08.07.2008

Bravo à Michel qui a trouvé le 2ème Schmilblog 2008!



Bravo à Michel à Franquevaux , grand amoureux des mots, (voir son blog) le gagnant du 2ème

Schmilblog 2008 , ce jeu d'été que m'a inspiré le Schmilblick rendu célèbre

par Coluche.



Le but de ce jeu est de permettre à vos neurones de ne pas sortir trop endommagés d'une période où

généralement la seule activité intellectuelle à laquelle ils sont soumis est de déchiffrer les étiquettes de rosé .




Pour celles et ceux qui ne connaissent pas encore le Schmilblog, le principe en est le suivant : je

dissimule un objet dans la boite figurant en photo ci-dessus (20cm de haut X 8cm de diamètre) et vous donne

une charade permettant de l'identifier.



Il peut s'agir d'un objet usuel, d'une plante d'un insecte, d'une friandise, d'un fruit. etc...rentrant

effectivement dans la boite. Les termes de la charade peuvent correspondre à des syllabes

phonétiques
du substantif à rechercher .



On ne gagne rien à ce jeu sinon la considération des blogonautes de Midiblog (et des autres !) ce qui

n'est pas rien en ces temps où le respect d'autrui est une denrée rare !



Pour la session 2007 Azazel (6 points) l'avait emporté devant Michel à Franquevaux (3) Maria-D (2)

Marie (1) Ginette (1) Pierrot (1) Clément (1)



A ce stade, le palmarès 2008 est de 1 point pour Maria D. et 1 point pour Michel à

Franquevaux



Voici donc la charade qui permettait de trouver ce second Schmilblog 2008 :

- On trouve mon premier dans chaque village : maire

- mon second est toujours derrière: cul

- mon troisième vient de l'intérieur : rot

- mon quatrième réfléchit: chrome (qui réfléchit la lumière !)



Et mon tout est le Schmilblog soit du Mercurochrome


Merci à toutes celles et tous ceux qui ont participé à cette seconde session et merci au MIDI LIBRE

dans la page Blogs de l'édition du 4 juillet a bien voulu faire référence à ce jeu d'été



Le prochain Schmilbog aura lieu le samedi 12 juillet


Ulysse

15:40 Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : schmilblik, schmilblog

05.07.2008

L'Abbaye de Saint Martin du Canigou

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Il faut avoir la foi ou à défaut être un passionné des chefs d'oeuvre architecturaux qu'elle a inspiré à

des hommes de génie pour se rendre l'Abbaye Saint Martin du Canigou. Car elle ne vous attend pas paisiblement

au bord d'une route ou d'un chemin où vous pourriez vous y rendre en carosse. Nenni, il vous faut, pour

l'atteindre, gravir pendant une bonne demi-heure les pentes du piton rocheux sur laquelle elle est perchée à

1080m d'altitude et qui surplombe le village de Casteil (66).


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Plutôt que le chemin bétonné construit par les hommes de notre époque trop soucieux d' économiser en

toutes circonstances leurs efforts, je vous recommande le chemin séculaire emprunté par les moines et qui

grimpe dans une splendide forêt traversée de torrents dont le murmure vous prépare à la méditation.


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Les efforts qu'il faut fournir avant d'apercevoir la silhouette de l'abbaye que l'on devine là haut à travers

le feuillage instillent dans nos esprits arrogants si prompts à trancher péremptoirement de tout, l'humilité

nécessaire pour mieux en percevoir la beauté que recèlent ses apparences austères.


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Elle fut fondée en 1005 par le Comte de Cerdagne et de Conflent et dédiée à Saint Martin, ce soldat

romain qui au quatrième siècle de notre ère, au cours d'une ronde de nuit, offrit la doublure de son manteau à un

vagabond qui mourait de froid.


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Ni ce parrainage ni sa position géographique ne l'ont hélas préservé des malheurs qui se sont

enchainés: mise à sac par des mercenaires, pillage par les armées des rois d'Aragon et de Majorque qui se font

la guerre pour contrôler la région, tremblement de terre de 1428 qui abat l'un des deux clochers. Placée ensuite

sous le régime de la commende qui permettait à un abbé d'en tirer un revenu sans y vivre, elle péricite jusqu'à

sa fermeture en 1783.



S'ensuit une période de désolation et de destruction progressive jusqu'à sa restauration dans la

première moitié du 20ème siècle sous l'action de Mgr Carsalade du Pont , évêque de Perpignan, et du père

Bernard de Chavannes.


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Edifiée sur les fondations d'une église Carolingienne du 8ème siècle, elle est de style roman primitif qui

lui confère une allure austère. Mais la sobriété des lignes met en valeur l'élégance de la galerie qui surplombe la

vallée et la grande beauté des chapiteaux des colonnes aux motifs étonnants.


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Ainsi y voit on des êtres humains enserrant des monstres (ici des lions), symbole sans doute de la lutte

de l'esprit humain contre les forces du mal (interprétation Ulyssienne) mais aussi plus surprenant encore,

Salomé dansant à demi nue entre deux personnages masculins (apparemment deux vieux barbons !) qui

semblent insensibles à ses charmes. Les plus optimistes y verront le symbole du triomphe de l'esprit sur la

tentation d'autres, sans doute plus réalistes, l'illustration du déclin des nos facultés auquel nous condamne

inexorablement les années qui passent


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L'émotion nous submerge quand on contemple, incrustés dans le mur de la galerie, les visages du

fondateur de l'abbaye et de sa première épouse dont le regard semble nous fixer à travers les siècles et nous les

envions presque car nous savons qu'ils savent ce que nous ne savons pas encore !


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L'altitude et cet échange muet sur le mystère de la destinée humaine nous rend songeur et donne le

vertige. On retrouve sa sérénité à contempler le jardin intérieur où pousse quelques roses, florale métamorphose

sans aucun doute des âmes des fondateurs qui y sont enterrés.


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Texte & Photos Ulysse

15:15 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : saint martin du canigou, abbaye

30.06.2008

La complainte des pylones ! (actualisation d'archive)




La protection de l'environnement est un sujet complexe dont la responsabilité incombe toujours..... aux

autres ! Par facilité on accuse les industriels, les agriculteurs, les pêcheurs de polluer la planète ou de

surexploiter ses ressources....mais finalement nous sommes tous concernés étant les consommateurs finaux des

produits et services mis à notre disposition.




De fait cette question nous met face à nos contradictions. La solution n'est pas dans les anathèmes mais

dans une consommation lucide et raisonnée des éléments de confort apportés par le progrès. Dans les pays

nordiques dont la culture est basée sur un profond respect de la nature, un mouvement se développe qui prône

la "simplicité volontaire" qui conduit à éliminer le superflu de notre vie



Hors de moi l'idée de vous inciter à faire la peau de la fée électricité et à revenir au temps des cavernes

(encore que j'en connaisse de bien confortables avec une vue paradisiaque) mais de simples gestes peuvent

déjà contribuer à réduire notre impact sur l'environnement . Boudha a dit « si tu veux changer le monde

commence par te changer toi même.....
». Alors dès demain matin pensons à fermer le robinet pendant

que nous nous lavons les dents, lavons nous le pied gauche les jours pairs et le pied droit les jours impairs,

n'allons plus en 4X4 chercher notre baguette de pain, réduisons notre dose de télé quotidienne, ouvrons les

fenêtres et fermons le climatiseur etc....



Pour illustrer nos contradictions sur ce point, j'ai composé cette fable intitulée "la complainte des pylones"


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De jour comme de nuit, hiver comme été,

Faisant fi de la canicule et des gelées hivernales,

Nous traversons le pays à grandes enjambées,

Par monts et par vaux, la tête dans les étoiles.

Nous apportons, tels de modernes rois mages ,

Au plus lointain hameau, à la moindre chaumière,

Le feu du ciel dérobé aux orages,

Pour faire tourner télé, fours et frigidaires !

Et pourtant, nous sommes mal aimés,

Nous défigurons paraît il le paysage !

Mais que veulent donc ces humains insensés ?

S'éclairer à la bougie et revenir au moyen âge ?

Certes nous sommes prêts à en convenir,

Nos volts ne font pas toujours l'objet d'un bon usage,

Mais si on les utilise souvent pour le pire,

Que l'on ne nous reproche pas ce gaspillage !

Il est vrai que pour rien notre énergie se perd,

Nous donnant alors envie de baisser les bras,

Quand elle transporte dans votre salon Foucauld Jean Pierre

Ou vous lave le cerveau avec PPDA.

Mais quand elle réconforte l'insomniaque solitaire,

Qui, voulant calmer ses angoisses et sa faim,

Trouve dans l'antre de son frigidaire,

Du pain frais, du vin et du Boursin,

Alors, nous avons le sentiment d'être utiles

Et d'adoucir l'humaine condition.

Mais hélas les humains, souvent, sont futiles

Et dénaturent notre noble mission !

Et puis, n'en déplaise à nos critiques,

Nous avons une certaine élégance,

Nous sommes tout aussi photogéniques,

Que la tour Eiffel d'Ile de France,

Devant qui le monde entier est bouche bée,

Malgré son allure famélique,

Et dont il faudrait se taper les escaliers,

Sans notre courant électrique !



Texte et photo Ulysse

L'utilisation ou la reproduction des textes et photos de ce blog doivent faire l'objet d'un accord préalable de l'auteur

09:30 Publié dans Fables & poèmes | Lien permanent | Commentaires (11) | Envoyer cette note

27.06.2008

Du Camp Rouch au Mas de Rouquet



La marche est comme les livres, source de connaissance et d'émotion. De surcroît elle vous oxygène le

cerveau, excellent antidote à la sénilité précoce, et vous fait de beaux mollets, atout non négligeable avec la

période estivale qui s'annonce.



Et je connais des lieux qui vous dispensent à la fois une leçon d'histoire, de botanique, d'entomologie et

de géologie. Vous êtes tentés ? Alors rejoignez le plateau du Larzac et abandonnez votre pétroleuse près du

Camp Rouch à quelques kilomètres au sud du Caylar. Je vous y attends, mais soyez matinal car nous avons un

bon bout de chemin à faire.



Suivant les traces laissées par les visiteurs nocturnes de ces lieux - renards, sangliers, blaireaux,

fouines, lapins qui « dînent » pendant que nous dormons - nous traversons un petit bois qui, en cette fin de

printemps généreusement arrosé, arbore une pléiade de verts. Les feuilles encore charnues laissent

parcimonieusement passer des confettis de soleil qui dessinent des pointillés de lumière sur le chemin et nous

font cligner des yeux.




Sortant du bois, nous découvrons le vrai visage du Causse : une mer de pelouses couverte en cette

saison de thym en fleurs où émergent par endroits des bosquets de buis et de genévriers cade, dont les baies

sont utilisées comme condiments dans diverses préparations culinaires (notamment la choucroute). L'huile que

l'on extrait de son bois est efficace contre les maladies de peau et entrait autrefois dans la composition du savon

Cadum qui permettait selon la réclame de l'époque d'avoir la peau douce comme une peau de bébé !

Aujourd'hui les marchands de cosmétique sont finalement plus modestes puisqu'ils ne vous promettent que de

vous rajeunir de 10 à 20 ans ! Mais en ce domaine comme en politique les promesses n'engagent et surtout ne

coûtent qu'à ceux qui les écoutent !




Le chemin passe à proximité des ruines de la chapelle St Vincent, dont la nef domine, comme un

vaisseau de pierre, cet océan vert qui va mourir au loin au pied des Cévennes.



Je suis toujours émerveille devant la foi des hommes et des femmes qui ont édifié leurs lieux de culte

dans des endroits aussi isolés. Sans doute le fait de quitter la ville, le bourg, le hameau et l'animation du

monde des humains pour aller prier, aide-t-il l'âme à se tourner vers le ciel. Dans de tels lieux l'oeuvre de

celui ou celle (ça me plairait assez que Dieu soit une Diva !) qui a créé l'univers se révèle dans son immensité

et force l'homme à l'humilité.




Un peu plus loin surgit l'impressionnant domaine du mas de Rouquet, constituant à lui seul un village et

dont les superbes bâtiments habillés de lierre sont aujourd'hui squattés par des belles de Salers et leur

progéniture.




Les magnifiques voutes de l'édifice principal témoignent d'un temps où les hommes ne ménageaient

ni leur temps ni leur peine et construisaient pour les siècles. Ils n'étaient peut être pas tous instruits mais leur

intelligence pratique était guidée par un sens inné de la beauté nourri par la contemplation de la nature.




Poursuivant notre chemin, nous empruntons d'anciennes drailles aujourd'hui désertées par l'homme,

suveillés du coin de l'oeil par un lézard vert , surpris de voir des bipèdes en ces lieux reculés.





Non loin de là un ophrys bécasse s'affiche en pleine lumière pour mieux séduire les insectes

pollinisateurs. Le labelle de cette familles de plantes imite en effet le corps d'un insecte pollinisateur déterminé.

Les mâles abusés par la ressemblance tentent une copulation au cours de laquelle leur corps s'enduit de pollen

qui ira féconder une autre fleur sur laquelle ils iront se poser.




Le chemin du retour longe le plateau qui surplombe la vallée de la Lergue. L'érosion a entaillé les

roches dolomitiques sculptant par endroits des figures fantasmagoriques, tel ce chien qui semble attendre le

retour des troupeaux transhumants ou ces pitons rocheux qui vont chatouiller les nuage du ciel.





Le circuit est décrit en fichier joint

Texte & Photos Ulysse

09:25 Publié dans tourisme | Lien permanent | Commentaires (18) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : camp rouch, mas de rouquet, causse du Larzac