrefour (lieu dit Col des Portes) et prenez alors à gauche le chemin fléché en bleu qui vous ramène au village de Mourèze en vous faisant traverser une autre partie magnifique du cirques.
Vous pouvez enfin poser votre sac et votre séant sur les sièges de la buvette à l'ombre du Platane....à la belle saison bien évidemment !!
Cartes IGN :TOP 25 2643 OT Lodève/Bédarieux/Lac du salagou. Le temps de marche total est de 3H30-4H00 selon que vous faites ou non le chemin en cul de sac.
16:20 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
24.01.2006
Tea for eight au Mont Aigoual
Dans les grandes capitales du monde la mode est lancée des « Ice Kube » un genre de pubs dont les murs sont constitués, à l'instar des Igloos, de parpaings de glace et où la "jet set" vient boire de la vodka en combinaison de ski ou en manteau d'astrakan. Je vous invite à une expérience autrement plus gratifiante qui est d'aller déguster un thé brûlant ou un chocolat chaud au milieu des congères du Mont Aigoual...Pour ce faire suivez les pas de 8 globbe-trotters qui ont fait récemment ce périple.
En cas d'enneigement récent ou de risque de verglas le meilleur itinéraire pour rejoindre le Mont Aigoual est de passer par Ganges (40km au nord de Montpellier) puis de rejoindre Pont d'Hérault et de là emprunter la D 986 qui passe par Valleraugue. Arrêtez vous à L'Espérou pour y louer - c'est préférable - des raquettes (mais pour gagner le sommet des chaussures de randonnée peuvent convenir si la neige est tassée ) (location- réservation chez Jean Marie Sport 04 67 82 61 25) puis reprenez votre véhicule pour aller vous garer au delà de la station de ski Prat Peyrot le long de la route à l'endroit où démarre une très large piste de neige qui monte (doucement ) entre des pins.

La progression dans la neige est assez énergivore mais la vue qui s'élargit progressivement sur le paysage environnant vous récompense de vos efforts.

Le manteau neigeux de certains pins témoigne de la violence des tempêtes de neige qui surviennent en ce lieu, réputé pour être le plus venté de France.

Ne vous laissez pas impressionner par le tombeau de quelque promeneur égaré et poursuivez jusqu'à L'Observatoire météorologique du Mont Aigoual (1567 m) dont la tour d'observation (accessible par la gauche en suivant la pancarte buvette snack-bar (fermé à cette saison) vous attend pour vous offrir un panorama sur plus d'un quart de la France

Vous pouvez alors redescendre, de préférence par le même itinéraire jusqu'au bar (portatif !) où vous pourrez vous réchauffer avec un thé brûlant ou un chocolat chaud.

Si, comme nos amis baroudeurs, vous voyez passer un vol d'oies sauvages, regagnez vite la vallée car la tempête de neige n'est pas loin !!!
PS : l'aller-retour jusqu'à l'Observatoire prend au maximum 1H 30; des restaurants et snacks sont ouverts à l'Espérou et Prat- Peyrot
10:15 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
20.01.2006
Sur les pas des romains !

Vous voulez faire un saut dans le passé de plus de 2000 ans....? Alors munissez vous de votre carte de « promenade » N° 65 de l'IGN, et rendez vous au village de Pinet (à 5km au nord de Marseillan situé au bord du bassin de Thau).
Le point de départ de ce voyage dans le temps est situé à la cave coopérative « L'ormarine » (qui produit de délicieux Picpoul) près de grands panneaux pédagogiques sur l'ancienne province romaine « La Narbonnaise » et la Via Domitia (ex « autoroute romaine) qui la traversait. Des bornes positionnées le long de l'itinéraire vous amèneront, à 4 km de là, au coeur du bois de Villalongue où passe cette ancienne voie romaine, environné de collines couvertes de vignobles et de garrigues.

Après avoir laissé votre « char » près d'une aire de pique nique fort bien aménagée par la commune de Pinet (tables et barbecue), vous pourrez découvrir une étonnante coupe transversale de la via domitia, puis l'emprunter sur 300m en suivant des bornes pédagogiques qui vous feront découvrir l'empreinte de la civilisation romaine sur les paysages environnants. Une borne milliaire (ancêtre des bornes Michelin qui indiquait les « mille » correspondant à mille pas soit 1 481.5m) se dresse encore à environ 1KM vers l'Est sur la Via Domitia au pied d'un aulne multi-centenaire.

La Via Domitia a été construite vers 120 avant JC par par le consul Cneus Domitius Ahenobarbusrs afin de mieux contrôler ses possessions espagnoles. Elle traversait Narbonne (Narbo) Béziers (Baeterrae) Nîmes (Nemausus) pour rejoindre à Arles la Via Aurelia se dirigeant vers l'Italie. Elle fut au départ utilisée principalement par les légions qui se rendaient en Espagne, puis ensuite par les marchands et le service des postes. Le général phénicien Hannibal, un siècle avant sa construction est passé dans les parages pour aller combattre les romains avec 46.000 fantassins, 8.000 cavaliers et 37 éléphants !! Imaginez le tohu bohu ! D'ailleurs la poussière soulevée par cette cohorte n'est pas encore tout à fait retombée ! Ce n'est qu'en 1683 que la voie a cessé d'être utilisée dans les environs de Pinet.
La visite de ce site vous enseignera deux faits méconnus de la civilisation romaine: les romains raffolaient du civet ...d'écureuil ! et les légions romaines furent envoyées au baléares pour y exterminer...les lapins devenus un véritable fléau pour les récoltes !
Pour prolonger votre séjour dans l'antiquité, je vous invite également à aller visiter le musée gallo-romain de Loupian qui présente et explique le fonctionnement et le rôle économique d'une immense villa gallo-romaine du Vème siècle comportant de somptueuses mosaïques polychromes : mosaïques aux chardons, aux étoiles, de l'automne et de l'hiver et bien d'autres encore (fermé du 1er au 31 janvier tel 04 67 18 68 18)
10:25 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
17.01.2006
Leçon d'histoire sur le Causse d'Aumelas

Vous êtes amateurs de nature sauvage et de monuments anciens battus par le vent dont les seuls habitants portent poils et plumes ? Suivez moi, je vous emmène sur les étendues arides du causse d'Aumelas situé à mi-chemin entre Montpellier et Clermont L'Hérault.. Deux sites en cet endroit méritent votre visite Le Castellas d'Aumelas et la Chapelle romane Saint Martin de Cardonnet.

Le Castellas d'Aumelas :
Construit au début du XIIIème siècle par Guilhem V de Montpellier et démantelé sur ordre de Richelieu, ce château est assorti d'une pittoresque chapelle et offre un point de vue somptueux sur la vallée de l'hérault et les Pyrénées. Il offre un endroit idéal de pique-nique les jours ou Eole est en RTT.
Deux itinéraires permettent de l'atteindre (en 1/2H de marche environ) 1) Soit par un chemin qui part à droite de la D 114 à environ 12 km de Cournonterral au niveau de la bergerie de la Clapisse 2) Soit , et c'est mon itinéraire préféré, en partant d'un chemin qui part d'une route à droite de la D 139 qui va de Vendémian à la N 109 . Cette petite route mène au Mas Blanc et vous laissez votre voiture 300m après l'avoir dépassé. (carte IGN série bleue 2643 E et carte de promenade 65 ) Le chemin grimpe dans la garrigue et vous permet de découvrir successivement la chapelle puis le château.

La Chapelle Saint-martin de Cordonnet
Cette chapelle, dont l'architecture est très sobre, a été construite au XIIème siècle et devait faire partie d'un prieuré au vu des importants vestiges qui subsistent aux alentours. Un charme infini se dégage de son isolement au milieu du Causse, et votre coeur est touché par la lecture d'une épitaphe récente écrite à l'intention d'une femme aimée..
On y accède par une route caillouteuse qui part à droite de la D 114 venant de Cournonterral 800M après l'embranchement avec la D 114 E (mêmes cartes que ci dessus)
22:30 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
14.01.2006
Mont Saint Baudille et Pioch Farrio
En ce début d'année propice aux bonnes résolutions,je vous invite à prendre de la hauteur et élargir votre horizon quotidien en gravissant le pic St Baudille (848m) et en faisant le tour du Pioch Farrio (boucle d'environ 3H30). Vous parkez votre véhicule en face de la Bergerie de la Font-de-Griffe ( à 5Km au nord de Montpeyrroux sur la D122 qui va d'Arboras à St André de Buèges) où vous pourrez faire provision de délicieux Pélardons (carte de promenade IGN 65 Béziers Montpellier et 2642 ET TOP 25)

Un poteau indicateur vous met sur le chemin, fort bien fléché en jaune (il suit également un GR fléché en rouge-blanc jusqu'au sommet). Il démarre derrière le transformateur et passe au dessus de la bergerie pour grimper en lacets dans la garrigue (ne manquez pas le chemin qui part à droite environ 300m après le départ). Le relais de télévision qui coiffe le pic vous sert de repère et d'objectif. Vous cheminez un instant dans un rafraichissant tunnel de verdure formé par les chênes verts.
Arrivé au sommet, allez réviser votre géographie de la région en gagnant la table d'orientation que l'on rejoint par un sentier qui contourne le relais la gauche et longe une cloture. Après avoir redescendu sur 100m la route qui mène au relais, empruntez la piste qui démarre à droite au bout du terre plein en direction du Pioch Farrio. A environ 500 m vous trouverez des pelouses offrant une vue panoramique idéales pour jouer à saute mouton ou pique niquer . Après avoir contourné le Pioch Farrio (794m) au niveau d'un col, tourner à droite pour descendre sur le flanc du Pioch en laissant le ravin sur la gauche. Le Chemin vous ramène ensuite par le flanc sud du Pioch jusqu'à la D122 que vous suivez vers la droite jusqu'à la Bergerie. En chemin, vous apercevrez dans le lointain quelques uns des monts emblématiques du Languedoc, sur votre gauche les pics Saint Loup et de l'Hortus se faisant face et sur votre droite le Pic de Vissou.

Commentaires :Le Pélardon fait partie du Club très fermé des fromages qui bénéficient d'une AOC. Il est fabriqué depuis l'antiquité mais a été défini dans sa forme et sa composition actuelle en 1756 par l'abbé Boissier de Sauvages( Quels fromages ne doit on pas aux religieux, ce qui laisse penser que le fromage rend spirituel !!) Le pélardon est fait à partir de lait de chèvres dans les zones montagneuses et de garrigues des Cévennes jusqu'aux Corbières, dans le cadre d'exploitations artisanales. Il se consomme frais et tendre ou affiné . Il s'accorde parfaitement accord avec un vin blanc de la région. Pour les fromages frais, privilégiez un vin vif genre Picpoul de Pinet et pour les fomages affinés choississez un vin plus gras , plus aromatique à base de grenache blanc (et notamment le Blanc de « Virgile » voir la rubrique « Délices ») , ou de de viognier.
11:15 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
10.01.2006
Un volcan dans la mer....
Point n'est besoin d'aller dans les îles Hawaii pour découvrir des coulées de lave se jetant dans la mer !!! Prenez la direction du Cap d'Agde et poursuivez jusqu'au parking qui se trouve derrière la capitainerie de l'avant-port, près de la Plagette.
Laissez là votre voiture et partez à l'assault de la falaise qui surplombe la mer en empruntant un chemin qui part sur le coté de la plage. Vous allez, de fait, cheminer sur une ancienne coulée de lave crachée, il y a quelques millions d'années, par un volcan qui faisait partie de la chaine descendant du Massif Central. Allez y de préférence un jour de grand soleil et de grand vent lorsque la mer est déchainée, car les vagues bleu-vert se déchiquètent alors sur les aiguilles de basalte noir émergeant de la mer. L'endroit est magnifique pour peu que l'on ignore les constructions qui défigurent le littoral. Pour cela, il vous faut marcher de trois-quart la tête tournée vers la mer à la façon des figurines sculptées par les anciens égyptiens sur les murs de leurs temples.
La ballade se poursuit en surplombant la plage de la Grande Conque protégée des vents jusqu'à la plage de la Roquille couverte de coquillages. Les jours où le mistral ou la tramontane se déchaine, les rafales de vent renversent les vagues dans un nuage d'écume des plus photogénique !! (voir la galerie photo)
Vous pouvez également à cette occasion régaler vos yeux et vos papilles en réservant une table chez Gérard & Marylou, au restaurant La Bonne Mère, située au bord du chemin de la falaise et dont la terrasse offre une vue panoramique sur le grand large. On y déguste d'excellents poissons et coquillages pour un prix que je trouve malheureusement un peu élevé....mais le cadre et la gentillesse de l'accueil vous font oublier la note !!! (tel: 04 67 26 47 83 et www.restaurant-labonnemere.com
Autres centres d'intérêt au Cap d'Agde: Le Musée de l'Ephèbe et l'Aquarium
09:50 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
08.01.2006
L'ïle Sainte Lucie
Par ce temps d'hiver je vous invite à aller flâner dans l'Ile Sainte Lucie ....non pas celle qui se trouve au large de la Guadeloupe mais dans l'Aude au mileu des étangs de Bages et de Sigean. Certes, notre île audoise ne jouit pas, à cette saison, du climat de son homonyme antillaise, mais elle présente avec ses falaises et sa végétation luxuriante autant de dépaysement et de charme.....sans toutefois le ti punch !!
Pour s'y rendre deux moyens : soit à vélo, en partant du sud de Narbonne (par la D32) et en suivant le canal de la robine (vous pouvez aussi garer votre voiture à divers endroits le long du canal vers Craboules ou Craboulette ou au Petit Mandirac repérables sur la carte de promenade IGN 72 Béziers Perpignan - maximum 16 km par trajet), soit en voiture, en empruntant la N 9 puis la N 139 en direction de Port la Nouvelle. Après avoir franchi la voie ferrée Montpellier-Perpignan puis un pont sur le canal, empruntez la petite route indiquée « canal de la Robine » jusqu'à un parking obligatoire. L'accès à l'île se trouve alors à 300m à pied.
Vous passez dans l'île à pied ou en vélo.... en utilisant la passerelle de l'écluse. Un paradis de pinèdes et de garrigues émaillées d'oliviers et d'amandiers s'offre alors à vous. En faisant le tour de l'ïle (le plan des chemins est indiqué mais vous pouvez utiliser la carte IGN TOP 25 2546 OT) ne manquez pas d'aller au Roc Saint Antoine qui offre un magnifique panorama sur les étangs jusqu 'aux Pyrénées, puis de longer les falaises surplombant le pittoresque domaine de Sainte Lucie niché au milieu des palmiers( un chemin y conduit) Quelques bâtiments subsistent témoins d'activités aujourd'hui révolues (cantine des « salins » , bergerie..) mais hélas il ne reste rien des galères grecques et romaines et des bateaux phéniciens qui accostaient dans l'anse de la Cauquenne (sur la gauche de l'île) qui était à l'époque un avant port de Narbonne !! 

17:35 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
06.01.2006
Plateau de Grézac
Cette ballade dite « du Plateau de Grézac » vous emmène dans la région de Lodève (située au nord du lac Salagou à environ 50 km au NO de montpellier) le départ se faisant au lieu dit « La Fous » situé à environ à 5km sur la D 902 menant de Lodève à Roquededonde (environ 600m après l'embranchement avec la D 35 E qui mène aux Plans). On peut garer sa voiture sans problème à l'endroit même où un poteau indique le départ de la ballade.
C'est une ballade d'environ 11 km, balisée en jaune et bleu avec un dénivelé de 350 m le point culminant étant de 640 m. Elle ne présente pas de difficulté et peut être bouclée en 3H – 3H30 (la carte IGN correspondante est la 2643 ouest Le Caylar/la couvertoirade)
La ballade suit tout d'abord un chemin d'exploitation qui, après quelques virages à cheveux, vous mène à un superbe point de vue sur le massif de l'Escandorgue. Puis elle passe au travers d'une forêt de cèdres, d'une pinède, de prairies pour offrir, après une brève descente dans la garrigue, à l'endroit d'un belvédère rocheux dénommé « Les Dalles » (à environ 1h du départ, endroit idéal pour un pique nique ou une tasse de thé selon l'heure à laquelle vous passez), un panorama somptueux de la vallée de Lodève jusqu'au Mont Saint Clair de Sète, Elle se poursuit par un chemin louvoyant dans la garrigue et qui, après un virage vers le sud puis vers l'est contournant des falaises, longe un oppidum émaillé d'anciens masets et de capitelles dont l'une est un merveilleux « tricotage » de pierres que vous découvrez après avoir joué les équilibristes sur une vieille muraille . Le chemin vous ramène ensuite en direction du nord- ouest à votre point de départ.


Commentaires: Les capitelles, sous leur aspect rustique, sont des merveilles d'architecture. Elles sont en effet construites exclusivement avec des pierres sèches, sans une once de ciment, en utilisant la technique de l'encorbellement des roches. Elles servaient autrefois aux bergers et aux agriculteurs à s'abriter de la pluie ou de l'orage et à ranger des outils. La pierre sèche est la matière première de nos régions et l'on voit partout dans nos garrigues des « clapas » vastes monticules de pierres extraites des champs et des vignes et qui ont permis, outre l'édification des capitelles, la construction des milliers de kilomètres de murs de pierre qui balisent les chemins de nos régions. Les « capitelles » sont aussi dénommées « bories » en provence et « oustalets » en Ardèche.
14:40 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note




















































































































































