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13.07.2008

Les Orgues d'Ille sur Têt



Oubliez un instant le Taj Mahal, oubliez Versailles, oubliez Le Parthénon, Pétra, Abou Simbel, toutes

ces oeuvres où l'homme a déployé son génie, je vous emmène aujourd'hui dans un pays de chateaux et de

colonnades féériques créés ....par la pluie !




Nous voici à Ille sur Têt là où il y a 5 millions d'années les granites du plateau de Montalba se sont peu

à peu désagrégés pour venir se déposer sous forme de sable sur les rives de l'ancêtre de la Méditerranée.




Sous l'effet des pressions telluriques ce sable s'est transformé en roche friable recouverte d'une

couche plus dure que la pluie a lentement percée, érodant progressivement la roche plus tendre sous

jacente.




Ainsi peu à peu la pluie sculpte dans l'épais manteau du plateau ce que les géologues nomment

poétiquement des demoiselles « coiffées », mais aussi des draperies de pierres, des colonnes, des tours dont

l'audace et l'exhubérance n'on rien à envier à la Sagrada Familia du génial Antoni Gaudi.




Les gens de la région éblouis par cette splendeur ont donné au site le nom d'orgues. Il est vrai qu'il a,

par endroits, l'apparence d'orgues monumentales créées par la nature pour chanter les louanges de celui ou

celle (car n'en déplaise aux religieux mysogines de tout poil, le créateur est peut être de sexe féminin !) qui a

créé le monde.




Mais comme les oeuvres humaines, ces « orgues » naturelles subissent l'effet du temps.

Inlassablement, la pluie, grain de sable après grain de sable, poursuit son oeuvre de sculpteur et modifie en

permanence le spectacle somptueux qu'elle nous offre.




Ainsi dans cent ans, dans mille ans, ce prodigieux paysage aura changé et je reviendrai y faire un tour

pour en témoigner...




Texte & Photos Ulysse

09.07.2008

Je connais un endroit....(reprise d'archives)

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Alors que les galas,

Aux temples des cités,

Vous laissent le coeur las,

le coeur désabusé,

Je connais un endroit,

Un théâtre de sable,

Que le vent fou du Nord,

Emiette de ses doigts,

Je connais une endroit,

D'une beauté ineffable,

Où les feux de l'aurore,

Mettent mon coeur en émoi.



Alors que les cités,

Rutilantes prisons,

Tiennent la vie enchaînée,

Dans leurs bras de béton,

Je connais un endroit,

Un vaste champ de dunes,

Où sans lien, sans amarre,

La mer s'en vient s'en va,

Je connais un endroit ,

Où sous l'oeil de la lune,

je vais danser le soir,

Dans le vent qui tournoie.



Texte & photo Ulysse