24.04.2008

Néanderthal : l'homme idéal ?

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC07917.JPG


Gauguin, dans l'un des ses célèbres tableaux, a illustré les trois questions qui taraudent

l'homme sans doute depuis son émergence sur la terre : D'où venons nous ? Que sommes

nous ? Où allons nous ?



Face à ces questions certains vous répondront je m'appelle Fauxcul, Troiscabanes ou

Delimpasse , je viens des locaux de TF Hun et je rentre chez moi ! Quand on est un peu plus

évolué on comprend que ce ne sont pas forcément les bonnes réponses et que d'ailleurs l'on

risque de passer sa vie à les chercher, voire même de la perdre pour trouver la réponse à la

dernière question!



Je peux vous toutefois aider dans votre quête en vous révélant qu'il existe

un lieu où vous trouverez des éléments de réponse aux deux premières questions : il s'agit du

passionnant musée-parc de Mèze qui présente a

beau milieu d'une magnifique pinède en une série de vitrines et de superbes reconstitutions la

grande aventure de l'espèce humaine (il y a également sur le site un impressionnant musée des

dinosaures que je vous ai présenté dans une précédente note du)


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC07907.JPG


Tout commence il y a environ 23 millions d'années (selon les découvertes les plus

récentes). Au coeur des forêts africaines apparaît un être considéré comme l'ancêtre commun

aux grands singes et aux hommes. Les scientifiques qui l'ont découvert et qui étaient un brin

facétieux lui ont donné le nom de « Proconsul », en référence sans doute à la capacité qu'ont les

diplomates à se rattrapper aux branches et qui leur vient sans conteste de ce glorieux

ancêtre.



Cet être avait encore un petit cerveau qui ne faisait pas plus de 180 cm3 (contre

1600cm3 pour l'homo sapiens-sapiens) mais il avait développé une certaine aptitude à la

bipédie.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC07927.JPG


De fait la bipédie est le facteur crucial d'évolution qui va permettre d'affranchir les

membres antérieurs de la fonction de locomotion et donc libérer les mains qui vont pouvoir

désormais, d'une part, se saisir d'objets qui deviendront au fil du temps des outils et des armes

et d'autre part se gratter la tête pour réfléchir ! Les scientifiques n'insistent pas assez à mon

avis sur le rôle qu'a joué la possibilité de se gratter le front dans la lente évolution de ces êtres

vers l'homme moderne !


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC07909.JPG


Le travail de la main qui va participer à des tâches de plus en plus complexes va

contribuer au grossissement du cerveau concuremment avec le langage et la nécessité

d'élaborer sans cesse des stratégies de survie, l'homme ne disposant pas d'atouts physiques

particuliers pour survivre dans un monde hostile (lisez sur ce thème le passionnant ouvrage

« Le paradigme perdu : la nature humaine » d'Edgar Morin)



De fait la « grosse tête » par rapport à sa taille est ce qui distingue l'homme des autres

mammifères (l'expression « petite tête étant d'ailleurs considérée comme une insulte). Mais

cette grosse tête a aussi des inconvénients.



En premier lieu elle complique l'accouchement et conduit à la naissance d'un bébé

immature qui demande une attention permanente et une alimentation pendant une periode

beaucoup plus longue que les autres mammifères. Mais, nous les garçons on va pas s'en plaindre

car mon dieu quel bonheur de pouvoir saisir les seins de sa maman dans ses petites mains et de

les têter goulûment! (A mon avis sur ce plan les sociétés Nestlé et consort devraient être mises

au ban de l'humanité)


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08099.JPG


En second lieu ce gros cerveau consomme beaucoup d'énergie (25% des besoins de

l'homme – ce sont bien sur des moyennes car certains congénères au vu de leur comportement

doivent avoir une consommation proche du zéro- contre 3 à 10 % chez les mammifères et les

primates) ce qui au demeurant explique le coup de pompe de 11heures des écoliers !



Malgré ces handicaps le gros cerveau de nos ancêtres leur a permis de s'imposer et de

devenir le roi des forêts et des savanes et de conquérir peu à peu la planète



Mais cette conquête ne s'est pas faite en un jour car les australopithèques, d'abord,

puis les homo ergaster, les homo habilis, les homo erectus et pour finir, les homo sapiens

-néandertalis et enfin les homo sapiens-sapiens (dits aussi de cro-magnon) ne comptaient pas

dans leurs rangs des Vasco de Gama, des Magellan, des Christophe Colomb, des Cook, des

Bougainville qui, lassés de la vie futile qu'ils menaient à la cour de leurs monarques, décidaient

unbeau matin d'aller explorer la terre dans le but, pour les plus vénaux, de ramener de l'or et des

pierres précieuses et, pour les plus désintéressés, de faire progresser la science.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC07966.JPG


Non, nos lointains ancêtres étaient des êtres préoccupés avant tout de survivre et de

nourrir leur famille et leur clan et qui au fur et à mesure que leur population croissait étaient

obligés d'étendre leurs territoires de chasse.



Sans doute progressaient ils de 10km par génération ce qui leur a permis, malgré tout,

au bout d'un million d'années d'atteindre la Chine et le continent américain.



Le musée parc de Mèze expose sur ce point une plaque découverte en Afrique

constituée de cendres volcaniques fossilisées sur laquelle figurent les empreintes de pas d'un

homme, d'une femme et d'un adolescent, suivis d'un autre homme qui sont passés dans les

parages il y a des dizaines de milliers d'années, fuyant sans doute une éruption

volcanique.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC07921.JPG


On ne peut qu'être émus et admiratifs devant le courage et la détermination de ces

ancêtres qui à travers les ages ont affronté des cataclismes et des variations climatiques

extrêmes, auxquelles ils ont su s'adapter grâce à leur courage et leur intelligence


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08071.JPG


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08087.JPG


Les outils, les armes, les bijoux et autres objets d'ornement qu'ils ont élaborés révèlent

une intelligence, une technicité et une raffinement qui n'ont rien à envier aux nôtres. D'ailleurs

sur ce plan je pense qu'il y a plutôt régression, car j'ai personnellement plus d'admiration pour

les tailleurs de silex que pour les tailleurs de parpaings !
8085

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08088.JPG


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC07986.2.JPG


Ils n'avaient pas peur d'affronter de redoutables prédateurs tels que les mammouths ou

les ours et faisaient preuve dans ces circonstances d'un grand sens de solidarité
.

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08105.JPG


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08080.JPG


L'invention du feu a fortement contribué au développement du lien social en réunissant

les membres du groupe pour la prise de repas en commun et la défense contre le froid et les

prédateurs. Ces regroupements ont ainsi certainement favorisé le développement du langage

en premier lieu pour les besoins d'échange d'informations sur les bons coins de chasse et de

pêche (ils étaient moins égoistes que les cueilleurs de champignons d'aujourd'hui) , les

gisements de silex, les courses de chevaux ( pourquoi pas ?) et autres renseignements vitaux.

Puis, les femmes y mettant leur grain de sel, les conversations ont porté sur les recettes de

cuisine et d'onguents, la fabrication de bijoux, sans oublier la poésie ( c'est pour cela que le

PMU est du genre masculin tandis que la poésie est du genre féminin)


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08110.JPG


Concernant le langage parlé dont l'homme a l'apanage il est intéressant de noter que ce

don nous est échu grâce à la présence d'un os, l'Hyoïde en forme d'U placé en haut du larynx.

Cet os s'est développé chez l'homme il y a environ 200.000 ans grâce à l'abaissement du larynx

(qui est resté en position haute chez les primates) libérant la langue qui du fait de sa grande

mobilité peut ainsi émettre des sons très différenciés
.


Ce dispositif physique indispensable est complété au plan cérébral par la présence de

l'aire de Broca qui dirige les muscles nécessaires à la fonction et à celle de Wernicke qui permet

la compréhension des sons et des mots.



Pour conclure cette première partie, revenons un peu plus en détail sur nos ancêtres

les plus proches : l'homme de Néanderthal (découvert dans la vallée de Néander -homme

nouveau- en Allemagne en 1856) et l'homo sapiens-sapiens dit de Cro-manon ( découvert en

1868 au lieu dit cro magnon près des Eyzies de Tayac en France) tous deux issus d'un ancêtre

commun l' Homo Erectus



Le premier est né il y a environ 300.000 ans et s'est éteint il y a environ 30.000ans . Le

second est un peu plus jeune puisqu'il est apparu il y a environ 120.000 ans et a mieux réussi

puisqu'il a conquis toute la terre et survit en nous !


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08098.JPG


L'homme de Néanderthal était à priori plus trappu que l'homme de cro-magnon et avait

un plus gros cerveau que lui mais avec un front bas. Il maîtrisait comme lui la taille du silex, la

fabrication du feu, ils avaient tous deux un sens artistique certain et le culte des morts. Mais le

premier après avoir cohabité en Europe avec Cro-magnon il y a environ 40.000ans a disparu

sans laisser de descendance ! Que s'est il passé ?


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC07984.JPG


Les experts divergent sur la question. Une première école prétend que néanderthal ne

disposait pas des capacités intellectuelles et des moyens techniques de Cro-magnon du fait de

son front bas qui empêchait le développement de son cortex préfrontal et qu'il avait atteint un

seuil évolutif le condamnant face à son cousin intellectuellement mieux armé.



Une autre école, représentée notamment par Marylène Patou-Mathis de l'institut de

paléontologie, qui a sorti un ouvrage en juin 2006 intitulé « Néanderthal : une autre humanité »

(Editions Perrin 21.2€), considère au contraire, après un exament attentif de l'artisanat et des

sites néandertaliens, que ces derniers étaient aussi évolués dans leur vie quotidienne que les

cro-magnons et avaient comme eux une appréhension symbolique du temps de ses cycles, de la

mort, et qu'ils avaient également développé un langage, même s'il était sans doute un peu

moins riche en vocabulaire et en syntaxe. Ils n'ont certes pas laissé de peintures sur des

grottes mais ils décoraient avec beaucoup de raffinement des objets quotidiens


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08092.JPG


Pour Mme Pathou-Mathis l'explication de la disparition de Néanderthal est culturelle. A

l'appui de sa théorie elle fait valoir qu'il n'existe pas un seul site où des néanderthaliens se

soient entretués au contraire des cro-magnons (qui perpétuent d'ailleurs cette sinistre

habitude !) Certains vestiges laissent même entrevoir un tabou sur le meurtre et révèlent des

limitation en matière de chasse (interdiction de tuer les femelles enceintes et les ours, sans

doute animal totémique). En outre, dans une tombe a été trouvé le corps d'un infirme de

naissance attestant d'un souci d'assistance vis à vis des handicapés
.


Ainsi les néanderthaliens apparaissent comme des nomades pacifiques vivant en

symbiose avec la nature qui lors de leurs recontres avec Cro-magnon ont refusé le combat

(tabou du meurtre d'un autre homme ?) alors que leur force physique supérieure leur aurait

permis de mettre la patée à ce dernier. Partisans de la non-violence ils ont donc fui devant ce

redoutable rival en se dispersant en groupes de plus en plus petits incapables de

survivre.


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC07948.JPG


Au total Néanderthal aura quand même vécu 300.000ans alors que sapiens-sapiens dit

cro-magnon n'a que 100.000ans et, à mon avis,est mal parti pour durer aussi longtemps que

son cousin !



Ainsi avec la disparition de l'homme de néanderthal l'humanité a sans doute perdu une

occasion de faire de la terre un paradis au lieu de l'enfer cro-magnonesque dans lequel la plupart

de nos congénères survivent !


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08119.JPG



J'espère que ce post vous aura apporté quelques lueurs sur la question de savoir d'où

nous venons et qui nous sommes, encore que l'on ne sait rien de l'entité (si entité il y a !) qui en

coulisses tire les ficelles de l'évolution. De même que personne sauf bien sur Troiscabanes et

ses clones ne peut vous dire avec certitude où nous allons. Certains nous promettent l'enfer ou

le paradis, d'autre le néant. Quant à moi je crois tout simplement que notre orgueil et notre

esprit bagarreur nous mèneront si l'on ne change pas de comportement très rapidement dans le

fossé de l'évolution !



De fait si cro-magnon veut survivre, il faut qu'il se néanderthalise !

L'un de mes prochains post sera consacré aux trésors méconnus de l'art

préhistorique.



PS : Si vous êtes passionné par le sujet lisez également le bouquin de Roy

Lewis "Comment j'ai mangé mon père" qui est une illustration désopilante de la querelle des

anciens et des modernes au temps de la préhistoire (collection J'ai Lu)





Texte & photos Ulysse (à partir des objets et représentations du musée de Mèze)

09:05 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (21) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cro-magnon, néanderthal, évolution, mèze

27.03.2008

Mare Nostrum

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08419.JPG


Si on laisse faire les thoniers scélérats qui ne respectent pas les quotas et autres

brigands des mers qui massacrent les tortues et les requins pour récupérer leurs ailerons qui

finiront dans d'infâmes potages, nos mers et océans seront bientôt des déserts liquides ou au

mieux, comme le prévoient les experts pour la Méditerranée dans les 10ans à venir, des soupes

de méduses car celles-ci n'auront plus de prédateurs. Notre planète sera alors en péril car du

maintien de la vie dans les océans dépend le maintien de la vie sur terre.



Il ne nous restera plus alors que les aquariums pour découvrir ce qu'était la merveilleuse

beauté et diversité du monde marin. Le dernier né de la région, Mare Nostrum, édifié par la ville

de Montpellier est une réussite ludique et pédgogique en ce domaine. Puisse -t-il convaincre

ses visiteurs de la nécessité de protéger l'univers aquatique et de contribuer à sauver les

espèces menacées (thon rouge et espadon notamment) en les boycottant comme ont

courageusement décidé de le faire certaines grandes enseignes commerciales qui ne les

proposent plus à la vente .



Pour vous inciter a aller lui rendre visite, en voici un bref aperçu :


Dans le secret des fonds marins

A l'abri de témoins

Bérou le Mérou

Rencontre Cégaulaine la Murène


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08277-1.JPG





Quant à vous préférez vous la raie au mileu ?



Sur le côté ?

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08357.JPG


Ou bien les deux ?

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08346-1.JPG


Araignée du matin: chagrin

Araignée du soir : espoir

Araignée de mer : la galère !




L'Etoile de mer

Cherche à plaire

Mais ceux qui vont dans ses bras

Se retrouvent dans de mauvais draps




Défilé de mode à l'aquarium

Une chose est sûre

La vogue est aux rayures !








Et pour celui là, allez, on devine :

il a fait le tour de France ?

il a la jaunisse ?

Il vient de Chine ?






Même si vous avez l'esprit taquin

Il serait dangereux

Que vous tiriez la queue

De ce paisible requin !


http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08370.JPG


Si vous avez apprécié ce post , je vous invite à aller sur le magnifique site de Siratus

Vogue la Galère consacré à la faune et la flore sous-marine.


Texte & photos Ulysse

09:30 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (25) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : mare nostrum, aquarium, quotas

29.02.2008

Arithmétique printanière...

UN : PAS FACILE DE FAIRE SON CHEMIN !

99c1c60e6664d7f5163cacb7097db0b7.jpg





DEUX : DES PROGRES, MAIS PEUT FAIRE MIEUX !






TROIS : JE SENS QUE CA VIENT ! NE VOUS IMPATIENTEZ PAS !

be1f424a14efa1d343d1e3d9aa344c99.jpg






QUATRE : CA Y EST JE M'ECLATE !





CINQ : HELLO L'ABEILLE ! UN PEU DE POLLEN ? CA REQUINQUE !

a4e990e0d63088687e32000fce3a9c97.jpg



SIX : PASSONS D'UNE FLEUR A L'AUTRE, HO! HISSE ! QUEL DELICE !




Texte & photos Ulysse

08:40 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (20) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : arithmétique, printemps

30.01.2008

L'individu qui a fait ça est un cancrelat !



Il n' y pas d'autre qualificatif pour désigner l'individu qui s'est délibérément débarassé de ses ordures sur le bord d'une petite route qui traverse le vignoble de Pomerols où je vis.

Les cancrelats, qui sont en bas de l'échelle du monde vivant, prolifèrent dans les endroits crasseux tels que les fosses d'aisance. Quand on est « cancrelat » on rêve de champs d'ordures et on n'a qu'un seul but étendre au reste du monde les immondices dans lesquelles on se vautre jour et nuit .

La cervelle du cafard ne possède que 2 neurones : un pour capter les odeurs nauséabondes par lesquelles il est attiré, le second pour détecter les semelles des chaussures qui cherchent à les écraser.

Malheureusement il est très difficile de les attrapper car ils se terrent pendant le jour ne sortant qu'à la nuit tombée étant aussi couards qu'ils sont nauséabonds !

Il faut malheureusement coexister avec cette triste engeance en espérant qu'ils seront tous étouffés un jour par leurs propres ordures !

Texte & photos Ulysse

09:20 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (13) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cancrelat, cafard, ordure, déchet

12.12.2007

Je suis l'homme qui a vu l'ours !

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08575.JPG


L'ours brun des Pyrénées est un animal farouche et il est très rare de le voir. De fait on voit plutôt l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'homme qui a vu l'ours ! Et bien je vais vous surprendre mais lors de mon périple dans les Pyrénées (voir mes notes du mois de septembre) j'ai aperçu dans une pinède près du refuge de Marcadau Wallon, au dessus de Pont d'Espagne, un ours qui ne semblait pas importuné par ma présence.

Pour ma part, n'étant guère rassuré, je m'apprêtais à décamper quand je l'entendis me crier « Olla Ulysse ! ne part pas comme cela, je ne te ferai aucun mal, je veux juste m'entretenir avec toi du triste sort qui est le notre. Je sais, pour lire régulièrement ton blog, que tu aimes la nature et les animaux sauvages et j'aimerais que tu sois notre porte parole
»
medium_IMG_1379.2.JPG



Les gambettes malgré tout un peu flageolantes je m'installais au pied du pin où il me rejoint.« Tu connais le proçès que l'on nous fait de n'être que des slovènes sanguinaires qui terrorisent les moutons » me dit alors la plantigrade. « Même que Fabius, l'un de vos ex-premiers ministres, ne craignant pas le ridicule, a déclaré sur une radio matinale que l'on aurait du importer des ours herbivores et non carnivores pour repeupler les Pyrénées. Ce crâne d'oeuf qui se prétend capable de gouverner la France, ne sait pas qu'il n'y a pas d'ours herbivore !

Nous sommes, comme vous, omnivores et, comme vous, nous mangeons ce qui se présente : herbe, miel, baies, et, nous le reconnaissons bien volontiers, de temps en temps un agneau...! Mais si l'agneau est bien gardé par son berger aidé par ses patous, on ne s'y risque guère et on passe notre chemin, par contre si l'agneau est laissé à lui même, abandonné par son berger qui se prélasse dans la vallée assis devant la télé, les poches pleines des biftons des subventions qu'il touche pour ses porteurs de laine, alors là on ne se prive pas, on prélève notre dime en chair fraiche ! Ce berger des villes après coup hurle d'autant plus fort qu'il veut faire ainsi monter le montant des indemnités qu'il touche pour ce petit larcin ! Ainsi il ramasse deux fois la mise : une fois pour l'achat de son mouton et la seconde pour sa mise à mort !

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08582.JPG

C'est la même chose avec mon ami le loup qui ne se frotte guère aux vrais bergers qui sont sur le terrain et savent y faire. Et puis on nous met sur le dos bien des crimes commis par des chiens errants abandonnés par leurs maîtres inconséquents.

Mais, certains te rétorqueront : à quoi ça sert d'avoir des ours qui se baladent dans les Pyrénées, qui bouffent de temps en temps un agneau et que l'on voit jamais ? Où est l'intérêt des hommes dans tout ça ? A ceux là, tu leur demanderas à quoi servent les aigles et les condors maîtres des cîmes, les alligators et les requins qui règnents dans les eaux , les éléphants, les lions et les buffles rois des savanes africaines et qui sont tous de redoutables prédateurs! A quoi servent les gorilles et les papillons, les écureuils et les scarabés, les hirondelles et les kangourous.?

Ils sont la richesse de notre univers, l'expression de l'extrême diversité de la vie et la garantie de son maintien sur la terre malmenée par la vision mercantile et utilitariste de l'homme.

La déambulation majestueuse des éléphants dans la savane, les ballets nautiques festifs des cétacés, la dérive silencieuse et altière des condors, le dodelinement pataud et faussement débonnaire des grizzlys, la course folle des guépards, la nage sournoise des crocodiles sont le symbole et l'image même de la liberté et du flux vital qui fait de notre planète un monde unique.


Ne laissons pas les « clefs » de la terre aux « nemrods » de tout poil qui préfèrent contempler un oiseau mort plutôt qu'un vol d'oiseau, un champ de colza plutôt qu'une forêt tropicale et quadrillent notre planète de barbelés et de miradors d'où ils tirent sur tout ce qui ose réclamer un espace de liberté sans avoir prêté allégeance à l'homme.

Ce dernier n'a tendance qu'à voir son intérêt financier et rêve de faire de la terre une vaste ferme où il élèverait veaux, vaches, cochons, poulets...mais attention à trop rêver de picaillons, à tout vouloir transformer en espèces trébuchantes il finira comme Perrete et cassera sa cruche ou comme Crésus, mort sur son tas d'or!

Je vous laisse méditer ce message en espérant ne pas être le dernier homme qui aura vu l'ours !

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08587.JPG


PS: Sur ce sujet je vous invite à lire le magnifique roman prémonitoire de Romain Gary "Les racines du ciel" en livre de poche.

Texte & Photos Ulysse

10:05 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (31) | Envoyer cette note

10.11.2007

Araignée du matin.....

http://eldorad-oc.midiblogs.com/images/DSC08320.JPG


.....CHAGRIN !








ARAIGNEE DE ONZE HEURES....BONHEUR !



















ARAIGNEE DU MIDI......SOUCI !

















ARAIGNEE DE QUINZE HEURE TRENTE ....ATTENTE !

















ARAIGNEE DE SEIZE HEURE SIX....SACRIFICE !

















1e006beb3c2381a77c975723417481ea.jpgARAIGNEE DU SOIR ......ESPOIR !
















ARAIGNEE DE MINUIT.....REPIT !

Texte & Photos Ulysse

10:07 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : araignée, toile, insecte, soie

07.11.2007

Pour préserver notre oxygène, sauvons la forêt amazonienne !


Si nous voulons que nos descendants ne manquent pas un jour d'oxygène, il est impératif que nous préservions nos forêts et notamment les grandes forêts tropicales d'Asie, d'Afrique et d'Amérique.

Parmi celles-ci, la forêt amazonienne joue un rôle primordial. Il s'agit, en effet, de la plus grande forêt tropicale du monde (7 millions de km2 jouissant d'une biodiversité exceptionnellel dont la plupart des espèces végétales ou animales n'ont pas encore été recensées.

Or cette forêt est menacée par la déforestation qui l'ampute de plus de 50.000km par an, A ce rythme là elle aura disparu en 2050 et avec elle l'un des « poumons » de la planète.

Les causes de la déforestation sont multiples: augmentation des surfaces des gigantesques exploitations agricoles consacrées à l'usage extensif des bovins (alors que pour produire 1 calorie de viande il faut 10 calories d'intrants !) exploitation du bois pour l'export (80% de coupe illégale) culture du soja pour les bio carburants (alors que leur bilan énergétique et leur effet bénéfique sur les émissions de CO2 est de plus en plus contesté par les experts).

Les occidentaux, qui ont assuré leur prospérité sans se soucier des conséquences pour la planète sont mal placés pour aller faire la leçon aux pays émergents et leur demander d'être vertueux au plan écologique . Mais des solutions alternatives existent permettant un développement économique qui servent à la fois les intérêts des populations locales et préservent la forêt (agriculture intensive, tourisme écologique, exploitation organisée du bois..) mais elles heurtent les intérêts des grands propriétaires et des lobbies forestier et des agro-carburants.

Pour illustrer le rôle fondamental de cet immense écosystème unique au monde, faire découvrir les richesses de sa fabuleuse biodiversité et nous informer des dangers qui le menacent la ville de Montpellier a créé une magnifique serre amazonienne dans l'enceinte du Zoo de Lunaret. (cliquez pour avoir le lien avec le site) comportant de nombreux espaces pédagogiques.



2ab9e653431f02c7e2f55be57e12a1f4.jpgLéo & Louna, qui seront encore de ce monde en 2050 et qui espèrent pouvoir y respirer sans masque à gaz, vous invitent à en faire la visite. En quelques comptines ils vous présentent certains des fabuleux pensionnaires de ce lieu magique dont les photos de l'introduction donnent un simple aperçu :







Ne faites pas trempette,
Quand le caïman à lunettes,
Nage entre deux eaux,
Vous ne feriez pas de vieux os !






Le poisson chat,
N'est pas chien,
Il fait son repas,
De trois fois rien !






L'arowana,
A le dos plat,
Pour capturer les mouches,
En douce !







La sarcelle canelle,
Sait qu'elle est belle,
Elle a le port hautain
Des mannequins !





L'agouti doré,
Adore se montrer,
Plus beau est son pelage,
Que son ramage !







Quand un anaconda,
Sournois,
Croise votre route,
En arrière toute !








Une antique iguane,
Sur une branche se pavane,
Ce qu'elle préfère sans conteste,
C'est de faire la sieste !














Qui fait ce boucan
S'écrie le Toucan !
Mais c'est une chute d'eau
Lui dit Léo !






Le boa constrictor,
Après manger s'endort.
Au fait, où est le visiteur,
De tout à l'heure ?







Et voici la migale,
Araignée phénoménale,
Qu'elle soit du soir ou du matin,
Passez votre chemin !







L'indolent Téju,
Passe presque inaperçu,
Avec sa robe blanche et noire,
C'est pas facile de le voir !








Les acrobaties,
Du ouistiti,
Ne valent pas
celles de Louna !







Rouge est l'Ibis,
Comme une écrevisse,
j'en pince pour lui,
Sapristi !















Bis pour l'Ibis !

11:05 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (16) | Envoyer cette note

25.07.2007

Connaissez vous les Ecologistes de l'Euzière ?



Vous connaissez mon goût pour la nature et ma sensibilité aux problèmes de l'environnement et vous les partagez sans aucun doute puisque vous êtes en train de lire mon blog.

Aussi j'en profite pour vous parler d'une association qui fait des merveilles en ce domaine. Il s'agit des Ecologistes de l'Euzière dont le siège social est installé dans les locaux du superbe domaine départemental de Restinclières à Prades le Lez que vous pouvez visiter en famille, des circuits de promenade parcourant le parc.

Cette association qui s'appuie sur les données de l'écologie scientifique poursuit deux objectifs :

- l'éducation à l'environnement sans à priori ni dogmatisme qui se traduit par des actions d' initiation et lde sensibilisation à l'environnement des citoyens

- le conseil en matière de gestion de l'environnement, notamment dans un but de conservation du patrimoine naturel intégrée aux autres dimensions du développement local.


Depuis 1974 elle conduit ses actions auprès de publics variés (techniciens, élus, scolaires, animateurs, enseignants, vacanciers) au coeur des des paysages méditerranéens. Elle compte aujourd'hui plus de 200 membres actifs, un conseil d'administration de 15 personnes et une équipe de 16 salariés.

Elle intervient dans l'accompagnement de projets environnementaux: réhabilitation de sites, maitrise d'oeuvre sur des projets de valorisation, gestion des paysages, actions concertées à l'échelle des territoires

Elle organise tout au long de l'année des manifestations ouvertes à ses adhérents et au public telles que les « samedis buissoniers », les « stages et formations pour adultes » et des sessions "d'animation nature" pour les adolescents (dont des camps d 'été)

L'association édite également et diffuse de remarquables documents et ouvrages à vocation scientifique et pédagogique sur la faune, la flore,la géologie, l'évolution des paysages etc...

Elle a monté à l'automne 2006 une superbe exposition sur le thème « Où sont passées nos garrigues » qui a entamé une grande tournée à travers le Gard et l'Hérault.

Je vous invite à consulter leur site : http://activites.euziere.org et www.euziere.org et pourquoi pas à y adhérer pour soutenir leur action qui contribue à la préservation de nos remarquables paysages méditerranénens.

09:20 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

03.07.2007

Ne laissons pas de trace !


L'un des grands plaisir du voyageur est de découvrir des terres vierges de toute présence humaine et d'avoir le sentiment d'avoir laissé derrière soi, pour un temps, le monde utilaire et marchand. Ce contact exclusif avec la nature nous ressource en nous faisant remonter à l'aube de l'humanité, quand notre univers matériel était fait exclusivement de bois ,de pierre d'os ou de corne issus de la terre même ou du monde vivant. Dans cet environnement originel et sauvage on perçoit alors notre filiation avec l'univers.

Mais aujourd'hui trop souvent un intrus est là dont la présence ruine ce contact privilégié en nous ramenant immanquablement vers le monde artificiel dans lequel nous évoluons le plus souvent. Il peut s'agir d'un tesson de bouteille, d'une vielle carte de téléphone, d'un briquet, d'un mégot, d'une canette etc...abandonnés là par un promeneur indélicat et qui s'imagine que la nature en fera vite son affaire !

Hélas comme le montre la pancarte conçue par des écoliers pour sensibiliser les promeneurs, les objets « modernes » que l'on abandonne ainsi polluent le paysage pendant longtemps. Alors pensons y quand nous nous promenons, ne laissons aucune trace de notre passage pour préserver l'agrément de ceux qui viendront après nous!

Texte & Photo Ulysse

08:32 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

21.06.2007

Blogueurs: semeurs d'akènes !

medium_IMG_2999.JPG

On croit le monde végétal condamné à l'immobilité et pourtant ce règne comporte bien plus de voyageurs qu'on ne peut l'imaginer. De fait, les stratagèmes développés par les plantes pour coloniser la terre sont parfois surprenants.

Leurs graines peuvent ainsi être transportées par les oiseaux qui les ingèrent et les rejettent ensuite dans leurs fientes, par les écureuils qui les mettent dans des cachettes et les oublient, par l'eau de pluie qui ruisselle sur le sol, par les mammifères des bois et des prairies à la fourrure desquels elles s'accrochent. Elles peuvent aussi, comme les graines de certains arbres, être dotés d'hélices qui les font tournoyer et planer en tombant.
medium_IMG_8705.JPG

Mais parmi toutes ces graines baladeuses, les plus belles sont sans conteste les akènes de pissenlit ou de chardon dotées d'un minuscule parachute duveteux que le moindre souffle de vent peut emporter à des kilomètres ..
medium_IMG_8503.JPG

Qui ne s'est pas amusé étant enfant à souffler sur les boules d'akènes de pissenlits qui parsèment les champs pour les faire s'envoler.
medium_IMG_8393.JPG

C'est alors un merveilleux spectacle que de les voir prendre leur envol pour un destin inconnu. Car elles ne choisissent pas leur destination, elles vont où le vent les porte et si l'endroit est propice, elles prospèrent, et si il ne l'est pas, elles meurent.
medium_IMG_2998.JPG

Il en est ainsi aujourd'hui des paroles et des idées qui s'affranchissent des distances et des frontières en volant de blog en blog. Parfois elles tombent dans le vide et se dessèchent, parfois elles flleurissent et donnent naissance à d'autres parloles d'autres idées qui créent ainsi des liens entre des hommes qui n'étaient pas destinés à se connaître et à se parler. C'est ainsi que les blogueurs, semeurs d'akènes d'un nouveau genre, peuvent contribuer à faire du monde un champ de fleurs plutôt qu'un champ de bombes.
medium_IMG_8401.JPG


Texte & Photos Ulysse

10:19 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

05.05.2007

Y'A PLUS DE SAISONS !

On a eu le printemps en hiver et nous voilà avec l'automne au printemps, comment voulez vous que l'on ne prenne pas froid !

ATTTCH.....



TCHHH..........



....CHOUM !.........

09:35 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

19.04.2007

Connaissez vous les Empuses ?


Lorsque nous sommes en quête de dépaysement, de paysages ou d'animaux fabuleux nous pensons généralement aux pays exotiques en oubliant qu'à notre porte un monde extraordinaire souvent nous attend !

La moindre parcelle de garrigue ou de prairie recèle un bestiaire fantastique pour peu que l'on prenne la peine de la visiter à bonne hauteur, c'est à dire allongée sur le sol, ce qui est en soi est loin d'être désagréable, car la position requise se prête également à la sieste !

Si vous suivez mon conseil vous ne manquerez pas de tomber un jour nez à nez avec une Empuse ou "diablotin ".

Selon l'encyclopédie Wikipédia l''empuse (Empusa pennata (Thunberg, 1815)) est un insecte de la famille des Empusidae (l'ordre des mantoptères, anciennement Dictyoptera).

L'empuse a une tête oblongue terminée en cône avec des antennes doubles chez le mâle. Sa couleur peut être marron ou verte.
L'empuse est attirée parfois par les lumières.

Les empuses se nourrissent de petites proies surtout des mouches. Une mouche endormie (à l'éther) introduite dans une boite contenant une empuse n'est pas touchée par elle. Quand la mouche se réveille, elle parcourt la boite, puis au bout d'un moment s'immobilise, attend quelques dizaines de secondes, et se jette sur l'empuse pour être dévorée par elle. On ne connaît pas les raisons exactes de ce phénomène, que l'on suppose pour le moment de type olfactif [réf. nécessaire].

Les empuses sont adultes entre mai et août, ce sont les jeunes appelés aussi diablotins en raison de leur abdomen toujours relevé qui passent l'hiver.

Ce sont des insectes qui se prêtent fort bien à l'élevage dans un réceptacle en verre adapté à cet effet. La contemplation de leurs évolutions a des vertus apaisantes et pour peu que vous mettiez le bocal au ras du sol, propice à l'endormissement ! Insomniaques, vous savez donc ce qu'il vous reste à faire !

Texte (sauf citation Wikipédia) & Photos Ulysse

10:00 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (17) | Envoyer cette note

14.04.2007

Rendez vous avec les Oiseaux au Pont-de-Gau !


Le dernier rapport que le Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Evolution du Climat (G.I.E.C) vient de publier met l'accent, entre autres effets du réchauffement climatique, sur la menace qu'elle fait peser sur la biodiversité. La disparition des espèces animales et végétales s'est considérablement accélérée depuis un siècle et pourrait menacer à terme la survie de l'homme.

En effet, pour reprendre les propos des experts « quand dans les écosystèmes une maille saute une deuxième lache puis une troisième et le tissu se désorganise ». Hors, l'espèce humaine ne vit pas « hors sol », même si nos sociétés hyper-urbanisées et industrialisées nous donnent le sentiment du contraire et ces experts nous préviennent que si les écosystèmes ne sont pas assez robustes pour encaisser le choc climatique, nous ne le serons pas non plus.

Il est donc urgent que l'ensemble des activités humaines prennent en compte la nécessité de protéger l'environnement pour assurer la survie des espèces (y compris la notre) qui en dépendent. Comme l'a dit l'un de nos hommes politiques (au demeurant plus enclin aux beaux discours qu'aux actions) lors d'une conférence internationale sur l'environnement : « la maison brûle et nous regardons ailleurs! »

Pour que les actions politiques douloureuses mais nécessaires soient adoptées en ce domaine, il faudrait que les pouvoirs publics engagent un formidable effort de pédagogie. Nos candidats à la présidentielle ont certes pour la plupart signé le pacte écologique de Nicolas Hulot mais on peut craindre que pour certains ce ne soit qu'une attitude opportuniste.


En attendant que se produise cette révolution des mentalités et des priorités politiques, il faut saluer et soutenir les initiatives privées qui tentent d'ores et déjà de préserver des espaces naturels afin de sensibiliser le public à la richesse et à la beauté du monde animal et végétal.

Il en est ainsi du parc ornithologique du Pont de Gau en Camargue (près des Saintes Maries de la Mer) où j'ai pris l'ensemble de ces photos. Il a été fondé en 1949 par André lamouroux naturaliste et son fils en a repris la gestion en 1974 dans un souci de conservation et d'éducation à l'environnement.

Je vous invite à en faire la visite avec vos enfants ou petits enfants pour mieux leur faire comprendre ce que nous risquons de perdre si nous continuons à vivre comme nous le faisons.

Pour conclure sur une note humouristique, on peut continuer à faire comme si de rien n'était en se mettant la tête dans le sable comme les autruches où sous l'aile comme les flamants roses....

où prendre le problème de haut comme cette aigrette garzette...

où rester très terre à terre comme ce ragondin, à qui revient le mot de la fin.


Texte & Photos Ulysse

14:51 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

12.04.2007

Soyez dans le vent !



Autrefois la campagne française était ponctuée par la silhouette aérienne des moulins à vent dont l'activité permettait de produire la farine ou l'huile, bases de l'alimentation quoitidienne. La fée Electricité les avait chassés, croyait on à jamais, du paysage.medium_IMG_5813.JPG

Mais aujourd'hui on voit de nouveau se poser ici et là sur les collines environnantes d'immenses oiseaux blancs appelés Eoliennes dont les battements d'aile produisent l'énergie nécessaire à nos cités.

Certains s'alarment de voir ces intruses s'installer dans le paysage et font courir des rumeurs sur les effets néfastes qu'elles auraient. On les accuse de faire un bruit d'enfer, de faire tourner le lait des vaches, d'attirer les moustiques, de décapiter les oiseaux, de provoquer des tornades, de rendre fou et de bien d'autres méfaits...

Pour me faire une opinion à leur sujet, je leur ai rendu visite sur le causse d'Aumelas à l'occasion d'une journée d'information organisée dans le cadre de la semaine de dévelopement durable par l'association Demain La Terre et l'ADEME (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie).

Premier constat, le bruit au pied d'une Eolienne ne dépasse pas celui que fait le vent dans vos oreilles...Certes les premières générations étaient bruyantes mais ce n'est plus le cas aujourd'hui, la réglementation étant draconnienne et imposant de ne pas excéder une émergence sonore (bruit excédant le bruit ambiant) de 5 décibels le jour et de 3 décibels la nuit.

Par ailleurs la dimension respective du mât et des pales ainsi que leur forme et couleur ont été étudiés afin de s'intégrer harmonieusement dans le paysage. Les espacements entre les éoliennes respectent également certaines règles pour ne pas géner les oiseaux. Enfin leur implantation fait l'objet d'une étude d'impact sur la faune et la flore ainsi que d'une étroite concertation avec les populations avoisinantes.

Mais vous vous demandez sans doute quel est l' intérêt des éoliennes. Et bien d'une part l'énergie qu'elles produisent évite l'usage d'énergies fossiles polluantes et en voie d'épuisement, elle augmente l'indépendance énergétique de notre pays et crée des emplois dans l'industrie. Soulignons que la filière éolienne alimente aujourd'hui la consommation électrique de 10 millions de personnes en Europe et permet d'éviter la production de 24 millions de tonnes de gaz carbonique. Ces chiffres pourraient être triplés au cours de la décennie à venir et la France dispose sur ce point du deuxième potentiel en Europe après la Grande Bretagne.

Enfin le développement de cette énergie permet de créer des emplois locaux du fait des problèmes que pose l'acheminement des éoliennes (une importante usine est implantée à Béziers) et est génératrice de revenus pour les collectivités où elles sont implantées.

Vous avez compris en me lisant que je suis un fervent défenseur des Eoliennes que je compare à d'immenses échassiers venus se reposer sur les collines environnantes. Mais il va sans dire que comme pour les goélands....point trop n'en faut et qu'il faut les développer avec mesure.


Texte & Photos Ulysse

09:10 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

03.11.2006

Tremblement de terre à Castelnau de Guers !

Cette nuit au bord du chemin vicinal 1243 E qui mène au coeur de la garrigue de Castelnau de Guers un séisme de magnitude 0,00000002 sur l'échelle de Richter a été enregistré. Notre envoyé spécial qui était sur les lieux au moment du séisme nous a transmis ces clichés étonnants


18:56 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

13.10.2006

Réchauffement climatique (suite)......

medium_img_1020.jpg

Dans une note du 12 février dernier je vous ai déjà alerté sur les signes visibles du réchauffement climatique. Des indices de plus en plus probants confirment ce réchauffement sur les causes duquel les experts s'affrontent encore....Al Gore l'ex futur président des USA parcourt la planète pour présenter un documentaire alarmiste sur le sujet qui vient de sortir sur nos écrans "Une vérité qui dérange" (Inconvénient truth). Il nous invite à changer nos comportements d'urgence si l'on ne veut pas finir par griller comme des sardines sur un barbecue !

Parmi les conséquences évidentes de ce réchauffement j'ai lu récemment un article sur la déroute des ours polaires obligés de fuir leurs territoires traditionnels de chasse sous l'effet de la fonte du permafrost, ce sol imbibé d'eau qui était jusqu'à présent gelé. Ne vous étonnez donc pas si, comme moi, vous en trouvez un un jour réfugié dans votre frigidaire !

Celà étant si l'on se fie à la loi de l'évolution définie par Darwin, on peut espérer qu'ils finiront par s'adapter à un environnement estival, avec le risque qu'un jour vous en retrouviez un allongé sur un transat au bord de votre piscine !
medium_img_1026.jpg

09:51 Publié dans Fables & poèmes , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

01.10.2006

Attention aux excès de vitesse sur les GR !

medium_img_5859.jpg

Il n'y a pas que les routes de France et de Navarre qui soient bordées de radars et de gendarmes équipés de lunettes permettant de contrôler la vitesse des chauffards. Lors de ma dernière randonnée, .j'ai découvert avec stupéfaction qu'ils se postaient également au bord des chemins de grande randonnée (les fameux GR signalés en rouge et blanc) pour surveiller la vitesse des promeneurs ! Mais attention il s'agit d'un corps d'élite spécialement entraîné au déplacement tous terrains, qui a troqué sa traditionnelle tenue bleue pour pour un équipement rouge et noir, au demeurant fort élégant. Renseignements pris auprès de la préfecture, un décret a été promulgué par le ministre de l'intérieur Narkozy limitant la vitesse sur les GR à 5km Heure à compter du 1er octobre. Les raisons qui m'ont été données sont assez vaseuses mais il semblerait que des études statistiques aient établi un lien entre la propension à marcher vite et à rouler vite. Ainsi si vous avez l'habitude de marcher comme un bourin sur les chemins, sans vous arrêter pour regarder le paysage ou contempler les fleurs, obsédé par la seule performance et ennivré par le sifflement du vent à vos oreilles, il y a de fortes chances pour que vous fassiez de même sur les routes. En nous obligeant à lever le pied (moins vite ) sur les chemins, les autorités espèrent ainsi nous inciter à faire de même sur les routes ! Vous allez me dire que notre pays tourne au flicage général et que nous vivons en liberté surveillée, je suis d'accord avec vous certes mais je peux témoigner que ce nouveau corps de « gendarmes » est plutôt compréhensif et qu'ils profitent plutôt de leur nouvelle affectation pour buller tranquillement dans la fraicheur de la mousse des vieux chênes et vous laissent passer sans vous importuner quelle que soit votre vitesse ! De fait ce n'est encore qu'une nouvelle mesure « poudre aux yeux » du sieur Narkozy !

PS Si vous voulez tout savoir sur la vie (même intime !) de ce corps d'élite de "gendarmes" cliquez ici !

12:37 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

26.09.2006

Le secret de la musique de Mozart !

medium_img_1640.jpg

Vous avez toutes et tous entendu au moins une fois un morceau de musique composé par Mozart et vous avez trouvé cela divin...et de fait tous les musicologues s'accordent à reconnaître un caractère céleste à la musique d'Amadéus. Or celui ci n'était pas réputé pour être un habitué des églises, sauf pour y jouer de la musique. On peut donc légitimement douter que les dieux aient inspiré un humain qui n'était pas, loin s'en faut, l'un de leurs adorateurs. Mais alors la question reste entière de l'origine de l'inspiration de Mozart ! Et bien figurez vous que je pense avoir découvert son secret! En effet, un soir que je marchais le nez levé vers le ciel (ce que je fais souvent) je vis un groupe d'hirondelles perchés sur des fils électriques comme des notes sur une portée musicale. Selon que les hirondelles étaient de face ou de dos on voyait le plumage noir de leurs ailes ou le duvet blanc couvrant leur poitrail, correspondant en quelque sorte à des notes noires et blanches.! Je me suis mis à « lire » et chantonner le morceau de musique qu'elles composaient ainsi et quelle ne fut pas ma surprise de découvrir que c'était le début de la Flute enchantée.....J'en ai donc déduit que c'est en parcourant les rues de sa ville et en décryptant la musique composée par les groupes d'hirondelles posées sur les fils à linge installés sur les terrasses des maisons que Mozart a composé son oeuvre ! (il n'y avait pas de fils électriques à l'époque !) Une raison de plus pour sauver les hirondelles (voir un précédent article de mon blog sur le sujet).

10:33 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

19.09.2006

L'amandier


Bel amandier,
Arbre espiègle,
Qui nous piège,
Avec ses fruits tantôt sucrés,
Tantôt plein d'amertume,
Comme les agrumes,
Ou nos amours,
Certains jours !

18:11 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

05.09.2006

1, 2, 3, je suis un garçon, 4, 5, 6, tu es une fille !

medium_img_1570.jpg

Savez vous comment l'on reconnaît une coccinelle femelle d'une coccinelle mâle ? Et bien il suffit de compter les points noirs qui figurent sur leurs élytres: s'l y en a un nombre impair c'est un mâle et s'il y en a un nombre pair, c'est une femelle.

Comme il n'y a pas d'autre signe distinctif apparent entre les sexes, les entomologistes sont parvenus à la conclusion que les coccinellles savaient compter afin de reconnaître le bon partenaire en vue de s'accoupler ! Il faut espérer que certaines coccinelles ne sont pas myopes !

Celà étant, une légende hindoukouchienne prétend que lorsqu'une cocinnelle se pose sur l'un de vos doigts vous aurez autant d'années de bonheur à venir qu'elle porte de points noirs !
medium_IMG_7058.JPG

09:51 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

29.08.2006

Les martiens ont débarqué !

medium_img_2450.jpg


Dans une note du 18 février dernier, j'ai apporté la preuve de la présence de la vie sur la Planète Mars. Mon propos a suscité quelques sourires et ricanements et personne ne m'a alors pris alors au sérieux.

Et pourtant d'autres avant moi ont envisagé l'existence des "petits hommes verts". Ainsi H.G. Wells dans son roman "La guerre des Mondes" décrit l'invasion de la terre par les martiens et Steven Spielberg, après d'autres, en a récemment tiré un film terrifiant. Orson Welles s'en était également inspiré dans les années 50 pour faire une émission radiophonique qui avait paniqués les américains et les avaient jeté sur les routes en les persuadant d'une réelle invasion des petits hommes verts !

En fait, le roman, comme les films qui s'en sont inspirés, connaissent un « happy end », les envahisseurs insensibles à nos armes traditionnelles étant, au moment où tout semble perdu, décimés par les microbes infestant l'air terrestre.

Et bien, cette fois il ne s'agit plus de littérature ou de cinéma mais d'un témoignage vécu : les martiens ont bel et bien débarqué sur la planète terre, je les ai vus de mes yeux vus au cours de l'une de mes balades qui semaient la terreur dans leur voisinage...j'ai prévenu les autorités locales qui ne m'ont pas pris au sérieux ! Un conseil donc, faites au plus vite vos bagages et changez de planète car cette fois il n'y aura pas de happy end !
medium_img_2455.jpg

11:30 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

26.08.2006

La Belle et la Bête .....

medium_img_3195.jpg


La Belle cheminait seule ruminant et se désespérant de n'avoir point d'amoureux quand soudain elle tomba nez à nez avec la Bête !

Constatant sa frayeur, la Bête lui dit : " ne craignez rien, je ne vous ferai aucun mal, au contraire, si vous acceptez ma compagnie, je vous prendrai sur mon dos et avec mes grandes jambes nous parcourerons le monde !". Pas farouche la Belle se dit qu'au prix où était le pétrole et les billets d'avion, c'était là une occasion inespérée de voir du pays! Elle se mit à califourchon sur le dos de la Bête et on ne l'a pas revu depuis !

11:41 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note

11.08.2006

Découvrez les oeuvres d'Astras Lunarès

medium_img_1115.jpg

Astras Lunarès est une peintre naturaliste non figuratif apatride (elle récuse le concept de nationalité qu'elle juge arbitraire ) dont on ne connaît pas la date précise de naissance. Bien qu'affichant un age fort avancé ses oeuvres sont d'une grande modernité, tout en étant intemporelles. Astras s'inspire beaucoup des reflets de lumière sur l'eau qu'elle considère comme la base physique et métaphysique de la vie (lire son essai à ce sujet « Agua nunca duerme » aux Editions Tequila ). De fait Astras adore les ambiances nocturnes et sa palette est généralement limitée au noir et blanc, auxquels elle ajoute parfois une nuance verdâtre ou bleutée qui rappelle le monde aquatique d'où la vie est issue. Astras qui est, il faut le dire, assez excentrique a pour habitude de peindre et d'exposer ses oeuvres au bord d'un cours d'eau une fois le soleil couché afin de mettre en valeur le clair obscur de ses compositions. Pour avoir les dates et coordonnées des ses prochaines expositions cliquez icimedium_img_1121.jpgmedium_img_1150.jpg

10:45 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

08.08.2006

La stratégie de l'escargot ....

medium_img_8420.jpg

L'observation du monde sauvage nous réserve sans cesse des surprises ....Au cours de mes nombreuses promenades estivales j'ai souvent observé, à mon grand étonnement, des grappes d'escargot perchés sur les herbes de la garrigue ...Au début j'ai pensé qu'ils étaient morts surpris par la canicule et qu'ils étaient restés ainsi collé aux herbes à la suite d'une sortie imprudente après un épisode de pluie. Mais pas du tout, en parcourant un ouvrage sur la faune et la flore de la garrigue, j'ai découvert qu'iil s'agissait au contraire d'une stratégie d'adaptation des escargots. En effet, en se suspendant ainsi aux herbes, les escargots trouvent un relative fraîcheur dans le vent qui, dans notre région, souffle régulièrement alors que le sol reste surchauffé du fait du stockage la chaleur du soleil. (on constate nous même cet effet sur les plages où le sable peut être brûlant alors que lla température de l'air reste supportable) En outre, la fraicheur relative de l'air par rapport au sol est accentué la nuit. Ainsi paradoxalement les escargots prennent ils un bain de soleil pour rester au frais !

medium_img_8446.jpgmedium_img_8449.jpg

09:37 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

05.08.2006

Haro sur les mégoteurs !

medium_img_1919.jpg

Ayant un penchant pour les endroits calmes et sauvages je n'avais pas mis les pieds sur la plage depuis le début de la saison touristique. Mais hier je me suis décidé à aller vérifier que la mer était toujours là et quelle ne fut pas ma stupeur de découvrir que le rivage était jonché d'un genre particulier de coquillages : le mégot de cigarettes ! Au delà de l'impact néfaste pour l'environnement, ce comportement pose aussi un problème de santé publique, notamment pour les enfants grands ratisseurs de sable. Aussi je ne peux résister à revenir sur un sujet qui à déjà nourri l'une des premières chroniques de mon blog.

De fait, ce geste mécanique et désinvolte accompli par certains fumeurs me laisse perplexe. Croient ils ces "innocents" que les mégots qu'ils jettent se transformeront en pieds de « plante à Nicot » (dans ce cas plante à Nigaud !) leur permettant ainsi de fumer gratis ? Depuis le temps que leurs tentatives sont stériles ils devraient pourtant être convaincus de l'inanité de leurs espoirs ! Mais peut être s'agit-il tout simplement d'un réflexe atavique déterminé par les gènes de leurs ancêtres paysans (nous sommes, quasiment tous petits fils de paysans..). Le résultat est que les rues et les plages sont jonchés de leurs résidus que la Méditerranée, en raison sans doute du soleil accablant, a la flemme de nettoyer au contraire de l'océan qui a le courage deux fois par jour de faire le ménage sur ses plages!

Quoi qu'il en soit, pour les débarasser de cette facheuse habitude, ne mégottons pas ! je suggère que l'on crée une prime de 5 centimes pour chaque mégot ce qui inciterait nos chers mégotteurs à les ramener à leur buraliste. Certains vont penser que mon idée est fumeuse, moi je pense au contraire qu'elle devrait faire un tabac !!

11:03 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note

19.07.2006

Entendez vous battre le coeur de l'été ?

medium_img_1470.jpg

Le soleil brûle comme un âtre
Et pare d'or les blés
Chut ! Entendez vous battre,
Le coeur de l'été,
Dans le chant des cigales,
Dans celui des grillons
Dans le criquet qui détale,
Et joue à saute-moutons,
Dans le champ de folle-avoine
Qui bruisse dans le vent
Dont les ailes diaphanes,
Me caressent en passant.
medium_img_9373.jpg

19:20 Publié dans Fables & poèmes , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

17.07.2006

Prendre ou ne pas prendre la porte...that is the question !

medium_img_6465.jpg

Celui ou celle qui a décidé d'installer cette porte sur le trajet du GR 74 qui mène aux gorges de la Vis ne manque pas d'humour à moins qu'il (ou elle) ne soit philosophe (vous comprendrez plus avant pourquoi)

En effet aucune barrière, aucun fil de fer ne la prolonge ni d'un côté ni de l'autre. Elle est là, isolée, objet totalement surréaliste qui vous invite à l'ouvrir et à la refermer pour continuer votre parcours sur le GR, alors qu'il est beaucoup plus simple de la contourner !

Mais pour ma part, je l'ai ouverte, je l'ai franchie et je l'ai soigneusement refermée sur moi et j'avoue que j'y ai pris un plaisir indicible .En effet, en agissant ainsi j'ai éprouvé un grand sentiment de liberté. Car je crois que la vraie liberté n'est pas, comme certains le disent ou le prônent d'agir selon son bon plaisir et de s'affranchir des contraintes (à l'instar de ma génération qui a écrit « il est interdit d'interdire » sur les murs des villes en 68 !) mais au contraire de s'y soumettre de plein gré. Ainsi pour prendre un exemple inspiré de la vie quotidienne s'abstenir de fumer dans un lieu où ce n'est pas interdit pour ne pas déranger les autres, c'est être libre, car c'est refuser le diktat de ses propres besoins pour respecter le bien être de tous. De fait, le philosophe Comte-Sponville a forgé à ce sujet une très belle formule en disant « qu'il fallait être libre comme l'oiseau qui se sert du vent pour choisir son cap et non comme la plume qui y est totalement soumise »

Aussi si vous passez à cet endroit , soyez libre ...prenez la porte !
medium_img_1472.jpg


PS je vous invite à lire également la très belle note que Marie a posté sur son blog sur le sujet des portes et de la liberté....(cliquez ici)

11:02 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

12.07.2006

Orage ! oh désespoir ! oh vieillesse ennemie !

medium_img_1524.jpg

Orage ! oh désespoir ! oh vieillesse ennemie,
Mes pauvres jambes usées par les ans ont failli,
Et je n'ai pas pu prendre la poudre d'escampette,
Quand du ciel l'océan m'est tombé sur la tête.

Pierre Ulysse Corneille

Si vous êtes intéressés par l'héritage culturel de P. Corneille (mon ancêtre très indirect) cliquez ici

19:05 Publié dans Fables & poèmes , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note

05.07.2006

Haro sur les massacreurs d'hirondelles !

medium_img_0558.3.jpg

Je fais écho à un article du Midi LIbre du 4 juillet consacré au cri d'alarme lancé par Philippe Formairon, président pour l'Hérault de la Ligue de Protection des Oiseaux au sujet du massacre en cours des hirondelles causé par la destruction de leurs nids.

En effet (je cite l'article) « dans plusieurs communes de l'Hérault des nids d'hirondelle de cheminée ont été fracassés à coup de batons, les oeufs ont été brisés et les poussins abandonnés. L'hirondelle des fenêtres a ainsi perdu en France 84% de ses effectifs et l'hirondelle des cheminées 42%. La destruction des nids est motivé par des raisons d'esthétique et de salubrité en raison des déjections produites par les oiseaux. Mais il suffirait de mettre une planche sous les nids le temps de la couvaison pour régler le problème » Or, PH. Fornaison rappelle que cet acte est un délit pasible de 9000 € d'amende, l'hirondelle étant une espèce protégée.

Ce nouvel épisode de l'intolérance humaine à l'égard du monde sauvage m'inspire quelques commentaires. Certes la mort d'hirondelles n'est rien comparé aux drames qui affectent de nombreux peuples sur la terre mais elle pose la question de savoir dans quel monde nous souhaitons vivre.

Trop d'humains ne voient dans la nature qu'un moyen de subsistance ou un tiroir caisse. Ils veulent une nature aseptisée, pesticidée, ogéèmisée, taillée au cordeau comme un jardin à la française, exempte de prédateurs qui contestent leur prétendue suprématie. Ainsi pourchasse -t- on (entre autres) le loup et l'ours au motif qu ils s'arrogent le droit de croquer de temps à autre quelques brebis (au demeurant largement indemnisées) On fait de même avec les rapaces pour leur faire payer les quelques perdrix qu'ils prélèvent et aussi par pure bêtise parce que l'on rentre bredouille d'une partie de chasse ! Et pour quelques crottes tombées sur un rebord de fenêtre ou sur un pas de porte on tue les hirondelles.

Or je donne fort à parier que parmi ces massacreurs d'hirondelles, ces tristes croisés défenseurs de lieux « sains » vierges de toute pollution oiselière, nombreux sont ceux à ne pas se géner pour jeter leurs mégots sur les plages ou les trottoirs, à confier leurs boites de bière ou de coca-cola au buisson d'à coté ou encore à laisser leurs toutous séniles déposer leurs " pâtés" devant le portail du voisin, jamais le leur ! (des études récentes montrent que l'intelligence des oiseaux est supérieure à celle des chiens, mais je reviendrai sur le sujet).

Imaginez vous un soir de printemps ou d'été sans un ciel strié par les flèches d'une escadrille d'hirondelles et sans leurs cris stridents destinés sans doute à terroriser les moustiques et autres insectes dont elles se régalent ! Comme ce serait morne et triste !.Et puis si toutes les hirondelles disparaissaient., selon le dicton populaire qui dit « qu'une hirondelle ne fait pas le printemps » et bien avec pas d'hirondelle du tout il n'y aurait plus de printemps ! Alors mobilisons nous pour sauver les hirondelles !

10:20 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

02.07.2006

Mettez la main à la poche !

medium_img_5591.jpg

Pour une fois que l'on nous demande de mettre la main à la poche et que l'on nous donne quelque chose en échange, l'initiative est à saluer. Car en général les appels de ce genre émanant d'un service public sont généralement sans aucune contrepartie ! J'oserais même dire que nos contributions servent le plus souvent à remplir le tonneau des Danaïdes! Certes dans le cas présent, le but est de permettre d'empaqueter les cadeaux que les chiens offrent régulièrement à leur maître pour s'attacher leur affection..mais bon ne faisons pas le difficile, au moins en accomplissant ce geste, le bienheureux propriétaire de Milou ou de Médor pourra garder pour lui ses porte-bonheurs !

10:16 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

27.06.2006

J'aimais ......

medium_img_5813.jpg

On a retrouvé Balou et j'en suis fort aise, mais j'ai décidé de prendre un peu de bon temps et de rentrer par le chemin des écoliers .... je vous livre en attendant mes premières impressions de voyage un brin nostalgiques, le monde change si vite !

J'aimais l'élégante silhouette,
Des bruissants moulins,
On leur a coupé la tête,
En un tournemain.

J'aimais les grèves sauvages,
Ourlées de liserons,
Mais l'on brode sur les rivages,
Des fleurs de béton.

J'aimais de leurs vagues folles,
Les baisers salés,
Mais aujourd'hui au pétrole,
Sont assaisonnés.

J'aimais les fleurs clandestines,
Au milieu des blés,
Les champs font place aux usines,
Meurent les bleuets

j'aimais des vents de Catalogne,
M'enfler m'ennivrer,
En coeur s'y mouchent sans vergogne,
Mille cheminées.

J'aimais la haute stature,
des chevaux fermiers,
Ils sont partis chercher pature,
dans la voie lactée.

J'aimais autrefois mon frère
Quand il était nu
Qu'il n'avait pas mis la terre
Sens dessous dessus !

10:30 Publié dans Fables & poèmes , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

22.06.2006

Maisoùestilencoreparti ?

Je suis parti à la recherche de Balou cet ours slovène introduit dans les Pyrénées il y a un mois et dont on est sans nouvelles depuis 15 jours...en espérant qu'il ne soit pas tombé entre les mains des oursophobes...ou des moutonphiles, tous ces gens qui n'aiment que les animaux qui finissent dans leurs assiettes !

A bientôt .....

medium_img_0389.jpg

17:30 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

19.06.2006

Pour voir un magnolia fleurir....

medium_img_0356.jpg

Pour voir un magnolia fleurir
Il faut s'armer de patience
Car ses fleurs au parfum intense
Prennent leur temps pour s'ouvrir !

Tout commence par une flamme blanche
Qui sous la chaleur du soleil estival
Entrouve peu à peu ses pétales :
Alors le spectacle commence !
medium_img_0355.jpg

Un parfum envoutant s'exhale
Qui vous transporte sans coup férir
En l'espace d'un soupir
Dans une forêt tropicale
medium_img_0362.jpg

Abandonnant alors toute décence
La fleur nous révèle son coeur gracile
Arborant de frêles pistils
Imprégnés de divines esssences
medium_img_0334.jpg

Attirée par les odeurs de miel
Surgit soudain en vrombissant
L'infatigable butineuse des champs
J'ai nommé notre amie l'abeille !
medium_img_0536.jpg

11:20 Publié dans Fables & poèmes , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

16.06.2006

Il suffit de passer le pont...

medium_img_6536.jpg

Il suffit de passer le pont et c'est tout de suite l'aventure chantait ce regretté Brassens. Et il est vrai que les ponts sont des endroits exceptionnels et magiques. Ils constituent souvent des frontières géographiques, culturelles ou climatiques. Ils mettent en relation des mondes, des univers différents qui avant leur construction s'ignoraient. Ainsi à Paris, ou à Lyon l'esprit « Rive Gauche » diffère de l'esprit « Rive droite »; Une fois la Loire franchie le climat change; Les grands crus bordelais occupent la rive gauche de la Gironde...Bref, mille autres exemples pourraient être cités. Lorsque l'on s'engage sur un pont on est comme un cosmonaute en état d'apesanteur, on est en l'air au dessus des flots, hors du temps et de l'histoire, dans un endroit qui n'a d'autre fonction que le passage. Notre vie est ainsi, pour un instant, mise entre parenthèses. Je me demande d'ailleurs si les ponts ne sont pas des endroits situés hors de l'espace temps et je pense que l'on arrête de vieillir lorsque l'on est sur un pont. J'en veux pour preuve le fait que le " Zouave" qui est perché sur une pile du pont de l'Alma à Paris depuis près de deux siècles n'a pas pris une ride..Alors si vous voulez arrêter de vieillir et éviter les rides, oubliez le botox et le rétinol et allez danser toutes les nuits sur le pont d'Avignon.
medium_blanville-pomerol_007.3.jpg

10:20 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

09.06.2006

Que deviendrait la terre sans les abeilles ?

medium_img_8810.jpg

Que deviendrait la terre sans les abeilles ? Sans doute un désert, selon les propres paroles d' Albert Einstein qui pensait que si les abeilles disparaissaient l'humanité n'aurait plus que quelques années à vivre.

Et en effet, l'abeille est un insecte pollinisateur indispensable au bon fonctionnement des écosystèmes, à la biodiversité florale et faunistique et par voie de conséquence à l'agriculture.
medium_img_9328.jpg

On estime que pour produire un pot de 500 grammes de miel, les abeilles doivent effectuer plus de 17.000 voyages, visiter 8.700.000 fleurs le tout représentant 7.000 heures de travail. (source Wikipedia) Rendons grâce au ciel que les syndicats d'abeilles françaises ne réclament pas l'application des 35 heures...car on en verrait tout de suite les conséquences sur le prix des produits agricoles, notamment les fruits, dont la production serait ainsi réduite.
medium_img_8793.jpg

Mais un autre péril autrement plus grave que les 35 h menace les abeilles, et donc indirectement notre survie, qui est l'emploi abusif de pesticides qui décime chaque année des milliards d'abeilles. Il est urgent de prendre des mesures de restriction en ce sens sous peine de connaître bientôt une catastrophe écologique sans précédent.

Un site a été créé « Terre d'Abeilles » qui milite pour l'adoption d'une législation européenne en matière d'autorisation des produits sanitaires rigoureuse respectueuse des abeilles et autres insectes. Vous êtes invité à signer une pétition en ce sens affichée sur le site.

Cette note apparaitra sans doute à certains décalée de la réalité quant on sait qu'il y a des centaines de millions d'être humains qui ne disposent pas des commodités de base (eau courante, nourriture quotidienne, moyen de chauffage) mais défendre les abeilles c'est aussi défendre l'avenir de l'humanité.
medium_img_9747.jpg

15:05 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (13) | Envoyer cette note

08.06.2006

Plantez un graine....

Plantez une graine,
La première semaine,
Du mois de novembre.
Puis patiemment attendre !
Quand vient le printemps,
Soyez vigilant.
Implorez les cieux,
Pour qu'il pleuve un peu.
Un peu de soleil;
La graine s'éveille.
Quand sort le bouton,
Alors c'est tout bon !
medium_img_8622.4.jpg
Comptez jusqu'à deux
La fleur s'ouvre un peu !

medium_img_8623.3.jpg
Comptez jusqu'à trois,
Elle séduit déjà,
Un papillon curieux,
Qui passait par là !
medium_img_8674.jpg

10:30 Publié dans Fables & poèmes , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note

05.06.2006

Que le vent vous pousse vers le pays de Barberousse !


Vous avez fait votre tournée des blogs et les programmes de la télé sont aussi nuls qu'à l'habitude, alors munissez vous d'une boussole ou d'un sextant et prenez la direction de Gruissan, ce pittoresque village de pêcheurs de l'Aude, devenu depuis le film de Beneix « 37°2 » une station balnéaire à la mode !

Lorsque vous arrivez par la D31 qui vient de Narbonne et que vous apercevez la silhouette fantomatique de la tour dite de Barberousse qui domine les étangs environnants vous tombez de suite sous le charme du site. Et ce charme persiste lorsque vous approchez du village dont les abords ont été superbement aménagés, avec de grands espaces verts et une profuson de pistes pour cyclistes et piétons. C'est pour moi un exemple superbement réussi de développement touristique et balnéaire dont pourraient prendre exemples les stations balnéaires de l'Hérault (Gruissan est dans l'Aude) telles que Marseillan Plage, Vias, Valras , Carnon etc devenues le royaume du béton et de la bagnole.

A partir de Gruissan vous pouvez faire de magnifiques balades à pied ou en vélo le long du Canal de la Robine ou dans le superbe massif de La Clape (sur lesquelles je reviendrai) , sans oublier le très original village de chalets sur pilotis en bord de mer où a été tourné le film de Beneix.

Mais aujourd'hui je vous invite à mêler les plaisirs de la culture à ceux de la marche. Contournez le village par la droite pour aller traverser un pont vous menant dans l'ïle St Martin. Garez vous 800M après, devant l'éco-musée créé par les Salins du Midi qui présente de façon remarquable les outils et produits liés à l'exploitation du sel ainsi que la faune et la flore des milieux salés.

Evoquée dans l'antiquité, l'exploitation du sel s'est fortement développée à partir du IX ème siècle et se poursuit aujourd'hui sur le site de Gruissan où l'on peut apercevoir à coté du musée les montagnes de sel.








Une salle est également consacrée à l'activité viticole et le musée, outre des sels de prestige aromatisés, vend les vins très agréables de la cave coopérative de Gruissan dont une rareté , un picpoul noir, qui bu un peu frais constitue un délicieux vin d'été. L'éco musée organise également des visites guidées de la flore et de la faune des salins environnants (renseignement : 04 68 49 59 97)


Après cette parenthèse culturelle reprenez votre véhicule et poursuivez en direction du Domaine vinicole de l'Evêque (propriété de Pierre Richard) et garez vous sur un parking en terre signalé par un panneau d'information sur « Le sentier des Goules » que je vous invite à suivre, bien entendu à pieds !

Revenez sur vos pas par la route d'accès sur environ 200m et tournez à droite plein sud en direction de l'étang de l'Ayrolle. Longez le rivage qui offre une vue somptueuse jusqu'au Pyrénées et présente ici des allures de lagon polynésien.

Vous passez devant un arbre qui ombrage des bancs naturels de pierre constituant un lieu idéal de pique-nique. Si vous l'avez oublié vous pouvez tenter votre chance à la pêche et faire griller vos éventuelles prises sur la plage ! Le dépaysement est garanti ! Une fois rassasiés poursuivez le long du rivage, passez en contrebas d'un poste d'observation ou affut de chasseurs (ou, version optimiste, d'ornithologues car les oiseaux sont nombreux sur ces étangs ) et empruntez un chemin signalé en jaune qui grimpe progressivement sur la falaise qui domine l'étang de Campignol. Arrivés à une cabane en béton à l'endroit d'une bifurcation, empruntez le chemin de gauche qui vous emmène en bordure de la falaise d'où les vues sur les étangs et le pays narbonnais sont fabuleuses.

Laissez un nouveau chemin qui part vers la droite pour continuer à longer la barre de l'Evêque et descendre ensuite vers un vallon boisé. Poursuivez vers le nord par un chemin qui redescend progressivement au niveau de l'étang et passe devant des tables de pique-nique.
Allez vers la droite en contournant la pointe rocheuse de la barre de l'Evêque et empruntez un chemin orienté vers le sud qui vous ramène au point de départ en longeant les vignes magnifiques du domaine de l'Evêque.

Finissez la journée agréablement en allant boire un verre sur les quais du nouveau port de plaisance qui donne sur le bassin de grazel . cartes IGN Promenade 72 Béziers Perpignan et TOP 25 2546 OT Narbonne

Pour la visite du musée prévoir 30 ' (+ 1H si visite des salins) et pour la balade environ 2H30 (8km) cartes IGN

18:35 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

03.06.2006

La pêche au cornichon !

medium_img_9311.2.jpg

J'appelle votre attention sur un nouveau blog qui s'est créé récemment « Histoires de pêche ». qui offre une halte rafraichissante alors que nous approchons de la période estivale. Cela étant ce site n'a pas encore parlé d'une pêche réputée parmi les plus difficiles dans le cercle des experts et dont je suis un adepte : la pêche aux cornichons et je vais donc - qu'ils m'en excusent – pêcher aujourd'hui dans leurs eaux et piétiner leurs plate-bandes.

medium_img_9296.3.jpgBien entendu, je ne parle pas ici du cornichon qui prolifère dans les eaux saumatres d'un bocal "Maille" et que l'on pêche avec un filet en plastique...je laisse celà aux paresseux qui ne pensent qu'à dévorer leur sandwich jambon-cornichon sans faire le moindre effort. Certes quand on est patron de bar et que l'on est face à une meute de clients accros au jambon-beurre-cornichon qui vous menacent d'une émeute si vous ne les servez pas dans la minute, je comprends que l'on choisisse la solution de facilité. Mais quand on est chez soi et que rien ne nous presse alors la déontologie de la pêche au cornichon exige que l'on s'attaque à l'aide d'une fourchette (et non d'une cuillère comme pour les autres pêches) au cornichon qui évolue librement dans le milieu saumatre d'un bocal artisanal.

Voici donc à cet égard quelques conseils tirés de l'expérience: premier point important mettez vous face au soleil pour mieux surprendre le cornichon, sinon votre ombre portée pourrait l'alerter et alors adieu le cornichon ! Deuxième règle ne regardez jamais le cornichon que vous voulez attraper mais celui d'en dessus ou d'en dessous pour endormir sa méfiance. Bon je sais cela ne facilite pas la tâche mais avec un peu d'entraînement vous arriverez très bien à dissocier le mouvement des yeux et celui de la fourchette. Troisième point si vous manquez votre coup ne le traitez sutout pas de cornichon, car alors il deviendrait irrascible et du coup sa chair en raison de la tension accumulée deviendrait immangeable.

Si vous respectez ces trois points, je suis sur que vous deviendrez un expert de la pêche au cornichon et vous savourerez alors le plaisir incomparable de déguster un jambon beurre au cornichon pêché à la fourchette. Je vous assure que vous trouverez la même différence, si vous êtes par ailleurs amateur de poisson, qu'entre un loup (ou un bar pour les bretons !) pêché à la ligne par rapport à un loup pêché au filet ! Et si jamais vous n'arrivez pas à pêcher vos cornichons à la fourchette, des stages sont organisés par des spécialistes sur le site « Apprenez à pêcher le cornichon » .Bonne pêche !

PS : je rappelle aux amateurs qu'au printemps 2007 aura lieu une grande compétition au niveau national de pêche au cornichons...préparez vos gaules !

15:45 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (18) | Envoyer cette note

31.05.2006

Bagnoles et camping-cars à gogo au Lido !

medium_img_8790.jpg

Je ne fais pas allusion ici au Théatre du Lido de Paris haut lieu de la paillette et de la plume, mais au cordon dunaire qui relie Marseillan à Sète. C'est un endroit rare et magique si vous y cheminez entre octobre et avril quand les eaux fraiches de la méditerranée et un soleil timoré découragent la plupart des baigneurs et bronzetteurs. Vous jouissez alors d'un spectacle panoramique sur les 11 km d'une plage de sable vierge de toute construction et d'une mer émeraude, outremer ou argent selon le moment de la journée auquel vous passez. On distingue au loin la masse trapue et sombre du Mont Saint Clair qui, avec l'immense arc de cercle de la plage, ponctue la Méditerranée d'un somptueux point-virgule.
medium_img_3255.jpg


En dehors de cette période, le spectacle change complètement, la mer et la plage disparaissent à vos yeux masqués par un mur de bagnoles et de camping-cars qui s'approprient les cotés de la route et s'y accrochent comme des moules ou des berniques sur leurs rochers. Je ne vais pas contester le droit légitime qu'à tout un chacun d'accéder à la plage et à la mer, mais on peut rêver de voir ce site unique préservé d'une telle pollution automobile .
medium_img_8791.jpg


Et pour une fois on n'a pas tort de rêver, car ce rêve a des chances de devenir réalité dans le cadre d'un grand projet d'aménagement soutenu par l'Etat et financé pour partie par l'Union Européenne. Je reste prudent car ce projet a rencontré quelques oppositions locales pour des raisons qui tiennent sans doute au coût (mais souvent ceux qui ne payent pas d'impôt sont ceux qui râlent le plus) ou plus prosaiquement parce que certains confondent leurs chaussures avec leur voiture et répugnent à faire 500M à pied ou en vélo.

De toute façon, opposition ou pas , on n'a pas vraiment le choix car le site subit une très forte érosion côtière depuis les années 1950 qui se traduit par des coupures récurrentes de la route (elle même facteur d'érosion) qui nécessitent des interventions lourdes et couteuses. Selon certains experts, si l'on ne fait rien dans 20 ans le Lido risque d'être submergé par la mer conduisant du même coup à la disparition du Bassin de Thau, ce qui entraînerait de désatreuses conséquences économiques pour les villages du pourtour.
medium_img_9037-1.jpg


Le projet dont la mise en oeuvre devrait débuter en 2007 vise à réinstaller la route littorale en arrière du cordon dunaire le long de la voie ferrée qui va de Montpellier à Perpignan. Ce recul doit permettre de reconstituer une large plage de plus de 70 m et son système dunaire en vue de rétablir un réensablement naturel et assurer une protection durable contre l’érosion.

A cet effet des parkings en retrait du littoral seront aménagés et une voie de découverte du lido sera créée avec piste cyclable et navette de desserte en remplacement de la route actuelle. Trois types de plage seront créés pour répondre à l'ensemble des besoins(sauvage, semi-naturelle et urbaine), en fonction de leur niveau d’équipement et de leur accessibilité . Les milieux naturels dégradés seront réhabilités tout en conservant des conditions d’exploitation viables pour l’activité viticole (Domaine de Listel) élément clé du paysage.

Pour en savoir plus sur ce projet consulter le site qui lui est consacré et soutenez le dans le cadre des enquêtes publiques qui seront menées afin de préserver cet endroit unique.

medium_leo_et_luna_062.2.jpg


A ceux qui sont, comme moi, amoureux des espaces lagunaires du Languedoc je recommande la lecture de l'ouvrage "Ce pays des Etangs" (du Méjean à vendres) de Loïc Chauveau avec de superbes photographies de Michel Descossy et André Hampartzoumian édité par Les presses du languedoc
medium_img_9029.3.jpg

10:00 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

30.05.2006

Au comptoir du Bar de la Marine

Garçon ! un petit blanc !

medium_img_7229.jpg


Et pour moi, un grand noir !
medium_img_7243.jpg

11:36 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

27.05.2006

Sauvons les oeuvres de Flaquusse Glaciusse !

medium_img_5445.jpg
Vous connaissez mon goût pour l'art abstrait né de la contemplation assidue, selon les circonstances, de l'envers des feuilles de platane ou du revêtement caillouteux, terreux ou sablonneux des chemins. D'ailleurs, j'ai déjà eu l'occasion dans mon blog d'appeler votre attention sur la menace qui pesait sur les oeuvres de Platanus Sycomorus et malheureusement je n'ai guère rencontré de soutien. Mais il est vrai que les oeuvres de ce dernier ont une certaine ampleur et peuvent difficilement être encadrées et suspendues dans une salle à manger ou une chambre à coucher.

Je vous appelle aujourd'hui à la rescousse pour sauver une artiste dont les oeuvres devraient être classées au patrimoine mondial de l'humanité. Il s'agit de l'artiste du grand nord Flaquusse Glaciusse (c'est un nom d'origine Finlandaise) qui comme Platanus Sycomotrus est un peintre de plein air que l'on croise les matins d'hiver au détour des chemins creux. Flaquusse adore en effet les matins de grande froidure, hélas rares dans notre région, où la nature se pare d'un manteau de givre. Elle brosse alors à grands traits des oeuvres d'une grande sobriété mais qui expriment la puissance des forces naturelles qui irriguent, mais aussi parfois, broient la vie. Hélas le réchauffement climatique en cours menace gravement l'inspiration de cette incomparable artiste. Si vous voulez sauvez son oeuvre, les matins d'hiver où le thermomètre passe au dessus de 0°, ouvrez toute grande la porte de votre frigidaire pour rafraîchir l 'atmosphère, vous contribuerez à la sauvegarde le patrimoine de l'humanité!

medium_img_5446.jpgmedium_img_5447.jpg

11:33 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note

26.05.2006

Toujours pas de nouvelles de Pinocchio !

medium_img_7915.jpg

Celà commence par être inquiétant, Jimmy le Criquet n'a toujours pas retrouvé la trace de son ami Pinocchio sur lequel il était censé veiller. Si jamais vous disposez d'indices permettant de le retrouver, merci de téléphoner à Villepinocchio , grand maître des bonimenteurs.

10:12 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note

24.05.2006

A défaut du Pérou visitez le Castellas de Montpeyroux



Pour partir à la découverte du Castellas de Montpeyroux construit au XI et XII ème siècles, le mieux est de vous garer devant le caveau ou la cave coopérative de Montpeyroux qui produit et vend des vins de qualité au marketing très moderne (Gamme Ethnik et Totem) . Rejoignez la place ou trône le pittoresque beffroi et son marché couvert , passez devant le Bar de l'horloge (bar à vins réputé) et empruntez sur la droite l'avenue des Platanes, puis gagnez par une petite route bucolique le hameau du Barry qui comporte de superbes vieilles demeures et une magnifique chapelle en cours de restauration.

A la sortie du hameau un panneau vous indique la direction du Castellas. Arrivés à une barrière métallique verte tournez à droite sur la piste pierreuse qui s'élève en lacets dans la guarrigue. Parvenus aux abords de la Citadelle, gagnez la grande porte pour en visiter l'intérieur tout en restant à distance des murailles majestueuses mais non consolidées. La partie basse envahie par de grands pins offre un endroit idéal de pique-nique en toute sécurité. Les dimensions imposantes de la citadelle s'expliquent par le fait qu'elle renfermait un grand nombre d'habitations de villageois de Montpeyroux qui y cherchaient refuge contre les bandes de pillards qui sévissaient à l'époque.Repartez en longeant la muraille sud et en passant au travers d'un étroit goulet ouvert dans une muraille perpendiculaire.

Vous passez devant les ruines d'un couvent construit au XIX ème siècle et ressortez de la citadelle par une petite porte ou un énorme pin monte la garde.Revenez sur la piste par laquelle vous êtes arrivés et partez vers la gauche pour poursuivre l'ascension dans la guarrigue. Arrêtez vous de temps à autre pour admirer les vues d'ensemble sur la citadelle et les paysages environnants. Lorsque vous croisez le GR (fléché rouge et blanc) empruntez le vers la gauche pendant environ 200m puis quittez le pour emprunter à gauche le chemin de St Jacques de Compostelle (coquille St Jacques).
Arrivés à un nouveau croisement près d'une bergerie (bâtiment toilé en vert assez hideux et dont les abords sont hélas comme à l'habitude dans cette région très négligés...(comme quoi les bergers comme les paysans et les ostréiculteurs ne sont tous loin de là les meilleurs défenseurs de la nature !) prenez un chemin à gauche (piste VTT fléchée par un triangle et deux roues vertes) qui descend dans une zone plus boisée, puis offre des aperçus sur le hameau du Barry, contourne ensuite une vigne pour rejoindre une piste bétonnée qui vous ramène au hameau. Le retour se fait par la petite route empruntée le matin bordée d'Iris.

Le tour fait moins de 8 km avec un dénivelé de 220m et prend environ 2H30 à 3Heures
Cartes IGN Promenade 65 Béziers Montpellier et Top 25 2642 ET ST Guilhem le Désert

09:03 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

22.05.2006

Sauvons le mouton noir !

medium_img_8508.jpg

Aujourd'hui c'est la journée mondiale de la biodiversité et le Midi Libre consacre un intéressant article aux espèces menacées d'extinction. Je salue cette initiative qui rejoint mes préoccupations mais je souhaite compléter l'information ainsi donnée en appelant votre attention sur une espèce très importante en voie d'extinction, non citée par l'article, mais dont la disparition serait préjudiciable à l'avenir de notre pays. Il s'agit du mouton noir qui comme vous le savez est le mouton qui ne fait jamais rien comme les autre, qui dédaigne les grasses prairies entourés de barbelés supposés le protéger des prédateurs pour leur préférer les champs pierreux et arides où il vit libre,qui reste sous l'orage quand les autres moutons apeurés courent se mettre à l'abri, qui est prêt à cohabiter avec les ours, qui se méfie des bergers qui crient au loup comme des bergères qui leur promettent une litière toute fraiche..Aussi, si vous avez la chance d'en croiser un, ne lui faites aucun mal et au contraire observez le et inspirez vous de ses moeurs....vous contribuerez ainsi grandement à la préservation de la biodiversité et indirectement à la survie de notre pays!

14:57 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (14) | Envoyer cette note

L'infini à portée de main !

medium_img_8216.jpg

Regardez bien ce bout de bois et dites moi combien il a de bouts. Vous allez me répondre: deux, en prenant un air guoguenard et en vous posant des questions sur ma santé mentale vu l'évidence de la question. Vous avez apparemment raison mais réfléchissez bien, car votre réponse n'est pas vraiment satisfaisante. En effet, si je casse ce bout de bois en deux, j'aurai quatre bouts et si je le casse encore en deux, huit bouts et ainsi de suite jusqu'à l'infini, puisque chaque morceau ainsi obtenu pourra être théoriquement coupé en deux.

Ainsi ce bout de bois que vous avez devant les yeux contient un nombre infini de bouts...ce qui met l'infini à portée de votre main, n'est ce pas extraordinaire !

10:00 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

19.05.2006

A la recherche de Pinocchio...

Vous vous souvenez de l'histoire de Pinocchio et de son ange gardien Jimmy le Criquet ? Oui, et bien, me promenant hier dans la garrigue j'ai croisé Jimmy le Criquet qui s'était assoupi un instant et avait perdu de vue son ami ! Complètement désespéré il l'a cherché en vain dans les coquelicots





pour finalement se percher sur le sommet d'une graminée, sans plus de succès,


et il est reparti fort dépité....


mais ne le plaignez pas trop car son sort aurait pu être plus triste encore s'il était parti en Corée ! (cliquer sur ce mot !!!)

10:04 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (15) | Envoyer cette note

17.05.2006

Prenez garde au "bois" constrictor !

medium_img_5144.jpg

Narbonnais et Narbonnaises soyez prudents en sortant de chez vous car un "bois" constrictor a été aperçu escladant la grille d'un immeuble .....ne sortez pas sans vos ciseaux à "bois" !

22:17 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

Pourquoi pas une rando des blogueurs !


Si vous possédez ce genre d'apendices pédestres chez vous et qu'ils prennent la poussière sur une étagère, il serait peut être bon de leur faire prendre l'air et de vérifier leur bon fonctionnement en prévision de la crise de pétrole qui nous attend !

Aussi, suite à une excellente idée de Pierrot le Zygo (une de plus !) je vous propose d'organiser une balade des blogueurs vers le mois de septembre. Mais pour la préparer au mieux, je vous serais reconnaissant de répondre à quelques questions pour me permettre de déterminer le type de balade qui conviendrait au plus grand nombre.

Quelle est votre ville de départ ?
Souhaitez vous venir avec des enfants en age de marcher ?
Disposez vous d'un sac à dos pour le pique-nique ?
Préférez vous un samedi, un dimanche ou un jour de semaine
Quelqu'un pourra t il garder le poisson rouge de Touillette et Bambou le chat d'Adey ?

Au plaisir de vous lire....

15:33 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (23) | Envoyer cette note

16.05.2006

Comptez jusqu'à trois !

Comptez jusqu'à trois,
Et l'élégante asphodèle,
Dressée vers le ciel,
Son coeur vous ouvrira
!

UN
medium_img_6923.jpg DEUXmedium_img_6921.jpg








TROIS !

medium_img_6933.jpg

11:24 Publié dans Fables & poèmes , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (7) | Envoyer cette note

15.05.2006

Tour du Larzac – 5 ème Etape : de Nant au Caylar 25 km


Voici venue la dernière étape de notre -petit- tour du Larzac. La diversité infinie des paysages, des fleurs, des couleurs, des odeurs, des lumières qui ont accompagnés notre pérple nous donne le sentiment d'être partis depuis une éternité. La marche à pied vous fait comprendre combien le temps est élastique, contrairement à ce que vous laisse croire votre montre. Quand vous êtes dans l'effort, occupé à grimper un chemin à 15% avec sur le dos un sac de 15 kilogs vous vivez « pleinement » chaque seconde et l'horizon de votre vie est alors fixé sur les cailloux du chemin et le bout de vos chaussures. Mais une fois arrivés sur le plateau sous l'effet de la griserie du panorama, le pas se fait plus alerte et votre esprit s'évade de la dimension du temps pour voguer librement dans l'espace. Ainsi en est il dans la vie des moments de souci et de bonheur...

C'est encore le bonheur qui nous habite quand nous partons de Nant en longeant la Dourbie que traverse un pont médiéval aussi aérien qu'un arc en ciel (photo ci-dessus) A la sortie de la ville le GR quitte la D55 pour couper au travers d'un magnifique paysage de collines verdoyantes en direction de Baraque Froide.

Puis nous retrouvons les paysages plus sévères du causse aux pelouses parsemées de myriades de fleurs. Ces paisibles résidentes ayant la facheuse habitude de se terrer au ras du sol et ne faisant aucun effort pour se faire photographier, nous nous livrons à quelques acrobaties pour immortaliser notre rencontre.







Pour ceux qui emprunteraient le même itinéraire, une fois arrivés au niveau où le GR emprunte le remblai d'une ancienne voie de chemin de fer, il faut poursuivre 200 à 300 m après être passé sous une passerelle avant de tourner à droite pour rejoindre la ruine de la baraque Froide en bordure de D7.

Après La Baraque Froide nous rejoignons La Couvertoirade, déjà visitée lors de notre première étape, puis notre point de départ :Le Caylar. C'est avec mélancolie que nous posons définitivement notre sac et revenons à la civilisation de l'automobile...mais nous repartirons d'ici peu c'est promis !

18:58 Publié dans Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (12) | Envoyer cette note

13.05.2006

Tour du Larzac : 4ème étape de Ste Eulalie de Cernon à Nant 21km


Nous voici à l'avant dernière étape de notre périple en meilleur état que nous l'envisagions au départ, mis à part quelques problèmes « périphériques » que nous traitons avec philosophie. Un sage a dit quand tu es heureux, mets un caillou dans ta chaussure afin de te rappeler que les soucis peuvent revenir et jouir ainsi pleinement de cet instant. Nos ampoules nous servent donc de petits cailloux dans nos chaussures...

Après la halte bénéfique de la nuit nous sommes impatients de retrouver les grands espaces du Larzac parcourus par les vents, qui portent en eux des senteurs et murmures collectés aux quatre coins de la planète. Quand le vent s'arrête, nous écoutons la respiration de ces vastes espaces fait du vrombissement des insectes et du piaillement de l'alouette haut perchée dans le ciel. L'absence de bruit « moderne » (voiture, moto, avion,) dénoue les tensions du corps et de l'esprit et nous ramène à l'innocence des premiers matins du monde.

Le chemin vers La Cavalerie grimpe paisiblement sur le plateau et nous laisse le loisir d'admirer les brumes du matin qui s'accrochent encore aux cîmes des arbres. La Cavalerie qui fut un fief des Templiers a conservé de cette époque une enceinte fortifiée, une porte imposante en cours de restauration ainsi que quelques maisons.


A noter également la présence inespérée d'une pharmacie du XXIème siècle, la première que nous rencontrons depuis notre départ et qui nous permet de faire provisions de « compeed » pour prendre soin de ceux qui nous ont suivi (ou précédé ?) avec abnégation pendant notre périple : nos pieds !

A la sortie de La Cavalerie, nous empruntons le GR 71D en direction de Nant qui sinue sur le plateau dans un environnement très sobre réduit à des collines érodées couvertes de prairies ponctués de ci de là de quelques arbres. On croirait se promener dans une estampe japonaise où ne figure que l'essentiel. Puis après avoir rejoint la D999 le GR dégringole dans le valon boisé de Vallongue et nous amène aux portes de Nant où nous faisons halte au très sommaire (nous restons dans le style Zen des paysages de l'après midi) mais propre Hotel des Voyageurs.

18:31 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note

09.05.2006

Tour du Larzac : 3ème étape Du Moulin de Gauty à Ste Eulalie de Cernon (26 km)


Nous voilà à l'aube du troisième jour, traditionnellement le plus difficile suite aux effets de l'adaptation des muscles à des efforts soutenus, mais de ce coté celà va plutôt bien pour nous, grâce sans doute à l'eau que nous buvons abondamment au cours la journée (et qu'il faut porter !) mais aussi.... au contre-poison Bacchusien qui agrémente nos agapes du soir. Le premier breuvage lave les muscles et le second les détend ! Le problème vient plutôt de nos pieds qui manifestent leur existence, lassés sans doute d'être enfermés toute la journée et de ne rien voir du paysage...mais il faut avoir une grand mère kenyane pour marcher pieds nus, ce qui n'est malheureusement pas mon cas !

Nous partons donc ce matin du troisième jour, clopin-clopant, en direction de Tournemire. En chemin nous admirons l'oeuvre conjuguée de l'orage et de la pluie qui ont transformé un vieil orme en sculpture moderne




et le chemin étant plutôt facile nous prenons le temps d'herboriser à la découverte des orchidées du Larzac où fleurissent 45 des espèces sur les 80 répertoriées en France. Ces orchidées doivent leur présence au maintien de l'activité pastorale qui évite l'extension des friches et assure une diversité floristique élevée.

Mais nous voilà bientôt au pied du vertigineux cirque de Tournemire,

que nous escaladons allègrement par un large piste qui se transforme en chemin caillouteux à l'approche du sommet du plateau, d'où nous jouissons d'une vue panoramique

Le GR longe alors le bord du plateau jusqu'à La Croix du Plo de Lavagne pour se diriger vers l'intérieur et traverser le village de Viala du Pas de Jaux. Ce village somnole à l'ombre d' une tour rectangulaire de 20 m bâtie par l'ordre des Hospitaliers vers 1430 pour y entreposer du grain, mais qui servit aussi de refuge pendant la guerre de cent ans.

Notons que l'ordre des Hospitaliers a été créé en 1114 pour secourir et héberger les pélerins se rendant au tombeau du Christ à Jérusalem. En 1312 cet ordre a hérité des biens des Templiers (créés en 1118 avec la même mission) lorsque ce dernier a été supprimé par le pape.

A partir de là, le GR chemine sur un plateau où il n'y a pas âme qui vive (hormis bien sur les nôtres !). Les cailloux du chemin malmènent quelque peu nos arpions surchauffés mais la floraison de quelques haies d'arbustes rabougris nous apporte une touche de fraîcheur sous la forme d'un voile blanc comme de la neige.


Le GR dévale ensuite au travers d'une pinède, traverse le Cernon pour rejoindre la route qui mène au terme de notre étape, le village de Ste Eulalie de Cernon.

Ce village avec son réseau de rues et ruelles médiévales a conservé les tours et l'intégralité des murailles élevées au XVème siècle par les Hospitaliers. Nous reprenons notre souffle en apaisant la brûlure de nos plantes de pieds par la fraicheur d'une 1664 (bue à la sante de Pierrot, Beldouch, Victor, Gene et Cie) que nous dégustons attablés au café installé sur la charmante place agrémentée d'une fontaine. Nous rejoignons ensuite le confort de l'excellent l'Hotel Restaurant La Cardabelle à la sortie du village.

15:10 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note

08.05.2006

Tour du Larzac 2ème étape : Cornus - Moulin de Gauty (23km)


Pour nous mettre en jambe une montée nous attend à la sortie de Cornus qui nous mène sur le plateau à 800m d'altitude au bord d'un vaste champ que l'on traverse en diagonale vers la droite pour rejoindre le GR 71 C. Le GR suit alors une agréable petite route jusqu'à la ferme de La fageole. A la ferme, il emprunte des pistes sur le plateau en direction de la station experimentale d'élevage des moutons de La Fage créée par l'INRA.
Lorsque l'élevage traditionnel prévalait encore, à la belle saison les bêtes restaient dehors et étaient rassemblées la nuit dans des parcs délimités par des claies de bois mobiles déplacées chaque jour pour fumer la plus granse étendue possible de champs.. Le berger couchait alors dans une cabane démontable. Par mauvais temps les moutons étaient mis à l'abri dans la Jasse (bergerie) avec une litière de buis (d'où son importance dans les haies). L'eau de pluie était précieusement recueillie dans des citernes ou dans des lavognes, ces vastes bassins circulaires pavés ou tapissés d'argile que l'on aperçoit parfois sur Les Causses. Le troupeau recevait une fois par semaine une ration de sel déposée sur des pierres plates disposées en cercle (le salet)

Depuis le début du XIXème siècle l'évolution des techniques et du marché a transformé l'élevage ovin. La race indigène orientée vers la production de laine et de viande a été remplacée par la race Lacaune plus apte à la production de lait et de fromage (roquefort). Le développement du fourrage permet de laisser plus longtemps les bêtes en bergerie, le développement des réseaux d'eau conduit à l'abandon des citernes et lavognes, les bergeries comportent des salles de traite électrique et les bergers sont remplacés par des fils de fer barbelés. Cette prolifération des clotures a conduit à la destruction ou à l'abandon des haies de frênes, d'ormes de buis associées à des murets de pierres sèches, milieu naturel très riche en plantes et animaux : chouettes, pics, hiboux, huppes, sitelles, renards, fouines , hérissons qui se trouvent ainsi menacés.

Mais revenons à l'itinéraire pour jeter un oeil à la vue fantastique qu'il offre sur la vallée de St Beaulize au niveau du Puech de Barry

Il traverse ensuite la station de l'INRA de La fage dont on a parlé (attention à suivre le chemin qui part entre les bâtiments et non la nouvelle route goudronnée qui part à droite) et rejoint le bord du plateau à l'endroit d'une immense croix où il faut impérativment faire halte pour admirer la vallée de ST Paul des Fonts (pause pique nique idéale). Le GR descend ensuite dans un vallon très pittoresque où ont élus domicile des myriades de pissenlit qui tapissent les champs de leur toison d'Or ....


Il rejoint ensuite le village fortifié de St Jean d'Alcas dont l'harmonie des lignes est due à une abesse de l'abbaye cistercienne voisine de Nonenque. L'ordonnancement rectiligne des ruelles à l'intérieur de l'enceinte contraste avec le dédale habituel des villages de l'époque que l'on trouve par exemple à La Couvertoirade.






Après cette parenthèse culturelle il nous reste à rejoindre à 2.5 km à l'Ouest de St Jean d'Alcas le très agréable et très abordable gite Moulin de Gauty installé dans un moulin du XVIIème siècle situé au bord du Verzolet dans un parc de 8 ha avec piscine et équipé pour accueillir des groupes de 10 à 12 personnes (espace barbecue, plateaux repas sur commandes) On y est superbement accueilli par les propriétaires qui ont eux mêmes restauré et magnifiquement décoré le moulin. Vous comprendrez ainsi que j'appartiens, ainsi que mon compagnon de route, à l'ordre des randonneurs épicuriens

15:00 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

07.05.2006

Tour du Larzac : 1ère etape : du Caylar à Cornus (27 km)


Quelques mots sur le Larzac en guise de préambule :
Situé au Sud de l'Aveyron et intégré dans le parc naturel régional des Grands Causses, le Larzac est constitué de vastes plateaux calcaires fracturés, fissurés où l'eau de pluie a creusé dans la roche des avens insondables et sculpté à certains endroits des cités ruiniformes et un bestiaire fantastique. D'une altitude de 700 à 900m, il comporte une grande variété de paysages soumis aux influences climatiques continentales, méditerranéennes et montagnarde. Il offre de ce fait une grande richesse faunistique et floristique (notamment des magnifiques orchidées).

Le larzac est ainsi le royaume des randonneurs et des ...brebis dont le lait sert à la fabrication du roquefort. Le patrimoine rural témoigne d'une occupation très ancienne. L'Aveyron est ainsi le département le plus riche en dolmens.

Le circuit (compter 4km /h en moyenne arrêts non compris):
Après une nuit revigorante passée dans notre chalet d'Hôte du Caylar (voir mes notes précédentes) nous empruntons à l'aube le GR 71b qui démarre sur le droite de la N 9 à environ 300m à la sortie du Caylar. Le chemin qui sinue au départ entre des rochers aux formes animalières louvoie ensuite entre des haies de buis qui offre une ombre rafraichissante. Il mène à la cité templière fort bien conservée et restaurée de La Couvertoirade dont nous apercevons après 6 km les fortifications .

Les Templiers, qui étaient chargés de la défense des routes et des lieux saints de La palestine après la création lors des croisades du royaume franc de Jérusalem se sont installés à la Couvertoirade au XII ème siècle et y ont bati un château encore bien conservé.

Après avoir baguenaudé dans le dédale des ruelles bordées d'échoppes d'artisans et fait un détour par la pittoresque épicerie pour y faire provision de fromage de chèvre (qui vous en donne l'agileté et l'endurance pour randonner) nous empruntons le GR 71 en direction du hameau de La Pézade qui démarre à droite de la D55, 500m après la sortie de la Couvertoirade. Il nous mène plein Ouest jusqu'à l'autoroute, que l'on traverse en descendant, à droite, le long d'un grillage jusqu'à un passage souterrain. Une fois de l'autre côté, il faut remonter sur la gauche jusqu'à un chemin qui part , à droite, entre deux champs en direction d'un bosquet d'arbres (pas de signalisation à cet endroit).

Après avoir traversé La Pézade, le GR descend vers Canals en parcourant des paysages qui font penser aux collines normandes ! (endroit idéal pour le pique nique juste avant la descente)

puis le chemin traverse le Mas Raynal pour grimper sur le plateau de Guilhaumard (853m) lieu de rendez vous de mille fleurs au printemps. C'est là l'un des nombreux attraits des pelouses caussenardes qui sont un des milieux naturels de l'Europe ayant une originalité biologique exceptionnelle.

Ces pelouses dérivent d'une forêt primitive qui a été modifié par les activités humaines (défrichement et brulis pour la culture et le paturage). Elles se transforment petit à petit de nouveau en forêt lorsque les troupeaux disparaissent. La beauté de ces fleurs nous fait oublier la lourdeur du sac à dos et les ampoules qui commencent , elles, à fleurir..... sur nos pieds!

Après être passés au pied du Roc Blanc (853 m) d'où l'on jouit d'un magnifique panorama à 360° (attention au torticolis)nous redescendons dans le monde des humains par le Pas de Tirecul en nous félicitant de ne pas avoir à le monter !

Une fois dans la plaine, après avoir cheminé dans la vallée bucolique de la Sorgue, il nous reste un dernier effort à faire en empruntant, juste après avoir traversé la rivière, un petit sentier abrupt qui monte vers le droite pour rejoindre le Village de Cornus (signalisation absente), terme de notre première étape. Nous récupérons de nos efforts dans l'accueillant et confortable hotel restaurant du Nord (05 65 99 38 70)

16:15 Publié dans tourisme , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note

03.05.2006

Combien de grains faut-il .....

medium_img_6787.jpg


.......pour faire un tas de sable ? Deux ne suffisent certainement pas, ni trois, ni dix ...alors combien ? C'est là l'insoluble problème des masses critiques, celles qui font basculer d'un univers à l'autre. Avant ce nombre « X » il n'y a pas de tas et à partir de ce nombre le tas existe ...mais comment déterminer ce nombre ? Existe -t-il une loi physique ? Quelqu'un peut il m'éclairer sur ce sujet ? Il s'agit d'une urgence, car je n'en dors plus et je suis dans un triste état !

19:00 Publié dans Divagations , Nature/Environnement | Lien permanent | Commentaires (22) | Envoyer cette note